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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
jeudi 28 octobre 2010
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2010-10-28, Collections de BAnQ.

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[" ,L\\OTH£q PIONEER #P7 liuiKTY Sk v i S de chez nous Vol.81, n° 39 - 28 octobre au 3 novembre 2010 - www.laterre.ca - Un cahier 48 pages ü ijfJJj\u2019JJJj'jr'B \u2014i CARL THÉRIAULT Collaboration spéciale pjh Mil- à Rimouski.Sh\t\\uiis nous l.uic s nul pas .i peu près.M.l ll'lèvc l.-sl Vl-IUR- MB j ici à la fcrme-écolc.Si le 25% reste, moi je crève et j\u2019étais dans les efficaces.C \u2019est normal qu\u2019au montant qu\u2019on donne en assurances, si les prix ne sont pas là, qu\u2019on ait un retour.Je n\u2019ai pas à me mettre à genoux pour l\u2019avoir.On est à quémander tout le temps.» Gilles Guimond, président de la Fédération de 1\u2019 UFA du Mas-Saint-Laurent, a parlé « d\u2019une petite démonstration qui n\u2019a pas réglé grand-chose aujourd\u2019hui.C\u2019est une annonce pour nous diviser.Le ministre nous a entendus.J\u2019espère qu\u2019il a assez de leadership et qu\u2019il va faire comprendre au gouvernement qu\u2019on ne peut mettre cette mesure en place».Le ministre Lessard ne s\u2019est pas laissé impressionner par les quelques huées lancées par les producteurs.« Si vous êtes venus m\u2019écouter, laissez-moi parler.Une fois que je vous aurai parlé, on peut échanger.Je suis venu aussi écouter parce que j\u2019aurais pu choisir une place où il y aurait eu moins de monde pour annoncer ces mesures individuelles », a dit le ministre.SAINT-JOSEPH-DE-LEPAGE \u2014 Le ministre Laurent Lessard a été confronté lundi à la colère des producteurs agricoles du Bas-Saint-Laurent qui sont venus l\u2019accueillir à la ferme-école de Mont-Joli lors de l\u2019annonce du programme de soutien aux producteurs victimes des changements apportés à l\u2019ASRA.Le ministre, qui avait déjà donné comme exemple l\u2019élevage Natur\u2019Bœuf, s\u2019est fait mettre devant ses déclarations par Gilles Saint-Laurent, producteur bovin et president de la coopérative Natur\u2019Bœuf.« Nous sommes dans votre coupure de 25 %, ça n\u2019a pas d\u2019allure.Comment on peut faire maintenant pour signer un contrat avec Metro?Explique-moi, ça monsieur le Ministre, ça n\u2019a pas de bons sens.Vous nous coupez 85 M$ par année et vous nous en donnez 20 M$ ?» Le ministre Lessard s\u2019est référé à son nouveau programme de 100 M$ sur cinq ans pour résoudre des cas individuels, soutenant que certains producteurs de bovins chez Natur\u2019 Bœuf sont plus performants que d\u2019autres.« Je n\u2019ai pas de mandat du Conseil du Trésor et des Finances de changer la règle du 25 % », a-t-il dit.Environ 300 producteurs sont venus à la rencontre du ministre dont René Gagnon, producteur de boeuf au Mwi P8906hr 2650 unités thermiques mon \t\t ' \u2022 \u2022 \u2022 Nous aussi! Visitez www.elite.coop 77831302664139 PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 SOMMAIRE 'bUpUS.UpaSN > DANS LA TERRE CETTE SEMAINE Gaulois » de la du-Sud Les « lonce ses Les Beaucer au vif e 17 Pub A zi-j z) P'JÇJ f.Le porc québécois tou- i\ti -j- jours favori au Japon Page 22 un an Pagel 1 Le mois d'octobre - **\u2022.\u2018V\u2018 iç.pluvieux retarde ¦ les récoltes de maïs et de soya.L'ACTUALITE EN PHOTO P:-VA IÜ1Ü&& ALIMENTATION , @ Crème glacée Lamberl i|É Ricardo en apjoui ay£ FORET Des probiotiques dans l'érable?ÉLEVAGE\t' @ Une MRC refuse un projet de porcherie A LIRE SUR IATERRE.CA POLITIQUE @ La Chine fait trembler les marchés © Prévisions positives pour l'agriculture LA PRIMEUR DE LA SEMAINE SUR IATERRE.CA Marges des détaillants IV* '4.'i' \u2019\t.i h\\\\)U iJLd.-.Vd,: S i lii|i MjU ira Le gouvernement français met sur pied un Observatoire de la formation des prix et des marges des produits alimentaires.PLUS D'INFORMATIONS SUR IATERRE.CA JD 9670 STS, 2008,4RM, 650 h.ID 9400-9500-9550-9560W, 2 ou 4RM.\\ partir de 49 000 $ oui.encore LES EQUIPEMENTS 1 800 267-8724 MM* ,=^\\j Herse lourde déchaumcuso Pottlnger ou Jober.À partir de 12 000$ JD 8420, dual av.S arr.235 HP PT0.Seulement 101 800$ JD 9650 STS, 4RM, 2001, counter master, 2041 h.JD 7810, Seulement 50 900 $ nouveau matériel Le meilleur endroit «ries Équipements LAGUË» JD 6430,2009, ptémium, ju uiju, lvjvi, piGiiiium, seulement 243 n.\"Viens voir' JD 6420,2600 h.'Très belle machine Spécial 53000$ CIH MX120, chargeur, renverse au volant.Spédal 32 500 S JD 4455, 140HP, PT0, dual, seulement 38 500 $ JD 7220 7320 7420 7520IVT, suspension avant.À partir de 5 Jête à maïs 8 & 12 rangs, i partir de 13 500 $ 144047 IA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 PAGE 3 ACTUALITÉ ¦M ftRNf UtltORTHOtJt ¦^1\u201c «A PIERRE-WON BEGIN pybegin@laterre.ca SAINT-ALBERT \u2014 Avec ses 1100 vaches, la Ferme Landry noise de Saint-Albert près de Victoriaville est déjà l\u2019une des plus importantes au Québec.Elle vient pourtant d\u2019inscrire une nouvelle marque mondiale en faisant appel à 19 robots pour faire la traite.Ces robots ont non seulement permis d\u2019améliorer la qualité de vie des propriétaires, ils ont aussi entraîné une hausse significative de la production dans le plus grand respect des animaux.Si les vaches pouvaient parler, elles diraient sûrement qu elles n\u2019ont jamais été aussi bien traitées.« Un gamin de huit ans peut s\u2019occuper de la traite », témoigne Cari Landry, propriétaire de l\u2019entreprise avec ses frères Daniel et Éric.À 74 ans, Jean-Marie Landry apporte aussi son sou- tien à la modeste ferme acquise en 1960.Deux ans plus tard, celui qui a aussi été maire de Saint-Albert durant 32 ans, abandonnait les bovins de boucherie avec l\u2019achat de 15 vaches laitières.Il a été l\u2019un des premiers à installer les réservoirs de lait réfrigérés au Québec.Qualifié de « visionnaire » par ses garçons, c\u2019est lui qui les a incités à acquérir les dix premiers robots.« Il a des idées avant-gardistes, témoigne Cari.Au départ, nous désirions n\u2019installer que six robots.Tint qu\u2019à taire, a-t-il insisté, aussi bien en mettre dix tout de suite.» En février 2004, les Landry ont effectué leur première traite robotisée après un investissement de 6 M$ pour les bâtiments et dix robots Evolution A2 de Lely.L\u2019automne dernier, ils ont aussi adopté le concept de circulation libre des animaux.L\u2019ctablc la plus récente de la Ferme Landrynoisc peut contenir jusqu\u2019à 599 vaches.Les visiteurs pourront admirer les installa-tions au cours de journées portes ouvertes les 19 et 20 novembre prochain.\t L'Ordre des agronomes en nsultation sur les OGM L'UPA reçoit un prix canadien en environnement niques d\u2019il y a un an.Le président de l\u2019Ordre, René Mongcau, notait alors que plusieurs questions demeuraient encore en suspens après plus de 15 années d\u2019utilisation.Le Colloque faisait état des avancées technologiques, notamment dans la manière d\u2019insérer de nouveaux gènes dans une plante, mais aussi des nombreux débats en ce qui concerne la façon d\u2019homologuer les nouveaux OGM en considérant tous les impacts.La nouvelle position de l\u2019Ordre devrait être présentée au printemps 2011.Les questions Le sondage comporte une dizaine de questions ouvertes, notamment sur la concentration des brevets sur le vivant, sur les nouveaux caractères spécifiques, sur la capacité du génie génétique de nourrir le monde, sur la pertinence de fixer des superficies maximales en OGM, sur l\u2019efficacité de l\u2019encadrement légal envers les nouveaux OGM et bien entendu sur l\u2019étiquetage obligatoire des OGM.Un record : 19 robots de traite! THIERRY LARIVIÈRE Les membres de l\u2019Ordre des agronomes du Québec seront appelés à se prononcer sur l\u2019utilisation des organismes génétiquement modifiés (OGM).L\u2019Ordre des agronomes du Québec (OAQ) lance une vaste consultation électronique à tous ses membres afin d\u2019actualiser sa position officielle sur les OGM.Un questionnaire a donc été expédié aux 3300 membres le 18 octobre.La dernière position officielle de l\u2019OAQ datait de l\u2019an 2000.L\u2019Ordre souligne que plusieurs éléments de ce dossier ont évolué depuis, tels que certains aspects politiques, scientifiques et normatifs.Les OGM font maintenant partie des ententes d\u2019accès aux marchés commerciaux, les procédures d\u2019approbation ont évolué et une nouvelle réglementation sur l\u2019étiquetage volontaire est apparue.Cette consultation fait suite au Colloque sur les cultures transgé- Le 21 octobre dernier, l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) a reçu le prix de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture (FCA), volet intendance environnementale, lors du banquet marquant le 75e anniversaire de la FCA, qui se tenait hier à Ottawa.Cette distinction nationale en agriculture vient ainsi souligner le leadership assumé par l\u2019UPA, dans la mise en œuvre de projets par bassin versant en milieu agricole, réalisés en collaboration avec de nombreux partenaires, dont la Fondation de la faune du Québec.R.F.Dans l\u2019ordre habituel, Jack Wilkinson, ancien président de la FCA (1993 à 1999) Brian Gilbertson, représentant d\u2019Agrium, et Christian Laçasse, président de l\u2019UPA.Dents OtvTR PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 ACTUALITÉ Québec annonce ses mesures d'adaptation aux coupures de l'ASRA entre Le ministre de l\u2019Agriculture, Laurent Lessard, a procédé à l\u2019annonce des mesures d\u2019adaptation à la fernie-école du Centre de formation professionnelle Mont-Joli\u2014La Mitis.mmm fcÜ PIERRE-YVON BEGIN QUÉBEC \u2014 Les fermes en situation précaire à la suite des changements apportes à l\u2019Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) pourront profiter de services-conseils bonifiés et d\u2019un programme de remboursement d\u2019intérêts sur les prêts.Lundi, le ministre de l\u2019Agriculture du Québec, Laurent Lessard, a indiqué qu\u2019il misait maintenant sur une approche individuelle pour aider les producteurs agricoles à retirer leurs revenus du marché au lieu de l\u2019ASRA.Il confirme l\u2019injection de 100 M$ sur cinq ans en mesures d\u2019adaptation, estimant que 2500 entreprises en profiteront.« Cette fois, ça va marcher parce que les entreprises vont avoir accès au canal argent », répond Laurent Lessard en point de presse à Québec.Déjà, précise-t-il, les producteurs agricoles peuvent téléphoner au MAPAQ pour se prévaloir de services-conseils bonifiés, Québec assumant 90 % de la facture.Dans la cinquantaine de MRC jugées prioritaires, les producteurs pourront avoir accès à un programme de subventions à la modernisation ou à la compétitivité couvrant la moitié des coûts, jusqu\u2019à un maximum de 25 000 $ par programme.L\u2019aide sera limitée à 40 % et 20 000 $ par programme dans les autres MRC.De plus, La Financière ajoutera un programme de remboursement des intérêts sur les prêts durant trois ans.L\u2019objectif, précise le ministre, consiste à guider les entreprises vers la rentabilité, sinon à les accompagner vers la sortie.< C\u2019est de permettre aux 2500 pnses les plus fragilisées, précise-t-il, dans les productions d\u2019agneau et de bœuf.On n\u2019est pas la Nouvelle-Zélande, ni l\u2019Ouest canadien (.).C\u2019est la première fois qu\u2019il y a une mesure aussi individuelle dans l\u2019industrie, pas annoncée collectivement (.).S\u2019ils y croient autant que nous, c\u2019est la première fois qu\u2019on va être capables de parler à ceux qui ont de la misère (.) au lieu que l\u2019argent soit capté par celui qui a compris le système et qui le bat tous les jours.» Laurent Lessard répète qu\u2019il veut sortir les entreprises en difficulté de la misère, le rêve de tout agriculteur étant detre moins dépendant de l\u2019assurance.Il précise que demandé s\u2019il s\u2019agit d\u2019une dépense du gouvernement ou d\u2019un déficit.« Honnêtement, affirme-t-il, on a une petite côte à remonter tout le monde agricole ensemble.» L\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) admet que les mesures d\u2019adaptation de 100 M$ sont nécessaires, soulignant par contre le fait quelles ont été annoncées en novembre 2009.Des compressions additionnelles ont été adoptées plus tard à l\u2019ASRA, soit en mars 2010, ce qui risque de mener des milliers de fermes québécoises au point de rupture.« On peut difficilement rassurer des producteurs qui risquent de perdre leur L'objectif consiste à guider les entreprises vers la rentabilité, sinon à les accompagner vers la sortie.La Financière agricole a d\u2019ailleurs identifié 17 pratiques « non adéquates » comme les « vaches roulantes » d\u2019autrefois, « des pratiques qui n\u2019arrivent probablement qu\u2019en Ontario ».À la suite des résultats obtenus, dit-il, les mesures d\u2019adaptation pourront aussi comprendre des volets sectoriels.Interrogé sur les raisons qui le motivent à maintenir la mesure d\u2019efficacité de 25 % sur les coûts de production malgré la promesse des producteurs agricoles de respecter le budget, Laurent Lessard réplique qu\u2019il a déjà été ministre de l\u2019Agriculture auparavant.Il confie son embarras à défendre les déficits annuels de 100 M$ depuis 2007 au Conseil du trésor, au '\u2022JMjmcoù le vérificateur général s\u2019est entreprise en leur faisant miroiter des services-conseils ou des remboursements d\u2019intérêts sur les prêts », commente Christian Laçasse, président de l\u2019UPA.À son avis, ces mesures d\u2019adaptation auront un impact à moyen terme, tandis que les compressions à l\u2019ASRA frappent déjà de plein fouet.U insiste de nouveau sur le fait que les agriculteurs ne demandent pas un sou de plus que les 630 M$ acquis l\u2019automne dernier.« Les compressions de mars dernier, déclare-t-il, ne sont pas nécessaires pour assurer le respect du budget.Le gouvernement a toute la marge de manoeuvre requise pour retirer ces compressions additionnelles.C\u2019est à lui d\u2019agir dans ÉiflEéry^Cipxoducteurs-»-j _ Politique agricole En point de presse, Laurent Lessard a confirmé son intention de déposer une première politique agricole pour le Québec durant la présente session parlementaire.Le Livre vert rédigé par son prédécesseur, précise-t-il, va comprendre tous les sujets abordés par le rapport de la commission Pronovost sur l\u2019avenir de l\u2019agriculture et non traités jusqu\u2019ici par son gouvernement.« Ça va comprendre tous les sujets, affirme-t-il, y compris la démocratie agricole.Ça questionne.» Le ministre refuse volontairement de préciser qu\u2019il s\u2019attaque au monopole de l\u2019UPA, disant qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un «élément que Pronovost a traité et c\u2019est un élément qu\u2019on veut aborder ».Il est prématuré de parler de brèche, ajoute-t-il, notant que « ça pose la question » et que « ça touche tous les éléments qui n\u2019ont pas été traités ».Au cours de l\u2019assemblée annuelle des fédérations régionales de l\u2019UPA de Québec la semaine dernière, Christian Laçasse, président de l\u2019UPA, a rappelé que le véritable enjeu consiste dans le fait d\u2019avoir une seule organisation pour défendre les intérêts des producteurs agricoles.Ceux-ci, dit-il, ont confié à 95% le mandat à l\u2019UPA de les défendre.Il cite l\u2019exemple de l\u2019Ontario où le gouvernement « est mort de rire » devant la division de trois regroupements.« Si on veut être efficaces, déclare Christian Laçasse, il faut cette représentation unique.L\u2019UPA s\u2019inscrira dans la démarche et je ne suis pas trop inquiet.Cx&tuin.pari qu\u2019on peut faire.» EEiiiHHPI ; MsêismP' H I IA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 PAGE 5 ACTUALITÉ y./ fjüifci à&*-s$hammwi âima À 25 000 $ pièce, le robot pousse-fourrage Juno s\u2019avère un investissement des plus rentables.Les Landry estiment que la consommation de fourrage a augmenté de 10 â 15 %.S ô En I960, Jean-Marie Landry achetait une ferme à Saint-Albert.À partir d\u2019une quinzaine de vaches, il a bâti l\u2019une des plus grosses fermes laitières du Québec.Ses fils, Cari, Daniel et Eric, ont maintenant pris la relève.SUITE DE LA PAGE 3 Depuis décembre 2009, ils ont graduellement remplacé ces premiers robots par 19 autres de nouvelle génération, Astronaut A3 Next.À 250 000 $/pièce, ces robots effectuent 3026 traites en 24 heures, soit 2,9 traites en moyenne par vache, pour une production de 33 000 litres et une moyenne de 31,5 kg par vache en 190 jours de lactation.« Il y a un minimum d\u2019entretien à faire », confirme Daniel.Celui qu\u2019on appelle « l\u2019ingénieur » de la ferme, indique qu\u2019une maintenance quotidienne des robots suffit.Tout comme avec une automobile, conseille-t-il, il est important d\u2019ouvrir les yeux et les oreilles et de réagir à un son inhabituel.« Avec les robots, déclare-t-il, on n\u2019entend plus jamais crier après nos vaches.Quand les vaches sont stressées, elles éprouvent bien des problèmes.Surtout, j\u2019aime mieux être dérangé par un robot à 2 h je matin, plutôt que de recevoir un appel à 4 h le matin d\u2019un employé dont le char refuse de démarrer! » « C\u2019est comme un guichet automatique, illustre-t-il, avec des dépôts et des retraits.Aujourd\u2019hui, le monde ne veut pas travailler plus de 35 heures/semaine.Il faut donc apprivoiser la nouvelle technologie, sinon on devra prendre une autre décision.Le confort et le respect de l\u2019animal sont très importants ici.Si la traite se fait en harmonie et respect, nous aurons des gains.» Comparativement à la salle de traite, les robots ont augmenté le rendement laitier de 10 à 15 %.En plus de faciliter le travail et de réduire le personnel, les automates ont amené des changements à la gestion du troupeau.Les Landry avaient l\u2019habitude d\u2019acheter beaucoup d\u2019animaux.Depuis avril dernier, ils comptent d\u2019abord sur le remplacement généré par leur propre troupeau, espérant même vendre des sujets l\u2019an prochain.Outre la bonne conformation des animaux, ils recherchent des vaches qui ont une bonne vitesse de traite de manière à profiter pleinement des androïdes.La modernisation des lieux ne se limite pas à la traite.Les Landry font aussi appel depuis un an et demi à deux robots pousse-fourrage, les Juno de Lcly.Sans relâche, ces machinés intelligentes rafraîchissent les rations alimentaires en les repoussant vers les vaches chaque deux heures.La consommation d\u2019aliments a augmenté de près 15 %, ce qui justifie l\u2019investissement de 25 000 $ par robot.« Finis les coups accidentels sur le nez des vaches par le Bobcat! » se réjouit Daniel.Les Landry, qui ont la chance de compter sur une relève nombreuse, estiment que la technologie permet d\u2019intégrer plus facilement la nouvelle génération.Plus familière avec l\u2019informatique, celle-ci affectionne le travail facile.« Ça demande moins d\u2019efforts physiques, ajoute Cari.La mécanique et la robotique, les jeunes adorent ça.» « C\u2019est bien beau la robotique, enchaîne Daniel, mais cela ne veut pas dire qu\u2019il n\u2019y a plus rien à frire.Notre père Jean-Marie a fait beaucoup de sacrifices et c\u2019est pareil pour nous et nos enfants.C est avant tout l\u2019histoire d\u2019une passion.» La Landrynoise est devenue une ferme modèle pour le fabricant hollandais Lely.Les groupes de visiteurs étrangers, américains, chinois et russes y débarquent fréquemment.D\u2019ailleurs, Lely tient compte des commentaires formulés par les Landry.Les prochains écrans-témoins devraient ainsi indiquer les problèmes avec des signaux auditifs et visuels.Le fabricant d\u2019équipements Houle tient aussi la Landrynoise comme site de recherches.« Plus qu\u2019une relation d\u2019affaires, nous avons une relation de partenariat avec les Landry », confie Philippe Boisvert de la firme Agro-Réfrigération, représentant Lely.Celui-ci estime que la Landrynoise est l\u2019une des fermes les plus performantes au Québec.Kashcr Cet esprit de partenariat ne date pas d\u2019hier chez les Landry.La Landrynoise est l\u2019une des rares au Québec â produire du lait kashcr pour la communauté juive.Trois jours par semaine en moyenne, la ferme destine 65 % île sa production â cette fin.Les Landry s\u2019assurent de fournir un logement convenable aux rabbins qui font une ronde des installations à chaque heure durant leur séjour.Ils ont un œil sur toutes les activités, y compris sur les intrants.Tout changement à l\u2019alimentation des vaches doit être analysé et recevoir l\u2019accord des rabbins avant d\u2019etre appliqué.« Notre priorité, relate Cari, c\u2019est de maintenir ce lien de confiance.Il a fallu investir, mais c\u2019est plus payant.La prime nous aide à surmonter les difficultés.» Depuis l\u2019an 2000, les Landry ont investi de 10 à 12 M$ à la ferme.Ils réalisent un chiffre d\u2019affaires annuel d\u2019environ 9 M$, la culture de 1600 hectares (4000 acres) leur permettant d\u2019atteindre l\u2019autosuffi-sance alimentaire.L\u2019ajout de robots a permis de réduire le personnel à 13 employés permanents, avec 5 ou 6 employés occasionnels durant l\u2019été.Le défi consiste maintenant à entretenir de bonnes relations avec le personnel en étant juste et équitable avec chacun.Des protocoles de tâches assurent une qualité constante de travail.La question de la semaine les fermes plus grosses ont-elles plus de chance de sortir de la crise des revenus?Venez répondre à la question du sondage sur la page d'accueil du site internet www.laterre.ca Le tracteur idéal! Il me semble avoir vu de la neige à quelque part.d Série 900 220 à 360 HP cabine réversible ***** 1 Vente Service 418 248-0955 www PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 COPPERFIELD A UN NOUVEAU CONCURRENT' WÊÈÊkt ÉDITORIAL ÉDITEUR L\u2019Union des producteurs agricoles 555, boul.Roland-Therricn, bur.100, Longucuil, Québec J4H 3Y9 Dépôt» légaux : Bibliothèque A: art hit et nationale» du Québec* 1992 Bibliothèque Se archives du Canada ISSN 0tV»0\u2022 3830 \u2018La Terre de cher nous', ISSN 0040-3830.u published weekly.52 tunes pet tear by La Terre de chez nous c/o USACAN Media Cotp.at 26 Power Dam Way Suite SI-S3.Plattsburgh, N.Y.12901.Periodicals pottage paid at Plattsburgh.NY.POSTMASTER tend address changes to La Terre de chez nous, P.O.Box 2888, Plattsburgh.NY 12901.Noos reconnaissons l'aide financière du gouvernement du Canada, par l'entremise du Programme d'aide a publications (PAP), pour nos dépenses d'envoi postal.Convention de la poste publication N*40069165 N* d enregistrement 07665.retourner toute correspondance ne pouvant être livrée au Canada au Service des publications SSSbotil.Roland-Therricn.Longucuil.Qc J4H 3Y9 abonnement^'laterreca\t^ i*i ïïst\tCanada Fondamentalement solidaires 450 679-8483 poste 727C tcn@4atcrrc.ca ABONNEMENTS 450679-8483.postes 7274,7413 abonncmcnt@4atcrrc.ca 1-800-528-3773 PETITES ANNONCES 450679-7809 annonccsclassccs@4atcrrc.ca PUBLICITÉ 450679-8483.poste 7712 pub@4atcrrc.ca Directeur Loïc Hamon Rédactrice en chef Richcllc Fortin Chef de pupitre Web Isabelle Berube Rédacteur en chef magazines Michel Bcaunoycr Directrice à l'infographie Brigitte Charbonneau Responsable de production Carole Lalanccttc Conceptrice artistique Annie Bisaillon Directeur des ventes André Savard Ventes nationales Daniel Lamoureux Tel.: 1 877 237-9826 ads@4atcrrc.ca Représentants au Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marie-Claude Primeau Coordonnateur marketing et distribution Pierre Leroux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques Abonnement au Québec 1\tan: 61,87 S 2\tans: 99,68 3\tans: 1*21,44$ Abonnement hors Canada 1 an: 225 $ Chèque ou mandat à l'ordre de La Terre de chez nous Lundi dernier, à Saint-Joseph-de-Lepage (vallée de la Matapédia), le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation a annoncé la « Stratégie de soutien à l'adaptation des entreprises agricoles », sans apporter beaucoup plus de détails que l'annonce déjà faite l'an dernier, en même temps que la première tranche de compressions de quelque 80 M$ à l'ASRA.Cette intervention s\u2019imposait, alors que lesdites CHRISTIAN\t.\t,\t,\t, .c T,, «T .\t, LAÇASSE\tcompressions frappent déjà de plein fouet.L evaluation du Président général MAPAQ quant aux quelque 2500 entreprises concernées en de l\u2019UPA\test l\u2019indication.L\u2019importance des sommes en cause egalement : 20 M$ par année pendant cinq ans.La preuve que ça fait déjà très mal.L\u2019impact de cette stratégie ne se fera toutefois sentir qu\u2019à moyen terme.Ce ne sont certainement pas des programmes de services-conseils ou de remboursements d\u2019intérêts qui vont rassurer les producteurs qui risquent de perdre leur entreprise.Le pire cependant reste à venir, et il se fera sentir avec la seconde tranche de compressions, la plus décriée, celle des 80 M$ additionnels annoncée en mars dernier et concernant le retrait des 25 %.Une annonce dénoncée autant pour ses impacts que pour l\u2019entorse quelle constitue au principe des coûts de production, au cœur même de nos outils de mise en marché collective et de nos programmes de sécurité du revenu.Si on devait malheureusement persister dans cette voie, il ne sera plus question de 2500 entreprises, mais de bien davantage.Et ce ne sont pas les 20 millions annuels annoncés cette semaine, pour cinq ans, qui vont suffire à pallier les effets dévastateurs de ces coupes supplémentaires de 80 millions par année, pour toujours.Faut-il alors s\u2019étonner si un vent de grogne souffle aussi fort dans nos campagnes, notamment jusqu\u2019à Saint-Joseph-de-Lepage?Les producteurs de presque toutes les régions du Québec ont déjà décidé, je le souligne, de retirer le privilège de passage sur leurs terres, un geste spontané qui en dit long sur l\u2019appréhension et le désespoir qui les animent.À juste titre! Qui plus est, quand on s\u2019attaque à quelque chose d\u2019aussi essentiel, les agriculteurs et les agricultrices ne peuvent faire autrement que de se solidariser.C \u2019est sans doute une, sinon la plus légitime de nos revendications : toucher pour nos produits un revenu qui nous permet de couvrir nos coûts de production, incluant une rémunération décente pour notre travail et nos investissements.C\u2019était dans l\u2019ordre des préoccupations qui animaient les 2400 agriculteurs qui ont créé l\u2019UCC en 1924, à Québec.C\u2019est au cœur même des revendications de notre organisation, de cette époque jusqu\u2019à nos jours, en passant par les années 50,60 et 70.Et, si l\u2019UPA devait exister encore en l\u2019an 3000, nul doute qu\u2019il s\u2019agirait d\u2019une préoccupation autour de laquelle les agriculteurs et agricultrices se regrouperont encore.Et même quand nous réclamons un traitement d\u2019exception pour l\u2019agriculture dans les négociations internationales sur le commerce, c\u2019est ce principe et les systèmes qui en découlent que nous défendons.Car nous sommes très bien placés pour savoir que l\u2019agriculture livrée aux seules forces du marché ne permet pas de recouvrer ces coûts et qu\u2019il est impossible alors d\u2019en vivre décemment, ni encore moins de construire quelque politique agricole que ce soit sur cette base.\u2022 Pour chaque producteur ou productrice agricole, peu importe le secteur de production, c\u2019est une question de principe, un principe fondamental qui justifie d\u2019engager, tous et toutes autant que nous sommes, notre plus vigoureuse et plus inébranlable solidarité.C\u2019EST PAS LE MEILLEUR SPECTACLE D\u2019HALLOW/Üen QUE J'AI VU DANS MA VIEi LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 PAGE 7 OPINION Une solution au litige svp La Federation des clubs de motonei-gistes du Québec (FCMQ) et ses 209 clubs repartis sur l\u2019ensemble du territoire québécois reconnaissent aux agriculteurs et aux agricultrices le droit de refuser l\u2019accès à leurs terres et d\u2019utiliser les moyens de pression qu\u2019ils jugent opportuns.En conséquence, la Fédération recommande à ses 90 000 membres ainsi qu\u2019à tous les motoneigistes du Québec de respecter l\u2019interdiction de circuler sur les terres fermées par les agriculteurs et de n\u2019utiliser que les sentiers qui seront offi- ciellement ouverts par les clubs.La Fédération reconnaît la légitimité des griefs des agriculteurs envers le gouvernement mais se questionne sur la pertinence d\u2019opposer deux industries qui sont vitales pour l\u2019économie des régions du Québec.La Fédération invite les agriculteurs à lever dès que possible l\u2019interdiction de circuler sur leurs terres afin de permettre aux régions du Québec de tirer profit de l\u2019industrie de la motoneige.La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec a pour mandat l\u2019organi- sation de la pratique de la motoneige au Québec.Le réseau de sentiers long de 33 000 kilomètres est une infrastructure majeure, de calibre international, qui permet à l\u2019industrie de la motoneige de se développer partout, dans chacune des régions du Québec.Chaque année, les motoneigistes génèrent des retombées économiques de l\u2019ordre de 1,5 milliard de dollars dans les régions du Québec.Au chapitre du tourisme, c\u2019est la somme annuelle de 750 millions de dollars qui est dépensée chez le pourvoyeur, le mar- chand, le restaurateur ou l\u2019aubergiste local.Le réseau est un bien collectif qui doit être préservé et dont nous devons être fiers.Le mérite revient à des communautés entières à travers l\u2019ensemble des régions du Québec qui participent à son développement.Pour le bien de tous, la Fédération souhaite que les agriculteurs lèvent rapidement l\u2019interdiction de circuler sur leurs terres afin que l\u2019ensemble du réseau québécois de sentiers de motoneige puisse être disponible lors des premières neiges.La Fédération des clubs de motoneigistes du Québec exhorte le gouvernement du Québec et les agriculteurs à trouver dès maintenant une solution au litige qui les oppose, dans l\u2019intérêt de chacune des parties et de celui de tous les acteurs concernés.Mario Côté, president de la FCMQ Réponse à la question de la semaine du 14 octobre 2010 Appréciez-vous la nouvelle image du journal La Terre de chez nous?Oui 59 % | Non 33 % | Ne sais pas 8 % Nbre de votes 205 Des hybrides bâtis à votre avantage Présentement, vous entendez beaucoup parler de combinaisons.Ce qui importe, c'est que votre fournisseur de semence sélectionne les hybrides en pensant à vous d'abord.Chez Pioneer, nous offrons une gamme diversifiée d'hybrides pour vous permettre de choisir la bonne combinaison de génétiques et de caractères pour votre entreprise.Votre représentant Pioneer travaillera avec vous pour vous offrir des recommandations d'hybrides sur mesure pour vos champs, acre par acre.C'est notre façon de faire parce que, comme vous, nous savons qu'aucun hybride ne convient à votre entreprise à moins qu'il lui apporte constamment des grains de plus grande qualité, en plus grande quantité.Le tout pour que vous ayez plus d'argent dans vos poches.Obtenez la génétique, les combinaisons et le service que vous désirez.Veuillez contacter votre représentant Pioneer.PIONEER www.pioneer.com/canada Une Entreprise DuPont foutes les ventes sont sous réserve des conditions contenues dans les documents d\u2019étiquolage et d'acliaL v ' Marques do commerce el do service dont l'usager autorisé est Pioneer Ml-Bred limitée © 2010 PHL miMnasci.u.b i\t, Science et service succès assuré\" 144037 PAGE 8 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 POINT DE VUE Agriculture québécoise: pas si rose DANIEL-MERCIER GOUIN, Titulaire, Chaire d'analyse de la politique agricole et de la mise en marché collective \u2014 Université laval Dans La Tare de chez nous du 21 octobre, « La page du MAPAQ » (p.14-15) présentait une analyse sur l\u2019amélioration de la situation économique de l\u2019agriculture québécoise qui mérite quelques commentaires.Tout d\u2019abord, quelques mots sur le lien qui est tait entre l\u2019évolution des recettes monétaires agricoles totales, en croissance partout au Canada, et la situation économique du secteur.Ces recettes proviennent de deux sources, soit les revenus obtenus du marché et les paiements directs des programmes de soutien à l\u2019agriculture.Entre 2000 et 2009 au Québec, les recettes monétaires obtenues du marché ont augmenté de 29,2 % alors que celles provenant des paiements directs ont doublé.L\u2019accroissement plus rapide des paiements directs ne permet pas de conclure à une amélioration de la situation économique, bien au contraire.Toutefois, ce ne sont pas les recettes monétaires qui comptent prioritairement, mais bien davantage ce qu\u2019il reste en bout de ligne, à savoir le revenu net tiré des activités agricoles.Or, depuis 1998 (début de la période d\u2019observation retenue par le MAPAQ), il est vrai que le revenu net agricole est plus stable au Québec qu\u2019en Ontario, mais il faut surtout noter qu\u2019il est à peu près stagnant (ni à la hausse ni à la baisse) en dollars courants.Cette situation ne représente certes pas non plus une amélioration delà situation économique.De plus, « La page du MAPAQ » mentionne que les revenus nets ont augmenté depuis 2007.11 faut savoir que l\u2019année 2006 était une des deux années de toute la période d\u2019observation où les aucune du point de vue de l\u2019analyse.Ce n\u2019est pas tout, le graphique en question illustre une croissance du revenu net de l\u2019Ontario de 2006 à 2007 de 712%.Il s\u2019agit là d\u2019une sérieuse erreur dans l\u2019analyse des données.Voyons les chiffres en valeur absolue : le revenu net en 2006 était négatif de 24 M$ et il diminue à une valeur toujours négative ''s Si les perspectives de marché semblent meilleures pour les prochaines années, les données historiques ne permettent pas de conclure que c'est déjà le cas.w revenus nets avaient été les plus faibles (voir graphique ci-après); l\u2019augmentation observée par le MAPAQ est donc-toute relative.De fait, le revenu net en 2009 est 11,1 % plus élevé qu\u2019en 1998, soit une croissance de moins de 1 % par année en dollars courants, qui est loin de couvrir le rythme de l\u2019inflation de l\u2019ensemble de l\u2019économie.Par ailleurs, le graphique du haut de la page 15 de « La page du MAPAQ »qui illustre la croissance annuelle du revenu net en pourcentage ne permet aucune interprétation valable de l\u2019évolution du revenu net.Par exemple, si pour une année donnée, le revenu net total de l\u2019agriculture ontarienne avait été, par hasard, aussi peu que 100 000 $ et que l\u2019année suivante il ait augmenté à 10 M$ (ce qui serait encore très faible), cela donnerait une augmentation de « 9900 % », valeur sans signification de 195 M$ en 2007.Cela représente, à l\u2019évidence, une diminution importante et non pas une augmentation du revenu net ontarien.Il ne faudrait pas oublier qu\u2019un chiffre négatifdivisé par un chiffre négatif donne un résultat positif, et en tenir compte dans la présentation des données.Finalement, il manque un élément essentiel à l\u2019analyse, à savoir pourquoi le revenu net a été plus stable au Québec qu\u2019en Ontario.Bien sûr, comme le men- tionne le MAPAQ, la part plus importante de la gestion de l\u2019offre au Québec explique en partie cette situation.Mais il est paradoxal de noter que le MAPAQ passe sous silence la contribution du programme ASRA à cette stabilité.Les paiements directs ont presque doublé au Québec entre 1998 et 2009, passant de 593 millions à 1,1 milliard de dollars.Cette situation a d\u2019ailleurs conduit le programme ASRA et La Financière agricole du Québec dans un déficit abyssal d\u2019environ 1,5 milliard de dollars.Il en a découlé une nécessaire remise en ordre de ce programme.Pendant ce temps, en Ontario, les paiements directs sont de 367 M$ en 2009, un univers en somme totalement différent.En conclusion, si les perspectives de marché semblent meilleures pour les prochaines années, comme le souligne le MAPAQ, on peut espérer qu\u2019il y aura amélioration de la situation économique de l\u2019agriculture québécoise.Mais les données historiques présentées dans « La page du MAPAQ » du 21 octobre ne permettent pas de conclure que c\u2019est déjà le cas.400 r ÉVOLUTION DU REVENU NET AGRICOLE, QUÉBEC ET ONTARIO, 1998-2009 ¦Québec Ontario Indice 100= 1998 350 - 300 - 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 Source : Statistique Canada.Cansim, Tableau 002-0009 : Revenu agricole net.2009 Avis aux producteurs sur l\u2019utilisation responsable des caractères la compagnie Monsanto est membre du groupe Excellence par la gestion responsable* (EGR).Les produits de Monsanto sont commercialisés conformément aux normes de mise en marché responsable de l'EGR et é ta politique de Monsanto pour la commercialisation des produits végétaux issus de la biotechnologie dans les cultures de base.L'importation de ce produit a été approuvée dans les principaux marchés d'exportation dotés de systèmes de réglementation compétents.Toute récolte ou matière obtenue à partir de ce produit ne peut être exportée, utilisée, transformée ou vendue que dans les pays où toutes les approbations réglementaires nécessaires ont été accordées.Il est illégal, en vertu des lois nationales et internationales, d'exporter des produits contenant des caractères issus de ta biotechnologie dans un pays où l'importation de telles marchandises n'est pas permise, tes producteurs devraient communiquer avec leur négociant en grains ou acheteur de produit pour confirmer la politique de ces derniers relativement à l'achat de ce produit.Excellence par la gestion responsable* est une marque de service de Excellence par la gestion responsable.VEUILLEZ TOUJOURS LIRE ET SUIVRE LES DIRECTIVES QUI FIGURENT SUR LES ÉTIQUETTES DES PESTICIDES.Les cultures Roundup Ready® possèdent des gènes qui leur confèrent une tolérance au glyphosate.l'ingrédient actif des herbicides Roundup® pour usage agricole.Les herbicides Roundup pour usage agricole détruiront les cultures qui ne tolèrent pas le glyphosate.La technologie du traitement de semences Acceleron* pour le mais est une combinaison de quatre produits distincts, homologués séparément, qui.ensemble, contiennent les ingrédients actifs suivants': métalaxyl.tritloxystrobine.ipconazole et ctothianidine.Acceleron®, Acceleron et le logo®, DEKALB®.DEKALB et le logo®, Genuity®, Genuity et le logo*, les symboles Genuity, Roundup®, Roundup Ready®, Roundup Ready 2 Technologie et le logo®, Roundup Ready 2 Rendement®, SmartStax®, SmartStax et le logo®, VT Double PRO* et YieldGard VT Tuple® sont des marques de commerce de Monsanto Technology LLC.Titulaire de licence : Monsanto Canada, Inc.Liberty Link® et le logo de la goutte d'eau sont des marques de commerce de Bayer.Utilisation sous licence.Ilerculex® déposée de Dow AgroSciences LLC.Utilisation sous licence.Respectez logo est une marque de commerce de l'Association canadienne du semences.Utilisation sous licence.(TR2026-F-08/10) est une marque les teluges et le commerce des 1ST LIBERTY LINK LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 PAGE 9 ACTUALITÉ Lessard et Laçasse s'affrontent sur le blocage des sentiers PIERRE-YVON BÉGIN Le moyen de pression des agriculteurs, qui consiste à bloquer les sentiers de motoneige et de VTT pour réclamer le retrait du resserrement supplémentaire de l\u2019ASRA, ne fait pas l\u2019unanimité.Cette semaine, le ministre de l\u2019Agriculture, Laurent Lessard, est venu mettre de l\u2019huile sur le feu en rappelant un engagement pris en 2005 qui ne tient plus, au dire du président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), Christian Laçasse.Jusqu\u2019à maintenant, 12 fédérations régionales de l\u2019UPA ont voté en faveur du blocage, mais la Bcaucc et Québec font bande à part.Lors de l\u2019assemblée régionale de la région de Québec, le président de l\u2019UPA, Christian Laçasse, a convié ses troupes à l\u2019unité, tout en se disant conscient que la fermeture des sentiers de motoneige ne lait pas consensus.« 11 ne faut pas qu\u2019un moyen de pression nous divise », a-t-il déclaré, invitant ses membres à faire preuve de solidarité.11 a demandé aux producteurs de Québec de ne pas fermer la porte complètement, une majorité de-groupes étant prêts à agir.En Côtc-du-Sud, on a voté pour le blocage des sentiers, mais seulement à partir du 1\" novembre et si rien ne bouge d\u2019ici là.La Fédération de l\u2019UPA de la Beauce est contre la fermeture des sentiers et rien ne permet de croire que la décision pourrait changer prochainement.Notons par ailleurs que la Fédération des producteurs de cultures commerciales du Québec demande la fermeture des sentiers.Comme ces producteurs sont présents partout au Québec, il pourrait y avoir des blocages partiels même dans les régions qui n\u2019ont pas donné de mot d\u2019ordre général.Lessard persiste à dire qu\u2019il y aura une-saison île motoneige l\u2019hiver prochain.En point de presse lundi, il a rappelé que ses collègues au Tourisme et aux Transports « n\u2019allaient pas rester les bras croisés ».Il s\u2019est dit « un peu surpris » du moyen employé, disant avoir obtenu une promesse à la suite de la création du programme de remboursement de taxes en 2005.« Il y a un engagement solennel et même écrit de I\u2019UPA de Longueuil de ne-plus utiliser ce moyen-là.J\u2019espère que cela a toujours de la valeur », a-t-il mentionné.La réplique de F UPA n\u2019a pas tardé.Christian Laçasse soutient que le gouvernement du Québec est le seul à ne pas avoir respecté scs engagements.En 2005, rappelle-t-il, Québec avait demandé un délai de trois ans, promettant de trouver « une solution à long terme » au rejet du fardeau fiscal des municipalités sur le dos des producteurs agricoles.Aujourd\u2019hui, souligne-t-il, il n\u2019y a toujours pas de solution à long terme, une dizaine de municipalités à peine ayant adopté une taxation à taux variable.Pendant ce temps, dit-il, plus de 300 municipalités ont un transfert de fardeau fiscal.« Quand une partie ne respecte pas ses engagements, affirme-t-il, on ne se sent plus liés par cette entente.Avant de s\u2019aventurer sur ce terrain-là, le ministre aurait intérêt à bien lire l\u2019entente et à réaliser que le seul à ne pas avoir respecté son engagement, c\u2019est le gouvernement du Québec.Je me souviens des paroles de l\u2019époque, qu\u2019il fallait laisser la chance aux municipalités.Le phénomène de passage de fardeau est bien répertorié dans au-delà de 300 municipalités.Si le gouvernement avait vraiment eu la volonté de trouver une solution, il aurait appliqué le taux variable.» Récoltez ce que vous avez semé avec notre forfait bancaire.Le forfait les indispensables BMO Agriculteurs vous permet de vous occuper de vos affaires pendant que l'on s'occupe de vos affaires bancaires.Un 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clauses de non-responsabilité ainsi que le démantèlement éventuel.Par contre, il n\u2019est pas encore question de redevances ou de rentes pour les généra- Touchée par la future construction du pipeline Saint-Laurent entre les installations de Lévis et de Montréal de la pétrolière Ultramar, France Lamonde a pour sa part insisté pour que les ententes-cadres soient strictement considérées comme une base de négociation.Elle a déploré le fait que l\u2019entreprise a utilisé l\u2019entente-cadre négociée par l\u2019UPA pour menacer les producteurs d\u2019expropriation.PIERRE-WON BEGIN QUÉBEC \u2014 Les producteurs agricoles veulent dorénavant être consultés avant la signature d\u2019une entente-cadre négociée par l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) en matière dcncrgic.C\u2019est du moins le sens de la résolution adoptée par les délégués des trois Fédérations de F U PA Québec, Rive-Nord, Lévis-Bcllechasse et Lotbinière-Mégantic, réunis en assemblée annuelle mardi dernier.« Les producteurs agricoles veulent être consultés avant que le OK final soit donné », résume Jacynthe Gagnon, présidente de la Fédération Rive-Nord.Avec les désirs de développement de 1 industrie Les trois Fédérations de l\u2019UPA de Québec ont examiné séparément les propositions du projet de réforme l\u2019UPA note que ceux-ci « ne sont pas gazière au Québec et la dufutur.Sur notre photo, les délégués de la Fédération de l\u2019UPA de Lotbinière-Mégantic se prononcent.\tà l\u2019aise de fusionner » et sont personnes reconnues par la Loi sur les producteurs agricoles.U PA du futur Afin de débattre du projet de réforme l\u2019UPA du futur, chaque fédération régionale a abordé la question séparément.Selon la présidente Jacynthe Gagnon, les membres de la Fédération de la Rive-Nord sont relativement d\u2019accord avec les propositions, les délégations devant être composées en fonction du nombre de producteurs agricoles et non de fermes, respectant ainsi la résolution adoptée plus tôt.En ce qui concerne les syndicats locaux copiés sur les MRC, la question touche principalement la région de Portncufoù l\u2019on retrouve trois syndicats.Jacynthe Gagnon construction éventuelle du pipeline de la pétrolière Ultramar, les questions énergétiques ont occupé une bonne partie des discussions au cours de l\u2019assemblée.C\u2019est la renégociation de l\u2019entente-cadre de 1999 avec Hydro-Québec sur le passage des lignes de transport d\u2019électricité qui a servi de catalyseur.Président de l\u2019UPA, Christian Laçasse a confirmé que des négociations ont été tions futures.« Hydro-Québec, a-t-il déclaré, n\u2019est pas favorable à conserver un dossier ouvert sur plusieurs années.» Les producteurs agricoles des fédérations de Québec demandent que la future entente-cadre soit rétroactive au 1\" janvier 2010, principe accepté par Gaz Métro récemment.Nombre de producteurs SVP Les délégués ont par ailleurs adopté une résolution demandant à l\u2019UPA le remplacement immédiat de toutes les données du projet de réforme Y UPA du futur.Le nombre de fermes doit être remplacé par le nombre de producteurs agricoles, jugent-ils, l\u2019UPA étant d\u2019abord une association qui regroupe toutes les = Fédération = des producteurs Æ de lait du Québec En 2011, la Fédération des producteurs de lait du Québec octroiera au maximum 12 prêts de 12 kg/jour dans le cadre de son programme d\u2019aide au démarrage d\u2019entreprises laitières.Trois syndicats ont été retenus comme prioritaires et seront privilégiés dans l\u2019attribution des prêts, soit Abitibi - Témiscamingue, Saguenay-Lac-Saint-Jean et Gaspésie-Les-îles.Les demandes pour ce programme devront être soumises au plus tôt le 1er février 2011 et au plus tard le 30 avril 2011 et toutes les demandes reçues durant cette période seront traitées sur un pied d\u2019égalité.prêts à envisager le partage du financement alloué.Dans Lotbinière-Mégantic, le président Normand Côté admet constater de « l\u2019inquiétude » chez scs membres dont le tiers doit migrer vers le Centre-du-Québec à la suite de la réorganisation.Les membres, rapporte-t-il, reconnaissent toutefois que le statu quo n\u2019est plus possible.Ceux-ci, dit-il, désirent plus de souplesse pour les syndicats locaux, notamment avec du financement temporaire, le temps d\u2019assurer la transition.Les membres demandent également à l\u2019UPA de ne pas limiter le débat et les amendements au congrès de décembre prochain.En ce qui concerne l\u2019organisation du territoire des syndicats locaux, la proposition a été battue, les membres désirant pouvoir scinder les syndicats de 500 fermes et plus en deux, tout en respectant les MRC.Enfin, dans Lévis-Bellechasse, la présidente, Luce Bisson, indique que le projet de réforme est généralement bien accueilli.Elle note que six syndicats différents se retrouvent présentement dans la MRC de Bellechasse, en tout ou en partie, ce qui complique la prise de position.L\u2019objectif de la réforme, dit-elle, c\u2019est de s\u2019unir pour travailler plus efficacement.« Parmi les administrateurs, admet-elle, on a hâte d\u2019avoir une UPA qui va nous habiller.On est très partants.Cela fait des années qu\u2019on attend ça.» LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobro 2010 PAGE 1 1 ACTUALITÉ L'Abitibi-Témiscamingue a perdu 30 fermes en un an CAMILLE BEAULIEU ' Collaboration spéciale ROUYN-NORANDA \u2014 En une courte phrase lourde de conséquences, Réjean Comeau, président de la fédération régionale de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), a confirmé le diagnostic qu\u2019appréhendaient les producteurs agricoles d\u2019Abitibi-Témiscamingue : « Nous avons perdu 30 fermes depuis décembre 2009 et les signaux que nous recevons du champ sont extrêmement inquiétants.» La nouvelle a eu le mérite de donner l\u2019heure juste à la centaine de producteurs agricoles participant à l\u2019assemblée générale annuelle de cette fédération la semaine dernière à Rouyn-Noranda.Le nombre de fermes dans cette région passe sous le cap des 700, « il ne nous en reste que 678 et on sait que ce n\u2019est malheureusement pas terminé.».Leur activité collective génère 120 M$ de retombées par année tout en créant 1500 emplois directs dans cette région.Une politique de crise Les producteurs réunis en assemblée générale ont voulu mettre un peu d\u2019ordre dans la maison.La première de la dizaine de résolutions adoptées vise à assurer une meilleure répartition des services vétérinaires en pénurie par endroits.L\u2019UPA envisage aussi la création d\u2019un fonds régional pour financer les études de jeunes s\u2019engageant à revenir pratiquer en Abitibi-Témiscaminguc.L\u2019UPA régionale réclamera l\u2019ouverture du marché ontarien aux productions régies par une agence de vente obligatoire, de même que la création d\u2019un pool de transport.Pierre Lemieux, 1\" vice-président de la Confédération, est alors intervenu pour rappeler que les producteurs québécois ont travaillé fort pour développer les systèmes de vente en place : « II ne faudrait pas se tirer dans le pied! » Améliorer plutôt que réduire L\u2019introduction en 2007 par la FADQ des dérivés climatiques dans son programme d\u2019assurance récolte pour le foin et la réduction de 90 % à 85 % de l\u2019indemnisation maximale passent mal auprès de producteurs dont le revenu a fondu de 64 % de 2003 à 2007.Tout comme avec l\u2019ASRA, la Fédération d\u2019Abitibi-Témiscamingue effectuera, au cours de l\u2019année à venir, des représentations et des réclamations pour inverser la tendance au resserrement.L\u2019assemblée réclame aussi que le MAPAQ et les organismes agricoles s\u2019intéressent davantage aux entreprises en difficulté et à la relève agricole.Les producteurs ont endossé à l\u2019unanimité quelques résolutions, dont le principe de la I Pensez Informez-vous : 450 427-3831 1 888 427-SOYA (7692) www.sgceresco.com 160, ch.de la Uraiide-Liyne .Saïnl-Urbaiii-Premier (Uuéhec) JÜS 1YU ACTUALITÉ Fermeture des sentiers de motoneige : Lanaudière emboîte le pas Gilbert Mathieu, président de la Fédération de l\u2019UPA Lanaudière (FUPAL).MRC de Montcalm.« En ce moment, il y a trois syndicats sur le territoire de la MRC, nous avons donc trois votes.Avec l\u2019UPA du futur, nous allons seulement avoir droit à un vote, meme si nous allons devenir l\u2019un des plus gros syndicats de la région.On perd les deux tiers de notre représentativité.Avec ce que l\u2019on voit ce soir, on constate qu\u2019on n\u2019a pas le choix de faire avec, mais je compare cela un peu à la loi du bâillon.» M.Dugas s\u2019en est également pris au fait que la nouvelle structure ne permettrait plus d\u2019élire les 1\" et 2' vice-présidents à la FUPAL.Gilbert Perreault, présidents du Syndicat des producteurs de lait de Lanaudière, a pour sa part questionné le fait que les cinq présidents des syndicats de base allaient automatiquement siéger au conseil exécutif.Il a souligné que cette façon de faire enlevait une certaine légitimité aux représentants comparativement à ceux élus par une assemblée.Pour Gilbert Mathieu, président de la FUPAL, qui en était à son premier congrès régional depuis sa nomination, ce mécontentement a été une surprise, car en aucun moment il n\u2019y a eu de contestation de la part des syndicats de base lors des congrès locaux.Il a quand même assuré que tout n\u2019était pas coulé dans le béton et qu\u2019il était possible d\u2019ajuster le tir.Il était toutefois important pour lui d\u2019arriver au congrès provincial avec un projet concret concernant la région.donné que depuis plusieurs années, les producteurs laissent un accès à leurs terres, mais que le gouvernement doit comprendre que les sentiers de motoneige ne sont pas un bien collectif, mais plutôt un privilège donné à des groupes depuis plusieurs années par les producteurs.Jacques Clermont, président du Syndicat des producteurs de porcs de Lanaudière, croit que la mesure du 25 % n\u2019est ni plus ni moins qu\u2019une spirale vers la pauvreté qui risque d\u2019affecter toutes les productions même celles régies sous la gestion de l\u2019offre.« Ce 25 % affecte directement le coût de production.Ça risque de déteindre sur les autres secteurs.» UPA du futur Pour M.Lemieux, parallèlement à la sécurité du revenu des producteurs, l\u2019autre gros chantier de l\u2019UPA est l\u2019UPA du futur.« J\u2019y crois beaucoup, mais je vous demande une chose, donnez-vous le temps de vous adapter.Est-ce qu\u2019on peut se donner quelques années pour tout mettre en place?C\u2019est dans le temps que ça va évoluer.Il ne faut pas créer de division, mais il faut plutôt se rassembler.» À ce sujet, ce qui ne devait être qu\u2019une formalité dans Lanaudière a pris une tout autre tournure au cours de la soirée.René Dugas, président du Syndicat UPA Montcalm, a été fort étonné de voir la question de l\u2019UPA du futur être soumise à un vote des délégués.La position de ses membres était plutôt d\u2019attendre de voir les résultats au congrès provincial.Il a expliqué que cette nouvelle structure syndicale allait faire perdre du pouvoir à la Acheteur de soya (Toutes variétés non OGM) JULIE ROY JOLIETTE \u2014 Les 115 délégués présents lors du congrès régional de la Fédération de l\u2019UPA Lanaudière ont décidé d\u2019emboîter le pas au mouvement visant la fermeture des sentiers de motoneige.Cette décision vise à forcer le gouvernement provincial à revenir sur sa décision de retirer du programme de l\u2019ASRA 25 % des fermes les moins performantes dans son calcul des coûts de production.Pierre Lemieux, 1\" vice-président de l\u2019UPA, a clairement mentionné aux délégués que le gouvernement, par cette mesure, venait de briser le droit des producteurs à obtenir une juste rémunération pour leur travail.« Je comprends qu\u2019on fasse grand état, dans les régions concernées, des conséquences que le geste des producteurs pourrait avoir sur l\u2019économie locale, mais ce mouvement illustre le désespoir de plusieurs producteurs qui se retrouvent acculés au pied du mur.» M.Lemieux a également men- À l\u2019occasion du Gala Saturne, Julie Mercier, journaliste à La Tare de chez nous, a remporté le prix Rosalinc-Ledoux, attribué pour la première fois, pour son article Un cœur grand comme la C.ôtc-Nord\\, un portrait de Ghislaine Morin, productrice de lait.Le prix de journalisme Rosaline-Ledoux a été créé l\u2019an dernier par la Fédération des agricultrices du Québec (FAQ), en hommage à cette pionnière du journalisme québécois qui a mis sa plume exceptionnelle au service de la cause des femmes pendant plus de 50 ans.Le prix Rosaline-Ledoux vise à encourager l\u2019excellence dans la couverture journalistique de la vie des femmes en milieu rural.J.R.il Roy/TCN LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 PAGE 17 ACTUALITÉ Les Beaucerons piqués au vif I IJL JEAN-CHARLES GAGNÉ jcgagne@lalerre.ca SAINT-GEORGES \u2014 La légendaire indépendance d\u2019esprit et le fort sentiment d\u2019appartenance des Beaucerons sont fortement ressortis lors du congrès annuel de l\u2019UPA de la Beauce, le 21 octobre dernier.Les délégués ont en effet rejeté par une très forte majorité, et sur un ton sans équivoque, la proposition bonifiée d\u2019UPA du futur.L\u2019idée d\u2019une manifestation lors du congrès général de l\u2019UPA, à Québec, en décembre, a même été évoquée à quelques reprises.Seule la relève, et quelques délégués, ont osé défier la masse.L\u2019assemblée a aussi refusé de bloquer les sentiers de motoneige comme moyen de pression visant à faire reculer Québec au sujet de sa mesure sur l\u2019assurance stabilisation qui exclut du calcul du coût de production les 25 % des fermes les moins efficaces.UPA du futur Plusieurs éléments du projet d\u2019UPA du futur accrochent en Beauce : le nombre trop élevé de producteurs dans certains syndicats locaux ajustés aux MRC, le rattachement des syndicats de Frontenac et Des Coteaux à l\u2019UPA de l\u2019Estrie, une seule fédération régionale pour Chaudière-Appalachcs et la baisse des budgets syndicaux.La Beauce a adopté une résolution qui réaffirme que les régions administratives comptant plus de 4000 fermes devraient être subdivisées.Que les agriculteurs puissent subdiviser en deux syndicats locaux le terri- toire d\u2019une MRC comptant plus de 500 fermes.Et que les syndicats locaux situés aux limites de deux fédérations régionales puissent choisir à laquelle ils vont s\u2019affilier.La Beauce reste ouverte à d\u2019autres propositions répondant à ses attentes.« Le statu quo n\u2019est plus possible, a rappelé le président de I\u2019UPA de la Beauce, Jean-Denis Morin, mais il ne faut pas oublier que les administrateurs sont le cœur de l\u2019UPA et que la structure n\u2019est pas une fin en soi.Une des solutions les plus acceptables serait d\u2019y aller par étapes.C\u2019est encore la meilleure façon défaire des changements bénéfiques et durables.Pour conclure ce dossier avec un maximum d\u2019harmonie, il faut être-capable de faire la part des choses d\u2019un bout à l\u2019autre du Québec.Ça ne serait pas un si grand péché si tout le monde n\u2019est pas en ligne droite avec le projet initial.» Sur le plancher du congrès, les propos ont été plus durs.Dénonçant le peu de-sensibilité d\u2019autres fédérations pour la Beauce et le peu d\u2019ouverture de la confédération à ses offres, le syndicaliste agricole aguerri Bertrand Boutin a déclaré : « On va se le [UPA du futur] faire rentrer dans la gorge.Si c\u2019est ça, la Beauce va être passablement déçue.Ça va être de valeur, mais la démonstration va commencer.» « Ne nous cassez pas les oreilles avec vos économies, vous êtes à côté de la coche, a renchéri Jean-Yves Busqué.C\u2019est pas normal que des régions non touchées nous disent d\u2019avaler notre pilule.N\u2019allez pas au congrès provincial avec cette proposition.Ça serait plate que des régions de l\u2019UPA aillent manifester à cette occasion.» Manon Poulin a signalé que « des producteurs vont peut-être être intéressés à quitter F UPA dans ce contexte.L\u2019UPA du futur, on n\u2019en veut pas.Au lieu d\u2019économies, ça va coûter plus cher avec vos ajouts pour la faire passer.11 faut couper en haut, pas à la base, car on se coupe les jambes.L\u2019UPA est là pour nous, pas le contraire ».D\u2019autres ont dit craindre la démotivation qui risque de suivre l\u2019adoption de la proposition sur la table.Vieux routier du syndicalisme, Hector Provençal a vertement critiqué les conseils régionaux pour lui inefficaces et aussi coûteux que deux fédérations régionales.Des délégués ont vertement reproché au premier vice-président général de l\u2019UPA, Pierre Lemieux, « de défendre la version bonifiée de l\u2019UPA du futur au lieu d\u2019écouter et de ramener les commentaires de la Beauce à Longueuil ».Seul à braver la tempête, David Cyr a soutenu que la relève était prête à ce changement.« Appelons la WS.i, mà iêmÊr 3 fédération Beauce-Appalaches, s\u2019il le faut, a-t-il dit, se disant sûr que la confédération ne veut pas détruire la Beauce.La FTQ fonctionne avec 11 bureaux répartis dans la province.La Beauce sera peut-être prête plus tard.» Motoneiges L\u2019assemblée a voté pour la poursuite des moyens de pression contre la mesure du 25 % en assurance stabilisation, mais aucun délégué n\u2019a soutenu ouvertement le blocage des sentiers de motoneige.Certains ont dénoncé le côté «enfantin » et la « panne d\u2019idée » liés à ce moyen.«On ne coupe pas les autres pour se remonter », a-t-on entendu.«Je me vois mal aller à l\u2019encontre de l\u2019économie d\u2019un autre .groupe après avoir travaillé avec les députés à valoriser l\u2019économie de l\u2019agriculture en région », a dit Lyse Grenier.Une autre décision qui a déçu le 1\" vice-président général, Pierre Lemieux.« Il faut regarder l\u2019impact du 25 % sur les fermes au Québec, a-t-il fait valoir, à l\u2019heure où quelque 2000 fermes ont disparu depuis un an et demi dans la foulée des mesures de resserrement.De plus, le monde municipal n\u2019a pas tenu sa parole d\u2019instituer une taxation à taux varié afin d\u2019éviter que le fardeau fiscal ne se déplace vers les agriculteurs.Plus d\u2019argent du MAPAQ va aux municipalités.En outre, Québec ne nous écoute plus au sujet du 25 %.Et on va refuser ce moyen de pression?Moi je n\u2019embarque pas là-dedans.» z L\u2019assemblée a aussi adopté des résolutions touchant l\u2019environnement, la ê> protection des sols agricoles, la subvention à l\u2019établissement et le programme Achat-Québec.Hector Provençal, Manon Poulin et Normand Boulet ont fait partie des protestataires contre l\u2019UPA du futur. PAGE 18 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 ACTUALITÉ L'UPA défend le caractère unique de l'ASRA Président de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA), Christian Laçasse, en compagnie de Charles-Félix Ross, économiste en chef, et de Guylaine Gosselin, directrice générale.¦.-ÿ v; ¦ PIERRE-YVON BÉGIN LONGUEUIL \u2014 L\u2019Assurance stabilisation des revenus agricoles (ASRA) est performante parce qu\u2019elle est basée sur les coûts de production.L\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) défend le caractère unique de l\u2019ASRA et les outils collectifs qui permettent à l\u2019agriculture québécoise de se tirer mieux d\u2019affaire que ses voisins.Si la direction partage certains constats du ministère de l\u2019Agriculture publiés dans « La Page du MAPAQ» de notre dernière édition, les données masquent que des secteurs de production éprouvent d\u2019énormes difficultés.« Non seulement le programme d\u2019assurance stabilisation des revenus agricoles est unique, il est performant », affirme Christian Laçasse, en entrevue avec la Tare.Accompagné de Charles-Félix Ross, économiste en chef, et de Guylaine Gosselin, directrice générale, celui-ci rappelle d\u2019abord que l\u2019UPA s\u2019est servie des mêmes données que le ministère pour mettre en valeur l\u2019agriculture québécoise ces dernières années.Le secret du succès de notre agriculture, c\u2019est en premier lieu le résultat de l\u2019application de la loi sur la mise en marché des produits agricoles.L\u2019ASRA explique aussi cette performance.« On le voit en période de crise prolongée, déclare-t-il, ça demeure un programme qui réussit à assurer une certaine rentabilité sur les fermes.Si le programme d\u2019ASRA a été si performant, c\u2019est qu\u2019il est basé sur les coûts de production.La mesure des 25 % viendrait fausser le coût de production réel à la ferme.En plus d\u2019enlever des liquidités, cette mesure fait en sorte que le producteur va être durement affecté au niveau de sa rentabilité et de sa capacité de continuer à améliorer son entreprise.» Second constat, enchaîne Christian Laçasse, les statistiques publiées par le ministère « camouflent le fait que des secteurs ont été durement touchés ces dernières années ».Dans la recherche de solutions, les différents secteurs ont commencé à élaborer des plans de développement sectoriels qui auront un impact à moyen et long terme.« À court terme, insiste Christian Laçasse, il faut que nos outils, notre mise en marché ou l\u2019ASRA, continuent d\u2019assurer la rentabilité sur nos fermes afin que nos producteurs puissent se relever de la crise qu\u2019ils ont dû traverser.» Investissement Autre élément, souligne le président de l\u2019UPA, l\u2019agriculture doit d\u2019abord être vue comme un investissement.Les difficultés des dernières années, note-t-il, se traduisent maintenant par des pertes d\u2019emplois en agriculture.Entre les 10 000 emplois évoqués par l\u2019UPA ou les 5000 par le ministère, la réalité se situe peut-être au milieu.« Ça reste significatif, observe-t-il.C\u2019est d\u2019autant plus inquiétant que les producteurs, déjà très serrés sur leur entreprise, voient venir de coupures supplémentaires à l\u2019ASRA, surtout la mesure des 25 %, qui va leur retirer davantage de liquidités.Ces producteurs lancent maintenant un cri d\u2019alarme.Les 25 % vont être contre-productifs.» Autre indice de désaffectation, les agriculteurs québécois ont réduit leurs investissements en agriculture de 7 % l\u2019an dernier.Si la moyenne se situait bon an mal an entre 600 et 625 M$, elle a chuté à 584 MS en 2009.L\u2019agriculture et la transformation, indique Christian Laçasse, génèrent trois milliards de dollars pour le gouvernement.Masse critique Économiste en chef de l\u2019U PA, Charles-Félix Ross craint pour sa part que la perte de fermes dans certaines productions ne compromette l\u2019avenir de filières entières.Dans le bœuf et l\u2019agneau, prévient-il, il convient de regarder l\u2019ensemble de la chaîne.« Quand on veut développer une filière, explique-t-il, ça prend une masse critique.Des régions se prêtent à certaines productions et il n\u2019y a pas 20 000 alternatives.Dans le veau de grain, si la filière n\u2019est plus en mesure de fournir un certain volume, ça pause des problèmes.» Directrice générale, Guylaine Gosselin fait valoir de son côté que les chiffres publiés par le MAPAQ démontrent que les perspectives vont être meilleures, ce que soutient l\u2019UPA depuis le début.Elle précise également que les grandes fermes ont plus de poids que les petites dans les enquêtes sur les coûts de production, d\u2019abord basées sur un modèle d\u2019entreprises spécialisées.« Pas besoin de mettre en œuvre la mesure de resserrement supplémentaire, affirme-t-elle.D\u2019abord, il y a un plafond de compensation et pour les perspectives de prix, ça ne peut aller aussi mal dans les cinq prochaines années que les cinq dernières.On leur a dit que cela irait mieux.Les producteurs agricoles sortent à peine de la crise, ce n\u2019est pas le temps de leur taper sur la tête.» Le président de l\u2019UPA convient que la moindre brèche dans les coûts de production entraînera un glissement inévitable de l\u2019agriculture québécoise.« Qu\u2019on parle de mise en marché collective ou de sécurité du revenu, déclare-t-il, les coûts de production demeurent la pierre angulaire.» AVEC YIELDGARD N TI EL YieldGard VT Triple INSECTICIDE APPLIQUÉ AU SQL Le succès de votre saison de production prend racine dès que vous semez des hybrides de maïs YieldGard VT Triple.Ce sont vos meilleurs choix dans les champs cultivés en continu ou en rotation, parce qu'une plus grande masse ràcinaire donne des plants en meilleure santé et un meilleur potentiel de rendement.Et vous prolitez en plus d'une protection contre les insectes aériens et souterrains, dont la chrysomèle.Toutes les.conditions sont donc réunies pour maximiser le potentiel de rendement.MAXIMISEZ VOTRE POTE La 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PAGE 20 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 28 octobre 2010 Prenez rendez-vous dès aujourd'hui /w.agri-tracabilite.qc.ca\tDu lundi au vendredi 1 866 270-4319\t7h30àl6h30 www.agri-tracabilite.qc.ca Tel.: 1 866 270-4319 ÉCONOMIE La filière viande face au défi environnemental GAGNEZ DU TEMPS AVEC fl]fil [«I *1 CV De nombreux producteurs utilisent ce logiciel N'attendez plus ! i- « it r/> comme;,i fraise, le bleuet et la\tM^js, pafconfie, elle a lyse aussi plusieiirsjpétitsffiruiëémergents, commefepim-bina, l\u2019amélanchc, Ies'ureàu,lècassB(etc.« Nous avons analysé une dizaine de petits fruits tradi- tionnels et émergents, et regardé comment le marché pourrait les recevoir et comment le consommateur, présentement, pourrait acheter ces produits », explique le président de la Table, Patrick Golliot, qui ne cache pas que le mot « Gaspésie » accolé à ces produits pourrait être très « vendeur ».L\u2019étude de marché démontre clairement qu\u2019il y a de la place pour le développement de cette production qui apportera sans aucun doute un revenu supplémentaire aux producteurs, tant forestiers qu\u2019agricoles.Selon le président Golliot, le document doit servir à tous les producteurs et intervenants dans ce dossier et est le point de départ d\u2019un travail de consolidation d\u2019une nouvelle filière typiquement gaspésienne.L\u2019étude de marché sur les petits fruits en Gaspésie a tout ce qu\u2019il faut pour inciter les producteurs à mettre en place et surtout à consolider cette filière des petits fruits.,« Aujourd\u2019hui, ce n\u2019est pas seulement le dépôt d\u2019un ment de travail qui servira à alimenter les plans d\u2019affaires ou à connaître un peu plus le marché.C\u2019est surtout le début d\u2019une histoire qui est la mise en place et la consolidation d\u2019une filière (petits fruits) en Gaspésie.» « On nous recommande de faire des produits du ter- Cultivez la \u2014 Les hybrides de maïs GenuityMD SmantStaxMC de marque ?EKALBMD.Débordants de confiance.TOUTE LA SAISON VEUILLEZ TOUJOURS I MIL ET SUIVRE LES DIRECTIVES DLS ETIQUETTES DES PESTICIDES.rûrWnrifCH'V»t«) vîm>*î et de ry dor do 'a »\u2022 \u2022\u2022 »\t\" ifc*.\tiflrjfe : .>¦' V)»;':\t,'|.i ,: «JSV 7x vendre.Tél.: (450)548-2246.Fax: 8 x8.(450)292-5660.\t(450)548-2846.CHERCHE EQUIPEMENT d'érablière complet: POELE a bouillir 2'x6\u2018 ou 2'x8' et caneuse manuelle, etc.Particulier midi, soir ou répondeur: (450)298-5668.CONTRÔLEUR automatique C D L .2005, 800$; SYSTEME Flood.Airablo.Téléphone : (418)329-3321.ÉVAPORATEUR à l'huile Technique 2'6\u201cx1 V.(sans panne), avec cheminée, 1500$ négociable.Tél.: (019)569-2734.EVAPORA I EUR Dominium Grimm 5'x14'.panne stainless soudée à l'argon avec dôme en aluminium, souche en stainless.5800$; 2 RÉSERVOIRS Zero stainless 300 et 400 gallons.600 et 700$; BASSIN stainless 4x4x4 neuf, 500$; EVAPO-RATEUR 2'x8\u2019 avec panne plate en stainless.1800$.(819)344-5305.200 BALLES carrées humidps de luzerne enrobée, 4e coupe.A vendre par le 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Avril\t145,79\t140,22\t146,64\t6,42 Mai\t145,02\t142,00\t149,32\t7,32 Juin\t161,13\t159,00\t166,77\t7,77 Juil.\t160,66\t159,61\t166,36\t6,75 Août\t\t756,04\t161,82\t5,78 Sept.\t\t151,70\t157,33\t5,63 oct.\t\t146,83\t152,46\t5,63 Sources : Service de Gestion du Risque du Marclré (FPPQ) Note importante la formule de prix des CLD utilise la base mo)enne des 5 dernières années et l'indice de classement pour chaque période de livraison.VOLAILLES Volailles vivantes semaine se terminant le 31 octobre 2010 Prix aux producteurs au Québec POULETS 1.64 kg vivant et moins\t1,363 S 1.65\tkg à 1,84 kg vivant\t1,403 S 1,85 kg à 2,14 kg vivant\t1,363 S 2,15 kg à 2,45 kg vivant (Prix de référence) 1,383 S 2,46 kg à 3,00 kg vivant\t1,353 S 3,01 kg à 3,49 kg vivant\t1,413 S 3,50 kg vivant et plus\t1,423 S compagne Votre guide de la vie rurale Avivre-icampagne ¦raquer our les PORCS Prix de pool Semaine se terminant le 23 octobre 2010 Québec Ontario É-U LMMG201 Prix moyen commercial 2010 (S/100 kg) 133,34\t133,34 Pool commercial 2010 (S/100 kg) 133,11 Pool commercial 2010 (S/100 Ib) 60,38 Pool Nagano 2010 (S/100 kg) 131,85 Pool Nagano 2010 (S/100 Ib) 59,81 Pool Dubreton SSPA BP1 2010 (S/100 kg)132,46 Pool DubretonSSPA BPI 2010IS/100 Ib) 60,08 Pool Dubreton SSPA BP2 2010 IS/100 kg)136,62 Pool Dubreton SSPABP2 2010 (S/100 Ib) 61,97 Pool 2009 (S/100 kg)\t99.21 POOl 2009 (S/100 Ib)\t45.00 Prix du porcelet à 25,5 kg\t54,93 Prime du porcelet au kilo\t0.97 126,19™ 57,24'\" 97,72™ 44,33\" Prix de pool et pool plus (contrats non inclus) Semaine précédente\tQuébec Ontario É-U.LM.HG20T indice de classement commercial 2010 109,73\tNO.\tN.D.indice de classement commercial 2009 109,81\tN.D.\tN.D.Total abattus 2010\t133 918 94 968 2 263 000 Total abattus 2009\t129 954 102 778 2 295 000 Revenu de vente 2010\t146,06\tN.D.Revenu de vente 2009\t108,94\tN.D.\tN.D.Source : FPPQ Suggestion des prix des reproducteurs du Québec (sur le P.E.G.et vendus à la ferme d'élevage).Sujets\tIndice\tPrix TYuies de race pure\tBase 100\t500\tS Verrats de race pure\tBase 100\t850\tS Truies hybrides\tcontrôlées\t325\tS Source : Société des éleveurs de porcs du Québec Poulet végétal\t1,41B\ts (Différentiel du prix de référence, plus 0,035 S) DINDON À GRILLER Dindon à griller mixte\t1,715\tS FEMELLE LOURDE Produite en dindon à griller\t1,630\tS Produite en femelle lourde\t1,595\tS MÂLE\t1,720\tS Prix aux producteurs en Ontario POULETS 1,84 à 1,95 kg (prix de référence)\t1,383\tS 2,65 à 3,2 kg\t1,413\tS DINDONS Dindon à griller\tA -1,720 S U-1,630 S Femelle lourde\tA - 1,685 S U -1,575 S Mâle\t1.700\tS Prix fournis par Les Éleveurs de volailles du Québec MIEL Prix moyen aux producteurs En baril.1,75 S/livre Crémeux ou liquide blanc: 7,70 S pot de 1 kg (semi-détail) Crémeux ou liquide blanc: 9,00 S pot de 1 kg (à la ferme) Source: Fédération des apiculteurs du Québec POMMES Prix minimum de la pomme tardive destinée à la consommation à l\u2019état frais - récolte 2010 Décision du comité de prix du 19 octobre 2010 Sunrise, Paulared, Lobo : 11 S (cellule et sac) à compter du début de l'écoulement.McIntosh, Spartan : 11 S (sac) 13 S (cello) à compter du début de l'écoulement.Gala : 12 S(sac) 15 S/cello à compter du début de l'écoulement.Honeycrisp : 34 S/sac et cello à compter du début de l\u2019écoulement.Empire, Cortland 11 S (sac) 13 S (cello) à compter du début de l\u2019écoulement.Le prochain comité de fixation des prix des pommes destinées à la consommation à l'état frais se tiendra le lundi 15 novembre 2010 à compter de 13 h.par conférence téléphonique.Prix minimum de la pomme destinée
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