Le Monde à bicyclette, 1 janvier 1990, Hiver
[" $7 i Le transport et les elections municipales [LT 4 roues, 4 partis Qu\u2019est-ce qui doit étre fait en transport pendant le prochain mandat du Conseil municipal?Les partis en course électorale ILLUSTRATION: EMILY ELLIOT Le Plan-directeur de l'arrondissoment-Centre: démoiltions nocturnes du dernier héritage.Claire Morissette obert Perreault, Ras- toyens-nes de Montréal: Pour M.Perreault, le plus important, c'est de maintenir «les plus bas tarifs de transport en commun en Amérique du Nord», en convainquant Québec et nos voisins de compenser pour leurs citoyens qui utilisent le réseau, en augmentant la part des municipalités au budget de la STCUM, et en im- pliquantles bénéficiaires non-usagers.La taxe de 1 $ par jour au stationnement automobile, annoncée récemment, va dans ce sens et fournirait 60 millions $ par an de revenus supplémentaires au transport en commun.Après le gel des tarifs en 1987, les hausses de tarifs se sont maintenues sousle taux d'inflation; la part de l'usager est passée de 41 % en 1986, à 33 % en 1991, ce qui était l'objectif spécifique du RCM.Après la voie réservée Pie IX qui est un succès avec 35 % d'augmentation de l'achalandage, trois autres voies réservées, Henri- Bourassa, Sauvé, Crémazie, créées pendantles travaux du Métropolitain, serontpermanentes.Lavoie réservée Henri-Bourassa serait allongée pour faire un axe est-ouest significatif au nord.Au cours du prochain mandat, M.Perreault promet des voies réservées sur l'avenue duParc, Côte- des-Neiges, Papineau et Sherbrooke.Depuis 1986, deux stationnements incitatifs ont été créés, au métro Radisson, etau métro Namur, offrant 2 000 places, une augmentation de 35 % par rapport aux disponibilités antérieures.M.Perreault parle créer au moins trois autres stationnements donnent leur point de vue.R semblement des Ci- incitatifs.Son plan de développement du réseau implique des investissements de plus d'un milliard $ sur dix ans, dans le prolongement du métro à Laval, et vers Montréal-Nord et Rivières-des-Prairies, et la rénovation dutrain de Deux-Montagnes.Des mesures ont amélioré la qualité du transport: les cartes de quartiers, les flashbus avec horaires, l'amélioration de la signalisation pour personnes handicapées dans le métro.Une administration RCM s'emploierait à mieux adapter le réseau pour les personnes handicapées et la population vieillissante.Outre cela, pour M.Perreault, il fautaussiamiveradissuaderles gens d'utiliser leur voiture pour venir matin et soir au centre-ville.L'Organisme régional de transport (ORT) serait le lieu privilégié pour créer des voies réservées aux autobus ou au covoi- turage sur tous les ponts, et des politiques de stationnement, qui refiètent à l'échelle régionale le véritable coût social et environnemental de l\u2019utilisation de la voiture.Pour ce qui est de redonner sa place au piéton à Montréal, le RCM a lancé une opération de réfection des trottoirs, intensifié leur déneigement, et implanté quelques feux protégés.Mais il faut d'autres mesures pour décourager l\u2019utilisation des rues résidentielles parle trafic de transit, et canaliser ce trafic sur des artères principales.Du même souffle, M.Perreault parle d'une mise en valeur des artères commerciales, qui accorderait une plus grande place aux piétons, aux places publiques.Selon M.Perreault, il n'était pas SUITE À LA PAGE 10 Iles nantis anti-vélos Bob Silverman nraisondelagrande multiplicité des destinations dans le centre- ville, FI.D.U.considère que, dans la pratique, les cyclistes auront tendance à emprunter toutes les rues.L'I.D.U.doute sérieusement de l'avantage qu'il y auraità consacrer une voie aux vélos dansles rues ducentre d'affaires déjà si_intensivement congestionnées, sans compter que ces voies occasionnent des dangers pourles piétons aux endroits fort achalandés.En définitive, nous croyons que le boulevard de Maisonneuve et la rue Peel devraient être exemptes de voies cyclables dédiées.» Devinez qui est l'auteur de ces ignes.Les conseils d'administration d'Exxon ou de General Motors, peut- être, dont le chiffre d'affaires subirait une baisse siles gens se mettent à se rendre au travail en vélo plutôt qu'en auto?Ehbien, non, détrompez-vous! C\u2019est l'Institut de développement urbain du Québec qui a ponduces tergiversations ronflantes.Et l'institut n'est pas un poids- mouche.C'est l'organisme de lobby des principaux constructeurs et propriétaires de grands immeubles à Montréal.Il regroupe entre autres les sections immobilières des deux grandes compagnies de chemin de fer, Immeubles CN et la Société immobilière Marathon du CP, en plus de Trizec, Cantel, Campeau, Cadillac Fairview, etc.L'.D.U.compte aussi dans ses rangs les grandes firmes de comptables, d'architectes, ainsi que les plus importantes études légales, sans oublier les grandes banques et les compagnies d'assurances, qui détiennent des hypothèques sur les grands édifices de Montréal.Mentionnons également les plus importants gestionnaires de terrains de stationnement: Safeway Parking Canada et International Parking and Development.Inutile de dire, la cotisation de membre de I'.D.U.est sensiblement plus élevée que les 10 $ qui permettent de devenir membre du Monde à Bicyclette.Les «développeurs» versent 4 000 $ par année tandis que les «professionnels» se contentent de fournir la maigre pitance de 1 500 $.Examinons en détail l'article concernant les voies cyclables, dans ce dossier que l\u2019I.D.U.a mis quatre mois à monter : «.les cyclistes auront tendance à emprunter toutes les rues.» Mais quel dérangement, vraiment! lls se rendront au travail, à l'école ou dans les magasins.« L\u2019LD.U.sérieusement de l'avantage qu'il y aurait à consacrer une voie aux vélos dans les rues du centre d'affaires déjà siintensivement congestionnées\u2026» Ça, c'estvraiment la meilleure ! À lire ces lignes, on croirait que ce sont les vélos qui sont la cause de cette congestion ! Et l'Institut poursuit : «sans compter que ces voies occasionnent des dangers pour les piétons aux endroits fort achalandés.» Les piétons sontsans doute plus en sécurité dans cetunivers d'autos\u2026 Les honorables membres del'I.D.U.sont-ils aveuglés par leur soif de dollars ?Ce sont les voitures qui tuent et blessent grièvement les piétons, pas les vélos ! Et pas un mot sur les morts, sur les blessures graves et les infirmités causées chaque jour par les automobiles dans la ville! Non seulement l'I.D.U.réclame-il plus de stationnement hors rue mais il veut des subventions afin de faire plus de profits, même la nuit.C'est le comble.La vraie raison C'est que les membres de l'I.D.U.louent des places pour stationner à 130 $ par mois.Tout ce qu'ils voient, ce sont les dollars que les autos représentent.lis sont insensibles à la pollution, au bruit, à la congestion et à linimidation qui sont le lot de l'automobile.Ce qui compte, pour eux, ce sont les dollars au pied carré.Qu'ils soient propriétaires ou gestionnaires de grands édifices, ou encore créanciers (c'est le cas des banques et des compagnies d'assurance), les membres de l'I.D.U.ont un objectif commun : rentabiliser au maximum lesgarages des sous-sols des grands édifices qu'ils sont tenus de construire LE MONDE À BICYCLETTE 1 HIVER 1990 pe cE a SA Ti a WCE.a cause de réglements municipaux.Bien sûr, les architectes, avocats et comptables de l\u2019Institut ont intérêt à partagerlesmêmes objectifs queleurs maîtres millionnaires s'ils veulent continuer à les servir\u2026 Les membres du groupe de travail qui a concocté ce rapport se rendaient aux bureaux de l'I.D.U.à 7h30, une fois la semaine.Ils manquent vraiment d'imagination\u2026 S'ils |ouaient le même espace de stationnement (10 vélos à la place d'une auto) à des cyclistes, à 20 $ par mois chacun, ils feraient près de deux fois plus d'argent qu'ils n\u2019en font présentement, s\u2019il n'y a que ça qui compte pour eux.Tous ces gens-là (les membres de l'I.D.U.) construisent et travaillent dans des édifices malades.Les \u201cfenêtres n\u2019ouvrent pas et l'air y est vicié, on y respire du gaz carbonique recyclé; plusieurs études le prouvent, d'ailleurs.Pas surprenant qu'ils tiennent des propos aussi insensés!\u2026 Lean me a mm\" \u201c Sins \u2014_\u2014 re - _ .Tirage: 18 000 exemplaires Le journal LEMONDE à BICYCLETTE se veut un espace pour le l'expression d'informationset d'idées alternatives dans tous les domaines, avec une constante dans les questions de transport écologique en milieu urbain, qu'il soit cycliste, piétonnier ou collectif.Nous vous invitons à nous présenter vos idées d'articles, de photos, de dessins, ele.Les contributions au financement, à l'édition, àla miseen page et à la distribution sont également bienvenues.Écrivez-nous, visitez-nous, téléphonez- nous! COORDINATION Sébastien Bouchard TEXTES Sébastien Bouchard, Martha Brooks, FRAPRU, Philippe Marquis, Claire Morissette, Jacques-Serge Neveu, Robert Silverman, Michel Thibault, Transport 2000, TROVEP PHOTOGRAPHIE/ILLUSTRATIONS Sébastien Bouchard, Mirjam Castelijn, Emily Elliot CORRECTION Tarek Allam, André Quesnel, Jacques-Serge Neveu EDITIQUE Sébastien Bouchard TYPOGRAPHIE PUBLICITAIRE Tarek Allam IMPRESSION Payette et Simms PUBLICITE Tarek Allam (514)844-2713 Photo de page couverture: \" Sébastien Bouchard | Les auteurs portent I'entiére responsabilité de leurs écrits.Toute reproduction en I tout ou en partie est interdite sans autori- pe EE y a trop sation écrite.Le journal Le Monde à Bicy- *% utos à clette estproduit parles Editions Le Monde , À Montréal i :sccete | Dépôt légal: J Bibliotheque nationale du Québec Monsieur le maire Jean] Bibliothèque nationale du Canada JDoré,Pour mieux \u201cVIVRE Al couer de deuxième classe (autorisa- INONTREAL\u201d, jel tion en cours) Esoussigné(e), revendique: www I l'interdiction de circuler dans! l'arrondissement Centrel | Awater- des Pins-Papineau- fleuve) pour les automobilis- jes sans passager, aux heure Jde pointe, avec exception poury 2 Qa) \u2014 Le Monde a Bicyclette 20, rue Guilbault Est C.P.1242, succ.La Cité Jles résidents-es, au moyen] Montréal (Québec) H2W 2R3 (514)844-2713 Id\u2019une vignette; I I* la réduction de 50% du sta-l Étionnement sur rue, prioritaire-l Iment sur les rues avec circuit Éc'autobus, pour ré-allouer ce PY lespace en voies réservées, Journée des morts aux autobus; I * la réduction de la vitesse de gdéplacement des véhicules àg I 130 km/hre; 1] I* a création de mails piétonni-] fers dans chaque arrondisse-1 | iment.I lEt je signe: INom:; JAdresse pRemplir et retourner à: Ie Club pour les alternatives a J automobile C.P 1242, Succ La Cité, Montréal low 2R3 Tél:(514) 844-2713 kL- Hünde-Bieyelstte Vente gg ley, 1 Philippe Marquis & urieux effet du hasard, pour la ffoisième année \u2018Epnsécutive le peuple ffigntréalais est appelé auX*mes#Pour un troisième; automne d'affilée nous assistons à une vente de feu démocratique.Tout doit partir: on nous offre les aubaines les plus folles, l'inventaire des promesses électorales doit être vidé à tout prix! En 1988, Mulroney renouvelle son droit de régence sur le territoire colonial canadien.|! se fera représentant du promoteur libre-échangiste américain et l'électorat n\u2019y verra que du feu.Deux ans plus tard, la réputation de Mulroney est brûlée, la majorité de sa clientèle le boude et la rumeur 5 veut quel'entreprise soit au bord de la faillite.Malgré tout le droit de régence subsiste.= À l'automne 1989, § l'évêque Bourassa, qui = avait repris le bâton du & pèlerinen\u201985aprèsune = MIRJAM CASTE retraitedeneufans, pria L'Hôtel de ville de Montréal.le peuple des brebis québécoises de lui octroyer à nouveau le mandat d'administrer le diocèse pour quatre autres années: «Économie, économie, économie» entonna-t-il jusqu'à nauseum.Les ouailles, dont les connaissances en latin ne sont pas des plus fortes, lui rendirent grâce à lui aussi.Entouré d'un petit cénacle de banquiers et d'ingénieurs conseils, il compte consacré son présent épiscopat à la construction de cathédrales hydrauliques que l'on entend financer avec l'argent recueilli lors des quêtes.Nous voilà maintenant en 1990 où les censitaires de la seigneurie de Montréal sont appelés à élire un nouveau maître.Ici, la populace ne s'illusionne pas: le chevalier doré et sa horde de conseillers semblentbien en selle et aucune charge ne pourra les désarçonner dans l'immédiat.Force est de constater que les choses n'ont guère évolué depuis César.Rappelez-vous, dans letemps le vieux clamait qu'il fallait donner au peuple du pain et des jeux.De nos jours, on nous offre de la bière, un stade ou une plage.Ces réalisations nous sont présentées comme des cadeaux.La belle affaire! On parle de la plage à Doré comme si c\u2019était lui qui l'avait creusée, il y a erreur sur la personne: la plage c'est nous qui l'avons payée et ce sont des ouvriers qui Font faite.Le présent numéro du Monde a Bicyclette fait état de différents bilans des quatre dernières années de l'administration Doré-Fainstat.Vous serez à même de remarquer que ça ne tire pas fort.On y avait pourtant mis tellement d'espoirs.Une question se pose donc maintenant, et pas seulement en fonction du bilan du RCM mais également en fonction des bilans rendus par toutes les administrations issues de toutes les élections: pourquoi irions-nous voter le 4 novembre?Pourquoi se déplacer jusque dans un sous-sol d'église ou le gymnase d'une institution scolaire si ce n'est que pour se faire mettre en boîte pour un autre terme de quatre ans?Soyons francs, les élections ne contribuent généralement pas beaucoup à l'amélioration de nos conditions de vie.C\u2019est vrai au pointque les taux de participation aux exercices électoraux ne cessent de décliner.À Montréal on a présentement besoin d'une campagne afin de nous convaincre de s'inscrire sur les listes.Qu'elle découle d'une volonté réfléchie ou non, une telle situation prouve à quel pointde moinsen moins de gens font confiance à notre fameuse démocratie.On sait qu\u2019on n\u2019aura rien à y gagner.De fait, il semble que les principaux bénéficiaires des campagnes électorales soient les agences de publicité etles poteaux de téléphones.Les premières parce qu'elles auront à vendre l'image de ceux et celles qui veulent acheter nos votes (on leur réserve un pourcentage surles profits de la vente), les seconds parce qu\u2019on les décorera des dites images.Selon le Petit Robert la démocratie correspond à une «doctrine politique d'après laquelle la souveraineté doit appartenir aux citoyens».Suivant la logique de cette définition, il nous est possible d'affirmer LE MONDE À BICYCLETTE 2 HIVER 1990 sans se tromper que notre démocratie est sérieusement malade, Elle est malade parce que la majorité des personnes auxquelles appartient la souveraineté souffre du stress, de la pollution, de la violence, de la toxicomanie, de la sous-alimentation (le fait qu'un seul enfant ne puisse manger à sa faim dans une société riche comme la nôtre poserait déjà problème; hors il y en a quarante mille pour la seule région de Montréal).Voter peut-il apporter une quelconque solution à tous ces maux?Les vendeur-euses de remèdes miracles de même que les prophètes de tout acabit vous diront que oui.La belle affaire! Au point où nous en sommes, personne ne se surprendrait de voir une formation politique Offrir un sac de chip par jour aux enfants des quartiers défavorisés, opération que l'on concrétiserait en relation étroite avec l\u2019entreprise privée.La démocratie devrait donc s'exercerlà où on peut avoir la chance d'être souverains, d\u2019avoir un pouvoir sur nos vies.Dans nos cuisines, nos organisations, dans la rue avec tous les problèmes que cela représente, avec les moyens dont on dispose: notre imagination, nos talents, nos énergies et, surtout notre solidarité.Ainsi nous sommes certain-e-s d'obtenir de meilleurs résultats que lors d'une séance du conseil de ville.Nous faire confiance, donc, et être solidaires.Cesser de croire que la solution se trouve derrière un isoloir.Qu'est-ce qu'onfaitle4 novembre?On s'occupe de notre santé.» eee seras == Chaque matin, des centaines de milliers d'autos, en provenance de la rive-sud, prennent d\u2019assaut la ville de Montréal.ette terrifiante masse de voitures consfitue la principale source de pollution de l'air, de pollution par le bruit, elle menace les déplacements des piétons (notamment ceux des enfants etdes personnes âgées), elle gêne la circulation des autobus et bicyclettes, en plus d'entraîner la destruction d\u2019édifices et d'espaces verts au profit de stationnements.Les banlieusards, responsables de ces attaques à l\u2019environnement urbain, ne paient, par surcroît, aucune taxe à Montréal.Solution: des voies réservées aux autobus et au covoiturage Une solution, à la fois simple et logique à cette agresssion quotidienne, consiste à réserver des voies au covoiturage et aux autobus sur les ponts joignant la rive-sud à l'île de Montréal.Pourquoi, en effet, des autos ne transportant qu\u2019une seule personne devraient-elles ralentir d\u2019autres véhicules qui, eux, transportent trois, quatre, ou même quatre-vingts per- A Claire Morissette A l'Hôtel-de-ville de Montréal, le 17 septembre 1990, le Monde a Bicyclette a posé la question suivante: «La Ville de Montréal consacre environ90 millions $ par année l'entretien des rues, à la réfection de l'asphalte, au balayage et au déneigement.On peut évaluer que 25 % environ de ce montant sert à l'entretien du stationnement résidentiel, des deux côtés depresque toutes les rues: c'est donc environ 20 millions $ par année que la Ville consacre au stationnement automobile résidentiel gratuit.» «Cette année encore, des cyclistes vont stationner dehors, parce qu'ils n'ont pas de place dans leurs triplex en série et parce que la Ville n'a pas prévuun soupourleur stationnement.En décembre 1989, la Ville a enlevé des vélos par dizaines, sans avertissement, en sciant leurs cadenas \u2014 quasiment du vol.Ces vélos se sont retrouvés à la fourrière municipale; quelques personnes ont réussi, avec beaucoup de difficultés, à retracer les leurs, les autres vélos ont été vendus après le délai de 60 jours.Qu'est-ce que la Ville de Montréal va faire pour que cette situation ne se reproduise pas en 1990?» Mme Léa Cousineau, membre du > or em sonnes, dans le cas des autobus! La sainegestion des précieuxaccèsentre les rives impose de donner priorité aux véhicules dont les passagers utilisent moins d'espace.Washington, Los Angeles, Miami réservent depuis longtemps des voies aux autobus etcau ovoiturage, surles autoroutes d'accès autour de ces villes.L'aménagement de la circulation sur I'estacade du pont Champlain prouve que le ministère du Transport du Québec connaît le problème et la simplicité de sa solution: on yaréservé l'accès aux autobus et covoitureurs.Pourquoi est-ce seulement en situation de crise qu\u2019on recourt enfin à des solutions véritables ?Pourquoine généralise-t-on pas cet usage judicieux de l\u2019espace aux autres ponts?Pont Victoria: la Ville de Montréal doit y voir Le pont Victoria appartient au Canadien National.Avant 1955, un trottoir piétonnier et cyclable existait sur le côté est du pont.Une voie de tramway desservait la rive-sud.Les Comité exécutif, répond: «C'est un fait qu'actuellement les stationnements cyclistes sont des stationnements qui doivent être retirés le 15 novembre, en même temps qu'on procède à la fermeture un peu partout des voies cyclables.Ce sont des aménagements qu'on doit enlever pour assurer le déneigement l'hiver.II n'y aura pas plus de stationnements réservés aux cyclistes ou installés en voie publique avec le système que l'on connaît maintenant, au 15 novembre de cette année.» «Parmi les études en cours, il y a effectivement des études qui permettraient d\u2019avoir des types de stationne- mentattachés aux édifices plutôt qu'à la chaussée, qui permettraient peut- être de stationner autant l'hiver que l'été, mais les expériences faites jusqu'à maintenant ne sont suffisam- mentconcluantes pour qu'on généralise l'usage de ce type de stationne- mentpourles bicyclettes l'hiver.Donc le même problème va se reproduire, c'est-à-dire que les propriétaires au- raientintérêtà ranger leurs bicyclettes et à ne pas les accrocher lorsqu'il y a des déneigements à faire à Montréal sur la voie publique, parce qu'elles seront remorquées, au même fitre que certaines automobiles le sont lorsqu'elles empêchent le déneigement,» FD Les automobilistes de la rive sud ont eu la surprise de voir une bannière «officiella» annonçant une vols réservée aux autobus ot au covoiturage sur le pont Jacques-Cartier, le matin du 25 août.vieux horaires nous apprennent qu'en 1915, le trajet prenait 7 minutes, des rues McGill et Wellington à la rue Riverside, à St-Lambert.La voie piétonnière et cycliste, et la voie de tramway, furent éliminées dans les années 50, pour être converties en deux voies pour automobiles, au coût de millions de dollars.Aujourd'hui plutôt que de prendre 7 minutes, la traversée du pont exige chaque matin 40 minutes du temps de chaque automobiliste.Et voilà le URGENT RECHERCHONS URGENT La personne sélectionnée sera parfaitement francophone,aura une très bonne connaissance de l'anglais, ainsi que de la scène écologique tant québécoise que mondiale.Elle devra orchestrer le travail du groupe, travailler en coopération étroite avec d'autres organismes, préparer des dossiers etles faire valoir auprès du public et des médias.Poste de responsabilité exigeant initiative, éfficacité et enthousiasme.Salaire à négocier.Lieu: Montréal.Envoyer lettre, C.V.détaillé et 2 références au CENTRE D'ANALYSE DES POLITIQUES ENERGETIQUES B.P.342 St-Sruno-de-Montarville, Québec JV 5G8 ARGO BOOKSHOP PAPERBACKS & CANADIAN BOOKS 1915 Ste-Catherine W.Tel.(514) 931-3442 Montréal, Québec BO VÉIO + Démontage complet des pièces » Peinture uréthane cuite au four * Nettoyage à l'ultrason * Ajustements complets * Alignement des roues + Graissage et lubrifications \u2014 Tout pour: info: (514) 272-9269 progrès! La ville de Montréal exerce une juridiction partielle sur le pont Victoria.En 1986, le Comité exécutif recevait une requête du ministère du Transport du Québec, demandant de transformerune travée à double sens en deuxtravées à sens unique, durant les heures de pointe.Le Comité exécu- tifa donné son accord.Conséquence: encore plus d'autos entrent à Montréal chaque matin, submergeant Pointe St-Charles de leurs nuisances.Le conseiller municipal Marcel Sévi- gny est d'avis que cette entente concernant le pont Victoria, qui devient échue en octobre, ne doit pas être renouvelée.Le Club pour les Alternatives à l'Autodemande que ces travées soient au contraire réservées aux autobus et au covoiturage.L'expérience du pont Champlainetde l'estacade démontre la facilité d'implanter une telle solution.» CE IEEE 7490 - Su vous êtes Anti-Poilution.! 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While it is true that the so-called \u201cMissing Link\u201d is there (that is \u2014not missing anymore) it is far from being open for use! During the week, there are four barriers that must be passed to gain access to the path from St.Lambert.These consist of two gates and two lifting gates, all located on the small bridge over the lock at St.Lambert.FER} E453 SY TILE RW long as the weather permits it \u2014and should be opened again as early as possible.As a solution for this problem \u2014 openthe path.Forarebellious idea?! Block the Victoria Bridge during Rush hour some day \u2014if we can't bike \u2014 they can't drive! A.Okapuu-Von Veh P.S.The only reason for these ridiculous opening times is that someone Commission Aménagement, Communauté Urbaine de Montréal 2, Complexe Desjardins CP.129 Montréal, Québec H5B 1E6 Cher Messieurs, À l'invitation du journal Le Monde à Bicyclette (été 1990), je vous écris pour souligner le besoin d'un coor- donnateur-vélo à la planification du territoire de la CUM.Comme vous en êtes sûrement Onweekends the pathis open, butits has not noticed that cycling is no conscient, il existe à l'heure actuelle opening hours are very irregular.As longer a weekend leisure activity! unbesoin pressantde repenser notre of October 8, the path will be officially : aménagement urbain de manière à Z closed until May 12 (weekends) or assurer le bien-être de sescitoyenset = 2 June 10 (during the week).(This son essor économique.L'utilisation à & according to the 1990 Schedule from M.Michel Hamelin, Président de la grande échelle de l'automobile par & the Société de l'Ile Notre-Dame.) Communauté Urbaine de Montréal; exemple constitue un problème & 3 For someone who wants to bi- M.Gérard Divay, Directeur du Ser- majeur auquel nous devons trouver = cycle to university in Montréal, this vice de la Planification du Territoire, des solutions immédiates.Les coûts & Q situation is far from acceptable.This Communauté Urbaine de Montréal; sociaux de toutes sortes qui découlent = bicycle path should be kept open as M.Hubert Simard, Président de la 525-3036 Fruiterie Tutti-Frutti Une halte rafraichissante 1251 de Maisonneuve Est.(coin Beaudry) ree DANSANT 845-8443 + TTI NEVE MONTRÉAL + TER Mont- ttn) H2W 128.RESTAURANT SPECIALITÉ EMA NBINIIEN NN -_ or en es COUSCOUS (mets typiquement BERBÈRES) OUVERT TOUS LES JOURS DE 17H à MINUIT (Avec réservation, le midi et après minuit) Montréal (QC) 844-7405 de ce phénomène (soins médicaux, perte de vies humaines, construction d'infrastructures (routes, stationnements, etc.), malaise dû à I'enlaidissement de notre milieu de Je crois que le transport en commun constitue la principale mesure alternative qui s'offre à nous.Encourager l'utilisation de la bicyclette, comme moyen de transport ou simplement dans un but récréatif, constitue également un pas dans la bonne direction.II faut saluer les progrès importants qui ont été réalisés en la matière lors des dernières années.Il est cependant nécessaire d'aller encore plus loin et de faire preuve d'encore plus d'initiative pour donner à la bicyclette le droit qui lui revient.C'est pourquoi la Communauté Urbaine de Montréal doit veiller à ce qu'une personne chargée du dossier de la bicyclette participe aux travaux de la planification du territoire de la Communauté.Seulement ainsi pourra-t- on être assuré que les intérêts des adeptes du vélo seront protégés.Je vous remercie, cher Messieurs, de votre attention.Eric Turgeon ga Mélez-vous, de, vos [WY affaires LY) Messieurs, d'automne du journal de l'organisme.Même si au cours des années j'ai été habitué aux prises de position radicales du M.à.B., j'ai été estomaqué de trouver en première page l\u2019article complètement démentiel de Michel Chartrand.Si le M.à.B.avait voulu présenter un article sérieux sur les revendications autochtones, j'aurais compris.Mais qu'on présente un tel ramassis de stupidités en première page d'un magazine voué avant tout à l'avancement de la cause cycliste dépasse mon entendement.Qu'on en juge: alors que l\u2019article \u201c se termine par une invitation à une marche «pacifique», le texte est farci d'expressions comme «lâche comme M.Bourassa», le «trou-de-cul à Pa- fizeau», «nos gouvernements sont des vendus, des guenilles, puis des lâches».Cette violence verbale \u2019incite pas à beaucoup de pacifisme.M.Chartrand accuse aussi le caporal Lemay qui s'est fait tuer alors qu'il était en service de ne pas avoir LE MONDE À BICYCLETTE 4 HIVER 1990 eu «assez de conscience pour refuser de faire cette job-là».Est-ce que M.Chartrand souhaite que les policiers prennentun vote pour décider * « FRUITS « LÉGUMES FRAIS vie) justifient que nous consacrions Je recevais aujourd'hui ma nou- s'ils vont appliquer une injonction qui * CHARCUTERIES © FROMAGES d'importants efforts pour mettre sur velle carte de membre du Monde à a été émise par la cour?Non seule- + BOULANGERIES pied des altematives.Bicyclette ainsi que le numéro mentlaveuve du caporal Lemay doit- elle vivre la peine résultant de l'assassinat de son époux, mais en plus elle doit entendre de pareilles bétises où on reproche à son mari de manquer de conscience.Que M.Chartrand dise de telles choses, on est habitué à sa haine viscérale des policiers, mais que le M.A.B.reproduise ces propos sans cœur, c\u2019estin- admissible.L'appui de M.Chartrand la lutte armée des Warriors, son acceptation béate du fait que les Mohawks ne veuillent pas parler français et sa défense totale des revendications des minorités (va-t-il bientôt demander l'abolition de la Loi 101?) n\u2019ontfaitque confirmer mes préjugés à son endroit.Mais je considérais quele M.à.B.était plus sérieux et je suis extrêmement déçu.J'espère que vous allez revoir prochainement votre politique éditoriale, sans quoi je devrai me demander si j'ai encore ma place au M.à.B.Avec mes salutations distinguées, Robert Ascah J TORONTO Voie réservée au centre-ville Sur la rue Bay (Bay Street) au centre-ville de Toronto, les véhicules automobiles n'auront droit qu'à une seule voie, dans les deux sens, de 7h à 19h, à compter dulundi 29 octobre.Les voies longeant le trottoir seront réservées aux vélos, autobus, taxis et véhicules d'urgence.Toronto Star, le 18 septembre 1990 CUBA Amenez-en des vélos! Fidel Castro a-t-il entendu parler du Club Alternatif À l'Auto?Ou encore est-il inquiet par la situation Cuba: 200 000 vélos.pétrolière mondiale provoquée par la crise du golfe Persique?\u2026 Quoiqu'il en soit, il a annoncé en septembre que Cuba avait passé une commande de 200 000 vélos; il a aussi précisé que son gouvemementavaitl'intention d'en commander 500 000 autres.Cuba devient donc officiellement la première contrée latino-américaine amie de la bicyclette.Source : Le Devoir CHINE Des autos au lieu des vélos?C'est au royaume de la bicyclette que l\u2019histoire se passe.En effet, le gouvemement de Beijing (Pékin) annonçaitrécemmentquela construc- tionde la première autoroute de Chine populaire venait d'être terminée.Elle s'étend sur 357 kilomètres, dans le ILLUSTRATION: EMILY ELLIOT nord-est du pays, et il aura fallu une somme équivalente à 500 millions de dollars pour mener à bien ( si on peut dire.) ce projet.Dire qu'on avait cru que l'avenir de la Chine était du côté du vélo.Peut-étre les autorités chi- noisescomprendront-ellesunjour?.La Presse, le 30 septembre 1990 BILAN ET PERSPECTIVES SUITE DE LA PAGE PRÉCÉDENTE qu'on ne peut parler du vélo en tant que mode utilitaire dans les déplacements urbains à Montréal.Dans le cas des limites de vitesse, peu où pas de mesures connues ont été annoncées.Là comme ailleurs, la ville s'est contentée de détourner la circulation de transit d'une rue à une autre (exemple: de Mentana à Chris- tophe-Colomb).En ce qui concerne l'application rigoureuse des règlements, la mesure la plus visible a été de mettre Montréal à l'heure des grandes villes nord-américaines.Ainsi, ona implanté le remorquage automatique des véhicules en infraction aux heures de pointe, sur les grandes artères du centre.Destinée avant tout à rendre la circulation plus fluide, cette politique (officiellement invoquée pour stimuler l'achalandage dutransportencommun) pourlemoins tardive visait certes à faciliter la tâche des automobilistes: « Les règlements concernant le stationnement peuvent avoir plusieurs motifs.| peut s'agir tantôt d'assurer la fluidité de la circulation, tantôt de permettre l\u2019entretien des rues, tantôt de protéger les piétons.Ils ne doivent cependant pas avoir pour effet de harceler inutilement les propriétaires de véhicules automobiles.» (Les priorités d'action, p.35) Fidèle à sa tradition, la ville a continué de gérer la circulation.Confrontée à deux objectifs contradictoires, soit de développer le transport en commun et de faciliter la circulation et le stationnement, la ville a choisi sa position traditionnelle de «gestionnaire» de la circulation.Autrement, le déclin du transport en commun eût été bien moins spectaculaire.Celaest bien normal.Tout simplement parce que le contrôle des politiques échappe de plus en plus aux élus.Étant donné que la clause de résidence n'existe plus dans les conventions collectives, un nombre de plus en plus important de nos fonctionnaires ne se justifient plus de la «citoyenneté» montréalaise.Issus de la banlieue, il est beaucoup plus pro- blable qu'ils préfèrent la voiture aux transports publics et qu'ils façonnent la Voirie selon cette réalité (ex.: feux de circulation des quartiersinsulaires).Ce qui nous amène à voir le cadre dans lequel le Plan directeur pour l'arrondissement Centre aborde la question des déplacements; cela doit nous préoccuper au plus haut point.Vaste opération de relations publiques, la ronde de consultations a drainé beaucoup d'énergie sans engendrer de résultats significatifs et n\u2019a fait que reprendre les mêmes thèmes électoraux du R.C.M.(ainsi, le réseau de couloirs réservés aux autobus est encore à l'étude).Des efforts ont été consentis en rapport avec certains indicateurs de services à la S.T.C.U.M.: construction d'abribus et diffusion des horaires, mais ils se révèlent fort insuffisants, dans la mesure où plusieurs postes d'attente en demeurent dépourvus.Les abribus, construits par des agences de publicité, ne renferment aucune information, seulement de la publicité! Quant aux flashbus, on les retrouve sur les circuits à haute fréquence et dans le Centre, là où les réclames sont vues par le plus grand nombre.La grande déception demeure l'enterrement de première classe réservé à la question du financement des transports en commun par les bénéficiaires non usagers.Dans une déclaration publique remontantau 15 décembre 1989, monsieur Robert Perreault a définitivement écarté une telle initiative en autant que son administration était concemée.À l'heure où on appréhende le retrait de Québec dans le financement des déficits d'exploitation, comment pourra-t-on sortir de l'impasse actuelle et quelle direction prendra le développement des transports en commun urbains dans un avenir prévisible?Bref, on peut conclure de cet examen que les autorités actuelles semblent prisonnières d'une approche traditionnelle.On manque d'une visionnouvelle de l'«urbanisme».Mais les grandes villes du monde n'échappent pas à cette sclérose.Laissons le mot de la fin à Henri Lefebvre, urbaniste français: «Les sociétés sont figées dans un modèle urbain qui envahit tout l'espace.La cité n'est plus dans la cité.Les voies de la citoyenneté sont à réinventer».\u2014Le Monde diplomatique (mai 1989)» les entretiens , = A Tous les jours de 10h & 24h VENTES RAPIDES DE TOUTES LES MARQUES ET REPARATIONS 6662 Papineau, Montréal H2G 2X2 727-7171 VITA ET TRE 1877, Laurier est | a - près de Fabre Le Vélociste 521-2934 bières, vins et spiritueux \u2014 4824 ST-LAURENT, MTL (OUVERT TOUS LES JOURS) TÉL.: 843-7561 \u2014\u2014=\u2014\u2014ud UR.Cyclery « Akmentalion sane « Ecologle.sciences + Énergies subies Boule de Neige @ VELO D\u2019 OCCASION REPARATION-PIECES ACCESSOIRES-LOCATION Bicycletterie 72 RACHEL.E 843-6989 LIVRES EN FRANCAIS & ENGLISH BOOKS « Crolssonce personnelle + Jordinoge et agricutiure, .Philosophies .spiituoiités Faites-moi parvenir LJ \"Pédalez Montréal et ses environs\u201d 6.858 (5.956 + 15% pour rais postaux) Total: C1 | + Psychologies Nom Prénom » Santé holistique + Technologies oppropriées App.Due £4 fr Ville Code postal Mode de paiement: CJ cheque I Visa OU Mançat (D Master Card | Numéro de carte de crédit Signature LI LIT IEIITIITITTI Date d'expiration mrsz= momo Faites parvenir à VÉLO MAG, 3575, boul.St Laurent LE MONDE À BICYCLETTE 5 HIVER 1990 suite 310, Montréal, Qc H2X 2T7 Phantom Trains and Bridges Martha Brooks he trainto Ste.Isidore lasted 9weeks this summer.While T the Mercier Bridge was blocked, it carried 13,382 passengers a week.After the bridge opened, it dropped to 3,008 a week.The people of Chateauguay and Valleyfield had their chance, said one passenger, now they'll never get a train.Guy Chartrand of Transport 2000 says this is not the case.T2000 is looking into a long-term solution to the traffic problems from the south shore.They are hoping to have a commuter train from Chéteauguay to downtown within a year.\u201cBut people have to continue to pressure the govemment to install a more direct line.\u201d Wear and tear on nerves was the reason given most frequently by the 300-oddpassengersonthe 16:45 from Central Station on Wednesday, September 19, its last week of operation.Picture the train rolling through the villages and countryside; its passengers chatting and laughing quietly.Some are asleep after their day's labours, some are reading.Then picture the Mercier Bridge with traffic lined up until 7 o'clock at night.In the morning, there is only one lane into the city, makingtrafficcongestioneven worse for people who are on theirway to work.People went back to their cars, says Chartrand because the traintook too long.\u201cOne hour was too long.\u201d Cost was another problem.Francois Auger, of the Department of Transport says the train cost $17,000 a day.\u201cIt was very expensive, and not enough people took it to justify its use.\u201d says Chartrand.There were 98 people on the 17:45 train.\u201cWhen itcomestosupportformass transit, the three levels of government are quite thrifty, but they roll out the red carpet for the private automobile.\u201d Des pistes et Les efforts de quatre années d\u2019administration RCM pour «cyclabiliser» Montréal sont-ils satisfaisants?Claire Morissette nmatiére de transport urbain, labicyclette, ce n'est .~ pas.une «bébelle» à accommoder ou non, si l'administration en trouve le temps.La bicyclette, c\u2019est le transportle mieux adapté aux déplacements de 10 km ou moins, soit 75 % des trajets en ville, c'est un véhicule irréprochable au plan environnemental, et c'est déjà le choix d\u2019une portion importante de la population de Montréal.L'encouragement réel et tangible qu'attendent les cyclistes des administrations publiques, ce sontdes pistes cyclables sécuritaires, ils le répètent sans cesse.À la fin de l'ère Drapeau en 1986, on comptait 121 kilomètres de voies cyclables à Montréal: environ 60 kilomètres étant protégés par une ségrégation physique du trafic, l'autre moitié simplement marquée au sol ou seulement indiquée par des panneaux de signalisation.En quatre ans au pouvoir, le RCMa produit 9 nouveaux kilomètres cyclables, dont 6 sur Rachel \u2014ce projet, déjà dans l'air avant 86, a été suspendu pendant deux ans avant d'être remis en branle en 1989; une opposition locale a nécessité une attitude ferme du RCM, qui s'en est bien tiré\u2014.A la «table-Vélo» de la Ville, de nouveaux axes cyclables sont annoncés pour 1990-91: une piste sur St-Zotique de la 30° avenue à la piste Boyer, une piste sur Bourbon- nière et une piste sur de Maison- neuve au centre-ville, à titre «expérimental».Ensuite?On travaillera à identifierl'ensemble des axes pourun réseau cyclable complet, on fera une planification «ficelée» de travaux dont la réalisation ne débutera qu\u2019en 1992.Objectif: faire bonne figure lors de la rencontre «Vélo-mondial» dont Mont- réalseral'hôtesseen septembre 1992.Certainscorrectifsontété apportés aux pistes existantes: des feux de circulation ontété installés sur la piste Ch.-Colomb-Berri auxangles des rues Mont-Royal et Rachel; dans ce cas, une mobilisation cycliste, une pétition de plus de mille noms, et l\u2019aide de Monsieur SOS (TV Quatre-Saisons) a précédé l'obtention des aménagements.Aux angles des rues Rosemont et Jean-Talon, où il y a un besoin indéniable de feux de circulation, des améliorations sont annoncées, mais rien n'a été fait.Une nouvelle mobilisation, intersection par intersection, est-elle nécessaire?Des feux avec pictogramme-vélo sont apparus le longde lapiste Rachel, très bien! Leur phase de feu vert est cependant trop courte, et le Service des Travaux publics ne semble pas saisi de la priorité à donner aux correctifs demandés en juillet.Pour ce qui est du «Chainon manquant», ce lien cyclable entre Montréal et la Rive-Sud par la Voie Maritime, on observe un effort financier remarquable de la Ville: 300 000 $ des 550 000 $ nécessaires à sa réalisation \u2014a balance provient du gouvernement provincial.Ce lien a été terminé enjuin 1990, juste àtemps pour l'ouverture du parc-plage de l'Ile Notre-Dame.Mais le Monde à Bicyclette, qui suivait le dossier «pouce par pouce», a constaté un manque de leadership de la Ville dans ce dossier: personne ne le pilotait, il dormait bien en dessous de la pile, le personnel des services concemés en ignorait jusqu'à l'existence.Si le Monde à Bicyclette n'avait pas pris le taureau par les guidons, ce «Chainon» serait probablement toujours «manquant» aujourd'hui.Stationnement En juin 1989, une politique de stationnement cycliste en zone commerciale étaitannoncée, puis presque immédiatement suspendue: la de- says Claire Morissette of Le Monde à Bicyclette.À poll conducted by Le Devoir in 1988 found 84 per cent of Montrealers believe traffic is a serious or very serious problem and 42 per centwantall cars banned from downtown Montréal.The public will is there, the tracks are there, the parking lot is there.The people thattookthe train to Ste.Isidore lovedit.Althoughit was free, they said they would be prepared to pay for their ride.One major problem remains: \u201cThe train would go through the reserve.\u201d says Auger.\u201cWe were discussing the issue with the Departmentof Transport, and Sam Elkas before July IIth.\u201d says Joe Norton, Grand Chief of the Mohawk Council of Kahnawake.\u201cBut we're ready to scrap all that.\u201d \u201cWhy should we cooperate with them when they send in the army.\u201d Since car traffic still has to go through the reserve, Norton says: \u201cWe're thinking of putting up our own toll booth and charging, say $1 acar.\u201d \u201cThat's a great idea.\u201d says Bob Silverman of the Club for Alternatives to the Auto.\u201cIt would limit the number of cars coming onto the island of Montréal.In Singapore, they charge $2 and the streets are calm and human.\u201d des jeux mande, très forte, demandait analyse: le Monde à Bicyclette avait fait connaître cette politique aux commerçants et plus d'une centaine de demandes sont entrées en un rien de temps.Les travaux sur le prototype de support tardaient.Le personnel «vélo» de la Ville était débordé.Deux nouveaux .modèles de support-vélo ontété créés, pourdu stationnementen petitnombre et pour plus haute densité; 120 unités ont été installées en septembre.Par ailleurs, environ 800 stationnements «à arceaux», dont la moitié au parc- plage, ont été installés, surtout en 1990; ils sont tout de suite remplis.Quant au stationnement résidentiel, selon sa «politique-Vélo», la Ville doit proposer une loi obligeant les entrepreneurs à munir les édifices qu'ils bâtissent ou rénovent, d'un certain nombre de stationnements- vélo proportionnel à la surface de plancher.Le plan directeur de l'arrondissement-Centre parle d'untel règlement, mais le contentieux de la Ville n'est pas encore au travail pour formuler la loi.Restera encore à résoudre le stationnement des résidences en triplex, où l'espace intérieur est rare.Une requête en CCA Le Plateau demandait que la Ville pourvoie du stationnement sur rue en zone résidentielle dense.La requête «est à l'étude», mais on nous avertissait de ne pas y penser avant belle lurette, ceci n'étant pas une priorité pour la Ville.Pour- LE MONDE À BICYCLETTE 6 HIVER 1990 tant la Ville fournit gratuitement du stationnement automobile le long de presque toutes les rues résidentielles, l'asphaltant, le \u2018balayant, le déneigeant, ce qui gobe une grosse portion des 90 millions $ de son budget annuel d'entretiendes rues.Qui donc a déjà dit: «C\u2019est dans leur stationnement qu'on peut juger de la sincérité des intervenants publics en matière d'écologie».À petite vitesse En novembre 1988, la Ville adoptait une «politique-Vélo», un bon document, un énoncé d'intentions touchantles aménagements, la sécurité, la promotion et la coordination des travaux cyclables.Son échéancier des travaux cependant, étalé sur dix ans, laisse songeur.Un an plus tard, on observait déjà de gros retards dans les travaux à court terme.Dans les huit «Dossiers Urbains» d'arrondissements, rendus publics Phiver demier, on observe une préoccupation très inégale face à la question vélo.Dans certains de ces dossiers, on ignore même les pistes existantes, que dire des tracés futurs.Dans d'autres, on parle d\u2019un tronçon à faire ici ou là, sans cohésion.Dans tous, on néglige de développer la notion de réseau cyclable de trans- portetdu quadrillé serré de pistes que ça exige.Récemment cependant, la SUITE EN PAGE SUIVANTE (Borgel de ville! «Dans le plus vieux Squat à Montréal, un groupe d'artistes, en marge de la marge, créent et produisent faisant fi des marchés et de l\u2019acceptation populaire.Car telle est leur mission, leur apostolat: travailler dans l\u2019obscurité et Sébastien Bouchard es gouvernements ne les représentent pas du tout, B c'est pourquoi ils fondent leur «république»: Bordel de ville.Ce sont des artistes; des musiciens, des peintres, et d'autres.C'est un espace géographique; quatre maisons; l'hôtel DES PISTES ET DES JEUX SUITE DE LA PAGE PRÉCÉDENTE tous, on néglige de développer la notion de réseau cyclable de trans- portet du quadrillé serré de pistes que ça exige.Récemment cependant, la «table-Vélo» nous apprenait que des planificateurs du Bureau du plan seraient chargés d'yvoir.Enau- tomne 89, sous la pression des groupes cyclistes, le gouvernement provincial se montrait réceptif à participer au financement des 10 à 20 millions $ nécessaires à l'aménagement du réseau cyclable, position qui semblait plus incertaine aulendemain du budget Lévesque en mars 90, mais qu\u2019une bonne dose de pression devrait pouvoir faire aboutir.La Ville a préféré solliciter 40 millions $ pour un biodôme.On ne peut s'empêcher de se rappeler 1975, alors que Jean Drapeau construisait son vélodrome de 75 millions $ qui, selon les militants cyclistes «est un projet de grandeur, bientôt inutile, alors que c'est de pistes cyclables que les cyclistes montréalais ont besoin».Avec 40,000 cyclistes dans les rues au Tour de l'Ile, et des milliers quotidiennement dans les rues, les cyclistes représentent un poids qui leur à permis d'obtenir quelque résultat.Mais dans l'ensemble, l'administration RCM n'aftecte pas Assez de personnel aux travaux vélo, etne donne pas à ce personnel assez de pouvoir pour faire avancer rondement les projets.La place du vélo n'est pas ressentie comme une priorité par les services impliqués, et aucun conseiller municipal n'assure un leadership vigoureux et vigilant pour Soutenir les projets vélo, ce qui serait pourtant leur job.Le conseiller asso- clé en charge du dossier vélo en 1987 et 88 déclinait récemment notre demande de rencontre, déclarant qu'il N'y travaillait plus et que le dossier vélo relevait directement du Comité exécutif, sans autre personnel politique.Pour ce quiest de la transparence de la Ville auprés des cyclistes et de leurs associations quant à la marche des travaux, une ouverture a enfin eu lieu en mai, par la mise sur pied d\u2019une Table-Vélo de concertation, trois ans et demi après l\u2019arrivée du RCM au pouvoir.de la terreur; une école; une galerie d'expositionetla monnaie bordeldevil- loise, évidemmentconvertible autaux de change canadien.L'économie de la république repose sur le secteur artistique et culturel ainsi que sur les maigres versements monétaires de l'aide sociale du gouvernement québécois.Le pays est situé à Montréal, dans le faubourg St-Laurent.est bordé au sud par le Vieux-Moritréal, au nord par le boulevard René-Lévesque, quelques coins de rue à l\u2019est du boulevard Saint-Laurent, pas très loin du bar Les Foufounes électriques.Les habitants, une vingtaine environ, cohabitent avec les Chinois.Isabelle, la ministre de la Défense nationalede la république, craint une possible invasion du territoire par les riches spéculateurs chinois.Actuellement, les relations entre les deux communautés sont paisibles.Lagéographie bordeldevilloise est marquée par les espaces de stationnement, leshabitations abandonnées et d'autres caractéristiques communes au paysage montréalais.Un graffiti peint sur un panneau de bois condamnant la fenêtre d'une maison de chambres expropriée par la ville, rue Hôtel-de-ville, en plein cœur de la république, résume bien le paysage montréalais: La laideur a une ville.Le le silence.» \u2014Jean-Luc Bonspiel occupent le territoire depuis 13 années.Les bordeldevillois se sont regroupés encoopérative d'habitation, qu'ils ont fondée il y a un an.Les habitants sont présentement locataires de logements dans le Faubourg Saint-Laurent.Quelques propriétaires sont expropriés mais on attend toujours que la ville rachète ces logements et qu'elle les réalloue au logement social autogéré.Les propriétaires laissent monter les enchères.L\u2019attente est longue; trop longue.La coopérative n'existe encore que sur papier.La ville a tout de même racheté plusieurs maisons de chambres sur la rue Hôtel-de-ville.Lesimmeubles sont aujourd'hui gérés par des organismes sans but lucratif (0.s.b.l.); des lieux de transition ou des maisons d'accueil pour les vieux Chinois en perte d'autonomie.Ce geste de bonne volonté ne suffit pas à faire oublier les chambreurs évacués et les maisons de chambres laissées inutilisées pendant 3 ans, en pleine crise du logement.Et puis la clientèle des 0.5.b.l.ne fait que passer; sans la coopérative Bordel de ville, le quartier ne vit plus.Et la structure démocratique en place ne sait pas répondre aux revendications républicaines.Le mode de vie républicain est modérément col- Du beau stationnement La république est assaillie de toutes parts.Celle-ci s'oppose à un projet de stationnement enfoui sous un parc, tel que proposé par l'administration municipale.Le stationnement, méme s'il est tout beau et tout vert en surface, accentuera le flot de la marée noire automobile dans le Faubourg.Les 23 et 24 juin derniers, à l'instar des Québécois, les républicains fétaientleur autonomie.De nombreux artistes sont venus les appuyer.On notera, au passage, le poète Michel Dufresne, le duo musical Rhythm Activism, Nitroglycérine («métal hurlant»), et, dans la même lignée, les Stups et 3/4 Putain.Le sculpteur Armand Vaillancourt et le Front d'action populaire enréaménagement urbain (FRAPRU) appuient la république, encoulisse.La fête, annoncée sur CIBL, aura vu circuler quelques centaines de personnes.La Société pour la conservation du présent (S.c.p.) a sondé l'opinion publique.À la question: «Que pensez-vous du nouveau plan de la ville, style RCM, de construire tout prochainement des blocs de'22 étages su\u2019 a rue-ci pour sauvegarder les parkings?» 3 % des personnes interrogées ont appuyé le projet, 55 % l'ont rejeté et 42 % se sont abstenus ou n'ont pas répondu adéquatement.70 personnes ont participé à ce sondage.Mais la compilation ne représente que 33 voix, pour des raisons techniques.Squatter Inspirée des nombreux exemples Bordel de ville: art de rue, terrains vacants transformés en stationnements.La maison est partie mais la corde à linge est toujours là.Un chauffeur d'autobus rentre du boulot.graffiti est sans aucun doute inspiré par le slogan de l'ancienne administration municipale: La fierté a une ville.Coopérative d\u2019habitation Cette médiocrité esthétique et culturelle qui caractérise Montréal ne se manifeste pas dans la république.La population bordeldevilloise occupe un espace qui lui revient de droit et anime cetespace d'un souffle culturel nouveau.\u2018Les plus anciens républicains lectif.La population revendique des aires de travail communes, une garderie et des jardins autogérés.Le Groupe de recherche technique (G.r.t.), une o.n.g.subventionnée qui se propose, comme son nom l'indique, de fournir une aide technique aux projets de coopératives, n'a que des logements unifamiliaux préfabriqués à proposer.Bref, les républicains revendiquent l'autonomie d'un quartier dans lequel ils vivent à leur manière et la démocratie municipale leur offre des quartiers-dortoirs.européens, la république réquisitionne une propriété à l'abandon afin d'y vivre et de créer.J'ai interrogé quelques républicains sur les motifs de cette occupation illégale (s-g-u-a- t).«C\u2019est bien plus confortable là; il n'y a pas de propriétaire qui va venir te dire que tu fais trop de bruit»; «il ne faut pas louer, ça ne coûte rien.»; «pas de permission à demander à personne surtout.» et puis «on reste dans le quartier où il y a le plus de parkings et de maisons vides alors autant que cela serve à quelque LE MONDE À BICYCLETTE 7 HIVER 1990 chose.» Les squatters s'opposent aux valeurs de propriété, au capitalisme.La France, qui, ironiquement, fête le bicentenaire d\u2019une révolution ratée, n'est pas tendre avec ces anarchistes.Dans le Rebelles de septembre- octobre, on apprend que le 2 mai dernier, 2 000 policiers encerclaient deux quartiers populaires de l\u2019est - parisien.L'opération avait pour but l'évacuation de deux immeubles HLM occupés par des membres du Comité des mal-logé-e-s.Les CRS et les gardes mobiles ontalors procédé aux expulsions manu militari.Là-bas comme ici et partout, la crise du logement sévit.Le squat est un mouvement d'opposition radicaie qui grandit.Tôt ou tard, les démocraties libérales devront répondre autrement que par la cœrcition.interrogés sur la vocation de l'actuel bâtiment squatté par les bor- deldevillois, 85 % des participants au sondage de la S.c.p.se sont dits d'accord à ce que ce squat devienne le Parlement, le centre communautaire et lincubateur culturel de la République tandis que 3 % se sont dits contre et 12 % se sont abstenus ou n\u2019ont pas répondu adéquatement.La ville et la culture À l'issue d'une consultation populaire effectuée dans le quartier Ville- Marie (centre-ville) au sujet du plan- directeur de ce secteur, la volonté de faire place à la culture s'est exprimée.Toutefois, la priorité à la culture se traduiten termes douteux à la Société d'habitation et de développement urbain (SHDU), puis au Comité-con- seil d\u2019arrondissement (CCA).Sous réserve de l'analyse de projets spécifiques et de l'évaluation de l'opportunité de développer un nouvel «équipement» culturel, le volume occupé par cet «équipement» pourra ne pas être inclus dans le calcul de la hauteur des bâtiments.Cette mesure permettra aux promoteurs immobiliers de construire plus haut lorsqu'ils intègrent à leurs plans, par exemple, des galeries d'art.La galerie d'art Lavalin est un exemple notoire de l'investissement privé dans le secteur culturel.L'art, ça donne du prestige aux tours à bureaux.«lls aiment l'art pour que les autres voient qu'ils aiment l'art.», selon un républicain.L'indépendance Pendant qu'une commission parlementaire sur l'avenir du Québec, formée de gens d'affaires, prétend présider le projet indépendantiste québécois, la population bordeldevil- loise réclame son autogestion aux cris des Flocons givrés, le groupe hardcore local.Les républicains, comme la plupart des activistes montréalais, se sou- < viennent d'Overdale, ce quartier de > locataires sur lequel on proposait de construire des condominiums et que l\u2019on a finalement transformé en espace de stationnement.Alors que les Montréalais s'apprêtent probablement à réélire le parti municipal au pouvoir, des résidents du Faubourg Saint-Laurent, une vingtaine d'artistes, font Jeurville, prenant à la lettre la promesse de décentralisation du RCM.» a Sr me \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014r a Pt treated va = Martha Brooks fo this small Oka forest would leagther to the military barracks at Famham, to the police sta- tionin St.Eustache, the courthousein St.Jerome, and to Parliament Hill in Ottawa.\u201clloved to go there because it was so beautiful.There was a sense of spirituality and shared significance.\u201d - says Sacca.\u201c| had permission from Chief Simon.\u201d À year later, the road to Oka was blocked.The Sûreté du Québec had set up its quarters at the Oka Historical Society, 500 meters from the sign that read \u201cLe calvaire d'Oka\u201d at the end of Paul Sauve Park.Le Calvaire, the ancient site for the Christianiza- tion of the Indians, became the base for the peace camp.It was when supporters from the Maliceet Nation in New Brunswick amived tojoin the fledgling peace camp and she saw how they were treated by the SQ and the park authorities that she got alarmed, says Sacca.\u201cIt became a major part of my life.\u201d says Sacca, a professor and department chair in the Faculty of Fine Arts at Concordia University.\u201cl went from a peaceful, orderly life to worrying that Copies rere Ressources Ki yyi t-La El = Laser couleur, etc.a native person might get killed.\u201d The technique of random attacks put her into a state of terror, says Sacca.\u201cIt gets into your bloodstream and you have nightmares and can't sleep at night.\u201d The government has done everything it can to divert attention away fromtherealissue, says Sacca.\u201cLand control is the real issue.No municipality would allow another municpal- ity to grab their land.\u201d One of Sacca's greatest concerns was the arbitrariness of the decisions made by the army and the SQ.The SQ moved their road blocks around at will.One never knew if one would get through.At Farnham detention camp, after the evacuation of the Treatment Centre (TC), the army said there would be visiting hours the next day.The next day, they said there would be none, and the people that had been waiting a day and a half to see their loved ones, wenthome.Those inside thought no one was coming to see them.Darlene Bentley, saidthe SQ never wore name badges.She worked with the Anglican Church in Two Mountains and had contacts with the Independent Observer Group.The Church received about one thousand supporters throughout the summer, including the evacuees from the first peace camp.When she took hotwater and coffee to the third peace camp at Route 640, the SQ refused her passage.SE RE = ÈR E à 5 2 Sacca found the racism toward native people \u201cfatiguing and stressful.You end up feeling demeaned and angry.\u201d says Sacca describing an incident in a restaurant in Famham; FARNHAM, far from being a refuge.Concerned supporters with Le Regroupement de solldarité avec les autochtones after evacuation of Oka holdout.when a group of natives from B.C.came in, some whites just got up and left.\u201cIn St.Jerome, at the Van Houte across the street from the courthouse, customers were staring and gawking in a disapproving way.It's absurd.\u201d Warnings If racism in the general public is hard to take, itis even more difficult in institutions where it can eruptinto full- blown human rights abuse.The Quebec Human Rights Commission issued seven press communiques during the Impasse at Oka expressing varying degrees of concern about human rights abuses.July 20th, they were refused admission.If their letter of July 6th to Tom Siddon and John Ciaccia had been heeded, the entire fiasco may have been headed off.The problem of heavy-handed police intervention on reserves is an old one.On June 19, 1989, the Commission protested the presence of 30 R.C.M.P and 40 heavily armed SQon Escoumins reserve.For a population of 175 people, such a deployment of police force seems unjustified, said the Commission, and will have grave consequences.Because of three raids on Indian reserves that year, the Commission reminded the Quebec Government of its commitment towards native people inits 1983 consitutional talks: that the Aboriginal people of Quebec are distinct nations who are entitled to their - culture, their language, their customs and traditions as well as the right to direct their own development and identity.\u201d It didn't do any good.In September, they sent a telegram to then Minister of Public Security, Gil Remil- lard, sayingthat a police raid ofKahna- wake would aggravate an already tense situation onthe reserve.Amonth later, they addressed the same problem to Sam Elkas when he took over the portfolio.Things got worse.Terrified \u201c| was terrified they would kill me\u201d, says Albert Nerenberg, a free-lance writer and broadcaster who writes a weekly column in the Gazette.He sneaked behind the barricades 17 days before the end and was caught up in the melee when the people came out of the TC.\u201cThey separated me from the group of journalists and photographers.\u201d says Nerenberg, whohasneverhada problem withthe SQ.\u201cThe SQ wanted me, and the army handed me over.\u201d While two detectives held his arms, a third officer, dressed in fatigues, helmet and gloves so that he looked like army personnel, punched him in the face, muttering an explicitive about the Gazette.None of them were wearing name-badges.What was terrifying, says Neren- berg, was that in the context of all that violence and panic, there didn't seem to be any rules.\u201cThere was no procedure.\u201d At the time, Nerenberg assumed he was being detained because he had snuck in a videocamera after the CBC pulled out.\u201cWe had the only TV footage of the last 17 days\u201d, but that didn\u2019t seem to be the case.\u201cThey kept calling me «Mon Petit Mohawk.»\" In the interrogation room at St.Eustache, they told him to undress and using the good cop bad cop routine with surgical gloves as an intimidation device, tried to get him to sign a confession saying he and Lasagna had stolen a cellular phone from a house near the TC.\u201cI had a cellular phone a Gazette reporter had given me\u201d, says Nerenberg.Finally, he was able to make a phonecall, says Nerenberg.He called his lawyer but he wasn't home, so he called TVA and the SQ detective not knowing it was a jounalist on the otherend, started screaming charges into the phone: participating in a riot, breaking and entry, and other things.LE MONDE A BICYCLETTE 8 HIVER 1990 a ee ~~ em a am re es SE ST H meme im \u2014- After what seemed days, but was really only a few hours, he was put in a cell.As he put his shoes through the bars, says Nerenberg, the officer in military gear kicked his arm, screaming threats and spitting on him.Shock, helplessness, anddisbelief.Noreigain the cell next to his was breathing strangely, says Neren- berg.\u201cHe probably got a working over before | got there.\u201d At 12:30, he was driven to Parthenais by two polite detectives.\u201c| was relieved to be going there.\u201d says Nerenberg.\u201cAt least it was an official jail.\u201d At 1:00, he was released.The only solace he had during that ordeal was that the SQ car taking him to Parthenais was being tailed all the way from St.Eustache.There werealsoobservers parked outside the police station and people atthe front desk.The appalling thing is that people can be caged like animals and tortured in full knowledge of the public and no one does anything, says Nerenberg.\u201cThey saw me as a sympathizer with the Mohawk.\u201d Marta Jones of Amnesty International says her office has received complaints.Those that fall into Amnesty\u2019s jurisdiction \u2014abuse and torture of prisoners by police\u2014 must be forwarded to the London office in England, with a sworn affidavit, and a doctor's report.\u201cTomaintain objectivity,\u201d says Jones, \u201cthe investigation is done by the international office.\u201d On Sep.24, the same day the people at the TC in Oka were taken to Farnham, Sam Elkas, Minister of Public Security, signed an agreement with the Société d\u2019Énergie de la Baie James, announcing that the Sûreté du Québec would take overthe police work in Matagami and the municipality of James Bay, starting December 30, 1990.Johanne Denault, the attache de press for the Minister of Public Security, now Claude Ryan, denies that this has anything to do with the fact that Hydro-Québec wants to start construction of a $600 million road to Great Whale, January |, 1991.\u201cIt's because of fluctuations in the population up North.\u201d says Denault.On the home front, another golf course is planned for the old campground on Côte Ste.Catherinebeach.The Town Hall says it is private land belonging to Mr.Brisbois.The mayor, Mr.Bellanance says itbelongs to The St.Lawrence Seaway and is federal property.Joe Norton, Grand Chief of the Mohawk Council of Kahanwake says it is part of the Seignory of Sault St.Louis, setasideforthe Mohawkpeople in the trust of the Jesuits, and is designated a provincial park.\u201cInMay, 1988, we issued a letter of notification to all the municipalities, provincial and federal Governements about our ownership and jurisdiciton over that area.\u201d says Norton.\u201cThe Quebec governmentis ready to settle but the Federal is reluctant.\u201d says Norton.» Survivre Montréal.À moins d'avoir les moyens de s'offrir les condos du Mont Saint-Louis, il est plus difficile de se loger en 1990 qu\u2019en 1986 alors que le Rassemblement des Citoyens-ne-s de Montréal a pris le pouvoir.Pierre Gaudreau \u2014Front d\u2019action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU) | l'administration Doré est loin d'être la seule responsable de cette détérioration, il demeure qu'elle aurait pu faire beaucoup plus pour aider les mal- logé-e-s.Des beaux objectifs! S'assurer de la réalisation de 50 mille nouveaux logements sociaux d'icil'an2000, tel estl\u2019élémentle plus ambitieux et le plus intéressant de la politique d'habitation dont la ville de Montréal s'est dotée.Cet objectif est plus que justifié.Déjàen 1986, plus de 63000 ménages montréalais consacraient plus de 50 p.cent de leur revenu pour se loger.Avec la hausse du coût de logement et l'augmentation de la pauvreté, la réalisation de ces 50 000 nouveaux logements HLM, coop ou OSBL ne réglerait même pas la crise du logement.Elle empêcherait à peine le nombre de sans-abri de croître.Face à l'ampleur des besoins en logements sociaux, on aurait pu s'attendre à ce que la ville mette tout en oeuvre pour que ses objectifs se réalisent.Notamment en mettant le maximum de pression sur le fédéral et le provincial pour que ceux-ci cessent de sedésengager du financement du logement social.Des pressions comme le maire Doré n'a pas hésité a en faire publiquement sur des dossiers comme celui de la réfection du Métropolitain, de l'agence spatiale ou de la survie des Expos.Mais lorsque est venu le temps de réclamer le financement du logement social, les mal-logé-e-s se sont retrouvés bien seul-e-s.Sauvons nos logements! Un autre dossier où le RCM est loin d'avoir rempli toutes ses promesses est la protection du stock de logements locatifs.Certes la ville n'a pas levé l'interdiction de transformer des logements en condos, cédant ainsi aux pressions des groupeslogement.De la même façon, la ville a réglementé pour maintenir le caractère résidentiel de certaines rues, afin que ne se reproduisent plus PHOTO: PIERRE GAUDREAU \u2014FRAPRU A pointe St-Charles comme allleurs, c'est encore en prenant la rue que les mal-logé-e-s ont pu améllorer leur sort, même sous le RCM.les transformations à la Prince-Arthur ou Duluth.Les démolitions, les transformations de logements en condos ou en commerces ont continué.ll est vrai que le RCM n'avait pas été élu avec un mandat de s'opposer au capitalismeimmobilier, mais de là à le favoriser, il y a un pas qui a été franchi à plus d'une reprise.Overdaleest sûrementle symbole le plus percutant de connivence entre la ville et les spéculateurs.Entre le droit au maintien dans les lieux d\u2019une centaine de ménages faible revenu du centre-ville etles taxes que devait rapporter un projet de deux tours de 39 étages de condos luxueux, Doré et Gardiner ont fait un choix dont ils se vantent encore.Celui d'évincer par la force des locataires, d'arrêter violemment plus d\u2019une trentaine de personnes et de démolir des logements pour ainsi doter le centre-ville d'un Stationnement de plus.Et maintenant?En 1986, certaines personnes prétendaientqueles locataires avaient pris le pouvoir.Des promesses de châteaux en Espagne à Dernier Recours, les désillusions auront été grandes.Dans la campagne actuelle, un bon nombre de militant-e-s des groupes logements se sont éloigné- e-sdela politique partisane pour plutôt profiter de la période pour continuer à mettre de l'avant leurs préoccupations.Peu importe qui sera élu le 4 novembre, la ville demeurera un champ de bataille entre ceux etcelles pour qui le logement est un droit etles autres, pour qui l'immobilier est l'investissement le plus rentable.» Un goût de mémoire et d\u2019oubli La ville et les groupes populaires.Yvon Dinel \u2014Trovep Montréal u cours des 25 dernières années, les résidents de plusieurs quartiers populaires de Montréal se sont dotés d'organismes démocratiques qui ont joué un rôle déterminant dans le développement d'alternatives sociales.Des comités logement, des centres de femmes, des groupes écologistes, des maisons de jeunes, des organismes de défense des droits des personnes handicapées, etc, ont développé une intervention sociale originale.Elle consiste en un réseau d'aide et de défense où les populations défavorisées et marginalisées ont à se prendre en main pour développer leurs propres solutions afin d'améliorer leurs conditions de vie.Dans une ville où une partiecrois- Sante de la population fait face à la pauvreté et l'exclusion, l'administration municipale devrait Être en mesure d'écouter et d'appuyer ces organismes près des préoccupations sociales de la population dans chacun des quartiers.Après quatre années de gou- vemement municipal RCM, dont plusieurs élu-e-s proviennent du Mouvement populaire et communautaire, on semble constater que le Saut qui mène aux banquettes du pouvoir fait perdre la mémoire.Bien sûr, il y a des consultations, mais dont le cadre limitatif n'a pas encore permis aux organismes de quartier d'avoir vraiment une tribune qui puisse influencer le pouvoir décisionnel municipal concentré au sein\u2019du comité exécutif.Les rapports de consultation sont habituellement avares de propos en ce qui concerne les solutions mises de l'avant par le mouvement populaire et communautaire.Si on en croit le texte du programme électoral du RCM, les groupes communautaires auraient droit au cours du prochain mandat à une reconnaissance et un soutien.Toutefois, dans les faits, lorsque nousinterpelons l'administration municipale actuelle sur la possibilité d'obtenir un soutien par l'accès à des locaux ou équipements municipaux appartenant à la ville, le discours est tout autre.L'administration municipale se réfugie dans l'immobilisme en faisant appel à des problèmes de juridictions.Elle ne veut pas soutenir des organismes qui occupent le champ de l\u2019action sociale, car elle affirme entrer en compétition avec le gouvernement provincial.Pourtant elle se permet dans d'autres dossiers des intrusions qui dépassent ses juridictions.Elle met sur pied des maisons de jeunes dans des quartiers oll il n'y a pas de ressources issues du milieu, elle vient en aide a un centre d'hébergement pour LE MONDE À BICYCLETTE 9 HIVER 1990 itinérants (Dernier recours) et elle finance à coup de millions des corporations de développement économique et communautaire.Au cours de la campagne électorale municipale, la TROVEP de Montréal (1) a rappelé à ceux et celles qui convoitent des sièges à l'hôtel de ville qu\u2019une reconnaissance des groupes populaires et communautaires doit s'appuyer sur un volonté politique réelle de soutien aux organismes issues du milieu.Elle consiste en premier lieu à offrir aux groupes des locaux, un accès à des services et équipements qui appartiennent à la Ville.Nous croyons également que la ville peutexempter les organismes communautaires de toutes taxes municipales.De plus nous souhaitons des positions et des gestes plus fermes de la Ville en ce qui a trait aux politiques de désengagement du rôle social (ex.réformes de l'assurance-chômage et de l\u2019aide sociale) des paliers de gouvernements supérieurs.Quant à la démocratisation des instances municipales, elle devra prendre des formes plus convaincantes que celles auxquelles nous avons eu droit Ouvert le dimanche VRACNA 3985 boul.St-Laurent, Montréal, Qué.H2W 1Y4 Z produits alimentaires \u2018 herbes.épices et vitamines Z produits de beauté naturels 285-1319 SUR DEUX ROLES vente location entretien reparations vétements et accessoires de bicyclettes 1269, Amherst Montréal (Québec) (514) 523-2887 jusqu'à présent.Au cours des prochains mois, la future administration municipale aura des comptes à rendre en posant des gestes concrets en faveur d'un mouvement qui a un parti pris radical en faveur des populations défavorisées et qui fut à l'origine même de l'organisation politique qui porta au pouvoir le RCM.1\u2014La Table régionale des organismes volontaires d'éducation populaire (TROVEP) de Montréal rejoint quelque 300 groupes populaires membres ou sympathisants.SAMEDI ZFOCHBRE \u2018JO Départ.Carré St-Louis 11h30.En cas de pluie: Rendez-vous à la cafétéria de l'UQAM.Portez du ver ot apportez de verre, du plastique, du | papier journal, etc.Tout sera récupéré à la fin de la marche.INFORMATION: 931-4898 / 933-4571 Organisé par ACTION MONTREAL 5 bar \u201c(On a changé.) \u2018 426, Rachel est-Montréal, Québec-H2J 2G7 pen 843.81.78 CL (EAL M4 2002-2013 Martha Brooks O nOctober 4, the Kayapoof Brazil came to Quebec to share their experiences and their culture with the Cree.Their visit was cut short because their people were in danger at home.\u201cBoth our peoples risk having our traditional ways of life undermined by environmental destruction on a massive scale.\u201d says Matthew Cooncome, Grand Chief of the Cree, pointing out that the Canadian govemment denies them the status of \u201cpeoples\u201d as definedin the Intemational Covenants of the UN, thereby denying them the right to self-determination, their resources, and the development of their cultures.The Kayapo wrested the Atamira dam project from the Brazilian government by going to the World Bank.Inthe lastl0 years, they have stopped otherdamsonthe Xingu River, recovered large tracts of ancestral land, prevented the dumping of radioactive waste, and seized the gold mines operating on their land.The Cree find themselves in a similar struggle with James Bay Il.Cooncome is using rational arguments.He points out that energy conservation and the cancellation of electrical contracts withthe U.S.would buy atleast 20 years, enough time for Quebecers to review their energy investment and environmental protection policies.He warns that Quebec's foreign debt at $120 billion is now greater than Brazil's.The Arcticto Amazon Alliance was initiated by the bilateral Sierra Task Force and the Quebec Coalition for a Public Debate on Energy.The Coalition is made up of over thirty groups, including Greenpeace and other environmentalgroups.Theyare united F=3=\" RESTAURANT I A I ! I Ivendre:! limprimante | | : Image- ! i » : writerll y I Pixa q | discuter, | VINS-LIQUEURS I I JUS DE FRUITS : ; NATURELS I LeMondea | 1 Bicyclette | : RIE I rek: I TOUS LES JOURS |} a I 4157 St-Denis 11H30-14H30 BJ > 9 GO le wl ei = pu wld \u2014 1 uf ra - = = DIMITRI ROUSSOPOULOS Candidat Montréal Ecologique dans Jeanne-Mance district # 25 Le 4 novembre votons Montréal Ecologique Co ng Dams in their determination to stop James Bay Il.\u201cThe Cree don't want it\u201d said Helene Connor Lajambe, economistand director of the Centre d'analyse des politiques énergetiques, at a press conference, October 2nd, of the Hydro Glasnost Campaign on James Bay Ii.\u201cWhat other argument do we need?\u201d Nevertheless, the group, backed by 32 supporters, presented cogent reasons for the supression of this megaproject, not the least of which was a philosophical one.\u201cMme Bacon says we have no choice.\u201d says Gordon Edwards refer- ring to the policies of the Energy Minister.\u201cWe always have choices.\u201d The Coalition is concemed with Mme Bacon's attemptto separate the second phase of James Bay into two parts, which would allow Hydro- Québec to construct a $600 million road to Great Whale scheduled for January |, 1990, before the project itself is actually approved.The choices suggested by Hydro Glasnost which would render the construction of Great Whale unnecessary were: \u2014demand-side management; with serious conservation, demand could st La structure impersonnelle de la société actuelle ault la société ent post-in- a enrayé sa formation instinctuelle au surprofit de sa capacité intellectuelle.La société industrielle n'a pas eu que des effets négatifs: elle a développé une quantité révolutionnaire d'outils de transport.Il nous reste à les intégrer les uns aux autres pour que leurs différentes caractéristiques nous servent sans nous négliger subjectivement.L'élargissement de la base technologique acquise reléve des différentes politiques économiques.Celles-ci devraient toutefois garantir une meilleure associativité de la civilisation et de l'environnement.À ce chapitre, l'automobile s'avère le mode de transport le plus hétéronome et le plus désertificateur.Elle rend l'homme inconscient de son milieu et accentue son état de passager de l'espace, absent et non participatif à son environnement.L'automobile s'avère le plus inhibiteur des moyens de transport face au déplacement piétonnier.L'urbaniste doit revaloriser l'homme, qui demeure un piéton avant tout.Cela implique une organisation physique de l'espace éloignant l'automobile.Plus un quartier attire de gens, moinsil devrait y avoir d'automobiles monopolisatrices de l\u2019espace.I! nous faut d'abord planifier une réglementation allant dans ce sens.La réduction des espaces de stationnement, que l'on pourrait tour à ce qui existait avant nos caniques caractéristiques de la ilisation industrielle.réserver plus particulièrement aux covoitureurs, aux voies réservées aux autobus ou à la présence de trottoirs plus larges et plus invitants, aurait un certain effet dissuasif.La multitude des gens cesserait de voir le centre-ville uniquement comme une super-centrale administrative.Regarder dans le rétroviseur Au début du siècle, les gens se déplaçaient par des moyens de transport plus près de la vie communautaire naturelle.La marche, le cheval, le vélo, le tramway et le trolleybus, de même que le train pour sortir des faubourgs peuplés, ont tous dû être criminellement détrônés par l\u2019industrie qui gravite autour de l'automobile.Durant les années \"30 et'40, parexemple, General Motors, Standard Oil et Firestone se portèrent acquéreurs des réseaux de transport de pas moins de 45 villes nord-américaines pour les rendre de plus en plus inappropriés et coûteux.Le métro est un peu moins éner- givore que l'auto mais il implique des problèmes environnementaux énormes et son but premier a toujours été de déblayer l'espace pour le rendre à l'automobile.Le vélo est cependant dans une classe à part: il n'isole pas beaucoup des éléments naturels de l'environnement et est plus efficace énergétiquement que le piéton.À Montréal, plus dutiers d'espace estdirectementalloué l'automobile etsesaccommodements.I! nous faut renverserla vapeur immédiatement, car la locomotive se dirige tout droit vers un abîme culturel.» LE MONDE À BICYCLETTE 10 HIVER 1990 \u2014 re a ep men ee be cutby 50terawatt-hours, well above the annual production of Great Whale\u2019s projected |6.3 terawati-hours.\u2014cance! export contracts to the New England States.\u2014cance! contracts to aluminum and other heavyindustries, tobe added to those already set up along the St.Lawrence, which getelectricity atbar- gain basement prices, subsidized by the taxpayer, and are exempt from environmental review.\u2014cancel provisions for an unnamed industry which will start consuming 2.8 terawatt-hours in 1999.\u2014cancel a summer power con- tractto startin [998 to New York State.Summer power draws down the reservoirs and makes less power available for our own use in winter.The groups are calling for a moratorium on all construction, including the road to Great Whale until there is a public inquiry and an independent environmental review.Cree and Inuit will travel once again by Odeyak \u2014part canoe part kayak\u2014 from Montreal to the Huron Village, after Columbus Day, October 12th, to draw attention to their ancestral way of life.4 ROUES, 4 PARTIS SUITE DE LA UNE corderait une plus grande place aux piétons, aux places publiques.Selon M.Perreault, il n'était pas possible de tout faire en quatre ans.Demander au service de la circulation de penser en fonction des piétons, alors qu'auparavant, leurs mandats ne visaient quela fluidité du trafic, c'étaitun virage de 180 degrés.Ça ne pouvait pas changer d'un coup.C'est donc un discours progressiste que nous sert à nouveau le RCM.D'autres articles dans ce journal permettront aux lecteurs-trices d'évaluer si l'administration RCM respecte ses engagements de 1986.Pierre-Yves Melançon, Coalition Démocratique de Montréal: M.Melançon y va carrément: «Avec M.Perreault à la présidence du Conseil d'administration, il n'y a pas de chauffeur dans l\u2019autobus, à la STCUM.Des discours du RCM de 1986 sur le transport, rien ne s'est fait pratiquement.» Selon lui, après le gel symbolique des tarifs en 1987, les hausses ont à peu près suivi l'inflation, la contribution des municipalités n'augmente pas beaucoup \u2014 leur contribution aux coûts du fonctionnement et du service de la dette, ensemble, augmenterait de 1 à 2 % par an\u2014.Un quatrième payeur pour le transport en commun doit être introduit, soit une taxe sur la gasoline, ou sur la plaque d'immatriculation, ou une taxe métropolitaine, sur la valeur foncière de l\u2019industrie et du commerce.ll faut aussi assainir la gestion de la STCUM.Ce n'est que récemment qu'on a décidé de changer les boîtes de perception des .tabus, ce qui permettra de récup «ei Je 4 à 5 millions $ de non-perçus par an: or la STCUM connaissait l\u2019ampleur de ces non-perçus depuis 1986.Ce laxisme se reflète aussi par les pannes plus nombreuses, les périodes d'attente plus longues, l'heure de fermeture du métro plus hâtive, le fameux 100 mille heures additionnelles de ser- SUITE PAGE SUIVANTE vice qui devaient être données en 1989, et dont on n'a livré que 32000.Pour la Coalition, le coût de la voie réservée sur Pie IX était trop élevé, mais il faut multiplier les voies réservées en un réseau complet, non pas un axe ici ou là.Selon M.Mélançon, la CDM veut limiter la présence de l'automobile par différents moyens.Non pas des péages pour entrer à Montréal, ce n'est pas là où on en est.Mais en s'assurant que la moitié des rues résidentielles de Montréal auront du stationnement sur rue réservé aux résidents-es (SRRR).Pourlui, on ne peut pas fermer complètement le centre-ville à l'automobile, ce serait iréaliste, età la limite, irresponsable.Il s'agit d'établir le quota de véhicules qu'on veut y laisser entrer, et ajuster à la baisse, graduellement, l'offre de stationnement, misant sur le stationnement intérieur.Quand à l'industrie du camionnage, elle est dans un fouillis qu\u2019il faudra régler, en concertation avec les intéressés.La CDM croit qu'un service de navettes de minibus ou taxis collectifs, plus flexible, plus rapide, permettrait de mieux répondre aux besoins de transport.On encouragerait les entreprises à fournir des cartes CAM à leurs employé-es, à mousser le covoiturage, à permettre des horaires flexibles pour répartir l'affluence.La CDM se prononce contre le prolongement du métro, parce que le bassin de population des zones qu'il desservirait ne justifie pas ces investissements, qui sont particulièrement lourds dans le cas du métro.La solution par un réseau de surface est meilleure.Le métro à Laval pourrait rendre un mauvais service à Montréal, encourageant les grosses entreprises à s'implanter dans les pôles de croissance de Laval.La sécurité du piéton est pour la CDM une véritable priorité politique.Les passages piétonniers devraient entraîner un respect immédiat des automobilistes.Des feux piétonniers «protégés» ont été installés, mais leur phase esttrop courte.Des inversions de sens uniques pourraient assurer la quiétude de zones résidentielles.La vitesse de circulation devrait être réduite à 30 km/h.I! y à encore beaucoup à faire pour le respect des autobus scolaires.Des projets de mails piétonniers pourraient se développer selon les volontés locales des conseils de quartier.Quand au vélo, il est bien placé au chapitre Transport de la CDM: «La CDM propose de développer des pistes cyclables sur tout son territoire avant 1992; ces pistes doivent répondre à trois objectifs: la promenade touristique, le plein air et l'utilitaire».Les voies réservées aux autobus qui seront aussi ouvertes aux véhicules prioritaires, pourront Être partagées par les cyclistes, selon des critères d'aménagement reconnus pour y assurer leur sécurité.On parle bien d'un concept de réseau cyclable, un quadrillé sur rue.Robert Silverman Montréal Écologique: Pour Montréal Ecologique, les tarifs actuels que paient les usagers du transport en commun ne sont pas du tout une base acceptable à indexer chaque année comme le fait le RCM.Chaque usager-ère du transport en commun est subventionné pour 500 $ par année, alors que chaque tête d'automobiliste reçoit 5 mille $ par an en services publics divers.C'est cette inéquité flagrante qu'il faut d'abord corriger.Pour M.Silverman, le quatrième payeur dans le transport doit être l\u2019automobiliste qui profite directement du fait que des milliers de gens optent pour le transport collectif peu exigeant en espace routier.À Stockholm, les automobilistes paient mensuellement un abonnement à la société de transport, à titre d\u2019usagers de la rue.Une taxe sur l'essence \u2014 au Danemark cette taxe est de 350 % \u2014 s'inscrit aussi dans la logique du «pollueur-payeur».Pour M.Silverman, «Que l'administration RCM parle d'une voie réservée aux autobus ici ou là, signifie que sur d\u2019autres circuits non désignés, elle trouve logique et endosse le fait que 75 personnes entassées dans un autobus soient obligées d'attendre derrière 5 voitures avec une seule personne à bord.Toutes les rues où circulent des autobus, tous les ponts doivent être dotés de voies réservées aux autobus.Pour Montréal Écologique, les \u201c améliorations possibles au transport en commun sont innombrables: à Edmonton, les abribus sont chauffés.À Washington, des ascenseurs conduisent handicapés-es et cyclistes directement sur les quais de métro.Certains modèles d'autobus offrent des marches moins hautes, les portes de métro sont plus faciles à ouvrir, les escaliers mobiles omniprésents.À Ivry, en France, des minibus à la demande répondent à la porte aux appels, en 30 minutes maximum.À Kingston Ontario, des taxis collectifs offrent des trajectoires adaptées aux passagers.Les autobus pourraient télécommander les feux de circulation, à titre de véhicules prioritaires.Le covoiturage pourrait être coordonné sur informatique par la Société de transport.Beaucoup de villes dans le monde réservent une zone de leur centre-ville à des aires libres devenant des foyers d'attraction, un espace civilisé, où on peut déambuler sans tenir continuellement les autos à l'œil, où l\u2019ambiance est fraîche et calme, où l\u2019art fleurit, où le piéton regagne sa dignité.Toutes sortes de techniques peuvent filtrer les automobiles pour ne laisser entrer que celles dont l'usage est justifié.Vignettes, contrôle du covoiturage, péages dissuasits.\u2026 À Singapour, les autos sont munies d'un compteur activé pendant qu\u2019elles circulent; l\u2019automobiliste reçoit une facture proportionnelle au kilométrage parcouru.Des solutions simples, ou «hi- tech», la panoplie est vaste.M.Silverman fait remarquer que la Ville ne sait plus où mettre les damnées autos: pas sur les rues résidentielles, qu'on veut protéger de la circulation étrangère, pas sur les rues commerciales, où devraient se développer des mails piétonniers, pas sur les rues d'ambiance, puisqu'on y parle d\u2019une préséance de la circulation à pied, pas sur les rues de prestige, puisqu'on les veut à grande circulation.En réunion des CCA de quartiers, on nous fait administrer stationnement après stationnement, jusqu'à démobilisation.En périphérie de Montréal, les gens de la banlieue vivent dans des quartiers avec plein d'espace gazonné, dans des rues en labyrinthes, avec une limite de vitesse de 30 km/h, et les enfants sont dans la cour.En ville, c'est 50 km/h en ligne -droite, et les enfants sont dans la 1 rue, sur le macadam sale.Le RCM n\u2019a rien fait pour corriger cela.Pourtant c'étaient des mesures peu coûteuses à mettre en place.Des citoyens de Milton Park ont déjà élaboré ensemble un plan de circulation fort ingénieux pour leur quartier: tous les sens uniques sont dirigés vers l'extérieur de leur îlot, sauf un qui sert d'entrée sur l'îlot.Finie la circulation de transit.Un arrangement qui ne coûte rien, seulement un tournevis pour virer de côté les flèches de direction.À Westmount et Outremont, cette technique est utilisée pour protéger des intrus les rues calmes.Dans Milton Park, les gens sontobligés de se battre contre la Ville pour qu'on corrige l'erreur monstrueuse qu'est le viaduc des Pins-du Parc pour leur quartier.Selon lui, la politique-Vélo de Montréal avance à petite vitesse.On est loin des exemples européens de grilles cyclables à chaque kilomètre, où 10 % des budgets de transport vont au vélo, où près de 50 % de la population pédale au travail en toute sécurité et priorité dans la rue.Tous les jours, on entend parler de la gravité des déséquilibres écologiques.L'automobile est l'objet de consommation entraînant le plus de gaspillage, de pollution, de pertes en vies humaines.La plupart des partis politiques choisissentle laisser-faire, alors qu\u2019un virage est nécessaire et même urgent.L'impératif écologique doit grimper au haut de l'agenda politique et présider à toute décision politique.Seul Montréal Écologique souscrit à ce principe.Les élus-es RCM au pouvoir font comme tous les autres politiciens arrivés: ils se réfugient le plus près possible de l'immobilisme, se vident de la mission qui leur a été confiée d'opérer des changements profonds, etadministrent en petits commis.Au lieu de rassembler les groupes et les gens autour d'objectifs clairs pour Montréal, ce qui leur permettrait de se fonder sur un pouvoir politique local et de négocier de pied ferme avec les autres paliers de gouvernement, ils ridiculisent l'importance de la vie municipale, en négligeant de mener un débat de fond en même temps que des changements concrets sur nos choix de société.Montréal Écologique offre ce choix, conclut M.Silverman.Jack Chadirdjian Parti Civique de Montréal: M.Chadirdjian déplore l'attitude de confrontation de l'administration actuelle, en opposition avec le gouvernement provincial.À cause de cette opposition, le transport a été négligé à Montréal.Il est tanné de voir ce climat d'opposition entre Montréal et le provincial, climat qui n'existait pas sous le Parti Civique.En transport, le parti Civique a trois priorités: tenir des états généraux du transport pour coordonner tous les intervenants, publics et privés, mettre sur pied des stationnements en hauteur aux stations de métro, tout en en surveillant la qualité esthétique, et mettre sur pied un projet-pilote de signalisation interactive, avertissant les automobilistes des bouchons de circulation, leur permettant de prendre des chemins de contournement.Pour la sécurité des piétons, ce qu'il faut, c'est plus d'éducation et d'information.La réduction de la vitesse dans les rues peut aider, à condition d\u2019avoir des policiers pour faire respecter ces limites de vitesse.M.Chadirdjian reconnaît que le vélo est un moyen de transport essentiel et excellent et que beaucoup de gens l'utilisent pour aller travailler.Mais il propose seulement de «créer un lien entre les parcs, en utilisant les chemins de fer désaffectés ou les terrains vacants, pour enlever la circulation des bicyclettes sur les rues achalandées.Quelqu'un qui veut prendre la bicyclette pour aller travailler, aura à faire des détours, ça va être un peu plus long, mais plus sécuritaire.Une piste cyclable sur de Maisonneuve, ça serait dangereux, il y a trop de livraisons, d'automobiles stationnées en double, etc, dans les rues du centre- ville.» Une vision des années 70 du transport, le Parti Civique ne semble pas avoir mis ses horloges à l'heure des impératifs environnementaux des années 90.» ifs » TA Le meilleur recyclage est la réutilisation.Nous rachetons ce sac pour Se Plus qu'une boutique de jeux.VEN Q OTOURISME TE & SERVICE Simon Roy, prop.Jean-Pierre 4308, HÔTEL DE VILLE, MTL.H2W 2H4 Tél.: 849-7954 2001, av.Laurier Est, Montréal DÉLOS meufs @t d'occasion 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