Les affaires, 6 avril 1996, Cahier 2
[" CAHIER B_ Dominique Froment es employeurs se plai- al gnent des coûts élevés des avantages sociaux offerts à leurs employés.Cependant, s\u2019ils s\u2019en occupaient comme de leurs régimes de retraite, les avantages sociaux leur coûteraient moins cher », a affirmé Francis Lafrance, conseiller principal en avantages sociaux de Watson Wyatt.M.Lafrance pense en effet qu\u2019il est temps que les actuaires et les conseillers mandatés par les employeurs pour évaluer leurs régimes d\u2019avantages sociaux fassent une place aux professionnels de la santé, que ces régimes concernent pourtant directement.« Les actuaires et les conseillers ont toujours regardé ces régimes sous le seul angle financier.Ils analysent l\u2019évolution des coûts et font des projections de coûts futurs, mais ils sont incapables de comprendre pourquoi les employés utilisent davantage tel ou tel volet du régime.sa tarfication p pour mieux inciter les.WM so-oll a prévention pp.B23 LR! IL 6 AVRIL 1996 Les coûts de l'assurance invalidité ont doublé en 10 ans.Les troubles psychiatriques, psychologiques et nerveux temps d les avantages sociaux comme les régimes de retraite « Pour pouvoir analyser ces données sous l\u2019angle médical, il faut des spécialistes de la santé », estime M.Lafrance, dont la firme a signé des ententes avec un dentiste, une pharmacienne et des infirmières pour l\u2019aider dans cette tà- che.Lorsque les coûts des régimes d\u2019avantages sociaux s\u2019emballent, les conseillers recommandent tout simplement aux employeurs de couper : soit en augmentant la franchise à la charge des employés, soit en diminuant la part assumée par l\u2019employeur de 80 % à 70 % par exemple, soit en réduisant de deux à une le nombre de visites annuelles chez le dentiste, etc.M.Lafrance ne nie pas que ces solutions soient parfois nécessaires, mais il soutient qu\u2019il faut voir plus loin.« Au lieu de réduire le nombre de visites chez le dentiste, ont fait bondir la facture p.B5 gérer l\u2019employeur devrait peut-être s\u2019assurer que ses employés utilisent cet avantage.En effet, ceux qui ne vont pas régulièrement chez le dentiste se retrouveront après quelques années avec de gros problèmes qui lui coûteront cher.» On pourrait même penser à un programme qui serait, par exemple, moins généreux pour les employés qui négligent leurs soins dentaires.L'idée de pénaliser les em- aves problèmes parce q n\u2019ont pas profité des avantages sociaux offerts par leur employeur est plutôt innovatrice.Programmes de mieux-être Un autre exemple : si le nombre d'accidents cardio- vasculaires augmente trop, les conseillers recommanderont à l\u2019employeur de réduire sa participation pour éviter une explosion des coûts.M.Lafrance pense toutefois qu\u2019un spécialiste de la santé pourrait apporter un éclairage différent en identifiant les causes de l\u2019augmentation de ces accidents et en recommandant, par exemple, la mise sur pied d\u2019un programme de gestion du stress, d\u2019exercices physiques ou d\u2019information sur l\u2019alimentation.Par ailleurs, de plus en plus d'employeurs créent des programmes d\u2019aide aux employés (PAE).M.Lafrance trouve cette tendance encourageante, \u2018mais croit qu\u2019il est possible de LE PAIE MA P.C.INC Gestion et traitement personnalisés de vos pales Informations: Luc Guimond, Suzanne Grenier Tél: 252-4086 Fax: 252-8020 67-729 faire mieux.« Les PAE sont congus pour les situations de crise (alcoolisme, toxicomanie, etc.) et il faut chercher le plus possible a prévenir ces situations.Pour cela, les employeurs doivent mettre sur pied un comité de suivi interne, appuyé pas des spécialistes de la santé, qui fera une analyse de l\u2019utilisation des avantages - combien d\u2019antidépresseurs, de médicaments pour les maladies car- diovasculaires ?etc.- pour déceler si une problématique n\u2019est pas en train de se développer.Ils le font pour les régimes de retraite, pourquoi pas pour les régimes d\u2019avantages sociaux ?» Malheureusement, la plupart des assureurs sont incapables de fournir les informations sur l\u2019utilisation des régimes d\u2019avantages sociaux.Toutefois, des réseaux comme CAPSS, du Mouvement Desjardins, et Médirect, qui ont des ententes avec des assureurs, peuvent fournir ces statistiques aux employeurs.Il B2 LES AFFAIRES / Samedi 6 avril 1996 Dominique a Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST) réformera sa tarification pour inciter les PME à faire plus de prévention.C\u2019est l\u2019annonce qu\u2019a faite au journal LES AFFAIRES Pierre Shedleur, président EST PLUS FACILE QUE JAMAIS D'OFFRIR À UN GROUPE UN RÉGIME D'ASSURANCE COMPLET, SACHEZ TIRER PARTI DE CROWN de Choix.(4778 Special du conseil et chef de la direction de l\u2019organisme.Cette réforme touchera aussi les grandes entreprises, mais elle aura plus d\u2019effet sur les PME.Avant de parler de cette ré- CrowN de Choix COMPORTE UNE GAMME COMPLÈTE DE GARANTIES ADAPTABLES AUX BESOINS DE TOUT GROUPE DE 50 PERSONNES OU PLUS.GRÂCE À UN ÉQUIPEMENT INFORMATIQUE À LA FINE POINTE DE LA TECHNOLOGIE, VOTRE REPRÉSENTANT DE LA COLLECTIVE DE CROWNVIE EST EN MESURE D'ÉTABLIR UN PROJET D'ASSURANCE EN CINQ JOURS SEULEMENT.DE PLUS, TOUS LES CONTRATS ET TOUS LES LIVRETS CROWN de Choix SONT ÉMIS AUTOMATIQUEMENT DÈS LA MISE EN PLACE DE VOTRE RÉGIME.Régimes collectifs c La CSST réformera sa tarification pour inciter les PME à la prévention forme, il peut être bon de rappeler qu\u2019il existe trois types de tarification à la CSST.Le premier, le régime rétrospectif, vise quelque 500 grandes entreprises québécoises ver- (514) 282-1900 : HALIFAX ; (902) 4220712 (416) 733-5021.VANCOUVER .; (604) 682-1484 sant plus de 440 000 $ de cotisations annuellement à la CSST.Le principe général du régime rétrospectif veut que chacune de ces entreprises soit EDMONTON © (403) 424-3005 \u201c (403) 269-6126 \u2018REGINA ~~ © \u2014 assez solide pour s\u2019auto-assu- rer, c\u2019est-à-dire assumer ses propres risques.Dans leur cas, la négligence ou la prévention a des conséquences directes sur leurs cotisations à la CSST.Le deuxième type de tarification est le taux personnalisé; il s\u2019adresse à environ 10 000 entreprises de taille moyenne versant de 14 000 à 440 000 $ de cotisations à la CSST.Ces entreprises ne pouvant assumer seules le risque, celui-ci est partiellement réparti entre toutes les entreprises de ce groupe.La bonne ou la mauvaise performance de chacune de ces entreprises en matière de santé et de sécurité a donc un effet sur les cotisations du groupe et, par conséquent, sur les siennes, mais cet effet est atténué en comparaison du régime rétrospectif.Le troisième type de tarification est le taux de l'unité.Il regroupe dans un même groupe quelque 160 000 petites entreprises versant moins de 14 000 $ de cotisations à la CSST.Ces entreprises étant financièrement fragiles, le risque est totalement réparti entre toutes, si bien que, individuellement, il n\u2019y a aucun incitatif à la prévention.Une tarification plus réactive Pour ce qui est du régime rétrospectif, la réforme se fera au niveau du facteur de chargement.Ce facteur sert à multiplier les coûts passés des lésions professionnelles pour en prévoir les coûts futurs.Or, il n\u2019y a qu\u2019un seul facteur de chargement pour tous les types de lésions, ce qui ne rend pas compte de la réalité, certains étant plus longs à guérir que d\u2019autres.« Nous allons adopter un système à plusieurs facteurs de chargement pour tenir compte des différents types de lésions et rendre ainsi le système plus équitable, a expliqué M.Shedleur.Déjà puissant, l\u2019incitatif à la prévention pour les grandes entreprises le deviendra encore plus.» Quant aux moyennes entreprises (taux personnalisé), la CSST modifiera sa tarification pour la rendre plus réactive et inciter davantage à la prévention.La formule n\u2019est pas encore arrêtée, mais il est certain que les entreprises négligentes verront leurs cotisations augmenter.Les petites entreprises, elles, seront rassemblées par petits groupes de 10, 25 ou 50.Les cotisations à la CSST seront établies en fonction de la performance du groupe, de sorte que la négligence ou la diligence d\u2019une entreprise aura un effet sur les cotisations des autres.On compte sur le fait que les entreprises prévoyantes feront des pressions sur les négligentes pour -> i eee DRE are pou prete memrat WE ated Pr eT I ond) ee Crim As 7 J A RUE ne EE =e | LES AFFAIRES / Samedi 6 avril 1996 B3 PES pes qu\u2019elles s'amendent.La nouvelle tarification doit d\u2019abord faire l\u2019objet de consultations avec le Conseil du patronat du Québec et d\u2019un projet de loi par la suite, Selon M.Shedleur, elle devrait entrer en vigueur en 1997 pour les grandes entreprises, en 1997 ou 1998 pour les moyennes et en 1998 pour les petites.Décisions rendues en moins d\u2019un an Appelé au chevet de la CSST en 1993 - l'organisme s\u2019acheminait vers une faillite technique - M.Shedleur a incontestablement réussi à la redresser.Son taux de capitalisation a grimpé depuis de 54 % à 65 %, sa dette accumulée a reculé de 3,5 à 2,8 milliards de dollars, le taux de cotisation est passé de 2,75 $ à 2,52 $ et l\u2019organisme vient de déclarer un deuxième surplus annuel consécutif (65,6 M$).« Nous avons parcouru les deux tiers du chemin, mais il nous reste encore beaucoup de travail à effectuer », a précisé M.Shedleur, qui attribue à ses employés la grosse part du succès de l\u2019opération.Parmi les tâches à venir, le président du conseil de la CSST a indiqué la consolidation des services de réparation (réadaptation, médical et indemnisation).Il n\u2019y a pas assez de travailleurs qui retournent au travail après un accident, ou ils n\u2019y retournent pas assez vite, surtout dans les PME.En plus de la nouvelle tarification qui incitera davantage à la responsabilisation, M.Shedleur veut travailler plus étroitement avec les dirigeants de PME pour faire en sorte que la réadaptation fonctionne mieux.La déjudiciarisation est aussi au coeur des préoccupations de M.Shedleur.Présentement, un délai de trois ans peut être nécessaire pour trancher s\u2019il s\u2019agit ou non d\u2019un accident du travail.« C\u2019est un délai inhumain et sans aucun sens, pour les employeurs comme pour les travailleurs », estime M.Shedleur.C\u2019est pourquoi la CSST a présenté au gouvernement un projet qui ferait en sorte que les décisions d'ordre médical TO: Jean-Guy Paradis.LES AFFAIRES IE Pierre Shedleur : « ll reste le tiers du travail à faire pour terminer le redressement de la CSST.» $ seraient rendues en moins de trois mois et les autres décisions, en moins d\u2019un an.Ce système ferait économiser de 20 à 40 M$ par année aux employeurs, sans rien enlever aux travailleurs.Mathias Rioux, ministre du Travail, duquel dépend la CSST, a déjà approuvé ce projet, mais Paul Bégin, ministre de la Justice, voudrait plutôt réformer tous les tribunaux administratifs.Étendre les comités de santé M.Shedleur veut de plus renforcer la prévention- inspection en mettant de côté l\u2019approche coercitive traditionnelle pour en adopter une de conciliation.On tentera de convaincre les employeurs des avantages de la prévention et de les soutenir concrètement dans cette voie.La CSST ne recourra à l\u2019approche coercitive qu\u2019en dernier recours.Un autre objectif est d\u2019étendre à toutes les entreprises l\u2019obligation de poser des gestes concrets en matière de santé et de sécurité du travail.Présentement, les entreprises sont divisées en six groupes, allant du risque le plus élevé au plus faible.Seules les entreprises des deux groupes les plus à risque sont obligées de mettre sur pied un comité de santé et de sécurité du travail.de nommer un représentant en prévention et d\u2019avoir un programme de santé et un autre de prévention, La CSST est en train d'élaborer un plan semblable, mais plus souple, qui serait mis en application dans les entreprises des quatre groupes les moins à risque.De plus, M.Shedleur prévoit implanter, au début de 1997, une nouvelle approche client pour offrir de meilleurs services aux employeurs.Enfin, la CSST à octroyé un contrat au consortium formé de la Banque Nationale, du Mouvement Desjardins et de Bell Canada pour se faire construire une autoroute de l'information qui augmentera son efficacité.M.Shedleur prévoit que de 15 à 20 % des transactions de la CSST transiteront sur cette autoroute au début de 1997.M / Side choix d'un reorme collect pour vos employés reflète Vos valeurs d'entreprise @ Respect @ Vision i @ Intégrité \u2026 ous sommes les gens que vous recherchez ; Les régimes collectifs de Midland Walwyn offrent bien plus qu\u2019une simple caisse de retraite.Chez Midland Walwyn, nos conseillers s'assurent que chacun des cotisants soit titulaire d'un portefeuille autogéré et qu'il puisse planifier sa retraite selon ses besoins.CHAQUE EMPLOYÉ EST UN CLIENT | ee is\u201d mia re NA = ge MIDLAND WALWYN LE SENS DES VALEURS \u201cBLUE CHIP» M MCLe sens des valeurs «blue chips» est une marque de commerce de Capital Midland Walwin inc.| Québec Montréal - (418) 523-2100 (514) 845-6231 \u201cToronto \u201c Hämilton.Edmonton Calgary: vancouver B4 LES AFFAIRES / Samedi 6 avril 1996 \u201cPierre uels effets auront le virage ambulatoire enclenché par le gouvernement de même que la mise en place en 1997 d\u2019un régime universel d'assurance médicaments sur les coûts et la couverture des régimes collectifs d'assurance maladie ?« On ne connaît pas encore peut s'attendre à un certain bouleversement », a répondu Normand Gendron, conseiller de la firme Towers Perrin.Il y aurait actuellement au Québec entre | M et 1,5 M de l\u2019impact véritable, mais on personnes ne bénéficiant d\u2019aucune protection d\u2019assurance médicaments.Or, le gouvernement vient d\u2019annoncer la mise en place d\u2019un régime universel d'assurance médicaments qui offrira une protection de base adéquate à toute la population dès 1997.Si le financement se fait par cotisation, ce sont donc les entreprises et les employés qui absorberont la note.Aussi, les entreprises qui offrent un régime collectif d\u2019assurance maladie pourraient-elles décider d\u2019en exclure la portion dévolue aux médicaments ou, encore, d\u2019offrir une assurance complémentaire au régime universel.prochain millénaire.Être le fournisseur de services et de produits d'assurances et de rentes collectives le plus important, voilà l'objectif de l'Assurance vie Desjardins- -Laurentienné.Pour ce faire, nous ous offrons la garantie d'un service.personnalisé de qualité ; nos engagements.vous servir.4 Montréal: Vous | pouvez nous joindre a.285-7880 ou 1 800 363- 3072 838-3940 ou 1 800 531-5488 (UN Les médicaments représentent environ les deux tiers des réclamations dans un régime d'assurance maladie.Pour les assureurs, l\u2019avènement d\u2019un régime universel pourrait donc être synonyme d\u2019une diminution du volume de réclamations et, par conséquent, des revenus.Cette baisse pourrait toutefois être en partie compensée par les effets du virage ambulatoire.En effet, dans la mesure où les malades obtiennent congé de l\u2019hôpital plus rapidement, ceux-ci doivent donc payer les médicaments qui étaient alors couverts par le régime d'assurance maladie et, s\u2019il y a lieu, réclamer ous désirez une compagnie qui s\u2019engage à vous servir, à vous aider et à satisfaire vos besoins?Vous pouvez compter sur les valeurs solides de l\u2019Assurance vie Desjardins-Laurentienne, compagnie issue du regroupement de l\u2019Assurance-vie Desjardins et de la Laurentienne Vie et qui, avec une vision redéfinie, un nouveau nom et une extrême solidité financière, est fin prête à L'Assurance vie Desjardins- -Laurentienne est de loin ie chef de file dans le domaine des assurances de personnes au Québec et elle se classe parmi les principaux assureurs au Canada.- Notre équipe est en mesure de répondre immédiatement à vos besoins et de prendre rapidement-les- décisions que vous exigez d'elle.Cette équipe s\u2019est donné comme objectif de-se dépasser pour mieux Assurance vie .Desjardins-Laurentienne Régimes collectifs \u20ac Bouleversements en vue dans l'assurance maladie collective entrer dans le du- rëspect constant de leur remboursement dans le cadre du régime collectif.Les assureurs demandent quel sera alors l\u2019état du marché au moment où on parle de plus en plus de chirurgies d\u2019un jour, de réduction du nombre de lits dans les établissements de santé, et au moment où une gamme de services qui s\u2019adressaient autrefois aux malades hospitalisés sont maintenant offerts à l\u2019externe.« II est encore difficile de déterminer la nouvelle demande en matiére d\u2019 assurance maladie, mais les assureurs seront préts a y répondre », a précisé André Simard.directeur des ventes et du marke- © Sy rt tit aider Soi-même\u201d PHOTO: Jean-Guy Paradis.LES AFFAIRES ting en assurance collective à la SSQ-VIE, en constatant que le désengagement de l\u2019E- tat continue à avoir des effets sur les régimes collectifs.40 % des revenus de primes Un régime type d'assurance maladie comprend généralement la couverture des frais de médicaments, d\u2019hospitalisation non couverts par la Régie de l\u2019assurance-maladie du Québec (chambre privée ou semi-privée), ainsi que des frais médicaux engagés hors du pays ou encore auprès de professionnels comme les psychologues, physiothéra- peutes ou chiropraticiens.Les soins de la vue et dentaires y sont parfois intégrés.Ayant fait l\u2019objet des hausses les plus considérables ces dernières années, les régimes d'assurance maladie ont donc été les plus visés dans le cadre de la révision des régimes d'assurance collective.Malgré cette remise en question, i) semble y avoir eu très peu de changements significatifs.« On se retrouve avec des employeurs qui pourraient Être incités à apporter des modifications à leur couverture d'assurance maladie, mais qui se disent peu enclins à le faire, parce qu\u2019il y a toujours une certaine résistance aux changements, mais aussi parce que plusieurs ne veulent pas causer d\u2019insatisfaction auprès de leur personnel ».a expliqué M.Simard.La SSQ-VIE, qui tire 40 % des revenus de primes d\u2019assurance collective de l\u2019assurance maladie, procédait l\u2019an dernier à un sondage auprès des responsables de régimes collectifs d'environ 400 entreprises québécoises.Or.75 % d\u2019entre eux considèrent que les coûts de la couverture d'assurance maladie sont bien contrôlés, bien qu\u2019un certain nombre d'entreprises les jugent trop élevés, Les modifications les plus significatives seront don possiblement effectuées par les quelque 15 % d'\u2019employeurs qui estiment que les coûts sont à la fois trop élevés et hors de contrôle.Ces derniers envisagent généralement l'implantation de régi- HE Normand Gendron, de Towers Perrin : « On peut s'attendre à un certain bouleversement.» mes flexibles.En ce qui concerne la question des franchises, une minorité d\u2019employeurs l'ont augmentée ou pensent le faire.de sorte que le niveau des franchises s'appliquant aux régimes d\u2019assurance maladie demeurera relativement bas d'ici à la fin de 1996.On estime que 97 % des franchises individuelles et 88 % des franchises familtales sont inférieures à 100 $.Afin de contenir la hausse constante des coûts pour les médicaments, les employeurs se retrouvent généralement devant différentes options : passer de la clause large, remboursant tous les médicaments prescrits, à une clause plus restrictive, favoriser les médicaments génériques ou.encore, se servir des cartes de paiement pour mieux contrôler l\u2019utilisation.Or, si certaines entreprises ont déjà eu recours à certaines de ces options, il semble encore que peu d'entre elles envisagent d'apporter des modifications substantielles.De plus, elles attendront sûrement la décision du gouvernement en ce qui à trait au régime universel d'assurance médicaments avant de bouger.En fait, la tendance observée dernièrement semble démontrer que les entreprises ont décidé de s'attaquer à la demande des soins de santé plutôt qu\u2019à l'offre.« Un nombre croissant d\u2019entreprises mettent en place des régimes de mieux-être visant l\u2019éducation des employés et leur remise en forme.La prévention vise à réduire l'utilisation des régimes d'assurance collective ainsi que l\u2019absentéisme », a dit M.Simard.Ce dernier estime que les assureurs ne devraient pas cesser d'offrir des moyens de mieux contrôler les coûts des régimes d'assurance maladie.A cet égard, on affirme que des outils comme CAPSS.DENTAIDE et la coassurance à palier s'avèrent de bons outils de contrôle et de rationalisation des coûts.= OS MS EE SORA Lieve Cragin d hme re = fimo \u2018Dominique Froment es coûts de l\u2019assurance « invalidité de longue durée collective sont passés, en 10 ans, de 0,6 % des salaires bruts des travailleurs a plus de 1 % », a affirmé Jean-Guy Côté, associé de Sobeco Ernst & Young.Selon les entreprises, ces coûts peuvent être assumés entièrement par l'employeur ou partagés entre ce dernier et ses employés.Plus de 80 % des entreprises de 50 employés et plus possèdent un tel régime.«Il y a 10 ans, cing travailleurs sur 1 000 recevaient des prestations d\u2019invalidité de longue durée, contre presque huit maintenant », a précisé Marcel Poitras, directeur, assurance collective, de Sobeco.Pourtant, la médecine étant plus efficace, les travailleurs s\u2019absentent moins souvent et moins longtemps pour des problèmes physiques.Ce sont les troubles psychiatriques, psychologiques et nerveux qui ont fait bondir la facture.De 1989 à 1994 seulement, les troubles psychiatriques ont augmenté de 315 %, selon les statistiques de la compagnie d\u2019assurance SunLife du Canada.Au cours de cette période, le syndrome de la fatigue chronique a connu une hausse de 450 %, contre seulement 20 % pour les troubles cardiaques.En 1995, 27 % des demandes de prestations ont eu pour cause des troubles psychiatriques, psychologiques ou nerveux.La clause d'occupation propre La presque totalité des employeurs offrent des régimes d'invalidité de courte durée.Les prestations sont généralement versées après trois à sept jours d\u2019invalidité (délai de carence) durant une période de 15 à 26 semaines.Dans le cas des régimes à court terme, l\u2019employeur n\u2019est généralement pas assuré; il assume lui-même le risque.Par contre, lorsque ce régime s\u2019accompagne d\u2019une protection à long terme, qui va de la fin de la protection à court terme (15 à 26 semaines) à la retraite, l'employeur s\u2019assure auprès d\u2019un assureur.En général, le volet court terme des régimes verse de 70 à 85 % du salaire brut à l'employé et de 67 à 75 % pour la protection à long terme.Moins du tiers des régimes sont indexés (les prestations) au coût de la vie.Dans le cadre du régime de protection à court terme, les déductions usuelles (assurance collective, régime de rentes privé, etc.) doivent être acquittées par l\u2019employé touchant des prestations.Par contre, plus aucune déduction ne devient exigible lorsqu'il bénéficie du régime à long terme.À moins que l\u2019employé ne paie 100 % des primes, les prestations d\u2019assurance invalidité sont imposables.La définition d'invalidité peut avoir un effet important sur le coût d\u2019un régime.On pense ici, notamment, à la notion d\u2019occupation propre, c\u2019est-à-dire la période pendant laquelle l\u2019employeur ne peut demander à son employé de faire un autre travail que le sien.Cette période peut varier de 24 à 60 mois et une clause d'occupation propre de 60 mois peut coûter de 10 à > Régimes collectifs Les coûts de l'assurance invalidité collective ont doublé en 10 ans Calver, Speer, 15 % de plus à l'employeur qu\u2019une de 24 mois.Après cette période d'occupation propre, l'employeur peut demander à son employé d'exercer d\u2019autres fonctions compatibles avec ses compétences, à condition que ce nouveau travail paie au moins 70 à 75 % du salaire d\u2019avant l\u2019accident ou la maladie.Miser sur la réadaptation « Le vieillissement de la population, le fait que la médecine sauve maintenant des gens qui décédaient autrefois et l'apparition de nouvelles maladies font que les coûts de l\u2019assurance invalidité augmentent plus vite que ceux de l\u2019assurance vie », a souligné M.Poitras.Justement, pour éviter que ces coûts n\u2019augmentent trop vite, il n'y a pas de mystère.Il faut faire de la prévention, LES AFFAIRES / Samedi 6 avril 1996 BS notamment en mettant sur pied un programme d'aide aux employés (PAE), et attacher beaucoup d'importance à la réadaptation des travailleurs invalides.Les statistiques démontrent en effet qu'après six mois d\u2019invalidité, les possibilités de retour au travail sont de 50 %, mais chutent à 15 % après 12 mois d'invalidité.Le régime peut aussi prévoir que si l'employé revient au travail à temps partiel, disons deux jours par semaine, ses prestations ne seront réduites que de 50 % du salaire qu'il touchera pour ses deux jours de travail.Comme cela, il sera plus avantageux pour lui de recommencer à travailler.L'employeur doit aussi intégrer son régime aux régimes publics, comme ceux de la Régie des rentes du Québec, de la Commission de la santé et de la sécurité du travail et de la Société de l\u2019as- surance automobile du Québec.En d\u2019autres termes, le régime de l\u2019employeur doit seulement verser la différence entre ce que versent les régimes publics et 70 à 75 % du salaire brut de l'employé.Parce que si le régime de l'employeur s'ajoutait aux régimes publics, il serait nettement plus avantageux pour le travailleur de rester a la maison.« Un bon régime d'assurance salaire doit faire en sorte qu'il soit plus payant pour l'employé de retourner au travail », à tenu à préciser M.Côté.Finalement.comme de plus en plus de régimes de retraite prévoient la possibilité d'une retraite anticipée sans réduction de rente, les régimes d'assurance invalidité des employeurs devraient pouvoir cesser de verser des prestations lorsque l'employé devient admissible à une retraite anticipée non réduite, M Offrez le meilleur régime d\u2019épargne-retraite.Avec l'importance accordée à la planification de la retraite et l\u2019'assèchement des fonds de pension de l'État, les régimes de retraite sont devenus l'outil privilégié de gestion du personnel.Spécialiste de la retraite, Trust Prêt et Revenu offre depuis plus de 30 ans plusieurs régimes collectifs d'épargne dont le REER collectif et le tout nouveau Régime de retraite simplifié.Ces services représentent une part significative de nos deux milliards d'actifs sous gestion.Les avantages pour votre entreprise » l'administration complète, sans frais, par Trust Prêt et Revenu - la flexibilité pour répondre aux besoins de vos employés: - les montants peuvent être réajustés - le choix 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associé principal de Martineau Pro- vencher.Cette question est intéressante compte tenu que les régimes à prestations déterminées ont toujours été considérés comme le nec plus ultra des régimes de retraite d'employeurs.Les régimes à pres- ~~ Les régimes à prestations déterminées privilégient les travailleurs plus âges C\u2019est en partie en réponse aux besoins des travailleurs plus mobiles que les régimes hybrides sont arrivés sur le marché il y a quelques années tations déterminées sont un pur produit du baby boom.Ils ont été conçus sur mesure pour les travailleurs qui gardaient le même emploi toute leur vie.Or, cela est de moins en moins le cas aujourd\u2019hui.Ce qu\u2019il faut comprendre dans le cas des régimes à prestations déterminées, c\u2019est que la cotisation de l\u2019employeur n\u2019est pas attribuée personnellement à chaque employé.Elle est le résultat de calculs actuariels complexes qui tiennent compte de tous les employés, des plus jeunes aux plus âgés.Par conséquent, une contribution de l\u2019employeur de 3 % de la masse salariale pour une année donnée ne veut pas dire que la valeur de la participation de chaque employé augmentera de 3 % de son salaire cette année-là.Une contribution moyenne de l'employeur de 3 % de sa masse salariale peut vouloir dire que 1 % ira aux employés les plus jeunes et 5 % aux plus vieux.Pas pour les jounes travallleurs Les employés qui quittent leur employeur en début de carrière le font donc avant Un seul nom en tête! plus de gens pensent à nous en | hésite * rémunération et ressources humaines ; * gestion de risques ; * technologie.Et nous faisons tout pour demeurer en tête.El! SOBECO ERNST & YOUNG En tête! Montréal : (514) 878-9090 Québec: (418) 529-4536 Montréal « Québec + Toronto » Calgary » Fredericton + Halifax d Btonnant! Nos clients recommandent :Sobeco Ernst & Young pour reconnues en : intages sociaux ; Régimes collectifs C PHOTO: Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES d\u2019avoir pu profiter de ses contributions plus élevées.Cette situation tend à démontrer que, bien que généreux, les régimes à prestations déterminées ne répondent peut- être pas aux besoins des jeunes travailleurs qui changent régulièrement d'emploi en début de carrière.Par contre, dans le cas d\u2019un régime à cotisations déterminées, l'employé recevra la cotisation de l'employeur versée à son nom, de même que les intérêts accumulés, peu importe quand il quittera son employeur.Par conséquent, un travailleur changeant d\u2019emploi régulièrement recevra des prestations de retraite plus élevées si tous ses employeurs offrent un régime à cotisations déterminées que s\u2019ils ont un régime à prestations déterminées équivalent.Travailleurs plus mobiles Toutefois, le régime à pres- EH Antoine Ponce : « Les rentes achetées avec des régimes de retraite doivent être réversibles au conjoint à au moins 60 %.» tations déterminées est souvent plus avantageux pour les employés qui prendront leur retraite après plusieurs années de service pour le compte de > « Aux États-Unis, 40 % des cotisations aux régimes de retraite à cotisations déterminées sont versées dans des fonds mutuels, comparativement à moins de 5 % au Canada, a fait observer François Beauregard, directeur des services collectifs et de la planification fi- nanciére de Midland Wal- wyn.Il est certain que la tendance américaine vase répandre chez nous.» Au début des années 1980, les employeurs américains ont commencé à offrir la possibilité à leurs employés de verser leurs cotisations à leur régime de retraite dans des fonds gérés par des institutions financières choisies.Cette initiative a entraîné des poursuites contre des Les régimes de retraite font de plus en plus appel aux fonds mutuels employeurs de la part de travailleurs qui estimaient que les rendements obtenus par ces fonds institutionnels avaient été trop faibles.En réaction à ces poursuites, des employeurs ont commencé à offrir à leurs employés de verser leurs cotisations dans des fonds mutuels faisant partie de grandes familles de fonds, comme celles qui s\u2019annoncent régulièrement dans les journaux et à la télévision.Cette tendance, très marquée aux États-Unis, n\u2019est pas encore perceptible au Canada, mais ce n\u2019est qu\u2019une question de temps, prévoit M.Beauregard.Aux Etats-Unis, des firmes ont répondu à cette nouvelle demande en donnant accès à plusieurs familles de fonds, en plus d\u2019offrir des services- conseils aux employés.Au Canada, M.Beauregard a affirmé que Midland Walwyn est la seule à offrir l\u2019équivalent.« Les courtiers en valeurs mobilières peuvent vendre des régimes enregistrés d\u2019épargne-retraite (REER) collectifs, mais pas de régimes de retraite à cotisations déterminées, a-t-il précisé.« Les assureurs, pour leur part, offrent des régimes à cotisations déterminées, mais le nombre de fonds disponibles est limité.De plus, ils ne conseillent pas les travailleurs, mais mettent plutôt à leur disposition un service téléphonique centralisé (1-800).» (DF) B MARTINEAU PROVENCHEI Membre de NORACS + Affilié à EURACS Services d'ectuariat-conseil CONSEIL ET VISIC \u201c= \u201cMONTRÉAL |\" ; dat 1514) 861-0626 Auris i 6 -la- rse di- ali- mi ea So Sp C Johanne de Luca ciaux comme de la mode : de la générosité en période de vaches grasses, on passe à la rationalisation en période de vaches maigres.Employeurs, employés et assureurs travaillent main dans la main pour mieux faire passer la pilule.Parmi tous les avantages sociaux proposés par les employeurs, ce sont surtout les régimes d'assurance maladie qui retiennent l'attention.Ils sont remis en question, sous l\u2019influence de divers facteurs.Marcel Gagné, vice-prési- dent-directeur général, assurances et rentes collectives à L\u2019Industrielle-Alliance, a précisé que « nous attendons le détail des recommandations que Claude Caston- guay a soumises au ministre Rochon quant à un régime universel d\u2019assurance médicaments, ainsi que des précisions sur le virage ambulatoire ».| en va des avantages so- de Paul Revere.san Paul Revere Compagnie d\u2019assurance-vie @ Il s\u2019agit de réagir à la nouvelle réalité en assurant un bon contrôle des coûts, a expliqué M.Gagné.« Plutôt que de couper, les employeurs tentent de responsabiliser leurs employés en matière d'avantages sociaux, a affirmé Jacques Hébert, vice-président de MLH + A, actuaires et conseillers.Ils leur demandent, par exemple, de choisir des médicaments génériques au lieu de produits d\u2019origine.» Effectivement, L'Industriel- le-Alliance, outre des notions de franchise et de coassurance, insiste sur la gestion des produits.« Lorsqu'ils existent, nous remboursons des produits génériques plutôt que des produits d\u2019origine », à indiqué M.Gagné.Le coût des prestations, dans le secteur de la santé, a pratiquement doublé en cinq ans, et la capacité de payer des employeurs est limitée.La tendance est donc à la rationalisation et à une gestion plus efficace des ressources financières.Partez gagnant avec Paul Revere ! Est-ce que votre programme d'avantages sociaux vous ralentit ?Prenez une mesure d'avance avec les produits et services novateurs Une gamme complète de garanties d'assurance collective.Des services exhaustifs de gestion de l'invalidité, notamment : e Première consultation gratuite en gestion de l'invalidité e Consultation en indemnisation pour invalidité de courte durée « Programme exclusif de contrôle de l'absentéisme e Programmes de véritable intervention rapide et de prévention Possibilité de contrats de services administratifs (ASO), comportant des innovations à la fine pointe de la technologie, tant sur le plan de la gestion et que de l'établissement des relevés.Pour de plus amples renseignements sur les produits et services de Paul Revere, veuillez communiquer avec le bureau de la Collective Paul Revere de votre région: An Montréal (514) 849-9420 « Toronto (416) 733-1375 Ontario S.-O.(519) 679-9590 + Edmonton (403) 428-0736 Calgary (403) 262-4659 - Vancouver (604) 682-9541 L'approche est de moins en moins paternaliste.Elle cible beaucoup plus les besoins des groupes.Les assureurs doivent donc faire preuve d\u2019imagination.« Depuis que les avantages sont imposables, les employés ont pris conscience des coûts, a expliqué M.Hé- bert.On assiste toujours à l\u2019élimination des chevauchements.Les gens commencent tranquillement à changer leurs régimes.Par exemple, dans un couple, un conjoint prend un contrat familial et l\u2019autre, un contrat individuel.« Aujourd\u2019hui, l\u2019assureur peut permettre à un employé de ne pas prendre d\u2019assurance maladie, même si la participation est obligatoire, si ce dernier peut prouver que son conjoint détient une assurance familiale ailleurs.» C\u2019est d\u2019ailleurs ce qu'a confirmé M.Gagné.« De plus en plus, les régimes vont se personnaliser pour que les employés puissent choisir une protection mieux adaptée à leurs besoins.I] y a quelques > Régimes collectifs Les avantages sociaux sous l'influence du contexte social années, nous avions introduit les régimes modulaires, mais il faudra proposer des régimes encore plus souples.Le défi sera de garder une vision collective, surtout aux fins de tarification, tout en adaptant l'offre de services aux besoins des assurés.» Les grandes entreprises se penchent de plus en plus sur les régimes flexibles.Les employés peuvent choisir entre plusieurs modules.Le choix est encore limité, mais il permet à l'employé d\u2019adapter la protection à ses besoins.« Un célibataire de 20 ans n'aura pas les mêmes besoins qu\u2019un chef de famille de 35 ans », a dit M.Hébert.Pour ce qui est des programmes d'invalidité, les employeurs qui, dans les années 1970-1980, offraient des programmes très généreux, reviennent à des notions plus réalistes.Et, de plus en plus, ils essaient de faire participer les employés aux coûts de ces avantages.Récemment, plusieurs projets de modification des rè- LES AFFAIRES / Samedi 6 avril 1996 B15 \" gles applicables à la discrimination ont été soumis.« Dans le cas des avantages sociaux, on introduisait la notion de conjoint de même sexe, ce qui pose un certain nombre de problèmes de corrélation entre la législation sociale et la législation fiscale », a expliqué M.Gagné.La encore, tout n\u2019est pas réglé et de nombreuses discussions s'imposent.Tous ces éléments peuvent avoir des incidences sur l\u2019analyse du risque, donc des coûts.« C'est un aspect à ne pas négliger.Chaque nouveau service se traduit par des coûts supplémentaires.Et, lorsque les gens regardent de plus près à la dépense, il est parfois difficile de faire des choix.» a EH Marcel Gagné : « Le défi sera de garder une vision collective, surtout aux fins de tarifl- cation, tout en adaptant l'offre de services aux besoins des assurés.» Enfin.selon M.Hébert.les assureurs, les employeurs et les consultants travaillent beaucoup plus en partenariat qu'avant.« On parle beaucoup de collaboration.Avant, les employeurs lançaient un appel d'offres tous les trois ou quatre ans.Aujourd'hui, il peut s'écouler 15 ans avant qu'ils ne lancent un nouvel appel d'offres.Ce qu'ils recherchent, c\u2019est la confiance.une entente à long terme.» Wl | SOYEZ DES Cherchez-vous un nouvel avantage social à accorder à vos employés?Si votre corporation compte plus de 500 personnes, communiquez avec nous dès aujourd'hui, « B16 LES AFFAIRES / Samedi 6 avril 1996 UN OR) Les PAE : une nouvelle mission sociale isabelle Chassin haque année, de 10 a 15 % des employés d\u2019une entreprise éprouvent des problèmes personnels profonds.Résultat : absentéisme, accidents de travail, productivité affaiblie, augmentation des primes d'invalidité.par l\u2019employeur pour répondre à ces difficultés spécifiques, devient de plus en plus populaire au sein des entreprises.Une difficulté qui peut paraître insurmontable crée un stress.En offrant aux employés la possibilité d'en parler à des spécialistes extérieurs à l\u2019entreprise, on leur ouvre une porte de secours.Généralement en quelques Le programme d\u2019aide aux employés (PAE), mis en place séances, l\u2019employé devrait être en mesure de gérer de nouveau son quotidien et être motivé par son travail.« On estime que les employés ayant des problèmes personnels sont 37,5 % moins productifs que ceux qui n\u2019en ont pas, a fait observer Francine Clermont, vice-présidente, Québec, des Consultants Shepell.« Nous avons constaté Régimes collectifs c BB Francine Clermont : « Nous avons constaté qu'avec les meilleurs fournisseurs de services d'aide aux employés, environ 90 % des cas peuvent être corrigés par le counselling.» qu\u2019avec les meilleurs fournisseurs de services d\u2019aide aux employés, environ 90 % des cas peuvent être corrigés par le counselling.Si le nombre d\u2019heures autorisées dans le plan ne suffit pas à régler ses difficultés, l\u2019employé sera référé à une autre personne, mais à ses frais.» Les Consultants Shepell, pionniers dans le domaine, PHOTO: Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES Voici les services de gestion Il existe bien des façons d'économiser sur les soins de santé.Par exemple, réduire la liste des médicaments admissibles en vertu de la couverture ou la portion remboursable des coûts des soins médicaux.Le temps est venu de regarder l\u2019ensemble des soins de santé.Une gestion efficace des soins médicaux, c\u2019est d'abord l'attention portée aux gens, et pas seulement aux médicaments ou congés de maladie.Aetna croit que les salariés peuvent jouer un rôle de premier plan dans la réduction des coûts en apprenant à contrôler leurs exigences envers le programme.C'est pourquoi Aetna a créé les services de gestion des soins médicaux, un réseau de gestion des coûts qui fonctionne de trois façons.a EM cies 8 PAS sus né LES SOINS MÉDICAUX BIEN PLUS QUE DES MÉDICAMENTS.des soins médicaux d'Aetna.Premièrement, nos Services d\u2019information identifient les éléments de soins médicaux à haut risque.Deuxièmement, nos Services cliniques aident les salariés à faire face à leurs problèmes individuels de santé.Troisièmement, les Services spécialisés d'Aetna contribuent à réduire les risques qui peuvent mener à des maladies ou blessures coûteuses.Aetna croit que pour trouver des solutions réalistes, il ne suffit pas de soigner les maladies, mais plutôt débuter par une meilleure santé.Contactez-nous.En matière de gestion améliorée de votre régime de soins médicaux, nous en connaissons les éléments importants et la façon de vous offrir la meilleure valeur dès la première fois.Services en avantages sociaux sont spécialisés en services de PAE.La firme compte actuellement 750 clients au pays.Confidentialité L'intérêt d\u2019un tel programme tient au caractère confidentiel des services offerts.L'employeur ne reçoit des gestionnaires du PAE que des statistiques.En cas de vérification des livres du programme d\u2019aide, les dossiers du personnel ne sont désignés que par des numéros.Selon la nature du programme retenu, les employés peuvent consulter des spécialistes pour des problèmes d\u2019alcoolisme, de toxicomanie, de stress, des difficultés juridiques et financières, d\u2019orientation de carrière, de problèmes familiaux ou d\u2019événements traumatisants.Ils bénéficient d\u2019une consultation qui peut varier entre cinq et 12 séances par année.Pour accéder au programme, l\u2019employé compose un numéro 800 anonyme.En tout temps, tous les jours de l\u2019année, il peut entrer directement en contact avec un conseiller qui le dirige vers le spécialiste compétent.Dans certains cas, les membres de la famille de l\u2019employé peuvent profiter du service.En moyenne annuelle, de 6 à 8 % des employés utilisent le programme PAE.Parmi les motifs d'utilisation du programme, les préoccupations liées au travail ne représentent que 8 %, alors que les problèmes familiaux et personnels représentent respectivement 37 % et 23 % des demandes d\u2019aide.Le stress accapare 17 % des consultations.Viennent ensuite les problèmes juridiques et financiers et les problèmes médicaux et de dépendance.Rentabilité Si les PAE ne coûtent rien à l\u2019employé, il n\u2019en va pas de même pour l\u2019entreprise.Bien qu\u2019ils soient exploités depuis une quinzaine d'années, il y a peu d'études sur les économies réalisées à la suite de l'implantation d\u2019un tel programme.Bernard Dalbec, président de Solareh (Société pour l\u2019avancement des ressources humaines), n\u2019en remarque pas moins que « chaque dollar investi dans un PAE en entreprise rapporte entre 3 et 7 $ d'économie au niveau des pertes de productivité et d\u2019absentéisme ».Solareh offre ses programmes d\u2019aide aux employés en les intégrant dans les régimes d\u2019assurances collectives.« Notre programme de résolution de problèmes Posac- tion présente trois garanties selon les besoins de l\u2019entreprise, a précisé Claude La- joie, coordonnateur des communications.« Ces garanties varient suivant les services offerts, la promotion faite aux employés et le programme de formation aux gestionnaires sur le rendement et la présence au travail.Les PME peuvent donc offrir un tel programme.» Le coût et la rentabilité ne semblent pas être une préoccupation des gestionnaires de PAE.« Pour l\u2019entreprise, c\u2019est avant tout une mission sociale, a affirmé Marcel Poitras, directeur, assurances collectives à Sobeco Ernst & Young, consultant en actuariat.Il est parfois difficile de mesurer ce qui est préventif.Cependant, on peut estimer que le coût d\u2019un PAE revient entre 40 et 60 $ par employé.» Paul Lippé, directeur, avantages sociaux et relations avec les employés d\u2019Air Liquide, a indiqué que « nous avons un PAE depuis trois ans et nous estimons qu\u2019il a aidé à réduire l\u2019absentéisme.Nous n\u2019avons pas encore d\u2019étude objective pour le quantifier.Dans cinq ou six ans, nous verrons quels enseignements nous en tirerons ».Pour choisir une société spécialisée en PAE, il est préférable de faire faire une évaluation par un service de référence indépendant, Il faut s\u2019informer à savoir par quels moyens la communication, la promotion et le suivi des services seront donnés.La réputation, le professionnalisme, le temps de réponse aux demandes et la gamme des services doivent être aussi pris en considération.ID "]
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