La terre de chez nous, 30 avril 1992, Supplément 1
[" wm:\\ QUEBEC \\S 11 riS Supplément de La Terre de chez nous mai 1992 * Equipement Les presses à balles rondes Dossier Le mariage des plantes fourragères Ensilage en plastique conventionnel ou film étirable ?Campagne de promotion du veau lourd CO-OP Une gamme de blocs minéraux adaptée à vos besoins En instance de brevet PRO-BLOC PRO-BLOC 20 PRO-BLOC 40 \t\t\t6/2 Pour un apport de minéraux essentiels au pâturage.Également riches en vitamines et en sélénium.Bloc protéique et minéralisé qui complémente le pâturage en période de surpaissance.Aide à minimiser les désordres métaboliques (indigestion, acidose, fourbure) lorsque la ration est très acidifiante surtout en période de finition.Contactez votre coopérative dès aujourd'hui «I COOPÉRATIVE FÉDÉRÉE DE QUÉBEC PRODUCTIONS ANIMALES BCwB$5 Vol.6 no 2 mai 1992 Supplément de La Terre de cher nous (TCN), mai 1992, publié en collaboration avec la Fédération des producteurs de bovins du Québec (FPBQ) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555 Roland Thenien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 (514)679-0530 Comité directeur Gaétan Bélanger (FPBQ) Hugues Bclzile (TCN) André Moreau (FPBQ) France Groulx (TCN) Directeur Hugues Bclzile Rédacteur en chef Michel Bélair Rédactrice en chef adjointe et responsable de la publication France Groulx Secrétaire de rédaction Ginelte Rlomlin Responsable de la production Carole Lalancette Collaborateurs André Amyot.Kénald Bourgeois.François Canivet.Ann Fomasier, René Ledoux.Hélène V.Petit.Philippe Savoie.Donald Tremblay Montage La Terre de chez nous Sortie sur films Rive-Sud Typo Service Inc.Pelliculage Photo Litho Gantnta Impression Southall! Prestige Directeur de la publicité Réal Loiscau Représentants publicitaires Christian Guinard.Robert Bissonnelte, Sylvain Joubert Représentant hors Québec Maurice R Beaudry (416)363-0522 Fax (416)670-9620 Photo page couverture Danielle Morin.Saint-Gervais.Bcllechassc Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Micheline Courchesnc Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Prochaine parution août IW2 Dale île lunihéc |>ubltc itatrc 3 juillet IW2 Note: Le» niée» exprimées dans ce magazine n'engagent que la responsabilité des auteurs.Dans la présente publication, le générique masculin est cmplo>é sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte.¦I ÉDITORIAL otre Fédération tenait les 8 et 9 avril dernier son assemblée générale annuelle sous le thème «Du producteur au consommateur., prenons le leadership».Ce thème met en relief qu\u2019on ne produit pas uniquement pour le plaisir, mais pour nourrir les consommateurs.Mieux on connaîtra les besoins spécifiques de nos clients, mieux on pourra se distinguer de la compétition.Ce thème reflète aussi la nécessité pour le producteur d\u2019être efficace, de l\u2019entreprise en passant par tous les échelons de l\u2019industrie, jusqu\u2019à la table du consommateur, afin de retirer le maximum de profits du travail investi.Je suis également convaincu de la nécessité pour l\u2019industrie de passer par la concertation entre tous les intervenants.Ces gens sont nos alliés, pas nos ennemis.Il m\u2019apparaît d\u2019autre part évident que l\u2019initiative de concertation de tous les intervenants de l\u2019industrie, y compris les représentants du gouvernement, ne peut venir que des producteurs eux-mêmes.Cette philosophie guide actuellement les administrateurs de votre Fédération pour faire face au défi qui émerge du nouveau contexte mondial.Seuls les plus forts pourront s\u2019en sortir.Cela est vrai dans chacune de nos entreprises mais aussi pour votre Fédération.La force de notre Fédération découle essentiellement du fait qu\u2019elle regroupe cinq productions bovines.Étant regroupés, ces secteurs mettent en commun leur savoir, leurs expériences et surtout le poids de leur nombre.L\u2019union fait la force.Ce vieil adage est toujours d\u2019actualité.Le MAPAQ tiendra les 11, 12 et 13 juin prochain un sommet sur l\u2019agro-alimentaire québécois sous le thème «À l\u2019heure des choix».On veut susciter une réflexion collective et arriver à un consensus sur les grandes avenues à privilégier en matière de soutien agricole.C\u2019est dans le cadre de ce type de sommet tenu en 1979 que le gouvernement québécois de l\u2019époque avait misé sur le développement de la production bovine, des céréales et de l\u2019horticulture comme axes prioritaires de développement de l\u2019agriculture au Québec.Si la production bovine veut être choisie une seconde fois, elle devra faire preuve d\u2019excellence tant au niveau de la production qu\u2019au chapitre de la mise en marché.Dans le contexte actuel où les ressources financières gouvernementales sont limitées, les interventions de l\u2019État doivent s'avérer les plus efficaces possible.Cependant, je suis persuadé que le Québec dispose des ressources en sol, climat, bâtiment, capital financier et humain, requises pour faire de la production bovine, l\u2019une des productions agricoles les plus rentables et les plus aptes à couvrir l\u2019ensemble du territoire québécois.Le potentiel est là, nous en avons la preuve avec des exemples concrets d\u2019entreprises bovines qui réussissent malgré le contexte actuel difficile.Il faut maintenant étendre ces exemples de succès à l\u2019ensemble des fermes bovines et, mieux encore, aux autres segments de l\u2019industrie.Pour y arriver, il faudra revoir le soutien à l\u2019agriculture et l\u2019orienter de sorte qu\u2019il améliore substantiellement notre compétitivité, tant aux niveaux des fermes que dans l\u2019industrie de la transformation.Il n\u2019y a pas de place au gaspillage et à l\u2019inefficacité.Dans cet esprit, le Conseil d\u2019administration de la Fédération a entamé récemment une réflexion afin justement d'identifier des solutions concrètes de développement et de consolidation de la production bovine au Québec.Cette réflexion doit absolument se poursuivre partout dans la structure de l'UPA, mais aussi dans chacune de nos entreprises.Plus que jamais, les producteurs de bovins devront faire preuve de créativité, d\u2019unité, de discipline, de flexibilité et de dynamisme.Les prochains mois seront déterminants pour l\u2019avenir de la production bovine au Québec.Non seulement aurons-nous à démontrer aux gouvernements les avenues pour rentabiliser notre industrie, mais une partie de bras de fer va se jouer également entre tous les intervenants de l\u2019agro-alimentaire sur le partage des ressources financières de l'État.Plus que jamais les producteurs de bovins ont besoin d'une Fédération qui soit forte pour les représenter et les défendre là où les enjeux se dessinent et se déroulent.Le succès de cette entreprise repose d\u2019abord et avant tout sur l\u2019appui, la confiance et l\u2019unité dont sauront faire preuve les producteurs de bovins à la base.L\u2019avenir est entre vos mains.André Moreau, président FPBQ Bovins du Québec/Mai 1992 3 ¦ EQUIPEMENT Les presses à balles rondes Plusieurs avantages, quelques inconvénients Philippe Savoie et Donald Tremblay * * A.*-\u2022 Mm»' m r I ggÉEESk ST'tëi 4 Bovins du Québec/Mai 1992 Les presses à balles rondes modernes sont munies de trois composantes essentielles: un ramasseur d\u2019andains, une chambre de formation de la balle et un mécanisme d\u2019attache.Les balles rondes ont des largeurs variant de 1,2 à 1,7 mètres et des diamètres de 1,2 à 1,8 mètres.En pratique, les presses utilisées pour le fourrage ont une largeur de 1,2 m parce que les couloirs d\u2019alimentation dans les étables sont étroits.De plus, le diamètre le plus souvent offert est de 1,2 m pour satisfaire le marché de l\u2019ensilage de balles rondes.En effet, les balles rondes récoltées pour l'ensilage sont beaucoup plus lourdes que les balles sèches de même volume.Par contre, pour la récolte du Les presses à balles rondes permettent d\u2019épargner la main-d'oeuvre pendant la récolte et ne coûtent pas plus cher que les presses à petites balles rectangulaires.Par contre elle peuvent causer des difficultés pour la récolte rapide des fourrages de qualité.Déjà dans les années 1940-1950, il existait des presses qui formaient des petites balles rondes de foin pesant 20 à 40 kg.Un des attraits des balles rondes était de pouvoir les laisser au champ; les gouttelettes de pluie avaient tendance à rouler sur les côtés de la balle plutôt que de s\u2019infiltrer.Durant les années 1970-1980, les manufacturiers ont développé des presses à balles rondes de gros volume, pouvant former des balles jusqu\u2019à 1 000 kg.Ces nouvelles machines permettaient de réduire la main-d\u2019oeuvre pour la récolte des foins.Aujourd\u2019hui, plusieurs fabricants offrent un grand choix de presses à balles rondes; on a répertorié 56 modèles disponibles au Québec.Avant de se lancer dans cette technique, il y a lieu de comprendre comment elle fonctionne et comment elle peut dans certains cas faciliter la récolte des fourrages et de la paille.Variations du diamètre EQUIPEMENT foin ou de la paille, on a avantage à faire des balles de gros diamètre, jusqu\u2019à 1,5 m.Certains modèles, à chambre variable, permettent d'ajuster le diamètre en fonction du poids et du matériel récolté.Les ramasseurs d'andains des presses à balles rondes sont munis de doigts placés sur trois ou quatre barres.Certains fabricants offrent en option un hacheur fixe qui coupe le fourrage grossièrement (50 à 100 mm) avant de l\u2019envoyer dans la chambre de formation de la balle.Ce hachage aurait l\u2019avantage d'augmenter la densité des balles et d\u2019améliorer la fermentation des balles humides enrubannées.Centre mou, centre dur Il existe deux modèles de presses à balles rondes: celui à chambre variable et celui à chambre fixe.Les presses à chambre variable ont un mécanisme flexible, généralement un agencement de rouleaux et courroies.Ce mécanisme commence la compression du fourrage dès le début de la formation de la balle.Ainsi la balle est comprimée à peu près également tout au long de sa formation.On dit que les balles formées par une chambre variable ont une densité uniforme et un centre dur.Avec les presses à chambre fixe, les premiers enroulements de la balle sont complétés sans pression radiale.C'est seulement lorsque l\u2019enroulement atteint le diamètre de la chambre (normalement 1,2 m) que des rouleaux à position fixe commencent à exercer une pression.On dit que les balles formées par une chambre fixe sont plus denses en périphérie et ont un centre mou, ou moins dense.Quel modèle choisir entre la chambre variable et la chambre fixe?Pour la récolte du foin, la chambre fixe a l\u2019avantage de laisser l'air circuler plus facilement à travers le foin moins dense du centre.De plus, si on pense entreposer les balles à l'extérieur, les balles de chambre fixe ont une périphérie plus dense qui facilitera l'écoulement de l'eau de pluie.En pratique, on ne recommande pas l'entreposage extérieur du foin au Québec et l\u2019avantage d'une haute densité périphérique est donc plutôt limité.Pour la récolte de balles rondes humides destinées à l'ensilage, la chambre variable peut présenter un certain intérêt du fait que le fourrage est plus dense.Il y a donc moins d'oxydation et moins de pertes durant la fermentation.Cependant les presses à chambre fixe, en particulier celles munies en option du système de hachage grossier, permettent d\u2019atteindre des densités presque aussi élevées.Système d\u2019attache La plupart des presses à balles rondes utilisent de la ficelle synthétique à raison de 10 à 20 tours par balle.Les balles rondes permettent d'épargner jusqu\u2019à 80% de la ficelle normalement requise pour les petites balles rectangulaires.Certains modèles utilisent des filets.SJ suffit alors de faire un tour et demi pour bien attacher la balle.Les filets sont plus coûteux que la ficelle mais ils diminuent le temps d\u2019attache.Il existe aussi des systèmes qui enveloppent la balle avec un film de polyéthylène.Ceci peut être utile pour le foin qu\u2019on veut entreposer à l\u2019extérieur.Avantages et inconvénients Les presses à balles rondes ont l\u2019avantage d\u2019épargner la main-d\u2019oeuvre au champ pendant la récolte.Un seul homme peut récolter tandis qu'un autre peut transporter les balles au site d\u2019entreposage.Lorsque les balles sont laissées au champ pendant un certain temps, l\u2019opération de transport peut même être différée: un seul opérateur peut faire la récolte.La plupart des presses à balles rondes permettent de récolter le fourrage sec ou humide (jusqu'à 60% de teneur en eau et plus parfois).Une seule machine sert donc à récolter du foin ou de l\u2019ensilage.De plus, les presses à balles rondes ne coûtent pas plus cher que les presses à petites balles rectangulaires: les prix varient de 10 000 à 20 000 $ selon la grosseur et les options.Un inconvénient important des balles rondes est la difficulté de faire du foin de qualité.Les balles rondes ne se prêtent guère à la ventilation en grange.Il faut donc laisser sécher les andains plus longtemps au champ, avec le risque de pertes additionnelles dues à la pluie et aux manipulations d\u2019an-dains.Un moyen de réduire les pertes au champ consiste à récolter le foin plus mûr mais il est alors plus fibreux et sa valeur alimentaire est réduite.Un autre inconvénient de la presse à balles rondes est qu\u2019elle nécessitera éventuellement d\u2019autres investissements: une enruban-neuse si l\u2019on veut faire de l'ensilage, et une dérouleuse ou une déchiqueteuse pour faciliter l\u2019alimentation.Un troisième inconvénient est la difficulté de manutention et la faible économie d\u2019échelle lorsqu\u2019on entrepose plus de 200 tonnes de matière sèche de fourrage (1 000 balles rondes) par année.La presse à balles rondes offre donc un choix valable pour la récolte de la paille et du fourrage, grâce à sa polyvalence.Avant de la choisir toutefois, il faut comparer la technique avec les autres disponibles et tenir compte des contraintes de main-d\u2019oeuvre, capital et exigences alimentaires du troupeau.¦ *\tPhilippe Savoie, agronome et ingénieur, Ph.D., est chercheur pour la Station de recherches de Len-noxville d\u2019Agriculture Canada et est localisé à Sainte-Foy.*\tDonald Tremblay, agronome et ingénieur, M.Sc., est professionnel de recherche au département de génie rural de l'Université Laval à Sainte-Foy.Bovins du Québec/Mai 1992 S DOSSIER Le mariage des plantes fourragères François Canivet * Le brome s\u2019avère une alternative très intéressante à la fléole.Il persistera plus facilement lorsqu\u2019il est semé en mélange avec la luzerne.intensification de la recherche dans le domaine des plantes fourragères a permis d\u2019augmenter le nombre des cultivars des espèces offertes aux producteurs que nous avons connus depuis quelques années.Le choix désormais très vaste permet de sélectionner les cultivars en fonction de leurs caractéristiques individuelles, de leur adaptation au sol, de leur exploitation et de leur utilisation.Malgré les qualités individuelles de toutes les espèces, il n\u2019est pas toujours facile de les associer, et il est donc important de choisir des cultivars de maturité identique et de les sélectionner en fonction de leur agressivité et de leur pouvoir d\u2019envahissement.Ainsi le brome et surtout le dactyle, compagnons idéals de la luzerne, seront trop compétitifs pour des espèces telles que le lotier voire même le trèfle.La régie et la fertilisation de ces mélanges doivent également tenir compte des caractéristiques de chaque espèce utilisée.La luzerne domine bien entendu au chapitre de la popularité.Toutefois, malgré ses qualités indiscutables, il ne faut pas oublier qu\u2019elle s\u2019adapte parfois difficilement à la régie intensive, à un pâturage excessif ou à des fauches trop fréquentes.Très recherchée par les producteurs laitiers, plus particulièrement à cause de sa haute teneur en matière protéique et de son regain rapide, elle n\u2019obtient pas toujours le même succès auprès des éleveurs de bovins de boucherie.Ceux-ci ont tout avantage à orienter leur production vers des mélanges où la luzerne est accompagnée d\u2019un fort pourcentage de graminées.D\u2019autres espèces de fourrages peuvent dans bien des cas s\u2019adapter plus facilement aux besoins spécifiques des bovins de boucherie.Lotier, fléole et brome Dans la famille des légumineuses, citons tout d\u2019abord le lotier qui possède une bonne capacité d\u2019adaptation.Le lotier persiste dans les sols insuffisamment drainés et dont le pH peut varier de 5,5 à 6,5.Lent à s\u2019établir, le lotier a rebuté de nombreux agriculteurs déçus par une expérience manquée.Pourtant en prenant les précautions nécessaires qui consistent essentiellement à limiter la concurrence d\u2019autres espèces ou de mauvaises herbes, le lotier associé à la fléole convient parfaitement au pâturage de longue durée tout en produisant un ensilage d\u2019excellente qualité.Parmi les autres légumineuses notons le trèfle blanc Ladino qui est aussi très apprécié pour le pâturage.Très productif sur presque tous les sols, sauf les sables secs, il présente toutefois des risques de météorisation (ballonnement) élevés surtout lors d\u2019un développement excessif.Ce problème est inexistant dans le cas du lotier.Quant au trèfle rouge, il possède avant tout une grande souplesse d\u2019adaptation.Néanmoins, difficile à récolter en foin sec, il est peu persistant et doit être utilisé de préférence dans les rotations courtes.Sur la liste des graminées, la fléole reste de loin l\u2019espèce la plus convoitée au Québec.Facile à implanter, possédant une excellente résistance au froid et à un enneigement important, la fléole demande cependant des sols ayant une capacité de rétention d\u2019eau élevée et bien pourvus en éléments minéraux.Semée en mélange avec la luzerne, elle ne parvient pas toujours à compé-titionner.À la coupe initiale, la fléole rivalise avec sa compagne mais plus tard en saison, ayant un regain très lent, elle supporte mal la concurrence et disparaît souvent très rapidement.Par contre, associée à des légumineuses moins envahissantes telles que le trèfle rouge ou le lotier, elle produit un fourrage de bonne qualité.Le brome s\u2019avère une alternative très intéressante à la fléole.Il persistera plus facilement lorsqu\u2019il est semé en mélange avec-la luzerne.Sa teneur en protéine est en moyenne légèrement supérieure à celle de la fléole, et malgré la croyance générale, il conserve très bien sa digestibilité, même-après avoir atteint sa maturité.Son feuillage abondant reste vert tout au long de sa croissance et produit un fourrage de très grande valeur alimentaire, même en cas de récolte tardive.Son développement raci-naire s\u2019effectue sous forme de rhizomes et lui permet ainsi de combler les espaces libres laissés par une disparition éventuelle de 6 Bovins du Québsc/Mal 1992 DOSSIER la luzerne.Sa rusticitié lui donne une pérennité qui assure une production satisfaisante pendant une période de quatre à cinq ans.Malgré toutes ses qualités, le brome n\u2019occupe pas le rang qui lui revient sur le marché québécois soit seulement de 6 à 7% du volume des graminées.Le dactyle ce méconnu Le dactyle est encore moins utilisé que le brome, et il ne représente qu\u2019environ 3 à 4% des ventes de graminées.Pourtant il s\u2019associe très bien à la luzerne, particulièrement pour la production d\u2019ensilage.S'il est vrai qu\u2019il la domine parfois dans certains sols trop riches en matière organique, il est tout aussi juste d\u2019affirmer que le dactyle favorise la production de fourrages dont l\u2019équilibre légumineu-se/graminée reste sensiblement le même, coupe après coupe.Le dactyle donne un fourrage très digestible qui, riche en protéines, garde son appétence.Mais son exploitation est souvent considérée délicate, car l\u2019intervalle entre le début de montaison et l\u2019épiaison est assez court.Il est donc parfois difficile, à cause de mauvaises conditions climatiques, de le couper au moment opportun pour éviter la présence de tiges.En ensilage à la première coupe, la présence de tiges n\u2019est pas catastrophique car même à l\u2019épiaison la digestibilité reste élevée.Le dactyle supporte plutôt mal les hivers rigoureux, suivant en cela l\u2019exemple de la luzerne.La formation d\u2019une couche de glace à la surface du sol cause la perte totale du dactyle.Par contre dans de nombreux cas, sa moyenne de survie est aussi bonne que celle du brome.En contrepartie, il offre une résistance à la sécheresse bien supérieure à celle de la fléole.Pour terminer, notons qu\u2019il y aurait avantage à pratiquer le semis en rangs alternés pour les mélanges afin d\u2019obtenir un meilleur maintien de ces associations et de conserver ainsi une bonne homogénéité.Il faut noter, que malgré une apparition plutôt timide sur le marché, les semoirs destinés à l\u2019exécution de tels semis sont maintenant disponibles chez certains de nos distributeurs d\u2019équipement agricole.¦ * Directeur des Semences Pride Québec DES VEAUX RECORDS LAC.\\/ô LACVOR ELEVAGE EST UN ALIMENT D'ALLAITEMENT DE TRÈS HAUTE QUALITÉ.DE PLUS.IL VOUS PERMET D'UTILISER LA TECHNIQUE UNE SEULE BUVÉE PAR JOUR.ÉCONOMIE DE TEMPS ET D\u2019ARGENT ELEVAGE FABRIQUE PAR GROUPE LACTEL DISPONIBLE DANS VOTRE COOPERATIVE LOCALE Bovins du Québec/Mal 1992 7 ¦ DOSSIER L\u2019ensilage des balles rondes Plastique conventionnel ou film étirable?André Amyot, agr.* entreposage pour couvrir un groupe On observe parfois des pertes Importantes suite à la détérioration prématurée du plastique.On devrait toujours en utiliser un de première qualité pour la protection des ensilages.Il y a maintenant plus de dix ans que la conservation des fourrages sous forme d\u2019ensilage de balles rondes a fait son apparition chez nous.Cette méthode a connu un développement important depuis ses débuts et nous connaissons mieux aujourd\u2019hui les conditions de réussite d\u2019un tel ensilage.Film conventionnel Les premiers ensilages de balles rondes ont été faits dans des sacs qui servaient à entreposer une balle à la fois.Puis sont apparus les tubes permettant d\u2019entreposer 20 ou 60 balles sur une longueur de 100 pieds.Certains de balles, utilisent les films de polyéthylène vendus pour les silos-meules.Ces méthodes d\u2019entreposage peuvent assurer une bonne conservation de l\u2019ensilage à condition que la fermeture soit étanche et que le plastique soit maintenu en place à l\u2019aide de sacs de sable par exemple.Les tubes de 0,006 po.(150 microns), d\u2019épaisseur résistent mieux au vent et aux conditions hivernales que les sacs de 0,004 po.(100 microns), cependant lorsqu\u2019il se produit une perforation, dans un cas comme dans l\u2019autre, l\u2019air qui s\u2019introduit peut circuler librement entre la balle et le plastique.Il faut donc protéger le site contre les rongeurs et autres prédateurs.La propreté d\u2019un site est le meilleur moyen préventif alors que les appâts empoisonnés peuvent être utiles en cas d\u2019infestation.Une clôture de tôle surmontée d\u2019une clôture électrifiée assurera une protection à la fois contre les rongeurs et les grands animaux.Malgré toutes ces précautions, les pertes moyennes sont de 8%.Faibles pour une courte période, les pertes augmentent avec la durée de l\u2019entreposage.Film étirable Les balles recouvertes avec un film étirable 8 Bovins du Québoc/Mal 1992 DOSSIER sont moins susceptibles de se retrouver en présence d\u2019air puisque le plastique adhère parfaitement à la balle.Une perforation a généralement des conséquences moins graves qu\u2019avec un film conventionnel.Les pertes peuvent être très faibles avec ce système (4% en moyenne et moins de 1% dans les bonnes conditions) si on prend les précautions suivantes : Soit 1- confectionner une balle de forte densité, enrober la balle tôt après le pressage et bien centrer le rouleau de plastique par rapport à la balle, afin de réaliser un enrobage uniforme; 2-recouvrir la balle deux fois en faisant chevaucher les bandes successives de 50%, afin d\u2019appliquer quatre épaisseurs de plastique tout en ayant des joints doubles, et finalement; 3- ralentir la vitesse de pose du film par temps chaud, afin de ne pas l\u2019étirer de plus de 50%.Le film étirable perd un peu d\u2019étan- chéité à mesure que la durée d\u2019entreposage allonge.La perte d\u2019étanchéité par les faces planes est plus grande que par les faces arrondies de la balle.Il serait donc préférable d\u2019empiler les balles debout plutôt que couchées.De plus le film blanc serait favorable à une meilleure étanchéité que le noir.Après un séjour au soleil, le film noir est plus chaud, de sorte que les couches successives peuvent glisser les unes sur les autres et faire perdre l\u2019étanchéité.Dans les mêmes conditions, le blanc reste tiède et garde ses propriétés.Qualité du plastiqua On observe parfois des pertes importantes suite à la détérioration prématurée du plastique.Pour cette raison, on devrait toujours utiliser un plastique de première qualité pour la protection des ensilages.Dans le cas des ensilages sous film conventionnel, on recommande d\u2019utiliser un film de Kverneland Pour l'agriculteur créatif et visionnaire A \"SILAWRAP Un choix sans égal || et en équipement de série, la technologie Kverneland mondialement reconnue.MODÈLE DEMOROUE Plusieurs options disponibles: \u2022\tRampe hydraulique de déchargement \u2022\tArrimage et coupe automatique du film \u2022\tCompte-tours, etc.MODELE PORTE (SUR 3 PT) \u2022Contrôlé à partir du siège de l'opérateur \u2022Auto-chargeur \u2022Table basculante \u2022Coupe-film intégré MODÈLE 758 U82 Demandez votre copie gratuite d'une documentation très explicite sur ' L'ensilage en balles rondes'.|/»/ûrnpbnrl 1200 Rocheleau, Drummondville ivvcmckuia (Qc) )2C 5Y3 tél.(819) 477.2055 DOCUMENT 7 ENSILAGE EN BALLES BONDES*\t] NOM_________________________ ADRESSE_______________________ TÉLÉPHONE\t___________ MARQUE DE TRACTEUR DEPLIANT BOVIN 5/92 Bovins du Québec/Mai 1992 9 ¦ DOSSIER qualité ensilage rencontrant la norme BNQ 0322-650 du Bureau de la normalisation du Québec.Il n\u2019existe pas de norme semblable pour les films étirables.La capacité d\u2019étirage du film, sa résistance mécanique, sa durée de vie et l\u2019étanchéité des couches successives sont toutes des caractéristiques importantes.Une bonne capacité d\u2019étirage permet au film de conserver toutes ses propriétés mécaniques après avoir été travaillé.La résistance mécanique diminue les risques de perforation par les tiges du fourrage et de déchirures en cours de manipulations.Une bonne étanchéité est primordiale pour la conservation des ensilages.Elle dépend de la parfaite adhésion des couches successives qui est elle-même fonction de l\u2019élasticité du film et de son effet collant.La durée de vie du film doit être suffisamment longue pour protéger les balles jusqu\u2019à la période d\u2019utilisation.Elle dépend entre autres de la résistance aux variations de température et aux rayons ultra-violets.Des tests effectués sur des films *de fr.1*h éti\u2019iaCie fiend u*t fieu détuHcAéité à metune que (a dunée d 'entnefioduqe cUOutqe.\tfiente d étuucAéité fuxn tet facet fUuuet ett fUut ÿtande que fiux tet facet uxnoudiet de tu Culte.*)ï tenait doue fméfanuâle de tet emfiilen deCaut fdutât que cauc/teet.\u201cDe fdut te fcùn Cluuc tenait fawvtuCle à une meitleune étuncCéité que te nain.étirables de marques différentes ont montré des différences importantes dans la durée de vie des films commercialisés.Puisqu\u2019il n\u2019existe pas de normes minimales et que les caractéristiques des films n\u2019apparaissent pas sur l\u2019emballage, la meilleure recommandation qu\u2019on puisse faire est de ne pas lésiner sur le prix.Teneur en matière sèche La teneur en matière sèche qui permet d\u2019obtenir un ensilage de balles rondes parfaitement stable se situe à 40% pour les graminées et à 50% pour les légumineuses.Un ensilage plus humide voit sa qualité diminuer lorsque la durée d\u2019entreposage est longue.Sous film étirable, on peut réussir un ensilage plus humide que sous film conventionnel, soit à 30% de matière sèche avec très peu de pertes dues aux moisissures.Cet ensilage conservera sa qualité originale pendant quatre mois, pour ensuite se détériorer.Un ensilage plus sec demeurera plus stable suite à une longue durée d\u2019entreposage (Tableau 1).TABLEAU 1 Qualité de l'ensilage de balles rondes en fonction de la teneur en matière sèche et de la durée d\u2019entreposage (1)(2) Ensilage à 30% M.S\tEnsilage à 50% M.S.Durée d\u2019entreposage (mois)\tPh(2)\tAzote ammoniacal (% de N Total)\tPh(3)\tAzote ammoniacal (% de N total) 1,5\t4,6\t20\t5,2\t6 4\t4,6\t20\t5,2\t6 10\t4,9\t25\t5,2\t8 (1 ) Ensilage de luzerne et mil (50:50) sous film étirable (2)\tLe pH qui assure la stabilité d'un ensilage à 30% de matière sèche est de 4,4 (3)\tLe pH qui assure la stabilité d'un ènsilage à 50% de matière sèche est de 5,2 Densité Les presses à chambre fixe et les presses à chambre variable donnent toutes les deux des balles de densité adéquate pour assurer une bonne conservation, lorsqu\u2019elles sont opérées à la pression maximale recommandée.Cependant lorsque les balles sont confectionnées sans appliquer une pression adéquate, 10 Bovins du Québec/Mai 1992 on observe une baisse significative de la qualité de l\u2019ensilage sous film conventionnel après une longue période d\u2019entreposage (10 mois).Par contre, la qualité de l\u2019ensilage sous film étirable n\u2019est pas influencée par la densité des balles lorsque l\u2019enrobage est réalisé peu de temps après le pressage.Des précautions additionnelles au moment de la mise en silo et de la reprise assureront l\u2019obtention d\u2019un ensilage de meilleure qualité.Les balles devraient être mises sous plastiques dans les heures qui suivent le pressage pour éviter le chauffage et le brûlage inutile de sucres.D\u2019autre part, lorsque l\u2019ensilage est alimenté en saison chaude, il faut assurer un prélèvement minimum (au moins une balle par jour dans le cas d\u2019un groupe de 20 balles placées en ligne) pour éviter le chauffage des dernières balles à être alimentées.Aujourd\u2019hui l\u2019ensilage en sac ne se pratique plus à cause de la lenteur des chantiers, des coûts élevés de plastique et des pertes élevées.L\u2019ensilage sous film conventionnel en groupe de 20 à 60 balles constitue une méthode économique de faire de l\u2019ensilage de balles rondes mais implique généralement des pertes plus élevées que l\u2019ensilage sous film étirable.La capacité journalière des chantiers de balles en ligne est plus grande que celle des chantiers de balles enrobées individuellement au site d\u2019entreposage.De nouvelles enrobeuses permettent de recouvrir les balles placées en ligne avec un film étirable, joignant ainsi les avantages de l\u2019entreposage en ligne (rapidité, économie de plastique) à ceux du film étirable (réduction des pertes, meilleure qualité après une longue durée d\u2019entreposage).Cependant, quelle que soit la machine utilisée, la réussite de la conservation dépendra toujours de la teneur en matière sèche de l\u2019ensilage, de la densité des balles, de la qualité du plastique et des précautions prises lors de la mise sous plastique.¦ * Service de la Zootechnie, Descham-bault, MAPAQ les BflaEs Boudes.Combien
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.