The Quebec gazette = La gazette de Québec, 28 juin 1838, jeudi 28 juin 1838
[" 8 Lat iy ed SR BA ; pes = x due _ EL, No.5265.] , NOUVELLES DIVERSES.Londres, 24 mai.\u2014Ce matin de boone houre, la foule se pressait sur la place des chantiers à Lime- house, pour voir lancer le magnifique bâtiment à vapeur la Reine d'Angleterre, (British Queen.) Ce géaut des steamers, ayant ses mits chargés de drapeaux, de bannières et de banderolles, entra majestueusement dans la Tamise au milieu des acclamations de la foule et au bruit du canos, Après que le uavire eut été amarré le long du quai, les musiciens qui se trouvaient À bord exécutèrent le Cod save the Queen.La Reine de Angleterre est le plus grand bâtiment à vapeur que ait jamais été construit.Il sera à New-York dans le courant d\u2019août prochain.Ce navire a 275 pieds de longueur de la poupe à ln proue ; la longueur du pont supérieur est de 245 pieds et celle do la quille est de 223, La largeur du milieu est de G4 pieds.Son tonnage est de 1,863 et la force de sa machino égale celle de 500 chevaux.Le diamètre des cylindres est et 73 pouces et demi.La Reine d\u2019 Angleterre est sans douts le va.vire le plus long qui existe actuellement : il oxuède do 35 pieds ia lougueur dès plus forts vaisseaux de ia marine 1cyale d\u2019 Angleterre.\u2014Une émeute qui pouvait avoir les plus sérieuses conséquences vient d\u2019éclater à la Tour de Londres, voici dans quelles circonstances.Depuis des siècles il est d'usage que le jour anniversaire de la naissance du souverain le lord grand conuétable de la tour de Londres fasse présent, en l\u2019honneur de cette fête, aux habitants des environs de lu tour, d\u2019un tonneau de bonne bière et de quelques fagots avec un baril de goudron pour faire un feu de réjouissance.De temps immémorial, cette cérémonie a lieu.À 7 heures, un détachemeut de la garde, sorti par la porte occideutale, apporta les fagots et le baril de goudron.On y mit le feu sur Tower- bill, à la gravde satisfaction des curieux accourus pour assister à ce spectacle.C\u2019était maintenant le tour de la bonne bière : les soldats parurent bientôt apportant le tonneau désiré ; mais à peine sortis de la tour, les soldats rentrèrent dans la cour et fermant les portes sur eux, ils se mirent à se partager la bière.La plaisanterie parut un peu forte à la foule, qui réclama sa part de cette boisson ; les soldats se con- zentèrent de répondre par des cris de joie à ces réclamations.Les portes furent aussitôt assiégées et elles cédèrent à la violence externe de la populace, qui se ruait contre elles.La foule, ayant pénétré dhns la cour, voulut s\u2019emparer du tonneau, wais les soldats repoussèrent l\u2019attaque, secondés par les artilleurs, qui tengient à la main les Litons avec lesquels ils fout l\u2019exercice ; ils chassèrent le peuple de la cour et le poursuivirent jusque sur Towerhill.Mais A co moment la populace recut uu reufort d\u2019ouvriers terrassiers qui se mirent à fuire pleuvoir des pierres et des briques sur les soldats.Ceux-ci opérèrent lu \u2018retraite en bon ordre, emportant plusieurs camarades grièvement blessés par les projectiles.; Les seutinelles avaient été forcés de sa replier.Les portes intérieures furent fermées et la garde fut doublée : plus de trois cents personues étaient rassemblées dans ia tour; la feule v'ocoupzit à'uriser les réverbères, les vitres des fenêtres du gouverneur et à démolir et incendier les guérites des factionnaires.À neuf beures, l\u2019affaire prenait la tournure la plus sérieuse, lorsque les autorités de la tour firent prévenir la police, qui se pressa d'envoyer sur Jes lieux un fort détachement.Le tumulte fut apaisé par leur présence ; mais la place ne put être évacuée que tard.On compte seize hommes du peuple et soldats grièvement blessés.Pendant l\u2019émeute un bateau a été brûlé par la populace, qui a dépavé une partie de la chaussée.( Globe.) \u2014Les obsèques de M.le prince de Talleyrand ont eu lieu le 22 mai, à 10 heures du matin ; des députations de l\u2019Institut et des autres sociétés savantes dont le défunt avait fait partie, des pairs, des députés, presque tous les ambassadeurs, les membres du corps diplomatique, se sont réunis dans Phôtel Talleyrand, rue Saint-Florentin.Le public n\u2019a pas été admis autour du catafalque qui avait été dressé dans l\u2019intérieur.Des détachements de cavalerie occupaient les rues voisines ct prévenaient l\u2019encombrement des voitures.A onze heures le cortére s\u2019est mis en marche, Le convoi a suivi la rue St.Florentin et la rue St- Honoré jusqu\u2019à l\u2019Assomption.Un détachement de hussars était en tête.Venait ensuite la garde municipale, puis les;sapeurs du 16e régiment, suivis de la musique qui faisait entendre des airs lugubres, les tambours étaient drapés de voir.Un détachement du 7e régiment d'infanterie précédait le corbillard, trainé par six chevaux noirs,richement caparaçonnés, en deuil.; Le poêle était porté par le maréchal Soult, le baron Pasquier, le comte Molé, le ducde Broglie, le prince de Poix, le général Athalin, le général Baudrand et M.Mignet, secrétaire perpétuel de l\u2019Académie des sciences morales et politiques.Le dueil était conduit par MM.le duc de Périgord, le duc de Valençay et le duc de Montmorency.Duns la foule qui marchait derrière le chag funé- bre on voyait M, de Montalivet, M.de Salvandy et plusieurs aides-de-camp du château.Après eux s\u2019avançaient la députation de l\u2019Institut, les pairs, les ministres, les députés, les ambassadeures, eto.La livrée de Louis-Philippe venait ensuite, puis an détachement de 1Ge de ligne.La voiture du défunt et celle de la duchesse de Dino étaient suivies de 10 sarrosses de dueil.On vorait ensuite 7 voitures appartenant à Louis-Philippe et 30 autres voitures environ appartenant à des particuliers.Des détachements de la garde municipale à pied et à cheval fermaient la marche.; Le cortége est arrivé vers onze heures et demie dans l\u2019église de l\u2019Assomption, et le service funèbre y a été célébré aussitôt., Une simple messe Lasse (un autre service funèbre devant avoir lieu plus tard) a été célébrée.Re que Diou (rien que Dieu) !\u2014Cette devise des Périgord se lisait dans l\u2019église sur une banderolle argent, au-dessous de la couronne de priuce de M.de Talleyrand.Au dessous de Pécusson on ne voyait que deux ordres, la grand\u2019croix de In Légion-d'ilonneur et la Toison-d'Ôr.Lan plaque du Saint-Esprit avait été mise en oubli ; c'était cependant l\u2019ordre que le grand chambollan préférait À tous les autres.A quatre heures de l\u2019après-midi, toutes les pompes de In mort, toutes les magnificences du cercueil étaient emportées de l\u2019église.La châsse de plomb et celui qu\u2019elle enferme étaient descendus dans le cavean, et de tant do bruit, de taut do splendeur il no restait près des autels que ces mots : RE QUE DIOU! \u2014La petite-nièce de M.le prince de Talleyrand, fille de M.le baron de Talleyrand, à été confirmée le même jour au Sacré-Cœur par Mgr.l\u2019archevêque de Paris.\u2014M, de Talleyrand laisse, dit-on, de huit à dix millions À ses héritiers.On ajoute que dans un eodicile récent, M.de Talleyrand a changé diverses dispositions de son testament, et est entré dans des explications remarquables sur les motifs de plusieurs actes de sa vie politique, en y comprenant les rétractations signées par lui le jour même de sa mort, et envoyées au pape, suivant les intentions formelles du mourant.\u2014M.Mignet, en sa qualité de secrétaire perpétuel de l\u2019Académie des Sciences morales et politiques, sera chargé de prouoncer l'éloge funèbre de M.le prince de Talleyrand.On aunonce que M.de Talleyrand a laissé ses Mémoires, qui ne pourront être publiés qu\u2019après la mort de trois personnes dont on ne cite point les noms.\u2014( Constitutionnel.) \u2014 L'acteur Potier est mort le 20 mai, dans sa maison de campagne de Fontenay-sous-Bois, près de Vincennes.Il était âré de 64 ans.\u2014 L'esprit qui préside à la distribution des emplois frappe tous les yeux à ce poict qu\u2019il y a pou de jours, à Valenciennes, un juge (M.Boulanger) remplissant pour un instant les fonctions du ministère public, pour l\u2019installation d\u2019un nouveau proeu- reur du roi et de son substitut, a commenéé en ces termes son réquisitoire : « Dans des temps come les nôtres, où le népotisme, la faveur et les affections politiques ont tant de part dans les largesses du pouvoir, il est consolant d\u2019avoir parfois à s\u2019occuper de nominations qui ne sont dues ni à l\u2019une, ni à l\u2019autre de ces causes.\u201d \u2014On écrit de Toulon, à la date du 23 mai : \u201c Le bateau à vapeur le Fulton est arrivé venant d'Alger, d\u2019où il est parti le 19 avec la correspondance et des passagers civils et militaires.\u201c Nous avons appris par ce bâtiment que M.le maréchal Valée se trouve assez sérieusement malade pour avoir demandé sa rentrée en France et son remplacement immédiat.; Il paraît que, conformément aux instructions apportées par le Crocodile, M.le maréchal Valée envoya à Abd-el-Kader une sommation pour qu\u2019il eût à faire rentrer l\u2019armée qu\u2019il avait envoyée dans la province de Coustantine, sans quoi ou allait l\u2019atta- uer.we La famille d\u2019Abd-el-Kader a quitté Mascara pour se rendre à Médeah.Elle emporte ses effets.\u201d Estella,.11 mai -au soir.\u2014Quelques bataillons ayant fait éclater leur mécontentement au sujet de In solde qui ne leur a pas été exactement payée depuis plusieurs mois, le roi à ordonné de les réunir dans la plaine de Dicastillo.Ce matin, S M.est partie d\u2019ici accompagnée de S.A.R.l\u2019infant don Sébastien ; elle s\u2019est rendue à Dicastillo pour pas- sar ces bataillons en revue.Le roi ayant fait former un carré, s\u2019avança au milieu et adressa à la troupe un discours d\u2019une voix ferme et résolue.S.M.rappela les devoirs du soldat, dit combien il état dangereux de voir ainsi manquer à la discipline.À peine ce discours tout paternel était-il achevé que les soldats, vivement émus, firent entendre les cirs de Vive Charles V! Vive le roi! Vive notre pè re !\u2014Le carré ayant été rompu, les- troupes défilèrent en colonne serrée par division devant S.Met firent éclater de nouveau le plus vif enthousiasme.( Dans l\u2019après-midi le roi revint ici.Déjà toute notre population et celle des environs s\u2019était portée au devant de S.M., qui rentra en ville au milieu d\u2019une foule immense faisant éclater toutes les sympathies ponr notre souverain : c'était du délire.Lorsque quelques bataillons ont fait éclater quelques sujets de mécontentement, ç\u2019a toujours été en protestant de leur amour etde leur fidélité à la personne de S.M.Le 9 les carlistes se sout emparés du fort de Nanclares : ils y ont trouvé 32 mille cartouches, 51 barils de biscuits.La garnison a été faite prisonnière de guerre.A la même date, la garnison de Lumbier a fait une sortie.Battue par le 7e de Navarre, elle a été foulée dans la place, en faisant éprouver à l'ennemi une perte de 100 hommes.( Correspondance de la Gazette de France.) Jusqu'à ce jour, les grands généraux de la reine Christine s\u2019étaient montrés quelque peu chiches de victoires.Les résultats définitifs de leurs bulletins homériques étaient toujours assez mesquins.Ci et là quelque prisonnier, quelque pauvre diable tué par hasard dans une escarmouche imprévue, quelque mulet changeant de maître, tels étaient les grands faits d\u2019armes de cette guerre de géants.Et puis tout rentrait dans l\u2019ordre.Les ennemis reprenaient leurs cantonnements respectifs et s\u2019observaient de loin d\u2019un œil menaçant.Mais tout à coup la scène change: voici que la guerre prend une allure terrible ; les armées se heurtent, des batailles, de vraies batailles se livreut, des divisions entières sont anéanties.Et cela sans trève ni repos.Ici Espartero écrase Negri; d\u2019un corps d\u2019armée de 5,000 hommes, 60 hommes seulement doivent leur salut à la vitesse de leurs chevaux, et se sauvent, on ne sait où, laissant sur le terrain canons, caissons, artillerie, bagages, équipages, etc.) Plus loin, c\u2019est Pardinas qui, après avoit poursuivi vainement Basilio pendant des-mois entiers, dans un réduit rencontrant les carlistes, les occit sans qu\u2019il en échappe un seul.C\u2019est à éclipser la campagne d\u2019Italie.En Catalogne, même phénomène : lés carlistes ont disparu ; ils se sont évanouis comme une fumée légère devant le baron de Meer, autrefois moins terrible.Aujourd\u2019hui sa seule présence les glace d\u2019épouvante, et ils prennent la fuite aux éclats de sa grande voix, comme autrefois les Troyens devant la triple clameur d\u2019Achille.ais les succès du gouvernement de Christine ne se bornent point à de simples victoires qui, bien que décisives, au dire de ses amis, ne lui suffisent pourtant pas.De toutes parts, ses ennemis renoncent à l\u2019espoir de sa chute, et, comme les partis qui perdent l\u2019espérance, se laissent absorber par lui.Tous ceux qui voulaient le renverser viennent à résipiscence et se rangent sous ses drapeaux ; la miuorité des cortès est devenue un fantôme, aussi bien que la démocratie.Ce n'ost png tout encore.Don Carlos est déci- | dément perdu ; ses partisans l\u2019abandonnent, et il ne i lui reste plus qu\u2019à prendre conseil de sou désespoir.{« Suivant les rapports de divers points de la fron- | tière reçus aujourd\u2019hui, dit la dépêche télégraphi- | qub quo nous avons publiée co matin, une grande | défection a eu lieu parmi les bandes carlistes.A la suite do graves désordres, don Carlos ayant quitté Estella s\u2019est dirigé sur Onate.\u201d C\u2019est à merveille ! et dans le transport d'un suc- * cès si éclatant et si imprévu, la reine Christine et les siens n\u2019ont plus qu\u2019à s'écrier: \u2018 Montous au Capitole !\u201d Qu'ils ne se hâtent pas trop, cependant, car ils i JEUDI, 28 JUIN 1838.pourraient bien être forcés de s':rêter à mi-côte.On commence & dire, en effet, que Negri et Basilio pourraient n\u2019être pas tout à fait quesi morts que le proclament les bulletins ; il pourrait bien se faire que le manteau de la minorité démsuratique des cor- ; rien moins que fondé.\u2018 céder, a déclaré catégoriquement qu\u2019il ne transige- tès reprit couleur et que la démou atio vint à passer de l\u2019état de pure imagination à galui d\u2019une saisis- ; sante réalité; il pourrait Lien se faire encore que les défections qui se prononcent «ontre don Carlos se prônonçassent également et aveo plus d'énergie contre l\u2019innocente Isabelle ; car, àwrai dire, entre la cawarilla d'Estella et celle de Madrid ou peut choisir autre chose.Cela étant, que devient l'habileté des coupeurs de Bourse d\u2019en deçà et d\u2019au delà des Pyrénées ?Ils ont voulu, à l\u2019aide d\u2019iugésieux mensonges, faire passer les coupons du nouvel emprunt ; ils ont voulu éblouir de leurs préte-dues victoires les bikia qui prêtent leur argent au premier faiseur, porteur d'une royale signature, fit-elie an peu véreuse.Ils ne réussiront pas.aaura d\u2019une manière positive avsat-qu'il soit longtemps, que les fabufenses victoir, ss d\u2019 Esparwero et de Pardinas sont bien réellement fabuleuses, et que les morts so portent bien; lorsqu'on saura que le mécontentement public acquiert tous les jours un nouveau degré d\u2019exaltation ; .lorsqu\u2019en saura toutes ces choses, qui sont exactes, et qu'il ne sera plus permis de s\u2019aveugler, alors les prPteurs d\u2019argent reprendront leurs défiances salntaïtes; ils penseront qu\u2019il y aurait folie à jeter leur épargne daus le gouffre béant de la dette espagnol, et ils refuseront prudemment de se prêter à une \u2018ransaction désastreuse., On n\u2019a pu leur donner le change sur la véritable situation fivanciére du gouvernement espagnol; on veut aujourd\u2019hui les aveugler suvla situation politique.Vaine tentative ! nous ,ne sommes plus, grâce à Dieu, dans un siècle où lion puisse tenir in- définitivement la lumière sous ledboisseau.Et s\u2019il est encore des faits sur lesquels la presse ne puisse pas-porter librement ses investigations, il en est d\u2019autres qu\u2019elle peut juger à fond, at révéler complé- tement.Le dédhle des finances éfyagnoles est de ce uombre.\u2014(Le Bon Sens.) 2 \u2014 A qui sera confiée l\u2019opératiof du siége de Ven- loo?Sera-ceà la Hollande elle-miême ?Ce serait une humiliation de plus pour ley.Belges qui n\u2019ont pas fait le siége d\u2019Anvers.Dès lors, chargera-t-on la Prusse de remettre Venloo à la Hollande comme la France a remis Anvers à la Begique ?Quoi qu\u2019il en soit, trois armées vont se trouver comme en présence, contenues dæf:s un petit espace, presque sous la fumée du canon ;{ et au centre, comme pour servir de pivot à leurs d{vers mouvements.sera placée l\u2019armée Belge ; qu\u2019enifera-t-on, et que fera-t-elle ?\u2014( Commerce.) Es Bruxelles, 21 mai.\u2014le sénat a présenté hier au roi des Belges son adresse relative ad traité des vingt- quatre articles et an maintien de*'intégrité du tér- ritoire.Voici la réponse que Lé pold faite : \u201c Messieurs, \u201c Les sentiments et les vœux exprimés par le sénat \u201c sont aussi les miens.J'ai déjà eu occasion de le déclarer, tous les habitants dugays ont acquis des * droîts à ma plus active sollicitude.\u201cTl est vrai, Messieurs, que les circonstances m\u2019ont \u201c mis à même de rendre de grands services à la paix ** européenne ; je désire et je demande qu\u2019il m\u2019en \u201csoit tenu compte dans l'intérêt de la Belgique.\u201d Munich, 16 mai.\u2014M.de Rudhart est mort le 11 courant à Trieste ; il était né en 1790, & Weissmain, dans la Frauconie Supérieure.L'Allemagne fait en lui une grande perte ; car il était généralement regardé comme un homme doué de grands talents diplomatiques et de vastes connaissances politiques.(Gazette d\u2019Augsbourg du 18 mai.) \u2014La princesse de Capoue est accouchée d\u2019une fille, dans ses appartements de l\u2019hôtel de Mivart.\u2014 La petite princesse recevra, lors de son baptème, le nom de Pénélope.\u2014Le sénat belge a voté le 16, sur la proposition de M.le comte d\u2019Ansembourg, l'adresse suivante au roi Léopold : \u201c Sire, > \u201c La prochaine reprise des négocintions.près de la conférence de Londres nous'dutine l\u2019espoir fondé de voir enfin conclure cette paix gi nécessaire à l\u2019intérêt général de l\u2019Europe, Le sénat croirait manquer à un de ses premiers devoirs, si dans cette grave circonstance, il ne se rendait auprès de Votre Majesté l\u2019interprète du vœu généraldu pays.Ce vœu, Sire, c\u2019est que la marche des négociations permette de nous conserver les provinces de Luxembourg et du Limbourg, dont tous les intérêts sont, depuis des siècles, confondus avec les nôtres, et ne peuvent en être détachés sans un froise- ment dangereux.\u201c La sagesse des hautes puissances qui, depuis les événements de 1830, ont fait tant de nobles pour la paix de l\u2019Europe, ne leur permettra point de méconnaître que, dans l\u2019intérêt même de cette paix, il est désirable que ces populations puissent continuer de vivre sous des institutions qu\u2019elles ont choisies avec nous, et sous lesquelles depuis 7 aus elles sont calmes et heureuses.prix de sh constainte sollicitude et les services qu\u2019el- e a rendus au maintien de la paix- européenne obtiendra la conservation de l\u2019intégrité du territoire belge.\u201d La commission chargée par le sénat de la rédaction du projet d\u2019adresse au roi était composée de M.le baron de Stassart, président, et de MM.Thorn, Dumon-Dumonier, de Haussy et le comte de Baillet.\u2014Un événement grave, redouté depuis longtemps à Bruxelles, et amené par la mauvaise situation \u2018des finances de la ville, préoccupe très vivement les esprits dans la capitals du royaume de Belgique : c\u2019est la démission en masse du conseil communal de Bruxelles.\u2014 On écrit de Lucerne, 14 mai : \u201c Par suite des troubles qui out signalé la dernière landsgemeinde du canton de Schwytz, et qui paraissent même se perpétuer dans ce pays, le vorort à jugé son intervention nécessaire pour rétablir l\u2019ordre légal et empêcher le renouvellement de pareils attentats.Il a en conséquenee-wommé deux commissaires fédéraux, et leur à donné les instructions suivantes : - \u201c Les commissaires fédéraux auront à examiner l'état moral et les dispositions du canion do Schwytz ; ils devront en approfondir les causes, veiller au maintien de la tranquillité publique, faire respecter les droits et les intérêts du cantnn de Schwytz et de la confédération, afin qu\u2019un ordrè de choses constitutionnel soit rétabli.La constitution et le gouvernement du canton do Schwytz étant renversés, les commissaires s\u2019adresseront directement au peuple du canton de Schwytz \u2014-On écrit de Pesen, le 2 mai : \u201c Les journaux allemands se sont trompés en an- Lorsqu\u2019os saura, et on le- \u201c Le Sénat ose se flatter que Votra.Majesté, pour | | ponçant la soumission de Parchevêque de Posen.Ces feuilles ont sans doute été induites en errour par un bruit qui a couru dans notre ville immédiate- | meut après l'arrivée do M, Flotwell, mais qui n\u2019était Notre archevêque, loin de rait d'anouve manière avec le pouvoir temporel.* Le chanoine Brodziszowski n subi plusioura interrogatoires et a été mis au secret.Il sera traduit ! devant letribunal aulique sous l\u2019accusation de haute trahison et d\u2019avoir excité à la révolte les sujets po- Jonais du roi.\u201c Plus de deux cents individus, parmi lesquels se trouvent un grand nombre de paysaus et de jeunes gens, ont été mis en prison, comme soupçonnés d\u2019avoir des intentions révolutionaires.Ce qui doit paraître bien étonnant, c\u2019est que la liste des individus a été fournie par la police de Varsovie, de manière que, daus cette occasion, les autorités prussiennes en quelque sorte n\u2019ont fait qu\u2019exécuter les ordres d'une police étrangère.Toutes ces arrestations ont été faites dans des villes de district, \u201c Aucuus de ces personnes n\u2019a encore été interrogée, et l\u2019on a répondu à celles d'entre elles qui ont demandé le motif de leur arrestation, que le gouvernement les fait mettre en prison par précaution et pour les isoler de leurs concitoyens, afin de les empêcher ainsi de se mêler des affaires politiques, et leur éviter les désagréments et les poursuites judiciaires qui pourraient en résulter.\u201c II est vrai que les troupes cantonnées dans le grand-duché de Posen ont été angmentées de 25,000 hommes, tous Allemands.Les régiments, composés en partie ou en totalité de Polonais, ont, depuis longtemps déjà, quitté notre pays pour se rendre dans les provinces rhénanes.\u201d QUEBEC: JEUDI, 28 JUIN, \u2014\u2014\u2014\u2014 La malle d'hier et celle d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019ont rien apporté de nouveau.Nous avons reçu hier après-midi, par le Saint- George, un message important du président des Etats-Unis, qu\u2019on trouvera ci-dessous.Le Cana- dian- Eagle, arrivé cette après-midi, ne nous aap- porté que le Montreal Herald d\u2019hier, qui ne donne point de nouvelles.M.le secrétaire BULLER est venu passegers à bord de l\u2019Fagle.M.le président VAN BURENa communiqué au congrès, le 20 juin, les documents demandés par la chambre des représentants au sujet des affaires de la frontière, avec un message où il est dit: \u201cOn verra que les outrages commis sur le bateau à vapeur Sir Robert Peel, sous le pavillon britannique, dans les eaux des Etats-Unis, et sur le bateau à vapeur le Zélégraphe, sous le pavillon américain à Brockville dans le Haut-Canada, n\u2019ont été suivis d\u2019aucune demande de réparation par l\u2019un ou l\u2019autre gouvernement, Ces actes ont été jusqu\u2019à présent traités de part et d\u2019autre comme des crimes commis dans le ressort de tribunaux compétents pour connaître des faits et punir les coupables.Des investigations ont été faites, quel- individus inculpés ont été arrétés, et il a été commencé des poursuites dont le résultat ne saurait être douteux.\u201cL\u2019état d\u2019excitation qui existe sur la frontière du Canada, des denx côtés de la ligne, a été pour ce gouvernement l\u2019occasion de la plus pénible sollicitude.Tous les efforts ont été et seront faits pour empêcher lesuccès du projet qui paraît avoir été formé et qui a commencé d\u2019être exécuté par des canadiens réfugiéssur notre territoire, aidés de quelques hommes désespérés de notre propre pays, pour \u2018 entraîner la nation dans une guerre avec une puissance voisine et amie.Un tel dessein ne peut réussir tant que les deux gouvernements sauront apprécier la bonne foi et compteront sur la bonne foi l\u2019un de l'autre dans l\u2019accomplissement de leurs devoirs respectifs.\u201c Avec une ferme détermination d\u2019user de tous les moyens eu mon pouvoir pour mettre fin à ces troubles de frontière d\u2019une manière prompte et satisfaisante, j'ai les meilleures assurances d'une cordiale coopération de la part des autorités britanniques, tant de la métropole que de ses possessions dans I\u2019Amérique du nord, pour l\u2019accomplissement d\u2019un objet si sincèrement et si vivement désiré par les gouvernements et les peuples tant des Etats-Unis que de la Grande-Bretagne.\u201d 1838: Le lieutenant-colonel honorable CHARLES Grey, teveny dernièrement d\u2019une mission diplomatique à \u2018Washington, est reparti avaot-hier pour Montréal, oll se trouve son végiment, le 7le infanterie légère écossaise.Nous croyons que les bruits de l\u2019existence du choléra à Terreneuve ne sont fondés que sur l\u2019état sanitaire des îles françaises de Saint-Pierre et Mi- quelon, où uno fièvre typhoïde .très-maligne existe epuis quelques mois.Nous croyons savoir que lo major-général sir JamEs MACDONELL part samedi prochain, avec Mgr.l\u2019évêque de Kingston, pour une visits au Haut- Ca nada.On dit que par suite de l\u2019évasion de Lussier, le scherif et le concierge de la prison de Montréal ont & té ou destitués ou suspendus.It paraît certain que M.LAFONTAINE est de retour à Montréal, de son voyage d\u2019Europe, et que M.Pa- PINEAU est à Saratoga, avec sa famille, le docteur DAvIGNON et quelques autres réfugiés.Les magistrats de Montréal ont recommandé pour ce soir une illumination générale en honneur du couronnement de la Reine, qui a dû avoir lieu aujour- d'hui.Il a paru hier dans les rues de Québec des placards sans signature, invitant les citoyens À illuminer généralement : mais les dangers du feu, en l'absence des principaux chefs de famille qui doivent se trouver au grand bal donné par la comtesse de DURIIAM, Ont engagé à contremander cette manifestation de la joie publique.Nous croyons cependant que le château sera illumiué, et qu'il y aura des feux d'artifice devant le château et sur la citadelle.L'avis suivant s\u2019est trouvé ce matin placardé daus les rues.Avis PUBLIC.\u2014On donne avis par ce présent, que va qu'il pourrait résulter quelqu'accident sérieux par le feu, l'illumination générale qui a été proposée, ne doit pas avoir lieu.Par ordre do son Excellence le gouverneur général, T.A.Young, inspecteur et chef de la police.Jeudi, 28 juin 1838.es sas 1 TR Lac TE - [Tome 76.Le port da Québec présente aujourd\u2019hui un spectacle tel qu\u2019il a été douné à peu de personnes d\u2019en voir en Amérique.Les nombreux vaisseaux de guerre dans le port, avec leurs mits et leurs ma- ; nœuvres chargés d\u2019une profusion de banières, de banderoles, avec les pavillons de toutes les nations, surmontés par l\u2019étendard royal d\u2019Avgleterre à bord du vaisseau amiral, et une forêt de mâts de vaisseaux marchands, anssi décorés de pavillons, le tout dominé par la citadelle du Cap-Diamant, où flotte aussi l\u2019étendard royal, présente un coup d\u2019œil ravissant.A midi juste l\u2019intérêt du spectacle a été augmenté au-delà de toute description par le bruit de vingt-un coups de canon tirés à la fois par la citadelle et par toutes ces batteries flottantes, et suivis de trois hourras poussés par les matelots à leurs postes sur les vergues, et de l\u2019hymne national, God save the Queen, joué à bord de l\u2019amiral.Une grande revue des gardes ot autres troupes de la garnison a eu lieu dans le mêwe temps sur les plaines d\u2019Abraham.Leurs Excellences le Gouver- neur-Général, comte de Duru an, le commandant en chef des troupes, sir Jonn COLBORNE, le vice-amiral commandant la station, sir CuvRLEs Pacer, et le major-général sir James MACDONELL, commaudants des gardes, avec un nombreux et brilliant cortége d'officiers de terre et de mer s\u2019y trouvaient.La comtesse de DuUrHaM, les évêques de Kixa- STON et de SYDIME, et une foule immense de citoyens y assistaient.L'artillerie a tiré 2! coups de canon, sept à la fois, alternativement avec un feu roulant par les troupes.L'avis suivant a paru dans la Gazette Officielle : Cnareau St.Lous, Québec, 26 juin 1838.Les voitures venant pour le Bal au Château Jerpr Soir, 28 courant, de la Haute-Ville, passeront par la rue Ste-Anne en front des Bâtiments de l\u2019Ü- nion ; celles venant de la Basse-Ville se joindrout à la file dans la rue du Fort, aux Bâtiments de l\u2019Union, et toutes se rendront par la Place-d\u2019Armes à la porte du Château.De là, après avoir déposé la compagnie, elles monteront le long de la partie supérieure de la rue du Fort vers la maison de M.Hale, et se mettront en ligne avec la tête des chevaux vers le centre de la rue, les voitures acculées au trottoir ; ou si les voitures s\u2019en retournent, en revenant elles passeront par la rue Haldimand, le longdes rues du Mont-Carmel et des Grisons, jusqu\u2019à la rue Ste-Geneviève, le long de la rue Saiate- Geneviève, jusqu\u2019à celle des Carrières ou la partie supérieure de la rue du Fort, et là elles se mettront en ligne et y resteront jusqu\u2019à ce qu\u2019elles soient demandées.Les voitures viendront une à une à la porte du Château pour remmener la compagnie, lorsqu\u2019elles seront demandées, et chacune à son tour comme elles seront appelées.Des sentinelles seront placées en travers de la rue Saint-Louis depuis la porte de M.Panet jusqu\u2019à l'espace enclos sur la Place, pour faire tourner a gauche les voitures venant de la rue Saint-Louis afin qu\u2019elles se joignent à la file dans la rue Sainte- Apne.Des agents de Police seront sur les lieux pour indiquer leurs places aux voitbres, et.toute persguoty devra leur obéir.' Par ordre de Son Excellence, E.Couper, Principal A.D.C.\u2014 Le capitaine Conroy, aide-de-camp du gouverneur- général, qui était parti à bord du vaisseau de 8.M, Je Hastings, avec des dépéches pour le major-géné- ral sir Jouy Harvev, gouverpeur du Nouveau- Brunswick, est arrivé aujourd\u2019hui de Frédéricton.Il n\u2019a mis que 9 jours et demi à faire le voyage, al- , ler et revenir.L\u2019évasion de Lussier, auteur pyésumé du meurtre du lieutenant WEIR, de la prison de Montréal, va priver les détenus politiques des facilités qu\u2019ils avaient eues, depuis l\u2019arrivée de Lorn Durnam, pour communiquer avec Jeurs parents et amis du dehors.Le Mercury d\u2019avant-hier annouce que Son Excellence a donné l\u2019ordre exprès de n\u2019admettre personne auprès des prisonniers saus un ordre de sa part ; de plus qu\u2019une récompense à été offerte pour la rés appréhension de Lussier.Les trois cents hommes de cavalerie arrivés ici vendredi dernier, à bord du Prince Réyent, transport, sont montés le même soir à bord du bateau à vapeur British America, qui en a débarqué 150, appartenant au ler dragons de la garde, aux Trois-Ri- vières, et le reste, au 7e hussards, à Montréal.Le vaisseau de guerre à vapeur le Dee, qui avait transporté à Montréal MM.BULLER et ELLICE, se- orétaires du Gouverneur-Général, aveu une partie des troupes de marine des matelots destinés pour la flotille du commodore SANDOM sur les lacs, est revenu à Québec lundi dernier, et est reparti avant-hier pour les Indes-Occidentales.Le vaisseau à vapeur la Médée reste encore icir Le vaisseau de S.M.le Jupiter, ayant à bord le 23e régiment, fusiliers de Galles, sous les ordres du lientenant-colonel Ruët, est arrivé à Halifax et y a débarqué ces troupes, Il était parti de Cork le 23 du mois dernier.Le vaisseau de S- M.la Pique a remis à la voile dimanche dernier.Le vaisseau de S.M.l*Æercule, de 74 canons, part samedi pour l'Angleterre.Le vaisseau de S.M, le Crocodile est arrivé dernièrement daus la golfe, aveu des détachements du 93e régiment, qu\u2019il a débarqués aux Îles du Prince Edouard et du Cap-Breton.Ce bâtiment reste dans le golfe pour la protection des pêcheries, Le bateau à vapeur Muscogee, ci-devant de la marine des Etats-Unis, a péri dans un coup de vent le 23 du mois dernier à 10 lieues au nord du cap de la Floride.Le Beacon porte à plus de cent quatre-vingts le nombre des personnes qui ont péri par oet acoi- ent.: On apprend par le Norfolk Beacon du 20 courant, que la perte du Pulawshi doit être attribué à l\u2019explosion de la chaudière ; le steamer sombra une heura après l\u2019explosion.Un Latean, aves viugt-une personnes qui l\u2019avaient quitté peu de temps avant l\u2019événement, parvitit à gagner le rivage, après avair perdu cing hommes.Il y avait dans le bateau deux - dames qui se sanvèrent aussi.Une des chaudières du bateau à vapeur Z'omechi- chi, allant de Tampa-Bay à la Nouvelle-Orléans, a fait explosion & la Balize, le 11 couraut.Cing hommes de l\u2019équipage ont été grièvement blessés, -\u2014Une saisie d\u2019arraes a été faite sur les patriotes par le captitaine Homau, commandant à Lewiston : 19 fusils avec baïonnettes, ont été trouvés cachés daus une taverne, à six milles de Lowiston, sur la , route de Lockport, 2 \u2014Le Jeffersonian de Watertown annonce que le Gouverneur Marcy est passé par cette ville.Sa présence a essentiellement contribué à calmer l\u2019excitation publique et à raffermir les officiers de loi dans l\u2019accomplissement de leurs devoirs.Les esprits étaient dans une fermentation extrême le long de la frontière.\u2014Le procès des personnes qui ineultèrent le major Webb, officier britannique, à Buffalo, la semaine d'avant, eut lieu à Buffalo il y a eu samedi dernier huit jours.Il en est résulté un verdict de oulpabilité contro trois d\u2019entre elles : O\u2019Brien fut condamné à 30 jours d\u2019emprisonzement et à payer une amende de 50 piastres, les connétables Kellogg et Emmons furent condamnés chacun à une amende de 75 piastres et à rester prisonniers jusqu'à ce qu\u2019elle soit payée.Le Dr.Neuson à réclamé, dans le Vermont Watchman, contre le rapport qui lui attribuait d'avoir porté contre le géuéral Wooz l\u2019accusation dont les journaux ont fait mention dernièrement, D'an autre côté la Gazette de New-York s'inscrit en faux contre la déclaration du Dr.Nezson, et l\u2019ac- cura d'avoir déjà lancé et rétracté des accusations contre le général Wooc.\u2014Le Journal of Commerce de New-York assure qu\u2019il a été pris entre le gouverneur Marcy et les autorités du Haut-Canada, des mesures pour la suppression de tous les troubles sur la frontière, et an derniers rapports étaient favorables à tous rds.\u201c On a cru voir,\u201d dit le Canadien, en parlant de l'adresse des Trois-Rivières, \u201c on a cru voir dans cette adresse un appel à lord Durgam d\u2019user de rigueur envers un certain parti.\u201d Nous croyons, nous, qu\u2019il n\u2019y a que le Canadien qui ait pu y voir pareille chose.C'est une supposition qu il fait gratuitement, afin de pouvoir torturer une réflexion de Sa Seigneurie, aussi pleine de sens qu\u2019elle était à propos, pour en faire une rebufade ou \u201cune le- gon\u201d aux suteurs de l\u2019adresse, tandis qu\u2019ils ont dû, au contraire, la prendre pour un compliment délicat et d\u2019autant plus flatteur qu\u2019il n\u2019en avait pas la forme.Cette réflexion, savoir, que \u201c c\u2019est dans \u201c la culture mutuelle des relations amicales que se * trouve la meilleure garantie du maintien de cette « paix qu\u2019ils invoquaient,\u201d a dû être inspirée à Son Excellence par la composition même de la députation, où toutes les orignes se confondaient, et où toutes les nutres distinctions s\u2019effaçaient, pour ne laisser apparaître que celle de \u201c sujets loyaux et fidèles.\u201d Le Canadien peut-il signaler, dans cette adresse, une seule phrase, un seul mot qui autorise à imputer à ses auteurs l'intention d'engager lord DurHan à user de rigueur envers aucon parti?Serait-ce par hasard cette phrase: \u201c D\u2019après vos principes *\u201cde justice et de libéralité, les causes qui ont ame- \u201c né ces événements, et les hommes qui y ont pris \u201c part, étant connus de Votre Excellence, et deve- \u201c* nus les objets de vos graves considérations, nous \u2018attendons avec confiance des mesures propres à la \u201c consolidation de la paix, et de nature à empêcher * à l\u2019avenir la répétition d'actes qui ont compro- « mis ot troublé le repos d\u2019un peuple si souvent \u201c reconnu paisible et loyal ?\u201d ou bien celle-ci :\u2014 \u201c Nous antizipons avec Votre Excellence l\u2019heureux \u2018\u2018 moment où le pouvoir exécutif pourra de nouveau se trouver balaucé par tous les contrepoids $ coustitutionnels d'institutions libres et éclairées, * de manière à assurer à tous les sujets de 5a Ma- \u201c jesté en cette province une juste égalité de droits \u201cet de priviléges, sans distiction d'origines ni de \u201c partis 7\u2019 Iovoquer en même temps la justice et la libéralté du représentant de la Reine, et1é- clamer pour tous les sujets de S.M.en cette province une justo égalité de droits et de privileges, sans distinction d'origines ni de partis , est-ce la, selon la manière de voir du Canadien, ce qui a pu attirer aux auteurs de l\u2019adresse, de la part de lord DURHAM, \u201c une leçon qu\u2019ils ont dû sentir et qui \u201c leur profitera sans doute?\u201d Ce serait vraiment faire à Son Excellence un bien triste compliment.Nous ne pensions pas qu\u2019elle eût horreur de la justice, non plus que de la libérarlité, nisqu\u2019elle affectionnât à ce point les distinctions de partis et d\u2019origines.J Au reste nous sommes bien aises de voir certains journaux exprimer, sinon franchement, du moius assez clairement leur pensée, pourvu cependant qu\u2019on ne reconnaisse pas la mission qu\u2019ils se donnent avec tant de modestie de parler au nom de tout le peuple, ou même de la majorité du peuple ; car cela pourrait avoir des inconvénients assez graves: témoin Ja prétendue \u201c leçon\u201d reçue par les habitants des Trois-Rivières pour avoir prononcé le mot de justice, et répudié toute autre distinction que celle de sujets loyaux.Aussi, depuis que lord DuRrnam a invité tout le monde à parler franchement, avons-nous pris le parti de laisser \u2018parler tout le monde, sans contradiction, persuadés qu\u2019en cela nons secondions les vues de Son Excellence.Si nous avons pris la liberté de dire un mot dans cette occasion, c\u2019est parce que les Trifluviens n\u2019ont pas à leur gervice un journal qui se prétende exclusivement leur organe.C\u2019est peut-être un bonheur pour eux.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Dans un long article sur les \u201c terres incultes \u201d\u201d (de la couronue), à l'occasion de la commission d\u2019enquête instituée par le gouverneur-général, le Canadien, pour justifier certaines inquiétudes, certaines jalousies de l\u2019ancienne populations dont il nie en même temps l\u2019existence, allègue, entr\u2019autres choses, \u2018que cette population \u201c vit qu'après avoir dépensé * des sommes d'argent considérables pour avoir des \u201c chemins dans les townships, on ue prenait seule- \u201c ment pas la peine de coneulter ses représentants \u201c sur le système de colonisation à adopter, et qu\u2019on \u201c livrait les terres à l\u2019agiotage de spéculateurs- \u201c étrangers au pays\u201d La première partie de cette assertion est démentie par une dépêche de lord GopsricH de 1831, dans laquetle Sa Seigneurie consultait les représentants du peuple sur le système à adopter pour la concession des terres de la couronne, dépêche qui fut transmise à la chambre par lord Avimen, et dont elle n\u2019a jamais daigné seulement accuser la réception, Quant aux * spéculateurs étrangers au pays, \u201d auxquels le gouvernement, sur le refus de la chambre de l\u2019aviser sur l\u2019adoption d\u2019un meilleur système, crut devoir concéder une partie des terres de la couronne à condition de les mettre en valeur, ils ont fait plus de bien et surtout out fait moins de mal au pays que d\u2019autres spéculateurs qui ue lui étaient pas étran- ers.Les dispositions de la chambre à l\u2019égard de \u2018émigration, dans ces dernières années, sont faciles à constater par ses résolutions, ses adresses ot les discours publiés de ses mambres.Elle fesait comme ce chien de la fable, qui so laissa mourir sur un tas de foin, pour en éloigner d\u2019autres animaux qui auraient pu et su en profiter.Etat comparatif des arrivagis, ete.au Port de Québec, en 1887 «£ 18838.Vaisseaux.Tonnages.Passagers.1838.\u2014Juin 26.486 159,713 1,413 1887.\u2014Juin 25.436 136,612 12,691 Plus cotte année.50 23,101 11,281 moins.MARIAGE, Mardi, par messire Balllargeon, sieur Gabriel- Hector Huot, à dame Sophie Néron, veurs de William Grant, VENTES A L\u2019ENCAN.\u2014\u2014 $ AVIS, A velto de vins, liqueurs, &a annoncée comme devant avoir lieu AUJOURD'HUI, JEUDI 28 courant, est remise à LUNDI 2 juillet prochain, à TROIS heures précises.28 juin 1838.G.D.BALZARETTI.PAR J.M.FRASER & CO.Tôle, tabec.peintures, faulx, &c.&c.\u20144 leurs magasins, SAME DI] prochain, 30 courant, à UNE heure :\u2014 Au compte des assureurs et autres intéressés.RG UIT paquets tôle, débarquée avariée d'a- poût bord du Wilson, Vogler, maître, de Liver ly \u2014APRES QUOI \u2014 10 boucauts tabac en feuilles du H.C, 10 tierces currants frais 15 paniers fromage de Gloster double 7 do poterie assortie pour clore $0 sacs bouchons, 50 barils moutarde 1000 barils peintures assorties pour clore 20 barriques huile de lin bouillie supérieure 8 balles toile à voile brune 10 do do da blanchie 40 do do à draps de Dundee, dowlas, osna- burgs, &c.&e.40 douz.faulx 3 patente 100 do fancilles C.S.et communes 6 caisses chapeaux de messieurs supérieurs peur Québec, 27 juin 1838, PAR G.D.BALZARETTI, VENTE ETENDUE DE VINS FRANÇAIS, LIQUEURS, &c.LUNDI prochain, 2 juillet, à ses chambres de vente, à TROIS heures précises, positivement sans réserve : \u2014 0-p)rX caisses Frontegnac, 2 douz.chacune à calsse Froutegnac, 18 boutcilles D D-2 do Aniset de Bordeaux, 2 douz, chacune Hx\u20143 do Hermitage.2 do do B\u20143 do Marzeau Mustoc, 2 do do B\u20141 do do do 11 bouteilles C\u20149 do du du 2 douz.chacune RW\u20149 do do do 2 do do R W\u20141 do do do 15 bouteilles O\u20144 do St.George, 2 douz.chacune Ww ¥}-s do Leunel, 2 do do 1 do do 9 bouteilles 8 do Pierdon, 8 douz; chacune 1 do do 11 bouteilles M O-\u20145 do Barsac, 4 douz.chacune 1 do do 5 do do 3 do do 17 bouteilles It Wem} do Marcauls, 2 douz.chacune do do 13 bouteilles 1 F F-14 do Château Latour, H C\u201415 paniers Hordesux, A\u20142 caisses Champagne, 3 douz, chacune 2ceruches do 6 douz.chacune 1 do do 3 do do 7 do do 1 du do 1 do do 6 bouteilles J D-=14 10-12 douzaine Claret, X\u20142 do vin blanc, Ll caisse Claret, 3 douzaines 1 do do 210-12 do 1 do Champagne 21-12 do.27 juin 1858.02 sens \u2014 CUNNINGHAM & BUCHANAN OFFRENT EN VENTE LA cargaison de l'Æwus, arrivé de Hambourg, consistant en Lord prime-mess Bled mêlé très supérieur Farine extra-superfine, \u2014 Aussi, en magasin,\u2014 Bled, sucre raffiné, savon d'Angleterre, thé hyson- skin, huile de lin bouilllie, toiles d\u2019Ecusse, et ferblaoe LC, IX.~AUSSI \u2014 Deux piano très supérieurs.Plusieurs milliers de poches à bled.Rue St-Pierre, vis-à-vis Symes & Ross, Québec, 20 juin 1838.EN DEBARQUEMENT pu Wilson, VENANT DE LIVERPOOL: (C'YQUATTE boucants suif à chandelles de Russie 10 futailles huile de palmier 500 boîtes savon jaune 100 paniers faience de Staffordshire, services à diner, à dessert, à thé, à déjeuner, &c.A vendre par SYMES & ROSS, tue St-Pierre.Québec, 11 juin 1838.A VENDRE PAR SYMES & ROSS: (CINQUANTE barriques eau de vie 20 boucauts sucre blanc 50 caisses thé twankey 400 boîtes savon jaune 800 do vitres Vins supérieurs en bouteilles, Xérès, Porto et Bordeaux.Aussi, pour arriver: 50 quarts suif d\u2019 Odessa et de Pétersbourg 8000 minots de bled.Québec, 28 mai 1838.EN GROS OU EN DETAIL, CHEZ LE SOUSSIGNE\u2019 15, RUE DU PALAIS, U* magnifique assortiment de miroirs de cheminée, de trumeau et de toilette, tous de belle glace anglaise, et richement dorés ; baromètres et thermomètres, nécessaires, pupîtres et boîtes à ouvrage en bois de rose, joujoux, gravures françaises, cannes, figures espagnoles, cages i oiseaux, lampes de table ct de salle, télescopes, pistolets de poche, fusils, rasoirs et canifs, \u2014 ET \u2014 Quelques pièces de drap, patrons de veste, parapluies, bas, schewls, bombasins, chapeaux de paille pour les dames, fleurs artificielles, &c.&c.\u2014 AUSSI, \u2014 Fromage vrai Parmesan Vin de Madère de choix en barriques et quartauts 2 petites pièces de véritable vin de Constance.B.DAIKERS.Québec.28 mai 1838.LE soussignés offrent en vente : 1500 boîtes savon de 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barriques excellent rum des Indes Orientales\u20142 dans 8 20 boucauts, {1 tierces, 25 quarts sucre brillant de la Jamaique Café, piment, jus de citron, gaiac 12 pièces acajou très supérieur, de 18 à 24 pouces carrés 12 do do do moindre dimensions 70 quarts huile de loup-marin pâte 50 tierçons saumon 10 quarts gingembre très beau D.FRASER, Québec, 21 juin 1838.Quai Napoiéon.HISKEY du Haut-Canada, en qnarts et tonnes, à vendre par JAMES HOLMES & Co., rue St-Pierre.Québec, 20 juin 1838.dûment autorisé à donner quittance et à liquider les affaires des raisons susdites.MARTHA GOLSWORTHY, C exécutrice testamentaire, CHRISTIAN WURTELE.Québec, 12 juin 1838.Les affaires qui étaient faites ci-devant par Ricu- ARD GornsworTuy & Co.à Québec, seront continuées par le soussigné en son propre nom.CHRISTIAN WURTELE.Québec.15 juin 184R.N a besoin d\u2019une personne habile à filer et carder l\u2019étoffe du pays.S\u2019adresser à - PETER PATERSON, \u2018 rue St-Jacques.Québec, 30 avril 1858.LE personnes qui auraient des informations à donner sur le compte de M.HVPPOLITE Car- BONNET DE BEAUMANÇIR, Qui vint en cette province en 1824, et qui paraît l'ävoir quittée en 1854, mettront Mgr.l\u2019Evêqne de Québce en état de rendre service à une famille sffligée, en les transmettant aussitôt que possible au soussigné.C.F.CAZEAU, Ptre.\u2026.Québec, 12 juin 1838.39 Secrétaire.E soussigné, crrateur à la succession vacante À de feu Jupes BoucHARD, en son vivant commerçant en la paroisse des Eboulements, prie tous ceux qui ont des reclamatiots contre la dite succession de les lui transmettre sans délai et ceux qui doivent à icelle de liquider leurs comptes immédiatement.ANT.MATTE.Québec, 20 juin 1858 AVIS.ous ceux qul ont des demandes contre la succession de §ue dame MARGARET MACNIDER, en son vivant de Montréal, veuve de WirLtam HOLMEs, écuyer.sont priés d'envoyer leurs comptes dûment an.thentiqués, soit au notaire soussigné, ou à GEORGE Houses Park, écuyer, à Québec, ou Joun MacNiDeR, écuyer, À Montréal, ses exécuteurs testamentaires ; et tous ceux qui doivent à la dite succession sont priés de vouloir bien payer :17t délai oux dits exécuteurs, LOUIS PANET, notaire Québec, 21 mai 1818.AVERTISSEMENT.\"TOUS ceux qui ont des reclamations contre la succession de fen HiLary MicHaup, en son vivant, navigateur, de la paroisse de Kamouraska.sont priés de transmettre leurs comptes
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