Le progrès, 18 décembre 2021, Cahier 2
[" leProgrès SEMAINE DU 18 AU 24 DÉCEMBRE 2021 SAGUENAY\u2013LAC-SAINT-JEAN PHOTOGRAPHE DE STARS ET DE MODE, LA FÉLICINOISE EMILIE HÉBERT SE DÉMARQUE DÉJÀ À 25 ANS PAGES M4 ET M5 PRO DE LA LENTILLE P H O T O C O U R T O I S I E , E M I L I E H É B E R T SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M2 M39 BIÈRES La tournée du cheval TOIT&MOI SOMMAIRE M38 PLANÈTE VINS S\u2019offrir Chablis ARTS JEUNESSE M32 Une semaine d\u2019actu M34 Jamais retraité de la musique M35 Un grand-duc capturé par des lutins M36 Le coin lecture M37 Les p\u2019tits cuistots M8 Ceci n\u2019est pas une liste de cadeaux VOYAGES Un Noël cuivré Un livre comme cadeau Les mille métiers de Michel Barrette M 12 M28 \u2014 P H O T O C A R O L I N E G R É G O I R E M26 M9 40 ans d\u2019amour entre Metallica et le Québec \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E \u2014 P H O T O C O U R T O I S I E \u2014 ARCHIVES LE SOLEIL M3 ENTRE ELLE ET LUI La cyberintimidation, le fléau de 2021 Patricia Rainville L\u2019année des désillusions?Normand Boivin leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M3 NORMAND BOIVIN nboivn@lequotidien.com entre elle et lui PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com Q uand j\u2019ai commencé à réfléchir à ce qui m\u2019a marqué en 2021, le mot qui m\u2019est venu à l\u2019esprit est « désillusion ».Est-ce que 2021 est l\u2019année où l\u2019humain a perdu sa belle assurance, ou au contraire, a-t-il prouvé sa résilience ?Peut-être un peu des deux ?Il est vrai qu\u2019elle a frappé fort.Et même chez ceux qui, comme moi, ont un moral d\u2019acier, elle a ébranlé des forteresses.La mienne en tout cas ; j\u2019en ai parlé il y a quelques semaines.Mais je tiens encore le coup ! Même si je n\u2019ai jamais été un climatoscep- tique, j\u2019ai été frappé par la brusquerie, oui, la brusquerie des changements climatiques.Je sais qu\u2019une hirondelle ne fait pas le printemps et que l\u2019hiver 20-21, suivi d\u2019un été merveilleusement beau et chaud sont des phénomènes de balancier.L\u2019Europe a déjà eu sa petite ère glaciaire, on a vécu des sécheresses et des canicules, et il y aura encore des hivers chauds, des printemps tardifs, des étés froids et des automnes déprimants.Mais quand les climatologues nous disaient que, sans remettre en question les quatre saisons, le réchauffement climatique allait creuser le fossé entre les extrêmes, on a vu que ce n\u2019est pas de la tarte.Si c\u2019est vers où on se dirige, ça va chauffer.En Colombie-Britannique, l\u2019exemple le plus frappant qu\u2019on peut avoir, je suis persuadé que les météorologues vont arriver à la conclusion que la province aura eu la même quantité de précipitations que la normale en 2021.Sauf qu\u2019au lieu de tomber un peu chaque jour, pour arroser les récoltes, elles sont tombées en un mois : sécheresse à l\u2019hiver, au printemps et à l\u2019été, et inondations dévastatrices l\u2019automne.Ce n\u2019est pas bien drôle.C\u2019est comme mettre ses pieds dans le four et la tête dans le congélateur puis dire que notre corps est dans un environnement tempéré.Cette semaine, on a vu la violence des tornades dans le centre des États-Unis.Plusieurs tornades ont fait 70 morts.Je n\u2019ai pas de souvenir d\u2019un bilan aussi dévastateur en un seul événement chez nos voisins du sud.La pandémie maintenant.On n\u2019y échappe pas.Là-dessus, 2020 a été pire.Ce fut l\u2019année du confinement, l\u2019année « d\u2019avec pas de Fêtes ».Mais 2021 s\u2019inscrit dans la durée.L\u2019année a commencé avec le couvre-feu.À partir de mars et avec l\u2019arrivée des vaccins, on a commencé à respirer.Mais le variant Omicron, et une possible cinquième vague, nous montre qu\u2019on n\u2019est quand même pas au bout de nos peines.Et notre moral a commencé à ressentir l\u2019usure du temps.Veux veux pas, ç\u2019a miné tranquillement nos fondations et il faut les colmater.Et que conclure de tout cas ?On s\u2019en va vers la catastrophe ?C\u2019est là que je me dis que l\u2019humain est quand même capable de résilience.La pandémie de COVID-19 n\u2019a quand même pas fait entre 50 et 100 millions de morts en deux ans comme la Grippe espagnole.N\u2019oublions pas que la population mondiale était alors d\u2019un peu moins de deux milliards d\u2019humains.Actuellement, on estime que la pandémie a fait cinq millions de morts.Dix fois moins pour une population quatre fois plus grande.Malgré tous nos défauts, il faut s\u2019incliner devant le génie humain qui a mis au point les vaccins à ARN messager, sans doute la révolution médicale de ce nouveau siècle qui ouvre des portes pour lutter contre d\u2019autres maladies.On parle du SIDA et même du cancer ! Comme disait Nietzsche : « Ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort.» Ça vaut aussi pour les changements climatiques.Même si rien n\u2019est gagné, l\u2019électrification des transports associée à la production d\u2019énergie verte, le développement de procédés pour capturer le carbone et l\u2019enfouir ou mieux encore, le recycler pour en faire une nouvelle source d\u2019énergie, les recherches sur la fusion nucléaire qui se poursuivent pour créer une source d\u2019énergie qui ne génère pas des résidus radioactifs permettent de penser que l\u2019humanité pourra sans doute réussir à diminuer ses émissions de carbone fossile sans trop compromettre son approvisionnement énergétique.Le problème, c\u2019est que le temps presse.C\u2019est ça que m\u2019inspire l\u2019année qui s\u2019achève.J\u2019ai hâte de voir ce qu\u2019en retiendra l\u2019Histoire.NORMAND BOIVIN L\u2019année des désillusions ?«B ravo, 90 % des journalistes le méritent.» Ça, c\u2019est un commentaire haineux parmi tant d\u2019autres, écrit par un internaute sous un article faisant état d\u2019une agression physique envers un journaliste.Le journaliste en question avait reçu un coup de pied d\u2019un individu, mécontent des questions qui lui étaient posées.Un comportement très mature lorsqu\u2019on veut éviter les questions.Je me suis attardée aux commentaires laissés sous la publication dudit article sans grande surprise.Plusieurs félicitaient l\u2019individu d\u2019avoir répliqué agressivement au journaliste.Ce n\u2019est pas le premier journaliste à avoir été victime d\u2019une agression physique au cours des derniers mois.Le journaliste judiciaire du Journal de Montréal avait subi la même médecine de la part d\u2019un accusé furieux de voir son nom et sa face dans le journal.Mais la violence physique que subissent les journalistes n\u2019est heureusement pas monnaie courante et reste plutôt rare.Mais la violence verbale, non.La haine grandissante face aux médias de l\u2019information m\u2019a d\u2019ailleurs marquée, au cours de la dernière année.Et elle ne semble pas sur le point de s\u2019essouffler.Comme bien d\u2019autres choses, elle a été exacerbée par la pandémie.Chaque jour depuis 18 mois, ou presque, j\u2019écris le mot COVID-19 dans l\u2019un de mes textes.Je fais pourtant des dizaines d\u2019autres textes par semaine, mais pour certains, je ne fais que parler de ça.Je suis une corrompue.Je n\u2019ai jamais été agressée physiquement dans le cadre de mon métier.Mais je l\u2019ai été verbalement à bien des reprises, surtout au cours de la dernière année.Par courriel, mais surtout via les médias sociaux.Cet automne, environ 1000 journalistes sondés ont parlé d\u2019un harcèlement « répandu et omniprésent ».Selon le sondage mené au nom d\u2019une douzaine d\u2019organisations médiatiques au Canada, plus de 70 % des travailleurs des médias ont affirmé avoir été victimes de harcèlement, au cours de la dernière année.La cyberintimidation était de loin la forme de harcèlement la plus courante, avec 65 % des journalistes qui y ont goûté au cours de la dernière année.C\u2019est énorme.« Faites-vous-en pas avec ça, ne lisez pas les commentaires », diront certains.Plus facile à dire qu\u2019à faire.« Ignorez-les, ils vont se tanner », diront d\u2019autres.Pas certaine.La cyberintimidation n\u2019est pas un phénomène qui s\u2019atténuera en l\u2019ignorant.J\u2019ignore ce qui pourra être fait pour en venir à bout, mais il est grand temps de se pencher sur le sujet.Pas seulement pour les journalistes, mais pour tous ceux et celles qui en sont les cibles.Parce qu\u2019un coup de pied n\u2019est pas nécessaire pour que ça laisse des traces.PATRICIA RAINVILLE La cyberintimidation, un fléau de 2021 Cet automne, environ 1000 journalistes sondés ont parlé d\u2019un harcèlement «répandu et omniprésent».\u2014 PHOTO 123RF Le début de 2021 a été marqué par l\u2019arrivée du couvre-feu.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS/LES FILMS DE LA BAIE SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M4 LE MAG MYRIAM ARSENAULT JOURNALISTE DE L\u2019INITIATIVE DE JOURNALISME LOCAL marsenault@lequotidien.com Le grand-père d\u2019Emilie lui a transmis sa passion pour la photographie.Toujours à l\u2019affût des technologies, il lui a prêté sa première caméra, qu\u2019elle ne lui a jamais remise.Elle traînait son appareil partout où elle allait, se prenant elle-même en photo ou ses amis.« J\u2019aimais vraiment ça.J\u2019avais 15-16 ans et je tripais vraiment à créer des souvenirs avec mes photos.J\u2019aimais rendre le monde heureux avec ces souvenirs-là », souligne celle qui réside maintenant à Montréal, lors d\u2019un entretien par visioconférence avec Le Progrès.Au cégep, Emilie décide d\u2019aller en sciences naturelles pour devenir psychiatre, mais se rend rapidement compte que ce n\u2019est pas son domaine.Elle se tourne alors vers le DEC en Art et technologie des Pour Emilie, le plus important est que ses modèles se sentent bien dans leur peau et qu\u2019ils se sentent comme une star, qu\u2019ils soient connus ou non.\u2014 COURTOISIE, EMILIE HEBERT À seulement 25 ans, Emilie photographie les vedettes québécoises en plus de faire de nombreuses campagnes publicitaires.\u2014 COURTOISIE, EMILIE HEBERT \u2014 COURTOISIE, EMILIE HEBERT LA PHOTOGRAPHE EMILIE HÉBERT DANS LA COUR DES GRANDS Même si elle n\u2019a que 25 ans, la photographe Emilie Hébert se démarque déjà dans son domaine.Après avoir vu passer dans sa lentille la crème du vedettariat québécois, signé plusieurs campagnes publicitaires et après avoir été publiée dans le Vogue UK, la Félicinoise spécialisée dans le portrait est prête à faire une différence dans son milieu.Elle veut que la diversité corporelle soit davantage mise de l\u2019avant dans les campagnes publicitaires.\u2014 C O U R T O I S I E , E M I L I E H E B E R T leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M5 LE MAG médias (ATM), volet publicité, du Cégep de Jonquière, tout en développant sa carrière de photographe.Son premier contrat officiel a été pour Andréanne Marquis, finaliste d\u2019Occupation double, dont le projet est plus tard devenu Womance.Ces photos se sont d\u2019ailleurs retrouvées dans quelques magazines et, depuis ce jour, ça n\u2019arrête plus ! Vanessa Pilon, Martin Petit, Magalie Lépine-Blondeau et Mathieu Dufour font partie de ceux et celles qui se sont retrouvés devant la lentille de la photographe.Elle a été appelée à travailler à Toronto et a même vu sa photo de Girl Crush, composée des influenceuses qu\u2019elle adore, Cindy Cournoyer et Lucie Rhéaume, dans le Vogue UK.Depuis ses débuts, la photographe travaille énormément, mais s\u2019amuse toujours autant.Des projets commerciaux, dont beaucoup touchent à la mode, au maquillage ou à la coiffure \u2013 elle a récemment fait une campagne pour L\u2019Oréal et pour Matrix \u2013 l\u2019occupent beaucoup.Elle fait aussi beaucoup de photos de casting professionnel.Même si elle aime encore beaucoup faire des photos pour les personnalités connues, Emilie a découvert dans la photo commerciale la passion de créer.« Même avec les plus grandes marques, j\u2019ai remarqué que j\u2019ai vraiment une approche hands down.Ils me demandent ce que j\u2019en pense, ce que j\u2019ai envie de faire.On crée des mood board ensemble, on choisit les mannequins ensemble, j\u2019ai vraiment l\u2019impression d\u2019être là de A à Z et c\u2019est ça que j\u2019aime », indique-t- elle.Cet aspect vient d\u2019ailleurs chercher ses connaissances acquises durant ses études en publicité.Une carrière comme la sienne ne vient pas avec une vie routinière.Chaque jour, elle rencontre de nouvelles personnes, explore un nouveau projet, essaie de nouvelles choses et c\u2019est ce qu\u2019elle adore.SA SIGNATURE Emilie fait des portraits en lumière naturelle, grâce auxquels elle veut faire ressortir la beauté de la personne.Il y a quelque chose d\u2019intime et de gratifiant pour elle dans son approche.« J\u2019ose espérer que quand tu regardes l\u2019une de mes photos, tu vois le meilleur de la personne.Mon but à la fin de la journée, c\u2019est vraiment que tu regardes la photo de la personne, peu importe dans quelle position, qu\u2019elle ressemble à quoi ou qui elle est, mais qu\u2019elle soit à son meilleur.Ce que j\u2019aime, c\u2019est justement de prendre en photo quelqu\u2019un qui n\u2019est pas connu et de lui donner l\u2019impression d\u2019être une star », souligne-t-elle, des résultats rendus possibles avec le travail de son équipe, note-t-elle.La beauté se retrouve dans tout un chacun, selon elle, et ce qu\u2019elle préfère, c\u2019est de faire sentir ses modèles bien dans leur peau.« À la fin de la journée, quand tu entres dans une pièce, les gens ne remarquent pas les trucs que toi tu n\u2019aimes pas, comme si tu trouves tes oreilles trop grandes ou que tu as un double menton.Ils vont remarquer ce qui est beau chez toi et c\u2019est ça que j\u2019essaie de montrer sur mes photos », note la photographe.Elle aime particulièrement mettre les yeux en valeur et pense que le regard est vraiment distinctif à chacun.Même si elle n\u2019a pas étudié dans le domaine, Emilie a développé son œil de photographe et est maintenant en mesure de réaliser les idées qu\u2019elle a en tête, avec les outils et l\u2019équipe qui l\u2019accompagne.Emilie tient assurément à continuer.Elle a de beaux projets en route et des rêves parmi les plus fous, comme une carrière internationale, faire une couverture de magazine et photographier des vedettes telles que l\u2019actrice canadienne Caroline Dhavernas, la chanteuse Rihanna ou encore Céline Dion, admet-elle en riant.LUTTER POUR LA DIVERSITÉ « J\u2019ai l\u2019impression que c\u2019est encore un défi d\u2019avoir des personnes de shapes différentes.On dit qu\u2019on est ouverts, mais j\u2019ai l\u2019impression qu\u2019il y a encore beaucoup de travail à faire », note la photographe du Lac-Saint-Jean.Aux premières loges de l\u2019industrie de la mode et de ses hauts standards parfois malsains, la jeune femme veut utiliser sa voix et son travail pour changer peu à peu les façons de faire.Avouant qu\u2019elle a elle-même vécu son adolescence et son enfance avec des complexes, Emilie veut lutter afin qu\u2019il y ait davantage de diversité dans le monde de la publicité, puisqu\u2019il est important pour elle que tout le monde y soit représenté.C\u2019est un objectif qu\u2019elle se donne à court terme.Emilie aimerait un jour percer à l\u2019international.\u2014 COURTOISIE, EMILIE HEBERT La drag queen Rita Baga fait partie des prises de la Félicinoise.Emilie Hébert a souvent photographié Alicia Moffet.C\u2019est cette photo d\u2019Emi- lie, mettant en vedette le duo des fondatrices de Girl Crush, qui s\u2019est retrouvée dans le Vogue UK.La photographe aime particulièrement les photos de mode, de maquillage et de coiffure.Emilie est passionnée par le portrait.Même si certains lui ont déjà dit qu\u2019elle ne pouvait vivre uniquement de ce type de photos, elle y a cru et y arrive maintenant à 25 ans.2 1 3 4 5 1 2 3 4 5 Photos courtoisie, Emilie Hebert SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M6 L e vendredi 10 janvier 1969, George Harrison a résumé sa journée dans son journal intime : « Je me suis levé, je suis allé [aux studios] de Twickenham, j\u2019ai répété jusqu\u2019à l\u2019heure du dîner.J\u2019ai quitté les Beatles.Je suis rentré à la maison.» La frustration d\u2019Harrison était palpable depuis le début \u2014 une semaine et un jour plus tôt \u2014 de l\u2019enregistrement de l\u2019album Let it Be.Le « Beatle silencieux » en avait assez de voir ses chansons repoussées (il réussissait à en faire accepter environ deux par album).Comme Ringo Starr et John Lennon, il devenait de plus allergique à l\u2019interventionnisme tatillon de Paul McCartney.Et le 4 janvier, alors que McCartney réprouve sa façon de répéter la chanson Two Of Us, Harrison lâche un commentaire passif agressif qui encapsulait peut-être les relations tendues du groupe au seuil de sa dissolution.« Je jouerai, t\u2019sais, tout ce que tu veux que je joue, ironise Harrison à McCartney.Ou je ne jouerai pas du tout, si tu ne veux pas que je joue.Peu importe ce qui te plaira, je le ferai.» C\u2019est un des échanges corsés qu\u2019on peut entendre dans le récent documentaire Get Back, du réalisateur Peter Jackson, qui revisite la concoction du dernier album des Beatles et leur ultime concert sur le toit de l\u2019immeuble de Savile Row.Mais le documentaire de presque 8 heures, diffusé sur Disney +, montre aussi un autre côté de cette fameuse session d\u2019enregistrement de janvier 1969 : les Beatles qui collaborent pour sculpter et peaufiner des chansons immortelles comme Don\u2019t Let Me Down, I\u2019ve Got A Feeling, Get Back ou Octopus\u2019s Garden (qui paraîtra sur l\u2019album Abbey Road).Cette collaboration est parsemée de conflits.Les Beatles débattent sur les accords, le rythme, les paroles, la structure des chansons.Ils se chamaillent sur la bonne manière de répéter, l\u2019équilibre entre préparation et improvisation.Alors, pour éviter la rupture, aurait-il fallu que les Beatles évitent les conflits à tout prix ?Non, car les conflits sont sans doute aussi derrière le génie de ce groupe légendaire.*** Quand vous pensez à un conflit, vous pensez sûrement à une chicane, une engueulade, le genre de dispute où les couteaux volent bas.Or, comme l\u2019explique le psychologue organisationnel Adam Grant dans son livre Think Again \u2014 traduit en français par Le Pouvoir de la pensée flexible (à paraître en février) \u2014, il y a deux types de conflits : le conflit relationnel et le conflit lié à la tâche.Quand on se lance des attaques personnelles, qu\u2019on critique le caractère d\u2019une autre personne, on entre dans le conflit relationnel.Quand on débat sur des idées, des opinions ou la meilleure façon de créer un produit ou un service de la plus haute qualité, on entre dans le conflit lié à la tâche.Adam Grant, qui est professeur de psychologie et de management à l\u2019Université de Pennsylvanie, cite dans son livre une méta-analyse qui a recensé plus d\u2019une centaine d\u2019études sur les types de conflits au sein de plus de 8000 équipes de travail.La conclusion, vous l\u2019aurez deviné, est que les conflits relationnels nuisent généralement à la performance des équipes de travail.Mais un niveau modéré de conflits liés à la tâche peut être bénéfique, entraînant notamment une plus grande créativité et de meilleures décisions.Une des équipes de recherche en a conclu que « l\u2019absence de conflit n\u2019est pas l\u2019harmonie, mais l\u2019apathie », souligne Grant.Ainsi, le psychologue organisationnel prône le « désaccord productif ».Il met en garde contre la tentation d\u2019éviter les conflits pour ne pas vexer les collègues.Le danger, bien sûr, est que les conflits liés à la tâche dégénèrent souvent en conflits relationnels, note Grant.Pour éviter que ça arrive, l\u2019agressivité est à proscrire.Et, autant que possible, il faut présenter le conflit comme un débat, en demandant par exemple aux autres : « est-ce qu\u2019on peut en débattre ?» John Lennon et Paul McCartney, qui ont coécrit la majorité des chansons des Beatles, débattaient à profusion.Et certains ont soutenu de façon convaincante que les deux artistes étaient meilleurs ensemble plutôt que chacun de leur côté.« John avait besoin de l\u2019attention de Paul pour les détails et de sa persévérance », a déclaré Cynthia Lennon, la première femme de John.Paul avait besoin de la pensée anarchique et latérale de John.» Dommage que les tensions relationnelles soient venues à bout des Beatles.Reste qu\u2019en une décennie parsemée de conflits, John, Paul, George et Ringo sont devenus le groupe le plus influent de l\u2019histoire du rock\u2019n roll.Mais si vous n\u2019êtes pas d\u2019accord, on peut en débattre.MARC ALLARD CHRONIQUE mallard@lesoleil.com Les conflits sont aussi derrière le génie des Beatles Paul McCartney, George Harrisson, Ringo Starr et John Lennon lors de l\u2019enregistrement de l\u2019album Let It Be, en 1969, qui sert de matière première au documentaire Get Back, de Peter Jackson.\u2014 PHOTO DISNEY Le bon côté des conflits nous les humains leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M7 spiritualité M oisson Saguenay- Lac-Saint-Jean est la seule banque alimentaire de la région.Son origine remonte au 22 avril 1999, alors qu\u2019un comité provisoire s\u2019est constitué pour mettre en place le Centre de distribution alimentaire du Saguenay.Le 4 octobre suivant, les Lettres patentes de Moisson Saguenay inc.faisaient leur apparition.Parmi les objectifs pour lesquels cette corporation a vu le jour, on note l\u2019importance d\u2019améliorer la qualité de vie des personnes socioéconomique- ment défavorisées et encourager une communication et une coopération entre les différents organismes offrant des services d\u2019aide alimentaire.Pour ce qui est des autres objectifs, ils sont formulés dans l\u2019énoncé de mission.Le 15 novembre 1999, le premier conseil d\u2019administration fut formé avec la présence des représentants du comité de quartier d\u2019Arvida, de la Soupe populaire de Chicoutimi, de Centraide, de la Fondation Mgr Léonce Bouchard, de l\u2019Association canadienne pour la santé mentale (A.C.S.M.), de la Soupière de Jonquière, de la Maison de repos de La Baie et de La Soupière de l\u2019Amitié d\u2019Arvida.Depuis ce temps, la mission de l\u2019organisation s\u2019est étendue à l\u2019ensemble de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean.MISSION DE L\u2019ORGANISATION Moisson Saguenay-Lac-Saint- Jean opère douze mois par année.Notre mission est de « recueillir des denrées alimentaires auprès de différents partenaires agroali- mentaires, grossistes, détaillants et producteurs agricoles, de les entreposer et les distribuer à nos organismes membres, pour lutter contre la faim sur le territoire du Saguenay-Lac-Saint-Jean.En tant que seule banque alimentaire régionale, nous sensibilisons la population et les différentes instances économiques, politiques et sociales à la problématique de la faim.En plus des services offerts à nos fournisseurs (récupération des surplus) et à nos organismes (redistribution gratuite, soutien et formation), nous contribuons à améliorer la qualité de vie des personnes issues d\u2019un milieu socioéconomiquement défavorisé en suscitant la mise en place de solution favorisant l\u2019autonomie des individus et en aidant ces personnes à intégrer ou réintégrer le marché du travail », peut-on lire sur le site Web de l\u2019organisme, lequel fait partie du réseau des Banques alimentaires du Québec regroupant 19 membres Moisson provenant de différentes régions.AIDE AUX ORGANISMES RÉGIONAUX Quatre-vingt-cinq organismes sont desservis par Moisson Sague- nay-Lac-Saint-Jean.Les organismes ciblés par l\u2019aide alimentaire sont les soupes populaires et les organismes qui donnent des repas communautaires, les comptoirs alimentaires qui font du dépannage alimentaire, les Sociétés Saint-Vincent de Paul ou les comités alimentaires dans chaque paroisse, les organismes dont l\u2019objectif est de développer le pouvoir d\u2019agir (empowerment) ou l\u2019autonomie des personnes, qui favorisent la participation active des bénéficiaires dans leurs activités, qui font une analyse de la situation des bénéficiaires, qui proposent des solutions concrètes, qui assurent un suivi et motivent les personnes vers une plus grande autonomie et qui font de la référence, les organismes qui travaillent en étroite collaboration avec les ressources du milieu afin d\u2019aider les gens à répondre à leurs besoins, les organismes à services multiples dont un des services est la distribution alimentaire et qui ne demandent pas de participation financière à leur clientèle, les organismes de popotes roulantes desservant une clientèle économiquement défavorisée, les organismes ou autres maisons d\u2019hébergement en excluant les ressources intermédiaires (RI).S\u2019IMPLIQUER BÉNÉVOLEMENT Il est possible de faire du bénévolat au sein de l\u2019organisation.Que vous soyez étudiant, au travail ou à la retraite, votre collaboration sera très appréciée.Il y a deux secteurs d\u2019activités dans lesquels vous pouvez œuvrer.D\u2019abord à l\u2019entrepôt, où le travail consiste notamment à participer au tri des fruits, légumes, viandes, conserves, etc., lors de la réception des denrées de nos fournisseurs.Ensuite sur la route, en participant aux collectes et en récoltant les dons en denrées et/ou monétaires dans les supermarchés de l\u2019ensemble de la région.UNE AIDE PRÉCIEUSE Le prix du panier d\u2019épicerie est en hausse, ce qui n\u2019est pas sans occasionner une forte demande dans les différents organismes de la région.Plusieurs organismes dépendent de nous.Puisque nos tablettes à l\u2019entrepôt sont vides, nous avons été dans l\u2019obligation d\u2019investir 16 000 $ dans l\u2019achat de denrées alimentaires.Si vous souhaitez nous aider tout au long de l\u2019année, vous pouvez acheminer vos dons en denrées alimentaires en téléphonant au 418 698-8808.Pour ce qui est des dons en argent, vous pouvez le faire en ligne : https ://www.moissonslsj.org/site/don.Bruno Cormier Membre du conseil d\u2019administration de Moisson Saguenay-Lac-Saint-Jean MOISSON SAGUENAY-LAC-SAINT-JEAN Au service des gens dans le besoin Le prix du panier d\u2019épicerie est en hausse, ce qui n\u2019est pas sans occasionner une forte demande dans les différents organismes de la région.\u2014 ARCHIVES LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE 0081548 SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M8 J e vous l\u2019ai peut-être déjà mentionné, mais je ne fais à peu près pas de cadeaux de Noël (sauf exceptions !), et ce, depuis des années.Parce qu\u2019à mes yeux, le bonheur, il n\u2019est pas sous le sapin, il est auprès de ceux et celles qui se retrouvent autour.Ceux qui me connaissent bien le savent : il y a des lunes que j\u2019offre des moments à ceux que j\u2019aime ou encore des douceurs que j\u2019ai cuisinées.Ce qui suit n\u2019est donc pas forcément une liste de suggestions pour Noël : à vous de voir.Mais chose certaine, si vous souhaitez encourager l\u2019achat local, pour vous ou pour vos proches, jetez un œil ici.LES ALIMENTS HAPPY YAK Je l\u2019avoue : j\u2019étais un peu sceptique devant la nourriture lyophilisée.Jusqu\u2019à ce que je glisse dans mon sac à dos de randonnée des sachets Happy Yak pour de froides aventures en refuge.Je n\u2019ai regretté mon choix ni pour le goût ni pour le côté pratique.Je ne suis pas la seule : l\u2019entreprise qui produit les aliments Happy Yak, basée à Cowansville, ne cesse de prendre de l\u2019expansion.Happy Yak est une division de l\u2019entreprise Les Aliments ACTIV. Quand on dit le mot \u201clyophilisé\u201d, ça fait peur.Il faudrait dire que c\u2019est séché à froid de façon naturelle, lance Guy Dubuc, cofondateur et vice-président de l\u2019entreprise.On a amené la nourriture du genre à un niveau plus gastronomique.Le secret pour démocratiser le tout, c\u2019est : goûtes- y donc voir ! » Une fois réhydraté, le mets reprend des airs de repas maison, souligne-t-il.Et dire qu\u2019au départ, le projet de Guy Dubuc et Christine Chénard en était un de\u2026 préretraite.La nourriture Happy Yak est maintenant disponible dans 330 points de vente à travers le pays et dans cinq aux États-Unis, alors qu\u2019initialement, les propriétaires voulaient miser sur l\u2019achat en ligne.Happy Yak compte de nombreux ambassadeurs : l\u2019alpiniste Gabriel Filippi, l\u2019aventurière Mylène Paquette et les membres de l\u2019expédition Akor qui sont partis avec plus de 400 repas de cette marque, notamment.L\u2019effervescence du plein air liée au déconfinement a fait de 2020 une année exceptionnelle.« On est habitué que notre chiffre d\u2019affaires double tous les ans.Cette année, on était déçu, o n est ju ste à 3 0 q u e lq u e % de plus que l\u2019an passé (\u2026) La demande était tellement forte au Canada cette année qu\u2019on n\u2019a pas été capable de produire des repas pour les États-Unis avant qu\u2019on arrive au mois d\u2019octobre », observe M. Dubuc, en soulignant que l\u2019entreprise a un entrepôt au Vermont.Celle-ci a un « gros plan de croissance » chez nos voisins américains.« Là-bas, ce n\u2019est pas compliqué, tout est multiplié par 10\u2026 » Si on pense d\u2019abord aux plei- nairistes pour le marché de la nourriture déshydratée, celui des survivalistes en est un autre.Et les catastrophes qui touchent des provinces comme la Colom- bie-Britannique peuvent rendre ce type de nourriture attrayant.Quand les gens doivent quitter leur maison rapidement et que les magasins sont fermés, de tels repas deviennent une option, explique Pierre-Alexandre Des- rochers, responsable marketing et au service à la clientèle.L\u2019entreprise est en discussion avec l\u2019armée canadienne et elle lorgne aussi le marché européen.Le projet de préretraite emploie maintenant\u2026 22 personnes.R&D SKIS, CONÇUS ET FABRIQUÉS AU QUÉBEC L\u2019année dernière, R & D Skis avait lancé un modèle de ski hors-piste, disponible en ligne.À l\u2019année deux de son existence, l \u2019entreprise sherbrookoise a ajouté trois nouveaux modèles, entièrement conçus et fabriqués au Québec.La boutique Le Pied Sportif de Magog est devenue partenaire.Celle-ci offre maintenant une cinquantaine de paires en location.« On n\u2019a pas changé notre ADN.Les skis sont en vente uniquement sur le site Web.L\u2019objectif est de couper l\u2019intermédiaire », explique Guillaume Belhumeur, un des cofondateurs de R & D Skis.Ce service permet aux clients potentiels d\u2019essayer les skis avant de les acheter.CECI N\u2019EST PAS UNE LISTE DE CADEAUX ISABELLE PION CHRONIQUE isabelle.pion@latribune.qc.ca SORTIE PRENDRE L\u2019AIR 1 leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M9 VOYAGES CECI N\u2019EST PAS UNE LISTE DE CADEAUX 3 La Sherbrookoise Catherine Landry est l\u2019une des artistes qui a dessiné les skis de R&D Ski.\u2014 PHOTOS LA TRIBUNE, JESSICA GARNEAU 2 Paul McKenzie, propriétaire d\u2019Arkel, qui fabrique des sacoches de vélo.\u2014 PHOTO LA TRIBUNE, FRÉDÉRIC CÔTÉ 1 Les mets Happy Yak se retrouvent maintenant dans plus de 300 points de vente au Canada.\u2014 PHOTO MARIE-FRANCE L\u2019ÉCUYER 4 Hot Poc produit maintenant des pochettes qui gardent les cellulaires au chaud.L\u2019entreprise de Sabrina Hémond emploie quatre personnes, dont la fondatrice, sans compter tous les collaborateurs ponctuels.« Ç\u2019a fait des petits.On est en discussion avec d\u2019autres boutiques dans la province.» L\u2019entreprise a aussi doublé la quantité de skis disponibles cette année.Ceux-ci sont dessinés par des artistes québécois, dont Catherine Landry et l\u2019illustrateur Marsi Phobo.Les œuvres de Mme Landry se sont déjà retrouvées sur des planches à roulettes, mais sur des skis, il s\u2019agit d\u2019une première, raconte la peintre sherbrookoise, qui va ouvrir sa galerie d\u2019art à même son salon de coiffure et son atelier au centre-ville de Sherbrooke.C\u2019est une toile achetée par une Montréalaise qui a été reproduite sur les skis.HOT POC, POUR GARDER SES MAINS AU CHAUD L\u2019a n n é e d e r n i è r e , S a b r i n a Hé m o n d p re na i t u n e p au s e de trois mois de son emploi et investissait 15 000 $ de ses économies pour se lancer en affaires.« En une semaine, tout était vendu », raconte-t-elle.Depuis, les chauffe-mains Hot Poc, qui peuvent être réutilisés une centaine de fois, ont trouvé leur place dans bien des mitaines de la province.Au départ, la Sherbrookoise vou la i t c o m m e rc ia l is er u n e pochette protectrice pour les cellulaires, un produit servant à garder les téléphones au chaud.Mais compte tenu de l\u2019engouement démontré par les clients, ce sont d\u2019abord les chauffe-mains qui ont été mis en marché.Ces derniers se retrouvent m a i n t e n a n t d a n s p l u s d e 100 points de vente.« On commence à faire des efforts pour sortir du Québec également », précise l\u2019entrepreneure.Son équipe et elle viennent de franchir une nouvelle étape avec la confection des « Hot Poc Sleeper », fabriqués à partir de manteaux récupérés et conçus pour éviter que la batterie des cellulaires ne se décharge rapidement.Il s\u2019agit d\u2019une idée de clients potentiels, raconte-t-elle au bout du fil : grâce à une campagne de sociofinancement avec La Ruche de 50 000 $, Hot Poc a obtenu une bourse de 25 000 $.« Ça nous permettait de valider l\u2019intérêt des clients d\u2019acheter un produit conçu à partir de matières résiduelles et ça nous a permis d\u2019amasser des fonds pour mettre en place tout le processus de collecte et de tri des manteaux à travers le Québec.Ça nous a aussi aidés à trouver des partenaires.Ç\u2019a été difficile au début de trouver des gens qui voulaient fabriquer nos produits à partir de matières résiduelles.La plupart des planchers de couture, ce sont des couturières qui doivent faire une étape à répétition, et on ne peut pas déroger du cadre.Chez nous, chaque pièce est unique.On cognait à plusieurs endroits et on se faisait dire non, on commençait à être découragés.On a trouvé une designer, 88 Queen Street, qui produit depuis 20 ans ses collections à partir de vieux vêtements.Elle a tout de suite embarqué.» Le projet est sur les rails également grâce à la collaboration avec Estrie Aide et Récupex.LES SACOCHES DE VÉLO ARKEL À peu près trois saisons par année, Paul McKenzie, cofondateur d\u2019Ar- kel, se rend au boulot en vélo, parcourant ainsi une distance d\u2019environ 40 kilomètres.Ce sont notamment les chemins bucoliques des Cantons-de-l\u2019Est et le potentiel de randonnées cyclistes qui ont emmené l\u2019entrepreneur à s\u2019installer dans la région.Dans des locaux de la rue Roy à Sherbrooke, 17 travailleurs produisent des sacoches à vélo.À cette équipe s\u2019ajoutent ceux que Paul McKenzie appelle « ses joyeux lurons », une douzaine d\u2019employés provenant du CRDITED-Estrie (Centre de réadaptation en déficience intellectuelle et en troubles envahissants du développement).« On les a bien intégrés, ils font partie de notre culture d\u2019entreprise.Ça change la culture.Je recommande à toutes les entreprises d\u2019avoir ces gens-là à l\u2019intérieur des murs, parce que ça fait une façon d\u2019être plus humain que de simplement faire un produit pour le vendre\u2026 » Le créneau développé par Arkel s\u2019avère une niche de produits, présents maintenant à l\u2019échelle mondiale grâce à la vente en ligne.« On est moins connu en Europe : il y a plus de compétiteurs dans ce domaine.La culture cycliste, elle est plus développée là-bas, ce qui a amené plus de compagnies\u2026 » Comme pour bien d\u2019autres, la pandémie a dopé les ventes.La popularité montante des vélos électriques et du cyclotourisme en parallèle influence aussi positivement le marché de l\u2019entreprise sherbrookoise.« Notre problème, depuis la pandémie, c\u2019est de suffire à la demande », note le propriétaire, en ajoutant qu\u2019environ 80 % des produits sont fabriqués à Sherbrooke et le reste en Asie.« La demande a doublé ou triplé, mais on n\u2019a pas pu doubler la production », dit-il en glissant qu\u2019il recherche toujours des couturières.Suggestions, questions, commentaires?Écrivez-moi à isabelle.pion@latribune.qc.ca et suivez-moi sur Instagram à isabelle.pion 2 3 4 SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M10 Photos Le Progrès, Rocket Lavoie Photos Le Progrès, Michel Tremblay Photos Le Progrès, Jeannot Lévesque leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M11 P H O T O C O U R T O I S I E MILLE MÉTIERS, MILLE HISTOIRES Michel Barrette décrit son parcours professionnel exceptionnellement sinueux dans le spectacle Mes drôles de jobs, accessible uniquement sur le Web.PAGES M12 ET M13 SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M12 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Mille métiers, mille misères, a- t-on l\u2019habitude de dire.Dans le cas de Michel Barrette, il faudrait ajouter mille histoires, comme l\u2019illustrera sa nouvelle incursion sur le Web.Après le succès de Mes drôles de Noëls, il y a un an, le voici dans Mes drôles de jobs, un spectacle qu\u2019il sera possible de visionner du 18 décembre au 18 juin, grâce à la plateforme Live dans ton salon.La formule demeure la même, en ce sens que l\u2019humoriste engage une conversation avec son ami Luc Senay.Il faut croire que le thème l\u2019a inspiré, puisque l\u2019enregistrement réalisé devant public a duré plus de deux heures.Il couvre une période charnière de sa vie, de l\u2019adolescence jusqu\u2019au moment où sa véritable vocation a pris forme.« Je n\u2019ai été bon dans aucune de ces jobs », a reconnu Michel Barrette au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Ne sachant pas ce qu\u2019il voulait faire de sa vie, le jeune homme a papillonné d\u2019un employeur à l\u2019autre, le temps que s\u2019émousse l\u2019effet de curiosité ou qu\u2019un irritant majeur ne l\u2019incite à fermer les livres.C\u2019est ainsi qu\u2019au milieu des années 1970, il a détesté chaque minute passée au camp de drave de la compagnie Price, situé à Saint-Gédéon.Muni d\u2019un crochet, sa tâche consistait à récupérer des billes de bois échouées sur les rives du lac Saint-Jean.Lui et ses camarades les lançaient à l\u2019eau afin que l\u2019autre équipe, celle des gaffes, les pousse dans une estacade, en route vers l\u2019usine d\u2019Alma.« Mon problème est que j\u2019avais peur de l\u2019eau.Quand on se déplaçait, je restais dans le fond du bateau et je pensais mourir.Si on travaillait sur la terre ferme, ça allait, mais le reste du temps, j\u2019ai tellement haï ça.C\u2019est pour ça que le jour où ils ont voulu me lancer au bout du quai pour m\u2019initier, à mon arrivée au camp du rang des Îles, j\u2019ai dit aux gars que j\u2019étais cardiaque.Ça avait fonctionné », confie l\u2019humoriste.DANS UN BAR DE DANSEUSES Parfois, c\u2019est sa spontanéité qui lui a joué des tours.Acceptant de remplacer un ami au pied levé, Michel Barrette est devenu portier dans un bar de danseuses.En soi, rien pour s\u2019alarmer, sauf que l\u2019établissement en question, le défunt Barberousse, était fréquenté par les membres de six ou sept gangs de motards.« C\u2019était un trou qui se trouvait à Alma, à l\u2019emplacement du restaurant Roberto.Moi qui étais plutôt hippie, à cette époque, ils m\u2019ont planté là comme doorman.En plus, je n\u2019étais pas gros », rapporte l\u2019humoriste, qui est resté avec l\u2019impression que cette expérience au sein d\u2019un monde réputé pour sa violence l\u2019a mis en danger.Si elle était survenue après son séjour dans l\u2019armée, qui sait ?Peut-être que la carapace formée au contact des militaires lui aurait permis de résister plus longtemps.Là aussi, en effet, on se battait pour un oui ou pour un non, de manière presque routinière.Ça faisait partie de la culture et pour survivre, il fallait suivre.« Je suis entré là, j\u2019étais Cat Stevens.Je suis sorti, j\u2019étais Rambo, lance Michel Barrette.L\u2019armée, à ce moment-là, ce n\u2019était pas les scouts.» Ayant lui-même porté l\u2019uniforme, c\u2019est son père qui l\u2019avait convaincu de s\u2019enrôler pour qu\u2019il apprenne un métier.L\u2019objectif consistait à faire de son fils un comptable, mais une avenue plus intéressante s\u2019est présentée.« Comme j\u2019étais bilingue, ils m\u2019ont envoyé directement au quartier général, où je travaillais sur la logistique.Planifier des déplacements de troupes en gardant ces informations confidentielles, j\u2019ai aimé ça.C\u2019était formidable d\u2019avoir accès à du matériel top secret, mais tu ne peux pas niaiser », note l\u2019humoriste.Une nuit, il l\u2019a constaté quand deux policiers militaires ont fait irruption dans sa chambre.Éclairant son visage à l\u2019aide d\u2019une lampe de poche, ils l\u2019ont transporté au QG en entrant par une porte dérobée, avant de pénétrer dans son bureau.« J\u2019avais oublié de mettre un document top secret dans le coffre-fort et un des gars m\u2019a dit que j\u2019avais été chanceux, relate Michel Barrette.Si ça avait été deux Anglos, ils se seraient fait un malin plaisir de me mettre en dedans.» L\u2019APPEL DU DESTIN L\u2019armée ayant fait de lui un homme plus tough, son employeur suivant fut une compagnie de finance.Encore aujourd\u2019hui, le fonctionnement de ces institutions réputées pour leur rapacité lui inspire un haut-le-coeur.« En 1981, elles prêtaient à 31,9 %.Ça n\u2019avait pas de bon sens ! Le monde prenait du retard pour les remboursements et je devais collecter.C\u2019était rock\u2019n roll », se souvient-il.Pendant deux ans, à Jonquière, puis à Sept-Îles, l\u2019ancien militaire traquait ses « clients » partout, y compris dans les bars.Ça représentait beaucoup de misère humaine au pied carré, si bien qu\u2019un jour, lui et sa blonde ont tout lâché pour séjourner en Californie.Le rêve de partir loin, au volant d\u2019une Volkswagen, était bien plus attrayant.THÈME DE SON NOUVEAU SPECTACLE VIRTUEL LES DRÔLES DE JOBS DE MICHEL BARRETTE leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M13 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Michel Barrette persiste et signe.L\u2019humour de ma vie, le spectacle qu\u2019il promène dans toutes les régions du Québec, sera le dernier de sa carrière.Quant au moment où la fin surviendra, il sera établi par le public, qui semble déterminé à repousser l\u2019échéance.Au rythme où les supplémentaires noircissent l\u2019agenda, ce projet tiendra l\u2019homme occupé pendant l\u2019année 2022 et même au-delà.« Ça pourrait durer encore deux ans, laisse-t-il entendre.Chaque fois que je passe quelque part, le bouche-à-oreille relance la demande et d\u2019autres dates sont confirmées.C\u2019est pour cette raison que je reviendrai à Alma et Dolbeau-Mistassini, par exemple (les 18 et 19 février).Comme je l\u2019ai dit à mon agent, je veux aller au bout de ça. » Si motivé soit-il, Michel Barrette prépare doucement la suite des choses.Pour garder un contact direct avec les gens, sans avoir besoin d\u2019écrire un spectacle en bonne et due forme, l\u2019humoriste entend explorer le créneau des rencontres intimes.Assis sur scène en compagnie d\u2019un interlocuteur, il répondra à ses questions, de même qu\u2019à celles que formuleront les spectateurs.« Au fond, je ferai la même chose qu\u2019avec toi au téléphone, parce que j\u2019adore raconter.Ce ne sera donc pas un monologue préparé à l\u2019avance, avec des punchs aux bonnes places.Comme personne n\u2019a fait ça avant, je veux être le premier et je commencerai aux alentours de 68 ans, au rythme d\u2019une trentaine de sorties par année.Ce sera une belle façon de vivre ma retraite », anticipe Michel Barrette.L\u2019étincelle est venue il y a une vingtaine d\u2019années, quand il a vu Gilles Vigneault participer à une activité similaire.Les échanges du chanteur avec le public l\u2019avaient captivé, d\u2019où son désir de reproduire cette magie en injectant sa touche personnelle.Il précise aussi que ça se fera en personne, plutôt que sur le Web.De fait, malgré le succès de Mes drôles de Noëls l\u2019an dernier, ce qui a justifié la création d\u2019un second produit virtuel intitulé Mes drôles de jobs, l\u2019humoriste ne prévoit pas s\u2019incruster à l\u2019intérieur de ce créneau.« Je ne pense pas continuer là-dedans.Il me semble qu\u2019après deux fois, j\u2019aurai fait le tour », laisse- t-il entendre.En revanche, si la télévision et le cinéma lui font les yeux doux, assumer la fonction de comédien pourrait l\u2019intéresser.« Même si ma vraie passion, c\u2019est le gars qui raconte, ça va m\u2019amuser », assure Michel Barrette qui, en l\u2019espace de quatre mois, a refusé deux premiers rôles à la télé et deux au cinéma.Tant qu\u2019elle ne sera pas terminée, en effet, la grande affaire de sa vie restera la tournée.DEMANDE SOUTENUE POUR L\u2019HUMOUR DE MA VIE ENCORE DEUX ANS DE TOURNÉE Avant de devenir humoriste, Michel Barrette a exercé mille métiers, de draveur à militaire, en passant par portier dans un bar de danseuses et agent collecteur pour une compagnie de finance.C\u2019est ce qui constitue la trame du spectacle virtuel intitulé Mes drôles de jobs.\u2014 ARCHIVES LA PRESSE, BERNARD BRAULT Le couple est revenu s\u2019installer à Valleyfield, où Michel Barrette fut agent de sécurité avant de recevoir une offre de Desjardins, par l\u2019entremise d\u2019un ami.Vou- drait-il travailler à la Caisse de financement, qui était établie à Jonquière ?Cette fois, il s\u2019agissait d\u2019un emploi légitime, comportant de réels avantages.Après un an, toutefois, Joseph Saint-Gelais et Réjean Goderre ont soumis une offre qui allait changer sa vie.L\u2019appel du destin.Ayant remarqué son talent pour l\u2019impro, ils lui ont confié un rôle dans le théâtre d\u2019été Old Orchard, connais pas.Le salaire était plus que modeste pour jouer au Ski-Ranch de Saint-Gédéon, soit 10 $ par représentation.Pourtant, c\u2019est sans hésitation que le jeune homme a rempilé pour une deuxième saison, cette fois dans la pièce Bacon.« Je remercie ces gars-là pour m\u2019avoir proposé une carrière, tout en me faisant découvrir la scène.C\u2019était le bonheur en lettres majuscules et même si je ne gagnais presque rien, ça ne me dérangeait pas.L\u2019important est que j\u2019aimais ça et si c\u2019était à refaire, je recommencerais sans hésiter.La différence, c\u2019est que je débuterais à 18 ans au lieu de 25 », énonce Michel Barrette.«?Au fond, je ferai la même chose qu\u2019avec toi au téléphone, parce que j\u2019adore raconter.Ce ne sera donc pas un monologue préparé à l\u2019avance, avec des punchs aux bonnes places.Comme personne n\u2019a fait ça avant, je veux être le premier et je commencerai aux alentours de 68 ans, au rythme d\u2019une trentaine de sorties par année.Ce sera une belle façon de vivre ma retraite.?» \u2014 Michel Barrette SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M14 ARTS ET SPECTACLES SOLVEIG BEAUPUY sbeaupuy@lequotidien.com Qui, lorsqu\u2019il était enfant, n\u2019a jamais voulu rester dans la voiture alors que celle-ci passait sous les rouleaux du lave-auto?Le photographe saguenéen Jean- Pierre Tremblay s\u2019est prêté au jeu.Muni d\u2019un simple cellulaire, il a su capter la beauté de la rencontre instantanée et éphémère entre l\u2019eau, le savon et les cycles de séchage.« Durant la pandémie, j\u2019ai lavé pas mal de fois ma voiture », plaisante celui qui expose Car Wash au Centre national d\u2019exposition (CNE) de Jonquière jusqu\u2019au 15 janvier, dans l\u2019espace réservé au Club photo JAK.Ce n\u2019est pas moins d\u2019une douzaine de lave-autos différents qu\u2019a visités Jean-Pierre Tremblay pour mener à bien ce projet.Pour capter une plus grande diversité de couleurs et de textures, il optait souvent pour les cycles de lavages les plus dispendieux.Afin d\u2019honorer le thème, le titre des oeuvres est également à l\u2019effigie des différents cycles de lavage, savonnage, séchage ou cirage.« Les titres sont des clins d\u2019oeil.Ce sont des termes qu\u2019ils utilisent pour vanter les mérites de leur lavage », explique Jean-Pierre Tremblay.Ce projet a été monté en six mois, durant la pandémie, et les photos appellent au voyage, avec leurs couleurs bleutées et dorées.« C\u2019est assez surprenant le jeu des couleurs avec le savon et les différentes vues de l\u2019extérieur.Le ciel bleu amplifie les couleurs et la lumière.Ça faisait comme une symphonie », relate-t-il.À travers cette exposition, Jean- Pierre Tremblay voulait montrer que la beauté simple peut se trouver partout et qu\u2019elle est accessible à tous.« Je l\u2019ai fait avec mon iPhone, parce que c\u2019est plus facile à manipuler, mais c\u2019était aussi pour montrer que la caméra est un outil et que ça ne détermine pas le résultat », mentionne-t-il.Si le photographe a innové dans le choix de son appareil photo, il reste néanmoins traditionnel et préfère partager ses oeuvres à travers des expositions plutôt que sur les réseaux sociaux.Il vient d\u2019ailleurs tout juste d\u2019en terminer une qui se tenait à la Galerie 5, à Jonquière, Rêveries insolites.« J\u2019ai voulu exploiter l\u2019image qu\u2019on peut retenir à la suite d\u2019un rêve, précise Jean-Pierre Tremblay.Même si elle peut être un peu floue, elle transporte un message émotionnel fort.» Le photographe élabore divers projets, mais n\u2019a pas réservé de galerie pour la prochaine année.Il s\u2019est cependant lancé un nouveau défi, celui d\u2019imprimer des photographies en grand format, afin de communiquer un message visuel de façon plus intense.LA BEAUTÉ EST PARTOUT.MÊME DANS UN LAVE-AUTO 1 Nettoyage Premium, cycle de trempage moussant 2 Nettoyage Super- Express, cycle de rinçage à jets d\u2019eau recyclée haute pression.3 Jean-Pierre Trem- b l ay e x p o s e Ca r Wash au CN E de Jonquière, jusqu\u2019au 15 janvier.4 N e t toya g e É l i te , cycle de démousti- quage d\u2019insectes.\u2014 PHOTOS COURTOISIE, JEAN-PIERRE TREMBLAY 1 2 3 4 leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M15 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Cinq concerts en cinq jours au Saguenay, puis à Québec et en Beauce.C\u2019est ainsi que l\u2019Ensemble Renouveau fera vivre sa nouvelle production, intitulée Le Noël de Renouveau.L\u2019équipe demeure la même, soit deux chanteuses et trois musiciens qui croient que le répertoire classique a le pouvoir de toucher un large public.Ils en font la preuve depuis 2017, avec des résultats de plus en plus probants.Même si la crise sanitaire freine les ardeurs de certains mélomanes, leur série estivale a donné lieu à une douzaine de sorties dans la province.Il s\u2019agissait d\u2019un sommet pour la formation, qui a récolté les fruits d\u2019un patient travail de terrain.« La progression est plus marquée dans les communautés où nous avons déjà joué.Les gens qui ont vu L\u2019Ensemble Renouveau en amènent d\u2019autres », a énoncé le pianiste Bruce Gaulin au cours d\u2019une entrevue téléphonique accordée au Progrès.Il ajoute que lui et ses camarades sont actifs sur les réseaux sociaux, ce qui leur permet de cibler autant les jeunes que les amateurs de musique plus âgés.L\u2019autre raison de leur succès, bien sûr, c\u2019est leur approche de la scène.Le répertoire classique se trouve au cœur de leur démarche, ce qui ne les empêche pas d\u2019emprunter des chemins de traverse à l\u2019occasion.Dans Le Noël de Renouveau, par exemple, on retrouve des airs traditionnels, mais également des musiques de film.Ce qui rend le tout cohérent, ce sont les arrangements conçus par le violoncelliste Simon Des- biens, qui est également compositeur.Il profite pleinement de la virtuosité du quintette complété par la violoniste saguenéenne Jessy Dubé, ainsi que les sopranos Évelyne Larochelle et Carole- Anne Roussel.« C\u2019est un génie de l\u2019arrangement qui nous lance de plus en plus de défis », confirme Bruce Gaulin.Ainsi a-t-il préparé une trame s\u2019appuyant sur des extraits du ballet Casse-Noisette.Rien d\u2019extraordinaire, penserez-vous, sauf que la voix des sopranos y fait figure d\u2019instrument au même titre que le violoncelle ou le violon.« Nous utilisons davantage cette approche, mais nos chanteuses ont aussi droit à leurs moments pendant le concert », assure le pianiste.Il en veut pour preuves les variations virtuoses de Carole- Anne Roussel sur l\u2019air d\u2019Adeste Fideles, de même que le travail d\u2019Évelyne Larochelle sur un extrait du Messie de Haendel.Lui-même, cependant, chérit le moment où l\u2019Ensemble Renouveau aborde la musique du film Maman, j\u2019ai raté l\u2019avion, composée par John Williams.« La pièce que nous interprétons constitue sa plus belle mélodie, je trouve.Elle est même supérieure à ce qu\u2019on peut entendre sur la bande sonore de La liste de Schin- d l e r » , e s t i m e Bruce Gaulin.Il a confiance que le public appré- c i e r a a u t a n t que lui ce qu\u2019on pourra constater le 19 décembre à 14 h, alors que l\u2019Ensemble Renouveau retournera jouer à la chapelle Saint-Cyriac, située à Lac-Kénogami.C\u2019est l\u2019un des endroits où le bouche-à-oreille a le mieux opéré, puisqu\u2019on affiche déjà complet.En revanche, il reste de la place pour le concert donné le 20 décembre à 19 h 30, à l\u2019église Saint-Alphonse de La Baie.« Les gens sont tellement chaleureux au Saguenay.Ils répondent bien au fait que nous sommes accessibles, soucieux d\u2019abolir les barrières », s\u2019émerveille Bruce Gaulin.Les 21 et 22 décembre, par ailleurs, la formation se produira à la cathédrale Holy Trinity de Québec, à compter de 19 h 30.Viendra ensuite l\u2019ultime rendez-vous de la brève tournée, le 23 décembre à 19 h 30.Il se déroulera en Beauce, à l\u2019église de Saint-Georges Ouest.Là comme ailleurs, il sera possible d\u2019acheter un billet à la porte, au coût de 30 $.On peut également réserver via le site Web de l\u2019Ensemble Renouveau, de même que sa page Facebook.UNE SÉRIE AMORCÉE À LA CHAPELLE SAINT-CYRIAC CINQ CONCERTS DES FÊTES POUR L\u2019ENSEMBLE RENOUVEAU L\u2019Ensemble Renouveau présentera son nouveau concert de Noël à Lac-Kénogami, La Baie, Québec et Saint-Georges Ouest, à compter du 19 décembre.Cette formation comprend la violoniste saguenéenne Jessy Dubé, le pianiste Bruce Gaulin, le violoncelliste Simon Desbiens, ainsi que les sopranos Carole-Anne Roussel et Évelyne Larochelle.\u2014 PHOTO COURTOISIE Le répertoire classique se trouve au cœur de leur démarche, ce qui ne les empêche pas d\u2019emprunter des chemins de traverse à l\u2019occasion. SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M16 ARTS ET SPECTACLES DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com «?Nous sommes enthousiastes à l\u2019idée de présenter ce spectacle avec notre belle équipe.Ça fait du bien de revenir avec ce qu\u2019on aime faire?», confie Vicky Côté, la cheville ouvrière du Théâtre À Bout Portant.Sa joie porte un nom?: La Migration des peuples.Il s\u2019agit d\u2019une production que la compagnie baieriveraine souhaitait étrenner au printemps 2020, après deux ans de gestation.Il y a eu un délai, pour les raisons que l\u2019on sait, mais la ligne d\u2019arrivée est enfin visible.La première série de représentations aura lieu du 31 mars au 17 avril, à la Salle Murdock de Chicoutimi.Une douzaine de séances figurent au programme et comme les Fêtes approchent, on offre des paires de billets au coût de 35 $, soit 15 $ de moins que le prix usuel (pour réserver, il suffit de se rendre à l\u2019adresse www.theatrea- boutportant.com).Viendront ensuite les répétitions, à compter de janvier.Le moment où, enfin, les recherches et les laboratoires de création prendront leur sens.La forme peut encore bouger, mais l\u2019intention est clairement définie.Ce que souhaite accomplir Vicky Côté, qui a écrit la pièce, tout en signant la mise en scène, c\u2019est de tracer un parallèle entre la réalité des migrants et celle des coureurs de fond.Les deux parcourent de grandes distances, sauf que le contexte est différent.Les premiers tentent de se donner un avenir, alors que les seconds visent la performance ou le mieux-être.« Nous allons suivre deux femmes migrantes et un marathonien.Chacune de ces personnes a son histoire, qui se déroule dans des lieux qui ne seront pas définis.Nous présenterons leurs points de vue sous l\u2019aspect du déplacement.Les coureurs veulent être en forme et se dépasser, tandis que les migrants cherchent à sauver leur peau.Ce qui est commun aux deux groupes, en revanche, c\u2019est la notion d\u2019entraide », énonce Vicky Côté.UNE PAUSE SALUTAIRE Pour illustrer l\u2019ampleur de ce projet, mentionnons qu\u2019il a donné lieu à 180 heures de laboratoire aux côtés de nombreux comédiens.C\u2019est ainsi que plusieurs pistes ont été cernées, tellement qu\u2019il faudra déterminer lesquelles seront intégrées dans la version finale du spectacle.En amont, par ailleurs, l\u2019auteure et metteure en scène a effectué du travail de terrain.Elle a fait un marathon, en plus de rencontrer des migrants à la faveur d\u2019une visite au chemin Roxham.« Pendant longtemps, c\u2019est une réalité que les Québécois voyaient de loin.Elle est devenue plus visible quand des gens dont le statut était instable aux États-Unis ont trouvé refuge au Canada.Au même moment, une grande caravane partie de l\u2019Amérique centrale se dirigeait vers la frontière américaine, alors que des Syriens essayaient d\u2019entrer en Europe.Il s\u2019agit d\u2019un échiquier planétaire », fait observer Vicky Côté.De son propre aveu, la pièce comporte de beaux défis de mise en scène.Comment aborder ces questions sans se perdre dans les détails ?De quelle manière peut-on les illustrer dans une salle intimiste, avec des moyens techniques limités ?À cet égard, elle constate que la pause involontaire a représenté une opportunité, celle de laisser reposer les idées qui avaient été exprimées, le temps qu\u2019elles se décantent.« C\u2019est rare qu\u2019on puisse le faire.On a revu le texte et des scènes ont été élaguées parce qu\u2019on a pu se mettre dans la peau du spectateur.Ça nous a permis de clarifier l\u2019histoire, les personnages, et de faire ressortir certaines actions », décrit Vicky Côté, dont l\u2019équipe comprend les comédiens Karina Irao- la, Élaine Juteau, Christian Ouellet, Patrick Simard et Jean-Raphaël Marcotte.Elle est complétée par Sophie Châteauvert (costumes et accessoires), Yves Dubois (conception sonore), Christine Rivest- Hénault (assistance à la mise en scène), Alain Larouche et Carles Villanueva (chercheurs sonores).LA NOUVELLE PIÈCE DU THÉÂTRE À BOUT PORTANT L\u2019ATTENTE ACHÈVE POUR LA MIGRATION DES PEUPLES Voici une partie de l\u2019équipe du Théâtre À Bout Portant associée à La Migration des peuples.La première de cette pièce ambitieuse sera présentée le 31 mars, à la Salle Murdock de Chicoutimi.\u2014 PHOTO COURTOISIE, CHRISTINE RIVEST-HÉNAULT leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 ARTS ET SPECTACLES M17 DANIEL CÔTÉ dcote@lequotidien.com Elle est toute jeune, la salle de spectacles du Centre d\u2019expérimentation musicale (CEM), mais même dans cinq ans, dans dix ans, on se souviendra du concert Ode au Métal présenté par la formation Quasar, le 18 décembre à 20?h.Juste la façon dont elle aura habité les lieux, avec son immense ruban de métal suspendu à deux ou trois pieds du plancher, les longues pièces rectangulaires descendant à la verticale, les petites structures abritant des microphones, frappera durablement les esprits.On dirait une sculpture environnementale, sauf qu\u2019elle se trouve entre quatre murs et que samedi soir, le public qui se rendra au 37 rue Rhainds, à Chicoutimi-Nord, pourra marcher autour, à l\u2019intérieur, pendant que les saxophonistes Marie-Chantal Leclair, André Leroux, Mathieu Leclair et Jean-Marc Bouchard se mouleront autant que faire se peut à la partition imaginée par Sonia Paço-Roc- chia.Ils l\u2019ont créée ensemble en 2019.Deux prix Opus ont couronné leurs efforts.Puis, plus rien.À lui seul, le travail qu\u2019il faut déployer pour préparer la salle pourrait expliquer ce délai.On parle de plusieurs jours et la tâche ne se résume pas à accrocher des bouts de métal.Les appareils fixés dans la structure pour capter les sons, puis les acheminer dans l\u2019ordinateur que la compositrice manipulera loin des regards du public, font aussi partie du chantier.Ajoutons les éclairages sophistiqués, ainsi que la présence d\u2019une équipe de tournage, et ça fait beaucoup d\u2019informations à gérer.« Nous aimons les choses qui ne sont pas standard.Ce spectacle met en relief l\u2019aspect multi de notre salle », a souligné le directeur général et artistique du CEM, Guillaume Thibert, au cours d\u2019une entrevue accordée au Progrès.De son côté, Sonia Paço-Rocchia se réjouit à l\u2019idée de voir revivre une œuvre aussi ambitieuse, surtout en ces temps incertains.« C\u2019est une surprise, puisqu\u2019avec le confinement, on se demandait où s\u2019en allait notre carrière.Faire un gros projet comme ça, c\u2019est rassurant », confie-t-elle.Pour décrire la pièce de 40 minutes qui sera jouée à Chicouti- mi-Nord, la musicienne parle d\u2019un théâtre musical.« Il n\u2019y a pas de mots, mais les spectateurs peuvent se faire leur propre histoire.Quant aux saxophonistes, ils doivent s\u2019adapter à ce que donne le métal et justement, la partition laisse de la marge pour ça », fait-elle observer.Présente à ses côtés, Marie-Chantal Leclair note que la première fois, le public était séparé des interprètes.Dans la salle du CEM, il vivra une expérience immersive.« Cet événement, c\u2019est quelque chose de spécial.On ne fait pas ça tous les trois mois.C\u2019est pour cette raison que nous tenions à garder l\u2019oeuvre vivante, même si ça prend du temps pour s\u2019installer », raconte la saxophoniste.À une échelle réduite, elle venait de faire la démonstration du pouvoir que génère Ode au métal.Quand son saxophone soprano a résonné directement sur le ruban de métal, celui-ci a produit une vibration qui s\u2019est fondue aux sons émis par l\u2019instrument.De quoi donner le frisson.Maintenant, essayez d\u2019imaginer l\u2019effet produit par le saxophone baryton de Jean-Marc Bouchard, dans la salle transformée en cathédrale de métal.Un son qui semble provenir des entrailles de la Terre, tout en évoquant le barrissement des éléphants.Additionnez l\u2019alto et le ténor, puis les interventions de Sonia Paço-Rocchia, et vous obtenez un méchant trip auditif où l\u2019oeil est également sollicité.« La première fois, des gens ont cru que ça avait duré 15 minutes, relate la compositrice.Comme on est toujours attiré par des choses, on ne sent pas le temps passer. » LA FORMATION QUASAR AU CEM UN CONCERT DANS UNE CATHÉDRALE DE MÉTAL La compositrice de la pièce Ode au métal, Sonia Paço-Rocchia, est aussi heureuse que Marie-Chantal Leclair, de la formation Quasar, à l\u2019idée de faire revivre cette oeuvre au Saguenay.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Marie-Chantal Leclair paraît bien petite, devant le ruban de métal que fait vibrer son saxophone soprano.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE Il y a quelque chose de poétique dans cette photographie montrant Jean-Marc Bouchard, alors qu\u2019il joue du saxophone baryton devant une jolie structure de métal.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, JEANNOT LÉVESQUE 0083156 aurevoirlebonheur.com PRÉSENTEMENT AU CINÉMA UN FILM DE KEN SCOTT PRODUIT PAR CHRISTIAN LAROUCHE AU REVOIR LE BONHEUR «UN FEEL-GOOD MOVIE\u2026 C\u2019EST MAGNIFIQUE! UN BEAU FILM DE NOËL!» - Catherine Beauchamp, 98,5FM «QUATRE COMÉDIENS FORMIDABLES!» - René Homier-Roy, ICI Première «ÇA FAIT DU BIEN\u2026 DES IMAGES FABULEUSES!» - Paul Arcand, 98,5FM ANTOINE BERTRAND PATRICE ROBITAILLE LOUIS MORISSETTE FRANÇOIS ARNAUD JULIE LE BRETON CHARLOTTE AUBIN SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M18 ARTS ET SPECTACLES YVES BERGERAS ybergeras@ledroit.com Entouré d\u2019une quinzaine de complices aux dessins \u2013 dont Réal Godbout, Christian Quesnel, Marc Pageau et Siris \u2013, le bédéiste et photographe Marc Tessier a consacré à René Lévesque la bande dessinée Quelque chose comme un grand homme, éloge biographique, mais pas hagiographique de celui qui, avant de devenir l\u2019homme politique que l\u2019on sait, fut un auteur de théâtre «?raté?», un journaliste «?baroudeur?», un «?aventurier?» doublé d\u2019une «?tête de cochon?», ainsi qu\u2019un grand «?humaniste?», rappelle Marc Tessier.Ce portrait kaléidoscopique constitué de 13 récits présentés chronologiquement \u2013 et que Tessier, scénariste formé au vocabulaire cinématographique, perçoit comme autant de « courts- métrages » \u2013 cherche donc à dresser un portrait « intime et humain ».Et si l\u2019œuvre revendique un travail de l\u2019ordre du « devoir de mémoire », elle prend soin d\u2019éviter la « mythification », ce que facilite d\u2019ailleurs sa dimension collective, propice aux « visions plurielles », note Tessier.Leur BD en noir et blanc est parue aux éditions Moëlle Gra- phik, petit éditeur de Québec dont Tessier est l\u2019un des piliers.tout comme l\u2019auteur et dessinateur avellinois Christian Quesnel, membre de son conseil d\u2019administration, et qui signe dans cet ouvrage le seul chapitre en couleur : 25 planches consacrées à la période 1970-1976 (la Crise d\u2019octobre et les jeux de pouvoir qui se trament, en coulisses ou devant les caméras, entre Lévesque, Bourassa et Trudeau père, autour de la montée du nationalisme québécois).M.Tessier avoue d\u2019ailleurs avoir longtemps été « hanté » par la deuxième défaite référendaire de 1995, qui a dégoûté pour longtemps de la politique le jeune étudiant souverainiste qu\u2019il était.« René Lévesque avait fait rêver toute une génération de jeunes ; la campagne de peur et de manipulation » du camp du Non « allait à l\u2019encontre de mes idéaux de jeunesse, à 18 ans », partage-t-il.« Pendant un \u201cboutte\u201d je n\u2019étais plus intéressé par la politique.Et même plus tard, quand je me suis remis à voter, je ne gagnais jamais mes élections », dit-il dans un sourire mi-amer.OUVERTURE AU MONDE Avec ce projet, Marc Tessier estime s\u2019être éloigné de ses précédentes créations littéraires, « plus centrées sur moi-même ».« Ça reste une vision personnelle, mais on vieillit, on a des enfants et on voudrait que la société ait des idéaux.Il y a des choses qui sont importantes de transmettre.Or, quel meilleur modèle, pour nous, que René Lévesque ?» « Il avait une force d\u2019esprit, une ouverture sur le monde, et il se battait pour apporter des changements.[En travaillant sur la BD] c\u2019est comme si j\u2019étais parti à la rencontre de l\u2019âme de René L é ves que.I l m\u2019a donné une belle énergie.C\u2019était une tête de cochon avec des idéaux, et je trouve ça l\u2019fun.[.] Si on était une nation avec juste des René (s) Lévesque (s), qu\u2019est-ce que ce serait ! » ajoute l\u2019auteur, plein d\u2019enthousiasme et d\u2019admiration.« Beaucoup de gens ne l\u2019aiment pas à cause de son indépendantisme.Mais lui, il prônait l\u2019ouverture » envers les immigrants, les pauvres et les minorités anglophones, « alors que le nationalisme, souvent, parle de fermeture.Une société et une culture en faveur de l\u2019indépendance, si elle n\u2019est pas fermée, moi, je suis pour.» L\u2019ouverture de Marc Tessier transparaît d\u2019ailleurs dans son choix éditorial de réunir, au sein de cette « équipe de rêve », tant de jeunes que des vétérans, et d\u2019inclure aussi des illustrateurs anglophones.SYNTHÈSE Mais par où commencer cette vaste entreprise consistant à brosser un portrait condensé, alors que des milliers de récits étaient virtuellement possibles pour étoffer les facettes ?Fallait-il aller jusqu\u2019à aborder l\u2019enfance de René Lévesque ?Son adolescence, son passage au séminaire, ou évoquer l\u2019influence de son père ?, s\u2019est demandé le scénariste.C\u2019est un colossal travail de synthèse que Tessier a entrepris.un peu à la façon dont René Lévesque abordait Point de mire, l\u2019émission hebdomadaire de vulgarisation de l\u2019actualité internationale qu\u2019il réussit à imposer à Radio-Canada, malgré les réticences initiales de sa haute direction.Tessier débute son récit au moment où le jeune René, en 1944, « quitte le Québec, s\u2019arrache pour la première fois à son environnement familier et part à Londres » pour y « faire de la propagande en temps de guerre ».Plusieurs chapitres sont consacrés à sa carrière de journaliste, révélatrice de ce qu\u2019il s\u2019apprête à devenir.Dont l\u2019un, particulièrement saisissant (et signé Alain Chevarier), se penche sur ses reportages durant la guerre de Corée.MYTHE L\u2019objectif n\u2019était évidemment pas d\u2019être exhaustif.Et personnel.Aux yeux du scénariste, il importait aussi « que chaque chapitre se contienne en lui-même, tout en contribuant à donner un portrait global » de René Lévesque, lance Marc Tessier.Son mythe, rappelle-t-il, a pris de telles proportions que chacun, aujourd\u2019hui, a une perception très personnelle de ce que l\u2019homme a pu être ou incarner.Et les visions qu\u2019en avaient les illustrateurs (souvent choisis pour leur style graphique, et en fonction de l\u2019histoire que Tessier voulait leur confier) sont venues enrichir ou modifier celles de Tessier.Ce fut un « défi stimulant » que cet effort de synthèse, dit- il.« Comment mettre en scène chaque chapitre pour que ce ne soit pas assommant à la lecture ?La Nuit des longs couteaux, par exemple, c\u2019est complexe, et ç\u2019a des ramifications ; il fallait que je les comprenne bien avant de pouvoir expliquer aux lecteurs tous ses tenants et aboutissants.Et c\u2019est un exercice passionnant ! » Marc Tessier n\u2019en est pas à ses premiers pas dans la BD- reportage ou documentaire : en 2006, il a publié Extraction, ouvrage anglophone cosigné par quatre journalistes et quatre illustrateurs (dont Jeff Lemire), documentant les activités des compagnies minières au Canada et à l\u2019étranger.« Les journalistes m\u2019apportaient une somme d\u2019info considérable et il fallait que j\u2019en fasse un récit dynamique.» QUELQUE CHOSE COMME UN GRAND HOMME L\u2019ÂME DE RENÉ LÉVESQUE EN 17 ÉPISODES Marc Tessier \u2014 PHOTO COURTOISIE René Lévesque, une illustration de Christian Quesnel tirée de la BD biographique.\u2014 PHOTO COURTOISIE \u2014 PHOTO COURTOISIE leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M19 ARTS ET SPECTACLES LIRE LA SUITE \u203a M20 Le groupe Metallica a eu 40 ans en octobre.Le Québec occupe une place importante dans le cœur des célèbres musiciens.Et la Belle Province le leur rend bien.Les Coops de l\u2019information se sont entretenues avec des témoins privilégiés de la relation particulière entre le quatuor californien et le public québécois.MATHIEU LAMOTHE mlamothe@lescoops.ca Les Coops de l\u2019information Janvier 1985.Metallica débarque à Montréal et à Québec pour présenter ses premiers spectacles en sol québécois.Grâce à leur musique agressive et leur attitude unique, les quatre musiciens californiens conquièrent instantanément le cœur des amateurs de heavy metal d\u2019ici.Pierre Paradis travaillait pour le légendaire promoteur Donald K.Donald depuis un an.Petit nouveau au sein de l\u2019équipe, il n\u2019avait pas été impliqué dans l\u2019organisation des deux arrêts au Spectrum de Montréal de cette tournée, Les deux concerts présentés par le bassiste Robert Trujillo, le guitariste Kirk Hammett et leurs deux comparses James Hetfield et Lars Ulrich au Colisée de Québec en octobre 2009 ont été immortalisés sur le DVD Quebec Magnetic, paru en 2012.\u2014 PHOTOTHÈQUE, LE SOLEIL METALLICA ET LE QUÉBEC UNE LONGUE HISTOIRE D\u2019AMOUR 0084654 CAROLYNE LABRIE a nouvellement joint l\u2019équipe du Quotidien.Suivez-la sur toutes nos plateformes.À LIRE SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M20 ARTS ET SPECTACLES qui mettait également en vedette les groupes W.A.S.P.et Armored Saint.Il avait tout de même assisté aux spectacles et été à même de constater que Metallica et le Québec, c\u2019était du sérieux.« Metallica jouait avant W.A.S.P.Mais les gens étaient là pour voir Metallica.C\u2019était clairement eux les stars ! Je me souviens que le Spectrum était à moitié vide pendant W.A.S.P.un des deux soirs.Il y a même quelqu\u2019un qui a lancé une bouteille au chanteur de W.A.S.P.», raconte celui qui roule sa bosse dans l\u2019industrie du spectacle depuis 40 ans.Robert Côté était également dans la foule.Fan depuis qu\u2019il avait mis la main sur le démo No Life til Leather en 1982, il avait voyagé sur le pouce de son Saguenay natal jusqu\u2019à Montréal pour assister à ces deux concerts.Dès leur arrivée sur scène, l\u2019attitude de conquérants des quatre musiciens l\u2019avait instantanément conquis.« James Hetfield voulait littéralement manger tout le monde ! J\u2019avais également été impressionné par le non-conformisme de Cliff [Burton].Il secouait la tête à contretemps et portait des pantalons à pattes d\u2019éléphant », se souvient celui qui a vu le groupe plus de 50 fois en concert.Il a également rencontré les musiciens une dizaine de fois, la première lors d\u2019une soirée bien arrosée dans un bar de Chicou- timi, en 1986.Les trois premiers spectacles du groupe au Québec ont mis la table pour de nombreux autres rendez-vous avec le public québécois.En plus des nombreux concerts à Montréal et à Québec, les Four Horsemen ont visité Chicoutimi (deux fois), Victoriaville et Rimouski.Ils ont également présenté le dernier spectacle de l\u2019histoire du Colisée de Québec et inauguré le Centre Vidéotron deux jours plus tard, en septembre 2015.Les fans de l\u2019Outaouais et d\u2019Ottawa ont aussi eu l\u2019occasion de les voir sur scène dans leur coin de pays à plusieurs reprises.« Quand ils arrivent au Québec, on sent que ce n\u2019est pas un gig parmi tant d\u2019autres.Il se passe quelque chose de spécial pour eux.Ils sont conscients que les Québécois ne sont pas indifférents à ce qu\u2019ils font depuis leurs débuts.Peut-être qu\u2019ils se couchent un peu plus de bonne heure la veille d\u2019un show », lance Guy Laforce, qui a été impliqué dans la production de plusieurs spectacles du groupe à Québec avec le défunt promoteur Michel Brazeau.FOULES MONSTRES AU FESTIVAL D\u2019ÉTÉ DE QUÉBEC Les spectacles de James Hetfield et ses comparses dans le cadre du Festival d\u2019été de Québec, en 2011 et en 2017, font partie des événements marquants de l\u2019histoire du groupe, au même titre que le spectacle monstre devant plus d\u2019un million de personnes sur une base aérienne militaire de Moscou en 1991.Les foules ayant assisté à ces deux prestations mythiques sont parmi les plus grandes de l\u2019histoire de l\u2019événement.« Ils demandaient qu\u2019on ferme les bars 30 minutes avant le show, car le chanteur était devenu sobre, je crois.Mais avec une telle foule, ça aurait peut-être été dangereux.On avait peur du backlash de la foule.On leur a expliqué que c\u2019était une question de sécurité et ç\u2019a marché », souligne Daniel Gélinas, ancien directeur général du FEQ.TOUJOURS AVEC CLASSE Au fil des années et des visites au Québec, Pierre Paradis et Guy Laforce ont été aux premières loges pour assister à l\u2019ascension du groupe.Si certains artistes changent d\u2019attitude une fois au sommet, ce ne fut jamais le cas pour Metallica, selon les deux hommes.« Metallica a toujours été une organisation de première classe, autant ses membres que les personnes qui travaillent pour eux », assure Pierre Paradis.La réaction du groupe après que James Hetfield eut été victime d\u2019un accident pyrotechnique, lors du spectacle au Stade olympique de Montréal en 1992 \u2013 le chanteur avait subi des brûlures aux deuxième et troisième degré \u2013 constitue un bel exemple de la classe dont Suite de la page m19 MATHIEU LAMOTHE mlamothe@lescoops.ca Les Coops de l\u2019information Tout au long de leur carrière, les membres de Metallica ont fraternisé et tissé des liens avec des musiciens de partout dans le monde.Certains vétérans de la scène heavy metal du Québec peuvent se vanter de faire partie de ce groupe sélect.En décembre 1986, Metallica a sillonné les routes du Québec pour donner des concerts à Montréal, Québec, Chicoutimi, Victoriaville et Rimouski.Fort d\u2019un premier album bien reçu par les critiques, le groupe québécois Sword assurait la première partie de la tournée qui mettait également en vedette la formation Metal Church.« Les spectacles devaient initialement avoir lieu en septembre.Ils ont été reportés deux fois, la première parce que James Hetfield s\u2019était cassé un bras en faisant du skateboard et la deuxième en raison du décès de Cliff Burton [dans un accident d\u2019autobus pendant une tournée en Scandinavie en septembre 1986].Nous avions eu peur que les shows soient annulés », raconte Rick Hughes, qui était (et demeure) le chanteur de Sword.Le musicien québécois et sa bande ont fraternisé avec James Hetfield et la sienne pendant cette tournée hivernale.Ces discussions ont permis aux membres de Sword d\u2019apprendre que Metallica avait contribué à faire connaître leur premier opus à un influent journaliste musical.« Le magazine Kerrang ! avait donné cinq K sur cinq à notre premier album, Metalize.C\u2019est le regretté Malcolm Dome, qui a également travaillé pour Rolling Stone, qui avait écrit la critique.» « On savait que les gars de Metallica aimaient notre musique.Ils étaient toujours là pour nos tests de son pendant la tournée.Mais on ne savait pas que c\u2019était Lars Ulrich [le batteur] qui avait donné sa cassette de Metalize à Malcolm Dome après une entrevue.C\u2019est Lars lui- même qui nous a raconté ça », précise Rick Hughes.Ce dernier se souvient que les membres de Metallica étaient grandement affectés par la mort de Cliff Burton.Très en demande à l\u2019époque, ils avaient dû rapidement trouver un nouveau bassiste, Jason Newsted, et reprendre la tournée sans vivre leur deuil.Les circonstances tragiques du décès de leur ami continuaient de les hanter.Les voyages en autobus sur les routes enneigées du Québec rendaient notamment James Hetfield très anxieux.Malgré les propos rassurants de son homologue québécois, il était terrorisé à l\u2019idée de prendre la route pendant ce séjour au Québec.Rick Hughes se souvient que ses compagnons de tournée devenaient très émotifs lorsque la discussion bifurquait vers ce sujet encore très sensible.« Ces gars-là étaient traumatisés.C\u2019est ce qui m\u2019a le plus marqué », confie-t-il.La route de Voivod, une formation originaire du Saguenay, a aussi croisé celle de Metallica à plusieurs reprises.Bassiste du légendaire groupe depuis 2014, Dominic Laroche rappelle fièrement que sa deuxième prestation avec Voivod était en première partie de Metallica lors du festival Heavy Montréal.Le scénario s\u2019est répété en 2017 lors du Festival d\u2019été de Québec.C\u2019est à cette occasion que le bassiste a pu serrer la pince et s\u2019entretenir quelques instants avec une de ses idoles de jeunesse.« Daniel [Mongrain, le guitariste de Voivod] et moi regardions le groupe qui jouait avant nous.En sortant de scène, j\u2019étais aveuglé par «CE SONT DES GÉANTS» Metallica a joué au Centre Georges- Vézina de Chicoutimi à deux reprises dans les années 1980, dont en avril 1989 lors de la tournée pour l\u2019album .And Justice for All.\u2014 ARCHIVES LE QUOTIDIEN leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M21 ARTS ET SPECTACLES le soleil et j\u2019ai vu apparaître un grand gars portant un chapeau de cow-boy.C\u2019était James Het- field qui venait d\u2019arriver et qui voulait s\u2019imprégner de l\u2019énergie de la foule », se remémore le musicien qui a fait ses premières armes sur son instrument en jouant des pièces de Metallica.Autre signe que les destinées des deux groupes sont étroitement liées, Jason Newsted a été le bassiste de Voivod pendant quatre ans après avoir quitté Metallica en 2001.Tout comme son collègue au sein du quatuor québécois, Daniel Mongrain voue un énorme respect à Metallica.Selon lui, la notoriété de ce grand groupe et l\u2019énorme succès qu\u2019il remporte encore et toujours rejaillissent sur l\u2019ensemble de la communauté heavy metal.« Ils prouvent que le heavy metal est encore pertinent et que c\u2019est legit d\u2019en faire.[\u2026] Ce sont des géants.» font preuve les membres du groupe depuis leurs débuts.« Retourner sur scène pour expliquer ce qui s\u2019était passé, c\u2019était top.Ce ne sont pas tous les groupes qui auraient fait ça », soutient M. Paradis, faisant référence à la prestation écourtée du groupe Guns N\u2019 Roses pour des raisons nébuleuses, le même soir.Rappelons que cette saute d\u2019humeur du chanteur Axl Rose avait été suivie d\u2019une émeute.L\u2019éthique de travai l de ses membres, leur intensité et leur respect des fans font partie des raisons expliquant la longévité de Metallica, selon Guy Laforce.« Lors du passage de la tournée And Justice for All au Colisée, en 1989, Jason Newsted [l\u2019ancien bassiste du groupe] se lançait littéralement dans les murs pour se mettre dedans ! Ça m\u2019avait impressionné de voir ça [\u2026] Ces gars-là ont toujours été terre à terre.Ils savent que l\u2019amour du public est quelque chose de fragile.Et surtout, ce sont des gars très travaillants », souligne-t-il.M etallica est mon groupe préféré depuis que j\u2019ai 11 ans.Certains disent que ça frôle la maladie, mon affaire.Je crois plutôt que j\u2019aime ces musiciens et leur musique\u2026 beaucoup ! Rappel historique.Je suis passé directement de la pop de Paula Abdul et Samantha Fox aux Four Horsemen et autres dérivés du genre au tournant de la dizaine.Pourtant, j\u2019étais un petit « preppie » qui portait des polos Lacoste et des t-shirts Vuarnet ! Imaginez le visage de notre mère quand mon jeune frère et moi lui avons demandé d\u2019aller dans un surplus de l\u2019armée pour qu\u2019elle nous achète des t-shirts « avec des têtes de mort dessus ».Le jeune faisait tout pour me suivre à l\u2019époque.Anecdote amusante : j\u2019ai réussi à le convaincre de demander le coffret Live Shit Binge and Purge \u2013 une orgie auditive et visuelle de plus de 12 heures sur VHS et CD \u2013 pour son 12e anniversaire, car je ne pouvais pas attendre jusqu\u2019au mien pour l\u2019avoir ! Mais revenons aux t-shirts.Il avait choisi celui de Ride the Lightning, avec sa chaise électrique et ses éclairs, et moi celui de Master of Puppets, avec ses pierres tombales.Ils étaient beaucoup trop grands pour nous, mais ça, c\u2019est une autre histoire\u2026 Il faut se rappeler qu\u2019au début des années 1990, Metallica était LE groupe.Les « vrais » comme moi avions découvert le quatuor de San Francisco avec l\u2019album.And Justice for All en 1988.On avait des cousins plus vieux qui se vantaient d\u2019avoir mis la main sur des cassettes de Kill « Em All et Master of Puppets \u201cben avant\u201d, mais ce n\u2019était que du folklore et des légendes, à nos yeux.» Par contre, nous étions tous très heureux \u2013 mais pas trop parce que James Hetfield « y sourit pas » \u2013 quand One a mis fin à la suprématie de Pour Some Sugar on Me de Def Leppard au Combat des clips de Musique Plus.Oui papa, je l\u2019avoue : les 50 sous par appel sur le compte de Bell, c\u2019était moi ! Après la sortie de l\u2019album éponyme en août 1991, James et ses comparses sont devenus la plus grande sensation rock de la planète.Plus commerciales que le matériel précédent du groupe, au moins la moitié des 12 pièces avaient un potentiel radiophonique.Même les filles aimaient Metallica ! L\u2019intérêt de plusieurs, dont mon p\u2019tit frère, s\u2019est cependant effrité au fil des mois et des années.La vague grunge a déferlé, le renouveau punk et tous ses dérivés ont pris plus de place et la musique pop a retrouvé ses lettres de noblesse.Mais moi, je n\u2019ai jamais abandonné la « Metallica family », comme le scande James à la fin de chaque spectacle.J\u2019ai assisté à 25 concerts ; j\u2019achète systématiquement les albums le jour de leur sortie, j\u2019ai pleuré et fait faux bond à des amis quand j\u2019ai appris que Jason Newsted quittait le band ; j\u2019ai eu peur que tout s\u2019arrête quand les gars ont pris une pause afin de permettre à James de régler ses problèmes de dépendance ; j\u2019ai sauté de joie quand Robert Trujillo est devenu le nouveau bassiste ; je connais le nom de chacun de leurs enfants \u2013 et le nombre de conjointes qu\u2019ils ont eues ! ; je me couche trop tard lorsqu\u2019ils participent à une émission de fin de soirée\u2026 De nombreux moments de ma vie ont eu comme trame sonore un « riff » de guitare pesant ou un chant éraillé d\u2019Hetfield, un roulement militaire de Lars Ulrich, un solo de guitare endiablé de Kirk Hammett ou un vrombissement incessant de la basse du défunt Cliff Burton, de Jason Newsted et maintenant de Robert Trujillo.Mais pourquoi ?Pourquoi un si grand amour, une telle fascination pour un « groupe de musique », comme l\u2019a crié ma mère quand j\u2019ai fait « sauter » ma chaîne stéréo en écoutant Sad But True pour la énième fois ?Vous savez, les effets du « drop D » sur les haut-parleurs d\u2019entrée de gamme\u2026 Je me suis souvent questionné.La réponse est toute simple : j\u2019aime la musique de Metallica ! C\u2019est un mélange de virtuosité et de spontanéité qu\u2019aucun autre groupe n\u2019a été en mesure de créer.Aucun des membres, actuels ou anciens, sauf Cliff Burton qui est mort tragiquement en 1986, ne possèdent ou ne possédaient de formation musicale.Tout ça par instinct.Wow.Je les ai défendus quand ils ont lancé Load, coupé leur tignasse et que ça ne sonnait « vraiment pas comme du Met ».J\u2019aurais pu être leur avocat \u2013 je n\u2019ai jamais fini mon barreau, mais bon \u2013 et les représenter dans leur bataille contre Napster.Lars était « the most hated man in rock n\u2019 roll » à l\u2019époque.Mais avec le recul, il avait raison, non ?Ces musiciens très différents ont réussi à former un tout et à le rester pendant 40 ans.Il y a bien eu quelques changements, mais la base est restée la même.Lars et James, les fondateurs du groupe, sont toujours là et bien en selle.Kirk est également fidèle au poste depuis Mathusalem.Malgré les conflits, les échecs, les démons personnels, les effets néfastes du succès et de la critique, ils ont réussi \u2013 avec de l\u2019aide parfois, ce qui est tout à leur honneur \u2013, à rester unis.J\u2019aime bien jouer les sociologues de pacotille et essayer de trouver une explication pour tout et pour rien.Mais fondamentalement, il n\u2019y a rien comme écouter un album, assister à un spectacle, regarder un film, lire un livre, entendre un poète réciter ses écrits ou admirer une toile que l\u2019on aime.Pour moi, c\u2019est Metallica.Pour moi, c\u2019est Metallica MATHIEU LAMOTHE CHRONIQUE Les Coops de l\u2019information C\u2019est un mélange de virtuosité et de spontanéité qu\u2019aucun autre groupe n\u2019a été en mesure de créer La foule présente sur les plaines d\u2019Abraham lors du spectacle de Metallica en 2011 constitue l\u2019une des plus importantes de l\u2019histoire du Festival d\u2019été de Québec.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL Deux jours après avoir «fermé» le Coli- sée, James Het- field et sa bande ont inauguré le Centre Vidéotron.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M22 ARTS ET SPECTACLES SOLVEIG BEAUPUY sbeaupuy@lequotidien.com Au poil, l\u2019exposition qui décoiffe ! , présentée à La Pulperie de Chicoutimi jusqu\u2019au 13 mars, démystifie le poil, qu\u2019il soit humain, animal ou végétal, de façon à la fois ludique et interactive.D\u2019où vient la couleur des cheveux ?Combien de poids peuvent-ils supporter ?Pourquoi le zèbre est-il rayé ?Autant de questions qui trouveront réponse dans cet antre du poil.À travers cette exposition familiale, qui fera autant la joie des jeunes que des adultes, les visiteurs pourront apprendre qu\u2019un cheveu peut supporter de 60 à 100 grammes sans se casser ou qu\u2019une chevelure moyenne, soit plus de 100 000 cheveux, résisterait jusqu\u2019à 12 tonnes.Ils sauront aussi comment prévoir la couleur de cheveux d\u2019un enfant en fonction de la couleur des cheveux de ses deux parents.« Ce sont des faits scientifiques qui répondent à des questions qu\u2019on ne se pose pas tous les jours », constate le responsable des communications de La Pul- perie, Danny Cloutier.Aussi, les curieux pourront essayer de deviner à qui appartient un pelage donné, en apprendre sur les différents types de cheveux présents dans le monde et jouer à un « Qui est-ce ?» animalier.En répondant à quelques questions sur leur pilosité, ils pourront même connaître leur alter ego canin.Les plus petits auront également l\u2019occasion de se mettre dans la peau d\u2019un toilet- teur canin, en donnant le bain à un chien en peluche.« C\u2019est une exposition qui a beaucoup de succès.On a eu des jeunes et leurs parents, des groupes scolaires.Il devrait y avoir du monde également pour le temps des Fêtes », d\u2019affirmer Danny Cloutier.Au poil, l\u2019exposition qui décoiffe ! est une production du Musée de la nature et des sciences de Sherbrooke.UNE EXPOSITION QUI DÉMYSTIFIE LE POIL MARC-ANTOINE CÔTÉ macote@lequotidien.com Le rapport intime au lieu, à la nostalgie, à l\u2019inconscient.Les étudiants à la maîtrise en art à l\u2019UQAC offrent chacun leur propre interprétation de l\u2019Imaginaire perdu, dans le cadre de l\u2019exposition du même nom présentée à la Galerie l\u2019Oeuvre de l\u2019Autre.Ils proposent également au public des chemins différents pour y accéder, allant du théâtre documentaire à l\u2019installation interactive.L\u2019évènement interdisciplinaire, qui s\u2019étendra jusqu\u2019au 21 décembre, présente sous des coutures pour le moins originales la vision de sept étudiants.Rosemarie Caron a choisi d\u2019explorer le subconscient.Étant somniloque, celle-ci s\u2019est enregistrée durant son sommeil pour obtenir des fragments de discours desquels elle s\u2019inspirerait ensuite pour faire des aquarelles.Les images, reliées à sa vie de tous les jours, l\u2019amèneraient finalement à modeler des objets en pâte polymère.« Je m\u2019inspire de ce que j\u2019ai dit dans mon sommeil, et après il y a un jeu de correspondance entre les textes, l\u2019image et les objets.[.] C\u2019est aussi sur les synchronicités et toute la temporalité qu\u2019on peut apporter à une oeuvre visuelle, dans le sens de la mettre en narration, ce qui est plus vu au cinéma et en littérature.» Le fruit du travail de trois de ses collègues est aussi affiché dans la galerie de l\u2019université régionale.Du lot, il y a l\u2019oeuvre d\u2019Emy G.St-Laurent, qui a travaillé avec l\u2019idée de la nostalgie, insérant dans ses tableaux plusieurs éléments de l\u2019enfance comme des jouets et des crayons.Un peu plus loin, la proposition de Gabriel Dionne amène le visiteur à Falardeau, en pleine nuit, alors que l\u2019artiste explore sa relation avec sa ville natale par le biais d\u2019une installation où s\u2019entremêlent des images vidéographiques et des objets, notamment.La visite en galerie se conclut avec Mathieu Rousseau qui, avec sa toile, explore les façons pour un personnage de dégager des émotions sans nécessairement avoir de visage ou de traits définis.Comme pour ses collègues, le résultat a de quoi impressionner.Il y a trois étudiants dont le travail ne pouvait être contenu sur un tableau ou entre quatre murs.D\u2019abord Gabriel B.LeCouffe, qui travaille à partir d\u2019algorithmes pour créer de l\u2019art génératif.Il offrait une performance audiovisuelle, mercredi soir, au Petit Théâtre de l\u2019UQAC, générant des images avec les sons créés à l\u2019aide d\u2019un instrument.Au même endroit, tout de suite après, Étienne Genest proposait un évènement théâtral documentaire, lui qui fait souvent intervenir des membres de sa propre famille dans ses pièces.Christina Gauthier, qui s\u2019intéresse pour sa part à l\u2019interaction avec le spectateur, invitait celui-ci à entrer dans un « cube imaginaire » pour lui faire vivre une expérience.Autant sonore que visuelle, cette dernière permettait une immersion à 360 degrés.L\u2019exposition Imaginaire perdu a été élaborée sous la supervision du professeur Marcel Marois.SEPT FAÇONS DE RETROUVER L\u2019IMAGINAIRE PERDU Rosemarie Caron a travaillé à partir de mots qu\u2019elle prononçait en dormant.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Emy G.St-Laurent a notamment travaillé avec l\u2019idée de la nostalgie.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE Au poil, l\u2019exposition qui décoiffe?! sera présente au Musée régional jusqu\u2019au 13 mars.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE De nombreuses activités sont proposées pour apprendre en s\u2019amusant, comme le «?Qui est-ce?» animalier.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE UN DÉCOR DE NOËL CHIC ET UNIQUE NOUVEAU CONCEPT NATURE POUR CHLOROPHYLLE M24 GROS CÂLINS, COULEUR DE L\u2019ANNÉE BEAUTITONE M25 UN LIVRE EN CADEAU M28 TOIT&MOI M26 P H O T O : C A R O L I N E G R É G O I R E SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M24 TOIT & MOI RETOUR AUX SOURCES POUR CHLOROPHYLLE SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com L\u2019entreprise régionale Chlorophylle a ouvert une boutique à Place de la cité à Québec, la première d\u2019un nouveau concept axé sur le retour aux sources.Avec la renaissance de son logo d\u2019origine, l\u2019entreprise qui a soufflé ses 41 bougies a vu une occasion rêvée de promouvoir ses valeurs.La nature, l\u2019écoresponsabilité et la simplicité ont été donc mises de l\u2019avant.Le projet représente un investissement de plus de 200 000$.Alors que Chlorophylle avait comme désir de revenir à l\u2019essence même de ce qu\u2019elle était en 1980, elle voulait refléter avec ce nouveau concept ses origines qui sont le Saguenay-Lac-Saint- Jean et le Québec.Pour ce faire, le designer québécois, Marc-Antoine Duhaime, s\u2019est beaucoup inspiré de la nature qui est très prônée dans la région.Des matières naturelles ont été utilisées telles que le bois et la pierre.« On y respire des parfums d\u2019eucalyptus et de sapi- nage, mais toujours de façon subtile et dosée.Il y a des plantes, un éclairage chaud et de l\u2019espace pour circuler.Les murs sont gris chaud, le plancher est d\u2019une essence de bois pâle », a mentionné Duhaime dans un communiqué.Des éléments rappelant les forêts boréales ont été installés dans la boutique, comme un grand imprimé de sapin qui a été apposé sur un mur où il y a les cabines d\u2019essayage.Par ailleurs, les couleurs qui ressortent le plus sont des teintes naturelles faisant référence à la terre, comme le brun, le gris et le vert foncé.L\u2019équipe voulait aussi que la boutique reflète la simplicité et qu\u2019elle soit chaleureuse.« Oui, on a des vêtements hauts de gammes, mais on voulait que les gens se sentent les bienvenus dans le magasin, comme ils se sentent bienvenus dans un parc.On veut qu\u2019ils soient heureux dans ce concept », explique la directrice marketing, Claudie Laroche.L\u2019aspect local et le développement durable, deux autres valeurs de Chlorophylle, ont aussi été respectés dans ce projet.L\u2019ensemble du mobilier présent dans la boutique a été créé par un ébéniste québécois, Éric Lavoie, avec de l\u2019essence de bois du Québec.« Ça me rend très fier d\u2019avoir réalisé le tout premier concept de cette nouvelle vague de boutique Chlorophylle.Qui plus est, travailler à partir de bois d\u2019ici, et non de la mélamine ou du stratifié, c\u2019est un privilège pour un ébéniste », a confié M.Lavoie.Il est possible que Chlorophylle applique son concept de retour aux sources dans d\u2019autres succursales puisque la compagnie est vraiment satisfaite du résultat final et de l\u2019ambiance accueillante qui est dégagée.« C\u2019est une vision qu\u2019on a.On va voir avec les prochaines renégociations de bail, mais c\u2019est dans nos actions de faire un investissement pour appliquer ce concept dans les autres boutiques », a fait savoir Claudie Laroche.Chlorophylle est revenu avec son logo d\u2019origine qui reflète le respect qu\u2019elle a pour la nature et les gens qui l\u2019entourent.PHOTOS : COURTOISIE Des éléments rappelant les forêts boréales ont été installés dans la boutique.L\u2019équipe tenait à ce que la boutique ait du bois qui vient d\u2019ici afin d\u2019encourager l\u2019économie locale.0083852 Vous souhaite de très ÉQUIPE DUFOUR TURGEON Joyeuses F êtes! Jean-Marc Prince courtier immobilier résidentiel 418 812-1777 Michel Dufour courtier immobilier résidentiel et commercial 418 818-4747 André Lessard courtier immobilier résidentiel et commercial 418 690-6765 Sylvin Perreault courtier immobilier résidentiel 581 668-6202 Linda Turgeon courtier immobilier résidentiel et commercial 418 540-0575 Joyeux temps des Fêtes! En cette période, que vos foyers rayonnent de paix, d\u2019amour et de sérénité.Que vos rencontres soient remplies de bonheur.À vous tous clients, parents et amis.C\u2019est un réel «cadeau» de vous avoir dans ma vie.Hélène Turgeon Courtier immobilie Cellulaire: 418.590.1818 0082872 0083852 SARA BROSSEAU sbrosseau@lequotidien.com La marque de peinture BeautiTone a présenté sa couleur de l\u2019année 2022, Gros câlins, soit un rouge rosé de ton moyen avec des nuances orangées.Il s\u2019agit d\u2019une teinte qui représente l\u2019espoir et le soutien, ce que plusieurs recherchent après deux ans de pandémie.Darryl Allen, gestionnaire créatif, division Peinture BeautiTone et produits de marque Home, mentionne que ce qu\u2019une couleur nous fait ressentir est personnel à chacun et que ça reflète nos expériences et notre culture.« Gros câlins, c\u2019est le réconfort qui nous a tant manqué, le besoin de combler un désir de proximité et de contacts.Et bien que ces perceptions soient subjectives, il reste que la couleur a le pouvoir d\u2019enrichir nos vies et d\u2019influencer nos émotions de façon positive.Choisir les bonnes couleurs pour nos maisons et nos espaces est essentiel, peu importe l\u2019envergure du projet.» Gros câlins est inclus dans la palette Tendances de couleur 2022 de BeautiTone, dans laquelle nous retrouvons six nuances rappelant l\u2019apaisement et le processus de relance qui approche.Les teintes sont inspirées de la nature et ont été créées afin d\u2019apporter du bien- être dans la vie des gens.BEAUTITONE UNE COULEUR DE L\u2019ANNÉE ENLAÇANTE G R O S C Â L I N S Palette Tendances de couleur 2022.PHOTOS : COURTOISIE leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M25 TOIT & MOI Faites affaire avec des professionnels, pensez Via Capitale! Jean-Roch GIRARD 418 818-6484 jrockgirard@hotmail.com Jacques LAVOIE 418 557-4293 jacques.lavoie@viacapitale.com André LESSARD 418 690-6765 alessard2106@gmail.com Claude POTVIN 418 815-1114 claude-potvin@sympatico.ca Marie-Audrey GIRARD 418 376-4580 marieaudreygirard.com Brenda BOIVIN 418 376-4057 brenda.boivin12@gmail.com Hélène LAVOIE 418 693-4293 lavoie_helene@videotron.ca Réjean MARTIN 418 815-2320 rejean.martin@qc.aira.com Sylvin PERREAuLT 581 668-6202 sperreault@viacapitale.com Jean-Michel LAFONTAINE 418 376-1952 jmlafontaine@viacapitale.com Denise TRDINA 418 557-5556 dtrdina@viacapitale.com Richard SIMARD 418 818-0976 rsimard@digicom.qc.ca Pierre-Olivier SIMARD 418 550-5136 po@equipesimard.ca Hélène TALBOT 418 944-1251 helenetalbot@bell.net Chantale TREMBLAY 418 668-9551 chantale9551@gmail.com Serg TREMBLAY 418 693-4011 sergtremblay@viacapitale.com Daniella TREMBLAY 418 290-3871 daniella8001@hotmail.com Linda TuRGEON 418 540-0575 lindaturgeon2000@hotmail.com Lisa-Marie TREMBLAY 418 817-1990 lisamarietremblay@live.ca Hélène TuRGEON 418 590-1818 helenturgeon@videotron.ca Guy SIMARD 418 550-6561 guy@equipesimard.ca Bertrand TREMBLAY 418 818-8858 btremblay@videotron.ca Marylène BOIVIN 418 944-9533 mboivin@viacapitale.com Sara CORMIER 418 817-6419 sara.cormier@live.ca Marc-André DESBIENS 418 817-5333 marcandredesbiens77@hotmail.com Jean-Philippe CÔTÉ 418 815-4780 jean-philippe.cote@fibreop.ca Denise BLANCHETTE 418 820-6277 deniseblanchette1@hotmail.com Louis BRODEuR 418 590-3422 lbrodeur@viacapitale.com Audrey BOLDuC 418 812-2286 audreybolduc@hotmail.com André BILODEAu 418 695-1240 acb@fibreop.ca Michelle AuDET 418 812-8811 michelleaudet1@gmail.com Réjean AuBRY 418 591-3131 courtier@rejeanaubry.com Andrée CÔTÉ 418 720-2486 andree.cote1@hotmail.com Jérôme CÔTÉ 418 818-2411 jeromecote@viacapitale.com Vicky DuFRESNE 418 818-2987 vdufresne@viacapitale.com Cyndie GAuTHIER 418 590-3390 cgauthier.immobilier@gmail.com Carl DuCASSE 418 540-7976 cducasse@viacapitale.com Marc DuBOIS 418-812-6004 courtiermarc@gmail.com Michel GAGNON 418 812-5071 gagnon.michel@live.ca Josée GAGNON 418 541-0528 jgagnon@viacapitale.com Cynthia GAGNÉ 418 321-0044 cynthiagagne1@hotmail.com André DuBÉ 418 818-6677 andredube76@hotmail.com Jonathan DESJARDINS 418 817-3306 Jonathandesjardins703@hotmail.com Michel DuFOuR 418 818-4747 dufomic@hotmail.com Éric DuBÉ 418 815-0545 edube@viacapitale.com Jean-Marc PRINCE 418 812-1777 jeanmarcprince777@gmail.com Jean-François POTVIN 418 550-4848 jfpotvin@viacapitale.com Camil SIMARD 418 818-3523 c_simard@videotron.ca Kevin POTVIN 418 812-6677 kevinpotvin@hotmail.com André SIMARD 418 690-6996 simard.andre@videotron.ca François GOBEIL 418 290-2490 francois.gobeil@viacapitale.com Michelle JEAN 418 820-5769 mich.jean@videotron.ca Michel GIRARD 418 698-9199 mick.girard@hotmail.com Nadine SÉNÉCHAL 418 820-5643 nadinesenechal@hotmail.com Lynda GRAVEL 418 290-3849 lyndagravel@outlook.com Chen CHEN 418 550-5501 cchen@viacapitale.com viacapitalesaglac.com Guylaine GAGNON 418 540-4830 guylainegagnon1@gmail.com 0054291 SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M26 TOIT & MOI LAURIE WIELAND lwieland@lesoleil.com La décoration n\u2019a plus de secret pour Julie Panneton, reine du upcycling, qui profite de son insomnie pour dénicher les plus belles trouvailles Marketplace.Sitôt arrivé sur le pas de la porte que la magie illumine chaque recoin.Le souci du détail et le talent artistique, chez Julie, c\u2019est un don naturel.La passion pour le design et les rénovations sont une affaire de famille chez Julie, qui réalise plusieurs de ces projets avec l\u2019aide de son mari et ses deux filles.«On a rénové sept maisons ou chalets, dont celle- ci», lance l\u2019entrepreneure en nous faisant visiter son décor lumineux au goût du jour, à couper le souffle, littéralement.Le décor de Noël s\u2019étend bien au-delà du sapin et du foyer chez les Panneton: les éléments décoratifs sont partout, dans chaque recoin, en passant des étagères au plancher, mais tout en demeurant dans une sobriété étonnante.«Le pire, c\u2019est que ce n\u2019est même pas fini, j\u2019ai encore des objets à placer ici et là.» affirme la passionnée de déco.Le plus impressionnant?La plupart des décorations sont recyclées, réutilisées ou faites maison.De vieux patins, d\u2019anciens ski et bâtons, une vieille échelle et des vieilles caisses de bois, des cloches et toutes sortes d\u2019accessoires, du mobilier.Tous ces objets seconde-main apportent une touche vintage au décor, en s\u2019agençant parfaitement au moderne.Comme quoi réaliser un design d\u2019intérieur au goût du jour n\u2019est pas forcément synonyme de dépenses folles.«Je m\u2019amuse! J\u2019aime ça! Chaque année je change de thème, mais je récupère toujours tout.» «La ressourcerie, le Village des valeurs, les brocantes ou Marketplace, je déniche des trouvailles un peu partout.C\u2019est ça le trip; trouver des affaires laides et les rendre plus belles.En plus d\u2019être une activité le fun à faire en famille, ça rend mon décor beaucoup plus original et chaleureux.Mon garage est encore plein de meubles en attente d\u2019être retapé!» Sous l\u2019inspiration d\u2019un «Noël cuivré» cette année, le brun, le beige, le cuivre, l\u2019or, l\u2019argent ainsi que le vert sont à l\u2019honneur.Au salon, près du foyer, on retrouve non pas qu\u2019un seul grand sapin, mais bien un agencement de différents formats pour créer un aménagement magique.Les ornements de différentes textures et différentes couleurs donnent un cachet et une touche unique à chacun des arbres, tous décorés différemment les uns des autres.Dans le sapin, tout est permis! Tissus, fleurs, branches, boules brillante ou pas brillante, les possibilités sont infinies.Sur les étagères et les comptoirs, de simples branches, des chandeliers ou des vases et différents pots remplis «d\u2019amour et de magie» suffisent.Encore là, Julie a laissé aller son imagination pour créer des agencements faits maison, toujours dans un style chic et festif avec une touche de rustique.Des boules de Noël à l\u2019intérieur des vases, des branches de sapin en guise de guirlandes, tout est bricolé et bien pensé.Qui a dit que les sapins devaient absolument être verts?Ici, les arbres décoratifs en bois de différentes couleurs sont à l\u2019honneur, en parfaite harmonie avec la thématique cuivrée.Avec des murs aux couleurs pâles, la maison est rayonnante de lumière à toute heure de la journée.L\u2019avantage d\u2019y aller avec un choix de peinture plus neutre sur les murs, c\u2019est de pouvoir y remplir son décor de toutes les couleurs qu\u2019on souhaite, explique la mère.C\u2019est ensuite beaucoup plus simple d\u2019avoir un décor de Noël qui ne paraît pas trop lourd, puisque les accents de couleurs ne sont que dans les accessoires décoratifs.INSPIRER AVEC BIENVEILLANCE Passionnée de design depuis toujours, Julie dit avoir eu «l\u2019immense privilège» d\u2019exercer cette passion tout autant au sein de ses entreprises que dans sa vie personnelle.«Chaque année et depuis toujours, je mets énormément de temps et d\u2019amour pour illuminer notre intérieur.Ça a toujours été une passion pour moi, je le fais parce que ça me fait relaxer», exprime-t-elle.Elle et sa fille aînée ont d\u2019ailleurs lancé leur page Instagram bliss.co_home, née d\u2019une envie «d\u2019inspirer et d\u2019aborder les réseaux sociaux avec un regard bienveillant, sans jugement».La famille y a publié l\u2019évolution des rénovations de la maison et publie régulièrement des images de leur design d\u2019intérieur, qui selon le nombre d\u2019abonnés, semble en inspirer plus d\u2019un! «Vous offrir du doux, vous partager nos créations, toutes accomplies avec amour, avec nobles intentions», voici la mission de Bliss.co home.Lorsque Julie n\u2019est pas en train de redécorer sa maison, elle décore celles des autres.Née avec un «oeil artistique» naturel, la vraie passionnée prête souvent main-forte à ses amies.«Je fais ça à temps partiel, j\u2019ai tellement du plaisir à le faire!» ENTREZ! NOËL CUIVRÉ leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M27 TOIT & MOI PHOTOS : CAROLINE GRÉGOIRE Marie-Ève Rathé Courtier immobilier résidentiel .le meilleur des deux mondes! 418 817-4933 marieratte@hotmail.com À vendre par le proprio \u2026 et son courtier ! 0081254 SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M28 TOIT & MOI INSPI RATION Quoi offrir à un passionné de déco, de design ou d\u2019architecture pour les Fêtes ?Un livre qui continuera d\u2019alimenter sa passion et de stimuler sa créativité.Souvent très esthétiques et agréables à feuilleter en buvant un bon petit café, les livres de décoration et d\u2019architecture s\u2019intègrent bien à nos décors en plus d\u2019être une source d\u2019inspiration pour des changements futurs à la maison.On peut ainsi les laisser traîner sur la table du salon ou les mettre carrément en évidence sur une tablette.Le Progrès vous a déniché quelques ouvrages qui sauront plaire à plusieurs.SARA BROSSEAU OFFRIR UN LIVRE POUR NOËL Déco thérapie : 50 idées pour se sentir bien chez soi - Vanessa Sicotte 1 Y\u2019a pas d\u2019âge pour le vintage : mais il y a ce livre pour le décrypter - Collectif 2 Maisons : Architectures d\u2019exception - Collectif 3 Maisons au naturel et chalets - Anne-Sophie Puget 4 Live beautiful - Athena Calderone 5 Chaque chose à sa place avec The Home Edit - Clea Shearer et Joanna Teplin 6 Rénover sa maison : pensez, organisez et décorez votre intérieur idéal ! - Joanna Gaines Habitats naturels : architectures de la déconnexion - Dominic Bradbury 7 8 1 2 3 4 5 6 7 8 leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M29 5 7 DNA, 2016 1 Expansion, 2011 \u2014 PHOTOS FAIG AHMED STUDIO 6 Fuel, 2016 2 Wave Function, 2016 Des tapis qui mélangent artisanat traditionnel et œuvre d\u2019art contemporaine?: voilà la proposition de l\u2019artiste Faig Ahmed, originaire d\u2019Azerbaïdjan.Ses œuvres «?engagent les spectateurs à travers son mariage inattendu d\u2019artisanat traditionnel, chargé d\u2019histoire, avec des images hypercontemporaines et déformées numériquement, souvent sous forme de pixellisation, de formes tridimensionnelles et de peinture fondante qui modifie le motif sur les tapis?», décrit-on sur le site de l\u2019artiste.M. Ahmed utilise des ordinateurs pour dessiner ses œuvres et choisit des méthodes traditionnelles complexes de tissage de tapis pour y imprimer ses créations, ajoute-t-on.Par exemple, dans l\u2019œuvre Oiling, les motifs de tapis tissés à la main se transforment et apparaissent comme si les pigments du tapis fondaient en un motif ondulé d\u2019huile sur l\u2019eau.Pour en voir davantage?: faigahmed.com RAPHAËLLE PLANTE BOUSCULER LES TRADITIONS 4 Hal, 2016 5 Oiling, 2012 3 Virgin, 2016 1 2 3 4 7 6 SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M30 0080588 Sucre à la crème onctueux aux noix INGRÉDIENTS - 2 tasses de cassonade - 1/4 tasse de sirop de maïs - 2/3 tasse de beurre non salé - 1 1/2 tasse de crème 35% - 1 tasse de sucre à glacer - 1 c.à thé d\u2019extrait de vanille pure - 1 tasse de noix (pacanes, noix de Grenoble, amandes) concassées, au choix, ou de noix de coco (facultatif) Trouvez plus d\u2019inspiration à recettesdici.com.PRÉPARATION 1.Beurrer ou tapisser de papier parchemin le fond et les côtés d\u2019un moule carré de 20 cm (8 po).2.Dans une grande casserole, mettre la cassonade, le sirop de maïs, le beurre et la crème.Porter à ébullition à feu moyen.Laisser bouillir jusqu\u2019à ce que la température atteigne 117 °C (234 °F) ou jusqu\u2019à ce qu\u2019une petite cuillerée de la préparation forme une boule molle quand on la laisse tomber dans un verre d\u2019eau froide.Retirer du feu.Laisser tiédir pendant 5 minutes.3.À l\u2019aide d\u2019un batteur électrique, fouetter la préparation pendant 5 minutes.Ajouter le sucre à glacer et l\u2019extrait de vanille.Continuer de battre le mélange pendant 2 minutes.Si désiré, ajouter les noix en prenant soin d\u2019en garder environ 45 ml (3 c.à soupe) pour garnir.Bien mélanger.4.Verser dans le moule.Parsemer de noix restantes, s\u2019il y a lieu.Laisser refroidir complètement.Réfrigérer pendant au moins 1 heure.5.Démouler sur une planche à découper.Couper en carrés d\u2019environ 5 cm (2 po).16 portions 13 min 15 min Solides retrouvailles. leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M31 0080588 Sucre à la crème onctueux aux noix INGRÉDIENTS - 2 tasses de cassonade - 1/4 tasse de sirop de maïs - 2/3 tasse de beurre non salé - 1 1/2 tasse de crème 35% - 1 tasse de sucre à glacer - 1 c.à thé d\u2019extrait de vanille pure - 1 tasse de noix (pacanes, noix de Grenoble, amandes) concassées, au choix, ou de noix de coco (facultatif) Trouvez plus d\u2019inspiration à recettesdici.com.PRÉPARATION 1.Beurrer ou tapisser de papier parchemin le fond et les côtés d\u2019un moule carré de 20 cm (8 po).2.Dans une grande casserole, mettre la cassonade, le sirop de maïs, le beurre et la crème.Porter à ébullition à feu moyen.Laisser bouillir jusqu\u2019à ce que la température atteigne 117 °C (234 °F) ou jusqu\u2019à ce qu\u2019une petite cuillerée de la préparation forme une boule molle quand on la laisse tomber dans un verre d\u2019eau froide.Retirer du feu.Laisser tiédir pendant 5 minutes.3.À l\u2019aide d\u2019un batteur électrique, fouetter la préparation pendant 5 minutes.Ajouter le sucre à glacer et l\u2019extrait de vanille.Continuer de battre le mélange pendant 2 minutes.Si désiré, ajouter les noix en prenant soin d\u2019en garder environ 45 ml (3 c.à soupe) pour garnir.Bien mélanger.4.Verser dans le moule.Parsemer de noix restantes, s\u2019il y a lieu.Laisser refroidir complètement.Réfrigérer pendant au moins 1 heure.5.Démouler sur une planche à découper.Couper en carrés d\u2019environ 5 cm (2 po).16 portions 13 min 15 min Solides retrouvailles. SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M32 LE P\u2019TIT MAG Tu veux toujours en savoir plus sur le monde qui t\u2019entoure?Chaque samedi, nous te présentons les nouvelles les plus intéressantes de la semaine, publiées par notre équipe sur le Canal Squat, un bulletin de nouvelles quotidien offert sur le site Web jeunesse de Télé-Québec.À lire et à voir dans le journal, dans l\u2019appli et sur notre site Web?! ÈVE TESSIER-BOUCHARD Coopérative nationale de l\u2019information indépendante Du 29 novembre au 5 décembre dernier, l\u2019université de la ville de Lahore, au Pakistan, a accueilli tout un festival?! Un groupe d\u2019étudiants de l\u2019Université trouvaient en effet que leur campus ressemblait beaucoup à celui de Poudlard, l\u2019école d\u2019Harry Potter, et ont décidé de le transformer en vraie école de sorcellerie?! Ils ont ainsi décoré la grande salle commune de l\u2019université, vieille de 150 ans, avec des balais de sorciers et de sorcières, des chauves-souris, des banderoles de lumières donnant un effet un peu magique et même des balais de Quidditch, le célèbre sport magique auquel jouent Harry Potter et ses camarades?! Bien sûr, la musique des films d\u2019Harry Potter jouait dans la salle.Tous les étudiants se sont déguisés en sorciers, en magiciens ou en étudiants de Poudlard?! Ils ont pu prendre des photos avec un «?Choix- peau?» créé pour l\u2019occasion et ont même pu s\u2019amuser à créer des potions et à jeter des sorts?! De plus, une troupe d\u2019étudiants a réalisé un film appelé Le dernier disciple et la résurrection de Voldemort.Le film a été projeté le 29 novembre dans la grande salle commune de l\u2019université.Tous les étudiants se sont bien amusés?! Ça donne envie de faire ce genre d\u2019événement dans nos écoles non?PAR PRUNE LIEUTIER UN FESTIVAL HARRY POTTER DANS UNE UNIVERSITÉ?! P H O T O K H A Y A A L I P R O D U C T I O N S P H O T O L E Q U O T I D I E N , R O C K E T L A V O I E Une véritable montagne de patates gratuites a eu un grand succès, à Laterrière, au Saguenay.La semaine dernière, il était possible d\u2019aller chercher soi-même ses propres patates dans un entrepôt rempli de pommes de terre?! Ce sont les propriétaires des Jardins d\u2019Alex et Jennie qui ont choisi de donner leurs patates.Cette année, ils ont eu une excellente récolte.Ils ont rempli trois entrepôts de patates, et ils ont décidé de donner les pommes de terre qui avaient de petits défauts.Avec l\u2019arrivée du temps des Fêtes, les propriétaires voient ce don comme une bonne manière de donner au suivant?! En peu de temps, la montagne de patates a disparu.Elles ont été données à des citoyens et des organismes communautaires.Au total, il y avait 160 000 livres de pommes de terre à donner.160 000 livres, c\u2019est l\u2019équivalent de 10 éléphants d\u2019Asie, ou d\u2019environ 60 petites voitures?! Ça en fait des patates?! PAR ROXANNE LACHAPELLE, SELON UN ARTICLE DE PATRICIA RAINVILLE, LE QUOTIDIEN DES PATATES TRÈS POPULAIRES?! UNE SEMAINE D\u2019ACTU leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M33 LE P\u2019TIT MAG C\u2019est à Calgary, en Alberta, que ces petites bêtes ont été photographiées.Alors que le photographe Mike Borlé se promenait dans le sud de la province, il a vu quatre renards véloces! Il y a quelques années, cette espèce était disparue du Canada.M. Borlé a pu prendre des photos de ces animaux, qui ne semblaient pas être préoccupés par la présence d\u2019un humain! «La partie la plus surréaliste de cette expérience était qu\u2019ils ne se souciaient pas de moi.Les renards véloces sont en fait assez connus pour être relativement indifférents aux humains», raconte le photographe.\u203a UNE ESPÈCE FRAGILE, MAIS BIEN PROTÉGÉE! Le renard véloce est la plus petite espèce de renards qu\u2019on retrouve en Amérique du Nord.Ces renards sont généralement plus petits qu\u2019un chat! Ils sont aussi très rapides, ce qui leur permet d\u2019être de bons chasseurs et d\u2019échapper facilement à leurs prédateurs.Cette espèce de renards est assez rare, mais heureusement, elle n\u2019est plus sévèrement menacée.Jusqu\u2019à récemment, le renard véloce était chassé pour sa fourrure.En 1978, les renards véloces étaient considérés comme entièrement disparus du Canada.Différentes lois ont été passées afin de protéger ces animaux: au Canada, il est interdit de tuer ou de nuire à cette espèce.Aussi, des organismes ont travaillé durement pour sauver les renards véloces.Leur travail a porté ses fruits, puisqu\u2019au- jourd\u2019hui, l\u2019espèce est considérée uniquement comme une «préoccupation mineure», selon l\u2019Union internationale pour la conservation de la nature.Espérons que cette espèce reste bien protégée pour encore longtemps! PAR ROXANNE LACHAPELLE BONNE NOUVELLE POUR LA PLUS PETITE ESPÈCE DE RENARD EN AMÉRIQUE DU NORD! PHOTO MIKE BORLÉ, TWITTER P H O T O 1 2 3 R F / B I A L A S I E W I C Z Depuis le 6 décembre, en Italie (un pays du sud de l\u2019Europe), il est nécessaire d\u2019avoir un passeport vaccinal pour avoir accès à la plupart des activités sociales en public, comme les restaurants ou les cinémas.Les règles ressemblent à celles du Québec.Pour avoir ce passeport vaccinal, il faut avoir reçu deux doses de vaccin.Plusieurs personnes qui ne souhaitaient pas se faire vacciner à la COVID-19 ont changé d\u2019avis à cette annonce.Ainsi, le nombre de premières injections a augmenté de 15 000 à 30 000 personnes par jour.\u203a NE PAS SE FAIRE VACCINER POUR VRAI\u2026 Cependant, certaines personnes ont essayé de contourner le système de vaccination.C\u2019est notamment le cas d\u2019un homme de cinquante ans vivant dans une petite ville du nord de l\u2019Italie qui s\u2019est présenté pour sa première dose avec un\u2026 faux bras! \u203a PAS SI MALIN! Au départ, la personne chargée de la piqûre n\u2019y a vu que du feu, car son faux bras, fait dans une matière qui s\u2019appelle du silicone, ressemblait beaucoup à un vrai.Mais la couleur et le toucher du bras en silicone ont éveillé les soupçons de l\u2019infirmière, qui a demandé à l\u2019homme d\u2019enlever sa chemise afin de montrer tout son bras.Elle a alors découvert la supercherie! L\u2019homme a essayé de convaincre les responsables du centre de vaccination de ne rien dire, mais ils ont appelé la police.Il devra bientôt se présenter devant la justice et assumer les conséquences de ses actes! Il a fait perdre le temps précieux du personnel soignant en pandémie.Pour faire un jeu de mots, on pourrait dire que cette idée de faux bras lui a fait une belle jambe! Tu connais cette expression?«Faire une belle jambe» veut dire «ne servir à rien», ne donner aucun avantage à la personne.Dans le cas de cet Italien, c\u2019est bien vrai! PAR PRUNE LIEUTIER VRAI VACCIN, FAUX BRAS! SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M34 libre@dos mviau@lequotidien.com www.facebook.com/melissa.viau \u2014 P H O T O 1 2 3 R F La cloche annonçant l\u2019heure du dîner vient de sonner à l\u2019école La Source de Saint-Honoré.Une douzaine d\u2019élèves se précipitent dans une classe avec leur lunch entre les mains.Sans perdre de temps, ils mangent pour ensuite prendre leur guitare, leur lutrin, leur support à guitare et leur appui-pied.Raymond-Marie Mallette demandera le silence pour accorder les 12 instruments dans le calme le plus total.M. Raymond-Marie, qui aurait pu prendra sa retraite en 2011, n\u2019a jamais réussi à accrocher sa guitare.Sa passion est trop grande ! Trois midis par semaine, il se rend donc à l\u2019école La Source de Saint-Honoré, tout près de chez lui, où il a enseigné pendant 16 ans, afin de transmettre sa passion pour la musique.Il réussit à merveille puisque Edward vient de confirmer son choix de programme pour ses études secondaires l\u2019an prochain.« Je vais aller à l\u2019école Charles-Gra- vel en concentration musique, confie l\u2019élève de sixième année.Ce programme me permettra d\u2019avoir encore plus de cours de musique et de faire encore plus de spectacles.» Après les caprices de la COVID, quand l\u2019école a annoncé le retour des traditionnels cours de guitare en parascolaire, une cinquantaine d\u2019élèves de l\u2019école La Source ont levé la main.Malheureusement, ce nombre était beaucoup trop élevé.C\u2019est donc sous forme de pige que trois groupes de 12 élèves de troisième à la sixième année ont été formés.Dans la classe de M. Raymond- Marie, la discipline est de rigueur.« On avait avisé et préparé les élèves que cette activité demandait beaucoup de discipline », intervient Hugo-Pierre Morin, le directeur adjoint des écoles La Source et Jean Fortin.Après seulement six cours, l\u2019enseignant en musique est impressionné par le progrès de ses élèves, dont certains démontrent un sens du rythme presque inné.« Ceux qui ont du rythme, on le voit tout de suite », remarque le musicien.Les guitares sur les- q u e l l e s l e s é l è v e s a p p r e n n e n t o n t 2 6 ans et c\u2019est M. Raymond-Marie qui en prend soin.À part quelques changements des cordes à l\u2019occasion, chaque instrument, conservé dans un étui, est dans un état impeccable.La plupart des élèves de La Source, inscrits en parascolaire guitare, réalisent un rêve.D\u2019ailleurs, si Léa a choisi de s\u2019inscrire au cours de guitare, c\u2019est parce que sa dynamique familiale ressemble beaucoup à cel le de M. Raymond-Marie.« Toute ma famille joue de la guitare », lance la jeune fille.De son côté, Alicia avoue que sa motivation part du fait qu\u2019elle écoute beaucoup de musique.Chez lui, Jordan dit avoir tous les instruments possibles.Pour Juliette, c\u2019est de voir sa sœur jouer qui l\u2019a motivée à essayer.L\u2019an passé, Nolan a demandé une guitare et des cours de guitare pour Noël.Il est bien heureux d\u2019avoir vu ses souhaits se réaliser.PRÉCIEUSE COMMUNAUTÉ « Pour nous, c\u2019est précieux de voir des gens de la communauté, comme M. Raymond-Marie, s\u2019impliquer dans notre école.Ce que fait cet homme, c\u2019est presque du bénévolat », souligne M. Hugo- Pierre.Le côté parascolaire connaît un essoufflement depuis que la pandémie complexifie la tâche des enseignants.« On sent un vide.Il y a un manque au niveau des activités parascolaires dans les écoles, poursuit le directeur adjoint nouvellement en poste.On ne dit jamais non à quelqu\u2019un de la communauté qui veut s\u2019impliquer.» D\u2019ailleurs, le lien avec la communauté fait partie du projet éducatif des écoles primaires de Saint-Honoré.L\u2019école La Source est tout aussi fière de sa chorale, une autre activité parascolaire offerte par Anny Rodrigue, enseignante de troisième année.Les élèves qui jouent de la guitare et les élèves de la chorale ont même l\u2019intention de s\u2019unir pour faire des projets communs.PARCOURS DE PROF Raymond-Marie Ma l l e t t e a l i t t é - ra l e m e n t g ra n d i dans la musique.Il vient d\u2019une famille de 14 enfants, tous musiciens, même les parents.« Ma mère jouait à l\u2019oreille et mon père avait une formation en classique », précise-t-il.À 17 ans, il se promenait un peu partout au Québec avec son orchestre p o u r f a i r e d e s spectacles.Celui qui a une formation en enseignement et un baccalauréat en musique a d\u2019abord été enseignant 18 ans à l\u2019école secondaire Charles-Gravel.Il a ensuite enseigné en quatrième année, pendant 16 ans, à l\u2019école La Source de Saint-Honoré.La COVID ne l\u2019a jamais arrêté ! Même en pleine pandémie, il a réussi à divertir des enseignants, éprouvés par les mesures sanitaires qui complexifiaient leur travail, en leur donnant des cours de guitare sur l\u2019heure du midi.Depuis deux ans, le musicien, aussi chanteur, fait partie de la chorale des Chevaliers de Colomb.Jamais retraité de la musique Il faut une bonne dose de discipline et beaucoup de concentration pour apprendre à jouer de la guitare.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MÉLISSA VIAU Grâce à une activité parascolaire, offerte par Raymond-Marie Mallette, des élèves de l\u2019école La Source de Saint-Honoré apprennent à jouer de la guitare.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, MÉLISSA VIAU leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M35 Mélissa, Râto et cie mviau@lequotidien.com WOUF! «Je n\u2019aimerais pas croiser un grand-duc quand je cours comme un lièvre.» \u2014 Râto \u2014 P H O T O 1 2 3 R F Installée au cœur de la forêt, à Saint-Ful- gence, un petit village près de Saguenay, la famille Gagnon-Blackburn a eu toute une surprise en voyant que leurs lutins avaient capturé un majestueux grand-duc.C\u2019est en faisant leur tournée pour nourrir leurs nombreux animaux, le matin du 7 décembre, que Nadia Blackburn et Dominic Gagnon ont découvert le hibou prisonnier d\u2019un de leurs pigeonniers.« Il avait tué cinq pigeons, mais il ne les avait pas mangés », raconte Dominic.C\u2019est Nadia qui a par la suite compris ce que les lutins venaient de faire ! En revenant de l\u2019école, les enfants du couple n\u2019en revenaient pas de voir leurs lutins agrippés à l\u2019enclos des pigeons, là où se tenait l\u2019impressionnant hibou ! « Les yeux qu\u2019ils ont faits.Ils sont restés figés pendant quelques minutes », se remémore le père.Il faut dire que les deux pigeonniers comptent une centaine de pigeons en liberté.Cet impressionnant voilier est attirant pour les prédateurs qui partagent les trois lots à bois de Nadia et Dominic.« Comme nous avons aussi 60 chiens de traîneau, habituellement, les prédateurs ne s\u2019aventurent pas trop », poursuit Dominic.Les pigeons ont un espace d\u2019environ quatre pouces de large pour entrer et sortir des pigeonniers.C\u2019est par cet espace que le grand-duc est entré.Sauf qu\u2019il n\u2019a jamais été capable de ressortir\u2026 Dominic s\u2019est questionné face à l\u2019avenir de l\u2019oiseau.Il se demandait s\u2019il ne devrait pas le déporter dans un autre secteur.Après avoir jasé avec les agents de protection de la faune, il a finalement opté pour simplement ouvrir la porte de l\u2019enclos afin de libérer l\u2019animal.« On vit en forêt, on respecte la nature et c\u2019est à nous de nous adapter », réfléchit celui qui a par la suite réduit l\u2019entrée des pigeonniers.Nadia et Dominic forment une famille recomposée de six enfants âgés de 5 à 16 ans.Ils vivent e n t o u r é s d e chiens de traîneau et ils ont une mini ferme qui abrite chevaux, poules et dindes.« À p a r t l e s chiens et les chevaux, tous les animaux qui vivent ici (y compris les pigeons) s e r v e n t à n o u s n o u r- rir », explique Dominic.Leur mode de vie est aussi leur travail puisqu\u2019ils offrent des promenades en chiens de traîneau.Avec des idées plein la tête, dès ce printemps, ils seront en mesure de faire travailler leurs chiens toute l\u2019année, à leur grand plaisir, grâce à la cani- rando avec trottinettes et kart sur roues.« Nous avons aussi un étang de pêche et nous projetons éventuellement offrir l\u2019hébergement pour nos clients », précise Dominic, qui a fondé Les Balades Solo en 1998.Le nom de son entreprise est inspiré de Solo, un inoubliable et exceptionnel chien de traîneau avec qui Dominic a commencé cette grande aventure.Les Balades Solo se déplacent aussi dans différents évènements.« En janvier, nous allons accueillir des écoles.Les élèves pourront aussi faire du patin, de la pêche sur glace et de la glissade », précise le passionné entrepreneur.QUAND LA MAGIE OPÈRE Quand on vit entouré d\u2019animaux, comme la famille Blackburn-Gagnon, la mort fait parfois partie de la vie et les histoires tristes peuvent aussi avoir quelque chose de magique\u2026 Le 4 novembre, leur belle Luna, une femelle croisée husky et malamute, se préparait à accoucher.Rapidement, les choses se sont compliquées et elle est décédée dans les bras de Nadia.N\u2019ayant pas le temps de se rendre chez le vétérinaire, Dominic a immédiatement pris la décision d\u2019extraire les huit chiots du ventre de Luna.Karma, une autre femelle très maternelle, qui venait de terminer sa maternité avec ses chiots, a pris le relais pour s\u2019o ccup er d e s p e t i t s .C\u2019est Nadia qui s\u2019occupe depuis ce temps de biberonner les sept petits survivants.« Mon vétérinaire m\u2019a félicité.En 23 ans, c\u2019était la deuxième fois que je vivais ce genre d\u2019histoire, sauf que la première fois j\u2019en avais sauvé un seul sur huit », conclut Dominic, triste d\u2019avoir perdu Luna et fier d\u2019avoir sauvé sept de ses huit bébés.Ces huit chiots déjà exceptionnels, par leur histoire et leur proximité avec l\u2019humain, resteront dans le clan des Balades Solo.Un grand-duc capturé par des lutins ! Le 7 décembre, un grand-duc s\u2019est retrouvé coincé dans un pigeonnier, à Saint-Fulgence, chez Nadia Blackburn et Dominic Gagnon.\u2014 PHOTOS COURTOISIE SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M36 LE P\u2019TIT MAG LE JEU DES 7 ERREURS CES DEUX CARICATURES D\u2019ANDRÉ-PHILIPPE CÔTÉ SONT EN APPARENCE IDENTIQUES.EN RÉALITÉ, IL Y A 7 ERREURS.ES-TU OBSERVATEUR?SOLUTION 1 Le vernis à ongles 2 Un morceau du casse-tête du comptoir en moins 3 Les images du chat et du lion sont inversées 4 Il manque le nom de la commis sur son étiquette 5 Un bouton sur le veston de l\u2019homme 6 Les cils de la commis 7 Une fleur manquante au tableau de Van Gogh (premier casse-tête en haut) Voici pour toi, jeune mordu de lecture, une sélection de livres du temps des Fêtes choisis par des gens qui s\u2019y connaissent?! Papa Noël appréhende sa tournée, prévue dans quelques jours, où il doit accomplir toujours les mêmes tâches, auxquelles s\u2019ajoutent des articulations qui craquent et des rides de plus en plus creuses.Le cœur lourd, il s\u2019admet trop vieux et invoque la magie de Noël afin de voir sa jeunesse lui revenir.Son vœu est exaucé, mais pas comme il le souhaitait : papa Noël est maintenant transformé en bébé, plus enclin à s\u2019exclamer « Ga-ga, gou-gou » que « Ho ! Ho ! Ho ! » Les lutins réus- siront-ils à sauver la distribution de cadeaux à temps ?L\u2019histoire du père Noël hors service n\u2019est pas nouvelle.Toutefois, de jolies trouvailles dans le texte, des illustrations simples et efficaces ainsi qu\u2019une morale bien tournée élèvent Gaga Noël au-dessus des autres livres du genre.Cet album pour petits et grands, du même duo de créateurs que Lama détruit le monde, est à lire et à relire chaque année.Julie Roy Bibliothécaire au Centre de services scolaire des Découvreurs Gaga Noël JONATHAN STUTZMAN ET HEATHER FOX ÉDITIONS PÈRE FOUETTARD Cette petite histoire nous transporte la nuit de Noël, nuit pendant laquelle tout le monde n\u2019a pas à manger.On peut le comprendre avec Raton le rat et Fili- bert le chat, deux amis affamés.C\u2019est alors que Raton trouve un bonnet rouge et qu\u2019après avoir enfilé ce même bonnet, Filibert ira quêter de la nourriture en se faisant passer pour le père Noël.Ça lui occasionnera quelques mésaventures malheureuses et amusantes ! J\u2019ai aimé cet album tout simple qui ne contient pas beaucoup de texte, donc il est facile à lire pour les petits.Aussi, ce livre est plein de belles illustrations que j\u2019ai trouvées chaleureuses et rigolotes.Surtout, la fin est joyeuse, comme une fin de livre de Noël se doit de l\u2019être.Rose-Marie Cantin Lectrice de 12 ans Un goûter de Noël Ma n q u e r d e f a r i n e l e 2 4 décembre et ne pas pouvoir préparer de biscuits pour le père Noël ?Ah, ça non ! Remplie de mystère et de magie, La fabuleuse nuit de Noël raconte l\u2019incroyable épopée de Marie et de son frère Benoit qui traversent la forêt pour se rendre in extremis au magasin.L\u2019histoire nous entraîne au cœur de la sombre forêt pendant que Marie s\u2019y enfonce à la suite de ce qu\u2019elle croit être un renne.Perdus et inquiets, les enfants se retrouvent face à une étrange maison.Qui est donc cette femme à la fenêtre ?Magnifiquement illustré dans une étonnante palette qui met habilement la noirceur de la nuit en valeur, cet album est digne d\u2019un classique du temps des Fêtes.Gageons qu\u2019il vous donnera envie de préparer quelques biscuits\u2026 Sophie Loiselle Bibliothécaire à la Bibliothèque de Québec La fabuleuse nuit de Noël RUBRIQUE ASSEMBLÉE PAR FRANCIS HIGGINS MAGALI BONNIOL L\u2019ÉCOLE DES LOISIRS MARILYN FAUCHER ET CAROLE TREMBLAY LA COURTE ÉCHELLE Après lui avoir servi ses céréales avec du yogourt grec comme déjeuner?: «?Mais maman, j\u2019aime pas beaucoup ça le yogourt \u2018\u2018Y\u2019\u2019?» Milo, 4 ans FAITES- NOUS RIRE Partagez les blagues et les phrases craquantes de vos enfants, en indiquant leur nom et leur âge, à lemag@lesoleil.com leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M37 LE P\u2019TIT MAG Biscottes au parmesan et romarin Donne environ une trentaine INGRÉDIENTS \u2022 3 c.à soupe de beurre non salé, froid et râpé \u2022 1 ½ tasse de farine blanche non blanchie \u2022 1 ½ tasse de parmesan, râpé \u2022 1 c.à thé de moutarde en poudre \u2022 1 c.à thé de poudre d\u2019ail \u2022 1 c.à thé de sel \u2022 1 c.à soupe de romarin frais, ciselé finement \u2022 ¾ tasse d\u2019eau froide \u2022 2 c.à soupe de jus de citron MÉTHODE 1 Rempli une tasse à mesurer d\u2019eau jusqu\u2019au ¾ et mets là au réfrigérateur.2 Dans un grand bol, mélange la farine et le beurre.Défais le beurre avec tes mains \u2014 propres ! \u2014 pour qu\u2019il soit en petites perles un peu partout dans la farine.3 Ajoute le parmesan, la moutarde et l\u2019ail en poudre, le sel et le romarin.Mélange une autre fois avec tes mains.4 Verse le jus de citron dans l\u2019eau froide.Ajoute ensuite ¼ de tasse de liquide aux ingrédients secs.Avec tes mains, mélange rapidement jusqu\u2019à ce que l\u2019eau soit tout incorporée.5 Verse le reste du liquide en petite quantité et mélange entre les additions.6 Lorsqu\u2019il ne reste plus d\u2019eau, façonne une boule avec ta pâte.7 Emballe là dans une pellicule plastique ou un plat très hermétique et laisse là reposer deux heures au réfrigérateur.8 Déballe ta pâte 15 minutes avant de la manipuler, elle risque moins de casser.9 Préchauffe le four à 325°F.10 Farine généreusement ton plan de travail où tu abaisseras ta pâte.11 Farine aussi ton rouleau à pâte.Étale bien ta pâte afin qu\u2019elle soit très très mince, comme une feuille de carton.Avec un emporte-pièce rond ou de la forme que tu préfères, découpe la pâte.12 Dépose les morceaux découpés sur une plaque à biscuit recouverte d\u2019un tapis de silicone ou d\u2019un papier parchemin.13 Si tu n\u2019as pas de rouleau, tu peux prendre des morceaux de pâte et les abaisser avec tes doigts pour en faire des cercles les plus minces possible.Les formes seront irrégulières et c\u2019est tout aussi beau ! 14 Enfourne pendant 25 à 30 minutes.À l\u2019aide d\u2019une spatule, retourne les biscottes à mi-cuisson.15 Une fois cuites, laisse les biscottes refroidir une dizaine de minutes sur une grille.\u203a Se conserve une semaine dans un contenant hermétique.\u203a Tu peux aussi les congeler cuites.Elles seront délicieuses après 5 minutes au four.LES P\u2019TITS CUISTOTS SOPHIE GRENIER-HÉROUX Collaboration spéciale J e sais que je t\u2019ai habitué aux biscuits et aux chocolats pour le temps des Fêtes, mais cette année j\u2019avais envie de faire changement ! Je voulais partager une recette qui te permettrait de pousser encore plus loin ton enthousiasme en cuisine.Comme les festivités entourant Noël et la nouvelle année signifient souvent des tablées de bonnes choses à manger, peut-être aurais-tu envie d\u2019y participer ?Ma recette de biscottes est idéale pour faire des petites bouchées tout aussi amusantes à préparer\u2026 qu\u2019à manger ! Pour ma version « Noël », j\u2019y ai mis du romarin \u2014 ça me fait penser à des petits sapins ! \u2014 et une tonne de parmesan \u2014 pour faire de la neige et surtout parce que j\u2019adoooore ce fromage ! Et tu sais ce que je me suis dit aussi ?Une jolie pile de biscottes serait une chouette idée de cadeau pour ton prof ou ta gardienne.Le défi sera de ne pas tous les engloutir d\u2019ici la fin des classes.Je te dis ça par expérience ; je viens de manger ma dernière en t\u2019écrivant ces quelques mots ! J\u2019en profite pour te souhaiter un joyeux temps des Fêtes avec tous ceux qui te font du bien et une foule d\u2019occasions de popoter avec eux.Amuse-toi bien, petit cuistot ! PHOTOS LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE L\u2019OCCASION DE POPOTER Aussi bonnes en canapé Parfaites pour accompagner une soupe, par exemple, ces biscottes sont amusantes à garnir comme des canapés.Voici quelques idées : houmous et morceaux d\u2019olives, une pointe de crème sure et une tranche de saumon fumé ou du fromage à la crème et des champignons grillés.Le tout avec un peu de parmesan râpé sur le dessus, bien sûr! SOPHIE GRENIER-HÉROUX (COLLABORATION SPÉCIALE) SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M38 NATALIE RICHARD Collaboration spéciale natalierichardmedia@gmail.com J e ne connais personne qui n\u2019aime pas le Chablis, mais je rencontre encore des gens qui me disent qu\u2019ils n\u2019aiment pas le chardonnay et qu\u2019ils adorent le Chablis.C\u2019est ce qui inspire mon désir de vous présenter ce dernier simplement en cinq phrases.D\u2019abord, le Chablis, c\u2019est du chardonnay et ça ne peut être rien d\u2019autre que du chardonnay.Chablis fait partie de la Bourgogne et c\u2019est à la fois le nom d\u2019un village et d\u2019une appellation.Le village est traversé par une rivière qu\u2019on appelle le Serein et son climat frais produit des chardonnays vifs, énergiques et d\u2019une belle tension.Il existe un sol unique à Chablis composé d\u2019une multitude de fossiles marins datant de l\u2019époque du kimméridgien, un aspect qui a aussi une grande influence sur le style et le goût des vins.En plus du savoir-faire transmis de génération en génération, il y a la notion de terroir qui s\u2019exprime en quatre appellations selon les différentes parcelles : Petit Chablis, Chablis, Chablis Premier Cru, et Chablis Grand Cru qui comprend sept climats : Les Clos, Blanchots, Bougros, Vaudésir, Val- mur, Preuses et Grenouilles.Comme on le sait, la dernière année vinicole a été désastreuse pour plusieurs régions de France, dont la Bourgogne, qui a perdu 55 % de son vignoble devant une suite d\u2019intempéries climatiques insurmontables, entre avril et juillet.Selon François Labet, président délégué du Bureau interprofessionnel des vins de Bourgogne (BIVB), cette diminution de la quantité n\u2019affectera pas la qualité et on prévoit pour 2021 « un millésime typiquement bourguignon, avec des degrés alcooliques raisonnables et de la fraîcheur ».Selon les principes de l\u2019offre et la demande, les prix continueront d\u2019être à la hausse.Raison de plus de s\u2019offrir Chablis maintenant.À votre santé ! 1 PATRICK PIUZE NON DOSÉ MÉTHODE TRADITIONNELLE ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% \u2022 1,2 g/L Patrick Piuze est un Québécois qui a fondé sa famille à Chablis.Là-bas, il exprime sa plus grande passion, celle de créer des vins.Ses Chablis sont exceptionnels et on en trouve peu, donc ne manquez pas la chance de les essayer.Sinon, l\u2019effervescent de sa gamme demeure un incontournable en tout temps.Élaboré avec du chardonnay en méthode traditionnelle, il s\u2019exprime avec des bulles fines et persistantes sur des notes de poire fraîche délicatement briochées, comblées d\u2019une douceur acidulée en finale.2 DOMAINE LAROCHE CHABLIS SAINT-MARTIN 2020 ?,?$ \u2022 ? ?\u2022 ?,?% \u2022 ?,? g/L Même si le profil de base est similaire, frais et vif, avec des notes d\u2019agrumes ou de fruits blancs sur un aspect minéral distinct, c\u2019est en essayant plusieurs vins de Chablis que vous remarquerez les nuances entre chacun des domaines, des cuvées et des climats.Vous serez surpris de constater à quel point ils peuvent être différents, comme cette cuvée Saint-Martin qui se démarque par une finesse énergique, doublée de la douceur de la poire fraîche et un bel acidulé qui s\u2019intensifie en finale.3 CHÂTEAU DE MALIGNY CHABLIS PREMIER CRU FOURCHAUME 2020 ?,?$ \u2022 ? ?\u2022 ?,?% ?,? g/L (? ml) Un vin idéal pour s\u2019initier à la complexité des Premiers crus, plus amples et plus étoffés.Fourchaume est un des plus grands climats, à cheval sur quatre communes entre Maligny et Fontenay-près-de-Cha- blis.La rive droite du Serein tend à produire des vins plus chaleureux et fruités, comme pour certaines des parcelles du Château de Maligny qui sont orientées sud-ouest, favorisant la concentration dans une structure typique des Chablis Premier Cru.4 LA CHABLISIENNE CHABLIS PREMIER CRU GRANDE CUVÉE 2019 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?,?% \u203a ?,? g/L La Grande Cuvée est marquée par la pêche et l\u2019abricot sur une finale vibrante, à l\u2019empreinte minérale et saline.Dans un habillage ravivé, les vins de la coopérative La Chabli- sienne sont empreints d\u2019un savoir- faire qui se constate à chaque millésime, par une qualité impeccable et constante.D\u2019ailleurs, leur Chablis La Sereine qui est aussi disponible en magnum, un format toujours bienvenu pendant le temps des Fêtes.5 DOMAINE PINSON CHABLIS PREMIER CRU LA FORÊT 2018 ?,?$ \u2022 ? ? ?\u2022 ?% Les grands vins de Chablis s\u2019écoulent vite, comme celui-ci du Domaine Pinson, famille vigneronne à Chablis depuis 1640.La Forêt est située sur la rive gauche du Serein, où les vignes d\u2019une moyenne d\u2019âge de 50 ans offrent un aspect plus floral, croquant et empreint de minéralité.On en fait une petite production et c\u2019est un vin qu\u2019on peut conserver de 8 à 10 ans.Pour des suggestions quotidiennes de vins, suivez-moi sur Instagram @nrartdevivre ou sur mon site natalierichard.com.S\u2019OFFRIR CHABLIS Le petit village de Chablis entouré de ses vignobles.Chablis fait partie de la Bourgogne et c\u2019est à la fois un village et une appellation.\u2014 PHOTO BIVB, MICHEL FERCHAUD 1 2 3 4 5 LÉGENDE Chablis Grand Cru Chablis Premier Cru Chablis Petit Chablis leProgrès SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 M39 PATRICE PLANTE Collaboration spéciale M on goût pour les jeux de mots est effectivement douteux depuis que je suis devenu papa, j\u2019en conviens.Vous allez me dire que mon timing des cocktails aussi.Quoi ?Un spritz pendant la période des Fêtes ?N\u2019est-ce pas plutôt un des grands classiques de l\u2019été et des terrasses ensoleillées ?En fait, le spritz est selon moi un apéritif idéal pour tous les moments de l\u2019année.Amer, légèrement sucré avec des touches d\u2019orange, il est encore plus merveilleux en plein sprint du temps des Fêtes pour bien affiner votre maîtrise de l\u2019apéro.Vous pouvez décliner ce cocktail en une myriade de versions différentes, le plus simple étant de marier votre aperitivo à l\u2019orange avec un sirop aux petits fruits ou aux épices.Vous pouvez aussi troquer le mousseux traditionnel pour du soda aromatisé, du cidre pétillant, du moût de pomme ou même du tonique.M a v e r s i o n p r é f é r é e d u mo ment ?Framboise et thé des bois.Bam ! Bon magasinage ! LE DERNIER «SPRITZ» DE MAGASINAGE P H O T O M A Ë L L A L E P A G E Spritz boréal (sans alcool) INGRÉDIENTS \u2022 1,5 oz de spritz sans alcool Monsieur Cocktail ou autre aperitivo italien \u2022 0,25 oz de sirop de framboise \u2022 4 oz d\u2019eau pétillante Harrington au thé des bois (ou eau pétillante normale) \u2022 Rondelle d\u2019orange (pour décorer) PRÉPARATION 1 Ajouter tous les ingrédients (sauf le pétillant) dans une coupe remplie de glace.2 Mélanger à la cuillère jusqu\u2019à ce que vos doigts deviennent très froids.3 Compléter avec l\u2019eau pétillante.4 Décorer d\u2019une rondelle d\u2019orange.Santé ! PHILIPPE WOUTERS philippe.wouters@gcmedias.ca A u 19e siècle, chaque brasserie distribuait sa bière en s\u2019appuyant sur des livreurs à pied ou à cheval.À la révolution industrielle, la première brasserie qui s\u2019est équipée d\u2019un camion a pu concurrencer la brasserie d\u2019à côté.Les consommateurs du village ont alors découvert de nouvelles bières.Quant à la brasserie, elle subissait pour la première fois de la concurrence.C\u2019était le début d\u2019un modèle économique qui a changé le marché de la bière.J\u2019aime me plonger dans l\u2019histoire pour y trouver des analogies avec des tendances d\u2019aujourd\u2019hui.En cette fin d\u2019année 2021, de nombreuses brasseries ont été agréablement surprises de l\u2019amour que vous leur avez offert, surtout pour vos brasseries régionales.Le terroir fait vendre, et cette tendance à acheter local se répercute dans vos habitudes de consommation, y compris pour la bière.Depuis plus de 20 ans, distribuer des produits partout au Québec apporte à chaque microbrasserie régionale son lot de défis.L\u2019équation est assez simple : plus vous désirez vendre votre bière loin de son lieu de production, plus les coûts sont élevés.C\u2019est un modèle d\u2019affaires qui ne plaît pas à tout entrepreneur.Voilà pourquoi le tiers des brasseries du Québec produisent et vendent sur place uniquement.Mais les temps changent.Cette année 2021 a accéléré le mouvement.J\u2019aime dire qu\u2019il y a 20 ans, une brasserie qui voulait vendre ses produits à 100 détaillants devait parcourir 1000 km, alors qu\u2019aujourd\u2019hui, la même brasserie désireuse de vendre ses produits à 1000 détaillants ne doit plus parcourir que 100 km.Bien entendu, c\u2019est une figure de style ; on n\u2019est pas à quelques kilomètres près.Qu\u2019est-ce que cela change pour vous, consommateurs ?Dans les faits, pas grand-chose.Vous aurez toujours autant de choix chez votre détaillant, d\u2019autant plus que vous ne consommez pas forcément une marque, mais un type de produits : les bières de microbrasseries.Par contre, certaines bières s\u2019absentent pendant quelques mois pour être vendues dans leur région.L\u2019exemple d\u2019Auval est marquant, car l\u2019offre complète est vendue à la brasserie pendant l\u2019été.Mais d\u2019autres brasseries emboîtent le pas, à un rythme différent.C\u2019est surtout du côté du détaillant que l\u2019offre de produits risque de changer.Aujourd\u2019hui, le marché de la bière s\u2019est organisé.La brasserie brasse, le distributeur distribue et le détaillant vend.Plusieurs brasseries assurent elles-mêmes la distribution, mais depuis plusieurs années, des entreprises spécialisées dans la distribution et la représentation ont aussi vu le jour.Devant ce marché organisé, on a vu une augmentation d\u2019environ 20 % de détaillants spécialisés dans les bières de microbrasseries en 2021.La brasserie a donc encore plus de choix pour proposer ses produits à des détaillants impatients de les recevoir.Mais revenons à mon cheval\u2026 Au 19e siècle, la tournée du cheval était composée d\u2019amis de la brasserie, de tavernes et de bistros du village, et basée sur la capacité de brassage.Au 21e siècle, ce cheval est un symbole, mais les raisons sont identiques.La brasserie va toujours privilégier les partenaires en circuit court, s\u2019assurer d\u2019avoir le meilleur rendement pour sa bière et diminuer ses sources de frustration.En 2021, c\u2019est dans le marché de détail que la concurrence a été la plus rude.En tant qu\u2019observateur, c\u2019est un tournant que je vois s\u2019installer tranquillement.On peut donc s\u2019attendre à une concurrence plus forte entre détaillants spécialisés, mais également entre les grandes chaînes d\u2019alimentation.J\u2019en profite pour vous souhaiter un très agréable temps des Fêtes.De retour le 8 janvier.LA TOURNÉE DU CHEVAL On peut imaginer que la livraison de bière se déroulait ainsi au 19e siècle, comme dans cette scène de reconstitution croquée à Amsterdam aux Pays-Bas.\u2014 123RF SAMEDI 18 DÉCEMBRE 2021 leProgrès M40 DU SKI SUR LE POUMON «?L\u2019historien volant?» Pierre Lahoud fait de la photo aérienne depuis plus de 40 ans afin d\u2019immortaliser la beauté et l\u2019histoire du Québec.Il partage avec les lecteurs du Mag ses clichés pris du haut des airs.Aujourd\u2019hui, un vol au-dessus des plaines d\u2019Abraham, à Québec, où l\u2019on voit des citoyens pratiquer le ski de fond et le patin.« On entend souvent dire que l\u2019Amazone est le poumon de la Terre.Pour moi, les plaines d\u2019Abraham sont le poumon de Québec.C\u2019est assez remarquable qu\u2019on trouve, dans une ville d\u2019une grande importance comme Québec, un aussi grand terrain de jeux, d\u2019aussi grands espaces naturels qui nous permettent de fuir un peu la ville pour se retrouver pratiquement en forêt.Et dans le cœur même de la ville ! raconte M. Lahoud.C\u2019est un peu notre Central Park, comme à New York.Ce qui est extraordinaire avec cette photo, c\u2019est qu\u2019on voit bien que les gens aiment cet environnement et y participent à fond.» PROPOS RECUEILLIS PAR FRANCIS HIGGINS Info?: pierrelahoud.com VU DE LÀ-HAUT "]
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