The Quebec gazette = La gazette de Québec, 11 août 1842, jeudi 11 août 1842
[" La Gazette Sr A fai) \u2018 Cal ry - ge Quebec, No.5887.) [Nouvelle Série] JEUDI 11 AOUT 1842.fière Année, No.41.] {Tome 81.PARTIE RELIGIBUSE.\u2014\u2014\u2014\u2014{{hmeunce POÉSIE.Monsizun LE Répacteu, J°ei l\u2019honneur de vous envoyer une pièce de vers, pour que vous l\u2019insériez dans votre journal, si vous Pen trouve digne.J'ai souvent envoyé des morceaux de poésie aux journaux de Montréal, sous le nom du Solitaire, et il n\u2019y a pas bien longtemps que M.l\u2019éditeur des Mélanges Religieux a eu la complaisance d\u2019imprimer mon dernier morceau.Je cherche à me délasser de mes pénibles travaux d\u2019instituteur par le culte des muses.Cet état a besoin de distractions pour que celui qui l\u2019exerce puisse supporter les désagréments dont il est accompagné et dont le défaut de subsides n\u2019est pas le moindre.Heureux encore quand les fleurs de l\u2019imagination et de la poésie peuvent faire un instant oublier les tristes réalités de la vie ! Aujourd\u2019hui que je lis avec tant de plaisir votre excellent et si intéressant journal, j\u2019ai senti le besoin de lui payer le juste tribut qui lui est dù et je me suis mis à l\u2019œuvre pour épancher sur le papier la joie que mon cœur éprouve en voyant la bienheureuse tendance des français à revenir à la religion et à fouler aux pieds les absurdités des doctrines philosophiques.Vous verrez bientôt que c\u2019est une triste faveur que je vous fais ; mais telle qu\u2019elle est, je vous envoie ma pièce.Soit que vous l\u2019insériez, soit que vous la réléguiez avec vos vieilles paperasses, je n\u2019en resterai pas moins votre sincère ad- mirateùr et Dévoué serviteur, * * * s +* St.Ours, ler août 1842.\u2014 A LA FRANCE.JOIE ET ESPERANCES D\u2019UN CATHOLIQUE.France de Saint Louis, relève enfin la tête : Le bras du Tout-Puissant a calmé la tempête.Jadis, de tes enfants, l\u2019église de Jésus Se plaisait À former sa couronne d\u2019élus, Et ton front, si souvent orné par la victoire, Puise là le plus beau des rayons de sa gloire.Dès que de son triomphe un roi (1 ) reconnaissant Eût orné ses drapeaux de ce signe éclatant, - La croix, de tes clochers en décorant le faîte,, Inscrivit dans les airs sa plus belle conquête.\"A ce signal d\u2019amour et de prospérité, Luit l'aube de la gloire et de la liberté.Télégraphe divin, il annonce à la France Le règne du bonheur et de l\u2019indépendance ; Au foyer domestique on voit s\u2019asseoir la paix, - Et les douces vertus bannissent les forfaits.Plus d\u2019odieux tyrans, plus de rampants esclaves ; La loi de charité ne souffre point d\u2019entraves ! Le Christ, en nous donnant le code de la foi, A promis un empire au berger comme au roi ; Et celui dont l\u2019amour nous dota d\u2019une mère, Nivela les mortels, sur l\u2019autel du Calvaire.L\u2019arbre de notre foi, planté parmi les lys, Leur donna le reflet dont ils sont embellis, Et sur le champ d\u2019honneur, dans tes nobles annales, La Croix brilla toujours avec les fleurs royales.Charlemagne, Louis, Duguesclin et Bayard Illustrèrent leurs noms sous ce double étendard, Rt Charles Martelant, sur les bords de la Loire, Dut au noble drapeau sa terrible victoire (2).Oui, le cœur des français, de la religion, Comprit le noble but, la sainte mission.Comme une tendre fleur, au lever de l\u2019aurore, Sourit au doux zéphir, qui va la faire éclore, Ainsi on vit les francs, abandonnant l\u2019erreur, Aux rayons de l\u2019amour épanouir leur cœur : Le soleil des chrétiens, par sa douce influence, Des barbares germains éclaira l\u2019ignorance, : Ainsi que d\u2019un brouillard, planant sur les hauteurs, Le géant du matin dissipe les vapeurs.La charité triomphe, et pour se satisfaire, Bientôt elle s\u2019enferme au fond d\u2019un monastère.C\u2019est là que.se formaient, au creuset des vertus, Des savants pour le monde ot pour Dieu des élus.Vénérables témoins des œuvres héroïques Dont vivaient, tous les jours, vos hôtes angéliques, Si vos murs, consacrés par tant de vrais héros, Pouvaient de leurs hauts faits devenir les échos, Que de beaux devotiments, de nobles sacrifices, L'histoire emprunterait à vos saints édifices ! andis qu\u2019en leurs castels les seigneurs féodaux, Rançonnaient les passants, opprimaient leurs vas- Saux; Que les nobles, atteints d\u2019un ignoble délire, Mettaient toute leur gloire à ne savoir écrire ; La science, partout traitée avec mépris, Dans un monde illettré ne trouvait pas d\u2019abris.Mais les hommes de Dieu, dans leurs saintes re-\" traites, Recueillirent les arts, à l\u2019abri des tempêtes.! Poètes, orateurs, phi osophes, savants, Trouvérent un refuge à l\u2019ombre des couvents, Et la littérature, en ces saintes enceintes, Du temps et de l\u2019oubli put braver les atteintes.[SE (1) Clovis 2) On salt qu\u2019su rapport des historiens, près de 300 ali maures tombèrent sous lefer des français à la bataille de Tours, et que Charles, leur chef, y aéquit le aur- nom de Martel, pour avoir tué 300 ennemis avec sa hache d'armes.O religion sainte, auteur de tant de biens, Toi qui joins les mortels par de si doux liens, Les trésors qua couvés ton aîle maternelle, N°ont pas récompensé ton charitable zèle ! Tes enfants, au mépris de tes saintes leçons, Ont changé tes présents en immondes poisons, Et des hommes, nourris par tes pieux ministres, Ont ourdi contre toi les plans les plus sinistres.N°a-t-on pas vu, grand Dieu ! de coupables mortels Abuser de tes dons, pour saper tes autels ?Et le masque trompeur de la philosophie Couvrir les traits hideux d\u2019un orgueilleux impie, De ce serpent, nourri par des hommes pieux Qu\u2019il abreuva depuis de son fiel vénimeux ?Ce second Mahomet, pour créer des sectaires, Les affranchit d\u2019abord des principes austères, Ennemis des plaisirs et de la volupté, Proscrits par la raison et par la vérité, Alors les esprit forts, honteux de leur faiblesse, Nomment l\u2019impiété, la licence, sagesse.Pour trouver une route à la célébrité, L\u2019orgueil ôse nier l\u2019antique vérité, Et bientôt se moquant de la foi, des mystères, Il devint de bon goût de rire de nos pères ! Aujourd\u2019hui le bon sens, si longtemps outragé, ¢ Par leurs propres excès se trouve enfin vengé, Et l\u2019on voudrait brûler les brevets de folie, Liés à tant de noms par la philosophie.Après avoir rêvé mille progrès divers, On s\u2019éveille au milieu d\u2019effroyables déserts, Et le chemin nouveau, jalonné par le crime, À conduit ses auteurs dans un profond abîme.À ce funeste aspect la Déesse Raison Descend de son autel, et reprend son vrai nom.La peur du ridicule, en France si puissante, À cassé les décrets de la Constituante, Et l\u2019on rira longtemps de la sublime loi, Qui d\u2019un Etre Suprême autorisait la foi.Le peuple est revenu d\u2019un passager délire Et la religion reprendra son empire.Béni soit le vrai Dieu, dont les sainte éclartés Ont enfin mis un terme à tant d\u2019absurdités ! Après avoir longtemps pleuré sur son autel, La foi va révêtir son éclat immortel, Et les français, pressés sous les sacrés portiques, Font monter vers le ciel l\u2019encens de leurs cantiques.Les brebis, si longtemps rebelles au pastëur, Enfin rentrent en foule au bercail protectenr, Et l\u2019on voit se briser le raftionalisme Sur le roc du bon sens et du catholicisme.Comme, après-un orage, on revoit le soleil Planer sur les moissons, plus pur et plus vermeil,} La ferveur des francais, renaissant fe sa cendte, Est, comme le Phénix, et plus noble et plus tendre.De mortels corrompus l\u2019orgueilleuse raison Avait, de ses vapeurs, obscurci l\u2019horison ; Da ses rayons divins, transperçant le nuage, Le soleil de la foi vient dissiper l\u2019orage.O France, souviens-toi de la gloire des tiens, Tes héros étaient fiers du tître de chrétiens ! Louis-le-Grand, Turenne, et le bon Henri-quatre Savaient adorer Dieu, comme ils savaientse battre.Si le fils de la gloire, entouré de guerriers, S\u2019égara quelque temps à l\u2019ombre des lauriers, Il retrouva bientôt, sur un roc solitaire, Le Dieu que dans son cœur avait gravé sa mêre.Martyr de ses hauts faits, mais grand dans les revers, Il bénit, en mourant, le Dieu de l\u2019univers.: Français ! il rétablit le culte de vos pères, Et sur son lit de mort, il pria pour ses frères ! Le roi des conquérants, le héros malheureux, Expia, dans les fers, son rêve ambitieux ; Mais il ne fut point lâche et n\u2019euf point l\u2019énergie D'éteindre, de sa main, le flambeau de sa vie.Il mourut en chrétien, le géant des combats, En adorant le Dieu maître des potentats ; Plus grand sur son rocher qu\u2019au sein de sa puissance, Montant, l\u2019épée en main, sur le trône de France.O France, souviens-toi de tes braves guerriers, De la croix de Jésus, généreux chevaliers ; Des beaux jours de ta foi fais revivre la gloire, Et tu remporteras ta plus belle victoire.Vois ces trônes sacrés, où siègent tes prélats ; H n°y brilla jamais de plus vaillants soldats.Tes Bossuet tonnant de la chaire sacrée ; Tes princes et tes grands, tes savants, ton armée : Tous ont le même cœur, forment les mêmes vœux, Tous demandent au ciel la foi de leurs aïeux.Poursuis ce noble but, ô terre de Marie ! De la mère de Dieu tu fus toujours chérie, Jette-toi dans ses bras, elle peut tout pour toi ; Et son cœur maternel te renverra la foi.O mère de Jésus, remplis notre espérance, Rends au peuple français son antique croyance ! - | Que le printe et son peuple, unis de doux liens, Reprennent pour toujours le nom de très chrétiens.LE SOLITAIRE.OsTIE.\u2014Paviz.\u2014LEs RELIQUES DE SAINT AvGUs- TIN.\u2014LETTRES DE Mar L\u2019ÉVÊQUE D\u2019ALGER ET DE Mar L\u2019ÉviquE DE PaviE.Les souvénirs de saint Augustin remplissent l\u2019Italie aussi bien que l\u2019Afrique : Rome, Milan, Ostie, furent les théâtres de ses égarements, de ses com- \u2018| bats contre la vérité, de ses défaites miraculeuses, de son repentir, de sa régénération, de ses joies et de ses douleurs filiales.Mgr Dupuch, héritier du dernier et du plus glorieux des évêques de l\u2019antique Afrique, avait épuisé les monuments qui en gardent la mémoire sur la terre de sa naissance et de son trépas : après avoir jeté les premiers fondements ui relèvent l\u2019Eglise d\u2019Hippône, il a voulu consi- érer les ossements d\u2019Augustin déposés à Pavie ; | d\u2019autres motifs attiraient d\u2019ailleurs l\u2019évêque d\u2019Alger au centre de la catholicité.De 14 le voyage de ce rélat à travers toute l\u2019Italie ; de là les lettres où il fait part à son troupeau de son pélerinage dans tous les lieux illustrés par la mémoire d\u2019Augustin.Par une Lettre Pastorale datée de Milan, le mardi de Pâque de cette année, Mgr Dupuch com- - plète une première lettre datée d'Ostie, et men-
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.