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Titre :
The Quebec gazette = La gazette de Québec
Éditeur :
  • Quebec, Quebec :printed by Brown & Gilmore,1764-1874
Contenu spécifique :
mardi 11 octobre 1842
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Morning chronicle
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The Quebec gazette = La gazette de Québec, 1842-10-11, Collections de BAnQ.

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[" No.5913.] [Nouvelle Série] MARDI 11 OCTOBRE 1842.ra [lère Année, No.67.1 [Tome 81.re PARTIE RELIGIEUSE.\u2014 OG LES RELIGIEUSES D'ESPAGNE.Nous parcourions, il y a bientôt trois ans, les vallées du Guipuzcoa, ces champs de bataille encore trempés de sang, ces villages démantelés par le canon, Ernani, Andoain, Irun criblés de balles, les deux Passages pleins d\u2019aniformes anglais, Saint- Sébastien, qui se glorifiait d\u2019avoir résisté à toutes les attaques de l\u2019armée carliste.De tous côtés, sur les collines, dans les plaines, sûr les bords de la \u201cmer, nous voyions des édifices en ruines, calcinés par le feu, semblables à des squelettes où le vautour ne trouve plus rien à ronger : ces édifices étaient des couvents.Cependant, au pied de la citadelle de Saint-Sé.bastien, de ce roc gigantesque qui porte la forteresse au-dessus des terres lointaines et de la mer, derrière l\u2019église de Santa-Maria, la seule conservée dans la ville, nous tronvâmes un humble couvent, encore habité par des filles de Sainte-T'hérèse.Les boulets avaient passé sur leur tête, lancés de la citadelle ou des batteries ennemies ; mais leur voix n\u2019avait pas cessé de s\u2019élever vers le ciel.\u2014Ce que nous avons vu là, c\u2019est ce qu\u2019on trouve dans toute l\u2019Espagne.Partout les communautés d\u2019hommes ont été uispersées, dépouillées, martyrisées ; mais presque partout des communautés de femmes ont résisté à la tempête, et conservent encore au milieu des peuples les traditions de la vie ascétique.Le même phénomène s\u2019est vu en France ; après les bouleversements de la fin du dernier siècle, les communautés de femmes ont feit refleurir en un instant la vie religieuse au milieu de nous.Asile sacré du dévoûment et de la pureté, les femmes ant conservé dans la famille la foi que l\u2019incrédulité fesait disparaître de la place publique : elles ont fait plus, elles se sont dévouées les premières à ressusciter les grands exemples d\u2019abnégation et de sacrifice : Dieu les a trouvées toujours prêtes.En Espagne, elles n\u2019ont pas eu besoin de quitter leurs pieux asiles.Aussi, voyez quelle vénération les entoure sur la terre du catholicisme ct de la chevalerie.Les moines ont tous quitté les insignes de leur ordre, ils J ont été forcés par la violence de leurs ennemis ; mais quelques-uns, en bien petit nombre il est vrai, y ont cousenti de manière à faire concevoir que la violence a exercé sur eux une part de justice.Quelques-uns d\u2019entre eux, (peut-être des renégats qui avaient déjà abjuré les devoirs de la milice sa\u2026 crée avant d\u2019en prendre l\u2019habit) ont osé demander au congrés de les dégager de leurs vœux, de les autoriser à se marier.Aussitôt, des voix ont énergiquement protesté.Qui mettra en doute la fidélité de ceux qui vont porter dans le Nouveau-Monde, À Alep, a Orpha, un dévoûment qu\u2019il ne leur est plus permis de consacrer à leur patrie ?Tous sont pauvres : les uns, ceux qui travaillent sur des terres hospitalières, ont le pain de l\u2019aumône ; ceux qui traînent une misérable vie sur le sol natal ont la Imiefte avare que leurs importunités obtiennent quelquefois des dilapidateurs de tous les trésors de lEzlise ; d\u2019autres, quise mélent aux labeurs du clergé séculier, supportent avec celui-ci le poids du sacré ministère ef partagent l\u2019obole tombée de temps en temps des mains du pouvoir ou versée par la charité des fidèles.Le sort des religieuses est autre, non moins misérable cependant, mais plus doux, et quelquefois plus beau.Celles-ci reçoivent des hommages presque unanimes de tous les cœurs qui ont gardé le délicat sentiment du respect pour la femme et le moindre souvenir de Dieu.On leur enlève leurs biens, il est vrai ; le pouvoir les oblige à changer de demeure ; ici, un administrateur intru, comme à Saragosse, leur dispute, par de viles persécutions, la fidélité qu\u2019elles ont conservée, avec tout le peu- le chrétien, à leur prélat légitime ; mais ailleurs, es plus vifs témoignages d\u2019intérêt leur sont prodigués.A Barcelonne, la députation provinciale élève en leur faveur une exposition au régent : \u20ac Cette corporation, dit-elle, n\u2019a pu entendre avec indifférence la voix de la misère, à laquelle, sans doute, le cœur de votre altesse ne manquera pas de s\u2019intéresser aussi.À l\u2019elfet de conjurer la tempête qui allait fondre sur les religieuses, assez consumées déjà par les années et les chagrins, elle a jugé à propos d\u2019intimer au chef des finances, chargé de l'exécution de Pordre royal (pour la vente des biens des communautés) d\u2019en suspendre l\u2019accomplissement, jusqu\u2019à ce que votre altesse ait daigné statuer sur la sollicitation des relisienses, et que les cortés aient délibéré au sujet de l'exposition que le corps provincial leur adresse.\u201d L\u2019exposition représente ensuite que la lui d\u2019expropriation renferme un attentat à la propriété privée ; elle discute et conteste aussi l\u2019opportunité de la mesure : \u2018 Lorsque le tré sor public, y est-il dit, est surchargé par les obligations qui pèsent sur Tui, il n\u2019est point à propos de lui en imposer de nouvelles, sans lui promettre en même temps une juste compensation.\u201d Or, la députation provinciale, d\u2019accord avec une expérience déjà faite, représente que le trésor confisquera les biens avec fort peu de profit et s\u2019imposera des charges lourdes.Malheureusement il y a à cela une Téponse : le trésor ne paiera pes.La députation de Tarragone tient le même langage.Ecoutons quelques instants cette déposition du bon sens pratique de la Catalogne ; és L'ordre royal du 21 avril dernier, dit la représentation soumise au régent, ordre qui commande de mettre à exécution, dans cette province, la loi du 29 juillet 1837, concernant les biens des monastères et des couvents de religieuses, est une disposition qui, sans produire aucun avaniage pour le trésor public, doit avoir pour effet qu\u2019une classe entière de la société, digne, par son sexe et par son caractère, de ja protection du gouvernement, soit réduite à la plus épouvantable misère.Aucune raison cependant d'utilité ou de convenance publiques ne peuvent rouvrir d\u2019un vernis de l'égalité l\u2019expropria- tion qu\u2019il s\u2019agit d\u2019effectuer au mépris des droits les plus légitimes et d\u2019une possession dont l\u2019origne est aussi pure qu'incontestable.Les propriétés des religieuses sont le produit des dots qu\u2019elles ont apportées en entrant dans leurs couvents respectifs et le résultat de leurs économies et d\u2019un travail assidu ; ces propriétés n\u2019ont donc rien qui ne doive inepirer le respect le plus profond et le plus sacré.Arracher aux religieuses leurs propriétés, qui sont indispensables à leur subsistance, sans satisfaire, par compensation, aux pensions viagères que la loi leur garantit, mais que la pénurie du trésor ne permet en aucune manière de leur payer, ce serait unc injustice, un attentat contre des étres faibles et sans appui, qui vivent Séparés de la société, et Voués exclusivement à l\u2019accomplissement des devoirs de leur institut, » La députation démontre que le produit de la vente des biens des religieuses ne suffirait point à couvrir les charges inhérentes aux conditions de cette vente, et que par conséquent elle grèverait le peuple d\u2019un nouvel impôt.\u20186 Cette exposition succincte, dit- elle en terminant, fait voir l\u2019inopportunité qu\u2019il y aurait aujourd\u2019hui à ordonner l\u2019exécution d\u2019une partie d\u2019une loi, dont la suspension dans cette province, comme sur plusieurs autres points, est ta-|- citement consentie par le vote exprès du sénat et du congres.i\u201d Ces derniers mots sont un témoignage précieux d'une vérité que nous avons souvent mise en lumière, c\u2019est que le pouvoir en Espagne, innovateur, imprudent, léger, sans tradition et sans avenir, emporté à tout vent de sophisme, lutte contre la raison du peuple.De là les désaccords perpétuels que l\u2019on trouve entre la loi nouvelle et l\u2019usage.La Catalogne, les provinces Basques ont résisté par instinct et par probité à certaines lois qui devaient mettre le trouble dans tonte l\u2019économie publique.La volonté despotique ordonne, les peuples se courbent en gémissant ; ils jettent des paroles de tendresse et de respect aux choses sacrées que la révolution leur commande d\u2019abattre ; et les sentiments populaires se traduisant par mille actes individuels, consolent la justice et font espérer dans l\u2019avenir.Nous n\u2019avons pas achevé de parler des religieuses d\u2019Espagne.(L\u2019Univers du I5 septembre.) SITUATION pv CATHOLICISME en RUSSIE, ou ROME ET SAINT-PÉTERSBOURC.(Premier Article.) De graves dissentiments se sont élevés entre la cour de Rome et le cabinet de Saint-Pêtersbourg relativement aux affaires du catholicisme et du rit grec uni dans l\u2019empire russe.Des négociations ont été suivies, des notes échangées, des allocutions prononcées en consistoire par le souverain pontife.Les choses sont venues au point qu\u2019il paraît ne plus rester à celui qui, sur le trône le plus élevé du monde, est le représentant de la justice et de la paix, d\u2019autre recours que dans cette conscience générale ct cette opinion qui, après Dieu, redressent les erreurs et vengent les opprimés.Nous l'avouerons en toute sincérité : en pensant à la grandeur de cette puissance spirituelle qu\u2019environnent tant de lumières et de vertus; en pensant aussi à cette glorieuse puissance du Nord vers laquelle l\u2019esprit français gravite comme par une sorte de prcesentiment, nous avons hésité.Notre voix nous paraissait bien faible auprès de celle du Pasteur des pasteurs.Qu\u2019avait besoin de notre secours une cause sainte, qui compte tant et de de si illustres défenseurs ?D'autre part, en entrant dans une discussion qui nous oblizera d\u2019examiner certains faits et certains actes politiques sous le seul point de vue et dans le seul intérêt de la vérité catholique, ne risquons-nous pas qu\u2019il nous arrive, comme à Dio- méêde sous les murs de Troie, de blesser une divinité en poursuivant un ennemi, c\u2019est-à-dire une erreur?Mais, pressés par notre conscience, nous avons di nous mettre au dessus de ces considérations.On sait que nous écrivons sans passion, sans haine, sans colère.On nous rendra cette justice, que si nous réclamons les droits des peuples, nous savons aussi le respect qui est dû aux princes qui les gouvernent.Par quel aveugiement, par quelles déplorables circonstances, lc nord de l\u2019Europe nous offre-t-il en ce moment le spectacle qui, à son extrémité méridionale, affige la grande famille catholique ?Comment le principe inonarchique,porté à son expression la plus exclusive,donne-t-il les mémes conséquences que le principe révolutionnaire ?Pourquoi l\u2019église gréco-russe, qu\u2019une si faible barrière sépare, quant au symbole, de l\u2019église romaine, et qui se glorifie de son esprit religieux, se montre-l-elle aussi intolérante, aussi injuste, aussi perséeutrice envers le catholicisme, que l\u2019incrédulité philosophique qui domine au-delà des Pyrénées ?Au nord comme au midi, nous voyons le pouvoir temporel se substituer, pour les choses de la foi et de la conscience, à l\u2019autorité spirituelle du chef de l\u2019église ct des évêques ; la violence est employée contre les pasteurs de tous les degrés pour obtenir des dérogations aux lois ct à la discipline émanées des conciles et du saint-siége ; un prosélytisme armé de la contrainte pousse les populations vers le schisme par mille moyens contraires à la justice et à la liberté naturelle de l\u2019homme ; les églises, les établissements religieux, sont dépouillés de leurs biens légitimement acquis et possédés, comme aux temps de funeste mémoire que nous appelous l\u2019époque du vandalisme.Enfin, de Pétersbourg comme de Madrid, partent des décrets funestes qui semblent venir d\u2019une même inspiration, n'avoir qu\u2019une même source.Nous n\u2019essaierons pas d\u2019expliquer et ce contraste et ce rapprochement, contraste dans les situations, rapprochement dans les résultats.Cet examen appartient à Phistoire politique de notre époque.Ce qui nous presse, c\u2019est d'exposer les griefs et les douleurs de l\u2019église roruine, ct de les soumettre au ju- gement calme et impartial de tous les hommes qui ont de la droiture dans le cœur, à quelque pays, à quelque communion religieuse qu\u2019ils appartiennent.\u2019 Ces griefs sont, les uns généraux, les autres particuliers.Tous dérivent d\u2019une même cause qu\u2019ilne faut pas perdre de vue : du désir qui préoccupe le gouvernement impérial de soumettre le pouvoir spirituel à la puissance temporelle en faisant dépendre le clergé catholique de celle-ci dans les choses de la conscience et de l\u2019enseignement.A ce désir s\u2019en joint un autre non moins oppresseur dans ses actes, celui de soustraire les populations dissidentes à l'influence morale du catholicisine, et de faire entrer les populations catholiques dans tes voies et les idées de l\u2019église dominante placée sous la suprématie de l\u2019empereur.nt ainsi que les ukases impériaus oy?des obstacles, sous les peines les plus sévères, sous, les peines capitales même, aux libres communications des évêques et des catholiques de Russie avec le saint-siêge.L'église romaine n\u2019a pas même obtenu d\u2019avoir auprès de la cour impériale un représentant chargé des intérêts de douze millions de catholiques soumis au sceptre du souverain de la Russie.Le gouvernement russe a réduit les évêques à une dépondance presque entière pour l\u2019exercice de leur autorité et de leur mission pastorale.Des fonctionnaires de l\u2019ordre séculier, entièrement étrangers aux études théologiques, appartenant même à des communions dissidentes, sont chargés de surveiller l\u2019enseignement et l\u2019éducation du clergé séculier et régulier dans les universités et les autres établissements, à l\u2019exclusion des évêques et supérieurs des ordres religieux.Le gouvernement russe a réduit l\u2019église catholique au plus grand dénuement par la confiscation des biens, la suppression des bénéfices et des monasté- res, et d\u2019une foule de fondations pieuses.Par suite de ces spoliations, le clergé se trouve dépourvu de moyens pour l\u2019entretien décent du cuite et l\u2019éducation d'un nombre de prêtres suffisant pour le besoin des âmes.À l\u2019égard des ordres réguliers, on a bouleversé de fond en comble leur discipline, afin de les soustraire à l\u2019autorité de leurs supérieurs; on leur a imposé des réglements nouveaux quant à la profession, aux va:ux, au noviciat et aux études.Les évêchés, déjà très étendus, ont reçu une extension plus grande encore, soit par des suppressions, soit par des vacances indéfiniment prolongées de sièges confiés à d\u2019autres évêques déjà impuissants à remplir toutes leurs obligations.Après avoir enlevé au clergé régulier et ségulier un grand nombre de leurs églises et de leurs monustères, on a livré ces établissements au clergé de la religion dominante en Russie, acte doublement injuste, en ce qn'il dépouille les légitimes pos- Sesseurs pour enrichir un clergé qui n°a aucun titre à retenir ces biens, D\u2019après un plan tracé vers la fin du dernier siècle, on a travaillé avec persévérance à séparer les grecs unis de l\u2019unité catholique pour les incorporer à la communion gréco-russe.C\u2019est par suite de ce plan qu\u2019un ukase a supprimé l\u2019évêché de ce rit établi depuis la plus haute antiquité à Luk, capitale de la Wolhynie.En Pologne, et dans les provinces russes-polonai- ses, les biens des ordres réguliers précédemment d supprimés devaient, d\u2019après les traités conclus entre le saint-siége ct l\u2019empereur Alexandre, servir de subsides aux églises cathédrales et aux séminaires; cependant ces biens ont été aujugés au fisc.Le gouvernement de Pologne a fait demander à chacun des évêques la cession d\u2019une église catholique pour la consacrer au culte grec non-uni, ce que le clergé ne pouvait accorder sans forfaire à sa religion et sans trahir sa conscience, Des milliers de familles polonaises ont ddéplorer le sort de leurs enfants transportés dans l\u2019intérieur de Pempire russe ct mis dans le péril prochain d\u2019abandonner la communion catholique dans laquelle ils sont nés et ont été élevés.Dans les provinces polonaises-russes, le gouvernement impérial a fait arbitrairement la concession aux grecs non-unis du magnifique sanctuaire de Notre-Dame de Bezajow, célebre par les pélerina- ges qui s\u2019y font, et du riche convent des Basiliens annexé à cette église dans la Volhynie.Les églises et monastères du même ordre dans la Lithuanie, la grande chartreuse de Bereza et un grand nombre d\u2019églises et de couvents ont été également enlevés auculte latin ou grec uni, auquel ils \u2018étaient consacrés de temps immémorial, pour être cédés à l\u2019autre communion.Les suppressions, les spoliations et les confisca- Lions ont atteint 202 couvents latins parmi les 291 qui existaient dans Pétendue des provinces polonai- ses-russes ; des terres appartenant à ces couvents ont été vendues aux enchères.Ces mesures fiscales se sont étendues jusqu\u2019aux écoles paroissiales et aux colléges.Divers décrets ont attenté aux droits et privileges des catholiques, à la liberté de leur conscience ct aux traités antérieurs, par des violences dant on ne trouverait des exemples que dans les plus mauvais temps de l\u2019histoire d\u2019Angleterre.Un décret du sénat dirigeant, du 10 mars 1842, a formellement interdit de recevoir et de publier, dans les états impériaux, aucune espèce de rescrit ou de bulle apostolique, décret auquel le clergé et les fidèles ne peuvent obéir sans se séparer de lu- nion catholique et rester sans direction spirituelle et sans chef.Un ukase de la même époque a remis en vigueur les peines les plus sévères contre les prétendus coupables assez hardis pour procurer, de quelque manière que ce soit, des conversions du culte dominant à la religion catholique romaine, comme si la nature de toute doctrine religieuse ne tendait pas a sa manifestation et à la conviction des esprits par l\u2019évidence.Un ukase du 20 août de la meme annce a assujéti la Pologne catholique aux lois cn vigueur dans l\u2019empire russe, qui cxigent comme condition absohie pour les mariages mixtes la promesse formelle d\u2019élè- ver tous les enfants à naître dans la religion gréces russe, Un autre ukase de 1833, renouvelé d\u2019une ordon= annce depuis longtemps tombée en désuétude do Catherine IE, statue, dans ie but évident de supprimer un nombre infini de paroisses catholiques, qu\u2019il n\u2019y aura désormais d'église et de prêtre que là où les catholiques formeront une population agglo- métée de 400 habitants, mesure arbitraire, inexplicable, qui prive un grand nombre de sujets de S.M.I.des secours spirituels.Pat un ukase du 28 mars 1836, qui cst une évidente usurpation sur le pouvoir spintuel, il est interdit aux prétres latins soit d\u2019entendre les confes- Hubs eacramentelles des personnes qui ne leur sont point particulièrement connues, soit d'admettre jamais de telles personnes à la communion euchafis- tique.N'est-ce pas là une violence faite au pouvoir le plus indépendant, le plus discrétionnaire qui soit dans le monde ?N'est-ce pas mettre sous le joug d\u2019une puissance toute temporelle et la conscience du prêtre et la conscience des fidèles ?Les suggestions et les persécutions systématiques et persévérantes du gouvernement impérial ont amené la déplorable et douloureuse défection des évêques grecs-russes, préparée de longue main avec autant d\u2019art que de perfidie.Quel profit le pouvoir tirera-t-il d\u2019une trahison et d\u2019un parjure ?En quoi le trône des czars se consolidera-t-il en rovoquant le mépris pour les liens les plus sacrés et le renoncement à la foi jurée ?Quant aux griefs particuliers, ils sont de même nature que ceux qui ont mis le trouble ct le deuil dans les provinces rhénanes.Des évêques ayant résisté à des ordres contraires à leur mission ot a leurs pouvoirs canoniques, ont été violemment arrachés de leurs siéges et envoyés en exil et même en rison.D\u2019autres, qui ont oublié leurs devoirs et \u2019obéiasance qu\u2019ils doivent au Saint-Siége dans l'ordre spirituel, ont obligé le souverain pontife à différer [eur institution ; double préjudice pour les diocéses, double cause de déchitement, là où devraient régner la régularité et la paix.Mais la mesure de toutes les entreprises du gouvernement impérial sur le pouvoir s irituel, à été comblée par l\u2019ukase du mois d\u2019août 18 9, qui défend, sous peine de destitution, aux prêtres catholiques des provinces orientales de l\u2019empire, de baptiser les enfants nés de mariages mixtes, comme aussi d\u2019administrer la communion à quiconque a participé une seule fois au rit gréco-russe.On ne comprend pas comment un gouvernement qui participe aux lumières de son siècle, ose faire des lois dont Pinfrac-.tion peut devenir un devoir de la conscience.Et comment en assurera-t-il Pexécution, s'il ne mat des gardes en permanence auprès des fonts baptismaux, de la table de communion et de chaque confessionnal ?Et encore ! Comprendra-t-on en Europe une législation qui blesse, nous ne dirons pas seulement la liberté religieuse, mais encore toutes les règles, toutes les lois e la saison ! Ainsi la participation, une sevle Jois, au rit grêco-Tusse, passe pour une incorporation irrévocable.La loi admet qu'on peut cesser d\u2019être catholique, mais clle n\u2019admet pas qu\u2019on puisse sortit e la communion grecque.Tonte logique est bou leversée par une pareille législation, Ce n\u2019est pas tout, la pensée et la plume se fati_ guent à dénombrer les obstacles et les difficultés dont on a envitonné l\u2019exercice de la religion catholique.Achevons pourtant cette tâche pénible.La loi interdit de bâtir des églises catholiques, 81 ce n\u2019est en certains lieux et sous certaines conditions.Elle limite le nombre des paroisses et celui des curés.Elle enjoint aux membres du clergé catholique romain de ne sortir sous aucun prétexte de leur domicile, sauf dans certains cas rigoureusement déterminés.£lle défend au curés d\u2019accorder jamais les secours spirituels aux habitants d\u2019autres parvisses.Elle a établi un nouvel ordre de justice contre les personnes accusées d\u2019avoir cherché à propager la religion catholique au préjudice de la religion dominante.Elle livre aux tribunaux criminels de l\u2019empire les ecclésiastiques catholiques accusés de ce prétendu forfait, tandis que des honneurs, des distinctions et des récompenses sont prodigués aux membres du clergé russe qui se sont efficacement employés à ob tenir la prévarication des catholiques.Elle a porté, le 20 janvier 1840, la défense de prononcer jamais le mot d\u2019Eglise grecque-unie, et de mettre aucun empéchement aux mariages entre Grecs-Husses et Grees-Catholiques.Elle a enfin, au mois de mars de la méme année, prononcé la confiscation des biens contre quiconque abandonnera la religion dominante, sans préjudice d\u2019autres peines établies par les lois préexistantes, le tout accompagné d\u2019autres prescriptions très sévères sur le méme sujet.Dans certains gouvernements de la Lithuanie et de la Russie Blanche, il n\u2019est pas permis aux curés d'exercer le ministère de la parole, de remplir lc devoir sacré qui leur est imposé de prêcher et d\u2019instruire le peuple.Il ne leur est laissé que la faculté de lire certains sermons approuvés et déterminés, Dans le reste des anciennes provinces polonaises, toute prédication, avant d\u2019être prononcée, doit étre soumise à la censure, Deux cures dont le seul crime était d\u2019avoir exhorté leurs paroissiens à demeurer fermes dans la foi de leurs pères, ont été exilés dans les districts de la Grande Russe, pour y rester sous la surveillance de la police.Citerons-nous encore l\u2019ukase impérial du jour de Noël, qui a consommé la spoliation déja commencée des propriétés ecclésiastiques, en ordonnant 66 que tous les biens immeubles peuplés par des paysans y attach:s, appartenant jusqu\u2019alors au clergé du culte étranger dis provinces occidentales, passent sous la régence du ministre des domaines natio- CEST 2 ED STE TRI Lar pue veu naux ?\u201d* Cet article ajoute la plaie de la pauvreté et de la détresse aux blessures cruelles faites au catholicisme par les persécutions.Après ces mesures inouïes, on ne sera pas surpris si, sans avoiren aucune façon consulté le Saint.Siège, l\u2019autorité impériale a établi et nommé un suffragant pour la partie du diocèse de Cracovie soumise la Russie, et un évêque et deux suffragants our le royaume de Pologne, méconnaissant ainsi es attributions et les droits du chef de l\u2019Eglise catholique.Et comme si d\u2019antiques usages, incorporés avec, les idées et les mœurs d\u2019un peuple, inhérents à sa religion, devaient lui rappeler sa nationalité, le gouvernement russe a substitué dans le royaume de Pologne le calendrier julien au calendrier grégorien, afin de bouleverser toute la discipline ecclésiastique, toutes les coutumes et les droits religieux des Polonais.On croitrêver.C\u2019est en Europe que de telles choses se passent.Il nous a bien été raconté des détails semblables sur l\u2019empire couvert des ténèbres de l\u2019idolâtrie, qu\u2019une grande muraille sépare de la Russie.De pareilles lois ont pu être promulguées en Chine, au Japon et dans le royaume de Siam, où la répression par les supplices donne une certaine randeur au despotisme et fait la gloire des martyrs.ais qui concevra Cette oppression systématique, persévérante, minutieuse et remplie d\u2019incroyables caprices, en présence du grand mouvement de civilisation, d\u2019unité et de liberté civile et religieuse qui se fait en Europe ! Tels sont les sujets de plaintes que Rome expose aux yeux du monde entier, en même temps qu\u2019elle fait connaître sa conduite à l'égard du cabinet impérial, dès l\u2019origine de ces tristes événements.Nous montrerons dans l\u2019article suivant que si les torts de la Russie ont été graves quant au fond des choses, ils ont été injustes et injurieux quant aux procédés envers la cour la plus vénérable de l\u2019uni- Vers.(Gazette de Frunce.) A Nouvelles Ecclesiastiques et Religieuses.\u2014tlp\u2014\u2014 SUISSE.\u2014 Lucerne, 9 septembre.\u2014La majorité de la commission du grand conseil, qui avait été chargée de présenter un plan pour la réorganisation des hautes études, a proposé le rétablissement des jésuites, mais en se concertant d\u2019avance avec le révérend père de la Sociêté de Jésus sur les conditions d\u2019après lesquelles l\u2019enseignement serait dirigé.En conséquence, la commission a proposé de renvoyer de nouveau l'affaire au conseil exécutif qui devra, d\u2019accord avec le conseil de l\u2019instruction publique, s\u2019entendre avec la Société de Jésus sur les conditions d\u2019après lesquelles l\u2019enseignement serait dirigé.Il sera fait ultérieurement un rapport au grand conseil.Le grand conseil a modifié la proposition dans les termes suivants : «* Le grand conseil et le conseil de l\u2019instruction publique sont invités à prendre des renseignements sur la Société de Jésus et sur les conditions sous lesquelles la société de Jésus et sur les conditions sous lesquelles la société se chargerait de l\u2019enseignement et tout ou en partie.\u201d Schaffouse.\u2014On écrit de cetteville que M.le docteur Hurter a nommé membre de l\u2019académie de munich.Son dernier ouvrage sur les persécutions de Péglise catholique en Suisse, lui à valu cette flatteuse tinction- Grisons \u2014M.le prévôt de Karl vient d\u2019être honoré de la dignité d\u2019évêque in partibus ; il sera coadjuteur de l\u2019évêque de Coire.PRUSSE.\u2014C\u2019est dimanche 18 septembre, que doit avoir lieu, à Trèves, le sacre de Mgr Arnoldy.\u201c On présume, dit la Gazette de Lorraine, qu\u2019il sera consacré par l\u2019archevêque coadjuteur de Cologne, assisté par M.le suffrageant de Munster.Un grand nombre de catholiques de Metz et des provinces rhénanes doivent se rendre à cette cérémonie, qui sera une fête pour les fidèles Trévirois.\u201d\u201d BELGIQUE.\u2014 Trois religieuses des sœurs de Notre-Dame sont parties de Namur, le 5 septembre, pour se rendre aux Etats-Unis, où elles fonderont, à Cincinnati, une maison de leur congrégation.SAVOIE.Le Rhone annonce comme certaine la nomination de M.l\u2019abbé Rendu, chanoine de Chambéry, au siège épiscopal d\u2019Annecy.BELGIQUE, On écrit de Bruxelles : ¢ M.Raive, vendeur de bibles, son épouse e toute sa famille ont abjuré ce matin, en l\u2019église des SS.Michel et Gudule, le protestantisme dans le- uel ils étaient nés.M.le doyen a reçu leur pro- ession de foi.La cérémonie s\u2019est terminée par le mariage des parents.\u201d HOLLANDE.Encore une nouvelle église catholique en Hollande ! Le 25 août dernier, Mgr l\u2019évêque de Curium s\u2019est rendu à Westerwoort, où l\u2019attendaient M.Terwindt, archiprêtre de la Gueldre, M.Schol- ten, préfet apostolique de l\u2019Inde néerlandaise, M.Pas, président du séminaire de Herenberg, et tous les curés et vicaires du district.Le prélat a fait dans ce célèbre village la consécration de la nouvelle église, dédiée à saint Werenfride, et élevée à la place même où cet apôtre des Pays-Bas a terminé sa glorieuse carrière.Une foule immense était accourue de tous côtés pour assister à cette solennité religieuse.( Voix catholiques des Pays-Bas.) \u2014On écrit de Smyrne le 29 août : « La population grecque de Smyrne a été aujour- d\u2019hui en grande partie sur pied, pour les obsèques du vén\u2018rable Anthymos, ancien patriarche de Constantinople, qui a expiré hier matin à l\u2019âge de 92 ans.\u2014On mande de la même ville : «é Le Collége de la Propagande, qui sous la direction de Mgr.l\u2019archevêque À.Moussabini, continue à rendre de si éminents services à la jeunesse de Smyrne, en lui fournissant les moyens les plus étendus d\u2019une instruction solide, a reçu parle dernier paquebot français aeux nouveaux professeurs, en remplacement de ceux qui ont quitté les classes il y a quelque temps.Deux autres professeurs sont attendus par le prochain paquebot.\u201d .CANADA: Québec, 11 octobre 1842.ANNIVERSAIRE DE L\u2019INAUGURATION DE LA GRANDE CROIX AU MONT ST.-HILARE, Monsieur le Rédacteur, Le soin que vous mettez à donner connaissance au public, de tout ce qui l\u2019intéresse, m\u2019engage à vous prier de vouloir bien insérer dans votre prochain numéro la relation de l\u2019anniversaire du grand jour de l\u2019inauguration de la grande croix au mont St,~Hilaire, nous vous en serons irés reconnaissants, H y aun an (6 octobre), qu\u2019un spectacle des plus beaux, des plus sublimes, des plus touchants eut lieu à pareil jour.Le ciel en fut témoin, les anges s\u2019en réjouirent, Marie y répandit les graces abondantes dont elle est la dépositaire, et Dieu du haut de son trône de gloire le bénit\u2026.Le catholicisme fut grand, sublime en ce beau jour, alors que le Canada catholique se vit réuni au pied de la croix, étendard sacré de la victoire qu\u2019on venait d\u2019arborer sur une haute montagne, pour montrer que ce pays avait été en quelque sorte conquis par un homme extraor- dinairege roi des rois, au monarque suprême.Ceux qui eurent le bonheur d\u2019assister à.cette cérémonie si belle, si grande, si sublime, éprouvèrent des choses que le cœur sent, mais que le langage humain ne peut dire.Ils en ont conservé le doux souvenir et ils pourraient encore nous dire combien furent touchantes et douces les émotions que leur cœur éprouva.Ce jour fut beau, fut grand.On en parlera longtemps et l\u2019histoire le transmettra aux générations à venir\u2026.C\u2019est pourquoi on veut en conserver le souvenir.On a vu se renouveler ce jour si beau.Plus de 6000 ou 8000 personnes sont accourues sur le nouveau calvaire ; sans doute qu\u2019un sentiment de piété tendre les y a conduites, ou peut-être croyaient-elles entendre encore cette voix si éloquente de l\u2019aputre du Canada, de l\u2019évêque de Nancy.Celui qui retient les vents et qui lance la foudre, nous a favorisés du jour le plus pur et le plus serein ; on aurait dit un temps du mois de juin, Le chemin semblait avoir été parsemé de fleurs, et un suave parfum semblait attirer une foule immense au pied de la grande croix, source féconde de grâces, de consolations et de faveurs, Béni soit a jamais celui à qui Dieu inspira une aussi sublime pensée que de planter une croix si belle, si radicuse sur cette montagne, et d\u2019ériger uu chemin de croix.C\u2019est un nouveau calvaire, et n\u2019en doutons pas, de ce nouveau calvaire des fleuves de grâces découleront dans tousles cœurs pour les fertiliser et pour y allumer le feu de l\u2019amour divin.Rien n\u2019est plus capable de porter l\u2019homme à aimer Dieu, que le calvaire, et aussi à lui faire concevoir une grande horreur pour le péché mortel.e chemin de croix a été érigé de nouveau par le R.P.Honorat, supérieur des Oblats, pour deux raisons principales.D\u2019abord pour réparer la sacrilége profanation des croix, ayant été brisées et arrachées; ensuite parceque trois petites croix se trouvaient sur le monument, ce qui exposait bien souvent un grand nombre de personnes à oublier deux stations et ne gagnaient pas l\u2019indulgence ; alors on 2 fait faire trois croix comme les autres, et le Chemin de Croix: commence au bas de la montagne, Les stations ont été prêchées avec une éloquence et une onction rares, mais le moment solennel, le moment qui a rappelé à tous le souvenir du jour à jamais célébré, c\u2019est lorsque devant la grande croix, à la dernière station, un cri d\u2019enthousiasme s\u2019est fait entendre, plus de 6000 voix ont fait reten- tire les rochers, les vallons et les bois du mont St.Hilaire: Vive la croix!!! Vive la croix!!! Vive Mer.de Nancy !!! Vive Mgr.de Montréal !!! Vive lagReligion!!! Le Canada toujours catholique ! ! ! Vive le Canada !!l Et l\u2019écho répondre: vive la croix, vive la croix!!! etc.Les nombreux pêle- rins qui ont fait entendre ces cris d\u2019allégresse et qui rappellent de si doux souvenirs avaient été préparés par une allocution chaleureuse du Rév.P.Honorat, dans laquelle il rappelait les travaux apostoliques de l\u2019évêque de Nancy et tout ce qu\u2019il avait fait dans un pays qui avait su en si bien profiter, La sainte messe a été célébrée par M.Eusèbe Durocher, plusieurs prêtres ont assisté à la cérémonie.Peu de personnes avaient pu pénétrer dans l\u2019intérieur du monument avant la messe, ce n\u2019est qu\u2019- après le sacrifice auguste que la foule se pressait pour entrer dans la chapelle vénérée et pour admirer les décorations, qui ne laissaient rien à désirer au spectateur.De riches draperies rouges tapissaient les parois du monument.Ces draperies étaient de- cuupées par des colonnes blanches.Des coquilles bégalement blanches ainsi que des guirlandes de fleurs régnaient tout autour.Mais surtout ce qui frappait d\u2019une manière toute particulière les yeux du spectateur et qui attirait les regards de tous, c\u2019était le piédestal de la croix et les quatre colonnes qui forment l\u2019autel, un goût exquis avait présidé à cette décoration, un ciel artistement orné de guirlandes de fleurs et de verdure, une délicatesse admirable régnait partout.On éprouvait en ce moment quelque chose d\u2019ineffable.La majorité des pélerins ont pu admirer ces parures et en ontété ravis.Tout s\u2019est passé avec le plus grand ordre et décence.La foule s\u2019est écoulée en bénissant le Seigneur d\u2019avoir inspiré à l\u2019homme aimé du ciel, la sainte pensée de planter la grande croix et d\u2019établir ce nouveau calvaire, qui doit etre pour le Canada tout entier, un lieu sacré, un sanctuaire vénéré, une source de grâces, de bénédictions et d\u2019amour.Nous n\u2019en doutons nullement, le mont St.Hilaire va devenir un pélerinage célèbre.On,verra, nous l\u2019espérons, ce qu\u2019on voit tous les jours s'opérer dans les sanctuaires consacrés à Marie et aux saints dans le vieux monde, des prodiges.Je dis plus, car ici ce n\u2019est point une dévotion ordinaire, c\u2019est le calvaire, et comme toutes les grâces nous sont venues du mont Calvaire, de mème aussi, n\u2019en doutons point, des grâces abondantes découleront de ce nouveau calvaire.Le pécheur viendra se convertir au pied de la grande croix et arrosera ce rocher stérile des larmes de la pénitence.\u2026Le tiède s\u2019y ranimera.Le juste s\u2019y enflâmera du feu le plus pur de amour divin.Soyez à jamais béni Seigneur de vos ineffables bienfaits Recevez les actions de grâces de tous les cœurs purs et de toutes les âmes saintes, et continuez nous bénir.Amen.+ .MONTREAL, 17 octobre.\u2014 Mgr.Hughes, évêque de New-York, est arrivé en cette ville mercredi soir, accompagné de M.O?Neell.Sa Grandeur a interrompu sa visite pastorale pour venir visiter l\u2019évêque de Montréal.Mgr.Hughes doit repartir lundi prochain pour Buffalo, et se rendre de là à sa ville épiscopale.\u2014(Mélanges Religieux.) NÉCROLOGIE.\u2014Aprês une maladie de près d\u2019une année, supportée avec la plus édifiante résignation, Messire A.Tessier est décédé mardi à trois heures de l\u2019aprés midi, à l\u2019Hôtel-Dieu de cette ville, à Pâge de 38 ans.La mort de ce jeune et vertueux prêtre est pour ce diocèse une perte vivement sentie.Homme d\u2019étude et de science, il unissait à un grand zèle des talents distingués et des connaissances en théologie, particulièrement en droit cano- pique, très étendues.Consummalus in brevi, ex- plevit tempora mulla.M.Tessier appartenait à l\u2019association d\u2019Une Messe et à la société de la caisse ecclésiastique de St.Jacques.\u2014(Hdem.) M.L\u2019EpiTeur.\u2014Je vais vous rapporter comme extraordinaire un fait que quelques personnes pieuses pourraient regarder comme miraculeux.Julie Désormiers, âgée de 31 ans, de la paroisse du St, Esprit, qui ne marchait point depuis trois ans par suite de maladie, s\u2019est rendue le 26 juillet de cette année, à la fête de Ste Anne, à; Varennes, lors de la solennité du couronnement ; et elle y a communié en vœu.Depuis ce temps, elle a repris l\u2019usage de ses jambes, et marche facilement, quoiqu\u2019elle ressente encore quelques faiblesses; mais elle dit qu\u2019elle reprend ses forces graduellement.Auparavant il fallait la porter à bras au confessionnal et à la sainte Table, et aujourd\u2019hui elle s\u2019est rendue du presbytère à l\u2019église de son pied, sans aucun appui.Je me rappelle que lorsqu\u2019elle partit pour faire son vœu et qu\u2019on la portait dans la voiture, je me disais: « Si elle marche jamais, ce sera bien un miracle.\u201d Eh bien, ce que je regardais comme moralement impossible est arrivé ; et on doit sans doute l\u2019attribuer à l\u2019intercession de la bienheureuse Ste.\u2014Anne.Si ce n\u2019est pas un miracle, au moins Dieu a voulu récompenser la foi d\u2019une ame chrétienne en lui envoyant sa guérison en ce temps plutot que dans un autre.J.M.B.SL-Espiit, 3 octokro 1847 (ldem.) PARTIE POLITIQUE, \u2014\u2014\u2014 QUATRIEME PAGE.VENTES JUDICIAIRES.\u2014 ANNONGES DIVERSES, QUEBEC: MARDI 11 OCTOBRE 1842, \u2014_ Notre correspondance de Kingston d\u2019avant-hier ne fixe pas encore l\u2019époque précise de la prorogation.L\u2019ou attendait que le comité sur le canal de Beau- harnais eût fait son rapport.M.KirLaLy, président du bureau des travaux publics, est en jurement devant ce comité, pour avoir engagé l\u2019exécutif à commencer les travaux du canal au sud du fleuve.On verra que M.BaLDwIN, le procureur-général, a manqué son élection.D\u2019après les principes du \u2018* gouvernement responsable,\u201d il serait obligé de sortir du cabinet, s\u2019il n\u2019était pas élu quelque part ailleurs.A la cloture, M.482, B.433; maj.49.I n\u2019y a point de nouvelles positives sur les élections de MM.LAFONTAINE et SMALL; l\u2019un avait pour concurrent un M.RoE, et l\u2019ac:re l'honorable J.$.MACAULEY.PARLEMENT PROVINCIAL DU CANADA.SECONDE SESSION DEPUIS L'UNION.Kingston, vendredi matin, 7 octobre.ll n\u2019y a eu rien d\u2019important à la séance de l\u2019assemblée d\u2019hier ; on n\u2019a fait que repasser les ordres du jour et parler, parler, parler.La chambre s\u2019est ajournée à 9 beures, parce qu\u2019elle n\u2019était plus en nombre suffisant.Le comité sur le canal de Beauharnais, et deux autres comités où l\u2019on scrute la couduite du bureau des travaux publics, n\u2019out pas encore fait leurs rapports.On a maintenant disposé, dans l\u2019assemblée, de toutes les mesures da gouvernement, et le concours du couseil législatif ne se fera pas attendre.Un exprès venant de Belleville, lieu de l'élection pour le comté d\u2019Hastings, au haut de la baie de Quinté, arriva hier matin, sur les quatre heures, aveu une réquisition pour des tronpes, de la part de l'officier préposé à l\u2019élection et de magistrats appartenant aux deux partis.La dépêche fut trans- miss à l'hôtel du gouvernement vers cing heures, et à sept heures deux compagnies du 23e régiment partaient pleinement équipées à Lord d\u2019un Lateau à va- penr pour Belleville, avec des vivres pour six jours, soixante rondes de cartouches à balles, ete.Cette promptitude fait beaucoup d'honneur au régiment et aux autorités militaires, mais la nécessité de la présence des troupes à une élection est une honte pour le pays.Il paraît que mardi l\u2019élection Fat interrompue par la violence, plusieurs personnes furent blessées dangereusement, et M.MurnEy obtint une douzaine de voix de majorité sur M.BALD- wiN.L\u2019élection de M.LAFONTAINE est assurée.Celle de M.ShALL l\u2019est probablement aussi.Les partis dans le Haut-Canada sont plus furieux qu\u2019ils ne l'ont jamais été à Montréal, et la pressse ne recule devant aucune fausseté, acun moyen d\u2019excitation, M.Moore, l\u2019agent des paquebots, est arrivé de Boston ce matin.On a reçu à Boston, le 4 du courant, des nouvelles d'Angleterre jusqu\u2019au 20 septembre, par le Columbia.Rien d\u2019important.Quelques émeutes ont encore lieu dans les districts à manufactures, Les fonds se maintiennent et l\u2019argeot est À bon marché.lly a peu de variation dans les prix.Les journaux de Québeo du soir du 3 sont arris vés hier au soir, Tous les Québécois ici regretteut le départ des gardes.oo Kingeton, vendredi soir, 7 octobre.MG lettre datée de jeudi matin, 6 octobre, aurait dû être datée de vendredi 7.L'assemblée a été en séance aujourd'hui depuis 3 heures jusqu'à 8 heures du soir.Elle s\u2019est principalement ocoupée du rapport sur les dépenses contingentes de 1a chambre, Des demandes d\u2019augmentation de salaires aux officiers inférieurs et serviteurs de la chambre ont été généralement refusées, ainsi que la réclamation de l\u2019intégralité de leur salaire par les écrivains qui en reçurent la moitié pendant la suspensien de la constitutution du Bas-Ua- uada.Il est arrivé un message du couseil législatif annonçant qu\u2019il se désistait de sou amendement au bill des traîneaux : de sorte que la suspension de l\u2019ordonnance pour deux aus dans les districts de Québec, Gaspé, Lotbinière et Portneuf deviendra loi, et les gens pourront atteler leurs chevaux devant le milieu de la voiture dans le district de Montréal, On pense que la prorogation aura lieu vers mardi, à moigs que le rapport sur le canal de Beauharnais ne la retarde.M.KiLLaLY a pris son siége aujour- d\u2019hui.Les nouvelles de l\u2019élection de Hastings sont qu\u2019au- jourd'hui, à midi, M.Mur~EY avait 70 voix de plns que M.Barpwtn.Tout était tranquille depuis l\u2019arrivée des croupes.Il ne paraît pas qu\u2019il y aiteu personne de tué dans les émeutes qui l\u2019ont précédée.Il y a des bruits que M.ROE était en avant de M.LAFONTAINE, mais on ne le croit pas.Kingston, 9 octobre 1842.La séance de l\u2019assemblée d'hier s\u2019est prolougée jusqu'à 8 heures, ll n\u2019y a pas été question d\u2019affaires publiques de quelque importance, mais beaucoup d\u2019affaires privées.Le méme esprit qui greva le Haut-Canada d\u2019une dette de près d'un million et demi de livres sterling, pour en charger plus tard le peuple du Bas-Canada ; lo même esprit qui a surchargé les Canadas unis d\u2019une dette additionnelle d\u2019un million et demi, vit encore ici.La querelle hier au soir était au sujet du partage des dépouilles, et de la conduite du bureau des travaux publics.L'affaire a été remise à samedi prochain, avant lequel temps la chambre sera prorogée.Le précédent établi par \u201cencouragement\u201d ar- cordé à M.Cremazie, de Québec, a été invoqué par le major RicHARDsoN, et lui aussi va obtevirun \u201cencouragement \u201d pour son histoire de la guerre de 1812, et beaucoup d\u2019autres se préparent à profiter de la libéralité des membres à donner Pargent de leurs cowmettants pour encourager des individus avec qui ils peuvent être liés.Le comité du canal de Beauharnais continue à siérer, et l'on dit que la législature ne sera pas pru- rogée avant que ce comité ait fait sou rapport, Le conseil législatif a dispusé de tous les bills qu\u2019il avait devant lui, et l\u2019assemblée aussi.Beaucoup de membres de cette dernière sont partis, et l\u2019on croit que le conseil n\u2019est pas en nombre compétent.Ou va maintenant se jeter sur les fouds contingents, dont le ministère permet à l\u2019assemblée de disposer.L\u2019électiou d\u2019Hastings s\u2019est terminée hier au soir, le temps étant limité par la loi à six jonrs dans le Haut-Canada.Elle a été interrompue une grande partie de deux jours par la violence.On a empêché la moitié des électeurs de venir voter.M.MURrNEY avait la majorité à la clôture.Il plent ici depuis minuit.plus douce depuis deux jours, La température est Mexique ET Texas \u2014On écrit de la Nouvelle- Orléans, en date du 26 septembre : Le steamer Merchant, sur le sort duquel on avait de vives inquiétudes, arrive à l'instant de Galveston.Le capitaine rapporte que, le 18 et le 19, uv vuragan terrible a Louleversé le golfe; Galveston a été envahi par les eaux qui ont submergé la partie Lasse de la ville, jusqu\u2019à une hauteur de 4 ou 5 pieds.Beaucoup d\u2019édifices ont été renversés soit par la tempête soit par les flots, notamment deux églises, \u201c* Nous apprenons aussi par le Merchant que la ville de St-Antonio, sur la frontière, est tombée au pouvoir d\u2019une co!onne mexicaine forte de 1,300 hommes et commandée par le général Woll.L\u2019apparition de l\u2019ennemi a été si inattendue, si souddine, que la plupart des principaux citoyens ont été faits prisonniers; de ce nombre sont le juge de la cour du district et plusieurs avocats qui se trouvaient à l\u2019audience.Le président Houston a transmis aux milices du voisinage l'ordre de marcher sur St-Antonio pour reprendre cette place, et, dans le cas où les mexicains feraient leur retraite, de les poursuivre jusque sur le Riv-Grande.Le Texas est dans une pauvre situation militaire, j'ai peur pour lui.\u201d INCENDIE A MonTRÉAL.\u2014 Vendredi soir, un incendie qui éclata dans la boutique de MM.Hilton et Baird, ébénistes, à Montréal, réduisit en cendres une vingtaine de maisons et autres bâtiments, sur les rues Côté, Craig et Chenneville, la plupart en dois.Les maisons incendiées, rue Craig, étaient occa- pées par le docteur Spoouer, le docteur Brousseau, le docteur Bruneau, et M.Lecompte.La grande maison en brique, occupée par le capitaine Comeau et le docteur Mount, fut détruite eu partie.Rue Chenneville, l\u2019établissement de M.Beau- champ, corrossier, et la boutique de MM.Hilton et aird, Rue Côté, M.Laframboise, M, Srulthorp, M.Sinclair, M.Follenus (maitre de musique), M.Lang et M.M\u2018Donough.Les maisons étaient toutes, à quelques exceptions, ditle Æerald, assurées au bureau de l\u2019Assurance Mutuelle, et le mobilier à celui de l\u2019Ætna.M.d'assurance de Montréal.MAGNETISME ANIMAL ET PIIRENOLOGIE.La France est le pays des modes et des nouveautés en tout genre.Celn vient en partie de ce qu\u2019à nne certaine allure indépendante et qui ne peut souffrir de joug, l\u2019esprit français joint une grande vivacité qui saisit d\u2019abord les idées et les choses par ce qu\u2019elles ont de trillant et de nenf, mais qui ne sau- tait longtemps rester éprise de ce qui n\u2019est que neuf MoDonough était assuré au bureau de la Compaguie Ÿ et brillant, et les erreurs où le peuple français peut ! celles d'une autre vaiure qui les accompagnent, nous tomber ue sont jamais bien durables.La doctrine de Mesmer et de ses disciples et celle de Gall et de Spurzheim out eu pendant quelque temps une grande vogue en France; mais elles sen- bleut-y être aujourd\u2019hui passées de mode et tombées en discrédit: il faut cepeudant, comme la philosophie voltairienne et toutes les modes françaises, qu\u2019elles fusseut le tour du monde, et l\u2019on continuera de les admirer en d'autres paye longtemps après qu\u2019en France elles seront devenues collet monté ou perruque.Nous ne parlons point de certains faits, de certains phéuomèues physiques et physiologiques bien constatés par l'observation, mais des systèmes de philosophie anti-religieuse, anti-morale et destructive des meilleurs intérêts de la société, qu\u2019on préteud bâtir sur ces faits et ces phénomènes.L'homme étant uue intelligence servie par des organes matériels, le plus ou moins de perfection de ces organes duit sans dunte influer eur ses facultés intellectuelles et ses penchants, daus leur mauifesta- tion au-debors, et les orgaues mis en jeu peuvent acquérir, par l\u2019exercice, plus ou 1nvins d'aptitude à les manifester, plus ou moins de développement: mais de là à reconvaître, avec les phrénologistes, que l'homme n\u2019est qu\u2019un automate, qu\u2019il n\u2019est pus libre daus ses déterminations, et avec los mesma.Fistes, qu\u2019il n\u2019est qu\u2019une machine mise eu mouvement par certain fluide, comme la roue d'un moulin par l\u2019eau qui la fait tourner, la distunce est grande.Ou pourrait demander à ces messieurs s'ils n\u2019ont pas la couscience que c\u2019est bien librement qu\u2019ils vont par le monde prêchaut leurs doctrines uvilissautes et empochant l\u2019urgeut de ceux qui ont la complaisance de les écouter ?Depuis quelque temps les magiciens de toute es- péce out uftlué chez vous.Parmi ceux qui out tout récemment levé des contributions sur cette ville sout deux professeurs de magnétisme animal et de pheénologie qui préteudent prouver l\u2019une par l\u2019autre ces deux sciences équivaques, tout en se traitant suutuellemeut d\u2019impusteurs, nous a-t-on dit; [a seule chose, peut-être, en quoi tous les deux ont raison.Ils voyageut accompagués de compères et de com- méres qui se prêtent à leurs expérieuces et obéissant & leurs voloutés maguéliques avec une merveilleuse ducilité.L\u2019ou cependaut, le docteur PAr- KEL, nie, dit-on, la \u201c clairvoyauce, \u201d tandis que l\u2019autre, le ducteur CoLLYER, l\u2019enseigne et la pratique.N\u2019ayant pas astisté à leurs séances, Dous ne sommes pas en mesure de discuter les faits dont ils out reudu témoins ceux qui ont eu cet avautage.Nous reproduisons plus bas lu compte rendu de la devvière séance du docteur Collyer par M.le rédacteur du Canadien, dout on ve peut contester la bouue fui, Ce qu\u2019il rapporte do l\u2019opinion professée pac M.Collyer, concernant les miracles de Jésus- Cinnist, uous est coufirmde pur d\u2019autres personnes, | Si tous eussions été présenits, nous aurions demandé à cet homme si philantbrope pourquoi, puisqu'il pos de la vertu magnétique à ou si haut degré, il ne l'emploie pas, comme Jésus-Christ, à ouvrir les yeux des aveugles, à guérive les paralyligues et à ressusciter Jes morts, au lieu dela dépenser 4 en dormir les gens?Le docteur Collyer annonce, daus le Montreal Herald d\u2019avant-hier, que pendant son séjour à Québec, le 3 de ce mots, il a feit une découverte importante; c\u2019est que la \u201cvertu mesmérique\u201d peut s\u2019amasser en une boule entre ses mains, et qu\u2019au moyen de certaines manipulations cette boule \u201c peut facile- inéut se réduire à la grosseur d\u2019aue orange.\u201d S'il eût dit à la grandeur d'oue piastre ou d\u2019une demi- | piastre, nous l\u2019aurions cru saus difficulté.Nous avons entre les mains certains papiers imprimés, relatifs à ce même docteur Collyer, qui sont arrivés par la poste de New-York depuis sou départ de Québec.Co sont des déclarations sous serment et des cerlificats de personnes bien conoues, ayaut généralement rapport à son caractère moral et à celui des personnes qui lui ont servi de compères et de comméres davs les Etats-Unis, plutôt qu\u2019à la science qu\u2019il professe, et pour cette raison nous ne voolons pas les reproduire.Nous pouvous cependant citer, comme ayaut spécialement rapport à sa profession, les passages suivauts d\u2019une déclaration faite sous serment par M.GEORGE ENDICOTT, devant M.Jos, 1\u2019, PIrssoN, commissioner of deeds de la ville et Culaté de New-York : * He [Collyer] told me that the humbugged Mr \u201c Peale with animal magnetism, and that Peale in ¢ his turn was humbugging the public.\u201d He suid he had imposed on and deceived Peale on several vceasiens, and mentioned oue in particular, when he laid on a settee and pretended, blinded, to tell where Peale\u2019s hands were, near his person, and he remarked that © Peale was fool enough to believe \u201c bim.\u201d I have witnessed mary of his experiments, and have, in many instances, detected bim in yross deception, and have seen nothiug but what may have been the effect of deception, collusion or guessing, \u201c 1 {Collyer] m'a raconté qu\u2019il avait mystifié M.Peale {le propriétaire du musée de New-York] avec le magnétisme animal, et que Peale, à son tour, mystifiait le public.I! m'a dit qu\u2019il en avait imposé à M.Peale, qu\u2019il l\u2019avait trompé eu plusieurs occasions, daus une en particulier, où, couché sur un canapé, et ayant les yeux baudés, il prétendit dire où étaient les mains de Peale, auprès de sa personne, etil a faitla remarque que \u201c Poale fut assez niais pour le croire.\u201d J'ai été témoin de beaucoup de ses expériences, et en maintes occasion je l'ai surpris à commettre de grossières supercheries, ot vai rien vu qui ne pût être produit par la déception, la collusion ou en devinant.» Ce M.Peale certitie de son côté, entr\u2019autres choses, qu\u2019il employa Collyer dans son musée pendant quelque temps en 1840 et 1841 ; mais que, par suite de sa conduite, il tut obligé de le mettre à la porte, et de lui défendre de jamais remettre le pied dans sa maison.Et M.Peale fils, dans un autre certificat, dit pouvoir prouver que pendant ses expériences magnétiques au musée, Collyer employa diverses \u201c déceptions\u201d, et * prétendit\u201d faire beaucoup de choses qu\u2019il n\u2019u jamais faites.Il va jusqu'a déclarer qu\u2019il le counaît pour si peu véridique qu\u2019il ne le croirait pas même sous serment.M.0.8.Fowier affirme, entr\u2019autres choses, que la première fois que le sieur Collyer vint, en 1833, à 97u bureau Où se trouvait son frère L.N.Fowler, il fit en leur présence profession ouverte d'athéisme.Malgré la publicité donuée à ces assertions et à devons les accepter avec la même réserve que ce Qu'on nous racoute des miracles opérés par le doe- teur Collyer.Uu autre magnétiseur du nom d'ADRIEN, qui a Joué uu certain rôle dans les Etats-Unis, est venu dernièrement à Montréal, où il s\u2019est annoncé sous le titre pompenx de\u201c père des magiciens\"; rvais trouvant qu\u2019il avait été prévenu pur d\u2019autres magiciens de sou espèce, il a dévoilé, dit-on, le secret de la science, en déclarant que c'était une mystification.Si le temps et l\u2019espace nous le permettaient, nous sjouterions une déclaration que lui et deux autres magnétiseurs ambulauts fureut obligés de signer à Castletown ( Vermont), après avoir dégorgé l'argent qu'ils avaient reçu des spectateurs, afin d'éviter ne poursuite pour escroquerie.Voici Particle du Canadien de vendredi dernier: \u201c SOIREE MAGNETIQUE-ANINMALE.\u2014~M.COLLYER.\u2014 Au seul mot de magnétisme animal, nous euteodons bien des voix crier que c\u2019est une abeurdité, qu\u2019il n\u2019y a que des esprits crédules et faibles qui puissent croire à de semblables fadaises.Nous n\u2019ignorous pas nou plus que dernièrement un journal des Etats- Unis racontait que deux individus avaient joué une pièce à l'éditeur d'au autre journal en fesant devant lui de la clairvoyance à leur manière, Les discussions qui se sout élevées daas les journaux de Moot- réal au sujet des lectures données daus cette ville par le Dr.Collyer duivent nous engager à nous mettre sur vos gardes; mais elles ne sunt pas suffissates pour renverser une scieuce qui a fait tant de bruit tant dans l\u2019aucien que dans le nouveau monde, pour détruire une science dunt les partisaus et les onne- mis sont également acharués.Chaque jour, à se montrer de près, elle gagne uu bon nomure de ceux | qui la condamnaient de loia sans l\u2019avoir vue ni con- | | sidérée.Du moius les plus rebelles, après avoir at- teutivement considéré et avoir sérieusement médité sur les faits extraordinaires qu\u2019elle produit, se disent à eux-mômes : Devons-nous croire, ou devons-nous pas croire?Lis n\u2019osent condamner, et ils ont rai- sou, car, le plus souvent, ils sont entraînés, el il n'hésitent à avouer leur foi, que parce qu\u2019ils craignent d'être dupes d'illusions et de supercheries.Si la véracité du magnétisme dans toutes ses conséquences est encore un problème à résoudre, peut- être co problème est-il résolu en quelques points, par exemple quant au sommeil maguétique ou som- pembulisme dout Ja plupart du monde ne doute pas maiutevant.Nous pouvons peut-être sur cette partie parler d\u2019après expérience, lursque incrédule d\u2019abord et par l'unique désir de connaître, nous avons endormi vu magnétisé neuf à dix personnes qui, sui- vaut leurs caractères, leurs dispositions naturelles ou celles acquises au moment du sommeil magraéti- que, dormaient profondément ou s\u2019agitaient furte- ment en frappant sur les personnes et sur les objets ansbianis, et en proférant des paroles qui v\u2019avaient pas de suite ete.Maintenant, cot effet produit, ap- ;pelez le magnétiswe animal où donuez-lui tout autre nom que vous voudrez, mais il existe.Si vous nous demaudez de l'expliquer, nous vous demanderons à notre tour d\u2019expliquer le magnétisme minéral, les résultats prodigieux, de jour en Jour plus miraculeux de la pile voltaïque, la famière, l'attraction et toutes les autres lois de la nature; tout ce que l\u2019on peut faire c\u2019est de bâtir des systèmes plus ou moins probables.\u201c Mais du fait simple du sommeil magnétique qne nous croyons certain, il ya luin pour se rendre jusqu\u2019à la sympathie, que l\u2019ou peut assimiler à l\u2019attraction électrique ou magnétiquo, à l\u2019antipathie, que l\u2019on peut comparer la répulsion magnétique, à la clairvoyance, et, en dernière analyse, à la phrénologie prouvée par le magnétisme auimal.M.Collyer nous dit que le magnétiseur et le magnétisé sont dans au état de sympathie et de communication iu- time, tellement que le premier pout commander à toutes les actions de l\u2019autre.C\u2019est ce qu\u2019il s'est ep- pliqué à prouver par des exemples dans la dernière séance.Il nous a dit aussi qu\u2019il y a des personnes tellement opposées des dispositions qu\u2019elles ne peuvent jamais entrer en communication.Il nous a donné un exemple de ce principe en mettant un ens faut de 13 à 14 aus, qui dormait du sommeil magué- tique, en communication avoc un jeuns monsieur de l\u2019audience.Pendant que ce dernter tenait la main de l\u2019autre, celui-là le repoussait.Il n\u2019en avait pas été de même dans la précédente séance, dans laquelle uv oflicier était entré en communication magnétique avec le même enfant, ils s\u2019ympatiaient parfaitement l\u2019an avec l\u2019autre.\u201c\u2018 Après des explications données très an long, il 4 procédé à toutes les expériences à l\u2019appui de ses théories, \u201c Les deux anjets sur lesquels il opérait magnéti- quement étaient le premier, comme nous l\u2019avons dit, vo enfant de 13 à 1% ans, et l\u2019autre, une jeune fille do 18 à 20 ans, Si ces deux personnes étaient vraiment sous l'influence du sommeil magnétique, et qu\u2019il fût certain qu\u2019elles n\u2019avaient plus leur libre arbitre, étant entièrement soumises à une volonté extérieure, les faits, disons miraculeux, dout nous avons été témoins, prouveraient invineiblemeut la vérité de la science phrénologique, non pas de cette phréuologie matérialiste et impie (puisqu\u2019ou ne peut pas prouver ce qui est absurde et contraire aux luis de la nature), mais de cette phrénologie spiritualiste qui ne fuit pas aux bosses diriger la pensée, ruais qui considère les cavités osseuses de la tête comme les siéges des organes dout l\u2019âme a besvin puur opérer et se produire à l\u2019extérieur.Nous disons que les faits dont avons été témoins prouveraient invincible ment la véracité de la phrénologie; eo effet, lorsque M.Collyer influengiit magnétiquement, ou la touchant, quelqu\u2019une des bosses du crâve d\u2019uue des per- sounes sous la puissance magnétique, immédiatement où voyait la figure, la contenance et le geste de la personne exprimer la passion correspondante à la bosse où, suivant la phrénologie, se trouve l'organe de cette passion.Pur exemple, loraque M.Collyer a inflnencé la bosse de la musique sur la tête du jeune garçon, celui-ci s\u2019est mis de suite à chauter va air, et l\u2019a fait peudaot plus d\u2019un quart d\u2019heure, jusqu\u2019à ce que le magnétisenr ait suustrait cette bosse à l'influence magnétique.Il a obtenu le même résultat chez la jeune fille.Ensuite, il a influeucé chez le jeune garçon la bosse de l\u2019amour propre, et de suite il s\u2019est mis à marcher en se goutlaut les juues, s\u2019envoyant la tête eu arrière et en mesuraut ses pas, comme le fat lo plus exagéré ; disons même que c'était la caricature chargée d\u2019un fat, \u201c Après plusieurs autres expériences, faites tour- à-tour eur les deux sujets à M.Collyer a influencé, la Jeune fille, la bosse de véuération placée au-dessus de la tête à son milieu.A Instant même, elle s\u2019est croisé les main, st lorsque le docteur persistait elle s'est levé les yeux et les maine vers le ciel comme dans une ardente prière.Elle est demeurée près d\u2019un quart d'heure dans cet état.Ce qui a surpris tous les spectateurs et aurtout les nuatomistes présents, c'est l\u2019immobilité des orbres de l'œil, lorsque M.Collyer à porté l'intensité dans cet eudroit, Les paupières de la jeune fille se sont ouvertes dans toute leur grandeur possible, et les sphéroides des yeux sortis de leur lieu normal et projetés en avant, sont demeurés longtemps dans un état effrayant de Gixité, comme les globes de marbre des yeux d'une statue.Dans le cours de sa lecture, M.Collyer a anuoncé qu\u2019il s'était transporté à la prison avec un médeciu de cette ville qu\u2019il à nommé, et qui était là présent et qui a attesté le fait que nous allons rapporter.{| a magnétisé une prisonnière, dont le nom uous est échappé; il 8 pris ensuite du tabac et s\u2019est pris à éternuer; elle a fait de même ; il a oraché, elle a craché (sor lui).Ce n\u2019est un des cas de sympathie.Eufin il à pris ça montre, et regardant aux aiguilles: Quelle houre est-il, a-t-il dit ?\u2014Quatre heures, a t-elle répondu, mais non, je me trompe; il est 4 houres moins dix minutes.Elle avait parfaite- Wmeut raison, Ce fait, qui nous paraît incroyable, a été attasté à la séauce de lundi soir, sur la médecin on question dont l\u2019autorité mérite attention.* Il est une chose que nous devons regrotter; c\u2019est que M.Collyer, en voulant pousser jusqu\u2019aux extrêmes les conséquences de son système, se soit servi de l\u2019écriture sainte et ait blasphémé, sans doute sans le vouloir et sans mauvaise intention aucune.Telle est la passion d'un homme pour une idée qu\u2019il a nourrie et qu\u2019il à grandiv dans son ima- Eluation, qu\u2019il croit trouver partout, même daus les choses qui en sont les moins susceptibles des preuves de la véracité de ea doctrine.Passe quaud les ob- Jets qu\u2019il touche sont indifférents en eux-mêass ; mais quand il s\u2019agit du Sauveur du monde on doit parler avec précaution'et aveu réserve, et ne pas se Servir sans nécessité de ce nom divin.Pour mieux faire comprendre la portée des paroles du docteur, nous allons les donner aussi textuellemont que possible.Il disait: \u201c Je respecte infiniment lu foi et la religion, A Dieu ne plaise que jo veuille jeter quelque doute duns les esprits eur ces matidres; mais, si les hommes, tout imparfaits qu\u2019ils sout depuis la chute d'Adau, opèrent de tels prodiges par le magnétisme, tels que ceux de guérir la cécité et autres maladies, le Sauveur du monde, qui est l\u2019hommo le plus parfait qui sorti des mains du créateur, doit être un maguétiseur infiniment plus parfait et plus puissant que toutes les autres créatures.Et, si nous mettons de côté pour un moment sa divinité, que je suis loin de contester, je puis dire qu\u2019il a guéri l\u2019aveugle né, non pas par sa puissance diviuo, maïs par sou seul pouvoir magnétique; puis- Qu\u2019eu ettet il à touché par deux fois aux yeux de cet bomme.\u201d Cette doctrine est assurément contraire au dogme de la foi et Llasphématuire do la part de son auteur au moins do fait si nou volontaire- went, Car l\u2019évangile, auquel croient tous les chrétiens comme à uve autorité infaillible, nous doune ces miracles comme preuves de la divinité du sauveur; et comment prouveraient-ils cette divinité s'ils étaient simplement des faits naturels.\u201c* Hl faut lo dire, J, C.est pas venu sur la torre pour magnétiser.Sa mission était plus sublime.C'était celle de restaurer l\u2019homme déchu par la tache originelle, et de lui reconquérir l'héritage éteruel que lui avait fait perdre la faute de ses pre- Wiers pareats.\u201d NOUVEAU JoURNALL\u2014IN est sorti hier, de l\u2019imprimerie du Fantasque, lo premier numéro d\u2019un petit journal à 2 suns, intitulé : Z\u2018Artisan, Journal politique, de l\u2019industrie et du commerce, qui doit se publier deux fois par semaine, lo tundi et le jeudi matin.Le rédacteur propriétaire est M.J.Huston, à qui les lettres, correspandances, etc, doivent être adressées, frauches de port, au bureau du Fantasque, Il reçoit aussi des souscriptions au mois; le prix est alors de 15 sous, payables d'avance, outre les frais de poste, qui sont d\u2019uue piastre par anuée.Le pre- tier nuréro de L\u2019 Artisan coutient ce qui suit : * La motion suivante a été adoptéo à l'unanimité dans chacune des soctions de la société Saint-Jean- Baptiste de Québec.+ Qu\u2019afin d\u2019exprimer à l\u2019honvrable Ronrar BALDWIN et $ James Price, écuver, M.1.1.la reconnaissance qu\u2019on \u201cleur doit pour leurs ciTorts constants et désintéressés en \u201c faveur de la véræable justice égale et des droits des sujets \u201c de Sa Majesté sans égard à leur origine, on inscrive dè- * à présent ces honurables défenseurs de la canse populaire ** Comme MEMBRES HONORAIKEs de la sociûté Saint-Jean- \u201c Bapiiste et que le président et Je secrétaire-archiviste
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