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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 27 décembre 1990
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 1990-12-27, Collections de BAnQ.

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[" Sommaire\t Actualité\t\t\t.2-3-7-9-11-22 Classées \t\t\t17 à 19 Courrier de Marie-Josée\t\t\t15 Opinion rurale.\t\t5 Situation dans les productions.\t\t21 Volume 61.numéro 45 - Longueuil.27 décembre 1990 UN CAHIER \u2014 24 PAGES Port payé à Montréal DE CHEZ NOUSp\\\\ I O cm il hûh/inmnHmrn nnriAnln /t'Aumnoa.M.t.__ \"_ _ Le seul hebdomadaire ogncole d expression Irançoise à rayonnement noiionol en Amérique ATTENTION PRODUCTEURS AGRICOLES Réforme foncière en vue André Belzile En plus de bouleverser de fond en comble les budgets de dépenses des municipalités, le gouvernement s\u2019apprête à modifier le régime de fiscalité foncière des agriculteurs.Entre autres, il semble presque certain qu\u2019on éliminera le maximum de 375$ par hectare pour l\u2019évaluation des terres agricoles.Si le projet chemine normalement, un projet de loi devrait être présenté par le ministre Picottc à la reprise de la session en mars 1991.Le régime actuel limite à 375$ par hectare la valeur imposable d\u2019une terre agricole.Il limite aussi à 2% de la valeur imposable le total des taxes foncières municipales applicables à une entreprise agricole.En plus, le régime prévoit le remboursement de 70% des taxes municipales et scolaires pour les producteurs agricoles dont la ferme est située en zone agricole.Le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPA) prévoyait verser, l\u2019an dernier, quelque 30 millions de dollars aux agriculteurs en guise de remboursement de taxes.À cause du plafonnement à 375$ par hectare pour l\u2019évaluation du fonds de terre, le ministère des Affaires municipales (MAM) verse une compensation aux municipalités: elle devait coûter, l\u2019an dernier, quinze millions supplémentaires au gouvernement.Donc la facture totale de ce régime tourne autour de 45 millions de dollars par année.Durant l\u2019année 1989, les ministres responsables du territoire agricole et des Affaires municipales, à l\u2019époque MM.Middlemiss et Picottc, ont entamé le processus de modification de ce régime.En janvier 1990, ils ont préparé un mémoire pour le Conseil des ministres qui devait donner le feu vert à cette réforme.Mais en avril 1990, le conflit Québec-Municipalités sur la part du champ foncier occupée par les commissions scolaires a provoqué la mise sur la glace du projet.En devenant ministre de l\u2019Agriculture, M.Picotte a donc retrouvé le projet sur sa table.Et il l\u2019a réanimé.Le projet est maintenant au comité de la législation.C\u2019est donc dire qu\u2019il en est au stade de la rédaction finale.Il sera ensuite approuvé parle Conseil des ministres pour dépôt à Assemblée nationale après la reprise de la session en mars 1991, si tout va bien.Il est pour l\u2019instant impossible de connaître les détails du projet.Mais des sources proches de ce dossier confirment qu\u2019il devrait suivre dans les grandes lignes le projet préparé en début d\u2019année 1990.L\u2019évaluation des terres à leur valeur marchande et la fin du maximum de taxe par rapport à la valeur imposable de la terme avaient été retenues comme base de la réforme envisagée.Ainsi, le gouvernement peut abolir la compensation versée aux municipalités.Pour certains propriétaires de fermes situées en particulier près des villes ou dans les zones très favorables à l\u2019agriculture, la fin du maximum de 375$ par hectare pourra signifier des hausses importantes du compte de taxes.En plus, le projet de janvier 1990 devait répondre à trois objectifs.Le premier est de limiter les avantages fiscaux aux véritables exploitations agricoles enregistrées.Ensuite, le projet devait maintenir à 70% le remboursement de taxes sur les bâtiments agricoles et hausser celui des taxes sur la terre à 80%.Enfin, le projet devait prévoir une pénalité lors du remboursement de taxes poulies terres en Iriche: on envisage de diminuer le pourcentage de remboursement des taxes sur la terre (80%) du pourcentage de terre en friche sur l\u2019exploitation si ce pourcentage dépasse 25%.Par exemple, si vous avez 25 % de terres en friche, vous recevrez 80% du remboursement des taxes payées pour la terre; mais s\u2019il y a 30% de friche, vous ne recevrez que 50% (80% - 30%) de remboursement.En plus d\u2019être producteur agricole reconnu, on veut aussi ajouter une condition supplémentaire pour avoir droit au remboursement de taxes.On voudrait soit que l\u2019entreprise agricole enregistrée génère au moins 10000$ de vente ou bien un revenu minimum de 150$ par hectare.Et c\u2019est cette dernière alternative qui semblait la plus plausible.Quand la Terre avait rendu public ce projet en février 1990, au MAPA.on avait précisé que ce n\u2019était pas la dernière version du projet.Encore cette lois-ci, il a été impossible d\u2019obtenir cette dernière version.Mais le projet qui sera déposé en mars pourrait être assez semblable, du moins dans les grandes lignes.«Kg LA NOUVELLE EFFICACITÉ POSTALE Mission impossible Poste Canada Post a le vent dans les voiles! Largement déficitaire durant de longues unnées, voici maintenant que la société de la Couronne se met à accumuler les profits: 600 millions de déficit en 81, 149 millions de profit en 90.Cela s\u2019explique bien sûr par le fait que les tarifs postaux ont connu des hausses phénoménales et surtout que 1a société s\u2019est convertie à la publicité via la boite aux lettres.Mais il y a plus grave encore parce que cela touche directement les lecteurs abonnés à Im Terre île chez nous.Portées en effet par ce grand élan d\u2019efficacité, les Postes canadiennes ont aussi décidé de réviser leurs délai de livraison, lin envoi qui mettait deux jours à atteindre le destinataire en prendra désormais quatre.Quant au délais de livraison de quatre jours, il peut maintenant s\u2019étendre jusqu'à six jours sans (pie jamais la société des postes puisse être accusée d\u2019être en retard.En cluir, un exemplaire de la TCN pourra maintenant prendre jusqu'à quatre jours ouvrables pour arriver à Chambly, le mardi.Bien sûr nous avons protesté.Expliqué qu\u2019il n\u2019est pas normal que certains de nos lecteurs reçoivent le lundi ou même le mardi suivant un journal imprimé dans la nuit du mardi au mercredi et déposé à la poste au plus turd le mercredi 18 b.Rien à faire.Nous avons aussi rappelé qu'avant que toutes ces nouvelles mesu- res prennent forme, les services postaux parvenaient à livrer plus de KO r/r des exemplaires de lu T\u2019CN avant la fin de la semaine alors qu\u2019aujourd\u2019hui, nous ne pouvons plus espérer que 20 rfr Peine perdue.Avec la nouvelle définition de l\u2019efficacité postale, la proportion des journaux livrés à temps s\u2019est carrément inversée! Nous ne pouvons rien v faire.Mission impossible pour la vénérable société des Postes depuis qu'elle s'est donnée comme tâche principale de distribuer des circulaires publicitaires! Au bout du compte, il faut retenir que nous sommes piégés tout autant que vous puisqu'il est absolument impossible de comprimer davantage nos propres délais de fabrication du journal.Que faire alors?Il n\u2019y a pas 36 solutions.Nous nous voyons dans l'obligation d'adopter la même formule que tous les hehdos livrés par lu poste.Début janvier lorsque vous recevrez votre première Terre de l'année, vous verrez le changement en toutes lettres à la première page.Plus question de la date du jeudi maintenant sons le logo de Im Terre île chez nous.Vous y lirez plutôt celle de lu semaine durant laquelle vous recevrez le journal à lu maison.Il s'agit toujours du même journal mais vous aurez au moins l\u2019impression de ne pas le recevoir en retard.Nous n\u2019avons vraiment pas le choix.Vive l\u2019efficacité.Michel Ht\u2018lair L\u2019UPA à la Commission B-C C\u2019est une véritable équipe qui a présente le mémoire de l\u2019UPA à la Commission Bélanger-Campeau la semaine dernière.On y a bien sûr réaffirmé les positions de l'Union sur l\u2019avenir politique du Québec.Et on a dû faire face à l\u2019incontournable André Ouellet.p.3 i Entrevue Philippe Pariseault a joué un grand rôle dans l\u2019histoire du mouvement coopératif au Québec.Dernièrement, on lui demandait d\u2019agir comme médiateur pour tenter de rapprocher Agropur et le groupe Lactel et d'éviter ainsi un conflit stérile.Louise Saint-Pierre l'a rencontré.p.8 Pomme pas pomme.; Revirement spectaculaire à Saint-Hyacinthe la semaine dernière! Réunis en assemblée spéciale, les producteurs de pommes du Québec ont rejeté majoritairement la création d'une agence obligatoire de mise en marché dans la pomme.Pourtant les consultations menées au cours des deux dernières semaines laissaient croire tout le contraire.p.24 CONTRE LES COUPURES DE RADIO-CANADA L\u2019est du Québec « ¦ s insurge Gaétane Fournier (Collaboration spéciale) I je 5 décembre dernier, à 14 heures, sans aucun préavis ou consultation, Radio-Canada mettait brusquement lin aux opérations de trois stations régionales de télévision, soit Rimouski, Matancet Sept-Iles.Seules les stations de radio sont maintenues.Hn télévision, il ne restera pour couvrir le territoire de La Pocatière à Gaspé que deux journalistes et deux eaméramen-monteurs qui alimenteront la station de Québec CBVT.Pour l\u2019est du Québec, KO emplois seront perdus d'ici le 1er avril prochain.Hn réponse à ces coupures brutales, la région offrait un spectacle à grand déploiement, le dimanche 16 décembre, au Colisée de Kimouski.Cinq mille personnes ont uni leurs voix aux quelque 70 artistes et leaders île tous les milieux pour réclamer la réouverture des trois stations de télévision régionales et la tenue d\u2019un débat public sur le financement du réseau français de Radio-Canada.Nous faire taire Nombreux sont les orateurs qui ont dénoncé en termes très virulents la décision de Radio-Canada.M.François Raymond, qui fut le premier annonceur de la station CJBRT en 1954, a rappelé que la station de Rimouski a été la 3e ù s\u2019implanter au Québec après celles de Montréal et de Québec.Il a évoqué le rôle de tremplin que CJBRT a joué pour d\u2019actuels grands noms de l\u2019information, tels Pierre Nadeau, Bernard Deromc, Jean Dumas ou Louis Thiboutot.M.Raymond y est allé de quelques suggestions pour prévenir de pareilles décisions, par exemple, nommer une personne représentant l\u2019est du Québec au C.A.de Radio-Canada.M.Roger Valois, vice-président de la CSN, a soulevé la foule dès qu\u2019il a affirmé que le Parti conservateur avait trouvé ce moyen pour faire taire une population au moment meme où elle a besoin d\u2019avoir des instruments pour se parler alors qu\u2019elle s\u2019apprête à décider de son avenir.«Ce n\u2019est pas une décision administrative, c\u2019est une décision politique.» BOVINS DE BOUCHERIE Un classement plus équitable Clôde de Guise La Federation des producteurs de bovins du Québec est un des six membres officiels du ( milité consultatif national sur le classement du boeuf.Depuis un an et demi, le Comité révise en profondeur tout le système de classement.Il a établi deux axes majeurs qui sont le rendement en viande et le persillage.Le rendement en viande Actuellement le classement se fonde sur la mesure de la couche extérieure de gras.Selon le nouveau classement, on procédera en plus à la mesure de l\u2019oeil de longe qui, combiné avec le poids de la carcasse, donnera le rendement exact en ment du boeuf et du veau à Agriculture Canada.Hn février, à la demande de la Fédération, le Comité consultatif devrait discuter de la révision des normes île classement dans la vache de réforme.p Gratien D\u2019Amours, président de l\u2019UPA du Bas-St-Laurent, a fait part de l\u2019indignation des agriculteurs et des agricultrices du Bas-St-Laurent qui se battent pour maintenir en vie le monde rural et à qui on vient de donner des raisons de plus de se battre «on ne veut pas devenir des gardiens d\u2019antennes!» Chaîne humaine I-a palme des orateurs de ce rassemblement revient sans contexte à Jean Garon, député péquistc au comité de Lévis à l\u2019Assemblée nationale et critique de l\u2019opposition en matière de développement régional.Il a littéralement galvanisé la foule avec un discours bref mais d\u2019une rare vigueur.«Si le gouvernement fédéral n\u2019a pas d\u2019argent pour l\u2019est du Québec, il ne doit pas en avoir non plus pour maintenir des troupes canadiennes en Allemagne, ou pour le projet Hibernia ou pour les frégates ou encore pour subventionner le chemin de 1er déficitaire de l\u2019Ouest!» Il a enfin exhorté tous les députés conservateurs du Québec à être plus loyaux envers leur population qu\u2019envers Brian Mulroney et à venir se battre au Québec pour l\u2019avenir du peuple québécois et il a conclu avec un «Vive la souveraineté du Québec!» Plusieurs artistes participaient au spectacle.Il y avait de grands noms, bien sûr: Marie-Claire et Richard Séguin, Geneviève Paris, Sylvie Tremblay et Jocelyn Bérubé, mais aussi des «célébrités régionales» comme le groupe rock de Pierre Beauregard, l\u2019écrivaine Marie Bélislc, ou encore Rcnée-Claude Gaumont, une jeune chanteuse de Stc-Annc-des-Monts, qui fut récemment découverte par Radio-Canada grâce à son émission régionale «Tête première» peu avant l\u2019annonce des fermetures.Plusieurs autres ont fait parvenir des messages de support, mentionnons Laurence Jalbert, Sylvain Lelièvre, Paul Piché et Gilles Vigneault.Serge Turgeon, président de l\u2019Union des artistes, dans un message lu à une foule attentive, a dénoncé la haute direction de la «Canadian Broadcasting Corporation» (Radio-Canada) en £ Radio-Canada Télévision Voici un prototype des 20 000 cartes postales distribuées aux 5 000 manifestants réunis au Colisée de Rimouski.Objectif : faire pression pour rétablir les trois stations TV de Rimouski, Matane et Sept-îles.l\u2019accusant de vouloir vider l\u2019est du Québec de ses créateurs et de condamner au silence et à l\u2019étouffement la voix française du tiers du Québec.Gilles Raymond, porte-parole d\u2019Urgcnce rurale, qui avait organisé le 10 juin dernier le rassemblement à la cathédrale de Rimouski, a révélé que Radio-Canada avait ordonné à ses journalistes de ne pas prendre publiquement la parole sur le dossier des coupures.De plus, la Société s\u2019apprêterait bientôt à transférer les techniciens hors de la région et à déménager l\u2019équipement.M.Raymond a invité la foule à venir former une chaîne humaine devant les camions de déménagement et à être prête à participer à d\u2019autres moyens de pression.i* rtJu viande servant à établir le paiement au producteur.Pour le rendement, trois catégories de classement sont identifiées : A-1, A-2el A-3.Le fait que le classement soit plus précis sera plus rentable pour ceux qui produisent de la viande à haut rendement et cela devrait contribuer à améliorer l\u2019ensemble de la production.La classe pour le rendement sera inscrite à l\u2019aide d\u2019un rouleau à boeuf sur l\u2019ensemble de la carcasse.DEVANT LE CONSEIL DU GATT Les Américains contre le rapport qui les prend en défaut Lors de la réunion du Conseil du GA IT, tenue à Genève le 13 décembre dernier, les Ktats-Unis se sont objectés à la proposition canadienne d\u2019adopter le rapport du groupe spécial du GATT concernant le droit compensatoire imposé sur la viande de pore en provenance du Canada.Le persillade Quand au persillage, le classement sera identifié sur deux coupes primaires, par les marques : A, AA et A A A, selon le niveau de persillage, du maigre au gras.La Fédération se dit d\u2019accord avec l\u2019utilisation du persillage parmi les critères de classement.Par contre, elle s\u2019oppose au lait que le Centre de promotion du boeuf du Canada veuille primer, auprès des consommateurs, la catégorie AAA qui est la plus grasse.«On s'est battu pour la mise en marché de viande plus maigre et meilleure pour la santé, il ne faudrait pas faire la promotion d\u2019une viande plus riche en gras », explique Richard Petit, de la Fédération des producteurs de bovins du Québec et représentant du Québec au Comité sur le classement.L\u2019ensemble du projet de classement des carcasses de boeuf devrait être mis en vigueur au plus tard au début de l\u2019année 1992, selon M.Serge Talbot, cltel îles normes de classe- Jean-Charles Ga^né Le rapport du groupe spécial du G AIT remis à la fin d\u2019août 1990 soutenait que les Américains n\u2019auraient pas dû prendre pour acquis qu\u2019une subvention aux producteurs de porcs (assurance-stabilisation et tripartite notamment) était automatiquement transmise aux transformateurs.Ht qu\u2019en ce sens, ils violaient les règles sur le commerce international.Lors de la réunion du Conseil du GATT, le 7 novembre dernier, les Américains avaient obtenu un délai pour étudier plus en profondeur cette décision.Argumentation des Américains Aux yeux des Américains, l\u2019adoption par le Conseil du GATT du rapport du groupe spécial est prématurée.Hn effet, les deux groupes spéciaux constitués en vertu de l\u2019Accord du libre-échange canado-américain (ALH) n\u2019ont pas encore terminé leurs travaux.Ht les représentants des Htals-Unis croient que les décisions de ces groupes spéciaux pourraient bien aboutir à la suppression des droits compensatoires sur la viande île porc.Aussi considèrent-ils que le Conseil du GATT devrait attendre la fin de ce contentieux avant de procéder à l\u2019adoption du rapport du panel du GATT.D\u2019autre part, les Américains plaident qu\u2019aucun rapport antérieurement remis par un groupe spécial du GATT concernant les subventions relatives à des produits agricoles transformés n\u2019a été adopté par le Conseil du GATT.La démarche canadienne se poursuit M.Philippe Douglas, de la direction des relations commerciales à Agriculture Canada, ne lie pas le sort du rapport du groupe spécial du GATT aux décisions qui résulteront des groupes binationaux constitués en vertu de l\u2019Accord de libre-échange.«Il s\u2019agit de questions différentes adressées à des instances différentes» soutient-il.Voilà pourquoi le Canada continuera de proposer l'adoption de ce rapport dès la prochaine réunion du Conseil du GATT Rappelons que les décisions prises par le Conseil du GATT n\u2019ont pas de caractère exécutoire.G PAGE 2 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 27 DÉCEMBRE 1990 DOSSIER QUÉBEC-MUNICIPALITÉS: Les agriculteurs écoperaient dans les prochaines étapes André Belzile Selon les premières analyses sommaires, le transfert de 500 millions de dollars de dépenses par Québec aux municipalités pourrait toucher légèrement le secteur agricole.Mais le gouvernement du Québec a dans ses cartons d\u2019autres projets qui pourraient être plus difficiles à avaler pour les agriculteurs.En effet, on envisage de discuter du transfert de nouveaux pouvoirs avec les municipalités.Un premier pas En transférant des factures de 500 millions de dollars aux municipalités, le ministre Ryan a relancé la guerre avec les municipalités.Rappelons que l\u2019an dernier, le ministre Picotte, alors ministre des Affaires municipales, avait parti le bal en permettant aux commissions scolaires d\u2019augmenter leurs revenus en puisant plus largement dans le champ de la taxation foncière.Elles étaient alors autorisées à puiser 320 millions de dollars de plus dans les goussets des contribuables.Elles ont donc eu le droit pour l\u2019année financière 1990-1991 d\u2019aller puiser au total 580 millions de dollars en taxes scolaires.En mai 1989, pour apaiser les esprits, le gouvernement du Québec mettait sur pied un comité ministériel chargé de définir un nouveau partage de responsabilités entre Québec et les municipalités.Les deux unions représentant les municipalités du Québec \u2014 l\u2019Union des municipalités du Québec (UMQ) et l\u2019Union des municipalités régionales de comté du Québec (UMRCQ) \u2014 étaient alors et sont encore maintenant unanimes sur un point: les municipalités veulent de nouveaux pouvoirs mais elles veulent en même temps des nouvelles sources de financement.Pour les deux unions, le geste de M.Ryan en est un de transfert de factures : des nouvelles responsabilités pour les municipalités sans nouvelles sources de financement.Elles sont donc très irritées du geste de M.Ryan mais elles ne ferment pas la porte au dialogue.La suite Quant à lui, le ministre annonce ces couleurs pour les prochaines étapes.On a transféré aux municipalités les dossiers du transport en commun et de l\u2019entretien des routes locales et les coûts de la police.À partir de maintenant, le gouvernement du Québec entend discuter de nouveaux transferts de responsabilité vers les municipalités.Mais le ministre ne présente aucune proposition précise pour ces sujets.De prime abord, le ministre s\u2019interroge sur le nombre de municipalités au Québec.Il semble qu'on considère à Québec que 1 500 municipalités c\u2019est trop pour la population de la province.On veut aussi à Québec donner d\u2019autres pouvoirs aux MRC.Présentement les MRC s\u2019occupent d\u2019aménagement du territoire et de fourniture de services intermunicipaux comme la gestion de déchets, l\u2019inspection des bâtiments ou l\u2019élaboration de plans et de règlements d\u2019urbanisme.Le gouvernement est prêt â discuter de gestion des terres publiques, de développement économique régional, de développement culturel, de loisir et faune et de fiscalité avec les municipalités et les MRC.Zonage et environnement Mais deux autres sujets sont d\u2019intérêt particulier pour le monde agricole.Le premier est la gestion du territoire agricole.L\u2019intention du ministre Ryan est formulée ainsi : «Par ailleurs, certains amendements à la Loi sur la protection du territoire agri- cole pourraient permettre d\u2019assurer aux MRC la souplesse dont elles ont besoin pour planifier l\u2019aménagement du territoire, tout en ne remettant pas en cause l'idée de la permanence des zones agricoles révi sees Ainsi, au lieu d\u2019une révision pério dique, on pourrait envisager un processus qui permettrait aux MRC de faire des demandes d'exclusion auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec lorsque îles enjeux majeurs se manifesteraient sur leur territoire.Ces demandes devraient faire l\u2019objet d'une con sultation publique et assurer ainsi la trans parence du processus.» Dans le dossier de l'environnement, on a formé en janvier 1990 le Comité perma nent de liaison Environnement-Municipalités (COPLEM).Il est formé de représentants des ministères des Affaires municipales et de l'Environnement et des représentants des deux unions municipales.Il a pour mandat d\u2019examiner les responsabilités des deux paliers : la province et les municipalités.On examine aussi les compétences et les domaines qui relèvent d\u2019autres ministères ou organismes.Par exemple, le MAPA a certaines responsabilités en matière d\u2019environnement.Le COPLEM est présentement à finaliser la liste des compétences et fonctions exercées par chacun.Durant le printemps et l\u2019été 1991, les discussions s'engageront vraiment sur un nouveau partage des |xnt-voirs.Le COPLEM devrait ensuite acheminer ses recommandations au comité ministériel.H L\u2019UPA À LA COMMISSION BÉLANGER-CAMPEAU Deux filles Un appui non équivoque à la souveraineté M.Oucllet ne comprend pas non plus que l'UPA fasse «tout un plat de la mort de l\u2019Accord du lac Mcech», alors qu\u2019elle était opposée à cette entente jugée insuffisante.L\u2019UPA peut revendiquer la souveraineté, mais pourquoi tente-t-elle de discréditer les politiques agricoles fédérales, plaide l\u2019ex-ministre.Il est évident qu\u2019il en coûte plus cher à Ottawa de soutenir la pro Denis Lessard Québec \u2014 Sans ambiguïté, l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec a cette semaine appuyé la thèse de la souveraineté du Québec assortie d'une association économique avec le Canada devant la Commission parlementaire élargie chargée de consulter la population sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec.Conscients des risques que pésente la négociation qu\u2019il faudra entreprendre au lendemain de la souveraineté du Québec, les agriculteurs restent toutefois déterminés à «ouvrir une nouvelle page de l\u2019histoire du Québec», a soutenu Pierre Gaudet, premier vice-président de l\u2019UPA.Le gouvernement du Québec doit chercher «une sanction démocratique d\u2019un Québec souverain, par la voie référendaire, le plus rapidement possible», a-t-il soutenu.On laissera ainsi derrière une union fédérale où le quotidien fut composé de «frictions fédérales-provinciales, des pertes de temps d\u2019énergie, et de freins innombrables au développement culturel, social et économique» d\u2019ajouter M.Gaudet.11 était accompagné du président Jacques Proulx, l\u2019un des 36 commissaires permanents du groupe présidé par MM.Michel Bélanger et Jean Campeau.On a aussi présenté le mémoire de l\u2019UPA, MM.Jean Yves Couillard, vice-président de l\u2019UPA, Yvon Proulx, agriculteur et économiste et Y van Loubier, du service économique de l\u2019UPA.Démocratie Plaidant pour la souveraineté et le maintien «des quatre piliers de notre agriculture; gestion des approvisionnements, stabilisation des revenus, crédit agricole et assurance-récolte», la position de l\u2019UPA, avait été approuvée par la quasi-totalité \u2014 99 % \u2014 des 365 délégués au dernier congrès.Ex-ministre sous Pierre Trudeau, responsable alors des dossiers agricoles québécois, le député libéral André Ouel-let a cependant critiqué la représentativité de ces instances, parlant même «d'intimidation syndicale».«J\u2019accepte que l\u2019UPA se soit prononcée pour la souveraineté, mais est-ce que ce fut dans un vote secret, ou lors d\u2019une réunion plénière, un vote à main levée fait rapidement, en quelques minutes?» a-t-il lancé.Pour Jacques Proulx toutefois, un premier sondage avait déjà donné 72 % d\u2019appui aux thèses de la souveraineté ou de l\u2019indépendance \u2014 appuyée aussi par 40 % des producteurs agricoles anglophones.Par la suite un comité s\u2019est penché sur une résolution dans cette direction, un texte qui a finalement obtenu l\u2019appui de 99,3 % des 365 délégués au dernier congrès.Les agriculteurs québécois «ne sont pas des nationalistes de nouvelle vague», a répliqué M.Proulx visiblement outré de la déclaration de M.Ouellet.Ces consultations traditionnelles à l\u2019UPA «ce n\u2019est pas une élection au leadership d\u2019un parti politique avec un congrès de ballounc.Le monde se lève quand il veut et quand il ne le veut pas il reste assis», a répliqué M.Gaudet au député Oucllet.Pour le ministre responsable du dossier constitutionnel Gil Rémillard, l\u2019appui des agriculteurs à la thèse de la souveraineté-association ne fait pas de doutes.Toutefois, il faut garder a l\u2019esprit que «la souveraineté-association ça veut dire aussi discussion avec les autres, si cela ne marche pas il faut être prêt à faire l\u2019indépendance.Avez-vous soupesé tout ça?» Pour Jacques Proulx les agriculteurs ont bien évalué toutes les conséquences et sont aussi conscients que la masse des exportations des autres provinces au Québec confère à la province « une force de négociation énorme».Quotas La question des quotas de lait et de l\u2019avenir de cette formule dans un Québec souverain a été au centre des questions des Pour le député libéral fédéral André Ouellet, toutefois, la coupure du lien fédéral pourrait inciter les producteurs du reste du Canada à s'accaparer davantage de quotas.Selon lui, il faut se demander si une fois la souveraineté réalisée «les laitiers du reste du Canada pourront probablement vouloir, à l\u2019intérieur du plan canadien, se suffire à eux-mêmes», - pas le lendemain matin, parce que tu ne peux pas tourner (aussi rapidement) une production mais sur une période de quelques années», selon lui.27 DÉCEMBRE 1990, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 3 commissaires.Pour le président de la Fédération des commissions scolaires, M.Guy D'Anjou, il faut à bon droit se demander « si les chances seront bonnes de pouvoir maintenir ces quotas de production si on coupe tous les ponts dans les négociations ultérieures».Les laitiers québécois produisent, rappelons-le, 48 % du lait au Canada.Le Québec toutefois ne consomme que le quart de la production totale de lait.Pour Jacques Proulx, «les chances sont excellentes» que ces quotas soient protégés puisque ce type de gestion de l'offre «relève en grande partie de conventions internationales».«Tout le monde a intérêt dans un territoire donné à pouvoir protéger des acquis, protéger des outils qui ont fait leur preuve jusqu\u2019ici», a-t-il soutenu.«Les régimes de contingentement c\u2019est une volonté des producteurs, soutenue par l\u2019Etat, mais à l\u2019origine c\u2019était une volonté des producteurs», a soutenu M.Gaudet, de son côté.Ce partage des quotas fait l\u2019objet d\u2019une négociation continuelle, a-t-il rappelé et le partage du marché canadien «n'est pas acquis aux producteurs québécois», a-t-il rappelé.L\u2019équilibre est maintenu» grâce à notre capacité de négociations», et nos interlocuteurs du Canada anglais «tiennent compte de leurs propres intérêts».Ceux de l\u2019Alberta, par exemple, écoulent chaque année 750 millions de dollars de boeuf sur le marché québécois.«Oui, on produit beaucoup de lait mais ils vendent beaucoup chez nous», a résumé M.Proulx.duetion céréalière de l'Ouest, confrontée à la concurrence très subventionnée des Etats-Unis ou de la CEE, que les secteurs de production québécois.Un |K\u2019re peut avoir deux filles, l\u2019une élu diant à Shrerbrooke, l\u2019autre à New York, il aura à payer davantage pour celle qui est aux Etats-Unis, mais il n\u2019en aime pas moins celle qui étudie au Québec, a-t-il expliqué.Pour le député péquistc du Luc-Suint-Jean, Jacques Brassard a toutefois servi une réplique au «conte de Noël», de M.Ouellet.La fille de Sherbrooke aurait bien raison de se poser des questions, estime M.Brassard.Ainsi, le Québec fournit 16 % de l\u2019ensemble des produits agricoles, mais n\u2019obtient que 6,4 % des subventions, a-t-il rappelé.Au surplus, selon lui, une étude rapide des projets politiques d'Ottawa permet de prévoir que ce clivage ira en s\u2019accroissant, wi L'ÉDITORIAL û |5^ BHHHaBBHnHHHai Jacques Proulx Bonne Année La saison des Fêtes nous offre des paysages aux teintes fort contrastées; d\u2019abord celles de la joie et des gourmandises, celles de la nostalgie et des souvenirs, celles de la réflexion et des résolutions, enfin celles de l\u2019espoir et des rêves.Quoi qu \u2019il en soit, pour plusieurs d\u2019entre nous, la fin de l\u2019année est marquée d\u2019inquiétude, voire de nervosité.Trop d\u2019agriculteurs et d\u2019agricultrices sont actuellement effrayés par les monstres sortis des marécages où baigne notre misérable situation économique.La lenteur, le manque d\u2019imagination et de cohésion de nos dirigeants ont de quoi nourrir toutes nos inquiétudes.Pourtant, seule une stratégie à deux temps où nous serons tout aussi fermes dans nos légitimes exigences, que fiers de ce que nous sommes, peut remettre les choses en place.Même si cela peut sembler romantique, l\u2019espoir émane et émanera toujours de ce que nous fûmes, mariés à ce que nous sommes.Usant au maximum du recueillement que m\u2019offre la période de Noël, toute réflexion faite, je suis plus que jamais convaincu que de mots en réunions, d\u2019espoirs en conclusions, d\u2019utopies en quotidien, notre indéfectible volonté à être engendrera un pays où nous aurons droit de cité avec nos différences.D\u2019ailleurs, tout est en place pour que cela advienne: des États généraux du monde rural à un nouveau projet constitutionnel pour le Québec.Et tant le monde rural que le pays, comme le chante Vigneault, «est au tréfonds de toi n\u2019a ni président ni roi, il ressemble au pays même que je cherche au coeur de moi.» H OINT DE VUE gang ISBiS ' \t \t 1991, l\u2019an d\u2019une ruralité nouvelle ! A cette époque île l\u2019année, il est d'usage île lornuiler îles voeux pour l\u2019année qui commence.A nous tous, agricultrices et agriculteurs, je souhaite île redécouvrir la joie de taire de l\u2019agriculture.Une agriculture non pas axée uniquement sur la productivité mais bien sur une rentable efficacité, une bonne qualité de vie et une relation harmonieuse avec les consommateurs.Je nous souhaite il\u2019étre reconnus comme les gardiens des eaux et des sols, la recherche en agriculture nous ayant fourni des moyens plus écologiques de vaincre les ennemis de nos cultures.PAGE 4 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS, Je nous souhaite un MA PA qui sache mieux exploitér les talents et les connaissances de nos agronomes au lieu d\u2019en faire des machines distributrices de - Subventionnettes », des applicateurs île normes rigides et sans appel.Je souhaite à tous ces professionnels de l\u2019agriculture, le plaisir de retourner dans le champ, orienter de connivence avec les agriculteurs et la \u2022< Mère nature » une agriculture \u2022< nouvel âge » satisfaisante pour tous.Je nous souhaite à tous et à toutes \u2022\u2022 le droit de produire » en harmonie avec nos voisins, le droit île faire du bruit avec nos séchoirs (quand il le faut), le droit de ralentir la circulation dans nos rangs 27 DÉCEMBRE 1990 avec nos machineries, le droit d\u2019empester l\u2019air ambiant pendant les quelques heures que dure l\u2019épandage du fumier.Je nous souhaite une protection efficace de notre territoire agricole.Une CPTAQ inflexible devant les pressions des promoteurs immobiliers et autres prédateurs de nos belles terres.Je nous souhaite une efficace complicité avec nos partenaires afin de gérer l\u2019incertitude >\u2022 des années qui viennent.Je nous souhaite une société juste et équitable où nos surplus au heu d\u2019être jetés aux rebuts, iront enrichir le menu de ceux qui souffrent de malnutrition (il y a des milliers de personnes chez nous qui soutirent de la laini à divers degrés).Je nous souhaite que les prophètes des temps modernes que sont les économistes laissent un peu de place aux penseurs, aux humanistes afin que la première valeur de notre civilisation ne soit plus l\u2019argent mais l\u2019être humain.Vous pensez sans doute que je suis idéaliste et farfelue.Sans doute, mais la foi transporte les montagnes et je crois à ces aventuriers des temps modernes que sont les agriculteurs et agricultrices.Je crois en leur capacité de vaincre les difficultés, d\u2019apprivoiser l\u2019impossible.La présidente des agricultrices de Saint-Hyacinthe Mariette Bréniel P ¦ ?RIBUNE DES PRÉSIDENTS Des dossiers chauds de Le thème de l\u2019assemblée 1990 de la Fédération des producteurs de fruits et legumes du Québec, «Assumer totalement ses choix », implique que l\u2019on accepte les pour et les contre de ses décisions.En 1978, les producteurs se sont voté très majoritairement un plan conjoint pour organiser la mise en marché des légumes de transformation.Dès sa mise en place en 1979, quatre des quinze acheteurs de l\u2019époque tentèrent de déstabiliser la Fédération, en refusant de payer leurs contributions.Ce, bien qu\u2019ils étaient et demeurent pour trois d\u2019entre eux, des producteurs au même titre et ayant accès aux mêmes avantages et aux mêmes services que vous.En décembre 1980, la Régie des marchés agricoles, responsable de l\u2019application de la Loi sur la mise en marché et des plans conjoints, rend une décision à l\u2019effet que ces quatre producteurs qui étaient aussi des acheteurs, étaient soumis aux mêmes droits et obligations que tout autre producteur comme vous et moi, et qu\u2019ils devaient payer leurs contributions à la Fédération.Ceux-ci faisant 11 de la décision de la Régie, la Fédération a dû prendre actions contre eux en 1983 en vue de récupérer les sommes qui vous sont dues.La même année, ce groupe de producteurs réaffirmait l\u2019importance de leur Fédération et conscient que l\u2019attitude de ces quatre producteurs déstabilisait mo-nétairement leur organisme, ils se votaient une contribution spéciale.Ils ont ainsi payé plus de 100000$ le temps que ces quatre producteurs continuaient à produire, sans en assumer les responsabilités conséquentes.Suite à des négociations hors cours avec les nouveaux propriétaires de J.A.Ferlandct Fils Ltée, en janvier 1990, une laTerreC?DE CHEZ NOUSp\\A Le seul hebdomadaire agricole d'expression française à rayonnement national en Amérique Fondé en 1929 entente était conclue ne laissant que trois dissidents.Lors du procès de juin dernier, rien ne fut épargné à votre égard par ces trois producteurs dissidents.Ils ont contesté: l\u2019adoption des règlements, la non-équivalence des contributions, ils ont fouillé de fond en comble les dépenses de la Fédération, et plus encore; bien que ces compagnies soient bien établies au Québec, elles se sont même servies comme argument de la non-publication de nos règlements en anglais pour tenter d\u2019échapper aux responsabilités découlant de leur choix de produire; soit de payer leurs contributions comme tout producteur.Dans son jugement rendu en octobre dernier, le juge Pinard rejeta toutes ces allégations et confirma les bonnes pratiques et la bonne marche de la Fédération.Non satisfaits, ces trois producteurs vont en appel de cette portion de la décision du juge et réaffirment à nouveau tous ces allégués.Nous fûmes très déconcertés d\u2019apprendre que le juge Pinard rejetait l\u2019action de la Fédération en se limitant à la définition du mot mise en marché emprunté du dictionnaire «Webster».Par cette décision, le juge Pinard renverse la décision de la Régie des marchés agricoles du Québec de décembre 1980.Même si le « Webster» se limite à traduire «marketing» mise en marché par vente, la Loi et le plan conjoint contiennent des définitions précises et complètes du mot mise en marché qui englobent les activités exercées par ces trois producteurs.Après consultation avec nos procureurs, la Fédération a décidé d\u2019en appeler de cette décision.Les avantages que tentent ainsi de se procurer ces trois producteurs sont injustes vis-à-vis les autres acheteurs québécois et causent des préjudices sérieux envers chacun de nous.Lorsque les producteurs se sont impliqués dans la transformation de leurs produits via le système coopératif, ils ont payé leurs contributions en tant que producteur ainsi qu\u2019en tant que transformateur.Les choix sont parfois invitants mais il faut aussi avoir le courage d\u2019en assumer les responsabilités.La Fédération a aussi, au cours de l\u2019année, travaillé très fort dans le dossier François Bêchard, d.t.a.Président, Fédération des producteurs fruits et légumes du Québec de la laillite de la Conserverie Girard et Heaudin Inc.Nous avons effectué maintes démarches légales pour faire reconnaître les droits de nos producteurs en vertu de l\u2019article 178 de la Loi des banques, et nous espérons obtenir gain de cause pour ces quatorze producteurs dont les créances excédent les 215000$.L\u2019unité de ce groupe île producteurs lut remarquable et encourageante tout le long du cheminement de ce dossier.Nous réalisions cependant la responsabilité qui nous incombe de se prévaloir, en tant que plan conjoint, îles dispositions sur les garanties de paiement prévues à la Loi de mise en marché.La Fédération a bien tenté, au cours île l\u2019année, de mettre en place un mécanisme de garantie de paiement établi par convention mais les négociations avec l\u2019AMPAQont achoppé, leurs propositions étant irrecevables.Nous avons donc dû demander à la Régie de rendre une ordonnance à cet effet.Un autre dossier important traité par la Fédération fut l\u2019étude sur la compétitivité de notre industrie face au libre-échange.Dès la mise en place de l'accord du libre-échange, les acheteurs avaient sollicité le support des producteurs, leur partenariat, afin de compétitionner les Américains.Nous avions dès lors demandé aux acheteurs qu\u2019une analyse complète de tous les coûts de transformation soit réalisée pour pouvoir apporter les correctifs au bon endroit et que ce ne soit pas uniquement les producteurs qui paient la note du libre-échange.Le rapport de l'étude réalisée par Coopers & Lybrand confirme plusieurs de nos appréhensions.Il confirme entre autre que nous sommes généralement compétitifs sur le coût des légumes cependant, au niveau des contenants et de la main-d\u2019oeuvre les transformateurs américains ont un net avantage sur nos usines québécoises.La prochaine étape sera maintenant de déterminer les interventions nécessaires afin d\u2019améliorer la compétitivité de nos usines québécoises.Je ne saurais passer sous silence le travail effectué par la Fédération au niveau de la gestion des surplus de concombres no 4.Cette mesure fut mise en place lors des négociations 1990, compte tenu des inventaires et de la faiblesse de la demande pour cette catégorie de concombres afin d\u2019éviter qu\u2019il se fasse un marchandage îles surplus refusés.Dû à une saison particulière, la production lut difficilement contrôlable, de sorte que la Fédération a dû gérer plus de 9(H) tonnes de surplus île concombres no 4.L'abondance de la récolte au niveau de l\u2019Amérique du Nord a limité la vente des surplus à 41 ''J du total, la balance étant jetée et détruite sous la supervision de la Fédération.Nous avons pu ainsi collaborer aux atteintes des besoins de l\u2019industrie tout en nous assurant du respect du prix payé aux producteurs.Au niveau de nos actions avec l'industrie, j'espère que le mot pui teuutiut prendra tout son sens en 1991.On a malheureusement trop souvent l\u2019impression d\u2019être utilisés comme partenaires, au besoin, dans des conditions bien particulières et parfois intéressées.I a survie et le développement de notre secteur ne peuvent s'ellectuer qu'en étroite concertation avec tous les intervenants.Dans le domaine de la recherche, les producteurs de légumes de transforma-tion sont intéressés à suivre île très près les introductions île nouvelles variétés, les problèmes associés à la compaction des sols, la phytoprotection et le développement de méthodes alternatives.L\u2019industrie effectue présentement diverses recherches dans les champs de certains de nos producteurs et il est inconcevable que nous soyons tenus à l\u2019écart de ces projets.Nous devrons, dans le lutur, être associés à ces projets qui nous concernent directement.Le traitement des eaux usées des usines île transformation de légumes constitue un autre dossier où les industries font appel au partenariat des producteurs.Ce dossier a déjà été abordé avec quelques industries en 1990 et nous serons appelés, au cours de l\u2019année 1991, à rechercher avec l\u2019industrie les solutions les plus adéquates pour le traitement de ces eaux, de façon à assurer la survie de nos entreprises tout en protégeant le potentiel agricole de nos sols.En ce domaine, aussi nous serons appelés à «Assumer totalement nos choix.» Comme vous pouvez le voir, l\u2019année 1991 s\u2019annonce pour être remplie et l\u2019appui, l'implication et la solidarité de tous seront indispensables pour atteindre nos objectifs communs.Nous ne devons jamais oublier que c\u2019est ensemble que nous pourrons le mieux assurer le développement de notre secteur.G H OPINION RURALE éditeur L\u2019Union des producteurs agricoles Maison de l'UPA 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3V9 Tél.(514) 679-0530 Fax (514) 679-5436 Directeur: Hugues BELZILE Rédacteur en chef: Michel BÉLAIR Secrétaire de rédaction: Rosaline D.-LEDOUX Rédactrice en chef adjointe, responsable des publications spécialisées: France GROULX Responsable de la production: Carole LALANCETTE Représentants publicitaires: Christian GUINARD, Réal LOISEAU, Robert BISSONNETTE Représentant hors Québec: Joseph-D.GAGNON Tél.Toronto (416) 670-9603 Fax (416) 670-9620 Responsable du tirage: Micheline COURCHESNE Administration: Jocelyne GAREAU Composition et montage: Rive-Sud Typo Service Inc.Impression: Imprimerie Transmag Publié le jeudi de cheque semaine Abonnement: 1 an, 20 $; 2 ans.34 $; 3 ans, 42 $ Chèque ou mandat à l'ordre de La Terre de chez nous et adressé au: Service du tirage La Terre de chez nous Maison de l'UPA 555, boul.Roland-Therrien Longueuil, Québec J4H 379 (Pas d\u2019argent comptant S.V.P.) Dépôts légaux Bibliothèque nationale du Québec - 1990 Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0040 \u2022 3830 Enregistrement No 1051 Courrier de deuxième classe Monsieur Picotte vous me piquez! Depuis que vous êtes ministre de l\u2019Agriculture, vous avez piqué ma curiosité sur votre façon de représenter le monde agricole auprès du gouvernement québécois.Vous m\u2019avez surtout piqué au vif lorsque vous avez dit que les agriculteurs devront arrêter de gratter leurs bobos et contribuer au développement régional.Vous scmblez oublier que la base même de toute société repose sur son potentiel humain et agricole.Toute économie, aussi tertiaire fût-elle, ne peut se passer de production agricole.Même l\u2019Arabie Saoudite a créé de toute pièce une agriculture qui, naturellement, ne pouvait s\u2019implanter dans le désert.Un pays ne pourrait être représenté vraiment dans un livre ou à la télé sans qu\u2019il y ait des images de son agriculture.Et quand vous dites que les agriculteurs devront participer au développement régional, doivent-ils fournir leur terre pour le développement industrie ou le succès de votre prochaine campagne électorale?Vous semblcz ignorer que la classe agricole contribue grandement à l\u2019activité des autres secteurs de l\u2019économie.Même la ville de Loui-seville que vous représentez bénéficie de l\u2019apport économique de tous les producteurs de lu région dans ses activités commerciales.Les agriculteurs et agricultrices ne dépendent que de la terre pour vivre; ils ne parasitent personne pour leur gagne-pain.C\u2019est donc un apport net à l\u2019économie contrairement à tous les services qui dépendent d\u2019un enrichissement collectif pour vivre.Socialement au Québec, ça fait longtemps que les valeurs d\u2019honnêteté, d\u2019implication sociale, du sens des responsabilités.de l\u2019esprit du travail et du respect de l\u2019environnement des familles terriennes ont contribué à former bon nombre de professionnels et professionnelles dans tous les domaines.Une étude de l\u2019université Laval prouve qu\u2019un fort pourcentage d\u2019éducateurs et d\u2019éducatrices du Québec sont issus du milieu rural et le plus souvent élevés sur une ferme.Le succès des PME en Beaucc n'est-il pas dû au labeur et au génie des ouvriers issus du milieu agri cole?Encore aujourd'hui, de grandes entreprises font de la prospection de personnel dans le monde agricole, lit vous demandez aux agriculteurs de contribuer au développement régional ! Ce serait plutôt à l\u2019Etat et, en particulier, à votre Ministère de le faire, de soutenir les agriculteurs et les agricultrices devant les difficultés qu'ils rencontrent, car au rythme où va la diminution du nombre de producteurs et de productrices agricoles au Québec, ce sera peut-être vous, monsieur le Ministre, qui serez en chômage.Jean (îuilhert Suint-Maurice \u2014 AVIS \u2014 TARIFS DES ABONNEMENTS EN VIGUEUR AU 1er JANVIER 1991 : \tTARIF\t\tTPS\tCOÛT 1 AN:\t21 $\t+\t1,47$\t=\t22,47 $ 2 ANS:\t36 $\t+\t2,52$\t=\t38,52 $ 3 ANS:\t46$\t+\t3,22$\t=\t49,22 $ 27 DÉCEMBRE 1990, LA TERRE DE CHEZ NOUS \u2014 PAGE 5 Des idées.André Charbonneau Par-delà les débats constitutionnels en cours devant la commission Bélanger-Campeau, pointe une volonté de changement qui touche la plupart des aspects de la vie québécoise elle-même.Par-delà la recherche des moyens d\u2019améliorer la ru rail té provoquée par la convocation des États généraux du monde rural, émergent des remises en question qui concernent l'ensemble de la société québécoise.Ces deux démarches, en apparence étrangères l'une à l'autre, vont donc plus loin que les objectifs qu'on leur avait assignés au départ et elles convergent toutes deux vers un ailleurs qu'on commence à peine à entrevoir.Cet ailleurs, il sera d'abord constitué de valeurs.Sur les deux tribunes, rurales et constitutionnelles, on perçoit un réalignement de la conscience québécoise desséchée par des décennies de matérialisme et d'individualisme à l'américaine.La recherche d\u2019une meilleure qualité de vie, d'une meilleure attention aux personnes et .du monde Colette Duhaime \u2022< Les plus beaux sols agricoles de la région sont en compétition continuelle avec le développement urbain.» I lubert Count directeur adjoint U PA de Lanaudière Alors que dans les régions périphériques du Québec, des rangs entiers se vident, dans Lanaudière on se bat pour protéger chaque pouce carré de sol cultivable.Graduellement, la ville a en effet déployé ses tentacules sur les campagnes et,, aujourd\u2019hui, c\u2019est sur les plus belles terres agricoles de la région que l\u2019on aménage les nouvelles banlieues.Hubert Coutu, directeur adjoint de PUPA de Lanaudière rappelle d\u2019ailleurs que, en quelques années, la ville de Repentigny a presque doublé sa population et les développeurs réclament toujours de plus en plus d\u2019espace.\u2022> Il me semble que nous avons donné assez de blanc et il faudrait peut-être que l\u2019on songe à protéger notre plaine agricole qui est l\u2019une des plus riches du Québec », dit-il.Protéger est d\u2019ailleurs un mot qui revient souvent dans la bouche de Hubert Coutu qui précise que, depuis quelques années, les producteurs agricoles de Lanaudière ont fait un bout de chemin considérable dans le dossier de l\u2019environnement.Ainsi, alors qu'il y a quelques années, ce n\u2019était pas le grand amour entre le groupe environnemental de pression -¦ À court d\u2019eau »et l\u2019Union des producteurs agricoles de Lanaudière aujourd\u2019hui, les deux organismes travaillent main dans la main pour trouver des solutions écologiques à certains problèmes dont celui des surplus de lisiers de porc, entre autres.La région de Lanaudière étant soumise à une forte érosion éolienne et hydrique, les producteurs ont également décidé d\u2019explorer de nouveaux projets d\u2019agriculture écologique.Plutôt que de mener îles querelles stériles contre leurs voisins îles villes, les producteurs ont également décidé île s\u2019impliquer directement dans certains dossiers comme au sommet économique permanent où l\u2019agriculture commence à obtenir ses lettres île créance.Mais les problèmes n'en sont pas moins tous réglés pour autant et les producteurs doivent être vigilants pour que la ville ou la villégiature ne vienne pas empiéter sur la ferme familiale, un concept que l\u2019on défend avec acharnement dans 1 .anaudière.Définir le contenu autant que le contenant d'une plus grande solidarité fait partie des aspirations nouvelles.Sur le plan politique, les Québécois sont de plus en plus conscients de former un - nous» qui n\u2019a rien à foutre des politiques d\u2019émiettement individuel mises de l\u2019avant par les Jean Chrétien et Clyde Wells pour qui seule l\u2019égalité apparente des «je» compte.Inversement, et paradoxalement en vertu de lu même logique, ils ne se reconnaissent pas davantage dans les politiques nivcleuscs du gouvernement québécois qui nient l\u2019existence des \u2022 nous» régionaux.(L\u2019absence de tout ministre aux audiences tenues à Matane où l\u2019on exprima si bien ce thème est significative à cet égard.) C\u2019est que le réalignement en cours de la conscience québécoise vise l\u2019épanouissement de la personne.Or celle-ci naît dans le regard des autres où elle découvre à la fois sa différence et sa ressemblance.C\u2019est pourquoi, elle est à la fois «je» et «nous».Idle a donc besoin de «prochains».Elle se Ainsi, à Saint-Jean-dc-Matha, une municipalité dont l\u2019économie est basée presque exclusivement sur l\u2019élevage de la volaille, la municipalité semble vouloir changer les règles du jeu de façon draconienne en redéfinissant le zonage municipal afin d\u2019accorder plus de place aux secteurs résidentiels et touristiques au détriment de l\u2019activité agricole traditionnelle.perd dans l\u2019anonymat des foules.Elle se forme dans les relations de voisinage.D\u2019où l\u2019importance des «petites patries».Pour répondre aux aspirations nouvelles des Québécois, il ne suffira donc pas de déplacer des pouvoirs d'Ottawa vers, Québec ou de Québec vers les régions.Qu'aurions-nous changer si par la suite ces nouveaux pouvoirs devaient servir aux mêmes fins?Penser américain en anglais ou en français, c\u2019est du pareil au même.Adopter des politiques économiques américaines à Ottawa ou à Québec, également.Il n'est pas étonnant, dans ce contexte, de constater que les tenants du statu quo, comme M.Ghislain Dufour du Conseil du patronat, aient pu juger hors d\u2019ordre la question de la décentralisation des pouvoirs soulevée devant la commission Bélanger-Campeau, lors de sa tournée régionale.Celle-ci et les États généraux devront faire plus que créer un contenant nouveau.Ils devront également définir son contenu.Pour cela, il sera nécessaire de dépasser Mais les producteurs veillent au grain et n\u2019ont pas l\u2019intention de laisser se détériorer la situation.Depuis quelques années d\u2019ailleurs, l\u2019Union des producteurs agricoles s\u2019est d\u2019ailleurs tellement bien intégrée dans les diverses organisations régionales qu\u2019elle est devenue, selon un observateur, un organisme « quasi incontournable » avec lequel il faut maintenant compter dans Lanaudière.LES ETATS GENERAUX DU MONDE RURAL le simple discours économique.On a suffisamment déploré la composition trop strictement «affairiste» de la commission Bélanger-Campeau pour pouvoir espérer que, dans un réflexe de culpabilité, elle prête sa voix à des considérations plus vastes.Quant aux États généraux, ils sont d\u2019ores et déjà appelés à inventer des solutions nouvelles qui vraisemblablement conviendront non seulement aux milieux ruraux mais également à l\u2019ensemble de la société québécoise, g En assumant ce nouveau leadership, l\u2019UPA s\u2019est aussi rapprochée des citadins et a pu mieux faire passer son message.Certes, l\u2019arrière-pays lanaudois est aux prises avec des problèmes d\u2019exode des jeunes et devient de plus en plus le terrain de jeux des gens des villes et les producteurs doivent souvent apprendre à composer avec ces nouvelles réalités mais, plutôt que de s\u2019isoler, ils ont résolument pris le chemin de la concertation.Celui en fait qui, selon eux, leur permettra de mieux faire entendre leur voix et faire comprendre aux gens des banlieues que l\u2019agriculture a encore droit de cité à la porte de la ville.Q À la porte de la ville HRONIQUE SYNDICALE SPÉCIALISÉE Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec Assurance-stabilisation Les membres du comité îles assurances agricoles ont été très actifs au cours des dernières semaines puisqu\u2019ils ont rencontré, à deux reprises, le personnel delà Régie des assurances agricoles.Une première rencontre a eu lieu avec les économistes de la Régie, puis dans un deuxième temps l\u2019exécutif de la Fédération a discuté à deux reprises avec les membres du bureau de direction de la Régie.Beaucoup de travail s\u2019était auparavant effectué afin d\u2019établir la preuve sur la situation réelle du marché de la pomme île terre cet automne.C\u2019est avec preuve à l\u2019appui que les membres du comité des assurances agricoles ont présenté des résultats aux administrateurs île la Fédération lors d'un conseil d\u2019administration tenu le 4 décembre dernier à Québec.Les discussions avec la Régie des assurances agricoles se sont avérées fructueuses puisqu\u2019une première avance de compensation pour la récolte 1990 sera versée en décembre d\u2019un montant de 0,66$/qtx, soit 0,54$/qtx net après avoir déduit le deuxième versement de la prime île l'assurance-stabilisation due fin décembre 1990.Les montants accordés devraient parvenir aux producteurs d\u2019ici la lin décembre.Par son travail soutenu, la Fédération a convaincu la Régie de verser deux ( 2) millions de dollars de plus d\u2019avances de compensation par rapport à ce qui avait été proposé initialement par la Régie.Paiement anticipé Les membres du comité de finance se sont réunis à quatre (4) reprises afin d\u2019étudier les demandes de paiements anticipés reçues à la Fédération.En date du 20 décembre 1990, le comité avait étudié 147 dossiers pour un montant total accordé en paiement anticipé de cinq (5,4) millions de dollars ce qui représente une moyenne de 33000$ par dossier étudié.Toutes les demandes de paiement anticipé qui sont parvenues à la Fédération jusqu\u2019à ce jour ont été étudiées par le comité de finance.On note malheureusement plusieurs dossiers incomplets.Ces dossiers sont acceptés et traités dès qu\u2019ils sont complétés et les producteurs peuvent rapidement compter sur l\u2019avance consentie pour abaisser leurs coûts financiers.Comité de mise en marché Une première rencontre de ce comité a eu lieu le 7 décembre dernier à Québec.Cette dernière a permis de faire le point sur les expériences collectives de mise en marché qui ont été tentées antérieurement.L\u2019analyse globale de la situation et l\u2019identification des principaux problèmes rencontrés dans chacun des marchés de la pomme de terre a pour but de faire ressortir les éléments pertinents à l\u2019élaboration d\u2019une nouvelle proposition de modèle de mise en marché.Le comité est conscient qu\u2019il y a beaucoup d\u2019attente dans le secteur de la table.Toutefois, le comité de mise en marché va évoluer avec les producteurs, c\u2019est-à-dire que les éléments de proposition seront discutés avec les administrateurs et les producteurs de chacune des régions et compte tenu de la réponse, les discussions se poursuivront permettant l\u2019évolution du dossier.Tribunal canadien du commerce extérieur Le 13 décembre dernier, la Fédération des producteurs de pommes de terre du Québec soumettait ses notes de présentation lors de la première audience régionale sur la compétitivité de l\u2019industrie canadienne des fruits et légumes frais et conditionnés tenue à l\u2019île Charron, à Longueuil.Cette enquête devrait selon la Fédération permettre de vérifier la compétitivité tant à l\u2019intérieur du Canada qu\u2019avec nos voisins américains.La Fédération a mentionné dans sa présentation la nécessité de maintenir les permis d\u2019importation, protection nécessaire au développement de l\u2019industrie canadienne de la pomme de terre.Elle a aussi mentionné que les efforts d\u2019harmonisation des normes de classification et d\u2019emballage ainsi que les normes phytosanitaires doivent se faire graduellement entre les États-Unis et le Canada.Selon la Fédération, il serait aussi important de vérifier si les nouvelles variétés contrôlées par des entreprises privées ont bénéficiée de quelques façons d\u2019aides gouvernementales directes et/ou indirectes, puisqu\u2019aux États-Unis il existe une gamme de variétés de pommes de terre développées à un rythme beaucoup plus rapide qu\u2019ici.Suite à sa présentation, la Fédération attend avec impatience les résultats et conclusion du tribunal, ce qui sera fait lorsque toutes les provinces auront été entendues et que l\u2019enquête aura été complétée tant au Canada qu\u2019aux Etats-Unis.Le rapport final est attendu à l\u2019automne 1991.PAGE 6 - LA TERRE DE CHEZ NOUS, 27 DÉCEMBRE 1990 NOUVELLE GRILLE DE CLASSEMENT DES PORCS NOUVELLE GRILLE DE CLASSEMENT Abattoirs et producteurs l\u2019ont adoptée Jean-Charles Gagné À moins de difficultés d\u2019application en raison des modifications aux systèmes informatiques actuels, la nouvelle grille de classement des porcs adoptée par le Québec, l\u2019Ontario et le Manitoba entre en vigueur le 1er janvier 1991.Tant les abattoirs que les organismes représentant les producteurs de porcs des trois provinces souscrivent à ces changements.A la Fédération des producteurs de porcs du Québec (FPPQ), on estime par exemple que l'élargissement de 5 kg de la zone optimale de poids, qui se situe maintenant entre 75 et 84,99 kg, devrait favoriser les producteurs de porcs et plus particulièrement ceux qui livrent leurs animaux aux deux semaines.POMMES Le Conseil canadien du porc (CCP) et le Conseil des viandes du Canada (CVC) surveillent continuellement l\u2019incidence du système de classement et cherchent à éliminer les tendances indésirables.La production de pores légers constitue une des tendances à éliminer parce qu'elle oriente les carcasses vers le désossage plutôt que vers les coupes standard.La nouvelle grille cherche donc à maximiser les retombées économiques des éleveurs en les incitant à produire des porcs plus uniformes.Les simulations effectuées à l\u2019encan électronique à l\u2019aide des données détenues sur les porcs produits au Québec permettent d\u2019affirmer que l\u2019indice moyen de classement est peu affecté par l\u2019application de la nouvelle grille de classement.Principales modifications Dans cette perspective, un consensus est intervenu relativement aux modifications CUSSES DE RENDEMENT\t\tCATEGORIES DE POIDS\t\t\t\t\t\t\t\t \t\t1 40-64,99\t2 65-69,99\t3 70-74,99\t4 75-79,99\t5 80-84,99\t6 85-89,99\t7 90-94,99\t8 95-99,99\t9 too + 1\t>53,59\t80\t100\t110\t114\t114\t112\t107\t101\t81 2\t52,0-53,59\t80\t96\t107\t112\t112\t110\t104\t97\t81 3\t50,4-51,99\t80\t92\t104\t109\t109\t108\t100\t93\t81 4\t48,0-50,39\t80\t88\t102\t107\t107\t105\t96\t89\t81 5\t47,2-48,79\t80\t85\t100\t104\t104\t101\t92\t82\t81 6\t45,6-47,19\t80\t83\t96\t100\t100\t97\t88\t82\t81 7\t86, suite i) l'introduction du sondage électronique, les carcasses de porc examinées par l'inspecteur du gouvernement tédéral étaient classées en vertu d\u2019une grille constituée de 17 classes de rendement en viande maigre et de 11) classes de poids.Q Lobbying à Washington Victor Larivière Le groupe de travail sur la mise en place d\u2019une agence nationale de commercialisation de la pomme au Canada rencontrait, le 6 décembre dernier à Washington quatre hauts fonctionnaires de la Commission internationale du commerce des États-Unis.Le but de la rencontre était de sensibiliser les Américains aux problèmes de production et de mise en marché de la pomme canadienne et de riposter aux menaces de droits compensateurs que souhaiteraient imposer les pomiculteurs de l\u2019État de Washington sur les ventes canadiennes dans leur pays.On se rappellera que ces producteurs américains étaient venus présenter un mémoire en août dernier devant le Conseil national des produits de la ferme à Ottawa, pour dénoncer la mise en place d'une éventuelle agence nationale de commercialisation au Canada.Le groupe de travail était composé de son président, Jean-Claude Tessier, de l\u2019avocat du groupe, Michael A.Kelen et d\u2019un représentant agricole de l\u2019ambassade canadienne à Washington.La délégation a fait savoir aux fonctionnaires que plusieurs solutions ont été envisagées avant d\u2019en arriver à cette proposition d\u2019une agence nationale.Il a été question de la stabilisation tripartite des prix de la pomme au Canada, un programme en place depuis deux ans qui constitue une solution partielle aux nombreux problèmes de mise en marché.On a aussi envisagé un moment d\u2019instaurer une assurance-stabilisation des revenus basée sur les coûts de production.Cette formule n\u2019a cependant pas été retenue parce qu\u2019il n\u2019y a pas de politique canadienne en ce sens.Seul le Québec possède un tel programme.Après quelques années d\u2019études, les pomiculteurs canadiens ont opté pour une agence nationale de commercialisation comme le permet la loi et semblable à celles qui existent dans d\u2019autres productions.Les représentants canadiens ont fait valoir à leurs vis-à-vis américains que les ententes multilatérales sur le commerce (GATT) et bilatérales (Accord de libre-échange Canada-USA) permettent cette approche d\u2019une agence nationale, grâce au fameux article XI du GATT.Problèmes communs des deux côtés de la frontière Le groupe de travail a rappelé que les problèmes vécus par les pomiculteurs des deux pays sont semblables.L\u2019été dernier, les producteurs de l\u2019État de Washington suite à la page 23 ASSUREZ-VOUS D\u2019ETRE PRESENT AU CARREFOUR DE L\u2019INNOVATION ET DE L\u2019EFFICACITE LE SALON DE L\u2019AGRICULTEUR 1991 Saint-Hyacinthe, les 9 et 10 janvier Auberge des Seigneurs, Saint-Hyacinthe CONFÉRENCES VERS UNE AGRICULTURE PLUS RESPECTUEUSE DE L\u2019ENVIRONNEMENT?LE NIVEAU D\u2019INVESTISSEMENT ÉQUILIBRÉ EN MACHINERIE AGRICOLE NOUVELLES TECHNOLOGIES EN PULVÉRISATION FAIRE DU BON FOIN AVEC LES BONS INSTRUMENTS COMMENT AUGMENTER LE BÉNÉFICE DE SON ENTREPRISE LAITIÈRE LA FORMATION, POUR APPRENDRE À APPRENDRE HALL D\u2019EXPOSITION 135 EXPOSANTS - 750 REPRÉSENTANTS Concours Cérès \u2014\tPrésident d'honneur: Gaétan Lussier, agronome président Les Boulangeries Weston inc.\u2014\t9 finalistes \u2014\t3 prix d'excellence Tirez profits de vos ressources SALON DE L'AGRICULTEUR Pour obtenir de plus amples informations: Tél.(514) 655-2636 27 DECEMBRE 1990, LA TERRE DE CHEZ NOUS - PAGE 7 LA TERRE.ENTREVUE « Plus que jamais, les coopératives doivent être unies» Une entrevue Je Louise St-Pierre Au moment d\u2019écrire ces lignes, Agropur, coopérative agro-alimentaire fait encore chambre à part ! Ses administrateurs refusent toujours l'invitation de joindre leur entreprise au Groupe l.uctel.Une invitation lancée voilà quelques mois à des conditions qu'Agropur juge inacceptables.Bien convaincu que seul un regroupement de la coopération peut protéger la part du Québec sur le marché laitier canadien et pour éviter une guerre commerciale avec cette coopérative, le Groupe Uactel a suggéré à Agropur une médiation spéciale.On lui a proposé de confier cette responsabilité à trois des hommes qui ont marqué l'histoire de la coopération au Québec: MM.Kaynald Giroux, Philippe Pariseault et Louis-Philippe Poulin.Agropur a refusé leur intervention! Pour le bénéfice de ses lecteurs, La Terre Je chez nous a rencontré et recueilli les commentaires de Philippe Pariseault sur ce conflit que plusieurs ont déploré jusqu\u2019ici.M.Pariseault a été directeur général d\u2019Agropur entre 1156 et 1976.Il dirigera parallèlement la division laitière de la Coopérative Fédérée de Québec.Ft il sera de ceux qui ont jadis travaillé à la formation des coopératives régionales.GRANBY \u2014 - Si vous étiez sociétaire d\u2019Agropur, M.Philippe Pariseault, que feriez-vous au cours (Je la prochaine assemblée générale de cette coopérative fixée au 31 janvier?» «Je poserais quelques questions pour essayer de comprendre ce qui se passe actuellement.Qu\u2019est-ce que les administrateurs de ma coopérative ont derrière la tète?Où s\u2019en vont-ils?Quelle sorte de regroupement veulent-ils?Est-ce qu\u2019ils entendent respecter le principe coopératif?Vous savez, on s\u2019est déjà retrouvé devant pire que ça.Je me demande pourquoi, aujourd\u2019hui, on ne peut s\u2019entendre, du moins s\u2019asseoir ensemble pour essayer de trouver des solutions.Plus que jamais, les coopératives doivent être unies », de croire cet homme, bien certain que le pouvoir de décision demeure entre les mains des sociétaires.« L'assemblée générale peut décider ce qu\u2019elle veut.le vrai pouvoir lui appartient ! » M.Pariseault dit avoir accepté de jouer un rôle de médiateur convaincu de la nécessité du regroupement des coopératives laitières.Ses confrères et lui, ajoute-t-il, ne donnent cependant raison à personne dans le présent conflit.Ils ne connaissent pas vraiment le Groupe Lac-tel.Ils n\u2019ont pas vu les documents sur sa structure, la valeur des biens apportés par chacun îles propriétaires, leurs états financiers.Et tous les trois n\u2019ont pas en main la paperasse pouvant leur permettre d\u2019évaluer la situation financière d\u2019Agropur, que d\u2019aucuns croient de moins en moins confortable.M.Philippe Pariseault Dans l\u2019actuel contexte économique, Philippe Pariseault s\u2019étonne cependant que les administrateurs d\u2019Agropur aient refusé la médiation spéciale récemment suggérée par les membres du Groupe Lactel.« Voir si Giroux et moi pouvons travailler contre les intérêts d\u2019Agropur! J\u2019avais espéré trouver avec eux une formule permettant aux coopératives de M.Philippe Pariseault travailler ensemble.On ne peut souhaiter un affrontement entre ces entreprises ; car les deux risquent de se retrouver dans une situation financière embarrassante.Les grandes chaînes d\u2019alimentation tirent toujours profit de ces conflits », de rappeler cet homme d\u2019expérience, fier de dire qu\u2019il aura sous peu 76 ans.M.Pariseault déplore les guerres de prix que se sont livrées les coopératives au cours des dernières années.Il dit avoir espéré que la bataille survenue sur le marché du lait de consommation de Montréal, entre Agropur et Purdel, après que cette dernière ait fait l\u2019acquisition de la Ferme St-Laurent leur serve de leçon.« Peu après cet achat, se rappelle-t-il, j\u2019ai laissé entendre à quelques-uns qu\u2019il était \u2014 Philippe Pariseault souhaitable qu\u2019ils s\u2019assoient ensemble pour éviter de se faire une guerre de prix.on a malheureusement vu cette guerre.Pourquoi?Combien a-t-elle coûté aux producteurs de lait, sociétaires de ces deux coopératives?Et tout nous laisse croire que le même genre de conflit se prépare.» Il déplore grandement l\u2019achat par Agropur d\u2019une laiterie privée dans la région du Bas-Sf-Laurent, la région de la coopérative Purdel.Un achat qu\u2019il juge être un viol économique.L\u2019entreprise se trouve trop loin de son siège social.On a dû y investir de grosses sommes d\u2019argent alors qu\u2019une autre dans la même ville était en meilleure condition.A première vue, l\u2019ancien directeur général ne croit cependant pas qu\u2019Agro-pur ait tort de refuser que la Fédérée soit partenaire dans ce regroupement.Il voit difficilement comment une coopérative de coopératives peut faire partie d\u2019une entreprise qui appartient à des producteurs.Mais tout dépend, selon lui, du type de regroupements qui a été mis sur pied.S\u2019il avait eu la possibilité de rencontrer des adminsitrateurs des deux groupes, de discuter avec eux, M.Pariseault dit qu\u2019il pourrait certainement mieux comprendre pourquoi Agropur s\u2019oppose tant à la présence de la Fédérée.Il dit ne même pas savoir si, au départ, il était prévu que la Fédérée serait du projet de regroupement des coopératives annoncé en février dernier.(La lecture des documents remis aux journalistes lors de l\u2019annonce officielle de ce projet laisse croire que non.) Philippe Pariseault n\u2019aime pas entendre cette rumeur voulant que certains Les événements 6 février 1990 \u2014 Les coopératives de la Côte-Sud, Agropur, Purdel, Agri-nove, Nutrinor et Agrodor annoncent publiquement leur décision d\u2019amorcer un regroupement de leurs actifs dans l\u2019industrie de transformation du lait sous le contrôle d\u2019un pouvoir exécutif unique.On parle alors de «l\u2019émergence d'un géant coopératif ».\u2022 \u2022 \u2022 3 avril 1990 \u2014 Devant la Commission parlementaire sur l\u2019agriculture qui étudie le projet de loi 15, le président du Conseil de la coopération laitière, Yvon Dincl, annonce qu\u2019Agropur a été exclue du conseil par les six autres membres parce qu'elle ne voulait pas respecter pour ce regroupement les principes fondamentaux de la coopération (un homme, un vote).\u2022 \u2022 \u2022 26 juin 1990 \u2014 On envoyait une lettre aux sociétaires et employés des coopératives de la Côte-Sud, Agrinove, Agrodor, Nutrinor, Purdel et Fédérée pour leur annoncer la formation, avant le 1er novembre, d\u2019une «société où chaque coopérative sera représentée équitablement dans la prise de décision », si le projet est accepté par les sociétaires.\u2022 \u2022 \u2022 16 octobre 1990 \u2014 En assemblée générale spéciale, les sociétaires des cinq coopératives acceptent à l\u2019unanimité le regroupement de leurs actifs au niveau du lait de transformation, donc la formation d\u2019une société en commandite qui s\u2019appellera Groupe Lactel.\u2022 \u2022 \u2022 1er novembre 1990 \u2014 Les présidents de la Fédérée et des cinq autres coopératives signent officiellement toute la paperasse nécessaire et le Groupe Lactel entre officiellement en opération.\u2022 \u2022 \u2022 3 décembre 1990 \u2014 En entrevue avec La Terre de chez nous, les président et directeur général du Groupe Lactel, Yvon Dincl et Bertrand Tremblay, déplorent le fait qu\u2019Agropur \u2014 qui ne veut toujours pas se joindre à leur entreprise \u2014 ait également refusé la médiation spéciale que Raynald Giroux, Philippe Pariseault et Louis-Philippe Poulin étaient disposés à remplir.\u2022 \u2022 \u2022 7décembre 1990 \u2014 « Agropur ne fera aucun commentaire ! » laisse entendre le responsable des relations publiques de cette coopérative à la journaliste de La Terre de chez nous qui avait logé un appel au siège social de Granby pour permettre aux administrateurs d\u2019Agropur d\u2019exprimer leur point de vue dans ce dossier.songent à privatiser Agropur.«Je vis à Granby et j\u2019entends bien des choses ! » Il croit cependant que les producteurs sociétaires n'accepteront jamais ce changement de vocation de leur entreprise.« Mais tout change, croit-il bon d\u2019ajouter.Les ambitions, les assemblées ne se ressemblent plus, les intérêts personnels l\u2019emportent souvent sur les intérêts généraux.Agropur est une coopérative bien organisée qui a connu de gros changements au cours des dernières années.On voit un manque de continuité au niveau de sa gestion.Quand on pense à une privatisation, a-t-il soutenu, c\u2019est qu\u2019on veut manger l\u2019entreprise.» g Fini l\u2019abattage des veaux à la naissance Jusqu\u2019à tout récemment, il n\u2019existait pas de règles concernant l\u2019abattage des veaux naissants.Depuis mai 1990, les États-Unis et le Canada imposent désormais des restrictions.Ainsi, nos voisins du Sud, ont établi que le veau devait peser 150 lb avant d\u2019être abattu et le Canada a décrété que cela devait se faire deux semaines après la naissance, pas avant.Le Québec n\u2019avait pas encore mis en application cette norme mais, dès la mi-janvier 1991, tous devront se soumettre à celle-ci, nous assurc-t-on à Agriculture Canada.Actuellement, on constate des prix à la baisse pour le veau naissant qui sont passés de 0,85 $ la lb à environ 0,50 $.Cela serait possiblement dû au fait que les Américains n\u2019achètent plus nos veaux vivants depuis la mise en vigueur des nouvelles restrictions imposées.La vente des veaux de plus de deux semaines.devrait favoriser des prix à la hausse.De plus, la demande de petits veaux laitiers pour l\u2019élevage de veau de lait lourd de lait ou de grain est croissante ; elle dépasse actuellement l\u2019offre.«Des critères ont été établis pour s\u2019assurer que les veaux prêts à l\u2019abattage ont bien deux semaines, explique Jean-Pierre Robert, vétérinaire et surveillant régional à Agriculture Canada.Nous ferons un examen avant l\u2019abattage pour vérifier que le nombril est apparent.De plus un examen de la dentition et le développement de la corne des sabots sont autant d\u2019indices de l\u2019âge du veau.Après l\u2019abattage, nous vérifierons, le contenu en eau de la viande, sa texture, etc.En fait ce sont un ensemble de facteurs qui nous permettront de savoir que le producteur n\u2019a pas essayé de tricher.\tC.d.G.PAGE 8 \u2014 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 27 DÉCEMBRE 1990 SOLANGE 1990, des sommets, des petites et PARLE grandes victoires Pour le mouvement des femmes, I990 a été comme un deuxième souille avec le sommet du 50e anniversaire du droit devote des femmes.Cette ascension des 50 heures du féminisme a transfiguré l\u2019image des femmes au Québec.Pendant deux mois, des rencontres régionales nous avaient acheminés a ce grand happening historique.Il y eut aussi la grande cérémonie à dimension réparatrice à la mi-avril où 1000 femmes de partout au Québec avaient répondu à l\u2019invitation de l\u2019Assemblée des évêques du Québec.Ces « pleins leux »sur le féminisme ont permis aux femmes de sympathiser sur les grandes absentes de la Polytechnique, de célébrer les petites et grandes victoires féministes de ce demi-siècle.Ce second 1 ilés lors de séparations, divorces ou décès.L'accès à l\u2019assurance-chômage malgré l\u2019excès de prudence des intervenants se raffine pour les collaboratrices employées dans l\u2019entreprise familiale et leur donne droit aux autres bénéfices sociaux du système comme les congés de maternité.Les grandes lignes du projet de loi sur les normes du travail viennent préciser des avantages sociaux aux collaboratrices salariées.La plus grande victoire du féminisme, cette année, est gagnée après une bataille de huit ans de madame Louise Lacroix, de Trois-Rivières, qui a vu sa cause agréée par la Cour suprême.
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