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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2021-06-19, Collections de BAnQ.

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[" P H O T O L E S O L E I L , Y A N D O U B L E T LE MAG LES DIFFÉRENTES FACETTES DE L\u2019ART AUTOCHTONE + LES COOPS DE L\u2019INFO CINQ INITIATIVES PAR ET POUR LES PREMIÈRES NATIONS PAGE 14 + ENTREVUE AVEC MICHEL JEAN PAGE 48 6 27657 00076 6 3 , 0 0 $ + t x Locaux vides, trottoirs usés, entretien réduit à son strict minimum : l\u2019artère commerciale n\u2019est plus l\u2019ombre d\u2019elle-même.PAGE 4 TRISTE MINE DU CAMPANILE LA 3 , 0 0 $ + t x SEMAINE DU 19 AU 25 JUIN 2021 ÉDITION MAGAZINE QUÉBEC, 125e ANNÉE, N° 25 COOP D\u2019INFORMATION 0053863 Certaines PEUVENT ÊTRE PAYÉES par la RAMQ, la CNESST, l\u2019ACC ou l\u2019assurance privée.DÉPISTAGE AUDITIF SANS FRAIS* 866 444-0055 QUÉBEC - LORETTEVILLE - STE-FOY (2) - LÉVIS - SAINT-GEORGES SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 2 0069835 En date du 9 juin 2021.L\u2019offre prend fin le 16 juillet 2021.Offert aux nouveaux Membres de Virgin au Québec, là où l\u2019accès et la technologie le permettent.Modifiable sans préavis; ne peut être combiné avec une autre offre.Taxes en sus.Location du modem incluse.Le service, dont l\u2019utilisation illimitée, est sujet aux modalités de service Internet et TV de Virgin: virginmobile.ca/modalitesinternettv.Les vitesses d\u2019accès de téléversement varient selon la distance entre votre modem et l\u2019équipement de commutation de Virgin: jusqu\u2019à 10 Mb/s.La vitesse sur Internet peut varier selon votre configuration, l\u2019achalandage sur Internet, le serveur, les conditions de votre environnement et d\u2019autres facteurs.Carte prépayée Visa de 50 $ offerte aux Membres qui s\u2019abonnent à un forfait illimité.Le Membre doit demeurer abonné aux services admissibles et avoir un compte en règle pendant 60 jours après l\u2019installation, après quoi un courriel est envoyé pour l\u2019enregistrement de la carte afin de pouvoir l\u2019utiliser.Le Membre doit enregistrer la carte en ligne dans les 30 jours suivant la réception du courriel d\u2019enregistrement.Le Membre recevra la carte par la poste dans un délai de 4 à 6 semaines.Une carte par compte.Cette carte est émise par la Compagnie de fiducie Peoples en vertu d\u2019une licence octroyée par Visa Int.*Marque de commerce de Visa International Service Association utilisée sous licence par la Compagnie de fiducie Peoples.La carte ne permet pas de faire des retraits en espèces.La carte ne peut pas être utilisée pour faire des paiements périodiques.Carte valide pour une période maximale de 12 mois; les fonds inutilisés seront annulés après le dernier jour du mois de la date d\u2019expiration indiquée sur la carte.Des conditions d\u2019utilisation s\u2019appliquent.Les avantages de Membre peuvent être modifiés ou annulés en tout temps sans préavis.La marque de commerce Virgin et la famille de marques associées sont la propriété de Virgin Enterprises Limited et sont utilisées sous licence.Toutes les autres marques de commerce appartiennent à Virgin Mobile Canada ou à leurs propriétaires respectifs.© Virgin Mobile Canada 2021.FAITES PASSER VOTRE INTERNET AU NIVEAU SUPÉRIEUR AVEC 100 MB/S POUR 50$/MOIS.* UNE CARTE VISA PRÉPAYÉE DE 50$ + Dès maintenant, obtenez des vitesses de téléchargement de 100 Mb/s pour le prix de 50 Mb/s.De plus, obtenez des avantages de Membre exceptionnels.VIRGINMOBILE.CA | 1 888 889\u20138272 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 3 Les bons papas J\u2019 ai demandé il n\u2019y a pas très longtemps à mon petit dernier, qui n\u2019est plus vraiment petit du haut de ses 11 ans, s\u2019il voulait des enfants.Il a été catégorique.-Non.Les couches, en partant, c\u2019est non.S\u2019il ne change pas d\u2019idée là-dessus, il est effectivement aussi bien d\u2019oublier le projet, parce que les pères québécois, a-t-on appris cette semaine, sont ceux qui s\u2019impliquent le plus pour leurs enfants dans tout le Canada.Tellement que ça devient normal, j\u2019imagine mal un couple parler d\u2019avoir des enfants et le futur paternel lancer, à brûle-pourpoint : «moi, les couches, c\u2019est non».De bonnes chances qu\u2019il ait son bleu.C\u2019est par un coup de sonde de Léger auprès de 2000 pères qu\u2019on a su que le Québec est aussi une société distincte par rapport à la paternité.Et pas rien qu\u2019un peu.La différence est telle qu\u2019elle a même étonné Raymond Villeneuve, directeur général du Regroupement pour la valorisation de la paternité, à qui ma collègue Émilie Pelletier a parlé.«Ça fait 15 ans que je suis dans le domaine et ce qui frappe le plus, c\u2019est vraiment de voir que pour les pères québécois, contrairement au reste du pays, c\u2019est vraiment le rôle de modèle et d\u2019éducateur auprès des enfants qui passe en premier.» Dans le reste du Canada, 43 % se perçoivent d\u2019abord comme des pourvoyeurs.C\u2019est 12 % au Québec.Pour ce qui est de changer les couches et de s\u2019occuper des enfants, un Québécois sur cinq s\u2019en lave à peu près les mains, c\u2019est un sur trois dans les autres provinces.Et si un Québécois sur cinq ne sait pas faire une brassée de lavage, c\u2019est un sur quatre ailleurs au pays.On n\u2019y est pas encore, mais il y a du progrès.On rigole beaucoup quand on tombe sur un bon vieux manuel de la femme au foyer, dans lequel madame est ni plus ni moins une servante.Elle ne doit jamais parler avant monsieur, s\u2019assurer qu\u2019il est de bonne humeur, qu\u2019il mange à sa faim.Même chose pour les enfants.On rigole, mais c\u2019était encore comme ça il n\u2019y a pas si longtemps.Une couple de générations, pas plus, où l\u2019homme était un figurant dans la maison.On l\u2019oublie, mais le papa québécois est parti de loin.Il n\u2019y a qu\u2019à regarder la série de 1956 \u2014 et les 14 saisons \u2014 des Belles histoires des Pays d\u2019en haut pour prendre la mesure du chemin parcouru.Ou encore l\u2019excellente version, plus récente, où on a juste gardé Les Pays d\u2019en haut pour le titre, parce que ce n\u2019était pas toutes de belles histoires.Essentiellement, à l\u2019époque, on s\u2019attendait du papa qu\u2019il ramène de l\u2019argent et qu\u2019il soit le préfet de discipline.C\u2019est lui qui avait le dernier mot sur sa femme et sur ses enfants.C\u2019est Sartre qui a dit : «mon père était officier en Indochine, il est mort très jeune, j\u2019ai eu de la chance : il n\u2019a pas eu le temps de m\u2019écraser».Alors les couches, c\u2019était non.À cette même époque, on s\u2019attendait de la maman qu\u2019elle s\u2019occupe des enfants et de la maison, qu\u2019elle popote, fasse la lessive, le ménage, qu\u2019elle sache coudre, recevoir, qu\u2019elle soit belle, qu\u2019elle se taise.Si elle est aujourd\u2019hui plus émancipée, reste qu\u2019elle est encore celle qui, majoritairement, voit à la bonne marche de la maison.C\u2019est au début du siècle dernier qu\u2019on a eu l\u2019idée de consacrer une journée pour les mamans, la première aurait eu lieu en 1906 à Artas en France où on a eu l\u2019idée de célébrer pas n\u2019importe quelles mères, seulement les mères de familles nombreuses.Ainsi, le 10 juin de cette année-là, deux mères de neuf enfants se sont vues remettre, attention, le prix du Haut mérite maternel.Des mères de compétition.Et les pères, eux?À part des fêtes religieuses en l\u2019honneur de Joseph le père de Jésus, on ne voyait rien à célébrer dans la paternité.Et, ironie de l\u2019histoire, c\u2019est à une femme, une Américaine, qu\u2019on doit la première fête des Pères, en 1910.On avait créé deux ans plus tôt la fête des Mères aux États-Unis, elle trouvait injuste qu\u2019il n\u2019y ait rien pour les pères.Sonora Smart Dodd a voulu leur rendre hommage.D\u2019abord au sien.L\u2019institutrice avait vu son père s\u2019occuper seul de ses six enfants après la mort de sa femme.L\u2019idée a fait tranquillement son chemin, et c\u2019est à partir des années 30 qu\u2019on a commencé à donner des cravates et des boutons manchettes aux papas pour leur dire merci, pour souligner qu\u2019ils ne font pas partie de la famille juste pour avoir raison.Il faudra attendre 1972 avant que Richard Nixon en fasse une fête officielle.Woodrow Wilson l\u2019avait fait pour les mères en 1914.Pendant que la femme prenait sa place à l\u2019extérieur de la maison, l\u2019homme a commencé à prendre sa place à l\u2019intérieur.Ce modèle de père n\u2019existait à peu près pas, il a fallu le créer de toutes pièces, faire une refonte complète.Le papa de 1920 n\u2019a plus rien à voir avec le papa de 2021.Et, si on se fie au sondage Léger, c\u2019est au Québec où la refonte a eu le plus de succès, c\u2019est ici où les pères ne se voient plus d\u2019abord comme pourvoyeurs, mais comme un modèle pour leurs enfants.C\u2019est ici qu\u2019ils sont les plus nombreux à penser qu\u2019ils doivent d\u2019abord être une source d\u2019inspiration.Et pour être un modèle, il faut montrer l\u2019exemple.C\u2019est rassurant pour la suite, plus il y aura de bons modèles, plus il y aura de bons pères, c\u2019est la logique des saucisses Hygrade.Un garçon qui a eu un bon père, un père bienveillant, a plus de chances de l\u2019être aussi.Les bons papas font les bons papas.Et ça, ça se fête.MYLÈNE MOISAN CHRONIQUE mmoisan@lesoleil.com Si on se fie au sondage Léger, c\u2019est au Québec où les pères sont les plus nombreux à penser qu\u2019ils doivent d\u2019abord être une source d\u2019inspiration.\u2014 PHOTO 123RF, CHOREOGRAPH SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 4 ACTUALITÉS NORMAND PROVENCHER nprovencher@lesoleil.com En venant s\u2019installer dans le secteur de la rue du Campanile, il y a trois ans, Charlotte Lemieux croyait avoir trouvé un cadre de vie idyllique.Comme de nombreux retraités, l\u2019ancienne animatrice radio était tombée sous le charme de ce petit village à l\u2019européenne qui, avec ses nombreux commerces de proximité et autres services, favorisait la vie communautaire.Avec le temps, Mme Lemieux a vite déchanté.Son «endroit de rêve» affiche aujourd\u2019hui un air de désolation.Ici et là, des locaux vides.Dans la rue, les nids-de-poule prolifèrent.Les trottoirs, usés, accusent le poids des ans.L\u2019entretien est réduit à son strict minimum.Symbole du quartier, les trois horloges du campanile ne marquent plus l\u2019heure depuis longtemps.«Regardez les trous dans la rue, tout s\u2019en va à vau-l\u2019eau», lance, exaspérée, Mme  Lemieux, lors d\u2019une promenade sur la rue en compagnie du représentant du Soleil.«Les gens se plaignent, mais il n\u2019y a rien qui se fait.» Situé dans un quartier habité en grande majorité par des retraités, à la Pointe-de-Sainte-Foy, près du Château Bonne-Entente, le secteur du Campanile a été construit en 1986 par l\u2019Industrielle Alliance, au prix de 100 millions $.À lui seul, l\u2019aménagement de l\u2019artère commerciale avait coûté 18 millions $.L\u2019architecte André Moisan avait imaginé un concept «autour de la notion fondamentale et structurante des communautés de voisinage soudées entre elles par un vaste réseau piétonnier [\u2026], avec des circulations sécuritaires et animées formant un cadre propice aux activités quotidiennes et aux rencontres.» À l\u2019époque, les promoteurs ne cachaient pas leur enthousiasme.«C\u2019est en quelque sorte la rue Cartier ou la rue Maguire que l\u2019on recrée à Sainte-Foy», déclarait au Soleil, en mars 1986, l\u2019assistant vice-président aux services immobiliers de l\u2019Industrielle Alliance, Claude Tessier.Ce beau rêve a du plomb dans l\u2019aile.Faute d\u2019investissements, le secteur se meurt à petit feu.L\u2019Association des marchands a été dissoute en 2014.Et comme si ce n\u2019était pas suffisant, la pandémie est venue exacerber le problème.Personne ne sait jusqu\u2019où ira le déclin.LETTRES DE NOBLESSE ENVOLÉES «Quand je suis arrivée ici, il y a 13 ans, tous les magasins étaient ouverts, explique une autre résidente, Denise Fafard.Il y avait de petites boutiques, une librairie, un réparateur de vélos, un magasin de cadeaux, des décorations dans le temps des Fêtes.On pouvait tout faire à pied, sans avoir à prendre l\u2019autobus.Maintenant, ç\u2019a vraiment perdu de son charme.Si on pouvait s\u2019asseoir avec quelqu\u2019un qui voudrait prendre ça en main.Ça va être quoi dans 10, 15 ans?» «C\u2019est un désastre.La rue a perdu ses lettres de noblesse.Avant, c\u2019était une rue fière et belle où les commerçants faisaient de bonnes affaires», déplore Mario Amyot, propriétaire de la Résidence du Campanile, sur la rue Laudance, et de 12 % des locaux du rez-de- chaussée de la rue du Campanile.«Je n\u2019ai pas été capable de louer un seul des locaux depuis trois ans.Il n\u2019y a rien qui se loue.Il n\u2019y a pas d\u2019intérêt, c\u2019est mort.» Depuis la faillite de l\u2019Intermar- ché, en 2014, le IGA demeure le plus important commerce de la rue, le seul capable de drainer un nombre important de clients.«J\u2019avais loué un local gratuitement à un fleuriste.Il a fermé après six mois.Les gens n\u2019allaient pas l\u2019encourager, souligne M. Amyot.À un moment donné, les gens veulent des commerces, mais ils achètent en ligne, et magasinent chez Costco et Walmart parce que ça coûte moins cher.» À L\u2019ABANDON Copropriétaire du restaurant Gusto, Frédéric Ginoux confirme lui aussi un laisser-aller généralisé dans le secteur.«La rue est à l\u2019abandon, c\u2019est sûr.Quatre-vingts pour cent des espaces commerciaux ne sont pas loués, c\u2019est énorme.Il n\u2019y a pas eu de travaux depuis des années.» Le restaurateur se désole d\u2019autant plus de la situation que l\u2019endroit LA TRISTE MINE DU CAMPANILE 1 2 0066570 estimation gratuite \u2022 1-855-770-8677 CLAUDE BOUCHARD QUÉBEC \u2022 LÉVIS \u2022 BEAUPRÉ \u2022 SAINT-AUGUSTIN-DE-DESMAURES \u2022 DONNACONA \u2022 LAC-BEAUPORT \u2022 SAINTE-MARIE \u2022 LAURIER-STATION installation gratuite univers du store.ca Fabriqué au Québec oPAQues soLAires trAnsLuCides Québec 418-654-8677 Lévis 418-654-8677 trois-rivières 819-696-8677 Montréal 514-231-8677 Floride 954-955-8677 50% de rabais motorisation disponible ou leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 5 a déjà affiché une bien meilleure mine.«C\u2019était une rue très réputée.Quand l\u2019Industrielle Alliance en était propriétaire, c\u2019était un coin reconnu à Québec.Il y avait beaucoup d\u2019animation.Chaque année, il y avait un grand sapin de Noël sur la petite place qui appartient à la mairie.» M. Ginoux a vu partir les commerçants un à un.«Quand on est arrivés, il y a cinq ans, il y avait encore beaucoup de commerces ouverts.Puis, le coiffeur est parti, le cordonnier, le marchand de bijoux.On ne réussit pas à trouver du monde [pour les remplacer] parce que les loyers sont trop chers.Les prix sont excessifs.C\u2019est l\u2019équivalent d\u2019un loyer de centre- ville.Nous, notre loyer est raisonnable, mais on va renouveler notre bail en septembre sous condition de la négociation du prix.» CHANGEMENT DE ZONAGE Le bijoutier Sylvain Bernard a occupé un local au Campanile pendant sept ans, jusqu\u2019en mars 2020.Il a décidé de ne pas renouveler son bail devant le manque de dynamisme du secteur.«Il y avait beaucoup moins d\u2019achalandage.On avait beaucoup de problèmes avec le stationnement.Les résidents stationnaient aux endroits réservés pour les clients.Ils devaient faire trois, quatre fois le tour de la rue avant de trouver une place.J\u2019ai écrit pour avoir des stationnements réservés, pas dix, seulement deux ou trois.Je n\u2019ai jamais eu de suivi.Je connais des gens qui ont essayé de louer un local, mais ils n\u2019ont jamais eu de nouvelles.» «Juste pour vous donner une idée, j\u2019ai reçu un appel une semaine avant que mon bail finisse.On voulait savoir pourquoi ça ne marchait pas.Ça faisait deux mois que je n\u2019étais plus là, c\u2019est pas des farces.» Devant l\u2019impossibilité de trouver des locataires, Mario Amyot jongle avec l\u2019idée de transformer ses locaux du rez-de-chaussée en résidences pour aînés.Une demande de modification de zonage a été déposée.La présidente du Conseil de quartier de Pointe-Sainte-Foy, Marie-Ève Nor- mandeau, se demande si cette décision n\u2019est pas «prématurée».«Ça voudrait dire qu\u2019on lance la serviette sur le potentiel commercial du Campanile, résume-t-elle, précisant que le caractère privé de la rue rend le dossier extrêmement complexe.» Le député fédéral Joël Light- bound est aux premières loges pour assister au déclin du secteur, puisque son bureau de comté est situé sur la rue du Campanile.Il n\u2019apprécie pas ce qu\u2019il voit.« D e nombreux ci toyens et clients des commerces du Campanile m\u2019ont contacté à ce sujet et j\u2019appuie leurs démarches», écrit-il dans un courriel transmis par son conseiller politique, Filip Novako- vic.Comme locataire depuis maintenant près de six ans, mon équipe et moi avons également constaté la dégradation de la rue ces dernières années.J\u2019encourage l\u2019administration du Campanile à se saisir de cet enjeu et à corriger le tir.» Michel Bélanger a veillé à la gestion de la rue après la transaction, jusqu\u2019en 2016.Lui aussi déplore l\u2019état des lieux.«C\u2019est déplorable, sincèrement.Jusqu\u2019en 2016, on faisait tout pour maintenir la qualité des installations», explique celui qui assure aujourd\u2019hui la gestion de la Résidence du Campanile.U n e p é t i t i o n d e p r è s d e 300  noms, initiée par Denise Fafard, a été envoyée à la conseillère municipale de la Pointe-de- Sainte-Foy, Anne Corriveau, pour demander à la Ville «d\u2019intervenir fermement auprès du propriétaire actuel responsable de cet état de désuétude» et de «saisir le conseil municipal de cette situation déplorable».La conseillère n\u2019a pas donné suite à l\u2019appel du Soleil.REVITALISATION À VENIR Depuis octobre 2012, la rue du Campanile appartient au promoteur André Trudel, de Québec.L\u2019homme d\u2019affaires, originaire du Nouveau-Brunswick, l\u2019avait l\u2019achetée pour 10 millions $ à la société Bélanger, Greenberg et Goldstein.Selon le registre des entreprises, sa compagnie à numéro est enregistrée en Alberta.Il est actionnaire majoritaire de la fiducie familiale Trudel Power qui détient aussi le Petro Saint-Jean, sur l\u2019avenue Taniata, à Lévis.Joint par Le Soleil, M. Trudel a laissé le soin à son «gestionnaire», Michael Boudreault, du Groupe Boudreault, de répondre à notre demande d\u2019entrevue, jeudi, en fin de journée.Ce dernier, explique-t-il, a été nommé «en urgence», dans un contexte «de maladie» et «de façon intérimaire», le 1er janvier 2021.«Nous avons éprouvé des problèmes importants avec la gestion en 2019», fait-on savoir.Ce dernier convient qu\u2019«il y a du travail à faire, certes» sur la rue du Campanile, mais précise que l\u2019endroit, comme beaucoup de centres commerciaux et de rues commerciales, «souffre» depuis quelques années d\u2019une hausse des loyers vacants, que la pandémie est venue amplifier.«La faillite du franchisé de l\u2019Inter- marché en 2015 nous a plombé, mais depuis, nous avons fidélisé IGA et la SAQ, des partenaires importants pour nous.[.] Les choses se replacent.Nous avons de nouveaux locataires [dans le domaine médical et commercial] qui viennent de signer avec nous, dans les dernières semaines», poursuit-il, précisant qu\u2019«un plan de développement est à l\u2019étude».Selon M.  Boudreault, «l\u2019avenir s\u2019annonce meilleur», puisque «nous discutons d\u2019alliance avec un groupe important de Québec pour revitaliser» le secteur.«Des discussions avec la Ville sont aussi en cours.J\u2019aimerais vous en dire plus, mais je suis tenu à la confidentialité», termine-t-il.2 L\u2019horloge du Campanile ne marque plus l\u2019heure depuis longtemps.1 Un peu partout dans la rue, les signes de détérioration sont nombreux.\u2014 PHOTOS LE SOLEIL, YAN DOUBLET 3 Charlotte Lemieux (à gauche) et Denise Fafard, deux citoyennes de la rue du Campanile, ne cachent pas leur découragement devant l\u2019état délabré de la rue du Campanile.4 Au fil des ans, plusieurs propriétaires de boutiques ont déserté la rue du Campanile.3 4 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 6 ACTUALITÉS JEAN-FRANÇOIS NÉRON jfneron@lesoleil.com Sur les deux rives, les autorités municipales anticipent avec beaucoup d\u2019appréhensions les impacts des travaux du pont Pierre- Laporte sur la capacité de réponse des services d\u2019urgence et sur la prestation de services municipaux aussi essentiels que l\u2019eau potable.La situation sera particulièrement critique dans le secteur du plateau de Sainte-Foy.Faut-il l\u2019écrire en lettres majuscules?Évitez de traverser le fleuve pendant les travaux intensifs du pont Pierre-Laporte, 24 heures sur 24, du 27 juin au 8 juillet et du 8 au 18 août.Il n\u2019y aura qu\u2019une voie de circulation accessible par direction.Bonjour les bouchons.À Québec comme à Lévis, lors de deux conférences de presse successives tenues vendredi, le mot d\u2019ordre était de tout faire pour faciliter la circulation des véhicules d\u2019urgence : ambulance, police et pompiers, sur l\u2019ensemble du territoire.Sur la Rive-Sud, le maire Gilles Lehouillier anticipe des files automobiles jusqu\u2019au boulevard Kennedy alors que ça refoule habituellement jusqu\u2019au chemin des Îles, dit-il.C\u2019est plus que l\u2019évaluation du ministère des Transports.À Québec, le secteur du plateau de Sainte-Foy entre en zone rouge en raison des débordements prévus à la sortie des ponts et de la présence de services essentiels à la sécurité des personnes.«Il y a deux hôpitaux [CHUL et Laval], un poste de police et une caserne de pompier [route de l\u2019Église]», explique Marc des Rivières, du Service du transport.CORRIDORS EXCLUSIFS Dans ce contexte, la Ville créera des corridors de circulation exclusifs aux services d\u2019urgence et TRAVAUX DU PONT PIERRE-LAPORTE QUÉBEC ET LÉVIS SE PRÉPARENT AU PIRE 0066104 É D I T I O N S P É C I A L E P R O L O N G É E R I V I È R E S A I N T- CH A R L E S D U 2 4 J U I N A U 2 5 J U I L L E T leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 7 TRAVAUX DU PONT PIERRE-LAPORTE QUÉBEC ET LÉVIS SE PRÉPARENT AU PIRE autobus, notamment sur le boulevard Laurier, le chemin des Quatre- Bourgeois, la route de l\u2019Église et le boulevard Robert-Bourassa, pour joindre le secteur nord de la Ville.«La police surveillera le respect de ces corridors», souligne le maire Régis Labeaume.La Sûreté du Québec agira conjointement avec le service de police municipal.Une autre zone rouge identifiée est celle du secteur de la traverse Québec-Lévis.Ici, le singulier est approprié puisqu\u2019il y aura exceptionnellement un seul traversier tout l\u2019été.Des voies seront réservées pour l\u2019équivalent de 150 automobiles qui désirent monter à bord, soit trois fois la capacité d\u2019embarquement.À Lévis, le boulevard Guillaume- Couture et la route des Rivières auront leur voie réservée aux autobus et véhicules d\u2019urgence pour les mêmes raisons d\u2019accessibilité au territoire.ÉVITER LES RUPTURES Les deux villes encouragent le télétravail de leurs employés et modifient l\u2019horaire de leur collecte des ordures et des matières recyclables.Les citoyens sont encouragés à déposer leurs bacs et leurs sacs en bordure de rue la veille de la collecte qui débutera aussi tôt que 5h.Elle pourrait se poursuivre en soirée à Lévis.Québec modifie même ses quarts de travail pour alléger le trafic du matin et hébergera à ses frais près des usines de traitement les employés responsables de l\u2019eau potable.«C\u2019est des entraves costaudes, très costaudes», lance le maire de Québec, qui reprend ainsi les propos tenus jeudi par le ministre des Transports, François Bonnar- del.Pour M.Labeaume comme le maire Lehouillier, l\u2019important est d\u2019éviter toute «rupture de service».Les deux villes confirment l\u2019ajout d\u2019effectif pour répondre à la situation exceptionnelle.À Lévis, une trentaine de policiers supplémentaires seront déployés.Les deux services des incendies sont aussi au travail pour localiser des équipes d\u2019urgence sur le territoire, afin de répondre à toute alarme dans des délais raisonnables.«Le temps, c\u2019est un élément clé.L\u2019ajout d\u2019effectif devient nécessaire», lance M. Lehouillier.D\u2019autres mesures sont mises en place comme l\u2019allongement sans frais des heures de disponibilité des moniteurs de camps de jour pour les parents coincés dans le trafic.Les deux sociétés de transport adapteront aussi leur offre.DES MILLIONS $ EN FACTURE Québec a déjà évalué une partie seulement de ses dépenses à 1,8 million $.À Lévis, M.Lehouillier soutient que la somme pourrait atteindre 5 millions $.Le maire Labeaume a déjà parlé au ministre Bonnardel qui pourrait absorber la facture soumise, du moins en partie.«Il pourrait y avoir des conséquences é conomiques p our certains commerces qui craignent que les employés ne puissent se rendre au travail, souligne le maire de Lévis.Nous recommandons de prendre le transport en commun avec les tarifs réduits et de favoriser le covoiturage», lance-t-il.Avant eux, le ministre des Transports avait expliqué que le pont de Québec servirait de lien de circulation entre les deux rives pour tous les services d\u2019urgence, notamment les ambulances qui doivent se rendre dans un des hôpitaux de Québec.Une autre voie d\u2019urgence est prévue sur la voie de desserte utilisée pour les travaux du pont Pierre-Laporte.Comme il faut vraiment tout prévoir, le maire Labeaume souligne même l\u2019importance de vérifier la jauge d\u2019essence et les ravitaillements à bord des véhicules avant d\u2019emprunter le pont Laporte.«Ce n\u2019est pas le moment de tomber en panne.Ce n\u2019est pas là que vous augmenterez le nombre de vos amis», a-t-il lancé, mi-sérieux.Marc des Rivières, directeur du Service du transport et de la mobilité intelligente à la Ville de Québec, a confirmé la création de corridors de circulation exclusifs aux services d\u2019urgence et autobus.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, ERICK LABBÉ 0068628 L\u2019EXPOSITION IMMERSIVE CENTREDESCONGRÈSDEQUÉBEC « Picasso : N\u2019hésitez pas, j\u2019ai vécu une très belle expérience! » Anne-Josée Cameron, Radio-Canada « Cette exposition est tout sauf statique! Cela vaut vraiment la peine! » Caroline Gingras et Maxime Tremblay - CFOM « \u2026 une visite immersive où l\u2019on distingue chaque coup de pinceau.Juste au bout de notre nez.» Léa Harvey, Le Soleil MAINTENANT OUVERT! imagine-picasso.com réalisationAnnabelleMauger & Julien Baron SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 8 ACTUALITÉS BD et jeux M71 à M79 auto 68 décès 73 à 77 le point 43 horaire télé M28 horoscope M72 loteries 57 opinions 52 à 55 mag sports 78 SOMMAIRE Le Soleil est publié et édité par la Coopérative de solidarité Le Soleil, une organisation membre de la Coopérative nationale de l\u2019information indépendante (CN2i).Nos bureaux sont situés au 410, boul.Charest Est, case postale 1547, succursale Terminus, Québec (Québec) G1K 7J6.Le Soleil est imprimé au 5000, rue Hugues- Randin, bureau 4, Québec (Québec) G2C 2B4, par Transcontinental de la Capitale, une fi liale de Transcontinental Inc., 1, place Ville-Marie, bureau 3315, Montréal (Québec) H3B 3N2.Envoi de publication \u2014 Numéro de convention 40065022.Seule La Presse Canadienne est autorisée à utiliser et à diff user les informations publiées dans Le Soleil.ISSN 0319-0730.Merci de recycler ce journal.RÉDACTION 418 686-3394 Sans frais 1 866 686-3394 ABONNEMENTS 418 686-3344 Sans frais 1 866 686-3344 abonnement@lesoleil.com RENSEIGNEMENTS 418 686-3233 PUBLICITÉ 418 686-3520 publicite@lesoleil.com AVIS DE DÉCÈS 418 686-3273 deces@lesoleil.com Vous avez une nouvelle?nouvelles@lesoleil.com Vous avez une opinion?opinions@lesoleil.com NOUS JOINDRE MÉTÉO Max.21 Min.14 Averses SARAH RODRIGUE srodrigue@lesoleil.com Claudine paie 41 $ pour sa coupe de cheveux.Son chum Marc déboursera lui 27 $.Pourquoi y a- t-il encore des tarifs genrés en coiffure?Victimes de mégenrage et de discrimination, des organismes pour la pluralité des genres et l\u2019égalité des sexes réclament des tarifs non genrés dans les salons de coiffure du Québec et dénoncent la taxe rose imposée aux femmes.Née d\u2019une lettre ouverte publiée pour la Journée internationale des droits des femmes en mars dernier, le collectif Plurielles en collaboration avec Divergenres, le GRIS-Québec, l\u2019Alliance Arc-en- ciel de Québec et Féministes en mouvement de l\u2019Université Laval (FEMUL) demandent au gouvernement du Québec d\u2019instaurer une loi pour des prix neutres dans les salons de coiffure.Catherine Dorion, députée de Québec Solidaire, déposait à l\u2019Assemblée nationale le 10 juin dernier une pétition signée par 330 personnes.UNE QUESTION D\u2019ÉGALITÉ «Quand on choisit dans les revues, moi, je montrais toujours les modèles d\u2019homme.Alors pourquoi je ne suis pas chargé.e une coupe d\u2019homme?» s\u2019exclame Alexys Guay, président.e de l\u2019organisme Divergenres, consterné.e par la situation.Alexys, qui est non-binaire, a cessé d\u2019aller dans des salons de coiffure et se coupe maintenant les cheveux à la maison.Les organismes comme Diver- genres dénoncent qu\u2019une femme qui désire une coupe de cheveux courte et simple devra souvent payer plus cher qu\u2019un homme, pour la même coupe.«C\u2019est pour le droit des femmes en général.Elles sont assujetties à la taxe rose», déplore Caroline Deschênes, co-fondatrice du collectif Plurielles, qui organise des activités inclusives pour les femmes.La taxe rose n\u2019est pas clairement encadrée par la loi au Québec et au Canada et fait en sorte que des produits, tels que les rasoirs, coûtent plus cher pour les femmes que pour les hommes.La neutralité des tarifs dans les salons de coiffure est une porte d\u2019entrée pour s\u2019attaquer à cette fameuse taxe.«Pour éveiller les consciences et dire que ça existe», explique Caroline Deschênes.Les temps changent et certaines personnes, comme celles qui sont transgenres, ne se retrouvent pas dans les catégories binaires.«Il y en a qui sont ouverts, souligne Alexys Guay.Mais il reste encore un bon bout de chemin à faire.» Les organismes signataires sont prêts à collaborer avec les salons de coiffure.«On invite les salons à se former sur la réalité des personnes de la pluralité des genres et sur l\u2019égalité des sexes.Moi- même, je serais en mesure de le faire», lance Alexys Guay.DES SALONS S\u2019AJUSTENT PROGRESSIVEMENT Chez Jumbo Jumbo, sur la rue Saint-Jean à Québec, un vent de changement souffle.«Je veux travailler, j\u2019ai goût de changer ça», explique Dany Fortier, propriétaire du salon de coiffure depuis 30 ans.M.Fortier réorganise présentement la catégorisation de ses tarifs pour éliminer les appellations homme-femme.«Le chum pis la femme vont arriver dans un salon de coiffure, vont faire faire la même coupe, et la femme va payer plus cher.J\u2019étais tanné de ça, je voulais équilibrer», décrit Dany Fortier.Depuis cinq ans, le salon a instauré le tarif unisexe pour des coupes courtes ne demandant pas de finition supplémentaire.Pour les colorations et les mèches, il n\u2019y a pas de différence de prix selon le genre.C\u2019est pareil pour tout le monde.Avec leurs clients transgenres et non binaires, «on est ouvert et on va s\u2019ajuster», souligne-t-il.La dernière barrière, les logiciels de prise de rendez-vous.Monsieur Fortier veut travailler avec les propriétaires du logiciel Shortcuts pour unifier leurs catégories afin qu\u2019elles ne soient plus genrées.COUPES DE CHEVEUX INCLUSIVES RÉCLAMÉES 0060835 PUBLIÉ DANS TOUS LES QUOTIDIENS DE LA COOPÉRATIVE NATIONALE DE L\u2019INFORMATION INDÉPENDANTE LE MOT CACHÉ ANTIDOTE Réordonnez les lettres pour trouver le mot qui correspond à la définition.www.antidote.info Réponse - Corrigez sur tous vos écrans R I R A O E U N D T , nom masculin ORDINATEUR Définition \u2014Machine automatique de traitement numérique de l\u2019information, qui obéit à des programmes définissant la séquence des opérations logiques et arithmétiques à effectuer. leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 9 «Je promets que d\u2019ici la fin de l\u2019année, on va encore plus ajuster notre de liste de prix pour y aller avec le moins possible de tarifs genrés», espère le propriétaire de Jumbo Jumbo.Marcel Pelchat, propriétaire du salon de coiffure du même nom installé à Laurier Québec, témoigne être confronté au débat sur les prix genrés depuis un ou deux ans.«C\u2019est quelque chose pour nous qui est complètement nouveau, explique- t-il.Alors pour ne pas blesser la personne, c\u2019est une question de jugement.» Pour les personnes trans- genres ou non binaires, il ajuste les prix en fonction du style et du temps accordé, plutôt que le genre.Et la discrimination homme- femme?Dans le cas d\u2019un homme qui a les cheveux longs et qui demande plus de temps, des frais supplémentaires seront chargés.En général, pour une femme qui a les cheveux courts, le prix restera celui d\u2019une coupe «femme», car, pour la majorité, elles ne désirent pas qu\u2019une simple coupe à la tondeuse, mais bien quelque chose de plus stylé qui nécessite donc plus de travail.Pour les colorations, mèches et autres, c\u2019est le même prix pour les hommes et les femmes.« Il a fort à parier que d\u2019ici quelques années, on va devoir repenser un peu cette façon de tarifer nos services», souligne Marcel Pelchat, en parlant des tarifs genrés.Au salon Soho coiffure, on explique qu\u2019une coupe courte de femme demande toujours plus de finition qu\u2019une coupe «homme».C\u2019est pourquoi il y a une différence dans les prix.«Un homme, ça coûte moins cher parce que c\u2019est moins long», résume Annie Lan- glois, associée depuis 17 ans au salon situé à Sainte-Foy.Pour les colorations, encore une fois, c\u2019est le même prix pour tous.Pour leurs clients transgenres, le salon adapte ses prix selon ce que la personne désire.Si le client veut une coupe courte «homme», le prix sera en conséquence.Si c\u2019est l\u2019inverse, qu\u2019une personne transgenre désire une coupe élaborée pour une longue chevelure, ce sera plus cher.Mais le cas par cas s\u2019applique aussi dans ce salon.«Une cliente qui se fait couper les cheveux courts courts et qui ne se fait pas faire de teinture.On charge un tarif \u201cgarçon\u201d.On s\u2019adapte!» mentionne Mme Langlois.Des organismes dénoncent qu\u2019une femme qui désire une coupe de cheveux courte et simple devra souvent payer plus cher qu\u2019un homme pour la même coupe.\u2014 PHOTO 123RF, SERGII PAVLOV «Quand on choisit dans les revues, moi, je montrais toujours les modèles d\u2019homme.Alors pourquoi je ne suis pas chargé.e une coupe d\u2019homme?» \u2014 Alexys Guay, président.e de l\u2019organisme Divergenres 3 S E M A I N E S sans taxes! Nous payons les deux taxes sur une sélection d\u2019articles en stock, prêts à livrer et pour tous les budgets.* *Offre valide du 18 juin au 7 juillet 2021 et applicable uniquement sur les produits éligibles à prix courant en magasin et en ligne.Rabais équivalent aux taxes de vente applicables.Rabais applicable sur les produits sélectionnés en stock et les coussins déjà produits seulement.Ne peut être jumelée à aucune autre offre ou être échangée contre de l\u2019argent comptant.Aucun ajustement de prix sur des achats antérieurs.Certaines conditions s\u2019appliquent, détails en magasin.QUÉBEC / MONTRÉAL MIRABEL / BROSSARD \u2014 DIX30 OTTAWA / TORONTO JARDINDEVILLE.COM L\u2019 É T É A U N E A D R E S S E SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 10 ACTUALITÉS N ouveau débat et mobilisation de citoyens sur un projet immobilier aux portes de l\u2019arrondissement historique de Sillery.Rien de commun cependant avec d\u2019autres qui ont attiré l\u2019attention ces dernières semaines.Celui du 955, Grande Allée (édifice de Loto-Québec) par exemple, que la Ville vient de renvoyer sur les planches à dessin.Le projet d\u2019immeuble résidentiel sur le site de l\u2019ancienne station-service Ultramar, coin Maguire et chemin Saint-Louis, est d\u2019une autre nature.Beaucoup plus acceptable au plan urbain et de la qualité de vie du voisinage.La Ville de Québec souhaite y permettre trois étages et 17 logements avec un édicule donnant accès à une galerie sur le toit orientée sur le chemin Saint-Louis pour protéger l\u2019intimité des voisins derrière.Ce projet n\u2019implique pas de démolition d\u2019immeuble patrimonial.Pas de perte de paysage ou de points de vue précieux.Pas d\u2019arbres, de boisés ou de verdure sacrifiés.Pas de hauteur démesurée.Pas d\u2019effet de mur comme souvent avec les très gros immeubles.Pas d\u2019impact notable sur la circulation.Pas de matériaux ou de formes qui détonnent avec la rue Maguire ou la brique rouge des immeubles en face, chemin Saint- Louis (restaurant Montego et boutique Sports Maguire).On est ici à proximité d\u2019une rue commerciale où les résidents pourront aller à pied et on est tout près du transport en commun.Au plan urbain, il est difficile de trouver à redire de ce projet dont un des promoteurs, Mario Bernardo, est propriétaire du Mon- tego en face.Ceux qui s\u2019y opposent semblent oublier que le zonage actuel permet déjà quatre étages sur l\u2019ensemble du terrain, plus un édicule sur le toit.Le zonage actuel oblige aussi à un rez-de-chaussée commercial.Le changement proposé vise à réduire la hauteur permise à trois étages et fait disparaître l\u2019obligation commerciale.Cela fait de la place pour cinq logements de plus que le zonage actuel (17 au lieu de 12).L\u2019amendement au PPU Sillery et au zonage vise aussi à permettre un seul bâtiment sur le site plutôt que deux ou trois.Cela rendrait possible un stationnement en sous-terrain plutôt qu\u2019en surface.On le sait.Tout immeuble nouveau, même le plus modeste ou le plus réussi, dérange l\u2019ordre établi.Les voisins immédiats y perdent toujours un peu d\u2019air, d\u2019intimité ou de vue.Leur réflexe de protéger leurs «acquis» est légitime, même quand l\u2019intérêt général peut justifier un projet.UN PROJET MESURÉ POUR LE CARREFOUR HISTORIQUE DE SILLERY FRANÇOIS BOURQUE CHRONIQUE fbourque@lesoleil.com 1 Bernard Desgagnés bernard@bernarddesgagnes.com 418.261.3211 RE/MAX 1er CHOIX B.D.agence immobilière L\u2019expérience fait toute la différence MONTCALM LA SAMAre DeS ÉrABLeS, près de tous les services, 864 pi ca, rez-de-chaussée, très éclairé, bois franc.vOuS vOuLez BieN veNDre, Mieux ACheTer bernarddesgagnes.com Le NOBLeT Le NOBLeT.Près de l\u2019Hopital St-Sacrement et tous les services, 2 chambres, planchers bois, 2 grandes terrasses, garage, LIBRE.à loue r Le BerNiÈreS BLOC 12.Côté Sud-Ouest, 2 ch., fleuve et Plaines.375 000$ BLOC 12.Côté Est, 1150 pi ca, 2 chambres, LIBRE.419 000$ BLOC 12.Rez-de-jardin, 2 chambres, rénové.335 000$ BLOC 12.2 chambres, refait.319 000$ BLOC 12.10e étage.2 ch., vue Plaines et fleuve.495 000$ BLOC 10.Location, refait au complet, sur les plaines, octobre 2021.1700$ Piscine intérieure, salle réception, garage, terasse vue sur le fleuve.loué st-patrick 1240 pi ca, 2 cc + verrière, nouvelle cuisine, très éclairé, 3 terrasses.439 000$ leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 11 Échaudés par les ambitions parfois démesurées des administrations publiques, les conseils de quartier et autres groupes militants sont aussi devenus méfiants.On ne s\u2019en surprend plus et il est difficile de les blâmer.J\u2019ai pourtant sursauté devant l\u2019avis de la Coalition pour l\u2019arrondissement historique de Sillery.Le groupe s\u2019oppose à ce projet pour le motif que sa «modernité et l\u2019emprise de la construction.détonnent avec l\u2019esprit du lieu de ce carrefour».L\u2019esprit du lieu?On parle ici d\u2019une station- service désaffectée et de sa cour d\u2019asphalte.Partout ailleurs, les citoyens supplient la Ville d\u2019activer la reconstruction sur les terrains vacants des anciens postes d\u2019essence.La Coalition et le conseil de quartier voudraient ici que la Ville ou la Commission de la capitale nationale achète le terrain et en fasse un parc ou une porte d\u2019entrée de l\u2019arrondissement historique de Sillery.Ils évoquent la présence sur le terrain derrière de la maison patrimoniale Timmony (construction 1835) où ont logé les marchands de bois et anciens maires de Sillery Charles et James Timmony.Cette maison est en effet reconnue pour sa valeur «supérieure» dans le répertoire du patrimoine bâti de la Ville.L\u2019accès à cette maison se faisait à l\u2019origine par le chemin Saint- Louis, mais ce lien n\u2019existe plus.Vouloir le restaurer ou l\u2019évoquer mènerait tout droit dans la cour arrière des citoyens qui habitent la maison qui a sa façade sur la rue Louis-H.-LaFontaine.Pour atténuer l\u2019impact visuel, la Ville exigera du promoteur qu\u2019il aménage un mur vert du côté de la maison Timmony, m\u2019informe la conseillère Émilie Villeneuve.Pour ce qui est d\u2019un parc, on convient tous de leur importance dans la vie des quartiers.Sauf que c\u2019est difficilement un enjeu ici.Il y a dans le quadrant voisin de ce même carrefour le grand cimetière Mount Hermon qui descend jusqu\u2019à la falaise en contre-bas.C\u2019est un des très beaux «parcs» de Québec.Les autorités publiques ne peuvent quand même pas acheter tous les terrains vacants pour éviter aux voisins de subir un nouvel immeuble.La Coalition plaide avec raison pour le respect du «plan de conservation du site patrimonial de Sillery».Celui-ci couvre tous les quartiers au sud du chemin Saint-Louis, de la côte Gignac à la rue de Laune.Cela inclut le secteur du chemin du Foulon au pied de la falaise.Le ministère de la Culture a juridiction sur ce site et devra se prononcer sur le changement demandé au PPU et au zonage pour l\u2019ancienne station Ultramar.Je ne veux pas présumer de sa décision, mais le ministère avait approuvé l\u2019actuel PPU Sillery créé en 2015.Ce plan s\u2019intéresse à toutes les caractéristiques du site historique : cadre naturel, réseau viaire (rues), système parcellaire (découpage des lots), cadre bâti, unités de paysage, qualités visuelles, patrimoine archéologique, etc.Ces «témoignages» de différentes époques doivent être protégés dans «un esprit de continuité et de cohérence», indique le plan.Pour les nouvelles constructions, le plan demande de s\u2019inspirer des «caractéristiques historiques du milieu d\u2019insertion», mais «sans imiter les bâtiments existants, de manière à affirmer son époque de construction».La Commission d\u2019urbanisme de la Ville de Québec devra aussi se prononcer sur l\u2019architecture et l\u2019intégration au voisinage du nouvel immeuble.Dans l\u2019ordre actuel des choses, la question du patrimoine arrive à la fin du processus d\u2019approbation des projets.Serait-il plus opportun de le faire au début?C\u2019est ce que suggère Pierre Vagneux, président de la Coalition pour l\u2019arrondissement historique.Un questionnement «patrimonial» doit précéder la discussion, croit-il.M. Vagneux déplore que le «réflexe patrimonial» que l\u2019on aurait dû avoir n\u2019ait «pas été initié».Je ne sais pas si ça aurait changé quelque chose dans le débat présent, mais la question mérite d\u2019être posée.Des citoyens et groupes de pression arrivent régulièrement à faire reculer les villes ou des promoteurs.Parfois sous la menace d\u2019un référendum; parfois par la pression publique ou simplement par la discussion.L\u2019exemple le plus récent est celui du 955, Grande Allée, mais il y en a d\u2019autres.On a vu ce printemps le promoteur d\u2019un gros projet résidentiel sur le chemin des Quatre-Bour- geois revoir les plans avec la Ville après avoir entendu les craintes des citoyens.Nicolas Côté, de Clef Développement, a fractionné en quatre le «mur-édifice» qui était prévu; il a augmenté les marges de recul dans la cour arrière et a abaissé les hauteurs en deçà des hauteurs autorisées.Au final, «le projet respectera l\u2019ensemble de nos préoccupations, trois étages, environ 14 mètres de marge arrière et pas de mur édifice», se réjouit le porte-parole du groupe de citoyens du voisinage, Robert MacKay, dans un courriel envoyé au Soleil il y a quelques jours.M. MacKay salue au passage la négociation menée par la Ville avec le promoteur.«Nous avons l\u2019impression que les urbanistes de la Ville ont fait un bon travail et ont tenu compte de nos préoccupations», dit-il.Cela vaut la peine d\u2019être souligné.L\u2019été dernier, l\u2019administration Lehouillier à Lévis a rapidement revu son plan de circulation aux abords du parc de l\u2019anse Benson après avoir entendu les critiques de citoyens.On ne dira jamais assez à quel point le dialogue et l\u2019écoute permettent d\u2019améliorer les projets et leur acceptabilité.Mais il arrive aussi que des citoyens étirent l\u2019élastique au point de compromettre la viabilité de tout projet et de condamner des terrains à l\u2019immobilisme.Il faut alors être capable de dire c\u2019est assez.1 Site de l\u2019ancienne station- service Ultramar, coin Maguire et chemin Saint- Louis.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 2 et 3 La Ville de Québec souhaite permettre sur le site trois étages et 17 logements avec un édicule donnant accès à une galerie sur le toit orientée sur le chemin Saint-Louis pour protéger l\u2019intimité des voisins derrière.\u2014 MAQUETTES TIRÉES DU DOCUMENT DE CONSULTATION DE LA VILLE DE QUÉBEC POUR UNE MODIFICATION AU PPU DE SILLERY 2 3 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 12 ACTUALITÉS OLIVIER BOSSÉ obosse@lesoleil.com Exclue de la CAQ mardi, la députée Claire Samson adhère dorénavant au Parti conservateur du Québec dirigé par Éric Duhaime.Elle deviendra la première représentante de ce parti à siéger à l\u2019Assemblée nationale en 85 ans, cet automne, même si elle n\u2019endosse pas encore toutes les positions de son chef.Nouveau joueur le plus à droite sur l\u2019échiquier politique québécois, le duo s\u2019est présenté dans le hall du parlement, vendredi matin, pour annoncer son association conclue la veille au soir.«Vous dire que je suis heureux aujourd\u2019hui, ce serait un euphémisme», a lancé un M. Duhaime aux anges.Même si le personnel de sécurité venait de retarder leur entrée dans l\u2019enceinte.Et que l\u2019ex-animateur de radio et sa recrue n\u2019ont pas accédé au hall par le couloir où les caméras de télé les attendaient, chemin d\u2019ordinaire emprunté par les autres élus.Peut-être un signe.«Mieux servir le Québec, pour moi, c\u2019est refuser que la démocratie soit mise à l\u2019arrêt et muselée.J\u2019estime qu\u2019une nation démocratique doit avoir le plus de choix possible, que de réels débats doivent s\u2019y tenir et le plus grand nombre d\u2019opinions et d\u2019idées doivent y être entendues et débattues.Il s\u2019agit là de la seule raison pour laquelle j\u2019ai contribué à son parti\u2026 oh! pardon, je devrais dire notre parti à partir de maintenant», a souri Mme Samson, qui n\u2019a pas l\u2019intention de se représenter aux prochaines élections générales, en 2022, alors qu\u2019elle aura 67 ans.Députée caquiste d\u2019Iberville depuis 2014, dans le coin de Saint- Jean-sur-Richelieu, celle qui a auparavant œuvré dans le milieu de la télévision pendant 40 ans estime que son don de 100 $ au PCQ a fourni «l\u2019occasion rêvée pour eux de m\u2019exclure.Mais j\u2019allais quitter de toute façon parce que je ne me sentais plus à l\u2019aise dans cette formation politique.Donc, j\u2019imagine qu\u2019on peut dire que tout le monde est heureux.[.] Je me sens délivrée».Elle s\u2019est dite entre autres mal à l\u2019aise de devoir voter contre le récent rapport de la commissaire à l\u2019éthique de l\u2019Assemblée nationale, qui recommandait la suspension du droit de siéger pour le ministre de l\u2019Économie Pierre Fitzgibbon, qui a démissionné de ses fonctions.DÉJÀ DES DISSENSIONS Sans parler de désaccords tranchés, Mme Samson et M.Duhaime ne sont pas encore en phase sur toutes les questions.Dont sur les mesures sanitaires imposées au Québec par le gouvernement de la CAQ depuis 15 mois.Vendredi encore, M. Duhaime réclamait d\u2019abord un décon fi nement complet et immédiat, à l\u2019image de certains États américains, avant de se réfugier derrière la nécessité d\u2019avoir un calendrier clair.M m e S a m s o n p a r l e p l u t ô t d\u2019«accélérer le rythme» du décon- finement.«J\u2019ai respecté toutes les consignes sanitaires qui ont été mises de l\u2019avant par le gouvernement et j\u2019en ai fait la promotion auprès des citoyens de mon comté, CLAIRE SAMSON PREMIÈRE DÉPUTÉE DU PCQ D\u2019ÉRIC DUHAIME 0068216 N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E N U M É R I Q U E Les Coops de l\u2019information et Protégez-Vous s\u2019unissent pour vous offrir des contenus utiles, pratiques et éclairants.Bien informé bien protégé! TOUS LES VENDREDIS SUR LE WEB ET DANS NOS APPLICATIONS leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 13 c\u2019était mon rôle», assure-t-elle, ajoutant que la fermeture des érablières, nombreuses dans sa circonscription, était exagérée.En général, les positions de son nouveau chef, «je les connais, dans le sens que j\u2019en ai entendu parler, comme tout le monde, parce que je suis l\u2019information.Mais nous, ce qu\u2019on a discuté, on s\u2019entend.On sait qu\u2019on aura un congrès [du parti, en novembre], où beaucoup de choses vont être remises en question».«Mon opinion, ce n\u2019est pas le programme du parti», souligne celui qui se dit être «un É r i c D u h a i m e p l u s d é m o - cratique» qu\u2019à ses années de commentateur.La présence d\u2019une députée en chambre devrait lui valoir le droit de participer aux débats des chefs durant la campagne électorale de 2022, croit celui qui se présentera lui-même dans la région de Québec, où ses «chances d\u2019être élu sont les meilleures».Les circonscriptions caquistes de Chauveau (Sylvain Lévesque depuis 2018) et de Chutes-de- la-Chaudière (Marc Picard, 2003) sont sur sa «courte liste».Avec cinq partis au parlement, il compte sur la division du vote pour se faufiler, analyse-t-il.BONNE CHANCE À DUHAIME À Laval, François Legault procédait à l\u2019annonce de la construction d\u2019un centre aquatique.Questionné sur le passage de Mme Samson au PCQ, le premier ministre a répété souhaiter «bonne chance» à son ex-députée, mais aussi «bonne chance à M. Duhaime avec Mme Samson».Il se défend de l\u2019avoir muselée.«On a un caucus chaque semaine avec les députés.Il y en a qui parlent plus que d\u2019autres.Mme Samson prenait la parole presque chaque semaine.Chaque fois qu\u2019elle a demandé de me rencontrer, je l\u2019ai rencontrée.» Lors de l\u2019une de ses rencontres, il y a «quelques semaines», «elle m\u2019a demandé pourquoi elle n\u2019avait pas été choisie comme ministre.Je suis quelqu\u2019un d\u2019assez direct, je lui ai expliqué pourquoi», a indiqué M.Legault.La dernière fois qu\u2019un élu du Parti conservateur du Québec a siégé à l\u2019Assemblée nationale, c\u2019est au printemps 1936.Ils étaient 16 et leur chef était un certain Maurice Duplessis, qui a fusionné le parti avec l\u2019Action libérale nationale pour créer l\u2019Union nationale et gagner les élections d\u2019août 1936.L\u2019actuel PCQ a pris vie en 2009.A près avoir été expulsée mardi pour des raisons tout à fait justifiées du groupe caquiste, la députée Claire Samson se demandait déjà le lendemain si elle ne porterait pas les couleurs du Parti conservateur du Québec.On connaît déjà la réponse, ce qui prouve bien qu\u2019elle n\u2019avait plus sa place à la Coalition avenir Québec.On verra si l\u2019attelage Éric Du- haime-Claire Samson tient la route jusqu\u2019aux prochaines élections générales.Mme Samson admet elle-même qu\u2019elle ne connaît que les grandes lignes du projet de son nouveau parti.Il faut dire que celui-ci paraît encore ambivalent sur plusieurs sujets, celui de l\u2019impact de l\u2019activité humaine sur le climat, par exemple.Mais il existe une demande politique pour un parti à la droite de la CAQ \u2014 même si elle paraît au- jourd\u2019hui relativement marginale.Ses adversaires auraient tort de prendre de haut le chef conservateur québécois, Éric Duhaime.POSSIBLE?Mais est-il vraiment possible de changer de camp en cours de mandat?Oui.Soit en allant carrément s\u2019asseoir parmi des députés d\u2019un autre groupe parlementaire, soit en obtenant un statut d\u2019«indépendant».De faux «indépendant», devrait-on dire.Car l\u2019Assemblée nationale peut reconnaître à tout député indépendant une nouvelle «affiliation politique».Un entre-deux, autrement dit.Si un député indépendant lui en fait la demande, l\u2019Assemblée nationale l\u2019autorisera à être identifié dans le Journal des débats, ainsi que sur le Canal de l\u2019Assemblée et sur le site Internet de l\u2019Assemblée à un parti politique qu\u2019il dit vouloir représenter.«Cette situation ne lui confère cependant pas de droits particuliers», précise-t-on.C\u2019est une reconnaissance par une petite porte, mais c\u2019en est une tout de même.C\u2019est par cette porte dérobée qu\u2019étaient passés les premiers députés de la CAQ \u2014 ceux qui avaient été élus sous la bannière de l\u2019Action démocratique du Québec ou sous celle du Parti québécois.C\u2019était avant qu\u2019ils tentent, aux élections suivantes, celles de 2012, de se faire élire en bonne et due forme sous les couleurs de la Coalition avenir Québec.Avant le scrutin de 2012, les premiers caquistes étaient désignés par le titre de «députés indépendants siégeant sous la bannière de la Coalition avenir Québec».Autre exemple pas si lointain : après avoir démissionné du Parti québécois, en juin 2011, Jean- Martin Aussant était désigné par le titre de «député indépendant représentant le parti Option nationale».Lui, comme deux péquistes passés à la CAQ, François Rebello et l\u2019actuel ministre de l\u2019Environnement, Benoit Charette, avaient été battus dès qu\u2019ils s\u2019étaient représentés devant les électeurs, en septembre 2012.CHACUN SA CONSCIENCE Un député a bien le droit de ne plus se reconnaître dans le parti politique grâce auquel il s\u2019est fait élire.Mais par respect pour les électeurs qui ont accordé leur confiance à un parti plutôt qu\u2019à un autre, un parlementaire chassé ou tournant le dos à sa formation ne devrait pas courir pour quelqu\u2019un d\u2019autre sans se refrotter aux suffrages des citoyens de sa circonscription.À la Chambre des communes, le Parti vert du Canada joue sa tragi-comédie au rayon des farces et attrapes.On comprend parfaitement la députée Jenica Atwin de l\u2019avoir quitté.Il n\u2019empêche qu\u2019elle a fait un pied de nez à ses électeurs de Fredericton en adhérant en cours de mandat à un autre groupe parlementaire \u2014 à celui de Justin Trudeau en l\u2019occurrence.C\u2019est un clair détournement de scrutin, puisqu\u2019elle n\u2019a pas été élue sous l\u2019étiquette libérale.En 2012-2013, j\u2019avais trouvé intéressante une proposition formulée par Bernard Drainville, alors député du Parti québécois.Cette proposition visait à mettre des bâtons dans les roues aux «transfuges politiques», à faire en sorte qu\u2019ils y pensent deux fois avant de sauter d\u2019un parti à l\u2019autre en cours de mandat.Selon cette idée, ces députés devaient porter l\u2019odieux du déclenchement d\u2019une élection partielle \u2014 et des coûts qui y sont associés.Ils ne devaient plus pouvoir quitter leur parti au profit d\u2019un autre sans retourner devant leurs électeurs.Il faut savoir qu\u2019une élection partielle au Québec coûte en moyenne quelque 550 000 $.Toujours selon ce projet, un député devait toutefois conserver la possibilité de tourner le dos à sa formation politique sans en référer à ses électeurs s\u2019il allait siéger comme «indépendant».Le statut d\u2019indépendant n\u2019avait cependant pas été défini\u2026 Cette proposition demeure un idéal.Un «idéal», car ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019elle n\u2019a jamais été concrétisée, qu\u2019elle n\u2019est même jamais vraiment revenue sur le tapis, qu\u2019aucun parti politique représenté à l\u2019Assemblée nationale ne propose quelque chose de semblable dans ses propositions de réforme parlementaire.C\u2019est tout simplement que l\u2019on ne peut pas tout empêcher dans la vie.Pour l\u2019heure, la députée Claire Samson fait un beau cadeau au controversé nationaliste de droite et ex-animateur de radio Éric Duhaime.Un dernier mot là-dessus : bien des députés du gouvernement actuel et d\u2019«ex» des gouvernements passés partagent la critique de Mme Samson selon laquelle ils sont trop souvent réduits à un rôle de béni-oui-oui.C\u2019est entre autres pour cela que revient régulièrement dans l\u2019actualité l\u2019idée d\u2019assouplir la discipline de parti.À propos de «transfuges» et de pieds de nez Ses adversaires auraient tort de prendre de haut le chef conservateur québécois, Éric Duhaime JEAN-MARC SALVET CHRONIQUE jmsalvet@lesoleil.com Claire Samson et Éric Duhaime se sont présentés dans le hall du parlement, vendredi matin, pour annoncer leur association conclue la veille au soir.\u2014 PHOTO LA PRESSE CANADIENNE, JACQUES BOISSINOT SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 14 ACTUALITÉS Lundi 21 juin est la Journée nationale des peuples autochtones.Alors que l\u2019actualité montre l\u2019essentiel besoin de rapprochements avec les Premières Nations, les Coops de l\u2019information vous présentent aujourd\u2019hui des initiatives par et pour les populations autochtones qui, de Gatineau à Québec, de Sherbrooke à Trois- Rivières en passant par Saguenay, favorisent la rencontre et l\u2019amitié.L\u2019entraide, l\u2019éducation et la création de ponts entre les cultures sont au cœur de la mission, vieille de 42 ans, du Centre d\u2019amitié autochtone de Québec (CAAQ).Ce lieu d\u2019accueil offre des services et des programmes pour la population autochtone qui désire s\u2019installer en milieu urbain, comme la Ville de Québec.Elle est aussi un lieu de rassemblement pour ceux qui ont simplement envie «de parler leur langue ou de briser l\u2019isolement», souligne l\u2019adjointe à la direction du CAAQ, Jacinthe Picard.La dernière année a été spéciale, mais exemplaire.Les aînés, la jeunesse et les familles ont pu compter tout au long de la dernière année sur le CAAQ, qui a dû rapidement innover pour répondre aux répercussions de la pandémie.Un des premiers objectifs du Centre a été la mise en place d\u2019une popote pour combler le trou après la fermeture de son service de soupe populaire.En plus de permettre aux aînés de recevoir trois fois par semaine un repas préparé, cela a aussi permis de garder contact afin de briser l\u2019isolement lors de la fermeture des régions.Les enfants sont aussi au sommet des priorités pour le CAAQ.Comme toutes les garderies, les deux de l\u2019organisme, Mikueniss et Auassiss, aident les familles quotidiennement, mais ce n\u2019est pas leurs seules missions.Elles servent aussi à développer une confiance entre les enfants autochtones et non- autochtones.«Côtoyer des gens qui sont différents et apprendre sur d\u2019autres cultures, ça abaisse les préjugés et c\u2019est important de le faire en jeune âge, surtout avec le racisme qu\u2019on vit encore en 2021», précise Mme Picard.Cette année, l\u2019organisme a distribué dans plusieurs écoles des boîtes contenant du matériel des Premières Nations afin d\u2019aider les professeurs à sensibiliser les élèves aux différentes cultures au t o c hto n e s.Un e i n i t i at i v e très bien accueillie, puisque plusieurs professeurs souhaitent en apprendre davantage pour mieux enseigner à leurs élèves autochtones.Malgré une année exigeante, Mme Picard affirme que le bilan de la dernière année est très positif.Surtout que cette année, ils pourront fêter en personne, le 21 juin, la Journée nationale des peuples autochtones avec plusieurs activités de découvertes culturelles pour «promouvoir la culture et toute la richesse des peuples autochtones».MARIE-SOLEIL BRAULT LE SOLEIL UN LIEU D\u2019ACCUEIL PRÉCIEUX EN MILIEU URBAIN « Côtoyer des gens qui sont différents et apprendre sur d\u2019autres cultures, ça abaisse les préjugés et c\u2019est important de le faire en jeune âge, surtout avec le racisme qu\u2019on vit encore en 2021 » \u2014 Jacinthe Picard, adjointe à la direction du Centre d\u2019amitié autochtone de Québec 1 CINQ INITIATIVES POUR MIEUX CONNAÎTRE LES PREMIÈRES NATIONS Avec leurs deux garderies, les enfants sont au sommet des priorités du Centre d\u2019amitié autochtone de Québec.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 15 Des courges, des bleuets, du romarin, c\u2019est ce qui poussera entre autres dans le potager et la serre situés sur le toit du nouveau Centre de l\u2019innovation sociale et économique des femmes autochtones, à Gatineau.«On a un réseau de graines autochtones authentiques non commerciales», a expliqué Lynne Groulx, directrice générale de l\u2019Association des femmes autochtones du Canada (AFAC), l\u2019organisme derrière le projet.«Certaines graines datant de 800 ans ont été découvertes, puis partagées dans la communauté.Elles ont été plantées et on a fait une récolte au-dessus de 2000 courges.C\u2019est ce genre de trucs qui sera planté là.» Le Centre de l\u2019innovation sociale et économique des femmes autochtones doit ouvrir ses portes en septembre sur la promenade du Portage, au centre-ville de Gatineau.En plus des bureaux de l\u2019AFAC et du potager, l\u2019édifice comprendra une cuisine commerciale et un petit café, le Café Bouleau.«Les produits des graines traditionnelles du toit vont être envoyés en bas dans la cuisine, puis vendus au petit café.» Et le menu du café sera bien spécial, précise-t-elle, proposant des mets typiques de la culture autochtone, comme la bannique.«Des fois, ça va être un dessert québécois avec du romarin, une herbe populaire auprès des autochtones.Il va y avoir une fusion.» Aux autres étages du centre, on y trouvera une bibliothèque d\u2019archives où pourront être consultés des documents liés à la crise des femmes et des filles autochtones disparues et assassinées et une boutique d\u2019objets faits à la main par des femmes autochtones au Canada et d\u2019ailleurs en Amérique.«On a acheté un petit édifice, on pensait qu\u2019on s\u2019en allait juste dans un petit bureau, et là on a vraiment pu développer des innovations sociales.L\u2019innovation sociale, c\u2019est de chercher des moyens pour une organisation comme la nôtre, à but non lucratif, d\u2019avoir quand même une entrée de revenus, de créer des emplois, pour prendre notre destin en mains», ajoute la directrice.Des salles de rencontres seront aussi accessibles et décorées selon une inspiration des Premières Nations, des Inuits ou des Métis.«On va avoir de l\u2019art qui va venir de partout au Canada pour les exposer.Tout l\u2019édifice va être comme une vitrine artisanale.C\u2019est l\u2019expression d\u2019une culture, d\u2019un héritage.» ANI-ROSE DESCHATELETS LE DROIT GOÛTER L\u2019INNOVATION AUTOCHTONE Ce n\u2019est plus une nouvelle : l\u2019Université Bishop\u2019s aura un édifice consacré aux étudiants autochtones.La fin des travaux du bâtiment Kwigw8mna (notre maison en langue abénaquise), d\u2019abord attendue pour l\u2019automne 2022, pourrait aller au début de 2023, notamment en raison de la pandémie et de la période prolongée de la consultation sur les plans conceptuels.Si la rénovation de l\u2019édifice Divinity House (rebaptisé Kwigw8m- na) peut être perçue comme la mesure phare de l\u2019institution pour les étudiants autochtones, Bishop\u2019s a mis en place plusieurs initiatives afin de faciliter leur accueil et leur succès sur le campus.«Comme partout, on se réjouit de voir qu\u2019il y a une prise de conscience à Bishop\u2019s comme dans la plupart des universités, des collèges et des cégeps, des besoins des étudiants autochtones et des impacts de tout ce qu\u2019ils ont pu vivre et qu\u2019ils continuent à vivre, des impacts de la colonisation et du racisme», commente Vicky Corbeil, gestionnaire du Bureau international et de la vie étudiante à Bishop\u2019s.Un poste est d\u2019ailleurs consacré à leur soutien.Vacant depuis plus d\u2019un an, il sera occupé par Vicky Boldo, qui est conseillère à l\u2019Université Concordia, indique Vicky Corbeil.«On a eu plusieurs affichages, mais on voulait vraiment une personne autochtone dans le rôle.On a été très patient.On a attendu de trouver la perle rare.Vicky est une autochtone qui est à l\u2019embauche de l\u2019Université Concordia depuis les cinq dernières années comme conseillère aux étudiants autochtones (.) Elle est aussi très active auprès des communautés autochtones au Canada.Elle siège au CA de la Fondation de guérison de la rafle des années 1960, parce que sa propre histoire est liée à cette période.» Vicky Boldo sera épaulée par un autre employé, dont l\u2019embauche est à venir.«On va embaucher une personne autochtone, peut-être un diplômé», note Mme Corbeil.Environ 50 étudiants autochtones sont inscrits à Bishop\u2019s, mais ce nombre pourrait être plus important.L\u2019institution anglophone commémore d\u2019ailleurs depuis quelques années l\u2019histoire des pensionnats autochtones, notamment avec la tenue de l\u2019«Orange Shirt Day», un événement visant à rendre hommage aux victimes et aux survivants des pensionnats autochtones.Bishop\u2019s a aussi mis en place une formation visant à prévenir le racisme.Celle-ci est offerte aux étudiants qui commencent leur parcours universitaire.ISABELLE PION LA TRIBUNE DES MESURES POUR LES ÉTUDIANTS AUTOCHTONES L\u2019Université Bishop\u2019s aura un édifice consacré aux étudiants autochtones.La fin des travaux du bâtiment Kwigw8mna (notre maison en langue abénaquise) est attendue au début de 2023.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA TRIBUNE, STÉPHANIE VALLIÈRES LIRE AUTRES TEXTES \u203a 16 2 3 Le Centre de l\u2019innovation sociale et économique des femmes autochtones ouvrira ses portes en septembre à Gatineau.Tout l\u2019édifice sera une vitrine artisanale selon Lynne Groulx, directrice générale de l\u2019AFAC.\u2014 MAQUETTES PIERRE J.TABET ARCHITECTE SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 16 ACTUALITÉS Il y a 10 ans pratiquement jour pour jour, l\u2019Institution Kiuna voyait le jour à Odanak.Il s\u2019agissait alors du premier centre d\u2019études collégiales consacré à l\u2019éducation des autochtones du Québec depuis la fermeture du collège Manitou.Dix ans plus tard, l\u2019Institution collégiale qui est encore la seule du genre au Québec est plus populaire que jamais, autant chez les autochtones que les allochtones.Depuis son ouverture en 2011, Kiuna valorise d\u2019abord et avant tout la culture et l\u2019identité des autochtones et prône les valeurs qui leur sont propres, en plus de sensibiliser les allochtones aux réalités des Premières Nations.C\u2019est pourquoi Kiuna est également ouverte à tous les étudiants qui souhaitent en apprendre davantage sur les Premières Nations et leurs cultures.«Ce sont presque 700 étudiants des Premières Nations, en plus des étudiants allochtones qui représentent une proportion de 5 % qui sont passés chez nous.On est très content, car c\u2019est la clientèle cible, mais c\u2019est aussi des étudiants qui sont intéressés à en apprendre plus sur notre histoire commune», souligne la directrice de l\u2019endroit, Prudence Hannis.Pour ce faire, l\u2019Institution Kiuna propose deux types de formation à ses étudiants qui sont entièrement reconnus par le ministère de l\u2019Éducation et de l\u2019Enseignement supérieur, soit des formations pré- universitaires (DEC), ou encore des formations continues (AEC).Parmi celles-ci, deux programmes distincts ont la cote, soit le DEC en sciences humaines, de même que l\u2019AEC en Éducation spécialisée.Évidemment, bien que ces cours se donnent également dans plusieurs centres collégiaux du Québec, ces programmes ont leur particularité propre du côté de Kiuna.En effet, le collège offre un cadre d\u2019enseignement et un milieu de vie qui tiennent compte des particularités culturelles, du contexte social et des intérêts des autochtones, permettant ainsi d\u2019augmenter le sentiment d\u2019appartenance de ces derniers.«Kiuna apporte aux élèves de la fierté et les étudiants se découvrent vraiment sur de nouveaux angles, eux-mêmes, mais ils étudient aussi des auteurs, des philosophes.Donc ils sont constamment exposés de façon littéraire et physique dans les interactions à des modèles de réussite», mentionne Mme Hannis.Depuis son ouverture, ce sont d\u2019ailleurs 130 diplômes qui ont été remis par l\u2019Institution.AMÉLIE HOULE LE NOUVELLISTE UN CENTRE D\u2019ÉTUDES COLLÉGIALES CONSACRÉ À L\u2019ÉDUCATION DES AUTOCHTONES Sur la Zone portuaire de Chicoutimi et au parc de la Rivière-du-Moulin se dressent deux petits panneaux dont la signification dépasse largement les neuf pieds par cinq pieds de volume.Installés depuis la fin 2020, ils aident à valoriser la présence autochtone à Saguenay, donnant la parole aux principales nations présentes sur le territoire.Les Innus et les Atikamekw sont 1625 à vivre à Saguenay.On retrouve une petite parcelle de leurs langues et de leurs cultures à travers ce projet, intitulé Là où je me sens bien / E ici mirerimoian / Nte menuenuian.Sur chacun des panneaux, un poème en innu et en atikamekw, accompagné d\u2019œuvres d\u2019artistes de ces deux communautés.L\u2019objectif était de mettre en images et en mots le ressenti des familles concernant leur vie à Saguenay, mais aussi de créer un pont avec les passants qui contempleraient les panneaux.D\u2019ailleurs, leurs emplacements ne relèvent pas du hasard.Il s\u2019agit de lieux visibles, à proximité de cours d\u2019eau, où les membres du Centre d\u2019amitié autochtone de Saguenay se sentent bien.L\u2019organisme parlait alors du besoin pour ceux-ci de ressentir «une reconnaissance» dans leur ville.Quelques mois plus tard, Kate Bacon, coordonnatrice langues, cultures et éducation, dit mission accomplie.«Quand les membres vont s\u2019y promener, souvent ils vont les prendre en photo et les montrer parce qu\u2019ils sont fiers.Ils ont une place enfin dans la ville.C\u2019est un gros sentiment de fierté.[\u2026] On sent une petite ouverture qui est en train de se faire dans la ville pour qu\u2019on prenne notre place, pour qu\u2019on nous donne la place qu\u2019on mérite.» Elle assure même que le projet fait des petits, alors que des capsules vidéo mettant en vedette les gens qui ont participé au processus de création des panneaux seront éventuellement publiées.L\u2019installation de ces œuvres, vers la fin de l\u2019année 2020, était l\u2019aboutissement d\u2019un processus amorcé en 2018, auquel plusieurs partenaires ont participé, dont la Ville de Saguenay.Kate Bacon espère que d\u2019autres projets similaires verront le jour.«On travaille dans ce sens-là, à essayer de profiter de l\u2019ouverture qu\u2019il y a présentement et d\u2019avoir un peu plus de repères culturels pour les autochtones.» MARC-ANTOINE CÔTÉ LE QUOTIDIEN DEUX PETITS PANNEAUX, UNE GRANDE FIERTÉ Selon la directrice de l\u2019Institut Kiuna, Prudence Hannis, l\u2019institution «apporte aux élèves de la fierté et les étudiants se découvrent vraiment sur de nouveaux angles».\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, STÉPHANE LESSARD 4 5 À gauche, le panneau du parc de la Rivière-du-Moulin se nomme Nutshimit, Notre territoire, Là d\u2019où vient mon sang et présente l\u2019œuvre de Jean-Luc Hervieux, intitulée Tshika- nishinuat / Mon frère, ainsi que le poème de Marie-Andrée Gill, présenté en français et en innu.\u2014 PHOTOS LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE À droite, le panneau installé sur la Zone portuaire se nomme Notcimik, Notre territoire, Là d\u2019où vient mon sang et présente l\u2019oeuvre d\u2019Eruoma Awashish, intitulée Matisiwin / La vie, ainsi que le poème de Marie-Andrée Gill cette fois en français et en atikamekw. leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 17 0055815 33 magasins Une entreprise québécoise linenchest.com Québec (Laurier Québec) 418-658-5218 \u2022 Québec (Méga Centre Lebourgneuf) 418-628-3795 Trois-Rivières (Centre commercial Les Rivières) 819-370-3540 \u2022 Lévis (Galeries Chagnon) 418-837-0507 L\u2019offre prend fin le 20 juin 2021.*La carte-cadeau est remise une fois l\u2019achat payé en entier et peut être utilisée sur vos prochains achats.L\u2019offre ne s\u2019applique pas aux achats antérieurs et ne peut être combinée à aucune autre promotion.Certaines conditions s\u2019appliquent.Détails en magasin ou en ligne.**Dans un rayon de 30 km des magasins.HABILLAGES DE FENÊTRES SUR MESURE STORES TOILES PERSIENNES DRAPERIES SUR MESURE CANTONNIÈRES Excellente qualité.Très satisfaite de tout et le service était fantastique.« « RECEVEZ 25 $ en carte-cadeau LC à l\u2019achat d\u2019un store non motorisé* RECEVEZ 45 $ en carte-cadeau LC à l\u2019achat d\u2019un store motorisé* PRIME OU 3 façons d\u2019obtenir une consultation gratuite** : SOUMETTEZ UNE DEMANDE EN LIGNE APPELEZ AU 1-800-363-3832 TEXTEZ « FENETRES » AU 33555 Frais de messageries applicables SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 18 ACTUALITÉS PATRICE BERGERON La Presse Canadienne Après un 13e féminicide au Québec, un regroupement de centres de femmes est en colère contre la ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault.La ministre qui est chargée de coordonner des actions en vue de lutter contre les violences faites aux femmes est insensible et incompétente, selon ce regroupement.Le regroupement appelé L\u2019R des centres de femmes, qui rassemble 82 groupes de femmes partout au Québec, est particulièrement furieux à la suite des plus récentes déclarations de la ministre.Après le meurtre d\u2019une femme à Québec cette semaine, Mme Guil- bault a laissé entendre qu\u2019«on ne pourra jamais tout empêcher» et qu\u2019elle faisait déjà tout en son pouvoir pour lutter contre la violence conjugale.«IMMENSÉMENT INSENSIBLE» «On est en colère [.], des propos comme ça, c\u2019est inacceptable, c\u2019est immensément insensible, non seulement envers les victimes de violence conjugale, mais aussi envers les familles», a riposté la co-coordonnatrice de L\u2019R des centres de femmes, Katia Dinardo, dans une entrevue avec La Presse Canadienne diffusée vendredi.Quant à savoir si tout est fait pour enrayer et réprimer la violence visant les femmes, «c\u2019est totalement faux», selon Mme Dinardo.Elle rappelle que Mme Guilbault doit mettre en œuvre 190 recommandations du rapport d\u2019experts sur les violences conjugales et les violences sexuelles.Or tout reste à faire, soutient Mme Dinardo.«Comment peut-on dire qu\u2019on fait tout en son pouvoir alors qu\u2019il y a une liste d\u2019épicerie d\u2019actions à poser», qu\u2019on attend toujours des gestes concrets, tandis que des femmes meurent?a-t-elle demandé.«On se questionne vraiment sur la compétence de Mme Guilbault à coordonner un dossier aussi important actuellement.» Par exemple, la sécurité des victimes dans le processus de judicia- risation n\u2019est pas assurée, a évoqué Mme Dinardo.Elle cite l\u2019exemple VIOLENCES FAITES AUX FEMMES GUILBAULT «NOUS DÉMONTRE SON INCOMPÉTENCE» RAPPORT D\u2019EXPERTS Voici certaines des 190 recommandations du rapport d\u2019experts sur les violences conjugales et les violences sexuelles.\u203a Instaurer un tribunal spécialisé en matière d\u2019agressions sexuelles et de violence conjugale; \u203a Octroyer à toutes les victimes le droit à quatre heures de conseils juridiques gratuits; \u203a Offrir aux victimes l\u2019accompagnement d\u2019un intervenant stable, qu\u2019elles choisissent ou non de dénoncer; \u203a Assurer un soutien et une information continue aux victimes à toutes les étapes du processus judiciaire; \u203a Instaurer un Bureau de l\u2019Ombudsman québécois des victimes d\u2019actes criminels; \u203a Développer des formations spécialisées pour intervenants médicaux, policiers, avocats et juges; \u203a Assurer la cohérence des décisions de justice criminelles, familiales ou en protection de la jeunesse; \u203a Considérer le port du bracelet électronique comme mesure pour protéger les victimes.Après le meurtre d\u2019une femme à Québec cette semaine, Geneviève Guilbault a déclaré qu\u2019elle faisait déjà tout en son pouvoir pour lutter contre la violence conjugale.\u2014 PHOTO COLLABORATION SPÉCIALE STEVE JOLICOEUR «On est en colère [.], des propos comme ça, c\u2019est inacceptable, c\u2019est immensément insensible, non seulement envers les victimes de violence conjugale, mais aussi envers les familles» \u2014 Katia Dinardo, co-coordonnatrice de L\u2019R des centres de femmes de Nathalie Piché, la femme assassinée à Québec.Accusé de meurtre, son conjoint, Noure- dinne Mimouni, s\u2019était pourtant engagé devant un juge à ne pas troubler l\u2019ordre public et ne pas s\u2019en prendre à la victime.«Si on faisait tout ce qu\u2019on a à faire, peut-être qu\u2019on sauverait une 14e victime et qu\u2019on arriverait à prévenir les féminicides», tranche la co-coordonnatrice de L\u2019R des centres de femmes.Son regroupement réclame un meilleur financement des centres de femmes, qui font de la prévention et du dépistage.DEMANDE DE RENCONTRE L\u2019R des centres de femmes a demandé une rencontre avec Mme Guilbault il y a trois mois, mais en vain, sans aucune réponse.La co-coordonnatrice en conclut que la ministre caquiste ne travaille pas avec les gens du milieu et les Autochtones non plus.«Elle nous démontre son insensibilité et son incompétence, on veut bien travailler avec elle, mais il faudra qu\u2019elle nous prouve qu\u2019elle est apte à gérer ce dossier.On est rendu à 13 féminicides depuis le début de l\u2019année, ce qui est un de plus que pour la moyenne de toute une année.» 0068790 PROMOTION HYDRO-QUÉBEC Jardiner de façon éclairée Avec lapandémie,plusieursQuébécois sesontdécouvertun pouce vert.Encouragés à travailler de lamaison, nombreux sont ceuxqui se sont tournésvers l\u2019aménagementpaysager.Quel est le lien entre Hydro-Québec et la plantation de végétaux, diront certains ?Saviez-vous que lamaitrise de la végétation est nécessaire pour assurer le maintien de la qualité et de la fiabilité des réseaux de distribution et de transportd\u2019électricité?Pouréviterunaccidentouunepanne, voiciunpetit guidede jardinagepourconsommateuraverti.Chaqueannée, et en toute saison, Hydro-Québecplanifie les travaux de dégagement du réseau de distribution et de transport dans le but d\u2019assurer la sécurité du public et d\u2019éviter des pannes.Et vous, que faites-vous ?Voici quelques éléments à considérer pour contribuer en amont au maintien d\u2019un service essentiel.LE BONARBREAUBON ENDROIT La présence de la végétation contribue à notre qualité de vie.Chaque petite graine semée au jardin contribue ainsi à la réductiondes ilots de chaleur et à la lutte contre les changements climatiques.Et si on le faisait de façon éclairée ?Outre le fait que l\u2019on doive choisir l\u2019arbre à planter selon des carac- téristiquesbienprécises \u2013 comme son exposition à la lumière ou la zonede rusticité de sa région \u2013un des éléments importants à considérer est la hauteur et la largeur qu\u2019il atteindra àmaturité.Surtout si des lignes d \u2019alimentation électrique passent au-dessus de sa cime ou à proximité.Saviez-vous qu\u2019Hydro-Québec a un outil en ligne où se retrouvent plus de 1400 espèces et variétés deplantes,d\u2019arbresetd\u2019arbustes ?Outre la f iche technique de chacun,ony trouvenotamment la distancedeplantation sécuritaire à respecter en présence de fils moyenne tension.Saviez-vous qu\u2019on ne doit jamais s\u2019approcher ou approcher quoi que ce soit (ruban à mesurer, outil, échafaudage, etc.) àmoinsde troismètres d\u2019un fil moyenne tension ?Un accident est si vite arrivé ! LES ALÉASDE LAMÉTÉO Certaines municipalités ont un indice de fréquence de pannes plusélevé.Cet indiceestparticuliè- rement élevé dans les régions boiséeset lorsquedesévénements climatiques surviennent, tels que des orages jumelés à des vents violents.C\u2019est lachutedebranches oud\u2019arbresquiest responsablede 40%despannes.Vouspouvezagir demanière préventive en choisis- santunarbredont lesbranchesne risquent pas de venir en contact avec les fils électriques.Pour vous aider à les trouver, Hydro-Québec a conçuunoutil ingénieuxet facile à utiliser.UNOUTIL DEGÉNIE Si voussouhaitezplanterunarbre, par exemple, à 4 mètres d\u2019une ligne électrique, l\u2019outil Choisir le bon arbre ou arbuste vous offre la liste de toutes les espèces à considérer.Il vous suffira de choisir l\u2019arbre qui convient le mieux à l\u2019aménagement que vous envisagez.Vous pouvez également le faire à l\u2019inverse en entrant le nom de l\u2019espèce que vous aimeriez planter.L\u2019outil vous permettra de trouver ce qui convient lemieux à vos besoins ! Pour plus d\u2019infos : arbres.hydroquebec.com « LAMAÎTRISE DE LA VÉGÉTATION, C\u2019EST PLUSDE 134 000 KMDE LIGNES ÀDÉGAGERDURÉSEAU DEDISTRIBUTION ETDE TRANSPORT.\u2013 Source : Hydro-Québec » PETIT ARBREDEVIENDRAGRAND S\u2019il yaune lignededistributionàproximitéde l\u2019endroitdeplantation, vérifiez que l\u2019arbre choisi respecte la distance de plantation sécuritaire par rapport au fil moyenne tension.Exemple pour le lilas japonais : S\u2019il y a une lignede transport à proximité de l\u2019endroit de plantation, assurez-vous de la hauteur de l\u2019arbre ou de l\u2019arbuste àmaturité.Hauteur (enmètres) 8,0 Largeur (enmètres) 6,0 Zonehors emprise entretenue (arbres sains) Zonehors emprise entretenue (arbres sains) Herbacées, graminées, arbustes épars plus petits que 2,5mètres àmaturité leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 19 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 20 ACTUALITÉS CAROLINE PLANTE La Presse Canadienne Le ministère public a déposé, vendredi, un acte d\u2019accusation direct contre l\u2019auteur présumé de l\u2019attaque au sabre du Vieux-Québec, Carl Girouard.Cela a pour effet d\u2019accélérer le processus judiciaire : Carl Girouard n\u2019aura pas droit à une enquête préliminaire et ira directement à procès.Il reviendra en cour le 7 septembre.Girouard, qui est âgé de 25 ans et qui vient de Sainte-Thérèse, en banlieue de Montréal, est accusé de deux meurtres au premier degré et de cinq tentatives de meurtre.Le 31 octobre dernier, le soir de l\u2019Halloween, un assaillant armé d\u2019un sabre japonais et vêtu d\u2019un costume médiéval s\u2019est attaqué à des passants au hasard dans le Vieux-Québec.Le drame a secoué la ville et son maire, Régis Labeaume, qui a souligné que c\u2019était la deuxième tragédie depuis celle de la Grande Mosquée de Québec en 2017 à faire les manchettes internationales.Vendredi, l\u2019accusé a comparu brièvement par visioconférence à partir de l\u2019Établissement de détention de Québec.Vêtu d\u2019une chemise à carreaux aux couleurs vives, il s\u2019est présenté devant le juge Jean Asselin, de la Cour du Québec, les cheveux courts et le visage fraîchement rasé.Le procureur François Godin a déposé un acte d\u2019accusation direct, en précisant qu\u2019il avait pris soin d\u2019en aviser l\u2019avocat de la défense, Me Pierre Gagnon, au préalable.Le 12 mars dernier, Me Godin avait indiqué que la divulgation de la preuve était complète.En novembre, alors que plusieurs commentaient la santé mentale de l\u2019accusé, Me Godin avait rappelé que Girouard était présumé sain d\u2019esprit jusqu\u2019à preuve du contraire.TUERIE DU VIEUX-QUÉBEC L\u2019ACCUSÉ CITÉ DIRECTEMENT À PROCÈS Le Vieux-Québec au lendemain de la tuerie du 31 octobre dernier \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET Université Laval au cœur de nos vies Pensé et réalisé par l\u2019Université Laval en collaboration avec Le Soleil et CKIA, ce balado vous présente des retombées concrètes de la recherche dans votre quotidien.D\u2019épisode en épisode, vous découvrirez les expertises de personnes passionnées qui n\u2019ont qu\u2019un seul but, améliorer la vie des gens.La mobiLisation des ménages pour Limiter Le gaspiLLage aLimentaire Comment la synergie entre l\u2019aménagement du territoire, la participation citoyenne et le rôle des commerces peut être bénéfique sur le gaspillage alimentaire.C\u2019est ce que nous découvrirons avec Geneviève Cloutier, professeure à l\u2019École supérieur d\u2019aménagement du territoire et de développement régional de l\u2019Université Laval.balado Geneviève Cloutier, professeure à l\u2019École supérieur d\u2019aménagement du territoire et de développement régional de l\u2019Université Laval Animatrice : Valérie Gaudreau, rédactrice en chef du journal Le Soleil À écouter dès Le Lundi 21 Juin dans l\u2019application du Soleil et sur le soleil.com 0068383 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 21 0069307 OH! Edmonton, AB L\u2019aventure commence ici IMAGINEZ VOTRE PROCHAINE AVENTURE AU CANADA.Au cours des derniersmois, la plupart d\u2019entre nous avons passé beaucoup de temps à lamaison, plus que nous ne l\u2019aurions jamais imaginé.Quand les restrictions s\u2019assoupliront et que nous pourrons voyager à nouveau, pensez à votre autre chez-soi : le Canada.Un endroit où la découverte et l\u2019aventure sont toujours au rendez-vous, où les souvenirs n\u2019attendent qu\u2019à être créés.Un endroit impatient de vous accueillir (à nouveau).Portez un regard neuf sur le Canada.Admirez ses splendeurs, qui rivalisent avec les paysages les plus grandioses aumonde.D\u2019une ville à l\u2019autre, découvrez des restaurants de classemondiale et une gastronomie inoubliable tout près de la nature.Les possibilités de créer de nouveaux souvenirs avec vos amis et vos proches y sont infinies.Il y est facile de décrocher et de relaxer, et on en a tous un peu besoin! Suivez la trace de cultures à la fois uniques et familières qui sont au cœur de ce que nous sommes.Il y a tant de raisons de sortir et d\u2019aller visiter ce chez-soimajestueux, qui n\u2019est pas bordé par quatremurs,mais plutôt par trois océans.Le Canada a hâte de vous accueillir à bras ouverts. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 22 ACTUALITÉS SARAH RODRIGUE srodrigue@lesoleil.com Le cofondateur du Centre culturel islamique de Québec Boufeldja Benabdallah sera candidat à l\u2019élection municipale de novembre pour l\u2019Équipe Marie-Josée Savard dans le district de Cap-aux-Diamants.M.Benabdallah s\u2019est fait connaître du public lors de la tuerie à la Grande Mosquée de Québec en 2017.Il est devenu un porte-parole incontournable pour la communauté musulmane et s\u2019est fait connaître largement à Québec.Pourquoi le père de quatre enfants et grand-père cinq fois fait- il le saut en politique à 73 ans?C\u2019est David Weiser, le premier candidat présenté par Marie-Josée Savard qui l\u2019a approché.«David m\u2019a donné un petit coup de pouce, raconte le candidat de Cap-aux-Diamants.Ça prend ça dans la vie, une petite étincelle».David Weiser est un ami de monsieur Benabdallah.Ils ont notamment travaillé ensemble au sein d\u2019organismes culturels.Le candidat de Cap-aux-Dia- mants mentionne que d\u2019autres partis l\u2019ont déjà approché à l\u2019échelle municipale, sans toutefois préciser lors de quelles élections.«Des gens m\u2019ont fait des clins d\u2019œil.» M.Benabdallah souligne avoir accepté l\u2019offre de David Weiser parce qu\u2019«elle sait ce qu\u2019elle va faire, explique-t-il en parlant de Marie- Josée Savard.Quand David Weiser m\u2019a dit les choses qu\u2019elle allait faire, m\u2019a parlé de la personnalité de Marie-Josée [\u2026] je ne pouvais pas trouver mieux».Un désir politique a toujours habité Boufeldja Benabdallah.«Je me demandais comment servir un jour, encore plus, la ville qui m\u2019a accueilli», explique-t-il.Candidat dans le district Cap- aux-Diamants, M. Benabdallah est attaché à ce secteur, présentement détenu à l\u2019hôtel de ville par le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau.Son premier appartement était situé au 54, rue Saint-Jean dans le Vieux-Québec.Marie-Josée Savard souligne également la présence la maison de la diversité, la Maison Pollack, sur la Grande Allée, comme raison du choix de district de son candidat.Au centre des événements de la Grande Mosquée de Québec, Bou- feldja Benabdallah place les minorités culturelles au cœur de son engagement.«Cette minorité, je ne veux plus qu\u2019elle soit une minorité.Je ne veux plus me prononcer comme un immigrant, je suis un citoyen», explique celui qui habite au Québec depuis 50 ans.Boufeldja Benabdallah voit la politique d\u2019un œil pacifiste.«Je ne veux pas la bagarre dans la ville.J\u2019aimerais ça amener l\u2019opposition à s\u2019engager avec le parti au pouvoir, de ne pas s\u2019opposer pour s\u2019opposer.» Il se lance en politique pour «contribuer rapidement avec les gens qui vont décider, les électeurs».DÉVELOPPEMENT DURABLE EN PRIORITÉ Ingénieur forestier de formation, monsieur Benabdallah a bâti sa carrière dans le développement de la foresterie internationale en Afrique où il faisait promotion des technologies québécoises.Il a également travaillé durant 20 ans à l\u2019Organisation internationale de la Francophonie (OIF), dans la gestion de projets de développement durable et autres.S\u2019il est élu, Monsieur Benabdal- lah veut faire du développement durable sa priorité.Parmi ses projets, il souhaite rendre les points d\u2019eau plus accessibles à la population.BOUFELDJA BENABDALLAH REJOINT ÉQUIPE MARIE-JOSÉE SAVARD Boufeldja Benabdallah se présentera pour Équipe Marie-Josée Savard dans le district de Cap-aux-Diamants.\u2014 PHOTO LE SOLEIL, FRÉDÉRIC MATTE VOIR Notre vidéo sur lesoleil.com et dans notre application 0068645 30L Consultez notre circulaire en ligne sur sportsexperts.ca MB-19JN21-13480 RABAIS 60$ Gel-Nimbus 22 Chaussures de course à pied pour homme 1011A680 199,99$ 139,99$ RABAIS 40% Lemmon 3 Jersey de vélo pour homme 1042105 69,99$ 41,99$ chacun RABAIS +35% Blade 101L V7.0 Raquette de tennis pour homme WR022910U 179,99$ 109,99$ Les couleurs peuvent varier selon le magasin.JUSQU\u2019AU 29 JUIN 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COVID-19, des retards de livraison hors de notre contrôle pourraient se produire rendant ainsi certains produits publicisés non disponibles.®FGL Sports ltée.Les autres marques de commerce sont détenues par leur(s) propriétaire(s) respectif(s). leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 23 Une médecin interrogée devant son hôpital est inquiète.« Pourrons-nous soigner tout le monde ?», nous lance-t-elle.« Il faudra faire des choix ! Oui des choix déchirants », dit-elle.Qui soigner ?Quels patients prioriser ?Un choix déjà fait puisque nous avons priorisé les soins aux patients atteints de la Covid-19 sur tant d\u2019autres malades.Un choix forcé devant l\u2019inconnu, mais aurait-il mieux valu prioriser les personnes malades plutôt qu\u2019une maladie ?La réalité a été que les soins ont tous été affectés et avec un impact inconnu lui aussi.Jacques Gagnon, ing.Président-directeur général d\u2019Imagem « À partir dumoment où on catégorise les vies humaines, on perd un peu de notre humanité », croit Jacques Gagnon, président d\u2019Ima- gem, entreprise spécialisée dans le développement de technologies dédiées au domaine de la santé.« L\u2019histoire nous l\u2019a démontré à maintes reprises, nous avons souvent accordé une valeur plus ou moins grande à certains individus en se basant sur leur couleur, leur race, leur classe sociale.Sommes-nous si loin de cette réalité aujourd\u2019hui?Quand on accepte de laisser nos aînés mourir dépouillés de toute dignité dans les CHSLD, quand on accepte de mettre la déficience mentale dans nos critères ce n\u2019est pas pour la prioriser, on déshumanise.Connaît-on l\u2019importance pour nous d\u2019avoir ces démunis avec nous ?», questionne M.Gagnon.En d\u2019autres termes, que vaut une vie et comment justifier qu\u2019on en priorise certaines au détriment d\u2019autres?L\u2019été dernier, le magazine l\u2019Actualité s\u2019est penché sur le sujet pour conclure qu\u2019effectivement la vie a une valeur comptable lactua- lite.com/societe/la-vie-a-un-prix-et-des-eco- nomistes-lont-calcule/.« [Lors des attentats du 11 septembre 2001] Les familles des victimes pauvres, célibataires ou âgées ont reçu proportionnellement moins d\u2019argent que celles des victimes jeunes, riches et ayant de jeunes enfants », relatait le journaliste François Delorme dans la publication du 1er juin 2020.Pendant la pandémie, cette même valeur comptable fut priorisée.On a fait le choix de soigner les cas de Covid pour vite relancer l\u2019économie.La vie a pourtant une valeur autre que celle-ci.Ne dit-on pas que certaines œuvres humaines ont une valeur inestimable ?Quand vient le temps de soigner, de protéger, quels seraient les paramètres à évaluer pour conduire nos actions?La mode de l\u2019intelligence artificielle nous dirait quel algorithme employer.Faut-il calculer l\u2019âge, la richesse matérielle, l\u2019état de santé, la profession?Mais on sait qu\u2019un algorithme est une opinion dans une équation comme le dit la mathématicienne américaine Cathy O\u2019Neil.En somme, nous ne pouvons pas nous cacher derrière une équation, il faut affronter la question.« Il faut avant tout faire preuve d\u2019empathie, suggère Jacques Gagnon.Nos valeurs morales, humaines, nous amènent à considérer toute vie nonobstant ce qu\u2019elle peut bien rapporter.Toutes les vies se valent.La seule chose qui devrait importer est d\u2019en sauver le plus possible, sans relâche », soutient ce dernier.À titre de dirigeant d\u2019entreprise, Jacques Gagnon fait le parallèle avec le monde des affaires.Au sein d\u2019une organisation, la valeur d\u2019un employé ne se mesure pas au seul critère de sa rentabilité.L\u2019autonomie, le sens des responsabilités, la créativité, la capacité de travailler en équipe, la richesse du bagage personnel et professionnel sont autant d\u2019éléments à prendre en compte.Ainsi, la vérité se trouve peut-être dans une vie, une vie qui a un début et une fin, une vie que l\u2019on ne peut estimer que dans sa totalité, dans sa nécessité, dans la grandeur de sa modestie.Qui sommes-nous pour choisir entre l\u2019une ou l\u2019autre ?LA Promotion « Il faut avant tout faire preuve d\u2019empathie.Nos valeurs morales, humaines, nous amènent à considérer toute vie nonobstant ce qu\u2019elle peut bien rapporter.Toutes les vies se valent.La seule chose qui devrait importer est d\u2019en sauver le plus possible, sans relâche.» SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 24 ACTUALITÉSDu temps avec un p\u2019tit ruban L\u2019 an passé, j\u2019étais pas mal fière de mon coup.J\u2019ai frappé dans le mille avec la «tasse honorifique du meilleur père de la Terre».En effet, mon père y boit son café tous les jours.Enfin, quelque chose d\u2019utile! Mon géniteur a toujours été la personne pour laquelle dénicher un cadeau est le plus difficile, que ce soit pour son anniversaire, à Noël ou la fête des Pères.Quoi donc offrir à cet adepte de la simplicité volontaire, dont les biens accumulés au fil des années s\u2019empilent chez lui?Pour lui, le matériel n\u2019a pas d\u2019importance, une vision des choses qu\u2019il m\u2019a transmise, mais qui ne m\u2019empêche pas de vouloir lui faire plaisir à l\u2019occasion.D\u2019abord, il ne porte pas de cravate et encore moins de boutons de manchette.Et même s\u2019il a été un professeur d\u2019arts plastiques durant toute sa carrière, mon retraité de père est loin d\u2019être un bricoleur; je ne peux pas lui offrir d\u2019outils.Pour vous dire, la seule fois où il s\u2019est risqué à installer des tablettes dans son appartement, on aurait cru qu\u2019elles l\u2019avaient été par nul autre que Numéro- bis, l\u2019architecte dans Astérix et Cléopâtre.Il aimait bien dessiner, alors pour son 50e anniversaire, je lui avais offert une tablette numérique pour s\u2019amuser un peu.La garantie a eu le temps d\u2019échoir avant qu\u2019il ne l\u2019extirpe de son emballage de plastique.En fait, c\u2019est ma cousine qui l\u2019a déballée parce qu\u2019après quelques années dans le fond d\u2019une garde-robe, la tablette a fini par trouver les mains de quelqu\u2019un qui allait l\u2019utiliser.Au même moment où il s\u2019était remis à jouer de la basse, il me parlait aussi de redécorer son logement.Je lui avais alors offert des crochets décoratifs en forme de têtes de guitare.Ceux-ci reposent encore dans leur boîte.Il y a quelques années, je lui avais offert un t- shirt dont je savais qu\u2019il aimerait l\u2019illustration.Il l\u2019a gardé dans son tiroir en se promettant de le porter une fois qu\u2019il aurait pris sa retraite.Maintenant, il n\u2019a plus d\u2019excuses.Vous aurez compris que chez nous, les fêtes commerciales revêtent peu d\u2019importance.«C\u2019est toi mon plus beau cadeau», me dit souvent mon père.Il prend aussi la peine de me l\u2019écrire dans les cartes de souhaits qu\u2019il m\u2019offre lors d\u2019occasions spéciales.Ce qui fait plaisir à mon père, et probablement à de nombreux autres papas, c\u2019est le temps.Ironique quand même, lui qui ne porte plus de montre depuis des années.Le temps qu\u2019on passe ensemble, ces soirées où on parle de tout et de rien et où on réinvente le monde.Ces soirées, arrosées ou non, où la philosophie nous sert de communion et où on réalise pleinement la chance de vivre notre complicité aussi intensément pendant que c\u2019est encore possible.Ce temps qui compense largement les années où il ne m\u2019a pas vue grandir comme il l\u2019aurait souhaité.Ces années où je l\u2019ai parfois traité comme un étranger.C\u2019est donc du temps, enrobé d\u2019un p\u2019tit ruban, que j\u2019offre désormais à mon père.Peut-être finira-t-il par utiliser les chèques-cadeaux que je lui ai offerts pour qu\u2019il s\u2019offre une bonne bouffe au resto ou une fin de semaine dans un hébergement insolite.Quand ce sera possible, on ira peut-être ensemble, qui sait! La pandémie nous a privés de voir nos proches et de les serrer dans nos bras comme bon nous semblait.S\u2019il y a quelque chose de positif à retenir de ce triste épisode, c\u2019est qu\u2019on ne doit rien prendre pour acquis, y compris ces petits gestes qui nous semblent si banals, mais si gratifiants.Je m\u2019en confesse, mon père et moi avons triché à quelques reprises.La première fois, je m\u2019en rappellerai toujours.Après plus de quatre mois sans nous être vus, l\u2019an dernier, nous n\u2019avons pas pu nous empêcher de nous faire le plus long câlin du monde.Un câlin à la fois réconfortant et souvenir déchirant de tout ce temps où nous avions été séparés.Nos sanglots étaient proportionnels à la force de cette étreinte qui a semblé durer une éternité.Ce temps qu\u2019on s\u2019est donné en cadeau s\u2019était arrêté.Ce qui fait plaisir à mon père, et probablement à de nombreux autres papas, c\u2019est le temps MARIE-ÈVE MARTEL CHRONIQUE marie-eve.martel@lavoixdelest.ca VU D\u2019MÊME 0066878 0066563 Stores sur mesure fabriqués au Québec motorisation disponible \u2022 alterner \u2022 solaire \u2022 translucide \u2022 opaque INSTALLATION GRATUITE PANNEAUX COULISSANTS PERSIENNES DE BOIS STORE DE BOIS maisondustore.ca QUÉBEC 418-654-8677 \u2022 LÉvIS 418-654-8677 \u2022 LAvAL 450-627-3716 \u2022 fLORIDE 954-955-8677 MONTRÉAL 514-231-8677 \u2022 LONGUEUIL 450-445-9829 \u2022 TROIS-RIvIèRES 819-696-8677 ESTIMATION GRATUITE 1855-770-8677 Serveur / Hôte Cuisinier / Plongeur Temps plein et temps partiel Fais-nous parvenir ton CV ou passe nous voir au resto! emplois@restolemanoir.com Sainte-Foy 3077, Chemin Saint-Louis 418 659-5628 METS LA MAIN À LA PÂTE ! JOINS-TOI À L\u2019ÉQUIPE LE MANOIR! leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 25 Pour lemois de juin, Armoires PMMégalise la concurrence et offre 10%de rabais.Dépêchez vous! Il ne reste que quelques place! Appelez nous au 418-522-7448 VOUSAVEZD E LADIFFICUL TÉÀ FAIRE INS TALLER VOSARMOIRE SDANSUNDÉ LAI RAISONNA BLE PAR LACOMP ÉTITION ET LE S MAGASINSÀG RANDESSURF ACES ?ARMOIRESPM MEST LÀPOU RVOUS ! NOUS SOMMESMAINTENANTOUVERT 7 jOURS SUR 7.VENEZ NOUS VISITER ÀNOTRE SALLE DEMONTRE AU 365, RUE FORTIN ÀQUÉBEC.LUNDI AU VENDREDI : 8h30 A 16h30 418 522-7448 info@armoirespmm.com 0062649 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 26 Les camionneurs redoublent de vigilance En 27 ans derrière un volant de camion, Charles Englehart est à même de constater que les usagers de la route sont souvent distraits.Lui qui forme les camionneurs de demain au Centre de formation en transport de Charles- bourg (CFTC) le remarque à chaque cohorte: dès le début de leur formation, les camionneurs- élèves changent drastiquement leur façon de conduire.«Quand on conduit un poids lourd, on conduit pour les autres.Les camionneurs sont des conducteurs professionnels et ils doivent éviter toutes les distractions», dit-il.Chaque année, ils sont plus de 1500 étudiants à obtenir leur diplôme du CFTC, qui donne sa formation principalement à Québec, mais aussi un peu partout en province.De sa position surélevée, le camionneur voit très bien dans l\u2019habitacle des automobilistes, qui sont encore nombreux à empoigner leur cellulaire dès qu\u2019ils sont aux feux rouges.Ceux-ci sont alors distraits et ne voient pas le poids lourd qui tente de tourner le coin de rue ou encore le cycliste qui arrive à leur droite.Les poids lourds ne s\u2019arrêtent pas comme une voiture et ils prennent des virages plus larges.«Être vigilant sur la route, c\u2019est aussi adapter sa conduite en fonction des autres», insiste l\u2019enseignant.PROMOTION À Québec, on dit oui à la courtoisie.Recherche, photos et rédaction: Annie Lafrance DERNIER RENDEZ-VOUS: LE SAMEDI 26 JUIN Charles Englehart, enseignant au Centre de formation en transport de Charlesbourg (CFTC) Éviter les distractions sur la route Il fait beau, le soleil brille et vous roulez en voiture en écoutant votre chanson préférée.Mais, êtes-vous distrait sur la route?Selon un sondage mené par la SAAQ, seulement 9% des conducteurs québécois se disent distraits.Or, la distraction au volant est l\u2019une des causes les plus souvent mentionnées par les policiers dans les accidents avec blessés ou décès.Les sources de distraction au volant sont aussi diverses que nombreuses.Parmi les principales, on retrouve la cigarette, le fait de manger ou de boire, sans oublier la plus fréquente : la manipulation d\u2019un cellulaire ou d\u2019un GPS.Celles-ci peuvent être visuelles (les yeux quittent la route), manuelles (lâcher le volant) ou cognitives (avoir l\u2019esprit ailleurs).Il semble que ce soit durant la saison estivale que les conducteurs soient les plus distraits.Selon la SAAQ, plus de 50% des accidents avec dommages corporels dus à la distraction au volant se produisent entre mai et septembre.Êtes-vous courtois sur la route?Ralentir, être attentif, respecter la signalisation routière, prioriser la sécurité des enfants, etc.Et si nous nous donnions collectivement la mission d\u2019intégrer aussi de saines habitudes d\u2019utilisation de la route?Après un grand succès à l\u2019automne 2020, Le Soleil vous présente la suite de cette série, qui s\u2019appuie sur la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec et qui présentera différentes façons d\u2019adopter un comportement courtois sur la route.KIM PARÉ Au volant de son rutilant camion rose, Kim Paré se fait rapidement remarquer.Camion- neuse pour le GroupeMorneau depuis neuf ans, elle parcourt la basse-ville de Québec, de Saint-Sauveur jusqu\u2019au Vieux-Port, et arpentemaintes fois par semaine le boulevard Charest avec son poids lourd, a?n d\u2019effectuer demultiples livraisons.«Conduire un poids lourd en ville, ce n\u2019est pas comme sur une autoroute.Ça demande d\u2019être vigilant à tous les instants, d\u2019avoir des yeux tout le tour de la tête», dit-elle.Une simple distraction pourrait entraîner unemauvaisemanœuvre et constituer un danger.Lorsqu\u2019elle patiente dans le tra?c, elle voit bien les automobilistes, du haut de son camion.«Les gens textent au feu rouge, ils sont facilement distraits».Son conseil : laissez de la place aux poids lourds qui circulent en ville et, surtout, attendez patiemment lorsqu\u2019ils reculent et effectuent leurs livraisons.CÉLINE GAGNON Lors des belles journées d\u2019été, Céline Gagnon aime se balader en décapotable.Mais, avec ou sans toit, elle ne se laisse pas distraire par son cellulaire.Son truc : elle le range toujours dans son sac àmain, lequel est déposé sur la banquette arrière.Ainsi rangé, il lui est impossible de l\u2019attraper en conduisant.Le règlement est clair : il est strictement interdit d\u2019utiliser un appareil électronique portatif lorsqu\u2019on conduit.Le simple fait de le tenir en main ou de toute autre façon quand on est au volant est passible d\u2019une amende.Même si vous êtes arrêté à un feu rouge ou dans un bouchon de circulation, le règlement s\u2019applique.Laissez donc votre cellulaire dans votre sac ou dans le coffre à gants! MARC-ANTOINE BLAIS Avec ses multiples fonctions et ses nouvelles technologies, le tableau de bord peut facilement devenir une source de distraction.Il n\u2019est pas rare de voir un conducteur quitter la route des yeux a?n de trouver le bon réglage, de changer sa liste de musique ou d\u2019activer l\u2019air climatisé.Or, pourMarc-Antoine Blais, propriétaire des écoles de conduite Parcours, les écrans tactiles et intelligents permettent justement d\u2019éviter de manipuler le tableau de bord à tout moment.« Ils sont facilement programmables et gardent en mémoire vos préférences».Il est donc important de bien régler les fonctions avant de rouler.«Lors des cours de conduite, l\u2019élève doit faire le tour du tableau de bord a?n de repérer rapidement les principales fonctions et de ne pas se laisser distraire par l\u2019habitacle.» Ils ont dit.Pour en savoir plus sur les actions de la Ville en sécurité routière, visitez le ville.quebec.qc.ca/securiteroutiere.Les policiers ont à l\u2019œil les fautifs Les distractions mènent à demultiples infractions.Ne tenez pas votre cellulaire en main ni aucun écran tactile.Les constables du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) vous ont à l\u2019œil.Depuis le début de l\u2019année, les policiers ont effectué plus de 750 heures d\u2019opérations axées sur les distractions au volant, en plus des multiples interventions impromptues.Bien que la principale distraction demeure le cellulaire, les policiers en voient de toutes les couleurs sur la route : des gens qui lisent le journal en conduisant, d\u2019autres qui se maquillent, qui ?attent leur chien sur leurs genoux ou qui mangent, ce qui a été souvent remarqué durant la pandémie, avec la fermeture des salles à manger.«Toutes ces actions peuvent être des sources de distraction et sont susceptibles d\u2019être des infractions au Code de la route», rappelle le capitaine du Bureau de la sécurité routière du SPVQ, Claude Lefebvre.«Lorsque vous êtes sur la route, que vous soyez automobiliste, motocycliste ou cycliste, soyez attentif et vigilant.» ÀVÉLO Des distractions au guidon?Il est aussi interdit de manipuler un cellulaire à vélo, de même que de porter des écouteurs.Cyclistes, soyez vigilants sur la route! LE SAVIEZ-VOUS?Pour lire ou écrire un texto, un conducteur quitte la route des yeux en moyenne 5 secondes, ce qui est très long lorsqu\u2019on roule! À 90 km/h, c\u2019est comme traverser un terrain de football les yeux fermés.Depuis 2018, l\u2019amende pour le cellulaire au volant est passée de 100 à 300 $ (et peut même atteindre 600 $), le tout assorti de cinq points d\u2019inaptitude.0066133 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 27 0066133 Les camionneurs redoublent de vigilance En 27 ans derrière un volant de camion, Charles Englehart est à même de constater que les usagers de la route sont souvent distraits.Lui qui forme les camionneurs de demain au Centre de formation en transport de Charles- bourg (CFTC) le remarque à chaque cohorte: dès le début de leur formation, les camionneurs- élèves changent drastiquement leur façon de conduire.«Quand on conduit un poids lourd, on conduit pour les autres.Les camionneurs sont des conducteurs professionnels et ils doivent éviter toutes les distractions», dit-il.Chaque année, ils sont plus de 1500 étudiants à obtenir leur diplôme du CFTC, qui donne sa formation principalement à Québec, mais aussi un peu partout en province.De sa position surélevée, le camionneur voit très bien dans l\u2019habitacle des automobilistes, qui sont encore nombreux à empoigner leur cellulaire dès qu\u2019ils sont aux feux rouges.Ceux-ci sont alors distraits et ne voient pas le poids lourd qui tente de tourner le coin de rue ou encore le cycliste qui arrive à leur droite.Les poids lourds ne s\u2019arrêtent pas comme une voiture et ils prennent des virages plus larges.«Être vigilant sur la route, c\u2019est aussi adapter sa conduite en fonction des autres», insiste l\u2019enseignant.PROMOTION À Québec, on dit oui à la courtoisie.Recherche, photos et rédaction: Annie Lafrance DERNIER RENDEZ-VOUS: LE SAMEDI 26 JUIN Charles Englehart, enseignant au Centre de formation en transport de Charlesbourg (CFTC) Éviter les distractions sur la route Il fait beau, le soleil brille et vous roulez en voiture en écoutant votre chanson préférée.Mais, êtes-vous distrait sur la route?Selon un sondage mené par la SAAQ, seulement 9% des conducteurs québécois se disent distraits.Or, la distraction au volant est l\u2019une des causes les plus souvent mentionnées par les policiers dans les accidents avec blessés ou décès.Les sources de distraction au volant sont aussi diverses que nombreuses.Parmi les principales, on retrouve la cigarette, le fait de manger ou de boire, sans oublier la plus fréquente : la manipulation d\u2019un cellulaire ou d\u2019un GPS.Celles-ci peuvent être visuelles (les yeux quittent la route), manuelles (lâcher le volant) ou cognitives (avoir l\u2019esprit ailleurs).Il semble que ce soit durant la saison estivale que les conducteurs soient les plus distraits.Selon la SAAQ, plus de 50% des accidents avec dommages corporels dus à la distraction au volant se produisent entre mai et septembre.Êtes-vous courtois sur la route?Ralentir, être attentif, respecter la signalisation routière, prioriser la sécurité des enfants, etc.Et si nous nous donnions collectivement la mission d\u2019intégrer aussi de saines habitudes d\u2019utilisation de la route?Après un grand succès à l\u2019automne 2020, Le Soleil vous présente la suite de cette série, qui s\u2019appuie sur la Stratégie de sécurité routière 2020-2024 de la Ville de Québec et qui présentera différentes façons d\u2019adopter un comportement courtois sur la route.KIM PARÉ Au volant de son rutilant camion rose, Kim Paré se fait rapidement remarquer.Camion- neuse pour le GroupeMorneau depuis neuf ans, elle parcourt la basse-ville de Québec, de Saint-Sauveur jusqu\u2019au Vieux-Port, et arpentemaintes fois par semaine le boulevard Charest avec son poids lourd, a?n d\u2019effectuer demultiples livraisons.«Conduire un poids lourd en ville, ce n\u2019est pas comme sur une autoroute.Ça demande d\u2019être vigilant à tous les instants, d\u2019avoir des yeux tout le tour de la tête», dit-elle.Une simple distraction pourrait entraîner unemauvaisemanœuvre et constituer un danger.Lorsqu\u2019elle patiente dans le tra?c, elle voit bien les automobilistes, du haut de son camion.«Les gens textent au feu rouge, ils sont facilement distraits».Son conseil : laissez de la place aux poids lourds qui circulent en ville et, surtout, attendez patiemment lorsqu\u2019ils reculent et effectuent leurs livraisons.CÉLINE GAGNON Lors des belles journées d\u2019été, Céline Gagnon aime se balader en décapotable.Mais, avec ou sans toit, elle ne se laisse pas distraire par son cellulaire.Son truc : elle le range toujours dans son sac àmain, lequel est déposé sur la banquette arrière.Ainsi rangé, il lui est impossible de l\u2019attraper en conduisant.Le règlement est clair : il est strictement interdit d\u2019utiliser un appareil électronique portatif lorsqu\u2019on conduit.Le simple fait de le tenir en main ou de toute autre façon quand on est au volant est passible d\u2019une amende.Même si vous êtes arrêté à un feu rouge ou dans un bouchon de circulation, le règlement s\u2019applique.Laissez donc votre cellulaire dans votre sac ou dans le coffre à gants! MARC-ANTOINE BLAIS Avec ses multiples fonctions et ses nouvelles technologies, le tableau de bord peut facilement devenir une source de distraction.Il n\u2019est pas rare de voir un conducteur quitter la route des yeux a?n de trouver le bon réglage, de changer sa liste de musique ou d\u2019activer l\u2019air climatisé.Or, pourMarc-Antoine Blais, propriétaire des écoles de conduite Parcours, les écrans tactiles et intelligents permettent justement d\u2019éviter de manipuler le tableau de bord à tout moment.« Ils sont facilement programmables et gardent en mémoire vos préférences».Il est donc important de bien régler les fonctions avant de rouler.«Lors des cours de conduite, l\u2019élève doit faire le tour du tableau de bord a?n de repérer rapidement les principales fonctions et de ne pas se laisser distraire par l\u2019habitacle.» Ils ont dit.Pour en savoir plus sur les actions de la Ville en sécurité routière, visitez le ville.quebec.qc.ca/securiteroutiere.Les policiers ont à l\u2019œil les fautifs Les distractions mènent à demultiples infractions.Ne tenez pas votre cellulaire en main ni aucun écran tactile.Les constables du Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) vous ont à l\u2019œil.Depuis le début de l\u2019année, les policiers ont effectué plus de 750 heures d\u2019opérations axées sur les distractions au volant, en plus des multiples interventions impromptues.Bien que la principale distraction demeure le cellulaire, les policiers en voient de toutes les couleurs sur la route : des gens qui lisent le journal en conduisant, d\u2019autres qui se maquillent, qui ?attent leur chien sur leurs genoux ou qui mangent, ce qui a été souvent remarqué durant la pandémie, avec la fermeture des salles à manger.«Toutes ces actions peuvent être des sources de distraction et sont susceptibles d\u2019être des infractions au Code de la route», rappelle le capitaine du Bureau de la sécurité routière du SPVQ, Claude Lefebvre.«Lorsque vous êtes sur la route, que vous soyez automobiliste, motocycliste ou cycliste, soyez attentif et vigilant.» ÀVÉLO Des distractions au guidon?Il est aussi interdit de manipuler un cellulaire à vélo, de même que de porter des écouteurs.Cyclistes, soyez vigilants sur la route! LE SAVIEZ-VOUS?Pour lire ou écrire un texto, un conducteur quitte la route des yeux en moyenne 5 secondes, ce qui est très long lorsqu\u2019on roule! À 90 km/h, c\u2019est comme traverser un terrain de football les yeux fermés.Depuis 2018, l\u2019amende pour le cellulaire au volant est passée de 100 à 300 $ (et peut même atteindre 600 $), le tout assorti de cinq points d\u2019inaptitude. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 28 ACTUALITÉS L\u2019engouement pour le gravel bike ne se dément pas, comme en témoigne la multiplication des événements au Québec et ailleurs.Vélo Mag vous présente un beau témoignage et vous donne quelques conseils pour vous y démarquer.MAXIME BILODEAU Vélo Mag La retraite n\u2019est pas une raison pour se tourner les pouces, pas plus qu\u2019une pandémie.Bruno Langlois en sait quelque chose, lui qui a décroché la victoire à l\u2019un des rares événements cyclistes tenus à l\u2019été 2020 : le Gravel Bikepacking Challenge 500.L\u2019ancien cycliste professionnel a avalé les 500 bornes et 6500 m de grimpe de la première édition de ce défi en un temps exceptionnel de 18h44, mettant plus de deux heures dans la vue de son plus proche poursuivant.Le parcours constitué à 85 % de chemins de terre et de pistes de gravier typiques des Cantons-de- l\u2019Est, théâtre de cet événement, n\u2019est pourtant pas tendre pour les quelque 75 participants, «des gens plus aventuriers que la moyenne», aux dires de l\u2019organisation.Ces derniers disposent d\u2019un maximum de 168 heures pour boucler le tout en solo ou en duo, et en totale autonomie.Malgré sa performance, le propriétaire du bien connu Vélo Cartel, à Québec, a tout de même été pris au dépourvu lors de ce GBC 500.Notamment dans les secteurs tape-cul survolés pleins gaz à la noirceur.«Ma lampe frontale n\u2019éclairait pas assez! Je me suis donc retrouvé à rouler à l\u2019aveugle pendant toute la nuit, en me fiant à mon seul GPS pour m\u2019orienter», raconte celui qui s\u2019était élancé du Vélo Café Endurance Aventure de Magog au petit matin.Autre difficulté, qu\u2019il ne soupçonnait pas : ses genoux l\u2019ont fait souffrir sur les 100 derniers kilomètres, au point de l\u2019empêcher de se lever sur les pédales.«Au moins, ma gestion de l\u2019effort était impeccable; jamais je n\u2019ai roulé à haute intensité, ce qui a préservé mes réserves en glycogène.En parallèle, j\u2019avalais environ 75 g de glucides par heure de manière à soutenir mon niveau d\u2019énergie», détaille le kinésiologue.«TRÈS DÉMOCRATIQUE» Bruno Langlois, il faut le dire, s\u2019alignait sur la ligne de départ du GBC 500 avec le couteau entre les dents.C\u2019est que le cycliste aurait normalement dû prendre part à divers gravel grinders au cours de la dernière saison.Parmi eux, le fameux Dirty Kanza, qui devait avoir lieu vers la fin de mai à Flint Hills, dans l\u2019État du Kansas.Le contexte sanitaire a cependant forcé son report, puis son annulation pure et simple.Avec son épreuve reine de 200 miles (environ 320 km) disputée depuis 2006, DK est considéré à la fois comme le championnat du monde non officiel de la discipline et l\u2019événement liminaire, celui qui a en quelque sorte préfiguré l\u2019engouement actuel pour le vélo de garnotte.Preuve de sa popularité, ses participants sont déterminés des mois à l\u2019avance par l\u2019entremise d\u2019une loterie.Prochaine édition, à laquelle Bruno Langlois devrait prendre part : le 5 juin prochain.« Le vent et la chaleur sont les deux principales difficultés de cette compétition.Hormis pour les quelques participants qui se disputent la gagne à l\u2019avant, tu n\u2019as toutefois pas besoin d\u2019être un fin tacticien ou un athlète confirmé pour la compléter», indique le cycliste.«Le gravel bike est très démocratique en ce sens.J\u2019encourage les gens à s\u2019inscrire à de tels événements; ils ne le regretteront pas.» COMMENT SURVOLER LA GARNOTTE 1.Conserver la vitesse acquise Un marchand de watts est un cycliste qui, grâce à son gros moteur et à sa bonne forme physique, génère de la puissance mécanique à profusion.Bien qu\u2019elle soit utile, cette capacité ne fait cependant pas foi de tout sur les chemins de traverse, où la surface, les obstacles et le moindre effet de sillonnage peuvent mener la vie dure au plus affûté des athlètes.«Contrairement à la route, aucun kilomètre n\u2019est gratuit sur le gravier.Le cycliste qui s\u2019y aventure doit apprendre à conserver sa lancée, pas juste à la générer», indique Bruno Langlois.Un conseil, donc : freinez le moins possible, même si ça peut parfois paraître contre-intuitif.2.Aiguiser ses habiletés techniques Rechercher le meilleur tracé possible, orienter son regard vers la direction souhaitée et apprendre à laisser son vélo travailler sont autant d\u2019habiletés de base qui sont fort utiles dans ces lieux où Google Street View ne se rend pas.Pour les développer, il n\u2019y a pas de secret : il faut délibérément se mettre au défi.«Il faut se challenger en se frottant à différents terrains, comme des lignes d\u2019Hydro, des trails de quatre-roues, des champs.», fait valoir l\u2019expert.Pour ce faire, prévoyez sciemment du temps à l\u2019entraînement, si possible en début de séance alors que la concentration est maximale, et la motivation, élevée.Aussi, considérez la pratique du cyclocross et du vélo de montagne.3.Développer ses qualités musculaires La caillasse génère une résistance parfois surprenante, du moins bien plus forte que celle offerte par le bitume.Le cycliste qui s\u2019y expose est donc sans cesse confronté à un effet de papier sablé, véritable frein à des vitesses élevées.Ajoutez à l\u2019équation de solides dénivelés \u2014 les routes secondaires choisies étant en général assez accidentées \u2014, et vous obtenez des sorties cyclistes qui taxent les muscles sollicités par l\u2019action de tourner les manivelles.«Dans un contexte de compétition, apprendre à monter en force, à faible cadence, peut faire toute la différence», pense Bruno Langlois, qui a ainsi tranché le débat lors d\u2019une étape de la série Gravel Cup Canada, en 2019.4.Apprendre à grimper en position assise Les chemins de gravelle sont vivants et changent au fil des saisons, des caprices de dame Nature et, parfois, de ceux d\u2019une niveleuse.Résultat : le sol est souvent meuble, surtout en montée.Cela a pour conséquence d\u2019empêcher le cycliste de grimper en danseuse, au risque de voir sa roue arrière déraper.Garder les fesses bien vissées à la selle de son gravel bike s\u2019impose.«La capacité à stabiliser son tronc, de manière à pouvoir maintenir une tension adéquate dans les jambes, m\u2019apparaît encore plus importante que sur la route», observe Bruno Langlois.Des exercices de renforcement des muscles abdominaux et dorsaux (unité centrale) sont tout indiqués.LE GBC 500 2021 L\u2019édition 2021 du Gravel Biking Challenge se déroulera à partir du 14 août.Au menu : 500 km avec un dénivelé positif de 6500 m en duo ou en solo sur les plus belles routes de campagne des Cantons-de-l\u2019Est.85 % du parcours se fait sur la gravelle, 15 % sur le bitume.C\u2019est un défi en autonomie sans assistance.Libre à vous de choisir votre vitesse dans la limite des six jours pour finaliser le parcours.Les chemins de gravelle sont vivants et changent au fil des saisons, des caprices de dame Nature et, parfois, de ceux d\u2019une niveleuse.\u2014 PHOTO RIDLEY BIKES SE PRÉPARER POUR LE VÉLO DE GARNOTTE leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 29 ACTUALITÉS DAVID DESJARDINS Collaboration spéciale HORS-PISTES J e me suis posé la question avant d\u2019écrire : est-ce que j\u2019envoie les gens rouler par là?C\u2019est pourtant une route que j\u2019emprunte au minimum tous les dix jours.Depuis des décennies.Je parle de l\u2019extrémité est du boulevard Louis-XIV, par lequel j\u2019enfile Lloyd- Welch vers le nord, ce dernier se fondant ensuite dans le boulevard Raymond qui change de nom pour devenir l\u2019avenue Sainte-Brigitte.Mon ami Manu et moi surnommions autrefois le secteur l\u2019Enfer du Nord  : clin d\u2019œil à la classique course Paris-Roubaix, dont la principale caractéristique est d\u2019aligner sur son parcours des secteurs recouverts de pavés antédiluviens qui ressemblent plus à un assemblage de gros cailloux conçus pour rendre le passage le plus prohibitif possible.Ne cherchez pas à comprendre : la course cycliste sur route est une longue histoire où les légendes et les exploits inhumains qui constituent sa mythologie s\u2019écrivent avec de la sueur, du sang et beaucoup de pathos.La chaussée vers Sainte-Brigitte a été refaite, depuis.Mais le surnom reste.Car comme aurait pu l\u2019écrire Sartre s\u2019il avait parfois roulé vers Sainte-Brigitte-de-Laval, l\u2019enfer en vélo, c\u2019est parfois les autres utilisateurs de la route.Ceux-ci vont drôlement vite, par ici.Il doit donc se passer des choses d\u2019extraordinaires dans ce coin de pays et que j\u2019ignore, car ses habitants paraissent rudement pressés d\u2019y retourner.Et puis, comme c\u2019est encore souvent le cas ici comme ailleurs, l\u2019accotement parait avoir été conçu par des physiciens adeptes de l\u2019expérience du chat de Shrödinger : il est là, l\u2019accotement, mais en même temps, il ne l\u2019est pas.Tout dépend donc de votre confiance et de votre tolérance au risque.Si vous maîtrisez bien votre vélo, que l\u2019espace restreint ne vous effraie pas et que la proximité d\u2019un trafic important ne vous gêne pas trop non plus : alors allez-y.Parce que le truc, c\u2019est qu\u2019au bout, il y a quantité de choses charmantes à découvrir.Si on aime souffrir.QUEL CALVAIRE?Après avoir basculé au sommet de la belle grimpe que constitue cette route, on a droit à une superbe descente, avec large bande cyclable svp.Ça va très vite, et c\u2019est assez long pour avoir le temps de goûter la vitesse et s\u2019en griser.On longe la rivière Montmorency, on passe la tristement inondable île Enchanteresse, et nous voici aux portes du Calvaire.On confond souvent la rue du Calvaire avec le boulevard du Lac.La première s\u2019emprunte quelques mètres plus loin sur l\u2019avenue Sainte-Brigitte, puis traverse le boulevard du Lac pour monter brutalement vers la traverse de Laval après la ferme de lamas.Je lui préfère généralement l\u2019autre montée, donc le boulevard du Lac.Plus passant, mais plus progressif.Tout en haut, on a droit à une traverse de Laval entièrement refaite, après avoir constitué, pendant de longues années, un cauchemar (plus ou moins) bitumé.De là, vous pouvez faire le tour du lac Beauport, ou alors virer vers le Mont Tourbillon par la montée du Golf, le chemin des Granits (à droite ou à gauche, ça fait une boucle), puis ensuite virer à gauche sur le chemin du Moulin puis encore à gauche sur le chemin des Lacs : vous aboutirez quelques mètres plus loin qui si vous aviez poursuivi tout droit, en direction du Relais.LES TROIS BRANCHES Si vous continuez passé le village de Sainte-Brigitte, vous attendent ce que nous (c\u2019est-à-dire la société plus ou moins secrète des cyclistes sur route doloristes) appelons les trois branches.E n r é a l i t é , l a p r e m i è r e s e nomme\u2026 rue Labranche.Les deux autres sont la rue Saint- Louis et la continuité de l\u2019avenue Sainte-Brigitte.Depuis Québec, si on aligne les trois, la sortie totalise une centaine de kilomètres, et un considérable dénivelé, puisque chaque branche constitue une belle montée, la plupart du temps régulière, qui permet de s\u2019amuser à se faire mal sans trop avoir à se soucier du trafic auto.Car à l\u2019inverse de la route qui nous y mène, ces rues sont nettement moins passantes.Plus achalandées qu\u2019autrefois, certes, en raison du développement immobilier qui s\u2019y trame, ces côtes demeurent relativement isolées, propices aux entraînements et visuellement agréables, puisqu\u2019elles nous plongent dans un secteur forestier qui n\u2019a pas encore totalement cédé à l\u2019étalement urbain.On monte, puis on redescend chacune des branches.On profite encore du plaisir d\u2019aller rapidement grâce à la gravité.Puis on revient sur nos pas.Ou, pour en rajouter une couche, on tourne au Calvaire avant de rentrer et raconter à qui veut l\u2019entendre qu\u2019on a survécu à l\u2019enfer.L\u2019ENFER DU NORD La côte du Calvaire, à Sainte- Brigitte-de-Laval \u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 30 ACTUALITÉS PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com Citoyens de Québec et de la Rive- Sud, attendez-vous à beaucoup d\u2019action dans le ciel pendant une heure dans l\u2019avant-midi du samedi 26 juin.Le Spectacle aérien international de Bagotville (SAIB), au Saguenay, a décidé d\u2019étendre son opération Bon voisinage dans la capitale avec un défilé aérien qui commencera autour de 9h30.En raison des restrictions sanitaires liées à la COVID-19, la direction du SAIB a décidé de faire défiler des avions dans le ciel à Québec, mais évidemment aussi dans sa région, le Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.La capitale aura donc sa partie en avant-midi.Les municipalités de Baie-Saint-Paul, de La Malbaie, de Rivière-du-Loup et de Tadoussac auront aussi leur part du gâteau.Dans l\u2019après-midi, ce sera au tour des villes du Saguenay\u2013Lac-Saint- Jean de voir défiler les avions de l\u2019Aviation royale canadienne (ARC).«Nous nous sommes assis en 2020, de très bonne heure, il y a de ça un an environ.Nous en sommes venus à la décision de faire cette formule dans la foulée de l\u2019opération Inspiration que les Snowbirds avaient entamée au printemps de 2020», explique le colonel Normand Gagné, commandant de la base aérienne de Bagotville et aussi président du SAIB, en entrevue au Soleil.«On s\u2019était dit qu\u2019il fallait que l\u2019on donne quelque chose au public et faire quelque chose, même si on était dans une troisième ou une quatrième vague de la COVID-19.» La base de Bagotville accorde une importance au SAIB, car il permet aux gens «de vivre ce que c\u2019est sur une base militaire et que ça souligne l\u2019importance de l\u2019aviation au Québec».«C\u2019est sûr que s\u2019il n\u2019y avait pas de COVID-19, on aurait fait le SAIB comme d\u2019habitude.On veut retourner là!» ajoute le colonel Gagné en soulignant que l\u2019organisation souhaite faire de l\u2019édition 2023 quelque chose de marquant.«D\u2019abord, ce sera durant la longue fin de semaine de la Saint-Jean- Baptiste, mais aussi, ce sera peu de temps après le dévoilement du choix de l\u2019avion de chasse qui remplacera les CF-18.Je serais surpris que l\u2019avionneur qui aura gagné le concours n\u2019apporte pas un exemplaire de son avion.» Aussi, l\u2019officier mise sur l\u2019effet du film Top Gun.«La suite sort à la fin de 2021, donc les gens auront ça frais en mémoire.Vous vous en souvenez, en 1986, le premier film avait beaucoup marqué les jeunes aviateurs comme moi!» UNE VINGTAINE D\u2019AVIONS EN UNE HEURE Les gens de la région de la capitale pourront voir défiler une vingtaine d\u2019aéronefs en tout en dedans d\u2019une heure.«Le défilé commencera avec les Snowbirds qui feront un premier passage le long du fleuve Saint-Laurent et qui reviendront faire un éclatement de leur formation près de la Citadelle de Québec», énumère le directeur des opérations (ou le airboss) du SAIB, le capitaine Pierre-Claude Quirion.«Plus au sud-ouest de la ville, les autres avions feront des cercles dans une zone d\u2019attente à des paliers différents, séparés par intervalles de 1000 pieds [ou plus].Il est évident que nous concentrerons toute notre activité au sud du fleuve, car au nord, l\u2019aéroport Jean-Lesage poursuit ses opérations.» Les habitants des secteurs de Saint-Romuald, de Breakeyville ou de Saint-Jean-Chrysostome seront probablement témoins de toute cette activité dans les airs.Après les Snowbirds, deux vagues de CF-18 (une de quatre, l\u2019autre de trois) se succéderont.Ils seront suivis par un avion de patrouille maritime CP-140 Aurora, des avions de transport CC-177 Globemaster III, CC-130J Hercules et CC-150 Polaris, ainsi que des hélicoptères CH-146 Griffon du 430e Escadron tactique d\u2019hélicoptères de Valcar- tier.L\u2019intervalle entre les différents appareils sera de cinq minutes approximativement.Par courtoisie, les organisateurs ont demandé aux villes où se feront les passages l\u2019autorisation de voler à une altitude entre 500 et 1000 pieds.Par ailleurs, les Snowbirds passeront la nuit du 25 au 26 juin à Québec, afin de partir directement de l\u2019aéroport Jean-Lesage samedi matin.En raison de la faible autonomie des avions CT-114 Tutor qui ne leur permettrait pas de décoller de Bagotville et de faire la grande boucle.Tous les autres \u2014 à part les Griffon \u2014 partiront de la base du Saguenay.Après ce défilé, les différents avions se poseront à Bagotville pour se ravitailler et partiront à 14h pour faire le tour du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.À Québec, la description sera faite en direct sur les ondes du FM93.Les gens pourront aussi se servir de l\u2019application numérique du SAIB pour connaître les heures de passage dans leur secteur.Pour la télécharger, il suffit d\u2019aller sur le site Web du SAIB (saibagotville.com) et de cliquer sur Google Play ou sur App Store, selon le système d\u2019exploitation de l\u2019appareil mobile.UN SPECTACLE CARBONEUTRE Une chose dont le SAIB est particulièrement fier, c\u2019est qu\u2019il soit certifié carboneutre.«On est les seuls en Amérique du Nord, et peut-être bien dans le monde.Nous savons que nous polluons.Donc, avec l\u2019aide de l\u2019Université du Québec à Chicoutimi, on compense avec quelque chose d\u2019autre, en plantant des arbres», conclut le président du SAIB.À SAINT-GEORGES, JEUDI Deux jours plus tôt, sans avoir la même ampleur, la Ville de Saint- Georges de Beauce aura elle aussi son défilé aérien, organisé par l\u2019Aérofête de Beauce.Entre 15h et 15h30, le jeudi 24  juin, les neuf avions CT-114  Tutor des Snowbirds et le CF-18 de démonstration survoleront la r ivière Chaudière.Ils seront SPECTACLE AÉRIEN DE BAGOTVILLE À QUÉBEC DE L\u2019ACTION DANS LE CIEL LE 26 JUIN «[\u2026] Il fallait que l\u2019on donne quelque chose au public et faire quelque chose, même si on était dans une troisième ou une quatrième vague de la COVID-19» \u2014 Le colonel Normand Gagné, président du Spectacle aérien de Bagotville 1 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 31 ACTUALITÉS accompagnés de deux hélicoptères Griffon de Valcartier.La description du défilé se fera sur les ondes de la station radiophonique MIX 99,7, commentée par Hugues Drouin, pilote acrobatique, et Michel Cliche, ex-pilote des Snowbirds.Les organisateurs rappellent qu\u2019en cas de pluie, le défilé aérien pourrait être devancé ou retardé au cours de la journée du 24 juin.Plus d\u2019information à : bit.ly/35pbRjk DANS LES RÉSEAUX SOCIAUX : Facebook : Spectacle aérien international de Bagotville Instagram : spectacle_aerien_bagotville Twitter : @SAIBagotville 5 6 Les passages des Snowbirds et du CF-18 de démonstration rendront aussi hommage aux travailleurs de la santé.Il s\u2019agit de la poursuite de l\u2019opération Inspiration, amorcée l\u2019an dernier.«La formation acrobatique des Snowbirds de l\u2019Aviation royale canadienne [ARC] souhaite dédier son survol aux trop nombreuses victimes de la COVID-19 dans le monde, mais spécifiquement au Québec et dans notre région du Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean», a écrit au Soleil Nadine Belley-Traoré, coordonnatrice des communications du commandant de la 3e Escadre à Bagotville.«Rendre également hommage aux militaires canadiens qui ont fait la différence dans les CHSLD québécois, auprès de nos aînés les plus vulnérables au printemps 2020.Et finalement, dire un grand merci au personnel des soins de santé qui sont littéralement au front depuis mars 2020 pour sauver des vies.» Pour sa part, avec ses couleurs particulières pour la saison 2021 de spectacles aériens, le CF-18 de démonstration a pour thème la «protection du Canada».«Les Canadiens ont fait preuve d\u2019une force et d\u2019une résilience extraordinaires tout au long de la pandémie de COVID-19.L\u2019ARC et les Forces armées canadiennes continuent de participer aux opérations nationales partout au Canada», résume l\u2019équipe de démonstration dans sa page Facebook.L\u2019opération Inspiration avait été interrompue par l\u2019écrasement d\u2019un avion CT-114 Tutor à Kamloops, le 17 mai 2020.Cet accident avait causé la mort de la capitaine Jennifer Casey, responsable des affaires publiques des Snowbirds, et blessé le pilote, le capitaine Richard MacDougall.PAUL-ROBERT RAYMOND HOMMAGE AUX TRAVAILLEURS DE LA SANTÉ Avec ses couleurs particulières, le CF-18 de démonstration CF-18 de démonstration de 2021 a pour thème la «protection du Canada» \u2014 PHOTO DEREK HEYES, FOURNIE PAR LES FORCES ARMÉES CANADIENNES 1 Le 26 juin, les Snowbirds feront au moins deux passages dans le ciel de Québec.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, YAN DOUBLET 2Deux vagues de chasseurs CF-18 suivront les Snowbirds.\u2014 PHOTO CAPORAL GARY CALVÉ 3Un avion de patrouille maritime CP-140 Aurora \u2014 PHOTO CAPORAL DAVID VELDMAN 4Un avion cargo CC-130J Hercules \u2014 PHOTO CAPORAL NICOLAS ALONSO 5 La version militaire du Airbus A310, le CC-150 Polaris \u2014 PHOTO OS SEYMOUR 6Des hélicoptères CH-146 Griffon de Valcartier fermeront le défilé aérien \u2014 PHOTO CAPORAL GENEVIÈVE BEAULIEU 2 3 4 Informez-vous sur nos promotIons Ce dont vous rêvez APPARTEMENTS HAUT DE GAMME Magnifiquement situé | Luxueusement construit Disponibles : studio - 3½ - 4½ - 5½ 418 573 4144 | www.155GAest.com 0070025 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 32 ACTUALITÉS ISABELLE MATHIEU imathieu@lesoleil.com L\u2019éditeur Michel Brûlé est-il mort ou vivant?La Couronne attendra des documents officiels, transmis par le gouvernement brésilien, avant de demander la fermeture du dossier judiciaire.Le 31 mai, des médias brésiliens ont rapporté que Michel Brûlé, 56 ans, avait fait une chute mortelle lorsqu\u2019il circulait à vélo dans une côte du quartier de Buenos Aires, dans la ville de Guarapari au Brésil.Toujours selon les informations du journal Tempo Real, l\u2019éditeur ne portait pas de casque au moment de l\u2019accident.À ce moment, Michel Brûlé était en attente de sa peine après avoir été déclaré coupable d\u2019agression sexuelle.Selon la version retenue par le tribunal au terme du procès, Brûlé a embrassé de force et fait des attouchements à une auteure venue lui présenter un manuscrit en mars 2014.L\u2019éditeur avait raté la dernière audience virtuelle.S\u2019inquiétant qu\u2019il cherche à fuir la justice, la Couronne avait demandé et obtenu l\u2019émission d\u2019un mandat d\u2019arrestation.Moins de trois semaines après l\u2019accident, la procureure de la Couronne Me Valérie Lahaie n\u2019a pas encore en main les documents officiels attestant le décès de Michel Brûlé et était dans l\u2019obligation vendredi de demander un délai supplémentaire à la cour.Avec l\u2019aide d\u2019Interpol et de la GRC, les démarches sont en cours avec les autorités gouvernementales brésiliennes, assure la procu- reure de la Couronne.«On s\u2019attend à ce que la collaboration internationale nous permette d\u2019obtenir plus rapidement les originaux, explique Me Lahaie au juge Sébastien Proulx de la Cour du Québec.On verra s\u2019ils sont complets, à la satisfaction du ministère public.» Déposer les documents originaux attestant le décès est une condition essentielle au retrait des accusations, insiste le ministère public.LES COPIES DE LA DÉFENSE Dans les jours qui ont suivi le décès allégué, l\u2019avocat de Brûlé, Me Charles Brochu, a obtenu par la famille du défunt le rapport de la police brésilienne, le certificat de décès et le certificat d\u2019inhumation.Le corps de Michel Brûlé a été inhumé le 1er juin.L\u2019inhumation, au lendemain de l\u2019événement, s\u2019est faite à la demande du frère du défunt, Martin Brûlé, propriétaire d\u2019une auberge à Guarapari, au Brésil, où l\u2019éditeur séjournait depuis décembre.Me Brochu a transmis tous les documents à sa consœur de la Couronne.Les représentants des médias ont aussi pu y jeter un œil.Les documents, que Me Brochu croit être des copies d\u2019originaux, ont une allure tout à fait standard, avec des sceaux et des formulaires sur du papier carbone.Ils sont rédigés en portugais.Il y est notamment indiqué que Michel Brûlé est mort d\u2019un traumatisme thoracique.L\u2019avocat de la défense entend lui aussi les commentaires des gens qui continuent de douter de la mort de l\u2019éditeur.«Les gens peuvent croire ce qu\u2019ils veulent, mais je ne peux pas croire qu\u2019il aurait simulé sa mort dans un dossier comme ça», commente Me Brochu.Selon l\u2019avocat, son client s\u2019exposait, à ses yeux, à une peine de moins de 30 jours de prison pour l\u2019infraction d\u2019agression sexuelle.L\u2019avocat n\u2019avait pas encore discuté de peine avec son client, mais il est convaincu que Michel Brûlé ne pouvait pas craindre d\u2019être envoyé au pénitencier pour une longue période.Selon Me Brochu, Michel Brûlé lui avait transmis une copie des billets d\u2019avion annonçant son retour au Canada pour le début juillet.LA COURONNE VEUT LES DOCUMENTS OFFICIELS ATTESTANT LE DÉCÈS DE BRÛLÉ L\u2019avocat de Michel Brûlé (photo du haut), Me Charles Brochu, a présenté aux médias l\u2019avis de décès brésilien qu\u2019il a obtenu.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL ET COURTOISIE leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 33 0069925 CONCOURS La nuitée du 1er juillet à l\u2019hôtel Château Bellevue, l\u2019accueil et le transport versOù tu vas quand tu dors en marchant.?Et la location de deux vélos électriques fournis par Cyclo Services! concours.lesoleil.com À GAGNER : POUR PARTICIPER: SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 34 ACTUALITÉS D eux vies fauchées.Deux drames qui n\u2019auraient pas dû avoir lieu.Des jeunes dans la fleur de l\u2019âge, voués à un bel avenir.Des familles et des amis anéantis.D\u2019une tristesse sans nom.Comme plusieurs, c\u2019est ce que je me suis dit cette semaine, alors que deux adolescents de 17 ans sont morts dans des accidents de voiture.D\u2019abord à Drummond- ville, dans la nuit de vendredi à samedi, puis lundi matin, à Saint-Tite.J\u2019ai également eu une pensée pour Marc Brunelle et Denise Isabelle.Je ne les connais pas intimement, plutôt par connaissances interposées.Sans hésiter, ils ont accepté de partager leurs réflexions sur les jours, les mois et les années suivant la perte brutale, cruelle et insensée d\u2019un être aimé plus que tout.Il y a bientôt dix ans, ils ont dû emprunter cette longue et difficile route du deuil sur laquelle ils continuent d\u2019avancer.C\u2019est arrivé par un après-midi ensoleillé du 12 juillet 2011, à Saint-Tite.Leur fils Thomas avait 17 ans, venait de terminer ses études secondaires et avait des rêves plein la tête lorsqu\u2019il a été happé mortellement par un train.Il n\u2019y avait pas de barrière au passage à niveau du rang Sud.Le garçon n\u2019a jamais vu ni entendu le train de passagers s\u2019amenant à grande vitesse à l\u2019instant précis où la voiture qu\u2019il conduisait a traversé la voie ferrée.Les circonstances entourant les tragédies routières des derniers jours sont différentes de celle qui a causé la mort de Thomas.Chaque histoire est unique, mais le choc pour ceux qui restent est tout aussi violent.Aucun parent n\u2019est préparé à vivre un tel traumatisme.Marc et Denise ne peuvent pas dire le contraire, mais à l\u2019instar des plus beaux souvenirs, l\u2019espoir renaît peu à peu, soulignent-ils dès le début de notre entretien.Pour eux, ce fut le cas.Dix ans que Thomas n\u2019est plus parmi les siens.Une décennie.Ça semble loin dans le temps, mais c\u2019était hier encore.«C\u2019est comme une plaie qui s\u2019est refermée, mais qui suinte toujours», illustre Marc Bru- nelle avant d\u2019ajouter: «L\u2019absence et l\u2019ennui, c\u2019est plus difficile, mais les moments de désarroi s\u2019espacent dans le temps.» Au début, une chanson rappelle à la mémoire la joie de vivre de ton enfant disparu et, du coup, déclenche des larmes.Peu à peu, la tristesse fait place à la sérénité, à l\u2019envie même de réentendre cette musique qui le représente toujours aussi bien.Avec générosité, Marc et Denise me racontent ce qu\u2019ils ont traversé depuis l\u2019annonce de la mort de leur fils, quand le temps s\u2019arrête et que ton corps hurle de douleur.Thomas est le deuxième de trois garçons.Il est né trois ans après Antoine et deux ans avant Édouard.Leurs parents se sont accrochés pour eux, avec eux.«Ça a beaucoup aidé, avoir d\u2019autres enfants.Il faut que tu te relèves pour eux.Ils ont besoin de nous.» En plus d\u2019être proche de ses frères, Thomas avait d\u2019innombrables amis.Il était doué pour se faire aimer, notamment en raison de sa grande écoute, témoigne affectueusement son père.C\u2019est par centaines que jeunes et moins jeunes sont venus le saluer une dernière fois.Du jamais- vu au salon funéraire littéralement envahi jusque dans la rue.Les jours d\u2019après, ses plus fidèles complices ont également rempli la maison familiale pour pleurer et rire avec ses parents qui me racontent avec des sourires dans la voix comment cet élan de solidarité les a aidés à affronter la suite.Jusqu\u2019à l\u2019an dernier, Marc ne se décidait pas à refaire la décoration de la chambre à coucher de son fils.Tout était demeuré intact, incluant la grenouille en peluche accrochée au coin du lit.«Je n\u2019étais pas capable avant.C\u2019était ma façon de garder contact avec lui», explique- t-il.À l\u2019invitation de Denise, les vêtements de Thomas avaient rapidement trouvé preneurs auprès de ses copains.Sa mère a gardé pour elle sa robe de chambre.«L\u2019odeur\u2026 », ajoute la dame qui, en disant cela, a l\u2019impression de respirer le doux parfum de son garçon.Après son décès, ses parents ont mis un an avant de reprendre le travail.Ils tenaient à prendre soin d\u2019eux-mêmes et de leur bulle familiale.Denise considère qu\u2019elle s\u2019est fait le cadeau de «savourer» chaque journée même s\u2019il lui était pénible au départ de mettre un pied devant l\u2019autre.Graduellement, ses promenades avec le chien se sont allongées pour lui procurer un état d\u2019apaisement, comme si Thomas était présent entre la visite de deux geais bleus.Tout au long des dix-sept années partagées avec lui, sa mère a su profiter de sa présence.«Je n\u2019ai aucun regret, affirme Denise qui n\u2019hésite pas non plus à dire : «Nous sommes des gens joyeux.» Ils l\u2019étaient avant et le resteront.Pour Thomas qui aimait rire avec eux.«Ça va de mieux en mieux», répondait Denise aux gens qui, mal à l\u2019aise, prenaient de ses nouvelles au début, en avouant ne pas trop savoir quoi lui dire de plus.«Dis ce que tu ressens, ce que tu penses.De toute façon, il n\u2019y a pas de mots», les rassurait Marc avec reconnaissance pour le respect et la sensibilité dont les gens ont fait preuve envers sa famille, à commencer par ces deux policiers venus leur apprendre que le pire était arrivé.Oui, la route du deuil est terriblement souffrante, décrivent Marc et Denise.Petit à petit par contre, l\u2019état d\u2019engourdissement disparaît, les mécanismes de défense s\u2019estompent, une recherche d\u2019équilibre se manifeste et le quotidien salvateur s\u2019installe.Avec leurs deux autres fils, le mot résilience prend tout son sens.Ils ont surmonté l\u2019insurmontable.Marc Brunelle tient à partager ce message à quiconque est confronté à la mort d\u2019un enfant et à l\u2019après sans lui.«Oui, c\u2019est un long, un très long processus, mais il faut accepter les mains tendues et prendre les occasions qui passent.Tu as une invitation, tu y vas! Il ne faut pas s\u2019isoler, avoir peur du regard des autres.Il faut aller chercher de l\u2019aide professionnelle aussi, c\u2019est essentiel.Et surtout, il faut garder en tête que la vie est encore belle.» «La vie est encore belle» ISABELLE LÉGARÉ CHRONIQUE isabelle.legare@lenouvelliste.qc.ca Il y a bientôt dix ans décédait tragiquement Thomas, le fils de Marc Brunelle et de Denise Isabelle.Ils ont accepté de partager leurs réflexions sur le deuil qui en découle.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, FRANÇOIS GERVAIS Petit à petit, l\u2019état d\u2019engourdissement disparaît et le quotidien salvateur s\u2019installe leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 35 0070039 Nous, groupes sociaux de la Capitale-Nationale, nous indignons de flambée des cas de féminicides des derniers mois.Nous nous engageons à poursuivre la lutte pour l\u2019éradication de toutes les formes de violence envers les femmes.Nous reconnaissons que les féminicides sont le meurtre d\u2019une femme au simple motif qu\u2019elle soit une femme.Nous refusons d\u2019y voir un crime passionnel, une perte de contrôle d\u2019un conjoint, un drame conjugal encore un événement inexplicable.La banalisation des violences faites femmes et la déresponsabilisation collective doivent cesser ! Nous reconnaissons que les féminicides ne sont pas des actes inexplicables.Ce ne sont pas des drames imprévisibles qu\u2019on nous décrit souvent dans les médias.Au Canada, une femme ou une fille est tuée tous les deux jours et demi (Thompson, 2019).C\u2019est un véritable fléau social.Les meurtres de femmes et de filles par un conjoint ou un ex-conjoint font partie d\u2019un continuum de violences qui regroupe une série de comportements violents trop souvent normalisés et banalisés.Ces violences sont le fruit d\u2019un rapport de domination des hommes sur les femmes.Nous reconnaissons que les femmes aux intersections de plusieurs systèmes d\u2019oppression telles les femmes immigrantes, les femmes autochtones, celles en situation de handicap, les jeunes femmes, les femmes des communautés LGBTQIA, les femmes âgées, en situation d\u2019itinérance, en situation de dépendance économique, et les femmes que la société racise sont parmi les plus à risque de subir une ou plusieurs formes de violences.À titre d\u2019exemple, en 2020 au Canada, des femmesetfilles tuéesparunaccusémasculinétaientautochtones, qu\u2019elles ne représentent que 4% de la population féminine canadienne (Gill, 2021).Les luttes contre le patriarcat, le racisme, le colonialisme et le capitalisme sont interreliées et indissociables pour qu\u2019une société véritablement égalitaire puisse voir le jour.nous engageons à travailler à l\u2019atteinte de l\u2019égalité entre les femmes les hommes et entre les femmes elles-mêmes, à briser le silence dénonçant les violences dans notre environnement social, culturel, médiatique, institutionnel et politique, à déconstruire par l\u2019éducation les modèles qui valorisent une masculinité toxique et une banalisation des violences faites aux femmes.revendiquons des mesures concrètes et urgentes pour éradiquer violences faites aux femmes : accès à des logements sociaux, à des venus décents, à des places subventionnées en garderie, à de l\u2019aide juridique, à des services d\u2019interprétariat pour les femmessourdes et les femmes immigrantes, à plus de formation sur la violence conjugale pour les divers intervenant.e.s (services sociaux au sens large, milieux scolaires, police), et à un travail de prévention en violence, notamment grâce à l\u2019éducation aux rapports égalitaires.De plus, bien qu\u2019un pas dans la bonne direction ait été fait dernièrement pour le financement des maisons d\u2019aide et d\u2019hébergement, nous revendiquons un investissement massif et récurrent dans les ressources pour femmes.Ensemble, faisons front commun contre les violences faites aux femmes.Ça suffit, pas une de plus.Héloïse Varin, Action Chômage de Québec Martine Labrie, Alliance des Maisons d\u2019Hébergement de la Capitale-Nationale Marc Cloutier, Association coopérative d\u2019économie familiale de Québec Louis-Xavier Lamy, Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures Andréane Chabot, Association des étudiantes et étudiants en anthropologie Cedrik Verreault, Association des étudiantes et étudiants en science politique de l\u2019Université Laval Pauline Tremblay, Association des étudiant.es en sciences sociales Marie-Soleil Leblanc-Gilbert, Association des parents-étudiants de l\u2019Université Laval Gilles Beaulé, Association pour l\u2019intégration sociale- Région de Québec Véronique Salmon, Association pour la défense des droits sociaux Québec métropolitain Marie-Claude Pellerin, Atout-Lire, groupe populaire en alphabétisation Francine Genest, Auto-Psy (Région de Québec) Nicole Dionne, Bureau d\u2019animation et information logement Sophie Fortier Mallette, CALACS de Charlevoix Yves Carrier, Carrefour d\u2019animation et de participation à un monde ouvert Chantale Coulombe, Carrefour d\u2019éducation à la solidarité internationale - Québec Joanne Boutet, Centre d\u2019entraide Émotions Geneviève Lessard, Centre de Recherches Appliquées et Interdisciplinaires sur les Violences intimes, familiales et structurelles et Équipe de recherche en violence conjugale Chantal Dufour, Centre des Femmes de Charlevoix Émilie B.Breton, Centre des femmes de la Basse-Ville Diane Joncas, Centre étape Gabriela Santos, Centre Famille Haute Ville Audrey Tremblay, Centre-Femmes aux Plurielles Alice Marcoux, Centre Femmes d\u2019aujourd\u2019hui Linda Auger Morissette, Centre femmes de Portneuf Lucie Gosselin, Centre ressources pour femmes de Beauport Isabelle Poulin, Chantelait Pascaline Lamare, CKIA FM Josiane Mondou, Clinique Droit de cité Anaïs Gousse, Coalition étudiante pour un virage environnementale et sociale Emilia Castro, Coalition régionale de Québec de la Marche mondiale des femmes Simon Pouliot, Collectif de lutte à la pauvreté de la Capitale-Nationale Chrystiane Naud, Collectif Les Acccompagnantes Caroline Deschênes, Collectif Plurielles Catherine Rainville, Collectif TRAAQ (Collectif pour un transport abordable et accessible à Québec) Maritza Côté, Comité d\u2019aide aux femmes sourdes de Québec Cecilia Valdebenito, Comité de femmes immigrantes de Québec Sarah-Jane Ouellet, Comité des citoyens et citoyennes du quartier Saint-Sauveur François Dignard, Comité logement d\u2019aide de Québec ouest Marie-Ève Duchesne, Comité populaire Saint-Jean-Baptiste Cyndelle Gagnon, Confédération des associations d\u2019étudiants et étudiantes de l\u2019Université Laval Barbara Poirier, Conseil central de Québec-Chaudière-Appalaches (CSN) Steeve Lamonde, Corporation d\u2019animation l\u2019Ouvre-Boîte du Quartier Francine Coulombe, Corporation de développement communautaire du Grand Charlesbourg Laurence Bolduc, Corporation Jeunesse l\u2019Évasion l\u2019Ormière Lynda Hébert, Croissance Travail Karina Bédard, Cuisine collective Beauport Caroline Caron, Demi-Lune Delphine Guénette-Mainguy, Entraide Jeunesse Québec Judith Forget, ESPACE région de Québec Sacha-Michelle Dubois-Sénéchal, Féministes en mouvement de l\u2019Université Laval Marie-Soleil Gagné, Femmes et mobilité Daniel Poulin-Gallant, Groupe Alter Justice Valérie Meunier, Groupe d\u2019aide aux personnes impulsives (GAPI) Esther Lapointe, Groupe Femmes, Politique et Démocratie Audrey Santerre-Crête, Joujouthèque Basse-Ville Samia Belkhir, L\u2019Inter-Elles Catherine Gauthier, La Maison de Marthe Diane Néron, La Maison La Montée Dominique Zalitis, La Marée des Mots Julie Thibeault, La Ruche Vanier Johannie Tremblay, Les Maisons des jeunes Capitale-Nationale Maxim Fortin, Ligue des droits et liberté- section Québec Pénélope Guay, Maison communautaire Missinak Barbara-Ann Marcoux, Maison des femmes de Québec Marilou Paradis, Maison des jeunes de Sainte-Brigitte-de-Laval Sophie Genois, Maison des jeunes de Pont-Rouge 125 inc.Érica Lavoie Girard, Maison des jeunes Esper-adod Olivier Dion, Maison des Jeunes l\u2019Antidote de Duberger Samantha Vachon, Maison des jeunes l\u2019Atôme de Stoneham-et-Tewkesbury Caroline Flamand, Maison des jeunes l\u2019Envol de Ste-Foy Cassandre Lessard, Maison des jeunes La Baraque des Éboulements Edith Mercier, Maison du coeur pour femmes Julie Beaulieu, Maison Hélène-Lacroix Myriame Trudel, Maison l\u2019Éclaircie Cynthia Roussel, Maison Marie-Rollet Murielle Jean Baptiste, Maison pour femmes immigrantes Diane Thibault, Mères et monde Chantal Simoneau, Projet L.U.N.E Vania Wright-Larin, Regroupement d\u2019éducation populaire en action communautaire de Québec et Chaudière-Appalaches Juliette Godbout-Laurin, Regroupement des étudiant.e.s en sociologie de l\u2019Université Laval Rachel Allard-Bergeron, Regroupement des femmes sans emploi du Nord de Québec Anne-Valérie Lemieux Breton, Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale Karine Verreault, Regroupement d\u2019organismes communautaires de la région 03 Jimena Michea, Regroupement pour l\u2019aide aux itinérants et itinérantes de Québec Ariane Giroux, Relais La Chaumine Caroline Paquin, Relevailles Québec Lise Pilote, Réseau femmes et politique municipale de la Capitale-Nationale Marielle M\u2019bangha, Service de référence en Périnatalité pour les femmes immigrantes de Québec Amélie Bleau, Sexplique Sylvie Pedneault, SOS Grossesse Nathalie Bouchard, SPOT Clinique communautaire de santé et d\u2019enseignement Caroline Bouffard, Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ)- Région Québec - Chaudière-Appalaches Claire Mercier, Syndicat des chargées et chargés de cours de l\u2019Université Laval Hélène Nazon, Syndicat des professeur-e-s du Collège François-Xavier-Garneau Amélie-Elsa Ferland-Raymond, Syndicat des professeures et professeurs du Cégep de Sainte-Foy Line Lamarre, Syndicat des professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) Lucie Bergeron, Transition Capitale-Nationale Luc J.Vigneault, Troupe-école de théâtre Les Merveilleuses Têtes Heureuses Marie-Anik Shoiry, Vide ta sacoche Julie Tremblay, Viol-Secours Nathalie Igonène, Violence Info Stéphanie Lampron, YWCA Références: Thompson, N.(2019, 30 janvier).Tous les 2,5 jours, une femme est assassinée au Canada.Le Devoir.Repéré à : https://www.ledevoir.com/societe/546685/tous-les-2-5-jours-une-femme-est-assassinee-au-canada Gill, M-A.(2021, 21 avril).À la mémoire de Joyce Echaquan et de nos sœurs assassinées ou disparues.La Gazette des femmes.Repéré à: https://gazettedesfemmes.ca/20760/a-la-memoire-de-joyce-echaquan-et-de-nos-soeurs-assassinees-ou-disparues/ Pas une de plus Plus de 100 groupes sociaux de la Capitale-Nationale contre les violences faites aux femmes la ou aux isolés 23% alors Nous et en Nous les re Regroupement des groupes de femmes de la région de la Capitale-Nationale (Portneuf-Québec-Charlevoix) SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 36 ACTUALITÉS ANNE-SOPHIE THILL Agence France-Presse MONTRÉAL \u2014 «Horrifiée», «choquée» : pendant plusieurs années, Rachel, une Albertaine de 38 ans, n\u2019a pas su que son mari l\u2019avait agressée sexuellement et filmée alors qu\u2019elle était inconsciente.Sans son consentement, elle dit s\u2019être retrouvée sur Pornhub, l\u2019un des sites pornos les plus populaires de la planète.«Regarder la vidéo cette nuit-là m\u2019a rendue malade et ce sentiment n\u2019est jamais parti», confie à l\u2019AFP la jeune femme sous couvert d\u2019anonymat (son prénom a été modifié à sa demande).Cette vidéo, depuis retirée du site, la poursuit encore.Elle a essaimé sur Internet.Et bientôt un an après cette découverte, retirer une à une les traces de cet enregistrement est un long combat, entre résignation et espoir.Un soir d\u2019août 2020, cette Albertaine a découvert que son mari dont elle était récemment séparée, avait publié, trois ans auparavant, une vidéo de cette agression alors qu\u2019elle semble dormir.Rachel raconte qu\u2019elle a trouvé un dossier de photos sur un disque dur, qui l\u2019ont menée sur le compte Pornhub de son mari où elle a découvert la vidéo pour la première fois.«La raison pour laquelle je ne savais pas qu\u2019il y avait une vidéo c\u2019est parce que j\u2019étais inconsciente pendant toute la vidéo», souligne cette étudiante en travail social, qui ne se souvient pas de l\u2019agression.Le titre ainsi que les mots-clés accompagnant l\u2019enregistrement d\u2019environ quatre minutes, avec la mention «somnifères», suggéraient qu\u2019elle était droguée.La vidéo recensait alors plus de 40 000 vues sur Pornhub, qui revendique 130 millions de visiteurs par jour.Elle s\u2019est ensuite «propagée à d\u2019autres sites, totalisant environ 200 000 vues» selon la jeune femme.«Après j\u2019ai juste arrêté de compter, parce que ça continuait sans arrêt», ajoute-t- elle.Sa vidéo engendrait au moins une dizaine de pages de résultats sur Google, se souvient-elle.Le lendemain matin, elle est allée voir la police qui a lancé une enquête.Quelques jours après, la vidéo a «disparu toute seule» de Pornhub, poursuit-elle, et les mots-clés associés n\u2019ont plus donné de résultats.Selon Rachel, la vidéo a également été publiée en 2017 sur des filiales de MindGeek, la maison-mère de Pornhub, avant d\u2019en être retirée l\u2019an dernier.Le terme «somnifères» n\u2019est «pas autorisé», a expliqué à l\u2019AFP un porte-parole de MindGeek, basée à Montréal.Pornhub s\u2019est retrouvé dans la tourmente après la publication d\u2019un article du New York Times l\u2019accusant d\u2019héberger des vidéos pédopornographiques et de viols, ce qu\u2019il a démenti.Dans la foulée, le géant de la pornographie a annoncé de nouvelles mesures pour être «à l\u2019avant-garde en matière de lutte et d\u2019éradication du contenu illégal».Seuls les utilisateurs «vérifiés» peuvent poster du contenu et le téléchargement de vidéos est désormais réservé aux utilisateurs payants.En outre, Pornhub a recours à des technologies d\u2019intelligence artificielle qui aide ses modérateurs à détecter les contenus illégaux, y compris concernant l\u2019exploitation des enfants.Mais ni l\u2019âge ni le consentement des personnes filmées ne sont vérifiés, assure Rachel.Inter rog é e par l \u2019AFP sur ce p oint , MindGeek n\u2019a pas répondu.Ces mesures n\u2019auraient «presque rien changé» à sa situation, déplore-t-elle : il est possible de récupérer une vidéo sans la télé- charger, par exemple en l\u2019enregistrant depuis l\u2019écran de l\u2019ordinateur.«Puisque des gens ont pu être capables de télécharger la vidéo sur Pornhub, cela signifie qu\u2019elle est maintenant enregistrée sur des disques durs et qu\u2019elle peut continuer à revenir.Et c\u2019est le cas».«Une fois que c\u2019est là-bas, c\u2019est là-bas pour toujours.» «STRESS PERMANENT» La jeune femme admet que le «côté émotionnel est le plus difficile» à gérer.Rachel souffre depuis d\u2019un trouble anxieux.Elle dit être souvent réveillée par des crises de panique ou des cauchemars.«C\u2019est une sorte de stress permanent», qui entraîne des nausées, des troubles digestifs.«Vous êtes tout seul», dit-elle.«Il n\u2019y a personne à appeler, personne qui peut vous aider.Vous pouvez regarder à qui appartiennent ces petits sites pornos anonymes et obtenir l\u2019adresse de l\u2019administrateur, mais rien ne change.Comme s\u2019il n\u2019y avait rien que vous puissiez faire.» En mai, le commissaire canadien à la protection de la vie privée a annoncé qu\u2019il enquêtait sur Pornhub au sujet de vidéos qui auraient été diffusées sans le consentement des personnes filmées.Ottawa prévoit de déposer un projet de loi «dans les meilleurs délais» pour obliger les plateformes en ligne à retirer tout contenu illégal.«Nous travaillons à ce que les plate- formes aient un devoir proactif de surveiller et de supprimer rapidement les contenus illégaux, avant qu\u2019ils ne causent davantage de préjudice», indique à l\u2019AFP le cabinet du ministère du Patrimoine canadien.Rachel, qui consacre chaque mois quelques jours à tenter de faire retirer l\u2019enregistrement, affirme qu\u2019il génère actuellement plusieurs centaines de résultats, contre 1900 en janvier.«Je veux en enlever toujours plus, je n\u2019abandonne pas encore.» Son ex-mari a selon elle été arrêté en juin et il va être poursuivi pour agression sexuelle et distribution d\u2019images intimes sans consentement.Une Albertaine livre un long combat pour retirer une à une les traces sur Internet d\u2019une vidéo d\u2019elle agressée par son ex-conjoint pendant qu\u2019elle semblait dormir.L\u2019enregistrement a tout d\u2019abord été publié sur Pornhub.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE LE COMBAT SANS FIN POUR RETIRER UNE VIDÉO D\u2019AGRESSION SEXUELLE D\u2019INTERNET Une plainte a été déposée jeudi en Californie par 34 femmes qui accusent le site Internet Pornhub et sa maison-mère d\u2019avoir sciemment mis en ligne des vidéos où elles sont victimes de viols et autres abus sexuels, y compris lorsqu\u2019elles étaient mineures.«Il s\u2019agit d\u2019une affaire qui porte sur des viols, pas sur la pornographie», insiste cette plainte au civil dont l\u2019AFP a eu une copie.Les avocats représentant les 34 plaignantes accusent Pornhub et sa maison- mère MindGeek basée à Montréal, l\u2019un des géants mondiaux de l\u2019Internet pour adultes, d\u2019être «une entreprise criminelle classique» dont le modèle économique repose sur l\u2019exploitation à des fins financières de contenu sexuel non consensuel.Parmi les 34 plaignantes, qui résident aux États-Unis ou à l\u2019étranger, toutes sauf une ont souhaité rester anonymes.Quatorze d\u2019entre elles disent avoir été mineures au moment des faits et être à ce titre «victimes de la traite sexuelle des enfants».Toutes reprochent à Pornhub d\u2019avoir tiré profit des vidéos ayant été mises en ligne à leur insu et donc sans leur consentement \u2014 souvent par des petits amis ou des agresseurs \u2014 et réclament des dommages et intérêts pour les préjudices subis.Serena Fleites, qui s\u2019est déjà exprimée publiquement dans la presse, est la seule plaignante à être citée nommément.En 2014, elle avait appris qu\u2019une vidéo «sexuellement explicite» que son petit ami l\u2019avait contrainte à réaliser alors qu\u2019elle était âgée de 13 ans seulement avait été placée sur Pornhub.Malgré le titre faisant sans ambiguïté référence à une «brunette de 13 ans», la vidéo était demeurée en ligne jusqu\u2019à ce que l\u2019adolescente, se faisant passer pour sa mère, ne demande à Pornhub de la retirer.La plateforme avait mis plusieurs semaines à s\u2019exécuter, laissant largement le temps à la vidéo d\u2019être diffusée, déplore la plainte.Pornhub s\u2019était déjà retrouvé dans la tourmente l\u2019an dernier après la publication d\u2019un article du New York Times l\u2019accusant d\u2019héberger des vidéos pédopornographiques et de viols, ce qu\u2019il avait déjà démenti.AFP 34 FEMMES PORTENT PLAINTE CONTRE PORNHUB leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 37 GENEVIÈVEGUILBAULT Députéede Louis-Hébert Vice-premièreministre Ministre de la Sécurité publique Ministre responsable de la région de la Capitale-Nationale VINCENTCARON Député dePortneuf Vice-président de la Commissionde l\u2019administration publique Président du caucus régional MARIOASSELIN Député deVanier-Les Rivières JOËLLEBOUTIN Députéede Jean-Talon Vice-présidente de la Commissionde l\u2019aménagement du territoire JEAN-FRANÇOIS SIMARD Député deMontmorency Président de la Commission des finances publiques ÉRICCAIRE Député de LaPeltrie Ministre délégué à la Transformation numérique gouvernementale Ministre responsable de l\u2019Accès à l\u2019information et de la Protection des renseignements personnels Leader parlementaire adjoint du gouvernement ÉMILIE FOSTER DéputéedeCharlevoix- Côte-de-Beaupré Adjointe parlementaire de laministre de l\u2019Enseignement supérieur JONATAN JULIEN Député deCharlesbourg Ministre de l\u2019Énergie et desRessources naturelles Ministre responsable de la régionde la Côte-Nord Ministre responsable de la régionde la Gaspésie\u2013Îles-de-la-Madeleine SYLVAIN LÉVESQUE Député deChauveau Whip adjoint du gouvernement Bonne Fête nationale! SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 38 ÉCRIVEZ- NOUS Vous avez une nouvelle en lien avec le monde des affaires?Écrivez-nous au nouvelles@lesoleil.com KATELL PRIGENT Agence France-Presse PARIS \u2014 Le tourisme domestique s\u2019est développé aussi bien en Chine qu\u2019au Canada, aux États-Unis et en Europe, du fait des frontières fermées pendant la pandémie.Cette tendance pourrait peser à l\u2019avenir sur le tourisme international qui doit envisager une reprise plus tardive et vertueuse.Les arrivées de touristes internationaux ont baissé de 83 % au premier trimestre 2021 en raison du maintien de restrictions généralisées sur les voyages, selon l\u2019Organisation mondiale du tourisme (OMT).Avec une chute de 73  % des arrivées, 2020 a été jugée «la pire année de l\u2019histoire du secteur» par l\u2019organisation.Faute de pouvoir se rendre à l\u2019étranger, les touristes sont donc restés chez eux et ont découvert leur pays, souvent encouragés par leurs gouvernements.En Chine, «cela fait un moment qu\u2019il y a une réappropriation de la culture chinoise par la jeune génération et une volonté du gouvernement de rapatrier l\u2019argent» du tourisme, selon la spécialiste de l\u2019évolution des tendances socioculturelles Cécile Poignant.Avec la pandémie, les Chinois ont voyagé sur leur «territoire très vaste», «entre Tibet, Hainan, Sishuan, il y a plein d\u2019endroits intéressants à visiter » et les «agences de voyages se développent dans ce sens», selon elle.Pour encourager le tourisme domestique, le gouvernement chinois a par exemple autorisé le hors-taxes dans sa province insulaire de Hainan qui remporte un franc succès auprès des jeunes populations aisées avec ses plages et hôtels de luxe.D a n s u n e é t u d e e n d é b u t d\u2019année dans laquelle il annonçait que le marché domestique serait le moteur de la reprise, le cabinet McKinsey notait le «rebond de la Chine» qui a déjà retrouvé «80 % de son activité touristique» et une «quête de destination nature» des jeunes clients aisés.«UN PHÉNOMÈNE DURABLE» Aux États-Unis, les touristes locaux ont représenté 95 % des revenus du tourisme en 2020, dix points de plus qu\u2019en 2019, selon le World Trade and Tourism Council (WTTC), qui réunit les grands opérateurs du tourisme mondial.Les Européens également sont encouragés à voyager chez eux, comme les Français avec «l\u2019été bleu, blanc, rouge» vanté par le gouvernement ou des bons d\u2019achat offerts aux Luxembour- geois.Au mieux, les voyages seront intraeuropéens.«Le vrai mouvement qu\u2019on a observé et qu\u2019on va encore observer cet été c\u2019est la somme des tourismes domestiques.C\u2019est un phénomène qui est durable», selon Sébastien Manceau, associé expert en tourisme au cabinet Roland Berger, interrogé par l\u2019AFP.Globalement, 60 % des experts n\u2019attendent un rebond du tourisme international qu\u2019en 2022, selon l\u2019OMT et la moitié d\u2019entre eux ne compte pas sur un retour au niveau de 2019 avant 2024.«Cette crise a beaucoup favorisé un tourisme domestique», confirme à l\u2019AFP Didier Arino, à la tête de la société de conseil Protou- risme qui y voit «une très bonne chose».«On ne peut pas vouloir réduire l\u2019impact du tourisme sur l\u2019environnement et ne pas se réjouir du développement d\u2019un tourisme de proximité ou domestique.La venue des clientèles étrangères c\u2019est 70 % des émissions de CO2 liées au tourisme», ajoute-t-il.«Ça laisse des traces de faire deux étés de marchés domestiques, mais des traces positives», renchérit Sébastien Manceau pour qui «la prise en compte de l\u2019environnement est de plus en plus importante».Selon une étude menée par son cabinet, 58 % des Européens, et 62 % des Français, prennent en compte des critères environnementaux lors de l\u2019organisation de leur séjour.« La crise de la COVID-19 a accéléré des transformations déjà à l\u2019œuvre dans le secteur du tourisme  : ce qui aurait dû prendre cinq ans ou plus n\u2019a pris que quelques mois», souligne M. Manceau.LE TOURISME DOMESTIQUE, TENDANCE MONDIALE 2021 Avec la pandémie, les Chinois ont voyagé sur leur «territoire très vaste», «entre Tibet, Hai­ nan, Sishuan, il y a plein d\u2019endroits intéressants à visiter» et les «agences de voyages se développent dans ce sens», selon la spécialiste de l\u2019évolution des tendances socio­ culturelles Cécile Poi­ gnant.\u2014 PHOTO AFP, HECTOR RETAMAL leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 AFFAIRES 39 PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com Avec le prix des loyers qui monte en flèche, on peut se poser la sempiternelle question : acheter ou louer son logement?«Le prix des loyers est en augmentation, mais il ne faut pas oublier que la valeur des maisons est à la hausse aussi», répond Lélian Dumont-Gagné, courtier immobilier et hypothécaire chez LDG immobilier Hypothèque.Mais il demeure sceptique quand des publicités disent : «Achetez votre logement au prix d\u2019un loyer!» «Il y a des considérations qui ne sont pas prises en compte», dit-il.«C\u2019est comme dans les publicités pour un Ford F-150 où on dit : \u201cAchetez pour 199 $ aux deux semaines\u201d, par exemple.À ce prix- là, vous avez une version de base sans la radio et sans les poignées de porte.», image-t-il.«Il y a beaucoup de \u201cça dépend\u201d dans l\u2019immobilier», renchérit Richard Bilodeau, planificateur financier et président de Bilodeau Gestion de patrimoine.Ce dernier fait la différence entre le coût de se loger et l\u2019investissement que représente l\u2019achat d\u2019une maison.«Quand on achète une propriété, ce qu\u2019on paie réellement dans notre paiement mensuel qui couvre l\u2019hypothèque, c\u2019est vraiment l\u2019intérêt.Parce que c\u2019est de l\u2019argent qu\u2019on donne à la banque qu\u2019on ne reverra jamais», explique M.Bilo- deau.«Alors que le paiement de capital, lui, quand on va revendre, on va le récupérer plus la valeur que la propriété a prise.On peut dire que ce capital-là génère un rendement.Qui est généralement de 2 % par année.Donc, le coût réel devient l\u2019intérêt qui est payé.» À cela s\u2019ajoutent les coûts d\u2019électricité, les taxes municipales et scolaires, les assurances, les frais de condo et d\u2019entretien, etc.Coût pour coût, dans un exemple fourni par M.Bilodeau (voir le tableau) de deux logements équivalents dans le même secteur, un en condo, l\u2019autre en location, la différence est assez mince.Cependant, le remboursement du capital du prêt hypothécaire vient changer la donne.L\u2019achat du condo vient piger plus de 400 $ supplémentaires dans le portefeuille de l\u2019acheteur.Dans ce cas-ci, la mise de fonds est minimale à 5 %, seulement.«Il faut aussi compter le remboursement du capital.C\u2019est comme de l\u2019épargne forcée, mais il faut être en mesure de la faire», ajoute M. Dumont-Gagné.«Comme dans le cas cité, à plus de 400 $, ce n\u2019est pas une épargne que monsieur et madame Tout-le-monde peuvent faire de nos jours.» «C\u2019est l\u2019entretien qui fait en sorte que ça coûte plus cher», affirme M.  Bilodeau.«Monétairement parlant, ce qui va sortir de notre poche sera plus élevé pour avoir un condo comparativement à un quatre et demi en location.Malgré la hausse des prix des logements.» MISE DE FONDS La teneur de la mise de fonds peut faire toute la différence, ajoute M. Dumont-Gagné.«Si quelqu\u2019un achète un condo de 250 000 $ et fait une mise de fonds de 150 000 $, c\u2019est sûr que ça lui revenir moins cher [chaque mois].Mais quand on parle d\u2019une mise de fonds minimum [5 %], coût pour coût, ce n\u2019est pas la même chose.Et quand quelqu\u2019un fait une mise de fonds minimale à 5 % et qu\u2019on rajoute la prime d\u2019assurance-prêt de la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement [SCHL], on est presque financé à 100 % pour la maison.» Cette prime d\u2019assurance, d\u2019un maximum de 4 % de la valeur de la maison, peut être incluse dans l\u2019hypothèque.Mais pas la taxe de vente sur cette prime qui sera payée chez le notaire en même temps que les droits de mutation (ou taxe de Bienvenue).PRÉOCCUPATIONS GRANDISSANTES La Banque Manuvie du Canada a révélé récemment les résultats d\u2019un sondage pancanadien qui reflètent les préoccupations des citoyens quant à l\u2019accession à la propriété.Trois Canadiens sur quatre qui ne sont pas propriétaires d\u2019une habitation veulent en posséder une, mais estiment qu\u2019ils n\u2019en ont pas les moyens.Ensuite, 67 % des répondants s\u2019inquiètent du prix des logements dans leur collectivité.Cela leur fait croire qu\u2019ils devraient déménager dans un autre secteur ou une autre ville s\u2019ils décident d\u2019acheter une habitation.Enfin, 7 Canadiens sur 10 (71 %) qui sont locataires sont préoccupés par le fait d\u2019épargner pour une habitation, et 4 sur 10 (39 %) s\u2019en inquiètent beaucoup.Normalement, un ménage doit consacrer un maximum de 30 % de son budget mensuel pour se loger.Pour certains, être locataire, cela correspond avec leur style de vie.«Il y a une question de priorité personnelle aussi.Pour ma part, être propriétaire de mon toit, il y a une valeur rattachée à ça, un sentiment d\u2019accomplissement.Mais d\u2019un autre côté, ça va apporter une responsabilité supplémentaire.Certains sont capables de sacrifier une qualité de vie afin d\u2019être propriétaires», conclut M. Dumont-Gagné.Le sondage Ipsos, mené pour la Banque Manuvie du Canada, a été fait en ligne entre le 30 avril et le 4 mai 2021 auprès de 2001 Canadiens âgés de 20 à 69 ans issus de toutes les provinces et dont le ménage présentait un revenu supérieur à 40 000 $.Il a un intervalle de confiance de ± 2,5 % 19 fois sur 20, par rapport à ce que les résultats auraient été si tous les Canadiens adultes âgés de 20 à 69 ans avaient été interrogés.ACHETER OU LOUER SON LOGEMENT?Même si des promotions laissent entendre qu\u2019il en coûte moins cher d\u2019acheter son logement que de le louer éternellement, cela vaut la peine de faire quelques calculs.\u2014 PHOTO 123RF, MKPHOTOSHU \u203a COMPARAISON DES COÛTS En guise de comparaison, le planificateur financier Richard Bilodeau a fourni deux exemples comparables d\u2019un condominium de cinq pièces en vente et d\u2019un appartement de quatre pièces et demie en location.Les deux logements se trouvent dans le même secteur, pratiquement voisins.ACHAT D\u2019UN CONDO Le condo de cet exemple a un prix d\u2019achat de 159 000 $, financé par une hypothèque avec un taux d\u2019intérêt de 2 % sur 300 paiements mensuels de 678,16 $.Le coût moyen des intérêts s\u2019élève à 262,87 $ et le remboursement du capital moyen est de 415,29  $.Une mise de fonds de 5 % a été faite lors de l\u2019achat.Les coûts d\u2019entretien sur un horizon de 20 ans ont été établis à 40 000 $ (20 000 $ pour la cuisine; 10 000 $ pour la salle de bain; 10 000 $ pour d\u2019autres frais).Les droits de mutation s\u2019élèvent à 1326 $.Pour assurer le prêt hypothécaire avec la Société canadienne d\u2019hypothèques et de logement (SCHL), la prime est de 6080 $.Annuellement, les taxes municipales coûtent 1811 $ et les taxes scolaires, 142 $.Coûts mensuels Intérêts 262,87 $ Assurances 40,00 $ Frais de condo (4008 $ par année) 334,00 $ Électricité 69,17 $ Taxes municipales et scolaires 1 162,75 $ Entretien 2 133,33 $ COÛT MENSUEL TOTAL 1002,13 $ AVEC REMBOURSEMENT DU CAPITAL 1417,42 $ LOGEMENT EN LOCATION L\u2019appartement en question est un quatre pièces et demie, situé dans un complexe multilogements similaire à l\u2019exemple du condo.Le prix du loyer inclut le coût du chauffage et de l\u2019électricité.Coûts mensuels Loyer 950,00 $ Assurances 35,00 $ COÛT MENSUEL TOTAL 985,00 $ 1 Montant annuel réparti sur 12 mois.2 Montant de 40 000 $ amorti sur 300 versements. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 40 PROXIMITÉ PME PIERRE THÉROUX Collaboration spéciale p.theroux@videotron.ca «N e fais pas aux autres ce que t u n e v e u x pas te faire faire.» Telle est la philosophie qui guide depuis près de 20 ans Daniel Giroux, fondateur et président d\u2019Axial, dans ses relations avec les employés de cette agence de Sherbrooke spécialisée en stratégie marketing numérique et développement du commerce électronique.Certains leaders apprennent à diriger leurs effectifs sur les conseils d\u2019un mentor ou en s\u2019inspirant d\u2019un modèle, d\u2019autres sont naturellement aptes à créer des environnements où il fait bon travailler.«Je n\u2019ai pas de PhD en gestion.C\u2019est simplement que j \u2019aime prendre soin des gens et que leur bonheur m\u2019importe», souligne celui qui a reçu la certification BonBoss de la part de l\u2019organisme du même nom qui vise à mettre de l\u2019avant les gestionnaires qui se démarquent par leurs qualités humaines.Pour les employés d\u2019Ax ial , qui ont d\u2019ailleurs contacté eux- mêmes BonBoss pour proposer leur patron, ce n\u2019est donc pas seulement une vue de l\u2019esprit.«C\u2019est comme un bon père de famille qui a beaucoup d\u2019empathie et est toujours à l\u2019écoute.Il nous encourage toujours à oser et à prendre de nouvelles responsabilités», commente Simon God- bout, directeur artistique chez Axial, qui dit justement avoir acquis une plus grande confiance en soi depuis son arrivée il y a plus de huit ans.Daniel Giroux souhaite d\u2019ailleurs faire tomber les barrières qui empêchent les employés de s\u2019accomplir.«Les gens ont souvent tendance à se mettre des bâtons dans les roues, à penser qu\u2019ils ne sont pas capables de faire certaines choses.On ne réussit peut-être pas toujours, mais l\u2019important c\u2019est d\u2019essayer», précise-t-il.Un bon patron n\u2019agit pas seul e m e nt p o u r l e b i e n d e s o n organisation, mais aussi de ses employés, note Jenny Ouellette, fondatrice de BonBoss.ca.«Il s\u2019assure que ses employés s\u2019accomplissent dans leur travail et leur carrière et même dans leur vie personnelle», souligne-t-elle, en ajoutant que les bons gestionnaires sont toujours eux-mêmes en train de se perfectionner.NO BULLSHIT! L\u2019entreprise mise sur quatre valeurs fondamentales: no bullshit, engagement, respect et développement durable.Des valeurs qui, malgré son acronyme NERD, favorisent la collaboration et le travail d\u2019équipe et donnent aux employés la liberté de s\u2019exprimer.« C e n e s o n t p a s j u s t e d e s valeurs écrites sur un bout de papier.Elles guident vraiment toutes nos décisions», affirme Daniel Giroux qui est même prêt à refuser des contrats s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019atomes crochus avec un client potentiel.«La croissance à tout prix, ça ne m\u2019intéresse pas.Nous travaillons seulement avec des clients qui incarnent réellement nos valeurs.» La pandémie, qui a forcé des milliers d\u2019employés à travailler à distance, rend évidemment plus difficiles le travail d\u2019équipe et la socialisation entre collègues.«C\u2019est un beau défi de garder une culture d\u2019entreprise forte quand tout le monde travaille de la maison», reconnaît Daniel Giroux.Pour remédier à la situation, l\u2019entreprise a notamment gardé à son horaire la possibilité de prendre une bière au travail à partir de 15h le vendredi, mais en formule virtuelle.Elle a aussi organisé une collecte de déchets au profit d\u2019un organisme de la région.UN PATRON ATTENTIONNÉ Daniel Giroux a aussi pris le temps d\u2019aller livrer un panier de fruits et légumes bios à sa vingtaine d\u2019employés.CULTIVER LE BONHEUR DE SES EMPLOYÉS leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 41 Proximité PME présente des contenus qui mettent en valeur des approches et pratiques, d\u2019ici et d\u2019ailleurs, à la fois innovantes et inspirantes.Consultez l\u2019intégralité de ces capsules dans la section Proximité PME sur notre site Web et sur notre application mobile.LES CAPSULES DE LA SEMAINE EN BREF LES QUALITÉS D\u2019UN BON PATRON 1 L\u2019ÉCOUTE.«Un bon boss ne fait pas juste entendre, il écoute véritablement ses employés.Il est ouvert aux échanges, consulte même ses employés, et accepte les idées ou les opinions qui peuvent être divergentes, au lieu de chercher à défendre son point de vue à tout prix», indique Jenny Ouellette.2 LA BIENVEILLANCE.Pandémie oblige, les employés accordent maintenant plus d\u2019importance au bien-être au travail, constate Mme Ouel- lette.«Un bon patron ne gère pas des numéros, mais des humains.Il est soucieux de leur offrir un environnement de travail sain et sécuritaire», précise-t-elle.Le site Web de BonBoss a d\u2019ailleurs connu une forte hausse d\u2019employés qui consultaient la liste des patrons certifiés et postulaient dans ces entreprises.3 JUSTE ET ÉQUITABLE.«Un bon patron s\u2019assure que les règles sont les mêmes pour tout le monde.Il traite chacun de ses employés sans favoritisme et avec respect», fait valoir Jenny Ouellette.«Les employés sortaient moins et certains passaient beaucoup de temps devant leur écran d\u2019ordinateur, pour des raisons professionnelles et personnelles, sans trop prendre le temps de b i e n s\u2019a l i m e n t e r » , e x p l i q u e Daniel Giroux qui, parions-le, souhaitait peut-être du même coup en profiter pour les revoir en personne.« L\u2019effer vescence du bureau e t l e t r a v a i l d \u2019é q u i p e m e manquent», souligne celui qui espère un retour à la normale d\u2019ici l\u2019automne et a aménagé les bureaux pour permettre un retour en toute santé et sécurité.Simon Godbout fait écho à ces propos.«J\u2019ai vraiment hâte de retrouver mes collègues et l\u2019ambiance de travail», dit-il.Entretemps, en bon père de famille, Daniel Giroux avait pris soin d\u2019offrir un certain montant d\u2019argent aux employés qui devaient aménager des bureaux pour travailler à distance.Il avait aussi fait de même pour compenser la hausse des prix du panier d\u2019épicerie.En collaboration avec l\u2019École d\u2019Entrepreneurship de Beauce et le Groupement des chefs d\u2019entreprise Les erreurs à ne pas faire avec les employés Les employés sont le cœur d\u2019une entreprise.Un gestionnaire doit donc être en mesure de leur permettre d\u2019être le plus efficaces possible, tout en créant une ambiance de travail propice à leur bien-être.Sinon, ils risquent d\u2019aller voir si le gazon est plus vert ailleurs, prévient le magazine Dynamique Entrepre- neuriale qui recense certains comportements en gestion de personnel, commis généralement par négligence ou de manière inconsciente, qu\u2019il vaut à tout prix éviter.Les leviers de la créativité Les mots créativité et innovation sont souvent associés à des entreprises comme Apple ou Tesla qui sont passées maîtres en la matière.Mais la créativité est commune à toute entreprise ou organisation qui réussit.C\u2019est la dynamique qui permet de concevoir de nouvelles idées ou à rendre nos processus plus efficaces.L\u2019astuce consiste à l\u2019exploiter, constate un article du London Business School.Comment devenir un meilleur leader Le leadership n\u2019est pas une compétence générale.En fait, c\u2019est même l\u2019une des choses les plus difficiles à maîtriser, notent Adam Grant et Erika James, professeurs en gestion à l\u2019École de gestion Wharton School de l\u2019Université de Pennsylvanie dans un texte où ils discutent de l\u2019importance de remettre en question les façons de faire et de s\u2019engager afin de devenir de meilleurs leaders.Miser sur des équipes diversifiées La diversité des pensées est un facteur clé dans la constitution d\u2019équipes et d\u2019entreprises performantes.La diversité de la race, du genre, de l\u2019orientation sexuelle ou même de la situation géographique doit également être intégrée dans les pratiques d\u2019embauche d\u2019une entreprise, indique le Harvard Business Review en affirmant que les entreprises qui veulent prospérer doivent constituer une main-d\u2019œuvre orientée vers l\u2019avenir, et non pas une réplique du passé.Comment profiter de la reprise post-COVID-19 La crise de la COVID-19 a marqué un important tournant dans l\u2019économie.Dans une étude portant sur la façon dont la pandémie pourrait remodeler l\u2019avenir du travail, le comportement des consommateurs, ainsi que la productivité et la croissance au cours des prochaines années, la firme McKinsey indique que ces changements pourraient creuser un fossé croissant entre les entreprises surperformantes et le reste \u2014 à moins que les chefs d\u2019entreprise ne prennent des mesures pour atténuer ces risques.«Je n\u2019ai pas de PhD en gestion.C\u2019est simplement que j\u2019aime prendre soin des gens et que leur bonheur m\u2019importe» \u2014 Daniel Giroux (photo), fondateur et président d\u2019Axial \u2014 PHOTO LA TRIBUNE, MAXIME PICARD SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 42 AFFAIRES J ardiner est pour plusieurs un bon moyen de décrocher du quotidien, mais pour certains, comme moi, l\u2019entretien de la platebande constitue une véritable épreuve.J\u2019ai toutefois déniché quelques gadgets qui pourront vous aider à prendre soin de votre terrain.ROBOT DE TONTE STIHL IMOW RMI 632 PC (2900 $) Contrairement à la traditionnelle tondeuse à gazon qui fait un trajet linéaire, le robot utilise quant à lui le principe de tonte en continu basé sur un algorithme permettant une coupe optimale en fonction de divers facteurs telles la surface, l\u2019inclinaison du terrain et la longueur de la pelouse.Le robot de tonte se promène toute la journée sur le terrain et retourne automatiquement à sa base de recharge avant que la batterie ne soit épuisée.Lorsque celle-ci est rechargée, le robot reprend son trajet.Le robot de tonte de Stihl est le nec plus ultra dans l\u2019entretien paysagé.Il est en mesure d\u2019entretenir des surfaces jusqu\u2019à 4000 m2 avec une inclinaison pouvant aller jusqu\u2019à 45 %.Une application mobile permet en tout temps de contrôler le robot ou de voir l\u2019évolution de la coupe.En cas d\u2019averse, un détecteur de pluie permet au robot d\u2019aller se réfugier sur sa base de recharge.Le robot évite automatiquement les obstacles et les animaux grâce à ses différents capteurs et sa lame s\u2019arrête automatiquement dès qu\u2019il est soulevé.Il est très silencieux et peut tondre votre gazon même la nuit!  En cas de vol, une notification par texto ou courriel peut avertir le propriétaire de la disparition du robot.Celui-ci est alors inutilisable sans son code de déverrouillage.Par contre, à près de 3000 $, ce n\u2019est pas la méthode la plus abordable de faire son gazon! TERTILL (430 $) Les mauvaises herbes sont un véritable calvaire pour les jardiniers du dimanche comme moi.Le sarclage est l\u2019une des activités que je déteste le plus dans ma platebande de vivaces.Le Tertill est un robot de jardin qui coupe les mauvaises herbes dès qu\u2019elles sortent de terre.Parfaitement autonome grâce à son panneau solaire, il a presque l\u2019allure d\u2019un robot de la NASA explorant la planète Mars, sauf que dans son cas, il explore votre jardin! Ses 4 roues motrices fortement cambrées permettent au Tertill de se déplacer sur des surfaces irrégulières.Par contre, des petites clôtures de métal doivent être placées autour des plantes que vous voulez protéger.Conçu par l\u2019inventeur de l\u2019aspirateur robot Roomba, il ne nécessite pas de programmation, mais il faut tout de même faire une inspection quotidienne de son câble de coupe qui fonctionne avec un principe similaire aux coupe- bordures traditionnels.  L\u2019INTELLIGENCE ARTIFICIELLE POUR RECONNAÎTRE LES PLANTES Il existe de nombreuses applications mobiles qui aident à l\u2019identification des plantes.Depuis quelques années, l\u2019intelligence artificielle vient donner un solide coup de main à ces applications qui sont de plus en plus précises et efficaces.Comme l\u2019intelligence artificielle est axée sur l\u2019analyse d\u2019un volume considérable de données, les applications de reconnaissance photographique se raffinent, au fil du temps, grâce aux informations envoyées par les utilisateurs.Pour les utilisateurs de téléphones Android, Google Lens suffit à identifier une bonne majorité des plantes et mauvaises herbes courantes, mais il existe toutefois des applications spécialisées qui peuvent être plus précises encore.  PL@NTNET : UN PROJET COLLABORATIF Disponible sur Android, iOS et sur le Web, Pl@ntNet est une pla- teforme collaborative regroupant plusieurs équipes un peu partout dans le monde.Pour identifier une plante, vous n\u2019avez qu\u2019à prendre une photo de celle-ci directement dans l\u2019application qui l\u2019analyse à l\u2019aide de l\u2019intelligence artificielle afin de vous proposer un choix de plantes similaires.Évidemment, plus l\u2019application est utilisée, meilleures seront les réponses.Pour l\u2019identification des plantes courantes, l\u2019application est étonnamment précise, mais pour les mauvaises herbes indigènes, la base de données est un peu mince au Québec.Sans être parfaite, Pl@ntNet est l\u2019application indispensable pour quiconque passe un peu de temps dans le jardin ou en forêt.  BIRD BUDDY : UNE MANGEOIRE À OISEAUX CONNECTÉE Pour les amateurs d\u2019oiseaux, il est intéressant de voir quelles espèces fréquentent les mangeoires.Bir- dBuddy est un projet qui est actuellement en campagne de sociofinancement sur Indiegogo.Cette petite mangeoire possède une caméra de 5Mp qui peut également faire de la vidéo en 720P, le tout relié à Internet par le réseau sans fil de la résidence.Une application mobile permet de voir en temps réel ce qui se passe dans la mangeoire, mais permet également de recevoir des notifications lorsque celle-ci est visitée.La caméra prend automatiquement une photo des visiteurs pour ainsi monter un registre précis des heures et dates ainsi que des espèces d\u2019oiseaux afin de mieux cibler le type de nourriture.La batterie offre une autonomie variant de 10 à 30 jours selon l\u2019utilisation et l\u2019ensemble est détachable pour la recharge à l\u2019intérieur.Un panneau solaire est disponible en option.Reste à voir si le produit va être à la hauteur des attentes, car les projets de sociofinancements sont souvent en deçà des promesses.235 $ en précommande DE LA TECHNO DANS LE TERREAU STEEVE FORTIN CHRONIQUE redaction@lequotidien.com LE TECHNOLOGUE 1 Le robot de tonte iMow RMI 632 PC de Stihl est autonome et peut effectuer sa besogne jour et nuit.\u2014PHOTO STIHL 2 La mangeoire connectée Bird Buddy permet de prendre des photos ou vidéos des oiseaux.Le produit est offert en précommande seulement.\u2014 PHOTO BIRD BUDDY 3 Le petit robot Tertill ressemble à une petite tortue qui parcourt votre potager en quête de mauvaises herbes.\u2014 PHOTO TERTILL RECYCLAGE DANS LES LOGEMENTS BIENTÔT LA FIN DE LA MÉTHODE DOUCE DOSSIERS ANALYSES OPINIONS CHRONIQUES + PHOTOGRAPHIE D\u2019hier à aujourd\u2019hui LA BRASSERIE DE BEAUPORT EN 1927 + HISTOIRE Quiz LA COMMUNAUTÉ PROTESTANTE DANS SAINT- JEAN-BAPTISTE ENTREVUE Michel Jean DONNER UNE VOIX AUX AUTOCHTONES leSoleil SEMAINE DU 19 AU 25 JUIN 2021 P H O T O L E S O L E I L , Y A N D O U B L E T SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 44 LE POINT ÉRIKA BISAILLON ebisaillon@lesoleil.com Alors que le recyclage est implanté depuis près de 30 ans dans la province et qu\u2019il est obligatoire dans la majorité des grandes municipalités, la Ville de Québec en est encore à la méthode douce pour les édifices à logement\u2026 mais plus pour longtemps.De nombreux résidents ne peuvent pas recycler, car aucun propriétaire des quelque 250 040 logements de la ville n\u2019est tenu par la loi d\u2019offrir cette possibilité à ses locataires.Notre journaliste a voulu s\u2019informer des démarches à entreprendre pour recycler dans son immeuble.En joignant le Centre de relation avec les citoyens de la Ville de Québec par l\u2019entremise du 311, une préposée avait de bonnes nouvelles.«Éventuellement, en 2022, les propriétaires d\u2019édifices à logements seront tenus d\u2019effectuer le recyclage.Ils devront donc se procurer un conteneur ou un bac».Pour l\u2019heure, même un locataire se procurant son bac personnel n\u2019aurait pas droit au service de collecte.Sa seule solution est donc d\u2019aller porter son sac de recyclage dans le conteneur le plus proche\u2026 Rémi*, concierge d\u2019un immeuble de 16 logements dans Sainte-Foy, est bien placé pour voir le problème.«Les bacs étaient tout le temps plein et les voisins venaient mettre leur recyclage dedans quand les leurs étaient remplis.On a donc décidé de ne plus offrir le service.Les locataires peuvent aller porter leur recyclage ailleurs.» Quelques minutes ont suffi pour voir des locataires jeter des boîtes de carton aux ordures.Un locataire confie avoir su uniquement après la signature du bail que le recyclage était inexistant dans l\u2019immeuble.«C\u2019est quelque chose qui serait entré en ligne de compte lors de ma sélection d\u2019appartement.Depuis les deux dernières années, je vais tout simplement porter mon recyclage chez le voisin», admet-il.Mireille Plamondon, porte-parole de la Ville de Québec, précise que c\u2019est à la bonne volonté des propriétaires de mettre à disposition les équipements pour leurs locataires.«La collecte est effectuée sur l\u2019ensemble du territoire et les bacs de recyclage sont offerts gratuitement aux résidants et aux propriétaires d\u2019immeubles résidentiels.La Ville n\u2019utilise pas de mesures coercitives, mais mise plutôt sur la sensibilisation», insiste-t-elle par courriel.Pas un mot donc, sur un changement de règlement en 2022, comme l\u2019évoquait la préposée du 311.Toutefois la conseillère municipale de Limoilou et responsable de la gestion des matières résiduelles et de l\u2019environnement, Suzanne Ver- reault, affirme que la Ville travaille à rendre l\u2019offre obligatoire depuis 2018 et confirme son entrée en vigueur d\u2019ici la fin de l\u2019année 2021.QUAND ON SE COMPARE, ON SE DÉSOLE En 2015, une enquête du Journal de Québec révélait que 42 % des immeubles de 30 logements ou plus n\u2019avaient pas l\u2019équipement nécessaire.En 2021, aucune statistique ne permet de dire que le résultat est meilleur.À Gatineau, tout propriétaire d\u2019un bâtiment résidentiel ou à logements multiples doit obligatoirement mettre à disposition des contenants d\u2019un volume suffisant pour l\u2019entreposage des matières recyclables et compostables entre les collectes, ainsi que les outils appropriés.Le service de l\u2019environnement a une équipe d\u2019inspecteurs qui est responsable de l\u2019application de ce règlement.Quiconque contrevient à l\u2019une des dispositions commet une infraction et est passible d\u2019une amende minimale de 300 $ pour une première infraction.En cas de récidive, les amendes minimales sont doublées.Toujours à Gatineau, la compagnie responsable de la collecte des matières résiduelles, Derichebourg, laisse un avis de courtoisie aux résidents et ne collecte pas le bac si elle constate que la matière présente ne respecte pas le règlement.La Ville tient un registre de toutes les adresses où des avis de courtoisie sont laissés et intervient si une requête est enregistrée au 311.Si la Ville a des preuves (photo ou vidéo) et qu\u2019il est possible d\u2019identifier les contrevenants, des constats d\u2019infraction peuvent être donnés.Hans Brouillette, directeur des affaires publiques de la Corporation des propriétaires immobiliers du Québec (CORPIQ), condamne les méthodes coercitives.Selon lui, les propriétaires ne devraient pas gérer l\u2019adhésion des locataires.«Pour nous, il est hors de question de rendre obligatoire la collecte résiduelle, au sens que si ça devient obligatoire, des constats d\u2019infraction seront remis aux propriétaires et non aux locataires.» Pour la CORPIQ, la contrainte est inacceptable.«D\u2019aucune façon un propriétaire de logements ne doit être mis à l\u2019amende ou pénalisé pour des infractions commises par d\u2019autres citoyens, sous le prétexte que ceux-ci sont locataires dans un immeuble qui lui appartient.» Hans Brouillette estime qu\u2019il faut davantage responsabiliser les locataires et y aller au cas par cas, selon la configuration de l\u2019immeuble.Les problèmes relatés par les propriétaires récalcitrants sont plus d\u2019ordre technique, notamment la question de la propreté ou de l\u2019espace insuffisant.Le manque de volontaires pour mettre le bac à la rue est aussi mis de l\u2019avant.«Il n\u2019y a pas nécessairement un concierge sur place dans les petits immeubles.Là, on entre dans une gestion un peu plus compliquée.Le propriétaire ne veut pas avoir à partir d\u2019un quartier pour aller dans l\u2019autre, donc ça prend une personne responsable.Sauf que tout le monde veut faire du recyclage, mais personne ne veut avoir la responsabilité du bac», résume le porte-parole de la CORPIQ.«LES HLM DEVRAIENT MONTRER L\u2019EXEMPLE» L\u2019Office municipal d\u2019habitation de Québec (OMHQ) est responsable des quelques 11 000 logements du parc locatif HLM.Sébastien Olivier, directeur du développement organisationnel, affirme que l\u2019organisme a un plan pour verdir les pratiques de gestion immobilière.«On veut améliorer et offrir plus de possibilités à nos locataires pour qu\u2019ils puissent recycler davantage, là où c\u2019est plus difficile de le faire présentement», assure M. Olivier.L\u2019OMHQ n\u2019a cependant pas de position quant aux mesures coercitives et dit «appliquer les règles convenues par le conseil municipal».Jonathan Carmichael, du Bureau d\u2019animation et information logement (BAIL), croit que les logements sociaux comme les HLM devraient avoir une pratique exemplaire.«Pour le privé, c\u2019est sûr que ça va prendre des mesures d\u2019obligation avec des amendes».Le porte-parole du BAIL ne pénaliserait pas les citoyens.«J\u2019ai confiance que les gens vont développer des bonnes pratiques, assure M. Carmichael.Le problème, en ce moment, c\u2019est que l\u2019infrastructure qui permet de recycler est absente, et un minime pourcentage sera réfractaire à sa mise en place.» RECYC-QUÉBEC, organisme chargé d\u2019analyser la conformité des plans de gestion des matières résiduelles des municipalités, n\u2019avait pas de position sur le recyclage obligatoire.Brigitte Geoffroy, responsable des communications, répond qu\u2019il n\u2019y a pas de réglementation provinciale à cet effet.«Il y a des mesures d\u2019incitation pour les municipalités, tel que le programme sur la redistribution aux municipalités des redevances pour l\u2019élimination de matières résiduelles.» Aucune disposition n\u2019est donc envisagée par la société québécoise de récupération et de recyclage pour rendre plus accessible le recyclage aux citoyens.*Prénom fictif RECYCLAGE DANS LES LOGEMENTS BIENTÔT LA FIN DE LA MÉTHODE DOUCE Pour l\u2019heure, même un locataire se procurant son bac personnel n\u2019aurait pas droit au service de collecte leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 45 LE POINT Nous avons demandé aux candidats aux prochaines élections municipales leur vision de la collecte et de la gestion des matières recyclables.PROPOS RECUEILLIS PAR ÉRIKA BISAILLON LES POSITIONS DES CANDIDATS À LA MAIRIE JEAN-FRANÇOIS GOSSELIN QUÉBEC 21 «C\u2019est totalement une aberration que dans certains immeubles il n\u2019y ait même pas de possibilité de recycler ou que le tri à la source est trop compliqué à faire.La Ville doit faire un meilleur travail autant pour la collecte du recyclage que des matières organiques.On parle de fournir un service municipal de base.On ferait les choses différemment et les citoyens méritent un service A1, mais je ne pense pas qu\u2019il faut aller jusqu\u2019à donner des amendes aux récalcitrants, ça passe davantage par la sensibilisation.» BRUNO MARCHAND QUÉBEC FORTE ET FIÈRE «Pour l\u2019instant, on n\u2019est pas à rendre obligatoire le recyclage pour les citoyens, mais on veut faire en sorte que les propriétaires aient une forme de pression pour s\u2019assurer que le recyclage soit accessible à tout le monde dans Québec.Quand les citoyens font des efforts et qu\u2019ils voient qu\u2019il y a certaines matières qui sont mal recyclées ou ne le sont pas, c\u2019est sûr que ça diminue nos capacités à faire comprendre aux gens que le recyclage c\u2019est important.Les gens ont besoin d\u2019une démonstration de résultats.Après ça, si les gens ne sont pas capables de réaliser les conséquences de leurs gestes, on tapera sur les bons clous sans problème.» JEAN ROUSSEAU DÉMOCRATIE QUÉBEC «Il va y avoir une période de grâce d\u2019un an où les propriétaires vont pouvoir se procurer l\u2019équipement nécessaire sur une base volontaire et par la suite, il faudra voir quelles seront les mesures nécessaires.C\u2019est beau l\u2019incitatif, mais quand de façon systématique certains grands logements ne mettent pas en place de recyclage, on a un problème.C\u2019est faux de dire que les locataires ne sont pas intéressés; c\u2019est qu\u2019il n\u2019y a pas les équipements et l\u2019organisation qui permettent de recueillir les matières recyclables.On veut aussi réintroduire les cloches pour la récupération du verre pour un meilleur tri à la source.» JACKIE SMITH TRANSITION QUÉBEC «On a un retard comparé à d\u2019autres villes comme Lévis.C\u2019est inacceptable que des immeubles n\u2019aient pas de bacs de recyclage.Si on ne donne même pas l\u2019occasion aux jeunes d\u2019apprendre à recycler, on se tire dans le pied.Ce n\u2019est pas la faute aux individus si le système lui-même est fautif; ce sont des choix politiques et non des choix individuels.Il faut mettre plus d\u2019attention sur le tri et encourager la consigne des bouteilles de vin.Les efforts des citoyens de tri à la source et de Zéro Déchet sont complètement gaspillés par des manquements politiques.» MARIE-JOSÉE SAVARD ÉQUIPE SAVARD «On vient de franchir la barre des 50 % des gens qui font un bon tri à la source.Le plan de gestion des matières résiduelles 2018-2023 est axé sur la sensibilisation et se fait sur une base volontaire.Les gens manquent parfois d\u2019informations sur le sujet, mais grâce à la campagne Ça va là! nous remarquons une augmentation réelle des matières au centre de tri.D\u2019ici la fin de l\u2019année, la Ville va contacter directement les propriétaires pour les encourager à se munir d\u2019équipements de recyclage et on va faire l\u2019accompagnement nécessaire.» Mireille Plamondon, porte-parole de la Ville de Québec, précise que c\u2019est à la bonne volonté des propriétaires de mettre à disposition les équipements pour leurs locataires.«La collecte est effectuée sur l\u2019ensemble du territoire et les bacs de recyclage sont offerts gratuitement aux résidants et aux propriétaires d\u2019immeubles résidentiels.La Ville n\u2019utilise pas de mesures coercitives, mais mise plutôt sur la sensibilisation».\u2014 PHOTO LE SOLEIL, YAN DOUBLET SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 46 Québec.ca/vaccinCOVID Prenez votre rendez-vous en ligne à La vaccination nous rapproche de ce moment. leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 47 Québec.ca/vaccinCOVID Prenez votre rendez-vous en ligne à La vaccination nous rapproche de ce moment. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 48 LE POINT Connu médiatiquement en tant que journaliste, Michel Jean est également écrivain et auteur reconnu.Innu de Mashteuiatsh, il a été acclamé par la critique avec son roman Kukum.Fier de ses racines, il nous parle de la place qu\u2019occupent les Premières Nations au Québec, à l\u2019aube de la Journée nationale des peuples autochtones.Propos recueillis par Le Progrès.Q Le 21 juin marquera la Journée nationale des peuples autochtones.Qu\u2019est-ce que cette journée signifie pour vous et pour quelle raison est-elle aussi importante?R Nous avons été si longtemps invisibles qu\u2019un moment de reconnaissance, ça fait du bien à l\u2019âme et à l\u2019estime de soi collective.C\u2019est une manière de souligner que malgré tout ce qui est arrivé, nous sommes toujours là.Q Vous avez dévoilé vos racines autochtones «sur le tard», mais vous le faites aujourd\u2019hui fièrement, notamment à travers la littérature.Pourquoi?R J\u2019ai toujours été fier de mes racines autochtones.J\u2019ai toujours senti dans ma famille de l\u2019admiration et du respect pour les anciens.Mais les Autochtones ont longtemps été victimes de moqueries et parfois aussi de propos racistes.J\u2019en ai souvent été témoin, parfois la cible.À mes débuts en journalisme, je voulais juste me fondre dans la masse.Ne pas avoir de problèmes.Ne pas me faire traiter de Hobo, ne pas entendre les blagues sur les Autochtones, les propos qui les décrivent comme paresseux et toutes ces sottises.J\u2019ai raconté ça dans mon livre Atuk, elle et nous.Puis, un jour, j\u2019ai réalisé que les Autochtones étaient absents de l\u2019espace public.Ça veut dire que si tu grandis à Nutashkuan ou à Mashteuiatsh, tu ne vois personne comme toi à la télévision et, quand les médias en parlent, c\u2019est rarement positif.Ça laisse des traces ça.Un jour, on m\u2019a envoyé une photo prise dans l\u2019école de Pes- samit, une communauté innue de la Côte-Nord.La bibliothécaire avait réuni mes livres dans une armoire et avait écrit au-dessus «Michel Jean, auteur innu».C\u2019était une manière de dire aux élèves, il y a ici des livres faits par quelqu\u2019un comme vous.Ç\u2019a été un déclic pour moi.J\u2019ai alors commencé à parler davantage de mon identité autochtone.Pour que les jeunes dans les communautés se disent que c\u2019est possible de faire du journalisme ou d\u2019écrire tout en étant Innu.Vous savez, encore aujourd\u2019hui, je suis le seul journaliste en ondes à la télévision, peu importe la chaîne, qui soit autochtone.Quel message est-ce que ça envoie?C\u2019est normal?Non.Q Vous estimez qu\u2019il y aura un «avant» et un «après» Joyce Echaquan.Expliquez-nous pour quelle raison?R On a entendu toutes sortes d\u2019histoires dont les Autochtones étaient victimes.Et ça dure depuis des années.Les membres des Premières Nations s\u2019en plaignaient, mais ils étaient rarement pris au sérieux.Quand une quarantaine de femmes autochtones se sont plaintes de violences et d\u2019agressions de la part de six policiers dans la région de Val-d\u2019Or, c\u2019était leur parole contre celles des policiers et le Directeur des poursuites criminelles et pénales n\u2019a pas retenu leurs plaintes.En vérité, personne ne les a crues.Même si plusieurs témoignages de femmes qui ne se connaissaient pas se recoupaient.Si Joyce n\u2019avait pas diffusé sur Facebook Live ce dont elle était victime, qui l\u2019aurait crue?Ça aurait été la parole d\u2019une Atika- mekw contre celles de membres respectés du personnel médical d\u2019un hôpital.Grâce au courage de Joyce Echa- quan, les Québécois ont vu et entendu ce que les Autochtones voient et entendent depuis longtemps.Elle a permis d\u2019ouvrir les esprits et les cœurs.Désormais, tout le monde sait que ça existe.DONNER UNE VOIX AUX AUTOCHTONES leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 49 LE POINT faire comme si ça n\u2019existait que dans la tête des Autochtones.Q Quels sont, à vos yeux, les préjugés les plus tenaces et sur lesquels il faut continuer à travailler en tant que société?R Les Québécois croient que les Autochtones bénéficient de toutes sortes d\u2019avantages grâce à leur statut.Qu\u2019ils ne payent pas de taxes ni d\u2019impôt.Dans les faits, un Autochtone doit travailler sur une réserve pour être exempté de payer l\u2019impôt.Et la vérité, c\u2019est qu\u2019il y a très peu d\u2019emplois dans les communautés.Je paye mes taxes et impôts comme tout le monde.Mais au Québec, où on n\u2019aime pas quand un blé d\u2019Inde dépasse dans le champ, ça nourrit une forme de préjugés.Aussi, les gens ont l\u2019impression que les Autochtones ont toujours vécu dans ce qui sont aujourd\u2019hui des réserves.J\u2019ai écrit Kukum pour justement expliquer que la sédentarisation forcée est souvent récente.Ma grand-mère Jeannette Siméon est née dans le bois et moi à l\u2019hôpital d\u2019Alma.Tout ça est récent.Q Votre livre Kukum a reçu un accueil très positif des lecteurs et de la critique.On parle d\u2019un succès littéraire qui sera même adapté pour la télévision.Êtes-vous surpris par cet accueil?Est-ce révélateur de l\u2019intérêt des Québécois pour l\u2019histoire des Autochtones?R Kukum est paru dans une relative indifférence, en 2019.Il y a eu peu de critiques ou de textes sur le livre.Il n\u2019a été sélectionné pour aucun prix littéraire au Québec, y compris le prix du Salon du livre du Saguenay-Lac-Saint-Jean d\u2019où je suis originaire, qui ne l\u2019a pas considéré parmi ses finalistes.Il a fallu attendre que le roman paraisse en Europe, où il a reçu le prix France- Québec, qui est prestigieux, le prix VLEEL remis par la communauté de critiques littéraires d\u2019Instagram, qui est très présente.Il a aussi été finaliste au prix Jacques Lacarrière.Au Québec, cela a attiré de l\u2019intérêt et puis il y a eu une sorte de coup de foudre entre Kukum et les lectrices et lecteurs québécois, qui se poursuit aujourd\u2019hui.Le prix France-Québec a été annoncé peu de temps après la mort révoltante de Joyce Echaquan.Je crois que les Québécois ont compris qu\u2019il y avait des trous dans leur compréhension de leur histoire.Et Kukum leur offre des réponses.Pour ma part, ce ne sont pas les chiffres de vente qui m\u2019émeuvent quand je vois que Kukum tient encore sa place plus de six mois plus tard au palmarès, c\u2019est l\u2019idée qu\u2019un livre autochtone réunisse autour de lui autant de gens.Je trouve ça beau.Et cela me rend infiniment reconnaissant.Q Comment entrevoyez-vous l\u2019avenir pour les peuples des Premières Nations?R Les choses ne pourront rester telles qu\u2019elles le sont.Ça m\u2019apparaît évident.Le défi est de nous faire une place.Une vraie place.Encore aujourd\u2019hui, les Premiers Peuples ont peu à dire sur l\u2019exploitation et le développement de leur territoire.Ils n\u2019en bénéficient pas malgré les traités qui reconnaissent leurs droits.Regardez au Lac- Saint-Jean, le débat sur les coupes forestières le long de la rivière Péri- bonka.C\u2019est là même où se déroule Kukum.Le Canada et le Québec vont devoir trouver une façon de répondre aux demandes des Autochtones, car le monde commence à regarder.Je le vois bien quand je parle à des journalistes européens pour mes livres.Ils sont choqués de réaliser l\u2019attitude du Canada face aux Premieres Peuples.Ils posent des questions sur l\u2019attitude de Justin Trudeau ou de François Legault.Ils comparent les coupes dans la forêt amazonienne à celles dans la forêt boréale.Les choses ne peuvent plus être gérées en vase clos.Cette époque m\u2019apparaît révolue.«Un jour, on m\u2019a envoyé une photo prise dans l\u2019école de Pessamit, une communauté innue de la Côte-Nord.La bibliothécaire avait réuni mes livres dans une armoire et avait écrit au-dessus \u201cMichel Jean, auteur innu\u201d.C\u2019était une manière de dire aux élèves, il y a ici des livres faits par quelqu\u2019un comme vous.Ç\u2019a été un déclic pour moi.» \u2014 Michel Jean (photo) \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, HUGO-SÉBASTIEN AUBERT LIRE JEUNES ET FIERS D\u2019ÊTRE AUTOCHTONES \u203a 71 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 50 LE POINT autrement dit JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com lesoleil.com QUESTION ÉCLAIR Quel nom inusité des scientifiques ont-ils donné à une nouvelle espèce de grenouille découverte dans les Andes, à la frontière entre l\u2019Équateur et le Pérou?a) La rainette qui aime le tir à l\u2019arc; b) La grenouille qui danse la polka; c) La grenouille qui parle comme Justin Trudeau; d) La rainette Led Zeppelin; e) La pomme de reinette et pomme d\u2019api.Des policiers brésiliens menaient récemment une opération contre de présumés trafiquants de drogue dans la favela de Jacarezinho à Rio de Janeiro.\u2014 PHOTO AFP, MAURO PIMENTEL Clients attablés dans un bar de Reykjavik, le 31 mai, après une fermeture de deux mois consécutive à la pandémie.\u2014 PHOTO AFP, HARALDUR GUDJONSSON Une baleine à bosse photographiée dans l\u2019océan Pacifique \u2014 PHOTO AFP, MIGUEL MEDINA Réponse : d) SOURCE : THE GUARDIAN LE CHIFFRE 94 N o m b re d \u2019e n f a n t s dont l\u2019indien Ziona Chana était officiellement le père, au moment de son décès, le 13 juin 2021, à l\u2019âge de 76 ans.Personne ou presque ne se risquait à dénombrer les membres de la famille de M. Chana.En général, on se contentait de répéter que cette famille était la plus grande du monde.Un décompte non officiel évaluait le groupe à 181 personnes, incluant 39 épouses, 94 enfants, 33 petits-enfants, 14 belles-filles et un arrière- petit-enfant.Le village de Baktawng Tlangnuam, dans le nord-est de l\u2019Inde, était devenu une attraction touristique, à cause de cette famille innombrable.SOURCE : BBC NEWS LA COMPARAISON En 2019, combien de personnes ont été tuées par la police.\u203a Dans l\u2019État brésilien de Rio de Janeiro, qui compte 16 millions d\u2019habitants?1814 \u203a Dans tous les États-Unis d\u2019Amérique, qui comptent 328 millions d\u2019habitants?999 SOURCE : THE WASHINGTON POST LE CHIFFRE 1,56 MILLIARD E stimation du nombre de masques chirurgicaux qui auraient abouti dans les océans, l\u2019an dernier.SOURCE  : OCEANS ASIA , CITÉ PAR HARPER\u2019S LA TENDANCE LE PSY VIRTUEL I l est disponible 24 heures sur 24.Il est toujours attentif.Il ne s\u2019impatiente jamais.Bienvenue chez le psy virtuel.Le secret le moins bien gardé de notre époque.Selon l\u2019Association américaine de psychiatrie, on retrouve désormais plus de 10 000 applications Web proposant de l\u2019aide psychologique virtuelle.Une industrie de plusieurs milliards $, dont les services vont de la méditation (Headspace) à la consultation assistée par intelligence artificielle (Woebot).Apparemment, il importe peu que les résultats se révèlent très variables.Les besoins sont énormes.L\u2019an dernier, aux États-Unis, jusqu\u2019à 60 % des gens qui souffrent de troubles mentaux n\u2019auraient pas reçu le moindre traitement.SOURCE : THE NEW YORK TIMES ET MENTAL HEATH AMERICA LA CITATION «Je me suis dit \u201cC\u2019est comme ça que tu vas mourir.Dans la gueule d\u2019une baleine\u201d [\u2026] Puis elle m\u2019a recraché.» \u2014 Michael Packard, un pêcheur de homard en apnée qui a été «avalé» par une baleine à bosse, au large de Cape Cod.M. Packard se trouvait à une quinzaine de mètres de profondeur lorsqu\u2019il a senti que quelque chose l\u2019aspirait.Il s\u2019est ensuite retrouvé dans la gueule de l\u2019animal, qui l\u2019aurait «avalé» par erreur.Finalement, la baleine l\u2019a recraché à la surface, une trentaine de secondes plus tard.Le pêcheur Packard s\u2019en tire indemne.À son arrivée à l\u2019hôpital, une infirmière a même insisté pour que Monsieur lui dicte des numéros de loterie! SOURCE : THE WASHINGTON POST LE PALMARÈS Les 5 villes les MOINS stressantes du monde* 1.Reykjavik (Islande) 2.Berne (Suisse) 3.Helsinki (Finlande) 4.Wellington (Nouvelle-Zélande) 5.Melbourne (Australie) Les 5 villes les PLUS stressantes du monde* 1.Mumbai (Inde) 2.Lagos (Nigéria) 3.Manille (Philippines) 4.New Delhi (Inde) 5.Bagdad (Irak) * Sur la base de 17 critères incluant notamment la densité, la sécurité, la circulation et le taux de chômage.SOURCE : THE LEAST AND MOST STRESSFUL CITIES INDEX 2021, VAY.COM LA FACTURE 17 $ A u club privé «1880», de Singapour, c\u2019est le prix d\u2019un sandwich composé de croquettes de viande de poulet fabriqué en laboratoire.Pas très loin, on trouve aussi de la viande artificielle de poulet dans les raviolis et les salades d\u2019un restaurant cantonais.Les repas sont servis avec des lunettes 3D qui permettent de regarder une vidéo sur les vertus de cette viande high-tech, «cultivée» à partir de quelques cellules.Bon appétit?SOURCE : CHANNEL NEWS ASIA LE POURCENTAGE 23% T aux de participation aux élections législatives du 12 juin en Algérie, qui ont été boycottées par une partie de l\u2019opposition.Sur les 24 millions d\u2019électeurs inscrits, à peine 5,6 millions se sont rendus aux urnes.De ce nombre, environ un million d\u2019électeurs (18 %) ont annulé leur vote.Au final, moins d\u2019un Algérien sur cinq a opté pour l\u2019un des partis en lice.SOURCE : LE MONDE QUESTION ÉCLAIR Le maire écologiste de Budapest menace de renommer plusieurs rues si le gouvernement hongrois permet l\u2019implantation d\u2019une université chinoise dans sa ville.Il veut ainsi dénoncer le triste bilan de la Chine en matière de droits humains.Parmi les noms qui suivent, un seul ne serait PAS donné à une rue du quartier entourant l\u2019université.Lequel?a) La route de Hong Kong libre; b) La rue du Dalaï-Lama (leader spirituel du Tibet); c) La rue Xie Shiguang (ancien évêque de l\u2019Église clandestine) d) La route des martyrs ouïgours; e ) L e c u l - d e - s a c d u communisme.Réponse : e) SOURCE : REUTERS leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 51 0068738 Unabonnement facile, rapide et sécurisé \u2022 Accès aux sites Web des six médias membres des coops de l\u2019information \u2022 Accès aux applications mobiles iOS et Android des six médias \u2022 Accès simultanés autorisés LE NUMÉRIQUE ET PAPIER TOUT COMPRIS LE NUMÉRIQUE TOUT COMPRIS 9,95$/mois 16,95$/mois 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES 4 SEMAINES GRATUITES L\u2019ESSENTIEL NUMÉRIQUE Tous les avantages du plan «L\u2019essentiel numérique», plus un accès aux éditions magazines du week-end en format intégral électronique (disponibles dans les applications mobiles le samedi).Tous les avantages du plan «Le numérique tout compris», plus l\u2019édition imprimée du samedi de votre média préféré, livrée à domicile (si disponible dans votre secteur).+ TAXES + TAXES 12,95$/mois + TAXES Nouvel été.Nouvelles de l\u2019été.NUMÉR IQUE Local.De calibre mondial.DONNÉES PERSONNELLES PROTÉGÉES.AUCUNEOBLIGATIONÀ LONG TERME.Abonnez-vous sans tarder sur lesoleil.com Local.De calibre mondial. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 52 CARREFOUR DES LECTEURS Directeur général GILLES CARIGNAN Rédactrice en chef VALÉRIE GAUDREAU place publique Les Espaces bleus, générateurs de la fierté québécoise La fibre nationaliste de François Legault s\u2019est manifestée à plusieurs occasions depuis le début de son mandat à titre de premier ministre, la dernière manifestation surgissant de la réforme de la loi 101 dans le projet de loi 21.En annonçant la création des Espaces bleus, c\u2019est à la fierté des Québécoises et des Québécois que M. Legault s\u2019adresse en leur offrant un vaste réseau interprovincial qui mettra en lumière les réalisations patrimoniales de nos ancêtres.Qu\u2019on le veuille ou non, l\u2019histoire du Québec est peu connue, voire méconnue par plusieurs Québécois.Or, l\u2019histoire d\u2019un peuple est le filon qui conduit aux bâtisseurs qui ont été les artisans du Québec d\u2019aujourd\u2019hui.De surcroît, les Espaces bleus paveront la voie à un prolongement des cours d\u2019histoire offerts dans les écoles et permettront de la sorte aux jeunes Québécois d\u2019approfondir leurs connaissances sur le territoire qui les ont vus naître et sur le courage et la fierté de leurs ancêtres.La fierté est un sentiment qui honore tous ceux qui la ressentent et permet de créer un engouement contagieux autour d\u2019eux.En ce sens, je ne peux que souscrire à cette heureuse initiative du gouvernement caquiste.Bienvenue aux Espaces bleus, générateurs de la fierté québécoise! Henri Marineau, Québec Savons-nous à quel point nous avons de la chance de vivre au Québec?Très récemment, j\u2019accompagnais une amie octogénaire pour son deuxième vaccin.Elle me dit que je pourrais peut-être en même temps recevoir cette deuxième dose moi aussi, ce à quoi je n\u2019avais pas pensé.J\u2019ai donc posé la question à la première personne rencontrée.«Bien sûr qu\u2019on va vous vacciner», qu\u2019on me répond! Tout cela s\u2019est déroulé dans une ambiance impeccable.Nous n\u2019avons rencontré que du personnel accueillant, gentil, souriant, soucieux de bien nous informer, attentif à notre bien-être.Savons-nous à quel point nous avons de la chance de vivre au Québec?Merci, M. Legault, merci aux gens qui vous entourent, merci à tous ceux qui prennent soin de notre santé parfois au détriment de la leur.On ne vous le dira jamais assez.Marlène Gagnon, Québec Le traumatisme du bal avorté On dit souvent que plus on se regarde, plus on se désole et plus on se compare, plus on se console.Je lis les commentaires de jeunes et de leurs parents criant la douleur de leur drame de bal avorté comme s\u2019il s\u2019agissait d\u2019une calamité sans nom, un désastre aux dimensions apocalyptiques.Quel égoïsme en cette période où on devrait davantage composer le verbe être plutôt qu\u2019avoir.Oui c\u2019est désolant de considérer que les étudiants de cinquième secondaire ne pourront vraisemblablement avoir leur bal.Est-ce catastrophique?Resteront-ils marqués à vie d\u2019un traumatisme tel que ce sera une génération sacrifiée?Woah, arrête ton char Ben-Hur! Vous voulez considérer la notion de perspective un simple instant, svp?Pensez donc à ces enfants autochtones et comment ils furent traités.Et qu\u2019en est-il de ces enfants où règnent l\u2019oppression, la guerre et les catastrophes climatiques?Et puis, l\u2019absence de bal a-t-elle le même impact?On se console ou on se désole?Cessons donc de contempler notre nombril et pensons donc en «nous» au lieu d\u2019en «je».Claude Moreau, Québec Cherchez l\u2019erreur! L\u2019image promotionnelle du tramway la plus souvent utilisée est celle située sur le boulevard Laurier en face du CHUL.L\u2019espace requis pour les deux voies du tramway est plus large que le terre-plein actuel et nous pouvons observer l\u2019espace qui sera nécessaire pour la construction des stations pour les passagers dans les deux directions.Curieusement, malgré la largeur de ces ajouts au centre de la chaussée, nous voyons apparaître trois voies de circulation pour les voitures\u2026 comme actuellement.Jean-Pierre Lefebvre, Québec POINT DE VUE Luc J.Vigneault Auteur et acteur, Québec En réaction à l\u2019article «Personne n\u2019est préparé à l\u2019horreur» du journaliste Normand Provencher paru le 12 juin E n lisant la poignante entrevue avec Jacques Fortin, conjoint de feu Suzanne Clermont, je me suis souvent répété «Dommage!».À plus d\u2019un titre : pour la défunte, ses proches, ses voisins et, jusqu\u2019à un certain point, son meurtrier.Pas que je compatisse avec lui, au détriment de la mort et de la douleur qu\u2019il aura semées.Non! Juste dommage qu\u2019on ne comprenne pas la santé mentale à fond pour prévenir plutôt que guérir.Que ceux que ces troubles touchent directement ne soient pas consultés (eux qui en sont marqués au fer rouge comme hérétiques), en tant qu\u2019experts, qu\u2019on n\u2019en situe pas les enjeux au-delà de la fatalité et qu\u2019on s\u2019y croit inexpugnable.Comme pour la COVID, avec le résultat que l\u2019on sait.Ce mythe d\u2019invincibilité est un colosse aux pieds d\u2019argile, le fruit de notre ignorance comme je l\u2019ai écrit dans un de mes poèmes.Celle de l\u2019âme humaine a priori, si écorchée sous sa carapace de perfection, de réussite, d\u2019illusion de quiétude et de normalité.Je m\u2019abstiens de jeter la pierre à q u i c o n q u e .C e t t e c u l t u r e découle d\u2019une incompréhension de ces mystères de la vie, qui n\u2019en sont pas vraiment.Avec empathie, écoute et entraide mutuelle, on peut les percer et les comprendre pour ne pas les juger à outrance.Au fond, c\u2019est la finalité qu\u2019on ne comprend pas.On peut saisir ces mécanismes, afin de se préparer à l\u2019horreur et l\u2019éviter.Avec bienveillance et confiance les uns envers les autres.Pour s\u2019ouvrir au dialogue de bonne foi et ne plus ignorer la pédagogie de la santé mentale, pourtant accessible à tous.Les premiers à en être affectés peuvent en témoigner.Je le sais, car j\u2019en suis.Se préparer à éviter l\u2019horreur ÉCRIVEZ- NOUS Pour être publié sur nos plateformes, écrivez-nous à opinions@lesoleil.com.Maximum 1000  caractères.Inclure vos nom, adresse et numéro de téléphone pour vous joindre le jour. leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 53 PLACE PUBLIQUE POINT DE VUE Mgr Gérald Cyprien Lacroix À Konrad Sioui, grand chef de la Nation huronne-wendat (2008-2020) D ans ta lettre publiée samedi dernier, qui m\u2019était adressée, tu mettais en lumière les liens fraternels que nous avons tissés.J\u2019ai été ordonné évêque à peine un an après ton élection à la tête de la Nation huronne-wendat.Un mois après mon ordination, j\u2019ai eu le bonheur de te rencontrer à l\u2019archevêché de Québec, en compagnie de Phil Fontaine qui dirigeait, à l\u2019époque, l\u2019Assemblée des Premières Nations.Le chef Fontaine arrivait alors de Rome où, avec d\u2019autres chefs autochtones, des survivants des écoles résidentielles de diverses communautés du Canada ainsi que quelques évêques, il avait rencontré le pape Benoît XVI.Il nous racontait qu\u2019ils avaient vécu cette rencontre comme un moment historique pour eux.Le Saint-Père avait exprimé sa solidarité et sa compassion à l\u2019écoute des récits d\u2019un passé douloureux en lien avec les écoles résidentielles et d\u2019autres souffrances vécues par les Premières Nations.Je me souviens de l\u2019enthousiasme du chef Fontaine et de sa joie de pouvoir enfin envisager de tourner la page sur un lourd passé.Il considérait qu\u2019un nouveau chapitre de notre histoire commune pouvait enfin commencer : un chemin de réconciliation et de guérison.Cher frère et ami Konrad, au cours des dix dernières années, nous avons eu plusieurs autres occasions de nous rencontrer, tantôt lors de célébrations religieuses à Wendake ou en notre Basilique-cathédrale Notre-Dame de Québec, tantôt lors de certains événements socioculturels.J\u2019ai encore très présent au cœur les événements récents entourant le décès de Max Gros-Louis, un membre important de ta nation connu internationalement.J\u2019ai eu le privilège d\u2019accompagner sa famille et de présider ses funérailles dans votre émouvante chapelle historique.Ma proximité avec les communautés autochtones n\u2019est pas nouvelle; dans ta lettre, tu me rappelais le récit que je t\u2019ai fait à propos du docteur Léon Gros-Louis qui m\u2019a sauvé la vie à ma naissance.J\u2019ai encore une dette de gratitude envers lui et une affection particulière pour son peuple.Partout où j\u2019ai vécu et exercé mon ministère pastoral, j\u2019ai voulu être attentif et présent à mes frères et sœurs autochtones, comme je l\u2019ai été en Amérique du Sud, auprès des Guambianos de Colombie, ainsi qu\u2019au Canada, en séjournant plusieurs fois chez les Inuits d\u2019Iqaluit sur les Terres de Baffin.Ces différentes expériences de vie m\u2019ont beaucoup marqué et ont enrichi mon propre itinéraire humain et spirituel.Comme tu l\u2019évoques, nous avons traversé aussi des moments éprouvants, mais nécessaires, notamment le processus de la Commission de vérité et réconciliation qui nous a profondément bouleversés et éveillés.La douleur des tiens est également la mienne.La découverte des sépultures anonymes au pensionnat de Kamloops a de nouveau ravivé les blessures du passé, et cette fois, c\u2019est l\u2019ensemble de la population canadienne qui a été sous le choc.La forte médiatisation de cette nouvelle a fait écho à cette émotion collective, mais je remarque qu\u2019elle a peu permis de nuances et de contextualisation.Les travaux de la Commission de vérité et réconciliation sont éclairants sur plusieurs aspects de cette sombre page d\u2019histoire; maintenant, il faut poursuivre les recherches pour comprendre davantage cette histoire et assumer notre obligation de faire mémoire.Mais déjà, il nous faut reconnaître que nous, Catholiques, avons été complices du projet du gouvernement du Canada d\u2019assimiler les peuples autochtones en les privant de leurs langues, de leur culture et de leurs traditions.Il est certes périlleux de juger le passé avec les yeux d\u2019aujourd\u2019hui.Ce qui est certain, cependant, c\u2019est que nous reconnaissons que ce fut une immense erreur de nous être associés à cette entreprise qui a produit autant de souffrances dans vos familles et vos communautés.À maintes reprises, des excuses publiques ont été exprimées, depuis une trentaine d\u2019années, par divers responsables d\u2019institutions ecclésiales catholiques.Les Missionnaires Oblats se sont excusés et ont demandé publiquement pardon dès 1991.Plusieurs autres communautés catholiques l\u2019ont fait ainsi que des évêques des divers diocèses où des écoles résidentielles avaient été établies.Plusieurs personnes demandent des excuses formelles du pape François.La Conférence des évêques catholiques du Canada a révélé la semaine dernière que nous travaillons depuis plus de deux ans pour préparer une rencontre avec le Saint-Père à Rome.Le pape François s\u2019est montré très enthousiaste devant le projet d\u2019accueillir une délégation d\u2019Autochtones, d\u2019Inuits et de Métis, comprenant des chefs des diverses nations ainsi que des survivants et survivantes des pensionnats.Le Saint-Père s\u2019est déjà excusé pour l\u2019association malsaine des missionnaires avec les oppresseurs des peuples des Amériques.Nous savons qu\u2019il saura accueillir les membres de cette délégation et les écouter, en leur adressant des paroles vraies et des gestes signifiants qui, nous l\u2019espérons, ouvriront la porte à la réconciliation et à la guérison de nos blessures.Cette rencontre historique devait se réaliser en novembre 2020, mais la pandémie nous a obligés à la reporter à cette année, probablement d\u2019ici quelques mois.Je t\u2019assure que j\u2019ai participé moi-même à la préparation de cet événement et que je vais contribuer pour ma part, et avec toute mon énergie, à l\u2019organisation de ce projet qui devrait être significatif et aider à panser les blessures du passé comme celles du présent.Au nom de notre amitié, tu peux compter sur mon engagement.Cher Konrad, nous cheminons avec votre communauté huronne- wendat depuis près de quatre siècles, comme d\u2019autres diocèses catholiques le font avec plusieurs communautés autochtones sur le vaste territoire du Canada.Nous ne pouvons pas changer le passé, mais nous pouvons décider de poursuivre la route ensemble pour bâtir un avenir qui soit empreint de respect mutuel, de paix, de vérité et de réconciliation.J\u2019y crois, mon frère et mon ami, et tu peux compter sur mon soutien et ma prière pour que nous nous engagions ensemble sur le chemin de la guérison.Que notre foi nous soutienne, nous rassemble et nous permette d\u2019avancer vers la lumière, dans la justice et la vérité.Que la paix soit avec toi! Ton frère Gérald LETTRE À MON FRÈRE KONRAD «La douleur des tiens est également la mienne», écrit Mgr Gérald Cyprien Lacroix.\u2014 PHOTO DIOCÈSE DE QUÉBEC SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 54 PLACE PUBLIQUE DES UNIVERSITAIRES Un système de santé résilient aux chocs climatiques (1/2) Marc Brullemans*, Ph.D.Biophysique Collectif scientifique sur la question du gaz de schiste et les enjeux énergétiques.Membre de GMob Jacques Benoit* D.E.S.S.D.É.C.Membre de GMob (13e DE 15) J amais ce dicton ne se sera autant vérifié, jour après jour, que par les contraintes auxquelles le Québec a dû faire face depuis mars 2020.Si nos gouvernements avaient été davantage prévoyants et entrevu les possibles impacts d\u2019une telle pandémie, parions qu\u2019ils auraient tenté de mettre en place tout le nécessaire pour protéger la population et réduire au maximum les effets de la COVID-19.Mais qu\u2019ont- ils véritablement appris de cette pandémie?Certes, stocker des masques N95 peut faire partie d\u2019une stratégie de prévention, mais de quels équipements de protection aurons-nous besoin pour faire face aux inondations, aux sécheresses, aux incendies de forêt, etc.?La catastrophe climatique aura des répercussions encore plus importantes que la pandémie sur nos conditions de vie.Ainsi, le Lancet Countdown, réunissant 35 établissements universitaires et agences des Nations Unies, affirme «que les changements climatiques constituent la plus grande menace du 21e siècle pour la santé mondiale».Le réchauffement planétaire, par la hausse de la température et l\u2019augmentation du nombre de canicules, et par ses événements météorologiques extrêmes et parfois nouveaux, a déjà des impacts sur notre santé.Outre l\u2019incontournable hyperthermie causant baisse de productivité et décès, il faut relever les maladies respiratoires, comme l\u2019asthme ou les allergies, exacerbées par les feux de forêt ou par l\u2019augmentation du niveau de pollen, l\u2019apparition de nouvelles maladies (virus du Nil occidental, maladie de Lyme, dengue), mais aussi les problèmes sociaux et de santé mentale : chocs post-traumatiques, stress, troubles anxieux, dépressions, abus de substances, violences familiales, etc.Et comme partout ailleurs, ce sont les personnes les plus démunies qui subissent et subiront, de manière disproportionnée, les «changements climatiques».Un rapport sur la situation au Canada (Clark et coll.2021) souligne que «l\u2019augmentation des décès, des maladies et des coûts en santé suit l\u2019augmentation de l\u2019ozone troposphérique [avec des coûts estimés] à 86 milliards de dollars par année d\u2019ici 2050 et à 250 milliards par année d\u2019ici 2100.Sur une période de 10 ans à la fin du siècle, les maladies respiratoires liées à l\u2019ozone pourraient entraîner 270 000 hospitalisations et décès prématurés, soit plus que la population de la ville de Gatineau.» Rappelons que l\u2019ozone tro- posphérique est étroitement lié aux produits de combustion des hydrocarbures et à la présence de méthane, lesquels sont des polluants précurseurs de l\u2019ozone.Particulièrement par temps chaud et ensoleillé, et près des axes routiers, l\u2019ozone cause de l\u2019asthme et affecte la productivité des champs.D\u2019ailleurs, selon la Coalition pour le climat et l\u2019air pur, la réduction des fuites de méthane, un des précurseurs de l\u2019ozone, préviendrait, au niveau mondial, environ 260 000 décès prématurés et 775 000 visites à l\u2019hôpital chaque année.Le système de Santé, par ses propres émissions, participe aussi au problème du réchauffement, mais comme pour le secteur alimentaire (production, transformation et distribution), ses émissions peuvent difficilement être réduites à zéro.LES FAITS \u203a Selon le Lancet Countdown, «le système de santé canadien occupe le troisième rang mondial en ce qui a trait aux émissions de GES par personne».\u203a Une étude évaluait qu\u2019en 2015, le système de santé canadien était responsable de 33 millions de tonnes d\u2019équivalent CO2, soit environ 0,8 tonne par habitant.\u203a L\u2019analyse de Clark et coll.(2021) démontre qu\u2019au Canada, selon un scénario d\u2019émissions modérées, le taux d\u2019hospitalisation due à la chaleur augmentera de 21 % d\u2019ici 2050 et doublera d\u2019ici 2100.\u203a Les changements climatiques causent aussi d\u2019importants traumatismes.Selon une étude menée auprès des évacués de l\u2019incendie de Fort McMurray en 2016, «29 % des participants répondaient aux critères diagnostiques du trouble de stress post-traumatique, 26 % à ceux de la dépression et 43 % à ceux de l\u2019insomnie».\u203a Au Québec, les infrastructures nécessaires aux soins et services ont été négligées depuis longtemps.Par exemple, selon les données 2017 du ministère, seulement 20 % des chambres en CHSLD sont climatisées.C\u2019EST POURQUOI\u2026 \u203a Nous avons besoin d\u2019un réseau de soins de santé et de services sociaux robuste, doté d\u2019une première ligne interdisciplinaire proactive et préventive.\u203a Les services de Santé publique et les organismes communautaires doivent être soutenus adéquatement, les deux ayant une importance capitale en temps de crise.\u203a Nous avons besoin du bon soin/service par le bon professionnel au bon moment, agissant en amont des complications.\u203a Notre réseau de soins de santé et de services sociaux doit chercher à réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES).Conséquemment (tiré de la fiche C-DUC 11 du Plan de la DUC).Nos gouvernements doivent, par exemple : \u203a Hausser le financement fédéral de la Santé, en priorisant les services sociaux.\u203a Mettre à niveau les équipements de climatisation des établissements du réseau, et planifier les aménagements urgents nécessaires pour limiter l\u2019infiltration de la chaleur extérieure.\u203a Remplacer les systèmes de chauffage et climatisation alimentés aux énergies fossiles par des systèmes utilisant l\u2019électricité, la géothermie ou l\u2019énergie solaire.Nos municipalités devraient, entre autres : \u203a Veiller à ce que les crises climatiques soient une préoccupation centrale dans la gestion et l\u2019organisation de tous les services municipaux, avec priorité aux plus vulnérables, dans une optique de prévention.\u203a Établir des refuges communautaires autonomes, climatisés, chauffés, munis de systèmes de filtration de l\u2019air, pouvant assurer des soins d\u2019urgence et une réponse alimentaire.\u203a Offrir aux citoyen.ne.s volontaires une formation gratuite en sécurité civile, sauvetage et premiers soins, si possible adaptée à la région et aux risques climatiques.L a p o p u l a t i o n p o u r r a i t , notamment : \u203a Veiller à ce que les crises climatiques soient une préoccupation centrale dans la gestion et l\u2019organisation de tous les soins et services, avec priorité aux plus vulnérables, dans une optique d\u2019adaptation et de prévention.\u203a Suivre des ateliers de premiers soins, de sauvetage ainsi qu\u2019une formation en sécurité civile.Ce second chantier de résilience est extrêmement complexe.Dans un prochain texte, nous aborderons la question des structures et de la gestion d\u2019un système de soins de santé et services sociaux plus résilient aux chocs climatiques.Parce qu\u2019en cette matière aussi, il vaut mieux prévenir que guérir.Marc Brullemans et Jacques Benoit sont membres du regroupement Des Universitaires et de GroupMobilisation (GMob) Questions ou commentaires?info@desuniversitaires.org Ce texte fait partie d\u2019une série de 15 articles qui visent à faire connaître le Plan de la DUC, élaboré par l\u2019équipe de GroupMobilisation (GMob) dans le cadre de la «Déclaration citoyenne universelle d\u2019urgence climatique», qui a été reconnue par 525 municipalités représentant 80 % de la population québécoise.«MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR» «Le réchauffement planétaire, par la hausse de la température et l\u2019augmentation du nombre de canicules, et par ses événements météorologiques extrêmes et parfois nouveaux, a déjà des impacts sur notre santé», soulignent les auteurs.\u2014 PHOTO 123RF, SUDOK1 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 55 PLACE PUBLIQUE BILLET POINT DE VUE VALÉRIE GAUDREAU Rédactrice en chef vgaudreau@lesoleil.com L e projet de tunnel Québec- Lévis est prévu pour voir le jour dans 10 ans.Mais les réactions des lectrices et lecteurs du Soleil à cette annonce ne se sont pas faire attendre.Déjà que le tramway et les moutures antérieures d\u2019un réseau transport structurant pour la région suscitent des lettres ouvertes depuis des années, voilà que l\u2019annonce du gouvernement Legault le 17 mai a tout fait exploser.Dès les premières heures de l\u2019annonce de ce troisième lien de 8,3 km évalué à 10 milliards $, vous avez sauté sur vos claviers.Du 17 au 31 mai, nous avons reçu 55 lettres.Un rythme qui ne s\u2019est pas démenti un mois plus tard.En gros, le tunnel ne passe pas.Peut-être parce que les opposants sont plus prompts à se faire entendre.Chose certaine, le nombre de lettres publiées était représentatif de la proportion pour/contre reçue.Beaucoup d\u2019aspects ont été critiqués à propos de cet ambitieux plan de transport qualifié de «projet du passé», peu écolo, trop cher.Certains, comme l\u2019architecte Guillaume Laurin, s\u2019inquiètent de la prolifération des autoroutes.«Plus on construit d\u2019autoroutes, plus la ville s\u2019étale, plus les destinations s\u2019éparpillent, plus les gens doivent parcourir de grandes distances, ce qui cause plus d\u2019embouteillages», écrivait- il dans son texte Troisième lien : à REConsidérer.Du lot, notons aussi la percutante lettre Creuser le tombeau de la CAQ de l\u2019écrivain Jacques Côté.«L\u2019auteur de romans policiers en moi appréhende déjà la réalité dépassant la fiction, des scénarios catastrophes et mes recherches donnent froid dans le dos», écrivait-il en dressant la liste d\u2019accidents survenues dans des tunnels au fil des ans.Mais il y a aussi des lettres favorables à l\u2019imposant projet du gouvernement Legault.Comme celle de Benoît Thibault de Québec qui, dans sa lettre N\u2019ayons pas une vision en tunnel dit ne pas comprendre «les personnes qui s\u2019opposent au troisième lien».«Ce ne sont certainement pas, écrivait-il le 6 juin, les automobilistes qui, deux fois par jour, sont forcés de faire du pare-choc à pare-choc».Michel Beaulieu a pour sa part proposé une alternative au tunnel en imaginant «quatre kilomètres au lieu de 8,3 de centre-ville à centre-ville, avec dernier arrêt à Québec à la station de tramway Jean-Paul-L\u2019Allier, au cœur de Saint-Roch.» «Pas d\u2019autoroutes, pas de voitures, deux rails plutôt que six voies de circulation, l\u2019équivalent de ce qui relie le métro de l\u2019île de Montréal à Longueuil et à Laval.En conséquence, un tunnel plus étroit, un seul étage plutôt que deux.Un tunnel collectif donc, point d\u2019arrimage du système de transport en commun de la rive sud avec celui de la rive nord», a proposé notre lecteur.Au moment d\u2019écrire ces lignes, beaucoup de textes continuent à entrer sur le sujet.Nous vous en remercions.Et, surtout, ne soyez pas trop déçus si votre missive n\u2019est pas publiée.Ce n\u2019est que partie remise.On a dix ans pour en parler.UN TUNNEL SOUS VOS CLAVIERS Beaucoup d\u2019aspects du plan de transport annoncé par le gouvernement Le- gault le 17 mai ont été critiqués par nos lectrices et lecteurs.\u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE Collectif* L es élections municipales arrivent à grands pas, c\u2019est l\u2019occasion d\u2019agir collectivement en environnement.Tout juste avant la pandémie, nous, les jeunes, étions très mobilisés devant l\u2019urgence climatique.Pendant la crise sanitaire, nous avons pu mesurer l\u2019impact des actions de chacun et chacune sur l\u2019ensemble de la société.Depuis des mois, nous avons répondu à l\u2019appel du gouvernement pour faire face à la crise sanitaire et pour protéger les personnes plus vulnérables et les plus âgées de notre société.Maintenant que nous sommes en train d\u2019en sortir, la crise climatique, elle, n\u2019a pas ralenti et doit retrouver sa place à l\u2019agenda politique.À preuve, une deuxième canicule frappait le Québec le 7 juin engendrant des sécheresses inquiétantes.Nous faisons appel aux générations plus âgées pour affronter avec tout autant d\u2019ambition celle qui affecte nos vies et qui n\u2019a pas de vaccin : la crise climatique.Nous demandons aux candidates et candidats du palier municipal d\u2019adopter en priorité les propositions du mouvement de mobilisation citoyenne Vire au vert dans leurs plateformes électorales.Nous répondons présent aux élections de novembre 2021.Nous nous ferons entendre pour que l\u2019environnement soit une véritable priorité, et que les promesses annoncées se traduisent par des actions locales ambitieuses.Nous demandons une économie qui respecte les limites de la nature, marquée par des circuits courts et des commerces de proximité.Nous voulons un développement social résilient, qui ne laisse personne derrière.Nous réclamons une gestion responsable des matières résiduelles et de cette ressource fondamentale à la vie : l\u2019eau.Nous avons aussi besoin d\u2019espaces verts et d\u2019aménagements plus sécuritaires pour nos déplacements actifs et collectifs.Les élections municipales sont une formidable opportunité pour faire preuve de solidarité et d\u2019équité envers les plus jeunes générations : c\u2019est le temps de virer au vert! Faisons un tri dans les pla- teformes électorales et bâtissons ensemble des municipalités plus vertes et inclusives.Les personnes élues dans nos villes et nos villages ont leur rôle à jouer pour lutter contre la crise écologique et développer notre résilience.Le palier municipal est le plus accessible, le plus près des citoyennes et des citoyens, alors investissons-le pour réimaginer nos collectivités ensemble et nous distancier de l\u2019individualisme qu\u2019a imposé le confinement.Les jeunes de 18 à 35 ans repré- s e nt e nt u n e ma ss e c r i t i q u e \u2014  nous formons près de 28  % de la population en âge de voter (Institut de la statistique du Québec, 2018) \u2014 et nous savons que nous ne sommes pas les seuls à exiger une action environnementale significative.En effet, 86 % des Québécoises et des Québécois se disent en accord avec les revendications des jeunes qui manifestent partout dans le monde pour réclamer des gestes immédiats et déterminants pour lutter contre les changements climatiques et sauver la planète (d\u2019après un sondage Angus Reid commandé par ENvironnement JEUnesse en septembre 2019).Candidates et candidats, virez au vert avec nous! Nous nous devons d\u2019être ambitieux dès aujourd\u2019hui, pour transformer nos milieux de vie, et amplifier et accélérer la réduction des émissions de gaz à effet de serre à tous les niveaux.Nous avons besoin de solutions collectives qui partent de la base, du municipal.Notre avenir et celui des générations futures se jouent maintenant.Ravivons l\u2019espoir! À PROPOS DE VIRE AU VERT Nos propositions s\u2019inscrivent dans le mouvement Vire au vert dont les propositions détaillées sont disponibles sur le site Web vireauvert.org.Vire au vert est une initiative de mobilisation citoyenne non partisane pour mettre les enjeux environnementaux au cœur des élections au Québec.Signataires : Coalition étudiante pour un virage environnemental et social (CEVES), ENvironnement JEUnesse (ENJEU), Coalition étudiante Arrêtons GNL, Association des étudiantes et des étudiants de Laval inscrits aux études supérieures (AELIÉS), Association étudiante de Polytechnique (AEP), Association étudiante générale de l\u2019Université de Rimouski (AGECAR), Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep de Chicoutimi (AGEECC), Association générale des étudiants de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières (AGEUQTR), Association générale des étudiants du Cégep de Rimouski (AGECR), Association générale étudiante de l\u2019Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (AGEUQAT) , Association générale étudiante du Cégep Édouard-Montpetit (AGECEM), Comité- conseil JEUNESSE22, Confédération des associations d\u2019étudiants et étudiantes de l\u2019Université Laval (CADEUL), Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ), Fédération étudiante de l\u2019Université de Sherbrooke (FEUS), Force Jeunesse Regroupement étudiant de maîtrise, diplôme et doctorat de l\u2019Université de Sherbrooke (REMDUS) , Union étudiante du Québec (UEQ) L\u2019environnement, ça passe par le municipal SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 56 LE POINT La ville de Québec connaît une poussée démographique aux XVIIIe et XIXe siècles notamment grâce à l\u2019arrivée d\u2019immigrants de religion protestante.Plusieurs s\u2019installent dans le faubourg Saint-Jean-Baptiste.De nombreux bâtiments et endroits témoignent encore aujourd\u2019hui de leur présence dans ce quartier.Ce quiz de sept questions, conçu dans le cadre du Printemps Saint- Jean-Baptiste, vous invite à tester vos connaissances sur le sujet en vous rappelant qu\u2019il est possible de vous procurer le dernier numéro spécial de 68 pages de la revue Québecensia pour en apprendre davantage sur le quartier.PAR LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE QUÉBEC (JULIE BELOIN) 1 En quelle année l\u2019Hôpital Jeffery Hale ouvre-t-il ses portes dans une maison située sur la rue des Sœurs-de-la-Charité et y reçoit- il son premier patient?A) En 1852 B) En 1867 C) En 1882 D) En 1897 2 En 1876, une église évangélique francophone, communément appelée la French Protestant Church, est construite dans le faubourg Saint-Jean.Quel célèbre prédicateur se rendra occasionnellement dans ce lieu de culte?A) Charles Chiniquy B) Hervé Fines C) David Craig D) Claude Houde 3 Quel architecte a conçu les plans de construction de la St.Matthew\u2019s School en 1877 et de l\u2019agrandissement de la Girls\u2019 High School en 1914?A) Joseph Ferdinand Peachy B) Gerald George Dunlevie C) George Leahy D) Harry Staveley 4 Dans les années 1770, deux terrains sont acquis aux abords de la rue Saint-Jean pour inhumer les défunts anglicans et presbytériens.Combien de personnes sont inhumées dans ce qui deviendra le cimetière Saint- Matthew entre 1772 et 1860?A) Moins de 6000 personnes B) Entre 6000 et 10000 personnes C) Entre 15 000 et 20000 personnes D) Plus de 20 000 personnes 5 En 1880, la ville de Québec inaugure son premier YMCA sur la place D\u2019Youville.Quel est le but premier de cet organisme?A) Offrir un espace pour développer un mode de vie sain chez les jeunes.B) Mettre en place des résidences pour les ainés.C) Développer des activités dans les hôpitaux pour enfants.D) Encourager la réhabilitation de prisonniers.6 Quel pourcentage de la population du quartier Saint-Jean-Baptiste la communauté protestante représente-t-elle entre 1851 et 1901?A) Entre 1 et 10 % B) Entre 11 et 20 % C) Entre 21 et 30 % D) Entre 31 et 40 % 7 Plusieurs noms de rues du quartier Saint-Jean- Baptiste rappellent la mémoire de la communauté protestante.Parmi ces huit rues, lesquels ne commémorent pas la communauté protestante?A) De Lorne et Prévost B) Saint-Georges et Scott C) Lockwell et Saint-Patrick D) Burton et Turnbull LA COMMUNAUTÉ PROTESTANTE DANS SAINT-JEAN-BAPTISTE 2 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 57 LE POINT 1 B) Dès 1865, le philanthrope Jeffery Hale contribue financièrement à la construction d\u2019un hôpital pour la communauté protestante.L\u2019institution qui portera son nom, débute ses activités en 1867, mais poursuivra ses activités sur le boulevard Saint-Cyrille (aujourd\u2019hui René-Lévesque Est).Deux bâtiments en brique y sont construits en 1901 et 1906 pour abriter l\u2019Hôpital Jeffery Hale.L\u2019établissement déménage en 1956 vers son emplacement actuel dans le quartier Saint-Sacrement.Au fil du temps, de nombreux patients catholiques sont également admis et l\u2019hôpital en vient à davantage se définir comme une institution anglophone que protestante.2 A) Au cours de la deuxième moitié du XIXe siècle, Charles Chiniquy est un prédicateur anticatholique appelé par les protestants évangéliques à participer à des tournées de conférences au Québec et ailleurs dans le monde.En 1910, la communauté protestante française fait construire un nouveau temple sur la rue Saint-Augustin qui demeurera en activité jusqu\u2019en 1923.Ce temple est aujourd\u2019hui devenu le bar Le Drague.Le premier bâtiment situé sur la rue Saint-Jean abritera quant à lui le Théâtre Olympia, puis le Théâtre Canadien jusqu\u2019à ce qu\u2019il soit détruit par les flammes en 1946.3 D) Harry Staveley et son père Edward Staveley conçoivent de nombreux plans de bâtiments ou d\u2019agrandissement pour la commission scolaire, le Protestant Board of School Commissioners.La St.Matthew\u2019s School et la Girls\u2019 High School, une école secondaire publique pour filles qui voit le jour en 1874, sont deux établissements d\u2019enseignement importants qui témoignent de la présence anglo-protestante dans le quartier Saint-Jean-Baptiste.4 B) De 6000 à 10 000 personnes ont été inhumées dans le cimetière Saint-Matthew, premier cimetière non catholique de Québec.Il a servi de lieu de sépulture de 1772 à 1860.Les premiers offices sur ce site sont célébrés en 1822 dans la maison du fossoyeur, appelée St.Matthew\u2019s Chapel.Détruit par les flammes en 1845, le bâtiment est remplacé par une chapelle en pierre en 1849, puis par une nouvelle église plus grande dans les années 1870.L\u2019église Saint-Matthew est aujourd\u2019hui reconvertie en bibliothèque et le cimetière peut être visité.5 A) La Young Men\u2019s Christian Association (YMCA) est une association chrétienne protestante interconfessionnelle fondée à Londres par George Williams.Il souhaite que les jeunes puissent atteindre l\u2019harmonie entre le corps, l\u2019intellect et l\u2019esprit.L\u2019institution de la place d\u2019Youville est d\u2019abord réputée pour sa salle de lecture.En 1897, l\u2019édifice est agrandi et accueille un gymnase, des allées de quilles et la première piscine intérieure de Québec.Il est fréquenté par les jeunes anglophones et protestants jusqu\u2019au milieu des années 1930.6 B) D\u2019après le recensement de 1851, les protestants forment 19,59 % de la population du quartier Saint-Jean- Baptiste.Ce nombre descend à 17,01 % en 1871, puis à 12,56 % en 1901.C\u2019est alors légèrement plus élevé que dans le reste de la ville puisque Québec ne compte plus que 7,33 % de protestants au sein de sa population en 1901.Tout au long du XIXe siècle, le faubourg Saint- Jean-Baptiste est l\u2019un des quartiers qui accueille le plus d\u2019immigrants protestants.Selon le recensement de 1901, 1425 protestants du quartier sont d\u2019origine britannique, 424 d\u2019origine irlandaise et 68 d\u2019origine française.7 C) Les rues de Lorne, Prévost, et Burton rappellent respectivement la mémoire du marquis de Lorne, de George Prévost et de Francis Nathaniel Burton, administrateurs coloniaux britanniques.Les rues Scott et Turnbull commémorent quant à elles des notables de la ville de confession protestante.Le premier possédait plusieurs terrains dans le quartier, le second était un militaire dont l\u2019épouse, Elisabeth Mackenzie, fut l\u2019une des principales bienfaitrices de l\u2019Hôpital Jeffery Hale.Saint-Georges est quant à lui le saint patron des Anglais.Les rues Lockwell et Saint-Patrick rappellent la présence de la communauté irlando-catholique dans le quartier.Elles rappellent respectivement l\u2019ancien échevin Joseph Camélien Lockwell et le saint patron des Irlandais.RÉPONSES 1 1?Vue de l\u2019édifice du YMCA et de l\u2019Auditorium à la place D\u2019Youville entre 1907 et 1923 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, HENRIETTE BOUFFARD N011146 2 L\u2019ancien édifice du Jeffery Hale, en 1973 \u2014 ARCHIVES DE LA VILLE DE QUÉBEC, GÉRARD DONNELLY N404132 3?Le cimetière Saint Matthew, sur la rue Saint- Jean, en 2010 \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE 3 l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m l o t o q u e b e c .c o m Tirage du lundi Tirage du jeudi LOT GARANTI DE 1 000 000 $ (Numéro complet non décomposable) Tirage du Mercredi compl.En cas de disparité entre cette liste et la liste officielle de Loto-Québec, cette dernière a priorité.Ce soir, 6 MILLIONS + 1 MILLION GARANTI (approx.) 6 000 000 $ Prochain gros lot (approx) : 17 juin 14 juin 5 11 16 17 39 46 4 07 10 15 27 45 16 juin 16 33 23 37 32 03 45 58655422-01 6666 2185 3071 1017 321 914 155 489 14 juin 13 juin 12 juin 11 juin 91 02 93 20 1634 6392 7166 232 715 644 17 juin 16 juin 15 juin 12 30 41 17 juin 16 juin 15 juin 14 juin 13 juin 12 juin 11 juin 7143780 3368649 5082794 0890868 7744467 5694522 8296441 + 1 LOT GARANTI DE 1 000 000 $ 3 lots bonis de 25 000 $ par année à vie.Consultez les résultats complets des tirages à lotoquebec.com, avec l'application mobile, ou chez votre détaillant. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 58 LE POINT 1927 2021 P H O T O L E S O L E I L , P A T R I C E L A R O C H E Les bâtiments de la Brasserie de Beauport, sur l\u2019avenue Royale, en 1927.Notez le trottoir en bois, sur la gauche.Fondée en 1895, la compagnie de la Brasserie de Beauport bâtit ses installations autour de l\u2019ancien moulin Brown.En l\u2019espace de quelques années, ses affaires deviennent florissantes.Elle produit jusqu\u2019à 25 000 barils de bière par année.Ses produits se retrouvent dans les hôtels les plus prestigieux de Québec, y compris le Château Frontenac.Mais la brasserie est affectée par les activités d\u2019une usine du carton-cuir, qui pollue l\u2019eau en amont.Elle doit aussi affronter la concurrence impitoyable de la National Breweries, qui rêve de monopole sur la bière.La brasserie fait faillite, en 1911.Ses bâtiments seront démolis les uns après les autres, entre 1920 et 1935.Plus tard, le boulevard François-de-Laval sera tracé en parallèle de la rivière Beauport.L\u2019actuel CLSC sera érigé en 1988.Source : «Inventaire archéologique de la rivière Beauport».Manon Goyette, Ville de Québec.2016 JEAN-SIMON GAGNÉ \u203a D\u2019HIER À AUJOURD\u2019HUI ÉCRIVEZ- NOUS Ou envoyez vos photos à photos@lesoleil.com PARTICIPEZ À LA SÉRIE! Chaque semaine, la série D\u2019hier à aujourd\u2019hui recrée une photo d\u2019antan, afin de documenter l\u2019évolution du paysage urbain de Québec.Plus d\u2019une centaine de photos ont été publiées jusqu\u2019ici.Et vos nombreux commentaires nous disent chaque semaine que ce rendez-vous est devenu un des plus prisés.Au fil des mois, certains nous ont même fait parvenir de vieilles photos de la ville, avec l\u2019idée qu\u2019elles inspirent un avant/après à notre photographe.Nous lançons aujourd\u2019hui l\u2019invitation à tous.Vous avez entre les mains de vieilles photos rares, originales de la ville de Québec?Une rue, un immeuble, un carrefour?Des points de vue intéressants qu\u2019on pourrait reprendre aujourd\u2019hui, question de témoigner de l\u2019évolution de la cité?Écrivez-nous, montrez-nous vos trésors.Et peut-être seront-ils «recréés» par notre photographe Patrice Laroche, l\u2019initiateur du projet.Nous souhaitons la participation des citoyens pour continuer le projet et bonifier cette série documentaire fascinante.PATRICE LAROCHE plaroche@lesoleil.com JEAN-SIMON GAGNÉ jsgagne@lesoleil.com leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 59 Bonne Fête nationale! Célébrons tout ce qui rassemble notre belle nation. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 60 Confiants, les talibans afghans attendent leur victoire après le départ des alliés JAY DESHMUKH Agence France-Presse ANDAR \u2014 Ce n\u2019est plus pour eux qu\u2019une question de temps.Les talibans, qui se félicitent d\u2019avoir «défait» les Américains, se préparent sur le terrain à reprendre le contrôle de l\u2019Afghanistan en restaurant un régime ultra rigoriste.«Ces arrogants Américains pensaient qu\u2019ils pouvaient éliminer les talibans», se moque le mollah Misbah, commandant des insurgés dans la province de Ghazni, dévastée par les combats dans le centre- est du pays.«Mais les talibans ont défait les Américains et leurs alliés.Et si Allah le veut, un régime islamique sera établi en Afghanistan quand les Américains seront partis», martèle auprès de l\u2019AFP celui qui se présente comme le responsable de la santé publique pour les insurgés à Ghazni.Les pourparlers interafghans débutés en septembre au Qatar piétinent.Pendant ce temps, les talibans profitent du retrait en cours des forces américaines pour gagner du terrain.Depuis le lancement d\u2019une nouvelle phase d\u2019opérations début mai, ils ont pris le contrôle d\u2019au moins une trentaine de districts sur environ 400.Le soutien aérien des Américains se raréfiant, les forces afghanes bataillent pour ravitailler de nombreux avant-postes encerclés par les insurgés, poussant les troupes à abandonner leurs positions, en particulier dans les campagnes.Les talibans ont pris le contrôle de deux districts à Ghazni, une province-clef située entre deux routes importantes reliant Kaboul à Kandahar (sud), deuxième plus grande ville du pays.Les talibans sont désormais présents dans presque toutes les provinces et encerclent plusieurs grandes villes.Une stratégie inquiétante qu\u2019ils ont appliquée dans les années 1990 pour s\u2019emparer de la quasi- totalité du pays et installer leur régime, tombé après l\u2019intervention américaine en 2001.DES TALIBANS CONFIANTS Beaucoup redoutent qu\u2019ils préparent une grande offensive sur les villes après le départ des Américains et de leurs alliés.Le gouvernement assure que l\u2019armée est capable de les repousser, insistant sur leurs faiblesses : manque d\u2019armes lourdes et incapacité à résister aux frappes de l\u2019aviation afghane.Mais le mollah Misbah ne s\u2019inquiète pas.Pour lui, la victoire sera celle des talibans dès que les troupes «UN RÉGIME ISLAMIQUE SERA ÉTABLI EN AFGHANISTAN» leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 61 LE MONDE internationales auront achevé leur retrait \u2014 théoriquement au plus tard le 11 septembre, a indiqué le président américain Joe Biden.«Une fois les Américains partis, il [le gouvernement] ne tiendra même pas cinq jours», assure le commandant.Avec fierté, il guide l\u2019AFP dans une clinique capturée par les insurgés dont les murs portent encore les stigmates des combats.«Quand leurs maîtres seront défaits, les esclaves ne pourront plus battre l\u2019Émirat islamique», se moque le taliban au turban blanc à propos de l\u2019armée afghane, tout en donnant ses ordres par radio.Le ministère de la Défense n\u2019a pas souhaité commenter.Selon un porte-parole des tali- bans à Peshawar (Pakistan) s\u2019exprimant sous couvert d\u2019anonymat, l\u2019avenir de cette guerre se décidera au niveau des responsables.«Il est normal que les commandants militaires souhaitent utiliser la force», glisse-t-il à l\u2019AFP.«Mais les décisions sont prises tout en haut.par le conseil des dirigeants.Et les commandants obéiront».FORMATION PAR LA CROIX-ROUGE Derrière le front, les talibans administrent au quotidien les zones qu\u2019ils contrôlent.Le mollah Misbah gère depuis deux ans, avec l\u2019aide du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), par l\u2019intermédiaire du Crois- sant-Rouge, la clinique arrachée par ses troupes au gouvernement.Les habitants y reçoivent des médicaments et des soins.Les combattants talibans blessés y sont également soignés et rapidement évacués pour éviter les frappes aériennes.La clinique offre également des formations aux premiers secours, dispensées par des employés du CICR \u2014 qui forment également les forces afghanes à Ghazni, conformément à la charte de neutralité de l\u2019organisation.«Ainsi, nous pouvons aider les blessés sur le champ de bataille», se félicite un combattant taliban.Arborant longues barbes et portant fusils d\u2019assaut AK-47 à l\u2019épaule, les combattants talibans se mêlent aux villageois.Un unique chemin de terre relie le district d\u2019Andar à la ville de Ghazni, capitale de la province éponyme.Le long de la route, les champs et les maisons des agriculteurs sont parfois équipés de panneaux solaires alimentant des pompes d\u2019irrigation.Les seules femmes visibles portent la burqa, vêtement couvrant intégralement de la tête aux pieds.«AUCUNE SÉCURITÉ ICI» « L\u2019Émirat islamique n\u2019a pas b e a u c o u p d e c o m b a t t a n t s blessés, la plupart des patients sont des civils touchés par les frappes aériennes des forces ennemies», assure le mollah Misbah.Mais rien n\u2019étaye cette déclaration.Talibans et gouvernement exagèrent régulièrement le nombre des victimes du camp adverse et s\u2019accusent mutuellement de s\u2019en prendre aux civils.La présence croissante des tali- bans près de Ghazni fait craindre un possible assaut contre la capitale provinciale.Ce scénario s\u2019est déjà produit en 2018, le bazar avait été détruit et de nombreux civils tués.«Les talibans sont très près de la ville», s\u2019inquiète Ahmad Rahim, un commerçant.«Il n\u2019y a aucune sécurité ici», déplore-t-il.Ghazni reste cependant vivante, avec ses marchés et ses embouteillages.Mais dès la nuit tombée, la plupart des magasins ferment et les tirs et bombardements résonnent au loin.«Bientôt les Afghans pourront vivre heureux et libres», promet Qari Hafizullah Hamdan, un commandant taliban du district proche de Qarabagh.1 «Bientôt les Afghans pourront vivre heureux et libres», promet Qari Hafizullah Ham- dan (2e à partir de la gauche), un commandant taliban du district proche de Qarabaghi.Sur la photo, nous le voyons en visite dans un hôpital de le district de Andar.1 2 2 «Ces arrogants Américains pensaient qu\u2019ils pouvaient éliminer les talibans», se moque le mollah Misbah, commandant des insurgés dans la province de Ghazni, dévastée par les combats.\u2014 PHOTOS AFP, WAKIL KOHSAR MUSHTAQ MOJADDIDI Agence France-Presse KABOUL \u2014 En pleine troisième vague de COVID en Afghanistan et malgré les appels à la raison des autorités, les Afghans rompus aux temps difficiles après 40 ans de conflits continuent d\u2019ignorer le virus.Par honte, par gêne.Jusqu\u2019aux portes des hôpitaux.Sur son lit aux urgences de l\u2019hôpital Muhammad Ali Jinnah, l\u2019un des trois principaux établissements publics de Kaboul, Said Ali Shah est à peine audible à travers le masque à oxygène plaqué sur son visage.Tout juste en état de s\u2019assoir après quatre jours de soins intensifs, le quinquagénaire amené ici «à bout de souffle» par son épouse, dit-il, nie farouchement la réalité de son état.«Non non non.je n\u2019ai pas le corona moi!» En retrait, le directeur de l\u2019hôpital lève les yeux : «Bien sûr que si.Il a été testé positif, mais on évite de le dire aux patients qui arrivent dans cette unité.Sinon ils pensent qu\u2019ils vont mourir et perdent tout espoir», confie le Dr Sayed Amiri, directeur de cet établissement de 200 lits.La situation est pourtant sérieuse : «En une semaine, on a enregistré une augmentation de près de 200 % des cas», selon le ministre de la Santé, Wahid Majrooh.Son principal souci est la pénurie d\u2019oxygène dans un système de santé «au bord du gouffre», déjà fragilisé par la guerre et l\u2019insécurité.«Les quatre prochaines semaines seront difficiles, nous devons nous préparer au pire» a-t-il insisté en appelant désespérément les Afghans à la raison.«Beaucoup continuent d\u2019ignorer le danger : vous voyez des gens sans masque devant les hôpitaux, qui accompagnent leurs proches en état critique».Devant l\u2019hôpital Ali Jinnah, un infirmier propose des tests anti- géniques en 15 minutes et des masques gratuits aux accompa- gnants des malades qui restent souvent dormir aux abords.«Mais la plupart refusent», reprend le directeur.«C\u2019est dur de changer les habitudes».«UNE FORME DE HONTE» À l\u2019hôpital «Afghan-Japan» des maladies infectieuses, principal centre COVID du pays, le Dr Tareq Akbari dresse le même constat : «Les gens préfèrent rester chez eux et s\u2019automédiquer sans se faire tester».Pour le directeur de cet établissement de 120 lits (construit par le Japon en 2006), «une forme de honte» reste attachée à la COVID \u2014 et une condamnation à mort à l\u2019idée d\u2019être hospitalisé.«Ils arrivent ici beaucoup trop tard, quand ils respirent trop mal.On voit des familles dont trois, quatre membres sont infectés».Son établissement reçoit des malades de tout le pays, qui arrivent par leurs propres moyens, au risque de disséminer le virus en chemin.Lui aussi s\u2019inquiète : «Même si on a peu de moyens de le vérifier, on sait que c\u2019est le variant indien [désormais dénommé delta] qui circule dans le pays.Il y a beaucoup d\u2019échanges entre les deux pays.Et les malades sont désormais plus jeunes que lors des deux premières vagues» assure le Dr Akbari.Pour lui \u2014 et le ministre en convient \u2014, les chiffres officiels qui annoncent de 55 à 60 décès quotidiens depuis une semaine sont largement sous-estimés.«Vous pouvez facilement multiplier par deux ou trois».Et même davantage : qui tient les comptes dans les districts ruraux, parfois en proie aux combats ou déjà sous contrôle taliban.Selon le ministre de la santé, l\u2019Afghanistan a perdu 110 médecins en raison de la COVID au cours de l\u2019année.Mais les alertes des autorités restent ignorées de la population qui a déjà boudé la campagne de vaccination en mai, pendant le mois de Ramadan: les plus rigoristes estimaient que l\u2019injection leur ferait rompre leur jeûne.Puis les célébrations de l\u2019Aid-el-Fitr, qui marque la fin du mois sacré, ont occasionné de nombreux rassemblements familiaux \u2014 et autant d\u2019occasions de partager le virus.D\u2019où la flambée actuelle.Moins d\u2019un million de doses ont été dispensées en première injection, selon le ministère qui en attend 700 000 autres en fin de semaine, offertes par la Chine.L\u2019ONU annonce également jeudi la livraison de dix postes de production d\u2019oxygène à installer dans le pays.Mais les États-Unis, qui sont en train d\u2019accélérer le retrait de leurs troupes après 20 ans de présence, ont déjà appelé leurs ressortissants à quitter le pays au plus vite, faisant valoir que certains d\u2019entre eux se sont vus refuser l\u2019accès aux hôpitaux par manque d\u2019équipement.EN PLEINE TROISIÈME VAGUE, LES AFGHANS PRÉFÈRENT IGNORER LA COVID SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 62 LE MONDE Le nombre de déplacés à cause des guerres et des crises a doublé en 10 ans AGNÈS PEDRERO Agence France-Presse GENÈVE \u2014 Malgré la pandémie, le nombre de personnes fuyant les guerres, les persécutions et les exactions a atteint un record de 82,4 millions, un chiffre deux fois plus élevé qu\u2019il y a dix ans, selon l\u2019ONU.Selon le rapport annuel de l\u2019Agence de l\u2019ONU pour les réfugiés publié vendredi, le nombre de réfugiés, de personnes déplacées à l\u2019intérieur de leur pays et de demandeurs d\u2019asile a progressé de 4 % en 2020 par rapport au chiffre déjà record de 79,5 millions fin 2019.2020 représente ainsi la neuvième année de hausse continue des déplacements forcés dans le monde.Pendant la pandémie, «tout s\u2019est arrêté, y compris l\u2019économie, mais les guerres, les conflits, la violence, les discriminations et les persécutions \u2014 tous ces facteurs qui poussent les gens à fuir \u2014 ont eux continué», a expliqué à l\u2019AFP le chef de l\u2019Agence des Nations unies pour les réfugiés, Filippo Grandi.Aujourd\u2019hui, 1 % de l\u2019humanité est déplacé et il existe deux fois plus de «personnes déracinées» qu\u2019il y a dix ans quand le nombre total atteignait environ 40 millions, s\u2019inquiète le HCR.Fin 2020, le monde comptait 30,3 millions de réfugiés et autres personnes déplacées de force hors de leur pays, dont 5,7 millions de réfugiés palestiniens et 3,9 millions de Vénézuéliens.Et les demandeurs d\u2019asile représentaient 4,1 millions de personnes.Mais «le grand saut concerne le chiffre des personnes déplacées à l\u2019intérieur de leur propre pays», qui s\u2019élève maintenant à 48 millions, «un nombre sans précédent», a souligné M.Grandi, lors de la présentation du rapport.«Ces chiffres mondiaux des déplacés sont un spectaculaire échec pour l\u2019humanité», a dénoncé Jan Egeland, qui dirige le Norwegian Refugee Council, soulignant «que bien plus de gens sont forcés de se déplacer qu\u2019à n\u2019importe quel moment de la Deuxième Guerre mondiale».«Malgré ces statistiques faramineuses, les dirigeants du monde entier ont été incapables de résoudre la plus grande urgence de notre génération», a accusé M. Egeland.Principalement engendré par les crises en Éthiopie, au Soudan, dans les pays du Sahel, au Mozambique, au Yémen, en Afghanistan et en Colombie, le nombre de déplacés internes a augmenté de plus de 2,3 millions l\u2019an dernier.Malgré la pandémie et les appels à un cessez-le-feu mondial lancés par le secrétaire général de l\u2019ONU Antonio Guterres, les conflits ont continué à faire fuir les personnes.Le rapport note également qu\u2019au plus fort de la pandémie en 2020, plus de 160 pays avaient fermé leurs frontières et 99 d\u2019entre eux n\u2019avaient fait aucune exception pour les personnes en quête de protection.Grâce à l\u2019adoption de mesures telles que des examens médicaux à la frontière, des certificats de santé ou une quarantaine temporaire à l\u2019arrivée, des procédures d\u2019enregistrement simplifiées et des entretiens à distance, de plus en plus de pays ont ensuite trouvé les moyens de garantir l\u2019accès aux procédures d\u2019asile malgré la pandémie.«APPROCHE ÉGOÏSTE» L\u2019an dernier, plus des deux tiers de toutes les personnes ayant fui à l\u2019étranger étaient originaires de seulement cinq pays : Syrie (6,7 millions), Venezuela (4 millions), Afghanistan (2,6 millions), Soudan du Sud (2,2 millions) et Birmanie (1,1 million).Les jeunes, filles et garçons, de moins de 18 ans représentent 42 % de toutes les personnes déracinées.Et selon les estimations du HCR, près d\u2019un million d\u2019enfants sont nés en tant que réfugiés entre 2018 et 2020.«La tragédie de tant d\u2019enfants nés en exil devrait être une raison suffisante pour faire beaucoup plus d\u2019efforts pour prévenir et mettre fin aux conflits et à la violence», a soutenu Filippo Grandi.Au cours de l\u2019année 2020, quelque 3,2 millions de déplacés internes et seulement 251 000 réfugiés sont rentrés dans leur foyer, soit une baisse de 40 % et de 21 % respectivement, par rapport à 2019.La réinstallation des réfugiés a aussi enregistré une baisse draconienne.Seuls 34 400 réfugiés ont été réinstallés l\u2019année dernière, soit le niveau le plus bas depuis 20 ans, résultant du nombre limité de places de réinstallation et de la pandémie de COVID-19, selon le HCR.«Les solutions nécessitent que les dirigeants à travers le monde entier et les personnes d\u2019influence laissent de côté leurs différences, mettent fin à une approche égoïste de la politique et se concentrent plutôt sur la prévention et le règlement des conflits, ainsi que le respect des droits humains», a affirmé M.Grandi.Pour la septième année consécutive, la Turquie a accueilli la plus importante population de réfugiés au monde (3,7 millions), suivie par la Colombie (1,7 million), le Pakistan (1,4 million), l\u2019Ouganda (1,4 million) et l\u2019Allemagne (1,2 million).82,4 MILLIONS DE RÉFUGIÉS DANS LE MONDE Des jeunes accueillis dans un centre pour personnes déplacées à Beira au Mozambique après le passage du cyclone Idai en 2019 grattent le fond d\u2019une marmite à la recherche des derniers grains de riz.\u2014  PHOTO ARCHIVES AP PHOTO, THEMBA HADEBE «Ces chiffres mondiaux des déplacés sont un spectaculaire échec pour l\u2019humanité» \u2014 Jan Egeland, directeur du Norwegian Refugee Council leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 63 LE MONDE ANDREW LEESON Agence France-Presse DUBBO \u2014 Après des années de sécheresse, des fermiers de l\u2019est de l\u2019Australie font face depuis des mois à une invasion de souris qui dévorent leurs récoltes.Muni d\u2019un balai, Col Tink, fermier près de Dubbo, une petite ville reculée de Nouvelle-Galles- du-Sud, chasse des centaines de souris vers une grande cuve dans laquelle elles se noient.Cette méthode est la seule dont il dispose pour freiner ce fléau qui frappe de nombreuses fermes dans l\u2019est de l\u2019immense île-continent.Mais jusqu\u2019à présent, ses efforts sont vains.Les souris continuent de ronger ses réserves de céréales et de foin et elles ne manquent pas de s\u2019attaquer à tout produit comestible.Sur des vidéos cauchemardesques qui ont fait le tour du monde, des milliers de souris grouillent dans les granges, les habitations et se déplacent par hordes à vive allure.Il s\u2019agit de la dernière calamité à frapper les fermiers australiens, après plusieurs années de sécheresse, de mois de feux de forêt dévastateurs à la fin 2019 et des inondations qui ont suivi.«Mon père est toujours en vie, il a 93 ans, et c\u2019est les trois pires années de sa vie.Je pense que c\u2019est probablement la pire invasion de souris jamais enregistrée», selon M.Tink, éleveur de bovins.Il redoute que ce fléau ne perdure lors de l\u2019hiver austral, qui débute en juin.«Si nous n\u2019avons pas un hiver vraiment froid et humide, je m\u2019inquiète un peu de ce qui va se passer au printemps», a expliqué à l\u2019AFP cet homme de 65 ans.Steve Henry, chercheur au sein de CSIRO, le centre de recherche scientifique public, n\u2019est guère plus optimiste.«Quand une telle invasion de souris prend fin, elles disparaissent du jour au lendemain et ce n\u2019est pas ce à quoi nous assistons actuellement», explique M.Henry, spécialiste des animaux nuisibles depuis près de trois décennies.Les souris ont débarqué en Australie avec les premiers colons britanniques.Ce minuscule rongeur s\u2019adapte parfaitement aux bonnes et mauvaises performances de l\u2019agriculture australienne, liées au climat.Ce fléau est donc fréquent, mais cette année, il a atteint des sommets.POISON INQUIÉTANT Cette année, les chiffres sont «tout simplement astronomiques», selon Terry Fishpool, 74 ans, un producteur de céréales de Tottenham, en Nouvelle-Galles-du-Sud.De grandes quantités de rongeurs ont été signalées dès le mois d\u2019octobre et une récolte exceptionnelle, après la pire sécheresse jamais enregistrée, leur a permis de proliférer.Bill Bateman, professeur assoc i é à l \u2019 u n i v e r s i t é Cu r t i n e n Australie-Occidentale, estime que jusqu\u2019à présent, ces invasions de souris ne se produisaient qu\u2019une fois par décennie, mais le changement climatique pourrait rendre ce phénomène plus fréquent.«Si nous n\u2019avons plus d\u2019hivers rigoureux, les souris auront de quoi survivre toute l\u2019année, alors cela va devenir chronique», estime M.Bateman.Face à ce fléau, le gouvernement australien a annoncé un plan d\u2019aide de plusieurs millions de dollars et mis au point un puissant pesticide, la bromadiolone, qui n\u2019a pas encore été approuvé par les autorités.Mais cet anticoagulant, qui agit plus rapidement et efficacement que les pesticides jusqu\u2019ici répandus, a pour inconvénient de rester plus longtemps dans l\u2019organisme des souris mortes ou agonisantes.Les experts redoutent donc qu\u2019il ne tue également les animaux qui mangeront ensuite les souris empoisonnées.«L\u2019utilisation de ce produit de deuxième génération de lutte contre les rongeurs est extrêmement inquiétante», estime M. Bate- man, de l\u2019école des sciences moléculaires et de la vie.«C\u2019est une pente dangereuse» et son utilisation sur le long terme et rester dans l\u2019environnement.En tuant les prédateurs naturels, il pourrait empoisonner les humains à travers la chaîne alimentaire, selon lui.«Nous allons vraiment nous attirer des ennuis à l\u2019avenir, non seulement en détruisant notre bio- diversité, mais aussi en détruisant nos moyens de défense contre toute future invasion de souris».Pour M.Henry, un usage des insecticides, des pièges et des méthodes jusque-là utilisés pourrait contribuer à réduire le nombre de souris si leur population continue d\u2019augmenter après l\u2019hiver.Pour lui la priorité est donc de chercher des solutions à long terme, y compris sur les causes cet «énorme» fléau.AUSTRALIE DES HORDES DE SOURIS DÉVASTENT LES FERMES Muni d\u2019un balai, Col Tink chasse des centaines de souris vers une grande cuve dans laquelle elles se noient.Cette méthode est la seule dont il dispose pour freiner l\u2019invasion.\u2014 PHOTO AFP, SAEED KHAN SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 64 LE MONDE THOMAS URBAIN Agence France-Presse NEW YORK \u2014 Elle avait disparu durant la pandémie, mais avec la vaccination de masse et la levée progressive des restrictions, la poignée de main est de retour.Même si cette tradition, déjà en perte de vitesse, pourrait avoir pris du plomb dans l\u2019aile.L\u2019une des images les plus marquantes de la rencontre entre Vladimir Poutine et Joe Biden mercredi à Genève?Leur poignée de main, pour sa dimension diplomatique, mais aussi sanitaire.Quelques jours plus tôt, les invités du G7 en Cornouailles, dont le président américain, s\u2019en étaient encore tenus au salut «coude-à-coude».Des restrictions levées pour la plupart aux États-Unis, des recommandations sanitaires moins strictes, pas de directive spécifique dans les entreprises, chacun se fait désormais sa religion quant aux contacts physiques.Technicien dans la téléphonie à New York, Jesse Green se refuse à serrer la main des clients qu\u2019il croise, et limite le geste aux personnes connues, dont il sait qu\u2019elles sont vaccinées.«Avec la pandémie, les gens sont plus conscients de ce qu\u2019ils font avec leurs mains», explique le trentenaire.De plus en plus d\u2019entreprises ou administrations américaines utilisent maintenant les bracelets de couleur pour permettre aux collaborateurs, clients ou visiteurs de signaler leur degré d\u2019ouverture au contact : rouge, jaune ou vert, du plus méfiant au plus à l\u2019aise.Avocat sexagénaire, William Martin, lui, ne serre plus la main à personne, vaccin ou pas.Et continuera ainsi «jusqu\u2019à ce que ce soit sûr», dit-il, laissant entendre que cela pourrait prendre des années.L\u2019accolade ou hug, fréquente chez les Américains, est, elle, encore moins pratiquée actuellement \u2014 sans parler de la bise qui n\u2019a jamais été répandue aux États-Unis.«Revenir aux anciens usages ne changera pas les taux d\u2019infection», estime pourtant Jack Caravanos, professeur de santé publique à New York University (NYU), qui rappelle que les recherches ont montré que le virus «se transmettait mal par le contact» physique.«Cela dit, on sait que le rhume, la grippe et de nombreuses autres infections circulent bien par le toucher», dit-il.«Donc éliminer la poignée de main aurait malgré tout un impact positif d\u2019un point de vue de santé publique.» «CONFIANCE EN L\u2019AUTRE» Beaucoup voient désormais la poignée de main comme un risque sanitaire.«Je pense que nous ne devrions plus jamais serrer de mains, pour être honnête avec vous», lançait, début avril 2020, l\u2019immunologue Anthony Fauci, conseiller à la Maison-Blanche.«Il y a toujours eu des germo- phobes, qui ne veulent pas toucher les gens parce qu\u2019ils voient la contagion partout», rappelle Allen Furr, professeur de sociologie à l\u2019université d\u2019Auburn.«On pourrait en avoir davantage» après la pandémie.La méfiance pourrait même se banaliser chez les très jeunes.«Ce sont des années qui forment les enfants», explique Andy McCorkle, aide-soignant de 33 ans.«J\u2019ai l\u2019impression que ça va figer psychologiquement le besoin de garder ses distances.» Serrer la main «est un rituel», appris aux enfants par les adultes, relève aussi Allen Furr.Mais après 16 mois traumatisants, dit-il, la transmission de cette tradition pourrait être remise en cause.À l\u2019effet COVID s\u2019ajoute une tendance de fond à moins de formalisme dans les échanges, qui jouait déjà contre la poignée de main, souligne ce sociologue.Coude à coude, poing contre poing, «namaste» à l\u2019indienne (les deux paumes jointes), ou simple salut de la main, tous devenus incontournables avec la crise sanitaire, vont-ils progressivement enterrer le serrage de louche?«On perdrait beaucoup» en abandonnant le handshake, affirme Patricia Napier-Fitzpatrick, fondatrice de l\u2019École d\u2019étiquette de New York.Depuis la nuit des temps avec ce geste, «vous montrez que vous avez confiance en l\u2019autre», fait-elle valoir.Autre intérêt, «vous comprenez beaucoup de quelqu\u2019un à sa poignée de main», dit cette formatrice, pour qui le geste permet «de décoder leur langage corporel».Progressivement, certains s\u2019y remettent.Tel Richard Vaughn, employé dans la construction à New York, germophobe, mais rassuré par son gel hydroalcoolique, ou certains collègues de Domingo Ynoa, médecin dans le Bronx.Aux États-Unis, où la pandémie a alimenté la polarisation, serrer la main est aussi «devenu quelque chose de politique», un signe de défiance envers les restrictions sanitaires, observe l\u2019aide-soignant Andy McCorkle.«Je pense qu\u2019on continuera à se serrer la main», conclut Allen Furr, «mais il y aura plus de tolérance pour ceux qui ne sont pas à l\u2019aise.C\u2019est un rituel trop important dans notre culture.» COVID-19 LA POIGNÉE DE MAIN REVIENT, TOUT DOUCEMENT Le président américain Joe Biden et son homologue russe Vladimir Poutine n\u2019ont pas hésité à se serrer la main, mercredi à Genève.Reste que beaucoup voient désormais la poignée de main comme un risque sanitaire.\u2014 PHOTO AFP, PETER KLAUNZER leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 65 LE MONDE HARUMI OZAWA Agence France-Presse TOKYO \u2014 Les Jeux olympiques de Tokyo étaient censés être une occasion en or pour les fabricants japonais de préservatifs, qui fantasmaient sur un afflux exceptionnel de visiteurs étrangers et espéraient distribuer des milliers de leurs capotes innovantes ultra- fines aux sportifs.Mais leur enthousiasme est r e t o m b é n e t à c a u s e d e l a pandémie et de restrictions draconiennes durant l\u2019événement, dont le renoncement aux spectateurs venant de l\u2019étranger décidé par les organisateurs.Frustration supplémentaire, leur projet de montrer au monde entier leur savoir-faire en distribuant leurs préservatifs ultra-fins (0,01 mm) aux sportifs participants aux JO a tourné court lui aussi.À chaque édition olympique depuis les Jeux de Séoul en 1988, des préservatifs sont offerts en masse aux sportifs participants, afin de promouvoir la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles telles que le sida.Si les organisateurs de Tokyo 2020 comptent toujours livrer 160  000 préservatifs aux participants, les règles strictes de distanciation physique face au coronavirus devraient constituer un sérieux tue-l\u2019amour.Face à un contexte sanitaire toujours pesant, «je n\u2019arrive pas à comprendre» pourquoi cette distribution gratuite est maintenue, a tweeté l\u2019alpiniste japonais Ken Noguchi.«Les préservatifs distribués ne sont pas censés être utilisés au village olympique», mais destinés à «être ramenés par les sportifs dans leurs pays respectifs» une fois les Jeux terminés, a déclaré Tokyo 2020 à l\u2019AFP.Les capotes ultra-fines fabriquées en polyuréthane, une i n n o v a t i o n d o n t l e J a p o n réclame la paternité, seront toutefois exclues de cette opération au profit de préservatifs classiques en latex, selon l\u2019association japonaise des industriels du secteur.«Quand j\u2019ai appris cette exigence [de préservatifs en latex, NDLR], j\u2019ai pensé : \u201cQuoi?Cela ne peut pas être vrai\u201d», a confié à l\u2019AFP une source industrielle.«Nous espérions vraiment être en mesure d\u2019offrir» les produits ultra- fins, a ajouté cette source.Il y a quelques années, le leader japonais des préservatifs, Sagami Rubber Industries, avait spécialement accru ses capacités de production, ouvrant même une nouvelle usine en Malaisie pour répondre à la hausse anticipée de la demande pendant et après les JO.BOUTIQUES ORPHELINES DE TOURISTES Avant la pandémie, les magasins de préservatifs Condomania gérés par Koji Negishi dans les quartiers tokyoïtes branchés de Harajuku et Shibuya étaient populaires auprès des touristes étrangers.Mais cette clientèle a «quasiment disparu», les frontières du Japon étant quasiment fermées aux visiteurs étrangers depuis plus d\u2019un an, déclare M.Negishi à l\u2019AFP.Les préservatifs de Condoma- nia spécialement conçus comme des articles-souvenirs \u2014 avec des motifs traditionnels comme celui de la grande vague de Hokusai et le mont Fuji en arrière-plan \u2014 «ne se vendent plus du tout», se lamente le commerçant.Son activité a aussi été affaiblie par le dispositif d\u2019état d\u2019urgence mis en place par le gouvernement face à la crise sanitaire, qui consiste notamment à inviter la population à limiter ses déplacements.«Maintenant, nous survivons seulement grâce à nos clients réguliers du quartier», ajoute M. Negishi.Les fabricants japonais de préservatifs continuent ainsi à dépendre de leur marché national.Et selon la source industrielle, la tendance est davantage aux préservatifs ultra- lubrifiés qu\u2019ultra-fins.Mais cette source préfère relativiser ces déconvenues d\u2019ordre économique.«Vu de la perspective du sexe sans risque, ce que nous voulons, c\u2019est que les gens utilisent n\u2019importe quel préservatif plutôt qu\u2019aucun.» «Donc in fine, quel que soit [le produit] que les gens choisissent pour les sensations qu\u2019il leur procure, c\u2019est une bonne chose pour nous.» JO DE TOKYO LA DÉBANDADE DES FABRICANTS JAPONAIS DE PRÉSERVATIFS Pour les fabricants japonais de condoms ultra- fins, les Jeux olympiques étaient l\u2019occasion rêvée de faire connaître aux touristes du monde entier la qualité de leur expertise en la matière.Ci-dessus, un test de qualité dans l\u2019usine de la compagnie Sagami.\u2014 PHOTO AFP, BEHROUZ MEHRI SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 66 ACTUALITÉS Jean-Paul Coulombe, adopté à 2 ans, a rencontré sa famille qu\u2019il croyait perdue PATRICIA RAINVILLE prainville@lequotidien.com Jean-Paul Coulombe a réalisé le rêve qu\u2019il chérissait depuis 27 ans.L\u2019homme de Jonquière, adopté alors qu\u2019il n\u2019avait que deux ans, a rencontré sa famille biologique, il y a quelques semaines, dans son village natal du Rwanda.C\u2019est la tête remplie de réponses à ses questions et le cœur gonflé de fierté et d\u2019émotion qu\u2019il est rentré d\u2019un bouleversant séjour en sol africain.En février  2020, Le Quotidien racontait l\u2019histoire improbable de Jean-Paul Coulombe qui a appris, à l\u2019âge de 29  ans, qu\u2019il avait encore des membres de sa famille au Rwanda.Celui qui est né au Rwanda en 1990 avait deux ans lorsqu\u2019il a été adopté à Saguenay.Jusqu\u2019à l\u2019an dernier, il ignorait tout de ses origines et il était loin de se douter que sa famille biologique était toujours en vie, quelque part dans un petit village situé au nord du pays africain.C\u2019est grâce à une rencontre avec Égide Kagimbura, un Rwandais installé au Saguenay depuis plusieurs années, qu\u2019il a pu connaître ses origines.Jean-Paul Coulombe devait partir à la rencontre de sa famille au printemps 2020, mais la pandémie a retardé ces retrouvailles.C\u2019est finalement en mai dernier que l\u2019homme a atterri au Rwanda, après moult procédures et obstacles causés par la pandémie.Il y est resté trois semaines.Un trois semaines chargées en émotions.«J\u2019étais très nerveux.Cette rencontre, j\u2019y rêvais depuis toujours.J\u2019ai longtemps pensé que je n\u2019avais plus aucune famille biologique, que ça n\u2019arriverait jamais.Ensuite, il y a eu la COVID-19 qui m\u2019a empêché de m\u2019y rendre.Mais c\u2019est arrivé.Je les ai finalement rencontrés», raconte Jean-Paul Coulombe à la faveur d\u2019une entrevue accordée au Progrès.Il explique sa première rencontre en comparant ce qu\u2019il a vécu à un film.«J\u2019ai commencé par prendre deux jours à Kigali pour encaisser un peu le choc.Je n\u2019étais jamais retourné dans mon pays depuis mes deux ans.C\u2019est vraiment spécial, car j\u2019ai eu l\u2019impression d\u2019arriver chez moi.Je me suis senti parmi les miens.Ce n\u2019était plus moi, la minorité visible», explique Jean-Paul Coulombe en souriant.Il a ensuite pris la route vers son village natal, en autobus, situé à 90 minutes de la capitale rwandaise.«Durant le trajet, j\u2019ai dû débarquer un moment pour reprendre mes esprits tellement j\u2019étais submergé par l\u2019émotion.On dirait que l\u2019environnement m\u2019était familier, les collines, les paysages.En arrivant, tout le village m\u2019attendait.Les enfants couraient autour de l\u2019autobus, mon frère et ma sœur aînés étaient là, à ma sortie de l\u2019autobus.C\u2019était vraiment touchant.Il y avait un traducteur pour moi, car je ne parle malheureusement pas leur langue.Le plus spécial, c\u2019est qu\u2019ils vivent toujours dans la même maison où je suis né.Et c\u2019est là que j\u2019ai vu mon père», se remémore-t-il.Son père, François Mbonankira, étant malade, Jean-Paul Coulombe craignait de ne jamais pouvoir le serrer dans ses bras un jour.«Il y a eu une grande cérémonie, un repas, un échange de présents.C\u2019était un peu gênant, car j\u2019étais comme un roi et je ne savais pas si ce que je faisais était correct.La culture rwandaise, je ne connais pas ça autant que je le voudrais.Mais ça s\u2019est bien passé et je me suis rendu compte que j\u2019accomplissais ce dont je rêvais depuis toujours  : savoir d\u2019où je viens», raconte Jean-Paul Coulombe.Il a pu répondre aux questions qui lui trottaient dans la DÉTERRER SES RACINES «Il y avait toujours ce vide en moi.Je ne savais pas d\u2019où je venais, de qui j\u2019avais hérité de mes comportements, de ma personnalité.Aujourd\u2019hui, je le sais.» \u2014 Jean-Paul Coulombe 1 VILLE DE SHANNON Province de Québec DÉROGATION MINEURE DM2021-90060 DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 5 juillet 2021, aura à statuer sur la demande de dérogation mineure DM2021-90060.Cette demande, déposée par la propriétaire du lot 4 368 262, situé au 12, rue King, dans la zone H-6, vise à régulariser un bâtiment principal avec une marge de recul avant dérogatoire.La grille de spécifications de la zone H-6 à l\u2019Annexe 3 du Règlement de zonage 601-18 prescrit que la marge de recul avant minimale pour un bâtiment principal est de 10 mètres.L\u2019élément dérogatoire est donc le bâtiment principal existant avec une marge de recul avant de 7 mètres.Considérant les mesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 5 juillet 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h30 et le vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 5 juillet 2021 à 19h30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca.Si la séance se tient en présentiel le lundi 5 juillet 2021 à 19 h 30, la Ville communiquera avec les personnes qui se seront manifestées dans ce dossier et les invitera à se présenter au Centre communautaire, situé au 75, chemin de Gosford à Shannon pour se faire entendre par le Conseil.Conformément aux directives de santé publique, la Ville s\u2019assurera de mettre en place toutes les mesures sanitaires et de distanciation prescrites pour protéger la santé et la sécurité de toutes les personnes présentes.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 19e JOUR DE JUIN 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, MBA, doctorant, OMA VILLE DE SHANNON Province de Québec USAGE CONDITIONNEL UC2021-90061 DEMANDE D\u2019USAGE CONDITIONNEL À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 5 juillet 2021, aura à statuer sur la demande d\u2019usage conditionnel UC2021-90061.Cette demande, déposée par le représentant de l\u2019entreprise propriétaire du terrain situé sur le lot 4 586 825, dans la zone F-83, vise la construction d\u2019un chalet de villégiature.Le Règlement sur les usages conditionnels 606-18 prescrit qu\u2019un chalet de villégiature est un usage conditionnel dans la zone F-83, par conséquent, cette construction doit être autorisée par le processus d\u2019usage conditionnel.Considérant les mesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 5 juillet 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 5 juillet 2021 à 19h30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca.Si la séance se tient en présentiel le lundi 5 juillet 2021 à 19h30, la Ville communiquera avec les personnes qui se seront manifestées dans ce dossier et les invitera à se présenter au Centre communautaire, situé au 75, chemin de Gosford à Shannon pour se faire entendre par le Conseil.Conformément aux directives de santé publique, la Ville s\u2019assurera de mettre en place toutes les mesures sanitaires et de distanciation prescrites pour protéger la santé et la sécurité de toutes les personnes présentes.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 19e JOUR DE JUIN 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, MBA, doctorant, OMA VILLE DE SHANNON Province de Québec USAGE CONDITIONNEL UC2021-90057 DEMANDE D\u2019USAGE CONDITIONNEL À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 5 juillet 2021, aura à statuer sur la demande d\u2019usage conditionnel UC2021-90057.Cette demande, déposée par la propriétaire du terrain situé sur le lot 4 586 818, dans la zone F-83, vise la construction d\u2019un chalet de villégiature.Le Règlement sur les usages conditionnels 606-18 prescrit qu\u2019un chalet de villégiature est un usage conditionnel dans la zone F-83, par conséquent, cette construction doit être autorisée par le processus d\u2019usage conditionnel.Considérant les mesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 5 juillet 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h30 et le vendredi de 8h30 à 12h et de 13h à 16h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 5 juillet 2021 à 19h30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca.Si la séance se tient en présentiel le lundi 5 juillet 2021 à 19 h 30, la Ville communiquera avec les personnes qui se seront manifestées dans ce dossier et les invitera à se présenter au Centre communautaire, situé au 75, chemin de Gosford à Shannon pour se faire entendre par le Conseil.Conformément aux directives de santé publique, la Ville s\u2019assurera de mettre en place toutes les mesures sanitaires et de distanciation prescrites pour protéger la santé et la sécurité de toutes les personnes présentes.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 19e JOUR DE JUIN 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, MBA, doctorant, OMA leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 67 tête depuis son enfance.«Je n\u2019ai pas été abandonné, c\u2019était sans doute ma plus grande question.Lorsque ma mère est morte, mon père ne pouvait s\u2019occuper de moi convenablement, puisqu\u2019il devait travailler fort.Mes sœurs aussi.Ils sont allés me porter à l\u2019orphelinat du village dans l\u2019espoir d\u2019aller me reprendre plus tard, mais j\u2019ai été adopté rapidement.Ils ne l\u2019ont même pas su.Eux aussi, ils croyaient que j\u2019étais mort», explique celui qui a remis le chapelet de son père adoptif à son père biologique, en guise de présent.À cette époque, la guerre civile faisait aussi rage dans ce pays qui a ensuite connu, en 1994, le terrible génocide rwandais.Son séjour de trois semaines a passé à la vitesse de l\u2019éclair.Il en a même profité pour visiter l\u2019orphelinat où il a été adopté et pour rencontrer des sœurs du Bon-Conseil de Chicoutimi, qui sont encore sur place aujourd\u2019hui.Il espère maintenant pouvoir y retourner pour présenter sa femme et sa fille à sa famille biologique.«C\u2019est quand même un choc important.Parce que maintenant, je dois composer avec le fait que j\u2019ai deux identités.Une ici et une là-bas.Je suis fier d\u2019être Canadien, mais je me sens plus complet en tant que Rwandais.Il y avait toujours ce vide en moi.Je ne savais pas d\u2019où je venais, de qui j\u2019avais hérité de mes comportements, de ma personnalité.Aujourd\u2019hui, je le sais.Mais je suis aussi un peu déchiré par le fait que ma famille biologique est très loin», raconte-t-il.«Je vais devoir m\u2019adapter à ces nouvelles émotions.» S\u2019il a accepté de raconter son histoire, c\u2019est pour lancer un message d\u2019espoir.«Souvent, dans la vie, il y a des histoires qui se terminent mal.Je voulais offrir un peu d\u2019espoir aux gens, montrer qu\u2019il ne faut jamais abandonner, même lorsque c\u2019est très difficile.» Si Jean-Paul Coulombe est parti à la rencontre de sa famille biologique d\u2019abord pour lui, il l\u2019a aussi fait pour sa petite fille, Abigaëlle.«Je vais pouvoir répondre à ses questions lorsqu\u2019elle me demandera d\u2019où elle vient.» Parce que cette absence de réponses était sans doute ce qui faisait le plus mal à Jean- Paul Coulombe, avant qu\u2019il ne sache que son père et ses frères et sœurs étaient toujours en vie, dans son village natal au Rwanda.«Ne pas savoir d\u2019où on vient, c\u2019est très dur.Et c\u2019est sans doute ce qui est le plus difficile pour tous ceux et celles qui ont été adoptés.J\u2019ai appris que j\u2019avais encore un père la même année que je le suis devenu moi- même, en 2020.Je me suis tout de suite dit que j\u2019allais pouvoir dire à ma fille qui sont ses ancêtres, ce qu\u2019ils ont fait, ce qu\u2019ils sont.C\u2019était tellement important pour moi de pouvoir lui transmettre un bagage», confie Jean-Paul Coulombe, qui a pu présenter sa petite fille et sa conjointe à son père, par la magie de la technologie.«Mon père ne comprenait pas qu\u2019elles n\u2019étaient pas avec moi! Mais avec la pandémie, ce n\u2019était pas possible.Déjà que ç\u2019a été vraiment compliqué d\u2019y aller seul.J\u2019espère vraiment pouvoir les présenter en personne un jour», sou- ligne-t-il, ajoutant que le prénom Abigaëlle signifie «apporte la joie à son père».Même s\u2019il est rentré au Québec, Jean-Paul Coulombe a encore un peu de mal à croire à ce qu\u2019il a vécu.«Les liens du sang sont vraiment forts.Je me suis tout de suite senti chez nous et à l\u2019aise avec eux.Comme si je les connaissais depuis toujours.Ça aussi, je vais pouvoir l\u2019expliquer à ma fille et j\u2019en suis très fier», note celui qui tient à remercier ses parents adoptifs et sa conjointe, qui l\u2019ont encouragé dans ses démarches, de même que celui qui a découvert qu\u2019il avait encore de la famille au Rwanda, Égide Kagimbura.«Je veux aussi remercier mon employeur, les Forces armées canadiennes, qui m\u2019ont supporté dans tout ce processus.Et toute la communauté rwan- daise qui a fait de mon rêve une réalité», partage Jean-Paul Coulombe.PATRICIA RAINVILLE, LE QUOTIDIEN POUVOIR DIRE À SA FILLE D\u2019OÙ ELLE VIENT 2 1 Jean-Paul Coulombe a pu prendre son père dans ses bras pour une première fois en près de 30 ans.\u2014 PHOTO FOURNIE 2 Jean-Paul Coulombe pourra partager son histoire avec sa fille Abigaëlle.\u2014 PHOTO LE PROGRÈS, ROCKET LAVOIE 0070061 VILLE DE SHANNON Province de Québec DÉROGATION MINEURE DM2021-90062 DEMANDE DE DÉROGATION MINEURE À TOUTES LES PERSONNES INTÉRESSÉES DE LA VILLE DE SHANNON AVIS PUBLIC est donné par le soussigné, Directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint de la Ville de Shannon, que le conseil municipal, à sa séance ordinaire du 5 juillet 2021, aura à statuer sur la demande de dérogation mineure DM2021-90062.Cette demande, déposée par le représentant de l\u2019entreprise propriétaire du lot 4 586 825 dans la zone F-83, vise à autoriser la construction d\u2019un chalet de villégiature avec une superficie dérogatoire.L\u2019article 6.5 du Règlement de zonage 601-18 prescrit que la superficie au sol maximale pour un chalet de villégiature est de 85 mètres carrés.L\u2019élément dérogatoire est donc le chalet de villégiature projeté avec une superficie au sol de 89,62 mètres carrés.Considérant les mesures exceptionnelles prises au regard de la COVID-19, toute personne intéressée peut se faire entendre par le Conseil relativement à cette demande en téléphonant à l\u2019Hôtel de Ville, avant le 5 juillet 2021 à midi, au 418 844-3778, du lundi au jeudi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h 30 et le vendredi de 8 h 30 à 12 h et de 13 h à 16 h.Une plage-horaire sera attribuée à chaque personne lui permettant ainsi de s\u2019exprimer par audioconférence lors de la séance ordinaire qui se tiendra en circuit fermé le lundi 5 juillet 2021 à 19 h 30.Les personnes qui désirent soumettre des documents en appui à leur exposé, pourront les transmettre à l\u2019adresse consultationsURB@shannon.ca .Si la séance se tient en présentiel le lundi 5 juillet 2021 à 19 h 30, la Ville communiquera avec les personnes qui se seront manifestées dans ce dossier et les invitera à se présenter au Centre communautaire, situé au 75, chemin de Gosford à Shannon pour se faire entendre par le Conseil.Conformément aux directives de santé publique, la Ville s\u2019assurera de mettre en place toutes les mesures sanitaires et de distanciation prescrites pour protéger la santé et la sécurité de toutes les personnes présentes.FAIT À SHANNON, QUÉBEC, CE 19e JOUR DE JUIN 2021 Le directeur général adjoint, greffier et trésorier adjoint, Sylvain Déry, avocat, MBA, doctorant, OMA AVIS DE FAILLITE 9307-0837 Québec inc.Avis vous est par la présente donné que la faillite de 9307-0837 Québec inc., 346, chemin du Hibou, Stoneham-et-Tewkesbury (Québec) G3C 1S1 est survenue le 9 juin 2021 et que la première assemblée des créanciers sera tenue le 28 juin 2021 à 9 h par vidéoconférence.Pour participer à l\u2019assemblée des créanciers par vidéoconférence, vous devez transmettre un courriel à assembleesyndic@ln.ca, au plus tard, dans les 24 heures précédant la date et l\u2019heure de l\u2019assemblée des créanciers et un code de conférence vous sera acheminé.De plus, veuillez indiquer dans l\u2019objet de votre courriel le nom du dossier.LEMIEUX NOLET INC.Guillaume Therrien, CPA, CMA, CIRP, SAI 815, boulevard Lebourgneuf, bureau 401 Québec (Québec) G2J 0C1 Tél : (418) 833-1054 1-866-833-1054 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 68 Ceux qui achèteront ou qui loueront une Chevrolet Bolt EV ou un Bolt EUV 2022 pourront bénéficier d\u2019un nouveau programme.General Motors (GM) paiera l\u2019installation d\u2019une prise de 240 volts pour la recharge de niveau 2 à domicile.PAUL-ROBERT RAYMOND praymond@lesoleil.com AU VOLANT Le constructeur a fait l\u2019annonce de ce programme mercredi.GM couvrira l\u2019installation simple d\u2019un disjoncteur de 40 ampères dans le panneau électrique principal de la résidence, le câblage requis et la prise de type NEMA 14-50, généralement utilisée pour les cuisinières ou dans les parcs de véhicules récréatifs.D\u2019abord, quelle est la différence entre la Bolt EV 2022 et le Bolt EUV 2022?La première est la révision de la Bolt EV de première génération.Le second est une version plus VUS de la Bolt EV.GM avait fait l\u2019annonce de ces deux modèles en février dernier (bit.ly/3ztcEh3).Dans le Bolt EUV, le chargeur fourni par le constructeur supporte les deux tensions, soit le 120 V et le 240 V.Il suffit de changer la fiche et le fil du chargeur pour le connecter dans la prise murale.Ce même chargeur, dont le courant maximal est de 32 A, est aussi offert en option et moyennant un supplément à l\u2019achat ou la location de la Bolt EV.Pour profiter de cette offre, l\u2019installation doit être effectuée par le professionnel désigné par GM.Ce qui veut dire que les installations faites par l\u2019électricien de votre choix \u2014 même s\u2019il est qualifié \u2014 ne sont pas admissibles.OFFRE ALTERNATIVE Qu\u2019arrive-t-il si l\u2019installation doit être faite dans une résidence secondaire \u2014 lire au chalet \u2014, qu\u2019elle nécessite le remplacement du panneau électrique?Des travaux d\u2019excavation pour aller dans le garage attenant à la maison ou de remplacer des murs de gypse?Ou si l\u2019installation doit être faite dans une copropriété ou un immeuble à logements locatifs?GM propose une offre alternative au programme de base, soit un crédit de 1500 $ au client, pourvu que ce dernier assume la totalité des coûts d\u2019installation et fournisse les preuves de propriété ou les autorisations du propriétaire ou du syndicat de condos.CRÉDIT DE 750 $ AVEC FLO Ceux qui ont déjà un chargeur 240 V et qui ne souhaitent pas de nouvelle prise ne seront pas en reste.Ils peuvent opter pour un crédit de 750 $ avec Flo, le réseau d\u2019AddÉnergie.Que ce soit sur un compte existant ou sur une nouvelle carte.Avec une carte Flo, les utilisateurs ont accès aussi aux bornes de recharge publique du Circuit électrique d\u2019Hydro-Québec en plus d\u2019autres réseaux semblables à la grandeur du Canada.Dans le communiqué de GM annonçant ce nouveau programme, le constructeur écrit : «Alors que la plupart des propriétaires de véhicules électriques satisfont leurs besoins quotidiens de recharge à la maison, c\u2019est essentiel de rendre la recharge à domicile plus simple pour les clients.Aux États-Unis, la majorité des conducteurs de véhicules électriques font plus de 80 % de leur recharge à la maison.» Et c\u2019est assurément beaucoup plus que ça, selon des chiffres donnés par Hydro-Québec, il y a de ça au moins cinq ans.La recharge publique est plutôt nécessaire lors de longs déplacements.De plus en plus de bornes de recharge rapide à courant continu sont installées tout au long des principaux axes routiers et dans les différentes villes du Québec.Celles-ci ont une puissance de 50, de 100 ou de 150 kilowatts.Il y a même des projets-pilotes avec des bornes de 350 kW.Encore faut-il que le chargeur interne du véhicule accepte une telle puissance.Dans le cas de la Chevrolet Bolt EV, son chargeur interne est limité à 55 kW.Dans une vidéo diffusée dans sa chaîne YouTube Révolution-Évolu- tion V.É (youtu.be/xxfsjP1aVUs), Yannic Asselin, conseiller principal en vente de véhicules électriques chez Bourgeois Chevrolet de Rawdon, explique les grandes lignes et les prérequis pour être admissible au programme de GM qui est valide jusqu\u2019au 31 décembre 2021.CHEVROLET BOLT EV ET EUV 2022 UNE PRISE DE 240 V PAYÉE PAR GENERAL MOTORS General Motors couvrira l\u2019installation simple d\u2019un disjoncteur de 40 ampères dans le panneau électrique principal de la résidence, le câblage requis et la prise de type NEMA 14-50, nécessaire pour brancher le chargeur à double tension fourni de série dans le Chevrolet Bolt EUV 2022 ou en option dans la Bolt EV 2022.\u2014 PHOTO FOURNIE PAR GENERAL MOTORS SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP LISEZ CE CONTENU ET PLUS ENCORE TOUS LES LUNDIS lesoleil.com @cyblesoleil facebook/ lesoleildequebec RATTRAPEZ NOS CAPSULES SUR LE WEB ET DANS L\u2019APP lesoleil.com/auto leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 AUTO 69 PHOTO CAA-QUÉBEC, JESSE CARON ESSAI- CAA FORD F-150 2021 Même s\u2019il fait beaucoup jaser, le Ford F-150 Lightning tout électrique arrivera seulement en 2022.En attendant, le reste de la gamme du F-150 fait l\u2019objet d\u2019une importante mise à jour cette année.Outre d\u2019inévitables révisions esthétiques, le millésime 2021 présente plusieurs nouvelles commodités, une sécurité bonifiée et, surtout, un moteur hybride exclusif dans sa catégorie.Optionnel dans toutes les versions, ce dernier porte à six le nombre de groupes motopropulseurs offerts pour le véhicule le plus vendu sur le continent.Vaut-il la peine de payer quelques milliers de dollars pour la motorisation hybride du F-150?Après l\u2019avoir testé, les spécialistes autos de CAA-Québec livrent leur verdict (bit.ly/2Sy1qY1).CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) LE VERDICT?Visionnez l\u2019essai routier des experts de CAA sur notre site Web et nos applications mobiles.LES CONSEILS DE LA SEMAINE Collaboration spéciale Q Quelles sont les règles à suivre lorsqu\u2019on est un groupe de plusieurs cyclistes à circuler sur la voie publique?R Un groupe de cyclistes qui circule sur la voie publique ne peut comporter plus de 15 membres.Si vous êtes plus nombreux, vous devez vous séparer en plusieurs groupes.Interdite, la circulation côte à côte peut entraîner une amende de 80 $ à 100 $ plus les frais.Vous devez toujours rouler dans le sens de la circulation et, si l\u2019état de la chaussée le permet et s\u2019il n\u2019y a pas de risque d\u2019em- portiérage, aussi près que possible du côté droit de la route.Que vous circuliez en groupe ou non, signalez vos intentions, respectez la signalisation, roulez à une vitesse raisonnable et portez attention aux piétons.Q J\u2019ai heurté une mouffette avec ma voiture et je suis incapable de faire disparaître complètement l\u2019odeur.Que me conseillez-vous?R Contrairement à l\u2019odeur du tabac, qui persiste même en l\u2019absence de mégots, celle de la mouffette disparaît en même temps que son liquide nauséabond.Vous devez donc éliminer toute trace de ce liquide et des restes de la mouffette.Lavez minutieusement la partie avant et le dessous de l\u2019auto avec un savon pour voiture, sans oublier la suspension, les pneus et l\u2019intérieur des ailes.Vous pouvez aussi employer un shampoing pour le moteur et saupoudrer du bicarbonate de soude aux endroits critiques sous le véhicule.Utilisez un jet juste assez puissant pour déloger tous les résidus sans abîmer les pièces.Après le lavage, appliquez dans l\u2019habitacle un traitement-choc contre les odeurs, qui pénètre dans les tissus et les petits recoins tout en circulant dans les conduits d\u2019aération.Ce produit est conçu pour détruire la structure moléculaire des enzymes qui caractérisent l\u2019odeur de mouffette.Il faut absolument éliminer l\u2019odeur à la source avant cette application, sinon ce serait comme mettre du parfum sur un sac à ordures : vous ne feriez que masquer temporairement le problème.Q Les passagers d\u2019une voiture peuvent-ils consommer de l\u2019alcool?R Non.L\u2019article 443 du Code de la sécurité routière interdit à tous les occupants d\u2019un véhicule d\u2019y consommer des boissons alcoolisées, du cannabis ou toute autre drogue.Cette interdiction s\u2019applique même aux limousines, malgré ce qu\u2019on voit parfois à la télé.Les passagers fautifs s\u2019exposent à une amende de 200 $ à 300 $ plus les frais.Si vous louez une limousine pour un bal de finissants, un mariage ou tout autre événement mondain, vous pouvez opter pour un vin mousseux sans alcool afin d\u2019obtenir l\u2019effet visuel recherché.Mais pour consommer de l\u2019alcool, vous devrez attendre d\u2019être arrivé à destination.Enfin, rappelez-vous que le port de la ceinture de sécurité est obligatoire lorsqu\u2019on occupe un véhicule en mouvement.Les services-conseils automobiles offerts par CAA-Québec sont exclusifs à ses membres.Ceux-ci peuvent communiquer autant de fois qu\u2019ils le désirent par Internet mbr.caaquebec.com/fr ou par téléphone au 1 888 471-2424.Vélo en groupe, odeur de mouffette, passager consommant de l\u2019alcool Contrairement à l\u2019odeur du tabac, qui persiste même en l\u2019absence de mégots, celle de la mouffette disparaît en même temps que son liquide nauséabond.\u2014 PHOTO 123RF, YHELFMAN MOTO, QUAD ET Cie Vos questions Q En fonction de leur expérience, dans quel ordre cinq motocyclistes devraient-ils se positionner dans la formation en zigzag dont vous avez parlé la semaine dernière?R Habituellement, le motocycliste le plus expérimenté occupe la position de tête.Il est responsable de l\u2019itinéraire, des signaux de communication et du maintien d\u2019une vitesse de croisière sécuritaire.Les deuxième et quatrième positions sont parfaites pour les motocyclistes les moins expérimentés, car c\u2019est là qu\u2019ils seront le plus en sécurité.Les troisième et cinquième positions reviennent à des conducteurs chevronnés, surtout la dernière, puisque celui qui l\u2019occupe s\u2019adapte à la vitesse du quatrième.Les rôles et positions peuvent varier d\u2019un groupe à l\u2019autre, il faut seulement bien les connaître avant de circuler.CAA-QUÉBEC (COLLABORATION SPÉCIALE) Besoin d\u2019un conseil en lien avec votre VTT ou votre quad?Le scooter de votre fils?Une motoneige ou un cyclomoteur convoité?Contactez les services-conseils automobiles, un service exclusif aux membres CAA-Québec.PHOTO 123RF, ANNA OM ÉCRIVEZ-NOUS Des questions sur votre auto?Besoin de conseils?Transmettez-nous vos questions à auto@gcmedias.ca.Elles pourraient être publiées dans cette rubrique. SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 70 ACTUALITÉS MELISSA COUTO ZUBER La Presse Canadienne David Screech avait déjà sélectionné ses sièges et inscrit ses informations de carte de crédit pour obtenir des billets pour le spectacle Springsteen on Broadway lorsqu\u2019il a remarqué les exigences de vaccination contre la COVID-19 : ses deux doses du vaccin d\u2019Oxford-AstraZeneca ne lui permettraient pas l\u2019admission.M. Screech, maire de View Royal, en Colombie-Britannique, et admirateur de Springsteen depuis 40 ans, a reçu sa deuxième dose du vaccin d\u2019AstraZeneca la semaine dernière, mais le site Web de Jujamcyn Theatres indique qu\u2019il n\u2019autoriserait que les spectateurs «entièrement vaccinés avec un vaccin approuvé par la FDA», soit les produits de Pfi- zer-BioNTech, Moderna ou Johnson & Johnson.Les dirigeants de la salle new- yorkaise sont demeurés fermes lorsque M. Screech les a contactés directement pour poser des questions sur l\u2019exigence, transformant son enthousiasme envers le spectacle en déception.Bien qu\u2019il soit «très reconnaissant» d\u2019avoir reçu deux doses d\u2019un vaccin efficace, M. Screech a déclaré qu\u2019il avait déjà des réserves au sujet d\u2019AstraZeneca, et que la décision de Broadway «a certainement ajouté à cela».«Évidemment, notre santé est bien plus importante que de pouvoir assister à des spectacles ou à des concerts.Mais le revers de la médaille est que les spectacles et les concerts ont été une partie importante de ma vie», a expliqué M. Screech.«Et l\u2019idée de ne pas pouvoir y aller dans un avenir prévisible parce que j\u2019ai peut-être reçu le mauvais vaccin est un peu décevante.» Springsteen on Broadway n\u2019est pas la seule attraction de New York à afficher des règles de vaccination strictes.Les enregistrements en direct d\u2019émissions télévisées telles que Saturday Night Live et The Late Show with Stephen Colbert boudent également le vaccin d\u2019AstraZeneca dans les règles répertoriées sur leurs sites Web, qui indiquent qu\u2019ils agissent «en conformité avec les directives de l\u2019État de New York».Les Islanders de New York, actuellement en séries éliminatoires de la LNH contre le Lightning de Tampa Bay, ne semblent pas avoir les mêmes restrictions.Alors que le site Web de l\u2019équipe indique que les partisans ont besoin d\u2019une preuve de vaccination «conformément aux directives de l\u2019État de New York», l\u2019aréna propose également des «sections pour personnes non vaccinées».Les bureaux du gouverneur de New York Andrew Cuomo, du département de la Santé de l\u2019État de New York et de Jujamcyn Theaters n\u2019ont pas immédiatement répondu à des demandes de commentaires.Le Dr Zain Chagla, spécialiste des maladies infectieuses à Hamilton, n\u2019a pas été surpris de voir les établissements commencer à adopter des passeports vaccinaux.Mais bloquer les personnes vaccinées avec AstraZeneca d\u2019un spectacle de Springsteen lui a semblé particulièrement cruel.«S\u2019il y a quelque chose de douloureux que vous pouvez faire à la génération X, c\u2019est bien ça», a déclaré le Dr Chagla en riant.NATIONALISME VACCINAL Les exigences potentielles en matière de vaccins pour les voyageurs pourraient devenir encore plus délicates si d\u2019autres pays commençaient à établir des règles basées sur leurs propres injections autorisées, a-t-il ajouté.Un sentiment de nationalisme vaccinal pourrait amener certains à insister sur le fait que leurs produits autorisés sont la norme à suivre, a-t-il ajouté, notant que le vaccin de Johnson & Johnson, qui a été créé avec la même technologie de vecteur viral que celui d\u2019As- traZeneca, a été légèrement moins efficace dans les essais cliniques.«Ce n\u2019est qu\u2019une ligne très arbitraire, basée sur ce que la FDA a approuvé, [sans] reconnaître qu\u2019AstraZeneca est approuvé par de nombreuses autres organisations de soins de santé dans le monde», a déclaré le Dr Chagla.«Les industries privées ont le droit de faire ce qu\u2019elles veulent, mais en même temps, nous devons avoir des discussions plus larges sur ce qui est considéré comme une personne entièrement immunisée et avec quels vaccins.» La Dre Theresa Tam, administratrice en chef de la santé publique du Canada, a noté jeudi que «nous en sommes aux premiers jours de la reprise des voyages».Elle a exhorté les Canadiens à examiner attentivement les exigences des autres pays et à se préparer à des règles changeantes.La Dre Tam a déclaré que les discussions mondiales pourraient aider le monde «à arriver à un point où nous pouvons accepter les données des uns et des autres [.] et envisager une voie à suivre qui facilite la vie et aide les voyageurs, s\u2019ils ont également été vaccinés».Le Dr Chagla a affirmé que les Canadiens immunisés avec le vaccin d\u2019AstraZeneca pourraient ne pas être confrontés aux mêmes problèmes en Europe en raison de l\u2019utilisation généralisée de ce vaccin là-bas, mais il s\u2019attend à ce que davantage d\u2019États américains adoptent les exigences de vaccins approuvés par la FDA.Cela pourrait signifier plus d\u2019incertitude pour certaines personnes qui ont reçu le produit d\u2019AstraZe- neca et qui prévoient voyager aux États-Unis une fois la frontière rouverte, a-t-il souligné.Environ deux millions de Canadiens ont reçu une injection d\u2019AstraZeneca.ÉTATS-UNIS DES SALLES BOUDENT LE VACCIN D\u2019ASTRAZENECA Vous avex reçu deux doses du vaccin d\u2019AstraZe- neca?Oubliez le spectacle Springsteen on Broadway! \u2014 PHOTO AFP, ANGELA WEISS 0059283 0069763 0069843 Avis est par les présentes donné que, par résolution du 7 juin 2021 adoptée en conformité des dispositions de l\u2019article 57 de la Loi sur la Commission municipale (chapitre C-35), la Commission municipale du Québec a décidé de mettre fin, à compter du 19 juin 2021, à l\u2019exercice de son contrôle à l\u2019égard de la Ville de Chambly à la suite du décret gouvernemental numéro 153-2019 (27 février 2019), adopté en vertu de l\u2019article 46.1 de la Loi sur la Commission municipale.La secrétaire de la Commission, Anne-Marie Simard Pagé, avocate Québec, le 7 juin 2021 Commission municipale du Québec AVIS PUBLIC AVIS DE CLÔTURE D\u2019INVENTAIRE Avis est par les présentes donné qu\u2019à la suite du décès de madame Odette HENRy, survenu le 29 décembre 2020, en son vivant domiciliée au 3235, rue de Galais, appartement 2109, Québec, province de Québec, G1W 2Z7, un inventaire des biens de la défunte a été fait par le liquidateur successoral, monsieur Jean-Luc Demers, le 7 juin 2021, conformément à la Loi.Cet inventaire peut être consulté par les intéressés à l\u2019étude de Me Jean-François Asselin, notaire, sis au 3075, chemin des Quatre-Bourgeois, bureau 200, Québec, province de Québec, G1W 5C4.Fait à Québec, le 10 juin 2021 Jean-Luc Demers, liquidateur RECHERCHE Coiffeurs(ses) pour résidences de personnes âgées à Québec et ses environs.Contactez Guy au 418-576-3773 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 ACTUALITÉS 71 J\u2019 aurais bien aimé que James me raconte davantage sa vie.Je l\u2019aurais écouté des heures.Mais James en racontait un bout, puis il s\u2019arrêtait en disant : c\u2019est tout ce que je voulais dire là-dessus.Même que des fois, il trouvait qu\u2019il allait trop loin, et il précisait : ça, j\u2019aime mieux que tu n\u2019en parles pas dans ta chronique.Comme tu veux, James.Mais c\u2019est dommage, c\u2019est beau ce que tu racontes sur ta culture.James Mingwan, donc.Un solide gaillard de 24 ans.Il a passé les trois premières années de son existence dans une cabane au fond des bois du territoire anishinabek non cédé de, de\u2026 James, peux-tu m\u2019épeler le nom?Voilà, de Wiikwemkoong, dans le nord de l\u2019Ontario.Quand son père est mort, il a déménagé en banlieue d\u2019Ottawa avec sa mère blanche.Il a grandi ainsi, élevé comme un blanc, dans un milieu de blancs.Chaque été, il se tapait sept heures de route jusque dans le nord pour retrouver la cabane de Wiikwem- koong.Où il renouait avec ses racines autochtones au milieu de la nature sauvage.«J\u2019ai aussi vécu deux ans en Syrie avec ma mère», reprend James.En Syrie?«Oui, et j\u2019ai aussi voyagé au Nicaragua, puis au Japon.Aux États-Unis aussi.» Comme je vous dis, il faut parfois lire entre les lignes quand James parle, parce qu\u2019il s\u2019arrête quand il juge en avoir assez dit.Mais j\u2019ai compris que lors de ces périples, il cherchait des réponses en lien avec son identité d\u2019autochtone.Pour échapper au mal de vivre qui l\u2019empêchait de terminer son secondaire, de garder un boulot très longtemps\u2026 Le plus ironique, c\u2019est qu\u2019après avoir fait le tour de la planète, il a trouvé la paix \u2014 et même un emploi! \u2014 à deux pas de chez lui.J\u2019ai rencontré James au Centre d\u2019innovation des Premiers peuples (CIPP) sur la promenade du Portage, à Gatineau.«C\u2019est pour te parler de cela que je suis ici aujourd\u2019hui», m\u2019a-t-il rappelé à l\u2019ordre.Ok James, même si j\u2019aurais aimé que tu me racontes un peu la Syrie.Le CIPP, donc, offre depuis quelques années un programme de cinq mois pour les jeunes décrocheurs autochtones.C\u2019est peut-être le programme le plus cool du genre au Canada.Ça s\u2019appelle le Fab Lab Onaki.Et comme dans tout Fab Lab digne de ce nom, il est possible d\u2019y fabriquer à peu près n\u2019importe quoi.L\u2019endroit est doté d\u2019un véritable arsenal high-tech.Imprimantes 3D, découpes laser, fraiseuses numériques, découpes vinyles, brodeuses numériques\u2026 Et dans ce Fab Lab autochtone, le tout premier au Canada, les jeunes fabriquent toutes sortes des choses.Mocassins, porte- bébés, jupes ornées de rubans, coiffes avec plumes\u2026 J\u2019ai repéré un jeu de Monopoly gravé, où les noms de communautés autochtones remplacent l\u2019Avenue Illinois et le chemin de fer Reading.Des cohortes de 10-15 décro- cheurs se succèdent dans ce lieu où se mêlent tradition et modernité.Avec de bons résultats.La moitié du programme est dévolu à l\u2019apprentissage numérique.L\u2019autre moitié, à la fierté identitaire.«Et on pense que c\u2019est ce volet identitaire qui nous vaut tant de succès, soutient la directrice du CIPP, Céline Auclair.On obtient des taux de réussite de 76 à 90 %, alors que les programmes similaires ailleurs au Canada obtiennent entre 20 et 30 %.» La façon de procéder d\u2019un Fab Lab est proche du mode de transmission des autochtones.«C\u2019est de l\u2019apprentissage à petits pas, par essai-erreur», poursuit Mme Auclair.James y a enfin trouvé son compte, lui qui s\u2019égarait dans le système d\u2019éducation de l\u2019Ontario.Il y a même décroché un emploi.Après son stage, il a été embauché comme facilitateur culturel par le CIPP.«Je n\u2019ai jamais conservé un emploi aussi longtemps!» blague-t-il.Un emploi qui lui permet de tremper dans sa culture tous les jours, sans avoir à faire sept heures de route comme avant.«Je me sens mieux dans ma peau.Pas juste parce que j\u2019ai un job.Parce que j\u2019aide du monde comme moi.» Il travaille avec Naömie Perrier-Fran- coeur.Une artiste qui taille des jupes traditionnelles ou des porte-bébés tikinagan à grands coups de fraiseuses numériques.«Ça va plus vite qu\u2019à la main!» rigole l\u2019Algonquine de Wolf Lake.Tout comme James, elle a été élevée comme une blanche, parmi les Blancs.Elle aussi a vécu une période de dépression avant de découvrir sa culture autochtone.«Aujourd\u2019hui, je me définis vraiment comme une Algonquine et j\u2019en suis fière», dit-elle.Une fierté sur laquelle ces jeunes peuvent bâtir leur avenir.Jeunes et fiers d\u2019être autochtones Des cohortes de 10-15 décrocheurs se succèdent dans ce lieu où se mêlent tradition et modernité Naömie Perrier-Francoeur et James Mingwan ont profité du programme offert au Fab Lab Onaki.\u2014 PHOTO LE DROIT, SIMON SÉGUIN-BERTRAND PATRICK DUQUETTE CHRONIQUE pduquette@ledroit.com SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 72 ACTUALITÉS BENJAMIN MASSOT Agence France-Presse RENNES \u2014 «Je parle en poids, car c\u2019est plus facile» : Robert Lacire, un Français de 78 ans, a accumulé tout au long de sa vie le nombre faramineux de 21 tonnes de vinyles, soit près de 130 000, qui trouvent place dans chaque recoin de son domicile et dans plusieurs garages.La visite de son trois pièces proprement rangé à Rennes (ouest de la France) est un moment savoureux.Dans chaque pièce, des disques : dans le vaisselier, dans une penderie.Un rapide calcul permet d\u2019imaginer qu\u2019il faudrait une dizaine d\u2019années pour les écouter tous.À titre de comparaison, la collection des Champs libres, la principale bibliothèque de la capitale bretonne, s\u2019élève à 39 000 disques.«Je me demande comment j\u2019ai fait pour en avoir autant», s\u2019amuse- t-il, cultivant un look country, foulard noué et bottes.«Il y a des trucs de dingue!» s\u2019enthousiasme-t-il encore, lâchant quelques jurons en sortant des albums de Lenny Escudero ou Johnny Cash.Né en 1943 («la même année que Johnny» Hallyday), un 24 mai («le même jour que Bob Dylan»), Robert Lacire a commencé «dans la boulange», le métier de son père, avant de passer un diplôme d\u2019électricien.Appelé pendant la guerre en Algérie, où il est «troufion» selon son terme, il s\u2019occupe de la sono d\u2019un groupe de rock Les Kakis, le début d\u2019une longue histoire avec la musique.En 1968, il reprend le bar américain Le Country à Dinan et attrape le virus du microsillon.«Comme c\u2019était pas loin de Jersey, on y allait souvent et on ramenait des disques.Pareil, on allait aux puces de Saint-Ouen» à Paris.Devenu disquaire à Rennes, sa collection grossit, grossit, alimentée au début des années 1990 par l\u2019avènement du CD : jugés encombrants et ringards, les vinyles sont bradés et «Bob» fait des affaires.Sa collection croît tellement qu\u2019il doit louer des garages pour y stocker toutes ses caisses.Quand il ne joue pas à la pétanque avec des amis, Robert farfouille dans sa collection et y déniche d\u2019improbables pépites.Ainsi, ce vinyle en forme de carte postale carrée (!) qui diffuse une sardane du pays catalan.Ou alors ces vinyles de 16 et 100 tours, un album de chants d\u2019un camp de prisonniers du Michigan ou Catch a Fire de Bob Marley qui s\u2019ouvre comme un zippo.S\u2019il apprécie le rock et la country, il affiche des goûts éclectiques, mettant 24 000 baci de l\u2019Italien Adriano Celentano après avoir fixé un centreur en forme de Sheila sur une platine.«C\u2019est une collection très intéressante, notamment en raison de sa diversité : des discours de Lénine, de la musique militaire, du théâtre comme Le Petit prince lu par Saint- Exupéry ou des disques illustrés par Dubuffet», détaille Michel Brand\u2019honneur, muséographe, qui avait expertisé le fonds en 2007, trouvant «dommage qu\u2019une telle collection soit disloquée à terme».Car à l\u2019automne de sa vie, Robert Lacire s\u2019inquiète du devenir de ses vinyles.«C\u2019est bébête que ça reste dans le garage», peste-t-il, ponctuant ses phrases d\u2019un rire sec.«Monsieur 100  000  disques», comme l\u2019a qualifié un journaliste, souhaiterait que sa collection fasse partie d\u2019un conservatoire ou d\u2019un musée du disque.Dans une pochette plastifiée, il montre les courriers qu\u2019il avait envoyés à des institutions locales ou même à Jacques Chirac.Mais rien n\u2019a abouti, malgré des signes d\u2019intérêt de communes de la région et alors que le marché du vinyle connaît une croissance insolente (4,5 millions d\u2019unités vendues en 2020 selon le Syndicat national de l\u2019édition phonographique).«Tout le monde trouve le projet très bien, mais personne ne bouge.Je vieillis, ça va partir chez Emmaüs plutôt que de laisser une mémoire dans une région», regrette-t-il.Le collectionneur Robert Lacire devant quelques-uns de ses vinyles, chez lui à Rennes.\u2014 PHOTO AFP, LOIC VENANCE leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 PAGES VIERGES Z5 Fugit unt eum ne omnit ut de vollam as delibus etus accusa quo toriberat landant Test d\u2019impression.Rerum et, se volore volupta ex erum sequam, sint reserferum res verum, sin nimet volorib earum, saped mi, simene int est aut ommodi quamenis dolupta volorectur, opti cusamet labor sequunt porum volorehenim quate plam, quas ilignam nost, aut faccabo ruptatem destianti remod quibus et aut aliqui commolor rerum accumque quas et esti offic tem inimi, quid ut autent, occus, volor rerum il illanda estotat quassus aboremo to et aut quidebis rempore nobitaq uatem.Itas alicat quiate nonem.Nis nim et at auditas suntiam sum derest qui consequi officiis qui sum vendia ent que num re, es consente vel eosam unt que EPUDICATENTI OFFICIAE NOSSUM AILOLOS Et evelendae doluptinis dit que nis adisquibus nem eossum voluptiur, que proriam que re pro que cusandam quaeperit mos nusam doles et rae landa doluptaecest et rae landa veri adit et, offici vellibus, cus quatis magnat plaut estiis pereium inimi, quid ut autent, occus, volor rerum il illanda estotat.hillab is ea simolup taesciisi nobis es aliqui bla sunt posapedit vernate dolora atiunt expernatur, cus doles di alique ad mos poresci moluptas eiciis aut ulpa dolecuptat remod facearum.Nis nim et at iunt expernatur, cus doles di alique ad mos poresci moluptas eiciis aut ulpa dolecuptat remod facearum.Nis nim et at auditas corro et fugit.auditas corro et fugit.ESTIIS PEREIUM MAGNAT PLAUT ESTIIS L\u2019HOMME AUX 21 TONNES DE VINYLES 0067518 Les Coops de l\u2019Information sont à la recherche d\u2019un conseiller aux systèmes informatiques pour rejoindre son équipe des technologies de l\u2019information.Sous la supervision du directeur principal, production et technologies de l\u2019information, le conseiller aux systèmes informatiques est responsable de la maintenance et du suivi de tous les systèmes informatisés de gestion en plus de participer aux activités se rapportant au déploiement de nouveaux systèmes informatisés de production et de gestion.Nous vous offrons : \u2022 Emploi à temps plein en semaine, pourra nécessiter quelques disponibilités les fins de semaine.\u2022 Nous vous offrons une rémunération et des avantages sociaux concurrentiels de même que l\u2019opportunité de réaliser vos activités professionnelles en télétravail.\u2022 Lieu de travail : Gatineau, Granby, Québec, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières \u2022 À titre de membre travailleur de notre coopérative, vous deviendrez l\u2019un de ses propriétaires.Les détails de l\u2019offre : www.zonecarriere.ca Pour postuler, veuillez soumettre votre candidature au plus tard le 30 juin 2021 à Marie-Christine Lavoie au mclavoie@cn2i.ca.L\u2019emploi du masculin vise essentiellement à alléger le texte.Nous souscrivons à l\u2019équité en matière d\u2019emploi.Conseiller, systèmes informatiques LES COOPS DE L\u2019INFORMATION Offre d\u2019emploi Nécrologie Marielle Bédard Bertrand 1924 - 2021 Au Centre d\u2019hébergement Donnacona, le 4 juin 2021, à l\u2019âge de 96 ans et 7 mois, est décédée madame Marielle Bédard, épouse de feu monsieur Napoléon Bertrand.Elle demeurait à Donnacona.En raison de la pandémie, vous pouvez venir sympathiser avec la famille, le port du masque est obligatoire, tout en respectant les mesures d\u2019hygiène et distanciation sociale de la Santé publique, avec limitation du nombre de visiteurs à l\u2019intérieur, au Centre funéraire Roger Benoit & Fils Ltée, 123, avenue Côté, Donnacona, le samedi 26 juin 2021, à partir de 13 h 30, suivie d\u2019une liturgie de la Parole qui se tiendra, dans l\u2019intimité de la famille à 14 h 30 et de là, au cimetière Ste-Agnès de Donnacona.Madame Bédard laisse dans le deuil ses enfants : Denis (Hélène Laroche), feu Micheline; sa petite-fille Claudia (Germain Caron); son arrière-petite-fille Léa.Elle était la soeur et la belle-soeur de Claire (René Papillon), Lucille (feu Eugène Latulippe), Yvette (feu René Paquet), feu Nicole (Colin Bédard).Elle laisse également plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel de la résidence O\u2019Sommet et du Centre d\u2019hébergement Donnacona pour les bons soins prodigués.Ceux qui le désirent peuvent faire un don à la FONDATION SANTÉ PORTNEUF, 700, rue Saint-Cyrille, Saint-Raymond, G3L 1W1.santeportneuf.ca Pour renseignements : 418 285-2211, téléc.: 418 285-2077, courriel : salonbenoit@globetrotter.net www.salonfunerairebenoit.ca Membre de la Corporation des thanatologues du Québec.Roger Bernier 1935 - 2021 À son domicile, le 8 juin 2021, à l\u2019âge de 85 ans, est décédé monsieur Roger Bernier, demeurant à L\u2019Islet (Saint-Eugène).Monsieur Bernier a fait carrière comme enseignant et a demeuré de nombreuses années dans la région de Gatineau (Hull).De retour à Saint-Eugène lors de sa retraite, il s\u2019est impliqué dans la vie municipale, ayant été entre autres maire de L\u2019Islet de 2000 à 2003 ainsi que jusqu\u2019à ce jour, laïc dévoué, généreux et engagé dans sa communauté paroissiale.Il était le fils de feu dame Philomène Bernier et de feu monsieur Napoléon Bernier; le frère de : feu Jeannine (Paul Beaudoin) et feu Jean (Lise Marois - Jacques Gagné).Sont aussi affectés par son départ, ses neveux Marc Beaudoin, Richard et Christian Bernier, sa nièce Marlène Bernier, leur conjoint(e) et leur famille; une grande amie madame Denise Desjardins ainsi que ses cousines et cousins, autres parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fabrique de St-Eugène de L\u2019Islet, 15, des Pionniers Est, L\u2019Islet (Québec) G0R 2B0.Les funérailles avec eucharistie ont été célébrées le jeudi 17 juin 2021 à 11h en l\u2019église Saint- Eugène de L\u2019Islet, suivies de l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Pour renseignements ou pour transmettre vos messages de condoléances : 418 247-5733, sans frais : 1 877 598-3093, courriel : info@deladurantaye.qc.ca Site web : www.deladurantaye.qc.ca.Jacinthe Doherty, née Gagné C\u2019est avec un énorme chagrin que je vous annonce le décès de l\u2019amour de ma vie, Jacinthe Doherty, née Gagné.Elle était la fille de feu monsieur Léopold Gagné et de madame Simone Vachon.Elle laisse dans le deuil son fils Randy (Marilyn Thériault), ses frères et sœurs: Gil Gagné, Jocelyne Gagné (Jeannot Labranche), Sylvie Gagné (feu Jean-Claude Paquin), Linda Gagné (Yvon Gosselin), Dan Gagné (Jack Déry), Alain Gagné, Maryse Gagné (Jacques Leclerc) et Sylvain Gagné, sans oublier son ami-chat depuis 15 ans, Bill.Elle laisse également dans le deuil de nombreux neveux et nièces, ses collègues de travail de l\u2019Université Laval et du conseil Atikamek-Montagnais.Des remerciements sincères à Josée Nadeau, infirmière ainsi qu\u2019à l\u2019équipe qui a soutenu si professionnellement mon épouse lors de son combat contre la maladie.Vous pouvez témoigner votre sympathie à notre famille par le biais d\u2019un message sur le site internet de la Maison Funéraire de l\u2019Amiante.Michael Jean-Marc Archibald 1950 - 2021 À l\u2019Hôpital de Ste-Anne-de-Beaupré, le 13 juin 2021 à l\u2019âge de 70 ans, est décédé monsieur Jean- Marc Archibald.Il était le fils de feu madame Blanche Pilote et de feu monsieur Willey Archibald de Montmorency.Il demeurait à 233, rue Côté à Beaupré.La famille recevra les condoléances à la Coopérative Funéraire des Deux Rives, Centre Funéraire Côte-de-Beaupré, 10 579, Boul.Ste- Anne, Ste-Anne-de-Beaupré, Québec G0A 3C0, le dimanche 27 juin 2021, de 13h30 à 16h, suivi d\u2019une cérémonie d\u2019adieu de 16h à 16h30.Il laisse dans le deuil ses frères et ses sœurs, ses beaux-frères et ses belles-sœurs : Louisette (feu Claude Paré), Yolande (feu Jean- Paul Bouchard), Denise ( feu Gaston Robert), feu Nelson (Lise Richard), feu Laurier, Jacques (Denise Vézina), feu Gaston (Christiane Girard), Jean (Denise Lacasse), Alain (Gilberte De Launière) ainsi que les enfants de monsieur Alain qu\u2019ils considéraient comme un oncle mais surtout un grand frère ; Patrick, Mélanie et ses petits-enfants Maud, Tommy et Kim, il était bien aimé de ses neveux, nièces : Line, Johanne, Brenda, Daniel, Marie-France, Caroline, Éric, Nancy, feu Yannik, feu Martin.Il laisse également dans le deuil plusieurs oncles et tantes de la famille feu Archibald et Pilote ainsi que les gens de la maison d\u2019accueil de madame Line Tanguay : Denise, Guy, Juliette, Rose-Marie et Steve pour les bons moments passés ensemble.La famille tient à remercier tout spécialement M.Alain Archibald pour son grand dévouement, sa présence constante auprès de notre frère.La famille tient à remercier le Dr.Pierre Boutet et tout le personnel des soins palliatifs de l\u2019Hôpital de Ste-Anne-de-Beaupré pour les merveilleux soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Hôpital de Ste-Anne-de-Beaupré, 11 000, rue des Montagnards, Beaupré, (Québec) G0A 1E0 ou au www.jedonneenligne.org/fondationhsab/ Richard Baribeau C\u2019est avec profonde tristesse que nous vous annonçons le décès, à l'âge de 83 ans, de monsieur Richard Baribeau, conjoint de madame Francine Bouffard.Ses derniers moments à la Maison Michel-Sarrazin, le 12 juin 2021, lui ont permis de faire ses adieux paisiblement et sereinement, entouré de ses proches et imprégné de leur amour.Il était le fils cadet de feu Hervé Baribeau et feu Cécile Després.Il laisse dans le deuil ses deux fils, Pierre (Pascale Labonté et ses filles Éloïse et Alicia) et son fils cadet Charles (Marlène Delwaide).Ses deux petits-enfants, son petit-fils Charles Baribeau et sa petite fille Julia Baribeau-Delwaide, ainsi que la mère de ses garçons Madame Jeannette Couture.Ses frères et sœurs : Simon (Lucille Poiré), feu Michel Baribeau (Marielle Simoneau), Lise (feu Maurice Morin, feu Robert Laflamme); ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Bouffard : Jean- Guy (Lucette Fortin), Claudette (Yves Trudel), Claire (Jean-Louis Simard), Sylvie (Yves Roussel), Marc (Suzanne Leblond) et Jacques; ainsi que ses belles sœurs, neveux et nièces.Sa résilience, son sens de l\u2019humour, sa gaité de cœur et sa grande générosité manqueront à tous ceux qui ont eu le privilège de croiser sa route et tout spécialement ses nombreux amis qui lui ont témoigné leur affection tout au long de sa maladie.Sa conjointe Francine et ses deux garçons tiennent à remercier le personnel de la Maison Michel-Sarrazin pour les bons soins prodigués.Un remerciement spécial au Dr.Jean-Michel Samson de l'Hôtel-Dieu de Lévis.Ses fils tiennent à souligner leur profonde reconnaissance et remercier du fond du cœur sa conjointe de vie, Francine, son Ange comme il l\u2019appelait toujours, pour son grand soutien durant toutes ces années.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Maison Michel-Sarrazin https://michel-sarrazin.ca/faire-un-don, ou à la Société Saint-Vincent de Paul, secteur Lauzon.https://www.ssvp.ca/fr/location/saint-joseph-lauzon.La famille vous accueillera au Complexe Blais, Gilbert & Turgeon, 6100, boulevard Wilfrid-Carrier, Lévis, secteur Desjardins, le dimanche 20 juin à compter de 14h.Une cérémonie aura lieu en la chapelle du complexe le même jour à 17h.Si vous désirez assister à la célébration, nous vous invitons à vous joindre à la famille via notre site www.groupegarneau.com le dimanche 20 juin à 17h, en allant consulter son avis de décès et en cliquant sur l\u2019onglet « voir la cérémonie ».leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 73 Antonin Bédard 1937 - 2021 Au CHSLD de St-Flavien, le 27 janvier 2021, est décédé à l\u2019âge de 83 ans et 8 mois, Antonin Bédard, époux de Madame Monique Dubois.Il était le fils de feu Philibert Bédard et de feu Marie-Rose Bergeron.Il demeurait à Laurier-Station et autrefois à Ste-Croix.Il laisse dans le deuil, outre son épouse Monique, ses enfants : Guylaine (Michel Boilard), Régis (Mireille Beaupré) et Caroline (Mathieu Audet); ses petits-enfants : Samuel, Marianne (Jason Dubois), Laurie, Joanie, Jolyane et Annabelle.Il laisse également dans le deuil ses frères et sœurs, beaux- frères et belles-sœurs de la famille Bédard : Thérèse (Gaston Talbot), Luc (Louise Breton), Julienne (Bruno Rousseau), feu Marie-Berthe (Fernand Demers, Micheline Rousseau), Claire (Gaston Boucher), Florent (Rollande Dubois), Jacques (Diane Bergeron), Nicole (Normand Bouchard), feu Bruno, Suzanne (Lucien Bergeron), Lise (Bernard Laflamme), Claude (Yvonne Richard), Réjean (Céline Rousseau), Daniel (Johanne Langlois); ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Dubois : feu Thérèse (feu André Gingras), feu Rachel, feu Ernest, feu Philibert (feu Marie-Berthe Deschênes), feu Julien (feu Carmelle Houde), feu Florence (feu Donat-Paul Bissonnette), Benoît (feu Anna-Marie Lemay), Jean-Paul (feu Thérèse Charest), feu Martial (Angèla Labonté, feu Germain-Marie Lemay), Raymond (feu Micheline Rousseau, feu Thérèse Plante), feu Grégoire (Marielle Desrochers, Jean-Guy Bédard), feu Laurette (feu Roland Laverrière), Réal (Marthe Lapointe) ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et amis.La famille tient à remercier chaleureusement tout le personnel du CHSLD de St-Flavien pour les très bons soins prodigués ainsi qu\u2019à la Maison Villa Laurence de Laurier-Station.La famille vous accueillera à la maison funéraire Beaudoin, Ferland, Dupuis Ltée, 240, rue de la Fabrique, Ste-Croix, le vendredi 25 juin 2021 de 19 h à 21 h 30 et samedi à compter de 12 h.Le service religieux sera célébré, le samedi 26 juin 2021 à 14 h, en l'église Ste-Croix.En raison des circonstances actuelles qui permettent d'accueillir seulement 50 personnes à l'intérieur de l'église, seuls les membres de la famille et leurs invités pourront assister aux funérailles.Vous pourrez visionner les funérailles en visitant l\u2019avis de décès de M.Bédard sur le site web www.salonsdupuis.com Veuillez compenser vos dons de fleurs par des dons à la FQRP (Fonds québécois de recherche sur le Parkinson).La direction des funérailles a été confiée à la : Juliette Théberge Godbout 1929 - 2021 Au CHSLD de Saint-Raphaël, le 19 mars 2021, à l\u2019âge de 91 ans et 8 mois, est décédée madame Juliette Théberge, épouse de feu Guy Godbout.Elle était la fille de feu Alfred Théberge et de feu Delvina Godbout.Il est désormais possible de venir offrir vos condoléances à la famille au Complexe Municipal, 1990, rue Principale, St-Nérée, le vendredi 25 juin 2021 de 12h à 13h45, tout en respectant les consignes de distanciation sociale de la Santé publique et le port du masque est obligatoire.Le service religieux sera célébré le même jour à 14h en l\u2019église Saint-Nérée en toute intimité (maximum 50 personnes sur invitation seulement).Les cendres seront déposées au cimetière paroissial.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Jocelyne (feu Clément Labrecque), Jocelyn (Denise Godbout), Richard (Lyne Larochelle), Lisette (André Gingras), René (Linda Frégeau); ses petits-enfants : Jonathan Godbout, Dominic Godbout, Hélène Godbout (Serge Laverdière), Amélie Gingras, Meggie Gingras, Andréanne Gingras (Charlène Lessard), Bruno-Pierre Godbout (Vanessa Quenville), Jean-Daniel Godbout, Jean-Philippe Godbout (Christine Baribeau) et ses arrière-petits-enfants : Joannie, Alexis, Zach, Noah, Léa, Emérick, Jacob, Aldéo et Adriel.Elle était la sœur de : feu Jeanne (feu Rosario Cadrin), feu Antonia (feu Albert Lévesque, feu Arthur Rhéaume), feu Antoinette (feu Pierre Morneau, feu Chanel Goulet), feu Georges (Gisèle Lapointe), feu Georgette (feu Edmond Godbout), feu Yvonne (feu Odilon Couture), feu Raymond, feu Thérèse (feu Raoul Ayotte), Jeannine (feu Robert Godbout), Carmelle (feu Gabriel Godbout) et feu Gisèle.De la famille Godbout, elle était la belle-sœur de : feu Gertrude (feu Walter Labrecque), feu Raoul (feu Simone Shink) et feu Marcel (feu Monique Lemieux).Elle laisse également dans le deuil sa filleule Lucie Labrecque et son filleul Jonathan Godbout ainsi que de nombreux neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Remerciement au personnel de l\u2019Oasis Saint-Damien, de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis ainsi qu\u2019au personnel du CHSLD de Saint-Raphaël pour les bons soins prodigués à notre mère.Toutes marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la Communauté de Saint-Nérée (Sacré- Coeur-de-Jésus-en-Bellechasse) 2141, rue Principale local 124 Saint-Nérée (Québec) G0R 3V0 site Internet : https://www.canadahelps.org/fr/organismesdebienfaisance/la-fabrique-de-la-paroisse-de-ste- claire/ Les arrangements funéraires de madame Théberge ont étés confiées à la Maison Funéraire Roy & Rouleau inc., 131, rue Commerciale Saint-Damien.La famille recevra avec gratitude les messages de sympathie que vous souhaitez leur faire parvenir à l\u2019adresse suivante : maison@royrouleau.ca ou sur notre site internet www.royrouleau.ca Réjean Bertrand 1950 - 2021 À l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis, le 10 juin 2021, à l\u2019âge de 71 ans, est décédé monsieur Réjean Bertrand, époux de madame Micheline Dubois, fils de feu monsieur Donat Bertrand et de madame Jeannine Bélanger.Il demeurait à Lévis.Il fut président et directeur général de la compagnie D.Bertrand et fils (maintenant Colabor) jusqu\u2019à sa retraite en 2008.Outre son épouse, il laisse dans le deuil ses enfants : Marie-Josée, Isabelle et Julie; ses petits-enfants : Alicia, Antoine et Alexandre; ses frères : Claude (Hélène), Daniel, Hervé (Céline), André (Line) et Mario; ses beaux-frères et belle-sœur de la famille Dubois : Lise (André) et Jacques; ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier tout le personnel du centre d\u2019oncologie de Lévis, Dr Claude Tremblay, Dr Jocelyn Roy, Cindy Prud\u2019homme, le personnel du CLSC de Lévis ainsi que tout le personnel de l\u2019unité COVID de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019Hôtel-Dieu de Lévis.Étant donné la situation qui prévaut et les mesures de prévention prises, dues à la pandémie, la date et l'heure de la cérémonie restent à déterminer et seront annoncées ultérieurement.Elle a été confiée au Groupe Garneau Thanatologue, 1845, boulevard Guillaume-Couture, Lévis, secteur Saint-Romuald.S.Juliette Bourgeois, CND 1934 - 2021 (S.S.Lucie-Marie) À l\u2019Accueil Marguerite-Bourgeoys, le 14 avril 2021, à l\u2019âge de 87 ans, dont 67 ans et 7 mois de vie religieuse à la Congrégation de Notre-Dame, est décédée sœur Juliette Bourgeois.Elle était la fille de feu monsieur Baptiste Bourgeois et de feu madame Anastasie Cormier de la paroisse de Saint-Pierre de Lavernière, QC.Outre les membres de sa communauté, y compris les associées de la CND, soeur Juliette laisse dans le deuil sa soeur Claudette (Fred Leblanc); son neveu Claude Leblanc (Sylvie Lapierre); sa nièce Odette Cormier (Léon Lapierre); deux arrière-nièces : Marie- Ève (Ralph Leblanc) et Jadzia ainsi que les enfants de sa sœur adoptive feu Yvonne Molaison Cyr.Le service religieux sera célébré le lundi 21 juin 2021 à 14 h en présence des cendres, à l\u2019Accueil Marguerite-Bourgeoys, Québec, où les soeurs de la CND, les parents et ami(e)s recevront les condoléances à compter de 13 h.Les religieuses remercient sincèrement les prêtres desservant l\u2019Accueil Marguerite-Bourgeoys pour leur assiduité à offrir l\u2019Eucharistie quotidienne, le personnel des services auxiliaires ainsi que le personnel soignant pour la qualité du respect de la personne et les très bons soins prodigués avec affection et tendresse.Lucie Deschênes 1936 - 2021 À Québec, le 6 juin 2021, à l\u2019âge de 84 ans, est décédée Lucie Deschênes, fille de feu Eugénie Michaud et feu Louis-Philippe Deschênes.Native de Jonquière, elle demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Salon funéraire Lépine Cloutier, 30, rue Albert-Trudel, Québec QC G2A 2S1, le samedi 26 juin 2021 de 10 h à 13 h 30.Le service religieux sera célébré ce même jour à 14 h en l\u2019église Saint-Ambroise-de-la-Jeune-Lorette, 277, rue Racine, Québec (Québec), G2B 1E7 et de là, au cimetière paroissial.Selon les mesures en vigueur, une rotation de 50 personnes à la fois sera permise lors des condoléances et 50 personnes maximum seront permises lors de la cérémonie religieuse.Le port du masque sera obligatoire et la distanciation devra être respectée.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid-19, vous devrez avoir manifesté préalablement à la famille votre intention d\u2019assister à la cérémonie.Elle laisse dans le deuil son fils Michel-André et sa fille Marie; le père de ses enfants André Roy; ses petits- enfants : Gabrielle (Pierre-Louis Laliberté), Étienne (Josiane Poulin), Geneviève (François Ducasse) et Émilie; son arrière-petite-fille Emma Ducasse; ses sœurs et son frère : feu Micheline, feu Louise, Pierre (Claudette Duchesne) et Chrystiane ainsi que plusieurs membres de la famille élargie et ami(e)s.Un merci spécial est adressé au personnel de la Résidence Côté Jardins pour leur accompagnement et leur humanisme.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la fondation de votre choix.ATHOS Téléphone : 418 842-3737 Télécopieur : 418 767-2309 Courriel : info@lepinecloutier.com SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 74 Fernand Drolet 1928 - 2021 Au CHU de Québec-Université Laval, le 1er juin 2021, à l\u2019âge de 92 ans, est décédé monsieur Fernand Drolet, époux de feu Brigitte Drolet, fils de feu Graziella Turgeon et de feu Arthur Drolet.Il a œuvré en tant que gestionnaire dans le secteur de la transformation alimentaire plus de 30 ans.Il laisse dans le deuil ses enfants : Jacques (Imme) et Sylvie (Marc); ses petits-enfants : Matthis (Federica), Mälin (Roland), Hannah (Jonas), Félix- Antoine (Audrey), Nicolas et Eugénie (Maxime); ses arrière-petits-enfants : Elia, Tobias, Otto, Eleanor, Evelyne, Albert, Madeleine et Émilien.Il était le frère de feu Roger Drolet (en premières noces feu Marguerite Morneau, en deuxièmes noces feu Rosaline Gagné) et de feu Thérèse Drolet (feu Julien Villeneuve).Il laisse également dans le deuil ses beaux-frères et belles- sœurs : feu Robert Gagnon (Odile Béland), Jean-Guy Gagnon (feu Huguette Racine) et feu Gilles Gagnon (Jacqueline Turcotte) ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines et ami(e)s.Il est allé rejoindre ses parents, son frère et sa sœur, sa douce épouse ainsi que son amie Louise Milliard avec qui il a partagé ses dernières années de vie.Vu les circonstances actuelles (Covid-19), la cérémonie aura lieu dans l\u2019intimité.Il y aura webdiffusion, les gens qui le souhaitent pourront visionner la cérémonie à compter du dimanche 27 juin 11 h.La famille tient à remercier de tout cœur le personnel de l\u2019Hôpital de l\u2019Université Laval - Unité gériatrique, pour la qualité des soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation du CHU de Québec.Site web : https://www.jedonneenligne.org/fondationchudequebec/DIMW/ Evelyne Gadoury (née Samson) 1933 - 2020 Au Centre d'hébergement St-Augustin, le 4 novembre 2020, à l\u2019âge de 87 ans et 6 mois, est décédée madame Éveline Samson, épouse de feu monsieur Robert Gadoury, fille de feu dame Lily Allison et de feu monsieur Henri Samson.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil ses enfants: Carole (Marcel Jobin), Rénald, Danielle (Michel Leclerc), Jocelyne (Léo Magnan), Alain, Michel (Maryse Breault) et Louise (David Sergerie); ses petits-enfants : François Jobin (Marie-Michèle Brunet), Nicolas Jobin (Catherine Bouché), Emilie Jobin (Joël Tremblay), Jonathan Couture (Vicky Fortin), Benjamin Couture (Judith Lemay), Isabelle Couture (Kevin Rosa); Catherine Magnan (Kevin Munkittrick), Vanessa Magnan, Francis Magnan (Vicky Daigneault) et Gaibe Gadoury; ses arrière-petits-enfants : Antoine, Camille, Sophie, Audrey, Charlotte et Clara (Jobin), Ely et Anabelle (Tremblay), Mackenzie Couture, Noémi et Matis (Rosa), Miguel St-Germain, Félix, William, Jenna et Théo (Munkittrick); sa belle-sœur Gabrielle Lafontaine (feu Jean-Paul Gadoury) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Considérant la situation améliorée de la pandémie et selon les consignes de la santé publique, les condoléances et la célébration auront lieu, le samedi 7 août 2021 à 10 h, suivies de la liturgie de la parole à 11 h au Mausolé Catherine-de-St-Augustin, Cimetière St-Charles, 1460, boul.Wilfrid- Hamel, Québec.Suivra l\u2019inhumation des cendres au Cimetière St-Charles Mausolée Marie-de- l'Incarnation avec la famille.Elle a été confiée à la Coopérative des deux rives, Centre funéraire St-Charles, 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6.Jean Léon Gosselin 1928 - 2021 C'est avec regret que nous vous annonçons le décès de notre cher papa, M.Jean-Léon Gosselin.Il est décédé paisiblement entouré de ses proches à la maison de soins palliatifs Mathieu-Froment-Savoie à Hull le 9 janvier 2021, à l\u2019âge de 92 ans.Il était le fils de feu Joseph-Émile Gosselin et feu Lydia Goulet.Il laisse dans le deuil ses enfants : Lydia, Fabyenne (Louise Delisle), Valérie (Lionel Daniault) et leur mère, madame Yvette Bonneau, ainsi que ses cinq petits-enfants : Thierry, Mahée, Alexis, Raphaëlle, Aurélie et ses trois arrière-petits-enfants : Eva, Philippe et Gabriel.Il était le frère de Louis-Émile, Réal, Jacques, Marthe, Benoît et Rachel, tous décédés.Il laisse également dans le deuil son frère Gilles et ses soeurs : Pierrette, Marie-Hélène et Marie-Thérèse ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousin(e)s, autres parents et ami(e)s.Les gens qui ne pourront pas assister à la cérémonie à cause du nombre limité de places sont invités à venir se recueillir et offrir leurs condoléances à la famille entre 9h30 et 10h45.Une célébration de sa vie se fera en présence des cendres à la Coopérative funéraire des Deux Rives - Centre funéraire d'Aubigny, 154, rue du Mont-Marie, Lévis G6V 8X1.La cérémonie aura lieu dans l\u2019intimité le samedi, 26 juin 2021.Il y aura une webdiffusion.Les gens qui le souhaitent pourront ainsi assister, de leur domicile, à la cérémonie virtuelle, qui débutera à 11 heures le jour-même.Il s\u2019agit de cliquer sur VISIONNER LA CÉRÉMONIE dans l\u2019avis de décès de monsieur Gosselin, qui se trouve sur le site web de la Coopérative.L\u2019inhumation suivra à 14 heures au cimetière de St-Gervais.Vos marques de sympathie peuvent se traduire par un don à la maison de soins palliatifs Mathieu- Froment-Savoie, https://www.mmfs.org/fr/.Denis Grenier 1941 - 2021 À Québec, le 8 juin 2021, à l\u2019âge de 79 ans et 10 mois, est décédé monsieur Denis Grenier, fils de feu madame Madeleine Langlois et de feu monsieur Marc Grenier.Il demeurait à Québec.Compte tenu des circonstances actuelles, les événements funéraires sont reportés à une date ultérieure.Il laisse dans le deuil Stéphane Maltais et Suzanne Boulet ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s et tous les artistes et musiciens auxquels il a passé la majeure partie de sa vie à encourager et magnifier leur art.Au coeur de sa vie était la beauté, la sensibilité et toutes personnes pouvant y contribuer.Il dévouait sa grande intelligence sensible et fine à supporter tous les artistes qui laissent parler librement leur coeur.La famille tient à remercier tous les artistes qui ont fait foisonner sa passion tout au long de sa vie ainsi que la station de radio CKRL (89,1 fm) qui a permis de diffuser son émission pendant 26 ans.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à l'Ensemble Anonymus qui s'engage à travailler à la continuté de l'émission Continuo, oeuvre de Denis Grenier.Site web : https://www.anonymus.qc.ca Lise Huot Lemay 1944 - 2021 C\u2019est avec tristesse que nous vous annonçons le décès de madame Lise Huot Lemay, épouse de feu André Lemay, le vendredi 30 avril à l\u2019âge de 76 ans.Lise est décédée sereinement, en douceur, entourée de ses proches à l\u2019hôpital Laval.La famille recevra les condoléances, en présence des cendres, à la Coopérative funéraire des Deux Rives - Centre funéraire St-Charles, 1420, boulevard Wilfrid-Hamel, Québec G1N 3Y6, le samedi 3 juillet 2021, de 13 h à 14 h 45.Une cérémonie aura lieu au salon le même jour à 15 h avec la famille proche.L\u2019inhumation de ses cendres se fera ensuite au cimetière St-Charles.Elle laisse dans le deuil ses filles : Marie-France (Richard Lampron) et Sophie (Guy Duchesne); ses petits-enfants qu\u2019elle aimait tant : Catherine et Marc Lampron, Juliane et Laurence Duchesne; sa sœur Micheline (Jean-Marc Néron); sa cousine Claire Rhéaume; ses beaux- frères et belles-sœurs de la famille Lemay : Benoît (Claire Frenette), Diane (Robert Lemire), Michèle (Gérard Lebel) et Chantal (Jean-Pierre Filion); ses grandes amies Nycole Roy, France Roy et Rita Bellemare ainsi que de plusieurs neveux et nièces, cousins, cousines et ami(e)s.La famille souhaite remercier chaleureusement toute l\u2019équipe du département de pneumologie et des soins palliatifs de l\u2019IUCPQ pour leurs attentions et leurs soins dévoués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, téléphone : 418 656-4999, site web : www.fondation- iucpq.org.Des formulaires seront disponibles sur place.Jeannine Nadeau 1929 - 2021 À l\u2019Hôpital St-Sacrement, le 31 mai 2021, à l'âge de 91 ans, est décédée madame Jeannine Nadeau, épouse de feu monsieur Léopold Dussault, fille de feu monsieur Eugène Nadeau et de feu madame Alice Beaudoin.Elle demeurait à Québec.La famille recevra les condoléances, en présence du corps, à la Coopérative funéraire des Deux Rives, Centre funéraire Duberger, 2620, rue Darveau, Québec, QC ,G1P 3V5 le samedi 19 juin 2021, de 9h à 11h15.Une liturgie se tiendra en privé par la suite.Elle laisse dans le deuil ses enfants : Pierre (Suzanne Bernier) et Céline; ses petits-enfants : Geneviève (Alain Perron) et Philippe (Geneviève Baril); ses arrière-petits-enfants : Antoine, Ariane, Julia et Roméo; ses frères et sœurs : feu Jean-Charles (feu Thérèse Gendreau), feu Benoit (feu Yvette Brochu), feu Jules (feu Gertrude Goulet), feu Bernard (feu Thérèse Filion), feu Lucie (feu Gaston Paquet) et feu Thérèse; ses beaux-parents : feu Clara Paradis et feu Wilfrid Dussault; ses beaux- frères et belles-sœurs : feu Adélia, feu Albert (feu SImone), feu Armand (feu Monique Trudel), feu Joseph (feu Marguerite), feu Roger, feu Roland (feu Jeannine) et feu Thérèse ainsi que ses cousins, cousines, neveux, nièces et autres ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel du Domaine St-Dominique pour les bons soins.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation québécoise du cancer : https://fqc.qc.ca/fr/donnez/faites-un-don leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 75 Rachel Landry Deschênes 1928 - 2020 À l'Hôtel-Dieu de Lévis, le 14 décembre 2020, à l'âge de 91 ans, est décédée madame Rachel Landry, épouse de feu monsieur Maurice Deschênes, fille de feu monsieur Joseph-Alfred Landry et de feu madame Élisabeth Bérubé.Elle demeurait à Lévis.Elle laisse dans le deuil ses enfants : feu Claude, Mario (Hélène Mercier), Jocelyn (feu Caroline Pomerleau) et Bruno; ses 4 petits-enfants : Mickaël, Keven, Francesca et Stacy; ses frères, sœurs, beaux-frères et belles-sœurs : feu Roger Landry (feu Yvette Léveillé), feu l\u2019abbé Robert Landry, feu Roland (feu Marie-Reine Bouffard), feu Lionel Landry (père capucin à la Réparation de Montréal), feu Sr Rose-Aimée et feu Sr Marcienne Landry (S.S.C.M.), feu Alphonse Landry (feu Jeannette Thibouthot), Réjeanne Landry (feu Aimé Desrosiers), L\u2019abbé Clément Landry (Rivière-du-Loup), Marie-Jeanne Landry (feu François L\u2019Italien), feu Hervé Landry, Vital Landry d.p.(Jeannot Beaudet), feu Denise Landry, Marie Landry et Fernande Landry (Ernest Bégin); ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Elle laisse également dans le deuil ses beaux-frères et belles-sœurs de la famille Deschênes : Margot D.Anctil (feu Marius Anctil), Jean-Guy (Lucille Pelletier), Benoit (Rolande Labrie), feu Marc, Pierrette (Paul Sylvain), Pierre (Jeannette Pelletier), Jean- Louis (Huguette Proulx), feu Denis (Denise (Miville-Deschênes), Lucie (Gaby Leclerc), Hélène (Réjean Nadeau), Jacques (Colette Pelletier), feu Michel (Lorraine Lévesque Deschênes); ainsi que plusieurs neveux, nièces, cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l'Hôtel- Dieu de Lévis.La famille vous accueillera au Complexe Claude Marcoux, 1845, boulevard Guillaume-Couture, Lévis, secteur Saint-Romuald, le dimanche 27 juin à compter de 13h.Une liturgie de la Parole sera célébrée le jour même à 15h, à la chapelle du complexe.Christian Lebel 1963 - 2021 Au Centre d'hébergement Charlesbourg, le 31 mai à l\u2019aube, un homme exceptionnel, paisiblement et sans faire de bruit, Christian a choisi de nous quitter.C\u2019est avec beaucoup d\u2019amour et entouré de sa famille et de ses ami(e)s qu\u2019il avait la veille célébré sa reconnaissance envers ceux et celles qu\u2019il aimait et chérissait.Cet homme de cœur, d\u2019une générosité sans borne, homme de culture grisé d\u2019imaginaire, d\u2019une vive intelligence, doté d\u2019une personnalité intense.Photographe et passionné de musique contemporaine.Cet amoureux de l\u2019existence a laissé filé ce qu\u2019il aimait le plus\u2026 La vie.Il était dans la fleur de l\u2019âge\u202657 ans.Il était le fils de feu Raymond Lebel.Il laisse dans deuil sa mère madame Jocelyne Lebel Giguère ainsi que son frère monsieur Pierre-Martin Lebel.Il laisse aussi plusieurs oncles, tantes, cousins, cousines des familles Giguère et Lebel.En raison de la situation actuelle de la COVID-19 et du nombre limité de personnes, tel qu'imposé par la Santé publique, une liturgie de la Parole aura lieu en toute intimité sur invitation seulement.La famille tient à remercier tous les intervenants des soins palliatifs du Centre d\u2019hébergement de Charlesbourg qui lui ont prodigué les meilleurs soins généreux et attentionnés.Merci au personnel du CLSC de Québec-nord pour le soutien journalier.Un énorme merci avec beaucoup de gratitude à la famille de Roxane D\u2019Amours et de Jeff Leblanc ainsi qu\u2019à leurs merveilleuses filles Maeli et Madison pour l\u2019avoir accueilli chez eux dans la quiétude chaleureuse de leur foyer.Une pensée extraordinaire à Caroline Gilbert qui l\u2019a accompagné avec amour durant sa maladie.Merci à son vieux chum de galère Denis Lamontagne pour son aide et son soutien.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don au Centre d\u2019hébergement de Charlesbourg (soins palliatifs), 7150, boul.Cloutier, Québec Qc, G1H 5V5, téléphone : 418 628-0456 ou à la Société canadienne du cancer, 1040, avenue Belvédère, bureau #214, Québec, Qc, G1S 3G3, téléphone : 418 683-8666, site web : www.cancer.ca.Richard Paré 1948 - 2021 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le 3 mai 2021, à l\u2019âge de 73 ans, est décédé monsieur Richard Paré, époux de dame Diane Blais.Il était le fils de feu monsieur Georges-Émile Paré et de feu dame Germaine Beaulieu.Il demeurait à Québec.La famille vous accueillera au Complexe funéraire Lépine Cloutier, 1500, boul.Wilfrid-Hamel, Québec QC G1N 3Y6, le samedi 19 juin 2021 de 13 h à 15 h.Étant donné la situation actuelle reliée à la Covid- 19, une limite de 50 personnes avec rotation permise devra être respectée lors des condoléances au salon funéraire.Le port du masque sera obligatoire pour la sécurité de tous.Une liturgie de la Parole suivra à 15 heures en la chapelle du Complexe Hamel, 1500, boul.Hamel Ouest, Québec.Celle-ci aura lieu en toute intimité avec les membres de la famille.Cependant, les membres de la famille vous invitent à vous joindre à eux virtuellement, en direct ou en différé, en appuyant sur l\u2019icône « Captation des rituels » situé sur l\u2019avis de décès du site web : www.lepinecloutier.com.Il laisse dans le deuil outre son épouse, sa fille Caroline et son petit-fils Elliot.Il était le frère de feu Charles-Aimé (feu Rose-Aline Rhéaume), feu Raymond (Aline Noël), feu Gilberte (Armand Jinchereau), Guy (en 1res noces feu Yolande Morency, Jocelyne Poirier), Jeannette (feu Jacques Jinchereau), feu Léandre (Claire Laroche), Pauline (feu Rénald Collin), feu Oscar (Hélène Linteau), Monique (feu Marcel Roberge), Lucille (Yvan Dufour), feu Jean- Yves (Laurette Fournier).Il laisse également dans le deuil sa belle-sœur Linda Blais (feu Robert McRae) et son beau-frère Nelson Blais (Aline Gagnon) ainsi que ses neveux, nièces, cousins, cousines et amis.Nous tenons à remercier le personnel de l\u2019unité de cardiologie de l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation des maladies du cœur et de l\u2019AVC, 261-4715, avenue des Replats, Québec (Qc) G2J 1B8, 418 682-6387.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Denise Thibault 1947 - 2021 C\u2019est avec une grande tristesse que nous vous informons du décès de madame Denise Thibault, survenu à l\u2019hôpital Jeffery Hale, le 14 juin 2021.C\u2019est entourée d\u2019amour qu\u2019elle nous a quittés paisiblement, à l\u2019âge de 73 ans, après un long et courageux combat contre la maladie de Parkinson.Elle est allée rejoindre sa sœur Louise et ses parents madame Marguerite Carrier et monsieur Auguste Thibault.Elle demeurait à Beauport, Québec.Elle était aimée de son époux, monsieur Gaétan Brodeur, de ses filles Marie-Claude (Laurent Richard), Mireille (Sébastien St-Laurent) et Catherine (Vincent Huard), de ses petits-enfants adorés Laurie, Félix, Marie-Soleil, Arielle, Léo, Alexis et Rémi, de ses frères et sœurs Gilberte, Lorraine, Céline, Paul, André et Réjanne.Elle laisse aussi dans le deuil plusieurs beaux-frères, belles sœurs, neveux, nièces, cousins, cousines, parents et amies.La famille recevra les condoléances, le lundi 28 juin de 18h à 21h et le mardi 29 juin de 11h à 14h à La Seigneurie Coopérative Funéraire, 2450, St-Clément, Québec arr.Beauport, Québec G1E 1E8.Les funérailles suivront à 14h en l\u2019Église de Notre-Dame-de-l\u2019Espérance, sur invitation seulement, située au 2401, avenue De l\u2019Abbé-Giguère à Québec.Il vous sera possible de les visionner en direct ou en reprise via https://funeraweb.tv/fr/diffusions/31735.La webdiffusion sera accessible pour tous, sans mot de passe.La famille tient à remercier plus particulièrement Dre Mélanie Langlois, neurologue, ainsi que l\u2019équipe de l\u2019unité de soins palliatifs de l\u2019hôpital Jeffery Hale, pour l\u2019accueil et la qualité des soins prodigués.De plus, nous remercions le Carrefour des proches aidants de Québec pour leur soutien offert pendant plusieurs années.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don soit à la Fondation du CHU de Québec-Université Laval pour le soutien à la recherche contre le Parkinson, ou à la Société de parkinson de la région de Québec.Pour renseignements ou messages de sympathie : SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 76 Roger Rivard 1934 - 2020 À l\u2019Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec, le 27 décembre 2020, à l\u2019âge de 86 ans, est décédé monsieur Roger Rivard, époux de feu Claire Douville.Il était le fils de feu Jules Rivard et de feu Madeleine L\u2019Heureux.Il demeurait à Québec.La famille vous accueillera à la Maison Gomin Services commémoratifs, 2026, boul.René- Lévesque Ouest, Québec - G1V 2K8 le vendredi 25 juin 2021 de 19h à 21h et le samedi 26 juin 2021 de 9h à 10h30.Le service religieux sera célébré le samedi 26 juin 2021 à 11 heures, en l\u2019église St-Michel de Sillery, 1600, rue du Cardinal-Persico, Québec (arr.Sillery), suivi de l\u2019inhumation au cimetière paroissial.Étant donné la situation reliée à la Covid-19, la famille vous accueillera pour les condoléances.Cependant, une limite de 50 personnes en rotation devra être respectée.Le port du masque est obligatoire.Il laisse dans le deuil ses enfants : Michèle (Jean Nolin) et Jean-François; ses petits- enfants: Antoine Rivard Nolin (Romy Bouchard), Sophie Rivard Nolin (Francis Lapierre).Il était le frère de : feu Suzanne (feu Jean-Victor Loranger), feu Monique; de la famille Douville, il était le beau-frère de: Nancy (Benoit Racine), Hélène et Louise (feu Guy Trépanier).Il laisse également dans le deuil ses neveux et nièces : feu Stéphane Racine, Nicolas Racine (Véronique Gagnon) et leurs enfants Charles et Vincent, Guy Loranger, Marie- Hélène Loranger (David Chamady) ainsi que de nombreux amis.La famille tient à remercier la docteure Caroline Minville ainsi que le personnel de l\u2019Urgence de l\u2019IUCPQ, et celui du 5e étage de pneumologie pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation de l\u2019IUCPQ, 2700, chemin des Quatre-Bourgeois, Québec (Qc) G1V 0B8, 418 656-4999.Pour renseignements : ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Michelle Preston 1944 - 2021 À l\u2019Hôpital du Jeffrey Hale, le 2 juin 2021, à l\u2019âge de 77 ans, est décédée dame Michelle Preston, épouse de feu monsieur Robert Dutil, fille de feu Hester Ahern et feu Hubert Preston.Elle demeurait à Québec.Une cérémonie aura lieu en toute intimité avec la famille immédiate.Elle laisse dans le deuil ses filles : Lilian, Monique et Josée; ses petits-enfants : feu Daniel, Anne-Marie et Noah; ses sœurs et frères : feu Ronald Preston, feu Andrea Preston, feu Ruth Preston, Louise Bayer (Archie Bayer); sa nièce et ses neveux : Gabrielle Bédard, Michael Bayer et Sean Bayer ainsi que ses cousins, cousines, autres parents et ami(e)s.La famille tient à remercier le personnel de l\u2019Hôpital du Jeffery Hale pour les bons soins prodigués et l\u2019attention apportée.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Société de recherche sur le cancer, 402-625, avenue du Président-Kennedy, Montréal (QC), H3A 3S5, tél.: 1-866- 343-2262.ATHOS Téléphone : 418 686-8811 Télécopieur : 418 686-8813 Courriel : infomaison@athos.ca Gilberte Laliberté 1936 - 2021 À l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant Jésus, le 9 juin 2021, à l'âge de 85 ans, est décédée madame Gilberte Laliberté, fille de feu monsieur Oscar Laliberté et de feu madame Jeanne Brochu.Elle demeurait à Québec.Elle laisse dans le deuil sa sœur Janine Laliberté; sa nièce Nathalie Brisson (Pierre-André Mathieu) ainsi que les membres de sa famille et amis.La famille tient à remercier le personnel soignant de la Résidence Chartwell Faubourd Giffard ainsi que le personnel de l\u2019Hôpital de l\u2019Enfant Jésus pour les bons soins prodigués.Vos témoignages de sympathie peuvent se traduire par un don à la Fondation Diabète Québec : 3750 Boul Crémazie E, Montréal, QC H2A 1B6.https://www.diabete.qc.ca/fr/diabete-quebec/dons/ En raison du contexte actuel lié à la COVID-19, les funérailles auront lieu à une date ultérieure qui sera déterminée lorsque la situation se sera rétablie.iN MeMoriaM 3e ANNIVERSAIRE Louise Viger (née Pronovost) 1940 - 2018 Déjà trois ans que tu nous as quittés.Ton souvenir demeure très présent dans nos coeurs.Nous t\u2019aimons et savons que tu veilles sur nous.Éric, François, Marie-France, Sandrine, Jérémy, Élodie, Pierre, Elizabeth, Richard EN MÉMOIRE DE RICHARD COUTURE (6 août 1962 - 23 juin 2001) Déjà 20 ans que tu nous as quittés pour un autre monde.Tu nous manques beaucoup, mais on sent que tu veilles sur nous avec amour et bienveillance.Tes garçons sont maintenant devenus des hommes merveilleux et tu serais tellement fier d\u2019eux! Nous nous souvenons toujours de ta grande bonté, de ta propension à aider les autres et de ton esprit visionnaire à faire avancer la société.D\u2019ailleurs depuis 2001, le groupe TRAQ que tu as fondé, a décerné dix-sept prix Richard- Couture, remis à l\u2019organisme qui a le plus contribué à l\u2019avancement du chemin de fer durant l\u2019année.« L\u2019amour est la seule fleur qui croît et qui fleurit sans l\u2019aide des saisons.» (Khalil Gibran) Claire, Frédéric, Casimir et ta famille qui t\u2019aime Stella Mathieu (Moreau) Chère maman, Tu nous a quittés le 19 décembre 2020, sereinement, bien entourée et surtout à ta résidence du Parc des Braves là où ton père avait vécu et où tu souhaitais vivre ton départ.Tu es allée rejoindre ton mari, Marius, notre père auquel tu as survécu pendant 55 ans.Tu nous manques énormément à nous tes enfants (Nicole, Hélène, Hermann, Robert, Sylvia et Charles) et aussi à ta soeur Rita qui a si bien veillé sur toi.Aujourd'hui 19 juin, tu aurais eu 102 ans.Comme il était coutume, aujourd'hui nous allons célébrer tous ensemble ta vie, maman.Une vie bien remplie.RICHARD SIMARD 1951-1971 50 ans déjà, tu nous as brusquement quittés ce 23 juin sans que l\u2019on puisse se dire adieu.Mais tu vis toujours dans nos cœurs et nos souvenirs.Tu étais mon mentor, mon idole, notre ami, notre frère.André, Diane, amis et tous nos proches qui n\u2019ont pas eu le bonheur de te connaître.50 years ago this June 23rd, you suddenly left without us having said goodbye, but you live on in our hearts and our memories.You were my mentor, my idol, our friend, our brother.André, Diane, friends and all our close ones who never had the joy of knowing you.leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 77 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 78 MAG SPORTS IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com Pour sa dernière course dans la classe LMS où il a connu ses meilleures années, le pilote de Bois- chatel Donald Theetge a décidé de faire un clin d\u2019œil à ses débuts ce samedi 19 juin à l\u2019Autodrome de Montmagny.La voiture qui lui a été prêtée pour l\u2019épreuve de deux fois 80 km qui porte son nom arborera en effet une livrée semblable à celle du bolide qu\u2019il conduisait à sa première course en 1986 à Val-Bélair.«Elle sera lettrée avec tous mes commanditaires de l\u2019époque  : Équipement LAV, Brossard Performance, Autos Frank & Michel et même CHRC 80, une station de radio qui n\u2019existe plus aujourd\u2019hui», indique Theetge en entrevue avec Le Soleil.Pour ajouter au facteur nostalgie, il apportera également à Montmagny l\u2019uniforme et le casque qu\u2019il utilisait dans les années 80.«Mais je ne les porterai pas.Ils ne me font plus!» rigole le coureur de 54 ans, pas du tout anxieux à l\u2019idée de tourner la page sur une partie de sa carrière de pilote automobile.DEVOIR ACCOMPLI «Des papillons, j\u2019en avais à mes débuts, plus maintenant», lance celui qui quittera le circuit LMS le cœur en paix.«Je pars avec le sentiment du devoir accompli, j\u2019ai gagné des courses, des championnats et j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir fait avancer le stock- car au Québec», poursuit celui qui est maintenant propriétaire, avec son frère Benoît, des concessionnaires Theetge Honda et Theetge Acura.«Ce dont je suis le plus fier, c\u2019est d\u2019avoir fait 80 % de ma carrière au Québec, ce qui m\u2019a permis de faire connaître mon nom.Aujourd\u2019hui, Benoît et moi, nous vendons des voitures grâce à la course automobile.La télé, la radio, les journaux, tout ça a été majeur pour moi, car la course est liée à quelque chose que les gens utilisent tous les jours : l\u2019automobile», explique-t-il.Le fait que le pilote beauceron Raphaël Lessard, qui a débuté la saison dans la série des camionnettes NASCAR Camping World, soit également présent samedi à Montmagny réjouit aussi beaucoup Theetge.«C\u2019est une grande surprise et quelque chose de très positif.Les gens de Québec et la région vont voir un gars qui vient de graduer aux États-Unis et plusieurs bons coureurs de talent qui n\u2019ont pas pu monter, car ils ne disposent pas des fonds suffisants.» PRÈS DU SOMMET D\u2019ailleurs, c\u2019est uniquement pour une question d\u2019argent que Lessard n\u2019a pas terminé la saison au sud de la frontière.«Il y a tellement de bons pilotes NASCAR qui ne peuvent pas monter, car leurs parents n\u2019ont pas assez d\u2019argent, car ils n\u2019ont pas assez de gros commanditaires.Les écuries NASCAR sont maintenant des petites entreprises de 150 à 200 employés», poursuit Theetge, qui lui-même a disputé six courses dans la série NASCAR Xfinity, la classe juste en bas de la prestigieuse Cup Series, en 2018, 2019 et 2020.«J\u2019ai fait ça avec l\u2019équipe DGM Racing (du Québécois Mario Gosselin).J\u2019avais loué une voiture pour pouvoir rouler 20e, 25e», poursuit- il, ajoutant qu\u2019il est aussi passé très près de disputer une course dans la NASCAR Cup Series.«C\u2019était il y a deux ans avec Carl Long Motors- ports.Même si j\u2019avais fait seulement 15 ou 20 tours pour ensuite rentrer au puits, je l\u2019aurais fait.J\u2019en reparle et j\u2019en ai encore des frissons.Ce qui m\u2019a bloqué, c\u2019est que je n\u2019avais pas assez d\u2019expérience en Xfinity et NASCAR ne m\u2019aurait pas laissé courir.Et je ne pouvais pas courir plus en Xfinity parce que ça m\u2019aurait coûté trop cher.» Malgré sa retraite de la série LMS, Theetge demeurera encore actif cette année dans les courses de la série NASCAR Pinty\u2019s, où il est sous contrat avec l\u2019écurie Wight Motorsports.«Je devrais faire cinq ou six courses cette année et peut- être une ou deux aux États-Unis», termine celui qui ne ferme pas non plus la porte à disputer quelques courses en NASCAR Pinty\u2019s en 2022.1 «Je pars avec le sentiment du devoir accompli, j\u2019ai gagné des courses, des championnats et j\u2019ai l\u2019impression d\u2019avoir fait avancer le stock-car au Québec», fait valoir le pilote Donald Theetge.\u2014 PHOTOS AUTODROME DE MONTMAGNY, GUY LAROCHE 2 La voiture qui a été prêtée à Donald Theetge pour l\u2019épreuve de samedi arborera une livrée semblable à celle du bolide qu\u2019il conduisait à sa première course en 1986 à Val-Bélair.CLASSE LMS DE STOCK-CAR UN CLIN D\u2019ŒIL À SES DÉBUTS POUR LA DERNIÈRE COURSE DE THEETGE 1 2 leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 79 MAG SPORTS Associated Press TOKYO \u2014 La façon la plus sécuritaire de tenir les Jeux olympiques de Tokyo est d\u2019interdire la présence de spectateurs, estime le principal conseiller médical du gouvernement japonais dans un rapport publié vendredi.La recommandation du Dr Shige- ru Omi ne le placera pas dans les bonnes grâces des organisateurs et du Comité international olympique (CIO), alors que les Jeux de Tokyo doivent s\u2019ouvrir dans cinq semaines, le 23 juillet.Les partisans étrangers ont déjà été interdits d\u2019accès il y a plusieurs mois.Le comité organisateur doit annoncer la semaine prochaine sa décision quant à la présence ou non des partisans nippons.«Nous croyons que le risque d\u2019infection sur les sites de compétitions serait à son plus bas si les partisans n\u2019avaient pas accès», lit- on dans ce rapport compilé par un groupe de 26 experts menés par Omi, ancien dirigeant de l\u2019Organisation mondiale de la santé (OMS).Le rapport a été soumis au gouvernement et aux dirigeants olympiques.Selon plusieurs rapports, le gouvernement japonais souhaiterait allouer la présence de 10 000 spectateurs pour certains événements sportifs et culturels.Cette politique devrait s\u2019appliquer aux JO, avec un nombre moins élevé de spectateurs admis pour les plus petits sites de compétitions et des capacités maximales différents selon que l\u2019amphithéâtre est extérieur ou intérieur.«Nous croyons qu\u2019il serait préférable qu\u2019il n\u2019y ait pas de partisans, a réitéré Omi lors d\u2019une conférence de presse, vendredi.Que les Jeux aient lieu ou non, le Japon risque une recrudescence des cas d\u2019infection qui met une pression sur le système médical.» Omi précise que le risque est accru par la présence de partisans dans les enceintes, mais également lors des mouvements de foule à la fin des compétitions.Comme les Olympiques attirent davantage l\u2019attention que d\u2019autres événements sportifs, ils risquent d\u2019entraîner de plus grands déplacements et de plus nombreux rassemblements.La présidente du Comité organisateur des Jeux de Tokyo, Seiko Hashi- moto, a déclaré que la décision finale devrait être prise lundi au cours d\u2019une réunion avec le CIO, le gouvernement métropolitain de Tokyo, le gouvernement japonais, et le Comité international paralympique.Hashimoto a ajouté que si les Jeux permettent la présence de partisans japonais, les règles devront être plus strictes que pour les stades à moitié remplis au pays pour des matchs de baseball ou de football.Elle a aussi déclaré que les organisateurs devront être prêts à interdire l\u2019accès aux partisans si la situation devait changer.Les ventes de billets devaient rapporter 800 millions $US aux organisateurs.La majeure partie de cette somme sera perdue et les différentes institutions gouvernementales combleront ces pertes.Les organisateurs disent qu\u2019entre 3,6 et 3,7 millions de billets sont toujours détenus par des Japonais.Environ 800 000 billets vendus au Japon ont été retournés.Environ 7,8 millions de billets pour l\u2019ensemble des JO avaient été mis en circulation.Les Jeux olympiques de Tokyo ont officiellement coûté 15,4 milliards $, mais des audits gouvernementaux estiment que ce coût devrait être revu à la hausse.Seuls 6,7 milliards $ ont été payés par des fonds privés.LE PRINCIPAL CONSEILLER MÉDICAL DU GOUVERNEMENT JAPONAIS SUGGÈRE DES JEUX À HUIS CLOS IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com La nageuse Katerine Savard avoue revenir de loin physiquement et mentalement, en marge des essais olympiques qui auront lieu en fin de semaine au Centre sportif panaméricain de Toronto.Cependant, l\u2019athlète de 28 ans de Pont-Rouge a retrouvé le goût de nager et c\u2019est l\u2019esprit en paix qu\u2019elle tente de se qualifier pour ce qui serait ses troisièmes et derniers Jeux olympiques.Incapable de se qualifier à ce qu\u2019elle appelle aujourd\u2019hui son «ancienne course coup de cœur», le 100 m papillon, aux Jeux de Rio en 2016, Savard avait surpris en ramenant le bronze au relais 4 X 200 m libre.Cette fois, elle vise la qualification au relais et au 200 m papillon, une épreuve dans laquelle elle n\u2019a pas compéti- tionné depuis 2014, sans avoir de véritables ambitions pour le 100 m papillon, où Margaret McNeill et Rebecca Smith partent favorites.POTENTIEL «Le bronze au relais, c\u2019était un peu un accident, mais ça m\u2019a permis de me découvrir un potentiel dans cette discipline.Pour le moment, nous sommes dix filles dans la même seconde à cette épreuve et ce sera donc extrêmement serré», a indiqué Savard au Soleil à propos de cette discipline où elle lutte contre Penny Oleksiak et Taylor Ruck, qui ont partagé le bronze avec elle à Rio, Emily Overholt, la Trifluvienne Mary-Sophie Harvey et Summer MacIntosh, une Toron- toise âgée de 14 ans.Au 200 m papillon, Savard trouvera de nouveau Harvey sur son chemin de même que l\u2019Onta- rienne Mabel Zavaros.«Le 200 m papillon, je ne l\u2019ai pas couru depuis des années, mais sur papier, mon meilleur temps est sous le standard FINA A.Je ne sais pas nécessairement si je vais le réussir, mais je pense que c\u2019est une des épreuves les plus ouvertes au pays.Et si je peux me servir de mon expérience pour faire une bonne course, je vais m\u2019en servir.M\u2019entraîner dans cette discipline m\u2019a aussi rendue plus forte.Ça m\u2019a donné une base musculaire, une base d\u2019endurance aussi et je pense que ça va m\u2019avoir aidée pour mon crawl aussi», a-t- elle déclaré en vidéoconférence.SEREINE Katerine a avoué aujourd\u2019hui être sereine après quelques années difficiles.«Depuis 2017, je reviens de loin.Je n\u2019étais pas en forme physiquement et mentalement.Je me suis entraînée très fort cette année et je suis seulement fière d\u2019être de retour.L\u2019entraînement va très bien.J\u2019ai fait 1:58 il y a quelques semaines au 4 X 200 m.Parce que je n\u2019ai pas compétitionné depuis longtemps, j\u2019ai seulement hâte de voir à quel point je serai rapide.Étonnamment, je suis assez calme.Je suis satisfaite de ce que j\u2019ai fait à l\u2019entraînement et je suis prête à compétitionner en fin de semaine», poursuit-elle, ajoutant qu\u2019elle avait réussi à tirer beaucoup de positif des 16 mois sans compétition causés par la pandémie.«Pour mon état mental, je pense que c\u2019est bien que je sois en dehors du radar depuis seize mois, ça m\u2019a redonné plus confiance en l\u2019entraînement que j\u2019ai fait.Je pense que ça va juste être une petite surprise pour moi et pour les autres de voir ce que je vais faire», a commenté la nageuse qui estime être enfin retournée au niveau où elle était auparavant.«Les dernières années, j\u2019étais un peu perdue avec moi-même.Toute ma vie, j\u2019avais toujours rêvé de remporter une médaille olympique et j\u2019en ai gagné une en 2016.Ensuite, j\u2019avais un peu perdu mon rêve, mais, maintenant, je suis prête pour mes troisièmes Jeux olympiques qui sont le rêve final de ma carrière sportive», a-t-elle résumé lors de son entretien avec Le Soleil.LE DERNIER RÊVE OLYMPIQUE DE KATERINE SAVARD C\u2019est l\u2019esprit en paix que Katerine Savard tentera de se qualifier en fin de semaine pour ce qui serait ses troisièmes et derniers Jeux olympiques.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, SARAH MONGEAU-BIRKETT SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 80 MAG SPORTS I l existe divers chemins pour atteindre le succès dans les ligues majeures.Traditionnellement, le plus commun était un joueur qui se distinguait à une position au niveau collégial ou à l\u2019école secondaire et qui était repêché, d\u2019abord et avant tout pour son jeu défensif, et atteignait les ligues majeures souvent en continuant d\u2019évoluer à cette même position.Mais il y a toujours eu des exceptions et celles-ci sont aujourd\u2019hui beaucoup plus nombreuses.Le lanceur Jason Isringhausen, l\u2019un des 30 lanceurs à faire partie du très sélect club des 300 victoires préservées, est de ceux-là.Né dans le sud de l\u2019Illinois, près de Saint- Louis, Isringhausen était un receveur au secondaire et un voltigeur au collégial.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir été choisi par les Mets de New York en 44e ronde du repêchage de 1991 qu\u2019il est devenu un lanceur.«Je n\u2019ai jamais été un lanceur à temps plein avant d\u2019être repêché.Un dépisteur des Mets avait analysé mes lancers à partir du champ extérieur avec un pistolet radar et c\u2019est ce qui l\u2019avait impressionné, beaucoup plus que mon coup de bâton.Il voulait que je devienne un lanceur.J\u2019étais un gars du Midwest qui n\u2019avait pas reçu autant de visibilité que les espoirs de la côte est ou de la Californie et j\u2019avais été repêché assez loin, donc j\u2019ai embarqué dans le projet», se souvenait- il lors de notre conversation téléphonique la semaine dernière.«Il a fallu que les Mets m\u2019enseignent tout de A à Z sur le rôle de lanceur, car je n\u2019étais pas du tout un lanceur.Au départ, je ne savais même pas comment lancer un changement de vitesse!» confie-t-il.«Mais j\u2019étais un gars de la campagne, bien ouvert à apprendre de nouvelles choses et il y avait [l\u2019ancien gaucher des Mets] Al Jackson comme instructeur dans les ligues mineures pour les Mets et il m\u2019a beaucoup aidé dans la transition», poursuit-il à propos de son mentor décédé en 2019.DE PARTANT À RELEVEUR Développé au départ comme un lanceur partant, Isringhausen faisait partie au début des années 90 d\u2019un groupe d\u2019espoirs des Mets surnommés «Generation K» avec Bill Pulsipher et Paul Wilson, trois artilleurs reconnus pour leur talent à retirer les frappeurs sur des prises et qui devaient former le cœur de la «rotation de l\u2019avenir» de la formation new-yorkaise.En fin de compte, Isringhausen est aussi le seul du groupe à avoir connu une belle carrière dans les majeures, soit 16 saisons et 724 matchs, alors qu\u2019aucun des deux autres n\u2019a passé plus de 170 matchs et sept saisons dans les grandes ligues.Cependant, pour qu\u2019Isringhausen puisse se réaliser pleinement, il lui aura fallu une transaction et un autre changement important : il n\u2019allait plus commencer les matchs comme il le faisait depuis le début de sa carrière dans les majeures, mais il allait plutôt les terminer.«Ça a commencé quand j\u2019ai été échangé aux Athletics de Oakland en 1999.Billy Beane me voyait comme un lanceur de relève», explique-t-il.Beane, c\u2019est le vice-président aux opérations baseball des Athletics.Il était alors directeur général de l\u2019équipe et sa vision avant-gardiste basée sur l\u2019analyse statistique a aujourd\u2019hui fait école après avoir été détaillée dans le livre Moneyball de Michael Lewis.«Billy est un excellent directeur général, très intelligent.Il m\u2019a jumelé avec le vétéran Doug Jones [un autre membre du club des 300 sauvetages, NDLR] et j\u2019ai beaucoup appris à ses côtés», poursuit-il.Trois cents victoires préservées, deux sélections au match des étoiles et une élection au Temple de la renommée des Cardinals de Saint-Louis plus tard, on peut dire que Beane avait (encore) vu juste.PAS UN HYBRIDE Cependant, malgré sa polyvalence et le fait qu\u2019il était d\u2019abord un frappeur avant d\u2019être repêché, Isringhausen ne croit cependant pas qu\u2019il aurait été capable d\u2019être un joueur hybride excellent au monticule et au bâton à la manière du phénomène Sho- hei Ohtani des Angels d\u2019Anaheim ou de Michael Lorenzen des Reds de Cincinnati.«C\u2019est super de regarder aller Ohtani, mais moi, je n\u2019étais pas du tout capable de frapper les balles à effet! Cela étant dit, je ne crois pas qu\u2019il y aura des tonnes de joueurs hybrides comme eux.C\u2019est une bonne chose qu\u2019Ohtani frappe de la gauche, car de cette façon, son coude droit est moins sollicité», ajoute-t-il.Depuis sa retraite dans l\u2019uniforme des Angels d\u2019Anaheim en 2012, celui qui s\u2019est surtout fait connaître dans l\u2019uniforme des Cardinals de Saint-Louis a d\u2019ailleurs décidé de redonner au suivant en enseignant à son tour l\u2019art de lancer aux joueurs des ligues mineures.«Je suis beaucoup les gars des Cards, mais je n\u2019ai pas été dans les ligues mineures depuis deux ans à cause de la COVID.Il n\u2019est pas question que je vive dans une \u201cbulle\u201d», indique le père de famille très engagé dans l\u2019éducation et les sports de ses enfants.«Le baseball est encore un sport difficile.Les gars sont plus gros aujourd\u2019hui et il y a la question des substances appliquées à la balle [par les lanceurs].Mais je crois que, comme ils ont réglé le cas des stéroïdes et autres drogues qui améliorent les performances, comme ils ont réglé le cas des joueurs qui frappent sur les poubelles [le scandale de l\u2019utilisation d\u2019appareils électroniques pour voler des signaux par les Astros de Houston, NDLR], je crois qu\u2019ils régleront aussi le cas des substances que certains lanceurs appliquent sur la balle», termine-t-il.LE CHEMIN LE MOINS EMPRUNTÉ espace baseball majeur IAN BUSSIÈRES ibussieres@lesoleil.com LE CHIFFRE 15.7 Le nombre moyen de coups sûrs frappés dans un match de baseball majeur cette année, le plus bas depuis.1908.Plusieurs estiment que cette situation serait causée par l\u2019utilisation par les lanceurs de substances collantes (et illégales) qui leur permettent d\u2019avoir une meilleure adhérence à la balle et ainsi d\u2019augmenter sa vitesse de rotation.Les ligues majeures imposeront dorénavant des suspensions plus importantes pour ces infractions et ont déjà commencé à inspecter davantage les balles et les lanceurs.LE GRAND CHELEM À 44 ans, le releveur Joe Beimel s\u2019est entendu avec les Padres de San Diego et se rapportera à leur filiale AA des Missions de San Antonio.Oui, ce même Joe Beimel qui a déjà passé 13 ans dans les majeures et a pris sa retraite en 2017 après une saison dans le baseball indépendant.Il a déclaré qu\u2019il lançait mieux que lorsqu\u2019il était dans la trentaine et le radar a capté l\u2019une de ses balles rapides à 95 milles à l\u2019heure récemment.S\u2019il est rappelé dans les majeures cette année, il y reviendra six ans après sa dernière présence.Scott Kazmir, des Giants de San Francisco, a réussi un retour semblable plus tôt cette année, revenant dans les grandes ligues cinq ans après y avoir joué pour la dernière fois.LE GOLDEN SOMBRERO Avec un autre match sans coup sûr mercredi, Rougned Odor des Yankees de New York s\u2019est éloigné encore de la ligne Mendoza (une moyenne de .200) qu\u2019il n\u2019a plus jamais touchée depuis le.deuxième match de la saison le 12 avril.Les Rangers du Texas, qui l\u2019avaient échangé aux Yankees le 6 avril contre Josh Stowers et Antonio Cabello, paient «heureusement» 11,76 millions $ de son salaire de 12,33 millions $ cette année et l\u2019an prochain, mais tout de même, je me demande à quoi les Yankees s\u2019attendaient d\u2019un gars qui n\u2019a frappé qu\u2019une seule fois en haut de .205 au cours des quatre dernières saisons et qui a mené les majeures avec 178 retraits au bâton en 2019?Jason Isringhausen était un receveur au secondaire et un voltigeur au collégial.Ce n\u2019est qu\u2019après avoir été choisi par les Mets de New York en 1991 qu\u2019il est devenu un lanceur.\u2014 PHOTO ARCHIVES AFP, JIM MCISAAC leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 81 MAG SPORTS espace baseball MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca C\u2019 e s t l e w e e k- e n d prochain que commencera la nouvelle saison de la Ligue de baseball junior élite du Québec et celle de la Ligue de baseball majeur du Québec.Une saison, si vous aviez l\u2019âme au pessimisme un temps vers la fin de l\u2019hiver, dont vous avez peut-être un brin douté de la tenue.«Playball! lance le président de la LBJÉQ, Rodger Brulotte, avec son enthousiasme habituel.Moi, personnellement, j\u2019ai toujours eu confiance en nos autorités, qu\u2019elles soient politiques ou sanitaires, j\u2019ai toujours cru qu\u2019on allait jouer cet été.Et quand je regarde ça, je me dis que la plus grande adaptation, cette saison, sera celle du retour vers la normalité.» Oui, le retour vers la normalité.Ou plutôt, le lent retour vers la normalité.Même si l\u2019arbitre au marbre travaillera encore derrière le lanceur, même si les joueurs devront garder deux mètres de distance dans l\u2019abri, même s\u2019ils ne pourront prendre une douche dans leur vestiaire, etc.«Garder deux mètres de dist a n c e e t s e l av e r l e s m a i n s régulièrement, ça fait maintenant partie de notre quotidien, reprend Brulotte.Il y a encore de petits inconvénients, c\u2019est vrai, mais tout ça sera derrière nous avant longtemps.Mais en fin de compte, tout ce qui importe, c\u2019est qu\u2019on joue au baseball, non?» Les équipes de la LBJÉQ disputeront 32 matchs cette saison.Les Tyrans de Gatineau sont de retour après avoir pris une pause d\u2019un an.«Ce qui agace le plus notre monde, c\u2019est l\u2019idée d\u2019affronter à nouveau uniquement les équipes de sa division tout au long du calendrier régulier, dit encore Brulotte.Ça, c\u2019est vrai que ça agace.Mais lorsqu\u2019on a confectionné notre horaire, on ne savait pas exactement où est-ce qu\u2019on s\u2019en allait avec la COVID et il a fallu jouer de prudence.» Car oui, même si la campagne de vaccination va bon train et qu\u2019on a l\u2019impression que le pire est derrière nous, le mot COVID sera encore populaire dans nos parcs de baseball cet été.«Il n\u2019y a eu aucune éclosion à travers la LBJÉQ la saison dernière, mais le virus ne s\u2019attaquait pas aux jeunes, contrairement à cette année, prévient Brulotte.La santé de nos joueurs demeure la priorité et je demande à nos athlètes d\u2019être prudents, de continuer à respecter les mesures sanitaires.» VIEILLIR PLUS VITE Commissaire de la Ligue de baseball majeur du Québec, Daniel Bélisle ne s\u2019en cache pas : tous les tracas reliés à la COVID l\u2019ont fait vieillir plus vite que prévu.«Pas de farces, je pense que j\u2019ai pris 20 ans depuis l\u2019an passé, lance- t-il en forçant un sourire.Faire le calendrier, le refaire, le refaire encore, négocier avec la Santé publique, appliquer du mieux qu\u2019on peut les mesures sanitaires, rassurer nos dirigeants : tout ça a représenté et représente encore beaucoup de pression.Mais on est là, on a le goût de faire du baseball et on entend bien profiter des prochains mois.» Au début de la dernière saison, alors que les règles étaient loin d\u2019être claires au sujet du nombre de spectateurs permis, Bélisle avait décidé de suspendre les activités de son circuit.Mais son geste avait fait bouger les choses et le leadership de l\u2019homme a été applaudi.« Même si certaines de nos équipes sont encore en train de valider avec leur municipalité le nombre de spectateurs qu\u2019elles pourront accueillir, on est au moins assurés de pouvoir recevoir 250 personnes partout, ce qui est un gros stress de moins», admet-il.La 20e saison de la LBMQ, au cours de laquelle chaque équipe disputera 22 matchs, sera marquée par l\u2019entrée en scène d\u2019une 10e concession, quelque chose d\u2019attendu depuis longtemps.Dans le Centre-du- Québec, la venue du Brock excite les Drummondvillois pour la peine.«C\u2019est enfin une 10e équipe, mais c\u2019est surtout l\u2019ajout d\u2019une organisation de grande qualité, souligne Bélisle.La ligue grandit sans cesse et il faut mettre la barre toujours un peu plus haut.» Chose certaine, si la pandémie a créé des maux de tête aux responsables des deux principaux circuits de baseball amateur au Québec, leur passion, elle, n\u2019en a pas souffert.« Pa n d é m i e pa s pa n d é m i e, COVID pas COVID, le baseball reste un sport extraordinaire.Et on va continuer à le célébrer», conclut Rodger Brulotte.LE LENT RETOUR VERS LA NORMALITÉ 1 «Tout ce qui importe, c\u2019est qu\u2019on joue au baseball, non?» demande le président de la Ligue de baseball junior élite du Québec, Rodger Brulotte.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE 2 «On a le goût de faire du baseball et on entend bien profiter des prochains mois», lance le commissaire de la Ligue de baseball majeur du Québec, Daniel Bélisle.\u2014 PHOTO NATHALIE MICLETTE Section Financière Sun Life Les Alouettes de Charlesbourg Les Diamants de Québec Les Voyageurs de Saguenay Les Aigles de Trois-Rivières Section Rawlings Le Rocket de Coaticook Les Guerriers de Granby Les Cards de LaSalle Les Ducs de Longueuil Section La Cage Brasserie sportive Les Tyrans de Gatineau Les Pirates de Laval Les Orioles de Montréal Le Royal de Repentigny Les Bisons de St-Eustache LA LBJÉQ EN 2021 Section B45 Le Big Bill de Coaticook Le Brock de Drummondville Les Cascades de Shawinigan Les Blue Sox de Thetford Mines Le Cactus de Victoriaville Section Louisville Slugger Les Castors d\u2019Acton Vale Les Jets de Montréal Les Expos de Sherbrooke Les Pirates de St-Jean Les Cardinaux de St-Jérôme LA LBMQ EN 2021 1 2 SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 82 MAG SPORTS Ah le foot! Les compétitions de sélections nationales ont toujours un cachet qui va au-delà du jeu.Que ce soit les différentes histoires, les pays qui y participent, les différentes rivalités, qui sont même parfois reliées à des aspects politiques.Continuons notre collaboration avec l\u2019actualité de la dernière semaine.Commençons avec l\u2019Euro.Au moment d\u2019écrire ce texte, toutes les sélections ont joué leur premier match depuis mardi et les deuxièmes matchs de phase préliminaire se terminent.Les sélections ont encore une chance d\u2019accéder aux huitièmes de finale, car les quatre meilleurs troisièmes se qualifient.Ouf! Samedi dernier, lors du match Danemark-Finlande, le temps d\u2019un moment l\u2019Euro s\u2019est arrêté.Le joueur danois Christian Eriksen, 29 ans, s\u2019est effondré sur le terrain, victime d\u2019un malaise cardiaque.La planète foot était consternée, tous ses coéquipiers étaient près de lui, l\u2019entouraient, en larmes.Le joueur danois Martin Braithwaite a réagi en disant «l\u2019un des moments les plus effrayants de ma vie».Il est sorti sur civière.On a appris par la suite qu\u2019il était dans un état stable.Grand soupir de soulagement.Les Danois étaient un peu choqués des options offertes par l\u2019UEFA.Deux choix pour eux : continuer le match la même journée ou le reprendre le lendemain.Pas évident dans ces circonstances.Défaite du Danemark 1-0.Les Danois ont eu toute une entame lors de leur deuxième match contre les Diables rouges de la Belgique, jeudi.Beaucoup d\u2019émotion en hommage à Eriksen.Les Danois étaient en feu, mais l\u2019entrée en jeu à la mi-temps du joueur du moment en Europe, Kevin Debruyne, a calmé leurs ardeurs.Un but et une passe décisive pour le joueur de l\u2019année en Premier League.Le Danemark s\u2019est incliné 2-1.Ils n\u2019auront pas le choix de remporter leur prochain match.MATCH D\u2019OUVERTURE Retour sur le match d\u2019ouverture disputé à Rome devant 12 916 personnes.Belle prestation du chanteur Andrea Boccelli dans la cérémonie de début de tournoi qui interprète Nassoun Dorma (Que personne ne dorme), la même chanson interprétée par Luciano Pavaroti à l\u2019ouverture de la Coupe du monde de 1990 dans ce même stade.Une équipe italienne qui a très bien joué contre la Turquie et contre la Suisse ce mercredi.Deux victoires de 3-0.Belle circulation, belle chimie, 29 matchs sans défaite.Il faut rappeler que la Squadra Azzu- ra n\u2019a affronté aucune sélection dans le top 10 du classement FIFA dans cette séquence.La qualification aux huitièmes est assurée.Ils sont à mon avis maintenant dans les favoris.Ils disputeront leur dernier match demain contre le Pays de Galles.Fait à rappeler dans le match contre les Turcs, ces derniers n\u2019avaient accordé que trois buts dans leurs groupes en 10 matchs en phase de qualifications.Les Italiens sont solides aussi en défense.Dommage pour le défenseur Giorgio Chielli- ni.À 36 ans, il a marqué contre les Suisses.Son but fut refusé et il s\u2019est blessé par la suite.Il est sorti à la 25e minute.Reviendra-t-il?CROATIE \u2014 ANGLETERRE Dans un duel très attendu dimanche matin, un remake de la demi-finale de 2018, Angleterre-Croatie, s\u2019est terminé par une victoire anglaise 1-0.Joueur que j\u2019avais trouvé très rapide et très efficace en Russie, Raheem Sterling a marqué le but du match.Les Anglais ont dominé malgré une prestation très décevante de Harry Kane, l\u2019attaquant vedette anglais.Le match disputé hier (vendredi), Angleterre-Écosse avait une saveur particulière.C\u2019est la plus ancienne rivalité entre deux nations.Le premier match a été disputé en 1872.Leur dernière confrontation avait eu lieu en 2017.Total de matchs disputés : 114 (Angleterre 48 victoires, Écosse 41, 25 matchs nuls).Lors du match de lundi dernier contre ces mêmes Écossais, le joueur de la République tchèque Patrick Schick a marqué son deuxième but de la partie sur un lobe de 45 mètres, en voyant le gardien Marshall trop avancé.Être allumé, c\u2019est ça.LE GROUPE DE LA MORT Mardi dans le groupe F, Hongrie- Portugal au Puskas Arena à Budapest dans un stade plein à 100 %.La seule enceinte de la compétition à afficher complet en ce temps de pandémie.Le match contre la France sera disputé là aussi.C\u2019est un choix politique qui permet à la sélection hongroise d\u2019évoluer devant plus de 55 000 spectateurs.Lors de ce match, Cristiano Ronaldo a fracassé un record en marquant ses 104e et 105e buts, devenant ainsi le meilleur buteur de l\u2019histoire en équipe nationale en Europe.Au niveau mondial, le record est détenu par un Iranien avec 109 réalisations.Fait à rappeler, c\u2019est notre Canadienne Christine Sinclair qui domine au niveau féminin avec 186 buts.Incroyable histoire en conférence de presse d\u2019après match alors que Ronaldo a enlevé les bouteilles de Coke et a mentionné «de l\u2019eau», en secouant la bouteille dans sa main.«Pas de Coca-Cola».On parle d\u2019une perte de 4 milliards de dollars en bourse pour la compagne.L\u2019UEFA n\u2019a pas aimé.Petit moment d\u2019histoire en Hongrie, le nom du stade vient du célèbre joueur hongrois Ferenc Pus- kas.Considéré comme le meilleur Hongrois de l\u2019histoire, il a perdu en finale de la Coupe du monde 1954 contre les Allemands et a aussi eu une grande carrière avec le Réal Madrid.Il a été longtemps le premier buteur européen avec ses 84 buts.Seul Ronaldo le devance.La FIFA a même mis en place depuis 2009 le prix Puskas, qui récompense le plus beau but de l\u2019année sur la planète.LES BLEUS Dans le dernier match de la première journée, mon équipe favorite et de cœur, la France, championne du monde en titre, est entrée en piste et pas contre n\u2019importe qui, l\u2019Allemagne.Seulement trois Français n\u2019étaient pas dans le onze partant lors de la finale contre la Croatie en 2018.Deux sélections avec beaucoup de stars de la planète foot se sont affrontées dans ce duel remporté par les Bleus de Deschamps.Les choses sérieuses commencent demain.Début des troisièmes matchs de phase préliminaire pour chacune des sélections.Il y aura sûrement quelques surprises à l\u2019aube des huitièmes qui débuteront le samedi 26 juin.AMÉRIQUE DU SUD En Copa America, comparativement à l\u2019Euro, personne dans les stades, complètement vides pour cette 47e édition.Ça manque de saveur.Le tenant du titre, le Brésil, est encore grand favori pour l\u2019emporter.De mon côté, je les vois finalistes contre mon coup de cœur de la dernière décennie, Leo Messi avec l\u2019Albiceleste.Les Brésiliens ont démontré leur puissance.Les Neymar, Sylva, Coutinho, Alisson, Firmino, Jesus, Casimero, Marquihos, Danilo, Militao, Casimero et autres sont tous dans les grands clubs en Europe.Il sera très difficile de vaincre cette sélection.Lundi dernier, Messi nous a encore montré ses qualités de tireur de coup franc.Tir parfait dans la lucarne contre le Chili.Il n\u2019a pas touché tant de ballons lors de ce match.Beaucoup d\u2019engagements physiques, les Argentins ont souvent été accrochés dans leur course par les Chiliens.Le Chili, avec les Vargas, Sanchez et Vidal, et la Colombie et son joueur vedette Cuadrado, pourraient causer des surprises dans cette compétition.À voir pour la suite.LE BALLON CIRCULE.LES CINQ MATCHS À SURVEILLER CETTE SEMAINE EURO Samedi 19 juin Hongrie \u2013 France (h) Portugal \u2013 Allemagne (12h) Espagne \u2013 Pologne (15h) Lundi 21 juin Russie \u2013 Danemark (15h) Mercredi 23 Juin Suède \u2013 Pologne (12h) Portugal \u2013 France (15h) COPA AMERICA Lundi 21 juin Uruguay \u2013 Chili (17h) Mercredi 23 juin Brésil \u2013 Colombie (20h) espace soccer BENOIT LAVOIE Collaboration spéciale Un hommage à Christian Eriksen, qui s\u2019est effondré en pleine rencontre samedi dernier, a été rendu lors du match de jeudi entre la Norvège et la Belgique.\u2014 PHOTO AP, HANNAH MCKAY leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 83 MAG SPORTS on bouge ISABELLE GAGNON isabelle.gagnon@cn2i.ca | Collaboration spéciale C e qu\u2019il est beau notre Québec! Et quand j\u2019y pense, je m\u2019imagine plein de choses à faire cet été, que l\u2019on ait des règles COVID à respecter ou non.Plusieurs sont accessibles en famille et même avec des amis.Mon pif de kinésiologue et mon rôle de maman me guident plus souvent qu\u2019autrement dans nos choix d\u2019activités pour bouger, découvrir, s\u2019inspirer afin que tous y trouvent plaisir et intérêt.Tout d\u2019abord, question de bouger en toute simplicité pour le plaisir et pour la curiosité, il est intéressant de découvrir les endroits à proximité de chez soi.À vélo, à la marche ou à la course, en patin à roues alignées aux endroits permis, ce sont tous là des moyens qui font le bonheur de plus d\u2019un\u2026 et ce n\u2019est pas trop dispendieux! Nous transporter sur des chemins très connus, ou un peu moins, se déplacer de ces diverses façons peut être agrémenté par un goûter à la crèmerie ou au casse- croûte du coin.En chemin, pourquoi ne pas aller jeter un coup d\u2019œil à un petit coin touristique populaire pour en apprendre plus sur notre histoire?Ces coins de paradis, souvent discrets, sont très nombreux au Québec.Ça vaut la peine de consulter l\u2019Office du tourisme de chaque région, même la vôtre.Pour s\u2019inspirer dans le choix d\u2019activité sportive, en gardant en tête que ça doit être attrayant pour les jeunes et les adolescents, j\u2019affectionne particulièrement tout le réseau de pistes où cyclistes, marcheurs, coureurs retrouveront tranquillité et sécurité.À chaque fois, on se surprend d\u2019y découvrir la simplicité, la beauté au sein de nos boisés, par exemple.La présence de notre beau fleuve Saint-Laurent, de ces rivières menues ou immenses du Québec dégagent un sentiment de liberté, de richesse, qui apaisent chaque fois qu\u2019on s\u2019y retrouve en ses abords offrant des tracés de pierre concassée, en bois.D\u2019ailleurs, les usagers sont multiples! Gens de tous les âges, aiguisant leur soif sensorielle, athlètes à l\u2019allure déchaînée, tous les fréquentent à leur rythme avec fierté.Peu importe le moment de la journée, ces lieux proposent des vues panoramiques à couper le souffle.Mes coups de cœur sont sans contredit de redécouvrir à chaque fois à pied ou à la course, la ville de Québec, la ville de Baie-Saint-Paul, plusieurs municipalités de la Gas- pésie et du Saguenay-Lac-Saint- Jean.À vélo, certaines îles sont enchanteresses à découvrir comme l\u2019île d\u2019Orléans et L\u2019Isle-aux-Coudres.Sur le réseau des pistes cyclables à proximité de plusieurs cours d\u2019eau, il est très impressionnant de rouler au rythme qui nous convient sur le canal de Lachine, sur les routes vertes longeant le fleuve ou encore sur des pistes qui nous amènent d\u2019une ville à l\u2019autre.L\u2019Estrie en est un exemple.Personnellement, dans ma liste de «choses à faire» que je me suis promise dans un avenir rapproché, il y a de découvrir la région de la Côte-Nord en enfourchant nos vélos et nos espadrilles.En parcourant les différents parcs du Québec, soit en vélo de montagne ou encore en randonnée pédestre, il y a lieu de se créer de superbes souvenirs peu importe le budget que l\u2019on a.Avec des possibilités de camping, de gîtes ou bien d\u2019autres logis, les parcs du Bic, de la Gaspésie, des Monts-Valin, de la Jacques-Cartier, de la Gati- neau, du Mont Orford, du Mont Mégantic, de la Mauricie, des Îles- de-Boucherville, tous offrent de multiples façons de bouger pour tous les goûts et les niveaux.En plus d\u2019y circuler via la voie terrestre, d\u2019exceptionnels cours d\u2019eau nous permettent de nous déplacer en canoë, en planche à pagaie, en kayak.Il y en a pour tous les goûts! La pratique de kayak de mer peut s\u2019avérer un superbe défi aux Escou- mins, à L\u2019Isle-aux-Coudres, dans le Fjord du Saguenay ou à Gaspé.L\u2019intensité que peuvent nous donner ces courants marins est impressionnante! Qui dit cours d\u2019eau au Québec dit plage! Pour bien terminer ces escapades, rien de mieux qu\u2019une petite partie de «washer» ou de pétanque en famille ou entre amis.Si vous avez le goût de vous gâter dans des attractions qui mènent à de l\u2019adrénaline pure, tous les parcs aquatiques comme le Village Vacances Valcartier, la Piscine H20 à Trois-Rivières, le parc aquatique de Bromont et de Saint- Sauveur sauront vous combler.Si vous êtes comme moi et que vous préférez vous lancer un défi exigeant un peu plus de courage, il y a cette fameuse vague éternelle de surf surnommée la «vague à Guy» aux rapides de Lachine ou encore le surf électrique qu\u2019il est possible d\u2019essayer au Quai Ryan à Sabrevois, près de Saint-Jean-sur-Richelieu! Bref cet été, aucune excuse pour ne pas bouger! On a tout ce qu\u2019il faut pour ne pas s\u2019ennuyer au Québec.Partez à la découverte, gâtez-vous avec la famille, entre amis.Il y a moyen d\u2019être créatifs en mélangeant goûts, intérêts et budget! Chers lecteurs, est venu le temps pour moi de prendre une petite pause de quelques semaines afin de me ressourcer.D\u2019ici à mon retour, je vous invite à m\u2019écrire si vous avez un sujet à me proposer, ou encore des questions un peu plus précises.Bon été! DES COUPS DE CŒUR POUR LES VACANCES! Deux destinations à découvrir cet été : le parc national du Bic au Bas-Saint-Laurent (photo du haut) et l\u2019île d\u2019Orléans à vélo.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE, ALAIN ROBERGE ET PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PATRICE LAROCHE SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 84 MAG SPORTS espace olympiques Le judoka Antoine Valois- Fortier ne cache pas ses intentions pour Tokyo CARL TARDIF ctardif@lesoleil.com Imaginez le scénario : se retrouver dans un pays étranger où le sport que l\u2019on pratique est une véritable passion, voire une religion, et savourer la victoire contre le favori local devant une foule à la fois médusée et respectueuse, culture nationale oblige.Antoine Valois-Fortier pourrait fort bien jouer dans ce film à Tokyo.Comme le hasard fait bien les choses, c\u2019est au Japon, là où le judo a une valeur sacrée et les champions y sont vénérés, qu\u2019il a rendez-vous avec sa rédemption olympique, en juillet.Médaillé de bronze à 22 ans, à Londres, en 2012, et septième à Rio de Janeiro, en 2016, le judoka de 31 ans originaire de Beauport ne cache pas ses intentions pour ce troisième passage sur le tatami des seigneurs des anneaux.«Mon objectif est de remporter la médaille qui manque à mon palmarès, c\u2019est-à-dire la médaille d\u2019or olympique», confirme-t-il sans détour, sa réponse venant aussi rapidement qu\u2019une victoire par ippon en début de combat.DES RIVAUX CORIACES Mais pour cela, il devra se frotter à de redoutables adversaires.Comme le Russe Khusan Khalmur- zaev, champion olympique en titre de la catégorie des -81 kg au Brésil qui fut son tombeur en quart de finale en 2016.Mais aussi, comme le Japonais Takinori Nagase, qui l\u2019avait battu au repêchage de ce même tournoi, l\u2019empêchant à tout le moins d\u2019une autre médaille de bronze.«Je suis le genre qui aime faire ses devoirs, j\u2019ai pris le temps d\u2019étudier mes rivaux, dont les nouveaux, et j\u2019ai une bonne idée de qui fait quoi.Les Japonais seront à la maison, où le judo a beaucoup d\u2019attention, et ils seront tous prêts à bien performer.Dans ma catégorie, il y en a un que je n\u2019ai jamais battu encore, soit Nagase, il sera un adversaire coriace.Le tournoi sera vraiment hot à Tokyo, le public connaît très bien son judo, mais il est aussi très respectueux.» Valois-Fortier a notamment croisé le fer deux fois avec Nagase, en 2019, quelques mois avant que la pandémie ne repousse les Jeux d\u2019un an.Il se pointera aux Jeux en bonne santé, bien remis d\u2019une récente blessure aux côtes lui ayant fait rater les Championnats du monde de la discipline, la semaine dernière.«La priorité numéro  1 à l\u2019approche du grand-rendez-vous, c\u2019est la santé.Au judo, on dit toujours qu\u2019on a mal partout sans avoir mal nulle part», illustre celui qui a eu son lot de malchances pendant la dernière olympiade.OPÉRÉ AU DOS Après les Jeux de Rio, il a subi une intervention chirurgicale à la hanche, et en 2018, il a été opéré pour une seconde fois de sa carrière au dos.«Comme on dit en bon Québécois, j\u2019ai eu la chienne après ma deuxième opération au dos.J\u2019étais plus frileux de reprendre l\u2019entraînement et de faire des combats, je me demandais si j\u2019allais pouvoir revenir au niveau où j\u2019étais rendu.Honnêtement, je trouvais que je commençais à pousser ma luck en étant opéré à la colonne vertébrale à 28 ans.Mais je ne voulais pas vivre avec des \u201cj\u2019aurais donc dû\u201d et j\u2019ai fait entièrement confiance à mon équipe.Disons que l\u2019année de plus pour me préparer pour les Jeux, je l\u2019aurais bien prise à ce moment-là», raconte-t-il en riant.Depuis cette intervention, Valois- Fortier a terminé troisième aux Mondiaux de 2019, deuxième aux Grands Prix de Montréal et Zagreb ainsi qu\u2019au Grand Chelem de Hongrie.En mars, il a fini cinquième à Tbilis, en Géorgie, avant de se blesser à la cage thoracique.«La santé va bien.Après un mois de récupération, la progression a été super rapide.Ça fait plusieurs semaines que je m\u2019entraîne très fort en prévision du big show.Je ne regrette pas d\u2019avoir renoncé aux Mondiaux, je me suis déjà positionné dans les médias pour dire que la quarantaine obligatoire de deux semaines avait pesé lourd dans la balance, bien que ce n\u2019était pas le seul facteur.» RENDEZ-VOUS MANQUÉ Valois-Fortier est excité à l\u2019idée de retourner aux Jeux pour une troisième fois, et à son âge, il s\u2019y amènera avec un bagage de sagesse.«La première fois, à Londres, j\u2019étais surexcité d\u2019y aller, j\u2019étais juste contre d\u2019être là et je voulais faire de mon mieux et ç\u2019a avait donné une médaille de bronze.«La deuxième fois, à Rio, je suis tombé dans le piège de l\u2019anxiété, je ne voulais pas manquer mon coup.Sans vouloir paraître trop dramatique, ça reste une expérience difficile.Dans mon livre, les Jeux de 2016 sont comme un rendez-vous manqué.J\u2019avais tout pour y arriver, peut-être que cela s\u2019est joué entre les deux oreilles.En quart de finale contre le Russe, ç\u2019a avait été serré et l\u2019avoir approché différemment, j\u2019aurais peut-être eu une médaille autour du cou.Mais c\u2019est aussi grâce à cela que j\u2019ai pu remonter la pente depuis, il faut penser au processus avant le résultat.«Cette fois-ci, je trouve que je suis entre les deux.J\u2019ai hâte de vivre une expérience olympique unique en soi et j\u2019arriverai là-bas sans me mettre trop de pression, confiant, sachant ce qui m\u2019attend et ce que je peux faire.Il faut être physiquement prêt et avoir la tête à la bonne place cette journée exigeante.Si tout cela s\u2019aligne, je vais connaître une bonne journée», pense-t-il à propos du mardi 27 juillet où l\u2019on connaîtra l\u2019identité du champion olympique de sa catégorie.L\u2019expérimenté judoka a bien fait ses devoirs.Il a étudié tous ses rivaux, nouveaux comme anciens, histoire de savoir qui fait quoi.«J\u2019ai aussi regardé mes vieux combats pendant la pandémie.Il y a des choses que je fais encore, mais j\u2019ai beaucoup évolué, tout comme le judo, où ce ne sont plus toujours les mêmes pays qui grimpent sur le podium.Je suis un Antoine plus wise entre les deux oreilles, je connais bien mon judo, j\u2019ai déjà performé à ce niveau et mon expérience pourra me permettre de combler le manque de compétition des derniers mois.» Valois-Fortier aime bien son statut de médaillé olympique à vie et profite encore de chaque occasion pour offrir plus de visibilité à son sport.«Je vis bien avec mon passé olympique, bien qu\u2019une journée comme celle de Rio vient parfois me hanter.Ce qui me donne le plus de satisfaction, c\u2019est que le jour où je prendrai ma retraite, je pourrai me dire que j\u2019ai vraiment tout essayé.Il s\u2019agit d\u2019un cliché, mais à la ligne d\u2019arrivée, je sais que j\u2019aurai tout donné.» VOIR Notre vidéo sur lesoleil.com et dans notre application Antoine Valois-Fortier : «Mon objectif est de remporter la médaille qui manque à mon palmarès, c\u2019est-à-dire la médaille d\u2019or olympique».\u2014 PHOTO FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE JUDO, SABAU GABRIELA EN QUÊTE DU COMBAT EN OR leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 85 MAG SPORTS À 31 ans, Antoine Valois-Fortier n\u2019est plus ce jeune blanc-bec plus grand que les autres qui prend ses rivaux par surprise! «Esprit que je suis vieux, je suis quasiment un vieillard dans mon sport\u2026 S\u2019il y a quelque chose que je dis souvent à mes plus jeunes coéquipiers, c\u2019est de savourer chaque moment parce ça finit toujours trop vite», reconnaît ce fils d\u2019une famille où le judo a occupé beaucoup de place.Son père et ses trois sœurs ont pratiqué ce sport, comme lui, au Dojo de Beauport, mais il est présentement le seul à en faire encore.Pour combien de temps encore?«Comme athlète, j\u2019en ai plus de fait qu\u2019il m\u2019en reste.Je n\u2019ai pas encore pris ma décision sur la suite des choses après Tokyo, mais je commence à me dire, mon Dieu que ça passe vite.» En plus de l\u2019entraînement et d e s c o mbats, Va l o i s- Fo r t i e r suit sa formation pour devenir entraîneur.Il suit le même cheminement que son mentor, Nicolas Gill, son entraîneur qui fut, comme lui, médaillé olympique.Et qui, coïncidence ou pas, avait également été écarté du podium à ses deuxièmes jeux après avoir connu la gloire olympique, la première fois.«J\u2019espère emprunter le même parcours que lui, il me conseille beaucoup dans ma formation.Nicolas, c\u2019est un sage, un gars très intelligent qui est passé par les mêmes chemins que moi.Il a toujours été présent pour me mettre au défi, il a fait de moi un meilleur judoka et une meilleure personne.Nous avons une très bonne relation, et même à l\u2019extérieur du judo, ses valeurs rejoignent les miennes.» Il se voit donc, un jour pas si lointain, accompagner ceux qui lui succéderont et leur faire profiter de son expérience.«J\u2019ai jasé avec des gens avec qui je suis allé au secondaire, je leur disais que j\u2019avais la même vie qu\u2019en secondaire IV\u2026 Je me lève, je suis mes formations d\u2019entraîneur, je m\u2019entraîne avec des amis, je fais le tour du monde.Oui, j\u2019ai eu des hauts et des bas, mais je ne changerais rien de tout cela parce que le sport m\u2019a beaucoup apporté, autant au plan sportif que personnel.» ANNÉE DIFFÉRENTE Il n\u2019avait pas prévu que l\u2019année 2021 serait aussi chargée.Si les Jeux avaient eu lieu, en 2020, sa vie quotidienne actuelle serait probablement différente.«Quand on se compare, on se console.Disons que la pandémie a chamboulé un peu les plans de bien du monde, il y en a dont le retour sur le marché du travail a été retardé ou que leur projet de fonder une famille doit encore attendre.Dans mon cas, arrêter le judo n\u2019a pas été une option.» La pandémie l\u2019a forcé à développer ses capacités d\u2019adaptation, à trouver des solutions aux inconvénients de l\u2019isolement.«Pour des athlètes qui ont l\u2019habitude d\u2019avoir une planification que l\u2019on suit à la lettre, c\u2019était difficile d\u2019avancer dans le brouillard, de ne pas savoir à quoi s\u2019attendre et de faire face à des restrictions sanitaires.Nous avons tous fait l\u2019erreur de penser que ça allait durer deux semaines et nous sommes tous rentrés dans la boucle où l\u2019on chialait, mais une fois que tout est dit, il faut tomber en mode solution et non pas dans le cercle vicieux de regarder chez le voisin pour voir si le gazon est plus vert que le nôtre.Je me suis concentré à contrôler ce que je pouvais, ce fut un exercice hyper important pour moi.Mon expérience et ma maturité m\u2019ont probablement aidé à passer à travers cette année.En raison des longues où j\u2019ai été tenu à l\u2019écart à cause des blessures, je savais aussi comment m\u2019occuper l\u2019esprit.» I l p a r t i ra p o u r l e Ja p o n l a conscience tranquil le, mais q u a n d m ê m e d é ç u q u e s a copine et les siens ne puissent l\u2019accompagner.«On n\u2019a pas pu se voir beaucoup, mais je suis très proche de ma famille.À la blague, on s\u2019est dit qu\u2019on allait maintenant souligner toutes les fêtes possibles, faire un méga rassemblement dès la mini occasion\u2026» Chose certaine, ne cherchez pas à savoir ce qu\u2019on fera chez les Valois-Fortier, le 27 juillet! CARL TARDIF LE MÊME CHEMINEMENT QUE SON MENTOR «Esprit que je suis vieux, je suis quasiment un vieillard dans mon sport\u2026 S\u2019il y a quelque chose que je dis souvent à mes plus jeunes coéquipiers, c\u2019est de savourer chaque moment parce ça finit toujours trop vite» \u2014 Amtoine Valois-Fortier Antoine Valois-Fortier en action face à Anri Egutidze au Grand Chelem de Paris l\u2019an dernier \u2014 PHOTO FÉDÉRATION INTERNATIONALE DE JUDO, FELICIAN- TONIO EMANUELE ANTOINE VALOIS- FORTIER \u203a Judo (-81 kg) \u203a 31 ans \u203a Beauport \u203a Date à surveiller : 27 juillet \u203a Jeux 2012 : médaille de bronze \u203a Jeux 2016 : 7e place \u203a Objectif 2021 : «Aller chercher la médaille qui manque à mon palmarès» SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 86 MAG SPORTS Mark Stone n\u2019est pas devenu par hasard candidat au trophée Selke SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com Gros vendredi pour Mark Stone.En plus de se préparer pour le troisième match de la série contre le Canadien de Montréal, le capitaine des Golden Knights de Vegas attendait avec impatience des nouvelles de la Ligue nationale de hockey.Pour la deuxième fois de sa carrière, il se retrouvait parmi les finalistes pour l\u2019obtention du trophée Frank-Selke, qui est remis au meilleur attaquant à caractère défensif de toute la LNH.Pour n\u2019importe quel hockeyeur, la coupe compte plus qu\u2019un trophée individuel.Le Selke a quand même un petit cachet fort intéressant.«Je consulte la liste des joueurs qui ont remporté ce trophée.Je suis pas mal convaincu qu\u2019ils ont tous été les joueurs favoris de leurs entraîneurs», a mentionné Cory Clouston, quand nous lui avons parlé, plus tôt, cette semaine.Nous avons pris le temps de refaire une partie du parcours de ce joueur d\u2019élite.INTELLIGENCE SUPÉRIEURE Cory Clouston n\u2019a pas dirigé Mark Stone chez les Sénateurs d\u2019Ottawa.Il l\u2019a côtoyé pendant une saison, en 2011-12, dans l\u2019organisation des Wheat Kings de Brandon.À l\u2019époque, Stone avait 19 ans.Il avait été repêché en sixième ronde par les Sénateurs, une quinzaine de mois auparavant.On disait qu\u2019il n\u2019avait pas un assez bon coup de patin pour percer.Il était sur le point de connaître une dernière saison de rêve chez les juniors.Il a marqué 41 buts et inscrit 123 points en 66 parties.Ses performances lui ont valu une invitation au Championnat mondial junior, où il a été le meilleur marqueur du Canada.Durant ce tournoi, il a récolté 10 points en 6 rencontres.«Cette année-là, au-delà des points, il est devenu un joueur sur qui on pouvait compter dans toutes les situations», se souvient Clouston.«En infériorité numérique, même à trois contre cinq, il était celui qu\u2019on envoyait sur la patinoire.» Le moment est bien choisi, alors, pour parler de son mauvais coup de patin.Généralement, les attaquants sur qui on compte en infériorité numérique sont les plus rapides.«Mark compensait par son intelligence.Déjà, on voyait qu\u2019il comprenait absolument tout ce qu\u2019on lui disait.Quand je lui parlais, j\u2019avais l\u2019impression de parler à un autre entraîneur.» Stone avait alors 19 ans, on vous le rappelle.Les joueurs de cet âge n\u2019ont pas souvent la maturité nécessaire pour discuter, d\u2019égal à égal, avec leurs entraîneurs adultes.«C\u2019est vrai que ça n\u2019arrive pas trop souvent.Quand un entraîneur junior débarque dans son vestiaire, le matin, et qu\u2019il décide de parler d\u2019un match qui a été disputé la veille dans la LNH, il sait que plusieurs joueurs n\u2019étaient pas à l\u2019écoute.Ils sont nombreux à passer leurs soirées à jouer avec leur console XBox.Mark, lui, était toujours à l\u2019écoute.C\u2019est important.Un joueur qui regarde un match étudie.Il apprend.» Quand Stone est devenu le premier capitaine de l\u2019histoire des Golden Knights, cet hiver, on a vanté ses qualités de leader.À Vegas, on apprécie certainement son petit côté démonstratif.Il était déjà comme ça, à l\u2019adolescence.«C\u2019est une bonne chose, parce que l\u2019équipe prend souvent l\u2019identité de ses meilleurs joueurs», révèle Clouston.BEAUCOUP DE TRAVAIL Les doutes au sujet de Stone subsistaient malgré tout quand il a fait le saut dans les rangs professionnels.«On savait que son coup de patin n\u2019était pas une force, mais nous l\u2019avons repêché quand même.Pour nous, ce n\u2019était pas un énorme enjeu», raconte Steve Stirling.«Les gens accordent souvent trop d\u2019importance aux aspects négatifs.On devrait parler davantage de ce qui est positif», ajoute-t-il.Au début de la saison 2012-13, Stirling occupait un poste d\u2019entraîneur adjoint avec les Senators de Bin- ghamton, dans la Ligue américaine.Dans les ligues mineures, les adjoints sont souvent ceux qui ont le mandat de travailler de façon individuelle avec les espoirs qui ont des choses à améliorer.«Avec Mark, ce n\u2019était jamais compliqué.On lui a dit qu\u2019il devait s\u2019améliorer.Il a pris les moyens de s\u2019améliorer.Il sautait sur la patinoire avant tout le monde.Il restait plus tard que les autres, après l\u2019entraînement.Chaque fois, il travaillait sur ses jambes.» «Aujourd\u2019hui, quand je le vois accélérer, à la télévision, je me dis qu\u2019il a parcouru beaucoup de chemin.» Stirling est d\u2019avis que Stone aurait réussi à se frayer un chemin jusqu\u2019à la LNH même s\u2019il n\u2019avait pas réussi à devenir un meilleur patineur.UN JOUEUR PARTICULIER Un peu comme Cory Clouston, il a toujours été impressionné par ce joueur au Q.I.nettement au-dessus de la moyenne.À sa deuxième et dernière campagne à Binghamton, Stone a obtenu 41 points en 37 rencontres.Il aurait pu produire davantage, selon le vétéran entraîneur.Ses coéquipiers avaient la mauvaise habitude de figer quand ils recevaient ses passes savantes à des moments où ils n\u2019étaient pas prêts.«Mark est un joueur spécial.Encore aujourd\u2019hui, il m\u2019arrive de lui écrire un mot quand il lui arrive de belles choses.Il prend le temps de me répondre, chaque fois.On ne peut malheureusement pas dire la même chose de tout le monde.» CALME DANS L\u2019ADVERSITÉ Des tas de joueurs qui dominent au niveau junior sont devenus des pros très moyens dans la Ligue américaine.D\u2019autres joueurs qui dominent dans les mineures sont incapables de franchir la dernière étape du parcours.Ils finissent par occuper des rôles de soutien dans la LNH.«Ce qui permet à Mark de se distinguer, c\u2019est le feu qui brûle en lui.Je ne sais même pas si on peut parler de passion ou d\u2019amour du jeu.C\u2019est plus que ça.Quand je l\u2019ai rencontré, il n\u2019était pas question qu\u2019il se contente d\u2019être un joueur moyen.» Le refrain commence à être familier?Dave Cameron était l\u2019entraî- neur-chef des Sénateurs d\u2019Ottawa, lorsque Stone était une recrue, en 2014-15.L\u2019ascension de Stone aurait pu se faire plus rapidement, selon Cameron.«Il n\u2019a vraiment pas été chanceux, durant les premières années de sa carrière.Il a souvent été blessé.Je me souviens d\u2019une fois, en particulier.Il a trébuché sur une rondelle, à l\u2019entraînement, avant de s\u2019écraser contre la rampe.» «Ces blessures auraient pu décourager un athlète normal, mais Mark n\u2019était pas un joueur normal.» Stone a vraiment réussi à se hisser au-dessus de la mêlée durant l\u2019irrésistible poussée vers les séries éliminatoires du printemps 2015.Andrew Hammond, le Hambur- glar, attirait toute l\u2019attention vers lui.«Mark est un gars discret.Les gens discrets ont tendance à passer inaperçus.Mark, plus les matchs étaient importants, plus il semblait calme.Je savais, à ce moment-là, qu\u2019il deviendrait un grand joueur.» Premier capitaine de l\u2019histoire des Golden Knights, Mark Stone est très apprécié à Vegas.\u2014 PHOTO ARCHIVES AP, JOHN LOCHER leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 87 MAG SPORTS STEVE TURCOTTE steve.turcotte@lenouvelliste.qc.ca De tous les joueurs que Bob Hart- ley a dirigés, peu ont développé une relation aussi étroite qu\u2019Éric Veilleux.Normal, ils ont été réunis pendant\u2026 neuf saisons d\u2019affilée! Du junior A jusqu\u2019à la Ligue américaine, Hartley a amené Veilleux partout où il allait.Ce dernier était encore adolescent lorsqu\u2019il a connu son mentor.Pendant qu\u2019il grandissait à ses côtés, il voyait Hartley se développer comme entraîneur.«Bob a toujours dit qu\u2019il avait appris son métier sur le tas.Disons que j\u2019ai été témoin de ça, de toutes les heures consacrées pour s\u2019améliorer.Sa grande force, c\u2019est d\u2019être capable de soutirer le meilleur de chacun de ses joueurs», explique Veilleux.Il a quand même eu besoin d\u2019un peu de temps avant de pleinement apprécier Hartley! «C\u2019est qu\u2019il était dur, très dur.Mais quand tu comprends qu\u2019il est juste, tu respectes ça.Bien des entraîneurs disent à leurs joueurs qu\u2019ils vont t\u2019en donner autant que tu leur en donnes.C\u2019est loin d\u2019être toujours comme ça.Bob, lui, ne déroge jamais de cette ligne de conduite», confie Veilleux, qui n\u2019a pas mis de temps par la suite à développer une solide amitié\u2026 à l\u2019extérieur de l\u2019aréna avec Hartley.«Il m\u2019a proposé de travailler à son école de hockey l\u2019été.On a aussi fait beaucoup d\u2019aménagement paysager! On passait beaucoup de temps ensemble durant les saisons mortes, on jouait au golf, on allait manger du Kentucky.Mais de retour à l\u2019aréna, la relation redevenait entraîneur-joueur.Si je bloquais neuf tirs d\u2019affilée et que j\u2019en manquais un, crois-moi je me le faisais dire sans détour.Au début, j\u2019avais du mal à saisir pourquoi le changement de ton, je me disais qu\u2019il était fou raide! Mais avec lui, il y a un temps pour le business, un temps pour l\u2019amitié.Et encore là, la barrière est claire.» Quand l\u2019heure de la retraite est venue pour Veilleux, c\u2019est vers Hartley qu\u2019il s\u2019est tourné pour le guider.«Il y avait un poste d\u2019entraîneur vidéo libre au Colorado, je lui ai demandé si j\u2019avais des chances de l\u2019obtenir.Il m\u2019a dit \u201cprobablement\u201d, mais il a m\u2019a plutôt conseillé de commencer beaucoup plus bas afin d\u2019aller faire mes erreurs là où les conséquences ne seraient pas dramatiques! Je l\u2019ai écouté, j\u2019ai commencé dans le junior A à Hawkesbury.Je faisais tout là-bas : du hockey, de la gestion, du marketing, je vendais même des billets.Ce fut très formateur.» UN MENTOR Veilleux se souvient très bien la première fois qu\u2019il a cogné à la porte d\u2019Hartley pour un conseil dans sa nouvelle carrière.«J\u2019avais un joueur à Hawkesbury qui étirait toujours ses présences sur la glace.Le vase a débordé un soir où il est passé carrément devant le banc sans revenir même si la consigne était très claire.J\u2019étais un peu embêté, car c\u2019était mon meilleur joueur! J\u2019ai donc appelé Bob pour avoir son avis, il m\u2019a dit de le retirer de l\u2019équipe! C\u2019est ce que j\u2019ai fait.Comme jeune entraîneur, c\u2019est rassurant de pouvoir compter sur un mentor qui est déjà passé par le même chemin\u2026» Au printemps 2012, Hartley est même venu donner un coup de main à son élève durant le tournoi de la Coupe Memorial.Les Cataractes se relevaient d\u2019un douloureux échec en deuxième ronde des séries.Il y avait énormément de pression autour de Veilleux et de l\u2019équipe au complet.Contre toute attente, l\u2019équipe s\u2019est relevée et a arraché le premier championnat de son histoire.«Encore là, c\u2019était rassurant de l\u2019avoir parmi nous.Ce n\u2019était pas une question de système de jeu, bien plus de relations humaines.Il était très occupé durant le tournoi [il était sur les rangs pour le job de pilote autant avec le Canadien de Montréal que les Flames de Calgary], mais il avait quand même passé deux soirées avec nous et nous avions pu jaser pas mal.Ça change les idées, ça amène une énergie.Au hockey, comme en business, c\u2019est un beau privilège quand tu as la chance d\u2019être encadré par un bon mentor.» Éric Bélanger s\u2019est promené pas mal durant sa carrière.Il a disputé 820 matchs dans sept uniformes différents.Et c\u2019est dans l\u2019une des villes où il a passé le moins de temps qu\u2019il s\u2019est déniché un mentor.«Quand je suis arrivé à Atlanta en 2007, c\u2019était ma troisième ville en un an.J\u2019étais seul, mes enfants étaient jeunes et ils étaient restés en Caroline.Un matin, ils devaient venir me rejoindre, mais une tempête de neige avait modifié les plans et j\u2019avais le moral dans les talons.Je m\u2019en souviens, j\u2019étais dans le corridor avant la pratique, et je ne me sentais pas bien.Bob a vu ça, il m\u2019a amené dans son bureau.Il a fait venir le préposé à l\u2019équipement, il lui a annoncé que je ne ferais pas la pratique\u2026 et que lui non plus n\u2019allait pas sur la glace.On a parlé pendant une heure, il m\u2019a aidé à trouver des solutions.Il m\u2019a même invité à venir rester chez lui avec mes enfants! Il n\u2019était pas obligé de faire ça.Mais, c\u2019est Bob.Il est proche de ses joueurs, il s\u2019y intéresse.J\u2019ai été très touché par ce geste.» Bélanger s\u2019est rapidement aperçu que ce n\u2019était pas un geste isolé.Chez les Thrashers, la communication était au centre des opérations de l\u2019équipe.«Je le voyais aller avec les Kovalchuk, Mellanby, Hossa, Tkachuk.Parfois, il y a des joueurs qui ont un certain statut.Bob, l\u2019une de ses forces, c\u2019est d\u2019arriver à faire sentir à tout son monde qu\u2019il est important.Les gars de troisième et de quatrième trios ne sont pas délaissés, bien au contraire.» Bélanger a toujours gardé contact avec Hartley depuis.Il y a quelques semaines à peine, il a fait partie des gens qu\u2019il a consultés quand certaines opportunités sont arrivées sur le radar du jeune entraîneur.«Je l\u2019ai appelé en Russie, il a pris du temps pour moi.Il y avait différents scénarios sur la table.On a parlé du junior, de la ECHL.Il m\u2019a conseillé de venir à Trois-Rivières, de travailler avec quelqu\u2019un que je connais bien [Marc-André Ber- geron] et qui pourra m\u2019épauler au besoin.» STEVE TURCOTTE, LE NOUVELLISTE L\u2019ART DE FAIRE SENTIR TOUT LE MONDE IMPORTANT Bob Hartley est venu donner un coup de main à Éric Veilleux lors du tournoi de la Coupe Memorial à Shawinigan au printemps 2012.\u2014 PHOTO LE NOUVELLISTE, SYLVAIN MAYER BOB HARTLEY ET ÉRIC VEILLEUX GRANDIR CÔTE À CÔTE SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 88 MAG SPORTS SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com La fête des Pères a un petit cachet particulier, cette année, pour Bob Hartley.Le vétéran entraîneur est de retour chez lui, dans la petite municipalité frontalière de Hawkesbury.Après avoir passé les derniers mois à travailler à l\u2019autre bout de la planète, en Sibérie, il doit respecter la période de quarantaine obligatoire des voyageurs.Il n\u2019a pas l\u2019air de trop s\u2019ennuyer.Il garde toujours contact avec ses nombreux amis dans le monde du hockey.Il y en a un, en particulier, qui vit des moments exaltants, derrière le banc d\u2019un club légendaire qui se retrouve en troisième ronde des séries de la Coupe Stanley.«Il n\u2019y avait aucun doute, dans mon esprit , que Dominique deviendrait un bon coach», affirme Hartley au sujet de l\u2019entraîneur- chef intérimaire du Canadien de Montréal.Dominique Ducharme fait partie de sa vie depuis le début des années 1990.Hartley faisait alors ses premiers pas dans le coaching, au niveau junior A, dans son patelin.Ducharme, jeune attaquant, avait choisi de porter les couleurs des Hawks de Hawkesbury pour se donner une chance de faire le saut vers la NCAA.«Dominique était déjà une personne très attentive.Les petits détails ne lui échappaient jamais.Je pourrais retrouver les statistiques.Je crois qu\u2019il avait récolté 140 points en 55 parties avec nous.Les succès individuels ne lui montaient jamais à la tête.Il était déjà réservé et professionnel.Pour cette raison, je ne suis absolument pas surpris du succès qu\u2019il obtient avec le Canadien.» Hartley jure qu\u2019il n\u2019a jamais douté de son poulain, même quand les défaites s\u2019accumulaient, en avril, durant le dernier mois de la saison régulière.«J\u2019en ai pris, moi, des équipes comme ça.Quand j\u2019ai commencé, à Hawkesbury, les Hawks avaient une fiche de 0-8.Quand je me suis retrouvé avec les Thrashers d\u2019Atlanta, ce n\u2019était pas évident.C\u2019était la même chose avec les Flames de Calgary.Quand je suis arrivé en Russie, l\u2019organisation d\u2019Omsk venait de passer 10 entraîneurs en 14 ans.Des gens me disaient de ne pas y aller.Plus on me disait de ne pas y aller, plus j\u2019avais envie d\u2019y aller.» «Quand Dominique a obtenu le poste, à Montréal, je lui parlais assez souvent.Je lui répétais de se fier à son instinct.Je lui disais de rester méthodique.Et tu vois?Les morceaux ont fini par coller.» Hartley parle avec fierté et on peut comprendre.Durant son année à Hawkesbury, Ducharme vivait en pension chez un de ses voisins.Hartley, bon père de famille, avait l\u2019habitude d\u2019aménager une patinoire extérieure, pour ses jeunes enfants, derrière sa maison.Quand les Hawks avaient congé, leur jeune vedette avait l\u2019habitude de traverser la rue pour jouer avec Steve, le fils de son coach.«C\u2019était en 1991.Steve avait six ans», se souvient Hartley.«Depuis ce temps-là, Dominique Ducharme fait partie de la famille Hartley.» Plusieurs années plus tard, lorsque Ducharme faisait ses débuts dans le coaching, avec l\u2019Action de Joliette junior AAA, il a confié un poste d\u2019adjoint au jeune Hartley.Les deux complices ont ensuite travaillé ensemble à Halifax.Ils ont remporté la Coupe Memorial en 2013.Ils ont poursuivi leur chemin à Drummondville.Steve Hartley travaille toujours là-bas.Il se retrouve parmi les finalistes pour le titre d\u2019entraîneur-chef par excellence dans la LHJMQ.On l\u2019a récompensé en lui offrant un nouveau contrat d\u2019une durée de cinq ans.«Je n\u2019ai jamais eu ça, moi, dans ma carrière, un contrat de cinq ans! À Drummondville, Steve travaille avec Philippe Boucher, un joueur que j\u2019ai dirigé à deux reprises, dans la LHJMQ.J\u2019ai vite su que Steve avait le sens des responsabilités quand il avait une douzaine d\u2019années et qu\u2019il venait m\u2019aider avec mon école de hockey.Aujourd\u2019hui, il est bien installé.Il a deux belles petites filles.Il travaille pour une belle organisation dans une belle ville du Québec.Je suis bien fier de lui.» SI LA MAISON BRÛLE.Hartley est fier de Boucher, aussi.Tant qu\u2019à y être, il est fier d\u2019Éric Veilleux.Le fougueux centre qu\u2019il a dirigé dans le junior A, dans le junior majeur et dans la Ligue américaine connaît une belle carrière de coach, aussi.Il est fier de Pascal Vincent.Il est fier de Bruce Richardson.Il est fier de Patrick Roy.Tout compte fait, ses anciens joueurs qui suivent ses traces sont nombreux.Et ils ont presque tous gardé contact.«Je vais te dire une affaire.Quand un ancien joueur m\u2019appelle, tout arrête.Ma maison pourrait brûler.Je demanderais aux pompiers de me laisser le temps de finir mon appel.Ils pourront arroser après!» «Chaque fois, ajoute-t-il, ça me fait un petit velours.» Il est même prêt à prendre les appels au beau milieu de la nuit, si on a besoin de lui.«Je me souviens d\u2019un appel, en particulier.Un de mes anciens joueurs, devenu coach, m\u2019a déjà passé un coup de fil à deux heures du matin.Le type était dans un bar avec son adjoint.Il venait de se rendre compte que six de ses joueurs étaient en train de sauter le couvre-feu.Il voulait savoir quoi faire.Il me demandait mon avis!» Bob Hartley n\u2019a pas l\u2019intention de changer sa façon de faire.La porte de son bureau est toujours ouverte aux joueurs qui veulent le consulter.Il continuera d\u2019agir de la même façon avec tous ses anciens.«Dans un contexte d\u2019équipe, tu investis beaucoup de temps.Tu construis quelque chose.Tu instaures un système dans lequel tu essaies de gagner la confiance de tes joueurs.Quand on dit que le hockey est un sport d\u2019équipe, un sport de famille.Parfois, la preuve est facile à faire.» BONNE FÊTE DES PÈRES, Bob Hartley est un «père spirituel» pour plusieurs entraîneurs de la nouvelle génération.On le voit ici derrière le banc de la Lettonie au Championnat du monde.\u2014 ARCHIVES AFP, GINTS IVUSKANS Éric Veilleux \u2014 PHOTO MOOSEHEADS DE HALIFAX, DAVID CHAN Steve Hartley \u2014 PHOTO HOCKEY CANADA, MATTHEW MURNAGHAN leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 89 MAG SPORTS COACH BOB! La Coupe Gagarine est comme la Coupe Stanley.Elle passe l\u2019été à voyager! Les joueurs et les entraîneurs qui remportent les séries éliminatoires, dans la KHL, ont le droit de passer une journée à faire la fête, chez eux, avec le gros trophée.La Coupe ne se rendra toutefois pas jusqu\u2019à Hawkesbury.Bob Hart- ley n\u2019en a pas fait la demande.«Avec le coronavirus, on ne peut pas faire de gros partys, argue le coach.Je sais que la Coupe se promène en Russie, présentement.Je pense que des joueurs finlandais veulent l\u2019avoir.Moi, je n\u2019aurai pas vraiment le temps.De toute façon, je dois quitter aux environs du 18 juillet pour préparer notre prochaine saison.» La prochaine saison de l\u2019Avan- gard d\u2019Omsk sera-t-elle la dernière sa carrière?L\u2019hiver dernier, quand le Canadien venait de congédier Claude Julien, Hartley a rapidement fait savoir qu\u2019il ne serait pas son successeur.Il vient d\u2019atteindre la soixantaine.Il reste une année à écouler à son contrat et il a l\u2019intention de l\u2019honorer.Après, le temps sera peut-être venu pour lui de s\u2019inventer une vie loin des patinoires.Q u a n d o n l u i p a r l e , e n c e moment, on comprend que rien n\u2019est encore coulé dans le béton.«Depuis l\u2019âge de 27 ans, je ne fais rien que ça, coacher.Je ne bois pas.Je n\u2019ai jamais pris de drogue.Moi, ma drogue, c\u2019est le hockey!» «Cette année, le coronavirus m\u2019a tenu loin de ma famille.Un des frères c est décédé.Pierre Lacroix est décédé.Un de mes amis de Hawkesbury a été emporté par la pandémie.Tu sais, des fois, la vie t\u2019envoie des messages.» Hartley enchaîne en nous rappelant qu\u2019il «doit beaucoup au hockey».«Le hockey m\u2019a tout donné.C\u2019est certain que je vais continuer de m\u2019impliquer dans des écoles de hockey ou des choses du genre.Je veux essayer d\u2019arrêter de coacher.Mais j\u2019ai appris à ne jamais dire jamais.» En décidant de ne pas recevoir la Coupe Gagarine à la maison, cet été, Bob Hartley a peut-être raté sa dernière chance de célébrer un championnat majeur.Rendu là, un de plus ou un de moins.Il a gagné la Coupe du Président dans la LHJMQ.Il a gagné la Coupe Calder dans la Ligue américaine.Il a gagné la Coupe Stanley au Colorado.Il a été champion de Suisse.Il est peut-être un peu blasé.«Ce n\u2019est pas le cas! Tous les championnats ont une saveur différente.Quand on voyage, on pense un peu à ça.Y\u2019a eu des championnats qui ont été un peu trop dramatiques pour mes vieux nerfs», dit-il.Hartley plonge ensuite dans ses récents souvenirs et nous raconte, dans le détail, une infériorité numérique à trois contre cinq qui fut un moment marquant dans les dernières séries de la KHL.«Les gars, pendant le trois contre cinq, je n\u2019avais jamais vu ça.Il y en avait quelques-uns qui pleuraient, sur le banc.J\u2019ai vu des joueurs qui priaient, aussi.Les Russes sont très religieux.Plusieurs joueurs gardent des statuettes dans leurs casiers.J\u2019avais souvent vu des joueurs qui faisaient une petite prière entre deux périodes.En direct, pendant un match, c\u2019était du jamais vu.J\u2019essayais de suivre le jeu, mais mon attention était constamment détournée vers les gars qui priaient.» La troupe de Hartley n\u2019a pas alloué de but, durant ce moment crucial, pour finalement gagner la finale contre le puissant HK CSKA de Moscou, en six parties.«On formait une belle gang.» SYLVAIN ST-LAURENT, LE DROIT UNE DERNIÈRE SAISON, VRAIMENT?Dominique Ducharme \u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE CANADIENNE, JOHN WOODS Patrick Roy \u2014 PHOTOTHÈQUE LE SOLEIL, PASCAL RATTHÉ «Quand un ancien joueur m\u2019appelle, tout arrête.Ma maison pourrait brûler.Je demanderais aux pompiers de me laisser le temps de finir mon appel.Ils pourront arroser après!» \u2014 Bob Hartley SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 90 MAG SPORTS François Allaire, qui a tout montré à Patrick Roy, croit que les meilleurs gardiens en séries sont ceux qui ont la capacité d\u2019élever leur jeu MICHEL TASSÉ michel.tasse@lavoixdelest.ca François Allaire a remporté trois coupes Stanley à titre d\u2019entraîneur des gardiens de but.Deux avec le Canadien et Patrick Roy, en 1986 et en 1993, et une avec les Ducks d\u2019Anaheim et Jean-Sébas- tien Giguère, en 2007.Bref, s\u2019il y a quelqu\u2019un qui sait à quel point le travail des gardiens est important en séries éliminatoires, c\u2019est bien lui.Après s\u2019être retiré du monde du hockey en 2017, Allaire est de retour à titre de responsable du département d\u2019excellence des gardiens des Panthers de la Floride.En gros, il veille au bon développement des portiers de l\u2019organisation, appuyé par Roberto Luongo, conseiller spécial à la direction générale de l\u2019équipe, et par les entraîneurs des gardiens du club de la Ligue nationale et de la Ligue américaine.«La série entre le Canadien et les Golden Knights, avec un duel opposant Carey Price à Marc-André Fleury, c\u2019est fort intéressant, a-t-il expliqué, quelques heures avant le troisième match, vendredi.On a ici deux gardiens d\u2019expérience, deux gardiens qui sont clairement capables d\u2019amener leur équipe plus loin grâce à leurs seules performances.Et plus la série va avancer, meilleurs Price et Fleury seront.» À Montréal, personne n\u2019a oublié les performances de Roy lors des séries de 1986 et de 1993.Mais selon Allaire, qui était à la fois le gourou, l\u2019entraîneur et le confident du no 33, des performances aussi étincelantes, aussi inspirantes, ne surviennent pas du jour au lendemain.«Il n\u2019existe pas de switch que tu mets à on lorsque les séries commencent, dit-il.Le travail, en fait, commence dès le jour un du camp d\u2019entraînement.C\u2019est pas compliqué, tout est une question de préparation.Même si un match du mois de novembre et un match des séries, c\u2019est loin d\u2019être pareil, il faut préparer en novembre ce qui attend le gardien rendu au printemps.Il faut le préparer rapidement à ce que je jeu soit beaucoup plus serré, à ce qu\u2019il y ait beaucoup plus de circulation devant son filet.» En séries, un bon gardien a l\u2019obligation de devenir excellent, dira Allaire.«Si un gardien a un pourcentage d\u2019arrêts de ,915 à ,920 en saison régulière, il doit passer à ,940 en séries.Price a été capable de le faire, mais pas Jack Campbell, des Leafs, ni Connor Helleybuyck, des Jets.Un gardien n\u2019a pas le choix d\u2019élever son jeu s\u2019il veut donner une chance à son équipe.Le meilleur est celui qui a cette capacité d\u2019élever son jeu.» UN ENTRAÎNEUR QUI VOULAIT GAGNER Devant son filet du Canadien, en 1986 et en 1993, Patrick Roy voulait gagner.Mais voilà, son entraîneur voulait gagner autant que lui\u2026 sinon plus.«J\u2019ai toujours été un coach compétitif, un coach qui voulait absolument gagner, confie François Allaire.Mes gardiens, je voulais qu\u2019ils soient les meilleurs.Mais pour les amener à devenir les meilleurs, il faut travailler fort.En séries, il faut travailler la technique, mais aussi le mental, et il faut étudier l\u2019adversaire, identifier tous ces petits défauts qui font en sorte que tu as le moins de surprises possible pendant un match.C\u2019est un tableau assez complexe.» De Roy, on disait qu\u2019il était dans sa bulle, qu\u2019il était imperturbable.On dit la même chose de Carey Price aujourd\u2019hui.«Honnêtement, ce n\u2019est pas si difficile pour les gars d\u2019être à 100 % concentrés en séries.Car voyez- vous, ils ne font que ça : tu dors, tu pratiques, tu fais de la vidéo, tu joues.La routine est favorable, beaucoup plus qu\u2019en saison régulière.» En 1986 comme en 1993, le Canadien n\u2019avait pas la meilleure équipe.Mais il avait le meilleur gardien.«C\u2019est certain qu\u2019on peut établir des similitudes entre les équipes championnes du Canadien de l\u2019époque et le Canadien d\u2019au- jourd\u2019hui.En 1986 et en 1993, une équipe de milieu de classement a fait des miracles, en bonne partie grâce à un gardien qui dominait et qui en voulait toujours plus.Oui, il y a des choses qui se ressemblent.On verra jusqu\u2019où ça va se ressembler\u2026» CONDAMNÉS À L\u2019EXCELLENCE Dans son rôle avec les Panthers de la Floride cette saison, François Allaire n\u2019a jamais mis les patins, il ne s\u2019est jamais retrouvé sur la patinoire.Et il a trouvé ça parfait.«Je ne voulais pas revenir comme entraîneur, mentionne- t-il.Pour sortir de ma retraite, ça me prenait quelque chose qui me permettait d\u2019aller plus loin.Les Panthers m\u2019ont offert cette opportunité.» Les Panthers ont acheté un concept qu\u2019Allaire a tenté de vendre à plusieurs équipes, dont le Canadien.Son concept est à la fois simple et ambitieux.«Ce qu\u2019on veut, c\u2019est prendre un gardien que l\u2019on repêche et lui fournir le même enseignement du junior jusqu\u2019à la Ligue nationale, tracer un chemin en ligne droite pour lui.Dans le fond, c\u2019est une suite logique à ce que j\u2019ai fait pendant tant d\u2019années.» Allaire s\u2019est attardé à la progression de tous les gardiens de l\u2019organisation cette saison et il a même épié le travail des espoirs.«Quand arrivera le temps du repêchage, j\u2019aurai aussi mon mot à dire», souligne-t-il.Les équipes de la Ligue nationale ont tout intérêt, selon lui, à encadrer leurs gardiens.«Quand tu en as un bon, tu ne dois pas l\u2019échapper, tu dois en prendre soin.Un gardien, c\u2019est important.Regardez encore les séries éliminatoires ce printemps\u2026» Voilà.MICHEL TASSÉ, LA VOIX DE L\u2019EST PRENDRE SOIN DES GARDIENS «Si un gardien a un pourcentage d\u2019arrêts de ,915 à ,920 en saison régulière, il doit passer à ,940 en séries.Price a été capable de le faire, mais pas Jack Campbell, des Leafs, ni Connor Helleybuyck, des Jets», explique François Allaire.\u2014 PHOTO ARCHIVES LA PRESSE Pour tout savoir sur le troisième match de la série opposant le Canadien de Montréal aux Golden Knights de Vegas, consultez lesoleil.com ou notre application mobile.LE SOLEIL LE CH SUR NOTRE SITE WEB leSoleil SAMEDI 19 JUIN 2021 91 O n dit souvent que le hockey a changé.On dit que les prochaines a n n é e s a p p a r t i e n - dront aux petits défenseurs agiles, capables de semer les adversaires avec leur vitesse, capables de rapidement identifier les attaquants qui se détachent dans la relance.Et pourtant.Les séries du printemps 2021 nous donnent le goût de croire que les gros défenseurs robustes ont toujours un grand rôle à jouer.Les fidèles partisans du Canadien le savent.Le général de leur équipe, Shea Weber, mesure six pieds et quatre pouces.Joel Edmundson aussi.Jeff Petry et Ben Chiarot mesurent six pieds et trois pouces.Les Golden Knights de Vegas ne s\u2019en laissent pas imposer, avec Alex Pietrangelo qui mesure six et trois, Brayden McNabb qui fait six et quatre ainsi que Nicolas Hague, qui fait six et six.Dans l\u2019autre demi-finale, on retrouve Victor Hedman, Mikhail Ser- gachev, Erik Cernak, Scott Mayfield, Adam Pelech, Noah Dobson.«Il y a du bétail dans ces séries- là.C\u2019est impressionnant», constate Denis Gauthier.Avant de passer du «côté obscur» dans le monde des communications, Gauthier a lui-même été un défenseur format géant.Il est donc bien placé pour nous parler du rôle que tous ces géants peuvent jouer.«D\u2019abord, je ne sais pas trop si c\u2019est le fruit du hasard, cette année.Je ne sais pas trop s\u2019il y a eu un virage chez les dg.Ce que je peux dire, c\u2019est qu\u2019on voit l\u2019impact qu\u2019ont ces défenseurs, lors des matchs.Je regarde davantage le Canadien, depuis le début des séries.En plus d\u2019être gros, leurs défenseurs sont méchants», note-t-il.«J\u2019ai toujours dit, j\u2019ai toujours pensé qu\u2019il faut du courage pour jouer dans les séries de la Coupe Stanley.Il y a un niveau d\u2019émotions et d\u2019intensité qu\u2019on ne peut jamais recréer en saison régulière.Quand tu embauches un gros bonhomme qui est capable de bien jouer, ça représente un investissement.Cet investissement ne va peut-être pas rapporter tout de suite.Parfois, ça prend un peu de temps.» On sent qu\u2019il parle toujours du Canadien.On ne peut pas dire que la brigade défensive dirigée par Luke Richardson a toujours brillé durant l\u2019hiver.L\u2019équipe a réussi à obtenir, de peine et de misère, son ticket d\u2019entrée pour les séries.«L\u2019investissement ne rapporte pas nécessairement dans le premier match d\u2019une série quatre de sept», renchérit Gauthier.«Chaque coup dur, chaque coup d\u2019épaule, chaque coup de bâton s\u2019accumulent, dans une série de sept matchs.Ça prend de l\u2019endurance physique, mais aussi de l\u2019endurance émotive pour encaisser des coups, soir après soir.» «Parfois, un joueur plus petit, qui a de bonnes intentions, devient malgré tout moins efficace au fil du temps.À force de se faire frapper, certains vont se présenter moins souvent à l\u2019intérieur des points des mises en jeu.Certains ne vont plus donner le coup de patin supplémentaire pour aller chercher la rondelle dans un coin.Ils seront plus frileux quand ils se présenteront devant le gardien adverse.Il y a toujours un prix à payer, partout.» Comme Denis Gauthier, Marc Méthot a fait carrière, dans la LNH, en misant d\u2019abord sur son gabarit.Il croit lui aussi que les équipes qui se retrouvent en demi-finale ont bien fait de miser sur des colosses en défensive.«Je n\u2019ai pas de biais favorable, je suis à la retraite!» «Je vais citer Barry Trotz.On parle souvent de possession de rondelle.Les Islanders, eux, sont bons dans la gestion de la rondelle.Ce n\u2019est pas toujours joli, la gestion de la rondelle, mais c\u2019est drôlement efficace.» LE PRINTEMPS DES GÉANTS Dans un monde idéal, les équipes n\u2019auraient pas à choisir entre les aptitudes offensives et la robustesse.Si tout était facile, les gros défenseurs seraient aussi capables d\u2019alimenter l\u2019attaque.Le joueur idéal existe, en plus.Il s\u2019appelle Victor Hedman.La semaine prochaine, on saura si Hedman remportera le trophée Norris.Il peut déjà dire mission accomplie, en quelque sorte.Il se retrouve parmi les trois finalistes pour une cinquième année consécutive.À défaut de remporter le Norris, l\u2019an dernier, Hedman a mis la main sur le trophée Conn- Smythe, à titre de joueur par excellence des séries éliminatoires.Il demeure quand même affamé.On ne sait pas encore si Hedman remportera le Norris.Certains journalistes, détenant des bulletins de vote, se laisseront peut- être séduire par le jeune Adam Fox, des Rangers de New York.Jeudi, quand l\u2019Association des joueurs a fait connaître les résultats de son sondage interne, le résultat fut sans équivoque.Hedman a été choisi meilleur défenseur par 65 % de ses membres.LE MEILLEUR DES DEUX MONDES espace LNH SYLVAIN ST-LAURENT sstlaurent@ledroit.com POUR LES DERNIERS RÉSULTATS, RENDEZ-VOUS SUR NOTRE SITE WEB À six pieds quatre pouces, Shea Weber fait partie des gros défenseurs robustes qui ont un grand rôle à jouer.\u2014 PHOTO AFP, ETHAN MILLER SAMEDI 19 JUIN 2021 leSoleil 192 0068382 * L\u2019offre de location s\u2019applique au modèle illustré, l\u2019Ascent Commodité 2021 (MT2 C8), à transmission automatique, dont le prix de détail suggéré est de 39 226 $ (taxes en sus).L\u2019offre de location comprend 208 paiements de 99 $ (taxes en sus) par semaine pour un terme de 48 mois avec un acompte de 1 800 $.Le premier paiement de 99 $ est requis à la signature du contrat.Le montant total exigé avant le début de la location est de 2 183,38 $ (taxes incluses).La location est basée sur une allocation annuelle de 20000 km.Des frais de 0,15 $/km seront facturés pour les kilomètres excédentaires.Les frais d\u2019inscription au Registre des droits personnels et réels mobiliers, les frais de transport et de préparation, les droits spéci?ques sur les pneus neufs et les frais d\u2019administration sont inclus.Le permis de conduire, l\u2019immatriculation (prix varie selon le client) et les assurances sont en sus.Le concessionnaire peut louer à prix moindre.L\u2019offre et les spéci?cations techniques peuvent changer sans préavis.Le ?nancement est offert sous réserve de l\u2019approbation de crédit des Services Financiers Subaru par TCCI.L\u2019offre est en vigueur jusqu\u2019au 30 juin 2021.Certaines conditions s\u2019appliquent.1.EyeSightMD est un système d\u2019assistance au conducteur qui peut ne pas fonctionner dans certaines conditions.Il incombe en tout temps au conducteur d\u2019adopter une conduite sécuritaire et prudente.L\u2019ef?cacité du système dépend de nombreux facteurs, tels que l\u2019entretien du véhicule ainsi que les conditions météorologiques et routières.Consultez le Manuel du propriétaire pour les détails de fonctionnement et les limites.2.Les cotes de sécurité sont attribuées par l\u2019Insurance Institute for Highway Safety (IIHS).Visitez le www.iihs.org pour connaître les méthodes de tests.Visitez votre concessionnaire Subaru participant pour tous les détails.Ascent et Subaru sont des marques déposées.LA NOUVELLE ASCENT 2021 \u2022 8 places 2 99$* par semaine taxes en sus 208 paiements à partir de mois 48 Location de Avec un acompte de 1 800,00 $.Montant total exigé avant le début de la location : 2 183,38 $ (taxes incluses).Location basée sur une allocation annuelle 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