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Titre :
La terre de chez nous
Éditeurs :
  • Montréal :Union catholique des cultivateurs,1929-,
  • Montréal :UPA
Contenu spécifique :
mercredi 26 septembre 2012
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La terre de chez nous, 2012-09-26, Collections de BAnQ.

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[" Fondée en 1929 Mh wm L ¦v «jagj ¦¦¦ de chez nous Vol.83, n°35 - 26 septembre au 2 octobre 2012 - www.laterre.ca - Un cahier - 40 pages ¦ 2,25$ r LystH»lbpiaviB»Saint-GfflIlau«e»Sakit-0eiiis»St3iibfidge USAGEES Rila/l | ¦wmv£l.iti(li'|ov,il com ¦ CAPITAL CASE II On croule sous la ré A LIRE EN PAGE 3 fâm sSsffilaa*Sï jjPpsif ¦still mmm FRANÇOIS GENDRON fier d'hériter de l'Agriculture » À LIRE EN PAGE 4 ¦HH jÊÊÊIÊÊÊÈÊÊÈÈÈ W '\t- ÇfiSHRa .\t\u2022 -.7v£.¦Mb/4 mmm, o n*i ¦riiiui 11 mi MS les agronomes À Québec : l'enjeu de nourrir la planète À LIRE EN PAGE 14 n*i ¦riiiui 11 il MS les agronomes À Québec : l'enjeu de nourrir la planète À LIRE EN PAGE 14 **o > O* a) www.bmr.co Q.a.154901 TONDEUSE ELECTRIQUE «HEINIGER» Pour bovins et chevaux.3 vitesses.018-6948 - 180w garaMI Vol 83 #35 77831302664135 PAGE 2 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 26 septembre 201 2 ACTUALITÉ Un groupe d'agricuiteurs veut produire son propre engrais THIERRY LARMÈRE llarivieie@lalerre.ca Le groupe d\u2019agriculteurs canadiens Farmers of North America (FNA) lance un projet de construction d\u2019usine d\u2019engrais azoté qui appartiendrait en partie aux producteurs.FNA tente depuis peu de convaincre les agriculteurs de l\u2019est et de l\u2019ouest du Canada d\u2019investir dans la construction d\u2019une usine de plus de 1 G$ qui permettrait de fertiliser environ 11 millions d\u2019acres.La nouvelle usine serait située dans les Prairies.« Nous pensons rendre le produit disponible de la Colombie-Britannique jusqu\u2019au Québec », explique MARC GALLICHAN Collaboration spéciale SÂO PAULO \u2014 Le talon d\u2019Achille de l\u2019agriculture brésilienne est sa dépendance envers les engrais.En effet, la plus grande économie d\u2019Amérique latine importe plus des trois quarts des produits utilisés dans leur fabrication.Afin de devenir moins captive du marché extérieur, l\u2019industrie brésilienne des engrais prévoit investir 18,9 G$ d\u2019ici à 2017.Cela représente Bob Friesen, porte-parole de FNA.Le principe derrière le projet est la signature d\u2019ententes à long terme entre les producteurs investisseurs et l\u2019usine.D\u2019un côté, l\u2019agriculteur s\u2019engagerait à prendre un certain volume; de l\u2019autre, l\u2019usine s\u2019assurerait que l\u2019engrais soit livré.A la fin de l\u2019année, les profits liés à la vente seraient redistribués aux investisseurs sous forme de dividendes.Le prix serait celui du marché, sauf peut-être un léger rabais pour les premiers investisseurs.« Notre intention n\u2019est pas de détruire le prix du marché », précise M.Friesen, qui ne tient pas à ce que les compétiteurs voient le nouveau joueur comme un concurrent différent des autres.De toute façon, l\u2019Amérique du Nord importe plus de sept millions de un bond important par rapport aux 13 G$ annoncés l\u2019an dernier.Grâce à ces investissements, l\u2019apport de nutriments dans l\u2019industrie en 2017 pourrait atteindre 9,35 millions de tonnes de nutriments d\u2019azote, de phosphore et de potassium (NPK), qui serviront à produire environ 18 millions de tonnes d\u2019engfais.Un volume de production qui, selon l\u2019association nationale de diffusion d\u2019engrais (Anda), devrait être suffisant pour répondre à 63 % de la demande brésilienne contre tonnes d\u2019engrais azoté par an, et le continent continuera d\u2019être déficitaire pour ce produit, même après la construction des projets actuels d\u2019usines (FNA, 1FFCO à Bécancour et autres).Des marges de plus de 400 $ la tonne Selon FNA, l\u2019engrais azoté s\u2019est vendu 700 $ la tonne en moyenne depuis dix ans, tandis que le coût de production moyen était de 230 $.Cette année, avec le bas prix du gaz naturel en Amérique du Nord, le coût de revient serait plutôt de 180 à 200 $ la tonne.Notons que ce prix n\u2019est pas celui qui est payé par les détaillants, puisque les usines prennent, bien entendu, une marge de profit et qu\u2019il faut ajouter les frais de transport.Comme producteur d\u2019engrais, FNA une estimation de 28 % en 2012.Des projets prévus pour 2017 dans le monde, un cinquième devrait voir le jour au Brésil, où la demande d\u2019engrais connaît une solide croissance d\u2019environ 6 % par an.Ces chiffres réfèrent autant aux études de faisabilité économique en cours qu\u2019aux prochaines phases d\u2019implantation d\u2019importants projets, y compris un de potasse de la Vale, en Argentine.Dans le cas du potassium, sans le scénario de l\u2019Argentine, la situation devrait demeurer stable.Le Brésil importe actuellement près de 90 % de potassium chaque année, principalement du Canada.Bob Friesen, ancien président de la Fédération canadienne de l\u2019agriculture, est maintenant porte-parole de Farmers of North America.s\u2019attend cependant à retourner de bonnes marges.« Le but, c\u2019est de faire entrer les agriculteurs dans la chaîne de valeur », indique M.Friesen.FNA cherche une tierce partie pour investir dans l\u2019usine avec les agriculteurs, d\u2019autant que le groupe n\u2019a pas de connaissances dans la production d\u2019engrais.La plus grande partie possible de la nouvelle entreprise devra toutefois appartenir aux agriculteurs.Si tout va bien, l\u2019usine pourrait fonctionner dès 2016.FNA ne considère pas devenir le partenaire canadien d\u2019IFFCO à Bécancour.« C\u2019est intéressant de voir qu\u2019une coopérative indienne projette de produire de l\u2019engrais en Amérique du Nord », souligne toutefois Bob Friesen.Engrais : le Brésil investit massivement FINANCEMENT SANS INTERET JUSQU\u2019À LA PROCHAINE SAISON»\u2022* Un seul endroit\t_\t' LAG U JD 5055-JD 5065,2RM, chargeur.JD 6430-6420-6410-6400, chargeur ou pas.au choix JD 9570-9650-9660-9670-9770STS.Un MF ?MF 7480- Approbation et condition JDC 7465-6485-6270-5455.2519 h Spécial 79,99$ W0W! 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Les rendements atteignent une moyenne d\u2019environ 12 tonnes à l\u2019hectare.Il faut gérer les surplus, ce qui crée du mécontentement », explique Judith Lupien, directrice de la Fédération québécoise des producteurs de fruits et légumes de transformation.Du jamais vu en 30 ans! Le haricot est une plante qui peut pratiquement doubler sa production lorsque les conditions météorologiques sont idéales, ce qui explique vraisemblablement la surproduction de cette année.Pour le transformateur Bonduelle, il s\u2019agit d\u2019une situation exceptionnelle.Du jamais vu en 30 ans.« Une petite période de surabondance, c\u2019est parfait, nous pouvons l\u2019absorber, mentionne Yves Duquet, directeur agricole de Bonduelle.Mais cette année, la situation est extrême.Les champs de haricots offrent de façon quasi continue un rendement d\u2019environ 150 %.Et malgré l\u2019usine qui fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, c\u2019est trop.» Des producteurs en colère « On nous incite à augmenter nos rendements.Moi.je l\u2019ai fait en traitant mes cultures de haricots aux petits oignons.Or.les récolteuses sont entrées dans le champ, elles ont fait deux tours et sont reparties! En d\u2019autres mots, elles n\u2019ont presque rien récolté, sous prétexte de surabondance pour un champ et d\u2019excès de chaleur pour l\u2019autre.Malgré mon respect pour le transformateur, je crois, en vérité, qu\u2019il a ensemencé trop de superficies et, en bout de ligne, c\u2019est l\u2019assurance récolte qui paiera! » s\u2019insurge Heinz Grogg, un producteur de Lanaudière.Yves Duquet reconnaît que plus de superficies ont été ensemencées que d\u2019habitude en juillet.Une pratique courante car au moment de la récolte, en septembre, les températures plus fraîches laissent normalement une grande flexibilité de récolte.Toutefois, les températures élevées enregistrées en septembre ont changé la donne.Au-delà du manque à gagner, M.Grogg pointe le gaspillage alimentaire.« On reproche souvent aux cultivateurs de semer du maïs pour l\u2019industrie de l\u2019éthanol qui ne nourrit pas la population.Sauf que mes deux champs et ceux des voisins contiennent des tonnes de très bons haricots qui seront complètement gaspillés », se désole-t-il.D\u2019évidence, les agriculteurs détestent voir périr le produit de leurs terres.Contemplant des monticules de haricots.Yves Duquet assure que Bonduelle a tout tenté pour récolter le maximum des superficies.« Nous avons réussi à envoyer près île 500 tonnes vers une usine de l\u2019Ontario la semaine dernière, mais c\u2019est le maximum car nos usines ontariennes et américaines sont également saturées en haricots.Des acheteurs de haricots frais nous ont pris une trentaine de tonnes, et nous avons communiqué avec les banques alimentaires, mais elles ne peuvent recevoir des semi-remorques de haricots en vrac », justifie-t-il.En dernier recours, les producteurs pourraient vendre les haricots non récoltés à des éleveurs sous forme d\u2019ensilage.Solution que M.Duquet a déjà vue lors de récoltes excédentaires de pois.La gestion des surplus, une science mal comprise Rappelons que la production de haricots de transformation est encadrée par une convention de mise en marché où des mécanismes précis gèrent la surabondance.À ce sujet, Judith Lupien mentionne que, parmi divers mécanismes, un système de péréquation répartira une partie des revenus entre les producteurs qui ont connu des rendements et niveaux de récolte variés.Pour Heinz Grogg, voir ses récoltes laissées aux champs est crèvc-cocur.wmBSktësIl I* - V.' w' r*V 'nam -y sfc VL W- \u2022v., \u2022' .Vy.Dans la TERRE cette semaine COMME UNE GRANDE FÊTE DE FAMILLE PAGE 4 LE QUÉBEC DÉFEND SA PART DU MARCHÉ DU POULET PAGE 7 LES COMPRESSIONS DU FÉDÉRAL SOULÈVENT UNTOLLÉ PAGE 8 NOUVELLE ÉTUDE CONTROVERSÉE SUR LES OGM PAGE 10 LE VOL DE SIROP TOTALISE 22 M$ PAGE 11 ORDRE NATIONAL DU MÉRITE AGRICOLE: LA POULE AUX ŒUFS D'OR PAGE 12 DES AGRONOMES DU MONDE ENTIER À QUÉBEC PAGE 14 VERS UN GRAND MILLÉSIME PAGE 22 LES RURAUX REFUSENT DE BRADER LES RICHESSES NATURELLES PAGE 23 L'UE VEUT PLAFONNER L'UTILISATION DES BIOCARBURANTS AGRICOLES PAGE 27 Sur le Web laterre.ca @ Politique \u2022\tGendron veut « entendre » les partenaires du monde agricole @ Cultures \u2022\tLa récolte de maïs est commencée! il Martine Ouellet met le couvercle sur le gaz de schiste \u2022\tÀ peine nommée ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet met le couvercle sur le dossier du gaz de schiste.UN CLIC POUR PLUS J D'ACTUALITÉS!\twww.laterre.ca QUESTION DE LA SEMAINE François Gendron sera-t-il marquant dans l'agriculture?Venez répondre sur www.laterre.ca Résultats du sondage Les éleveurs indépendants ont-ils un avenir?Oui\t60% Non\t27% Ne sais pas\t13% Nbre de votes\t108 PAGE 4 IA TERRE DE CHEZ NOUS, 26 septembre 2012 À LA UNE Des réactions positives YVON LAPRADE ylapiade@lalone.ca QUÉBEC \u2014 La nomination de François Gendron a fait l\u2019unanimité dans le monde agricole et de la transformation alimentaire.« On nous avait dit qu\u2019on s\u2019occuperait tie souveraineté alimentaire, et ça va se faire avec un ministre qui disposera des moyens pour y arriver.Mme |Pauline| Marois a tenu promesse », a réagi le président général de l\u2019Union des producteurs agricoles (UFA).Marcel Groleau, invité par le nouveau gouvernement au dévoile- ment ministériel.Il est confiant de voir le ministre se mettre rapidement à la tâche.L\u2019organisation de producteurs agricoles croit par ailleurs que la composition du nouveau Conseil des ministres « permet d\u2019envisager positivement les solutions à venir pour relever les défis sociaux et économiques du Québec ».Auparavant, dans un communiqué, l\u2019UPA avait insisté qu'il faudra des « gestes concrets » pour répondre à la demande croissante en produits alimentaires et rappelé l\u2019engagement électoral de hausser de 33 à 50 % la part des aliments consommés ici qui sont produits au Québec.L\u2019UPA sou- tient en outre qu'il faudra « mieux protéger nos terres agricoles et prendre soin de notre environnement ».La transformation De son côté, la PDG du Conseil de la transformation alimentaire et des produits de consommation (CTAC), Sylvie Cloutier, s\u2019est dite « très heureuse et satisfaite » de la venue d\u2019un « parlementaire aguerri et expérimenté » de la trempe de François Gendron.« 11 comprend bien le système, et on va lui demander une rencontre à court terme pour qu\u2019on puisse lui brosser le portrait de notre secteur d\u2019activité »,a-t-elle commenté.La Coop fédérée se réjouit de cette nomination « compte tenu, dit-elle dans un communiqué, de l\u2019ascendant que M.Gendron a su créer auprès de ses collègues de l\u2019Assemblée nationale au cours de sa longue carrière de parlementaire».La coopérative évoque « la proximité qu'il a su établir avec le monde rural au lil des ans ».Elle envisage « avec-plaisir » des discussions sur la question, notamment, de la promulgation tant attendue de la future politique agricole du Québec et de la promotion de la formule coopérative comme outil de prise en charge collective.Au Québec, l\u2019agriculture et la transformation alimentaire représentent 174 000 emplois et une industrie de 4 G$ annuellement.Comme une grande fête de famille.QUEBEC \u2014 À en juger par les cris tie joie et les nombreuses accolades, ça faisait longtemps que les péquistes de Pauline Marois attendaient ce moment : former le nouveau gouvernement, aussi minoritaire soit-il.Il régnait une atmosphère de fête familiale dans le Salon rouge de l\u2019Assemblée nationale où se trouvait la Terre, mercredi dernier.Sur un ton solennel, la nouvelle première ministre a appelé ceux et celles qui vont travailler à ses côtés au cours du prochain mandat.Visiblement, bon nombre de ministres étaient émus.Comme l\u2019étaient aussi les membres de leurs familles assistant à la cérémonie.Certains n'ont pu retenir une petite larme; d'autres ont applaudi à s\u2019en faire mal aux mains en voyant s\u2019avancer sur la grande scène l'ami, le conjoint, le (ils ou la fille promu au rang de ministre.Difficile de mesurer qui, des 23 ministres, a eu droit à la plus grande ovation.Mais à l\u2019évidence, le plus jeune du groupe, Léo Bureau-Blouin (20 ans), et le vétéran, François Gendron (68 ans), ont été parmi les plus applaudis.C'était donc la fête entre parents et amis, la semaine dernière.Mais en politique, les moments de réjouissances sont éphémères.La réalité va vite rattraper les ministres du gouvernement Marois.Et leurs « amis » dans l\u2019opposition vont se charger de leur rappeler que la joute parlementaire reprendra bientôt de plus belle.Y.L.Le libéral Michel Bissonnct s\u2019est empressé d\u2019aller féliciter son bon ami péquiste François Gendron.Les deux hommes ont occupé la fonction de président de l'Assemblée nationale.Aussitôt nommé, le nouveau ministre de l\u2019Agriculture a tenu à être photographié avec son tils Sylvain.Denis Trottier aux Forêts QUÉBEC \u2014 Le député Denis Trottier hérite de la responsabilité de la forêt à titre d\u2019adjoint parlementaire à la ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet.« C\u2019est un dossier extrêmement important.La forêt est le seul secteur qui touche l\u2019ensemble des régions du Québec.11 y a là 100 000 emplois et on est (encore) en crise forestière », a-t-il déclaré dans un point de presse.11 ne cache pas qu\u2019il aurait aimé accéder au Conseil des ministres.Mais, il dit accepter la décision de Pauline Marois.« Ça fait partie de la game.On était cinq (députés) dans la région.On ne pouvait pas être cinq ministres, c\u2019est sûr », a-t-il philosophé.De son côté, Jeannine Richard (îles-de-la-Madeleine) devient adjointe parlementaire au ministre de l\u2019Agriculture, François Gendron.Y.L. LA TERRE DE CHEZ NOUS, 26 septembre 2012 PAGE 5 À LA UNE « Je veux apprécier le moment extraordinaire que je vis » - Francs ©end™ Dès que Pauline Marois a prononcé son nom et son prénom, les applaudissements ont fusé au Salon rouge de l'Assemblée nationale.François Gendron, 68 ans, avait le sourire fendu jusqu'aux oreilles.Sa chef venait de répondre à ses attentes en le nommant à la fois vice-premier ministre et ministre de l'Agriculture du Québec.Le nouveau vice-premier ministre et ministre de l\u2019Agriculture du Québec était visiblement très heureux de sa nomination et il l\u2019a manifesté ouvertement en présence de la première ministre Pauline Marois.tâche?lui a demandé la Terre lors d\u2019un YVON LAPRADE QUÉBEC \u2014 « Je veux apprécier le moment extraordinaire que je vis.Je suis très fier d\u2019hériter de la responsabilité de l\u2019agriculture, des pêcheries et de l\u2019alimentation », a-t-il répété avec enthousiasme, une fois remis de ses émotions.Ses collègues ministres - et ses nombreux amis et supporteurs - semblaient aussi contents que lui de cette nomination qui arrive à point nommé pour l\u2019homme et le politicien.François Gendron est un personnage incontournable et apprécié à l\u2019Assemblée nationale.Il a la réputation de parler avec franchise et de respecter les points de vue, même de ses adversaires de l\u2019arène politique.Le député d\u2019Abitibi-Ouest n\u2019a jamais subi la défaite depuis sa première élection, en 1976.11 connaît à fond les rouages de la machine politique québécoise pour avoir été ministre de l\u2019Éducation, ministre des Ressources naturelles, leader parlementaire et président de l\u2019Assemblée nationale.Etablir ses priorités Il arrive au moment où le monde agricole s\u2019attend à ce que soit mise en place une politique agrobioalimentaire digne de ce nom.Les consultations sur le livre vert n\u2019ont pas permis, jusqu\u2019à présent, de tracer une ligne directrice en matière d\u2019agriculture.Quelles seront donc ses priorités?Et compte-t-il se mettre rapidement à la point de presse, immédiatement après sa nomination.« On va prendre tranquillement connaissance des dossiers », a-t-il répondu avec prudence.Toutefois, il se dit parfaitement au courant des enjeux et des attentes du monde agricole et du secteur de la transformation alimentaire.11 sait aussi que Pauline Marois veut mettre l\u2019accent sur la souveraineté alimentaire.Avant d\u2019établir ses priorités, François Gendron « entendra » et « consultera » les principaux acteurs de cette industrie névralgique.Il rencontrera les hauts fonctionnaires et fera le point avec eux sur l\u2019état des dossiers.Est-il prêt à tenir un sommet sur l\u2019agriculture?« Ce sont des choses qui doivent être appréciées », convient-il.Un job pour Marie Bouille Le vieux routier de la politique provinciale a par ailleurs promis de s\u2019entourer de proches collaborateurs pour mener à bien les nombreux dossiers qui vont bientôt se trouver sur son bureau à l\u2019Assemblée nationale.Il veut réaliser ses objectifs - entre autres, celui de la souveraineté alimentaire - en mettant à profit les compétences des « officiers » du Ministère et des députés élus au sein de son parti.Il est acquis que la députée Marie Houille (Iberville), qui a des compétences reconnues dans le monde agricole notamment, fera partie de l\u2019équipe de collaborateurs immédiats du nouveau ministre de l\u2019Agriculture.« Il y a beaucoup de collègues qui ont de l'expertise Et moi, je suis un type très collaborateur.On va tenter de se donner le plus de contributions de collègues, et ça inclut Marie Bouillé », a soulevé François Gendron.Martine Ouellet met le couvercle sur le gaz de schiste À peine nommée ministre des Ressources naturelles, Martine Ouellet met le couvercle sur le dossier du gaz de schiste.La députée de Vachon passe ainsi de la parole aux actes : elle imposera à l\u2019industrie gazière un moratoire complet sur l\u2019exploration et l\u2019exploitation.Elle maintient que les technologies permettant la fracturation du schiste ne sont pas sécuritaires.Martine Ouellet va encore plus loin dans sa réflexion : elle souhaite confier la réalisation de l\u2019Évaluation environnementale stratégique (EBS) sur le gaz de schiste au Bureau d\u2019audiences publiques sur l\u2019environnement (BAPE).Ce faisant, elle retirera ce mandat au comité qui avait été chargé de réaliser l\u2019étude.Rappelons que cette étude avait été commandée par le gouvernement de Jean Charest.« On avait un peu de difficulté avec le conflit d\u2019intérêts à l\u2019intérieur du comité de l\u2019EES », a-t-elle soulevé dans un point de presse.En entrevue à la Terre avant sa nomination, elle avait déploré que des membres de ce comité soient directement liés à l\u2019industrie et qu'ils ne soient pas indépendants, situation qu\u2019elle avait qualifiée d\u2019inacceptable.Martine Ouellet misera plutôt sur le BAPE, « un organisme neutre et indépendant », dit-elle, pour faire ce travail d\u2019analyse.Il est question que le mandat du Bureau d\u2019audiences soit plus vaste.Le gouvernement verra à ce que les points de vue d\u2019intervenants indépendants occupent une place plus importante dans le débat.La nouvelle ministre des Ressources naturelles rappelle enfin les engagements électoraux de son parti « On va concilier environnement et développement économique », insiste-t-elle.Y.L. PAGE 6 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 26 septembre 2012 ÉDITORIAL Des priorités et des attentes claires La nouvelle première ministre du Québec a nommé un politicien d'expérience, monsieur François Gendron, au poste de ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ).« L'alimentation est aux fondements mêmes de nos vies, et c'est tellement évident qu'on oublie parfois l'importance de l'agriculture », a souligné madame Pauline Marais durant son discours de présentation des nouveaux ministres.François Gendron, qui représente la circonscription d\u2019Abitibi-Ouest, est le doyen des députés de l\u2019Assemblée nationale, réélu sans interruption depuis 1976.Il a une longue expérience comme parlementaire, mais aussi comme ministre puisqu\u2019il a eu la charge de plusieurs ministères importants.Il connaît bien les rouages de l\u2019État ainsi que le fonctionnement quotidien de l\u2019appareil administratif gouvernemental.Monsieur Gendron va également occuper la fonction de vice-premier ministre, poste qui confère une vue d\u2019ensemble de nature à maximiser la contribution économique et sociale du secteur agricole et alimentaire.Le MAPAQ est l\u2019un des ministères aux plus vastes ramifications.Affaires municipales, Santé, Développement régional et économique, Commerce, Culture, Forêt, Ressources naturelles, Environnement, Éducation, Tourisme, etc., sont autant de ministères avec lesquels nous interagissons.Le MAPAQ doit donc assumer un leadership fort au sein du gouvernement, et la fonction de vice-premier ministre offrira sans doute à monsieur Gendron l\u2019opportunité d\u2019exercer ce leadership essentiel.Madame Marois a confié au nouveau ministre deux mandats prioritaires.Le premier : réviser les programmes pour mieux soutenir les agriculteurs et favoriser une relève agricole absolument nécessaire au Québec.Le second : proposer et mettre en œuvre une politique de souveraineté alimentaire.« Aidez-nous à faire de l\u2019agroalimentaire québécois une source d\u2019enrichissement -et de fierté capable de faire vivre dignement chacun de ses artisans », lui a-t-elle lancé.Un travail qui passe par « la création d\u2019emplois dans la production et la transformation, des investissements privés en hausse dans toutes nos régions et la fierté de consommer des produits de chez nous ».Les priorités et les attentes de madame Marois et de son gouvernement sont claires.Le Québec a une tradition agroculinaire unique au Canada.Que ce soit à l\u2019échelle artisanale ou industrielle, notre secteur agroalimentaire se démarque et figure parmi les premiers.Il faut mettre à profit nos expertises, notre culture et favoriser les investissements dans notre secteur, car nous savons que la demande alimentaire pour des produits de qualité est et sera en croissance.Les Québécois sont fiers et reconnaissants du travail des producteurs agricoles et forestiers qui cultivent le Québec.Madame Marois nous appelle à développer une politique de souveraineté alimentaire, laquelle consiste à placer l\u2019aliment et son rôle essentiel pour la santé et la vie au-dessus des simples considérations de marché et de commerce.Pour tenir compte du principe de précaution, de réciprocité des normes, de préservation des ressources terre et eaux, du défi alimentaire, il est essentiel que les États maintiennent un niveau de souveraineté sur leur politique agricole et alimentaire.Il y a une reconnaissance générale de la nécessité d\u2019ouvrir les discussions sur ces principes à l\u2019échelle internationale.Pour les générations futures, nous devons trouver le moyen de faire cohabiter les impératifs commerciaux avec l\u2019exception agricole et alimentaire.Le Québec peut être un leader mondial dans ce chantier comme il l\u2019a été pour la reconnaissance de l\u2019exception culturelle.Les défis sont nombreux et stimulants.L\u2019Union offre donc son entière collaboration au nouveau gouvernement.La mobilisation de tous les producteurs pour le développement de notre secteur est acquise, et la réussite passera par une contribution de tous, mais surtout \u2014 et c\u2019est très important \u2014 par un juste retour pour tous.GROLEAU Président général de PUPA MARCEL LE GRAND DEFI DE FRANÇOIS GENDRON.ÜL g§bi !>\" ''(7,1 * ,î Fondée en 1929 La ferre sssaamde chez nous www.laterre.ca Directeur André Savard Directrice administrative Sylvie Martel Rédacteur en chef Michel Beaunoyer Rédactrice en chef cahiers spèciaux Richelle Fortin Directeur des ventes Claude Leclerc Ventes nationales Daniel Lamoureux Tel.: 1 877 237-9826 ads@laterre.ca Ventes Québec Christian Guinard Sylvain Joubert Marie-Claude Primeau Directrice Web Laëtitia Parriaux Coordonnateur marketing et distribution Pierre Leroux Impression Imprimerie Transmag Distribution Messageries Dynamiques Abonnement au Québec 1\tan :\t65,54 $ 2\tans :\t104,63 $ 3\tans:\t136,82$ Paiement par chèque ou mandat à l\u2019ordre de La Terre de cher nous G NUMERO GENERAL 1 800 528-3723 REDACTION 450 679-8483 poste 7270 tcn@laterre.ca PUBLICITE 450 679-8483 poste 7712 pub@laterre.ca ABONNEMENTS ET PETITES ANNONCES 1 877 679-7809 abonnement@laterre.ca EDITEUR L\u2019Union des producteurs agricoles 555, boulevard Roland-Therrien Bureau 100 Longueuil (Québec) J4H 3Y9 FSC MIXTE Papier laau da source* raapooaabiaa FSC* C011825 IVjvts loyaux .Bibliothèque nationale du QucKv \u2022 1W.\u2019 Bibliothèque nationale du Canola ISSN (1U0-3830 T j Tmr do chez nota*.ISSN 0CMO-3830.u published weekly.50 lime» per year by l~t Tone do die/ nous cAi C SAC AN Media Ctqi al 26 |\\iwct Dam Way Suite SI-S3.Plattsburgh.N Y.12901.lYn.dt.aK postage pad at Plattsburgh.NY.POSTMASTER send aîklrr»» change» U> la Tcnr de chez nous.PO.Bos 2KSK.Plalldxjrgh.NY 12901.Nou» icconnaiVMVU l'appui financier du gnus ornement du Canada par l'entremise du Ivnd» du Canada [» ry * .1 i T l (O San i max ^ f Recunérer \u2022 Renouveler-Retourner SALON NATIONAL LAITIER DU CANADA! DAIRY ZUIVEL -TU r,.;.CANADIAN ' ici?£53 XPO CANADESE CANADIENNE XPO STRATFORD ROTARY COMPLEX 6-7 février 2013 U2 TTnï.m-ïL> cxpobmon « uairy uueen » Notre engagement pour aider les producteurs qui sont soucieux de la sélection génétique, et ce, pour la mise en marché d'embryons élites à partir de la transplantation embryonnaire de leurs vaches.B femelles sont choisies pour l'Exposition < Dairy Queen », et il y aura une vente d'embryons à l'encan.Pour des renseignements supplémentaires, téléphonez-nous maintenant! Présent* par: Ici Producteur! latum du Canada \u2014 *-\u2014\u2022 Séminaires « All You Need is Cheese » Tout ce dont vous avez besoin, c'est du fromagel Dégustez les fromages fins du Canada fait 100 % de lait canadien tel que le fromage au goût doux et demi-ferme, le Gouda et les Cheddars vieillis.Recevez vos invités avec du fromage canadien et appréciez son goût délicieux dans votre assiette.JAROR m -TvtrKrw FIERS PARTENAIRES FONDATEURS DOST ( CnadVilhT ) rr-niry,-^ Eastpen srtfrx g COMMANDITAIRES NATIONAUX BYliâl\tt - \u2014«m».SFMFY Sfr Collins Barrow\tAnimal Health /\\ « ' JULIE MERCIER L Æ^tk jumerciei©lalerre.ca QUÉBEC \u2014 Absents des débats publics, les agronomes doivent faire preuve de courage et se faire entendre sur les enjeux agroalimentaires pour lesquels ils sont « sur la ligne de front », estime Claude Lalleur, chef de la direction de La Coop fédérée.Le rôle de ces « pédagogues de la vie » est appelé à changer, a-t-il fait valoir devant quelques centaines de collègues réunis à Québec à l\u2019occasion du Congrès mondial des agronomes.D\u2019ailleurs, en moins de 30 ans, leur rôle s\u2019est transformé radicalement.De partenaires de l\u2019État, généreux de leur savoir, les agronomes mettent de plus en plus leurs connaissances au service d\u2019intérêts privés.Et la métamorphose s\u2019accélère, car le monde linancier est en train de récupérer le secteur d\u2019affaires névralgique qu\u2019est l\u2019agroalimen-taire, a expliqué M.Lalleur.Loyauté corporative oblige, le bagage scientifique des agronomes devient ainsi la propriété de grandes corporations.La privatisation du savoir agronomique éloigne ses détenteurs des grands débats publics auxquels ils étaient auparavant étroitement asso- ciés.« On entend trop peu les agronomes dans le brouillard médiatique.Où étions-nous dans le débat sur les organismes génétiquement modifiés (OGM)?Devant les attaques démagogiques des spécialistes de rien?Je ne dis pas que les agronomes ont démissionné, mais le monde a changé et, avec lui, notre formidable métier », a insisté Claude Lalleur.À son avis, l\u2019agronome de demain doit jouer pleinement son rôle de spécialiste capable d\u2019éclairer les débats en y participant.Il doit se faire à la fois courageux, indépendant, responsable et visionnaire.Plus provocateur, ce professionnel de l\u2019agroalimentaire doit Généticien de renommée internationale et auteur du livre Plantes transgéniques : opportunités et menaces, le % Dr Victor Villalobos ne pouvait passer incognito au Congrès mondial des agronomes.C\u2019est donc sans surprise que l\u2019épineuse question de l\u2019étiquetage et de l\u2019interdiction des organismes génétiquement modifiés (OGM) a refait surface sur le plancher de l\u2019événement.Le conférencier et directeur de l\u2019Inter-American Institute for Co-operation on Agriculture (IICA) a joué de prudence dans ses réponses, expliquant que son organisation se contentait de fournir de l\u2019information et des données scientifiques aux gouvernements afin que ceux-ci prennent une décision éclairée sur l\u2019usage des OGM.« Nous respectons les décisions des gouvernements sur l\u2019utilisation des biotechnologies », a ajouté le chercheur.J.M.P a ntoutlSu\tu é b e c .,A\u201eni lafpjMir vous! Association des marchands Fendtdu Québec PRIX \u2022.QUALITÉ \u2022 SERVICE \u2022 TECHNICIENS CERTIFIÉS 'ç'ÿt ¦ groupa VIN j t ' machined* agricole 3520, bout.Laurier Est\t16, rang Saint-André\t278, Ruisseau-dcs-Anges Sud\t2440, rue Principale Saint-Hyacinthe\tNaplcrvlllc\tSaint-Koch-de-l\u2019Achigan\tSaint-Joseph-de-l.cpugc 1866 615-5571\t450 245-7409\t450 588-2055\t418 775-3500 st-hyuclnthc@groupesynmc.com\t1866 218-2422\t1877588-1055 *> vfeTitft\t! 775, rue Mdnnçon Saint-Bruno (laïc-Saint-Jean) 418343-2033 gmd@gmd.qc.ca La force du regroupement Jr1 J=!1 x se faire le propagandiste du risque calculé, aux conséquences analysées, afin de s\u2019assurer que le principe de précaution ne se transforme pas en immobilisme, a résumé M.Lalleur.L\u2019agronome de demain Directeur général de l\u2019Inter-American Institute for Co-operation on Agriculture (IICA), le Dr Victor Villalobos croit aussi que l\u2019agroalimen-taire a besoin d\u2019un nouveau type de leaders.Ces futurs professionnels devront conjuguer vision globale, connaissances techniques et habiletés pratiques.Ils devront posséder une solide base scientifique et maîtriser d\u2019autres domaines d\u2019études tels que la sociologie, les biotechnologies et la politique, a décrit le Dr Villalobos.Finalement, ils devront faire preuve de conscience sociale et environnementale.Pour former cet agronome de demain, le chercheur suggère une réforme en profondeur des systèmes d\u2019éducation en agriculture.Pour lui, l\u2019implantation d\u2019un tout nouveau curriculum s\u2019impose.D\u2019autant plus que, dans plusieurs pays, les formations actuelles datent de 25 ans.Pour mener à bien cette transformation, les agronomes devront sortir de leur zone de confort et ne pas oublier que la théorie doit toujours être appuyée par la pratique, a conclu le conférencier.OGM LA TERRE DE CHEZ NOUS, 26 septembre 2012 PAGE 1 7 CONGRÈS MONDIAL DES AGRONOMES La gestion de l'offre sous les feux de la rampe Pour l'agronome Marcel Mazoyer, ce ne sont pas les hauts prix des denrées agricoles (pii ofTunient la population mondiale, mais plutôt la course effrénée aux lias prix.#sî4p' NEmBw JULIE MERCIER QUÉBEC \u2014 Alors que la volatilité' des prix et la spéculation secouent le commerce des denrées agricoles, plusieurs conférenciers du récent Congrès mondial des agronomes ont livré un chaud plaidoyer en faveur de la gestion de l\u2019offre.D\u2019entrée de jeu, Claude Lafieur, chef de la direction de La Coop fédérée, a avoué son « parti pris presque viscéral » pour ce système destiné à stabiliser les marchés dans les secteurs du lait, de la volaille et des œufs au Canada.11 a rappelé les raisons derrière sa mise en place en agriculture, soit la volatilité des prix, l\u2019importance des investissements, les contraintes posées par le climat, l\u2019équilibre très fragile entre l\u2019offre et la demande, le fait que les producteurs tra- Précision Dans le texte intitulé : De l\u2019Asie à Notre-Dame-de-Lourdes, publié dans l\u2019édition de la Terre, le 12 septembre 2012, nous écrivions que Yohan Perreault, président de Produits Mont-Blanc, avait mis sur pied la firme Organzo avec son amie agronome Julie Nichols.11 aurait fallu écrire que Julie Nichols est la seule et unique propriétaire d\u2019Organzo, qu\u2019elle a fondée, et qu\u2019elle travaille en étroite collaboration avec Yohan Perreault, qui dirige Produits Mont-Blanc.« Nous avons uni nos forces pour faciliter la mise en marché.Organzo et Produits Mont-Blanc sont deux compagnies distinctes », a souhaité préciser Yohan Perreault.vaillent avec du vivant et la spéculation.« Dans ce contexte, l\u2019organisation des filières pour partager les risques entre les producteurs et les consommateurs prend tout son sens », a-t-il plaidé.Pour sa part, Marcel Groleau, président général de l\u2019Union des producteurs agricoles et producteur de lait, a témoigné de l\u2019époque précédant la gestion de l\u2019offre.« Nous avions un contrat avec une laiterie.Le pouvoir de négocier en tant que producteur seul était inexistant.Je ne serais pas agriculteur sans cette politique », a-t-il confié.Le dirigeant a critiqué les politiques de commerce actuelles qui forcent les pays à traiter les denrées agricoles comme de simples produits de consommation courante soumis aux aléas du libre marché.« On ne peut pas mettre tous les agriculteurs en compétition dans un même marché, alors que leurs moyens de production sont si différents », a-t-il insisté.Le prix du blé illustre parfaitement ce déséquilibre, a, quant à lui, expliqué l\u2019agronome français Marcel Mazoyer.Des spéculateurs louent donc des milliers d\u2019hectares de terres en Ukraine à 25 $/ha/année et engagent des opérateurs de machinerie pour une bouchée de pain (entre 3 et 6 $/jour).« Vous obtenez un coût de production entre 5 et 70 $/tonne et grâce aux accords de libre-échange, vous imposez les prix mondiaux et vous évincez du marché tous les paysans non subventionnés », a décrit l\u2019auteur du livre lui fracture agricole et alimentaire - Nourrir l'humanité aujourd\u2019hui et demain.Le prix mondial des denrées tend d\u2019ailleurs à s\u2019approcher du coût de pro- duction des 10 ou 15 % de grands producteurs mondiaux les plus compétitifs, calcule M.Mazoyer.Cette course effrénée à la réduction des coûts entraîne en agriculture une consolidation.Si la tendance se maintient, le Québec ne comptera plus qu\u2019une seule ferme le 17 juillet 2080, estime La Coop fédérée en se basant sur le taux actuel de réduction en nombre des fermes au Québec.Les limites de la loi du marché Pour Claude Lalleur, Marcel Groleau et Marcel Mazoyer, l\u2019objectif des outils de régulation et de coordination des marchés agricoles n\u2019est pas de s\u2019opposer au commerce, mais de reconnaître le rôle premier de l\u2019agriculture de nourrir les populations.* « L\u2019équilibre de l\u2019offre et de la demande ne dure pas en agriculture.Qui peut prévoir la récolte de maïs de 2013?» a fait valoir Marcel Groleau.Ce dernier juge irréaliste la libéralisa- tion des marchés.« Je ne vois pas le jour où il n\u2019y aura plus d\u2019intervention gouvernementale en faveur de l\u2019agriculture en Europe.11 en est de même pour les États-Unis, et on peut d\u2019ores et déjà inclure la Chine à cette liste.Aucune puissance mondiale ne soumettra son approvisionnement alimentaire aux aléas du commerce et à une poignée de compagnies multinationales.» A son avis, il faut prévoir dès maintenant la prochaine génération de politiques agricoles « qui devront s\u2019accompagner de mécanismes de gouvernance des marchés ».Philosophie partagée par Marcel Mazoyer.« Si vous voulez faire face au défi du XXL siècle, que les campagnes restent peuplées, il faut avoir des politiques de prix stabilisés à des niveaux assez élevés.Les régions et les producteurs les plus handicapés, il faut les aider », a conclu l\u2019agronome.zfii çgy \\T (LP^a*** \\r Ct 4900, Métropolitain est, St-Léonard \u2022 5800.Côte-de-Liesse, Ville Mont-Royal \u2022 3475, boul.Taschereau, St-Hubert 1 866638-2133 UN JOUR OU L\u2019AUTRE, ON DOIT COMPARER! PAGE 1 8 LA TERRE DE CHEZ NOUS, 26 septembre 2012 CONGRÈS MONDIAL DES AGRONOMES «L'agriculture biologique peut nourrir le monde» - Dag Falck JEAN-CHARLES GAGNÉ QUÉBEC \u2014 L\u2019agriculture biologique peut nourrir le monde.Les rendements sont là pour le prouver.C\u2019est en tout cas ce qu\u2019a soutenu Dag Falck, directeur chez Nature\u2019s Path Organic Foods, la plus importante entreprise spécialisée en céréales biologiques en Amérique du Nord, lors du V1' Congrès mondial des agronomes, le 18 septembre dernier.M.Falck a invité les sceptiques à se poser la question suivante, à ses yeux la vraie question : « L\u2019agriculture conventionnelle pourra-t-elle nourrir le monde quand l\u2019énergie fossile ne sera plus disponible ou qu\u2019elle coûtera trop cher?Et qu\u2019en plus nous nous retrouverons avec des sols qui ne sont pas en santé en raison de l\u2019utilisation continue de fertilisants?» Rendements Des études menées depuis une décennie par des universités américaines (Cornell, Californie, lowa, etc.) ou d\u2019autres organisations prouvent, selon M.Falck, que les rendements en régime biologique sont comparables à l\u2019agriculture conventionnelle.Les rendements moyens enregistrés sur 14 ans pour le maïs, le soya et l\u2019avoine dans le cadre du projet de recherche en agroécologie (Long-Term Agroecological Research- LTAR) mené en lowa ont été comparables ou supérieurs, a expliqué M.Falck.Et il n\u2019y a pas eu d\u2019écart significatif quant aux rendements pour la luzerne (sur 13 ans) et le blé d\u2019hiver (9 ans).Des recherches menées en Californie ont par ailleurs révélé que l\u2019approche biologique avait donné 97 % de la récolte conventionnelle pour le blé ainsi que 94 % pour le maïs et le soya.«Certaines études ont'noté une baisse d'environ 13 % en Amérique du Nord en agriculture biologique au cours des deux ou trois premières années, a admis M.Falck.Mais l\u2019enrichissement des sols a largement permis de compenser cette perte à long terme.» Et dans les pays en développement, l\u2019agriculture biologique a même donné des rendements supérieurs, selon une étude réalisée par l\u2019ONU en 2010, a-t-il ajouté.À cette performance s\u2019ajoutent les économies réalisées en agriculture biologique au chapitre de l\u2019énergie fossile (fertilisants, pesticides, herbicides) et le fait que ses produits se vendent plus cher sur les marchés, a rappelé le conférencier.Le projet LTAR a calculé que le retour sur investissement est en moyenne supérieur de 200 $ par acre en agriculture biologique par rapport à l\u2019agriculture conventionnelle.M.Falck à réitéré que l\u2019agriculture biologique favorise la biodiversité et la biologie du sol, ce qui permet de mieux résister aux sécheresses.Elle réduit la pollution du sol, de l\u2019eau et de l\u2019air.Enfin, les consommateurs réclament de plus en plus de produits biologiques malgré les propos rassu- L'agronome Dag Falck est directeur du programme biologique chez Nature\u2019s Path Organic Foods depuis 204)2.rants des gouvernements au sujet des traces infinitésimales des pesticides dans les aliments.Bref, il ne manque qu\u2019une meilleure protection des cultures biologiques (dissémination des OGM, etc.) et un soutien plus marqué en recherche et développement pour que l\u2019agriculture biologique devienne une réelle alternative à l\u2019agriculture conventionnelle, croit M.Falck.La question des énergies fossiles, ne serait-ce que pour le tracteur, restera un obstacle commun aux deux agricultures.On n\u2019a pas observe d\u2019écart significatif de rendements sur le blé biologique d\u2019hiver par rapport à l'agriculture conventionnelle, dans le cadre du projet Long-Term Agroecological Research (LTAR), en lowa.-.~r \t\t\t\t\t\t\t\t Prix des quotas dans les provinces du Canada\t\t\t\tSEPTEMBRE 2012\t\t\t\tA Quota unique\t$/kg de MG/jour\t\tQuota unique\t$/kg de MG/jour\tQuota unique\t\t$/kg de MG/jour\t Nouvelle-Écosse\t25 000,00 plafond\t\tQuébec\t25 000,00 plafond\tAlberta\t\t36 405,00\t ile-du-Prince-Édouard\t25 000,00 plafond\t\tOntario\t25 000,00 plafond\tSaskatchewan\t\tpas de vente\t Nouveau-Brunswick\t25 000,00 plafond\t\tManitoba\t32 000,00\tColombie-Britannique\t\t41 500,00\t \t\t\t\t\t\t\t\t.160761 V .'-CHAPifs G-\u2019-GNt, LES GRANDES des anciennes et anciens de l'ITA ( 1 .fiilro \u2022»\t,,>»\u2022 0e\u2018'\"°.techtiologlii»ür
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