Bulletin de la Société médicale des hôpitaux universitaires de Québec, 1 mars 1933, Mars
[" LA SOCIETE MEDICALE DES HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE QUEBEC BUREAU DE DIRECTION : Président M.le Professeur A.ROUSSEAU Doyen de la Faculté de Médecine.Vice-Président.M.le Professeur J.GUERARD Secrétaire.M.le Docteur R.DESMEULES Trésorier.nn.M.12 Docteur G.DESROCHERS REDACTION : Tout ce qui concerne la rédaction doit être adressé au secrétaire, le Dr R.Blanchet, Ecole de Médecine, Université Laval, Québec.\u2014 ADMINISTRATION ET PUBLICITÉ Le Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec paraît tous les mois.Il est publiée par \u2018\u2018Le Bulletin Médical de Québec Ine.\u201d\u201d Le prix de l\u2019abonnement annuel est de trois dollars.Pour ce qui relève de l\u2019administration et de la publicité on doit correspondre avec le Docteur Geo.Racine, 145 Boulevard Langelier, Québec. SOMMAIRE Mars 1933 \u2014 MEMOIRES \u2014 Pages Du danger que font courir les personnes atteintes d\u2019affections neuro-psychiatriques, et qui exercent des fonctions où la sécurité du publie est en jeu.A.BROUSSEAU, S.CARON et G.DESROCHERS Comment organiser la prévention des accidents causés par les malades neuro-psychiatriques.A.BROUSSEAT Ascaridiose et Troubles mentaux se\u2026seuseucns L.LARUE Livres reeus revacouecnecesosan000 PTS SO SOC CCC ONE SONG US SOL Han SOA 1 SOON SA de dde 010 see sen 0 te ce rance casse nest esp ce nes ps = ag In Ir dl Du danger que font courir les personnes atteintes d\u2019affections neuro-psychitriques, et qui exercent des fonctions où la sécurité du public est en jeu.MM.les Drs BROUSSEAU, CARON et DESROCHERS de la Clinique Roy-Rousseau, Depuis quelques années nos observations personnelles nous ont convaincu du péril que font courir à la société, du fait des affections neuro-psychiatriques dont elles sont atteintes, un certain nombre de personnes chargées de Services de sécurité.Nous entendons sous ce terme les services auxquels le Public confie d\u2019une manière habituelle, sa vie et ses biens, le plus souvent dans l'utilisation d'un mode de transport, soit public, soit privé.Il accorde naturellement sa confiance, d'une manière tacite aux organisations diverses qui sont tenues pour responsables de sa protection.Les gouvernements, les grandes compagnies, lui paraissent liés autant que lui, quoique pour des raisons différentes, à la sauvegarde de sa personne ou de ses intérêts matériels.: Chacun sait que des examens ophtalmologiques tres séve- res sont imposés aux pilotes, aux conducteurs de locomotive, et l'on est porté à penser que l'on exerce un contrôle médical sérieux sur les diverses professions dans l'exercice desquelles une défaillance momentanée, parfois soudaine, peut faire courir les plus grands dangers non seulement à la victime mais aussi à autrui.Dès 1928, à l\u2019occasion de la Journée d'Hygiène Mentale organisée à la Clinique Roy-Rousseau et à l'Ecole La Jemme- rais, l'un de nous (Dr A.Brousseau) développait un projet 72 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec d'organisation générale de l'hygiène mentale dans la Province de Québec, et signalait en terminant, l'urgence que présentait à première vue l\u2019étude des problèmes liés à la sécurité publique.En 1930, devant les neuro-psychiätres assemblés à l'H6- pital St-Jean-de-Dieu, à l'occasion du Congrès de Montréal, nous apportions 17 cas personnels, et des suggestions qui: trouvèrent l'agrément de nos collègues.Des circonstances défavorables nous empéchèrent de diffuser alors ces données bien propres à susciter l'intérêt général.Nous avions en particulier, relaté l'histoire d\u2019un épileptique, conducteur d'automobile, et nous avions marqué notre surprise de l'avoir vu jusque là évoluer dans le trafic sans causer d'accident grave.Depuis ce temps deux personnes ont perdu la vie, victimes de la méconnaissance générale des périls que de tels malades font quotidiennement courir à la société.Cette année nous avons groupé 24 observations: nous ne croyons pas que l'on puisse différer davantage leur publication.Dès cette esquisse il apparaît que notre étude s'intéresse surtout : à) aux ingénieurs mécaniciens, aux serrefreins, aux aiguilleurs des Cies de chemin de fer; b) aux pilotes de vaisseaux et d'avions ; C) aux conducteurs de tramways et d'autobus, chauffeurs de taxis, etc.d) aux chauffeurs d'automobiles privés, qu\u2019il s\u2019agisse des propriétaires ou de leurs salariés.Il va sans dire que toute grande entreprise, industrielle ou commerciale, utilise des employés exerçant des fonctions analogues: par ex.dans la manœuvre des ascenseurs - au cours de construction d'immeubles, - dans celle des appareils mécaniques de levage, tels les grues, ponts roulants, etc.\u2026 Une enquète ultérieure permettrait de compléter cette cnumeration des emplois pour lesquels on devrait exiger des conditions particulières de bonne santé physique et morale. Jiffy Mi.SE Ii ¢ Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 73 Qu\u2019il nous suffise maintenant de vous soumettre quelques observations caractéristiques.Nous avons à dessein évité de donner des statitiques qui, de par la classe particulière de malades que nous voyons, si tardivement d\u2019ordinaire et comme imposés par les circonstances, n\u2019eussent donné de la vérité qu'une image très infidèle.Ire Observation (Dr Marois) \u2014 Epilepsie chez un pilote de la marine marchande.M.le Dr Marois a bien voulu nous communiquer le cas suivant: Un pilote âgé de 45 ans, faisait régulièrement le service entre Québec et la Pointe au Père.Depuis plusieurs années, il était connu par son médecin, comme un épileptique avéré.A la veille d\u2019un nouveau voyage il vint consulter à nouveau pour ses accès qu\u2019il présentait surtout sous la forme d'absences et de vertiges, et se manifestaient rarement par de vrandes crises convulsives.Le lendemain, au cours d\u2019une nhsence, semble-t-il, il échoue son navire chargé de ciment.Revenu à l'état normal, voyant ses responsabilités il se jette à l'eau et jamais plus on ne le revit.| Ile Observation (Dr S.Caron) \u2014 Epilepsie chez un vendeur d\u2019automobiles.Ce patient, à la suite d\u2019une sinusite frontale dont les séquelles radiographiques subsistent au moment de l\u2019obervation, présente depuis 3 ans des absences, de caractère franchement épileptique.Il vient consulter pour une première crise convulsive qu'a précédée, une semaine avant, un incident caractéristique.Alors qu'il s'entretenait avec un avocat, dans le bureau de ce dernier, on le voit pâlir, se lever, prendre son chapeau.monter dans son automobile, démarrer, traverser toute la ville.et il ne reprend connaissance qu\u2019à la maison où il dine alors qu'en bras de chemise, il prenait son dessert.Gros fumeur, gros mangeur, sujet à quelques excès alcooliques, il ne semble pas, à la suite des examens cliniques, sérologiques et du liquide céphalo-rachidien, que cette réaction puisse être -rtribuable à autre chose qu\u2019à une réaction au voisinage du fover d'infection ancienne des sinus.Nous savions de source ~ertaine, que ce malade n'en continuait pas moins à conduire lui-même sa voiture dans une ville où le trafic est particulièrement difficile.Nos craintes émises en 1930, furent malheureu- T4 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec sement confirmées par la mort de deux personnes, tuées sur un trottoir par l'automobile dont le chauffeur, sous le coup d'une absence, venait de perdre soudain le controle.Ille Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Epilepsie convulsive chez un ingénieur mécanicien.Agé de 57 ans, ce patient vient a la Clinique en décembre 1928, parce que depuis un an, il présente des crises convulsives de caractère nettement épileptique.Il conduisait jusqu\u2019alors un train de voyageurs de grande vitesse, et ceci depuis 16 années.Descendant un soir de sa locomotive il rentre chez-lui et fait sa première crise.Il reste au repos pendant 2 semaines.voit 2 médecins et reprend la conduite de son train pendant 3 semaines.(L'Océan Limité).Une nouvelle fois, chez-lui heureusement.il fait une crise convulsive et c'est alors qu'un nouveau médecin croît de son devoir d'informer les Autorités de la compagnie.à la suite de 01 il finit par être mis à la retraite.Il s'agissait d\u2019un cas d'épilepsie symptomatique d'une néphrite chronique, avec rétention azoté et hypertension artérielle notable.L'institution d'un régime approprié, appuyé des médications classiques en pareils cas, a fait complètement disparaître les crises et cet homme a bien voulu se soumettre, le 11 sept.1930, à mon examen qui m'a permis de vérifier l'excellent état où il s\u2019est maintenu.Il n\u2019en demeure pas moins que, pendant un minimum de plusieurs semaines, de trés gros risques ont été encourus par la compagnie et par ses vovageurs.La perspicacité d'un chef de service.éclairé par le 3è médecin consulté a seule permis de prévenir des risques de la plus haute gravité.IVe Observation (Dr Desrochers) \u2014 Paralysie générale chez un chauffeur d\u2019automobiles, Ce patient, âgé de 28 ans, sept ans après avoir contracté la syphilis, nous est conduit, à la suite d'achats inconsidérés, de projets extravagants.et de propos délirants à thème de richesse et de grandeur.Les examens psychiques, physiques et sérologiques, concordent à faire porter le diagnostic de paralysie générale.A la suite de l'impaludation et du traitement anti-spécifique le malade paraît complètement guéri et depuis 3 ans, déjà.conduit à nouveau son automobile sans incidents. = 1 Ne x Bulletin de la Société Médicale des Hopitaux Universitaires de Québec Ve Observation (Dr Desrochers) \u2014 Paralysie générale chez un chauffeur de locomotive.Agé de 30 ans, a été admis le 25 avril 1927.Il présentait les signes cliniques et sérologiques d'une paralysie générale en évolution.Il fut traité par la malariathérapie, et mourut de tuberculose pulmonaire le ler février 1930.\u2019Trois mois au moins avant son entrée, chacun s'était aperçu des troubles mentaux graves.In réalité grâce à une pièce émanée des autorités militaires, on se rend compte que les premiers symptômes de la paralysie générale remontent en août 1926.VIe Observation (Dr Desrochers) \u2014 Paralysie générale chez un chauffeur de taxi.Agé de 47 ans, est entré le 4 février 1930.C'est un paralytique général classique avec idées absurdes de grandeur et de richesse.Le début des troubles mentaux, remontant à un an environ avant son placement.Par bonheur il semble que lui-même ait cessé de travailler sous l'influence de ses idées de richesse, et cela depuis une année.VIIe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Etat d\u2019excitation intellectuelle symptomatique d\u2019une syphilis nerveuse, chez un ingénieur mécanicien, conducteur de locomotive.Agé de 39 ans, a été admis le 19 nov.1928, présentant les signes cliniques et sérologiques d\u2019une syphilis nerveuse en évolution.Depuis plusieurs mois les troubles intellectuels et en particulier ceux de la mémoire, étaient tels qu'il finit par ne plus pouvoir conduire sa locomotive.Il ne causa pas d'accident, mais on remarqua qu'il commettait de fréquents oublis : il lui advint une fois, en novembre, par un froid vif, de conduire nu-tête sa machine, de Rimouski à Québec ; là il perdit tous ses effets, y compris sa montre et son argent, et finit par errer à l'aventure.Heureusement ses singularités de conduire l'avaient fait rapidement suspendre de ses fonctions.Soumis à l'impaludation, puis au traitement anti-svphilitique.il est parti au bout de trois mois, dans un état de très satisfaisant ; ila bien voulu continuer à travailler dans des emplois où sa responsabilité n'était pas engagée, et c'est depuis peu seulement, sa guérison étant consolidée, qu'il a recommencé de conduire une locomotive. Bulletin de la Société Méd'cale des Hôpitaux Universitaires de Québec VIIIe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Tabès chez un pompier.En octobre 1929, le patient.agé de 44 ans, a été admis pour un tabès confirmé dont les douleurs fulgurantes cédèrent d'une manière très remarquable à la malariathérapie.Il ne présente aucun trouble mental, mais le début des phénomènes douloureux remonte à 16 ou 17 ans; la vue est touchée depuis 4 à 5 ans au moins.La famille attribue cette affection à un accident survenu au cours d\u2019un incendie il y a 8 ans.Il est permis de se demander si le tabès, certainement existant à ce moment-là, n'a pu provoquer l'accident ; d'autre part, quelle que soit la bienveillance des Autorités, on peut être surpris de voir en service actif un pompier aussi profondément touché.et cela depuis de longues années.IXe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Paralysie générale chez un chauffeur d\u2019automobile.Agé de 33 ans, le patient est admis le 8 février 1929, présentant les signes cliniques, et sérologiques d\u2019une paralysie générale en évolution.On sait de plus qu'il est alcoolique depuis une dizaine d'années.Extrêmement amélioré par la malariathérapie.il sort le 19 mai en convaléscence, et on le confie à l'un de ses frères.Peu de jours après il meurt subitement, tombant au cours d\u2019une cérémonie, dans un trou d'eau.et l'autopsie révèle que la mort n\u2019est pas due à la submersion.Xe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Accident mortel causé par un chauffeur de taxi, ancien Syphilitique, présentant une très haute Hypertension Artérielle.Agé de 44 ans, le patient se présenta le 11 janvier 1929, avec une hémiplégie droite progressivement installée.avec aphasie.Cet homme se portait apparamment bien jusqu\u2019en juin 1928.alors qu\u2019il fut contraint d'entrer à l'Hôpital de Détroit, pour un trouble de la motricité, s'exprimant par des tremblements des membres inférieurs et déjà par un léger trouble du langage.On l\u2019aurait traité uniquement pour son syndrôme d'hypertension artérielle.TI reprend aussitôt son travail, tue un enfant avec son taxi.Au bout de quelques semaines il doit abandonner son métier, vient à la Clinique où il meurt, le 13 mars 1929, d\u2019une hémorragie protubérantielle.Jun J 0 i Is sy de Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec IT Les lobes frontaux et pariétaux présentaient des lésions de méningo-encéphalite chronique.De plus, en divers points, il existait de petites lacunes sous-corticales et protubérantiel- les.XIe Observation (Dr S.Caron)\u2014Syphilis nerveuse chez un conducteur d\u2019autobus.Cet homme, depuis 5 ans, conduisait un autobus sur une route particulièrement difficile, et plusieurs mois avant son placement à la Clinique Roy-Rousseau, il a présenté à la fois un syndrôme dépressif avec préoccupations hypocondriaques.et troubles de la mémoire, en même temps que sa vision devenait défectreuse et sa parole dysarthrique.Dès l\u2019admission il manifestait les signes cliniques physiques, mentaux et séro- logiques, d\u2019une paralysie générale en évolution qui a été traitée par la malariathérapie.On n\u2019a pas appris, qu\u2019au cours de- sa vie professionnelle, il ait causé quelqu\u2019accident ou incident.XITeObservation (Dr S.Caren) \u2014 Syphilis nerveuse chez.un serrefrein.Cet homme, âgé de 35 ans, est amené sur les instances de son médecin.Depuis plusieurs mois il est en état d\u2019excitation.intellectuelle pathologique, se livre à des démarches extravagantes, faisant une enquête sur l\u2019Association Fraternelle des.Employés de Chemins de Fer, d'Amérique.Il arrive à convaincre, pour un temps, son curé qui l'aurait aidé dans ses.recherches, émet des idées de grandeur, s\u2019affirme aidé de Dieu dans une lutte contre les Francs-Maçons, ete.Il subit l'impaludation à la suite de laquelle il sort très amélioré, le 17 oct.1929.Aussitôt il reprend son métier de serre-frein, présente au printemps 1930, une période d\u2019excitation nouvelle, ce qui détermine la compagnie à lui faire donner une série d\u2019injections de médicaments anti-syphilitiques, à la suite de quoi il reprend a nouveau son travail.Une telle situation qui se prolonge maintenant encore se [ passe de commentaires.XIIIe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Syphilis grave chez un serrefrein.Cet homme, âgé de 30 ans, arrive le 29 mars 1929, envoyé par son médecin.Depuis 2 mois il a des idées délirantes de Bi Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec grandeur et de richesse, fait des achats inconsidérés, parait perdre la mémoire.On décèle facilement les signes cliniques et sérologiques d'une syphilis nerveuse en évolution et l'impaludation est décidée.On porte la diagnostic de paralysie générale au début.À la suite du traitement, on observe une réduction extrêmement marquée des symptômes mentaux et physiques; le malade ne délire plus, porte sur sa condition un jugement sain, sa dysarthrie est disparue, le tremblement de la langue persiste, la sortie est autorisée, et la reprise du travail est permise à la condition essentielle que des travaux ne lui soient confiés que dans la mesure où une défaillance ne compromettrait pas la sécurité du public.J'ai été l'objet, à ce propos, de multiples démarches de la part de la famille et de diverses personnes s'intéressant à lui qui auraient désiré me faire signer Un certificat affirmant, après 3 mois, sa guérison complète et définitive.Je m'y suis toujours refusé motivant mes refus par la crainte d'un retour offensif de la maladie et insistant sur la nécessité de le faire travailler au début, non pas en qualité de serrefrein chargé de responsabilité, mais en l'affectant à un poste où le travail en groupe, permet dans une certaine mesure, un contrôle continu et quasi automatique de ses réactions.XIVe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Paralysie générale chez un serrefrein.Cet hmme âgé de 36 ans, a été admis le 8 mai 1929, sur les conseils de son médecin.Depuis 6 mois il est dysarthrique; depuis quelques jours il émet des idées de grandeur ; enfin c'est un alcoolique chronique.I,e diagnostic de paralysie générale est porté sur l'ensemble des signes cliniques et mentaux et l'examen sérologique le confirme.limpaludation détermine une amélioration très notable et la sortie est permise à condition que le malade demeure sous la surveillance de son père, J'apprends un peu plus tard que deux mois avant son admis sion, cet homme avait forgé de toutes pièces un document écrid au plomb.puis à l'encre, où il avait contrefait la signature de son médecin, et celle du surintendant du chemin de fer, dans le but d'obtenir satisfaction pour une réclamation concernant sa maladie.En décembre 1929, 11 me fut adressé par sa famiile à la suite d'une demande de renseignements de la compagnid ty ly pui gg | Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec T9 qui l'employait.Je constatai un retour de tous les symptômes cliniques de la paralysie générale; l\u2019internement fut conseillé et demeure actuellement maintenu.Dans l'intervalle qui sépare les deux séjours hospitaliers, j'ai dû refuser à plusieurs reprises, de fournir le certificat permettant à cette homme de reprendre son métier de serrefrein.XVe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Paralysie générale.Charretier - 41 ans, entré en mai 1930.Syndrôme d\u2019exi- tation d'allure démentielle qui se révèle bientôt être une para- lvsie générale.Libéré le 30 oct.1930, il revient le 25 mars 1932.Pendant cet intervalle il a exercé son métier, achetant un cheval, etc .XVle Observation (Drs A.Brousseau et S.Caron) \u2014 Syphilis.Constable, 4gé de 38 ans, admis le 7 déc.1931.sorti le 9 déc.1931.Réadmis le 20 nov.1932.I faisait depuis quelques mois, des crises convulsives rares, dont au cours de l'année 1932, on a pu déterminer le caractère jacksonien:\u2026.Douleurs, engourdissements, secousses dans les membres droits, plus marquées au membre supérieur.Une fois, une crise le surprit lorsqu\u2019il faisait une tournée à cheval; il tomba sur la route.Dès 1931 le diagnostic de syphilis fut posé et corroboré par les réactions sérologiques et celles du liquide céphalo-rachidien.Malheureusement le traitement ne fut pas continué à cause de la suppression administrative des dispensaires anti-syphilitiques, ce qui entraina la rechute.Ces dispensaires ont été rétablis depuis, sauf à notre connaissance, celui de la Clinique Roy-Rousseau, ce qui dans nombre de cas, entrave d'une manière dangereuse, l\u2019efficacité du service de consultation externe et oblige pour chaque cas, à des démarches particulières dont le résultat est souvent tardif.XVIIe Observation (Dr P.) \u2014 Délire chronique à teinte de persécution et de jalousie, chez un conducteur de locomotive.M.le Dr P.a bien voulu nous communiquer le cas sui- D Sr a LEE {0 Bulletin de la Société Médicale des Hopitaux Universitaires de Québec vant: Appelé à soigner une femme atteinte de pyélonéphrite secondaire à une lithiase biliaire, et que rétablit un traitement médical.il remarqua que le mari, ingénieur mécanicien, semblait avoir un caractère difficile.Quelques mois après 1l est appelé au téléphone par son ancienne malade qui le prie de venir d\u2019urgence.Il la trouve en larmes, elle le fait asseoir et lui montre une lettre qu'elle vient de recevoir de son mari.Il portait contre elle des accusations injustifiées, l'accusant d'avoir contracté une maladie pour laquelle le Dr P.l'aurait soignée.Il l'accablait de suppositions malveillantes et lui donnait des instructions pour qu\u2019aussitôt la lettre reçue, le médecin soit appelé et qu'on le fasse entrer dans la cuisine et asseoir en un point fixé.Cette lettre révèle rapidement un état mental pathologique et notre confrère instruit la femme du danger que comporte cette situation.Soudain il entend le choc d'une crosse de carabine sur le parquet et voit le mari qui, sorti d'un placard où il s'était dissimulé, menace tantôt le médecin.tantôt sa femme tombée à genoux, et vocifère les accusations les plus odieuses.Il les maintint ainsi sous la terreur pendant 45 minutes, et c'est à la faveur d'un appel téléphonique que le médecin peut s'enfuir, entraînant avec lui un abbé convoqué sans doute pour les mêmes fins, et qui allait entrer dans l'appartement.lenquète à révélé que cet homme avait soudain, sans raisons plausibles, abandonné sa locomotive, et pris un train de voyageurs où on avait remarqué sa mine étrange.C'est lui-même qui avait porté la lettre à son propre domicile, puis il s'était dissimulé pendant 4 hrs, dans un réduit.I,a police fut avertie de l'incident et exerça une surveillance de quelques jours.Ta Cie de chemin se borna à faire passer cet homme de la conduite d'un train de voyageur à celle d'un train de fret.XVIIIe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Otite moyenne suivie d\u2019abcès cérébral, chez un conducteur de voiture privé.Je dois au Dr Tousignant d\u2019avoir pu observer un homme age de 37 ans, qui venait de perdre un emploi tenu depuis 15 annees.Atteint d'une otite moyenne suppurée grave, il avait du passer quelques semaines à l'Hôpital et fut ensuite remer- CIC par son patron qui avait observé sans doute quelques symp- tomes alarmants.Il devint chauffeur d'automobile, lorsque son nouvel employeur s'aperçoit qu'il est souvent obligé de Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 81 s'arrêter, parait chancelant, étourdi, parfois même a des vomissements soudains qui déterminent son entrée à la Clinique, où peu de temps après, le malade succombe à l\u2019abcès cérébral qui avait été diagnostique cliniquement et fut ensuite prouvé par l\u2019autopsie.Le fait important au point de vue social, c\u2019est que pendant plusieurs mois, cet homme put conduire alors qu\u2019il était sous la menace d'accidents graves.XIXe Observation (Dr A.Brousseau) \u2014 Mécanicien de locomotive.Cet homme âgé de 35 ans, entra le 25 oct.1926.L'été précédent, en manœuvrant un appareil de levage, il écrasa accidentellement un de ses camarades de travail.Une fois que se fut dissipée l'émotion légitimement ressentie à ce sujet, on remarque des symptômes tels qu'il est envoyé à la Clinique Roy-Rousseau où je porte le diagnostic de syndrôme d\u2019hypertension intra-cranienne vérifiée d'ailleurs par la ponction lombaire qui révélait une très légère dissociation albumino-cyto- logique.Sa femme, après avoir reçu un questionnaire détaillé, déclare qu'en effet, elle avait remarqué certaines maladresses survenues depuis peu.Il aurait eu aussi quelques nausées; naturellement la famille attribua tout cela à l\u2019émotion.I,à-dessus le malade s'évada ; quelques mois après on le ramène à l'Asile, cette fois jaloux, persécuté, violent à l\u2019égard de sa femme.Actuellement son état se caractérise par une apathie profonde, et l'on note une indifférence extrémement remarquable à l'accident considéré d\u2019abord comme cause de tout le mal.Quelle que soit l\u2019évolution ultérieure, de quelque manière que se fixe le diagnostic, l'hypothèse d\u2019une relation entre l'accident mortel pour autrui et les débuts d'une affection encéphalique.semble suffisamment fondée.XXe Observation (Dr Desrochers) \u2014 31 ans, chauffeur de locomotive, interné le 3 mai 1930, après un premier séjour en avril 1928.Dès le 15 janvier :l croyait devoir servir de victime pour aider à l'établissement d'un film cinématographique; prétendait avoir été magnétisé, entendait parler mal de lui, avait le désir de se nover.Cette première bouffée délirante se serait apaisée; il sort le ler 82 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec octobre 1928.revient de lui-même en 1930.Découragé, fati- qué, il refuse de se rendre à son travail quand il est appelé.A nouveau il manifeste des phobies à l'égard des rasoirs et des couteaux.et des sentiments d'étrangeté.En juillet 1930, il croît avoir un ordre du ciel, lui enjoignant de se tuer sinon il sera damné.Il dérobe un couteau à cet effet.Il parait évoluer dans le sens d\u2019une schizophrénie.XXIe Observation (Dr Caron) \u2014 Mélancolie chez un conducteur de Tramway.Placé à la Clinique Rov-Rousseau le 21 février 1932: avait travaillé jusqu'au 3 février ; le début apparent de la maladie remonterait à nov.1931.T1 revenait du travail en larmes; il avait entendu des choses bien tristes, demeurait très impressionné pendant plusieurs heures de ce qu'il avait pu entendre dans le tramway; de plus il faisait régulièrement usage d'alcool.C\u2019est un mélancolique ayant fait un accès identique 7 ans avant, dont le père et la sœur ont tous les deux été internés, la sœur ayant fait un syndrôme analogue.Interné le 4 mai 1932.On peut se demander ce qui serait advenu si quelqu\u2019idée délirante l'avait induit à provoquer des accidents, ou à commettre le suicide ou l'homicide altruiste.XXIIe Observation (Dr Desrochers) \u2014 Parkinsonisme post-encéphalitique chez un chauffeur de taxi.30 ans - Interné le 21 septembre 1930.Chauffeur d'automobile ; fit 9 ans auparavant des accidents d'encéphalite léthargique.Depuis 4 ans, évolution progressive d'un syndrô- me parkinsonien, s'accompagnant d'irascibilité, de jalousie, de découragement, désir de se nover.D'après les renseignements, il a donc travaillé pendant 3 ans, à partir du début du syndrome parkinsonien.- Il est sorti le 8 nov.1930.XXIIIe Observation (Dr Desrochers) Un constable age de 67 ans, présente un syndrôme démentiel ayant débuté 7 mois avant: mort le 7 avril 1931.À l'autopsie le Dr Berger trouve deux tumeurs de la grosseur d une cerise au niveau de infundibulum et de la toile choroïdienne du 4è ventricule. £ Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec XXIVe Observation (Dr Desrochers) Un autre constable âgé de 37 ans, fut frappé d'une hémiplégie avec troubles mentaux d\u2019étiologie syphilitique décelée par la clinique et le laboratoire.Pour ces deux observations nous ignorons s\u2019il y eut préalablement à l\u2019entrée quelqu'\u2019accident ou incident de service.Mais nous les avons cités en considération de la part souvent importante que les constables jouent dans la bonne ordonnance du trafic routier et urbain.En résumé nos 24 cas se classent ainsi: Conducteurs d\u2019automobiles privés dont paralvsie générale épilepsie chez un malade déjà étudié en 1930, et qui détermina, surpris par un vertige ou une absence.un accident mortel (2 victimes) 1 abcès cérébral Conducteurs de taxis dont 2 paralytiques généraux 1 cas d\u2019infection syphilitique, avec grosse hypertension artérielle, ayant causé un accident mortel, à Détroit, avant de venir mourir ici.1 malade atteint d\u2019un syndrome parkinsonie\" post-encéphalitique, et qui conduisit sa voiture 3 ans après le début de ses contracteures.Conducteurs d\u2019autobus qui à la période de début d\u2019une P.G.faisait couramment le service sur une des routes les plus accidentées de la province.Conducteurs de locomotives dont 1 démence précoce 24 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 1 paralysie générale I neuro-syphilis 1 épileptique ayant eu pendant quelque temps la responsabilité de conduire l'Océan Limitée 1 cas de délire chronique de persécution.Sous l'influence de ses idées délirantes, le malade abandonne sa machine sans pouvoir en justifier la raison.Mécanicien rene rase 1 cas conduisant un appareil de levage, atteint de démence apathique et qui, par inadvertance, écrasa un de ses camarades.Serrefreins dont 2 paralytiques généraux 1 neuro-syphilitique grave avec troubles mentaux Conducteur de tramway \u2026.1 cas mélancolique, ayant certainement conduit pendant plusieurs semaines en pleine crise qui, / ans auparavant, avait présenté un accès semi- blable; il appartenait enfin à une famille psy- chopathique où se sont produits des accès identiques.Conducteur de voiture à chevaux P.G.qui, amélioré après un premier séjour.recommance à conduire pour revenir 114 an après.Pilote de la marine (Observation de M.le Dr Marois).1 cas épileptique depuis longtemps, soigné comme tel, finit un jour par jeter son bateau à la côte.Revenant à lui, très probablement d\u2019une absence épileptique, il se précipite dans le fleuve et se noie Constables 3 ca ets re ea 000004 Ce 0.0e t 0020 a 000000 i { es ç Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec dont 1 atteint de tumeur cérébrale, 1 épilepsie d\u2019origine spécifique et à qui 1l advint de tomber de cheval du fait d\u2019une absence alors qu\u2019il faisait sa tournée sur une route, 1 autre souffrant de neuro-syphilis.Pompier ooo 1 cas tabétique dont les douleurs ont commencé bien avant l\u2019accident auquel on impute maintenant son incapacité motrice.Si maintenant nous cherchons à établir le classement étiologique nous trouvons que sur nos 24 cas, la Syphilis nerveuse en détermine 14 qui se répartissent en: 8 paralysies générales 5 neuro-syphilis.sans démence confirmée 1 tabétique.Il y a.3 épilepsies dont 1 ayant causé un accident morte!.abcès cérébral mélancolie délire chronique de persécution démence précoce maladie de parkinson pis Hi pd ped pd ped tumeur cérébrale enfin.1 démence dont l\u2019étiologie est encore incertaine mais qui pourrait bien être tumorale.Ces 24 cas auraient pu entrainer des conséquences fort graves.Déjà nous enrégistrons 3 accidents mortels, un très gros dégaät matériel puisqu'il s\u2019agit de l\u2019échouage d\u2019un navire que vient compliquer secondairement ce que nous interprétons comme le suicide du pilot.Il nous parait très légitime de considérer ce fait comme devant entrer en ligne de compte, ce qui porterait à 5 le total des morts certainement dues à ce groupe de 24 malades neuro-psychiatriques. &£6 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Mais combien d\u2019zaatres risques ont été courus, que de dangers présente le trafic routier, ferroviaire ou fluvial, parce qu'un certain nombre d'agents des services de sécurité, ou d'automobilistes, sont frappés d'infections ou d'intoxications chroniques, ou d\u2019affections plus proprement neurologiques ou psychiatriques, évoluant souvent depuis plusieurs années, et constituant en puissance des éléments d'insécurité grave.Le résultat peut s'exprimer en blessures et pertes de vies humaines, détérioration et destruction de matériel, et ces considérations économiques à elles seules nous paraissent justifier notre demande à la Société Médicale de prendre position devant ce vaste problème.de I 0 Eulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec &7 Comment organiser la prévention des accidents causés par les malades Neuro-Psychiatriques A.BROUSSEAU de la Clinique Roy-Rousseau, Avant de soumettre a votre examen quelques propositions pratiques, il me parait juste et profitable de considérer le progrès des idées médicales à ce propos depuis 20 années.A l\u2019expérience de nos devanciers nous ne prétendons rien ajouter.Par des exemples tirés de notre vie quotidienne, nous voulons surtout solliciter votre attention d\u2019une manière plus vive, et selon une pente naturelle de l\u2019esprit, vous incliner à soutenir les mesures indispensables à l\u2019économie et à la sécurité publique.En France, M.Pactet dès 1911, par une note au Ministre des Travaux Publics, préluda aux mesures qui progressivement s'imposeront partout.Il faisait part de l\u2019expérience amassée en 8 années, où il observa 40 cas d\u2019aliénation mentale chez les agents de diverses compagnies de transport.Il connut en particulier, un mélancolique avec idées d\u2019expiation, qui, chargé de la manœuvre dans une cabine d\u2019un \u201cblock-system\u201d, accomplissait des actes répréhensibles et dangereux afin d\u2019obtenir un châtinient plus grand.En 1914 il revient à la charge devant la Société Clinique de Médecine Mentale, rappelant la thèse toute récente de Maurice Provost.Sitôt la guerre finie, les observations se multiplient.Anglade en 1920, avait déjà fait les sages propositions que voici, et les avait soumises au Comité d'Hygiène Mentale : 1.\u2014\"Pour étre admis a conduire un moyen de transport public, - terrestre, maritime, fluvial, aérien, - il faut étre sain d'esprit.Et comme nul ne saurait être son propre juge en 88 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec cette matière, il faut s\u2019en rapporter à un médecin spécialiste dans les questions de neuro-psychiatrie.2.\u2014T,es candidats aux emplois d\u2019agents conducteurs des transports publics devront être soumis à une visite médicale neuro- psychiatrique préalable.3\u2014Les agents admis à ces mêmes emplois devront se soumettre périodiquement ou accidentellement à des visites médicales spéciales qui auront pour but de vérifier dans l'intérêt des voyageurs aussi bien que dans leur intérêt propre, si leur état psycho-nerveux demeure en équilibre.4\u2014T,es modes de sélection et de surveillance neuro-psychia- triques doivent être laissées à l\u2019initiative des administrations ou entreprises.Mais il appartient à l\u2019Etat d\u2019exercer un contrôle sévère.\u201d | En 1922, Fiessinger porte la question de examen médical des chauffeurs devant l\u2019Académie de Médecine.Il rapporte l\u2019histoire de deux chauffeurs de taxis, l\u2019un atteint d\u2019anévrysme de l\u2019aorte, l\u2019autre de double cataracte centrale, qui continuent à conduire dans.Paris.Les vœux qu\u2019il propose sont adoptés en 1923.Dupouy et Schiff, en 1924, rapportent à la Société M édico-Psychologique, l\u2019histoire d\u2019une garde-barrière atteinte de psychose intermittente.En 1925, Toulouse, Dupouy et Schiff, devant la Société Médico-Psychologique, produisent les observations de 36 chauffeurs observés au Service de Prophylaxie mentale; les 2-3 étaient conducteurs de taxis; là-dessus il y avait 10 paralytiques généraux, 7 alcooliques dont 2 déments; 2 épileptiques; 2 toxicomanes; 3 cas de démences diverses; enfin 12 psychasthéniques atteints d\u2019obsessions-impulsions.M.Pactet de son côté, fait un exposé très complet à la: société Médico-Psychologique (1925).C\u2019est en 1926 que M.Guillain fait pour l\u2019Académie un rapport à propos des examens médicaux des employés de chemin de fer et des agents des services intéressant la sécurité publique.Ce rapport avait été déterminé par une demande des compagnies de chemin de fer transmise à l\u2019Académie par Maurice de Fleury.| L'ensemble de la question y est traité: Programme de M.de Bulle Jan cils que fa pik igen 0) Dire aly ks ÿ gon; Is 4 Île bg \u2014 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 89 i ; J,apersonne.au point de vue de l\u2019examen de la vision; con- | seils de M.Vaquez à propos des hypertendus et des cardia- 5 * Jques en puissance d'accidents aigus plus graves.; i Mais il fait une large part aux états neuro-psychiatriques, FE rappelant les méfaits de l\u2019alcoolisme qui, pour Jean Lépine, E = fcause la moitié des cas litigieux.Il rappelle aussi l'histoire E t dde ce chauffeur suppléant le mécanicien tandis que celui-ci, fait, dans le charbon, sa crise convulsive.Il reprend les A Fobservations et les vœux dus aux psychiatres, Régis, Pactet, E A.Marie, de Clérambault et Leroy, attire l\u2019attention sur les i- syndromes post-encéphalitiques, souligne la valeur de l\u2019exa- Nmen de l\u2019ophtalmologiste qui souvent dépiste une affection I dneurologique à son début.Il propose la création dans les E grands centres de consultations neuro-psychiatriques spécia- ÿ fisées auxquelles s'adresseraient : -ÿ1.\u2014I,es médecins pratiquant les examens d\u2019admissions pério- E & fdiques.I #2 \u20141I es ophtalmologistes qui, actuellement, ont le plus d\u2019oc- iif Hgcasions, du fait des examens périodiques, de s'apercevoir d'une altération dans la santé du personnel.«}3\u2014Les chefs de service inquiets de quelque singularité dans i it files propos ou le comportement d'un de leurs agents.Il se prononçait aussi pour la radiation immédiate de tout Jagent ayant présenté des signes d\u2019excès alcooliques habituels.\u2014 = J A l'appui de M.Guillain, Maurice de Fleury apporte sa {propre statistique qui sur 253 cas observés à la consultation Ee #apsychiatrique des chemins de fer de l'Etat, en attribue 50% E à l'alcoolisme chronique.B Cependant Lahy, soutenu par la S.T.C.R.P.(\" publiait les premiers résultats du laboratoire de psychotechnique et | hfmontrait que si le déchet parmi les machinistes non sélection- È ines, ayant subi une instruction professionnelle était de 207, É.fil ne s'élevait plus qu'à 3, 46 pour les machinistes sélection- «nés.Pour ces derniers les accidents se trouvaient diminués ans la proportion de 16, 5%.\u2018 A l'Académie, le 17 juin 1930, M.Hayem voyant l'échec i des projets de M.Tardieu qui envisageait l'examen médical (*) Société de Transports en commun de la Région parisienne. 90 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec pour la délivrance des permis, rappelle les propositions anciennes.formule des vœux inapplicables, tel l'examen de tout candidat au permis qui n\u2019est valable que pour 10 ans, et ne pourrait être renouvelé que sur nouvel examen médical.M.Claude préfèrerait que tout conducteur ayant causé un accident de personne.ou ayant été l'objet d'une contravention pour fait grave soit alors expertisé.La-dessus I\u2019Académie renouvelle les vœux qu\u2019elle avait déjà exprimés, mais elle y ajoute celui- ci: \u201cEn raison des difficultés d'application immédiate des mesures précédemment envisagées, l\u2019Académie de Médecine recommande qu\u2019un examen médical soit imposé au moins à toute personne ayant été l\u2019objet d\u2019une poursuite judiciaire avec condamnation afin de déterminer les tares physiques et psychiques du conducteur de véhicule.Elle réclame d\u2019une manière formelle que tout conducteur soit pourvu d'un livret sur lequel seraient inscrites les con- dammnations ou contraventions ainsi que l'examen médical, ce qui entrainerait, suivant le cas, le retrait du permis de conduire.\u201d En 1931, Simonin, à la Société de Médecine Légale, étudie les accidents d'automobiles.Selon lui 40% des cas sont dus à l'imprudence et à l'inexpérience.Il s\u2019appuie aussi sur les expériences de Knapp montrant que l'acuité visuelle diminue avec la vitesse.Il rappelle que nombre d\u2019accidents sont imputables à l'ivresse et propose enfin la sélection médicale des chauffeurs d'automobile.M.Lafrenière, (Union Médicale du Canada, août 1931) clivise en 5 classes les affections qui devraient interdire de délivrer un permis de conduire.Deux d'entre elles se rapportent aux affections mentales ou nerveuses; malheureusement il parle, sans les définir davantage, de malades atteints de déséquilibre émotif et de maladies mentales en évolution, ainsi que des hystériques et grands nerveux, ce qui laisse à l'arbitraire de l'appréciation une marge, à mon sens, excessive.Il suggère la création d'un comité de médecins pouvant faire subir l'examen d'aptitude sur l'état mental, le système ner - veux, les infirmités psychiques, le cœur, la vue et l'ouie, et qui êtes Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 91 aurait le pouvoir de refuser ou de délivrer ce certificat valable au maximum pour 5 années.Un nouvel examen serait, dans son projet, nécessaire en cas d\u2019accident ou a l'expiration des 5 années.Un article tout récent de Varé, (Hygiéne Mentale nov.1932), consacré à la sélection des conducteurs d'automobile, constitue une bonne revue générale de la question.Il est bon d\u2019y cueillir en particulier le vœu du Syndicat Médical de la Seine, juin 1930: \u201cQue le fait d\u2019ivresse ne soit jamais considéré comme circonstance atténuante mais aggravante, ainsi qu\u2019en dispose le Code militaire: \u201cQue le permis de conduire soit implacablement retiré à tout chauffeur dont l\u2019état d'ébriété aura provoqué un accident\u201d.Dans la Province de Québec chacun sait comment s'obtient une licence.En 1930, je suis allé m\u2019informer au service intéressé, et j'ai demandé s\u2019il y avait quelques personnes qui se déclaraient spontanément épileptiques - (puisque cette question est portée sur la déclaration qu\u2019il faut faire assermenter).Il ne parait pas que le cas se soit présenté.Je me suis renseigné auprès des deux grands réseaux.A mon questionnaire détaillé M.Dowd assistant du médecin-en-chef de la Cie C.N.R., m\u2019a répondu que les employés étaient, lors de leur admission, soumis à un examen physique très complet.De plus, pour les cas ambulants de maladies et de blessures, des cliniques médicales ont été récemment inaugurées, mais il semble qu\u2019elles ne sont utilisées que sur l'intiative du malade.Il n\u2019y a pas encore d'examen clinique périodique, mais tous les accidents sont soigneusement étudiés.Si les cliniques médicales pour malades ambulants con- naisent des cas d\u2019épilepsie et de syphilis du système nerveux, d'hypertension artérielle grave, l'examen complet est pratiqué tous les 3 mois, le traitement en est assuré.Si l\u2019on croit qu'ils constituent un danger possible, on les déplace.La Cie n'emploie pas de méthodes particulières d'orientation et de sélection professionnelle sur l\u2019utilisation desquelles portait ma +è question.M.le Dr Beatty, médecin-en-chef de la Cie C.P.R.me 92 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec _ donne des indications à peu près identiques aux précédentes.mais ses services semblent plutôt s'attacher au maintien d'un excellent état physique chez les employés.Notre collègue semble penser que toute altération de la santé serait rapidement décelée soit au cours des examens systématiques de la \u2018vision ou de l\u2019ouie, tous les 2 ans, soit à l'occasion de blessures causées par des accidents ou d\u2019affections médicales graves.Il compte aussi sur l'appréciation qui peut être portée sur l\u2019allure générale et la réputation de l\u2019employé.En ce qui concerne l'aviation, des règlements internatio- flaux très sévères, régissent l'admission des pilotes et leur imposent un examen médical complet tous lee 6 mois au moins, et à l'occasion de toute maladie ou accident graves.Depuis 1931, sur l'initiative de M.le Ministre de la Voire, un certain nombre de licences ont été retirées pour ivresse ou faute grave.Cela montre l\u2019intérêt que les pouvoirs publics sont disposés à porter à ces problèmes.Cependant 1l faut convenir que la sécurité publique est encore grandement menacée par nombre de malades neuro- psychiatriques méconnus ou insuffisamment avertis.Ia nécessité s'impose d'examiner des mesures pratiques plus rigoureusement protectrices.De cet exposé des conditions actuelles de l'insécurité due à des malades neuro-psychiatriques méconnus ou insuffisamment avertis, ressort la nécessité, sauf pour l'aviation, de recourir a des mesures protectrices.L\u2019examen obligatoire: On ne saurait l'imposer aux automobilistes ou à tout autre personne conduisant un moyen quelconque de transport prive.Le grand nombre des examens nécessaires chaque année.le fait que le plus souvent le médecin de la famille sera prié de fournir le certificat, l'impossibilité pour ce dernier de garantir.apres une investigation relativement courte, les aptitudes de son client.l'injustice qu'il y aurait à vouloir à tout prix le charger d'une responsabilité qui pourrait être ensuite exploitée à son détriment.sont autant de raisons qui nous montrent le peu de valeur d'une telle exigence. Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 93 Mais que de services rendrait l\u2019expertise obligatoire complète et méthodique, de tout fauteur d'accident grave, de tout récidiviste d'accidents purement matériels qui sont si souvent le présage de catastrophes! Düment informée l\u2019Autorité administrative pourrait prononcer le retrait des licences à titre provisoire ou définitif, selon les cas.Les conducteurs en état d'ivresse sont, grâce à d'heureuses mesures récentes, privés temporairement de leur licence.Nous croyons que ce retrait devrait être prononcé pour l\u2019année entière: en cas d'accidents sérieux causés par l\u2019alcoolisme, qu'il sagisse d'ivresse simple, ou d\u2019alcoolisme chronique avéré, le retrait de la licence devrait être définitif, et cela d\u2019une manière irrévocable.L'examen obligatoire devrait être imposé à toute personne prétendant exercer une profession pouvant mettre en jeu la sécurité publique, c.a.d.avant tout : Conducteurs des véhicules de transport public autobus.taxis, mécaniciens, chauffeurs, aiguilleurs, serrefreins des Cies de chemin de fer, pilotes de vaisseaux, etc\u2026.Nous inspirant des propositions de Guillain, (1926) cet examen devrait être renouvelé tous les 5 ans jusqu'à l'age de 50 ans, puis tous les 3 ans, et naturellement aussi à la suite de tout accident grave, de toute maladie importante, de toute altération de comportement remarquée par le médecin traitant.ou signalée au chef de service des diverses compagnies.Mais à qui seraient confiés ces examens?Dans chaque ville importante, de préférence avec la collaboration de l\u2019Université, devrait être instituée une commission médicale composée de médecins particulièrement qualifiés pour tous les ordres d'investigations nécessaires à une expertise complète ; les résultats de l'expertise seraient soumis à l\u2019Autorité administrative qui déciderait avec le maximum de certitude possible.Cet ensemble de mesures pourrait être pris à bref délai, en attendant que soient constitués des laboratoires psycho- 94 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec technique, grâce auxquels serait assurée une prévention : , beaucoup plus efficace encore.I.,ahv, soutenu par la S.T.C.R.P.fut, en France, le véritable initiateur.Par des procédés d\u2019enrégistrement électrique, il obtient en des conditions rigoureusement connues, et en vue de l'analyse d\u2019un travail donné, l'inscription des réactions psycho-motrices.On apprécie les temps de réaction, c.a.d.la durée qu'il faut pour qu\u2019une excitation sensorielle donnée déclanche le mouvement utile.De même sont étudiées la fatigabilité, la tenacité du sujet, la suggestibilité motrice, l'appréciation des distances et des vitesses, l\u2019émotivité etc.La mesure des aptitudes ainsi conçue a généralement coin- cidé.et a beaucoup moins de frais, avec l'expérience fournie par les incidents au accidents du trafic.En très peu de temps on a observé une réduction considérable dans le nombre et l'importance des accidents, ainsi qu\u2019une économie notable dans l'usure du matériel.A Paris, de 1922 à 1932, le nombre des véhicules en circulation a augmenté de 53%, le nombre des accidents de 7.37%.Le nombre des autres véhicules de toute sorte est augmenté de 237%, les accidents de 2509¢.Grâce à la psycho-technique, la T.C.R.P.a réalisé, en 1931, une économie de 7.000,000 de francs.De son côté Varé a pu vérifier expérimentalement que ingestion d\u2019alcool allonge très sensiblement les temps de réaction, retarde par conséquent, l'accomplissement des actes nécessaires.Anderson au service de la Maison Macy (N.Y.) a montré que 50% des accidents d'auto sont dus à 1-5 du personnel.T1 utilise les méthodes de psycho-technique, et de 1927-28, les accidents sont réduits de 50%, parfois même pour certains mois, de 82 ; 11 rapporte aussi le cas d\u2019un paralytique général qui avait causé 5 accidents dans la même année, le dernier blessant 15 personnes.Les laboratoires de psycho-technique font maintenant partie intégrante de l'outillage de grandes compagnies: Autobus de Barcelone, Chemin de fer polonais, Boston Elevated Railway, Cleveland Railway Cy.} Autobus de Berlin, etc. Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 95 A ceux qui les emploient ils se justifient par les économies considérables qu\u2019ils procurent tout en accroissant la sécurité publique.Mais si leur création doit être mise à l\u2019étude, il faut sans doute quelques années avant qu\u2019alent été rassemblé le matériel nécessaire, et surtout qu\u2019un personnel qualifié soit rompu à ses méthodes, de façon à ne leur demander que leur objet, à savoir: la mesure des aptitudes professionnelles, fondée sur l\u2019analyse d\u2019un travail donné.Par contre rien ne devrait empêcher l\u2019adoption rapide des mesures que je voudrais, au préalable, soumettre à votre discrétion : 1.T'oute personne aspirant à occuper un emploi intéressant la sécurité publique (et avant tout certains agents des Cies de chemin de fer et de navigation, les conducteurs d'autobus et de taxis), doit être, au préalable, soumise à un examen médical complet devant une commission compétente spécialement instituée à cet effet, et qui fournit son rapport à l\u2019Autorité administrative chargée de statuer.Nul ne peut entrer en fonction s\u2019il ne possède les aptitudes physiques et mentales requises.2.Cet examen devrait être renouvelé automatiquement tous les 5 ans, jusqu\u2019à 'age de 45 ans, tous les 3 ans, au-delà, puis tous les ans à partir de l\u2019âge de 55 ans.Il en serait de même à la suite de tout accident ou maladie grave, ou de toute altération notable dans le comportement.3.Ce même examen doit être imposé à tout conducteur d'automobile privé, responsable soit d\u2019un accident important, inexplicable par des raisons étrangères au chauffeur, n\u2019eût-il entrainé que des conséquences matérielles, soit d\u2019une contravention grave aux lois du trafic.4, Ll/ivresse ayant entrainé un accident grave, l'alcoolisme chronique notoire, doivent entrainer le retrait définitif de la licence.5.Il faut dès maintenant étudier la création de laboratoires de psychotechnique, disposant d\u2019un personnel parfaitement entrainé, qui, en matière d\u2019expertise et de prévention, apporterait une contribution puissante à l\u2019accroissement de l\u2019efficacité du personnel, à l\u2019économie du matériel et de la sécurité publique.Ai A 96 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Ascaridiose et Troubles mentaux L.LARUE de la Clinique Roy-Rousseau.L'ascaridiose et les accidents que cette affection peut provoquer, je n\u2019insiste pas sur la pathogénie invoquée pour les expliquer, les troubles psychiques sont des faits bien connus et décrits par tous les auteurs.Cependant nous avons cru vous intéresser en vous rapportant l'observation suivante :- I s'agit d'une femme de 37 ans, admise à l\u2019hôpital au mois d'octobre 1932 pour un syndrôme confusionnel.La malade était très agitée, excitée, insomnique, refusait toute nourriture, à tel point que nous avons dû la gaver pendant plusieurs jours.Son état physique paraissait satisfaisant malgré une température de 103°.Les renseignements pris auprès de la famille ne mentionnaient rien de particulier dans ses antécédents.Son mari racontait tout simplement qu\u2019elle n'avait jamais été malade, seulement depuis quelques semaines, elle lui paraissait triste, songeuse.Il attribuait cette attitude au fait que lui n\u2019avait pas travaillé depuis plusieurs mois.L'interrogatoire était absolument impossible.L\u2019examen physique fait pour ainsi dire d'une façon acrobatique comme cela nous arrive assez souvent, n'avait rien décelé d\u2019anormal à part la température qui continuait d'osciller de 102° à 103.Même l'examen des urines ne montrait pas traces d'albumine.lon présence de cette température et d'un léger gargouillement qu'on avait perçu dans la fosse iliaque droite et aussi à cause d'un état de prostration qui s'était installé chez notre malade, nous avons cru à la possibilité d'une infection à bacille tvphique ou parathyphique.Nous avons demandé au tli ant = él h ig \u201c Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 97 laboratoire l'hémoculture en même temps que l'urée sanguine.L'hémoculture a été négative et l'urée sanguine était à 0.45 par litre.Nous avons ensuite fait examiner le liquide cépha- lorachidien.Cet examen nous a encore donné des résultats normaux, l'albumine étant à 0.12 centig.; les Iymphocytes à 0,8: la elycorachie à 0,80 et les chlorures à 7.30 gr.Cependant malgré la persistance d'une température assez élevée nous ne trouvions pas de traces d'albumine dans les urines.l'état général se maintenait bon.Ces faits paraissant indiquer que nous n\u2019avions pas affaire à une infection très grave.A ce moment notre malade était à l'hôpital depuis une dizaine de jours.Iin dernier lieu nous avons pensé à faire examiner ses selles.L'examen microscopique nous a révélé la présence de nombreux œufs d'ascaris.Subséquemment l'hospitalière du service a pu constater la présence d'un parasite à l'examen macroscopique.Dans les jours qui ont suivi la médication vermifuge, la température est revenue progressivement à la normale et l'état mental, de semaine en semaine.s\u2019est amélioré de sorte que cette personne a quitté l'hôpital parfaitement guérie.Avant son départ nous avons fait un nouvel examen de ses selles qui a été négatif.Cette observation tend à démontrer l'utilité de l'examen des selles que l\u2019on est trop souvent porté à négliger. 98 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec LIVRES REÇUS Anatomie humaine, descriptive et topographique par H.Rouvière, professeur d\u2019Anatomie à la Faculté de Médecine de Paris, Membre de l'Académie de Médecine.Masson et Cie, éditeurs, libraires de l'Académie de Médecine, 120, Boulevard Saint-Germain, Paris.Troisième édition entièrement refondue.Tome 1\u2014Tête, Cou, Tronc.1.112 pages, 610 figures.Tome Il1\u2014Membres, Système nerveux, central.692 pages.428 figures.Deux volumes grand in-8° formant ensemble 1,803 pages, avec 1.108 figures en noir et en couleurs.Brochés .325 fr.Reliés toile ooo.375 fr.L'ouvrage existe en 3 volumes au prix de 400 fr.pour les envois par poste à l'étranger.La 3e Edition de cet ouvrage classique, connu maintenant dans le monde entier, comprend 128 pages de plus que la précédente et 118 figures nouvelles.Indépendamment de ces additions, tout le texte a été revu et corrigé et de nombreuses figures ont été remplacées, La vie sexuelle de la femme par le professeur agrégé Binet.chargé de la Clinique de Gynécologie à la Faculté de Nancy.Préface du Dr.Siredey.membre de l'Académie de Médecine.Un volume de 250 pages, avec 51 figures 30 francs Aux éditions de l'Expansion Scientific jue Francaise, 23.rue du Cherche-Midi, Paris VIe.° pole = ] fog \u201cIt pd foun 1 dir ess ( fir | neh } fin hs fis if Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 99 Le Professeur agrégé Binet, de Nancy, qui dirige la clinique gyné- bologique de la Faculté, résume avec une concision lumineuse dans cette {Introduction à la Gynécologie\u201d les notions de physiologie et même de psychophysiologie indispensables à la compréhension des troubles fone- tijonnels de l\u2019appareil génital de la femme.f Les diverses phases de la vie de la femme y sont successivement étudiées.Voici tout d'abord, l\u2019aube sexuelle, c\u2019est-à-dire l'évolution psychophysiologique de la sexualité chez 1\u2019enfant.Puis, le Docteur Binet étudie les métamorphoses de la puberté, fc'est-à-dire l\u2019efflorescence sexuelle.Peu après la puberté, la femme devient nubile.La période d\u2019acti- frité génitale est marquée, non seulement par l\u2019éÉpanouissement des organes gémitaux, mais encore par une recrudescence de l'instinct sexuel qui sc.normalise le plus souvent, parfois cependant, présente queltjues dévations.Enfin, le livre se termine par l'étude du crépuscule sexuel, c\u2019est- à-dire de la ménopause, bientôt suivie de sénescence par extinction progressive de la fonction sexuelle.Cet ouvrage vient à son heure.Les praticiens, si souvent consultés par leurs clientes pour des désordres menstruels, pour une stérilité rebelle, pour des aménorrhées, des hémorragies, des métrorragies, des lysménorrhées, ete.trouveront dans le livre de M.Binet les éléments ndispensables pour s'orienter dans le diagnostic et la thérapeutique de les états si complexes.~ \u201c4 ve PS a Technique de la Curiethérapie par Simone Laborde.Chef du Service de Curiethérapie à l'Institut du Cancer.in-8° (20 x 13) de 118 pages, avec 12 figures .20 francs | | Gauthier-Villars & Cie, Imprimeurs éditeurs 55, Quai des Grands-Augustins.Paris.2 | Ce livre fait partie de la petite Collection d Actualité elton.fapiques ayant pour but de faire connaître au public médical les ressour- ps des différentes branches de la Physiothérapie.« 4 J / tes EEE a PE N mes PEt A ado fl + 100 Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Le livre de Mme Laborde s'adresse aux médecins désireux de s'initier à la technique de la Curiethérapie et il constitue une guide précieux pour ceux qui comprennent la nécessité de suivre l\u2019enseignement des services spécialisés avant d\u2019effectuer des traitements souvent hérissés de difficultés.Se conformant à l'esprit de la colleetion dont ce livre fait partie, l'auteur n\u2019a donné que l\u2019essentiel des faits expérimentaux et des discussions théoriques, essayant surtout d'en dégager des déductions pratiques- L'introduction est consacrée au rappel de quelques données radio- biologiques très générales, indispensables pour la compréhension des chapitres suivants.On trouvera ensuite les notions relatives à l\u2019emploi des différentes qualités de rayonnement, avec la description des appareils qui permettent leur utilisation.Les divers procédés d\u2019application du radium.puis la détermination de la dose et des durées d'irradiation, ainsi que la manière de mesurer ou d'exprimer les doses utilisées sont exposés avee précision.Des tableaux groupant quelques constantes physiques d'usage courant sont réunis à la fin du volume.Sous sa forme didactique, cet ouvrage porte la marque très personnelle de son auteur.On y trouve la trace d\u2019une; longue expérience et le souci constant de mettre en valeur, de la manière la plus claire, l\u2019étroite dépendance qui relie la technique de la curiethérapie, les lois physiques du rayonnement et les principes généraux de radiobiologie.Tables des Matières.INTRODUCTION : Aperçu de Radiobiologie.Facteurs de radiosensibilité.Influence du mode de distribution des doses de rayonnement.Vaccination.Influence des différentes qualités de rayons et mécanisme de leur action.Action directe et action indirecte.\u2014 Chapitre I: Emploi du rayonnment filtré.Tubes de Dominici.Aiguilles.Appareils de télécuriethérapie.Emploi du rayonnement B.Emaux radioactifs.Ampoules d\u2019émanation condensée.Avantages et inconvenients des appareils à sels solides et des appareils à émanation condensée.\u2014 Chap.IT: Répartition du rayonnement dans les tissus.Procédés d'application.Loi de l'inverse du carré de la distance.Absorption.Procédés d'applications.A.Radium- puncture.Insertien des tubes et des aiguilles métalliques.Insertion des tubes nus.B.Applications externes, Dispositifs employés pour maintenir les appareils à la surface des téguments.Emploi de substances plastiques moulées.C.Télécuriethérapie.D.Applications dans les cavités naturelles.\u2014 Chap.IIT: Détermination de la dose et des durées d'irradiation.Influence de la dstribution des doses de rayonnement sur les réactions générales.Influence de la distribu- {er Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec 101 tion des doses de rayonnement sur la radioensibilité des éléments néoplastiques et des tissus généraux.\u2014 Chap.IV: Dosimétrie.Appareils de mesure.Données d\u2019une application.Appareils de mesure.A.Appareils à grande chambre d\u2019'ionisation.B.Appareils à petite chambre d\u2019ionisation.Données d\u2019une application.Unités.Doses d'érythème.Tableaux et constantes physiques.Tableau des rayonnements électromagnétiques.Famille de l\u2019Uranium et du Radiura.Famille du Thorium.Sels de Radium.Table de Kolowratt.Tableau donnant la fraction du rayonnement transmise par les épaisseurs de différentes substances (A.Laborde).Tableau destiné au calcul des données relatives aux applications du rayonnement du radon condensé en tubes clos (A.Laborde).Maigreur et Obésité par le Docteur Marcel Labbé, professeur de Clinique médicale à la Faculté de Médecine de Paris.Editions de l\u2019Expansion Scientifique Française, 23, rue du Cherche-Midi, Paris VIe.Un volume in-8° couronne, 224 pages \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026 25 francs.L'auteur expose, en se fondant sur le mécanisme physiologique, les deux faces d\u2019une même question, la maigreur et l'obésité, résultat d\u2019un déséquilibre de la nutrition sous la forme de perte d\u2019énergie.T1 fait comprendre ainsi les moyens de parvenir à \u2019engraissement et expose ensuite les diverses méthodes pour guérir la maigreur ou l\u2019obésité.Il montre l\u2019intérêt du problème clinique et la nécessité de définir, dans chaque cas, les canses qui ont conduit au déséquilibre physiologique.Ainsi il montre les dangers de la suralimentation, processus pathogène très répandu qui représente un des fléaux du monde, si l\u2019on songe que des maladies redoutables, comme le diabète, la goutte, les affections hépatiques et cardiaques, le mal de Bright n sont le plus souvent la conséquence directe.L'auteur expose avec détail les régimes alimentaires, les méthodes d'exercice et d\u2019hydrothérapie, les médicaments qui doivent être employés pour guérir l\u2019obésité ou sa contre-partie, la maigreur.Dans ce livre la question est envisagée à la fois sous sa forme scientifique la plus complète et sous sa forme pratique la plus simple qui met entre les mains du praticien les formules nécessaires pour le traitement de la maigreur et de l\u2019obésite.I + 4 i A: { Mi: 1 Ati: iH a Rt Hy i A Deana Cas Pi .[A - An 10° Bulletin de la Société Médicale des Hôpitaux Universitaires de Québec Précis d\u2019Electro-Radiologie appliquée à l\u2019Odonto-Stomatologie par le Docteur Pierron, professeur suppléant à 1 Ecole de Chirurgie dentaire, ex-assistant d'électro- radiologie des Hôpitaux Bouciant et Broussais à Paris.Préface du Docteur Cottentot, Médecin électro-radiologiste des Hôpitaux de Paris.Editions de l\u2019Expansion Scientifique Francaise, 23, ruc du Cherche-Midi, Paris VIe.Un vol.in-8° raisin, 400 p.200 fie.Relié sous toile\u2026.65 francs Après quelques notions théoriques, courtes, mais indispensables, sur la physique de l'électricité et des radiations et sur leurs propriétés bin- logiques, l'auteur passe en revue #autes les applications de l\u2019électroradiologie à l'art dentaire, en entrant dans le détail de chaque technique et en faisant la critique.Il étudie ainsi successivement : les applications des courants électriques de sens constant (inophorèse, ete.) ; celles des oscillations de haute-fréquence (diathermie, diathermo-coagulation, bistouri électrique) ; et celles des diverses radiations éleetro-magnétiques (ondes conrtes, infrarouges, ultra-violets, rayons X, rayons R du radium).Enfin l\u2019auteur consacre une étude approfondie au diagnostie radiologique : diverses techniques radiographiques, développement des clichés, interprétation de radiographies, avee un petit atlas très complet.y yp .4 a 3 .| .+ L'ouvrage se termine par nn chapitre sur les accidents cansés par l'éleetricité et les radiations et quelques conseils sur le choix des appareils.Ce précis très complet et très simple, écrit par nn éleetro-radiologiste spécialisé tardivement en oclonto-stomatologie, permetra aux praticiens et aux étudiants de con naître parfaitement et de mettre facilment en praique tout ce qui concerne l\u2019éleetro- radiologie appliqué à l\u2019art dentaire.Cette branche encore récente n peut plus être igmorée actuellement.T , , ., , .Un tel ouvrage n\u2019a auenn similaire dans la littérature spécialisée."]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.