La terre de chez nous, 7 août 2003, Supplément
[" AOUT-SEPTEMBRE 2003 SUPPLEMENT DE LA TERRE DE CHEZ NOUS «\u2022 rt.J?¦» U S -TV\u2019 wmt ip® « WP'M js^Shk -¦?.- itRjWR r \u201c«A ifw #P \u2018 Î5,.XH ¦Jf WV MIL MALADIE DE LA VACHE FOLLE DOSSIER *n/ * ?REPORTAGE : VEAUX DE LAIT *> V \u2022J ' ¦» ïW, 0 0000 Vaut l\u2019élevage de veaux de tail lourds ScotcUt etupaye SIEGE SOCIAL 540, rue Martineau, St-Hyacinthe (Québec) J2S 8B1 Tél.: (450) 796-5874 Fax: (450) 796-4345 CENTRE D\u2019ABATTAGE 1591 Chemin Ste-Claire, La Plaine (Québec) J7M 1M2 Tél.: (450) 478-2055 1 800 251-2055 Fax: (450) 478-4589 www.ecolait.com UN PARTENARIAT L\u2019ELEVEUR ET LE TECHNICIEN La constance de nos recherches depuis plus de 22 ans, nous permet d\u2019offrir à chaque élevage, l\u2019assistance la mieux adaptée ainsi qu\u2019un suivi informatique des meilleures performances réalisées grâce aux 70 000 veaux que nous produisons annuellement.Afin de satisfaire aux conditions sanitaires, d\u2019hygiène, de qualité supérieure et pour une meilleure rentabilité de leurs activités, notre équipe de techniciens spécialisés offre aux éleveurs une combinaison d\u2019efforts et de conseils pour leurs installations, système de ventilation et agencement des bâtiments.Ils apportent également une aide précieuse au niveau de la phophylaxie, grâce aux concepts élaborés dans les grandes entreprises européennes, leader mondiaux dans la production vitellière.Les productions animales doivent s\u2019adapter en permanence à un environnement en constante évolution.Pour cela, chacun doit maîtriser parfaitement ses techniques d\u2019élevage et les faire évoluer en tenant compte des contraintes imposées par la disponibilité des animaux ainsi que par les besoins des consommateurs. VOLUME 17, NO 4\tAOÛT-SEPTEMBRE 2003 ÉDITORIAL La crise de la vache folle FPBQ INFO Bourse universitaire De nouveaux visages à la Fédération Les stagiaires 2003 Portes ouvertes sur les fermes du Québec Démystifions la production bovine IDENTIFICATION ET TRAÇABILITÉ La traçabilité : c est I affaire de tous! Une crise qui perdure.12 Coup d'œil sur l'enquête 13 Les interventions de la Fédération 15 Programme Canada-Québec de redressement de l'industrie bovine 17 Vache-veau Quelles sont les alternatives?19 Au-delà du poids idéal de marché 21 22 24 26 27 32 34 35 ASSURANCE QUALITÉ Quality Starts Here / L analyse des dangers et la maîtrise des points critiques (HACCP) PRENEZ SOIN DE VOTRE VÉTÉRINAIRE La contention des animaux, sauvez du temps! REPORTAGE VEAUX DE LAIT Ferme Kaseveau La puissance de la jeunesse SANTÉ Quels sont les délais liés à une nécropsie?SANTÉ Vache-veau Enquête sérologique sur la leucose bovine enzootique au Québec SANTÉ Piétain d'Italie Connaissez-vous la dermatite digitée?PRÊT SANS INTÉRÊTFPCCQ Campagne 2003-2004 PROMOTION VEAUX DE GRAIN Résolument vers la promotion avec les grandes chaînes d alimentation AGENCE DE VENTE VEAUX D EMBOUCHE Le Circuit des encans spécialisés (août 2003 à avril 2004) De nouvelles exigences Dates des enchères électroniques pour les veaux d'embouche de type semi-fini 2003-2004 40 43 45 46 REPORTAGE RACE TEXAS LONGHORN Tâter un peu du goût des Prairies BIENTÔT EXPO-BŒUF NOUVELLES DES RACES STATISTIQUES AGENCE DE VENTE VEAUX DE GRAIN Inventaire des veaux de grain Bien connaître les prévisions del offre VfS/w ¦TI: Ti, mm BOVINS DU QU 1:1) tC A O Ù T S V.I* T U M U K t 2 O O .) Maladie de la vache folle fc / \u201cSommes-nous Bovins du Québec est inséré dans La Terre de chez nous.Elle Informe les producteurs et productrices agricoles et autres personnes intéressées aux diverses activités rurales.À chaque semaine la TCN fournit à ses lecteurs des informations nui concernent la production et la mise en marché des produits agricoles et forestiers au Québec.Il vous suffit de remplir le coupon et d'y joindre un chèque ou mandat de poste éTordre de: La Terre de chez nous, Maison de l\u2019UPA, 555, boul.Roland-Ttierrlen, Lpngueuil (Québec) J4H 3Y9 Je desire m'abonner à La Terre de chez nous (au Québec) pour: ü 1 an: 46,01 S ?2 ans: 74,77 S - 3 ans: 97,77 S (Taxesincluses) Nom Adresse Code postal:.Tél.: No membre UPA Ci-joint la somme de :.Signature TPS: R 121B 5132 3\tTVQ: 1006 1126 05 uJüéEecT AOUT - SEPTEMBRE 2003 Supplément de La Terre de chez nous (TCN) Éditeur La Terre de chez nous Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therrien Longueuil (Québec) J4H 3Y9 Tel.: (450) 679-8483 Courriel: tcn@tcn.upa.qc.ca Site web: www.tcn.upa.qc.ca Responsables à la fédération Gaëtan Bélanger.Anne-Marie Christen Directeur Daniel Boulanger Rédacteur en chef responsable de la publication Victor Larivière Secrétaire de production Lorraine Trottier Collaborateurs Denise Audet, Michel Beaunoyer, Sylvie Boutin.Anne-Marie Christen.Geneviève Côté.Nathalie Côté.André Desrochers.Michel Dostie.Isabelle Ferland.Ann Fornasier.Marc Labelle.Guy Lapointe, Dennis Martin, Ève Martin, Daniel Zuchoski Caricature Ferme Verte Vallée senc Chef de production Carole Lalancette Infographie Annie Bisaillon, Karyne Bradley Séparations de couleurs Préimpression Ad Hoc Le Groupe Impression Imprimeries Solisco Directeur de la publicité Réal Loiseau Représentants publicitaires Christian Guinard.Sylvain Joubert.Sylvain Lalonde, Chantal Rainville Représentant hors Québec Jacques Long Tél.: (905) 335-5700 Fax : (905) 335-5001 Administration Jocelyne Gareau Tirage et abonnements Marie-Josée Rheault Dépôt légal Bibliothèque nationale du Québec Bibliothèque nationale du Canada ISSN 0832-5634 Ce magazine est publié 6 fois l'an et le tirage est de 42 000 copies.Prochaine parution : 9 octobre 2003 Date de tombée publicitaire : 11 septembre 2003 Note: Les idées exprimées dans ce magazine n'engagent que la responsabilité des auteurs.Dans la présente publication, le générique masculin est employé sans discrimination et uniquement dans le but d'alléger le texte. La crise de la vache folle Éditorial e 20 mai dernier, l'Agence canadienne d'inspection des aliments nous annonçait une terrible nouvelle : la découverte d'une vache albertaine atteinte de l'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB).Dès lors, les États-unis ont fermé hermétiquement leurs frontières à nos ruminants, bétail et viande! Une trentaine d'autres pays ont emboîté le pas.Et on connaît la suite.L'incertitude des premiers jours s'est vite transformée en stress quotidien et en difficulté de toutes sortes.Jour après jour, les producteurs ont vu leur revenu baisser de façon drastique, alors que les coûts de production étaient à la hausse! Aujourd'hui, tous les producteurs de bovins, peu importe leur secteur de production, sont directement affectés et subissent d'énormes pertes.Tous vivent des problèmes criants de liquidités.Il est grand temps que les aides financières promises par les gouvernements arrivent à la ferme.Malgré l'ampleur de la crise et toutes les pressions que nous subissons, j'aimerais ici souligner et remercier les producteurs pour ne pas avoir cédé à la panique.Je m en voudrais également de ne pas mentionner le travail des membres des comités de mise en marché, qui ont su.dès le début de la crise, mettre en place des stratégies éclairées dans un contexte extrêmement difficile.Si bien qu'aujour-d'hui, nous avons au Québec, toute proportion gardée, beaucoup moins d'animaux en attente sur les fermes que nos collègues de l'Ontario ou de l\u2019Ouest canadien.Coup de chapeau aussi aux producteurs du Québec qui ont accepté de suivre les directives de leur agence de vente.Remercions également les consommateurs qui, depuis le début de la crise, n'ont jamais perdu confiance en la qualité et l'innocuité de notre produit.Rappelons que dès les premiers jours, la Fédération a misé sur des relations de presse nourries et efficaces pour rassurer le consommateur.Les autorités gouvernementales ont également agi avec rapidité et transparence envers le public.Ces stratégies semblent avoir porté leurs fruits.Alors que dans tous les pays où la vache folle est passée, la consommation de viande bovine avait chuté de 50 % à 80 %, au Canada et au Québec, la consommation de bœuf et de veau s'est maintenue, voire même, légèrement augmentée.Pour la Fédération, il est toutefois décevant que, malgré les nombreuses démarches initiées, aucune chaîne d\u2019alimentation n'ait tenté de se démarquer par une stratégie agressive de bas prix.A ce jour, aucun consommateur canadien n'a « bénéficié » des bas prix payés aux producteurs.Cela est frustrant et, avouons-le carrément inacceptable! I! O V I N S OU Q U É B C C / mm Nous avons dénoncés officiellement cette situation.Espérons qu\u2019au cours des prochaines semaines, la situation aura changé.La déception est également grande du côté de nos gouvernements.L'embargo est, pour la Fédération, une mesure abusive basée sur des considérations politiques et commerciales qui n'a rien à voir avec la santé publique.L\u2019Organisation internationale des épizooties (OIE) est d\u2019ailleurs d\u2019avis qu'il s\u2019agit d'un événement épidémiologique exceptionnel « qui n'implique des restrictions que sur certains produits et certains animaux ».Et, toujours selon FOIE, les mesures de précaution ne doivent pas servir de prétexte à « utiliser des barrières sanitaires injustifiées », comme c'est le cas actuellement.Pour la Fédération, il est malheureux que le gouvernement canadien n'ait pas réussi à obtenir, à tout le moins, un embargo partiel.Et avec les résultats de l'enquête exhaustive réalisée par FACIA, cet embargo aurait déjà dû être levé! Souhaitons que l'intense balai diplomatique actuel obtienne rapidement les résultats escomptés.D'ici là, il est primordial que les gouvernements renflouent les comptes bancaires des producteurs.La Financière agricole du Québec a devancé de quelques semaines le versement de l\u2019avance de juillet aux producteurs de bouvillons, de veaux de grain et de veaux de lait.On demande aussi qu\u2019une nouvelle avance soit versée dès le mois de septembre prochain.C\u2019est une bonne chose, mais pour passer à travers la crise, ça nous prend un véritable programme d'aide financière.Or, le gouvernement du Québec a pris un mois pour annoncer sa participation au programme fédéral dévoilé à la mi-juin 2003! Et comme l\u2019embargo est toujours en place, les gouvernements se doivent déjà de réviser en profondeur ce programme, non seulement pour lui injecter des nouveaux fonds, mais aussi et surtout, pour qu'il couvre tous les secteurs de la production bovine et non seulement pour les bovins en inventaire avant le 20 mai et vendus pour des fins d'abattage.Il faut aussi compenser les producteurs qui subissent une hausse importante de leur coût de production.Enfin, il importe que le programme ne prenne fin que lorsque les prix du marché auront retrouvé leur cours habituel, lit pour que ce programme porte fruits, il doit être annoncé avant le début des encans spécialisés.La première vente a lieu le 21 août prochtfrçi.il n'y a plus de temps à perdre! |/\\y Xo-V «\t^ MICHEL DESSUREAULT Président AOUT - s E P T I: MURE 1 0 U j ¦¦ \u2014 5 DENISE AUDET* Bourse universitaire Afin d'encourager les étudiants en agronomie à s'intéresser davantage à la production bovine, la Fédération participait cette année au Programme de bourses d'excellence de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval.La Fédération a octroyé une bourse d'études de 500 $ à un étudiant qui s'est particulièrement distingué par son dossier académique et par son intérêt pour le secteur bovin.La bourse de la Fédération a été remise à M\"\"' Andrée-Anne Gingras, qui entame une maîtrise en sciences animales.Son sujet de recherche portera sur la restauration de la sensibilité des muscles à l'insuline chez les bovins en croissance.La récipiendaire de la bourse de la Fédération, Ft\" Andrée-Anne Gingras, en compagnie de \" , Julien f.j Bélanger, 2* vice-président de là Fédération del'UPA Mvis-Bellechassi IW* W.A mm De nouveaux visages à la Fédération La Fédération est heureuse d'accueillir et de présenter ses quatre nouvelles recrues qui viennent compléter l'équipe de permanents de la Fédération.Il s'agit de : 1-\tGUY BEAUREGARD Agronome, Agent de mise en marché.Agence de vente bouvillons d'abattage (nouveau poste depuis juillet 2003) 2-\tGUYLAINE BOUCHARD Agente de promotion, veaux de lait (depuis juin 2003, en remplacement du congé de maternité de Marie-lsabel Martineau) 3-GENEVIÈVE CÔTÉ DMV, M.SC., Coordonnatrice.Expertise vétérinaire en santé des bouvillons d'abattage et ses bovins semi-finis (depuis mai 2003, à la suite du départ du Dr Marcel Bouvier) 4-BRIGITTE ROY Technicienne comptable (depuis mars 2003, en remplacement du congé de maternité d\u2019I lélène Martin) Les stagiaires 2003 Afin de maintenir le même niveau de service et ce, malgré la période des vacances, la Fédération peut bénéficier, pendant tout l'été, des services de six étudiants stagiaires qui occupent des fonctions dans les différents services de la Fédération.Ces stagiaires ont pu mettre à profit leurs connaissances dans leur champ d\u2019études respectif.Cette équipe de stagiaires est composée cette année de (1) Steve Couture, finissant en agronomie, Guylaine Dubé, étudiante en secrétariat, (2) Mélanie Hébert, étudiante en technique administrative, (3) Denis Larochelle, étudiant en agroéconomie, (4) Céline Mertenat, étudiante en design architectural et (5) Mathieu Vivier, finissant en bureautique.bovins du qui:lire / août \u2022 si:i>ti:mbiti; 200.1 Portes ouvertes sur les fermes du Québec Le dimanche 7 septembre prochain, les producteurs agricoles du Québec ouvrent leurs portes au grand public.Cette activité d'envergure.Portes ouvertes sur les fermes du Québec, est organisée par l'UPA, en collaboration avec les fédérations régionales et spécialisées, et a pour but de mieux faire connaître l'agriculture québécoise d'aujourd'hui aux consommateurs.Plus de 200 fermes réparties à travers le Québec, représentant l'ensemble des productions agricoles, seront ouvertes au grand public.Lors de cette journée, chaque fédération régionale organisera des circuits de visites de fermes et des activités spéciales (animation, dégustation, etc.) afin que les consommateurs puissent découvrir des hommes et des femmes de passion, qui travaillent quotidiennement à offrir à la population des produits de qualité.Pour représenter le secteur bovin, 28 productrices et producteurs ont accepté d'ouvrir les portes de leur ferme, d'accueillir et d'informer les citadins sur la production bovine québécoise.La Maison de l'UPA de Longueuil sera également associée à ces Portes ouvertes.Pour l'occasion, le stationnement de Longueuil prendra des airs de marché public.Une quarantaine de kiosques tenus par les fédérations spécialisées fourniront aux visiteurs de l'information sur les pratiques agricoles en cours.Les producteurs présents pourront répondre aux questions des visiteurs.Au programme, des dégustations, de l'animation, de l'information, de la vente de produits.Également, l'un des moments fort de la journée sera l'ouverture officielle de la boutique des produits régionaux qui aura désormais pignon sur rue à la Maison de l'UPA.Bref, des Portes ouvertes qui risquent de connaître un grand succès à la grandeur du Québec! Démystifions la production bovine Pour la majorité des consommateurs, le bœuf et le veau proviennent du comptoir des viandes.Les consommateurs ignorent l'origine ou la méthode de production utilisée.Par contre, ils veulent être assurés que le produit est sain.Afin de répondre à ce besoin d'information.la Fédération est heureuse de vous présenter deux projets de publications destinées au grand public.La nature, on en mange! : spécial bovin La Fédération est à collaborer avec l'UPA à la prochaine édition du magazine l.a nature, on en mange! qui portera exclusivement sur la production bovine.Ce magazine grand public, qui sortira en septembre.vise à informer le consommateur et ii lui fournir de l'information d'intérêt, notamment en présentant le côté humain de l'agriculture et de l'agroalimentaire.Dans ce spécial bovin, on y retrouvera des articles qui expliqueront, de façon simple et accessible, nos méthodes d'élevage.On y présentera un portrait d'une famille de producteurs de bovins, des sta- tistiques sur l'importance de notre secteur, notre programme d'identification permanente et de traçabilité ainsi que des informations pratiques aux consommateurs.Ce projet nous permettra en fait de communiquer à la population québécoise les nombreux efforts fournis par les producteurs pour leur offrir un produit de qualité.Avec un tirage de plus de 550 000 exemplaires, cette publication nous permettra de rejoindre plus de 1 500 000 lecteurs.Ce magazine, qui est rappelons-le gratuit, sera notamment encarté dans le Journal de Montréal, le Journal de Québec, Le Devoir et dans plusieurs heb- domadaires régionaux ciblés.Le magazine fera également l'objet d'une importante campagne promotionnelle et sera disponible sur le site Internet de canoë (www.canoe.qc.ca).La publication de notre spécial bovin est prévue le !i septembre, tout juste pour la journée Portes ouvertes, où il sera bien sûr distribué en grand nombre! Le bœuf canadien, une qualité qui inspire confiance Le Centre d'information sur le bœuf a également préparé une brochure Le bœuf canadien, une qualité qui inspire confiance où l'on peut découvrir six producteurs de bœuf provenant des différentes régions du pays (Colombie-britannique, Alberta, Saskatchewan, Ontario, Québec et ile-du-Prince-Edouard).Les producteurs québécois sont ici représentés par la famille de Josée Rainville et Denis Ouellet, de Sainte-Elisabeth, qui opère un parc d\u2019engraissement depuis llî ans sur une ferme ayant appartenu au père de Josée, M.Laurent Rainville.A travers ces portraits, les consommateurs rencontrent des producteurs qui leur expliquent le rôle qu'ils jouent dans la production du bœuf et de l'importance qu'ils accordent à la qualité et à la salubrité du produit.Dans la brochure, on trouve également les recettes de bœuf préférées de ces familles.Ce document promotionnel a fait l'objet d'une distribution massive dans les principales chaînes d'alimentation canadiennes et québécoises.^ * agente de communication, FPBQ Le ppck/ ca/ia/ti 'Mir -I .1 .1 I .I \u2022 II ¦ i 11 ¦» I.I I \u2022\u2022 \u2022 nul i.mi r BOVINS DU QUI: B LC AOÛT - SEPTEMBRE 2003 ? Identification et traçabilité tOa> SYLVIE BOUTIN* JL LE trECEDllltC c est 1 arraire 0 il me ?/A//I.S- i/;i contexte comme celui que nous connaissons depuis les derniers mois, avec le cas de la vache albert aine atteinte d\u2019encéphalopathie spongiforme bovine (ESB ou maladie de la vache folle) et de l\u2019embargo sur le bœuf canadien, la question de l'identification permanente et de la traçabilité prend un tout autre sens.Si nous nous pensions à l\u2019abri des tumultes qu'a connus le Royaume-Uni en 2001 avec la fièvre aphteuse et ses 6,5 millions d\u2019animaux abattus, les événements de mai dernier nous ont ramenés brutalement à la réalité : un système de traçabilité est nécessaire afin de pouvoir réagir immédiatement et de façon efficace! ous devons travailler à maintenir l\u2019excellente réputation de qualité et d'innocuité de nos produits agricoles au niveau international et, à cet égard, ce sont tous les intervenants de la filière bovine qui ont un rôle à jouer au niveau de l'identification et de la traçabilité.Nous vous présentons donc ici les principales obligations dévolues aux producteurs, aux encans, aux abattoirs et aux expositions agricoles.Chaque intervenant a des délais précis à respecter et vous trouverez ces derniers en consultant notre site web au www.agri-tracabilite.qc.ca sous l'onglet « Règlements », ou encore, nous contacter au 1-8M-270-4319.PRODUCTEURS -\tTous les bovins nés à la ferme ou au pâturage sont identifiés à l'aide d'un jeu d\u2019étiquettes commandé chez ATQ.La pose des étiquettes d'identification est signalée par le producteur auprès d'ATQ afin qu\u2019elles soient activées; -\tToutes les entrées de bovins sur la ferme en provenance du Québec sont signalées à ATQ; -\tTous les bovins en provenance d\u2019une autre province canadienne ou en provenance de l'extérieur du Canada qui arrivent à la ferme doivent être identifiés avec une boucle électronique et un panneau visuel, et signalés à ATQ; -\tSont signalés à ATQ, tous les bovins qui sortent de la ferme pour se rendre : .dans un site secondaire situé dans un rayon de plus de 10 km du site principal; .à destination d'un pâturage communautaire: .â destination d'une autre province canadienne; .â destination d'un autre pays; -\tEn cas de perte d'une étiquette, le bovin est identifié à nouveau et ATQ en est avisé de façon â ne jamais perdre la trace de l'animal; -\tATQ est avisé lorsque survient le décès d'un animal et que la carcasse n\u2019est pas prise en charge par un récupérateur d\u2019animaux morts; Les numéros des étiquettes détruites, perdues ou endommagées sont signalés â ATQ.Il est important de ne pas donner ou vendre ses étiquettes à un autre producteur.Afin de faciliter la tâche aux producteurs, le PAT BQ et le PATLQ peuvent transmettre leurs données de traçabilité â ATQ.Cependant, le producteur devra avoir préalablement complété un formulaire afin de les autoriser â procéder.Des négociations sont également en cours avec Holstein Canada afin de permettre l'échange de données liées à la traçabilité.ENCANS -\tChaque bovin identifié qui est reçu â un établissement de vente aux enchères est signalé à ATQ (incluant la date de réception, l\u2019identification du propriétaire et le site de provenance de l\u2019animal); -\tSi le bovin a perdu une ou ses étiquettes, le responsable de l'établissement l\u2019identifie aux frais de son propriétaire et l'inscrit h un registre, qu'il doit conserver pendant trois ans, et transmet ces informations â ATQ; -\tSi un bovin est acheminé â l'extérieur du Québec, le responsable avise ATQ.En plus de leurs obligations et dans le but de faciliter la tâche aux producteurs.les encans fournissent égale- II O VI NS DU QU élire / AOUT S 1:1* Té M II RE 2011.1 ment à ATQ des informations supplémentaires permettant de procéder à l\u2019activation des boucles tels que l'espèce, le poids et le sexe de l'animal.La majorité des encans possèdent également un système automatisé de lecture de boucles, ce qui allège la tâche reliée à l'identification des animaux qui transitent par les établissements de ventes aux enchères.ABATTOIRS - Chaque bovin identifié reçu à un abattoir est signalé à ATQ (incluant la date de réception, l'identification du propriétaire et le site de provenance de l'animal); -\tSi le bovin a perdu ses identifiants, l'abattoir inscrit à un registre toutes les informations relatives à cet animal, les transmet à ATQ et les conserve durant trois ans; -\tL'identification du bovin doit suivre la carcasse jusqu\u2019à ce quelle soit désignée comme étant comestible ou non.EXPOSITIONS AGRICOLES Le responsable d\u2019une exposition agricole signale à ATQ chaque bovin qu'il reçoit, incluant le numéro du site de provenance de l'animal ou les informations sur le propriétaire ou le transporteur dans les sept jours suivant la fin de l'exposition.Plusieurs expositions utilisent un logiciel spécialement conçu à cet effet afin de gérer les informations et de pouvoir les transmettre électroniquement à ATQ.Un producteur danois de veaux, VanDrie Group, a la distinction d\u2019être le premier éleveur distinction d\u2019être le premier éleveur au monde à faire assurer la qualité de son système de production par la réputée société Lloyd\u2019s de Londres.Un porte-parole de l\u2019entreprise, qui élève et abat ses veaux, souligne qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un appui efficace à une stratégie visant à démontrer à ses acheteurs la qualité de sa chaîne de production.TRANSPORTEURS -\tLe retrait d\u2019un bovin d'une exploitation agricole du Québec ne peut se faire que si l\u2019animal est identifié avec les deux étiquettes officielles; -\tLe transport d'un bovin en provenance d\u2019une autre province canadienne ne peut s'effectuer que si l'animal est identifié avec au moins une étiquette officielle (électronique ou avec code à barres).Toute la question du transport des animaux est présentement à l\u2019étude, en prévision de la réglementation provinciale prévue pour les transporteurs en 2004.ATQ et différents intervenants du milieu travaillent ainsi à la mise en place de moyens efficaces afin d'impliquer les transporteurs dans la transmission des informations nécessaires à la continuité de la traçabilité dans la filière bovine.AUTRES LIEUX DE RASSEMBLEMENT Ajoutons que les centres d\u2019insémination artificielle, les centres de rassemblement de veaux d'embouche, les cen- Manycoiro pour veaux Manyeoiro à minéraux Cage hydraulique très de tri, les récupérateurs et équaris-seurs et les stations d\u2019évaluation génétique ont eux aussi des obligations en ce qui a trait à l\u2019identification et à la traçabilité des bovins.Ils doivent également fournir des renseignements à ATQ sur chacun des bovins qu\u2019ils reçoivent ou transportent.C\u2019est grâce à l\u2019implication et aux efforts soutenus de chacun des intervenants de la filière bovine que le système québécois d\u2019identification et de traçabilité a pu devenir réalité.Soyons-en fiers! ^ \u2022conseillère à l\u2019information, Agri-Traçabilité Québec \u2022\tBarrières \u2022\tEnclos \u2022\tCages manuelles ou hydrauliques \u2022\tBalances électroniques \u2022\tMangeoires à foin \u2022\tCorral \u2022Allées en «S» Distributeur exclusif pour le Québec des produits Stampede WBOV1-SPEC y 5995, Corriveau, Compton (Québec) JOB 1L0 S Tél./ Fax : (819) 837-2162 \u2022 Cell.: (819) 821-0919 / (819) 571-8611 Allée en «S» s\".Svj ,;4~ \u201e,j| l'O: ï*!*1 BOVINS OU QUÉBEC / AOÛT - SEPTEMBRE 2 0 0 3 Félicitations Stephanie avec tm~ Kubota Canada est fier d'être associé à Stephanie VandenBerg qui a été couronnée « Reine du labour pour l'année 2003 Consultez le site Internet www.plowingmatch.org pour plus d'information sur la compétition.www.kubota.ca llWv rif'ï ¦ ¦ ¦ BOVINS DU QUÉBEC / AOÛT - SEPXEMIHM 2 II (l I Le 16 mai, un laboratoire de la province de l'Alberta posait an diagnostic provisoire d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) sur le cerveau d'une vache à terre.Le 18 mai 2003, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (AC!A) a mis une ferme de l'Alberta en quarantaine en vertu des dispositions de la Loi sur la santé des animaux car le Centre des maladies animales exotiques de l'ACIA à Winnipeg confirmait la présence d'ESB sur l'échantillon soumis par le laboratoire provincial.Le 20 mai 2003, le Laboratoire mondial de référence de l'Office internationale des épizooties (OIE) situé à Weybridge au Royaume-U ni entérinait officiellement la présence d'un cas d'ESB au Canada.Aussitôt, l'ACIA contactait ses partenaires commerciaux, l'OIE, les associations de l'industrie et ses autres partenaires provinciaux pour les informer.Toujours le 20 mai, le Ministre d'Agriculture Canada, M.Lyle Vanclief, annonçait, en conférence de presse, cette triste nouvelle ce qui a poussé plus d'une vingtaine de pays à déclarer un embargo immédiat sur les bovins et les produits de bœuf et de veau canadiens dont les États-Unis, notre principal partenaire commercial.Depuis, les actions se multiplient pour tenter de résoudre cette crise majeure de l'industrie bovine au Canada.1 \u2022 11 aiaaie ae ia vacne roue Dossier : vache folle ANNE-MARIE CHRISTEN* Coup d\u2019œil sur l\u2019enquête X\t'équipe internationale qui s'est [j\tpenchée sur l'enquête de l'ACIA ¦ -J portant sur ce seul cas d'ESB au Canada affirme sans le moindre doute que les autorités canadiennes ont fait preuve de transparence envers ses membres, la collectivité internationale et la population, et qu'elles ont divulgué tous les renseignements recueillis, et autorisé l\u2019accès sans restriction au personnel.La façon dont le Canada a communiqué l'information devrait servir de modèle.>¦ Voilà les termes utilisés par les experts internationaux sur l'ESB pour décrire l'enquête menée par le Canada.Une vaste enquête menée de main de maître sur le plan technique et pour laquelle rien n'a été négligée.En un coup d'œil, en voici les grandes étapes.20\tMAI Annonce d'un cas d'ESB au Canada.La ferme de l'Alberta d'où origine la vache est déjà en quarantaine.L'ACIA met en branle une enquête épidémiologique et des activités de retraçage.Après une semaine, 17 autres fermes sont mises en quarantaine : un troupeau de co-pâturage, 10 fermes pour le retraçage de l'origine de la vache, trois fermes possédant les descendants de la ferme de départ, et trois fermes au niveau des résidus d'équarrissage de la vache malade.Ces exploitations sont situées en Alberta, en Saskatchewan et en Colombie-Britannique.21\tMAI Les Etats-Unis ont imposé une interdiction temporaire de l\u2019importation de bovins vivants et de nombre de leurs produits, dont la viande de boeuf, du Canada.Plus d'une vingtaine de pays emboîteront le pas dans les jours qui suivent.16 JUIN Fin de la levée des quarantaines sur les LS fermes ciblées par l'enquête.Vingt-cinq autres troupeaux ont également été examinés lors du retraçage d'animaux uniques et 1 8110 exploitations agricoles pour la distribution au détail d'aliments fabriqués à partir des produits d'équarrissage de la vache infectée.Un peu plus de 2 700 bovins ont été abattus.Ils ont tous réagi négativement aux épreuves et aux techniques d'immunohistochimie.26 JUIN L'ACIA rend public le rapport rédigé par l'équipe internationale sur les interventions du Canada envers ce seul cas d'ESB.Le rapport remis aux autorités américaines et internationales propose 14 mesures stratégiques que le Canada devrait mettre en place à court et moyen termes (www.inspection.gc.ca sous « Activités internationales »).2 JUILLET L'ACIA publie son rapport contenant un examen scientifique détaillé de l'enquête du Canada et une évaluation de l'importance du cas unique de cette maladie.Ce rapport est présenté aux experts internationaux et aux fonctionnaires des Etats-Unis, du Japon et du Mexique ainsi qu'aux provinces et à l'industrie (www.inspection.gc.ca - sous « Nouveaux documents »).Ce rapport clôt l'enquête mais l'ACIA demeure active.Ses actions sont maintenant axées sur des rencontres techniques avec les pays importateurs de viandes canadiennes pour leur faire part de l'enquête et les inciter à lever leur embargo.T *agi\\, M.Sc., agente de développement et de recherche, l'PBQ.La fameuse vache noire Le ai janvier 2003, un producteur de l'Alberta trouve une vache à terre sur son entreprise et la livre à un abattoir sous contrôle provincial du Nord de la province.En vertu du Programme national de surveillance de l'ESB mis en place en 1992 par l'ACIA, comme cette vache était à terre, sa tête a été automatiquement envoyée au laboratoire pour y être analysée puis incinérée.La carcasse a été condamnée pour pneumonie et envoyée à l'équarrissage.Comme cette dernière n'entrait pas dans la chaîne d'alimentation humaine, les autorités n'ont pas attendu les résultats d'analyse pour l\u2019ESB.Le diagnostic a été posé seulement quatre mois plus tard, soit le 16 mai, en raison du diagnostic de pneumonie qui ne demandait pas un traitement urgent de ce cerveau.Cette vache était âgée entre six et huit ans.12 11 O V I N S DU QUlill LC AOÛT S 1.1» T I: M 11 R I: 2 O 0 1 Dossier : vache folle ¦ DENISE AUDET* Les interventions de la Fédération AU NIVEAU FÉDÉRAL (ADMINISTRATIF ET POLITIQUE) Objectifs : -\tPressions pour faire lever rapidement l'embargo; -\tDemande d'aide financière d'urgence pour les producteurs et l'industrie; -\tSensibilisation des autorités à la réalité bovine québécoise.-\tContacts réguliers et fréquents avec le cabinet du ministre d'Agriculture Canada, M.Lyle Vanclief, et ses hauts fonctionnaires; -\tEnvoi d'une lettre au directeur exécutif de PAC IA, afin de demander la levée de l'embargo américain pour la viande de veau et les produits de bœuf non à risque (21 mai); -\tEnvoi d'une lettre au premier ministre du Canada, M.Jean Chrétien, pour demander la levée totale et immédiate de l'embargo ainsi que la mise en place d'un programme d\u2019aide financière d\u2019urgence (25 mai); -\tParticipe aux travaux de la Table ronde de l\u2019industrie à Ottawa.Le président de la Fédération rencontre le ministre d'Agriculture Canada, M.Lyle Vanclief (28 mai): -\tParticipe à la Conférence fédérale-provin-ciale des ministres de I Agriculture à Vancouver (13 juin); -\tParticipe aux travaux de la Table ronde de l'industrie à Ottawa (23 et 24 juin); -\tL'UPÀ organise, en collaboration avec la Fédération, une manifestation à St-I lyacinthe afin de dénoncer, entre autres, la lenteur du gouvernement à lever l'embargo et l\u2019absence de programme d\u2019aide pour les producteurs de bovins (14 juin); -\tLe président de l'UPA participe à la Conférence fédérale-provinciale des ministres de l'Agriculture à Winnipeg, qui porte principalement sur la crise bovine (8,1) et 10 juillet).et aUewviM1! w * M i ?*» -t Lfj M7«E C AU NIVEAU PROVINCIAL (ADMINISTRATIF ET POLITIQUE) Objectifs : -\tPressions pour faire lever rapidement l'embargo; -\tDemande d'aide financière d'urgence polities producteurs et /'industrie; -\tAccompagnement du ministère afin de s'assurer que le programme du Québec corresponde.le plus adéquatement possible, aux besoins des producteurs du Québec (prix de référence/secteur de production, grille de compensation, financement du programme à même des budgets supplémentaires, etc.); -\tDemande d'assouplissement dans /'application des différents régimes d'assurance stabilisation.La Fédération participe activement, sur une base régulière, aux conférences téléphoniques de la Canadian Cattlemen's Association.Ce forum de communication stratégique permet de mettre en place une stratégie d'intervention commune.La Fédération participe, sur une base régulière, à des conférences téléphoniques regroupant des hauts fonctionnaires des gouvernements fédéral et provincial afin de faire avancer différents aspects de la crise (enquête de l'Agence canadienne d'inspection des aliments, programme d'aide financière, démarche pour la levée de l'embargo, etc.).Il O VI.S\u2019S DU QU 1:11 lie AOÛT S !i l\u2019TI-M 11 RI: 2 0 Il .1 12 Dossier : vache folle -\tContacts réguliers et fréquents avec le cabinet de la ministre de l'Agriculture, M Françoise Gauthier, et ses hauts fonctionnaires; -\tLe président de la Fédération rencontre la ministre de l'Agriculture (21 mai); -\tIntervient auprès de La Financière agricole pour demander de la souplesse dans l'application des programmes d'ASRA (22 mai); -\tLe président de l'UPA rencontre la ministre de l'Agriculture (27 mai); -\tEnvoi d'une lettre à la ministre de l\u2019Agriculture pour venir en aide à l'industrie du veau (29 mai); -\tPrépare une analyse détaillée des pertes accumulées pour les producteurs et pour l'industrie (29 mai); -\tEnvoi d'une lettre à la ministre de l'Agriculture afin de lui demander un programme d'aide d'urgence pour l'ensemble des producteurs de bovins (30 mai): -\tLa Fédération et l'UPA rencontrent plusieurs députés provinciaux et le premier ministre dans le cadre de l'opération « charme » de l'UPA (5 juin); -\tLe président de la Fédération rencontre à nouveau la ministre de l'Agriculture (2(î juin): -\tLe président de l'UPA rencontre, encore une fois, la ministre de l'Agriculture (2 juillet); -\tEnvoi d'une lettre au premier ministre.M.Jean Charest, l'exhortant d'annoncer la participation du Québec au programme d'aide financière fédéral-provincial (4 juillet): -\tRencontre les responsables de La Financière agricole afin de s'assurer que ces derniers puissent déjà mettre en branle, le plus rapidement possible, les mécanismes de compensation des producteurs dans le cadre du programme fédéral-provincial (7 juillet).AU NIVEAU DE LA MISE EN MARCHÉ Objectifs : -Adaptation des systèmes de mise en marché pour tenter d'amoindrir, en autant que faire se peut, les conséquences de l'embargo; -\tSensibilisation des chaînes d'alimentation du Québec sur l'embargo et identification de moyens pour augmenter la vente de bœuf et de veau.w -\tTenue de nombreuses réunions avec les élus de la Fédération et des comités de mise en marché, afin de mettre en place des stratégies de commercialisation selon l'évolution de la crise; -\tEnvoi d'une lettre aux chaînes d'alimentation afin d'inviter ces dernières à prendre des mesures pour accroître les ventes de bœuf et de veau du Québec (20 mai); -\tRencontres avec les décideurs de Métro (16 juin) et de Provigo ( 18 juin); -\tLe Centre d'information sur le bœuf rencontre.en compagnie du président de la Fédération et de l'industrie, les hauts dirigeants des principales chaînes d'alimentation québécoises (8 juillet).AU NIVEAU DES COMMUNICATIONS Objectifs : -\tRassurer le consommateur eu égard au seul cas d'ESB, afin de maintenir, voire même accroître, la consommation de viande de bœuf et de veau: -\tExpliquer à la population les conséquences économiques de l'embargo américain pour les producteurs québécois et pour /'industrie en général; -\tInformer les élus et les producteurs de bovins sur /'évolution du dossier.-\tEmet trois communiqués de presse (2(1.21 et 27 mai); -\tOrganise un point de presse en collaboration avec l'UPA et FACIA (21 mai); -\tRéalise une centaine d'entrevues pour la radio, la télévision et les journaux, * agente de communication, l-'l\u2019BQ mini IB0V1E te express Afin de fournir aux producteurs, à l'ensemble de l'industrie bovine québécoise et aux journalistes, l'information la plus complète et la plus à jour sur l'évolution du dossier, la Fédération a régulièrement mis en ligne, sur son site Web (www.bovin.uc.ca).un bulletin d'information spécial.La Minute Bovine Express.Ainsi, du 2b mai au 11 juillet, 13 numéros spéciaux ont été préparés et largement diffusés.* ;«aaa fcg; Q Scuvrz- no VI NS DU QUI B lit : A O Û T SI I'll.MB IM.2 0 0 3 Dossier : vache folle ANN FORNASIER* Programme Canada-Québec de redressement de l'industrie bovine Le Programme Canada-Québec de soutien de l'industrie dans le dossier de la crise de la vache folle prévoit une aide de 57 millions de dollars pour compenser la chute draconienne des prix subie par les éleveurs ainsi que pour permettre aux entreprises de conditionnement et de transformation de liquider des stocks de faible valeur qui sont en surplus d'entreposage au Québec.Au moment d'écrire cet article (le 17 juillet), toutes les modalités n'étaient pas encore connues.Pour plus d'informations, veuillez consulter le site de La Financière agricole du Québec (www.financierea-gricole.qc.ca) ou du MAPAQ (www.agr.gouv.qc.ca).ADMINISTRATION DU PROGRAMME Le programme sera administré par La Financière agricole du Québec pour les aides offertes aux producteurs agricoles.La Fédération et La Financière travaillent actuellement à mettre en place un système automatique de paiement des compensations aux producteurs de bouvillons d'abattage, de veaux de lait et de veaux de-grain.Pour les bovins de réforme, on s'attend à ce que La Financière agricole du Québec achemine par courrier un formulaire de réclamation è tous les producteurs laitiers et vache-veau du Québec.BOVINS ADMISSIBLES Le programme ne couvre que les bovins du bovin d'abattage (bouvillons et génisses de moins de 30 mois), les bovins non engraissés (vaches et taureaux) et les veaux de boucherie (veaux de grain et veaux de lait).CRITÈRES D'ADMISSIBILITÉ Seuls les animaux vendus au Canada à des fins d'abattage et en possession du producteur avant le 20 mai 2003 sont admissibles au paiement.Les animaux doivent être livrés à l'abattoir dans les quatorze jours suivant la vente s'ils ont été vendus après le 18 juin (date de l'annonce du programme national).S'ils ont été vendus entre le 20 mai et le 18 juin, ils doivent avoir été livrés à l'abattoir avant le K) juillet 2003.DURÉE DU PROGRAMME Le programme se terminera à la fin de la journée où l\u2019interdiction cessera de viser soit les bovins vivants admissibles ou les coupes de muscle de bœuf issues de-bovins admissibles où le jour où le total des contributions du Canada en vertu du programme atteindra 27(i millions de-dollars à l'échelle du pays, selon ce qui survient en premier.En ce qui concerne les vaches et taureaux de réforme, le programme prend fin à la date précisée plus haut ou le 31 août 2003, la première des deux dates prévalant.CALCUL DES PAIEMENTS Les producteurs sont indemnisés lorsque le prix du marché canadien pour les animaux admissibles tombe en deçà du prix de référence.Le marché de référence est établi, pour les différentes catégories d'animaux, à partir des prix de marché des Etats-Unis.Les prix américains sont ajustés selon le taux de change et le différentiel traditionnel de base entre les prix du Canada et des États-Unis, ce qui inclut des variations régionales (Ouest du Canada et Est du Canada).Le prix de référence hebdomadaire courant sera comparé au prix de référence américain établi quatre semaines plus tôt.Le paiement par tête sera fondé sur le poids vif multiplié par le paiement compensatoire.Il se peut qu'une formule soit établie pour que les bovins vendus sur la base du poids caracasse soient également compensés sur le poids carcasse.GUIDE DE PAIEMENTS COMPENSATOIRES Le programme fédéral compense 90 % de l'écart entre le prix de vente et le prix de référence pour les premiers 50 % de la perte.Le montant de l'aide est donc progressif mais ne peut dépasser un maximum de 45 % du prix de référence (tableau 1).BOVINS OU QU li B li C / A O Ù T \u2022 SCI\u2019 T 1: MURE 20 O .1 Dossier : vache folle PRIX DE RÉFÉRENCE\tBEEEEDT Bovins d\u2019abattage (bouvillons et génisses\t\tGuide de paiements compensatoires\t\t\t\t de moins de 30 mois) : - Prix de cinq États américains (Texas-Oklahoma, Kansas, Colorado.Nebraska, Iowa-Minnesota) en S canadiens, plus\tPrix de référence\tPrix du marché Taux de paiement en % du prix\ten % de la baisse de référence\tdu prix du marché\t\t\tPaiement en % du prix de référence\tRemise au producteur en % du prix de référence \tA\tB\t\tC\tD\tB + D 0,035 S/lb vif pour l'Est canadien et moins\t100%\t100 %\t\t\t\t100,00 % 0,05 S/lb pour l'Ouest canadien.\t\t95%\t\t90 %\t4,5%\t99,50 % \t\t90 %\t\t90 %\t9,0 %\t99,00 % Bovins non engraissés\t\t85 %\t\t90 %\t13,5 %\t98,50 % (vaches et taureaux de réforme)\t\t80%\t\t90 %\t18,0 %\t98,00 % - Prix aux États-Unis (catégorie \"Cutter\")\t\t75%\t\t90 %\t22,5%\t97,50 % en S canadiens, moins 0,008 S/lb vif pour\t\t70 %\t\t90 %\t27,0 %\t97,00 % l'Est canadien et moins 0,03 S/lb pour\t\t(55 %\t\t90 %\t31,5 %\t96,50 % l'Ouest canadien.\t\t(50 %\t\t90 %\t36,0 %\t96,00 % \t\t55%\t\t90 %\t40,5 %\t95,50 % Veaux de lait\t\t50%\t\t90 %\t45,0 %\t95,00 % - Prix du nord-est des Etats-Unis en $\t\t45%\t\tO %\t45,0 %\t90,00 % canadiens, moins 0,09 S/lb carcasse ou\t\t40%\t\tO %\t45,0 %\t85,00 % encore, un prix fixe historique moyen\t\t35%\t\tO %\t45,0 %\t80,00 % établi probablement à 3,0296S/lb (entente\t\t30%\t\tO %\t45,0 %\t75,00 % Canada-Ontario-Québec non encore fina-\t\t25%\t\tO %\t45,0 %\t70,00 % Usée).\t\t20 %\t\tO %\t45,0 %\t65,00 % \t\t15 %\t\tO %\t45,0 %\t60,00 % Veaux de grain\t\t10 %\t\t0 %\t45,0 %\t55,00 % - Prix fixe historique moyen des veaux de\t\t5%\t\t0 %\t45,0 %\t50,00 % grain au Québec et en l'Ontario pour les\t\t0%\t\t0 %\t45,0 %\t45,00 % trois dernières années au cours de la période visée, soit probablement 1,84 S/lb carcasse.Le programme actuel ne couvre pas l'ensemble des pertes des producteurs, tant au niveau du prix de vente que des coûts de production supplémentaires engendrés par la crise.La Fédération poursuit ses démarches afin que l\u2019ensemble des coûts qui excèdent les caractéristiques normales des risques habituellement couverts par le programme d'assu-\t\t\t\t\t\t \t\tsur (Abatt\tImpact de l\u2019embargo les abattages au Canada :oirs inspectés Fédéral seulement)\t\t\t \tSemaine terminant le :\tbouvillons et taures 2003 2003/2002\t\tVaches et taureaux 2003 2003/2002\t\tVeaux 2003\t2003/2002 \t2003-05-02\t57 892\t103 %\t8 692\t78%\t3 784\t93 % \t2003-05-09\t54 725\t94%\t9 026\t93%\t4 032\t86 % \t2003-05-16\t57119\t92%\t8 950\t93%\t4 390\t102 % rance stabilisation, soit couvert par une\t2003-05-23\t60 865\t100%\t8 591\t80%\t4 360\t117% contribution additionnelle du gouverne-\t2003-05-30\t28 014\t53%\t2 531\t29%\t3 372\t105 % ment du Québec et s'assurera que les\t2003-06-06\t30 484\t50%\t1805\t16%\t2 766\t65 % secteurs des veaux d'embouche et semi-\t2003-06-13\t26 925\t42%\t2 052\t20%\t4 024\t94 % finis soient également couverts par un deuxième programme d'aide financière fédéral-provincial.^\t2003-06-20\t30 677\t48%\t2 556\t23%\t3 709\t91 % \t2003-06-27\t35 792\t59%\t3 377\t36%\t4 846\t106 % \t2003-07-04\t43 831\t68%\t2 377\t25%\t4 654\t128 % \t2003-07-11\t42 348\t80%\t2 356\t33%\t5 354\t151 % *agro-cconomiste, I-PIIQ\t2003-07-18\t52 569\t90%\t2 963\t40%\t6 428\t181 % \tOn constate une accélération récente des abattages de bouvillons et de veaux.On suppose que les dispositions du Programme de compensation fédéral, qui prévoit que seuls les animaux abattus avant la levée totale ou partielle de l'embargo seront compensables, ont inlluencé le niveau d'abattage des dernières semaines.On sait que depuis la mi-juillet, la rumeur persistait sur la levée imminente de l'embargo.\t\t\t\t\t «OVINS DU QUKHlii: / AOÛT Slil'Ti: M lUUi 2 003 16 Dossier : GUY LAPOINTE* vache folle «# Vache-veau Quelles sont les alternatives?À la mi-juillet, la frontière américaine est toujours fermée à l\u2019exportation de notre bœuf canadien.Cette fermeture, si elle persiste, causera sûrement de gros maux de tête à tous les éleveurs vache-veau.Personne ne peut prédire quel sera le prix des veaux à l\u2019automne prochain mais il sera probablement bas car, au début de juillet, la valeur des bouvillons d'abattage était à 50 % de celle du mois de mai.Peut-être verrons-nous des prix que nous n 'avons pas eus depuis plusieurs années.Les producteurs de parcs d'engraissement seront sûrement très prudents car ils paieront les veaux en fonction de la valeur des bouvillons d'abattage.Quelles sont alors vos alternatives comme producteurs de veaux d\u2019embouche?1.VENDRE TOUS LES VEAUX À L\u2019AUTOMNE Si le marché américain est toujours fermé, on pourrait s'attendre à la moitié du revenu de l'an dernier, soit de 300 à 400 S par veau.Cette situation n'est pas idéale même si parfois, il n'y a pas d\u2019autres alternatives et ce sera financièrement difficile.Vous devriez dès maintenant vérifier si vous aurez besoin de financement additionnel pour compenser ce manque de revenus.2.MAXIMISER LES PÂTURAGES Le pâturage est toujours une source d'alimentation de très bonne qualité et permet d'obtenir un coût minime par livre de gain.Nous sommes au mois d'août et peut-être avez-vous des superficies en regain de prairie qui pourraient être utilisées comme pâturages d\u2019appoint.Par contre, il faudra peut-être de la clôture Aussi disponible Barrière 5 ou 6 barres \u2022 Mangeoire diagonale Abreuvoir chauffant \u2022 Guillotine Mangeoire à carcan \u2022 Cage de palpitation Mangeoire à balle ronde CHUTE & PORTE AUTOMATIQUE m BALANCE ELECTRONIQUE Ultra moderne et de très haute précision CHUTE HYDRAULIQUE CHUTE TAILLE SABOT & PORTE AUTO-BARRANTE CHUTE MANUELLE OU HYDRAULIQUE AJUSTABLE Équipement FF.B.Wickham (Québec) JOC ISO Tel.: (819) 398-7112 Fax: (819) 398-5276 Contactez-nous pour connaître le concessionnaire P.F.B le plus près de chez vous.J I) O V I N S DU Q U É U I: C / A Ü Ù T S L I» T 1: M II K I.2 O O 3 Dossier : vache folle additionnelle et une source d'approvisionnement en eau.Vous devez donc calculer ces coûts pour vérifier s'il serait économiquement rentable d'utiliser ces superficies additionnelles.3.\tCALCULER VOTRE RENTABILITÉ Une autre alternative consisterait à faire la semi-finition de vos veaux.Cependant, on doit retenir comme principe de base qu'en semi-finition, au-delà d'un poids de 850 livres pour les croisements exotiques, on doit servir à ces animaux une ration de finition (haute énergie) afin d'obtenir une carcasse de qualité qui rencontre les exigences du marché.En semi-finition, les animaux doivent recevoir un fourrage d'excellente qualité.On ne peut pas donner un fourrage avec un ADF de 40 % car les performances seront très faibles, ou bien on devra donner une grande quantité de grains.Pour obtenir une performance similaire.avec un fourrage de différentes qualités, la quantité d'orge requise variera de 0 à 4,5 kg par jour.Par contre, une telle quantité d'orge n'est pas recommandable car les animaux auront tendance à trop engraisser.On doit bien comprendre que la qualité du fourrage a beaucoup d'influence sur les coûts de production (voir tableau 1).Avec un fourrage de moindre qualité et une quantité de céréales équivalente.les performances seront diminuées et la période de la semi-finition sera allongée.4.\tL\u2019ENGRAISSEMENT À FORFAIT Cette méthode est très fréquente dans l'Ouest canadien.Ce sont les éleveurs vache-veau qui sont propriétaires des animaux jusqu\u2019à l\u2019abattage mais on apporte les animaux à un parc d'engraissement et on paye l'engraisseur selon les performances obtenues.Cette méthode est peu utilisée au Québec pour plusieurs raisons, mais la crise actuelle favorisera peut-être cette alternative puisque les parcs d\u2019engraissement auront les aliments récoltés à l'automne mais ils ne seront peut-être pas intéressés à acheter eux-mêmes des veaux.À mon avis, l'élevage à forfait serait avan- tageux pour les deux parties car ainsi, on répartirait les risques du marché entre le parc et le producteur de veaux d'embouche.De plus, cette alternative vous permettrait de vérifier la performance de vos bovins en engraissement et de constater si vous avez une bonne génétique.Si cette alternative est choisie, vous devriez vous assurer d'établir un contrat entre vous et le parc d\u2019engraissement.LA BONNE DÉCISION Pour prendre une bonne décision, vous devrez vous préparer d'avance afin d'avoir tous les éléments requis.Cette planification devrait débuter dès maintenant, et non une semaine avant les encans de l'automne.Voici une liste de sujets qui pourrait vous aider dans cette planification : 1.\tVérifiez vos besoins financiers et obtenir une marge de crédit suffisante pour vos projets; 2.\tRécoltez le maximum de fourrages; 3.\tEvaluez la quantité d'aliments disponibles ainsi que vos installations physiques; 4.\tVérifiez si l'élevage à forfait serait rentable; 5.\tDiscutez avec des experts en mise en marché; (i.Consultez votre conseiller en alimentation et en gestion: 7.\tVous devez comprendre et suivre les tendances du marché: 8.\tAyez plusieurs alternatives et demeurez prêt à vous ajuster si les événements changent; 9.\tConsultez différents intervenants du milieu; Kl.Essentiel : vous devez connaître votre coût de production; 11.N'oubliez pas de vous inscrire à l'ASRA bouvillon (minimum 5 000 livres de gain).^ *agr., Conseiller en production bovine, MAI\u2019AQ-Oiitaouais.Semi-finition de 600 à 850 livres Ensilage\t\t\t \tjeune\tmoyen\tmature Valeur (S/tonne)\t100\t90\t80 Valeur orge (S/tonne)\t160\t160\t160 ADF (%)\t32\t36.50\t39 Nombre de jours\t114\t114\t114 Gain total (Ib)\t250\t250\t250 Gain quotidien (Ib/j)\t2\t2\t2 Fourrage TQS (kg/j)\t19.30\t12.20\t9.60 Fourrage MS (kq/j)\t8.69\t5.49\t4.32 Orge (kg/j)\t0\t3.20\t4.50- Litière (S)\t18\t18\t18 ASRA (S)\t11\t11\t11 Vermifuqation (S)\t4.80\t4.80\t4.80 Vétérinaire (S)\t5\t5\t5 Pertes mortalités - 2 % (S)\t12\t12\t12 Intérêt - 6 % (S)\t11.20\t11.20\t11.20 Frais fixes (S)\t8\t8\t8 Main-d'œuvre (S)\t8\t8\t8 Coût d'alimentation (S)\t98.69\t114.33\t121.09 Coût partiel (S)\t78\t78\t78 Coût total (S)\t176,69\t192.33\t199.09 Coût par iour (S)\t1.55\t1.69\t1.75 Coût par livre (S)\t0.71\t0.77\t0.80 'quantité excessive d\u2019orge pour la semi-tinition tt o v i n s 0 u q u i: Il i c A O Ù I NI I\u2019ll.MURI 2 01) A Dossier : vache folle DENNIS MARTIN* Au delà du poids idéal de marché Les bouvillons d\u2019abattage sur une ration de finition vont généralement ingérer environ deux pourcent de leur poids en matière sèche (cela peut varier dépendamment du type de bovin, de l\u2019environnement et de la ration).Une fois que le bouvillon atteint son degré de finition idéal et son poids de marché, l'ingestion de matière sèche, exprimée en fonction du poids corporel, diminuera.Egalement, les bouvillons vont convertir la nourriture de façon moins efficace, ce qui résulte en des gains de poids quotidiens plus faibles.Comme le nombre de jours en parc s\u2019accroît, cette baisse des performances augmente les dépenses journalières et les possibles pénalités.Le tableau 1 montre l\u2019impact sur les performances et les coûts de retenir un bouvillon de 1 400 Ib en engraissement durant 20, 40 et (il) jours au délit de la date de mise en marché idéale.Ainsi, les performances diminuent it mesure que le nombre de jours en parc augmente.La conversion alimentaire décline et le gain moyen quotidien décroît plus le nombre de jours au delà de la date de mise en marché idéale est élevé.La santé du rumen devient aussi une considération importante lorsque cette situation se présente.La détérioration de la santé du rumen peut entraîner de plus faibles gains moyens quotidiens et peut aussi causer de la fourbure et des boiteries.2 (Voir tableau en paye 20) iffff LA RACE EQUILIBREE mm i 6 m i SALERS >ût 2003 tteutquMe SALERS EST POSITIONNÉE EN TÊTE PARMI LES RACES MATERNELLES POUR : ¦ SA QUANTITÉ ET SA QUALITÉ Dl LAIT ¦ SA GRANDt FACILITÉ DE VÊLAGE ¦ SA DOCILITÉ ¦ SA RUSTICITÉ ¦ 4 i\t\u2014a.r trices ASSOCIATION SALERS DU QUÉBEC Gèratd McGee, président Tel.: (819) 826-2918 Carol Arbery, secrétaire Tel.: (819) 826-5064 chez Wind Dancer Farms (Mark Mason) à St-Félix-de-Kingsey Pour pour plus d\u2019information, communiquez avec l\u2019Association.PIQUE-NIQUE Dimanche, 31 août BOVINS DU QUEBEC AOÛT SEPTEMBRE 200.1 18 Dossier : vache folle v Performances et coûts associés au maintien d\u2019un bouvillon de 1400 Ib en parc au delà de sa date idéale de mise en marché Paramètres\tNombre de jours au delà de la date de mise en marché Idéale\t\t \t20\t40\t60 Poids vivant (Ib)\t1460\t1510\t1550 Poids de la carcasse (60 % de rendement\t876\t906\t930 Ingestion de matière sèche (% du poids corporel)\t1,95\t1,85\t1,75 ou moins Gain moven quotidien (Ib)\t3\t2,5 à 2,75\t2 à 2.5 Conversion alimentation (baisse de)* (%)\t5 à 8\t12 à 18\t18 à 25 Coûts d\u2019alimentation additionnels ($)**\t48,50\t95.50\t139,50 Intérêts et coûts de «vardaae» (0,50 S/jour) (S)\t10\t20\t30 Pénalités dues au surplus de poids ($)\t35\t72\t74 Coûts totaux dus à la retenue (S) (excluant une perte possible de rendement)\t93,50\t187,50\t243.50 ¦ La conversion alimentaire devient moins ellicace (plus de nourriture par livre de gain).* ' Les coûts d'alimentation sont basés sur : mais à 150 S/tm et supplément à 350 $/tm.* spécialiste en engraissement, ministère de l'Agriculture de l\u2019Ontario.Source : Adapté et traduit de : Feeding cattle beyond optimum market weight and finish, juillet 200.'].www.gov.on.ca/OMAFRA/english/agriculture/livestock/beef/feedlot.1995:132 V\" ¦ ' ' mortes de la variante de la Maladie de Creutzfeldt-Jacob sur la planète depui: morts, dont 122 en Urande-Bretagne, soit moins de 20 personnes par année.Par comparaison, nombre de personnes mortes aux États-unis à chaque année selon diverses causes : -\tMorsure de chien : 25 morts -\tPiqûre de frelon, de guêpe ou d\u2019abeille : 43 morts -\tÉbouillanté par l\u2019eau courante trop chaude : 51 morts -\tFrappé par la foudre : 64 morts -\tMort par accident de bus ou de chemin de fer : 116 morts -\tNoyé dans sa baignoire : 320 morts -\tÉtouffé ou étranglé accidentellement dans son lit : 330 morts -\tTombé d\u2019une échelle : 375 morts -\tTombé d\u2019une marche ou dans un escalier : 1 421 morts Source : Site Web mbr-viandes.com, mars 2003 1 Le choix uebec ,ANGUS www,quebecangus.com profitable et logique A NE PAS MANQUER JOURNÉE CHAMPÊTRE Samedi, le 23 août 2003 Ferme Sage, Lac Ste-Marie (Québec) 10h00 Visite de ferme chez M.Erwin Mohr \u2022\tDîner \u2022\tVisite des pâturages de la Ferme Sage (système de rotation) Visite d i de la Ferme Sage (abreuvoirs solaires, vaches/veaux et taureaux) \u2022 Souper BBQ Bienvenue à tous ! Contactez l'Association pour toutes informations.\t Expo Québec\t14 août \u201803 Expo Brome\t29 août \u201803 Expo Boeuf\t11 octobre'03 Association canadienne Angus 142,6715 \u2022 8-rue N-E, Calgary.Alberta.Canada T2E 7H7 Tel.: (403) 571-3580 Fax: (403) 571-3599 Association Angus du Québec a/s Trudy Beaton 3 ch.North Hill.Gould (Qc) JOB 2Z0 Tél.: (819) 877-5461 Fax: (819) 877-3845 ANEUS VENTE DE FEMELLES ANGUS 2003 Samedi, le 18 octobre 2003 à13h30 Asbestos (Québec) Transport gratuit partout au Québec avec l'achat de deux tètes et plus.Ferme Manasan Pierre & Robert Laberge Danville, (819) 620-6566 noir & rouge a IJOVINS DU QU 1: H li C / A O Û T S l.I» T li M II U l: 2 0 0 .1 f Assurance qualité NATHALIE CÔTÉ* Quality starts here y L'analyse des dangers et la maîtrise des points critiques (HACCP) Partie 3 de s Afin d'obtenir une meilleure assurance de l'innocuité des aliments qui repose moins sur l'évaluation de leurs qualités organoleptiques, on a élaboré des systèmes de contrôle et de surveillance.Au Canada, comme dans plusieurs autres pays, on travaille avec le HACCP ou le système d'analyse des dangers et de maîtrise des points critiques.Le programme de salubrité des ali- ments pour la production bovine développé par la Canadian Cattlemen's Association (CCA) repose sur cette approche HACCP.L'ORIGINE DU HACCP Le premier système HACCP a été mis au point par la société Pillsbury durant les années 60 suite à une demande de concevoir et de préparer les premiers ali- ments de l'espace.Pillsbury devait s'assurer de la complète innocuité de ces aliments.La Commission du Codex Alimentarus qui a été établie par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l\u2019Agriculture (FAO) existe depuis 1962.Elle a pour mission d'élaborer des normes alimentaires inter- NuHor SSmSSm.Perdre des bovins à cause de maladies respiratoires fait encore plus mil quand les temps sont durs.Quand vous tentez vaillamment de vous dégager une marge de profit, perdre tôt vos bovins empire la situation.Parlez à votre vétérinaire de Nuflor*, un traitement efficace contre les maladies respiratoires bovines quand les temps sont durs.Schering-Plough Santé Animale DrviüKjn du BCHERINQ CANADA INC.'Nuflor FLORFENICOL C'est plein de L»ujj jüjj> BOVINS DU QUÉBEC / AOÛT \u2022 SE l'T EMBUE 2 00 3 Assurance qualité nationales visant à protéger la santé du consommateur et à faciliter les pratiques commerciales en alimentation.En 1993, la Commission du Codex Alimentarus a reconnu le HACCP comme étant une nouvelle méthode pour assurer la salubrité des aliments.En 1997, la Commission a adopté un document intitulé Hazard Analysis and Critical Control Point (HACCP) System and Guidelines for its application (Annex to CAC/RCP 1-1969.Rev.il (1997) qui est rapidement devenu le guide sur les systèmes HACCP.À QUOI RESSEMBLE L'APPROCHE HACCP?Le HACCP est un processus systématique pour : -\tIdentifier les dangers associés à la salubrité des aliments.Par exemple, un danger peut être de nature chimique, biologique ou physique : Chimique : résidus de médicaments pour le bétail ou résidus de pesticides dans l'alimentation; Biologique : bactéries dangereuses, parasites ou autres organismes causant des maladies se retrouvant dans les litières, les aliments, l'eau et qui contaminent le bœuf; Physique : aiguilles brisées dans la viande.-\tPréciser les points de contrôle critiques (PCC) dans le processus de production; -\tMettre en place et documenter les bonnes pratiques de production (BPP) afin de prévenir les problèmes; -\tEtablir les limites critiques pour s'assurer que chaque PCC est maîtrisé; -\tEtablir des procédures de surveillance pour chaque PCC; -\tUtiliser des procédures de rectification et des actions correctives pour éliminer ou réduire les problèmes de salubrité; -\tEtablir des procédures de vérification pour prouver que le programme de contrôle fonctionne; -\tElaborer un système de tenue de registres pour surveiller l'efficacité du système HACCP, qui utilise les BPP.LES BÉNÉFICES DU PROGRAMME HACCP Pour les producteurs, le programme IIACCP à la ferme : II Un dollar investi pour la prévention vous fera économiser I 0 $ sur la correction de défaut du produit et I 00 $ sur la défaillance d\u2019un produit.Prévention I $ -\tPermet une évaluation de la ferme; -\tEst une occasion d'améliorer la gestion de sa ferme, la formation de ses employés et la salubrité et la qualité du produit: -\tA long terme, il permet une augmentation de la productivité et une diminution des pertes: -\tPermet de préserver la présence sur les marchés locaux et internationaux et aussi, de développer des marchés.MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR Ce vieux dicton explique parfaitement les bénéfices que peuvent retirer les producteurs en utilisant une approche préventive dans les opérations courantes de leur ferme.Ainsi, pour chaque dollar investi dans la prévention, il y aurait une économie de 10 $ sur la correction du défaut du produit et de Ion $ sur la défaillance d'un produit (figure 1).Un système HACCP appliqué adéquatement dans une entreprise consiste en un regroupement de procédures et d'étapes pour identifier les dangers significatifs, élaborer et appliquer des mesures visant à les prévenir, les éliminer ou les réduire à un taux acceptable.Ainsi, tant le producteur, l'abattoir que le consommateur seront gagnants avec cette approche préventive.2 ^agronome, agente à l\u2019environnement et à la qualité, FPHQ Deux qu\u2019une Fait rarrisime, une française de la région du Morbihan a doné naissance à deux veaux à 20 jours d\u2019intervalle en février dernier.L\u2019éleveur aurait inséminé sa vache Prim\u2019holstein deux à trois semaines d\u2019intervalle, croyant qu\u2019il n\u2019y avait pas eu d\u2019ovulation la première fois.Les deux foetus se seraient développés dans des poches différentes.Une facétie de la nature n\u2019est pas exclue, mais les sceptiques demeurent nombreux.» o v i N s ou qu i; ii i; i AOUT S i: l\u2018 T I M II H I > 0 II ! I » » \u201cPapa a dit que la vache malade était celle-là là-bas.\u201d \"2ÜS3PB1 i uat-un fcxctué o(i\u2022 faMct La contention des animaux^ sauvez du temps ! Avant la visite du vétérinaire, isoler les animaux à traiter du troupeau principal et les mettre dans un petit enclos à l'extérieur ou à l'intérieur d'un bâtiment.Idéalement, il faudrait les placer tout près de la cage de contention afin d'accélérer la manipulation et le traitement des animaux et aussi leur éviter un stress inutile.Caricature publiée en collaboration arec l'Association îles médecins vétérinaires praticiens du Québec.HDiJJmii Mf Bursty, ÜBZ3 J yjjfi wusilym COOP ^ .îUv rw.eseau MOV I NS DU QU 1: M I C AO UT S I: l»T I M M U I: 2 0 0 J II Reportage VEAUX DG LAIT MICHEL BEAUNOYER* Ferme Kaseveau La puissance de la jeunesse V A peine âgé de 27 ans, Sébastien Hamel a dans les yeux le regard d\u2019un gars qui sait ce qu\u2019il veut.Tout récemment devenu propriétaire avec son épouse Karine d'un élevage de veaux de lait à Norbertville, la ferme Kaseveau.il n'a pas attendu pour faire sa marque.En moins de cinq ans.il a multiplié les investissements et les transformations sur son exploitation afin de hisser la qualité de sa production à la hauteur de ses propres exigences.Et elles sont élevées.C\u2019est en 1998 que Sébastien a acheté la ferme paternelle.Il n\u2019avait alors que 22 ans.« Mais je possédais déjà une bonne dizaine d'années d\u2019expérience dans l'élevage de bovins, s\u2019empresse-t-il de préciser.J\u2019avais donc une très bonne idée où je m\u2019en allais.» Son père avait en effet acheté la ferme en 1991 pour y établir un élevage de veaux de grain.Les opérations étaient alors à petite échelle, une centaine de veaux prenant place dans l'étable.Mais cela a permis, entre autres, aux enfants de se faire la main.« Au début, j\u2019ai pensé me diriger vers le secteur de l\u2019insémination, explique le jeune éleveur, mais après mes études en Gestion d\u2019exploitation agricole au Cégep de Victoriaville, je me suis graduellement dirigé vers l\u2019élevage.» C\u2019est en fait par le truchement du fournisseur de veaux de grain de la ferme familiale qu\u2019il s\u2019est initié à la production de veaux de lait.11 a même fait un bref stage auprès de ce fournisseur afin d\u2019en découvrir les particularités.« Il n\u2019y avait alors pas beaucoup d\u2019éleveurs dans ce H domaine dans ma région, précise-t-il, la production restait donc un peu mystérieuse.» Après analyse, Sébastien a aussi constaté que selon les conditions du marché d\u2019alors, ce type d'élevage pourrait s\u2019avérer plus rentable.Lorsqu\u2019on se lance en affaires, c\u2019est un critère assez important à considérer, en effet.L\u2019ARRIVÉE DES PREMIERS PENSIONNAIRES L\u2019achat de la ferme comportait, comme pièce maîtresse, une grande étable, reconstruite après un incendie en 1992.Soulignons qu'on y avait planifié un toit V iZTé Avec la préparation automatique du lait, Sébastien HamelÆ sauver l'équivalent d'un salaire.cathédrale avec comme objectif d\u2019y installer une ventilation naturelle.Mais ce concept n\u2019a pas fonctionné et on s\u2019est rabattu sur une ventilation mécanique plus efficace.Ceci étant dit, la hauteur du toit garantit une circulation d\u2019air plus facile.C\u2019est donc ce bâtiment qui va accueillir le premier arrivage de 285 petits locataires beuglants.Sébastien s'adresse à un acheteur particulier pour s'approvisionner en veaux.A certaines occasions, ils proviennent du Québec, mais, à cause du marché, il arrive souvent que les veaux soient achetés chez nos voisins du Sud.De toute façon, il s'agit presque exclusivement de sujets Holstein.A leur entrée, ils font en moyenne 102 livres.\u2022< J'en ai déjà achetés de plus petits, mais je préfère ne pas vous parler des problèmes qu\u2019ils m\u2019ont donnés se contente de préciser l\u2019éleveur avec un sourire complice.Les veaux passeront 132 jours à la ferme Kaseveau.Durant ce séjour, ils atteindront le poids de 310 livres carcasse.Le taux de conversion actuel à la ferme est de 1.48.Cela signifie qu\u2019il faut consacrer 1,48 kg de lait pour ajouter un kg de poids sur l\u2019animal.La ferme procède à deux rotations et demie par année.Cela ouvre de bonnes périodes pour effectuer le vide sanitaire.Sébastien préfère cette stratégie à une rotation en continu qui ne permet pas de faire le vide dans le bâtiment.C\u2019est aussi pour se simplifier la tâche que l\u2019éleveur a préféré opter pour un seul fournisseur pour tous ses hovins ou qui:»rc / aoùt s i: p t i: M H u i: i o u .1 fîTîïïTt Agé de 27 ans, Sébastien Hamel a beaucoup de projets pour l'avenir.Mais pour l\u2019instant, c'est la qualité de son élevage qui le préoccupe.intrants.Un seul fournisseur s'assure ainsi de son approvisionnement en lait et en veaux et lui garantit le rachat en fin de production.DES INVESTISSEMENTS IMPORTANTS La ferme Kaseveau se porte très bien.Après quatre ans d'opération, dont deux où il dit n'avoir réussi qu'à survivre, Sébastien Hamel a décidé que le temps était propice à l'investissement.Et puis, après quelques années d\u2019activité, il est toujours plus facile d'obtenir du financement.surtout lorsqu\u2019on n'a pas encore 30 ans! Une aile a donc été ajoutée à l'étable et une laiterie plus spacieuse construite.Cela a permis de porter le nombre de veaux à 400.Le beau-père de l'éleveur est venu donner un coup de main, comme d\u2019ailleurs tous les membres de la famille lorsque leur support est nécessaire.Des cages de bois ont été construites sur un plancher ajouré par lequel s'écoule le fumier, récupéré par des raclettes.Profitant de ces réaménagements, l'éleveur a ajouté un système de préparation automatisé du lait.Une poche de 1 000 kilos de lait est suspendue par un treuil au-dessus d'un bassin.C'est à partir de là que les divers mélanges d'eau, de poudre de lait et de fer sont effectués.Sébastien n\u2019aura alors qu'à ajouter manuellement des suppléments, au besoin.Ce système est relié à une pompe qui alimente une tubulure serpentant au plafond de l'étable.Comme un pompiste de station-service, l'éleveur n'a alors 5 qu'à remplir à tour de rôle, avec un pis- ° tolet distributeur, les chaudières de ses < pensionnaires, manifestement indif- ^ férents devant cette belle technologie, y Mais pour Sébastien, plus impressionné, m cette nouvelle machine économise 5 l\u2019équivalent d'un salaire.Elle se * peine 15 acres couvertes de soya, il doit s\u2019entendre avec un voisin pour disposer des fumiers.La croissance du troupeau sera donc difficile.De toute façon, il se donne cinq ans pour amortir les récents investissements.Mais avec lui, les choses risquent toujours d'aller plus vite que prévu.^ * journaliste, TCN H OVINS DU QU lî II UC / A O Ù I S I; I* T I; M II K I: 1 0 O .1 rentabilisera donc rapidement.Qui plus est, l'automatisation de la préparation du lait lui permet de passer plus de temps dans l'étable, à garder un œil sur le troupeau.DE LA PLACE POUR L\u2019AVENIR?À la porte du garage, un sac de golf accumule la poussière.Sébastien Hamel aime bien pratiquer ce sport, mais avec la ferme et la jeune famille qui pousse, il n'a plus guère de temps pour faire voyager la petite balle blanche.Et il ne se donne pas beaucoup de répit non plus.Sa vie à la ferme gérée d'après les exigences d'une interminable liste d\u2019activités à faire à la ferme comme à la maison, où des travaux de rénovation sont en cours.Possédant très peu de terre, à Santé V 1 PHOTO COURTOISIE DE LA FACULTE DE MEDECINE VETERINAIRE DE ST-HYACINTHE Quels sont les à une nécropsie?Pourquoi les résultats d'une nécropsie prennent parfois plusieurs semaines, voire des mois à revenir du laboratoire?Pour y répondre, voyons ensemble les étapes d'une nécropsie et le temps requis pour les différentes analyses une fois votre animal déposé à votre laboratoire de pathologie animale du MAPAQ.LA NÉCROPSIE 1.\tVotre bovin sera vu par le personnel du laboratoire selon l'ordre d'arrivée des cas.2.\tL'autopsie d'un bovin peut prendre jusqu'à 3 1/2 heures et en voici les grandes étapes : 3.\tEntre 48 et 72 heures après l'autopsie, le pathologiste peut déjà acheminer au vétérinaire traitant les premiers résultats découverts par l'autopsie.Notez que ces délais sont présentés à titre indicatif.La règle de service demeure de transmettre les résultats pertinents dès qu\u2019ils sont disponibles, et ce, même s'ils sont partiels.^ Source: Institut nationale de santé animale.MAPAQ -\texamen externe de l'animal; -\tenlèvement des pattes, ouverture de la cavité abdominale et examen visuel; -\tretrait et examen des viscères un à un; -examen des différents systèmes (respiratoire, digestif, reproducteur, locomoteur, etc.); -\tdisposition des organes sur des plans de travail afin que le pathologiste puisse faire un examen et effectuer les différents prélèvements requis selon la maladie; -\tsi des analyses doivent être réalisées à l'extérieur du laboratoire, il y aura également préparation des échantillons.Le temps requis pour les diltérents types d'analyses Type d'analyses\tTemps requis Bactériologie\t Bactéries les plus fréquentes (Haemophilus, Pasteurella, Mannhaemia, E, coli)\t3 à 5 jours Salmonelles\t3 à 10 jours Bactéries inhabituelles (L'échantillon est envoyé au Laboratoire de santé publique)\t3 semaines Mycoplasmes\tJusqu'à 20 jours Virologie\t Culture de virus\t3 à 6 semaines Parasitologie\t Identification des parasites\t3 jours Toxicologie\t Identification des poisons\t2 à 4 semaines Histopathologie\t Identification des lésions au microscope\t \u2022Cas urgents (morbidité élevée)\t1 à 2 semaines \u2022Cas de routine\t1 à 2 mois N.B.: S\u2019il y a aggravation de la condition dans le troupeau, l'ordre de priorité peut être changé sur demande par le pathologiste du laboratoire.26 Il O VI N S 1)0 Q O I 111 c AOÛT S 0 l\u2019T I: M II Kl; 2 OIM GENEVIÈVE CÔTÉ* Santé Vache-veau WiMXMSk r.-'v- avec les minéraux SSSf.,duction une PS Enquête sérologique s bovine enzootique au Ce second article, d'une série de trois, présente les résultats d'une enquête de pré valence portant sur trois maladies : paratuberculose, leucose bovine enzootique, diarrhée virale bovine, pouvant avoir un impact sur la rentabilité et la santé des élevages, qui a été effectuée de novembre 2001 à mars 2002 sur 70 élevages vache-veau et près de 1 700 vaches de boucherie.QU'EST-CE QUE LA LEUCOSE BOVINE ENZOOTIQUE?La leucose bovine enzootique (LBE - aussi appelée lymphome malin ou lymphosarcome) est une maladie virale importante des bovins.Sa distribution est mondiale, mais la prevalence est très variable d'un pays à l\u2019autre, certains pays ayant décidé d'opter pour un programme d'éradication.Le virus qui en est la cause (oncornavirus, famille des retnwiridaeI affecte principalement l'espèce bovine.COMMENT LE VIRUS SE TRANSMET-IL?La transmission du virus de la LBE d'un animal infecté à un autre se fait via les lymphocytes (cellules spécialisées du système immunitaire de l'animal) infectés par le virus lors de leur fabrication et qui se retrouvent dans le sang sous forme de globules blancs.Il faut très peu de sang pour infec- ter un animal.Tout ce qui est contaminé par du sang a donc le potentiel de transmettre le virus d'un animal infecté à un autre.La route majeure de contamination est par des instruments contaminés par du sang lors d'interventions en série : -\tvaccinations, prises de sang, injection de substances médicamenteuses; -\tciseaux, par exemple lors de l'ablation de t ray ons su rn u mé rai res; PHOTO: DR.GILLES FECTEAU, FMV Oeil atteint de USE Des matières B premières de bio-viabilité supérieure avec 35% d\u2019économie VS les blocs r.OES PRODUITS International Stock Food Liée Bureau régional : Léonard Leblanc 5121, boul.Hébert, Saint-Timothée (Qc) J6S 6C2 1-800-263-8732 25 DISTRIBUTEURS AU QUÉBEC POUR VOUS SERVIR HO VI NS DU Q U I.Il I: ( AOÛT S 1:1» Tl: Mil K K 2 0 0.1 Santé FIG.1 PROPOSITION DE VACHES SEROPOSITIVES DANS LES ELEVAGES POSITIFS 5%\t10% 15% 20% 25% 30% 35% 40% 45% 50% % de vaches séropositives Résultats d\u2019autres enquêtes de prévalence pour la leucose bovine enzootlque Lieu\tAnnée\t% d\u2019élevages vache-veau positifs\t% de vaches de boucherie séropositives Québec\t2001\t32,8\t4,2 États-Unis\t1997\t38,0\t10,3 Canada\t1980\t11,0\t0,5 Québec\t1980\t19,0\tNon disponible -\técorneurs, au moment de l'écomage par la douille métallique; -\tpince-nez, s'il y a du sang sur l'instrument: -\timplanteurs, surtout chez les bovins de boucherie; -\tpince, gouge ou autres instruments de parage des onglons; -\ttoute autre manipulation d'animaux en série lorsqu'il y a présence de sang.Fille peut se transmettre aussi : -\tde la mère au fœtus durant la gestation.Les chances d'infecter le fœtus de cette manière sont < 15 %; -\tpar le colostrum et le lait d\u2019une vache positive.Les chances d'infecter le veau qui en boit sont d\u2019environ 2 %: -\tpar contact, soit de nez à nez ou autrement, mais seulement s'il y a du sang; -\tpar les insectes hématophages qui piquent un animal infecté, puis des animaux sains.COMMENT LA MALADIE SE MANIFESTE-T-ELLE?L'infection par le virus de la LBE passe souvent inaperçue.Chez une minorité d'animaux, elle se manifeste sous la forme d'un cancer par le développement de tumeurs dans différents organes.Les signes cliniques vont dépendre de l'endroit où la tumeur s'est localisée.Deux points sont im- n portants à retenir : -\tla maladie prend du temps à se développer; entre le temps oii l'animal contracte le virus et le développement des symptômes, quelques mois à quelques années peuvent passer; -\tseulement entre I à 5 % des vaches qui contractent le virus vont développer la maladie (i.e un cancer).Chez ce 1 à 5 % de vaches, des signes cliniques généraux sont observés ; perte de poids, baisse de production et fièvre.Dans la phase terminale de la maladie, on observe des tumeurs internes et externes.Les tumeurs envahissent souvent le tractus gastro-intestinal, particulièrement l'abo-masum ou la caillette, un des quatre estomacs de la vache.Des ulcères et des obstructions peuvent en résulter et causer des pertes d'appétit, de poids et de production laitière.Les tumeurs peuvent aussi se localiser dans d\u2019autres organes comme le cœur, l\u2019utérus, le canal rachidien et les reins.La mort survient dans un court délai lorsque les tumeurs apparaissent.Certains animaux ne présentent aucun signe et meurent subitement.Une prédisposition génétique semble responsable du développement de ce cancer.Que l'infection par le riras résulte ou non en la maladie, les ruches infectées le sont pour toute leur rie durant, le riras n'est jamais éliminé.Ces radies constituent donc une source d'infection pour les autres animaux du troupeau.COMMENT PUIS-JE SAVOIR SI MES VACHES SONT INFECTÉES?Le diagnostic de la maladie se fait d\u2019après les signes cliniques spécifiques, par la biopsie ou encore la nécropsie.Le dépistage des animaux porteurs de la leucose se fait par des tests sérologiques.L'animal infecté par le virus fabrique des anticorps en réponse à la présence du virus.La recherche de ces anticorps se fait par des tests sérologiques.Les animaux positifs à ces tests sont dits séropositifs.Comme mentionné précédemment, moins de 5 % des séropositifs développent un jour la maladie.Un animal positif, réacteur ou infecté n'est donc pas synonyme d'animal malade.QUELLE EST LA PREVALENCE DE LA LEUCOSE AU QUÉBEC ET AILLEURS?De novembre 2001 à mars 2002, le MAPAQ et la FPBQ ont conjointement réalisé une enquête dans les élevages vache-veau québécois.Malheureusement, seulement 25 % des producteurs contactés ont accepté de participer à cette enquête.Dans ce genre d'étude, une participation d'au moins 50 % est visée pour l'obtention de données représentatives.Le faible taux de participation diminue la précision des chiffres obtenus (voir Bovins du Québec - juin-juillet 2003, pages 28 à 30).Au total.1 394 bovins provenant de 70 élevages ont été échantillonnés.L'enquête a permis d'identifier la LBE dans le tiers (32,8 %) des troupeaux échantillonnés (un troupeau a été considéré positif si au moins une vache était séropositive) et 4,2 % des vaches échantillonnées étaient séropositives.Dans les élevages positifs, la proportion de vaches séropositives variait entre 5 et 50 % (figure 1).Le tableau 1 démontre que les résultats obtenus pour la leucose bovine enzoo-tique sont inférieurs à ceux observés au: Etats-unis en 1997 mais supérieurs à ceu: observés pour le Canada et le Québec 1980.Il semble donc y avoir une progression apparente de la maladie au cours des 20 dernières années dans les troupeaux vache-veau québécois.Il faut cependant in- BOVINS DU QUÉBliC / AOUT \u2022 S C l>T li M B R li 2 U 0 .1 terpréter ces résultats avec prudence à cause du biais créé par le faible taux de participation.Les données sur les causes de condamnations à l'abattoir pour lymphosarcome chez les bovins (tout bovin confondu) de 1996 à 2001 laissent également percevoir une progression de cette condition.Au Québec, le lymphosarcome est actuellement la principale cause de condamnation des bovins dans les abattoirs fédéraux (42,47 bovins condamnés par 10 000 abattus en 2002).L'enquête a aussi révélée que peu de producteurs connaissent la LUE.En effet, plus du trois quart des producteurs qui ont participé à l'enquête n'avaient jamais entendu parler de la maladie ou en connaissaient seulement le nom.De plus, les producteurs qui achètent des animaux n'effectuent pas de tests de dépistage pour la LUE avant de les introduire dans leur élevage.QUEL EST LE COÛT DE CETTE MALADIE POUR UN PRODUCTEUR?Les coûts directs associés au LBE sont la plupart du temps associés à l'apparition de la maladie : baisse de la production laitière, perte de la valeur de la carcasse car les vaches avec des tumeurs sont condamnées à l'abattoir, et perte du veau si la vache est gravide.Les coûts du médecin vétérinaire sont seulement associés au diagnostic puisque la maladie ne se traite pas.Les vaches séropositives sans signe clinique ne contribuent pas aux coûts directs puisque généralement la production n'est pas affectée chez ces vaches.Les principales pertes économiques sont attribuables à la perte de marchés puisque de nombreux pays interdisent l'importation d'animaux porteurs d'anticorps contre la LBE, ou encore de sperme ou d\u2019embryons provenant d'animaux séroposi- tifs.D'ailleurs, plusieurs pays européens, comme le Danemark, la France et l'Allemagne ont entrepris des programmes d'éradication de la leucose pour des considérations socio-économiques.Au Canada, l'Agence canadienne d'inspection des aliments offre le Programme canadien de certification sanitaire des troupeaux - leucose bovine en-zootique dont l'intérêt est d\u2019améliorer l'aptitude marchande découlant de la génétique des bovins, sur les marchés intérieurs et internationaux.SI MON ÉLEVAGE EST ATTEINT, COMMENT PUIS-JE CONTRÔLER CETTE MALADIE?La leucose bovine ne se traite pas.Les animaux qui développent les signes cliniques vont inévitablement en mourir.Puisqu\u2019au-cun vaccin contre cette maladie n'existe, la prévention demeure l\u2019élément clé.Plusieurs méthodes pour contrôler la transmission de la LBE dans un élevage ont été publiées.Elles reposent sur des tests sérologiques effectués chez les animaux de plus de six mois (les animaux de six mois et moins ne sont pas testés car ils peuvent avoir des anticorps maternels) et la réforme ou la ségrégation des animaux séropositifs, la séparation des bovins séropositifs et des bovins séronégatifs ainsi que le contrôle de certaines pratiques de régie (tableau 2).Les objectifs du producteur, l'âge et le nombre de bovins atteints, et les facilités en place vont déterminer le plan de contrôle le plus approprié.Votre médecin vétérinaire praticien peut vous aider à mettre en place une telle stratégie.J *dmv, M.Sc., était alors à l\u2019emploi de l\u2019Institut national de santé animale, MAPAQ Merci au Dr Cilles Fecteau, clinicien au Centre hospitalier universitaire vétérinaire, pour la révision de ce document.rnsssw Quelques pratiques de régie pour diminuer la transmission de la leucose bovine enzootique dans un élevage -\tUtiliser des aiguilles à usage unique pour les injections; -\tUtiliser un décorneur électrique ou désinfecter les autres types de décorneur entre chaque animal; -\tDésinfecter l'équipement à tatouage entre les animaux; -\tChanger de gants d\u2019examen transrectal entre chaque animal; -\tUtiliser du lait de remplacement pour nourrir les veaux en pré-sevrage; -\tUtiliser des mères receveuses séronégatives à la LBE pour le transfert d\u2019embryons; -\tLaver et rincer les instruments (ex.pince-nez) et les submerger dans un désinfectant avant de les réutiliser pour un autre animal.l\u2019élevage de veaux de lait vous intéresse?Maximisez votre production avec l'expertise et le lait de remplacement GROBER Consultez nos spécialistes GROBER up plus qu'un lait.m savoir-faire * Également disponible, lait pour agneaux, chevreaux et poulains 2355,rue Canadien Drummondville, Qc J2C 7W1 Tel.: (819) 475-6317 1-888-937-3392 i$ o v i n s nu qu ii in; c / août slp t i; m b k i; 2 0 0 ^ fl Santé ANDRÉ DESROCHERS* Piétain d\u2019Italie Connaissez-vous la dermatite digitée?Cette condition des onglons fortement contagieuse a été décrite pour la première fois par le Dr Mor-tellaro en 1974 en Italie.Vers la fin des années 70.cette maladie fait son apparition en sol nord-américain dans l'Etat de New York et fait des ravages, en particulier dans le sud des Etats-Unis, principalement chez les grandes fermes laitières de l'Etat californien.Dans certains états américains, il y a plus de 80 % des troupeaux qui sont atteints occasionnant des pertes économiques considérables.Cette maladie a traversé les frontières américaines pour se retrouver chez nous au milieu des années 90.Malheureusement, on ne connaît pas la fréquence exacte de cette maladie au Québec actuellement.Il est donc difficile d'évaluer son importance économique mais présentement c'est sûrement la maladie des onglons numéro un au monde.QU'EST-CE QUE LA DERMATITE DIGITÉE?C'est une inflammation de la peau au niveau des pieds juste au dessus du talon des onglons autour de la région interdigitée.La dermatite digitée affecte principalement les deux pieds des membres arrières.Dans certains cas, les lésions sont aussi présentes sur le dessus du pied.Contrairement au piétain traditionnel, il n'y a pas d'enflure entre les onglons et les animaux font rarement de la fièvre.La dermatite digitée débute progressivement à la jonction corne et peau par une lésion rougeâtre.Rapidement, le diamètre de la lésion s\u2019agrandit et devient ulcérative (figure 1 ).Il y a perte de poils, enflure et la dermatite prend l'allure d'une fraise.Plusieurs filaments ressem- PHOTO ANDRE DESROCHERS blant à des poils très épais peuvent faire leur apparition par la suite ce qui est une manifestation différente de la maladie.Les lésions sont nauséabondes à cause des infections secondaires.Les animaux atteints de dermatite digitée sont en douleurs.Par conséquent, ils passent plus de temps couchés, mangent moins, la production laitière diminue et ils démontrent moins de signes de chaleurs.Debout, ces animaux ont tendance à piétiner constamment sur leurs membres postérieurs.Ils favoriseront un appui en pince (bout des onglons) en soulevant les talons pour se soulager.Une fois introduite dans un troupeau, la maladie s\u2019étend rapidement affectant la majorité des animaux durant la première année mais surtout les animaux de 1ère et 2eme lactation.QUELLE EN EST LA CAUSE?C'est une maladie multifactorielle qui implique un microorganisme appelé Spirochète \u2022> i 'Treponema spp ) dans la pathogénie.Cet organisme colonise la peau en superficie et se retrouve en grande quantité dans les lésions actives.Il induit une réponse immunitaire plus ou moins efficace chez l'hôte.Malgré sa ressemblance histologique avec les lésions de papillomatose virale (verrues), aucun virus n'a jamais été isolé.Les facteurs tel que l'humidité, la propreté, les planchers abrasifs, le microbisme influencent l'apparition de cette maladie.Les conditions de stabulation libre sont donc plus propices au développement de cette maladie.Jusqu'à 9(1 % des vaches en stabulation libre peuvent être infectées contrairement à 80 % dans une stabulation de type attaché.La transmission se fait par contact direct (fumier) ou indirect (objet contaminé comme les couteaux de pieds).Etant donné la prevalence plus élevée chez les jeunes animaux dans un troupeau, une certaine immunité s'installerait avec les années.Mais certaines études démontrent que jusqu'à (in \"u de vaches traitées et guéries développeront de nouvelles lésions dans les sept à 15 semaines suivantes.Une guérison spontanée des lésions est possible mais rare.COMMENT ÊTRE CERTAIN (JUE C\u2019EST DE LA DERMATITE DIGITÉE?L'apparence visuelle des lésions et la très grande contagiosité de cette maladie sont suffisantes pour conclure à une dermatite digitée.Une biopsie de la lésion confirmera le diagnostic mais n\u2019est pas du tout essentiel dans la plupart des cas.BOVINS DU II U I.B I ( A OÙ I SI P I I: M B I! I: ill (1.1 S\u2019IL FAUT TRAITER Le traitement consiste à l'application d'antibiotiques ou d\u2019antiseptiques sur les lésions.Le traitement est donc local.On peut appliquer les antibiotiques à l'aide d'un bandage, en aérosol (arrosoir à jardin de quatre litres pour les pesticides) ou à l'aide d'un pédiluve (bain de pied).La méthode d'application est en fonction du nombre d'animaux infectés et du type de stabulation.Le pédiluve s\u2019applique bien à la stabulation libre.L\u2019aérosol s'utilise aussi bien en salon de traite que dans les étables entravées.On comprendra que l'application de bandage sera réservée aux petits troupeaux avec un nombre d\u2019animaux infectés limité.Peu importe le type d'application topique, le pied devrait être propre avant l'application d'un antibiotique.Les antibiotiques Les antibiotiques à utiliser sont bien connus de votre vétérinaire : l'oxytétracydine, la lincomyein, l'érythromycin et une combinaison de lincomyein et spectinomycin.Certains antiseptiques sont aussi utilisables comme le sulfate de cuivre et le formol.Toutefois, ce dernier est à éviter pour des raisons de biosécurité.Etant donné que les antibiotiques sont utilisés de manière topique.il n'y a pas de période de retrait pour le lait ou la viande.On doit quand même éviter la contamination des trayons ou de la trayeuse lorsqu'on asperge les pieds avec un aérosol, particulièrement en salon de traite.Un ou plusieurs animaux Si plusieurs animaux sont affectés, il est alors préférable de traiter tout le troupeau.Au départ, l'application des antibiotiques doit être de deux à trois fois semaine et ce, pour une durée d'un mois.Par la suite, on diminue la fréquence d'application progressivement au cours des mois qui suivent tout en observant bien l'apparition de nouveaux cas ou de récidives.Tous les nouveaux cas doivent recommencer le protocole d'application d\u2019antibiotiques utilisé au départ.Si les nouveaux cas sont négligés, la multiplication bactérienne sera très rapide et vous perdrez alors le contrôle de nouveau.La détection des nouveaux cas est donc aussi importante que le traitement des animaux déjà atteints.De manière individuelle, le traitement est très efficace à condition d\u2019avoir le bon antibiotique.Les lésions régressent rapidement et il en est de même pour la boiterie.MIEUX VAUT PRÉVENIR QUE GUÉRIR L\u2019éradication de cette maladie est pratiquement impossible, du moins très difficile.Les deux facteurs de risque les plus importants pour l\u2019apparition de la maladie sont : les conditions humides et l\u2019achat d'animaux de provenance inconnue.Les autres facteurs de risque à considérer sont : l'hygiène déficiente, les logettes inadéquates, la contamination par les instruments de parage.Une vache achetée d'un troupeau avec un statut sanitaire inconnu devrait être en quarantaine et on prendra soin de bien examiner les onglons afin de détecter les lésions.Les couteaux de pieds et autres instruments de parage d'onglons doivent être désinfectés entre les animaux et d'un troupeau à l'autre.Tous ces facteurs sont à corriger ou à contrôler si possible afin d'améliorer le contrôle de la maladie.Des vaccins sont présentement disponibles aux États-Unis mais les résultats sont mitigés et très variables.^ Note : Iaj l)r Desrochers sera l'auteur du Spécial Bovins du Québec de décembre2003 qui portera sur les boiteries des bovins.Précisions sur les traitements Les antibiotiques systémiques (oraux ou injectables) sont moins efficaces que les traitements locaux (bain de pied ou aérosol) donc peu utilisés.De plus, il y aura des périodes de retrait pour le lait ou la viande à respecter si de tels traitements sont utilisés.Les solutions à base d\u2019antibiotiques sont sous prescription vétérinaire et leur usage est hors homologation pour le traitement de la dermatite digitée.Voici deux solutions de traitement : BAIN DE PIED Sulfate de cuivre 5 % (50 g/L) Sulfate de zinc 10 % (100 g/L) Oxytétracycline 0,1 % (1 g/L) SOLUTION AÉROSOL -APPLICATION TOPIQUE Oxytétracycline 2,5 % (25 g/L) *dmv, M.Sc., professeur agrégé, Diplomate ACVS, faculté de médecine vétérinaire Insultimber «Je m'appelle Daniel Wagler et j\u2019exploite à Wellesley une ferme familiale de moutons, bœufs et chèvres qui nous tient très occupés.J'étais sceptique face au système de clôture Insultimber.J'avais peur qu 'une clôture Insultimber ne puisse pas garder mes animaux à l'intérieur du périmètre.Mais je l'ai essayé et c 'est très efficace! Son installation a été facile et rapide et sa réparation fut un jeu d\u2019enfant lorsqu'un arbre est tombé dessus.J'ai d'autres clôtures à installer l'été prochain et j'ai décidé que ce seraient toutes des clôtures Insultimber.» Appelez chez Gallagher Canada au (800) 661-2013 pour obtenir \\ otre brochure gratuite ainsi que de U information sur le système de clôture que Daniel considère comme «le choix intelligent en matière de clôture».Daniel Wagler, Wellesley bovins nu qui:ni:c août \u2022 sri>ti:mnur 200s n Programme de paiement anticipé destiné aux producteurs de grandes cultures qui autoconsomment leurs grains Prêt sans intérêt : Campagne 2003-2004 La Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec émet des prêts sur les récoltes entreposées pour fins de commercialisation ou pour fins d'autoconsommation dans le cadre du programme fédéral de paiement anticipé.Le prêt sans intérêt peut atteindre un maximum de 50 000 S (en fonction de la quantité de grains).Ce prêt vous permet de financer l'entreposage de votre récolte (3$fwUatimk  tous les éleveurs de boeuf pur-sang et commercial 2e VENTE ÉLITE LIMOUSIN 2003 et PIQUE-NIQUE ANNUEL de l'Association des Éleveurs Limousin du Québec samedi, 9 août 2003 à la Ferme Caux Inc.François Caux 158, rang St-Thornas St-Narclsse de Beaurivage (Québec) GOS IW0 Tél.: (418) 475-6773 VENTE ELITE LIMOUSIN 2003 Sous la supervision de Venture livestock Entreprise Wayne Burgess et Anne Brunet Vaches avec veau Vaches vêlant sous peu Taures saillies Génisses de l\u2019année 3 Taureaux DATES D\u2019ENTRÉE\t À LA STATION UNIQUE\t DE TAUREAUX LIMOUSIN\t 1*\u201c Entrée :\t2' Entrée : mardi\tmardi 16 septembre 2003\t18 novembre 2003 Encan :\tEncan : samedi\tsamedi 14 février 2004\t17 avril 2004 Naissance des\tNaissance des veaux :\tveaux : 1\" décembre 2002\t29 février 2003 au au 28 février 2003\t10 juin 2003 HORAIRE DE LA JOURNEE 11h00 ACCUEIL \u2022\tEnregistrement pour le souper et l'encan \u2022\tVisite des lieux et kiosques 11h30à13h30 \u2022\tDîner .Hamburger à la viande Limousin 15h30 VENTE ÉLITE LIMOUSIN 18h00 .Souper \u2022\tMéchoui porc & boeuf 20h00\t\u2022 Soirée dansante .Tirage de prix de présence offert par les commanditaires PRIX DU REPAS : 15 $ (adulte) 8,50 S (5 à 12 ans) gratuit pour les moins de 5 ans Pour réservation du repas, veuillez contacter l\u2019Association au numéro ci-bas.A ASSOCIAT \t m ES asHSS mmm.7725, rang 5, St-Hyacinthe (Qc) J2R 2A3 LÉO GÉLINAS, président - Tél.: (819) 379-7409 JÉRÔME POIRIER, secrétaire propagandiste - Tél.: (450) 799-4073 / Fax: (450) 799-4007 32 en vue de l'écoulement graduel au fil des mois via la consommation pour l'alimentation de vos animaux.Des frais d'administration s'élevant à l % du montant du prêt, avec un minimum de 100 S, vous seront facturés lors de l'émission du prêt.Concernant les producteurs de bovins, nous vous mentionnons que la portion du programme liée aux grains auto-consommés est en pleine croissance et répond bien aux besoins des producteurs qui entreposent leur récolte pour consommation à la ferme.Nous vous invitons donc à évaluer les bénéfices de participer à ce programme qui a démontré au cours des ans un avantage financier très intéressant pour les producteurs de cultures commerciales et pour les producteurs qui utilisent leur récolte pour consommation à la ferme.Pour participer au programme, procurez-vous une fiche d'inscription auprès du Syndicat des producteurs de cultures commerciales de votre région vers la fin du mois d'août ou communiquez directement avec la Fédération au (450) 679-0550.poste 8588.La fiche d'inscription sera également disponible sur notre site Internet (http://www.fpccq.qc.ca) vers la même date.Donne récolte! Marc I.abolie, CA, directeur administratif, FPCCQ PHOTO TCN BOVINS DU QUI:IU:C / AOÛT- S l: 1* T li M B R H 2 0 0 3 BBsLsfâ Nttfs, V Demandez \"votre carte dé crédit AgLine qt accumulezdes points Àir Miles.fl :*mw M mta â® îiiftefe Du foin à presser, du fumier à charger, du bétail à nourrir.Notre modèle 6420 équipé de la nouvelle transmission IVT vous permet d'effectuer avec précision et rapidité tous ^vnus travaux reliés à votre ghez-vous fté votre ônnaire.>ez à une tfsion plus douée, mple et plus douce [ourd'hui.ALMA Maltais & Ouellet inc.ANGE-GARDIEN-DE ROUVILLE Équipements Laguë Itée BERTHIERVILLE E.M.I.(s.e.c) CAP DE l_A MADELEINE Équip.R.P.L.inc.ÇOATICOOK Équip.Veilleux Coaticook inc.DRUMMONDVILLE Agritex Drummondvllle GUIGUES Machineries M.Larose Itée LAVAL Lavaltrac Équip.inc.LENNOXVILLE Équip.Veilleux Lennoxville inc.PIKE RIVER Équip.Laguë Pike River inc.RICHMOND Agritex Richmond inc.RIMOUSKI / Matane Équipements Daniel Lévesque inc.RIVIÈRE-DU-LOUP Equipements Daniel Lévesque RDL inc.ST-AUGUSTIN / Mirabel Centre Agricole J.L.D.ST-AUGUSTIN / Québec Équipements Big John ST-CÉLESTIN Équipements R.P.L.inc.ST-GEORGES-DE-BEAUCE Équipements Agri-Beauce enr.ST-GERVAIS, Cté Bellechasse Frs Goulet & Fils Inc.ST-ISIDORE E.Larochelle inc.ST-JACQUES- LE-MINEUR Agricotech ÇT-PASCAL Équip.Laplante inc.ST-POLYCARPE Agritex St-Polycarpe inc.STE-MARTINE Agritex Ste-Martine Ltée ST-ROCH-DE-\tYAMASKA-est L'ACHIGAN\tAgritex Équipements\tYamaska Maurox inc.STE-ROSALIE Equipements Laguë Itée VARENNES Équipements Laguë & Martin inc.V1CT0RIAVILLE 1 André îüKS.John Deere VEAUX DE GRAIN ISABELLE FERLAND* Promotion Résolument vers la promotion avec les grandes chaînes d\u2019alimentation Un effort promotionnel important a été entrepris par le Veau de grain du Québec certifié à l'été 2003 dans le but de promouvoir cette viande sur le BBQ.Suite à la sortie en mai du livret de recettes .1 veaux BBQ.fort apprécié des consommateurs, et de sa version anglaise en juin, .1 vealicious BBQ, une distribution de ces livrets a été faite à grande échelle dans tous les magasins Loblaws du Québec.Ainsi, 1250 livrets ont été livrés dans chacun des 33 magasins, accompagnés d\u2019une affichette aux couleurs estivales installée directement dans le comptoir des viandes libre-service et d'un support pour les livrets de recettes placé sur le comptoir du boucher.Le but de cette promotion inédite était de capter l'attention des consommateurs passant devant le comptoir libre-service afin qu\u2019ils se rendent au comptoir du boucher pour demander un livret de recettes gratuit, les incitant donc à acheter du veau de grain à griller sur le BBQ.La grande chaîne d\u2019alimentation IGA a également distribué 10 000 livrets de recettes .1 veaux BBQ dans ses supermarchés.Ces efforts promotionnels d\u2019envergure ont contribué à donner une belle visibilité à notre produit pendant la période estivale.LA BONNE CARTE Une promotion avec le restaurant La Bonne Carte du Casino de Montréal se déroule durant tout le mois d\u2019août.Au menu, le sympathique chef Patrick Larocque a concocté pour sa clientèle une bavette de veau grillée et son bouquet es- 14 \u2014 Le veau veaudegraln.com ETTE DE eau R I L L E E et son bouquet estival accompagnée d'un voue de vin Grilled veal \u201cbavette\" with seasonal vegetables served with a glass of wine tival.L'équipe de marketing du Casino n'a pas eu froid aux yeux en reprenant dans chacune des applications de la promotion (cartons de table, affiches et affiches géantes) le visuel osé de la campa- gne super panneaux de l\u2019été 2003, le veau de grain, tendre et rosé.Les producteurs de veaux de grain sont fiers d\u2019être associés pour une deuxième année consécutive au restaurant La Bonne Carte du Casino de Montréal.LES COULEURS DE L\u2019AUTOMNE A l\u2019automne 2003, les promotions avec les grandes chaînes se poursuivront déplus belle.Toujours avec Loblaws, un mois consacré au veau de grain devrait avoir lieu en octobre.Il sera composé de-différentes thématiques alléchantes (sauter, mijoter, griller, rôtir.), histoire de donner aux consommateurs l'envie de choisir cette viande santé, rosée, savoureuse et économique.Puis en novembre, ce sont les 253 magasins Métro qui emboîteront le pas, pendant le mois entier, en faisant la promotion du Veau de grain du Québec certifié dans tous leurs établissements.Une-série de documents imprimés sera créée dans lesquels le logo du Veau de grain du Québec certifié sera aisément reconnaissable.Elle se composera essentiellement d\u2019un livret de recettes de 16 pages en couleurs, imprimé en plus de KM) (MM) exemplaires, de fanions à installer dans les allées d\u2019épicerie, d'affiches sur pied et d\u2019affiches géantes disposées dans les allées des viandes et d\u2019affichettes suspendues pour les comptoirs libres-services.Cette importante promotion invitera la clientèle des supermarchés Métro à acheter et cuisiner du Veau de grain du Québec certifié.^ \u2022agente de promotion, Veau de grain du Québec certifié, FPBQ » O V I N s DU QU I l$l
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