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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 2 octobre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1974-10-02, Collections de BAnQ.

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[" NOUS CHEZ LE SEUL HEBDOMADAIRE AGRICOLE FRANÇAIS D'AMÉRIQUE .i&ï.Port payé à Québec VOL.XLIV - No 30 Montréal.2 octobre 1974 Conseil général de l\u2019UPA Au programme d\u2019octobre: \u2022 Des prix dans le lait et le boeuf \u2022 Sinon le lait et le boeuf prendront les grands moyens pages 3-10 et 11 mm \"'****>* Photos Pierre Courteau LES ASSEMBLÉES ANNUELLES \u2022 Joliette La guerre de l\u2019indexation se gagnera bataille après bataille page 12 \u2022 Québec-Sud Faut-il se crever pour faire vivre le citadin à bon marché?page 18 Raffinerie de St-Hilaire Les producteurs réclament une indemnisation si lusine n'ouvre pas ses portes page 24 La semaine agricole Un + un égalent 7 Le Discours du Trône et l'inflation Le discours du trône qui a inauguré lundi dernier la première session du 30e Parlement fédéral reconnaît que la gravité et l\u2019urgence du mal inflationniste ont été aiguisées davantage ces derniers temps par certaines circonstances économiques: mauvaises récoltes pour les produits alimentaires, raidissement des pays exportateurs pour le pétrole, rigidité des prix pour les produits industriels de base dérèglement des marchés financiers.Les observateurs s\u2019entendent cependant pour regretter que le document s\u2019emploie davantage à calmer les inquiétudes qtîë suscitent au sein de l\u2019opinion canadienne l\u2019inflation \u2014 intérieure aussi bien qu\u2019extérieure \u2014 ainsi que la menace d\u2019une crise économique mondiale, qu\u2019à apporter des solutions énergiques à ces problèmes.Plumptre ou Whelan Le discours du Trône a aussi annoncé la prolongation du mandat de la Commission Plumptre sur la surveillance des prix de l\u2019alimentation jusqu\u2019en décembre 1975.Par ses attaques incessantes contre les politiques agricoles de M.Whelan et contre les Offices de commercialisation, on pouvait se demander un moment si la Commission ne risquait pas sa propre existence.C\u2019était oublier que Mme Plumptre et l\u2019organisme qu\u2019elle préside comptent de puissants appuis au Cabinet, dont le ministre de la Consommation André Ouellet n\u2019est pas le moindre.De plus, les observateurs notent une évolution favorable de l\u2019opinion publique canadienne à l\u2019égard de la Commission.En dépit du fait que depuis sa création il y a 18 mois, la Commission a coûté quelque $3 millions au Trésor public.Il est de notoriété publique que M.Whelan et Mme Plumptre ne sont pas sur la même longueur d\u2019ondes.D\u2019ici quelques semaines, nous assisterons probablement à une épreuve de force dont il est bien difficile de prévoir l\u2019issue.Toupin défend l'urgence d'une loi du gel des sols arables Le projet de loi sur le gel des sols arables sera soumis à l\u2019Assemblée nationale dès la reprise des travaux parlementaires de la prochaine session.Participant au 57ème congrès annuel du Conseil national de l\u2019industrie laitière, qui s\u2019est tenu au Château Champlain à Montréal, le ministre de l\u2019Agriculture, M.Normand Toupin, a précisé que la rédaction de cette législation est depuis plusieurs semaines achevée et a fait I objet de discussions au conseil des ministres.Il a par ailleurs indiqué son intention de rendre publique le 3 octobre prochain l\u2019esquisse d un plan agro-alimentaire intégré.Le texte de loi que le ministre entend défendre envers et contre tous jusqu\u2019à son adoption s\u2019inspire de deux principes fondamentaux; la protection des sols arables menacés par la spéculation; l\u2019utilisation rationnelle des sols du territoire québécois.Le seul hebdomadaire agricole français d'Amérique Fonde en 1929 Propriété de l'UPA SI 5, avenue Vlger, Montréal H2L-2P2, Té).: 218-6141 DIRECTEUR: Jean-Marc KIROUAC RÉDACTEUR EN CHEF: Pierre COURTEAU RÉDACTRICE el MAQUETTISTE: Mme Rosaline D.-LEDOUX GÉRANT DE LA PUBLICITÉ: J.-V.HENRY Représentants é Toronto: Colin C.King A Ass.Ltd.32 ouest, rue Front, Toronto, Ont.Composition Montage: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Les Presses Lithographiques 196S Inc.Publié le mercredi de chaque semaine Abonnement: I an, $3: 3 ans.$7: 5 ans $10.Chèque ou mandat.Non responsable de l'argent DSpSr Me»l \u2014 1* lrUn»««r.1S74 ¦miottièqy rutlon«i« du Qué6*c Enr*glfttr*m«fti No 10S1 Courrtof do douiièmo eU\u2014\t_____________ VOIR PAGES 12 ET 13 PAGE 2 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 2 OCTOBRE 1974 Excellant moyen d'évasion, en automne, la chassa attira das milliers de citadins en quête d'exercice physique et de vie au grand air.Grâce à des mesures préventives de conservation, le Québec possède encore une faune abondante, et les espèces varient de l'orignal majestueux au mignon faisan, en passant par l'élégant caribou.Mais, pour préserver ce riche potentiel, modération et prudence sont de rigueur.Chasseur ou gibier, qui sera le plus rusé?Le coût d'un permis annuel de chasse pour le petit gibier et les oiseaux migrateurs est de $4.25, pour un résident.Toutefois, en ce qui concerne les oiseaux migrateurs, il faut aussi satisfaire aux exigences du gouvernement fédéral et obtenir un permis spécial émis par les bureaux de poste.Le permis pour l'orignal (dont la chasse est contrôlée dans les parcs), l'ours et certaines autres petites espèces est de $13.50 pour un résident.Pour chasser le chevreuil, dans l'ile d'Anticosti où il est le plus répandu, il en coûte $5.75 pour un résident.La chasse au caribou, qui abonde surtout au nord du 50e parallèle de latitude et é l'est du 71e méridien, exige un permis de $13.50 pour les résidents.Le veinard qui abat, soit un ours ou un des gros gibiers (orignal, chevreuil, caribou), doit rapporter sa prise dans les 48 heures qui suivent sa sortie de forêt.Les adeptes de la chasse sportive obtiennent des renseignements complets, et les publications: Résumé des règlements de la chasse.Pourvoyeurs en chasse et pêche.Parcs du Québec et Tarifs dans les parcs en écrivant au Service des renseignements touristiques, ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pèche, 150 est, bout.Saint-Cyrille, Québec.G1R 4Y3, ou en s'adressant à l'une des cinq salles permanentes d'accueil du Ministère: 12, rue Sainte-Anne, Québec, 2, place Ville-Marie, Montréal, Notre-Dame-du-Portage, r.20, Rivière -Be^udette, r.20, Saint-Bernard-de-Lacolle, r.15.Avec Massey ça marche.¦ Que faites-vous de l'argent qu'on vous donne pour le journal?Depuis au moins deux ans que je déplore que dans votre journal et cela de plus en plus fréquemment, l'absence totale du Courrier de Marie-Josée, des films à l'affiche etc.Le numéro que je reçois, celui du 11 septembre, en tout, il n\u2019y a qu'une demi-page féminine.Que faites-vous de l'argent qu'on Le souchet, herbe très nuisible Le souchet pourrait bien mériter le titre de la pire mauvaise herbe au monde.Plante vivace très difficile à extirper, elle est en train de devenir un véritable fléau des cultures sarclées, révèle un chercheur de la Station fédérale de Harrow.vous remet pour l'abonnement?Ou si vous ave: du personnel qui Jail ta grève souvent.Je suis une abonnée qui paie pour 5 ans, mais si à l'avenir votre journal ne donne pas les chroniaues que nous voulons, je changerai ma méthode.Merci quand même pour le bon travail que vous faites.Mme Fernand B.Ste- Tite des Caps N.D.L.R.: Si parfois les pages féminines sont écourtées, c'est uniquement pour des raisons techniques, annonces classées plus abondantes ou nouvelles agricoles importantes qui entrent à la dernière minute.Désormais, nous tenterons de ne pas vous décevoir.,Y»nons\\v ¦ih \u2019nom m- m&t m .4 /\u2022> * if&eV.msmï Inutile de ménager un souffleur à neige George White.Il peut franchir les bancs de neige les plus durs.11 débarrasse les cours et les allées jusqu au sol \u2014 Rapidement \u2014 même dans la neige lourde, mouillée et tassée.Aussi, l'hiver prochain, ne vous faites plus de soucis avec la neige, frayez-vous un chemin.avec le souffleur à neige robuste.Allez voir votre concessionnaire George White avant l'hiver.CONCESSIONAIRES DE MATÉRIEL AGRICOLE Avec les facilités que nous avons maintenant i StHyacinthe, la compagnie George White & Sons peut vous offrir un meilleur service et une livraison rapide.Laissez-nous parler affaires avec vous et prenez un rendez vous par écrit:- V^Z7cEORGE WHITE « SONS CO.LTD.925 RUE ST-LOUIS, ST-JOSEPH CTÉ ST-HYACINTHE, P.Q., CANADA r Editorial Il est plus que temps d\u2019agir pour calmer la colère qui gronde Le 27 septembre dernier, le Conseil Général de l'UPA, réuni en assemblée extraordinaire, faisait le bilan des griefs des producteurs agricoles du Québec, manifestés lors des différents congrès régionaux qui se tiennent à travers la province depuis au delà d'un mois.Les griefs des producteurs sont fondés sur le déséquilibre trop prononcé qui se crée entre le coût de production, influencé régulièrement par les hausses successives du coût des intrants et le prix de vente des produits agricoles.Ce déséquilibre est de plus en plus néfaste pour les producteurs qui, dans la plupart des cas, ne peuvent absorber les déficits d\u2019opération ou ne peuvent se satisfaire de la très faible marge d'opération que leur laisse occasionnellement l'étau prix de ventelcoût de production.La situation est d'autant plus dramatique que pçur certaines productions, notamment le secteur des viandes, le prix du produit est tellement inférieur au coût de production que la désorganisation des troupeaux est déjà commencée.Il devient impossible de penser demeurer en production tant et aussi longtemps que des mesures draconiennes au niveau du redressement des prix ne seront pas mises en place.Devant une telle situation, les producteurs agricoles du Québec ont décidé que l'UPA se devait de passer à l'action de façon ferme pour que tous prennent conscience de la situation véritable et que de vraies politiques agricoles soient mises de l'avant.La première étape à franchir pour l'UPA se situe au niveau du gouvernement du Québec.Pour les producteurs agricoles, il faut de toute nécessité que le gouvernement opte pour une politique de prix des produits agricoles d'abord en accord avec le coût réel de production pour ensuite la faire évoluer régulièrement selon le comportement du coût des intrants.La responsabilité du gouvernement provincial pour ce qui est des prix des produits agricoles doit être inspirée par le souci d\u2019accorder au produc- teur agricole la place qui lui revient dans l'économie québécoise.Pour ce faire, il lui faudra accepter de développer une politique agressive de prix quand il s'agit de produits sur lesquels il peut exercer une action directe tout en développant auprès du gouvernement central un style d\u2019action terme qui devrait témoigner d'une volonté bien arrêtée d'assurer la rentabilité permanente de l'agriculture québécoise.L\u2019État du Québec se doit, s'il a vraiment opté pour conserver une agriculture rentable sur son territoire, d\u2019accorder à cette dernière autant d'attention qu'il le tait pour l\u2019exploitation et le développement des autres ressources naturelles.Ceci implique, pour le gouvernement provincial la mise en place de politiques agricoles à court, moyen et long terme qui pourront compter sur des budgets réguliers et spéciaux en accord avec la gravité des problèmes posés.Vouloir mesquiner à ce niveau, c'est tout simplement se ménager des échecs dont les conséquences seront tout simplement désastreuses pour l'ensemble de la population.Les rangs des producteurs agricoles sont suffisamment décimés dans le moment, pour que l'on s'interroge très sérieusement sur le phénomène d'une agriculture qui manque de bras.C'est ce qui nous apparaît être la responsabilité du gouvernement du Québec, et c'est ce que les producteurs agricoles ont décidé de faire comprendre aux autorités à partir d\u2019aujourd\u2019hui.Pour ce qui est du niveau canadien, les producteurs agricoles du Québec croient 'fermement que le gouvernement central doit agir avec beaucoup de diligence pour revigorer les politiques agricoles qui sont trop souvent victimes de décisions à courte vue.Qu\u2019il s'agisse du prix des produits, des protections tarifaires, de l'influence du marché américain sur le marché canadien, de subsides ou d\u2019aide, le gouvernement canadien se doit d'accorder à l'agriculture canadienne et du fait à l'agriculture de chaque province la protection à laquelle elle a droit.Les producteurs agricoles du Québec ont manifesté au cours des deux dernières années leur désapprobation vis-à-vis le comportement de la Commission de surveillance des prix à l'alimentation.Ils trouvent tout à fait inconvenant que cette Commission ne s'attaque qu'aux producteurs primaires qui ne sont quand même qu\u2019un élément de l'immense complexe de l\u2019alimentation.Ne s'en prendre continuellement qu'aux producteurs et monter en épingle des incidents de parcours dans le phénomène de la commercialisation des produits agricoles, c'est taire preuve d'un parti pris qui ne peut être toléré davantage.Les producteurs agricoles du Québec soutiennent de plus que le gouvernement canadien n'a pas le droit de marchander la vie des producteurs agricoles pour assurer au consommateur canadien un coût d'alimentation avantageusement comparable avec celui des autres pays du monde.Si le gouvernement canadien désire protéger sérieusement le consommateur canadien tout en ne le livrant pieds et mains liés aux marchés d\u2019importation, il n'a qu'à en payer le prix.Les producteurs agricoles du Québec n'accepteront pas que le gouvernement du Québec se cache derrière la possibilité d\u2019une nouvelle législation de stabilisation des prix et des revenus en agriculture, alors que les problèmes immédiats peuvent et doivent se régler par des décisions immédiates au Conseil des Ministres Québécois.Les producteurs ne toléreront plus de se taire répondre par le gouvernement du Québec que les solutions aux problèmes agricoles ne se trouvent qu'au niveau du gouvernement central.C'est à Québec de taire comprendre au gouvernement canadien la gravité de la situation.Que le goavernement du Québec prenne ses responsabilités et il pourra compter sur un appui efficace de la part des producteurs agricoles et de toute la population québécoise.Paul COUTURE La crise des céréales continue.L'inconcevable a failli se réaliser vers la fin de 1973.lin effet, le Canada a produit celle même année 575 millions de boisseaux de blé et 450 millions de boisseaux d'orge et paru tout près d'élre dans l\u2019incapacité d'approvisionner les provinces de l'Iisl.Présentement, les espoirs d'une récolte record pour l\u2019année en cours, récolte qui aurait permis de regarnir les réserves mondiales, ont disparu.Aussi, de récents rapports sur l'étal des récoltes aux U.S.A., en U.R.S.S et en Australie, démontrent que les pays affamés seraient aux prises avec des approvisionnements réduits.Après la crise de l\u2019an dernier, suite à de nombreuses récoltes manquées dans plusieurs parties du monde, l'industrie des céréales espérait de façon inconditionnelle une récolte nettement au-dessus de la moyenne de façon à reconstituer les réserves: pour parer à d'éventuelles récoltes manquées.Cependant, un fait se présente clairement à l'heure actuelle: si les réserves subissent un changement, il s'agira d'une baisse.Situation critique La situation mondiale est actuellement plus difficile qu\u2019il y a un an.Les stocks de grains sont plus bas.et même si les prix actuels sont comparables à ceux de l'an dernier, des pressions à la hausse en feront, inévitablement monter les coûts.De plus, des rapports de mauvais augure en provenance des U.S.A.laissent planer la possibilité de certains contrôles à l'exportation.Ces présents rapports indiquent une diminution de la récolte à 9,653 millions de boisseaux soit une diminution de 1,332 millions sur les prédictions premières.Dans la même ligne d'idée, ajoutons que les prévisions de la récolte mondiale sont passées de 32,730 millions de boisseaux à 31,335 millions de boisseaux.Même si nous ne possédons pas de statistiques précises sur la récolte russe tous s'accordent pour dire que les prévisions doivent être à la baisse.Du côté australien, on indique que la récolte 1974-75 serait sensiblement égale à la précédente qui fut de 409 millions de boisseaux, ce qui devrait permettre une exportation de quelque 260 millions de boisseaux.Aussi, les approvisionnements canadiens en grains, spécialement en maïs, seront très fortement touchés par la réduction prévue de la récolte de maïs américain.De la même façon ces réductions de récolte contribueront à un emploi massif du blé de moindre qualité comme substitut.lin temps normal, le Canada devrait tirer le maximum de profits de pareille situation comme fournisseur d'appoint.De plus, les industries céréalières canadiennes devraient en tirer grand avantage, mais en raison de nombreux conflits de travail qui persistent encore à certains niveaux, il ne semble pas que la situation soit particulièrement intéressante pour eux.Si nous revenons au cas des producteurs de l'Ouest canadien, en raison de-nombreux retards accumulés au printemps dans l'exécution des semis, il s'avère possible que de grandes superficies de grain gèlent avant d'être parvenues à maturité.Car.dès le printemps, les agriculteurs encouragés par les prix élevés des mois précédents, ont tenté malgré-la température inelémenle d'ense- mencer les plus grandes superficies possibles.Le Manitoba prévoit une récolte de 25% inférieure à celle de l'an dernier alors que l'Alberta et la Saskatchewan s'accordent pour dire que leurs recolles respectives seront sensiblement les mêmes.Finalement, à tous ces problèmes, ajoutons celui auquel la presse mani-tobaine a fait écho depuis quelques semaines à l'effet que nombre d'agriculteurs seraient dans l'impossibilité de compléter leur récolte suite à des retards de livraison de machinerie de la part de fabricants d\u2019instruments aratoires.À ceci, ajoutons les difficultés d\u2019approvisionnement qu'ont connues les agriculteurs québécois, l\u2019hiver dernier et nous pouvons dire sans crainte de trop se tromper que la C.C.B.relèvera un véritable défi en appliquant la toute récente politique des grains qui doit s'avérer une solution à long terme aux problèmes d'approvisionnements des agriculteurs québécois.Marcel G ration.Fédération U.F.A.des Laurent ides 2 OCTOBRE 1974.LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 Le M.T.F.ne dispose pas de plants pour QUÉBEC \u2014 Dans le cadre de sa campagne d'information sur le reboisement, le ministère des Terres et Forêts rappelle qu'il lui est impossible de fournir des plants pour fins d\u2019ornementation.On sait que le ministère mettra, dès le printemps prochain, à la disposition des propriétaires de boisés privés ou de terrains impropres à l\u2019agriculture, pas moins de 40 millions de plants de différentes essences de conifères.Toutefois, les intéressés doivent en faire la demande avant le 25 octobre et souscrire à certaines conditions: \u2014\tle terrain à recouvrir d'arbres doit avoir une superficie d'au moins une acre (0,4 hectare) d'un seul tenant.\u2014\tles plants ne doivent pas être destinés à l'ornementation.\u2014\tils doivent être plantés sur des terres ou les travaux de déblaiement ne les empêcheront pas d'atteindre les fins pour lesquelles ils ont été mis en terre.Le ministère des Terres et Forêts du Québec octroie donc des plants pour: reboiser des terrains découverts et impropres à l'agriculture, des brûlis ou dos bûchers qui ne se regénèrent pas, \u2014 prévenir ou enrayer le ravinement ou l\u2019érosion par l'eau ou le vent, *\u2014 ériger des brise-vent pour la protection d'érablières ou de parcelles agricoles qui doivent être protégées du vent, \u2014 produire des arbres de Noël selon les méthodes de cultures recommandées.Pour obtenir des plants, le propriétaire doit écrire à l'administrateur de la région dans laquelle se trouve la terre à reboiser.La demande doit contenir le.nom, l\u2019adresse et le numéro de téléphone du reboiseur ainsi que la localisation de la terre à reboiser; canton, rang, lot, paroisse.mtr m ¦wrUr i Mtl «mR pMIw ¦ .f.i.Cher Monsieur, Je me suis récemment porté acquéreur d'une terre dans les Cantons de l'Est qui contient une érablière et où il serait probablement possible d'y aménager un étang pour élever de la .petite truite.On m'informe que votre ministère possède des informations et documents qui pourraient m'être utiles.Vous serait-il possible alors de me faire parvenir toute information susceptible de me guider dans l'exploitation de mes érables et de l'aménagement d'un petit centre de pisciculture?Par hasard, y aurait-il possibilité d'une subvention pour creuser l'étang et quelle est la politique à ce sujet?Enfin une partie de la terre pourrait bénéficier de la plantation d'arbres.Est-ce vrai que le Gouvernement du Québec peut fournir une certaine aide dans ce sens?Dans l'affirmative, de quelles sortes d'arbres s'agit-il et quelles sont les procédures à suivre pour les obtenir?D.D.Bagotville Monsieur, Le service de l'Information du ministère de l'Agriculture vous fera parvenir sous peu de la documentation sur l'exploitation d'une érablière.Quand à votre projet d'aménager un étang pour y élever de la petite truite, je vous conseille de communiquer avec M.Jérôme Ar-cand, Projets Spéciaux, service de la Commercialisation, Ministère de l'Agriculture, 220 Ste-Foy, Québec.Il existe une politique spéciale sur ce sujet et je suis convaincu que M.Arcand se fera un plaisir de vous donner toute l'information désirée.Quant au reboisement d'une partie de votre terre, ii est vrai que le ministère des Terres et Forêts peut vous venir en aide en fournissant des plants gratuitement.Toutefois, comme vous l'avez sûrement appris au cours des dernières semaines, à l'occasion de notre campagne d\u2019information sur le reboisement, le reboiseur doit souscrire à certaines conditions pour obtenir des arbres.La principale de ces conditions veut que les plants ne soient pas employés pour fins d'ornementation.De plus, le terrain à recouvrir d'arbres doit avoir une superficie d\u2019au moins une acre d'un seul tenant.Enfin, les arbres doivent être plantés sur des terres oû des travaux de déblaiement ne les empêcheront pas d\u2019atteindre les fins pour lesquelles ils ont été octroyés.Cher Monsieur, Je possède un lot boisé sous billet de location depuis de nombreuses années désigné: lot 39, rang IV, canton Demeu-les, St-Félicien.Comme ce lot est absolument impropre à la culture, étant de nature très sablonneuse, je désirerais effectuer du reboisement sur une superficie de 60 acres en pin jaune suivant un conseiller forestier.Cependant avant d'investir du capital sur ce lot, il me faudrait obtenir les lettres patentes.Je sollicite vos conseils sur la filière à suivre pour les obtenir.T-L G.St-Félicien Monsieur, Pour obtenir les lettres patentes de votre lot, vous devez communiquer avec M.Pierre Beaulieu, service de la Concession des Terres, ministère de l\u2019Agriculture, 200 Ste-Foy, Québec.Il vous sera par la suite possible de demander au ministère des Terres et Forêts de fournir les plants.Votre demande sera dirigée vers M.Jacques Caron, 267 rue La-brecque, Chicoutimi.Indiquez bien votre nom, adresse et numéro de téléphone de même que le numéro du lot, le nom ou le numéro du rang.Il serait également bon de fournir le nom de l\u2019unité de cadastre (paroisse ou canton) de la terre à reboiser.Quant à l'essence à planter sur votre lot, un technicien du ministère vous conseillera sur le sujet; une chose est certaine, ce ne sera pas du pin jaune, cette essence n'existant pas.PQHâT «i 1feolofo 1 * Mtra MM qu'l* rencontrent dan* la mi** *n valeur dm leur boité.Lot «Wvoot «frt bjrwiéii te.Ouy BeëUrgeen, service de l\u2019Infor-motion, ministère des Terre* et Fo- $4» rétt, 200 Ste-Foy, Québec.PAGE 4- LA TERRE DE CHEZ NOUS, 2 OCTOBRE 1974 Richard Dawney remporte le concours d\u2019arbres de Noël M.Richard Dawney, de Lennoxville, a remporté, dimanche, le 8 septembre, le grand prix du concours d'arbres de Noël organisé dans le cadre d'une réunion champêtre des membres de l\u2019Association des producteurs d'arbres de Noël, sur la plantation de M.Boris Crète, de Sawyerville.M.Dawney s\u2019est classé premier dans les catégories du pin sylvestre et du sapin de plantation, se méritant une bourse totale de $70.Dans la classe du sapin naturel amélioré, c'est M.Jacques Croteau, de St-Fortunat, Wolfe, qui a remporté la palme.M.Michel PImu, directeur du eervic* de l\u2019Aide à la Forêt privée, au ministère des Terres et Forêts, remet Ici è M.Richard Dawney, de Lennoxville, un chèque pour s'être classé premier au concours d'arbres de Noël.À gauche, Mme Dawney.L\u2019importance de nos forêts privées (3) par Jacques ROBERT, ingénieur forestier Marché des arbres de Noël produits au\t\tQuébec \tNombre d'arbres\tTonnes de branches Expédition (vers l\u2019Ontario)\t\t \u2014 1969\t11,825\t\u2014 - 1970\t8,200\t\u2014 - 1971\t13,300\t\u2014 \u2014 1972\t\u2014\t\u2014 Exportation (vers les États-Unis)\t\t - 1969\t1.457,559\t7,175 \u2014 1970\t1,285,385\t8,035 \u2014 1971\t1,174,654\t7,125 - 1972\t1,126,945*\t5,994 Marché local (moyenne annuelle)\t1,000,000*\t6,000* *: Estimation Si on traduit la production annuelle d\u2019arbres et de branches pour les'décorations de Noël, on atteint le montant approximatif de 5 millions de dollars (1), ce qui représente tout de même un revenu brut assez important pour les producteurs.D'après le tableau précédent sur le marché des arbres de Noël produits au Québec, on remarque une certaine baisse dans les exportations.Cette baisse est due en majeure partie à la qualité des produits qui, souvent, laisse à désirer.La cause principale de cette déficience en qualité réside surtout dans le fait que la majorité de la production provient d'arbres naturels non améliorés.De toute façon, on peut s attendre à ce que le marché demeure stable pour les prochaines années.En prenant pour acquis que le marché demeurera stable pour les prochaines années, les revenus bruts aux producteurs pourront facilement atteindre les 10 millions de dollars seulement à cause de la qualité accrue des produits.Conclusion On se rend donc compte de l\u2019importance économique de nos forêts privées.Par exemple, si on additionne les revenus bruts aux propriétaires provenant des bois à pâte, du bois de sciage, des produits de l'érable et des arbres de Noël, on atteint le chiffre de 63 millions de dollars.C\u2019est donc dire qu'en plus de constituer un revenu important pour la Province, nos forêts privées constituent le moteur économique pour plusieurs secteurs ruraux.Pour les besoins de la cause nous nous sommes limités à certaines variables pour démontrer I importance économique des forêts privées.Cependant, d'autres variables comme la récréation permettent également de retirer des revenus importants et sont en tout temps des éléments bénéfiques à la population.Soulignons enfin que les différents projets du Service de la Forêt Privée, visant à une utilisation plus rationnelle des ressources forestières, permettront d'établir un climat propice au développement et à l'aménagement de ces forêts.Les consequences qui naîtront à la suite de ces différentes initiatives ne pourront amener 5U \u201cn ePanou'sse.ment de la rentabilité des ressources forestières tant au niveau de I individu, de l'Etat que de la collectivité.(1) 5 millions de dollars: (1,216,945 X S2.00/arbres) + (12,000 X OO.OOitonne de branches).00827287 L'asMmbléa général* da la Fédération do l\u2019UPA du Baa St-Laurant qui s'oat tenue è Rimouski-est, a entériné les résolutions étudiées lors des congrès régionaux tenus è Sayabec et St-Epiphane.Sur la photo du haut, on reconnaît MM.Jean-Louis Lepage, directeur régional de la Fédération du Bas St-Laurent, Armand Guérard.vice-président général de l'UPA et Ls Philippe Rioux, 1er vice-président de la Fédération du Bas-St-Laurent.La photo du bas donne une idée de la participation nombreuse aux congrès régionaux, cette assistance intéressée étudie les résolutions au congrès de Syabec.Hausse des prix: Sucre et café dominent Les craintes suscitées par les rumeurs d\u2019une pénurie mondiale de sucre et l\u2019incertitude qui entoure les intentions des pays exportateurs de café membres de l\u2019Organisation internationale du café (OIC) se sont reflétées dans les prix des aliments au cours du mois de septembre.Un relevé transcanadien portant sur 16 articles, réalisé dans douze localités par la Presse Canadienne, révèle en effet que le prix du sucre a augmenté dans six villes et que le prix du café a été haussé dans dix de ces 12 villes.Rappelons ici que le cours du sucre a atteint en septembre le niveau record de $900 la tonne sur le marché de Londres, et que certains observateurs s'attendent à une modification sensible du commerce international du sucre.Or le sucre entre dans la fabrication de nombreux autres prduits tels que le pain et les fruits en conserve, et ces produits ont aussi accusé une hausse.On rapporte d\u2019autre part que les membres de l'OIC ont décidé de reti- rer du marché d\u2019exportation 20 pour cent des quelque 792,000 tonnes de café qu\u2019ils produiront pour l\u2019année 1974-75 commençant le 1er octobre.Les 17 articles du panier d\u2019alimentation utilisé aux fins du relevé de la PC sont étiquetés dans un même supermarché de chaque localité le dernier mardi de chaque mois.Ce procédé ne vise pas, cependant, à établir une comparaison des prix entre ces mêmes localités.Parmi les 17 articles figurent une livre de pointe de surlonge de boeuf, des saucisses de boeuf entier, des côtelettes de porc, du poulet de choix, de la viande hachée, des filets de morue congelés, du beurre de choix, des tomates.des pois verts congelés, du café-filtre et des pommes.Le panier d\u2019alimentation compte également une douzaine d\u2019oeufs de grosseur moyenne, une pinte de lait entier, un pain blanc de 24 onces tranché, dix livres de pommes de terre de qualité, cinq livres de sucre en poudre fin et une boîte de 24 onces de poires en moitiés.MOI n/FI IF IMPflRTANTF POUR IÆS ACHETEURS DE VOflURES NEUVES.Certaines voitures1975exigent une essence sans plomb, plus coûteuse et moins facile à trouver.Nous voulons que vous sachiez que.tous les modèles 1975 de Ford Canada peuvent consommer n\u2019importe quelle essence, à n\u2019importe quelle pompe de n\u2019importe quelle station-service, n\u2019importe où.Cela vous permet aussi de choisir le prix qui vous convient le mieux.Certaines voitures 11)7.5 seront équipées de convertisseurs catalytiques pour répondre aux nouvelles normes canadiennes sur l\u2019émission de gaz d'échappement.Le convertisseur catalytique est un dispositif antipollution qui exige l\u2019utilisation d'une essence sans plomb plus coûteuse.Comme cette essence ne se trouve pas facilement partout au.Canada, tous les moteurs (sauf un.le V6 de 2.8 litres offert en option) des modèles 11)75 de Ford Canada ont été conçus pour répondre aux nouvelles normes canadiennes sur l'émission de gaz d'échappement, sans faire appel aux convertisseurs catalytiques.C'est ce qui leur permet de consommer n\u2019importe quelle essence (sans plomb, super ou l'ordinaire )à bas prix, lin conduisait une Ford ou une Mercury 75, vous pouvez donc choisir le prix de votre essence.Ford Canada est convaincu que cette différence compte pour les automobilistes qui ne pourront pas trouver d'essence sans plomb sur leurs trajets habituels, lit surtout pour ceux qui voyagent dans les secteurs ruraux où la disponibilité est substantiellement moindre que dans les principaux centres urbains.FACTEURS D\u2019ÉCONOMIE lin plus de faciliter l'alimentation en essence et le choix du prix à payer, chaque modèle 11)75 de Ford Canada réunit certains facteurs d\u2019économie d'essence.\u2022\tDes pneus ceinturés d'acier dont la semelle dure plus longtemps et roule avec plus de souplesse pour plus de millage au gallon.\u2022\tL'allumage électronique élimine pointes et condensateur, et améliore l\u2019économie à long tenue en stabilisant la performance des bougies.\u2022\tUne mise au point améliorée de plusieurs des moteurs pour plus de perfonnance et d'économie d\u2019essence.\u2022\tDes rapports optimums de pont arrière contribuent à réduire l'usure du moteur et à abaisser la consommation d\u2019essence en s'adaptant correctement aux exigences de charge et d'utilisation.Voyez dès aujourd'hui le concessionnaire Ford oil Mercury le plus proche de chez vous.Il sera heureux de vous parler de la commodité d'alimentation et de l'économie de roulement ties modèles Ford et Mercury 75, y compris les nouveaux modes d'entretien qui contribuent à réduire les exigences d'entretien et fi vous épargner de l'argent.Vous verrez qu'à la longue, ça compte.S mrer: Ministère federal di* l'Industrie et du Commerce, juin l'.tTI.FORD Voyez dès aujourd\u2019hui votre concessionnaire Ford ou Mercury.MERCURY 2 OCTOBRE 1974, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 5 -è- au service de IT L AGRICULTEUR MINISTÈRE DE L'AGRICULTURE | _________________RÉDIGÉ EN COLLABORATION chef de la rédaction: BENOIT ROY ______________________directeur de l'Information Reproduction autorisée en donnant crédit \u2022r.V'i mm îSsgsSS&sSSI sfppÿ;
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