Perspectives, 12 août 1978, samedi 12 août 1978
[" 4 \u2014 k\u2018 Sy we =) A 4 UN Re e y ¥ a W 3 ; # vos § ef > 1 { © Whe hp, © {e iy ; A \\ 45 oo.Ne ' 4 À Nd 4x 4 \u2018 ad Sa Ne a % pr + .ç Né ce te > a ère a AN wo, a 4.> A +4 «tf » \u201c4 + RS = 4 va ; Ne > ft P) AR Cw, = \u2018i aus -.res ; A - 83 Cu 4% van ë A es 2 st, PS ng 4 4 mace 2 ke Nv x + ¥ prs Sede! ë J + 0 ES 1 * EN 4 Qe * Ep) Xi kde > ».HR re, A \u201ctr ~g + Id LE Teg EY, oa * a &d Pa a pi] LJ \" = x i Bh Le = x Xb * PN Bb.> 2 ey.nf db hay > t = ; 7% > nt i td ] a L à gy, 2 3 3 & 7 A 7 6 + \" - yo\" x4 di 1 a CE) 1% 7 # ee Ty \u2018yt wo vw 0 A i 4 fava se Re, N= : Ae )] jo DN £ TY Ky { : TL, 8 >} 4 La) PE fo] nN NE: \u201c 3 PTS } A v4 , p AR LS in os Se a = 8 4 = U -r Cw f - tod Le Lei a ue Din : NF ee a - i 4 cu % } ; 9 Ar pry % x NL in + \u201c v7 N° i > > Les , A PP * ç iY Te wv: \\ + > > Hd x o Xx * \u2014 ) _ 4 à / 3 0 + ; ; HF P td x A 4 Yt Bo l f J ins FR If 6 J, i LY ox hor IY \"2, Fe 5 & \u201c { > 4 \u2014 ut 1 ; = 23 bf oS a = lu / $ Cu K\u20ac i N \"or ie 2 Nes A = pa 3 & X a B, -.© *% \u2019 3 ae LM ab tes Gi Ces pa ca a pere Gé amet \u2018a Fe ds a Gas Ey ag A WA Fut & x) \u2018 >, \u201c2 re oo AY 2 3 SA i #; 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ner.25 p.c.préfèrent éviter ce i genre de situations, 12 p.c.recourraient à l\u2019aide d\u2019un psychologue professionnel et 9 p.c.se contenteraient d'agir comme si leur peur n'existait pas; 6 p.c.ignorent ce qu'ils feraient et 2 p.c.n'expriment aucun avis.- LA SEIVAINE Dans le dernier tableau, certaines gens ont avoué succomber à la panique, ce qui | indique dans leur cas un trou- ble pathologique du type de la phobie.Ce petit groupe de 24 interviewés est constitué aux deux tiers de femmes et prédomine chez les gens âgés de 25 à 34 ans.Autre groupe exceptionnel: ceux que leurs craintes viennent troubler tous les jours de la semaine ou presque.Encore une fois, des femmes pour les deux tiers, des habitants des Prairies pour presque la moitié, surtout des gens de 55 ans et plus, et des anglophones pour les cinq sixièmes.Plus de femmes que d\u2019hommes (44 p.c.contre 35 p.c) parmi les 1 113 interviewés avouent ressentir des peurs et des dégoûts marqués.27,5 p.c.des femmes contre 18 p.c.des hommes auront comme réaction première d'éviter à tout prix la chose qui provoque cette peur ou ce dégoût au lieu de l\u2019affronter.~ n'y a que 31 p.c.des gens âgés de 55 ans et plus à avouer éprouver vivement peur ou dégoût, en regard de 46 p.c.chez ceux qui ont de 25 à 34 ans.Quand on leur demande quelle est, à leur avis, la meilleure solution à leur problème, 34 p.c_ des citadins les plus âgés (contre 22 p.c.des plus jeunes, âgés de 18 à 24 ! ans) recommandent d'éviter à tout prix les situations déplaisantes, et 33 p.c.des vieux contre 53 p.c.des jeunes prônent de les affronter carrément.Seulement 20 pc.de citadins au revenu annuel inférieur à $5 000 avouent peur ou dégoût marqués, tandis que la proportion varie de 39 à 46 p.c.dans toutes les autres classes de l\u2019échelle économique.Il y a majorité (54 p.c.) chez les citadins les moins fortunés de gens dont les craintes ne troublent jamais le cours de leur vie, et le plus faible taux (31 p.c.) chez les gens gagnant de $20 a $24 999 par an.Ce sont aussi ces deux mémes catégories qui tendent le plus a ignorer la peur ou le dégoût qui les affecte.Les proportions de gens à avouer peur ou dégoût vivaces varient du minimum de 32 p.cau Québec, en passant par les 34 p.c.de la Colombie britannique, les 41 p.c.de l\u2019Ontario et les 48 p.c des Prairies jusqu\u2019au maximum de 53 p.c.dans les provinces Maritimes.Le taux des citadins à prétendre que leurs peurs ou dégoûts ne sont aucunement illogiques, qui oscille entre 56 et 66 p.c.ailleurs, monte brusquement à 86 p.c.en Colombie.10 p.c.de gens des Prairies (contre seulement 1 a 2 p.c.dans les autres régions du pays) avouent que leurs craintes et dégoûts reviennent les troubler tous les jours.Les Québécois sont les seuls où il y a une majorité (57 p.c ) de gens à ne jamais avoir connu de tels troubles, le taux variant ailleurs de 33 à 41 p.c.Devant leurs peurs, les gens des Maritimes sont plus portés (à 36 p.c.) à réagir en affectant de les ignorer que le font leurs compatriotes des autres régions, où le taux varie de 21 à 26 p.c.Au Québec, plus dangio- phones que de francophones (41 contre 31 p.c.) avouent des peurs ou dégoûts vivaces, et plus des premiers (34 contre 23,5 p.c.) admettent que leurs réactions sont parfois illogiques.Plus de francophones (53,5 contre 40 p.c.) déclarent que ces phobies n\u2019affectent pas leur vie, et plus d\u2019eux aussi (33 contre 23,5 p.c ) prennent, d'habitude, le parti de les ignorer.La semaine prochaine: le cinéma.2 - 12août 1978 t pr per sare.Er ro re pe pr aE Je ayers wer re EE Er EE Bn EE E-T \u2014= Sougy ERY SE et mee, Aor PA» Te Ire sym Eten sw SS ene Jamey ey EE EE nl oF Actes ann Ae -\u2014 - Pull \u201cVv\u201d: laine d\u2019agneau, angora et nylon.Ecru, bleu, rose, gris, havane.P.M.G.19.95.Jupe en double maille polyester et acrylique.Gris ou bleu.8 à 16.Faite au Canada.16.95 .] A ro : ~~ ais Pull col roulé, laine d\u2019agneau, angora et nylon.Ecru, bleu, rose, gris ou havane.P.M.G.19.95.Pantalon en viscose et polyester fait au Canada.Noir, brun, marine, chameau.5 à 15.18.95 VEE rd Robe en \u201cper suede\" acétate et 4 Pad Blouse en polyester et coton beige nylon.Garnitures en rayonne Avril tendre, bordée de dentelle.Jupe en et coton.Brun, noir, paprika et bordeaux, 5 4 15.$20 100% coton; imprimé bordeaux, brun ou marine.10, 12, 14 et 14X.23.95 Réservé aux piétons POUR REVITALISER LES CENTRES VILLES ET REDONNER AUX CITOYENS UNE PLACE OÙ ILS PEUVENT SE RENCONTRER ET AVOIR LE SENTIMENT D'APPARTENIR ET DE PARTICIPER AUNE COMMUNAUTÉ, DE PLUS EN PLUS DE VILLES DANS LE MONDE Des rues où les piétons sont rois: à Besançon, France (photo du haut), à Ottawa, la rue Sparks (au centre) et finalement à Sherbrooke: le semi-mail.PAR GILLES DUFORT «La rue, ce n\u2019est pas seulement un endroit de passage et de circulation.L'invasion des automobiles et la pression de cette industrie, c\u2019est-à-dire du lobby de l'auto, ont fait de la bagnole un objet pilote, du parking une obsession, de la circulation un objectif prioritaire, destructeur de toute la vie sociale et urbaine.» Cette citation du sociologue Henri Lefebvre illustre bien la place de plus en plus importante de l\u2019automobile dans la vie urbaine.La conquête du sol par l'automobile a entraîné une dégradation évidente de la vie collective et de la fonction d'échanges humains dans la ville.Cependant, une vision plus sociale du développement urbain tend aujourd\u2019hui à privilégier davantage le piéton.Ainsi plusieurs villes du monde ont transformé certaines artères de circulation en zones réservées aux piétons, non dans une optique d\u2019affrontement avec les automobilistes, mais dans le but de rétablir l'équilibre entre automobiles et piétons au centre ville.Par la création de rues piétonnières, elles voulaient entreprendre une véritable opération de revitalisation urbaine, redonner aux citadins une place où ils peuvent se rencontrer, échanger, discuter, avoir le sentiment d'appartenir et de participer à une communauté.Elles voulaient aussi rendre véritablement accessibles à tous des espaces publics centraux et faire en sorte que le centre ville soit un lieu de rassemblement.En Europe Le phénomène des rues piétonnières est né en Europe au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.Certaines d\u2019entre elles sont apparues suite aux efforts de reconstruction d\u2019aprés-guerre dans une optique de réaménagement des espaces publics.De plus, face au développement rapide de l'automobile et à l\u2019augmentation du mode de transport individuel, l'infrastructure routière des centres historiques de ces villes souvent anciennes ne pouvait plus contenir le flux quotidien croissant de circulation automobile et mettait en péril la conservation de ces biens historiques.Le désir de sauvegarder l'héritage culturel de la ville en adaptant la structure routière à la ville et non l\u2019inverse était donc un élément important dans la création de rues piétonnes.1l v a aussi un facteur économique.Les villes se devaient de réagir aux implantations de grande surface extérieures au centre ville qui avaient comme effets de canaliser avec elles une partie importante des activités commerciales des centres villes et de mettre les commerçants et la ville en sérieuses difficultés.La réponse à la concurrence extra-municipale et la volonté de redonner au centre son image de marque fournissaient donc l\u2019occasion de réaliser des voies réservées aux piétons.De plus, le facteur climatique tempéré de l\u2019Europe occidental \u2014 qui n\u2019est cependant pas essentiel à la réussite puisqu\u2019on en retrouve en Suède \u2014 et une conscience collective importante des Européens face à leur ville constituaient également des éléments favorables à la création de rues piétonnes en Europe.Il est difficile d'évaluer le nombre exact de ces rues en Europe, mais elles sont nombreuses, On en retrouve en Allemagne, en Autriche, en Suède, au Danemark, aux Pays-Bas, en Angleterre, en Italie, en France.Ainsi, en France, on comptait en 1976 quelque 34 villes totalisant un nombre de 101 rues réservées aux piétons, lesquelles se trouvent à 80 p.c.dans des villes de 200 000 habitants et moins.Les plus connues sont évidemment la rue du Gros-Horloge, à Rouen, et la Kalverstraat a Amsterdam.En Amerique On pourrait croire ce phénomène uniquement européen et peu représenté de ce côté-ci de l\u2019Atlantique.Pourtant, on retrouve aux Etats-Unis plusieurs rues réservées aux piétons dans les centres villes américains et quelques-unes au Canada.Cependant, les conditions d'implantation sont un peu différentes 4 - 12août 1978 de l\u2019Europe, le facteur historique y étant peu ou pas présent.' Ces expériences ont été mises sur pied en réaction à une baisse des activités commerciales des centres villes.L\u2019après-guerre a amené un large mouvement vers les banlieues et également un déplacement très marqué des fonctions commerciales vers ces nouveaux centres.Face à la baisse économique des centres villes et des difficultés subséquentes, les autorités municipales mettaient sur pied des comités chargés d'élaborer des plans de revitalisation de ces zones.Un des premiers mandats fut accordé à Victor Gruen, qui élabora divers moyens de relever les centres villes, dont, entre autres, la réalisation de mails piétonniers.La première ville a l'appliquer fut Kalamazoo au Michigan en 1959.Les succès commerciaux et d'estime de ce mail devinrent en quelque sorte l\u2018élément catalyseur des autres projets américains et firent de M.Gruen le père des mails américains.L'exemple fut largement suivi.Entrepris en majorité selon cette optique de revitalisation et en vue de rétablir la confiance des gens et des investisseurs à l'endroit des centres villes, ils sont aujourd\u2019hui plus de 70, dont 64 p.c.dans des villes de moins de 100 000 habitants.Variant en termes de longueur, de largeur, de coûts \u2014 le plus coûteux, 7,4 millions, se trouvant à Phi- ladelphie \u2014, on les retrouve dans toutes les régions américaines et sous toutes les conditions climatiques.L'élément climat ne peut donc être utilisé comme argument d'échec de tels projets dans le contexte nord-américain.Plusieurs autres projets sont à l'étude, témoignant ainsi du succès et de la réception favorable qui est faite a ce type d'aménagement.Au Canada, la plupart des grandes villes possédent leur rue réservée aux piétons, dont Vancouver (rue Grandville), Calgary (8e rue), Toronto (Yorktown) et Ottawa (rue Sparks), cette dernière étant l\u2019une des plus réussies et constituant un modèle d'aménagement.Inauguré en 1967, mais sujet à des expériences temporaires depuis 1960, ce mail fut aménagé dans l'espoir de revitaliser la fonction commerciale du coeur de la ville et de mettre en valeur la vocation esthétique du centre ville.Le succès du mail entraîna notamment la venue de nouveaux développements tels la Place de Ville, la Banque du Canada et certains autres édifices gouvernementaux actuels et à venir, et constitue une attraction clé de la capitale fédérale.Bien qu\u2019implantés dans des contextes différents, les mails européens, américains et canadiens ont eu sensiblement les mêmes résultats, c\u2019est-à-dire une augmentation du volume des ventes des commerçants riverains \u2014 qui, au départ semblent être majoritairement contre les projets \u2014, une augmentation du trafic piétonnier créant ainsi une plus grande anire- tion, la venue de nouvelles activités telles les expositions, les concerts, ou de nouvelles fonctions, l\u2019amélioration marquée de l\u2019environnement en général.De plus, certains sondages mentionnent un accroissement de la fierté et une plus grande identité des citoyens face à leur centre ville.Au Quebec Le Québec a également connu et connaît des expériences variées en ce domaine.On retrouve ainsi l'aménagement minimum, comme la rue Saint-Jean à Québec qui, durant la saison estivale, est fermée à la circulation automobile les soirs de semaine et le dimanche.Ces expériences temporaires ont l'avantage d'être souples, peu coûteuses et applicables à l\u2019ensemble des municipalités du Québec, tout en constituant une phase essentielle dans le processus d\u2019implantation d\u2019un mail permanent.À l\u2019autre extrême, et toujours à Québec, on retrouve l'aménagement maximum, c\u2019est-à-dire la rue entièrement piétonnière et recouverte d\u2019un toit.L'expérience du mail Saint- Roch s'inscrit dans cette optique américaine de revitalisation du centre ville en réaction à l'ouverture de centres commerciaux périphériques \u2014 ici Sainte- Foy \u2014 vers la fin des années 50.Face à cette baisse des activités commerciales, des 12 août 1978 - 5 pressions ont eu lieu et ont amené en 1972 la construction du mail actuel et son ouverture en 1974, après sept années d'expériences temporaires.Erigé au coût de 4,6 millions de dollars, le mail est composé de colonnes et d'éléments de béton préfabriqués et recouvert de dômes de plexiglass, d\u2019un mobilier varié et d'autres éléments \u2014 gicleurs, unités de climatisation \u2014 nécessaires au bon fonctionnement de ce centre commercial du centre ville.On retrouve à Sherbrooke un semi-mail, c\u2019est-à-dire un mail aux trottoirs élargis autorisant la circulation automobile dans les deux sens, la situation topographique de la ville ne permettant pas une fermeture totale.Cette solution fut envisagée suite aux pressions des commerçants qui eux aussi vivaient intensément cette concurrence centre ville-périphérie depuis l\u2019ouverture du carrefour de l\u2019Estrie en 1972.Ayant coûté 2,3 millions de dollars, le mail fut inauguré en septeirbre 1975 et comprend une marquise au-dessus des trottoirs et des traverses pour piétons.Les effets généraux des projets de Québec et de Sherbrooke sont comparables à ceux des villes dont nous avons parlé plus haut, soit un redressement sensible de la situation économique, l\u2019apport de nouveaux investissements et de nouvelles fonctions \u2014 surtout à Sherbrooke \u2014 et la satisfaction générale des agents concernés.On connaît également d\u2019autres expériences et projets au Québec, notamment à Alma, Saint-Lambert, Trois-Rivières, Hull, Lachine, ce qui indique bien l'intérêt apporté à ce nouveau type d'aménagement urbain.A Montreal Montréal n\u2019est pas en reste en ce qui concerne ces voies piétonnières.Les résultats sont cependant moins heureux, notamment au sujet de l'expérience de la rue Mont-Royal Le projet débuta en 1969 suite à une étude de la Ville de Montréal, laquelle prévoyait, entre autres, l'aménagement d\u2019un mail commercial rue Mont-Royal afin de mettre le Plateau Mont-Royal en valeur et d\u2019empêcher la détérioration du quartier.L'expérience commença à l\u2018été de 1970 et se termina en 1972.Les raisons de son échec sont nombreuses.D'abord, le projet fut imposé unilatéralement sans l'accord des commerçants, condition préalable à la réussite; de plus, la forme du mail, permettant la circulation des autobus et comprenant des trottoirs élargis en bois, n\u2019était pas la meilleure; aussi l'absence de contrôle dans l'entrée des véhicules dans le mail maintenait ces conflits piétons-autos, enfin, un budget limité et des réactions mitigées vinrent mettre fin à cette première expérience montréalaise.La municipalité démontrait sa bonne volonté de réaliser un mail, mais ne se donnait pas les moyens de parvenir à sa réussite.Utilisant ce premier essai à titre d'expérience pilote, on comprend mieux les réticences actuelles de la municipalité à s'engager dans de nouvelles aventures.Cependant, les projets ne cessèrent pas pour autant.En ce qui concerne la rue Saint-Hubert, deux projets furent mis sur pied.Celui de la Ville visant avant tout la création d'un milieu de vie et d'échanges exempt de circulation, et celui des commerçants et d'étudiants visant la construction d\u2019une structure type mail Saint-Roch.Le plan de la ville adoptait cette démarche étapiste avant de réaliser la fermeture totale.Cependant, il semble que le projet des commerçants ait gagné des points et qu\u2019il sera réalisé a plus ou moins long terme.Montréal est donc l\u2019une des villes nord-américaines à ne pas posséder ce type d'aménagement.Pour la seconde ville française du monde, de tempérament latin, il est inconcevable qu\u2019elle en soit privée, surtout lorsqu'on étudie son potentiel de voies transformables en zones réservées aux piétons.A noter le Vieux-Montréal, où les voitures congestionnent un lieu historique et culturel de première importance.Des artères comme la rue Saint-Jacques, dans le Vieux-Montréal, pourraient être réservées aux piétons aux heures d'affluence, soit surtout sur l'heure du diner.Ou encore, certaines artères de l\u2019ouest, telles Crescent, de la Montagne, Mackay, qui avec leur type d'activités pourraient créer des lieux de rencontres agréables.Ou encore, telle que diffusée récemment, l\u2019idée de la transformation de la rue Saint-Denis, entre Ontario et de Maisonneuve.La venue de l\u2019Ugam, l\u2019architecture du quartier, la présence d'activités de loisirs et de détente, l'absence de problèmes majeurs de réalisation justifieraient la création d\u2019une rue Saint-Denis piétonnière, celle-ci devenant l\u2019épine dorsale de ce quartier latin en renouvellement.Pour assurer le succès de ces entreprises, la Ville devrait se donner les moyens, soit des études approfondies, l'accord des commerçants qui avant les projets sont réticents mais changent rapidement d'avis après leur réalisation, une phase expérimentale souple, un mobilier minimum confortable, une collaboration soutenue des agents concernés et surtout la volonté politique de réaliser des expériences fructueuses.Les faibles coûts de ces transformations et les effets positifs qui en découlent rendent incompréhensible l'absence de rues piétonnières dans la métropole.Cependant, le comité de transport de la région de Montréal recommandait en septembre 1977 que «les autorités compétentes considèrent la possibilité de réserver Certaines rues aux piétons de façon permanente ou à des heures particulières durant la journée».Or, ce comité était présidé par M.Aimé Desautels, qui se retrouve maintenant à la tête du Service d\u2019urbanisme de la Ville de Montréal.La recommandation ne devrait donc pas tomber dans l'oreille d\u2019un sourd.Sans pour autant régler à elle seule les problèmes de congestion, de croissance commerciale, de bien-être des piétons, la rue réservée aux piétons peut constituer l\u2019un des éléments clé d\u2019une politique de revitalisation et de réanimation des centres villes.Non pas réservées uniquement à la Ville de Montréal qui, par ses moyens techniques et financiers, et ses nombreuses possibilités d'intervention, pourrait cependant en prendre le leadership, les rues réservées aux piétons seraient également utiles à la restructuration commerciale des centres villes du Québec, dont plusieurs connaissent des difficultés.23 he - + ete Ret 2 > \u201caR 4 enis Lo en a A Montréal, la rue Saint-Denis, ou il fait déja bon flaner, pourrait devenir un mail des plus agréables. PAR FRANK PRAZAK Les Alouettes entreprennent une nouvelle saison de football en conjuguant à la fois le neuf et l\u2019ancien.Après les succès de l'an dernier, leurs partisans les regardent maintenant avec un optimisme prudent.Comment l\u2019équipe, constituée surtout de vétérans de l\u2019ère Levy, réagira-t-elle devant la conception du jeu du nouvel entraîneur, Joe Scanella?Quand Marv Levy, refusant de renouveler son contrat, a quitté Montréal pour les Chiefs de Kansas City, de la ligue Nationale des Etats-Unis, il a laissé derrière lui une équipe solide et un brillant passé.Au vrai, il a même été le meilleur instructeur-chef des Alouettes durant leurs trente-trois années d\u2019existence.En cing ans, il leur a fait gagner la coupe Grey deux fois, et ils ne l'ont ratée une troisième que par un court botté de placement.Il n\u2019était peut-être pas très populaire auprès des joueurs, mais ces derniers lui faisaient confiance et le respectaient.On regrettera sûrement cet organisateur hors pair, ce brillant tacticien, cet excellent manieur d'hommes.Par contre, son opiniâtreté bien connue l\u2019a desservi au moment de certaines décisions difficiles.Son style de jeu offensif très traditionnel, répétitif et souvent morne lui a attiré de nombreuses critiques chez les spectateurs montréalais et a peut-être légèrement terni sa réputation.Son successeur, qui est le neuvième à occuper ce poste dans l'histoire des Alouettes, n\u2019est pas un inconnu dans la métropole.Servant en 1969 sous les ordres de K.Dalton, Scanella était alors coordonnateur de l'offensive et a grandement aidé Sonny Wade à ses débuts avec l\u2019équipe.En janvier dernier il a désigné publiquement Wade comme son quart-arrière régulier et promis en même temps que, cette année, le jeu de passes serait sa principale arme offensive.Agé de 47 ans, Scanella est riche d'une longue expérience.Il a passé les six dernières années chez les Raiders d'Oakland, qui ont gagné le Super Bowl en 1976.Il y était coordonnateur des équipes spéciales, qui ont toujours détenu sous lui le premier rang dans la ligue Nationale.On le dit sévère mais juste.Il prend de plus le\u2019 temps d\u2019écouter les doléances de ses joueurs.Ex- quart-arrière lui-même, il n\u2019est pas étonnant qu\u2019il mette l\u2019accent sur l\u2019offensive.Déjà l\u2019offensive des Alouettes semble avoir subi quelque peu son influence, ce qui nous promet un jeu plus enlevant que par les années passées.Au moment de rejoindre le camp d'entraînement, il a tenu à préciser ainsi ses objectifs: «Les mouvements dans le champ arrière, les trois essais et le terrain plus vaste du football canadien sont autant de facteurs propices au jeu de passes.Il faudra quelque temps pour perfectionner le nouveau système, mais il devrait avoir atteint sa pleine efficacité à la mi-saison.Nous avons une forte équipe et nous n\u2019avons pas l\u2019intention de laisser partir la coupe Crey de Montréal.» Au début de l'entraînement certaines rumeurs ont couru: joueurs rebelles, étoiles défensives désireuses de rejoindre Levy à Kansas City.Il y eut des récriminations, c\u2019est indéniable, et Sca- nella en entendit quelques-unes par hasard un jour en passant devant le vestiaire des joueurs.«J'y suis entré aussitôt, rapporte-t-il, et je leur ai dit de cesser de se plaindre en privé et de m'exposer désormais leurs problèmes à coeur ouvert.«Agis- sez comme des hommes, non comme des enfants, et rappelez-vous que vous êtes des joueurs professionnels.» En réalité, la plupart des plaintes étaient dirigées contre Lamar Leach- man, coordonnateur de la défensive, un dur de dur qui, l\u2019année dernière, à Toronto, avait formé la meilleure ligue défensive du football canadien.Ce qui a le plus dérouté les anciens des Alouettes au camp d'entraînement a été le style nouveau adopté par les instructeurs.Levy et ses adjoints y allaient en douceur.Ce n\u2019est plus le cas maintenant.Même un gars sourd comme un pot ne pourrait manquer d'entendre les instructions que Leachman hurle à ses hommes sur le terrain, et il ne mâche pas ses mots.Quand on lui en a fait le reproche, Lamar s\u2019est contenté de répondre: «Je ne suis ni Roach, ni Rust.Je suis Leachman, et c\u2019est ma façon à moi d'agir!» Dix jours plus tard, après un match hors-concours à Ottawa où la défensive a brillé, c\u2019est à Leach- man que les joueurs ont présenté le ballon, gage de leur admiration.Tous les instructeurs adjoints semblent présentement se faire parfaitement obéir.Gene Gaines, à la défensive 6 - 12août 1978 Photo de gauche, Marv Levy, qui a quitté Montréal pour Kansas City.Ci-contre, l'équipe des entraîneurs: de gauche à droite, Jim Erkenbeck, Larry Pasquale, Joe Scanella, Gene Caines et Lamar Leachman.secondaire, et Larry Pasquale, chez les receveurs de passes et les équipes spéciales, ont toujours été populaires.Le troisième adjoint, Jim Erkenbeck \u2014 à l\u2019offensive \u2014, bien que nouvellement venu, complète bien le groupe.Quant aux chances des Alouettes de répéter en 1978 leurs succès passés, un optimisme modéré est de mise, en dépit de quelques points d'interrogation.Dont un sur la capacité de l\u2019équipe d\u2019encaisser les blessures subies par ses vedettes.Wade, par exemple, a une facheuse tendance à en subir.De plus, il lui arrive de n\u2019être pas toujours en train, et l\u2019on doit pouvoir disposer à sa place d\u2019un autre quart-arrière de haut calibre.Le système offensif de Scanella est fort complexe, et il reconnaît lui-même qu'il ne sera pas facile à appliquer.D'ici la mi-saison, l\u2019équipe devra donc tâcher de maintenir ses positions face à des adversaires qui, en général, se sont améliorés et qui entendent bien faire perdre quelques plumes à nos Alouettes.Nous verrons en novembre prochain qui aura le dernier mot.Joe Scanella, lui, ne doute pas qu'il aura le F-15 Eagle et F-18A Hornet.Deux chasseurs sur lesquels le Canada peut compter.fabriqués par une compagnie sur laquelle le Canada peut compter.Ces deux excellents chasseurs, le F-15 Eagle et le F-18A Hornet, sont au nombre des avions que les Forces armées canadiennes pourraient utiliser, en cas de besoin, pour assurer notre défense.Ils sont tous deux construits par nul autre que McDonnell Douglas, le fabricant des meilleurs chasseurs au monde depuis plus de trente ans.Ces chasseurs offrent tous deux de nombreux avantages économiques pour le Canada, puisque depuis longtemps, McDonnell Douglas contribue directement a la vigueur de l'industrie aérospatiale canadienne et utilise de l'équipement aérospatial fabriqué au Canada.Aucun chasseur au monde ne peut se comparer au F-15 Eagle.Sa suprématie demeure indiscutable auprès de ceux qui cherchent les meilleurs moyens d'assurer la sécurité du monde libre.Le F-18A Hornet est le plus moderne des chasseurs légers; c\u2019est aussi le plus économique des chasseurs \u201cde série\u201d capables de répondre aux besoins du Canada.Eagle et Hornet ç / MCDONNELL DOUGLAS dernier mot.et la coupe Greye 12août 1978 - 7 MEME LES AMATEURS DEVIENNENT EXPERTS LE GUIDE COMPLET DES PLANTES D'INTERIEUR par Joan Lee Faust.Traduit de l'américain par Marc Meloche.Les plantes d'intérieur donnent à votre foyer un aspect de chaleur et d\u2019hospitalité.Ce beau livre, débordant de renseignements pratiquues, vous montrera comment mieux en prendre soin, comment entreprendre un jardin intérieur.262 pages.Seulement $7.95.Postez le coupon a: Les Editions Optimum, C.P.4090 Place d\u2019Armes, Montréal, P.Q.H2Y 3M1.[J Facturez-moi plus tard (plus 75\u20ac de frais d'expédition).Chèque ou mandat ci-inclus payable aux Editions Optimum (l'éditeur assume les frais d'expédition).[J Portez a mon compte O Chargex ou OJ Master Charge (plus 75\u20ac de frais d'expédition).(LITTLE Nom Adresse App.Ville Prov.Signature FINIS LES PROBLÈMES QUOTIDIENS DE DENTIERS Le Coussinet Srug les retient fermement pendant des semaines, en tout confort.Adieu crèmes et poudres salissantes! 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On manque de poémificateurs, voilà tout.J'en sais un de Wallonnie, poète-chansonnier-philo- sophe-comédien, homme de grand amour et d\u2019eau fraîche et artiste multidimentionnel au bord de l\u2019autosuffisance sur scène.Dans la douceur pastel de l\u2019île d'Orléans, comme dans le fusain sévère du Vieux-Montréal, julos Beaucarne a été «reçu», énergie douce dans la jungle atomique de l\u2019industrie du spectacle.C\u2019était en juin, au creux du Théâtre de l\u2019île et à l'Imprévu de l'hôtel Iroquois.Julos a «refermé la porte», mais restent ses mots.Ses nusiques.La promesse de son retour, à l'automne 1979.Et d'ici 1a, un nouveau disque et un autre bouquin.Comme un grand espace vert en ces temps de béton précontraint, Julos oxygène son monde! On dit Julos comme on dit Félix, tendre familiarité bien au-delà de la consécration qui fait basculer le prénom! Il dit, il chante, et il est musique quand il parle et poème quand il chemine avec la guitare.La soie chatoyante de ses frais ruisseaux de mots stil module à la manière des aurores boréales et s'envole jusque vers ces «réalités rares».«lcariser sa vie, hélicoptériser sa vie»\u2026 Son spectacle est une oeuvre vivante et chaque fois unique.Julos n\u2019est pas programmé par une carte criblée de titres.Le bouquet se forme devant nous, à même le vaste jardin de textes et de chansons amoureusement butinés, renchaussés, arrosés, éclaircis, repiqués.Les parfums s\u2019agencent et se dosent aux signaux subtils que lui renvoie la salle.Une salle «qui n\u2019est jamais pareille ni tout à fait la même», mais qui, toujours, l'aime et le comprend.Fleur sauvage au milieu de cette gerbe: I'improvisation.Julos écrème l'événement comme ce lait naturel de mon enfance, dont ma mère recueillait deux pouces, sous le bouchon, deux pouces de substance plus consistante.Pendant qu\u2019il partage avec nous le petit lait de l'amitié, Julos sent le besoin de commenter un moment ce plus large aujourd'hui: la torture en Uruguay, les flics qui ont chargé, à la Commonwealth de Sainte-Thérèse.Besoin de «vigilance», cette subversion de tous les instants.«Mon métier, écrit-il, c\u2019est de vous dire que tout est possible.» Et le miracle se produit: on y croit, à ses possibles qui nagent à contre-courant! L'amour tendre à l'heure de l\u2019orgasme électronique.La douceur, au temps de la compétition effrénée.La non-violence, quand les fusils sont à toutes les bandoulières.Et pourtant, Julos n\u2019est pas sans connaître le doute: Je me dis certains soirs à quoi donc que tu sers Jujules Tu sers à faire fleurir le sourire subtil, couler à torrents le rire aux larmes, germer l'inquiétude pour récolter l'espérance, pointer la question et se dresser Vindignation, s\u2019attendrir la plus tendre tendresse, fraterniser avec «180 millions de francophones du monde», rêver la vie, vivre le rêve.Tu sers à faire rendre à chacun sa gamme la plus étendue et la plus nuancée, selon son timbre et la, subtilité de l'instrument humain.Extra-terrien aux antennes multidirectionnelles, tourné vers le dedans et vers le dehors et vers l\u2019ailleurs, radar-téléscope-scripteur-interpréte des trous noirs du coeur, de la société et de l'au-delà «dont il est difficile de parler puisqu\u2019aucun explorateur n\u2019en est revenu», même si «l\u2019exploration se fait par poésie interposée» \u2014 et, comme dit un proverbe breton, la poésie est plus forte que les trois choses les plus fortes: le mal, le feu et la tempête \u2014 Julos, donc, ne veut pas jouer les gourous.Il me dit: «De temps en temps, j'écris «il faut», mais je voudrais arriver à dire les choses \u2018autrement, ne pas donner d'ordre, quitter le slogan.» Mais quand il faut dénoncer, parce que les silences assassinent.Dénoncer les bourgeois qui rêvent de guerre et tous les «beaux messieurs» qui manipulent les nuages qui tuent les hommes.Dénoncer la torture, au Chili et ailleurs.Comment ne pas re-commander?«Tu penseras que ni I'Est ni 'Ouest ne te donnent contentement, peut-être faut-il chercher plus verticalement.» Quand il faut dénoncer «la société qui est malade».Quand la réalité est trop impressionnante, «sans vouloir commander», il écrit: il faut reboiser l'âme humaine il faut s'aimer à tort et à travers En cette nuit du 2 février 1975, la réalité c\u2019est l\u2019assassinat de sa femme, Louise Hélène France.Le thème de la mort, bien présent dans son oeuvre, trouve sa somme et son expression à la fois la plus émouvante et la plus sereine dans son disque Chandeleur septante-cing, qui lui a d\u2019ailleurs valu le Grand Prix de l\u2019Académie Charles Cros (Paris).Homme de sensibilité conscient de la fragilité de tous les fils de vie, Julos n\u2019en porte pas pour autant le coeur en écharpe.Il vit l\u2019humour, l\u2019ironie et le rire avec une générosité irrésistible.Il sait son visage par coeur et lui fait souligner avec une maîtrise incroyable les mots et les situations de ses textes et de ses chansons.Entendre cinq ou six soirs le même monologue et en rire toujours davantage.Je lai vécu! Chez Julos, l'humour se confond parfois avec l'espérance active.C'est ainsi qu\u2019il a fondé le Front de libération des arbres fruitiers et, tout en préparant la révolution, il nous donne à sentir, à écouter, à regarder, à vivre les pastorales des temps futurs, de l\u2019autre côté de nos temps d\u2019arrogance et d'ignorance.L'eau pure, le soleil, le vent, la tendresse, servis par les technologies douces.Mais il me dit: «L\u2019éolienne, le vélo, ce sont des instruments; ce qu'il faut, c\u2019est créer l'homme multidimentionnel.La chance du Québec, petit pays, ce serait de faire ces hommes multidimentionnels.Même chose pour la libération de la femme, «seule groupe opprimé qui n\u2019est pas une minorité»: si tout le monde faisait tout, il n\u2019y aurait plus de rôles.C\u2019est le cloisonnement qui rend la société malade.Il n'y a plus de respiration, plus de tendresse.» Le cloisonnement empéche de voir la réalité dans toute son étendue; il met des oeilleres ou des 10 - 12 août 1978 ur - oreilléres.«Rien n\u2019est plus beau que la réalité.Rien ne vaudra jamais l\u2019oreille confrontée aux bruits de toutes sortes, l'homme vibrant en entier au milieu des choses vertes, avec ses 700 000 sens encore à découvrir», écrit-il dans Aujourd'hui, nous parlerons de notre Sibérie à nous: la Fagne, poème-album où ses mots et les photos de Dany Clossen livrent toute l\u2019aridité et le dépouillement de ces confins de la Belgique.Nous nous promenons dans ce qui reste de la chénaie boréale, trésor écologique de l\u2019île d\u2019Orléans grugé par le bulldozer.Un homme nous dit: «Les arbres sont attaqués par la tordeuse du chêne.Faudrait arroser\u2026» Je réponds que ça ne règle rien, regardez la tordeuse des bourgeons de l\u2019épinette qu\u2019on perpétue au Nouveau-Brunswick depuis 25 ans.«Tu vois, me dit Julos, c\u2019est comme le système: s'y attaquer avec violence le renforce.» Julos le non-violent croit au pouvoir de la subversion.«Au lieu de diviser, réunir, créer une internationale de l\u2019union, de la communion entre les êtres, l'intelligence dans l\u2019action.Le même Julos qui, sur le disque Julos chante pour les petits et les grands, dit avec des accents tellement troublants: Sur le bord du monde il y a des enfants qui marchent ils sont fragiles et doux comme des brebis que le loup va dévorer\u2026 Texte qu'on retrouve dans Écrit pour vous, sous la photo de ses «deux petits moussaillons», avec lesquels il est «resté seul sur le pont».Ils ont 8 et 13 ans et ont suivi l\u2019école paternelle, cette année\u2026 Julos, lui, fera une pause jusqu\u2019en mars.«Ne pas me laisser prendre par la mécanique du spectacle, me retrouver seul, repenser les choses», me dit-il.Après dix-huit ans.«Déshabiller la voix, retrouver la musicalité des textes nus, le rythme simple des mots les uns après les autres.Ensuite, libérer le chanteur, qu\u2019il n\u2019en arrive pas à être une espèce de juke-box vivant», écrit-il.Il n\u2019a gardé dans son spectacle que Marc Deneyer, ce guitariste subtil qui est également écrivain et concepteur des maquettes de plusieurs de ses disques.Reste aussi la voix pure de Marie-Reine Rochard.«Que ferais-je si je ne pouvais plus pénétrer dans le paradis des mots, dans les mille et une nuits du verbe?» «Je suis un obsédé textuel.» Julos, c\u2019est aussi ce Wallon sans peine dont la traduction dans sa langue natale de /\u2019Auvergnat, de Brassens, et des Gens de mon pays, de Vigneault, a été le catalyseur d'un mouvement de reconnaissance du wallon, de la mise au jour de l'identité de son peuple.Dans son spectacle, la chanson wallonne a une force d'entraînement tout aussi vivante que nos rangaines à répondre ou à taper du pied.Et l\u2019on se surprend à scander avec les mains la petite gayolle, comme au plus fort de nos soirées du bon vieux temps! De la même manière qu\u2019il nous présente son pays, Julos nous rapporte chez lui.«Mon langage est le reflet de mes voyages.» Il confie nos dires les plus caractéristiques à un mini-magnétophone de poche qui ne le quitte jamais.En Belgique, il fait des émissions de radio et de télévision qui parlent de nous.Est-ce pour cela qu\u2019en lui offrant un exemplaire de sa Politique québécoise du développement culturel, le ministre Laurin précisait sur sa carte: «A Julos Beaucarne, l\u2019un de nos plus authentiques ambassadeurs »?Juios le tendre, le vigilant, le chaleureux, le comique, le subtil est reparti.Mais si, pour la cinquième fois, il s'est tenu à l'abri des circuits de haute tension, tout un réseau de bonne longueur d'onde avait mis bien des sensibilités sur sa piste.La parole d'amis comme Raoul Duguay ou Pauline Julien, l\u2018antenne propice de certains postes, le doigté de ses collaboratrices Catherine Daquin et Anne- Marie Barhay.Si bien que le microsillon de ses amitiés québécoises s\u2019est élargi de nouvelles plages.L\u2019 «internationale de l\u2019union, de la communion entre les êtres» est en bonne voie.Talonner libraires et disquaires pour qu'ils distribuent son oeuvre à part entière serait un moyen d'agrandir le cercle\u2026e Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croit avec I usage\u2014iiter d' inhaler.Moyenne par cigarette\u2014Format King Size: \u201cgoudron\u201d 16 mg, nicotine 1.1 mg.Format régulier: goudron\u2019 14 mg, nicotine 0.9 mg.12août 1978 - 11 PAR RÉJEAN TREMBLAY Sainte-Anne-de-Beaupré, vous connaissez?La basilique, le chemin de la croix, les boutiques de souvenirs, les statues de plâtre, le musée\u2026 et les pèlerins! Memphis, à la frontière du Tennessee et de l\u2019Arkansas, c\u2019est Graceland, le Jardin des méditations, les boutiques, les souvenirs, les statues de plâtre, un futur musée\u2026 et des pèlerins! J'étais à Memphis, en août dernier, lors des funérailles d\u2019Etvis Presley.Je me souviens de l'atmosphère étouffante de la ville, de la tristesse lourde qui pesait sur les gens.Je me souviens aussi du petit centre commercial faisant face à la somptueuse demeure du roi du rock: Graceland.C'était un petit centre ordinaire, avec une pharmacie, un casse-croûte, le Hickory Log, un magasin de vêtements pour dames, une toute petite boutique de fleurs, un marchand de téléviseurs\u2026 Fini tout ça! Le centre existe encore, mais il n\u2019y a plus de pharmacie, plus de marchand de téléviseurs, plus de boutique pour dames.A la place, c\u2019est le café Elvis Presley, l'Elvis Jewelry Store, l\u2019Elvis Record Store, I\u2019Elvis Souvenirs Shop.et une boutique de fleurs devenue un des gros commerces de ce nouveau Klondike.Memphis est devenu un endroit de pèlerinage et tout le monde là-bas, à l'exception des vendeurs de pacotille, est dépassé par les événements.Mardi le 4 juillet 1978, 16 500 personnes ont visité la tombe d\u2019Elvis; mercredi et jeudi, jours tranquilles de milieu de semaine, 12 500 et 13 000 pèlerins ont attendu des heures sous un soleil de plomb pour pouvoir défiler quelques minutes autour d'un petit jardin où reposent les corps de Presley et de sa mere Gladys.Personne n\u2019était prêt à pareille folie.Tous les vols entre Chicago et Memphis, la liaison la plus rapide à partir de Montréal, affichaient complet mercredi le 5 juillet et jeudi le 6; j'ai dû voyager en première classe pour me rendre sur place.A Memphis, situation semblable: le Holiday Inn, complet, le Hilton, complet; j'ai finalement déniché la dernière chambre disponible au Ramada Inn, boulevard Elvis-Presley.Devant Graceland, c\u2019est la cohue; le parking du centre commercial déborde de voitures aux plaques d\u2019immatriculation les plus diverses.Oregon, Californie, Ontario, Québec, Louisiane, Tex- as.De chaque côté du boulevard Elvis-Presley sont installés campeurs, remorques, tentes ou voitures.Graceland, cette grosse maison d\u2019architecture sudiste, est protégée par de hautes clôtures et des barbelés sur les côtés de la propriété.Devant, c\u2019est un solide mur de pierre qui protège le «sanctuaire» des pèlerins.Un long défilé Dès 8 heures du matin, une interminable file de fans d\u2019Elvis ou de curieux attendent qu\u2019on leur donne accès à la propriété de l\u2019idole.I fait chaud, abominablement chaud: le thermomètre a grimpé à 98 degrés Fahrenheit lors de mon séjour avec un taux d'humidité très élevé; on se sert de parapluie, de journaux, de chapeaux divers pour se protéger la tête; des noirs, des blonds, des Japonais attendent patiemment.On s\u2019informe mutuellement de son lieu d'origine.En quelques heures, j'ai rencontré des Chinois de Formose, des Japonais qui mitraillaient frénétiquement de leur Nikon tout ce qu'ils pouvaient entrevoir, des Suisses \u2014 M.et Mme Jacques Délessert \u2014, des Parisiens, des West- montaises qui ne comprenaient évi- demment pas un mot de \u2018français et des.Américains.De temps en temps, une jeune fille perd connaissance ou un bébé suffoque de chaleur.On leur permet alors de pénétrer dans la petite cabane de Vester Presley, frère de Vernon et oncle d\u2019Elvis.C\u2019est presque un plaisir dans ces circonstances de s\u2019évanouir\u2026 pensez donc, boire un verre d\u2019eau tendu par la main qui a montré à Elvis ses premiers accords de guitare! Devant les grilles si photographiées de Graceland, les gardiens contiennent la foule; par groupe de 150 à 200 personnes à toutes les 5 ou 10 minutes on permet aux pèlerins de grimper lentement vers le Jardin des méditations.Comment décrire ce que l\u2019on voit?Des mères dans la jeune quarantaine, dans la trentaine, qui ont libéré leurs premières énergies sexuelles en contemplant une photo d\u2019Elvis, amènent leurs filles ou garçons devant les deux plaques de bronze qui recouvrent les cercueils de Gladys et d\u2019Elvis Presley.Les enfants regardent un peu partout yeux grands ouverts.Leurs mères fixent le monument sans dire un mot pendant que les maris prennent quelques photos au polaroid.12- 12août 1978 Souvent, c\u2019est presque touchant.Je me suis installé un peu en retrait pour observer plus à l\u2019aise le comportement de quelques personnes.Telles Darlene Howard, blonde de trente ans, mariée, heureuse, «fraîchement» arrivée à Memphis après avoir roulé jour et nuit de Baltimore.Darlene s\u2019est avancée lentement vers le mausolée, les yeux hagards, une rose rouge à la main.Elle s\u2019est accroupie devant la plaque déjà recouverte de roses déposées par d'autres fans pour méditer quelques secondes.des secondes qui se sont étirées interminablement.Elle a fini par déposer délicatement la rose, achetée en face de Graceland deux fois son prix, sur la plaque de bronze; elle est restée accroupie, hésitante, attendant visiblement que [attention des gens qui tournaient lentement autour de la fontaine se détache d'elle.Puis, vivement, du bout des doigts, elle a touché, une fraction de seconde, la tombe de son dieu \u2026 et elle a éclaté en sanglots.Sa mère, Mme Doris White, pas encore touchée par la grâce du dieu Elvis, se tenait à mes côtés: «Pauvre Elvis, j'espère qu'il ne voit pas tout ce bazar.» a-telle soupiré pendant que d'autres fans envahissaient le Jardin des meditations.Et Darlene?Une fois remise de ses émotions, elle m'a expliqué combien elle était satisfaite de son voyage: «Je n'avais jamais vu Elvis de son vivant, mais je l'ai toujours aimé de tout mon coeur.J'ai le goût de toucher toutes ces choses qu\u2019il a touchées, de sentir les fleurs qu'il a senties; j'étais tellement nerveuse avant de pouvoir entrer dans Graceland que j'avais peur de m'évanouir.» Pour Anice Voss, de Dallas, ce pèlerinage à Memphis représente la plus forte émotion de sa vie, pour Jacques Délessert, de Genève, en route pour Los Angeles, ce long détour vers Memphis valait le coup\u2026 surtout qu'il a déjà rencontré Elvis en Allemagne pendant son service militaire.Albert Moore, un Noir de Buffalo, passait ses vacances annuelles avec sa petite famille dans le Sud: «Si vous venez dans le bout, vous devez venir voir Graceland.Elvis a tellement aidé les Noirs a faire tomber les cloisons de la musique», a-t-il expliqué.Méme quand on veut serrer un peu les interrogatoires, amener quelques contradictions, on ne sort pas gagnant de l'épreuve.On avance qu'Elvis était devenu gras, franchement obèse et qu\u2019il ne bougeait plus beaucoup en scène; on se fait répondre que c'est bien ainsi, que ça prouve qu\u2019il était humain comme tout le monde et digne d'être aimé comme un homme.Si on ose soutenir que peut-être, enfin, peut-être, il se droguait un tout petit peu, on rétorque en faisant un véritable mea culpa.«Elvis aimait tellement ses fans qu'il s'est littéralement tué pour eux.» Une ville débordée Le directeur des relations publiques 12 août 1978 - 13 de la Ville de Memphis est le premier surpris des réactions enregistrées depuis le mois de juin.La première semaine de juillet a amené plus de 70 000 visiteurs à Memphis et on s\u2019attend à ce que le mois d'août soit encore plus achalandé.«ll n\u2019y a aucun moyen de deviner combien de personnes viendront à Memphis pendant la semaine du 16 août, anniversaire de la mort de Presley: tout ce que je sais, c\u2019est que je reçois des lettres d'Allemagne, de France, du Canada, de partout dans le monde, demandant des renseignements; mais tout ce qui en- Parker, l\u2019ancien imprésario d\u2019Elvis, sont des négociateurs très durs.On a une fortune dans les mains et on tient à la faire fructifier.Si tous les hôtels affichent déjà complet à Memphis pour la semaine du 16 août, des «messes» Presley seront certainement «célébrées» dans votre bout de pays.De gigantesques congrès se tiendront à Memphis \u2014 on attend 150 000 personnes \u2014, Las Vegas, Londres, tandis qu\u2019ici au Québec différents fan- clubs préparent de petites fêtes plus Salade niçoise qui retape le québécois.(un régal pour l'oeil 3 pommes de terre cuites et tranchées Yativre de haricots verts cuits et coupés en biseau 1 petite laitue déchirée en chiffonnade 1 piment vert coupé en lanières 1 gros oignon doux coupé en rondelles 3tomates tranchées ou coupées en quartiers 1 boîte de thon égoutté en morceaux et une excellente source d\u2019énergie alimentaire.1 petite boîte de filets d'anchois égouttés Yatasse d'olives noires @ Couper 3 oeufs cuits durs en quartiers @ Les déposer en forme de pétales sur le dessus de la salade.Mêler la salade devant les convives et l\u2019arroser d\u2019une vinaigrette partumée d'ail, de basilic frais haché et de quelques câpres.cet été, je repars en oeuf.toure le culte d\u2019Elvis est d'ordre privé; la Ville ne peut que fournir des services, elle n'a pas à organiser les congrès ou les réunions qui pourraient se tenir chez nous, » La Ville de Memphis, en fait, se contente de fournir policiers et ambulances si nécessaire et à contrôler la circulation aux alentours de Graceland.On travaille également à la préparation et à la construction d'un musée en souvenir d\u2019Elvis.Les négociations sont ardues puisque tant Vernon Presley, père d'Elvis, que le coriace colonel Tom modestes.Les imitateurs d\u2019Elvis continuent à parcourir le Québec, se produisant de fêtes populaires en festivals, se déhanchant à contre-rythme en voulant imiter leur idole.Au Québec, le marché des souvenirs d\u2019Elvis est quand même assez restreint.Là-bas, à Memphis, c\u2019est la grande industrie: foulards supposément portés par Elvis en spectacle, livres écrits en toute vitesse par n\u2018importe qui ayant pu approcher le rocker au moins une fois dans sa vie, photos «exclusives» vendues dans toutes les boutiques à des prix fous, tee-shirts, jump-suits à la Elvis taille pour enfants, imaginez n\u2018importe quoi et on le vend.a un prix faisant trois ou quatre fois la valeur.Parallèlement, il s\u2019est développé un autre marché.pour initiés seulement.Un exemple: vous avez certainement acheté le 45-tours sorti au Canada après la mort d\u2019Elvis.Celui pressé sur du vinyle rouge, My Way: c'est une édition strictement canadienne qu\u2019on vend $15 l'unité a Memphis.l\u2019autre édition canadienne sur vinyle blanc que vous avez payé $1.49, Unchainey Melody, se détaille à $12.Vous avez peut-être un petit magot dans votre collection de disques.La revue Record Digest offre en vente des pochettes \u2014 seulement la pochette.\u2014 de Moody Blue qu'on avait retournées a I'imprimerie.$9.95.Vous avez acheté, peut-être, l'album The Sun Years à $5.95.Vous pouvez le revendre facilement de 512 à $15 puisque RCA vient d'obtenir une injonction interdisant à Shelby Singleton la distribution de ce disque.Et le prix va grimper! Même le 45-tours de Johnny Farago The King is Gone est coté à $2! Fouillez un peu, si jamais vous avez encore dans le fond de la cave un exemplaire d'un album servant à la promotion de différents chanteurs RCA en 57, le numéro G 70 L-0198, manipulez-le avec soin, il vaut au moins $250.Quant aux originaux d\u2019Elvis sur Sun Records, cing exemplaires neufs valent au minimum $3 600.et je sais que Claude Laliberté, de Sherbrooke, en possède une série.Lors d'un congrès organisé au centre Paul-Sauvé le 14 juin dernier, Laliberté, le président de [International Elvis Fan-Club, a vendu un mouchoir autographié, lançé à la foule par Elvis lors d'un concert.La vente s'est faite aux enchères.et l'heureux possesseur de ce beau carré de soie blanche a dû débourser la coquette somme de $125 pour se l'accaparer.Un type, prêt à payer $125 pour mettre la main sur un mouchoir d'Elvis est prêt à payer une couple de cents dollars pour aller sur place humer l'air des nuits du Sud! D'ailleurs, certaines agences de voyage travaillent à organiser un pèlerinage à Memphis pour le 16 août: «Je ne sais pas si nous pourrons l'organiser, mais nous ferons l'impossible, » soutient Gilbert Nashau de l'agence Marco-Polo, qui avait nolisé un avion pour les funérailles d\u2019Elvis l\u2019an dernier.Au pis aller, vous pouvez toujours faire déposer quelques fleurs sur la tombe d'Elvis: le fleuriste en face de Graceland a déjà reçu des télégrammes d'Angleterre, de Belgique et d\u2019Espagne; d'ici moins d\u2019un an, on soutient qu'il sera millionnaire.Et pour tous ceux qui n'auront ni les moyens d'aller à Memphis, ni d'envoyer des fleurs et qui voudraient quand même conserver un souvernir «personnel» d'Elvis, j'ai laissé une enveloppe à la réception de Perspectives: elle contient des brins d'herbe de la pelouse de Graceland! Ils sont authentiques.et c'est gratuit'e La Bonne Cuisine de Perspectives Æ par Margo Oliver §: Un pique-nique, vraiment, c'est toujours le bonheur.Parce que pique-nique veut dire vacances, détente, plein air, décor et température agréables.Alors, si le lunch n\u2019est composé que de sandwichs, d'oeufs durs et de quelques fruits, on se sent bien tout de même.Mais il n'est pas défendu de faire un repas de gala au milieu des champs.Si vous voulez tenter l\u2018aventure, car c\u2019en est une, choisissez un site particulièrement beau et déployez sur l'herbe, plutôt qu'un simple carré de plastique, une fine nappe de toile.Donnez-vous la peine d\u2019avoir de vrais verres, de la vaisselle élégante et de soigner la présentation des plats.J'ai dressé, cette semaine, un menu pour un tel pique-nique.Il vous faudra, je l'avoue, pas mal de temps pour tout préparer, plusieurs glaciéres pour les différents mets et boissons et des bras secourables pour tranporter le tout sur les lieux du pique-nique.Si vous avez un jardin agréable, vous préférerez peut-être installer de petites tables où vos invités pourront déguster le bon repas que voici.MENU Spritzer Pâté de foies de poulets Salade de homard et de poulet Oeufs farcis Aspic de fromage Tomates et concombres tranchés Pain de mais et pâte à tartiner au cresson Compote de cerises Gâteau au citron Champagne SPRITZER Apporter au pique-nique, dans une glacière, du vin blanc sec et du soda-water, déjà refroidis, ainsi qu\u2019un sac de glaçons.Servir, dans de grands verres, d\u2019égales quantités de vin et de soda-water.Ajouter des glaçons et un tortillon de citron.PÂTÉ DE FOIES DE POULETS VITE FAIT 1 livre de foies de poulets YA de tasse de beurre ou de margarine 1 petite gousse d'ail, émincée Va de cuil.a thé de sel 1 pincée de poivre 3 cuil.a table de brandy 1 paquet de 4 onces de fromage à la crème (à la température de la pièce) 2 cuil.à table de mayonnaise 1 cuil.à table de sauce Worcestershire 1 cuil.à thé de jus de citron A cuil.à thé de sel YA de cuil.à thé de poivre Ya de cuil.à thé de poudre de cari % de cuil.à thé de muscade 1 pincée de piment de Cayenne (Cayenne pepper) Ya tasse de graines de sésame rôties Pain croûté ou craquelins.Laver et assécher les foies.Les parer et les couper en morceaux.Chauffer le beurre dans une grande poêle épaisse et y cuire les foies, + 2 i auxquels on ajoutera l\u2019ail, de 3 a 4 minutes ou pour qu\u2019ils soient légèrement brunis à l'extérieur mais encore roses à l\u2019intérieur.Saupoudrer de % de cuil.à thé de sel et d'un peu de poivre et retirer du feu.Retirer les foies de la poêle, avec une cuillère perforée, et les mettre de côté.Verser le brandy dans la poêle et chauffer, en brassant pour bien détacher de l\u2019ustensile toutes les petites particules rôties; verser dans le bocal d'un mélangeur électrique.Ajouter le fromage à la crème, coupé en morceaux, la mayonnaise, la sauce Worcestershire, le jus de citron, % cuil.à thé de sel, % de cuil.à thé de poivre, la poudre de cari, la muscade et le piment de Cayenne.Faire tourner jusqu\u2019à ce que le mélange soit lisse.Ajouter les foies, quelques-uns à la fois, en faisant tourner pour que le mélange redevienne lisse après chaque addition.Réfrigérer plusieurs heures.Ajouter les graines de sésame au pâté, en mélant bien, peu avant de partir pour le pique-nique.Mettre le pâté dans un petit plat de grès ou un petit bol et le transporter dans une glacière.Servir avec le pain ou les craquelins.(Environ 2 tasses) SALADE DE HOMARD ET DE POULET 2 tasses de riz non précuit et non prétraité YA tasse de vinaigrette à l\u2019estragon (notre recette) 2 homards de 14 livre, cuits YA livre de petites crevettes cuites (facultatif) 3 tasses de poitrine de poulet cuite et coupée en dés 1 gros piment vert, en allumettes 1 gros piment rouge doux, en allumettes 2 tasses de haricots verts, cuits et coupés, en diagonale, en bouts de 1 pouce 1 tasse de céleri haché A tasse d'oignon vert finement haché 1 tasse de radis, détaillés en lamelles v4 de tasse de persil haché 2 cuil.à thé de sel YA cuil.à thé de poivre noir 1 tasse de mayonnaise 2 cuil.à thé de paprika 1 cuil.à table de jus de citron 2 cuil.à table de câpres hachées Quelques gouttes de sauce Tabasco A tasse de crème double (35 p.c.) Laitue Oeufs farcis Cuire le riz selon les indications sur son emballage.Ajouter A tasse de vinaigrette et bien mêler, à la fourchette.Couvrir et réfrigérer.Décortiquer les homards en gardant toutefois les pinces entières, pour la décoration.Couper toute la chair en morceaux.Mêler, dans un grand bol, le homard, les crevettes, le poulet, les légumes, le riz, le persil, le sel et le poivre.Couvrir et réfrigérer.Mêler la mayonnaise, le paprika, le jus de citron, les câpres et la sauce Tabasco.Fouetter la crème et l\u2019incorporer au mélange.Ajouter le tout au mélange au homard et brasser délicatement.Habiller de laitue un grand bol de service peu profond.Y mettre la salade.Garnir des pinces de homard et d'oeufs farcis.Couvrir de papier de cuisine transparent et transporter sur les lieux du pique-nique dans une glacière.(12 portions) Vinaigrette à l\u2019estragon Ya tasse de vinaigre de vin à l'estragon 1% tasse d'huile d'olive % de cuil.à thé de sel 1 pincée de poivre 2 cuil.à thé d'estragon frais, haché, ou 1 cuil.à thé de feuilles d'estragon séchées Mettre tous les ingrédients dans un petit bocal fermant hermétiquement et agiter vigoureusement, pour les mêler parfaitement.(2 tasses) ASPIC DE FROMAGE 4 tasses de fromage à la pie (cottage), en crème 1% tasse de yogourt nature 1 tasse de fromage bleu écrasé 2 enveloppes (2 cuil.à table) de gélatine en poudre Y tasse d'eau froide 1 tasse de pomme non pelée, en dés (1 petite pomme) 1 tasse de noix grossièrement hachées Cresson Sauce verte (notre recette) Passer le fromage à la pie au gros tamis et le mettre dans un grand bol.Ajouter le yogourt et le fromage bleu et battre, au malaxeur électrique, pour rendre le mélange aussi lisse que possible.Ajouter la gélatine à l\u2019eau froide et laisser reposer 5 minutes.Mettre le bol qui contient la gélatine dans une petite casserole d\u2019eau chaude et chauffer, pour dissoudre la gélatine.Laisser refroidir un peu.Ajouter la gélatine dissoute au fromage, petit à petit et en battant.Ajouter les pommes et les noix, en mélant délicatement, et verser le tout dans un moule en couronne, de 7 tasses.Réfrigérer, plusieurs heures ou jusqu\u2019à ce que ce soit très ferme.Démouler sur du cresson et décorer, de brindilles de cresson également.- Transporter dans un glacière et servir avec la sauce verte.(12 portions) Sauce verte 114 tasse de mayonnaise V4 de tasse de feuilles de cresson finement hachées %4 de tasse de fenouil frais finement déchiqueté aux ciseaux V4 de tasse de persil finement haché 1 cuil.à table de jus de citron v4 de cuil.à thé de sel Poivre frais moulu Méêles tous les ingrédients.PAIN DE MAÏS 1% tasse de farine à tout usage, tamisée YA tasse de sucre 1% cuil.à thé de sel 1 cuil.à thé de bicarbonate de sodium 2 tasses de farine de mais 1'A tasse de germe de blé rôti YA cuil.à thé de graines d\u2019anis (facultatif) 2 tasses de babeurre ou de lait sur YA tasse d'huile à cuisson 2 oeufs Pâte à tartiner au cresson (notre recette) Chauffer le four à 375°F.Craisser un moule à pain de 11 x 44 x 3 pouces.Tamiser, dans un grand bol, la farine, le sucre, le sel et le bicarbonate de sodium.Ajouter la farine de maïs, le germe de blé et les graines d\u2019anis et mêler, à la fourchette.Méler, en battant à la fourchette, le babeurre ou le lait sur, l\u2019huile et les oeufs.Ajouter le tout aux ingrédients tet er es ite en secs et brasser, a la fourchette, juste assez pour humecter tous ces ingrédients.(Comme pour les muffins, la pâte doit rester grumeleuse.) Etendre la pâte uniformément dans le moule.Cuire au four, 1 heure et 15 minutes ou jusqu\u2019à ce qu'un cure-dents inséré au centre du pain en ressorte sec.Laisser refroidir dans le moule 10 minutes; démouler alors, sur une clayette.Servir ce pain en tranches épaisses, s\u2019il est encore tiède, en tranches très minces, s\u2019il est refroidi.Tartiner les tranches de pâte au cresson.(1 gros pain) Pâte à tartiner au cresson 1 paquet de 8 onces de fromage à la crème (à la température de la pièce) YA de tasse de beurre ramolli YA de tasse de feuilles de cresson finement hachées V4 de cuil.à thé de poivre noir Bien mêler le fromage et le beurre.Ajouter le cresson et le poivre, en brassant.GÂTEAU AU CITRON 14 de tasse de beurre ramolli 2 tasses de sucre 4 oeufs 3 tasses de farine à tout usage, tamisée 2 cuil.à thé de poudre à lever 2 cuil.à thé de sel 1 tasse de lait 3 cuil.à table de zeste de citron râpé 1 tasse d'amandes mondées (4 onces), finement moulues 2 cuil.à table de jus de citron YA de tasse de sucre Sucre à glacer Chauffer le four à 350°F.Graisser un moule à douille, de 10 pouces de diamètre.Battre ensemble (on peut utiliser un malaxeur électrique, à vitesse moyenne) le beurre et 2 tasses de sucre, jusqu'à ce que le mélange soit bien léger.Ajouter les oeufs, un à la fois, en battant bien après chaque addition.Tamiser ensemble la farine, la poudre à lever et le sel.Ajouter, au premier mélange, les ingrédients secs et le lait, petit à petit et en alternant; ne brasser, après chaque addition, que juste assez pour mêler tous les ingrédients.Incorporer le zeste de citron et les amandes moulues.Étendre la pâte dans le moule et cuire au four, 1 heure et 15 minutes ou jusqu\u2019à ce qu\u2019un cure-dents inséré au centre du gâteau en ressorte sec.Méler le jus de citron et 4 de tasse de sucre, pendant la cuisson du gâteau.Laisser le mélange dans un endroit plutôt chaud et le brasser de temps à autre.Laisser le gâteau dans son moule, au sortir du four.Le laisser reposer 10 minutes et le piquer alors, à plusieurs endroits, avec les dents d\u2019une fourchette.Arroser le gâteau, lentement, du jus de citron sucré et laisser ce dernier pénétrer dans la pâte autant que possible.Laisser alors le gâteau refroidir complètement.Le retourner dans une assiette, pour le servir, et en saupoudrer le dessus de sucre à glacer, au dernier momente CONCUBINAGE ET POLITIQUE NOTE DE LA REDACTION \u2014 Grice a un subterfuge qu'il ne saurait dévoiler sans compromettre des personnes qui gravitent dans l'entourage immédiat du Conseil des ministres, notre rédacteur Guy Fournier a mis la main sur un rapport secret du sociologue Jacques Lazure dont une partie seulement du contenu a paru dans la dernière livraison de la revue «le Québec en bref», organe du ministère des Affaires intergouvernementales.La revue se contentait de noter que 80 p.c.des hommes et 85 p.c.des femmes «accotés» sont favorables au Parti québécois et à l\u2019indépendance du Québec.On constatera par les extraits qui suivent que ce rapport adressé au ministre Claude Morin va beaucoup plus loin que la simple constatation statistique.Le concubinage ou le concubinat, monsieur le ministre, est vieux comme le monde.C\u2019est même l'union la plus ancienne puisque plusieurs exégètes prétendent qu\u2019Adam et Eve vivaient heureux comme concubins au paradis terrestre et que Dieu en les chassant leur a ordonné de se marier pour les punir.Quoi qu\u2019il en soit, en Grèce, aucun déshonneur ne résultait d\u2019une union régulière avec une femme qu\u2019un citoyen ne pouvait épouser du fait de sa condition d\u2019esclave, ou d\u2019une union illégitime parfaitement tolérée à condition gue la concubine ne vive pas sous le même toit que la légitime.A Rome, le concubinage était une sorte de mariage «inférieur» comportant pour l'homme et la femme moins de devoirs et de contraintes que le mariage lui-même.|| est donc assez récent, monsieur le ministre, que l'Etat regarde le concubinat d\u2019un mauvais oeil.Pourquoi en est-il ainsi?Parce que les Etats cherchent de plus en plus à devenir unitaires et centralisés.Les Etats modernes en sont un exemple frappant: Etats-Unis, France, Italie, sans parler du Canada dont vous cherchez à secouer le joug fédéral.Si les hommes politiques ont d\u2019instinct frappé durement le concubinage, c\u2019est que les concubins ont toujours été conscients du principe «égalité ou indépendance» et que chacun désire être «maître chez lui».Le sondage que je viens de terminer auprès des couples non mariés du Québec le démontre de façon éclatante puisque 80 p.c.des hommes «accotés» que j'ai interrogés et 85 p.c.des femmes sont favorables à l'indépendance et sont des partisans inconditionnels du Parti québécois.Voilà, monsieur le ministre, une découverte qu\u2019on ne peut ignorer à la veille d'un référendum pour lequel vous entretenez les plus grandes craintes! Je délaisse la sociologie pour faire un peu de stratégie politique.Je suis convaincu que le Premier ministre Trudeau avait découvert la phénoménale inclination des concubins en faveur de l'indépendance alors qu'il était ministre de la Justice.Comment expliquer autrement que, dès son accession à la Justice, il n\u2019eut rien de plus pressé que rendre le divorce d\u2019une extrême facilité et à la portée de toutes les bourses?|| n\u2019ignorait pas qu'en posant le geste il donnait au Québec le pire coup de Jarnac depuis la conscription puisque le nombre des «accotés » tomba en flèche.Voilà pourquoi, deux ou trois ans plus tard, il a pu déclarer que le «séparatisme était mort».Pour aggraver encore la situation, le gouvernement québécois, dans un mouvement d\u2019'inconscience déplorable, «embellit» le mariage civil et le rendit si simple que le nombre de concubins diminua à son niveau le plus bas de toute notre histoire.Si vous voulez avoir la moindre chance de gagner le référendum que vous avez vous-même promis, monsieur le ministre, vous devez de toute urgence abolir le mariage civil \u2014 compétence indiscutable de votre gouvernement \u2014, et favoriser par tous les moyens le concubinage.Sans vouloir être mauvaise langue, puis-je vous conseiller de vous faire aider là-dessus par certains de vos collègues du cabinet qui connaissent très bien la question?Comme votre gouvernement dispose d\u2019un bon budget de publicité, pourquoi ne pas lancer une campagne faisant valoir les avantages du concubinage qui permet aux conjoints de vivre côte à côte tout en demeurant entièrement libres?Le concubinage, c'est rien d'autre que la souveraineté-association, alors que le mariage a d\u2019étranges ressemblances avec la Confédération.C\u2019est un pacte contraignant et interminable.Votre plus grande victoire d'ici au référendum serait d'amener le Premier ministre Trudeau à vivre lui-même en concubinage.N'oubliez pas, monsieur le ministre, que depuis le départ de Margaret il n'aurait qu\u2019un pas à faire pour avoir 80 p.c.de chances de devenir séparatiste! LR IE AJUSTAGE PARFAIT DENTURITE vous permet de manger n'importe quoi avec un coussin de confort.Réajustez vos dentiers temporairement en quelques minutes.Riez.parlez.éternuez même sans inquiétude.DENTURITE tout plastique n'exige pas d'application quotidienne.Il suffit de préparer le mélange et d'en mettre sur le dentier selon les instructions.Il tient solidement et confortablement jusqu'à votre prochaine visite chez le dentiste.II est facile à utiliser et à enlever.Garantie de remboursement.En vente dans toutes les pharmacies.Poste aérienne des E:U, Lancez votre collection avec le Globe Ailé, la Statue de la Liberté, l'Aigle américain, Abraham Lincoln, la Cloche de la Liberté, et beaucoup d'autres! 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Avis: Santé et Bien-être social Canada considère que le danger pour la santé croît avec l'usage éviter d'inhaler Moyenne par cigarette \u201cgoudron\u201d 12 mg, nic.0.9 mg Ib "]
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