The Quebec gazette = La gazette de Québec, 13 octobre 1836, jeudi 13 octobre 1836
[" LT.aissés frui- les de raines ment, \u2018+ een .jue le rocu- muets, lasses, tunée qu'on ou ex- ment, ince.rtouf, | suba pécu- ; donz 2 eur.lepuit EMAIN tur cb IN.RASER.wablic E, Ci | con- IEKRE 5 RR.01S, qu\u2019il ; mar- d\u2019une e bois, es sur iales -_\u2014 _\u2014\u2014 \u2014 A r # ouf fm Ko.5008.1] = LA GAZETTE DE QUEBEC Est publiée chaque Jour, CHEZ SAMUEL NEILSON, IMPRIMEUR ET LIBRAIRE, RUE DE LA- MONTAGNS, Lundis, mercredis et vendredis, en anglais, mardis, jeudis et samedis, en français.ABONNEMENTS Pour les deux papiers 30s.var an, et 95.frais de poste, Le papier français ou anglais séparéspent, 204.p-2408 Ge.frais de poste Avertéssemens :\u2014 Ceux envoyes avant midi lejour dela publication seront publiés selon l'ordre par écrit douné,ou blen dans les deux tangues jusqu'd contre.ordre fautede direction par écrit, d raison de 2a, Ad.pour 6 lignes et au-dessous, la preraière insertion, ot les sutvantes 73d, chaque; pour 10 lignes et au.dessus de 4, Ss.4:l., la premidreinsertion,et chagquesuivante 10d.Dans lesdeux langues \u201cle double destaux mentionnés.AGENS.J.Starke, Jones St.Denis M.Mignault Montréal, 4 Cle.\u2019 St.Chartes, Dr.Duvert TrolsReeeos .George Stobbs Lapeair \u2018 ie, M 3.Johnsen St.Mdré.$y, G.Blanchard St.Jokn .Demare tama; 1% oo Eboulemone, M, Slevin Cap Santé .W, Allsopp Ste.nue, P.A.Dorion Ste.Marie § M.Reny Lotbinigre, M, Filteau St.Thorgas, Dr.Tasché Frotère du Loup, M uno Ste.Aume : $ It.Puise Nicolet, .La Hass, M.D.MeDovald RMiviére.Ogelle, M, Jotre Sherbrooke, C.Whitcher Kamouraska, Capt.Gauvreau Berthier, Leon Bimouski, P.Gauvreau ; \u2026 Jet St.Michel { Henry Penton Joli, Col, Fraser ; -d'Yamaska, : He.Verte, Louis Bertrand Win.Henry, J.Loughry encan reuve ge des r pour « à des laptées néces- tre les tD.Petite viron n bon Suint- r.Le us dif.T sur à une Jarriê- ouver- vinent M.le la pro- wblic, i la rue Saint- LN.\\geux tinie ; Étant ue de itham.Bassc~ F, aire.e, le age cote Fran- mene r 100 à plu- WIL- ate,\u2014 tages, MM.it-Jac- veupée Yellow js pour ane, ts, pa- us où IS.à une ible.ne, 36.pilote re du | com.de sa brick Hugh AY, T.ur le et le °, Irese | | | | | \u2014\u2014\u2014\u2014 rm VARIÉTÉS.PT \u2014 -_\u2014 C\u2019Académie des Sciences morales et politiques a entendu une communication verbale de M.Cousin, qui a annoncé qu\u2019il venaît de découvrir des manuscrits très-importants pour l'histoire dé RF-phito- sophie scholastique.Ce sont des manuscrits de Roger Bacon, célèbre philosophe du treizième siècle.Roger Bacon était un moine franciscain ; il était né en Angleterre, mais il a passé presque toute sa vie en France ; il vivait au couvent des Cordeliers, et c\u2019est là qu\u2019il a subi un long emprisonnement par l\u2019ordre du général des Franciscains.C'est ce qui a fait conjecturer à M.Cousin qu il devait exister en Frauce des manuscrits de Roger Bacon malgré le silence de Montfaucon et des autres bibliographes.Il à fait faire des recherches dans les villes de Douai et Saint-Omer, où existaient des col- \u2018lêges d'anglais.Ces recherches ont été couronnées de succès.; On ne connaissait jusqu\u2019à présent que la première lettre adressée par Roger Bacon à Clément YV, et que Bacon a intitulée Opus majus.Clément IV était un pape qui protégeait Roger Bacon et qui lui avait demandé des renseignements sur Pé- tat de la science au 13e siècle.N\u2019ayaut pas reçu de réponse à sn première lettre, Roger Bacon fit un nouveau travail qu\u2019il adressa au pape sous le titre d'Opusminus.La seconde lettre étant restée sans réponse comme lu première, Bacon refoudit une seconde fois son travail, et adressa au pape une troisième Jattre qu'il appela Opug teréium.L'Opus majus a été publié à Londres en 1820.On pos- séde en Angleterre un manuscrit de I\u2019 Opus minus et l\u2019on croyait jusqu'à présent qu\u2019il n\u2019en existait pas d\u2019autre; M.Cousin vient de découvrir à Douai un manuserit qui en renferme un fragment consid érable.L'ouvrage n\u2019a pas, suivant lui, une tr0s-gran- de importance., , ; Il n\u2019en est pas de même de l\u2019 Opus tertitan, que l'on pent considérer comme le dernier mot de Roger Bacon, et dont M.Cousin vient de découvrir vu manuserit.qui est le seul qui existe en Europe.En outre, il a découvert tout récemment à Amieus un autre manuscrit de Bacon dont personne ne soupçonnait l\u2019existence: ce sont des questions sur In physique ct lu métaphysique d'Aristote.Les trois manuserits, sur lesquels M.Cousin prépare un mémoire, éclaireront l\u2019histoire de la philosophie scholastique.et uous apprendront à juger si Roger Bacon est réellement, comme on l'a prétendu, l\u2019iu- venteur du télescope, du microscope et de lu poudre à canon, C\u2019est une question dont on n\u2019avait pas pu donner jusqu'à présent la solution, faute de documents positifs.\u2014On annonce comme devant arriver très-pro- chainement à Paris, un homme remarquable, nommé Mathien Gala, vatif d\u2019Istrie, qui à l\u2019âge de 22 ans n\u2019a que 2 pieds L! pouces et qui ne pèse que 23 livres.Cet homme extraordinaire est d\u2019un extérieur agréable et de formes régulières, parle 4 langues et est très-bon écuyer.\u2014 Trieste est enfin délivré du choléra, Du 20 au 22 juillet, la maladie avait fait de nouveaux progrès dus au changement de température, Le 23 on a compté 57 morts, et du 23 an 29, 482 malades et 232 morts.Le nombre des malades n\u2019est pus très- exact; on peut le porter de 600 à 650, mais celui des morts est bien indiqué.Un des médecins a sue- combé dans des circonstances particulières qui ne prouvent rien en faveur de la contagion.La peur excessive est une des causes les plus communes du choléra \u2014 L\u2019Egypte reprend en général depuis quelqne temps un aspect très favorable, L'organisation de l'armée de terre et de mer est parfaite.Qui ver- «vait sans surprise 180,000 hommes de troupes égyptiennes bien exercées, fournies de toutes les nécessités de la guerre et la plupart commandés par des officiers et sous-officiers nationaux ?La même observation s'applique à la marine qui, sous tous les rapports, et surtout pour l\u2019ordre\u2019et la discipline, surpasse celle du sultan.Elle est nombreuse et forte ; et en égard à son organisation, elle ne cède guère aux flottes des puissances européennes.Elle est uniquement l\u2019œuvre du vice-roi., Les nouvelles qu\u2019on reçoit de la Syrie sont également fort bonnes.Partout régne une parfaite tranquillité.Jbrahim Pacha, l\u2019exécuteur fidèle des desseins de son père, a déjà fuit beaucoup de bien & ce pays.Ilyaun progrés marqué dans toutes Jes branches de administration, et le\u2018commerce et lin- dustrie acquièrent tous les jours une nouvelle activité \u2014Les établissements de bienfaisance à Rome, si richement dotés et qui peuvent disposer tous les ans de 4 millions (somme immense comparativement à celles affectées aux établissements de ce genre dans les autres capitales de l\u2019Europe), viennent d\u2019être augmentés: il vient d'être établi une maison d'asile pour les ouvriers sans ressources.On a déjà réuni des fonds considérables, et l\u2019on \u2018attend plus que l'autorisation du pape.p'attent pus 4 ( Gaseste d'Augsbours.) | contre l\u2019esprit révolutionnaire, en même temps .On ne passe pas! On les a arrêtés, incaroérés, in- JEUDI, 18 OCTOBRE, 1836.\u2014 Quelques révolutionnaires étrangers se sont jetés en Suisse et y font de la jeune France, de la jeune Allemagne et de la jeuve Italie, idées qui malheureusement pour eux sont bien vieillies, et voilà M.Thiers qui menace l\u2019Helvétie d\u2019un blocus hermétique, et qui écrit à son ministre plénipotentiaire, fils d\u2019un général républicain, de tenir un langage franc et dur, si la Suisse hospitalière ne se dépouille pas de san caraotère et de son indépendance.Cet acte à la Louis XIV et à la Bon fait pos l\u2019Eurape.C'est une attaque-frondhe:at dure di le annonce dans Je jeune ministre use sorts : tinct de monarchie et de pouvoir absôlu confaté oir peut les rencontrer à Varsovie ou à Milan.- Copendant depuis deux ans un autre blocus est formé, c\u2019est celui des Pyrénées, S'il n'a pas été hermétique il faut s\u2019en prendre aux aceidents locaux, Pour celui-là, iLest dirigé coûträ l'esprit monarchique et en faveur de l'esprit révolntionnaire.Aux'hommes de la royauté et de l\u2019ordre, on a dit : ternés, ete.Aux révolutionnaires on a dit: Pas- seg! On leur a donné des armes et des secours.Bien plus, on a ramassé tout ce qu\u2019on a pu d*hommes de révolution, de propagande et de coup de main, Belges, Italiens, Polouais, Allemands, Portugais, Français et on les a envoyés en Espagne, pour faire ce qu\u2019on ne veut pas en Suisse et tuer les Espagnols qui croient à la religion Catholique et à la monarchie.Et tandis que des régiments marchent peut-être | pour aller bloquer hermétiquement les cantons Snis- | Res qui servent de repaire aux hommes de révol- i te et de révolution, le rénéral Lebeay et le colonel \u2018Conrad vont à la tête des réfugiés étrangers et do bataillons français se battre pour une révolution, ou contre one révolution, selon l\u2019événement.Car, enfin, ce mouvement a leu en faveur de Christine, contre don Carlos d\u2019un côté et la constitution de 1812 de l\u2019autre.Il peut arriver, et cela est très probable, que les réfugiés et les.Français.soient requis de marcher contre les juntes révéluti- onnaires et en même temps contre l'armée royale.It faut admirer comment une révolution faite au nom de Pinsurrection et de la souveraineté du peu- ! ple est aiusi- employée par les ministres un instrument aveugle pour détruire son propre esprit, sa propre origine.Depuis six ans le pouvoir n'a pas fait autre chose au-dedans comme au-dehors.Il est évident, par tout ce qui s\u2019est passé en France depuis quelques années, les mesures prises en Belgique contre les réfugiés, l\u2019affaire de la Suisse, et la conduite tenue à l\u2019égard de la Pologne et de l\u2019Allemagne, que le principe d\u2019insurrection a été le but constant des efforts du système du 13 mars, du 1! octobre et du 22 février, et que c\u2019est à l\u2019anéan- tisserhent de ce principe qu\u2019il n\u2019a pas cessé de s\u2019appliquer.Tlen résulte aussi qu\u2019en ce moment la coustitution de 1812 et les juntes sont ce qu\u2019on redoute le plus, et qu\u2019on les fera peut-être combattre par des révolutionnaires réfugiés si ceux-ci veulent bien s\u2019y prêter.\u2014Ou lit dans ua journal ministériel français : \u201c Les journaux radicaux suisses éclatent en plaintes amères contre le geuvernement français, à \u2018occasion de son intervention dans les affaires religieuses de la Suisse.Nous devons rappeler à cet égard quelques faits que nos lecteurs ont peut-être oubliés.Une tentative de révolte a eu lieu dernièrement dans le Porentruy, pays catholique, qui fait maintenant partie de la Suisse, mais qui a appartenu autrefois à la France.Cette tentative a été provoquée par les articles de la conférence de Baden, conférence religieuse qui a en pour but de déterminer les rapports de l'autorité civile avec l\u2019autorité ecclésiastique de la Suisse catholique et de celle- ci avec la cour de Rome, « Il n\u2019y avait certainement rien, dans le principe de la conférence de Baden, qui dût être blämé par les amis de la liberté religieuse.Dans presque tous les pays catholiques, on s\u2019est occupé à différentes époques de prévenir les usurpations de la cour de Rome et de déterminer ses rapports, soit avec l\u2019autorité civile, soit avec l\u2019autorité ecclésiastique.La France à donné l'exemple à cet égard ; tout le monde connaît les protestations du pouvoir parlementaire et dn corps épiscopal contre les envahissements de la papanté.Si la Suisse veut imiter la France à cet égard, non-seulement nous ne la blâmerons pas, nous la féliciterons nu contraire d\u2019entrer dans une voie qui nous paraît être aussi conforme à l\u2019esprit du siècle qu\u2019aux véritables iuté- rêts de la religion catholique.\u201c Si la conférence de Baden n\u2019avait traité que des questions de cet ordre, les rouvernements étrangers n\u2019auraient eu aucun droit d'intervenir.Mais elle a été plus loin et quelques-unes de ses décisions consacrent les empiétements les plus absurdes de l\u2019autorité civile sur l\u2019auto.ité ecclésiastique, Nous citerons en particulier l\u2019article qui attribue à l\u2019autorité civile le droit de forcer les prêtres à bénir les mariages mixtes, ce qui est certainement la violn- tion la plus flagrante da principe de la liberté religieuse.Nous comprenons saus peine que le gouvernement français ait cru devoir intervenir à cet égard.Il ne faut pas oublier que le Porentruy a appartenu autrefois à la France, que ce pays catholique a été adjoint à un canton protestant, et que le libre exercice du catholicisme y a été garanti par | les traités, \u201c Si l\u2019on en croit les journaux suisses, le gouver- i nement aurait proposé aux cantons de soumettre à la sanction du pape les articles de la canférence de Baden.Mais, disont les journaux radicaux de la Suisse, le gouvernement français ne fait-il pas preuve d'une tendance rétrograde lorsqu\u2019il prend au sérieux le pouvoir spirituel de l\u2019église catholique ?N\u2019est-ce pas reculer jusqu\u2019au treizième siècle que d\u2019admettre qu\u2019il y ait dans le monde moderne une autorité sérieuse autre que l\u2019autorité civile ?Nous pourrions leur répondre que c\u2019est reculer jusqu\u2019au dix-huitième siècle que de tourner en ridicule la religion et l\u2019église, et de nier la sincérité de ceux qui font profession d\u2019y croire.Nous n\u2019avons d\u2019ailleurs qu\u2019à leur rappeler ce qu\u2019ils ont dit cent fois.\u201c Cette puissance a été jusqu\u2019à présent le plus grand obstacle aux projets révolutionnaires des radicaux suisses, et nous comprenons sans peine qu\u2019ils cherchent à la détruire.Mais le gouvernement français doit veiller eur ses anciens sujets et empé- cher que leurs croyances religieuses ne soient opprimées par les radicaux et les protestants; il doit réclamer à cet égard les garanties posées par les traités ; c\u2019est pour lui un droit et un devoir.ere \u2014 = JARDIN BOTANIQUE DE GUILBAULT.OX exécutera ponctuellement les ordres laissés au magasin de M.B.CoLE, pour arbres fruitiers, arbres furestiers d'ornement, arbustes, plantes de serre vivaces et robustes, plantes bulbeuses à fleurs, graines de fleurs et potagères, à faire venir du susdit établissement, Montréal, 18 septembre 1836.aparte est |.r flatter aingulièremeat les vicilles cours de | \u2018tnt la moins probable, car -misistège, et que cousé Lêté nommé généralissime de Farmée du centre en DERNIÈRES NOUVBÉLES D'EUROPE.\u2014 .Nae-York, 8 octobre.C'était sévieusament, à 6 qu'il paraît, que M.Tbiers tepait à l'intervention armée de la France dans les affaires d\u2019Espagne, à tel poiut qu\u2019il a joué sur cette question la posse&ion d\u2019un portefeuille auquel l\u2019opinion publique le croyait si fortement cramponnd.Mais nous sorgmes encore dans l\u2019incertitude de paroir ai sa ion a été personnelle ou éf elle a entrainé la dissolgtion du ministère tout er; les derulècesa nourvcÎes reçues sont à cet ard sontradiotoires.La nde version est pour- avait était annoncé ke le cabinet était partagé et que plusieurs.des tion.Ea tout cas, l\u2019obstin du l\u2019ex-président du conseil aurait échoué contfe la volonté inébrmn- lable de Louis-Philippe.( Cudprier des Etats-Unis.) Londres, 29 woût.DISSOLUTION DU MINISSERE FRANCAIS.Un courrier oxtraordinairejarrivé de Paris samedi matin, a apporté la site que M.Thiers, ainsi que cinq de ses collégaes, avait envoyé leur démission au roi en raison de leu?différence d'opinion relativement à la question del'intervention en Es- pagae.Cette nouvelle avait été publiée dans lo Journal de Paris qui n'a été jggqu'à présent regardé que comme semi-officiel.Cefandaut, le leudemain, vendredi, le Moniteur, l\u2019orgade avoué du gouvernement, a publié le bulletin sui gant : \u201c Le président du couseil, finistre de ses affaires étrangères, a aujourd\u2019hui enÿoyé sa démission au roi.\u2018 D\u2019après quoi il paraîtrait jgue les démissions se bLornent à celle de M.Thiers, - Paris, 26 agit.Malrrré le démenti indirect Bu Moniteur de vendredi, le Journal de Paris, dut même soir, publie le bulletin suivant : , 4 Binisiros étaient ation de?à l'interven- ports, exposées aux attaques continuelles des Indiens, et au climat mulsain de ce pays, furent fure oées d'abandanner leurs postes les unve après les autres, et Powell et ses guerriers restèreut maîtres absolus de presque toute la Floride.,.Nous nous abstenons de tout commentaire sur la malheureuse situation d\u2019une province appartenant à un pays habité par 16,000,000 d\u2019hommes, et qui se voit ravagée sans défense par un ennemi dont le chiffre le plus élevé ne dépasse pas 5,000 guerriers.On s\u2019est enfin décidé à envoyer une nouvelle ar- mae, sous le commandentori da général Call, en Floride.Elle se composera de 600 hommes de troupes régulières, 500 marina, 1,000 guerriers Creeks et 1,600 volontaires du Tennessee, outre les troupes régulières qui se trouvalent en Floride et les volontaires de ce pays.\u2014Le Mobile Register, rapporte ce qui suit : \u201c Les guerriers creeks enrdlés par le gén.Jesup prédisent que les Seminoles ne se battront point et qu\u2019ils se sendront comme eux-mêmes l'ont fait, quand ils ont vu qu\u2019on leur opposait ceux qui sa- vaieut les combattre et dont ils avaient espéré l\u2019assistance et la coopération.\u201d ( Courrier des Etats-Unis.) QUEBEC: JEUDI, 13 OCTOBRE 1836.sm On a regu hier i la Bourse des jouruaux de Lon.douderry jusqu'au 10 septembre, apportés par le Dalmarnock, capitaine Macfarlane, parti le 12 de cette ville.Les nouvelles de Londges ne vont que jusqu\u2019au 6.La banque d'Angleterre avait élevé le taux de l\u2019intérêt à 5 pour 100 le ler septembre.L'argent était rare et quelques faillites étaient annoncées.\u201c Piusieurs journaux dun atin de ce jour pn- Faissent croire, que M.Thiegÿ s\u2019est retiré seul du i ut le cabinet existe ! encore.Ces journaux étaient mal informés, le ca hinet est dissous.Nous somnges autorisés par MM.| Passy, Sauzet, Duperré, Maison et Pelet (de la Lozère), à déclarer qu\u2019ils out l'intention de 50 retirer avec M.\u2018Thiers.; ESPAGNE# Le Journal de Paris, de vendredi soir, contient le bulletia suivant : ; \u201c A Valcarlus, Iturraide s\u2019egt rendu aux Christi- nos avec une partie de sa cavaierie, Il paraît que M.Ferrer a refusé d\u2019entrer au ministère.M.Men- dizabal assiste au conseil, mais n\u2019en fait pas partie, Dans la soirée du 18, an combat a eu lieu entre les troupes venant de St-Ildéfonsé et une partie d\u2019un régiment de la garnison de Madrid.Les soldats de St-lldefonse, aidés de la milice, ont furcé, avec du canon, les cuserues dans lesqueBes leurs adversaires s\u2019étaient retranchés.Cordova se retire en France; il était à Pampelune jeudi.Il aurait couru risque de la vie sans la protection du géuéral Lebeau.Le général Espartero, d\u2019autrgs disent le marquis Rodil, a été nommé commandant en chef, par interim, de armée du nord, et le'général Oran (chef de I\u2019étnt major) devait agir en cdtte qualité pendant son absence.Le général Evariste San-Miguel a Aragon.Par un décret royal du 18, les Procura- dorès, renvoyés par Isturitz des places qu\u2019ils ocou- paient dans l\u2019administration, ont été réinstallés.Par un autre décret, la censure a été abolie, comme in- compaiible avec la constitution de 1812 ; et tous les journaux libéraux, supprimés par ordre de Quesada, ont reparu, El Mundo était le seul journal ministériel qui eût survécu à la chute d\u2019Istaritz, Le cabinet de Calatrava n\u2019était pas encore au complet; le 21, on avait tenté de plaver Arguelles à sa tête, mais sans succès.On disait que Rodil allait reprendre le portefenille de la guerre, et que les Cortés se réuniraient le 25 octobre.M.Moreno, qui avait été nommé, le 16, ministre de la marine par intérim, avait refusé, et on avait depuis config, var nn décret royal, les départemens de la guerre et de la marine au Général Gamba, Tous les premiers commis de la derniére administration avalent envoyé leur démission.Isturiz et Galiano ont, dit- on, réussi 3 s'¢chapper et sont en route pour la France.POLOGNE.Par ordonnance de l\u2019empereur, le recrutement automnal, en Pologne, sera de 2 sur 500, et duns l\u2019empire, de 1 sar 500, Les paysans de plusieurs villages du palntinat de Lublin ont été amenés, soit par les promesses, soit par les menaces du gouvernement, à renoncer à l\u2019église latine pour l'église grecque, et des prêtres grecs ont pris ia place du clergé catholique roumain TURQUIE.Il a couru des bruits de conspiration dont le peu de précision a jeté l\u2019alarme dans le public, On pré- teudait qu\u2019il était venu à la connaissance du gouvernement qu\u2019une insurrection était sur le point d\u2019éclater, qu\u2019elle n\u2019a échoué que par l\u2019effet de mesures énergiques et rigoureuses.L'étendue de cette conspiration et la manière dont elle a été découverte sont encore un mistére, mais l\u2019on croit que le Sultan a lui méme prescrit toutes les mesures qui ont été prises et a présidé en personne au jurement des coupables, Plusieurs personuages de haut rang, tels que des généraux, des colonels, des ulémas, ont disparu subitement et nombre de cadavres ont été retirés de la mer attachés deux à deux par les pieds.ETATS-UNIS.Les nouvelles qui nous sont parvenues du Sud nous montrent, d\u2019une part, les Indiens Creeks en- ticrement vaincus et émigrant dans I\u2019 Arkansas sous la direction des agens des Etats-Unis; d\u2019autre part, les Seminoles, renforcés par un nombre de Creeks qui ont réussi à les rejoiudre en trompant la vigilance des blancs, viciorieux, repoussaut les blancs sur tous les points, brûlant leurs habitations, les massacrant partout où ils les rencontrent et maîtres des neuf-dixièmes de la Floride.Grâce au Lon esprit qui a régné dans l\u2019Alabama et dans Ja Georgie, et à l\u2019assistance de quelques tribus indiennes les Creeks ont été soumis, et si ce résultat a pris plus de temps et coûté plus de sang qu\u2019il n\u2019aurait dû, aux citoyens de ces états, il faut en accuser, au dire des journaux américains, les dis- sentions survenues entre les généraux qui ont commandé l\u2019armée des lêtats-Unis.Les désastres de la Floride ont pu être prévus par toute personne qui a suivi la marche des événements dans ce malheureux pays.Après six mois de campagne passés en marches et contre-marches, sans une seule action décisive, l\u2019armée se débanda et ses officiers, par suite des querelles de leurs généraux, envoyèrent presque tous leur démission, Le ministère n\u2019était pas encore définitivement organisé, ui en France ni en Espagne.Les journaux français contenaient des rapports journaliers de victoires remportées sur les carlistes, et de dissentions parmiJes chefs.Ou disait qu\u2019Itu- | ralde était passé du côté des christinos, et Garmez destitué.Les atrovités continuaient en Espagne.Les derniers avis de Madrid étaient du 22.La convention du Michigan a rejeté, à Ja majorité de 28 voix coutre Z1, les conditions auxquelles le congrès, dans sa dernière session, avait consenti à l\u2019adumission de co territoire daus l\u2019union comme état indépendant.A Miramichi (Nouvean-Brunswick) est sur le point d\u2019être déclaré port libre.Un vol d\u2019un genre à peu près inconnu jusqu'ici dans le Bas-Canada vient d\u2019être commis à l\u2019Islet le ler de ce mois, Pendant que le postillon chargé de la malle expédiée de Québec pour Lulifax était occupé à changer de chevaux, deux voyageurs qui desceudaient par la malle-poste ont décampé avec le sac contenaut les lettres pour Saint Jean, Halifax, etc, parmi lesquelles il y en avait trois qui contenaient de Pargent au montant de 3601, savoir 2504, apparteuaot i sir John Caldwell, 1004 & M.Thomas Heaven, et 107, 4 MM.Murison et Tobin.Les voleurs ont laissé dans la voiture, saus y toucher, deux autres sacs contenant des dépêches du gouverue- meut et les lettres pour l\u2019Europe.Le jury d'enquête sur la mort de Belleau a fuit son rapport aujourd\u2019hui : il déclare le fait un meurtre voluntaire commis par quelque personne incou- nue.Les deux individus incarcérés sous préveu- tion se romment l\u2019un Day, l\u2019autre Alary.3 Le troisième incondie dans cette ville depuis jeudi dernier éclata hier soir à la Basse-ville près de la Bourse, dans une maison occupée par Mme Leigh- ton et appartenant à M.Buteau.Ou s\u2019en est ap- perçu lorsque les flammes sortaient à travers li couverture.Le feu avait pris dans le grenier, du côté du nord-est, on ne sait comment.Cette maison était divisée en deux sous le même toît.Les deux sont entièrement brûlées.Le bag de la maison occupée par Mme Leirhton contenait le bureau et les magasius de MM.Tremain et Moir.La maison au sud-ouest était entièrement occupée par MM.Rodger, Dean et compagnie, marchands, Beaucoup de marchandises ont été sorties des ma- gasius et bangards adjacents.M.Fraser, encanteur, wa rien sorti, quuiqu\u2019il occupe uno des maisons de M.Butean.Les pertes sont considérables.Les maisons brûlées sont assarées pour 12004 & l\u2019assurance de Qué- bee.MM.Rodger, Dean et compagnie, qui avaient déjà passé par le feu sur le quai de la Reine, ont leurs marchandises assurées pour 13004, M.Dean ses meubles pour 500/, et MM.Tremain et Moir leurs marchaudises pour 450.4, tous au même bureau.Mme Leighton a ses meubles assurés pour 3004 a I\u2019 Alliance, Montréal a été aussi depuis quelques jours la scène d'un meurtre et d\u2019un incendie, Un charpentier du nom de Barker, père de trois enfants, et prévenu d\u2019avoir tué sa femme à coups de pied, a été incarcéré lundi dernier.Le même jour un incendie a consumé sept mai- sous dont trois sur la grande rue à l\u2019entrée du faubourg Saint-Laurent, et quatre en arrière, sur la rue Saint-Dominique.Le feu a pris dans la première sur la grande rue, appartenaut à M.Vincent et occupée par MM.Bethune tainturier, Solomon Gibsou épicier, Murciani professeur de langue française, et autres.La seconde appartenant à M.J.- H.Lambe, était occupée par M.H.Bradford, ébé- viste, La troisième était occupée par le propriétaire, M.David, épicie.et tonnelier.Une des mai- sans sur la rue Saint-Dominique appartenait aussi à M.Vincent, une à M.David, et une à M.Labadie, notaire.Nous n\u2019avons pas encore appris si ces propriétés étaient assurées.Pa À l\u2019occasion de l'assassinat commis sur la personne d\u2019Antoine Belleau, un journal fait les observations suivan tes :\u2014 \u201c L'événement de la nuit dernière, qui ferait à peiue sensation dans une ville européenne, a créé une alarme indicible dans une ville comme Québec, où de pareils actes étaient presque inouïs.Ce qui vient de se passer fera-t-il à la fin sortir les citoyens de leur apathie?S'ils ne veulent se donner le trouble de faire eux-mêmes une patrouille régulière, ne sontiront-ils pas la nécessité de souscrire des fonds pour en établir une ?Sera-t-il dit qu\u2019on ne pourra plus sortir de chez soi le soir sans être incertain d\u2019y revenir, et avec la crainte d\u2019un assassinat Les garnisons qu\u2019on avait Inissées dans les divers nocturne ?\u201d Le méme journal rapporte que \u201clorsque le guet coma le printemps dernier, les raagistratu n'adres- éèrent aux autorités militaires, les priaut de poster une sentinelle à cette porte.M leur fut répondu, à ce qu\u2019il paraît, qu\u2019il ve convenait pas de charger la garuison d'au deroir puremeut civil, dout l'exéour tion engagerait leu voldats dane des diffioultén aves les citoyens.\u201d Cette décivion est sans doute ln eounéquence des difficultés que les autorités militaires ont eues aves le ci-devaut conseil de ville, à l'uccasiou d'une rixe dans le faubourg Saint-Jean.tr Ou nous dit qu\u2019un jeune homme du nen de Bas con, du faubourg Baint-Roch, ext dangereusement malade de blessures qui lui auraient été faites aveu un instrument tranchant, dans une attaque noctur« ne, le même soir que Belleau a été nesassiné, D'aus zes personnes ont été attaquées le.même soir dane une des rues les plus passantes, au centre de la ville, : nt On se flattait que los suites futales de Passaut com mis contre l\u2019infurtuné Belleau, jeteraient l\u2019épous vante parmi les vagabonds nooturpus, au point de donner quelques nuits de relâche À la cité ; point du tout, nous apprenons que la nuit dernière encore un des messieurs vicaires de la cure, nynut été appelé dans le faubourg St.Juan, auprès d\u2019un malade, à été attaqué à In porte Saint-Jean.Cependant les mais faiteurs, l'ayant reconnu pour un prêtre, l\u2019ont Inisgd passer sain et sauf.\u2014( Canadien.) P.S.\u2014 Après que cet artiole emprunté au Cangs dien eut été composé, nous avons été informés de bonne part que le rapport était inexact, qu\u2019ancun de MM.les vicaires n\u2019uvait été attaqué comme il y est it, Le Cunadien cite la phrage suivante d\u2019un écrit qui lui est-adressé : \u201c Dimanche au soir, trois individus attaquèrent M.Robitaille, ferblantier, sous ln porte Saint-Jean, Comme il en reconnut un, il eut la chance de au rendre chez lui sins aucun accident.\u201d Le journal ajoute : \u201c M, Robitaille, qui a reconnu nn des malfaiteurs qui l\u2019ont attaqué, a-t-il été déposer de ce fait impor« tant devant un neagistrat ?S'il ne l'a pas fuit, il est de son devoir de le faire sur le champ.\u201d Une députation composée de personnes en faveur de l'amélioration du marché de la Basse-ville par l'achat de l'éstise de Notre-Dame, s\u2019est ronduo avant-hier auprès de Mgr.l'évêque de Québec.8, G.a témoigné qu\u2019elle n\u2019aurait aucune objection à dontier son consentement à la démolition de l\u2019église, pourvu qu\u2019on s\u2019arrangeÂt à cet effat avec la fabrique de Québec, qui en est propriétaire, et qu\u2019il fât euteudu qu\u2019on bâtirait une église convenable dang un autre endroit, \u2014| Les journaux signalent les mutations suivantes parmi le clergé catholique du diocèse de Montréal : M.Eusébe Durocher, curé de Saint-Valentin, passe à ln cure de Saint-Athannse.M.Clément Aubry, curé de Saint-Athannse, entre au collége de Saint-Hyacinthe en qualité de profess seur de philosophie.M.Brassard, curé de Sniñte Elizabeth, entre au collée de Nicolet en qualité d'économe.M.L.Brassard, curé de l\u2019Isle do la Madelaine, passe à ln cure de Sainte-Elizabeth.M.Pepin, curé du Sault-au-Récollet, passe à A cure de Saint-Roch.M.Plinguet, vicaire de Longucil, passe à la cure du Sault-au-Récollet.M, Ginquet, vicaire de Boucherville, passe à la cure de Saint-Valentin, Jp Le propriétaire de la Minerve est sorti de lu prison de Montréal dans la nuit de dimanche à lundi dernier, à minuit, la periode de sa détoution étant expirée.Voici qui est sérieux.Le journaliste officiel de la Nouvelle-Orléaus appelle à son secours le général Jackson et toutes les \u201c autorités\u201d de la république américaine pour répondre aux arguments de la Gazette de Québec, et exhorte avec touto l\u2019éloquence d\u2019un saint Bernard \u201c les Etats du Sud\u201d principales ment, comme étant les plus menacés d\u2019invasion, à entreprendre une croisade contre la redoutable Gazette, qui vise à priver le geure humain, ©t sur, tout les bienheureux africaius, de l\u2019édification qu\u2019ilu retirent de la précieuse existençe d'un gouvernes ment-modéle, Pour exciter son courage ct celui de \u201caos cons frères des Etats du Sud,\u201d il envoie à la Guzette uno bordée d'injures et d\u2019anathèmes, et malgré sa répus grnance personnelle pour \u201c le code pénal de Lynch,\" il se vante d\u2019avoir lui-même rempli l'office de bours reau en fesant de \u201c\u201c la misérable feuille\u201d un culo-das fé en forme, ou lui fesant faire nn acte de fvi sur les heautés dy républicanisme américain, comme jadis l\u2019inquisition d'Espagne, ce dit-on, en fesait faire aux hérétiques, sur un bucher, Il la méprise comme une petite feuille insignifiante qu\u2019il ne lit pas d\u2019habitude, mais qu\u2019il envoie le plus sonvent anx ais mables fruitières de la Nouvelle-Orléans, ete.ete, On l\u2019aurait peut-être cru s\u2019il n\u2019eût pas montré tant de colère et d\u2019emportement, Il est vrai que la Gazette de Québec ne contient pas habituellement quinze à vingt colonnes serrées d\u2019avertissoments bien payés, la plupart relatifs à des esclaves en fuite ou mis en vente, le plas souvent par autorité des tribunaux républicains ; elle n\u2019a pas non plus le talent d\u2019écrire des colonnes entières sur un sujet,en commençant ou finissant par avertir ses lecteurs qu\u2019elle n\u2019y entend pas grand\u2019chose.Mais en fait de matières réellement instructives et d\u2019un intérdt général, ello ne croit pas le céder à l\u2019Abcille de la Nouvelle- Orléans.Quel est la crime de la Gazette, ou comment a-ts elle mérité l'honneur d\u2019être traitée comme une puis sance ?' Ce u\u2019eut pas elle, c'est le peuple des Etats-Unis.qui a solennellement proclamé et qui proclame tous les ans comme par dérision, devant les millions d'esa- claves qu\u2019il tient dans les chaînes, que tous leg hommes naissent égaux et libres, et que l\u2019inautreos tion coutre un pouvoir oppressif est non seulement un droit, mais un devoir.Ce n\u2019est pas elle, c\u2019est l\u2019Abcille de la Nouvelles Orléans, qui chante en prose et en vers la liberté et égalité.) La Gazette n\u2019a fait que mettre ces principes en regard des faits, pour en montrer la contradictiqn, Cons principes dans la bouche du peuple des Etats.Unis et de l\u2019Abeille de la Nouvelle Orléans sont des \u201c vérités évidentes par ellessmômes,\u201d mais dans celle: de la Gazette de Québec ce sont 3 Le \u201c Des principes qui semblent être vomis par tout ce que les Etats-Unis peuvent compter d'eunemig d de sa puissance et de #3 prospérité, pour allumer armi nous l'incendie de la révoite, et donner cours toutes ces scènes d'horreur dont l\u2019histoire de la révolution de Saint-Domingue est l\u2019affreux tableau.« Vraiment, quand nous réfléchissons aux me- aures de prudence et d'énergie qui ont été employées par les Etats du Sud, d\u2019un commun accord, pour empêcher la circulation sur leurs territoires respectifs de tous ces pamplets abolitionistes, fruits clandestins des missionnaires de Ia Grande-Bretagne, nous sommes réellement surpris que, jusqu\u2019à présent, on n\u2019ait pas songé à examiner avec la plus sorupuleuse attention les feuilles qui nous viennent | da Canada.Bien que nous n\u2019eussions jamais remarqué dans leurs colonnes rien qui tendit à compromettre la paix et le bonheur des Etats-Unis, cependant l\u2019échantillon que vient de nous donner la Gazette de Québec est plus que suffisant pour faire ouvrir les yeux à nos autorités publiques et les engager à surveiller les démarches d\u2019un pays, qui nous touche de si près et qui renferme peut-être dans son sein nos plus grands ennemis politiques.Nous dirons plus : la feuille dont nous parlons devrait être repoussée avec horreur par tout ce qu\u2019il y a de bons citoyens dans notre pays ; il devrait môma être défendu qu'elle passat la frontière et qu\u2019elle circulât librement par l'organe de nos bureaux de poste.\u201c Quand à nous, quoique nous soyons l\u2019ennemi le plus prononcé du code pénal de Lynch, nous avons cru devoir faire un acte de justice personnelle envers la misérable feuille à laquelle nous avons fait allusion.Un bon auto-da-fé, nous a vengé d\u2019olle complètement.\u201c Nous avons allumé de nos propres mains le bu- cher qui devait la réduire en cendre, ot après avoir consommé la sacrifice, nous avons impitoyablement rayé de nos livres de correspondance le nom de la GAZETTE DE QUEBEC.Nous espérons que tous nos confrères des Etats du Sud suivront promptement notre exemple et qu\u2019ils repousseront avec horreur un journal, dont le but exclusif, comme organe de la secte des abolitionistes anglais, est de ruiner notre pays en le plongeant dans toutes les horreurs d\u2019une révolution d'esclaves.« Nous ne saurions terminer cet article sans faire une remarque qui nous semble frappante sur le ma- chiavelisme de la Gazette de Québec.Cette feuille qui prêche avec tant d\u2019impudence l\u2019affranchissement des esclaves et l'égalité des droits civils et politiques entre eux et leurs maîtres, est, elle-même, l\u2019avocat le plus dévoué de l'aristocratie anglaise dans le Canada : ettandis que les libéraux de ce pays font les plus grands effurts pour se soustraire au vasselage que leur impose la mère-patrie, elle, au contraire, combat de toutes ses forces pour renverser ces priu- cipes d'indépendance et de souveraineté nationale qui seuls peuvent faire des Canadiens un peuple tel que le demande l'esprit des institutions et les lumières du siècle.\u201d J Nous trouvons dans le mème numéro de l\u2019 Abeille l\u2019article suivant : LOI DE LYNCII CRUELLEMENT MISE A EXECUTION.\u201c Le Journal of Ielena ( Arkansas ), nous apprend que dernièrement à Columbia, comté de Chicot, un homme du nom de Bunch fut pris et pendu par les habitants de cette ville.C\u2019était pendant les élections, et voici à quoi on attribue cet acte de rigueur et de cruauté.Bunch se présenta aux polls pour voter, mais les juges lui refusèrent ce droit en alléguant qu\u2019il était homme de couleur.Ce refus donna de I'ombrage à Bunch qui en vint à des mesures de violence.Pendant le tumulte, le docteur Webb, citoyeu très-respectable, reçut plusieurs coups de poignard, et les blessures furent jugées mortelles.Cette conduite de Bunch exaspéra tellement le peuple qu\u2019on arrêta le meurtrier et on le pendit sur le champ.Cette vogue populaire qu\u2019obtient le code anti-social du gouverneur de l\u2019état du Mississippi nous fait appréhender les plus grands dangers pour la prospérité future des Etats-Unis; et si le congrès-général, si les législateurs d\u2019état n\u2019y mettent ordre par des mesures promptes et évergi- ques, il faudra renoncer pour toujours à l\u2019idée d\u2019avoir aucune justice parmi nous, si ce n\u2019est celle que veut le peuple dans ses accès de rage frénétique ; justice qui ne demande que du sang; qui ne rève que potence, victimes, meurtres, carnage, ruines et dévastation.Il est temps, le répêtons nous et plus que temps d'arrêter ce torrent furieux qui me- uace de sapper jusque dans ses fondements l\u2019édifice sur lequel reposent nos garanties civiles et politiques, le bon ordre, 'équité, et le respect que tout citoyen doit aux lois de son pays.\u201d Et l\u2019.#beille (dans sa partie anglaise) dit que le peuple des Etats-Unis est le seul peuple civilisé du Nouveau-Monde, à l\u2019exception des Texiens, qu\u2019elle- même a représenté comme des pirates! L'Abeille est par excellence le journal des contradictions, Un correspondant sous la signature de A.L.nous fait part des détails suivants : \u201c A 7 heures hier au soir, deux cents personnes ou environ se sont nssemblées à la maison d\u2019école de M.Racine, faubourg Saint-Roch, aux fins d'aviser sur les moyens & prendre pour établir une patrouille de nuit dans ce faubourg.M.Bigaonette fut appelé à la présidence et M.le docteur Rousseau prié d'agir comme secrétaire.Le président, après avoir fait connaître le but de l\u2019assemblée, dit quelque chose comme son opinion, et pria ceux de ces messieurs qui auraient quelque chose de meilleur à offrir sur les vues d\u2019expédience qu\u2019ils pourraient entretenir, d\u2019en faire part à l\u2019assemblée sans aucune répugnance, Dar les observations que firent quelques messieurs on vit qu\u2019ils ne différaient que sur le mode à suivre, et qu\u2019on était nnanime quant À la nécessité d\u2019en vevirau but proposé, celui d'établir the patrouille.Ou passa trois résolutions à cet effet ; l\u2019une desquelles invite les habitants à s'inscrire sur la liste des volontaires, et charge plusieurs per- sonues dans chaque rue de prendre leurs noms.A neuf heures et quelques minutes l'assemblée se sépara, grand nombre étant résolu de se mettre à l\u2019œuvre dès ce soir et de se rencontrer au même endroit.Pour rendre légale cette partie de leurs procédés, il fut entendu qu'un magistrat se joindrait À ceux des volontaires qui voudraient faire patrouille et qu\u2019ils seraient assermentés comme coustables spéciaux.\u201d On nous écrit de Nicolet : \u201c Permeitez que je signale quelques erreurs de détail que des personnes à demi informées ont insinuées dans l\u2019extrait de l\u2019Ami du Peuple, concernant un échange d\u2019orgues entre la fabrique de Montréal et celle de Nicolet.\u201c Un orgue fut importé ce printemps à Québec par une personne d\u2019un nom suisse, quoiquielle puisse ne pas être d\u2019extraction suisse.Ce particulier a bien dit, que cet orgue avait été fait à Londres pour 1,1002,, sans dire qu\u2019il l\u2019eût payé ce prix ; et certes il n\u2019est guères probable qu'il eût laissé au prix de 400/.un effet qui lui en aurait coûté 1,100, Ce prix de 400/.est le même qu\u2019il avait fait aux syndios de l\u2019église de Saint-Patrice, lesquels l\u2019auraient acheté, s'ils n\u2019en eussent point attendu un autre de Londres.Cent trente-six lonis out été déposés entre les mains du collecteur de la douane, tant pour le droit provincial de 2} que pour le droit étranger de 30 pour 100, si toutefuis ce dernier est exigé des commissaires à Londres, auxquels il en a été référé par le collecteur.L\u2019acquéreur du dit orgue se trouvant À Montréal, où il était allé pour engager un facteur capable de monter cet instrument dans l\u2019église de Nicolet, avec lequel il était déjà convenu de prix, n'eut pas beroin d'offrir un échange que les messieurs de Montréal souhaitaient encore plus que lui ; mais il écouta volontiers les raisons que lui fosaient valoir des artistes et des connaisseurs sur les avantages réciproques qu\u2019en retireraient les deux paroisses Il n\u2019est pas correct de dire que la fabrique de Nicolet se soit engagée à faire transporter son orgue, encore moins le monter : ila été livré au Port-Saint-François aux commissionnaires de Montréal, comme celui de cette paroisse sera livré au port de la dite ville pour être transporté de là à Nicolet par la personne qui sera députée par la fabrique du dit lieu.La garantie stipulée en faveur de la fabrique de Montréal n\u2019est pas autre que celle du vendeur dans l\u2019acte de vente envers le premier acquéreur.Les autres incorrections ne valent pas la peine d'être relevées.\u201c Quoique ces détails n\u2019intéressent pas le public et eussent dû être passés sous silence, si le premier état de l\u2019affaire n'avait pas été rendu public, il peut être à propos d'en redresser l\u2019inexactitude pour la satisfaction des personnes qui y sont concernées.\u201d MARIE\u201d.A St- Antoine de Tilly, le 11 du courant, par le révérend messire l'otvin, curé de Ste-Croix, M.C.-F Dionne.négociant de cette ville, À demoiselle À -H.Noël, fille de J.-Bte.Noë!, éenyer, seigneur du lieu.DECE'S.Mercredi dernier, après une longue maladie, dame Jo- sephte Chandenais, épouse de M.Martin Débiguré, âgée de 70 ans, FL N MEURTRE ayant été commmis la nuit dernière près da la porte St-Jean en cette cité, et v avant lieu de croire que quelques-uns des auteurs de cet attentat
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.