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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 11 juillet 2012
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2012-07-11, Collections de BAnQ.

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[" Fondée en 1929 de chez nous Vol.83, n° 25 ¦ 11 au 17 juillet 2012 ¦ www.laterre.ca ¦ Un cahier ¦ 64 pages - 2,25$* Napieiville*Saint-Guillaume*Saint-Denis» Stanbridge [STEIGERg1 ¦12moî slsa ns] i n t é rêt Lwww.nlm»cU?|oyal.com \u2022V'3r- CAmu CASE H t »fy> Sien i\u2019M'S».| La Montérégie durement touchée %v *}/., r~% S?\"\u2014' VSfflSl SsSgSæpKÎSâÈ Sr» \"\u201d\u2019f: *ÿ«3 ^sySs WW >7x1 &TW isfll Sr.* x.VENEZ NOUS VISITER AU PIQUE-NIQUE HOLSTEIN ÀJONQUIÈRE LE 14 JUILLET 2012 fmK Les consommateurs ne veulent pas nzone www.bmr.co de la pomme OGM A LIRE EN PAGE 9 ¦m- 154921 *ë m Vol 83 #25 oXôXVF S 922 ClOOl Smart Farming mm I e àstaftlat B \u2022 systeSroa réfae^aestiorr de*tmupaaL^Fa^proaucti©ïï ' fe Vu 1\t\u2019 Mfiiâgj solution tous les jours Wi ' 77831302664125 PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 juillet 2012 À LA UNE Une micro-rafale dévastatrice JEAN-CHARLES GAGNÉ jcgagne^aterie.ca SAINT-MICHEL \u2014 La micro-rafale qui a traversé plusieurs municipalités des Jardins-de-Napicrville le 4 juillet n\u2019a duré qu\u2019une vingtaine de minutes, mais elle a causé des dommages majeurs aux récoltes de plusieurs fermes maraîchères situées sur sa trajectoire.Des producteurs de grandes cultures, de pommes et en serre ont aussi écopé.Les municipalités de Saint-Michel, Saint-Rémi, Saint-Isidore, Sherrington et Sainte-Clotilde-de-Châteauguay ont notamment été touchées.« C\u2019était bel et bien une micro-rafale, a confirmé à la Terre Rebecca Schneider, d\u2019Environnement Canada.Les dégâts observés laissent croire que les vents ont dépassé 120 km/h.» Sur le terrain, des maraîchers affirmaient n\u2019avoir jamais connu un tel épisode, vu l\u2019intensité des vents, la grosseur des grêlons et les superficies touchées.Une première évaluation du MAPAQ avance que la zone la plus affectée s\u2019étend sur environ 6 km de largeur et 14 km de longueur.Dégâts Président de l'Association des jardiniers maraîchers du Québec (AJMQ), Mario Isabelle évalue de 40 à 50 M$ les pertes encourues par les producteurs de la région.Sa propre entreprise, Isabelle inc., où l'on trouve des pommes de terre, des oignons et des carottes, a subi des pertes de 2 à 3 M$.a-t-il confié à la Terre sur sa ferme, au lendemain de la tempête.M.Isabelle espère pouvoir récupérer certains champs renfermant d\u2019autres variétés de pommes de terre grâce à des arrosages de fongicides.« Ça va coûter une fortune en fongicides, et je sais d\u2019avance que je vais absorber une perte de rendement d\u2019environ 50 % », a-t-il avancé.Comme plusieurs autres maraîchers, M.Isabelle n\u2019était pas assuré à l\u2019assurance récolte.11 l\u2019avait pourtant été durant les 15 années précédentes, payant quelque 48 000 $ en prime la dernière année.« Je regrette de ne pas être assuré cette année », a-t-il dit, soulignant que les programmes en place ne sont pas adéquats.Le maraîcher A.Barbeau et Fils avait récolté la moitié d\u2019un de ses champs de laitues iceberg, voisin de ceux de M.Isabelle.Il devra sans doute labourer les laitues matures toujours en place, hachées par les grêlons, et semer à nouveau pour une récolte à l\u2019automne.La mini-tornade a aussi éventré un entrepôt de M.Barbeau situé rue Principale à Saint-Michel.Tant au MAPAQ qu\u2019à la Fédération de I\u2019UPA de Saint-Jean-Valleyfield, on indique que l\u2019ampleur des dégâts est phénoménale mais qu\u2019il est trop tôt pour les chiffrer précisément.À l\u2019UPA, on parle de « plusieurs millions de dollars ».Corbeil Le ministre de l\u2019Agriculture, Pierre Corbeil.s\u2019est rendu à Saint-Rémi, au siège social de la Fédération de l\u2019UPA de Saint-Jean-Valleyfield, moins de 24 heures après le sinistre.Il était accompagné du député de Huntingdon, Stéphane Billette, lui-même producteur de cultures commerciales à Howick.Des représentants de l'UPA, de La Financière agricole du Québec et du MAPAQ ont dressé au ministre le portrait alors disponible des ravages causés par la microrafale.M.Corbeil s\u2019est ensuite rendu à la Ferme Isabelle inc., où l\u2019attendaient des journalistes et une cinquantaine de producteurs, surtout des maraîchers.« J'ai parlé à des producteurs touchés au Marché central, à minuit, quelques heures après l\u2019événement.C\u2019était la désolation, a pour sa part déclaré à la Terre le président de la Fédération des producteurs maraîchers du Québec, Jean-Marie Rainville, le 5 juillet.À lui seul, un producteur de laitue et de céleri a subi des dommages de 4 M$, et un producteur de haricots a perdu toute sa récolte ».a-t-il dit.La Terre est allée constater les dégâts chez Mario Isabelle, président de l\u2019Association des jardiniers maraîchers du Québec.S'.-\"'.- ' -W: \u2022 : mmm m - Ü*Ép WÆ t'fSggmmm « Oîè; mmmi VjLr\\\u2018iâ .\t' ./J HM W4m W0W! 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Dans la TERRE cette semaine SOUTIEN RECHERCHE POUR LES CONTRATS ÀTERME SUR LE PORC PAGE 4 MORUE SALÉE-SÉCHÉE : RESCAPÉE DES SIÈCLES PAGE 6 LE CANADA SOUFFRE-T-IL DE LA MALADIE HOLLANDAISE?PAGE 10 LE SOYA, POUR DES RAISONS FISCALES AVANTTOUT PAGE 14 DES ARBRES DANS LES CHAMPS AGRICOLES : UN NOUVEAU SENTIER PROMETTEUR! PAGE 19 VOTRE CAHIER SPÉCIAL 1F mm ÛrivS.vi \u2018 ¦ Sur le Web \u2022 'G .laterre.ca @ Alimentation \u2022 Canards du Lac Brome - Un centenaire qui n'a rien d'un canard boiteux! QUESTION DE LA SEMAINE Commencez-vous à croire aux changements climatiques ?\u2022 Un géant français de la volaille en faillite.Venez répondre sur www.laterre.ca facebook.com/laterreca il Les recettes d'Anne-Louise \u2022 Chaque semaine, une recette met en vedette un produit du Québec.UN CLIC POUR PLUS \\ D'ACTUALITÉS! y www.loterre.ca Résultats du sondage Viandes : que communiquer aux consommateurs ?Lieu de naissance\t3% Lieu d'abattage\t6 % Lieu d'engraissement\t8% Toutes ces réponses\t83% Nbre de répondants\t63 6614 PAGE 4 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 juillet 2012 ACTUALITÉ COOL : des solutions émergent yipf' 's! Le fait que les Américains se conforment éventuellement à la décision de l'OMC devrait rouvrir des portes pour les producteurs de porcs, de porcelets, de bœufs et d'autres animaux d\u2019élevage.^ .¦ THIERRY LARIVIÈRE Les Etats-Unis vont probablement devoir assouplir leur système d\u2019étiquetage obligatoire du pays d\u2019origine (COOL) sur ht viande, ce qui ouvrirait la voie à plus d\u2019exportations.Rappelons que l\u2019OMC a récemment donné raison au Canada sur plusieurs points et qu\u2019il s\u2019agissait de la dernière procédure d\u2019appel possible de la part des Américains.Si les États-Unis ne modifient pas leur législation d\u2019ici 15 mois, par exemple dans leur prochaine politique agricole (Farm Bill), le Canada pourrait alors adopter des mesures de rétorsion par le biais de nouveaux tarifs sur des produits en provenance de notre voisin.Les producteurs américains souhaitent d\u2019ailleurs un changement.Le National Pork Producers Council affirmait récemment que le risque de mesures de rétorsion de la part du Canada était plus grand que l\u2019inconvénient associé à un assouplissement du COOL.Possibles solutions Le Conseil canadien du porc (CCP) a mentionné à la Terre quelques approches possibles pour que le règlement américain qui encadre le COOL puisse se conformer avec la récente décision de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) avant d\u2019arriver à l\u2019échéance de 15 mois.Le CCP propose notamment le concept de « transformation substantielle » qui permettrait d\u2019étiqueter comme américaine la viande transformée aux Etats-Unis.Le lieu d\u2019abattage pourrait conférer l\u2019origine ou encore le système d\u2019inspection américain (FS1S) qui attribuerait l\u2019origine au moment de l\u2019inspection.Le CCP propose également un étiquetage volontaire, ce qui laisserait le choix aux abattoirs qui transforment des animaux îles deux pays de ne pas mentionner le pays d\u2019origine.Peu importe la solution retenue, le fait que les Américains se conforment éventuellement à la décision de l'OMC devrait rouvrir des portes pour les producteurs de porcs, de porcelets, de bœufs et d\u2019autres animaux d\u2019élevage.11 faudra toutefois attendre le détail de la solution retenue pour savoir si les vaches de réforme expédiées aux États-Unis pourraient bénéficier du changement.Impact majeur du COOL Le COOL étant en place depuis 2008, les producteurs ont eu tendance à oublier l\u2019impact sur le marché de cette législation américaine.Le CCP évalue cet impact à 1,4 milliard de dollars sans même tenir compte de l\u2019effet de diminution du prix des animaux au Canada.La Canadian Cattlemen\u2019s Association estimait de son côté le contrecoup à 90 $ par bœuf causé par une diminution des prix et par les distances supplémentaires de livraison.Le CCP rappelle que le COOL a entraîné une baisse des exportations de porcs destinés à l\u2019abattage d\u2019environ deux millions de têtes par année, soit un marché d\u2019environ 300 M$.Les exportations de porcelets ont également diminué de deux millions d\u2019animaux par année, soit une perte de 100 M$.Le prix des porcelets a été fortement affecté pendant quelques années du côté canadien, étant donné la surproduction.Le CCP estime également que le COOL a provoqué une diminution du cheptel porcin canadien à un rythme plus rapide que celui observé aux États-Unis.Au moins la moitié des 260 000 truies en moins au Canada depuis quelques années s\u2019expliquerait par le COOL.Bref, un assouplissement de cet étiquetage obligatoire devrait permettre de rattraper une partie de ces pertes d\u2019ici l\u2019automne ou l\u2019année prochaine.L'accord Canada-Europe : ça se fera d'ici à décembre 2012 YVON LAPRADE ylapiade©lalene.co BRUXELLES \u2014 Les négociations en vue d\u2019en arriver à un accord entre le Canada et les pays membres de l\u2019Union européenne sont entrées dans le dernier droit, et tout porte à croire que la signature de cet important accord serait possible d\u2019ici à la fin de 2012.« C\u2019est positif jusqu\u2019à maintenant.On fait des progrès importants et on peut affirmer qu\u2019on va dans la bonne direction », a confié jeudi à la Terre le porte-parole en matière d\u2019agriculture et de développement rural à la Commission européenne.Roger Waite.Selon lui.il est « raisonnable » de croire que les négociateurs des deux côtés de la table vont profiter du « momentum » - avec des rencontres qui vont s'accélérer dès la fin de juillet à Bruxelles - pour trouver un terrain d'entente sur les enjeux cruciaux.11 confirme que la ronde de négociations regroupant les experts en matière d\u2019agriculture se poursuivra à l'automne, avec l'objectif avoué de mettre en place un nouveau cadre d\u2019échanges des deux côtés de l\u2019Atlantique.« De façon globale, ça va plutôt bien, mais des négociations plus serrées se feront autour de questions touchant les produits sensibles (qui concernent tant les acteurs européens que canadiens) ».précise Roger Waite.Les produits sensibles qui se trouvent sur la liste des négociateurs sont, du côté canadien, les produits laitiers, la volaille et les œufs.En Europe, on demeure sensible aux effets d\u2019une nouvelle libéralisation des échanges sur le bœuf, le porc et le maïs doux.11 va de soi que le plus grand secret entoure les négociations en vue de cet accord qui.selon le porte-parole du commissaire à l'Agriculture, Dacian Ciolos, « ouvrira des marchés et favorisera une aug- mentation du commerce, au profit d\u2019une réduction des prix au détail pour les consommateurs ».Mais il ne faut pas croire que cet accord résoudra tous les problèmes.L'Europe des 27 continue son questionnement sur les moyens a prendre pour tirer le meilleur parti de son économie agricole, confrontée à des enjeux considérables.L\u2019accord entre l'Union européenne et le Canada est un morceau du puzzle, la réforme de la Politique agricole commune fait également partie des « priorités » des pays membres.L\u2019Europe se trouve « à la croisée des chemins » dans l\u2019établissement de ses politiques de soutien aux producteurs, qui non seulement sont remises en question.mais encore font désormais partie du discours des décideurs politiques opposés à toute forme d'aide de l\u2019État.La Terre participe depuis lundi à une mission en France et en Belgique pour prendre le pouls des principaux acteurs du monde agricole. \u2019» Un.WiCN LA TERRE DE CHEZ NOUS, t 1 juillet 201 2 PAGE 5 ACTUALITÉ Soutien recherché pour les contrats à terme sur le porc THIERRY LARIVIÈRE La Federation des producteurs de porcs du Québec (FPPQ) tente de convaincre toutes les instances gouvernementales du bien-fondé de soutenir le retour des contrats à livraison différée (CLD).Une lettre au ministre de l'Agriculture Pierre Corbeil a été expédiée, le 19 juin, afin de convaincre le gouvernement de garantir une marge de crédit qui rendrait possible le retour des CLD.qui représentent un moyen de se prémunir contre les baisses du prix du porc.« On pense qu'on est proche d'avoir gain de cause », avait déclaré David Boissonneault, président de la FPPQ.lors de la dernière assemblée annuelle de l\u2019organisation, le 8 juin.Le Système de gestion des risques du marché (SGRM) de la Fédération offrait ces contrats à terme jusqu'en janvier 2011.Un soudain engouement pour ce service qui existait depuis 2000 a cependant forcé sa fermeture par manque de liquidités.11 faut en effet savoir que les contrats à terme à la Bourse de Chicago qui sont derrière les CLD de la Fédération exigent d'injecter des fonds en 24 heures lorsque la valeur du contrat pour un mois déterminé augmente.Il s'agit d\u2019un appel de marge dans le jargon boursier.C'est d'ailleurs cette exigence d'appel de marge qui rend difficile l\u2019achat de contrats à terme à la Bourse par les producteurs eux-mêmes.L'intermédiaire, une institution financière ou un courtier, exigera un dépôt initial pour se couvrir.Il faut par ailleurs vendre un minimum de 40 000 livres de porc, soit environ 200 têtes par contrat, tandis que le SGRM exige un minimum de 25 porcs.Plusieurs producteurs souhaitent vivement le retour du système de la Fédération puisque des revenus supplémentaires auraient été possibles cette année s'il avait été en place.Une résolution unanime a d'ailleurs été votée à la dernière assemblée annuelle de la FPPQ en juin afin tie réclamer le retour du SGRM dans les « plus brefs délais ».Risque d'appel de marge Plus le volume de porcs sous contrat est élevé et plus le risque d\u2019un important appel de marge est élevé.Ft c\u2019est justement ce qui s'est passé en janvier 2011.La Fédération souhaite donc obtenir une marge tie crédit de quelques dizaines de millions tie dollars.Les institutions financières se montrent réticentes à offrir une telle facilité de crédit puisqu'il n'y a pas d\u2019actifs en garantie.Les porcs sont en effet la propriété îles producteurs tant que le contrat tic vente n'est pas finalisé.La FPPQ a donc entrepris îles démarches auprès tic La Financière agricole du Québec, du MAI\u2019AQ et il'Agriculture Camilla pour sortir île cette impasse.Selon la Fédération, le dossier serait maintenant entre les mains du ministre ties Finances Raymond Bachantl.Au niveau fédéral, ties représentations ont aussi été faites.La FPPQ a précisé à la Terre que le SGRM pourrait redémarrer si un ou l'autre des gouvernements offre île garantir une marge de crédit.Les périodes de CLD ouvertes et la limite tlu nombre tie porcs qui peuvent être inscrits au SGRM en même temps peuvent depuis peu être modifiées par simple avis afin tie s\u2019ajuster au crédit disponible.Le comité tics finances tie la FPPQ se réunira dans les prochaines semaines pour prendre une décision à cet égard.Un printemps propice aux annonces de Québec * tw AUDREY DESROCHERS audreydesrochers©fa/erre.ca Le ministère de l\u2019Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ) n\u2019a pas lésiné sur les subventions et autres contributions financières le printemps dernier.Si la consultation portant sur le livre vert est toujours en cours, le ministre Pierre Corbeil peut tout de même commencer ses vacances l'esprit tranquille.Plusieurs annonces se sont succédé au printemps et certains estiment déjà qu'elles sont le fruit des rumeurs d'élections générales à l'automne.Reste que le MAPAQ a desserré les cordons de sa bourse, notamment avec des investissements de 50 M$ pour l'industrie bioalimentaire annoncés dans le cadre du budget provincial 2012-2013.De ce montant.M.Corbeil a d\u2019ailleurs promis une aide financière de 3 M$ sur trois ans pour mettre en valeur les aliments d'ici.Dans cette perspective, il a aussi confirmé l\u2019octroi de 40 000 $ en soutien à l\u2019Association des marchés publics du Québec.Il a également alloué une aide Financière de 500 000 $ pour épauler les MRC dans l\u2019élaboration d\u2019un plan de développement de la zone agricole.Le 28 mars, le ministre a signifié un investissement de 1,7 MS pour mettre en place un programme spécial de soutien à la salubrité et à la qualité des aliments.Ce programme, lié au fonds Agri-flexibilité, « vise à aider les entreprises du secteur de la transformation alimentaire à acquérir les outils nécessaires pour améliorer la salubrité tie leurs produits », peut-on lire dans le communiqué.La même journée, le MAPAQ annonçait la mise en place d\u2019une nouvelle structure de gouvernance en matière de fertilisation des cultures.De l\u2019aide pour la recherche Le secteur de la recherche n\u2019a pas non plus été laissé pour compte.Le ministre Corbeil a accordé 1,2 M$ pour une nouvelle infrastructure consacrée à la recherche en.agriculture biologique qui sera située à Saint-Bruno-de-Montarville.Le Ministère a également offert son soutien, à hauteur de 435 000 $, au Carrefour industriel et expérimental de Lanaudière.L\u2019organisme prévoit notamment utiliser cette somme pour mettre sur pied des activités de recherche appliquée.Le 4 juin dernier, Pierre Corbeil a profité île l\u2019inauguration tlu nouveau Complexe tie diagnostic et d\u2019épidé-miosurveillance vétérinaires tlu Québec pour annoncer une aide financière tie 9,8 M$ destinée au Centre hospitalier universitaire vétérinaire (C1IUV) de l'Université de Montréal.Fn plus de ces diverses subventions et ties milliers tie titillais investis au sein d\u2019entreprises privées tlu secteur agricole, le ministre a tenu à réitérer ses précédents engagements.Il a assuré qu'il veillerait à ce que l\u2019accord de commerce et de coopération Québec-Ontario respecte les priorités des agriculteurs et il a réaffirmé son engagement envers le secteur de la transformation alimentaire.En avril, il a aussi réitéré son appui aux producteurs bovins dans l\u2019objectif- de faire de l\u2019abattoir Levinoff-Colbex un projet viable, solide et durable. PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 1 1 juillet 2012 TOURNÉE ESTIVALE L'éditorial faisant relâche pour l'été, l'équipe de La Terre de chez nous vous propose une série de reportages portant sur ces produits agricoles qui font la renommée des régions.Morue salée-séchée : rescapée des siècles * Peu de gens savent que la morue salée-séchée de la Gaspésie est dorénavant pêchée en Alaska.Même s'il n'est plus le moteur économique qu'il a déjà été, ce poisson reste un produit-phare de la région, cher au cœur des Gaspésiens comme de leurs clients italiens et américains.GENEVIÈVE GÉLINAS Collaboration spéciale RIV1ÈRE-AU-RENARD \u2014 Le jour de la visite de la Terre, la pluie tombe sur les vigneaux de Pêcheries gaspésiennes, à Petit-Cap.Peu importe, la Gaspé Cured, la fameuse morue salée-séchée de la péninsule, est à l\u2019abri à l\u2019intérieur, où des séchoirs mécaniques poursuivent le travail.Hormis l\u2019emploi de ces machines et d\u2019instruments pour mesurer le taux de sel, le produit fini ressemble fort à celui qui était préparé au XIX' siècle.En 2011, les trois usines du groupe Gaspé Cured à Sainte-Thérèse-de-Gaspé.Grande-Rivière et Rivière-au-Renard ont transformé 1,5 million de livres de morue.Il faut y ajouter les 800 000 livres traitées par lu Poissonnerie de Cloridorme, qui sale et sèche hors du giron de En 2011, le groupe Gaspé Cured a transformé 1,5 million de livres de morue en salée-séchée.Presque tout provenait de l\u2019Alaska.PEUT-ÊTRE LA SEMAINE PROCHAINE $: PDZA LES TROUPES LIBÉRALES PARTENT EN VACANCES/.SAUF QUE.DES VACANCES?EN AGRICULTURE?AU MOIS DE JUILLET?dossiers RÉGLÉS $: AUMENTS OU QUÉBEC $: TRAÇABILITÉ du HOMARD $: PLATEFORME BIO ÉÜ m Fondée en 1929 de chez nous www.laterre.ca Directeur Loïc Hamon Directrice administrative Sylvie Martel Rédactrice en chef Richelle Fortin Rédacteur en chef magazines MichelBeaunoyer Directeur des ventes André Savard Ventes nationales Daniel Lamoureux Tél.: 1 877 237-9826 ads@laterre.ca Ventes Québec Christian Guinard Sylvain Joubert warie-Claude Primeau Directeur de l\u2019infographie Martin Potel Directrice Web Laetitia Parriaux Coordonnateur marketing et distribution Pierre Leroux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques Abonnement au Québec 1\tan :\t65,54\t$ 2\tans:\t104,63$ 3\tans:\t136,82$ Paiement par chèque ou mandat à l'ordre de\t/I La Terre de chez nous\t*C) REDACTION 450 679-8483 poste 7270 tcn@laterre.ca PUBLICITE 450 679-8483 poste 7712 pub@laterre.ca ABONNEMENTS ET PETITES ANNONCES 1 877 679-7809 abonnement@laterre.ca EDITEUR L'Union des producteurs agricoles 555, boulevard Roland-Therrien Bureau 100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 M XTE Papier l»su de \u2022ourca r.apooaabi.a FSC FSC* CO11025 www.Uterre.ca légaux HibUdvqtv nationale du QucKv I'n: RiNuahfcquc nationale du Canada ISSN (IUO-5H30 i .i Ifcnt de chez imb\", ISSN KMO-3&3Q, t\\ puMbhcd weekly, si fane* jvr yt* by I a Ton- de chez cA»USACAN Media i >*p ai 26 iwa Dam W) Suite si si nauhm, N1 12901 iVniékaW jetage fukl al PtUbtargh.NV IMSTMASTFR rend aJdrcw changea lu Ij Terre de chez noui.I\u2019.O Doe 2KVS nafldxirgh.M I >*H N>
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