Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur – Utilisation non commerciale autorisée

Consulter cette déclaration

Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
Supplément 1
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (2)

Références

La terre de chez nous, 1978-04-05, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" .vi-W BEURRE, %'»?».'i&'rfc?1 fr>,»i>- v ?%' üî®.3$S$ federation des producteurs de lait industriel r;-\" Viv\u2019 :\tîtfsÿHWas.\u2022 v.-::-'/' :\u2022\u2022\u2022:' .i : ^'r igâffeF ÈWSMiÊ few SOMMAIRE \u2014\u2014tf ' \u2018\u2022IvISP VI - - ¦¦ \u2014 Mf Wtw - -mn-i n^»i r «\t^ i\tw Page 3\tMaaaaga du présidant Pag* 4\tAvia da convocation Pago 4\tProjet d\u2019ordre du jour Pages\tRapport dee activitée Page 5 Quotaa de miee en marché Page 5\tRèglement do quota da miia an marché Page 6\tIntégration graduelle Pages\tComité de gestion Page 7\tConvention de vente Page 7\tTranaport du lait Page 7\tInformation Page 8-9\tConseil d\u2019administration Page 10\tProduction Page 10\tLes comités Page 11\tLa Trésorerie Page 11\tLes secrétariats régionaux Page 12\tLe personnel Page 13\tObjectif de la F.P.I.Q.Page 14\tLa politique laitière Page 15 Le plan conjoint du lait industriel Page 16 La promotion des produits laitiers \u2022 A ;\t;\u2019,v tyïàJ w PAGE 2 \u2014 LATERRE DE CHEZ NOUS - 5 AVRIL 1978 Message du président Les producteurs de lait industriel traversent actuellement une des périodes les plus difficiles depuis qu'ils se sont donné une fédération et un plan conjoint pour: protéger leurs intérêts, leur assurer de meilleurs revenus et développer le marché du lait de transformation.Après avoir subi deux années particulièrement difficiles sur le plan d'ajustement de la production aux besoins du marché canadien, ils sont maintenant en butte à une action concertée qui tend à leur enlever la partie la plus intéressante du marché du lait de transformation: le fromage de spécialité et à désorganiser les circuits de ramassage, les bassins laitiers et même à long terme, la structure même de leur fédération.L'intégration graduelle sauvage qui est pratiquée présentement par l\u2019autre fédération a pour effet de miner les efforts qui sont faits pour rationaliser les circuits de ramassage, entraînant par le fait même des hausses de taux de transport pour un bon nombre de producteurs de lait industriel qui sont laissés en plan à la suite d\u2019une intégration graduelle non planifiée.Non seulement le groupe de producteurs de lait de consommation vise à accaparer le secteur des fromages spécialisés, ils refusent par surcroît d'assumer leur part des responsabilités dans le développement de ce marché intéressant, en ne payant pas pour la promotion faite à cette fin.Il est inadmissible qu'une telle façon de procéder soit tolérée plus longtemps par votre fédération et encouragée par certaines autorités gouvernementales.Pendant que ces menaces planent sur les producteurs de lait industriel, on a réussi à créer une certaine division dans leurs rangs en insistant sur le mécontentement de certains producteurs à l\u2019égard de la réglementation concernant les quotas de mise en marché.Il est bien sûr qu'après deux années particulièrement difficiles, alors que les producteurs de lait industriel ont été beaucoup plus durement touchés par la baisse de quota imposée par la Commission canadienne du lait du temps, par suite d\u2019une décision inéquitable, de nombreux producteurs cherchent à acquérir du quota pour développer ou maintenir leur exploitation laitière à un niveau de rentabilité acceptable.L'illusion créée par le système de vente à l'enchère pratiqué par l\u2019autre fédération entretient les appétits négatifs face à l\u2019analyse du système de transfert préconisé par la majorité des producteurs de lait industriel.C\u2019est se leurrer que de prétendre qu\u2019un système de vente à l'enchère permettrait, à tous les producteurs de lait industriel qui veulent acquérir du quota, d\u2019obtenir les quantités qu'ils désirent.Un autre secteur où il est difficile de faire l'unanimité, c'est la question du prix du lait.Nous devons réaliser que l\u2019équilibre de notre marché est très instable et que les revendications inconsidérées pour obtenir des prix très élevés risquent de rompre cet équilibre; les producteurs de lait industriel n'ont pas un autre marché où ils peuvent déverser leurs surplus, même pas au détriment d\u2019un autre groupe de producteurs.Il est temps que les producteurs de lait industriel prennent conscience des véritables problèmes qui les confrontent et analysent sérieusement les moyens à prendre pour protéger leur marché et leur structure.Si nous ne parvenons pas à nous entendre sur ces moyens, il est inutile de penser que notre fédération pourra continuer à protéger nos revenus, nous assurer des marchés plus stables et rationaliser l'industrie laitière québécoise.Suite à la difficulté où se trouve la Fédération d\u2019obtenir des prix acceptables pour les producteurs de lait industriel, même si elle recourt à l'arbritage, il est urgent d'instaurer un système de paiement suivant l'utilisation dans le secteur du lait industriel afin de permettre aux producteurs de bénéficier de la capacité de payer du marché et de profiter du développement des marchés les plus intéressants.Nous avons un défi de taille à relever; saurons-nous le faire?5 AVRIL 1978 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 Montréal, le 21 mars 1978.À tous les producteurs liés par le plan conjoint des producteurs de lait industriel du Québec.AVIS DE CONVOCATION Monsieur, Nous vous donnons avis par la présente, que l\u2019assemblée générale annuelle de la Fédération des producteurs de lait industriel du Québec se tiendra à l'Hôtel Le Concorde, 1225, Place Montcalm, Québec, jeudi le 13 avril 1978.L'inscription se fera à compter de 9 heures le 13 avril, et l'assemblée débutera à 10 heures précises.Tous les producteurs ont le droit de parole mais seuls les délégués élus ont le droit de vote.Vos tout dévoués, Roch Morin Directeur général.Projet d\u2019ordre du jour Assemblée annuelle jeudi 13 avril 1978 9:00 Inscription 10:00 Ouverture de l\u2019assemblée annuelle Lecture de l\u2019avis de convocation Acceptation de l\u2019ordre du jour Adoption du règlement de procédure Lecture et adoption du procès verbal de l'assemblée annuelle de 1977 Rapport des activités Rapport financier Nomination des vérificateurs Rapport du Bureau canadien des produits du lait 12:00 Dîner 14:00 Allocution du président de la Fédération 14:20 La politique laitière (Monsieur Gilles Choquette) Allocution du Président de l'U.P.A.16:00 Information et discussion sur l'orientation de la Fédération Divers 16:30 Ajournement.PAGE 4 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 5 AVRIL 1978 Le rapport des activités L'année 1977 s'est avérée plus stable pour les producteurs de lait Industriel que ne l'a été l\u2019année 1976.En effet, au niveau de la politique laitière, la campagne 1977 fut plus positive, même s\u2019il y eut encore une rareté de quota occasionnée par une production très forte au cours de l'été 1977 et par une diminution des besoins canadiens.Le point le plus important à retenir de cette campagne laitière est sans nul doute la reconnaissance de la part des autorités de la responsabilité pour les producteurs de lait de consommation d'assumer une partie des coûts inhérents à l'écrémage, diminuant ainsi le montant que les producteurs de lait industriel doivent payer en frais d'exportation.Cette année encore, la Fédération a participé à de nombreuses rencontres, tant sur le plan national que sur le plan provincial, visant à améliorer la situation des producteurs de lait industriel du Québec.Le conseil d\u2019administration a siégé durant 23 jours, le comité exécutif et les autres comités de la Fédération à 20 reprises.A ces réunions d'ordre administratif, il faut ajouter le temps que les administrateurs ont consacré à rencontrer d'autres organismes tels l'U.P.A., la Régie des marchés agricoles du Québec, la Fédération canadienne des producteurs de lait, l\u2019Ontario Milk Marketing Board.Le dossier de la mise en marché du lait au Québec aura également pris beaucoup de temps; plusieurs journées ont été consacrées à la médiation spéciale et aux démarches pour en arriver à l'unification des producteurs de lait et au partage des marchés entre les deux groupes de producteurs de lait.Au niveau régional, il faut également mentionner l'effort des administrateurs de la Fédération afin d'assurer la communication entre leur syndicat et la fédération provinciale.Il faut aussi souligner les rencontres de conseils d'administration régionaux et la participation des administrateurs de la Fédération à certaines activités régionales.Tout ce travail, toutes ces heures passées à négocier n'ont qu'un seul but; le mieux-être des producteurs de lait industriel.Ce \"Point sur.\" tentera de résumer les activités de la Fédération des producteurs de lait industriel au niveau des principaux dossiers actuellement débattus.Quota de mise en marché On se souvient qu'au 1er avril 1976 les producteurs de lait industriel ont fait face à une importante diminution de leur quota dans le but de l'ajuster aux besoins canadiens pour l'année 1976-77.Nous sommes à la fin d\u2019une deuxième année d'expérience à ce niveau c\u2019est-à-dire vivre avec un quota qui représente pour chaque producteur sa part des besoins canadiens.À cette quantité une marge de 5°o est ajoutée afin de permettre aux producteurs qui le peuvent de produire un peu plus que leur part des besoins compensant ainsi pour les quantités non produites par d'autres producteurs.Au début de l'année laitière 1977-78, 21,000 producteurs se sont partagé quelque 154.9 millions de livres de matière grasse de quota de mise en marché incluant la marge de 5%.Ce quota global émis par la Fédération était en conformité avec le partage recommandé par le conseil général de l\u2019U.P.A.en mai 1976.Il représentait donc la part des producteurs de lait industriel du Québec selon les besoins canadiens estimés à ce moment-là.Comme il est pratiquement impossible de déterminer à l'avance d'une façon précise la consommation canadienne de produits laitiers au cours d'une année, il a été convenu, au comité de gestion, de réviser ces besoins à tous les trois mois afin d'éviter de se trouver devant une rareté de production ou encore une surproduction.C'est ainsi qu'au 31 août 1977, suite à une révision des besoins canadiens, la Commission canadienne du lait a décrété une diminution de 2°o du quota attribué à chaque province afin de tenir compte d'une consommation de 98 millions de cent livres de lait au lieu de celle de 100 millions établie au 1er avril 1977.La Fédération devait reconnaître cette diminution nécessaire mais elle ne pouvait pas réduire le quota individuel des producteurs, à ce stade de la production.Il lui fallait cependant prévoir des moyens d'ajuster le quota des producteurs de lait industriel à cette décision.Pour ce faire, elle a décidé d'appliquer une coupure de 25% sur les transferts de quota effectués à l'exception des transferts de famille et des ventes de ferme et d'amender son règlement afin que le quota non utilisé par certains producteurs serve à compenser pour cette diminution de 2% à la fin de l'année au lieu d'en permettre le prêt à d\u2019autres producteurs.Au cours de l'année 1977-78, 1,972 producteurs ont quitté la production.Par contre, 776 nouveaux producteurs ont débuté en production laitière en achetant l'exploitation d'un autre producteur dont 494 transferts de famille.Nous prévoyons qu'un peu plus de 19,000 producteurs seront inscrits au début de l'année laitière 1978-79.Règlement de quota de mise en marché Nous avons connu au cours des années 1972-73, 1973-74 de même qu'en 1974-75 une période plus facile quant à l'application du règlement de quota puisque la capacité de production des producteurs était inférieure aux besoins canadiens, tandis que nous avons fait face à une augmentation de production sans précédant pendant l'année 1975-76.C'est pourquoi, au cours des années 1976-77 et 1977-78 le mot contingentement a pris toute sa signification puisqu'il s'agissait de distribuer à l\u2019ensemble des producteurs de lait industriel leur part de besoins canadiens inférieurs à leur capacité de production.Dans un tel contexte, il fut très difficile pour ne pas dire impossible d'établir un règlement de quota à la satisfaction de l'ensemble des producteurs surtout au niveau des transferts de quota.Ainsi, le règlement de quota établi pour l'année 1976, même s'il répondait aux désirs de la grande majorité des producteurs, a été vertement critiqué par d'autres.Quel que soit le règlement qui peut être établi, il reste que la capacité de production des producteurs demeure supérieure aux besoins canadiens et, encore pour quelque temps, l'on s'arrachera les quotas qui deviennent disponibles.Le système de transfert de quota a été discuté lors de l'assemblée annuelle d'avril 1977 ainsi qu'à l'occasion d'une assemblée spéciale des délégués tenue le 24 août 1977.A deux reprises, les délégués ont décidé, par vote secret, de maintenir le système actuel.Au cours de l'année, la Fédération, à cause de la diminution dans la demande domestique, a dû appliquer une réduction des quotas.Les administrateurs ont cherché les moyens afin que le quota individuel des producteurs ne soit pas touché.C'est pourquoi le conseil d'administration décidait de retenir 25% du quota annuel et du quota effectif offert à la Fédération sauf dans les cas de transfert entre parents ou d'achat de ferme par un nouveau producteur.On évitait ainsi de réduire les quotas individuels de tous les producteurs de 2%.On recherche actuellement le meilleur moyen d'inciter les producteurs qui hésitent à quitter la production à le ?5 AVRIL 1978 - LATERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 5 faire et ainsi libérer du quota pour ceux qui veulent consolider leur exploitation.Dans le même temps, il faut éviter le paiement de prix abusifs pour le quota et trouver le meilleur moyen de rendre ce quota disponible de façon équitable.Une étude très poussée des amendements à apporter au règlement de quota a débuté en décembre 1977 et devrait aboutir à des modifications importantes.Ces amendements devraient décourager les producteurs qui n'ont pas besoin de quota.Par contre, ils devraient permettre qu'une quantité de quota plus importante soit mise à la disposition des producteurs qui en ont réellement besoin.Ils devraient aussi éliminer l'obtention de quota par des moyens détournés ou frauduleux.Intégration graduelle En 1976 la Fédération a déploré la mise en oeuvre, par la Fédération des producteurs de lait de consommation, d'une intégration importante sans entente préalable, perturbant ainsi la mise en marché du lait industriel particulièrement au niveau de circuits de transport, d\u2019approvisionnements de certaines usines et de la planification régionale.Devant cette situation, la Fédération, s'inspirant du protocole d\u2019entente signé par les deux fédérations en 1974, a prévu dans son règlement de quota qu'il devrait y avoir entente entre les deux fédérations avant d'effectuer toute intégration.Il est également prévu que le quota d'un producteur intégré sans entente préalable soit versé à la réserve vu que ce producteur n\u2019a pas respecté les dispositions du règlement de quota.Malheureusement, la Fédération des producteurs de lait de consommation a décidé en septembre 1977 d'inviter un grand nombre de producteurs à s\u2019intégrer sans qu'il y ait eu entente et, par surcroît, n\u2019a informé la Fédération des producteurs de lait industriel de ce fait qu'après coup seulement.C\u2019est ainsi que 67 producteurs furent intégrés au 1er octobre, 21 au 1er novembre, 13 au 1er décembre, 14 au 1er janvier 1978 et 17 au 1er février 1978.Il va sans dire que cette intégration a causé des problèmes sérieux à divers niveaux et a provoqué un climat de méfiance entre certains producteurs de lait industriel et leur Fédération parce que aucune entente n'a été conclue par les deux organismes en temps opportun afin d\u2019évaluer objectivement les besoins réels à combler.À la suite de ces intégrations massives et malgré la décision de la Fédération des producteurs de lait industriel d'appliquer son règlement de quota et de verser le quota des producteurs intégrés à sa réserve, la Fédération des producteurs de lait de consommation a tout de même émis du quota aux producteurs intégrés créant de sérieux problèmes au niveau des quantités de quota émises au Québec et un litige entre les deux fédérations; litige d\u2019autant plus complexe que le partage des quotas entre les deux groupes de producteurs n\u2019était pas réglé.Finalement, il apparaît clairement, depuis deux ans, qu'il est extrêmement urgent qu'une autorité ayant les pouvoirs nécessaires tranche définitivement cette question et oblige les deux fédérations à s'asseoir pour planifier sérieusement l\u2019intégration et ainsi réaliser une meilleure mise en marché du lait au Québec pour le mieux-être de tous les producteurs de lait.Comité de gestion Au cours de l'année 1977 le comité canadien de gestion des approvisionnements de lait s'est réuni 7 fois et les membres du secrétariat ont tenu 6 réunions.La Fédération a participé à toutes ces réunions.PAGES - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 5 AVRIL 1978 En effet, suite à la modification de l'entente concernant les ajustements inter-provinciaux de quota qui visent à éliminer les sources d'iniquités dénoncées par la Fédération, le conseil d'administration a décidé que la Fédération continue à siéger au comité de gestion.Par ailleurs, la Fédération a clairement indiqué que son objectif était toujours d'en arriver à ce qu'un seul organisme représente les producteurs de lait québécois sur le comité de gestion, permettant ainsi d'exprimer des opinions et des demandes qui tiennent compte de l'intérêt de l'ensemble des producteurs.Les divers sujets qui ont été discutés aux réunions pour l'année 1977 peuvent se résumer delà façon suivante: \u2014\tÉtablissement de la retenue sur l'écrémage des producteurs de lait de consommation L\u2019application de même que le montant de cette retenue ont été longuement discutés au sein du comité de gestion: on sait que les producteurs de l\u2019Ontario, du lait de consommation du Québec, de la Colombie britannique, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick et aussi de l'Alberta, se sont opposés à l\u2019application d\u2019une telle retenue.Dans la plupart de ces provinces la Commission canadienne du lait a dû retenir les montants nécessaires sur les subsides payés aux producteurs de lait de consommation.On se souvient que cette retenue a été imposée par le gouvernement fédéral et était conditionnelle à l'absorption de la dette de $152 millions de frais d\u2019exportation due par l\u2019ensemble des producteurs et occasionnée par la surproduction de l'année 1975-76, une partie de cette surproduction ayant été faite par les producteurs de lait de consommation.\u2014\tContrôle de la production L'ajustement de la production aux besoins canadiens est un défi que le comité de gestion doit rencontrer et à cette fin, une étude constante de l\u2019évaluation de la production et de la consommation de produits laitiers doit être effectuée pour évaluer s'il y a lieu d\u2019augmenter ou de diminuer le quota global canadien.\u2014\tChangement de la date d'émission des quotas Dans l'étude des moyens à prendre pour équilibrer la production à longueur d'année et augmenter la production de lait au cours de la période d'hiver, les membres du comité de gestion en sont venus à la conclusion qu'il y avait lieu de changer la date d'émission des quotas si l'on voulait atteindre cet objectif; en effet la période actuelle exige que le producteur ajuste sa production au cours des mois d\u2019hiver alors qu'il y a rareté de lait et que les besoins canadiens en produits frais doivent être satisfaits.Ces modifications ne changent en rien cependant l'année laitière qui continuerait d\u2019être d'avril à mars.\u2014\tSituation dans certaines provinces Afin d\u2019être en mesure d'apprécier les moyens à prendre pour ajuster la production à la demande domestique, le comité de gestion doit également se préoccuper de la situation dans chacune des provinces et aussi analyser les effets d'une réduction de quota sur l\u2019industrie laitière de certaines provinces; des études assez élaborées ont dû être faites à cette fin.\u2014\tLe marché international Les membres du comité de gestion doivent aussi porter une attention particulière à la situation du marché international et être constamment au courant du comportement des prix et des tendances de la production mondiale.Ces renseignements sur le marché domestique influencent l\u2019évaluation des besoins canadiens et des retenues pour l'exportation de même que la pénalité hors-quota.\u2014\tÉcart statistique L'évaluation de la consommation des produits laitiers doit être faite à partir des statistiques de la consommation des divers produits laitiers afin d'évaluer les tendances et projeter les augmentations ou diminutions qui pourraient survenir; divers moyens sont mis de l'avant pour améliorer constamment les renseignements statistiques à la disposition du comité.Mentionnons particulièrement le modèle ''économétrique\u201d du Ministère de l'agriculture qui analyse tous les facteurs liés à l\u2019industrie laitière tant dans le domaine des coûts des intrants que dans celui de l'influence des prix des produits laitiers sur la consommation future.Convention de vente La Fédération a dénoncé, en mars 1977, la convention de vente dans le but de prévoir la négociation des prix du lait suite à l'énoncé de politique du gouvernement fédéral.La politique laitière permettrait une augmentation possible de 58e du 100 livres de lait.Le comité de négociation a rencontré les transformateurs à deux reprises.Lors de ces rencontres, il n'y a pas eu entente et une conciliation a été tentée.Cette con-cialiation n'a pas donné plus de résultat que la négociation puisque la Fédération a réclamé la totalité de l'augmentation allouée par l\u2019énoncé de politique laitière.La Fédération considérait que cette augmentation devait être versée aux producteurs tenant compte de l\u2019ajustement du programme laitier du 19 octobre 1976.On se souvient qu'au cours delà négociation de 1976, les transformateurs ont allégué une baisse considérable de production due à la réduction des quotas de mise en marché.Ils ont d'ailleurs obtenu une marge d'opération qui s\u2019est avérée plus que suffisante.Comme cet ajustement de la politique venait équilibrer substantiellement la production, la requête des transformateurs devenait exagérée et c'est pourquoi l\u2019arbitrage a été demandé.L'arbitrage s\u2019est tenu le 29 juin 1977 et la Fédération a maintenu fermement sa demande d'un prix de base de $9.15 le cent livres de lait; en plus la Fédération a demandé que la prime d'hiver de $0.50 le cent livres de lait soit payée pendant les mois de novembre, décembre, janvier et février.La Régie des marchés agricoles du Québec dans sa sentence du 10 août 1977, a décrété $9.01 du cent livres de lait.La Régie a également refusé d'ajouter le mois de novembre aux trois mois pendant lesquels la prime d'hiver est déjà payée.La Fédération insatisfaite, en a appelé de cette décision auprès du Lieutenant Gouverneur en conseil de la Province et, au moment d\u2019écrire ces lignes, le Conseil des ministres n'avait pas pris position sur cette requête.Transport du lait Dans le domaine du transport, les activités ont été à la hausse en 1977 et pour cause: l'inflation a continué de s\u2019accroître.On sait que le coût de la vie a été de 9'/2% en 1977, ceci en plus de l\u2019augmentation de tous les intrants au niveau du transport ce qui a incité les transporteurs à demander des majorations.De plus, l'intégration a grandement affecté certains transporteurs et s\u2019est souvent avérée un facteur déterminant dans la négociation des tarifs.En 1977, la Fédération a négocié 66 modifications aux conventions existantes.La plupart de ces modifications portent sur les taux.Dans deux cas, il a fallu recourir à la conciliation.La Fédération a négocié tant avec des transporteurs individuellement qu\u2019avec des marchands de lait ou des entreprises laitières.Cette façon de procéder demande peut-être plus d'énergie ou de déplacements mais par contre c'est certainement celle qui est la plus avantageuse pour les producteurs.La Fédération a fait cette année encore plusieurs démarches auprès du gouvernement du Québec afin de demander de l'aide au transport pour certaines régions aux prises avec des difficultés particulières.La transition du bidon vers le vrac se continue et il ne reste que très peu de producteurs qui livrent du lait en bidon.Nous avons toujours un bon nombre de producteurs de crème situés dans les comtés de : Pontiac, Saguenay, Témiscouata, Rivière-du-Loup, Rimouski, Matane et Matapédia.Ces producteurs, pour la majorité, ont bénéficié également d'une aide substantielle au transport.Au cours de l'année, la Fédération a surveillé l'application des conventions, des modifications et des émissions de permis.Dans une certaine région, un grief a été formulé concernant le calibrage des bassins ainsi que d\u2019autres facteurs pouvant faire varier le volume mesuré à l'usine de celui inscrit aux bordereaux de cueillette.Une demande a été faite au service des produits laitiers du ministère de l\u2019Agriculture du Québec de piloter une expérience dans cette région afin d'essayer de trouver une solution adéquate à cet épineux problème.La région concernée a préparé et soumis un plan de travail et s'attend à des résultats positifsau coursdu printempsde 1978.Enfin, le slogan \u201cLe lait que l'on mange\" est affiché au Québec par 275 transporteurs-contractants: 265 pour le lait en vrac, 2 pour le lait en bidon et 8 pour la crème.Ces contracteurs opèrent 549 camions dont 538 pour le transport du lait en vrac, 3 pour le lait en bidon et 8 pour la crème.L\u2019information Le service de l'information a changé de directeur en 1977, Monsieur Adrien Dubois quittait la Fédération pour oeuvrer au sein du Bureau Canadien des produits du lait, en tant que Coordonnateur des services au Québec.Monsieur André Cajolais assume maintenant la direction du service; il continue d\u2019entretenir une étroite collaboration avec le B.C.P.L., et avec Monsieur Adrien Dubois, pour cause.Au niveau de l'information et du travail auprès des producteurs de lait industriel, un effort soutenu et une collaboration efficace des syndicats a permis d\u2019acheminer le maximum d'information aux producteurs.La Terre de chez nous est le véhicule actuellement utilisé pour atteindre efficacement les producteurs de lait industriel et son utilisation est optimale tant du côté régional que du côté provincial.Les délégués de la Fédération ont continué de recevoir la publication \"Nouvelles en Vrac\" qui les renseigne sur les principales décisions du conseil d\u2019administration de la Fédération et sur l\u2019évolution de la production et des marchés.Quant à la publication du \"Point sur.\" l'édition habituelle sur le rapport d'exercice de la Fédération et une édition sur la production sont parvenues aux producteurs grâce à la collaboration de la TCN.Les producteurs de langue anglaise ont reçu la revue \u201cA glance at\", version anglaise du rapport d'exercice de la Fédération.Les communications directes comme les lettres circulaires sont envoyées également aux producteurs de langue anglaise.Le service de l'information, en plus de collaborer au comité d'éducation et d'information de l'UPA ainsi qu'à différentes autres activités de l\u2019Union, a aussi participé au travail en vue de la conversion au système métrique ainsi qu\u2019à l'élaboration d'un diaporama sur le système international appliqué à l'industrie laitière.5 AVRIL 1978 - LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 PAGE 7 ADMINISTRATION Roger Ménard larvica-préaidant St-Hyacinlha Jacquaa Bouchar Membra du conaail axécutil Cote-du-Sud ¦FKBSt, M m f.yr.HÏ* Rogar Dauphin Joliatta Pierre St-Martin Préaidant Abitibi-Témiecamingue Jean-Paul Robert 2evice-préaident Cantona-da-l'Eat Albéric Babin Membre du conaail exécutif Qaapéaia T.» -\u2018-\u2018?T ' ï;- ; \u2022 - 'r y, André Houle Mauricia PAGES - LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 5 AVRIL 1978 Lucian St-Jacquaa m a Laurantidaa Lucian Tremblay Québec Réal Michaud Baa St-Laurent ar.fc- Louie Rémillard Sl-Jean Vallayfiald Jacquea Bélanger Nicolai Jean-Roch Bureau Québac-aud ¦¦¦I Masn sp$ *- h I rerir Jean-Marie Bouchard Membre du conseil exécutif Saguenay-Lac St-Jean ! \u2022 \t 5 AVRIL 1978 - LATERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 9 Production Au cours des mois de janvier, février, mars et avril, la production a diminué de 28, 16, 18 et 17% comparativement aux mômes mois en 1976, Ces diminutions sont cependant de beaucoup moins fortes que celles enregistrées en 1976 comparativement à 1975 alors que seulement 3 mois accusaient des diminutions de production de l'ordre de 34, 31 et 45%.Au cours de l'année 1977-78 on constate une reprise dans la production alors que toutes les informations disponibles tendent à montrer une baisse constante des besoins canadiens.Il faut donc trouver un moyen de mieux ajuster la production à la demande domestique.C'est d'ailleurs, une préoccupation constante des participants au comité de gestion des approvisionnements du lait.LIVRAISONS MENSUELLES DES PRODUCTEURS DE LAIT INDUSTRIEL DU QUÉBEC POUR 1977 (en livres de M.G.) Mois\t1976\t1977\t% comparaison 1977/1976 Janvier\t8.466.736\t6.084.185\t\u2014 - 28% Février\t7.131,813\t5.938.078\t- 16 Mars\t10.667.931\t8.678.926\t- 18 Avril\t15.238.357\t12.659,693\t- 17 Mai\t17.696.034\t16.276.304\t- 8 Juin\t19.565.893\t20,353,260\t+ 3 Juillet\t17.609.562\t19.868,783\t+ 12.8 Août\t16.330.994\t18.498,171\t+ 13.2 Septembre\t14.481.294\t16,491,235\t+ 13.8 Octobre\t11.189.668\t13,446,052\t+ 20.2 Novembre\t8.094.881\t9,281,380\t+ 16.7 Décembre\t7.146.349\t8.336,068\t+ 14.5 ÉVOLUTION DU PRIX VISÉ AU CENT LIVRES DE LAIT INDUSTRIEL SUBSIDÉ Prix brut au Praia Prix net au Date\tPrix visé Subsides producteur d'exportation producteur 1er avril 75\t$11.02\tS 2.66\t$10.94\t$0.45\t$10.49 1er juil.75\t$11.02\t$2.66\t$10.94\t$0.65\t$10.29 1er avril 76\t$11.45\t$2.66\t$11.29\t$1.35\t$9.93 En 1976 les subsides ont été payés à 60°o des livraisons, janvier, février et mars 1976 En avril les subsides étaient payés jusqu'à concurrence de 95.5°o du quota 1er avril 77\t$11.86\t$2.66\t$11.67\t$1.20\t$10.54 1er janv 78\t$12.18\t$2.66\t$11.99\t$1.20\t$10.86 RETENUEPOUR FRAIS D'EXPORTATION AU 100 LIVRES DE LAIT À 3.5% de M.G.Date\tIntérieure du quota de mise en marché\tExtérieur du quota de mise en marché 1er avril 75\t$0.45\t$4.00 1er juillet 75\t$0.65\t$4.00 1er avril 76\tS1.35\tS8.60 1er avril 77\t$1.20\t$7.00 Les Comités PRODUCTION Roger Ménard, président André Houle Jacques Bélanger Lucien Tremblay Jean-Marie Bouchard François Petit, secrétaire Jacquelin Bonenfant.secrétaire-adjoint SURVEILLANCE Pierre St-Martin, président Roger Ménard Jean-Paul Robert Roch Morin Roger LeBlanc.secrétaire GESTION ET APPROVISIONNEMENT Pierre St-Martin Roger Ménard Roch Morin François Petit NÉGOCIATIONS Pierre St-Martin, président Roger Ménard Jean-Paul Robert Jean-Roch Bureau Jacques Boucher Albéric Babin Roch Morin, secrétaire INFORMATION Jean-Paul Robert, président Roger Dauphin Louis Rémillard Lucien St-Jacques Réal Michaud André Cajolais, secrétaire \"DEUX-LAITS'' Pierre St-Martin, président Roger Ménard Jean-Paul Robert Jean-Marie Bouchard Jacques Boucher Roch Morin LIAISON FÉDÉRATION/FÉDÉRÉE Pierre St-Martin Roger Ménard Roch Morin François Petit ÉVOLUTION DES PRIX DE SOUTIEN DES PRODUITS LAITIERS ET PARTAGE DES AUGMENTATIONS ENGENDRÉES AU 100 LIVRES DE LAIT Date\tBeurre\tPoudre de lait écrémé\tPart des producteurs\tMarge aux usines 24 janvier 75\t$0.90 (+ 5\u2018)\t$0.59(5*)\t$0.51\t$0.10 1er avril 75\t$1.03 (+ 13\u2018)\t$0.64(5*)\t$0.82\t$0.22 1er avril 76\t$1.08 (+ 5\u2018)\t$0.68(4*)\t$0.34\t$0.19 1er avril 77\t$1.18 (+ 10«)\t$0.70(2*)\t$0.46\t$0.12 1er janvier 78\t$1.22 (+ 4\u2018)\t$0.72(2*)\t$0.32\tS- LIAISON ONTARIO/QUÉBEC Pierre St-Martin Roch Morin COMITÉ DU QUÉBEC Jean-Paul Robert Roch Morin Adrien Dubois, secrétaire PAGE 10 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 5 AVRIL 1978 La trésorerie Le revenu disponible pour l'administration du plan conjoint après le versement de la contribution à l'U.P.A.est de $613,555 en 1977 comparativement à $610,671 pour l'année précédente.L'augmentation de $2,884 est due à une augmentation des montants perçus de $6,664 et une augmentation dans la contribution à l'Union de $3,780.On constate que les dépenses administratives ont passé de $1,044,805 en 1976 à $1,037,972 en 1977, soit une diminution de $6,833.Les opérations de la Fédération se soldent par une perte de $424,417 comparativement à une perte de $434,134 en 1976, une amélioration de $9.717 en 1977.La perte nette de $124,750 comparativement à un revenu net de $9,443 en 1976, est due principalement à une diminution d'intérêts gagnés durant l'année.Le fonds de roulementde la Fédération au 31 décembre 1977 s'établit à $554,943 comparativement à $680,084 l'année précédente, soit une diminution de $125,141.Secrétariats régionaux CANTONS DE L\u2019EST Normand Roy, sec.et dir.des services régionaux 4300, boul.Bourque, Rock-Forest, JOB 2J0 Tel: (819) 567-8905 CÔTE-DU-SUD André Théberge, secrétaire Adrien Lavoie, directeur des services régionaux C.P.100, La Pocatière, G0R 1Z0 Tel: (418) 856-3044 GASPÉSIE Michel Hughes, sec.et dir.des services régionaux Caps Noirs, G0C 1C0 Tél: (418)392-4466 JOLIETTE Jacques Mailhot, sec.et dir.des services régionaux 110 nord, rue Beaudry, Joliette J6E6A5 Tél: (514)753-7486 MAURICIE Léonce Baril, sec.et dir.des services régionaux 93.boul.St-Louis, Cap-de-la-Madeleine.G8T 1E5 Tél: (819)378-4033 LAURENTIDES Serge Deshaies, sec.et dir.des services régionaux 55.rue Grignon, St-Eustache, J7R 4K6 Tél: (514)472-0440 NICOLET Jean-Marc Lavigne, secrétaire Roger Lauzier.directeur des services régionaux C.P 99.Nicolet, J0G 1 E0 Tel: (819) 293-5838 EXTRAIT DE L\u2019ÉTAT CONSOLIDÉ DU REVENU EXERCICE FINANCIER SE TERMINANT LE 31 décembre 1977 \t1977\t1976 Prélevés\t$ 1,036,897\t$ 1,030,233 Moins contribution\t\t à l\u2019U.P.A.\t423,342\t419,562 Revenu disponible\t\t pour l'administration\t\t du plan conjoint\t613,555\t610,671 Dépenses\t\t administratives\t1,037,972\t1,044,805 (Perte) avant\t\t autres revenus\t\t et intérêts\t(424,417)\t(434,134) Autres revenus\t6,424\t9,701 Intérêts\t293,243\t433,876 Excédent (perte) de l\u2019exercice\t$(124,750)\t$\t9,443 ABITIBI-TÉMISC AMINGUE Charles-Aimé Jacques, sec.et dir.des services régionaux 970, rue Larivière, Rouyn, J9X 5B2 Tél: (819) 762-0833 QUÉBEC Hubert Boivin, sec.et dir.des services régionaux 1787, boul.Hamel, Duberger, Québec, G1N 3Z1 Tél: (418) 683-1781 QUÉBEC-SUD Laurent Poulin, sec.et dir.des services régionaux 318, 27e rue, St-Georges-Est, G5Y5L1 Tél: (418) 228-5588 BAS ST-LAURENT Mme Nicole Labonté, sec.et dir.des services régionaux 274, Potvin.Rimouski.G5L 7P5\t(par interim) Tél: (418) 723-2424 SAGUENAY LAC ST-JEAN Georges Séguin, sec.et dir.des services régionaux 242.rue Riverin, Chicoutimi, G7H 4R4 Tel: (418)549-7353 ST-HYACINTHE Gabriel Cossette, secrétaire Jacques Salvas.directeur des services régionaux C.P.11 St-Hyacinthe.J2S 7B2 Tel: (514) 774-9154 ST-JEAN VALLEYFIELD Réal Montcalm, secrétaire Michel Neveu, directeur des services régionaux C.P.337.St-Remi.J0L 2L0 Tel: (514) 454-3996 5 AVRIL 1978 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 11 .Le personnel FRANÇOIS PETIT Directeur général adjoint, Directeur du eervice de la Commercialieation JACQUEUN BONENFANT Directeur-adjoint du eervice de la Commercialieation ROCH MORIN Directeur général ROGER LEBLANC Directeur du eervice de la Comptabilité et de la Tréaorerie ANDRÉ CAJOLAIS Directeur du aervice de l'Information FRANCINE PANNETON Secrétaire à la direction SERGE DUBOIS Agent au eervice de la Commercialieation DANIELLE LAPIERRE Secrétaire du aervice de la Commercialieation LORRAINE LAPIERRE\tSYLVIE LEPAGE Secrétaire du aervice\tComptable de la Comptabilité at de la Tréaorerie JOHANNE SYLVAIN LUCIE GAGNON\tCommie-Comptable Service de l'Information PAGE 12 - LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 5 AVRIL 1878 OBJECTIFS DE LA FPLIQ La mise en marché du lait au Québec Les administrateurs de la Fédération des producteurs de lait industriel du Québec sont sincèrement convaincus que ces objectifs peuvent et doivent se réaliser à l'intérieur d\u2019un seul organisme dirigé par des producteurs de lait.De plus, ces objectifs sont, pour la F.P.L.I.Q., essentiels au développement de l'industrie laitière québécoise ainsi qu'à la complète réalisation de l'entreprise agricole en protégeant l'entreprise familiale.C'est pourquoi la F.P.L.I.Q.appuie sans réserve la proposition du comité d'étude sur la mise en marché du lait au Québec, adoptée par les délégués de l'U.P.A.au congrès spécial de février 1977.Il importe de donner à tous les producteurs de lait du Québec un meilleur pouvoir de représentation.Les moyens souvent opposés des deux groupes de producteurs du Québec en vue d'arriver à améliorer le mieux-ètre de leurs membres, réduisent l'influence de la représentation québécoise sur le plan national quant à l'élaboration des politiques laitières.L'unification de tous les producteurs de lait du Québec à l'intérieur d'un organisme administratif unique aurait pour but de donner plus de force aux revendications du Québec sur le plan national.Il importe de garder à l'esprit que le Québec est la province productrice la plus importante au Canada et une unification des forces à l'intérieur des structures québécoises de mise en marché du lait assurerait aux producteurs du Québec une influence accrue dans les prises de décisions au niveau national.Il faut assurer une meilleure planification de l'industrie laitière au Québec, tant dans l\u2019organisation des politiques que dans l'utilisation et la direction du lait.Tous le savent, l'industrie laitière est une industrie qui réclame une attention particulière quant à la planification et à l'orientation de ses politiques.On sait combien le cycle de l\u2019industrie laitière est fragile tant au niveau des marchés si difficiles à maintenir qu\u2019au niveau du producteur lui-même.L'union de tous les producteurs de lait à l'intérieur d'un même organisme permettrait d'envisager une consolidation de l'industrie laitière québécoise.En effet, en conciliant les points de vue parfois opposés des deux groupes de producteurs, il est possible d'assurer un avenir florissant et prometteur à l'industrie laitière québécoise tout entière.Le paiement selon l'utilisation et la direction du lait sont deux moyens importants que les producteurs peuvent utiliser en ce sens.Ces outils atteindront leur maximum d'efficacité seulement et uniquement quand tous les producteurs de lait du Québec se seront donné les moyens de travailler ensemble et dans l'harmonie.Le comité d'étude de l'U.P.A.sur la mise en marché du lait au Québec a clairement démontré la possibilité, dans l'hypothèse d'un seul organisme de producteurs de lait au Québec, d'organiser deux pools de lait.En effet, la Fédération des producteurs de lait industriel appuie sans réserve la recommandation du comité d'étude de l'U.P.A.sur la mise en marché voulant que l'on distingue deux pools de lait.Le pool I concernant le lait de consommation, le pool II le lait de transformation.Tel que le préconise le rapport du comité d'étude, il n'est aucunement question de diminuer le revenu du producteur qui rencontre les exigences du pool I.Il n'est pas non plus question que tous les producteurs soient obligés de livrer du lait au pool I.Quant à la régularité de la production, les producteurs saisonniers comme les producteurs qui livrent toute l'année auront leur place à l'intérieur des structures des deux pools de lait, il faudra cependant élaborer des politiques incitatives pour régulariser la production laitière afin d\u2019être en mesure de satisfaire aux besoins domestiques et de diminuer les coûts de transformation et de ramassage.La planification des routes de ramassage et du transport du lait par un seul organisme de producteurs de lait devrait assurer l'approvisionnement adéquat des usines au moindre coût possible.Il importe d'assurer la direction efficace du lait vers les produits frais.En effet, ce marché devient de plus en plus prometteur pour l'industrie laitière et il importe d'y attacher la plus grande importance.L'unification des producteurs de lait à l'intérieur d\u2019un organisme unique dirigé par des représentants de tous les producteurs de lait du Québec permettrait d\u2019approvisionner adéquatement les usines laitières du Québec, en permettant aux producteurs qui le désirent, l'ACCESSION au pool I et ce, de façon ordonnée.L'unification des producteurs de lait du Québec devrait viser à réaliser l'uniformisation de tous les règlements régissant la commercialisation du lait au Québec dans le meilleur intérêt de tous les producteurs de lait du Québec.Les deux organismes actuels, par les objectifs différents et souvent opposés qu'ils poursuivent, élaborent des réglementations sur les quotas de mise en marché qui n'ont d'effet que d'élargir davantage le fossé qui les sépare, divisant du même coup les producteurs entre eux.Ainsi, les réglementations ne se font pas pour les producteurs, mais contre l'autre groupe de producteurs.Un tel climat de méfiance réciproque n'est certes pas propice à favoriser le mieux-être de l'ensemble des producteurs de lait du Québec.Il semble certain qu'une réglementation unifiée permettra aux producteurs d'obtenir une meilleure compréhension mais surtout une plus grande efficacité de leur réglementation.Il importe d'organiser de façon ordonnée la promotion du lait et des produits laitiers dans le meilleur intérêt de tous les producteurs de lait du Québec.Le financement de campagnes publicitaires préparées par des maisons spécialisées différentes est plus onéreux.Il importe d\u2019établir et d'élaborer des programmes d'ensemble de la promotion et de la publicité du lait et des produits laitiers.Une promotion efficace est possible et souhaitable à l'intérieur d'un seul organisme de producteurs puisque toutes les énergies pourraient être canalisées vers un objectif commun.Il est primordial que tous les producteurs livrant du lait destiné à la transformation participent à la protection et au développement du marché de produits laitiers; ce n'est pas le cas présentement.Dans l'intérêt de tous les producteurs de lait du Québec, un organisme unique de producteurs permettrait d'accroître l'efficacité de l'information aux producteurs, et rendrait possibles des études de marché plus poussées et à des coûts moindres que si le même travail était doublé.De plus, il est possible de penser réaliser une économie substantielle en évitant de multiplier certains frais administratifs.Enfin, les énergies et le temps consacrés à une lutte stérile rapporteraient davantage de profits s'ils étaient investis à travailler à la consolidation de notre production.5 AVRIL 1978 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 13 Politique laitière La politique laitière du gouvernement fédéral est assurément le moteur principal de l\u2019industrie laitière canadienne.Cette politique fixe les bases de contingentement, de rémunération et de subvention aux producteurs.Voici les faits saillants de la politique laitière que nous terminons: \u2022\tLe déficit approximatif de $152 millions au Fonds de péréquation à l'exportation au 31 mars 1977 a été effacé par le gouvernement fédéral.\u2022\tLa subvention fédérale pour le lait et la crème de transformation reste à $2.66 le 100 livres de lait à 3.5% de matière grasse et s\u2019applique aux premiers 100 millions de 100 livres du contingent de mise en marché.\u2022\tLe contingent global de mise en marché est établi à 105.6 millions de 100 livres sans ajustement interprovincial des contingents.\u2022\tLe niveau des revenus d'objectif est porté de $11.45 à $11.86 le 100 livres pour les livraisons de lait de transformation contingentées.Le prix de soutien du beurre est augmenté de $1.08 la livre à $1.18 la livre et celui du lait écrémé en poudre de $0.68 à $0.70 la livre.\u2022\tLa responsabilité maximale des producteurs quant aux frais d\u2019exportation est fixée à $125 millions.\u2022\tUne contribution moyenne de $0.25 le 100 livres est payée par les producteurs de lait nature.\u2022\tLa retenue pour toute production à l\u2019intérieur du contingent est établie à $1.20 le 100 livres au lieu de $1.35 l'année précédente et la retenue relative à toute production en sus du contingent est établie à $7.00 le 100 livres au lieu de $8.60 l\u2019année précédente.\u2022\tLes importations de fromages sont maintenues à 50 millions de livres comme l'an dernier.Énoncé de la politique laitière de la F.C.P.L.La participation des producteurs de lait à l'élaboration des politiques laitières est essentielle.En effet, qui peut, mieux que les producteurs de lait, prévoir les besoins, planifier la production et évaluer le niveau raisonnable de la rémunération.Chaque année, les représentants des producteurs de lait de chacune des provinces canadiennes se réunissent afin d'élaborer l'énoncé de la politique laitière.Voici donc le résumé des principales demandes faites au gouvernement fédéral par les producteurs de lait du Canada, suite à l'Assemblée Annuelle de la Fédération canadienne des producteurs de lait, tenue à Charlottetown, Ile du Prince-Édouard, en janvier dernier.\u2022\tDans un système efficace de gestion des approvisionnements, il est impératif que des pénalités de mise en marché soient imposées aux producteurs qui dépassent leurs contingents.Par conséquent, il est impossible de libérer les producteurs des pénalités rattachées à cette surproduction.\u2022\tL'établissement d'un prélèvement sous une forme ou sous une autre, sur les ventes de lait de consommation, est un point qui doit être réglé dans le cadre d'une politique d'application uniforme partout au pays.\u2022\tIl est absolument essentiel qu'on en vienne à une base d'entente pleinement comprise quant aux méthodes de contrôle de la production à l'échelle nationale.\u2022\tIl est nécessaire de conserver une marge pour assurer une opération adéquate du système de contingentement; cette marge devrait être de l'ordre de 5 à 10% tel que le prévoit l'entente nationale.La disposition actuelle voulant que la production \"dans la marge\" soit assumée par tous les producteurs, doit être modifiée pour la prochaine période de quota; elle doll prévoir que les provinces où les producteurs ayant une production dans la marge assumeront les coûts nécessaires à l'exportation des produits laitiers provenant de PAGE 14 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 5 AVRIL 1978 cette production mais non requis pour le marché domestique.L\u2019administration de la marge au moyen de dispositions en ce sens dans les règlements de quota, doit supprimer toute possibilité pour des producteurs ou des provinces de tirer profit de cette marge au détriment des producteurs des autres provinces.Il est important que chaque province jouisse de la plus grande flexibilité et de la plus grande autonomie possibles dans la gestion de son système de quota.\u2022\tIl importe de mettre au point des politiques efficaces pour atténuer sensiblement les fluctuations saisonnières de la production, objectif souhaitable tant au point de vue des économies de coûts pour les producteurs et les transformateurs que pour assurer l'année durant des approvisionnements de lait suffisants pour répondre efficacement aux besoins courants du marché.Il y a lieu d'examiner soigneusement beaucoup d'autres moyens possibles d\u2019atténuer ce caractère saisonnier par des stimulants ou des règlements.Il est nécessaire d\u2019en venir prochainement à une décision à cause des avantages que ce changement peut rapporter.\u2022\tTout en favorisant l'intégration d'une façon générale, la FCPL estime que de graves injustices pourraient résulter d'une action inconsidérée ou trop hâtive.Des mesures trop radicales ou trop rapides dans le sens de l\u2019intégration pourraient avoir des répercussions véritablement et injustement nuisibles sur le plan du revenu des producteurs de lait de consommation dans les cas où le secteur de lait de consommation ne représente qu'une faible proportion de l\u2019industrie provinciale globale.Une action trop rapide pourrait nuire aux producteurs de lait industriel en désorganisant les systèmes de livraisons et les approvisionnements de fabriques; elle entraînerait également d'autres conséquences.\u2022\tIl serait souhaitable que, dans l'application de la formule fédérale d\u2019ajustement des recettes, le déclenchement des augmentations ait lieu lorsque la formule indique une hausse ou une baisse de 2% au lieu d\u2019exiger un déplacement de 4% comme à l\u2019heure actuelle.En appliquant la formule de cette façon, les augmentations du prix du lait seraient plus fréquentes mais plus légères.La norme de 4% retarde considérablement les augmentations de rémunération pour couvrir les coûts plus élevés; la règle de 2% atténuerait cette fâcheuse conséquence.\u2022\tOn estime qu'il est dans l'intérêt des consommateurs et de l'industrie laitière que le gouvernement fédéral maintienne son engagement budgétaire global pour le paiement des subventions à un strict minimum de 266 millions de dollars.\u2022\tLa politique de la FCPL concernant le niveau-cible approprié de rémunération est déterminé directement d\u2019après les prix requis pour couvrir les coûts du producteur et pour lui assurer un rendement équitable pour sa main-d'oeuvre, ses immobilisations et sa gestion.En se reportant au 1er avril 1975, on se souvient qu\u2019à cette date, la formule d\u2019ajustement des recettes a été établie au niveau de $11.02 le 100 livres de lait et que ce prix était inférieur à ce qu\u2019indiquaient raisonnablement nos estimations des coûts.La FCPL continue son étude sur les coûts de production du lait, guide essentiel à la formulation d'une politique dans ce domaine.La FCPL demande que le gouvernement fédéral accepte la responsabilité d\u2019un certain partage des pertes à l'exportation de la poudre de lait écrémé au cours de la prochaine campagne laitière.\u2022\tL'importation de fromage doit se limiter à 35 millions de livres par année.Les importations doivent se limiter aux fromages en emballages destinés à la vente au détail et les importations de cheddar doivent être interdites.La FCPL réclame une déclaration claire et nette du gouvernement niant toute intention de mettre en vigueur le niveau de 10°o des besoins ou toute autre politique analogue d'accroissement des importations.La politique canadienne de base est d'exclure les importations de poudre de lait écrémé.La poudre de lait écrémé en mélanges, continue toutefois d\u2019entrer au Canada en fortes quantités.Le gouvernement canadien n\u2019a rien fait à date pour remédier à cette situation.Par conséquent, la FCPL réclame que des mesures de redressement soient prises sans tarder.Au moment d'écrire ces lignes, le texte de la politique laitière 1978-79 n'est pas encore connu.La Terre de chez nous, dès l'annonce de la nouvelle campagne laitière par le ministre Eugene Whelan, devrait en publier les détails.Le plan conjoint du lait industriel, le syndicalisme et la coopération Le rapport du comité d\u2019orientation de l'UPA expose clairement quels sont les principaux partenaires de la mise en marché.Dans le cas du lait industriel, les partenaires sont la Fédération, chargée d'administrer le plan conjoint du lait industriel, le syndicalisme chargé de prendre la défense de la profession agricole et la coopération chargée celle-là de rentabiliser la production.Il serait intéressant d'examiner le cheminement historique qu\u2019a parcouru la Fédération depuis sa création et ensuite, de tenter d'évaluer quel rôle doit jouer cette dernière vis-à-vis de ses partenaires que sont le syndicalisme agricole et la coopération.En 1966 la Fédération des producteurs de lait industriel est fondée et, suite à la décision de l\u2019assemblée de fondation de regrouper tous les producteurs, y compris es sociétaires de coopératives, une kyrielle de rencontres i lieu entre la Fédération et la Régie des marchés igricoles du Québec, la Coopérative Fédérée de Québec iinsi que l'UCC.À cause des inquiétudes du secteur coopératif relativement aux pouvoirs du plan, la Régie propose à la Fédération d'amender son projet, de façon à ce que toute décision relative aux produits laitiers appartenant aux producteurs, sociétaires d\u2019une coopérative, soit soumise préalablement à sa mise en vigueur, à l'administration de cette coopérative.Lors d'une audience de la Régie, tenue le 6 juillet 1966, la Coopérative Fédérée accepte, tenant compte de cet amendement, que le plan conjoint régisse l'ensemble des producteurs, y compris les sociétaires de coopératives laitières.Le plan conjoint ainsi voté définit clairement les objectifs suivants: 1)\tObtenir pour les producteurs intéressés, les conditions de mise en marché les plus avantageuses du produit visé; 2)\tViser à ce que chaque producteur qui satisfait à des normes économiques d'exploitation, retire du volume de sa production du produit visé, un revenu profitable et appliquer les mesures pour atteindre cet objet; 3)\tOrdonner et contrôler la production du produit visé pour obtenir un produit de qualité supérieure, satisfaire aux exigences et aux besoins du marché et éviter une surproduction; 4)\tOrdonner et contrôler la mise en marché du produit visé et chercher à établir des rapports directs entre producteurs et acheteurs dudit produit; 5)\tOrdonner et contrôler l'acheminement du produit visé vers le marché; 6)\tRechercher les moyens d'améliorer les services requis pour mettre en marché le produit visé, d'en réduire le coût et d'en assurer le contrôle exclusif aux producteurs; de protéger le producteur contre la perte ou la détérioration de son produit en possession d'un tiers ou contre la perte de revenu résultant de l'insolvabilité de l'acheteur; d'abaisser le prix de revient et d\u2019améliorer les conditions de production, d accroître la qualité et d'augmenter la productivité et appliquer les solutions jugées avantageuses pour l'ensemble des producteurs; 7)\tMener toute enquête utile à la poursuite des objets du plan conjoint; 8)\tRechercher de nouveaux débouchés et améliorer les débouchés existants; 9)\tPrendre toute initiative et collaborer à toute initiative ayant pour objet d'augmenter la consommation du produit visé; 10)\tConstituer des réserves aux fins de réaliser les divers aspects de la mise en marché du produit visé; 11 ) Coopérer avec tout organisme sur les plans provincial et national en vue de la mise en marché du produit visé dans les limites et hors de la province de Québec; 12) Confier à une Fédération de syndicats de producteurs du produit visé la réalisation des objets du plan conjoint et lui assurer les moyens matériels requis.Tel que le précise le rapport du comité d'orientation de l'UPA, le plan conjoint est un outil permettant aux producteurs en groupe d'ajuster le rapport de force découlant du libéralisme économique.Il s'agit donc d'offrir à tous les producteurs concernés une chance égale de profiter d'un marché donné.Le plan conjoint doit fonctionner avec ses partenaires, mais pour cela il importe que chacun définisse clairement ses rôles et son champ d\u2019action.Dans tous les cas cependant, tous les partenaires doivent avoir en tête le même objectif de base: soit le mieux-être du producteur.Il serait intéressant ici de citer le rapport du comité d'orientation de l'UPA dans un passage qui traite des Plans conjoints et de leurs limites: \"Les producteurs agricoles disposent, grâce aux plans conjoints, d'un outil puissant et exclusif.Cet outil est doté de pouvoirs coercitifs qui permettent aux producteurs d'imposer des ajustements au libéralisme économique.Il ne fait aucun doute que cette réalité est permise et même tolérée par le système capitaliste dans lequel nous vivons.Il est toujours possible que la société retire ou restreigne les pouvoirs ainsi accordés à un groupe de la société si des abus sont constatés.Il est donc important que les interventions faites en vertu des plans conjoints le soient de façon ordonnée et bien mesurée.a) Pouvoirs possibles ou essentiels Ces diverses considérations nous conduisent naturellement à nous interroger sur l'opportunité pour les plans conjoints de disposer de tous les pouvoirs prévus dans la loi ou de procéder à l'introduction desdits pouvoirs au fur et à mesure que l'ensemble des producteurs le demandera et démontrera qu'ils sont nécessaires.Sur ces points, il nous apparaît que tout en ayant comme objectif à la fois d'obtenir et d'exercer plus de pouvoirs afin de viser un contrôle accru de la mise en marché, les producteurs devraient procéder avec mesure et prudence en tenant compte de l'expérience acquise, de la conjoncture dans chacune des productions, de l'existence des ententes internationales dans le cadre des différents marchés, du partage des marchés entre provinces, et des autres agents de mise en marché, particulièrement la coopération.Nous estimons qu'il n'existe pas de règles absolues concernant le nombre et l'importance des pouvoirs dont tous les plans conjoints devraient disposer.Dans certaines productions, il peut être inutile pour le plan conjoint de disposer de tous les pouvoirs prévus par la loi parce que les objectifs poursuivis au moins à court terme ne requièrent pas tous ces pouvoirs.Il est alors préférable de ne disposer et de n'appliquer que les pouvoirs essentiels, quitte à en introduire des nouveaux au fur et à mesure que 5 AVRIL 1978 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 PAGE 15 les producteurs le demanderont et que l'expérience le commandera.b) Contraintes et dissidence L'application d'un plan conjoint en vertu de la Loi sur la mise en marché est susceptible de provoquer des réactions négatives de la part des consommateurs, des intermédiaires et des transformateurs des produits agricoles puisque ce plan vise à modifier les rapports économiques existants entre les parties afin d'assurer un meilleur équilibre dans le partage du produit de la vente.C'est effectivement ce qui s\u2019est passé et qui continue de se produire actuellement.Ces réaction négatives se sont même introduites dans certaines productions, dans les rangs d\u2019une minorité de producteurs qui n'épousent pas la philosophie de l\u2019UPA et de ses fédérations sur la politique de mise en marché.Il faut noter aussi depuis quelques mois la guerre larvée menée à l'échelle canadienne par certaines commissions gouvernementales, certains hommes politiques et même certains universitiaires contre les agences de commercialisation.\" Il faut donc s'interroger sur le rôle que nous voulons faire jouer à notre plan conjoint.Quelle devrait être la place du plan conjoint de la Fédération vis-à-vis du syndicalisme et de la coopération?Doit-on demander l'élargissement du champ d'application du plan?Doit-on demander des modifications à la loi de façon à ce que le plan s\u2019applique sans restriction, ni privilège au secteur coopératif?La promotion des produits laitiers La publicité des produits laitiers vise à augmenter les ventes, l'utilisation et la consommation des produits laitiers en vue d'améliorer le revenu du producteur de lait.Afin d\u2019atteindre cet objectif à l\u2019intérieur des budgets actuels, des priorités devaient être établies en tenant compte du revenu au cent livres de lait retiré de l\u2019usine, des subsides touchés, des frais d'exportation, ainsi que du quota global de mise en marché.De plus, entrent en ligne de compte, le volume de lait utilisé par les divers produits laitiers, la quantité de matière grasse et de solide non gras qu'ils permettent d\u2019écouler et enfin l'augmentation des ventes qu\u2019il est possible de générer.Ainsi, après avoir considéré l\u2019ensemble de ces facteurs, les priorités ont été établies de la façon suivante: 1.\tlait nature 2.\tfromage cheddar 3.\tfromages fins 4.\tbeurre 5.\tfromage cottage et crème glacée Le lait destiné à la consommation est le mieux rétribué aux producteurs.Il utilise 33% du lait produit au Canada et 21% au Québec.La promotion du lait nature est de plus justifiée par le fait que toute diminution de la consommation de ce dernier déborde sur le secteur du lait industriel et est limitée par la faible possibilité de l'accroissement de son marché.Le cheddar est la base de l'industrie du fromage.Naturel et fondu, il représente les % de la consommation du fromage au Canada et utilise 25% du lait industriel au Canada.Le cheddar écoule à la fois les matières grasses et les solides non gras du lait.Il a démontré un accroissement constant de son marché.La campagne de 1978 vise une augmentation de '/« de livre par personne.Le Québec consomme 10% du cheddar canadien mais en PAGE 16 - LA TERRE DE CHEZ NOUS - 5 AVRIL 1978 produit 50%.En dix ans.de 1966 à 1976, la production des fromages fins a quadruplé.Il faut informer le consommateur du choix des fromages fabriqués.Les stratégies suivantes sont envisagées: a) développer une campagne nationale de publicité en vue de promouvoir le fromage naturel fait au Canada, soit le cheddar et les fromages fins; b) collaborer avec les entreprises commercialisant les fromages canadiens en coordonnant et soutenant des activités comme le festival du fromage canadien dans le but d'accroître l\u2019impact de la promotion; c) motiver et influencer les détaillants pour qu\u2019ils donnent aux produits laitiers une présentation plus efficace et plus importante par l'entremise de la participation de supermarchés au programme de gestion du rayon des produits laitiers; d) profiter de la valeur alimentaire des produits laitiers par l'entremise d\u2019un programme destiné à protéger et améliorer l'image nutritive du lait; e) chercher et développer, avec les fonds nécessaires, de nouvelles approches et de nouveaux marchés.Malgré la baisse continue dans les ventes du beurre, ce produit demeure une source majeure de revenu pour les producteurs.Des projections de baisse même négligeables devraient être prises en considération due à: a) l\u2019implication qu'aura l'expansion des produits de matière grasse et d'oléobeurres et b) les indications que les fabricants de margarine commencent à viser le marché hors foyer, qui fut jusqu'à maintenant relativement libre de concurrence.Il semblerait que le beurre requiert une campagne pour maintenir son marché.La consommation per capita relativement faible du fromage cottage en fait un pauvre utilisateur de lait.Il est perçu cependant, comme étant un produit sous-développé (dans plusieurs parties du pays) avec un potentiel d'accroissement dramatique.Il utilise un montant considérable de solides non gras (une demi-livre la livre).Des ventes additionnelles de fromage cottage préviendront la conversion de solides non gras en poudre de lait écrémé, un produit non lucratif pour les producteurs laitiers.La crème glacée utilise actuellement une plus grande quantité de lait que le fromage cottage.Les ventes additionnelles de crème glacée exigent l\u2019utilisation de matière grasse et de solides non gras additionnels.La consommation per capita de crème glacée s\u2019est montrée statique pour plusieurs années.Nous croyons qu\u2019une campagne sans marque pourrait servir à provoquer un plus grand effort de la part de l'industrie.Ce produit est, selon le Bureau, insuffisamment promu.De la promotion additionnelle entraînerait des ventes accrues.Le Bureau canadien des produits du lait utilise donc l'argent des producteurs pour la promotion des produits laitiers à l'intérieur du périmètre que nous venons de décrire.L'action du groupe de promotion des produits laitiers du Québec se situe dans le même plan directeur.Il vient compléter les diverses activités menées par le Bureau et suppléer aux particularités du marché du lait consommé au Québec.C'est ainsi que l'identification des camions transportant le lait industriel vient rehausser auprès du consommateur l'image de l'industrie laitière.Par le truchement d'un napperon de restaurant, on poursuvra cet objectif en soulignant l\u2019importance de la production et de la transformation du lait ainsi que la valeur nutritive des produits laitiers.Il permettra donc avec les expositions régionales agricoles et autres salons sur la publicité des produits laitiers de s\u2019associer à la vie de divers milieux du Québec.Enfin, la création du Groupe de promotion constitue une autre étape d'importance dans la promotion des produits laitiers de chez nous."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.