La terre de chez nous, 6 septembre 1944, mercredi 6 septembre 1944
[" CHEZ NOUS Vol.XIV \u2014 No 49 OTTAWA, LE 6 SEPTEMBRE 1944 ADMINISTRATION: .\"V-mSUsT*** -+ La résolutions passées au Congrès du diocèse de St-Jean L'nboiition complète des rentes seigneuriales.\u2014 Un prix minimum pour les oeufs.\u2014 La création d'écoles normales rurales.I,i>> membres du diocèse de St-Jean ont tenu leur congrès annuel à Varennes.le 27 août dernier, plusieurs centaines de cultivateurs assistaient au congrès et un bon Homin ' prirent une part active aux délibérations.Voici les résolutions passées par le congrès pour faire suite aux idées émises au cours de la dis-cussion.Le congrès\u2014 1\tDemande que l'on fixe un prix minimum raisonnable pour la vente des volailles, prix qui laissera un peu de revenu pour le travail Je l'aviculteur; 2\tDemande que le prix du lait en nature à Montréal soit fixé à $3 50 le eenl livres, argent reçu p,u le producteur.3\t-Demande que l\u2019on applique le projet d'établir des prix inihi-muiii pour les denrées agricoles apié, la guerre; -I Demande qu'on donne à l\u2019agriculture toute la main-d\u2019oeuvre disponible, en laissant sur la terre tous les fils de cultivateurs et en libérant de l'armée tous les ou-vriers agricoles compétents ou essentiels 1 l'agriculture; Les coopératives et l\u2019impôt sur le revenu Les membres du Conseil supérieur le la Coopération se sont réunis à Montréal, le 25 août et ont consacré la plus grande partie de la journée à l'étude du problème de la taxation des coopératives.Un juillel dernier, une trentaine de délégués du mouvement coopérant de toutes les provinces dti Cana l i.allèrent rencontrer les autorités du ministère des Finances, a Otawa, pour exposer le point de vue des coopératives en ce qui regarde l\u2019ir-p't sur le revenu.J.'Honorable Ilsley, ministre des Finances, a bien v \u2022 \u2019n accepter de rencontrer de nouveau les représentant î du mouvemen cooperatif du Canada aujourd\u2019hui même.Le Conseil supérieur de la Coopération a jugd important que la délégation de la p -o' inc- de Québec soit nombreuse et représentative.Il a donc choisi onze délégués qui avec ceux des autre1 provinces feront valoir le point de vue du Québec eu matière de coopération.Ces délègue., parmi lesquels i\u2019 y a des aviseurs techniques, représentent les différents secteurs du mouvement coopératif.Ce sont: l\u2019Hono-râble Cyrille Vaillancourt, gérant \u2019 i Fédération des Caisses popu-laites; Henri-C.Bois et Roméo Martin, respectivement gérant et secrétaire de la Coopérative Fédé-lr\" Raynald Perron, viseur en coopérai\u2019 >n du Ministère dp l\u2019A-giieuliure; Abel Marion, président de I U.C.C.; L.Létourneau et Guy Hudon.respectivement président ,\u2018l aviseur légal ae la Fédération de- Caisses populaires; F.-J.Dc-Kinder.représentant le secteur an-p1 a* >; Victor Barbeau, président do 1 Alliance des coopératives de consummation; A.J.Boudreau, .secrétaire des Pêcheurs-Unis de Que-\u2019f\",,Marie-Louis Beaulieu et Eugè-Jl\" *dussière, respectivement avi-1 l,r legal et secrétaire du Conseil «utMinour de la Coopération.5.\u2014Trouve inacceptable Je réduire le montant des allocations familiales après le Sème enfant; G.\u2014Demande que le projet d\u2019électrification rurale soit mis de l\u2019avant par nos gouvernements: 7.\t\u2014Demande de pouvoir exporter notre foin et nos grains de semences aux Etats-Unis; 8.\t\u2014Demande l\u2019abolition complè te des rentes seigneuriales; 9.\t\u2014Se prononce contre l\u2019application rigoureuse de la loi de l\u2019instruction obligatoire, pour l\u2019uniformité des livres et contre le pro jet de fournir les livres gratuitement aux élèves; contre la centralis ition des commissions scolaires et des écoles; 10.\t\u2014Réclame comme très près santé, la création d\u2019écoles normales rurales, afin de ne pas mettre la ruralisation de nos écoles à la merci de la mentalité urbaine, afin d\u2019avoir des institutrices en nombre suffisant pour u\u2019étre pas obligé de fermer les écoles; IL\u2014Demande que l\u2019on fixe un prix minimum de 50 cents la douzaine pour les oeufs; 12.\u2014Demande une augmentation des prunes pour le beurre, le fromage et le lait en nature.SHk'-a HS MMlM È t\u2014 I M.Laurent Barré devient i j\tministre de l\u2019Agriculture -î L M.Duplessis a pris le pouvoir le 30 août.\u2014 Assermentation des nouveaux ministres.\u2014 M.Borna est un ancien président de l'U.C.C.Des moissonneurs de l\u2019est canadien pour les Prairies la* ministre du Travail, M.Humphrey Mitchell, a annoncé samedi dernier, que le mouvement des moissonneurs de l\u2019est vers les Prairies s\u2019exécute d\u2019une façon tout à fait satisfaisante et que tout indique que les besoins de main-d'oeuvre seront comblés.M.Mitchell signale l\u2019arrivée dans l'ouest d\u2019environ 4,500 moissonneurs de l\u2019Ontario et du Québec ét il ajoute qu'on a déjà fait des arrangements pour quelque 1,200 de plus.\u201cLa réponse des agriculteurs de l\u2019est à l\u2019appel que nous leur avons fait a été des plus encourageantes, dit M.Mitchell.L\u2019on n'a pas eu besoin de transférer des agriculteurs des Etals du Nébraska et du Kansas comme on se l\u2019était proposé d'abord.M.l\u2019abbé Orner MENARD, nouvel aumônier du diocèse de St-Jean.Un nouveau règlement pour la crème La Commission des Prix et du Commerce annonce aujourd\u2019hui qu\u2019à compter du 1er septembre, les laiteries dans environ quatre-vingt principaux marchés canadiens ne pourront vendre en aucun mais davantage de crème li quide (en livres de gras de beurre! qu'ils n\u2019en ont vendu au cours du mois de juin 1944.\u201cCelte ordonnance, a déclaré le régisseur, montre bien la nécessité de conserver chaque livre disponible de gras de beurre afin de s'en servir dans la production du beurre et du fromage.En janvier 1944, on défendait la vente de la crème à fouetter et la crème vendue ne devait contenir qu'un pourcentage maximum de 18 pour cent de gras.Ces restrictions eurent comme effet de réduire l\u2019an passé la quantité de gras de beurre vendu comme crème liquide sur les principaux marchés.Au cours des sept derniers mois, la situation semble être revenue à ce qu\u2019elle était et tout indique que le gras de beurre vendu comme crème du-¦Vaut ce temps a augmenté de (Suite à la page 16) t\u2019hon.1.-1).BEGIN, nouveau minis!re de la Colonisation dans le cabinet Duplessis.M.Laberge est vainqueur du Mérite agricole 1944 l.\u2019hou.Laurent Barré, ministre de l'Agriculture, a annoncé le nom du vainqueur du Mérite agricole pour 1911.M.Philippe Laberge, de la Malbaie, comté de Charlevoix, décroche la médaille d\u2019or et les titres de lauréat du 1res grand mérite exceptionnel et de commandeur de l'Ordre du Mérite exceptionnel et de commandeur de l'Ordre du Mérite agricole, ayant conservé 912.5 points sur 1,000.Il es' suivi de près par M.Roger Boily, de Sl-Prime, comté de Ko-berval.qui a obtenu 909.5 et M.Thomas Bolduc, de .Normandin, 900.5.M.Isidore Gauthier, de Rivière du-Moulin, o\u2014'L de Chicoutimi, s\u2019est classé premier dans le concours de la médaille d\u2019argent avec 909.5 point du Mérite agricole.90 cultivateurs de la 5e région, comprenant 12 comtés du nord de la province, ont pris part au concouru.Le 20 août dernier, l'honorable Maurice Duplessis a été assermenté comme premier ministre de cette province et a annoncé la formation de son nouveau cabinet qui se compose de 21 ministres.M.Laurent Barré, député de Rouvillc et ancien président gé néral de l\u2019U.C.C., s'est vu confié l'administration du ministère de l\u2019Agriculture.Voici la liste complète Jc*s ministres qui formeront le nouveau cabinet provincial; M.Maurice Duplessis: premier ministre, président du Conseil, exécutif et procureur général; M.Onésimc Gagnon: trésorier provincial, avocat, député de Ma-lune; Sir Thomas C'hapais: ministre d\u2019Etat, leader du gouvernement au Conseil législatif; M.John Bourque: ministre des Terres et Forêts: industriel, député de Sherbrooke.Il occupait le poste de ministre des Travaux publics dans la première administration Duplessis en 1930); Dr Albiny Paquette: ministre de la Santé et du Bien-Etre social: médecin, député de Labelle.(Le Dr Paquette fut secrétaire provincial et ministre de la Santé, Je 1936 à 1939): M.Bona Dussault: ministre des Affaires municipales; pilote, député de Portneuf.(M.DussauH détenait le portefeuille de l'Agri culture de 1936 à 1939): M Jonathan Robinson: ministre des Mines: avocat, député de Bro me; M.Antonio Talbot: ministre de la Voirie; avocat, député de Chicoutimi; M.Roméo Lorrain: ministre des Travaux publics; marchand, député de Papineau: M.J.-D.Bégin: ministre de la Colonisation: industriel à Sainte-Germaine.député de Dorchester.(Ce poste était occupé par M.Adélard Godbout depuis la mort de M.Cléophas Bastien.M.Godbout avait assumé à la fois les portefeuilles de l'Agriculture et de la Colonisation, en plus de la présidence du Conseil exécutif): M.Laurent Barré: ministre de l\u2019Agriculture; cultivateur, député de Rouvillc: M.Paul Beaulieu: ministre de l'Industrie et du Commerce; comptable.député de Saint-Jean (depuis 1935, ces deux derniers dé*-partements étaient accouplés à ce lui des Affaires municipales); Dr Camille Pouliot: ministre de la Chasse et de la Pêche: médecin, député de Gaspé-sud; M.Antonio Barrette: ministre du Travail; courtier en assurances; député de Joliette; (M.Bar relie assume la direction de l\u2019un des plus importants ministères d» l\u2019heure, dans l'état présent des revendications ouvrières et du nombre croissant de travailleurs; M.Orner Côté: Secrétaire de la province; avocat, député de Mont léal-St-Jacques.Voici les ministres sans porto-feuille: MM.Thomas C\u2019hapais, Antonio Elie (Yamaska), J .-T.Larochelle (Lévis), Dr Marc Tru-del (St Maurice).Patrice Tardif (Frontenac) et J.-H.Delislo, (Montréal-St-Henri).Programme du congrès de Nicole! L\u2019Iion.Laurent B A K iï K, nouveau ministre de l\u2019Agii-culture dans le cabinet pro viucial.l.'lion.M.Barré a été le premier président général de l\u2019.UC.C.Au Séminaire de Micolet-, lundi, le 14 septembre.L'Union diocésaine de Nieolel tiendra son congrès diocésain lundi, le 14 septembre, au Séminaire de Nicolet.S.F.Mgr A.Lafor-tune a bien voulu accorder son patronnage.Voici le programme de celle journée de l'U.C.C'.: 9 h.30: Messe par S.E.Mgr Albini Lafortune, évêque de Nicolet.Le sermon sera prononcé par M.l\u2019abbr '.eaud.t professeur au Séminaire.Après la messe, les congressistes se rendront au Séminaire en parade, à la suite du drapeau de l\u2019U.C.C.li h.- Bienvenue par M le Supérieur du Séminaire.Allocution d\u2019ouverture par M Léopold Paquin, président.Rapport financier et des activités de l'année, p^r M.Marcel Dti-Inic, secrétaire.Discussion des résolutions, dirigée par M.Benjamin Manseau, vice-président.Midi.\u2014Diner à la salle St e-Elisabeth.Le dîner sera servi au prix de 50c.I h.: Allocution du nouveau pré-sideni diocésain.Conférence sui l\u2019établissement des jeunes, vr le rév.Pète Alexandre Dugrc, jése'tc 2.30 h Discussion des résolutions dirigée par M.Edgar Barbeau directeur.3.3C h Conférence, par M Abel Marion, président général.Allocution, par M.l'abbé Georges Picard, aumônier diocésain Conclusii n, par S.E.Mgr La-fortuue.5 h.- O Canada.Tous ceux qui s'intéressent à la classe agricole.Les cultivateurs, les agronomes, les dames et tes demoiselles, les jeunes gens, sont tous cordialement invités au congrès de l\u2019U.C.C.de Nicolet., Fas* S rond® \u2022\u201c 19î*' tournai neDdomadaue otgnne jtiiciei de l'Union Catholique* des Culti-râleurs, de la Cooperative Fédérée GERARD FILION LiS-C.directeur.Abonnement : Tous les membres de l'Union Catholique des Cultivateurs qui payent une cotisation annuelle do S3.00 reçoivent le lournal.Les personnes qui pour différentes raisons ne peuvent être membres de l'U.C.C.peuvent s'abonner au tarit suivant : **\u202200 PO* onnèe $2.50 pour trois ans : $1.50 par année à l'étranger Publicité : Le tarit do la publicité est de 25 cents la ligno agate ou $3.50 le pouce-colonne.Toute annonce ou tout avis d'annulation doit arriver huit lours avant la date de la publication.Le tirage do la \"Terr# de Cher Nous'* est certifié par l'Audit Bureau al Circulations.Correspondance : Pour toute question touchant la rédaction, l'administration ou la publicité, adresser vos lettres à t La TERRE DE CHEZ NOUS\" 515.ave Viger.Montréal \u2014 Tel.LAncaster 6273 Imprimé au \u201cSyndicats d'Oeuvres Sociales Limité** Ottawa Comment d/sposera-t-on des surplus du matériel de guerre ?r\t- La guerre louche à sa fin.Les chefs les moins optimistes nous promettent une prompte victoire.Déjà les nations libérées réclament des aliments, des vêtements et tout ce qui est nécessaire à la reprise de la vie normale.L\u2019armistice nous amènera-t-il la fin des rationnements de toutes sortes ?Au moins dans les domaines où ces rationnements nuisent à la production de ce qui devient de plus en plus nécessaire pour vêtir et pour alimenter les nus et les affamés d\u2019Europe ?Pendant et à cause de la guerre, les cultivateurs canadiens ont travaillé dans des conditions jamais vues jusqu\u2019ici et qu\u2019on aurait crû impossibles.Privés de main-d\u2019oeuvre autant qu\u2019il était possible de l\u2019être, personne ne s\u2019est refusé à l\u2019effort et les résultats obtenus témoignent du travail soutenu des vieillards, des femmes et des enfants.Cette pénurie de main-d\u2019oeuvre était aggravé et rendu plus pénible par une fabrication mesurée des instruments aratoires.Des milliers de cultivateurs ont demandé des instruments indispensables pour atteindre un maximum de production et ménager un peu les forces humaines qui menaçaient de s\u2019é-puisei.Mais toujours la nécessité de fournir des armes et des munitions à nos combattants intervenait pour désarmer le front agricole.Une réorganisation complète et rapide de l\u2019économie canadienne nous donna une économie de guerre.Pour obtenir un maximum de rendement, on eut recours à la centralisation à outrance.Les déjà gros ont été grossis davantage, les déjà petits ont été rapetissés et souvent condamnés à disparaître.Ce qui faisait dire à un humoriste américain: LA TERRE DF CHEZ NOUS l.r-.^- .== ==== lement, le travail de la Corporation en est un de compromis.Elle reconnaît que les surplus gardés trop longtemps sous contrôle cessent d\u2019être un actif et que, d\u2019autre part, les mêmes surplus trop rapidement livrés et répartis pourraient avoir un effet désastreux pour le travail et l\u2019industrie\u201d.Est-ce qu\u2019on veut dire par là que les cultivateurs devront attendre, pour avoir accès aux immenses ressources que constituent les surplus du matériel de guerre, que toutes les usines soient rééquipées pour répondre aux besoins civils d\u2019a-p-és-guerre à un rythme normal ?Ou bien, peut-on deviner que les besoins primordiaux de l\u2019agriculture recevront considération avant d\u2019autres exigences moins pressantes ?Puisqu\u2019il faut disposer d\u2019au moins une partie de ce matériel assez rapidement, on pourrait peut-être trouver un moyen terme en favorisant d\u2019abord l\u2019écoulement pour fins agricoles et ensuite en échelonnant la distribution pour fins industrielles ou commerciales, sur la longueur de temps qu\u2019il faudra pour ne pas déséquilibrer le rétablissement de notre économie de paix.Ainsi une bonne partie ds surplus seraient utiles immédiatement.Des milliers de cultivateurs pourront employer avantageusement des camions, par exemple, qui demain resteront en surplus à l\u2019armée.On pourrait dire la même chose pour une foule d\u2019autres articles.Partout, on réclame la mécanisation du travail et avec raison.Il est probable que la Corporation pourra disposer suffisamment de matériel pour fournir la force motrice nécessaire à une bonne partie des fermes canadiennes.Malgré la protection réelle accordé par la Commission des Prix et du Commerce en temps de guerre, un bon nombre d\u2019articles se vendent à des prix exhorbltants si on tient compte de la qualité.En mettant ces articles entre les mains des cultivateurs, on répondrait à un besoin et l\u2019on favoriserait la mécanisation du travail, si on rendait ces marchandises accessibles à un prix raisonnable.Il ne serait pas bon que les surplus du matériel de guerre donnent lieu à des avantages indus à des gens qui ont déjà eu une large part des bénéfices réalisés au cours du conflit.C\u2019est ce nui se produirait si les industriels et les commerçants mettaient la main sur tout ce matériel à des prix dérisoires.Nous avons maintenant l\u2019occasion de faire profiter la classe agricole d\u2019un avantage considérable.Qui dira aux membres de la Corporation les articles qui pourraient être le plus avantageusement utilisés sur la ferme ?Y aura-t-il un homme désigné par les organisations agricoles appelé à siéger avec les commissaires, non pas pour fixer les prix et déterminer les conditions de vente, mais oour porter à leur connaissance l\u2019utilité de tel instrument ou telle partie d\u2019outillage.Une fois de plus, et ce n\u2019est pas la dernière fois que se pose la question, quand nous prenons la peine d\u2019étudier des problèmes aussi vastes.Sommes-nous suffisamment nombreux dans nos organisations et nous rendons-nous suffisamment compte du travail toujours nouveau qui se présente chaque jour, travail qui ne peut être accompli que par des organisations nombreuses et bien renseignées ?C\u2019est aux cultivateurs d\u2019y réfléchir.Louis-Ph.POULIN \u201cThanks to contracts of war, \u201cBig business, gets bigger: \u201cThanks to Hitler, \u201cLittle business, gets littler.CPlBUlBEf Les conséquences de cette centralisation entre les mains de ceux qui étaient déjà les plus puissants dans leurs domaines respectifs, ont été probablement excellentes pour la guerre, mais les résultats s\u2019annoncent déjà mauvais pour la paix.A moins de renverser le mouvement, nous nous exposons à perdre la paix après avoir gagné la guerre.Toutes les coopératives nées au début ou durant la guerre ont vécu de durs moments, comme d\u2019ailleurs la petite entreprise privée non considérée comme essentielle à la poursuite immédiate de la guerre.Ceux qui ont voulu et réalisé la centralisation sauront-ils vouloir aussi fermement la décentralisation et la remise, entre les mains du plus grand nombre, de la propriété accumulée par l\u2019Etat pour répondre aux besoins de la gûerre.C\u2019est ici que se pose ia question de la disposition des surplus du matériel de guerre.Pour disposer de ces surplus, le gouvernement fédéral a mis sur pied une commission qui porte le nom de Corporation canadienne des surplus de guerre (War Assets Corporation).La nomenclature de tous les articles qui sont ou deviendront la propriété de cette Corporation remplirait le catalogue le plus considérable jamais publié par nos magasins départementaux.L\u2019Etat doit désirer liquider Ch matériel sans encourir trop de pertes et sans trop restreindre l\u2019embauchage d\u2019après-guerre, tout en récupérant une partie cie ses fonds.Il est entendu que les machines ou autres pièces de guerre peuvent facilement prendre la place de quelques instruments ou articles que les cultivateurs seraient normalement obligés d\u2019acheter de l\u2019industrie et du commerce.La vente de cette marchandise aux cultivateurs et aux industriels ou commerçants aurait pour effet de limiter la production industrielle et comme conséquence inévitable de restreindre l\u2019embauchage dans les usines pour une certaine période.Cette possibilité a déjà alarmé certaines gens.Une circulaire publiée par la Corporation dit qu\u2019un bon nombre, tant chez les membres du travail organisé que parmi les industriels, voient venir avec une certaine crainte la distribution de ces surplus, et se demandent quels effets désastreux la disposition de ces marchandises pourrait avoir sur l\u2019emploi de ia main-d\u201doeuvre après la guerre et le rétablissement de nos grandes industries sur un pied de paix.On peut voir facilement que les représentants de la classe agricole, qui veulent que ces marchandises soient mises à la disposition des cultivateurs, auront une dure lutte à soutenir.La Corporation des surplus de guerre a été nommée spécifiquement et a reçu les pouvoirs liécessaires pour jouer le role de tampon, si on peut dire, entre l\u2019écoulement de ces surplus sous contrôle dans un grand réservoir et opérer d\u2019une main ferme et Intelligente la valve distributrice.Essentiel- fi la mémoire 4c ÏHyr.flllat4 Nos lecteurs trouveront en page 12, un article dû à la plume de M.l\u2019abbé J.-Elie Auclair sur la vie et les principales oeuvres de Monseigneur J.-C.Allard, fon-daV.r de l\u2019Ecole d\u2019Agriculture de Stc-Martine.Les citoyens de Ste-Martine ont décidé d\u2019élever un monument à la mémoire de ce bâtisseur.Nous sommes heureux de les féliciter et de leur dire comment nous nous associons à eux pour célébrer la mémoire du fondateur de leur Ecole.Ce monument rappellera de beaux souvenirs à ceux qui ont côtoyé Mgr Allard et enseignera à la jeunesse qu\u2019on peut faire oeuvre durable même avec des moyens limités.La fête du dévoilement du monument aura lieu à l\u2019Ecole d\u2019A-griculture de Ste-Martine, le 17 septembre prochain, à deux heu-les de l\u2019après-midi.Nous invitons tous ceux qui peuvent s\u2019y rendre à prendre part à cet événement.L.I*.P.HcureuAe initiative Il y a quelque temps, un inc die ravageait les bâtiments de 1 sieurs cultivateurs dans une roisse située au sud de Monte Des officiers de la Commission l\u2019rix et du Commerce se sont médiatement rendus sur les lii pour rencontrer les sinistrés pour leur donner une foule renseignements et les guider d leur demande de permis p l'obtention de matériaux de cf truction ou d\u2019instruments.Sur l'invitation de la Commission, l\u2019agronome de la région s\u2019est rendu rencontrer plusieurs hauts fonctionnaires qui lui ont indiqué et expliqué toutes les procédures à suivre pour accélérer l\u2019obtention desdits permis.Nous voulons féliciter le fonctionnaire qui a pris cette heureuse initiative.Les organismes gouvernementaux doivent servir le public et c\u2019est en posant des actes comme celui-là qu\u2019ils gagneront la sympathie des gens.L.P.P.VouA h aViciiA paA eu tort 4c proteAter Dans sa chronique hebdomadaire sur la situation générale des marchés, M.J.-E.Bisson, gérant de la Coopérative canadienne du Bétail de Québec, attire l\u2019attention des éleveurs sur la situation \u201cdéplorable\u201d du marché des agneaux à l\u2019heure présente.Il y a lieu de souligner ici un aspect particulier de la question exposée plus en détail dans cet article que nous publions en page 19.Voici, entre autres choses, ce qu'écrit M.Bis-son: \u201cCet état de choses est dû au volume des arrivages, mais aussi et surtout à la pénurie de main-d'oeuvre dans les abattoirs.Les maisons de salaison n\u2019ont pas suffisamment de main-d\u2019oeuvre pour abattre les moutons dès leur arrivée.Il nous faut donc attendre qu\u2019elles soient, prêtes à les recevoir avant de pouvoir les leur vendre.C'est là une situation déplorable pour tout le monde, mais surtout préjudiciable aux produc-(Suite à la page lfi) == LE (5 SEPTEMBER i94< Le ministère du Travail truuv facilement des hommes pour |, envoyer aux abattoirs de l i:,11()IH.mais il ne peut en trouve, les abattoirs canadiens «r;°usse le propriétaire à refuser oeuvres littéraires saines, il importes logements aux chefs de famil- beaucoup plus dc meUre à leur ?,s nombreuses; elle qui pousse disposilion ic matériel éducation-capitalisme a accaparer toutes nc, pt teehniquc qui est indispen-les ressources naturelles de peur sabje au nombreux besoins de la que d\u2019autres en puissent profiler, vje rura|e et à les laisser inexploitées, at- Les gouvernenients font certes tendant qu elles puissent lui ser- largement leur part dans la distri- Vlr\u2018, ,\t,\t.\t.bution des brochures d\u2019économie C est encore la cupidité qui fit agrjcoie et domestique, à qui en que, pendant que des milliers de ja demande.Mais on conçoit chômeurs manquaient de nourri- que dans ja pratjque, un nombre commence par soi-meme Extrait dc \"Guide\") Arsène?Arsène n\u2019avait pas compris.Elle commanda d\u2019une voix plus lorte: _ il est onze heures, Arsène, éteint ta lampe! \u2014\tHein?répondit simplement le cultivateur en regardant sa page remplie d\u2019additions, dc multiplications et dc règles de trois.\u2014\tIl est assez tard; t\u2019es fatigué, laisse ce travail la, tu continueras demain .\u2014\tNon, il faut que je finisse ça à soir, sans faute ! ! 5a femme remonta lentement l'escalier et on n\u2019entendait que le frottement régulier dc scs pantoufles sur les marches; les ressorts du sommier grincèrent tous ensemble et quinze minutes plus tard un ronflement qui paraissait lointain descendait, par intervalles l'escalier et remplissait la cuisine d\u2019une musique monotone.Arsène calculait encore.Six pages remplies de chiffres s\u2019étalaient sur la table; d\u2019autres feuilles, froissées, roulées en boule gisaient ça et là ., .le chien, étendu sur le plancher le museau entre ses deux pattes d\u2019avant, surveillait son y avoir de faux prover- cien Testament, ni dans le Nou-bcs comme il y a de faux ilia- veau, rien qui ressemble de près niants.Malgré leur forme senten- ou de loin à notre prétendu pro-cicuse, ces formules que l\u2019on ré- verbe.A notre connaissance, au-pète de confiance, loin de repré- cun sage, aucun philosophe n\u2019a senter la sagesse des nations, nc rien formulé dc tel dans ses oeu-font que cacher de grossières er- vrcs et si nous étudions la pen-reurs.On les accepte cependant séc de l\u2019élite de l\u2019humanité, nous et on est heureux de les appli- constatons que les hommes nor-quer dans la pratique parce qu\u2019ci- maux ont toujours accordé une ture et p usieurs mouraient dc faim, on ^rûlait au Canada plusieurs ir iliers dc tonnes de blé, on jetait à la mer, aux Etats-Unis, cinquante mille gallons de lait et ainsi dc suite en divers relativement restreint de ruraux en profite.Ces publications placées en permanence et en nombre suffisant dans les bibliothèques do la paroisse, où chacun sait qu\u2019il .\t.T pourra les trouver le jour même pays, pour maintenir les prix.Lc^ ol-, jj on aura besoin, rendront évi-statisliques publiées par le Comité demmenç dc pius grands services, de secours de la Société des Na- Non seuiomcnl ie lecteur pourra lions, en 1934, rapportèrent que jrouvcr ie renseignement immé-1 année précédente, deux millions djaj\tci,erehc, mais des ou- vrages complemenaircs seront trois cent raient de mille personnes mou-faim dans le monde aussi à sa portée, s\u2019il a la curio- les flattent quelques-unes des profonde admiration pour ceux entier, alors qu en cette meme an-\tde p|us iongues études, mauvaises tendances de notre na- qui ont le courage de sacrifier n6Ç 011 détruisait cinq cent soixan- La bibliothèque agricole est le leur bien-être et parfois leur vie te-liuit nulle wagons de cercales, compidment rationnel et néces-au lieu des autres.\tcenl quarante-quatre wagons de sajrc dc l\u2019instruction rurale dont Demandez à une mère de fa-\triz, deux cent soixante-sept mille\tjc nouvoau ministre\tde\tl\u2019Agricul- mille, par exemple, si la charité\tsacs de café et cinq millions de\ttu ^ Laurent Barré, est depuis bien réglée commence par elle-\tlivres de sucre, toujours pour\tun\tquart de siècle\tun\tdes plus même.Des enquêtes ont été ins- maintenir le niveau des prix en lenaces champions, et que l\u2019U.C.C tituées par des organisations du\tfaveur des trusts qui contrôlent\t.\t.\u2022.».bien-être social de différents pays ces denrées.sur la part dc nourriture que re- Ces statistiques effarantes, qui çoivent les membres d\u2019une famille sont officielles, révèlent, en mê-à revenus modestes.Ces enquêtes me temps que la barbarie de la ture.Nous croyons qu\u2019il faut ranger parmi les faux proverbes la sentence qui sert de titre du présent article.Telle qu\u2019elle est formulée, elle ne cadre pas avec la doctrine révélée par Notre-Sei-gneur ni avec la conduite de Ce lui qui n\u2019a jamais pensé à Lui-même et qui n\u2019a vécu que pour les autres.Lisez la Bible entière et vous ne trouverez ni dans l\u2019An- (Suite à la page 19) (Suite à la page 19) A la mémoire de Monseigneur Allard Il n\u2019est donné qu\u2019à certains privilégiés de mourir après avoir pleinement réalisé le rêve de leur vie.Monseigneur J.-C.Allard, décédé en 1935 et dont on fêtera le souvenir à Ste-Martine le 17 de ce mois, fui un de ceux-là.Le rêve des derniers vingt-cinq ans de sa vie fut de fonder une école ménagère et une école d\u2019agriculture.Ce rêve est devenu une réalité.Ces institutions, solidement assises dans le temps, fleurissent à quelques pas maître.Il ne l\u2019avait jamais vu si de l\u2019endroit où l\u2019immobilise le dernier sommeil, occupé, si absorbe par son travail Diffusant le Bien et le Beau, elles perpétuent la que ce soir Cette bête fidèle al- mémoire d\u2019une des plus attachantes figures de .\t.,\t.7 notre clergé.Une stèle commémorative sera le .t du cultivateur» un geste, p0jn^ final de sa carrière rectiligne et fructueuse, un m\u201et, une caresse, était couchée \u201e de cela ncu£ ans ces jours-ci.Au soir pres de la table depuis trois lieu- d\u2019une vje harmonieuse, après une courte maladie, tcs, »c grouillant de temps à au qui fut elle-même une apaisante extinction dans hr «lue ses oreilles pour chasser la sérénité, il nous a quittés par une matinée les mouches qui s\u2019y promenaient, pleine dc lumière.Ses fuiterailles eurent un ca-T,,\u201e\t,\t,\t, ractère de grandeur dans la simplicité, le tout a Tout ., coup le chien releva la rimage de sa vic.He: u\u201e sourire venait d\u2019illuminer M AUard originaire d\u2019une excellente famille le visage d\u2019Arsène.Le cultiva- de châteauguay, fit ses études au Séminaire de *eUr jeta son crayon sur la table, Montréal.Dès sa jeunesse il donna l\u2019exemple de se renvoya légèrement en arrière SUr sa chaise, et s\u2019étendant ses\t- -¦- bon et fin.Alliage exquis, pas toujours très frequent.Tour à tour secrétaire de l\u2019évêque de Val-lcyficlu, directeur du collège classique et curé de dont il fut l\u2019un des présidents, ne cesse de propager.Il voudra sans doute donner à ce mouvement toute l\u2019ampleur possible, car rarement les deniers publics auront servi à une tâche aussi bienfaisante.Ce projet de bibliothèque, qui est d\u2019ailleurs en bonne voie d\u2019accomplissement, ne s\u2019arrête pas seulement à la partie technique, puisqu'il comprend les oeuvres relatives à la religion, l\u2019éducation, etc.En voici, en effet, les grandes lignes: la doctrine sociale de l\u2019Eglise, le corporatisme, la technique agricole, l\u2019économie domestique, les renseignements commerciaux et les lois en agriculture.Chacun doit payer sa kenzie King, d\u2019exempter les indemnités parlementaires de tout impôt.\u201cLes députés du parlement qui imposent toutes les taxes que tout le monde doit payer, auront un sens plus vif dc leur responsabilité, et des liens qui les unissent à la population, quand ils savent\u2014 et ils ne peuvent l\u2019ignorer \u2014 devront \u2022li'uv liras dans un geste île déton-le murmura: \u2014 le l\u2019ai .enfin ! \u2018 Il ramassa toutes les feuilles, H en plia une ce qu\u2019il fut toujours un homme bon, pleinement bon Je compléterai le portrait en disant qu\u2019il fut bon et fin.Alliage exquis, pas toujours très frequent.Tour à tour secrétaire de l\u2019évêque de Val-leyficlu, directeur du collège classique et curé de la cathédrale de la même localité, il occupa ces postes avec un égal mérite.Sa religion n\u2019avait rien de morose ou de formaliste.Ame lumineuse, qu\u2019il mit précieuse- ame ijmpide; en sa présence on était forcé de de-mcnl ilans sa poche île clieini- venir meilleur et cela paraissait moins difficile.st' \u2022 \u2022 \u2022 H se leva, s\u2019approcha du n Cut un grand amour: celui de la classe agricole, ilui-n, ci [ni caressa longuement Amour instinctif qu\u2019il traduisit un jour devant nous !a u\u2018tc H regarda l\u2019animal dans Par une réflexion typique: \u201cDevant certains liabv les Ven y M .tanls, dit-il, je sens que cost a moi de lever le premier mon chapeau\u2019\u2019.Il s\u2019avisa vite que les deux étais d\u2019un foyer agricole digne de ce nom, d'un fover répondant aux exigences modernes, doivent être un homme instruit cl une femme instruite.C\u2019est l\u2019idéc-mèrc qui le guida par la suite.Ce petit pays de Ste-Martine, si doué par la nature, lui parut un centre idéal où des institutions sonnantes et éclairées pourraient dispenser exactement ce qu\u2019il faut aux jeunes des deux sexes.L\u2019Ecole Ménagère surgit la première.It no nous est pas loisible dc raconter ici les labeurs et les sacrifices de son fondateur.Des maisons de ce genre ne Jcau BLANCHET.prospèrent que si l'on y met sou coeur \u2014 et ses ,cs yeux c.t comprendre, douce: comme s'il pouvait lui dit il\u2019unc voix ~ a* l°ul calculé ce que l\u2019U.\u2022* \u2022 avait fait pour moi depuis -11 .ms et j\u2019ai trouvé que ma coti-Sal'\"n 'le Irois piastres m\u2019était remboursée pour 50 ans à venir.I '' chien cacha lentement ses acux prunelles brunes.économies.Mgr Allard y mit les deux.Le dévouement des religieuses fit le reste.Cette Ecole a un renom établi depuis longtemps.Des femmes d\u2019une exemplaire habileté en sont sorties.Tout ce qui est pratique et rien que ce qui est pratique, telle part des impôts est la formule de l\u2019enseignement donné.Et ainsi Le western Faim Leader de se trouva réalisé la première partie du plan de ce Calgary ne gol-lte que médiocre-curc \u2018 ruralisant .\tment le projet formé par M.Mac- La seconde fut d'exécution plus difficile.Une école d\u2019agriculture, c'est autre chose.Il fallait y intéresser des pouvoirs publics qui, par définition, sont souvent sceptiques, toujours lents.On ne prêtait pas alors une grande valeur marchande à l'enseignement moyen agricole.Il fallut des années pour cuisiner l\u2019idée.Par bonheur, Mgr Allard rencontra deux hommes à qui il insuffla la contagion de sa foi: le premier fut M.Nolasque April, alors simple agronome du comté de Châteauguay, et le second fut M.Adélard Godbout, ministre de\t.\t, l'Agriculture alors à ses débuts.L\u2019Ecole d'Agri- eu* \" ¦nc,Jlcs devront porter culture surgit un jour, au plus fort des années de tlans le fardeau commun une part crise.Nous n\u2019avons pas à définir ici l\u2019oeuvre émi- proportionnelle a colle d autrui, nomment profitable qu\u2019elle poursuit.Elle est de- \u201cH est un vieux dicton qui dit:, venue le modèle du genre.Et voilà projetée dans \u201cNo taxation without representa-le réel la seconde partie du rêve de Mgr Allard lion\u201d.Nous en suggérons un autre: Est-il besoin de dire que ce-dernier, qui n\u2019eût rien \u201cOn ne peut voter les impôts sans d\u2019un banal scollicitcur, dans son apostolat, n\u2019était être obligé do les payer\", pas homme à se borner aux simples démarches.Il sacrifia tout, à commencer par sa belle cure de Ste-Martine, et alla vivre un temps dans la pauvre petite chambre d\u2019une humble maisonnette.Heureusement des amis intervinrent pour qu\u2019il puisse finir ses jours dans la chère Ecole qui fui sienne à tant dc titres.Ces notes sont bien imparfaites.Elles sont loin d\u2019avoir l\u2019éloquence de deux phrases, entre bien d'autres, prononcées pai Mgr Langlois, évêque de Valleyfield, au cours de l\u2019oraison funèbre.Du défunt, Sa Grandeur dit: \u201cLa charité brillait sur son visage et brûlait dans son coeur\u201d.Des maisons d\u2019enseignement fondées par celui qui venait de disparaître, elle dit: \u201cCe sont les deux joyaux de la région\u2019\u2019.Comment s\u2019exprimer plus magnifiquement ?Lecteurs des environs de Ste-Martine sous les yeux de qui tomberont d\u2019aventure ces lignes, venez vous joindre à nous dimanche le 17 septembre, à l\u2019Ecole d'Agrieulture, pour évoquer le souvenir d'une vie parfumée de sainteté et embellie par un grand charme personnel.Ce sera une fête du coeur et de l'esprit.Paraîtra en octobre à l\u2019occasion du centenaire îles Pionniers de Rochdale \"INITIATION A L'HUMAIN par Victor Barbeau Une doctrine DES COOPERATEURS Une coopérative DES OEUVRES Prix: UN DOLLAR, plus 10% pour les frais île port.Au Service de Librairie de l\u2019U.C.C.515, avenue Viger Montreal Page 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 6 SEPTEMBRE |fMl La Coopérative Fédérée de Québec ENCORE LE \u201cRETRAVAILLAGE\u201d m BEURRE r A plusieurs reprises déjà, ici même, à la radio, dans les Coopératives locales, ainsi qu'à ses assemblées générales anuelles, la Coopérative Fédérée de Québec a souligné la nécessité d'accorder à la fabrication et à la pesée du beurre une attention toute particulière pour éviter jusqu\u2019à la limite du possible les pertes de gras, de rendement ou de poids, pertes qui s\u2019expriment toujours de façon concrète par des pertes d\u2019argent pour le producteur.La \"Terre de Chez Nous\u201d, du 16 août 1944, publie, aux pages 13 et 19, un article de M.P.-E.Bégin, professeur de technologie à l'Ecole de Laiterie de la province de Québec.Monsieur Bégin parle des pertes de gras dans nos beurreries et conclut qu\u2019elles sont trop considérables et qu\u2019elles favorisent grandement l\u2019industrie du \u201cretravailla-ge\u201d du beurre.L\u2019article vaut la peine d\u2019être lu \u2014 ce que nous avons fait \u2014 et même d\u2019être commenté, ce que nous faisons.Les pertes de gras dans les beurreries sont, pour résumer ce qu'a dit M.Bégin, de deux sortes: normales et anormales.Les pertes normales sont ainsi désignées parce que leur nature les rend inévitables.Lorsque ces pertes sont excessives, elles deviennent évidemment anormales.Il importe donc de les réduire autant que possible, mais on ne saurait les éviter complètement.Elles proviennent de l\u2019écrémage du lait, du résidu de gras dans le lait de beurre, de la pesée du beurre et, toujours d\u2019après M.Bégin, de la loi qui règle la composition du beurre.Les pertes anormales sont celles qui peuvent être évitées.Une mauvaise technique de la fabrication, la négligence à bien peser les boites vides et remplies, l'absence de contrôle de la composition du beurre, seraient responsables de ces dernières.On ne surveille pas suffisamment la température de la crème mise dans la baratte ou on surcharge cette dernière.On ne pèse pas les boites vides ou on fait la pesée sans précaution, ou bien encore sur des balances mal ajustées, avec le résultat que les boites devant contenir 56!/2 livres en contiennent 57, 58 et même 59.A remarquer que l'expéditeur n\u2019est payé que pour 56 ivs.Il arrive même qu\u2019on ne met que 54 ou 55 livres, mais l\u2019expéditeur n\u2019est pas payé pour 56 livres dans ces cas.On ne met pas suffisamment d'eau et de sel.La loi autorise un maximum de 16% d\u2019eau et de 2% de sel pour qu\u2019un beurre puisse être classé No 1.Lorsque le beurre ne contient que 137o ou 15% d\u2019eau et 1% ou 1 '/2']o de sel, c\u2019est évidemment une vente de gras à bon marché.De ces remarques très à point sur les pertes de gras dans les beurreries, M.Bégin conclut que ces pertes sont responsables: 1.de l\u2019emploi de certaines pratiques pour le moins discutables; 2.d\u2019une diminution de revenu chez le producteur; 3.de la grande vogue du \"retravaillage\u201d du beurre; 4.d'une diminution de la qualité du beurre mis sur le marché.Le beurre \"retravaillé\u201d possède \"une texture d'onguent, une saveur de suif et il ne se conserve pas bien\u201d.L\u2019auteur de l\u2019article est d\u2019avis que le temps est venu d\u2019entreprendre une campagne d\u2019éducation afin de faire cesser le \"retravaillage\u201d, et à cet effet, il soumet quelques suggestions que nous voudrions revoir: 1.\t\u201cInciter les fabricants à mieux contrôler la composition de leur beurre.Les bureaux de direction de nos coopératives auraient tout intérêt à surveiller de plus près la comp«sition du beurre, en consul- tant les rapports de l\u2019inspecteur de beurreries\u201d.La suggestion, à notre avis, ne vaut pas seulement pour les coopératives, mais pour toutes les fabriques.Sur ce point, nous sommes parfaitement d\u2019accord et sans discussion.Toute absence de contrôle de la composition du beurre est déplorable et coûteuse pour le producteur.Les beurres mis sur le marché et contenant un pourcentage d\u2019humidité et de sel inférieur à ce qu\u2019autorise la loi, sont évidemment recherchés par les \u201cretravailleurs\u201d.Qu\u2019on se serve de la balance à humidité et qu\u2019on ne mette pas le sel à peu près.2.\tDemandez au Fédéral d\u2019indiquer sur les rapports de classification le pourcentage d\u2019eau et de sel de chaque barattée de beurre expédiée à la classification\u201d.Nous endossons cette deuxième suggestion parce qu\u2019elle nous parait raisonnable, de nature à mieux informer les administrateurs et à protéger les producteurs, pour peu qu\u2019on veuille se servir de cette information.Nous soulignons tout de suite que cela ne réglera pas le cas de ceux qui vendent du beurre sans le soumettre à la classification, autrement dit le cas de ceux qui font du détail.Il faudra donc toujours inciter les fabricants à mieux contrôler la composition de leur beurre.Comme on le sait, le beurre soumis à la classification est analysé au point de vue humidité et sel.Le rapport de classification n\u2019indique cependant que le pourcentage de sel.Le pourcentage d\u2019humidité, lui, n\u2019est jamais inscrit, sauf dans le cas où il dépasse le maximum autorisé par la loi, soit 16»/2.Les lots de beurre qui contiennent plus de 16% d'humidité ne peuvent entrer dans la catégorie No 1.Il reste alors à celui qui reçoit des lots semblables à faire retravailler le beurre pour que sa composition soit conforme à la loi, et à le soumettre de nouveau à la classification après lui avoir enlevé suffisamment d\u2019eau pour qu\u2019il n\u2019en reste pas plus de 16%.Ce travail coûte nécessairement quelque chose et il est aux frais de l\u2019expéditeur.Si les certificats de classification émis par les inspecteurs du gouvernement fédéral faisaient mention du pourcentage d\u2019humidité que contient chaque lot de beurre, ce serait un point de gagné parce que les propriétaires de fabriques, privées ou coopératives, seraient en mesure de savoir de façon certaine si le fabricant fait bien son travail et de certifier qu\u2019ils ne font rien perdre à leurs fournisseurs.Nous soulignons de nouveau que le cas des fabriques qui vendent leur beurre au détail ne sera pas réglé de ce fait.C'est dire que dans chaque coopérative ou fabrique privée, il faudra continuer à exercer la surveillance voulue sur la fabrication.3.\t\u201cQue la loi fédérale des produits laitiers soit amendée de façon à permettre que les beurres contenant 3% de sel soient classés No 1\u201d.Actuellement, seuls les beurres ne contenant pas plus de 2% de sel ou les beurres destinés à un marché spécial ou vendus d\u2019avance à quelqu\u2019un qui désire un beurre contenant plus de 2%, peuvent entrer dans la catégorie No 1.La suggestion concrète de M.BésUn, demandant de porter de 2% à 3% le pourcentage maximum de sel qu\u2019un beurre doit contenir pour être classé No 1, vise tout simplement à faire payer au producteur tout le gras qui entre dans la fabrication du beurre.Le raisonnement de M.Bégin est le suivant: La loi autorise 2% de sel maximum, sauf dans des cas d'exception, pour que le beurre soit classé No 1, alors que la plus grande partie de notre production beurrière serait livrée au consommateur avec un pourcentage de sel supérieur à 2%.Cela signifie que les \u201cretravailleurs\u201d de beurre vendent le sel qu'ils ajoutent, au prix du beurre.Sans être experts dans la fabrication du beurre et sans connaître les motifs réels qui ont présidé à l\u2019établissement des standards actuels décrétant la composition légale du beurre, on peut imaginer que ces standards n'ont pas été établis au hasard.On nous dit que le pourcentage de sel est établi en tenant compte des goûts du consommateur.Chose certaine, c\u2019est qu\u2019une certaine catégorie de consommateurs de chez nous et certains consommateurs étrangers désirent un beurre moins salé.La Fédérée a dû déjà exporter du beurre ne contenant qu'une demie de 1% de sel.C\u2019était urgent, et ce peut l\u2019être encore pour assurer l\u2019écoulement régulier d\u2019un surplus de production et, par la suite, une stabilisation des prix à un niveau plus rémunérateur pour la classe agricole.Le prix à la livre, dans ces cas, a évidemment été établi de façon que ceux qui fabriquaient ce beurre, puissent toucher un revenu équivalent à celui qu\u2019ils auraient touché si le beurre avait été fabriqué en mettant la qualité maximum de sel qu\u2019autorise la loi.Voyons un peu si cette augmentation légale du pourcentage de sel aurait la portée qu\u2019on imagine sur l\u2019industrie du \"retravaillage\u201d du beurre.La loi actuelle dit \u201cpas moins de 80% de gras, pas plus de 16% d\u2019eau et pas plus de 2% de sel\u201d.Ce pourcentage maximum peut être augmenté jusqu\u2019à 3%, comme nous l'avons vu précédemment.Dans 100 livres de beurre, il est possible en pratique, tout en restant dans les limites permises par la loi, de mettre 15.8% d\u2019eau, 1.8% de sel, et on retrouve toujours 1% de solide non gras, ce qui fait au total 18.6%.Le reste doit être du gras, soit 81.4%.La loi dit: pas moins de 80%.Pour rester dans les limites de cette loi, il faut évidemment en mettre un peu plus et il doit être difficile, croyons-nous, d'aller en dessous de 80.5%.Cela signifie, d\u2019après le calcul établi plus haut, que dans chaque 100 livres de beurre bien fabriqué, la loi actuelle obligerait le producteur à fournir 9-10 de livres de gras de plus que nécessaire.Si la loi autorisait un pourcentage maximum de sel de S%, le producteur gagnerait donc 9-10 de livre de gras par 100 livres de beurre, ou environ 40c, soit un peu plus de l-3c la livre.Il ne peut être question d\u2019humidité, puisque le maximum, qu'il s\u2019agisse de beurre vendu au détail ou vendu au gros après classification, ne doit jamais dépasser 16%.Les \u201cretravailleurs\u201d de beurre jouent donc sur le pourcentage d\u2019humidité, lorsqu'on leur permet de le faire, par suite d\u2019une mauvaise fabrication.Us peuvent introduire dans du beurre acheté en solide une certaine quantité de sel.e* cette pratique est admise ou tolérée par la loi quand le beurre ainsi retravaillé est repassé au détail Si la loi de classification est n -pectée, car sauf erreur la cla.Wi-cation est obligatoire pour tout le beurre vendu, qu\u2019il s'agisse du ou du détail, et si, par ailleurs (ni exerce sur le beurre vendu au detail la surveillance nécessaire et qUL.la fabrication soit bien faite i,,.\u201cretravailleurs\u201d de beurre ii, , comme gain possible que le sut; ,> de sel qu\u2019ils peuvent ajouter légalement, ce que nous estimon.au prix actuel du beurre à un peu |,iU:.d\u2019un tiers de sou la livre.S\u2019il n\u2019y avait que cela pour encourager l\u2019industrie du \u201cretravaille du beurre, il est fort possible qu , ne ne serait pas aussi populaire qu\u2019elle l\u2019est actuellement.On en une en effet que la moitié de notre production de beurre est retravaillée.Nous croyons donc, de prime abord, qu\u2019un amendement à la loi portant de 2% à 3% le pourcentage maximum de sel devant entrer dans la composition du beurre, ne perlerait pas un aussi gros coup qu'on le pense à cette industrie qu\u2019on dit très prospère.Nous croyons plutôt que l\u2019élimination des pertes anormales ou excessives serait un remède beaucoup plus efficace On nous dit que les beurres ne dosant pas plus de 15% d\u2019humidité et pas plus que iy2% de sel sont marchandise commune.De 15% à 15.8rc et de l«/2% à 1.8%, cela fait tout de suite un gain de 1.1%,.C\u2019est déjà un gain supérieur au gain fait par l\u2019addition de sel.Si nous ajoutons à cela la perte résultant de la pesée trop forte, soit 57, 58 et même 59 livres par boite, au lieu de 56'-j livres, nous arrivons à un gain total de 2% à 2*/2% pour les \u201cretravailleurs\u201d, sans tenir compte de l'addition de sel.Il nous apparaît (pie les \"retravailleurs\u201d de beurre sont plus intéressés à ce 2% ou 2j2% que seule l'absence de contrôle ou la mauvaise fabrication leur permit d\u2019obtenir, qu\u2019au 9-10 ou 1% de -w qu\u2019ils peuvent ajouter.Nous ne soutenons pas qu'un amendement à la loi ne serait pas de nature peut-être à donner plus de justice aux producteurs, mais nous soutenons que ce n\u2019est pas là le premier moyen à prendre puisque les producteurs possèdent déjà un moyen de décourager quelque peu cette industrie du \u201cretruvaillu-ge\u201d qu\u2019on dit faite à leur détriment.4.\t\u201cLe beurre retravaillé devrait être enveloppé dans des parchemins spéciaux qui indiqueraient aux consommateurs que le beurre qu'ils achètent est bien du beurre retravaillé\u201d.Puisque le beurre retravaillé n'a pas la qualité du beurre qui n'a été fabriqué qu\u2019une fois, il nous apparaît très logique et très raisonnable d'exiger qu\u2019il soit étiqueté comme tel.5.\t\u201cLes records de fabrication devraient être obligatoires dans routes les beurreries\u201d.Puisque la Division des produits laitiers au Ministère provincial de l\u2019Agriculture exige un tel record de fabrication, nous n\u2019avons qu\u2019à souhaiter la continuation de cette pratique.Il est une autre remarque de M.Bégin que nous voulons souligner.Tout en admettant qu\u2019un fabricant-propriétaire puisse être normalement, comme tout propriétaire, plus intéressé qu\u2019un fabricant salarié ou engagé, nous croyons qu\u2019il n\u2019est pas juste de dire que les fabricants des beurreries coopératives ne sont pas aussi intéressés que tout autre lubricant à réduire au minimum les pertes possibles de gras.Dans beaucoup de fabriques privées, en °111'1- ( Suite à la page 16) ¦ - LE 6 SEPTEMBRE 1944 LA -* Duplessis province de nombreux administrateurs (par ROGER DUHAMEL) Considérations sur le nouveau cabinet provincial.\u2014 La surprise du Trésorier._ La liste de nos intendants provinciaux.\u2014 Les libéraux conservent le pouvoir au Nouveau-Brunswick.\u2014 La part des Acadiens.Chacun d\u2019eux sera assigné à un mi- Taillon, assumait lui-même en nistre et l'aideront dans l\u2019exercice 1884, la direction du Trésor mais de ses devoirs, en s\u2019occupant par- en 1896, sous M.Flynn, le Tréso | La bataille va bientôt commencer | sur le sol même de l\u2019Allemagne La campagne de France tire à sa Lin.Les Alliés font leur entrée à Bruxelles, en Belgique.\u2014 Co serait bientôt le tour des Pays-Bas.\u2014 Les Américains auraient envahi l'Allemagne dans la région de la ligne Siegfried.\u2014 Appel du Pape en faveur de la poix.\u2014 Rupture de la ligne Gothique en Italie et succès retentissants des Russes er Roumanie.Depuis la rupture du front al- L'Allemagne ticulièrcmenl de la besogne admi- rier s\u2019appelait M.Atwater.Le pre- lemand en Normandie et en Bre- L0 transmission^ des pou vûirs \u2014\t.\t.\tnistrative, laissant au ministre ti- mier ministre libéral, M.Mar- tagne et la libération de Paris, envahie ?Le nouveau premier .jn\u2018n,s ¦ tulairc la responsabilité de l\u2019orien- chand, fut son propre Trésorier les Allemands n\u2019ont pu se ressai- - jl Maurice Duplessis avait aema - ,^jon générale du département de 1897 à 1900.Dans les cabinets sir et opposer une résistance sé- s\u2019il faut en croire la radio de de à son prédécesseur, M.A e- p]US( jis ont la consolation, ou- Parent, Gouin et Taschereau les rieuse nulle part.La débandade Paris et les Allemands eux mê-lard Godbout,\td entrer en tone-\tlre dp rccevüjr $;; 000 en plus\tde\tTrésoriers de\t1897 à Ï900.Dans\tcommencée\tdans\tla péninsule\tde\tmes,\tle territoire allemand au- tiuns le mercredi, 30 août.\tL, est c\tjpur indemnité parlementaire\tet\tles cabinets Parent, Gouin et Tas-\tBretagne at\tprécipitée par\tle\tdé-\trait\tété envahi par les\ttroupes qui s'est fait-\tGate.\tdc s*ap|,eler honorables, d'être\ten\tchereau, les\tTrésoriers provin-\tbarquement\tdes\tFrançais\tet\tdes\taméricaines du général\tPatton chef de l'Union\tnationale\test venu\tjjgne de successjon dès qu\u2019un por-\tciaux furent\tsuccessivement MM.\tAméricains\tsur\tles côtes\tde\tla\tclans\tla rég/on des lignes\tMaginot appeler \u2022 \u2022 t \u201ei pnn » liSnc ('e succession dès qu'l.,\t_ présenter ses ministres ei i ou\ta\ttefeuille aeviendry vacant.C\u2019est\tDuffy, McCorkill, Auguste Tessier,\tMéditerranée se poursuit a une\tet Siegfried.Les Allemands ont aussitôt après procédé a t as-\t-\tévidemment à eux que songera le\tWeir, Mackenzie, Mitchell, Nicol,\tallure accélérée.Les Alliés n\u2019ont\tannoncé que la ligne Maginot a mentation devant le neutena\t-\tnrcmier ministre avant leurs col-\tMcMaster, Taschereau, Stock-\tpas manqué d'exploiter à fond cet\tété abandonnée et que les Alliés gouverneur, sir Eugene yset.bc»\tjèRues quj demeurent simples dé-\twell, Stuart McDougall.En 1936,\tte situation et ils poursuivent si\t0nt franchi leurs frontières dans nouveaux collègues de M.Dup es-\tM.Duplessis choisit M.Fisher, rapidement les Allemands que cer- cette région.Les villes de Verdun s,snnt prêté\tT,e gouvernement Duplessis ne- l,ass6 dL\u2018Puis au Conseil législatif, tains commandants alliés ont pei- et de Nancy et quelques localités qui.s \u2022 1.r\\t\\ T O 1 ri» ¦¦¦ I M-I*ll ir I 1UU1 \u2014\u2014 \u2014~ x* \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 - lui -j- rviilie été les trois serments re- 1 V\u2019 j:;::\u20181a.nre ÎrécédeT leur cède* al°!oÛ™i?â!Ss d« moment M- Godbout fit appel à M.Arthur \u201ec à maintenir le contact avec des environs de la frontière fran-privilcue de faire preceoer i\tN , .souiiai.ons Matthewson a qui succédé aujour- leurs troupes.\tco-allemande ont ete occupées pai nom du titre tant convoite d hono-\tchance nous faisons des d hui M- 0npsime Gagnon.\tLa campagne de France est pra- jes Alliés.La question se pose rai '' \u2022 ente promotion est sans voeux qu\u2019il gouverne la province Cette longue nomenclature indi- tiquement terminée, àj>art quel- pour les Allemands de^savoir nréré'H'i ' 21 ministres, dont 14 en tenant toujours diri-icnt un ministère.Et ce n\u2019est tércts permanents pas ll,IU|' ,n 'lu^mim'stére ^du^Bien- jouer un rôle utile et indispensa achalandé parles Anglo-québécois la frontière espagnole La cam- Manche devait également êtie ô créer un ministère\tble.II y\ta des oeuvres\timportun-\tque la Trésorerie provinciale.A\tpagne\tde Belgique s\u2019acheve ega-\timprenable et les AUies on reus \u2018T Ti 'c comme M Duples-\ttes à\tcréer, des initiatives\tnéces-\ttel point que des gens qui n\u2019ont\tlenient\tet toute resistance dans\tsi à l\u2019entamer.D ailleurs, lesro- \u2018\t.înicllement engagé au\t«aires\tà\tpoursuivre.\taucune préférence politique par-\tles Pays-Bas ne devrait pas tar-\tieK sont aujourd hui complete- sti s j\t-\tm\tfoi mUlement engagea u\ttisane ct qu; ne veulent que le\tder à\têtre ecrasee.L Allemagne\tmenl renverses, les Allies ont la MUr, ,!- .a campagne eiecio I ,e Trésorier\tbien de leurs compatriotes se scan- goûte dans le moment toute l\u2019hor- maîtrise incontestée de l\u2019air et (\"est dm qu un üepuic unio - dalisaient à bon droit d\u2019une tra- reur de la \u201cblitzkrieg\u201d qu\u2019elle- une aviation qui pourra, à volonté, dition dont il était difficile, sinon\tmême\tdéclanchait, en 1939, en Po-\tréduire en cendres les villes al- impossible, de découvrir le bien-\tlogne\tet, en 1940, en France et\tlemandes les unes après les au- qu'un député unioniste s cinquante chances sur cent\t.\t, d'être mn^tre, puisqu\u2019environ la ornvmcinl à i.\tri,, M Anésimo fiimon fondé.M.Duplessis a eu parfaite- dans les Pays-Bas.Elle a tout tres s\u2019il prenait fantaisie aux Al fa comme intendant de la province mcnl raison d\u2019y mettre fin et il perdu, sauf la Norvège, qu\u2019on dit i(.raands de tenir coûte que coûte îi n\u2019a ms ét«'* sans causer oueloue ne s\u2019en esl suiv* aucunp révolution en voie d\u2019être évacuée, et une 'a ia ligne Siegfried.Rien ne les 11 lia pas ete sans enuser quelque _____________ n.,11,.\ti\u201e ua._____j.i\u201e\t«ns.____= _i._ a.\tmnàio, toc inoitir les députés ministériels s\u201ent ,-uiijurd\u2019hhui honorables.La quantité des conseillers et colla- b,,r:,U'U!\t1il!it\"rvis^'nou*C'oceuner\u2022 su^n^es1\u2019Non^aue^M' Gaiinon\u2018ne au pays de Québec.C\u2019esl la dé- partie de la Pologne où les Rus- empêche du reste oe répéler les m'lri \", f \u2018\u2018L d 1 acGoii possède nas les nualités aui en fe- monstration sur un point de detail.ses, pour des raisons inexplica- exploits des Allemands en 1940 ,,.i ,1 m.itautt e\tJ .llnPtin ' Tr/,s\u201eHer-qr\u2019est un ,10us en convenons, que nous pou- blés, semblent immobilises.Le el de contourner cette ligne en p,u:i \": que n°u® .e\ti1.\t, f j d\u2019exnêrie\u2019nce el un vons 6trp ma,tres chcz nous' dès moment des règlements de eomp- passant par la Belgique et la r .: : ;L.tü\u201c ! M S u »\t«verti \u201e\u201ei arrom- Que nous le voulons vraiment et tes est arrivé.La bataille va bien- Hollande que les Allemands n\u2019ont de constater que M.Duplessis a administrateur averti qui accom- ^ nQUS ne cédons pas à la pu.- commencer si elle \u201ee l\u2019est pas dû singer à fortifier, * - till .\t.tii n\u201e\tnnonil «AC., .- ,\ti\t«___*___ J.I' A 1U .\t1\t1___ 1\t\u2019___1.» empiétement change cl avis ne- para scrupuleusement son octw -\tCe geste, il serait pos- déjà, sur le so même de l'Aile- 'ivresse de leur triomphe, pu,s IPS', Quand il assuma pour la Toutefois, depuis delà longtemps,\tdo péter dans une foule\t\u201e premierr fois les responsabilités la rumeur publique désignait a ce dp domaincs où nous avons des E '\t*\t'\t\" \u201c 11 è '\ts\tlOUi P0S.,t\tC._e____intérêts vitaux en jeu.Nous hé Les Alliés entrent Appel du Pape à Bruxelles A l\u2019occasion du cinquième anniversaire de la déclaration de la guerre, Sa Sainteté le Pape Pie nuer lr nombre des ministres, pré- Paul Beaulieu, un comntable dont textanl des motifs d\u2019économie, la valeur professionnelle est ad-\t\"teï,\"'pm\u2019 eramte des Cette fois ,-i il fait exactement le mise de tous.Que s est il donc\tésaflles Ce n-esl pas avec de___________ conlr.v, on invoquant le fait que passe qui a empeene le critique\t.sentiments que nous par- *\u201e\tpvptip XII a lancé un appel au monde 1, u-m oire de la province\test\ttrès\tofficiel\tdu budget dans i\u2019opposi;\tviendrons jamais à faire une\tpoli-\tt\tmiliuires\til esl\timpossible\tetl faveur d\u2019une Paix fondée sui vasn d que toute ses regions\tdoi-\ttion de\t_ devenir, comme tout le\ttjque de grandeur et de salut pu-\t.\t,\tsujvTe d'étape\tenP étape\tles Principes chrétiens.\tIl a souvent eu, représentées au\tconseil\tmonde s\ty attendait, Trésorier pro\tbljc n est temps que nous\tnous\td\u2019une\tsemaine à\tl'autre\tHier en-\tlj«né la nécessité de la\tcollaborait,- nuM-tres.Les jours\tse\tsui-\tvineial.\tSerait-ce que la ha\u201ctc f\ten rendions compte et que\tnous\tQn parlait\tde la\tlibération\ttion de tous les Pays\tPour le vent et ne se ressemblent pas.-\tnance aurait vu d un mauvais\toeil\taf,issjons\ten\tconséquence.\td \u2019P ris.\taujourd\u2019hui c'est à maintien de la sécurité.Les va.in- .ions ministres reviennent a le choix d\u2019un homme qui conserve ^\tde I ans,\t.c \u201cl, ?cus dit-il.doivent nartacer avec la Mirtni'i\u2019 dans le nouveau cabinet, une certaine indépendance d esprit « élections du\tBruxelles, capitale de la Be g Ouïr, M Dunlessis lui-même, qui et qui entretient parfois des vues - que que 1 attention du monde se ni i ,,i president du Conseil exé- nationalistes?Serait-ce qu\u2019elle m _ 1_orull ces associations entretenaient 0 agences de vente dans les gran ¦ capitales mondiales importatru ¦ de blé.(Suite à la page 16) RKvaltar de campagne d\u2019ua gewre firtlwliw Lake.a* Saokatehewaa.de le gare de (MU B.TRUDEL & CIE Fournitures et machineries pour laiteries, beurreries et fromageries.3«4, Place d\u2019Youville MONTREAL lE c SEPTEMBRE 1944 TERRE DE CHEZ NODS ^COLONISATION j Faisons oeuvre durable [)lv,.,s projets seront mis de l'avaeI.;.u lendemain de la victoire pniir assurer à tous ceux qui en auront besoin un travail réguler et suff¦ somment rémunérateur.Dan' la province, l\u2019on tentera d'aboid la chose est normale, de transtormor les industries de guerre n industries de paix de façon à utilis -r 'oute cette machinerie qui, autrement perdrait sa valeur.Ensuite i on poursuivra sans doute ime fouie de recherches en vue de mettre sur le marché des produits nouveaux ou encore de perfectionner des objets déjà existants et dont la fabrication fut peut-être suspendue durant la guerre.A part cela, pour accélérer l'embauchage l'on recourra à toute une séri ¦ de travaux publics visant d\u2019une façon directe ou indirecte, à amé iorer la situation sociale et économique ainsi qu\u2019à préserver la saut, publique.En dernier lieu, ion verra à utiliser les ressources natuiellrs de la Province pour établir sur la terre celles de nos fa-milli s exposées à tomber en chômage et susceptibles, à cause de leur formation lointaine, de leur atavisme rural, de réussir à tirer leur < ie du sol.Q'i il nous appartienne d\u2019améliorer 1 santé publique, de pourvoir les ouvriers des moyens de se metPe chez eux, de faire l\u2019achat d'un, maison à des conditions rai-sonn.diK .d\u2019effectuer la transformation des industries pour qu\u2019elles répondent aux besoins normaux de nos populations; que l\u2019on profite des découvertes nées de la guerre pour améliorer des articles d\u2019utilité eourai te, voire même pour mettre sur le marché des articles nouveaux qui serviront réellement, à l\u2019avènement de la civilisation, tout cela est logique.C 'pendant, étant donné notre carac'ère chrétien, notre conception des valeurs et de la vie.il nous faudrait, pour bien faire, nuili plier au possible les établisse mi nts individuels des familles par l\u2019uti ntion de nos ressources na ture'ies.Cela comprend non scu-lemi ' t I établissement sur la terre comme occupation principale, mai aussi l\u2019établissement sur la lorr.comme occupation seconde avec l\u2019embauchage dans certaines industries, petites ou moyennes, connexe à une autre ressource naturelle.Pourvu que l\u2019on voie à l\u2019économie de la ressource naturelle, quei'i nu en soit sa nature, les établis- ment ainsi effectués seront assurés d\u2019une plus grande stabilité terre, par exemple, pourvu qu\u2019on la cultive sagement, pourvu qu oi, sache constamment la renommer entretenir sa fertilité, dur,\"a toujours.En plus, elle per-mett'-n r-eaueoup plus que toute autre occupation dans les villes, le dévouement normal de la famille cio élienne au contact de la nature Plus nous réussirons à rapprocher nos imputations de la terre nourricière, plus nqus ferons oeuvre durable.C.-E.Couture.j Les pomiculteurs du Québec |\tsouffrent d\u2019une injustice j Lu Commission des Prix et du Commerce réglemente la vente des pommes aussi bien que la vente des autres produits agricoles.L\u2019an passé, s\u2019est l\u2019ordonnance A-812 qui était en vigueur cette année, elle a été remplacé par l\u2019ordonnance A-129G.Cette dernière a apporté quelques corrections nécessaires à la précédente.Malheureusement, nous trouvons encore dans la deuxième ordonnance un point qui nous semble injuste pour les pomiculteurs de notre province.Les deux ordonnances permettent la vente des pommes de la Colombie-Anglaise sur le marché de Montréal à un prix supérieur à celui accordé pour les pommes du Québec.Pourtant, les pommes produites chez nous sont de même variété, de même qualité et empaquetées dans un contenant identique.Si l\u2019on tient compte du fait que dans le passé, nos pommes ont toujours commandé un prix supérieur à celui payé pour des pommes de toute autre provenance, nous comprenons mal pourquoi l\u2019ordonnance en question oblige nos producteurs à vendre à un prix moindre.Il y a un principe d\u2019économie qui veut que les prix s\u2019établissent sur le marché df vente et que tous ceux qui y viennent s\u2019y soumettent.Pourquoi la Commission viendrait-elle chambarder ce principe fondamental ?On doit sans doute invoquer comme argument le fait que les producteurs de la Colombie-Anglaise ou de la Nouvelle-Ecosse doivent payer des frais de transport élevés.La môme raison pourrait être donnée pour les patates expédiées de l\u2019Ile-du-Prince-Edouard et pourtant, tant à Montréal qu\u2019à Toronto, les prix maxima pour ce produit sont les mômes.Avant l\u2019Intervention de la Commission des prix, les expéditeurs étaient appelés à faire face aux frais d\u2019expédition.Pourquoi n\u2019en serait-il plus ainsi ?Veut-on faire admettre par là que ces producteurs éloignés ont droit à leurs frais de transport, remboursés en surchargeant le consommateur, tel que reconnu par l\u2019ordonnance et qu\u2019aprôs la guerre, le gouvernement devra y pourvoir par un subside ?Dans Québec, nous produisons une pomme de qualité supérieure, mais à un prix de revient plus élevé et ce, pour une raison principale: les conditions climatiques étant plus rigoureuses, nos arbres subissent des dommages plus souvent ei conséquemment, donnent des récoltes moins abondantes.Nous avons dit plus haut que les pommes du Québec commandaient des prix plus élevés que celles d\u2019ailleurs.Pour s\u2019en rendre compte, on n\u2019a qu\u2019à référer au rapport hebdomadaire publié par le gouvernement fédéral le 29 juin 1944 et portant le no 13.Nous y trouvons un résumé de vente sur le marché de Montréal, à la halle aux fruits du Canadien National, pour la variété McIntosh, qualité \u201cfancy\u201d.1942\tC.-A.Québec 1943 C.-A.Québec Oct.\tNov.\tDéc.\tJanv.$2.03\t$2.18\t$2.45\t$2.51 2.28\t2.43\t2.58\t2.61 3.25\t3.37\t3.57\t3.70 \t\t2.85\t\t2.94\t3.04 S Gardez le cheval au travail !*oiu enrayer efficacement le J.fdon, truitex-lc dèi qu\u2019il fait \u2022x\"! apparition, avant que le Jarret tiurcisce.Le jonton k manifeste d'abord comme une' jntlure moHe en avant et du côté intérieur de Tticulaüon du jarret.Au premier signe.m«.s«er le jarret enflé avec l'Abeorbine afin « ocUyer la circulation dans la partie affectée diminuer 1 inflammation.Frotter ainsi deux uu I>nr jour jusqu\u2019à disparition de l\u2019enflure.L AWbine ne guérit pas tout, mais elle r™dre dc grands services.Réputée n.n*' c**c C8t employée par nombre e vétérinaire* pour le traitement des écorchu-«.courbes, vessignons et troubles congestifs antiques et pour empêcher que ceux-ci ne de# doubles permanents.$2.50 U houtedlc durable, aux pharmacies, k \u2018 Y°ung.Inc., Lyman House, Montréal.ABSORB I NE Ce tableau nous prouve facilement que les pommes du Québec obtenaient un prix supérieur avant l\u2019apparition de l\u2019ordonnance.Nous constatons donc qu\u2019en 1942, les pommes du Québec se sont vendues de 10 à 25 cents plus cher la boite que celles de la Colombie.En second lieu, si nous comparons les prix de vente de 1942 à ceux de 1943, nous constatons que la Colombie a obtenu $1.22 de plus qu\u2019en 1942 pour le mois d\u2019octobre.$1.19 pour novembre, $1.12 pour décembre et $1.19 pour le mois de janvier 1943.Pour les mêmes mois, les pomiculteurs du Québec ont bénéficié des augmentations suivantes: $0.57 en octobre, $0.36 en décembre et $0.43 en janvier.Ces chiffres démontrent bien qu\u2019on n\u2019a pas accordé au produit québécois l\u2019attention qu\u2019il méritait.La Commission des prix, d\u2019après nous, n\u2019a pas le droit d être injuste envers un groupe donné de producteurs.Elle ne peut pas non plus modifier une pratique commerciale affectant un groupe de producteurs et avantageant un autre groupe.SI on estime que le consommateur peut payer $3.25 pour\" une boîte de pommes de la Colombie-Anglaise, nous estimons que le consommateur peut débourser le même montant pour un produit du Québec de même qualité.L\u2019augmentation du prix de vente peut se justifier par l\u2019augmentation du coût de production, et sous ce rapport, le producteur de pommes d\u2019ici ne reçoit pas autant justice que celui de là-bas.Nous constatons que les producteurs de la C.-A.ont reçu une augmentation de prix de $1.22 en octobre, ceux du Québec $0.58; en décembre $1,12 contre $0.26 et en janvier $1.19 contre $0.43.Autrement dit, si les autres avaient besoin de cette augmentation pour compenser la différence dans le coût de production, ceux du Québec avaient besoin d\u2019un montant égal.il y a une deuxième injustice qui fait maugréer le po-miculteur québécois.Contrairement aux producteurs de la Colombie-Anglaise qui font absorber leur coût de transport par un prix plus élevé, aucun producteur de la région de Montréal \u2014 et cec.i concerne la presque totalité des produc teurs de la province \u2014 n\u2019a le privilège d\u2019approvisionner les clients faisant commerce dans d\u2019autres coins de la province, sans être d\u2019abord disposé à absorber la majeure partie des frais de transport.Ici, on peut se demander si ce n\u2019est pas le désir de certains officiers de la Commission de livrer tous les clients des producteurs québécois à leurs compétiteurs de la Colombie ou de la Nouvelle-Ecosse ?Car, il faut dire que les pommes de la Nouvelle-Ecosse sont sur le même pied que celles de la Colombie.Advenant le cas ou les pommes devien-draint rares, est-ce le désir de la Commission que des centres comme Trois-Rivières, Joliette, le Lac St-Jean et l\u2019Abitibi, ne puissent s\u2019approvisionner à Montréal de pommes québécoises, en respectant les dictées de l\u2019ordonnance ?Tel que l\u2019ordonnance présente se lit, non seulement nos producteurs doivent se contenter d\u2019obtenir 30 cents de moins sur une boite de pommes \u201cextra fancy\", mais s\u2019ils veulent livrer leur produit à Québec, par exemple, Ils doivent être disposés à absorber une partie des frais d\u2019expédition.Cette ordonnance peut aussi favoriser le marché noir.Elle oblige, advenant le cas où les prix maxima soient maintenus comme l\u2019automne dernier, le marchand détaillant à offrir en vente des pommes de la C.-A.à un prix plus élevé qu\u2019un autre détaillant qui aura été assez chanceux pour s\u2019approvisionner de pommes de Québec.En pratique, le marchand cherchera de préférence à se procurer des pommes du Québec, même en faisant du marché noir, et lorsque viendra le temps d\u2019en disposer, il n\u2019aura qu\u2019à les offrir en vente en mélange avec des pommes de la Colombie en exigeant le prix maximum permis pour ces dernières.Et voilà 1 le tour est joué.Les pomiculteurs du Québec ne veulent aucun traitement préférentiel, mais désirent tout simplement être traités sur la môme base que ceux de la Colombie-Anglaise et de la Nouvelle-Ecosse et de pouvoir exiger du consommateur le même montant d'argent pour un produit de qualité égale.Pour réparer l\u2019injustice de l\u2019automne dernier, que l\u2019on donne aux producteurs de chez-nous un prix égal à celui que peut exiger un expéditeur de la Colombie, f.a.b.Montréal, et tous seront satisfaits.On pourrait aussi créer pour la province un centre de distribution qui serait, en l\u2019occurence, Montréal, et servirait à établir, pour les pomiculteurs du Québec, leur prix de vente dans toutes les autres régions de la province.S* un marchand de Québec veut obtenir des pommes d\u2019Abbots-ford\u201e par exemple, le vendeur pourra facturer le prix maximum permis à Montréal, moins les frais de transport que celui- ci aurait eu à débourser s\u2019il avait livré sa marchandise à Montréal.Nous ne voulons ni accuser ni blesser personne.Nous comprenons facilement que certains hauts officiers de la Commission des prix connaissent mal nos conditions de production et de vente; ils connaissent peut-être mal aussi la qualité de notre pomme.demandons simplement justice avec la meilleure du monde.Souhaitons ardemment que les diri-la Commission évitent cette année la situation de dernier.Il serait malheureux que la Commission attire des reproches pour un produit en particulier sait les efforts louables faits dans certains autres Elle a pu se tromper; espérons qu\u2019elle saura Nous intention géants de l\u2019automne des prix s\u2019 quand on domaines, corriger.Louis-Ph.POULIN Mi -1 - a-» QUATRE PRODUITS ,U O'< 7 Construire sur la Ferme TOITURE D'ASPHALTE Fabriquée en rouleau afin de faciliter le pome.Protège contre la pluie, U neige, le vent, le soleil, les étincelles ce autres risques.BARDEAUX D'ASPHALTE Une .couverture, «aie «t facile à poser qui ne requiert ni peinture, ni teinture, ni autre entretien.Embellit une maison tout eo U protégeant contre les intempéries.REVÊTEMENT INSUL-ATED Isole, protège et embellit.Facile à poser pardessus bardeaux, clapboard ou lambris de bois.Ne requiert ni peinturage ni entretien.INSUL-BOARD L'article idéal pour «ors intérieurs, soit par lui-même ou comme base pour peinture ou enduit.A l'épreuve de 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L-U.C.C.K.O.- CASE POSTALE 63.OTTAWA.ONT.+-+ INos cercles à l\u2019oeuvre C'est dimanche, le 27 août dernier, qu'eut lieu à Bourget le premier congrès diocésain de l\u2019U.C.C.K.O.d\u2019Ottawa.Environ deux cent cinquante cultivateurs s\u2019étaient rendus à ces importantes assises et la salle paroissiale était remplie à capacité.La raison majeure de ce congrès était la fondation de l'Union régionale de l\u2019U.C.C.F.O.d\u2019Ottawa.11 y eut lecture et adoption des nouvelles constitutions pour jusqu'au congrès général qui aura lieu au mois d\u2019octobre prochain où l\u2019Union régionale de l\u2019U.C.C.F.O.de Hearst sera représentée.Il y eut appel des délégués (2 par cercle).Tous les cercles, sauf les quatre plus éloignés étaient représentés.On fit ensuite une enquête rapide des activités des cercles dans le domaine de la coopération.Cette enquête a donné des précisions nécessaires qui aideront à tracer le programme d\u2019action pour la nouvelle année.M.Antonin Lalonde M.le président général présida le congrès étant donné que l\u2019élection du bureau de direction diocésain ne fut faite que plus tard.Dans son discours d\u2019ouverture, M.Lalonde présenta un tableau bien brossé de l'Union, à partir de ses débuts jusqu'aujourd\u2019hui.Les quinze premières années de l'Union, dit-il, constituent une période de tâtonnement, d\u2019épreuves et de sacrifices.L\u2019association canadienne-françai-se d\u2019éducation d\u2019Ontario avait, dit M.Lalonde, conçu le projet d\u2019une association professionnelle pour les cultivateurs.M.Victor Barrette écrivit une série d'articles qu\u2019il signa \u201cLouis Hébert\u201d, dans lesquels il exposa une doctrine, une ligne de conduite qui devait finalement faire aboutir, par une enquête bien dirigée, le projet tant désiré.Une avalanche de mille lettres arrivait à l\u2019Association d'Educa-tion pour faire déclencher le mouvement.Des quatre coins de la province des cultivateurs expriment le désir de voir s\u2019organiser une association qui serait la leur exclusivement.Le premier pas, toujours le plus difficile, avait été réalisé.Toutefois, les difficultés ne tardèrent pas à venir ralentir le projet qui allait pourtant bien lentement.Ce fut le krach de la bourse en 1929 qui jeta tant de gens sur le pavé et un grand nombre de cultivateurs en même temps.Les années se succédèrent.Chacune, heureusement, laisse des traces bien vivantes pour faire grandir l\u2019association.Et aujourd\u2019hui, l\u2019oeuvre qui a souffert, mais qui a profité de sa souffrance, vit et grandit.M.Lalonde parla de la propagande qui s\u2019est faite dans le nord, grâce à l\u2019organisation du secrétariat permanent.L\u2019organisation, dit-il, nous met en face d\u2019une nécessité: celle d'une union provinciale.lit peur cela, il faut, pour- fîR ATl^s î\tEchantillon d\u2019un ¦ ¦ J \u2022 traitement contre le* MALADIES D'ESTOMAC (DUES A L\u2019EXCEDENT D\u2019ACIDE GASTRIQUE) C.t- Shea Camp* bell's Hay Québec, nous écrit: \"Je souffrais depuis 22 ans.d'indigestion, de douleurs et de gaz -.''es-tomne après charpie repas et ic fus soulagé après rju'un ami m'eut parlé Je votre traitement Dès !n première tournés, rjut le fis usage des Tablettes Von Canadiennes, le crois eiu'efles me firent un bien considérable.Je ne saurais jamais en faire trop .\u2019éloges\" Si vous souffrez d'indigestion, gastrite, gastralgie.gonflement irritation causée pat \"acide, douleur: après les repas ou de ouclrjues autres troubles d'estoms, de même nature dû A l'excédent d'acide gastrique, voui devriez, vous aussi être promptement soulage Demandez immédi.tcnit-nt un échantillon GRATUIT ele ce traitement.Un brochurette gratuite est incluse Ecrivez A CANADIAN VON Co.Dépt «44-C\t\u2014 WINDSOR, Ou ta ris.suit-il, former des unions régionales.Nous acceptons le principe de cette union provinciale et d'unions régionales.Vous avez à choisir aujourd\u2019hui votre bureau diocésain pour Ottawa.M.Lalonde dit ensuite un n ot de la cotisation et démontra que les cultivateurs en majorité ont accepté l'augmentation, car cette année l\u2019union compte autant de membres que l\u2019an dernier.Cette cotisation a aidé à former le secrétariat et nous sommes en mesure de pousser notre organisation dans d'autres régions qui attendent patiemment la visite des propagandistes.L\u2019U.C.C.F.O.a en outre organisé un service coopératif pour aider la formation des coopératives de tous genres.Cet organisme sera sous peu en mesure de mettre sur pied, dans toute la région d\u2019Ottawa, un nombre considérable d'institutions coopératives qui seront la propriété de la classe agricole, des culii vateurs plus précisément.Les constitutions furent ensuite lues, discutés et adoptées.L\u2019élection du Bureau de direction de l\u2019Union régionale de l\u2019U.C.C.F.O.d\u2019Ottawa a donné les résultats suivants: président, Monsieur Albert Laflcche, de Cassel man; vice-président, Monsieur Lorenzo Leduc, .d\u2019Embrun; directeurs: MM Henri Gareau, d'Alfred; Ernest Hurtubise, de Bourget; Bruno Legault, de Casselman, Armand Gadoua, de Curran, Elvé Brisson, d\u2019Embrun, Jean-Marie Thivierge, de Hammond, Arthur Brieault, de Lefaivre; Joseph-V.Itoeelte, de Limoges; L.-P.Barrette, de l\u2019Orignal: L.Vinctte, d\u2019Orléans, Ephraim Lalande, de Plan-tagenet, Iloméo Benoit, de St-Al-bert; Noël Viau, de St-Pascal; Hervé Joly, de Sarsfield; Henri Marcil, de Vars; Albert Brazeau, de Wen-dover et Réal Legault, de St-Isi-dore.Les cercles de Ste-Anne de Prescott, de St-Eugène, de St-Ber-nardin et de Treadwell auront chacun à se choisir un directeur pour ce bureau.Le bureau élu choisit ensuite les délégués pour le congrès général d\u2019octobre prochain.Ce sont les suivants: MM.Ubald Ouellette, Ovide Jubinville, Nelson Charlebois, Henri Gareau, Réal Legault et Joffre Lapointe.Les substituts seront nommés par le président, le vice-président et l'aumônier.L\u2019aumônier général M.l'abbé Louis RANGER, dans un court plaidoyer, exprima toute sa satisfaction de voir enfin se réaliser un grand rêve.Celui d'une union régionale pour le diocèse d\u2019Ottawa et pour le diocèse de Hearst.Cette organisation, dit-il, est le résultat d'un travail constant, d\u2019une persévérance qui ne faillit jamais.Enfin, dit-il, c\u2019est l'oeuvre de tous les cultivateurs.Ce nouvel organisme au sein de notre union permettra d\u2019aller de l'avant, de faire des progrès sans cesse remarquables qui donneront à la classe agricole des raisons de vivre.Ils feront aimer la profession que tous vous avez choisie, la feront respecter et la défendront contre les embûches de ses ennemis.L\u2019essor coopératif qui se développe rapidement parmi la classe agricole est le résultat direct de l\u2019étude.Cet essor mérite toutefois qu\u2019on le fasse bien; c\u2019est pourquoi il faudra donner dans notre éducation coopérative l\u2019esprit coopératif à nos cultivateurs.M.l\u2019aumônier donna ensuite un rapport sur l\u2019entrevue qu'il eut dernièrement avec un représentant du gouvernement provincial.Nous avons discuté, dit-il, l\u2019expansion du mouvement coopératif chez les Canadiens français et il dit toute sa satisfaction d\u2019avoir éclairé un homme bien disposé qui peut exercer une influence et nous faire du bien.Cet homme, continua-t-il, re- (Suitc à la page 17) Val-Côté U- cercle de l\u2019U.C.C.F.O.de Val-Côté tenait sa première réunion le 12 août dernier.A cette assemblée, il y eut élection du bureau de direction du cercle.Le résultat fut le suivant: à la présidence, M.Arthur Couture; à la vice-présidence, M.Jean-Baptiste Lévesque; directeurs: MM.Ludger Hin-cc, Hervé Leduc et Liguori La-chance: comme secrétaire-trésorier, M.Maxime Brisson, et l\u2019aumônier est M.le curé Léo-Marie Sylvain.La date de la prochaine assemblée fut fixée au 2 septembre.Le cercle compte douze membres.Maxime BRISSON, secrétaire.La reconstruction sociale et économique Suite et fin de la causerie prononcée par M.E.Ger vais, membre du cercle de l'U.C.C.de Vars, o l'occasion de l'ouverture de la Caisse populaire de Vars, Ontario.Moonbeam Le cercle de l\u2019U.C.C.F.O.de Moonbeam s\u2019est réuni le 27 août sous la présidence de M.Ovila Lauzon.Quinze cultivateurs s\u2019étaient rendus.L\u2019aumônier, M.le curé J.-E.Belliveau, a donné lec-tture du questionnaire sur Ten-quête agricole dans la paroisse.Il a aussi fait connaître les noms du bureau de direction de l\u2019Union régionale de l\u2019U.C.C.F.O.de Hearst.Le président insista auprès des membres présents pour que le recensement agricole se fasse le plus tôt possible et que chaque membre fasse sa part de propagande en faveur du cercle.A la prochaine réunion qui aura lieu le 9 septembre, M.le président parlera de l\u2019expédition des- animaux à l\u2019abattoir.Une question qui fut soumise à l\u2019étude est celle-ci: les moyens à prendre pour l\u2019hivernement des animaux.Onze nouveaux membres ont tdonné leurs noms.Le cercle de Moonbeam compte maintenant dix-huit membres.Albert GIROUARD, secrétaire.Strickland Le 14 août dernier, le cercle de Strickland s\u2019est réuni.On fit l'élection du bureau de direction.En voici le résultat: président, M.Arthur Claveau; \"ice-président, M.Eugène Thérrien; directeurs: MM.Arthur Brideau, Odilon Bé'anger, Thomas Louis Brassand; secrétaire-trésorier, M.Théobald Ma chand, et aumônier, M.l'abbé J D.Des-chenaux, curé.Cinq nouveaux membres donnèrent leurs noms.Le cercle compte actuellement douze membres.Théobald MARCHAND, secrétaire.Lac Ste-Thcrèse Le 21 août, vingt-neuf cultivateurs se rendaient à l\u2019assemblée du cercle de l\u2019U.C.C.F.O.du Lac Ste-Thérèse qui fut présidée par M.Etienne Denis.M.Jean-Marie Gratton donna un travail sur i'« î-quéle agricole qui se fait actuellement par le cercle dans toute la paroisse.M.Gérard Cantin donnera un travail le 5 sept : mb ».date de la prochaine réunion, sur les caisses populaires.La question soumise à l\u2019étude, c\u2019est l\u2019organisation du cercle en général.On demande au secrétaire d\u2019acheter 33 pamphlets dont \u201cles principes coopératifs\u201d, de Jean Blanchet; \u201cLe catéchisme des caisses populaires\", de l'abbé Philibert Grondin; \u201cMaîtres de leur propre destin\u201d, par M.M.Coady; \u201cLe gérant de coopérative\u201d; \u201cDevoirs et problèmes des directeurs de coopératives\u201d.Quatre nouveaux membres donnèrent leurs noms pour faire partie du cercle qui compte maintenant treize membres.Léopold PAPILLON, gc cri taire.Une caisse populaire est un double réservoir d'épargnes et de prêts ou les gens d\u2019une même paroisse déposent leurs économies, petites et grandes, pour amasser des capitaux de réserves et les prêter à bon compte à ceux d\u2019entre eux qui en ont besoin.Elle a pour but d\u2019enseigner à tous l\u2019idée de la petite épargne si négligée aujourd\u2019hui.Comment la liasse agricole nombreuse et plus ou moins pauvre, à cause de la dictature économique qui l\u2019exploite de toutes les façons peut-elle vraiment épargner et prendre le contrôle de son crédit pour améliorer son propre sort au point de vue économique.Ce sera par une sage économie.D\u2019abord, qu'est - ce qu'épargner?C\u2019est se priver ou renoncer à une dépense de luxe, de superflu, dans le but de se constituer un revenu dans l\u2019avenir.Mais beaucoup de gens disent: \u201cEpargner des sous, il vaut mieux les dépenser\u201d.C\u2019est là une grande erreur.Comme beaucoup n\u2019auront jamais autre chose que des sous, s'ils ne les épargnent pas, ils n'é-pargneront jamais, Le sous est l'élément de l'épargne; s\u2019il est versé régulièrement, il constituera en peut de temps un capital relativement considérable.Essayons, la chose en vaut la peine.On organise des caisses populaires pour aider à la pratique d\u2019une sage é-conomie.Dans la vie personnelle et au foyer, avoir de l\u2019cconomie c\u2019est avoir de l\u2019ordre dans sa vie, où l\u2019homme économe ne sera pas un avare qui aime son or d\u2019une façon déréglée.L\u2019homme économe vit bien parce qu\u2019il calcule bien, étudie son budget; il raisonne scs dépenses, il distingue entre le nécessaire et l\u2019accessoire et prend soin des objets à son usage; il y fait une place à l\u2019épargne et, s\u2019il cherche le pratique, il évite toute dépense inutile.En un mot, il a de l\u2019ordre en tout.D\u2019après certains observateurs, la raison du mécontentement d\u2019un grand nombre, ne vient pas toujours de ce qu\u2019ils n\u2019ont pas autant que le voisin.Savoir se contenter du nécessaire est une grande vertu, surtout en ce siècle de luxe, avec toutes ces modes qu\u2019on se croit dans l\u2019obligation de suivre.C\u2019est une façon pour le libéralisme é-conomique d\u2019exploiter le peuple en lui faisant croire qu\u2019il a besoin de ceci de cela par tous ses placards affichés bien en vue, ses annonces à la radio et dans les journaux.Les articles qu'on nous étale ne sont pas toujours nécessaires et, souventes fois, sont nuisibles à la bourse et à la santé.Prenons, par exemple, les li- queurs douces dites rafraîchissantes qu\u2019on nous vend; elles ne contiennent pas grand\u2019chose de valeur; au contraire, un peu de drogue et de sucre pour plaire au goût seulement La quantité de drogue, bien que petite, dans cha que bouteille fait son travail quand même et, à force d\u2019en absorber, ceci devient nuisible à la santé.El les contiennent encore un autre grave danger disent les moralistes: celui d\u2019habituer les enfants à boire et à développer chez eux un ex cès dans le boire qui, tôt au tard, les mènera à l\u2019usage des boissons enivrantes qui fait malheureusement tant de ravages aujourd\u2019hui au sein de la nation.Et combien d'autres exemples de ec genre pourrions nous mentionner et qui font, en d\u2019autres domaines, des ravages non moins désastreux! Sage économie veut dire bonne administration, prévoyance et nui dération.Voici ce qui est dit sur la modération au Livre des Proverbes: \u201cNe me donnez ni la pauvreté, ni les richesses; accordez-moi seulement ce qui m\u2019est nécessaire pour vivre de peu; qu\u2019étant rassasié je sois tenté de vous-renier mon Dieu.D\u2019où l\u2019égal danger devant Dieu, des richesses et de la pauvreté\u201d.La règle d'or se rait de se contenter du nécessaire, il y a donc une différence entre l\u2019économie et l\u2019épargne.Dans son sens large, l\u2019économie consiste à ménager, à mettre de l\u2019argent dt côté.Dans son sons spécial, 1 > conomie est l'usage judicieux de l\u2019argent de façon à pourvoir aux nécessités présentes et à se garan tir contre les risques futurs.Donc l'usage judicieux et profitable des restes qu\u2019on amassera de peur qu\u2019ils ne se perdent.De sorte qu'il faut être sage économe pour fain des épargnes.La caisse n\u2019existe pas uniquement pour les profil-, mais avant tout, c\u2019est d'établir un service à la portée de ses mem bres.C\u2019est d'être l\u2019usine où >e fabriquent par la petite épargne, des capitaux de réserve; mais son but principal est de stimuler et de former l'emprunteur à la ver tu de l'épargne.Si les membres, surtout les officiers, ne le coin prennent pas, ils feront vite dévier leur caisse en une institu tion capitaliste.Un autre but de la caisse populaire est d\u2019eneoura ger l\u2019achat au comptant et d\u2019éviter de payer des intérêts inutiles ou trop élevés.L\u2019achat à crédit n'est jamais avantageux pour per sonne.En effet, le crédit, c'est-à-dire tout achat avec promesse de payer après tin temps plus ou moins long, est un boulet attaché au cou du client.L\u2019achat à crédit comporte plusieurs inconvénients (Suite à la page 17) Service coopératif de ('Assurance-Incendie Pour le bénéfice de nos Sociétés Coopératives nous avons organisé un système de police flottante qui protège leurs marchandises à 100% de leurs valeurs en tout temps de l\u2019année.La protection est entière lorsque les entrepôts sont remplis et la prime ne coûte rien lorsque ces derniers sont vides.Pour toutes informations s\u2019adresser à Service coopératif de l'Assurance COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Montréal I.K K « SElTEftlKKE 1944 LA TERRE DE CHEZ NOUS Page 9 Appréciation du bulletin souvenir «1 Post\u201d et les prix minimums ¦Association Chantccler vient gcs, comment il a atteint son but , ire paraître, à l\u2019occasion du dans l\u2019amélioration de sa lignée fr-.me anniversaire de sa fonda- de Chantccler, en suivant les prin ,\u2022 un bulletin d\u2019une soixantai- cipes des meilleures autorités a-t,0\"(lo pages résumant la tâche vicoles de l\u2019Amérique, fut,.' par \"cette association pen- Monsieur Simon Matte, B.S.A., dant le premier quart de Siècle spécialiste avicole qui a suivi le dè son existance.Ce bulletin îm- Frère Wilfrid depuis 25 ans, nous Dans un communiqué remis der-nriiiié sur papier de luxe, avec relate les activités de l\u2019Associa- nièrement aux journaux agricoles, Luvcrlurc en deux couleurs, par- tion Chantccler pendant cc quart M.H.-H.Ilannam, président et di-ie de l\u2019origine de la poule cana- de siècle.Il n\u2019oublic rien, sans recteur-gérant de la Fédération dicnne, la Chantccler, des mo- toutefois entrer dans les nioin- canadienne d\u2019Agriculture, prend vi-cns pris pour en faire une bon- dres détails.Il parle des grandes vement à parti le Financial Post nr pondeuse, des moyens à pren- expositions auxquelles la Chante- de Toronto qui s\u2019est permis de cri-dre pour la conserver toujours clcr a pris part, des grandes ma- tiquer la nouvellte loi de Stabilisa-vi 'ourcuse.\tnifestations organisées par l\u2019Asso- tion des prix des produits agricoles te modeste Souvenir est dédi- dation Chantecler, des congrès in- dans son édition du 19 août der-, par quelqu\u2019un qui a foi en ternationaux, et termine son arti nier.Voici le texte de ce commu-h Chantccler, par quelqu'un qui cle par une citation d\u2019une très nique: ist prêt à la défendre comme no- haute portée dont tout Canadien, Depuis que le Canada est devenu tre bien national.Il n\u2019y a aucun tout aviculteur doit prendre eon- un pays exportateur de produits .ioutc que la Chantecler ne dis- naissance pour répondre aux ob- agricoles, le Financial Post prétend paraîtra pas lorsque le frère Wil- jeelions que l\u2019on verra dans la que l\u2019on a saisi ce prétexte pour friil créateur de la race, ne pour- création de races nouvelles.Ce fixer les prix des produits agrico-ra plus s'en occuper; on a l\u2019hom- seul paragraphe méritait la paru- les.Voici en quels termes il corn me ,|ui continuera son oeuvre.11 tion de ce Souvenir\tmente cette législation: aura pour tâche, avec la collabora- Le Souvenir contient en outre \u201cAu Leu de se préoccuper deletion de tous les éleveurs vrai- deux articles écrits par MM.Noé ver à un niveau artificiel les prix ment patriotes.Orgueilleux de ce Hénault et Laurent Foisy, tous des produits agricoles ou autres, bien national, de la faire accepter deux au service du Fédéral.L\u2019un écrit le Post, on ferait bien mieux (oui naturellement par les avi- nous parle du marché avicole ca- d\u2019en abaisser le coût pour que le cuücui's canadiens et autres.\tnadien; l\u2019autre du contrôle of fi- Canada puisse faire face à la con- I) ux poésies composées à l\u2019occa- ciel de la ponte.Les aviculteurs currence mondiale dans sa produc-sion des noces d\u2019argent de la Chan- trouveraient un grand intérêt à tion primaire\u201d, tecler apparaissent dans ce bulle- lire ces pages pour leur informa- Il serait intéressant de savoir à tin: c'cst l\u2019oeuvre de deux cham- tion personnelle.M.John I.Brown quoi exactement le Financial Post pions de la poule canadienne, secrétaire de \u2018\u2018Canadian Produce fait allusion, dit M.Ilannam.Nous L'un, le docteur P.-E.Rochon, de Association\", dans une lettre qui présumons que cc conseil s\u2019adresse Clarence Creek, Ont., l\u2019a chante y est reproduite, donne aussi d'ex à tout le monde; mais, d\u2019un autre à -on berceau ctla chante cnco- ccllentes notes sur notre marché côté, le Post mentionne spécifiquc-rc à ses noces d'argent.En troi- canadien.\tment les prix des produits agrico- sième ligne, on doit lire berceau \u201e\t,, les au lieu de tombeau.L\u2019autre, Ma- ______°\u201e«£ Que laisse entendre le Financial Monsieur Ovide Laflèche, 61e JU lieu uc\t~ -,\t.Phanterlers Hennis la nais- ^uü iali>su ciuciiurc le financial lî'-Sfffimo'S LSÎo de la \u2019race.\u2019 Monsieur \"lido J\u201c* «¦«* »** \u2022»«*>\u2022 » >» teelers, nous donnent leur opinion .,u 15 ul- la icime.i auiann ue de la race canadienne.Monsieur Jà.cu un niveau naturel pour les Madame J.-AIbert Decarie, en uni- page, nous raconte ses souvenirs du nous raconte ses sou-\t.\t.\t¦\u2022\t.\tprix des produits agricoles?Nous vr.ns\tîu passé.Monsieur\tGeor-\tLiguori Lacombc, depute du coin\tsunDOSons\tgii'ii aonuic la\tnolitiauc sml aviculteur du\tDomi-\tte des Deux-Montagnes aux Corn-\tsupposons\tqu u appuie la\tpolitique -¦ l 'in rison, aviculteur au uomi\t.\tt , t-Assnria.du plafonnement des prix uni,\tinto les qualités\tde la\t\"?une*\u2018 et.President de 1 Associa\t.\tEucrre C\u2019est\tpourtant I h int.-\t1er comme noule de\ttable\tDon Chantecler, nous parle de la\tmesure ue guerre.u esc\tpourtant il.jii.ier comme pouic ne taoie.\tcomme une oeuvre lia cet,e Politique qui a contribue à Quant a la production des oeufs, Lnaniecier comme une oeuvre pa .\t.-rtifi(,.\u201e1|cmont les nrix ,, ilt .rt,p7 (\u201e rhantccicr com- triotique, une oeuvre qui mente maintenir artiiicieiiemcni les prix il lit pic chez la cnaniecicr, com , admiration et notre encou- a un Las niveau, car ils auraient chez les autres races, on a des n°tre admiration et noire cncou , :\tt h \u2022 henuonun nlus pi des mauvaises 1.nées ragement; il en parle comme tout certainement hausse beaucoup plus ci lies mauvaises i « nees Canadien doit en parler com- sl on n avait pas eu recours a des pondeuses.Le Frère Wilfrid, ^ea\\^t cà\u201ead[en qui veut l avan- moyens artificiels de contrôle.Le dans un long article, nous parie n,e tout i^anaoien qui veut i avail .\t., \u201e t -, il nrêi à an- issts&ssa\u2019A «AMS.*» ci srs ararü % ¦\tPi»'\t\u201cS'\" V\u201c\u2018 ,0ir \"* I\u201d,\u2018 \"° BTorSu'STnt'SSi'i JS Si* cc Vue loilt ^«tailleur D o» viral 1» mol Cliouloolor- Jllo a monter, poor on.uile con doit faire pour améliorer une ra- On en trouve la réponse dans la damner toute tentative de contrôle ce ou lignée de poules.Monsieur dernière page de ce bulletin.quand il s agit de procurer un Raoul Humaine, instructeur avi* Plusieurs centaines d\u2019exemplai- nunimum de sécurité a une grande cole provincial, l'un des organi- res ont été distribués à la grande Partie de la population, au moment sateurs de l\u2019Association Chante* manifestation du 26 août à Oka.ou ^ Prlx °,nt tendance a subir cl-.en 1918, nous compte son his- Pour la modeste somme de $1.00, unf baisse désastreuse, ton et donne son appréciation on est membre de l\u2019Association\tFinancial Past affirme quil I.i Chantecler.\tChantecler pour 1944 45 et, en vaudrait beaucoup mieux se pré- \u2018 i i ur F.-C.Elford, ex avi- plus, on a droit au bulletin Sou- occuper de maintenir à un bas ni cul»-tir du Dominion, homme de venir.L\u2019Association Chantecler veau les prix de revient.Evidem réputation mondiale, fervent pro- n\u2019a eu en vue, en publiant ce bul- ment, ce serait une excellente cho-teneur de l\u2019oeuvre des RU.PP.letin, que de faire connaître aux se si.dans notre économie, tous Tra;mtes d'Oka, compte un peu gens de notre province que nous les industriels, les hommes d\u2019affai-son histoire personnelle et les avons une poule canadienne, et res et les financiers s'entendaient heureuses relations qu\u2019il eut avec que cette poule canadienne fut pour lc^ faire, mais pour rendre le Fi ère Wilfrid, le fou Frère Li- créée dans Québec.Il convient justice tout^ le monde, ccs prix euiiri, et autres.Monsieur Alphon- que tout Canadien la connaisse, doivent être établis sur une base se Dufresne, éleveur d\u2019animaux puisse en parler avec connaissait- équitable.On conseille au culti-eanaitieiis, de la Chantecler de- ce de cause.Pour cela, on n'a vateur de maintenir à un bas ni I»:h- plus de 15 ans, connaisseur qu\u2019à lire le bulletin Souvenir.On veau le prix de ses produits.Il reçu élevage, un \u201cself-made-man\", peut se le procurer en s\u2019adres- connaît que ce conseil peut avoir -M1 dans un article de 4 pa sant à l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka.du bon.11 est en mesure de con trôler certaines dépenses qui entrent dans le coût de production et il s\u2019en tient responsable; mais il y en a une foule d'autres sur lesquelles il n'a aucun contrôle par exemple, l\u2019intérêt sur les det tes, les primes d'assurance, la ma chincrie agricole, etc.Le Financial Post consentira-t-il à ce que tous ees prix soient maintenus à un niveau aussi bas?Beaucoup de gens sont d\u2019opinion que le Financial Post possède cer-réussissent extraordinaire à main tenil élevés les prix de leurs pro pres produits, que les cultivateurs doivent faire entrer dans leur coût de production.Il ne fait pas de doute que certains de ces prix s\u2019é- .\t.__,\tlèvent bien au dessus du prix de P°SerJl i/eP?T±S\\r wLd .n revient et aussi au-dessus du ni- «\t.\t-\t-\t, -\tj que it; financial run \u2022Sous ce titre, nous publions les lettres adressées a la Terre de .\t.\t\u2022\t\u2022 ( lu** Nous\u201d par ses abonnés et les membres de l\u2019U.C.C.Nous laissons \u2018 f n extraordin a rliacun la liberté de ses opinions et la responsabilité de ses cents.\t-\t>\u201e nriY , t à cliacun la liberté de ses opinions______\t.\t.( onmie l\u2019espace dont nous disposons est restreint, nous prions nos correspondants d\u2019exposer très BRIEVEMENT leurs vues.Coopératisme et capitalisme nos besoins.Dans le cadre d\u2019un régime économico-social inspiré de la doctrine sociale catholique, M'\" .leur le Rédacteur, l.a l'erre de Chez Nous, \u2022Un \\ IKK AL.' \"m regagner aujourd'hui leurs fcs \"coopératives apparaissent donc .Perdues, les cultivateurs comme jc moyen le plus efficace 'Les(»in de recourir à une for- restaurcr entièrement et par la 111111 mieux adaptée à leurs mo- hase \u2014 c\u2019est par là même qu\u2019elle F \"i- et qui ait néanmoins assez de {j0jt être restaurée \u2014 notre si-l\"11 once et de souplesse pour ré- tuation economique.'' alIX associations de capitaux Le mouvement coopératif est l\"' combattre sur leur propre d\u2019ailleurs celui qui, depuis une 1 m Cette formule, c\u2019est le co- trentaine d\u2019années, s\u2019est le plus veau des prix do concurrence mondiale.____ Le l\u2019nst prétend ensuite que, operatives apparaissent none dans sa prncli;c: ioIl |)rimairc.le ^ le moyen !e plus efficace Canad., dovrai, faire face à la con.currence mondiale.Veut-on laisser entendre par là que les produits agricoles et autres produits naturels constituent la production primaire?Dans ce cas.le Financial (Suite à la page 13) et I ten .,'snle-\trépandu chez nous et a le plus n0(rc économie, le secteur coopé- c est Parce que le coopératis- largement contribue a un common- rat;f pourra sc comparer avanta-est d abord une association de cernent d\u2019affranchissement de la\tn.na».nu abord une association de cernent d affranchissement ue io geusement avec le système capita-pei.Minnes unies dans la poursuite dictature économique.Grâce aux j^tc.,)l\u201curs intérêts communs et parce efforts patients et soutenus des co-\t(Signé) Guy Poissant, d constitue la seule puissance opérateurs convaincus.le jour ne\tStc-Hclène de Bagot vaut nous pouvons largement dis- semble pas très éloigné où, daim Zone\tZone»\tZone»\tZone\tZone 1\t2 et 3\t4 et 6\t5\t7 40\t39 H\t37\t36)4\t38)4 39\t38)4\t36\t35)4\t37)4 37\t36)4\t3»\t33)4\t35)4 34\t33)4 .\t31\t30)4\t32)4 la livre\tde moini\tque les\tprix maxima des\t PRIX DES VOLAILLES VIVANTES ET DES VOLAILLES HABILLÉES Ordonnance No A-1310, en vigueur le 14 août Afin qu'il y ait suffisamment de dindes, d'oics et de canards, dans toutes le* fur tic u du Canada, durant la semaine de Noël, de légers ajustements ont été xits dans le plafond des prix de gros pour ccs catégories de volailles.Ccs ajustements résultent de 1 expérience acquise en décembre dernier, alors que le marché de Vancouver était encombré, tandis que les approvisionnements de ccs volailles dans les villes de l\u2019est du Canada étair^t.insuffisants.Une réduction de cinq-huitièmes de centC^^c.) par livre par mois, sur l'allocation pour frais d\u2019entrepôt, commençant le 1er janvier 1945 empêchera les operateurs de restreindre la vente des dindes pour Noël.Le plafond des prix de gros pour les dindes, les oies et les canards est réduit d\u2019un dcmi-ccnt en Colombie-Britannique et augmenté d\u2019un demi-cent dans les provinces d'Ontario, de Québec et les provinces Maritimes.Les prix maxima dans les provinces des Prairies restent les mêmes.Il n\u2019y a pas de changement dans le plafond des prix des poulets et des volailles.Voici les zones, selon la nouvelle ordonnanceZone 1, les Maritimes; 2, Québec; 3, Ontario; 4, Manitoba; 5, Saskatchewan ; 6, Alberta; 7, Colombie-Britannique.Les prix maxima de gros des dindes habillées, empaquetées et classées, du 1er novembre au 31 décembre 1944, seront les suivants: Qcuncs poules ou dindonneaux) Grade Spécial.Grade A.Grade B.Grade C.(Les vieilles poule!.jeunes poules et dindonneaux).(Les vieux dindons, 4c.la livre de moins que les prix maxima des jeunes poules et dindonneaux).Un premier producteur qui livre directement aux consommateurs des dindes classifiées non empaquetées, doit les vendre de cent de moins que le prix de gros fixe pour enaque catégorie, PLUS 25%ou l'équivalent de 7c.par livre (excepte durant la période du 15 au 31 décembre, alors que le prix des oiseaux non empaquetés est le même que celui des oiseaux empaquetés).L'Ordonnance établit aussi des prix maxima pour les volailles vivantes, mais ne s\u2019applique pas aux volailles de race vendues pour fins de reproduction, vu que ces sortes de transactions ne tombent pas sous le plafond des prix- ABATTAGE DES PORCS SANS PERMIS Ordonnance No 427, en vigueur le 21 juillet, A cause du nombre accru des éleveurs de porcs dans toutes les parties du Canada, la Commission a pris de nouvelles mesures pour faciliter l'écoulement des porcs abattus par les cultivateurs.Les réglements concernant l'abattage en vertu de l'ordonnance No >10, et l'obligation d'étamper les carcasses tel qu'indiqué dans la Circulaire sut l'Abattage No 5-A ont été auspendus, en ce qui concerne les porcs.Cela signifie que, durant la période de suspension des règlements, tout cultivateur peut abattre des porcs sans permis d'abattage, et qu'il peut vendre scs porcs sans l'étampc officielle.PLAFOND DES PRIX DES POMMES DE TERRE En vertu de l'Ordonnance A-1207 les expéditeurs de pommes de terre nouvelles doivent tenir compte de la réduction saisonnière de 25 cents par 100 livres depuis le 13 août.C'est la dernière réduction prévue dans l'ordonnance, en ce qui concerne les pommes de terre nouvelles, d'ici le 31 août.Après cette date, le prix des pommes de terre sera tel que fixé dans l'ordonnance No 929.MUNITIONS D\u2019ARMES PORTATIVES Cet automne, les chasseurs et autres consommateurs pourront sc procurer une quantité limitée de munitions pour armes portatives, sans nuire aux cultivateurs qui auront droit i la même quantité de cartouches pout leurs besoins essentiels.D'après les règlements qui suivent, un cultivateur peut sc procurer des munitions pour le sport en plus de la quantité autorisée pour scs besoins essentiels.Toute personne qui possède un fusil rayé enregistré peut faire la o demande d'un permis d'achat valable pour 100 cartouches ou moins, cc toute personne qui possèJc un fusil de chasse enregistré peut faire la demande d'un permis d'aclut pour 50 cartouches à plombs.Si une personne possède les deux genres de fusils, elle peut faire une demande pour un permis d'achat des deux espèces de munitions, mais quel que soit le nombre de fusils rayés et fusils de chasse qu'elle possède, clic n'a droit qu'i 100 cartouches et 50 halle».Un acheteur qui possède des fusils de chasse de deux qualibfcs différents, peut acheter 25 cartouches d'un calibre et 25 cartouches de l'autre.Les demandes pour permis d'achat doivent être faites au Comité Local du Rationnement entre le 15 août et le 30 septembre inclusivement.Le requérant est tenu de produire le certificat d'enregistrement de son fusil, son carnet ou sa carte de rationnement.Aucun permis d'achat de munitions d'armes portatives ne sera émis aux chasseurs après le 30 septembre, mais les permis seront valables pour l'achat de munitions au 1er septembre au 31 dcccmbrc inclusivcmcnt.Aucune cartouche â percussion centrale ne sera vendue aux amateurs.Pour plus amples renseignements au sujet des ordonnances ci-dessus, s\u2019adresser au plus proche bureau de la Commission ties Prix et du Commerce en Temps de Guerre, ba«p La maman future n\u2019aura pas d\u2019âme des petits dont il faut sur-que des eorps à orn-er et à proté- veillei l\u2019éclosion et l\u2019épanouisse-ger.Ses devoirs vont surtout à ment.EN VENTE Le problème de rerfiseignemenfr rural par M.l\u2019abbé Léon Beaulieu.B.S.A.Cette petite orochure contient un expose clair et précis des droits de l\u2019école primaire, fous les parents devraient prendre ta peine de lire attentivement cette brochure.Us y trouveront une ligne de conduite à suivre envers leurs enfants, envers la oetite école du rang et y apprendront le rôle que doivent y jouer la famille.l\u2019Eglise et l\u2019Etat en matière d\u2019éducation.On peut se procurer cetic brochure au prix de 10 cents l'unité 1.00 la douzaine, plus 10 pour cent pour frais de port, en s\u2019adressant au SERVICE DE 515, AVENUE VIGER DE L\u2019U.C.C.MONTREAL wpt- Ifr -\u2014- ?-+ I TT ¦\t*\t*.\t\u2022.I herese a Suzanne Di jti la jin des vacances! Que h U nips passe donc cite! Pans oses pour cette année: ci ris-moi au plus lia THERESE Bouc] uet de fête Pans h /ko terre dt /'amitié, dit on.malgré les autans, en dépit di la froidure, et toutes saisons.il y a toujours à profusion ties fleureltets odoriférantes au si subtil parfum qu elles embaument la vie de ceux pour qui elles sont cueillies.A travers les sinuosités de cet F.tlen merveilleux, je inc suis arrêtée ce matin pour former un gros bouquet de fleurs dont l'éloquent langage dirai, de bien doutes choses, formulerait des voeux sincères à l'occasion de votre an-niversiiir- de n iis sauce.Pour nous souhaiter, par l\u2019intermédiaire de.ces discrets messagers.une heureuse fêle, un ho-nzon tout irradié d\u2019espoirs brillants.de promesses attrayantes, je me suis penchée vers les tiges aux calices les plus rares et j'en ai ramasse une moisson abondante à laquelle j'ai méié du muguet, des oeillets et des pâquerettes.Fuissent ces fleurs, dont l\u2019emblème est \u2019>i heureux mélange de pensées amies, de constant souvenir, d'aftectueuse ouvenance, jeter sur l'avenue que vous suivez, ma chère filleule, la monnaie d'un bonheur eau et grand, immense ni eut.Ali ^ O»\t« 4>l non, pourquoi laisser vos parents, vos anus vos te-Gertrudc de Pontiac stoke Centre I\tVille-Marie I II N DI, le 11 SEPTEMBRE: Angers (Papineau) Arthahaska )\tlleauliarnois Cookshire Fortierville (Lotbinière) | j\tKate vale Montebello j\tOk» St-Annré Avellin I\tSt-Barthclémi j\tSt-Eusèbe\t(Tcmiscouata) j\tSt-Justin St-Valère rburso (Papineau) j\tTrois-Pistoles j MARDI le 12 SEPTEMBRE: St-Th'mothée (Beauhar.) : I\tBroughton\touest\t(Bcaucc) j\tClcrval La Patrie (Compton) St-Adrien de Ham j\tSt-CIaude (Richmond) j\tSt-Pierre les Becquets j\tSt-Robert (Birlielieu) Ste-T.ouise (1,\u2019Islet) Ste-Thècle stanstcad j HEKUrcKD*.I(\u2018 i3 SEP.: I\tBoileau (Papineau) Easl-Broughton 1\tt oretteville j\tSt-Renoit (Deux-Montagnes) j JEUDI, le 14 SEPTEMBRE: ! Guérin | Notre-Dame de Ham Sully \u2022 t:-* /«a Springhill Notre dernière assemblée eut lieu le dimanche après-midi 20 août.Plusieurs cultivateurs étaient présents.11 y eut discussion sur la réorganisation de la caisse po-populaire qui doit se faire en septembre prochain ainsi que sur quelques autres questions d'intérêt local.Jos.AUDET, sec.Le DEVOIR depuis 34 ans.a-t-il cessé de vous défendre?Le DEVOIR a-t-fl jamais failli à sa tâche ?NON.Vous voudrez continuer à appuyer le DEVOIR pour qu\u2019il poursuive la lutte au service des intérêts canadiens?Le résumé quotidien des faits de guerre publié par * le DEVOIR est unique au Canada.Lisez et faites lire LE DEVOIR ADRESSE: Le DEVOIR C.P.500, Place d\u2019Armes, Montréal H.00 par annéo.S3.15 par samcatra.Envoyas mandat-pont# ou ehéqae accepté.«fin % HiîTsTT*) ¦££« ud LE fi SEPTEMBRE EH, ISraXii Notre-Dame (Roberval) Lors de son assemblée régulière, notre cercle a adopté une résolution concernant les allocations familiales.Nous protestons contre le fait que la loi telle qu'établie est inacceptable pour la province de Québec, parce qu'elle relève uniquement de la juridiction du Fédéral et que c\u2019est un défaut capital, car cette disposition est une violation de la constitution canadienne dans un domaine qui appartient en propre à la juridiction des provinces, soit la famille et l\u2019éducation.Le gouvernement d\u2019Ottawa ne peut donc ignorer l\u2019autorité des provinces dans cette affaire.De plus, les fonctionnaires fédéraux auront par cette loi, le droit de se mettre le nez où ils n\u2019ont pas d'affaire ei le taux décroissant des allocations à partir du cinquième enfant est contraire au but des allocations.Pour toutes ces raisons, notre cercle tient à protester avec toute la vigueur possible contre l'application d\u2019une pareille loi et prie avec non moins de vigueur le premier ministre King de prendre les mesures qui s\u2019imposent pour remédier à cet état de choses et ce, avant que cette loi entre en vigueur.Henri Tardif, secrétaire St-Elie d'Oxford \u2022 (Sherbrooke) L'assemblée mensuelle de notre cercle a été tenue le 15 août, en la salle paroissiale, sous la prési dence de M.Alphonse Bell.Une trentaine de cultivateurs étaient présents.Il y eut discussion sur l\u2019élevage des poulets.On discuta aussi des allocations familiales et de la manière dont elles devraient être administrées.Il fut proposé que le secrétaire soit autorise à se renseigner auprès du Bureau de la Gendarmerie pour l\u2019obtention de permis pour les explosifs.On discuta aussi de la production, du transport et de l'épreuve du lait.Nous avons demandé au ministère provincial de l'Agriculture, division du draina ge, de faciliter l\u2019opération de drainage aux cultivateurs qui veulent en faire sur leurs terres et d\u2019obtenir l'octroi sans être obli gés de passer par les cultivateurs dont les eaux se déversent sur leurs terres, vu que dans la plupart des cas ces derniers ne veulent pas coopérer pour un draina ge efficace.Fernand ROY, secrétaire.Pour les 20 ans de l\u2019U.CX.Comme chacun le sait, l\u2018U.C.C.fêtera cette année son vingtième anniversaire de fondation.Dans ta vie d\u2019un individu, vingt ans c\u2019est à peine l\u2019âge de la virilité; dans celle d\u2019une association professionnelle ~e peut être le stage de la maturité, à condition que ceux qui en font partie prennent conscience de.devoirs de solidarité que leur impose l\u2019exercice d\u2019une même profession et s'appliquent sans cesse à en gross.r les effectifs.Le temps ne peut être mieux approprié pour un recrutement intense en faveur de la seule association professionnelle agricole reconnue dans notre province.Que tou les memlres convaincus de l\u2019U.C.C.se fassent un devoir de recruter au moins m autre membre.La chose devrait être facile pour peu qu\u2019on veuille y meîtr, de la patience et de la bonne volonté.L\u2019après-guerre s'en vient rapidement avec tons les problèmes dont on ne prévoit pas encore l'ampleur.La classe agricole devra être plus furie et plus unie que jamais si elle veut que la prospérité relative et factice dont elle jouit présentement ne s'écroule pas comme un château de cartes.Que le mot d\u2019ordre soit: tous u l\u2019oeuvre tour grossir les effectifs de l\u2019U.C.C.à l\u2019occasion de son vir.gticme anniversaire.B.B.fonctionnaires, ce qui porterait atteinte à l'autorité des chefs de famille.Nous prions enfin le bureau central de faire pression auprès des autorités concernées pour que nos revendications soient reconnues.Roland CHAR BONNE A U, secrétaire.Stratford Centre Une centaine de cultivateurs assistaient à notre assemblée tenue en la salle paroissiale.Après étude du problème de l\u2019établissement des fils de cultivateurs, nous avons constaté que, dans notre paroisse, il y avait des garçons en âge de s\u2019établir et que les possibilités sont assez restreintes dans notre paroisse et que le meilleur moyen de faire cet établissement serait une aide plus généreuse aux fils de cultivateurs pour leur permettre de s\u2019établir sur des terres abandonnées ou léguées par leurs parents.Il y aurait aussi quelques lots appartenez aux compagnies forestières qui pourraient servir à la colonisation.Au sujet des allocations familiales, la majorité des membres présents se prononcèrent pour que tout l\u2019argent soit retiré par les parents, que chaque province ait son mot à dire sur cette question et que le taux soit le môme pour les grosses faipilles.Nous demandons au gouvernement fédéral d\u2019établir un prix minimum pour les produits agricoles.Le cercle a décidé de faire un don de $20 pour le concours d\u2019embellissement.André BOISVERT, secrétaire.À la Shawinigan Ste-Justine (Dorchester) M.Alphonse Carbonneau présidait notre assemblée du 27 août.M.l\u2019aumônier, l\u2019abbé A.Bourque, nous donna de judicieux conseils sur la soumission et l\u2019acceptation des revers voulus par la Providence qui sont toujours en définitive pour notre plus grand bien.On procéda ensuite à la nomination des délégués au congrès diocésain.MM.Alphonse Carbonneau, président, Joseph Labrecque et Joseph Bizier ont été désignés.L\u2019allocution du président porta sur les allocations familiales.Son point de vue a été approuvé par toute l\u2019assistance et la résolution suivante a été adoptée: \u201cConsidérant que la loi des allocations familiales, adoptée au cours de la dernière session fédérale ne répond pas à l\u2019idée que s\u2019en était faite la classe agricole d\u2019après le projet qui avait été exposé au public avant son adoption, notre cercle de l\u2019U.C.C.croi! devoir faire les suggestions suivantes: 1.\u2014Que ces allocations soient administrées par les pro vinces au même titre que les pensions de vieillesse; 2.\u2014Que le môme taux soit payé pour tous es enfants quel que soit leur nombre et non pas en décroissant après le cinquième; 3.\u2014Que les-dites allocations soient payées au chef de famille, soit le père, la mère ou le tuteur suivant le cas et que le paiement ne soit pas accompagné de l\u2019ingérence des Le lieut.J.-Léo Caron, agronome, licencié de l\u2019armée active après vingteinq mois de sifr-vice au pays et outre-mer, est un diplômé de l\u2019Institut Agricole d\u2019Oka.Avant son enrôlement, le lieutenant Caron fut pendant deux ans propagandiste de l'Association des Ele-veurs d\u2019Holstein du Canada.Il sera attaché au Bureau de The Shawinigan Water & Power Company, â Vallcy-ficld, et s\u2019occupera de reasei-gner les cultivateurs en ce qui concerne les usages variés de l\u2019électricité sur la ferme.II est membre de la Corporation des Agronomes de la province de Québec.Thurso *\u2019 ' j Ces trois taureaux de valeur exceptionnelle viennent d\u2019être offerts à des éleveurs de llolsteins de l\u2019Angleterre par des éleveurs canadiens.ELMCROFT ORMSBY ECHO TRIUNE, à gauche, est un don de R.Ray McLaughlin, d\u2019Oshawa; RAYMOND RAG APPLE DUTCH-LAND, au centre, a été offert par l\u2019hon.D.Raymond, de Vaudreuil, tandis que LONELM TEXAL MELBOURNE, à droite, a été donné par George-C.Jackson, de Downsview.Nos expéditions\t-\t\"\t\t\tM\t\u2014-M\t*\t La devise des d\u2019oeufs à la\tclubs 4-H Instruments aratoires ¦Six nouveaux modèles d\u2019équipe-*ric,n^,.et .^\u2019instruments aratoires ont ete biffés de la liste des arti-cics rationnés parce que l\u2019augmen-ation de la production peut répon-a La demande.Ce sont les erses à sections en forme de lo-nge les herses à sections flexi-\"«\u2022s, les herses à sections à res-les écrémeuses.Monseigneur .(Suite de la page 12) de l\u2019Ordre du Mérite agricole de France.11 est décédé à Sainte-Martine, à 68 ans, le 16 septembre 1935, et il a été inhumé dans le cimetière de la paroisse.\u2014 o \u2014 \u201cDe taille moyenne, ai-je écrit au lendemain de sa mort, mais bien découplé et proportionné, de figure douce, toujours souriante et avenante, avec des traits un peu forts mais réguliers, un teint chaud et animé, des yeux presque tendres, singulièrement scrutateurs et pénétrants, qui laissaient poindre je ne sais quel mystère, Mgr Allard était, au moral, un prêtre de belle tenue, intelligent et pieux, d\u2019un savoir solide et pratique, d\u2019une vertu très haute, qui s\u2019est toute sa vie tourné vers l\u2019action .(Progrès de Valley-field, 19 septembre 1935).Quelques jours plus tard, dans un substantiel et fort bel article qu\u2019il lui consacrait, M.Armand Létourneau écrivait: \u201cIl y a toujours eu en Mgr Allard quelque chose du prince de l\u2019Eglise.Entendez par là qu\u2019il avait grand air et que les insignes de la prélatu-re lui allaient particulièrement bien.D\u2019une distinction innée, raffinée au besoin, il n\u2019en était pas moins extrêmement simple.Il avait l\u2019âme lumineuse et limpide.Avec lui, on se sentait devenir meilleur.Pour un peu, j'ajouterais que, à son contact, on devenait plus fin, tant était rayonnante la finesse sympathique qui émanait de sa personne .\u201d (Journal de l\u2019Agriculture, 28 septembre 1935).Dans l\u2019oraison funèbre qu\u2019il a prononcée aux funérailles du regretté curé-prélat et patient fondateur, Mgr l\u2019évêque actuel de Valleyfield a dit fort joliment des Ecoles de Mgr Allard: \u201cCe sont les deux joyaux de notre région\u201d.Et tout récemment, Mgr Langlois écrivait ceci qui résume tout: \u201cMgr Allard a laissé le souvenir d\u2019un excellent prêtre, qui s\u2019est donné totalement et de grand coeur pour le bien de ses compatriotes, des terriens en particulier, et qui a fait grand honneur à notre diocèse.\u201d Bien que ce soit tôt, il est juste et mérité qu\u2019on dresse un monument durable à ce prêtre et prélat gentilhomme, qui a aimé la terre et scs laboureurs et qui, en eux et par eux, a si généreusement voulu servir la sainte Eglise ti 1* pairie canadienne.___ Nous manquerons de fromage pour l\u2019exportation Le sous ministre de l\u2019Agriculture, le Dr G.-S.-H.Barton, a déclaré la semaine dernière qu\u2019il serait difficile pour le Canada de fournir à la Grande-Bretagne 125,000,000 livres de fromage d\u2019ici au 31 mars 1945 suivant l\u2019entente intervenue entre les deux pays.Il a ajouté que la récente température chaude de l\u2019Est du Canada était responsable de cette situation et il a invité tous les Canadiens à prendre tous les moyens pour augmenter la production du fromage afin de maintenir les envois de ce produit en Angleterre; à cette fin, il a demandé aux gens de ne pas acheter plus de lait qu\u2019ils en ont besoin et à ne pas le gaspiller.Grande-Bretagne Les expéditions d\u2019oeufs en Grande-Bretagne ont plus que doublé en 1944, si on compare les chiffres de cette année avec ceux de 1943.C\u2019est ce que l\u2019on a révélé au ministère fédéral de l\u2019Agriculture.L'an dernier, le Canada avait expédié 11,744,000 livres d\u2019oeufs, tandis que cette année, notre pays expédiera près de 25,000,000 de livres.La quantité d\u2019oeufs inspectée pour livraison à l\u2019Office, entre le 29 décembre 1943 et le 31 juillet 1944, a été de 2.48 millions de caisses contre 1.10 millions pendant la période correspondante de 1943; pendant les sept premiers mois de 1942, il s'en est inspecté 1.23 millions de caisses.Avant la guerre, il s\u2019expédiait tous les ans environ .03 million de caisses d\u2019oeufs canadiens sur la Grande-Bretagne.La production canadienne des oeufs, selon les fonctionnaires, a atteint un niveau qu\u2019elle n\u2019a jamais atteint au pays.La population des poulaillers est plus considérable qu\u2019elle n\u2019a jamais été dans l\u2019histoire du pays.L'Association Forestièro Québécoise publie un 7c bulletin à l'occasion du 2ième Congrès provincial des Clubs 4-H.\u2014 Le publiciste Charly perd pas de temps.ne La bataille .(Suite de la page 5) a enfoncé la ligne Gothique où les Allemands prétendaient pouvoir résister indéfiniment, pratiquant une brèche de plus de 25 milles dans ces fortifications qui pourraient bien être les dernières que l\u2019ennemi possède en territoire italien.Sur le littoral méditerranéen, les troupes de la cinq-ième armée américaine ont fait des gains importants au delà de Pise dont ils se sont emparés.En Italie, comme en France, la rupture de cette ligne pourrait bien laisser présager une retraite désordonnée des Allemands jusqu\u2019aux Alpes, avec la menace de se voir couper la retraite par les troupes alliés qui ont franchi la frontière franco italienne et se dirigent vers le sud.En Roumanie Les armées soviétiques ont, de leur côté, remporté des succès foudroyants en Roumanie, depuis que ce pays a rompu avec les Allemands et se bat maintenant contre eux.Bucarest, la capitale, a été occupée par les troupes soviétiques qui ont, à l\u2019heure qu\u2019il est, étendu leur emprise à la moitié du territoire roumain.Ils prennent maintenant position en face de la Bulgarie qui n\u2019a pas encore accepté les conditions posées par les Alliés pour sa capitulation.On prête aux Russes l\u2019intention de faire leur jonction avec les troupes du maréchal Tito en Yougoslavie, dont ils ne seraient plus éloignés que d\u2019une centaine de milles.La Finlande romprait avec l'Allemagne En dernière heure, on rapporte que la Finlande est sur le point de rompre avec l\u2019Allemagne sur les instances de Moscou dont elle serait maintenant prête à accepter les conditions.B.B.A l\u2019occasion du 2léme Congrès Provincial des Clubs 4-H qui eut lieu à Duchesnay, du 1er au 4 août, l\u2019Association Forestière Québécoise a publié un Bulletin sur la devise des Clubs 4-H.Bien des esprits, jeunes et vieux étaient intrigués par ce fameux symbole que l\u2019on voit maintenant partout et qui est en train de grouper toute la jeunesse rurale de la province.L\u2019auteur de ce bulletin, Charly, explique très bien comment par l\u2019Honneur dans les actes, l\u2019Honnêteté dans les moyens, l\u2019Habileté dans le travail et l\u2019Humanité dans la conduite, les jeunes du Québec peuvent développer partout une mentalité de conservation forestière et se renseigner sur l\u2019importance de nos ressources naturelles tout en acquérant un esprit d\u2019initiative et de collaboration qui fera d\u2019eux des citoyens supérieurs.Ce bulletin de 56 pages est présenté sous forme de dialogue et est magnifiquement illustré par 27 photos des plus artistiques, * dont l\u2019arrangement fut fait par M.Ernest Moreau, et qui furent fournis par le service de cinématographie du gouvernement de Québec.Le véritable sens de la devise des 4-H est maintenant expliqué et les jeunes de la Province peuvent continuer à développer chez eux des habitudes de vie saine tout en travaillant à la conservation de nos richesses naturelles et plus spécialement de nos richesses forestières.//i fl 'Que serons-nous?ESCLAVES ou.MAITRES CHEZ NOUS?Par l\u2019abbé J.C.LECLAIRE, professeur au Grand Séminaire de St-Hyacinthe Cette petite brochure de 45 pages contient le texte d\u2019une causerie donnée le 29 janvier 1943 à l\u2019occasion de l\u2019anniversaire de consécration de Monseigneur l\u2019Evêque de St-IIyacinthe.L\u2019auteur retrace différentes étapes de son voyage à Antigonish pour étudier sur place ce qu\u2019on appelle le Mouvement d\u2019Antigonish et il en tire des leçons fort utiles au point de vue social.A la demande de personnes averties, cette causerie a été publiée pour le bien commun des cultivateurs et de tous.Elle est en vente au prix minime de 10 cents, l\u2019unité, 1.00 la douzaine plu* 10 pour cent pour les frais de port, au Service de Librairie de l'U.C.C.515, AVENUE VIGER\t\u2014\tMONTREAL l\u2018afit' lti Mangeons plus.(Suite de la page 11) eu quantité si minime qu'il ne vaut pas la peine d'en tenir comp- lues fruits contiennent aussi des sels minéraux variés et variables, c'est encore une raison pour encourager la consommation des fruits.La variété assurera l\u2019apport d'une plus grande variété de ces 'fis minéraux dont les plus communément trouvés dans les fruits vont: le calcium, le phosphore, le fer, le manganèse et le cuivre.Enfin, les fruits, par leur pelure, leur charpente ou leurs graines, aident au bon fonctionnement de l\u2019intestin; ces substances, n'étant pas digérées ni absorbées, constituent une masse qui excite les mouvements de l\u2019intestin et favorise ainsi l\u2019évacuation régulière des déchets putrescibles.Toutes ces qualités nutritives que nous venons de démontrer brièvement ont fait classer les fruits parmi les aliments protecteurs.c\u2019est-à-dire au nombre de ceux qui protègent la santé, en aidant la préparation des pertes de substances subies par l\u2019activité cellulaire et en contribuant à la régulation.C\u2019est pourquoi on doit en consommer tous les jours et plutôt deux fois qu\u2019une.A cause de l\u2019importance de la vitamine \"C\u201d, U est désirable que, pour une de ces deux fuis, on choisisse parmi les fruits classés dans les sour ces très riches en cette vitamine.Un grand nombre de gens con sidèrent les fruits comme des aliments de luxe, sous prétexte que les fruits frais coûtent cher.Les fruits frais importés ou hors saison coûtent cher c'est vrai, mais le» fruits de chez nous, ou même les fruits importés durant la saison d\u2019abondanee ne sont pas plus dispendieux que d\u2019autres aliments, si on en considère leur haute valeur nutritive D\u2019ailleurs, il n\u2019est pas nécessaire d\u2019avoir recours uniquement aux fruits frais poiu tirer tout le bénéfice résultant de la consommation régulière des fruits.Les fruits en conserves et les fruits secs sont d'excellents substi tuts des fruits frais.La mise en conserve d\u2019après les procédés industriels modernes ne change pratiquement rien à la composition des fruits.Le séchage peut diminuer leur teneur en vitamine \u201cC\u201d, mais ne leur enlève rien des sels minéraux et des sucres qu\u2019ils con tiennent à l\u2019état frais.Il est donc facile de faire des réserves, même a domicile, durant la saison d\u2019abondance et recourir aux conserves quand les fruits frais sont devenus plus rares.Les fruits secs ne sont jamais bien dispendieux et il en est toujours sur le marché une avariété assez grande pour répondre à tous les goûts.Puis il y a les jus de fruits qui ne sont pas à dédaigner.D\u2019ailleurs, c'est la seule forme sous laquelle on puisse donner aux bébés les avantages des fruits.C'est la seule manière naturelle de fournir aux tout petits la quantité de vitamine \u201cC\" dont ils ont besoin.Cependant, il ne faut pas oublier que la Vitamine \u201cC\" est détruite facilement au contact de Taré.Si donc on recourt au jus de fruits en conserve, il faut con sommer tout le contenu de la boîte le plus tôt possible après son ouverture, soit tout au plus dans les 24 heures.Naturellement les ius de fruits ne sont pas plus ri ches en vitamine \u201cC\u201d que les fruits eux-mêmes, par conséquent, il faul une plus grande quantité de jus de tomates que de jus d'orange puur une même dose de .'itamine \u201cC\".Il y aurait encore maintes con sidérations à faire sur les fruits, mais cet article devrait être suffi saut pour faire comprendre les avantages d'une consommation régulière et quotidienne de fruits variés.J.-Ernest SYLVESTRE.(\u2019\u2019L'Educateur\u201d).La prochaine Assemblée législative du Nouveau-Brunswick comptera huit noms à consonance franc çaise, ce qui constitue le sixième des députés.On avouera que c\u2019est assez mince pour un groupe eth nique qui forme de quarante pour cent de la population totale.Mais la répartition des comtés est telle que les Acadiens de cette province ne peuvent traduire dans leur représentation leur valeur numérique.Un gouvernement soucieux de l\u2019équité aurait tôt fait de corriger cette situation détestable.Ces noms sont : MM.1.Melan-son et Armand Richard, dans Kent: J.-G.Boucher, président de la Commission hydro-électrique du Nouveau - Brunswick, et J.-H.Proulx, dans Madawaska; J.-A.Doucet, dans Gloucester; Benoît Michaud, dans Restigouche; IL-A.Savoie, dans Northumberland, et E.-S.Léger, dans Westmorel-land.Tous sont libéraux.Le résultat des élections du Nouveau-Brunswick a dû être d'un grand réconfort pour M.Mackenzie King, qui n\u2019a plus souvent l\u2019occasion d'être heureux.Les dernières élections provinciales lui ont toujours été défavorables: Ontario, Saskatchewan, Alberta et Québec.Enfin, il y a encore dans les Maritimes des gens qui pensent à lui et qui ne souhaitent pas sa disparition politique.C\u2019est toutefois une mince consolation, car un po liticien avisé comme notre premier ministre ne peut se faire d\u2019illusion.11 sait pertinemment que cette récente victoire n'est pas un indice de l'opinion dans tout le pays.Il eût beaucoup mieux valu pour lui que ses partisans eussent été en mesure de lui conserver l\u2019une des deux grandes provinces canadiennes, l'Ontario et le Québec.Il aurait eu ainsi amplement raison de se réjouir.Tandis qu\u2019aujourd\u2019hui il ne peul foncier de grands espoirs sur la fiche de consolation néo-brunswickoise LA TERRE 1)E CHEZ NOUS mcnls disponibles et il appartient à la Commission des Prix et du Commerce de répartir ces derniers de manière qu\u2019ils répondent le mieux aux différents besoins de la population canadienne\".Les restrictions sur la quantité de crème liquide que Ton peut vendre ne s'appliquent pas aux transactions d\u2019un fermier avec une laiterie, une crémerie, un distributeur ou un fabricant de produits laitiers ou encore aux ventes entre distributeurs et fabricants.Criblures .(Suite de la page 3) leurs, qui n\u2019en sont pas responsables.On a demandé à ccs derniers d\u2019augmenter leur production ovine; ils ont répondu avec empressement, et aujourd\u2019hui ils éprouvent de grandes difficultés à ccouler leurs agneaux à des conditions avantageuses.Cela n'est certainement pas juste et raisonnable à leur endroit\u201d.Nous avons fréquemment dénoncé, ici même, l\u2019attitude imprévoyante des autorités qui s\u2019occupent de la mobilisation totale des hommes pour le service militaire ou le travail dans les industries de guerre.Cette déclaration du gérant de la Coopérative du Bétail, qui est particulièrement bien placé pour juger de la situation, prouve simplement que nous n'avions pas tort de protester comme nous l'avons fait.Quand donc le ministère du Travail, qui s\u2019occupe de la mobilisation des hommes, re-connaitra-t-il qu\u2019il fait fausse route et prendra-t-il les mesures d'urgence qui s\u2019imposent ?C\u2019est ce que nous attendons avec impatience.It.R.ta logique du 'Jmandai PcA t \" Encore le .(Suite de la page 4) les fabricants sont aussi des engagés.De plus, nous croyons savoir qu\u2019une quantité plus considérable de beurre provenant de fabriques coopératives va au \u201cretravaillage\u201d.Il est certain que les \u201cretravailleurs\u201d de beurre sont moins intéressés à acheter du beurre qui contient le maximum d\u2019eau et de sel permis par la loi et pas plus que le poids nécessaire, qu'à acheter un beurre manquant d\u2019humidité et de sel et pesant plus que 56Vî livres par boite.Nous félicitons M Bégin et nous invitons les coopératives à prendre les moyens nécessaires pour fabriquer un beurre qui réponde aux exigences de la loi; en d'autres termes, pour ne pas mettre sur le marché du gras qui vaut 40c ou 50c la livre, au prix de l\u2019eau et du sel qui s\u2019achètent à bien meilleur marché.Roméo MARTIN, agronome, Secrétaire et chef du Service éducationnel.Ui M.Duplessis .(Suite de la pagr 5) toute autre formation politique.Solution de désespoir, puisque la C C F est centralisatrice ?Peut-être, mais oui s\u2019explique aisément.A force d\u2019avoir été brimés dans leurs droits, les plus légitimes et les plus incontestables, rien d\u2019éton-nani qu'ils cherchent à s\u2019évader de ta geôle des vieux partis, qui n'en forment cu'un à la vérité.n nouveau .(Suite de la 1ère page) plus de 20 pour cent sur la pério de correspondante de 1943.\"La production de beurre a été réduite de 10,200,000 livres au cours des sept premiers mois de 1944, comparativement à la même période Tan dernier et la quantité de beurre en magasin au 1er août était inférieure de 9,000,000 de livres comparativement au début d\u2019août 1943.\u201cLa consommation du beurre et du lait liquide est à la hausse et tout laisse prévoir que la production, pour ce qui reste de Tannée 1944, sera sans contredit moins favorable.Les mesures qu\u2019on a prises concernant les ventes de crème deviennent donc nécessaires.La sécheresse prolongée dont a souffert l'est du Canada, où Ton produit une grande quantité de lait, est responsable d'une baisse marquée de la production.J,e manque de pluie dans certaines régions a porté un dur coup aux pâturages.\u201cLa demande totale de produits laitiers excède les approvisionne- Quand il s\u2019agit de défendre la cause des gros intérêts de la finance et de l\u2019industrie, on peut être sûr de voir le Financial Post de Toronto monter sur ses grands chevaux et mener une charge à fond de train contre tout ce qui porte atteinte à la dictature économique.S'il mettait autant d'enthousiasme à défendre les faibles qu\u2019il met d\u2019ardeur à protéger ses maîtres, les occasions ne lui manqueraient pas de se rendre utile.Mais on ne peut demander à quelqu\u2019un de servir deux maîtres à la fois.Et entre les barons de la finance qui le font vivre grassement et la foule anonyme des pauvres gueux qui ne sont bons qu\u2019à payer des taxes, le choix est vite fait.Il n\u2019est donc pas étonnant que le porte-paroie attitré des brasseurs d\u2019affaires se soit scandalisé de la loi de stabilisation des prix des produits agricoles.Dans son édition du 19 août dernier, il publiait un article qui lui a valu une magistrale raclée de la part du président de la Fédération canadienne de l'Agriculture, M.II.-H.Hannam.Nos lecteurs pourront lire en page 9 la déclaration de M.Hannam.Il va sans dire que l'article en question n\u2019est pas un plaidoyer en faveur de prix minimums pour les produits agricoles.Quand a-t-on vu le Financial Post défendre sincèrement la classe agricole?Dans le cas qui nous occupe, il ne s\u2019agissait pas de défendre scs amis, mais il était question d\u2019une mesure destinée à venir en aide aux cultivateurs qui sont toujours les premiers à souffrir d\u2019une baisse subite des prix, adVenant une crise économique.Or.l\u2019organe de la haute finance prétend que les prix des produits agricoles doivent s'adapter aux prix de concurrence des marchés mondiaux dans un marché libre de toute entrave.Pourquoi ne pas en dire autant des prix des produits industriels?Et pourtant les industriels et les financiers ont toujours tenu et tiennent encore à rester sur leurs positions.Si le Financial Post voulait être logique, il réclamerait l\u2019entrée en franchise des machines aratoires des Etats-Unis pour forcer les industriels canadiens à baisser leurs prix, il protestcrail contre le prix élevé des engrais chimiques, contre le monopole de la mise en conserve et contre le taux excessif exigé par les institutions de crédit sur les prêts consentis aux cultivateurs.Alors seulement on pourrait dire qu\u2019il sert véritablemenl les intérêts de la classe agricole qui sont étroitement liés à ceux de toute la population.B B.A travers le .(Suite de la page G) En 192G, les \u201cPools\" de la Saskatchewan achetaient toute l\u2019organisation de l'Association coopérative des Producteurs de cette province au montant de $11,059,-000.Ils acquéraient ainsi 451 élévateurs de campagne, 2 élévateurs de terminus dont un à Port Arthur et l'autre à Buffalo.Dans les deux provinces voisines, le Manitoba et l\u2019Alberta, les \u201cPools\u201d louèrent les élévateurs des Associations coopératives de producteurs.Dès 1930, des \u201cPools\u201d de ees trois provinces possédaient 1,642 élévateurs de campagne et l\u2019espace suffisant pour engranger 95 millions de boisseaux de blé.La Saskatchewan fut toujours parmi les trois provinces, celle qui battit la marche dans ce domaine.C\u2019est ainsi qu'en 1943, les \u201cPools\" de la Saskatchewan groupaient 124,372 membres-associés.Cette organisation provinciale a aussi mis sur pied un bureau d'affaires à Ré-gina et elle maintient 18 conférenciers sur la route pour renseigner les producteurs.L\u2019un de ces conférenciers est de* langue française.Les deux autres provinces marchent avec le même enthousiasme dans ce domaine et les résultats qu\u2019elles obtiennent sont tout aussi significatifs.Cest là une belle histoire qui rend tout commentaire superflu: les faits parlent par eux-mêmes et ils sont éloquents! Autres organisations coopératives A part les coopératives Je vente des grains qui, à elles seules, sont le plus beau titre de gloire de ces vaillants fermiers, la Saskatchewan maintient d\u2019autres organisations coopératives dirigées par les cultivateurs.Mentionnons, entre autres, ces 128 caisses populaires qui, bien que d\u2019introduction récente, comptent déjà 14,000 membres et possèdent un actif total de $779,003.Dans un autre domaine, les producteurs fondèrent, en 1927, les \u201cDairy Pools\u201d afin de contrôler la transformation et la vente de leurs produits.A date, cette coopérative compte 30,000 membres demeurant dans le centre et le nord de la Saskatchewan.Les éleveurs de volailles ont aussi leurs \u201cPools\u201d depuis 1926.et Us com-tenl 190 postes de réception des oeufs, pour la plupart installés dans les établissements laitiers, puisque la gérance de ces entreprises est entre les mains des \u201cDairy Pools\".En 1900.il y avait déjà 14 crémeries en Saskatchewan et 26 en 1943.Elles étaient organisées sur une base coopérative et elles préparaient 20 millions de livres de beurre, 7,200,000 douzaines d\u2019oeufs, 3,400,000 Uvres de volailles.Son chiffre d\u2019affaires était de $11,600,000.Au cours des cinq dernières années, le commerce du beurre a augmenté de 100%, celui du lait et de la crème vendus au détail, de 50%, celui des volailles abattues, de 230%, alors que la production des incubateurs augmentait de 84%.Au début de 1944, les 20 \u201cDairy Pools\u201d possédaient sept grands entrepôts frigorifiques, 12 postes d\u2019expédition de volailles, 26 établissements de transformation et de distribution des produits laitiers, dont cinq pour la crème glacée et neuf pour la distribution en gros et au détail du lait et de la crème.G\u2019est ainsi que Ton desservait 58 villes et que Ton fournissait 75 postes de classification et de distribution des oeufs classifiés.Commerce en gros -Une Société coopérative s\u2019occupe des approvisionnements en gros des marchandises sèches et autres, en particulier le Dois, le charbon et la gazeline.Elle fournit 500 organisations coopératives locales.Débutant en 1929 avec 29 membres et un capital \u201ee $2,900., cette Société possède aujourd\u2019hui un avoir de $750.000 et, en 1943 elle faisait un chiffre d\u2019affaires de plus de $4,000,000.En 1939, cette coopérative fondait le premier moulin à farine coopératif du pays.En 1941, elle construisait des remises à charbon pour une valeur de $50.000 et des réservoirs à gazolinc pour $116,000.En face de ces progrès, certaines compagnies haussèrent les prix pour les \u201cboyeoter\u201d dans la vente des huiles en coopération.En réponse à cette provocation, la Coopérative trouvait le moyen d\u2019organiser à Régina, en 1935, ===== LE G SEPTEMBRE 1944 la première raffinerie coopérative du monde.En 1943.la «reduction quotidienne de cette raffine rie était de 2,100 barils et Us ventes totales se chiffraient pur plus de 2 millions et 1-3 de dollars avec des bénéfices nets de $14 ) 200.D\u2019autre part, un membre dé la Société qui, en 1930, pavai! $656,25 pour la gazoline q L, huiles dont il avait besoin n'a vait plus à débourser, en 1940.()Ue $402,25 pour les mêmes mai chandises.Coopératives d'instruments aratoires En 1940, la Coopérative canadienne d\u2019instruments aratoires ol> tenait une charte fédérale et c i ganisait une coopérative locale dans les trois provinces des Prairies.Le capital social était vendu sur une base maximum de $40.pour chaque mille acres de terre maintenues en culture par chacun des membres.Depuis sua entrée en affaires, en 1943, 2a.-000 cultivateurs ont déjà souscrit la somme de $347,200.Cette \u201cFédérée\u201d s\u2019est associée à d'autres du même genre aux Etats-Unis, dans le but de confier à un organisme international la tâche d\u2019inventer, de dessiner et même de fabriquer des instruments .pii seront ensuite expédiés et assemblés aux coopératives locales L\u2019on maintient aussi un \u201cService de pièces de rechange.\" La guerre a mobilisé deux usines améircaines, mais la Coopérative canadienne n\u2019en continue pas moins la vente de ses machines usagées et le commerce des piè.ces de rechange avec un \"Service régulier de réparations\".Diverses coopératives La Saskatchewan, tout comme les deux provinces-soeurs, pu.> de bien d'autres coopératives spé-cialisés dans la production cl la vente.Elle en a une en particulier pour les graines foura mires, qui est formée de 17 coopératives locales et d\u2019une centrale.Il y a également des cou voirs coopératifs des coopérative-médicales, une assurance mutuel le, une coopérative apicole cl deux autres coopératives pain-culièrement intéressantes.Il s'agit de la Société canadienne des des Producteurs de laine qui pril naissance en Saskatchewan eu 1913 et comptait 1,675 membres en 1943.La succursale de la Saskatchewan fournissait alors plus d\u2019un million de livres de laine.Enfin une dernière t o i pôrative organise des salles pu bliques, en vue d\u2019aider la jeunesse à mieux profiter de ses loisirs.Cela comprend des salles d'amusements, des terrains de jeux des patinoires, etc.Déjà, en 1942.on en comptait 134 qui grim paient 8,987 membres.Apu avoir brossé le tableau de tout i les activités rurales de la Sa-'-.-t chevvan, il y a lieu de la quai.lu', de \"province mystique\u201d, tout c.mi me pour la ville de Saskatoon, .\u2018t cela pour la môme raison.Munitions .(Suite de la page 20) On ne livrera pas de cartouche.- i percussion centrale pour des fiai sportives à cause de la grande de mande des consommateurs essentiels pour ce genre de munition- En vertu du nouveau mode de distribution, chaque personne possédant une carabine à percussion annulaire enregistrée peut faire la demande d\u2019un permis pour acheter au plus 100 cartouches à percussion annulaire et chaque pro priétaire d\u2019un fusil de chasse en registré peut demander 50 carton ches à plombs.Si un particuliei j ces deux genres d'armes à feu en sa possession, il peut faire la demande de permis d\u2019achat pour les deux genres de munitions, mais quel que soit le nombre d'arme- a feu à percussion annulaire et de fusils de chasse en sa possession, il n'u droit qu\u2019à 100 cartouches a percussion annulaire et à 50 ear touches à plombs.Un acheteur possédant deux fusils de chasse de différents calibres peut achelei 25 cartouches pour un calibre et 25 pour l'autre.La demande doit se faire au lu mité local de rationnement entre le 15 août el le 30 septembre m clusivcment, cl le requérant doit présenter son certifical d'enregistrement d'armes à feu, son carnet de rationnement et sa carte de ia tionuement.Aucun permis de dus seurs pour des munitions d\u2019armes portatives ne sera émis apres ' 30 septembre, mais les permis ront valables pour l\u2019achat de m uitiona du 1er septembre au 1 ,1 b SEPTEMBRE 1944 ===== les\t\u2014~ EA TERRE DE CHEZ NOUS l'üge 17 PETITES ANNONCES POUR VENDRE, ACHETER QU ECHANGER REMEDES TERRES A VENDRE Les annonces insérées dans cette section ont pour but de permettre aux cultivateurs et à leurs familles de vendre, d\u2019acheter ou d'échanger tout ce qui peut leur être utile.T JI, 5 cents le mot.I arlir.- Minimum 20 mots.ESCOMPTE de 20% pour cinq annonces consécutives du même texte.Indiquez clairement le nombre d\u2019insertions que vous désirez.Donnez bien votre nom et votre adresse au complet.Les petites annonces sont strictement payables d avance.Adressez-vous à: LA TERRE DE CHEZ NOUS, 515, avenue Vigcr, Montréal, Qué.I-c TIRAGE de \u201cLA TERRE DE CHEZ NOUS\u2019\u2019 DEPASSE MAINTENANT GO,000 COPIES ARBRES FRUITIERS A bneotiers.prunier*, pommier* J{ ,;icrs, cerisiers, hydrum:dt» Il oulcaux pleureurs, oeuaiier* K hubarbe, gadelicrs, pivoine* K r.tblcs frêne*, èpinettes bleue* 8 orbier*.groseilliers.spirêt** nriMKKKS ARTHUR V.GADBOIS, llmiurnioni, Qné- Maison de confiance U\tKrnnde et 1» plu* aneicnn# de la ]>, .vincc de Québec.Cat&losrue sur demande- A VENDRE (ll\u2019ATKK IJONS TAUREAUX Ayrshire*, lu i U mob.mère* au livre d*Or.gras 4 20 ;t 4.90%, père classé AA \u2014 Grand-père Penahurt Mr.Liberty, classe Préférentielle une étoile.Troupeau accrédité.Epreuve du .«mng négatif.GILLES DE8Y, Si Marihflèml, Cté de Berthier, P.Q.FLEURS VIVACES\u2014Aubaine! Pivoine* don bien, couleur» assortie*, 75c,\t6 pour J4.00\t- Phlox: couleur* assortie*.30c, 6 pour fl.60.Spécial, 6 pivoines, 6 phlox 15.00 port payé.Plantes maintenant.( hirU* Edouard GIRAIU), pépiniériste, 13 boulevard Isabelle, Abord à Ploaffe, P.Q.TRACTEUR FOKDSON.en parfait ordre.r< wr pneus.ROLAND UAST1EN, Sl-Klzrar, ( té de I*aval.BOIS DE CONSTRUCTION de toutes di-m.n.iuns et bois de chauffage.A.CHAU.MONT.La Plaine, R.R.1.ANIMAUX A VENDRE 4 VKNlUtK.MALE York,hire, né en janvier et février, clajsé XXX, enregis* tnnunt supérieur des deux côtés.Aussi oTrat de deux ans, qualifié à Penregis* tremrnt -upéricur.S\u2019adresser à Lucien MARUOUX, Plessisville, P.Q.I NK TRES BELLE PAIRE de boeufs de travail, bien domptés à la parole.S\u2019adresser a GEDEON POULIN, St-Joseph, Cté de Uraure, P.Q.TAUREAU HOLSTEIN.3 ans.enre-Ki t.A.CHAUMONT, St-Joachin».La Plaine.R.R.1, p.Q.REPRODUCTEUR YORKSHIRE, 3 ans.vnr.;-.tré.doux, rreommandé pur l\u2019ins-«i Denis.A.CHAUMONT.La Plaine, P.Q.DIVERS PHONOGRAPHES CONSOLES $8.95.Vé-n\u2019.i .arajou ou chêne, modèles consoles ju.rju\u2019à $300 chacun neuf; r,'u#\tbonnes martiue; chaque machine \u2022» i» grand compartiment à disques, ton \u2022 mr, ciiniplet avec 50 disques (25 disques .f&zZg £ NT / TOI QU I ES 31 ^ A4ESQUlM.ru AS VIT A ~TON FILLEUL (SUE, DÈS QU\u2019IL AURAIT reRAA/NE Ll?(SfRAM-D £/V5 ÎE-TÉTé, aue.v(/ T!è- - * *TU LUI AS DONNé voofK sa Têre, , ru LUI EN f ACHêrERAIS UN AUTRE lü , TU DEVIENS ÜKÏf\u2019lLLBUx ü! oui, Tl'Pit; /Y1AIS £A:>*üRe-Toi.T )(.ÎK .J\u2019AI MORCEAU PU ovçfe-TârE PANS \u201e /VtA POCHE fff rr / U r.ige IS LA TERRE DE CHEZ NOUS LE 6 SEPTEMBRE 1944 La REVUE des MARCHÉS AGRICOLES -\t¦ LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC ====== PRIX DE REMISE Animaux vivants \u2014 A la Coopérative canadienne du Bétail, 316, rue Bridge, Montréal.Lundi, le 4 sept.1944 Porcs A -17 C5; Bl\u201417.25; B2 et B3 \u201417 00.C\u201416.00: D\u201415.75; Légers\u2014 15 75; Lourds\u201415.75; Extra-lourds\u201414 75 1190-215 lbs); Extra lourds\u201413.00 (216 et plus); blessés\u2014 à leur valeur; truies\u201412.50.Verrats châtrés : 8.50 Les octrois du gouvernement fédéral au montant de $3 sur les A et dt $2 sur les Bl sont payés par Commun mandats attachés aux certificats de classification.Agneaux du printemps 60 livres ou plus : Bon .11.00\u201411.50 Bélier .10.00\u201410.50 Moins de 60 livres : Agneaux châtrés cl agnelles 7.00 Bélier .6.00 Moutcns Bon Veoux de lait Choi>.13.50\u201414.00 Bons .12.00\u201413.00 Moyens .11.00\u201412.00 Communs .8 00\u2014 9.00 D'herbe .4.00\u2014 6.50 Vaches Choix (type S boucherie) .Bonnes .Moyennes .Communes .Très communes .4.00 1.50\u20142.00 8.00\u2014\t8.50 7.50\u2014\t8.00 6.50\u2014\t7.00 5.00\u2014\t5.50 3.00\u2014\t4.00 Taures Choix (type à boucherie) .9.50\u201410.00 Bonnes .6.50\u2014\t9.00 Moyennes .7.00\u2014\t8.00 Communes .5.00\u2014\t6.00 Taureaux Choix (type A boucherie) .7.50-=\t8.00 Bons ._.\t6.50\u2014\t7.00 Moyens .5.50\u2014\t6.00 Communs .4.50\u2014\t5.00 Bouvillons Choix .12.00\u201412.25 Bons .11.00\u201411.50 Moyens .9.00\u201410.50 Communs .7.00\u2014\t8.00 et légers .\t6.00\u2014\t6.50 Autres produits Semaine finissant le 2 sept.1944 A Montréal, 130, est rue St-Paul.Sur les prix, plus bas mentionnés nous retenons une commission de 57> aux coopératives affiliées cl 8% aux expéditeurs individuels.Poulets vivants \"à griller\" \u201cGris\u201d A\u20142% lbs à 2% lbs .20c B\u20142 lbs jusqu\u2019à 2% .18%c C\u2014Moins de 2 lbs .16*/f;c Poulets vivonts \"à griller\" \u201cRouges et blancs\u201d A\u20142% lbs à 2% lbs .20c B\u20142 lbs jusqu'à 2% .18% c C\u2014Moins de 2 lbs .lG%c Poulets vivants à rôtir \u201cRouges et blancs\" A\u20146 lbs et plus .23c B\u20146 lbs et plus .21%c C\u20146 lbs et plus .20c A\u2014Moins de 6 lbs .22c B\u2014Moins de 6 lbs .20%e C\u2014Moins de 6 lbs .19c Poulets vivants 6 rôtir \u201cGris\u201d A\u20146 lbs et plus .23c B\u20146 lbs et plus .21 % c C\u20146 lbs et plus .20c A\u2014Moins de 6 lbs .22c B\u2014Moins de 6 lbs .20%\tc C\u2014Moins de 6 lbs .19c \tPoulets abattus \t(Engraissés au lait) Spécial A\u2014 .\t B\u2014 .\t \tPoulets abattus (sélectionnés) Spécial\t A\u2014 .\t B\u2014\t C\u2014 .\tPoules abattues A\u2014 .\t B\u2014\t C\u2014 \t\t Oies abattues\t 31c 30c 28c 30c 29c 28c 24c 24c 22c 20c Poules vivantes Toutes races, sauf \"Leghorn\" A\u20145 lbs et plus .18% c B\u20145 lbs et plus .17% c C\u20145 ibs et plus .16%c A\u2014Moin» de 5 lbs .17%c B\u2014Moins de 5 lbs .16%c C\u2014Moins de 5 lbs .14%c Beurre et fromage PRIX DE REMISE \u2014 MONTREAL et SUCCURSALE DE QUEBEC BEURRE FRAIS Semaine finissant le 28 août 1944 inclusivement No 1 pasteurisé .34\t3/U No 2 pasteurisé .33\t3/14 No 3 pasteurisé .32\t3/16 FROMAGE BLANC Semaine finissant le 29 août 1914 inclusivement No 1 .20c No 2 .19%\tC No 3 .19è F.A.B.Point d\u2019expédition de la fabrique.-Ces prix sont nets, les frais de vente et d\u2019entreposage ayant N.B.été déduits.Commentaires BEURRE La semaine dernière, ce marché s\u2019est continue très ferme et nous avons à signaler une hausse fractionnaire des prix.Lundi matin, le 4 septembre 19-14, le beurre No 1 pasteurisé, au gros, était coté à 34 %c la livre.FROMAGE En vertu du contrat intervenu entre la Grande-Bretagne et le gouvernement canadien, le fromage fabriqué le ou après le 25 juin 1914, doit être livre à l'Office des Produits Laitiers Le prix de remise aux producteurs pour le fromage No 1, csl fixé à 20c la livre, f.a.b.point d expédition de la fabrique.Race \u201cLeghorn\u201d A\u2014 B\u2014 C\u2014 17c 15c 13c Jeunes dindes abattues N.B.\u2014Les oiseaux de pesanteur moindre et de mauvaise qualité ^______ qui n entrent pas dans ces catéso i ries Indiquées seront payés aux ! B\u2014 prix qu\u2019il nous swà possible d\u2019ob- ! tenir\tI C\u2014 \u2019\u2019Avec la tête et les pattes\u201d 26c 24c 19c A\u2014 B\u2014 C\u2014 37c 35c 32c 10c Coqs vivants Moins de 5 lbs .Oeufs A\u2014(Gros) .41c A\u2014(Movens .39c B\u2014 .31c A\u2014(Poulette) .31c C\u2014 .20 % c Veoux abattus (Engraissés au lait) Bons .15c Moyens .13c Communs .12c Semaine finissant le 2 sept.1944 A Québec, 38-40, Marché Champlain Sur les prix plus bas mentionnés, nous retenons une commission de 5% aux Coopératives affiliées et de 87o aux expéditeurs individuels Oeufs A\u2014(Gros) .40%\tc A\u2014(Moyen) .38% c B\u2014 .30c A\u2014(Poulettes) .31c C\u2014 .21 % c A\u20145 A\u20144 B\u20144 B\u20145 B\u20143 C\u20144 C\u20145 C\u20143 Veaux abattus (Engraissés au lait) Bons\u201490 lbs et plus .Moyens .Communs .10c à 20c 18c 12c Agneaux reçus vivants et payés abattus .jons\u201430 lbs et plus\t22c Agneaux reçus abattus Bons\u201430 lbs et plus.20c A\u20145 A\u20144 B\u20145 B -5 A\u2014 B\u2014 C\u2014 A\u2014 B- Poules abattues lbs et plus .lbs à 5 lbs .lbs à 5 lbs .lbs et plus .lbs à 4 lbs .lbs à 5 lbs .lbs et plus .lb1 à 4 lbs .Poulets abattus (Encrai ou au lait) lbs et plus .lbs à 5 lbs .lbs et plus .lbs à 5 lbs .Dindes abattues (Vieilles femelles) Dindes abattues (Vieux mâles) 24c 21c 19c 22c 17c 14c 16c 12c 32c 31c 30c 29e 33c 31c 27c 3 te 29c 25c Poulets abattus sélectionnes A\u20145 lbs et plus A\u20144 lbs à 5 lbs B\u20145 Ibs et plus B\u20144 lbs à 5 Ibs C\u20145 lbs et plus C\u20144 lbs à 5 lbs 30c 29c 28c 27c 22c i 20c VOLAILLES VIVANTES: Poules Les arrivages sont abondants, la demande est limitée el les prix sont stationnaires.Poulets à rôtir Les arrivages sont considérables.I.a demande est régulière H les prix sont stationnaires.Afin d'éviter une baisse des prix, il est urgent de n\u2019expédier que des oiseaux pesant 4 livres et plus.Poulets à griller Les arrivages sont modérés.La demande est active et une hausse marquée a été enregistrée dans les prix.TRES IMPORTANT: Nous conseillons fortement de n'expédier que des oiseaux finis i point et pesant, au moins deux livres chacun, rendus à Montréal.Dindes Les arrivages sont presque nuis et les prix sont stationnaires.VOLAILLES ABATTUES: Poules, poulets, dindes Les stocks disponibles suffisent amplement aux besoins.La demande est limitée et les prix sont instables.OEUFS: Montréal et Québec.Les arrivages sont limités à la demande domestique et les prix sont stationnaires.VEAUX ABATTUS: Montréal et Québec Bonne demande et prix fermes.PORCS LIVRES ABATTUS: Montréal et Québec.Marché stable et prix soutenus LA COOPERATIVE FEDEREE DE QUEBEC Par: J.E.LUSSIER (A griller) A \u2014 B\u2014 C\u2014 29c 27c Porcs livrés abattus (QUEBEC) Pesanteur de 100 à 140 lbs .17c \u2014 Prix net PORCS LIVRES VIVANTS: Classification établie après l\u2019abattage.Pesanteur chaude 17 y.c _ Prix net 22c Jeunes dindes abattues A\u2014 B\u2014 C\u2014 40c 38c 35c A\u2014140 à 170 Ibs .17.65c B-l\u2014135 à 175 lbs .17.25c B-2\u2014125 à 134 Ibs .17c B-3\u2014176 à 185 lbs .17c C\u2014120 a 185 lbs .lGc D\u2014120 â 185 Ibs ._ 15.75c (Ces prix sont nets) Légers\u2014119 lbs et moins .15.75c Lourds\u2014186 à 195 lbs .15.75c Extra\u2014196 à 215 lbs .14.75c Lourds\u2014216 lbs cl plus .12c Truies \u2014\t.12c Verrats \u2014 .07c Plus une prime fédérale de $3.00 sur les \u201cA\" et $2.00 sur les \"B-l* TiE h SEPTEMBRE 1944 ?- \" \" \" \u2019-+ La sihiation du marché des agneaux j U's agneaux sont très difficiles à vendre actuellement.Il nous faut les garder dans les cours plusieurs jours avant de pouvoir les peser.La semaine dernicre, U nous en restait encore de la semaine précédente qui ont été vendus à lie au lieu de l\u2019être à 12c ou I2%c à cause de ce retard dans la vente.La plupart des agneaux reçus lé 27 août n\u2019ont été pesés que le 31 et il nous a fallu les nourrir durant ce délai.Il ne faudra donc pas s\u2019étonner si les dépenses d\u2019alimentation sont plus élevées que de coutume.Cet état de chose est dû au volume des arrivages, mais aussi et surtout à la pénurie de main-d\u2019ouevre dans les abattoirs.Les maisons de salaison n\u2019ont pas suffisamment rie main d\u2019oeuvre pour abattre les moutons dès leur arrivée.Il nous faut donc attendre qu\u2019elles soient prêles à les recevoir avant de pouvoir les leur vendre.C\u2019est là une situation déplorable pour tout le monde, mais surtout préjudiciable aux producteurs, qui n\u2019en sont pas responsables.On a demandé à ces derniers d\u2019augmenter leur production ovine; ils ont répondu avec empressement, et aujourd\u2019hui ils éprouvent de grandes difficultés à écouler leurs agneaux à des conditions avantageuses.Cela n\u2019est certainement pas juste et raisonnable à leur endroit.De plus, si les abattoirs étaient déjà encombrés à la fin d\u2019août, nous nous demandons quelle sera la situation lorsque, dans un mois ou deux, les arrivages, non seulement de moutons mais aussi de porcs et de bovins, seront beaucoup plus nombreux que la semaine dernière.Tout indique maintenant que nous aurons à passer cette année par une crise bien plus sérieuse que celle de l\u2019automne dernier, dans l\u2019abattage des animaux.Mous devons aussi faire remarquer que les bons agneaux sont plus faciles à écouler que ceux de qualité inférieure.Nous avons pu vendre nos meilleurs wagons d\u2019agneaux les premiers, et cela, sans égard à la date de leur arrivée; ce qui veut dire que les bons sujets, en général, ont subi moins de retard dans la vente que les communs.La r; i-un, c'cst que ces derniers ne sont demandés à aucun prix.Les années passées, les acheteurs les acceptaient à 2c de rabais, mais cette an' o ils préfèrent ne pas les acheter pour la boucherie.I! y a quelques semaines, seuls les agneaux pesant moins de 60 livres étaient refusés des acheteurs; il nous fallait les retourner à la campagne pour le prix que nous pouvions obtenir; mais, depuis une couple rie -emaincs, non seulement les sujets légers mais aussi les agneaux maigres de n\u2019importe quel poids sont refusés.Ainsi, la semaine dernière, nous avons dû peser plusieurs agneaux de 60 livres à 6c la livre .seulement, parce qu\u2019ils étaient communs.Une autre raison pour laquelle les maisons de salaison refusent les sujets communs, c\u2019est qu\u2019elles n\u2019ont pas de débouchés pour cette categorie sur le marché local; les bouchers détaillants exigent des carcasses de bonne qualité.D\u2019autre part, dans le passé, le surplus d'agneaux était entreposé; cette année, à cause du manque d\u2019espace, l'un no veut pas geler les agneaux communs; l\u2019on préfère garder la place pour ceux de meilleure qualité.U- manque d'espace dans les entrepôts et la mauvaise qualité ries agneaux viennent donc compliquer la situation.C'est pourquoi la classification est beaucoup plus sévère que les années dernières.Il ne faudra donc pas s\u2019étonner si des agneaux d\u2019environ 70 livres n\u2019ont été payés que 6c la livre.Nous savons, par ailleurs, que plusieurs des ventes de la semaine dernière ne seront pas trouvées satisfaisantes, surtout après la baisse de l%c dans les cours du marché, baisse due principalement, sinon entièrement, aux difficultés dans l\u2019abattage.Nous demandons instamment de ne pas expédier d\u2019agneaux légers.maigres ou communs, parce qu\u2019ils ne sont pas demandés.Ceux qui so risqueront à en envoyer devront assumer les pertes qui ne manqueront sûrement pas de se produire.J.-E.BISSON, agronome, Gérant de la Coopérative Canadienne du Bétail de Québec, Ltée.La dictature .(Suite de la page 3) dictature économique, l\u2019incohérence des organisations sociales.Si vous voulez jeter un regard inquisiteur autour de vous, tout en restant dans les limites du pays, vous pourrez découvrir des choses sinon aussi colossales par la quantité, du moins de même nature, et aussi révoltantes dans les motifs qui les inspirent.Peut-on expliquer que dans une région aussi riche en ressources naturelles que la Gaspésie, ses habitants soient forcés de sortir de chez eux pour chercher à l\u2019étranger ce qu\u2019ils ne peuvent se procurer sur leur territoire?Défaut d\u2019organisation sociale s\u2019ajoutant à la domination économique du capitalisme.Charité .(Suite de la page 3) ont révélé que dans tous les cas ce sont les mères de famille qui viennent en dernier lieu; une forte proportion de celles-ci reçoivent même à peine 50 pour cent des protéines nécessaires pour assurer leur maintien en bonne santé.Notre faux proverbe a dû être par un égoïste forcené qui a ten- Les prix des légumes à.Tels que donnés par le Service provincial de l'Horticulture douz.POMMES: Pêches et Duchesses: 1.75 à 2.00 le minot; Domestiques: 1.25 a 1.50 le minot; Wealthy; 2.00 à 2.50 le minot.Duchesses tombées: 2.00 à 2.50 le minot.Ll.D INDE: Gros: 15 à 18c la douzaine; ,, r,îo>'cn: 8c à 10c la douzaine.iLriEUAVES: 25 à 30c la douz.; 60 à 75c (50 livres).Attni'TES; 35 à 40c la douz.; 1.50 par 50 livres.f ;\tL50 à 1.75; moyen, 75 à 90c; petit, 30 à 40c la - 1 \"D' X: f\u2019r°s, 75 à 90c; moyen, 40 à 50c; rouge el Savoy, 0.75 a 1.00.< Jim X l' LEUKS: Gros, 1.25 à 1.75; moyens, 0.75 à 1.00 la douz.,x( OMBRES: 15 à 20c la douz.LP NARDS: 1.25 le minot., MO par 40 livres.vawUK: Ue^erg, 2.00 à 2.50; moy., 1.50 à 1.75 U* cageot.100 à 125
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