Les affaires, 19 décembre 1998, Cahier 2
[" CAHIER Tu PAGES TEE [2 Château fort convoité Téléglobe à à peine perdu son : monopole que déjà 31 demandes | de licence ont été acheminées au : Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes : (CRTC) pour offrir le service P 13 a Du traditionnel au virtuel Le théme à la mode est la téléphonie IP.Dans le milieu des affaires, téléphoner par Internet \u2018est-il vraiment possible et rentable ?Rien de moins sûr à court terme.En fait, ce concept est plus réaliste \u2018à la maison, dans une communication \u2018entre amis où la qualité de la (transmission est moins importante.\u2018Mais Rome ne s'est pas faite en un jour Le nerf de la guerre Le débit de transfert de données est le nerf de la guerre en télécommunications.Qui, le premier, féussira à acheminer la plus grande quantité d'informations, le plus rapidement possible.et à bon prix ?Les entreprises de téléphonie et les câblodistributeurs se battent J: p.T10 Inforoutes | Sur une seule fibre optique insérée | dans un câble qui peut en contenir | 250, la plus haute vitesse de \u2018transmission atteinte sur le terrain De plus en plus de satellites Le marché des communications s'éléve aujourd'hui à entre 650 et 850 milliards de dollars US.Et on prévoit que le marché doublera au cours des 10 prochaines années.De plus plus de satellites seront lancés Un nouvea terme a la mode : la coopétitio Le nuage Internet cache le soleil aux télécommunicateurs Danielle \u201dimportance grandissante d\u2019In- | tre est le sujet de l\u2019heure chez les télécommunicateurs.Cela démontre une chose très claire : l\u2019industrie de l\u2019informatique vient jouer dans les plates-bandes qui étaient jusqu\u2019à maintenant réservées aux télécommunications.Derrière la progression de ce phénomène se cache une autre notion capitale, c\u2019est la guerre entre tous les concurrents pour l\u2019occupation des réseaux.Lorsque des entreprises dépensent des milliards de dollars pour installer des réseaux, elles veulent bien que des informations y circulent, quitte à se trouver des partenaires qui seront des concurrents dans d\u2019autres secteurs.C\u2019est ce que l\u2019on appelle la coopétition.Cinq défis Dans un texte publié dans The Annual Review of Telecommunications, une bible publiée par l\u2019International Engineering Consortium, Craig Farrill, d\u2019AirTouch Communications, parle des cinq défis de l\u2019industrie pour le nouveau millénaire.Il cite justement cette nouvelle réalité amis-ennemis.Les exploitants devront accepter qu\u2019un jour le voisin soit le concurrent et que le lendemain, il devienne un allié.Les quatre autres défis sont la mondialisation, la convergence des contenus, la réduction des coûts et l\u2019uniformité des technologies.Quand toute l\u2019information sera numérisée, que les barrières géographiques seront tombées, les coûts à la baisse devront refléter les nouvelles réalités.Pour leur part, les exploitants de réseaux devront en venir à des technologies qui s\u2019adaptent les unes aux autres pour que tout soit transparent pour les utilisateurs.Une révolution En 10 ans, le monde des télécommunications a subi une incroyable révolution.Le présent dossier fait un bilan des principaux événe- ments de la décennie.t #8 #4 % # fonnement des prix pour les anciens monopoles, question de leur permettre de suivre le marché de façon équitable.En vertu de cette décision, ils n\u2019ont plus l\u2019obligation de toujours faire approuver leurs tarifs lors du lancement d\u2019un nouveau produit ou service, ce qu\u2019ils devaient faire dans le passé.Le CRTC a adopté un index qui plafonne les prix facturés pour un ensemble de services.Il ne donne aucune indication quant aux tarifs les plus bas.L'évolution de la technologie Les progressions techniques ont un effet sur la croissance.Les réseaux font aujourd\u2019hui des prouesses impossibles au- Puis, il tente de dresser paravant.le portrait de ce qui de- nu « Les progrès dans le vrait logiquement se En 10 ans, mode de transmission produire avant que nous une véritable Ont démocratisé l\u2019utili- soyons engagés dans le ; .sation des réseaux, esti- nouveau millénaire.révolution.me Yvan Guay, du sec- La déréglementation a I teur des télécommuni- certainement donné un cations de Arthur An- coup de pouce aux entreprises en place dans le secteur.Depuis 10 ans, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a ouvert la concurrence dans l\u2019interurbain, le service local et le service outre-mer.Il a par la suite instauré le pla- dersen.Peu à peu la technologie s\u2019installe et les gens l\u2019utilisent.Regardez combien de gens envoient du courriel plutôt que de téléphoner.» De plus, la technologie, toujours à meilleur prix, s\u2019étend à l\u2019échelle canadienne pour les services d\u2019affaires.__ SAMEDI 19 DÉCEMBRE 1998 Du côté des résidences, on d'instaurer la transmission haute vitesse.Le modem de Nortel pourrait servir aux entreprises dè téléphonie.Il permet de faire passer la vitesse de transfert de l\u2019information de 28,8 Kbps à 1 Mbps.Les câblodistributeurs font toujours la promotion du modem-câ- ble qui, en fonctionnement optimal, pourrait atteindre un débit de transfert de 500 Kbps.La consolidation Le marché canadien en est actuellement à la consolidation.Selon M.Guay, il y a peu de place pour de nouveaux acteurs a long terme.« La dynamique est toujours la méme, dit-il.Lorsque le marché s\u2019ouvre les acteurs sont nombreux, mais a la longue, les rangs se resserrent.» Déja en 1998, Métronet a acquis Rogers Telecom pour un milliard de dollars et Call-Net, fONOROLA pour 1,8 milliard.« Logiquement, une fois que les alliances seront conclues entre les entreprises de téléphonie, prévoit M.Guay, il ne serait pas étonnant de voir les câblos se rapprocher des grandes entreprises de services interurbains.» Les câblodistributeurs possèdent le réseau d\u2019accès, mais leur territoire est très restreint.Is voudront sans doute le développer davantage.BB T2 LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 LES TÉLÉCOMMUNICATIONS Le sans fil à surveiller Danielle ne étude de Standard & Poor?\u2019s publiée en novem- de croissance de 5,5 % par année depuis 1990.Cette progression importante est surtout attribuée à la hausse du transfert de don- > TECHnologie :#Une industrie de 21 milliards de dollars La demande vient de l\u2019utilisation d'Internet dans les résidences et les bureaux et des intranets, selon l'analyste Edward Lawrence.Quant au marché en émergence des télécommunications sans fil, il prévoit qu\u2019il atteindra 4,7 milliards de dollars en 2000.Les graphiques ci-dessous expliquent bien la croissance de la demande en télécommunications.Ici encore, l\u2019arrivée d'Internet aura bouleversé l\u2019utilisation des réseaux.M bre 1998 évalue l'industrie des télécommunications canadiennes à 21 milliards de dollars.Elle aurait eu un taux nées, qui devrait croître de Ë 18 % par année pour passer .: d'un marché de 2,5 M$ en Les favoris 1997 à 4,1 M$ en l\u2019an 2000.Tel est le pourcentage des ménages abonnés à chaque type de services.Pour établir ce graphique, une étude a été menée auprès d'une quinzaine de télécommunicateurs au niveau mondial : @ crm 20% + cellulaire scr 28 % S 0, 7 0m 49 % Incroyable, mais vrai ! Voici une idée du temps qu'il a fallu aux technologies pour atteindre 10 M de consommateurs dans le marché de masse : a 38 ans \u2014o- CR 25 ans CETTE 22 ans 9 ans 9 ans LD reson 7 ans _- 4 ans nombre d'années \u2018 : | @ me anne, Le cellulaire dans la course Le nombre d'utilisateurs de téléphonie traditionnelle devrait passer de 753 M en 1997 à 1,3 milliard en 2010.Une croissance de 73 %.Pour sa part, la téléphonie cellulaire devrait augmenter de 169 M à 1, 1,3 milliard, ce qui serait une augmentation de 710 %.En fait, 48 % des abonnés au service de téléphonie le seraient grâce au cellulaire.CEE Source : Annual Review of Communications Graphique : LES AFFAIRES T T T \u2014 T Ï 0 5 10 15 20 25 30 35 40 Source : Annual Review of Communications Graphique : LES AFFAIRES BB Téléphonie fixe Téléphonie cellulaire millions [ I I T T T T l 0 200 400 600 800 1000 1200 1400 Source : AirTouch Communications, d'après des études de Dataquest, j Deloitte & Touche et Tetegeography.Graphique : LES AFFAIRES Internet, loin devant La croissance d'Internet est inégalée.Hl devrait y avoir 200 M de personnes branchées au réseau en l'an 2001.Millions d'utilisateurs NN 250000 appels sans \u2018 200000 lignes locales ; transmission de données 150000 3 internet 100000 | = \\ téléappel 50000 ) { \u2014 - = NCC\" | T T T 1 Ï P\u2014 On réduit vos frais de télécommunications E FE =: E E E E E EH E E E E 8 8 2 8 & 28 &§ 8 & 8 8 8 8 TelEntreprises ACC Ltée, 1.Place Ville-Marie, B.3625, Montréal (Québec) H3B 3P2 Tél : (514) 397-8604 / | 888 -397-B604 + Télécopieur : (514) 397-8504 - www acctel.net ) Source : MCI Graphique : LES AFFAIRES 5 Ca LL = TECHnologie LES AFFAIRES Samedi 19 décembre 1 8 T3 LES TÉLÉCOMMUNICATIONS ancien château fort de Téléglobe est convoité Une trentaine de demandes de licence - Danielle Turgeon éléglobe a à peine perdu T° monopole que déjà 31 demandes de licence ont été acheminées au Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) pour offrir le service.Les entreprises de téléphonie canadiennes avaient jusqu\u2019au 23 novembre pour faire connaître leur intention d'acheminer du trafic outremer.Parmi les intéressées, notons Manitoba Tel, Qué- becTel, London Telecom.Excel et GlobalOne.Le CRTC devrait attribuer les licences au plus tard en janvier.Tout le processus n'est une simple formalité, tous les gens qui en veulent une pourraient théoriquement en avoir.« Il y à deux types de licences, indique Denis Carmel.porte-parole du CRTC.Le premier type est pour la revente: les entreprises loueront des lignes sur le réseau de Té- léglobe.» Pour obtenir une licence de deuxième type.les entreprises devaient posséder des instal- lutions.Par exemple.trois entités de QuébecTel possèdent du réseau et ont fait des demandes.« Nous avons déjà du réseau dans la Beauce.explique Do- rothée Biron, chef des affaires corporatives de Québec- Tel, Nous pourrions trouver un partenaire américain et s\u2019y interconnecter pour acheminer le trafic outre-mer.» Dernier bastion Le trafic outre-mer était le dernier bastion de téléphonie terrestre où régnait un monopole.Il a été ouvert à la concurrence le Iv octobre.Auparavant, tous les appels faits vers l'étranger devaient emprunter le réseau de Télé- globe.Dorénavant, des concurrents pourront acheminer le trafic à leur guise pour qu'il en coûte moins cher aux clients.Par exemple.un client montréa- lais qui téléphone à Vancouver pourrait voir la communication passer par New York, à moindre coût.Des entreprises comme AT&T Canada et Sprint Canada y voient de grands avantages étant donné leur liens avec les entreprises du même nom aux États-Unis.Elles pourront contourner le réseau canadien de Téléglobe en acheminant les appels par les Etats-Unis.D autres voudront le faire aussi.Cette pratique était interdite jusqu'à maintenant.Le service interurbain Le portrait canadien a beaucoup changé a la suite des déréglementations successives proposées par le CRTC.En 1992.il a brisé le monopole de Bell en autorisant Unitel à entrer dans le marché.Comme Bell.Unitel était un transporteur, c'est-à-dire qu'elle possédait déjà ses équipements de téléphonie interurbaine dans la plupart des grandes villes.Ces équipements étaient reliés par des liens de fibre optique.II lui manquait l'accès à la boucle locale.ce que la décision du CRTC lui à donné.Unitel a pu se brancher sur le réseau de Bell en lui versant une compensation.Bell n'a pas eu le choix d'accepter ou non.On se souviendra que, au début, les nouveaux abonnés d'Unitel devaient composer 17 chiffres pour faire un appel.Les revendeurs En 1993, le CRTC a autorisé des revendeurs à acheter des liens de Bell ou Unitel.Contrairement à Unitel.les revendeurs n'avaient pas leur propre équipement.La revente.plutôt virtuelle.est une question de mise en marché.Les revendeurs achètent au prix du gros de la capacité sur le réseau de Bell ou d'Unutel.[ls la revendent par la suite à leurs clients.En juillet 1998.le Canada comptait plus de 400 revendeurs.En 1994, autre date historique.venait l'égalité d acces.À partir de cette date.les clients d'Unitel et des revendeurs n'avaient plus à composer 17 chiffres pour faire un appel: ils employaient la manière habituelle.ACCUTEL SYSTÈMES DE TÉLÉCONFÉRENCES INC.La source de vos conférences télephoniques.1-800-768-4161 800 (Rendez-vous) * Vidéo * Avec/sans assistance AN Du coup, d'autres entreprises, comme Sprint Canada et fONOROLA, se sont intéressées au marché de l\u2019interurbain évalué à 7 milliards de dollars au Canada.La guerre des prix a alors commencé.et elle n\u2019est toujours pas terminée ! Le service local En 1997, le CRTC a ouvert la concurrence dans le réseau d'accès ou la boucle locale, encore intouchée jusque-là.En vertu de sa décision, les entreprises intéressées à concurrencer Bell dans ce marché devront posséder leur propre réseau d'ici 2002.Par contre.les nouveaux arrivants ont eu l'autorisation d'utiliser une partie du réseau de Bell pour commencer leurs activités.La concurrence dans le service local amène des modifications majeures bien au-delà d'; simple branchement au réseau.Entre autres, en ce qui concerne l'attribution des numéros de téléphone.Les concurrents devront avoir les leurs.En date de juillet 1998, seules Métronet et Vidéotron Télécom étaient inscrites officiellement au CRTC comme entreprises de services locaux concurrentiels (ESLC).Le nombre des entreprises sur la liste qui ont l'intention de le faire s'élève toutefois à 15.La première année de la concurrence à donc été plutôt calme.L'action pourrait s'animer en janvier 1999 car le CRTC prévoit que les clients pourront changer de fournisseur en conservant leur numéro.Cette option pourrait avoir le même effet que l'égalité d'accès dans l'interurbain et imeiter d'autres acteurs à entrer en scène.BB Cogeco Câble propose la téléphonie du troisième millénaire dès 1999 Les clients de Cogeco Câble pourront accéder à un ensemble de services numériques sur tout le corridor Windsor-Rimouski.D'ores et déjà, Cogeco Câble offre à ses clients le service Internet a haut débit.Mais son réseau bidirectionnel ouvre des perspectives encore pius emballantes en mettant à leur portée, à des prix hautement concurrentiels, des services tels la vidéo sur demande, la télé numérique, la télé haute définition, le courrier électronique, le furetage Web, la messagerie multimédia et, bien entendu, la téléphonie locale et interurbaine.Cogeco Câble, c'est la maîtrise de la technologie des télécommunications poussée à la limite du raffinement.GECC Cok Jamais plus l'univers des communications ne sera le même ! www.cogecocable.com CLICHÉ RÉPÉTÉ À ÉCLAIRAGE DIFFÉRENT, EN RAISON DU TEXTE IMPRIMÉ SUR FOND GRIS OU DE COULEUR. T4 LF AFFARES / Samedi 19 décembre 1998 LES TELECOMMUNICATIONS = TECHnologie « Réseaux de télecommunications : du traditionnel au virtue Un réseau est réglementé, l\u2019autre pas Danielle e thème à la mode est la téléphonie /P.Dans le milieu des affaires, téléphoner par Internet est-il vraiment possible et rentable ?Rien n\u2019est moins sûr à court terme.Dans son dernier numéro d\u2019Infotélécom, Richard Comtois, de Comtois Cari- gnan conseillers en télécommunications, écrit ceci : « Si un fournisseur veut vous vendre des équipements de Voice Over IP pour vous permettre de communiquer sans frais entre vos bureaux via intranet ou pire encore via Internet, rendez-vous service, mettez- le dehors.Vous épargnerez du temps et de l'argent.» Selon M.Comtois, Internet a une véritable vocation, mais n\u2019est pas idéal pour la téléphonie en entreprise.« C\u2019est un processus très coûteux et complexe à installer, dit-il, qui ne permet pas de faire économiser à court terme.Si l\u2019interurbain coûtait 0,40 $ la minute, peut-être, mais au prix où il est maintenant, le jeu ne vaut pas la chandelle.» En fait, ce concept est plus réaliste à la maison, dans une communication entre amis où la qualité de la transmission Les clients de SAP ne se définissent pas par leur taille\u2026 mais par leur réussite.Les clients de SAP il y en a de toutes les formes et de toutes les tailles.Parmi eux, 35% ont un chiffre d'affaires Métro-Richelieu Igé.revenu: 3,5 windy à £ sd à vi F \u2019 Fi inférieur à 200 millions $.17% sont des multinationales affichant des rentrées de fonds d'au moins 2,5 milliards $ et 48%, soit le segment le plus important de la clientèle SAP ont des revenus qui se situent entre les deux.Peu importe leur taille, ces entreprises bénéficient toutes, grâce à R/3, d'une longueur d'avance que leur permet à coup sûr de demeurer en tête.Is obtiennent vw meilleur rendement sur l'information! C'est ce qui les à aidés à devenir plus productifs.C'est ce qui les a aides à étre plus efficaces au niveau opérationnel.Bref, c\u2019est ce qui léur a permis d'accroître ce qu'ils ont tous en commun en tant que clients de SAP: la réussite.Pour découvrir comment vous pouvez vous aussi obtenir tn meilleur rendement sur l'information, visitez le site Web SAP à l\u2019adresse suivante: http:/wwwsap.com où téléphonez au | 800 283-ISAP Ar\" Un meilleur rendement sur l'information: PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES ; it HN Richard Comtois.« La téléphonie IP, tout le monde en parle, mais pas un client d\u2019affaires n\u2019en fait vraiment.» est moins importante.« Le protocole Internet n\u2019a pas été conçu pour transmettre de la voix, ajoute M.Comtois, et les délais dans la transmission des communications sont inadmissibles dans un environnement d\u2019affaires.» Une différence de réseaux Rome ne s\u2019est pas faite en un jour.Il a fallu des années pour bâtir des réseaux de téléphonie suffisamment robustes pour acheminer un immense trafic.Pour l'instant, la plupart des applications de télécommunications au Québec se greffent, d\u2019une façon ou d\u2019une autre, au réseau de Bell.Que ce soit de la téléphonie, de la transmission de données par Internet, de la vi- déoconférence, de la téléphonie sans fil : tous les acteurs de l\u2019industrie de la communication à distance se branchent sur le réseau en place.« La raison est simple, dit Gilles Desharnais, d\u2019Innovi- tech.Bell possède l'accès local et l\u2019infrastructure pour acheminer toutes les communications de À à'Z.» Les autres acteurs n\u2019ont souvent qu\u2019une seule partie d\u2019un réseau.Ce n\u2019est que graduellement qu\u2019ils construisent le leur.Un réseau IP n\u2019échapperait pas a cette regle; il devra s\u2019interconnecter.C\u2019est le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui gère les transactions de l\u2019industrie quand aux règles et aux tarifs de l\u2019interconnexion.« Plusieurs aspects de la téléphonie traditionnelle sont fortement réglementés, alors qu\u2019Internet ne l\u2019est pas du tout, note Doro- thée Biron, de QuébecTel.Comment pourrions-nous arriver à faire cohabiter les deux possibilités sans nuire à leur développement respectif ?» Le CRTC tient présentement des audiences sur les nouveaux médias et se penche sur ce genre de problématique.= ROSE PE ep re nn = mas me em Er a pa * Facturé par tranche de 10 minutes.Certaines conditions s'appliquent.LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 T5 Avantage Tarif a l'appel\u201d L\u2019interurbain réinventé pour les PME Pour obtenir le tarif à l\u2019appel, il suffit d'appeler.| 1383877 PME-BELL Avec le plan d\u2019économie Avantage Tarif a l'appel, vos interurbains sont désormais facturables à l\u2019appel* plutôt qu\u2019à la minute et ce, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, sur vos lignes d\u2019affaires, y compris les lignes sans frais 800, 888 et 877.Des tarifs 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Télécopieur : (514) 842-6484 oO z www://adcom.ca x errr TECH nologie « Un seul monopole demeure : Télésat Danielle Turgeon Le monopoles s\u2019effritent graduellement au Canada et, en 1999, il n\u2019en restera plus qu\u2019un.Cette concurrence accrue dans certains secteurs avait été prévue lors des négociations de l\u2019Organisation mondiale du commerce, dans le cadre de l'Accord général sur le commerce des services.Si les entreprises canadiennes voulaient être libres d'attaquer les marchés mondiaux (Etats- Unis, Europe, nouveaux marchés d\u2019 Asie et d\u2019 Amérique latine), elles devaient aussi permettre à des étrangers de venir sur leur terrain.Le Canada s\u2019était donc engagé à abolir ses monopoles dans l\u2019outre-mer (Téléglobe) et dans les services satellites fixes (Télésat).Il a aussi levé les restrictions sur la propriété étrangère dans le secteur des services de satellite mobiles mondiaux.De plus, il a éliminé les règlements sur l\u2019acheminement du trafic pour l\u2019ensemble des services internationaux et par satellite d\u2019ici mars 2000.ll Dates historiques Voici les principales étapes de la déréglementation au Canada : 1979 1980 1984 1992 1993 1995 1996 1996 1997 1998 1998 2000 Concurrence dans les services de transmissions de données Concurrence dans la vente de matériel aux clients Attribution de licences pour les services de téléphonie cellulaire : Beli Mobilité et Cantel Concurrence dans les services vocaux interurbains : Unitel Concurrence possible sous forme de revente Attribution de licences pour les services de satellite et de radiodiffusion directe à domicile : ExpressVu, Star Choice Attribution de licences pour les services de communications personnelle (SCP) : Bell Mobilité, Cantel, Clearnet et Microcell les obtiennent Attribution de licences pour les systèmes locaux de télécommunications multipoint : WIC Connexus, MaxLink, Regional Vision Concurrence dans les services locaux : Métronet et Vidéotron Télécom Attribution de licence pour le service Système de distribution multipoint : Look Télé Concurrence dans les services outre-mer Télésat perdra son monopole pour la prestation de services fixes par satellite.Tableau : LES AFFAIRES POSTÉ Expertech bâtisseur de réseaux À tous nos clients, un merci sincère pour l\u2019appui et la confiance que vous nous avez témoigné tout au long de l\u2019année 1998.Nous profitons ainsi de l\u2019occasion pour vous souhaiter à tous, de Joyeuses fêtes et que l\u2019année 1999 soit une année remplie de joie, santé et prospérité.Expertech, bâtisseur de réseaux est la source la plus complète qui offre la plus grande variété de services d'installation de réseaux de qualité supérieure au Canada et même à l\u2019étranger.de Bâtisseur 1-800-692-3973 réseaux > TECHnologie \u2014= I en coûte moins cher aux concurrents pour entrer dans le service local Un boom est à prévoir en 1999 Danielle Turgeon a récente décision du | Goi de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) sur les tarifs d\u2019interconnexion devrait lancer la véritable concurrence dans le service local.Les nouveaux acteurs doivent interconnecter leur réseau aux entreprises de téléphonie titulaire et payer pour le faire.« La décision de novembre prévoit des tarifs de 35 à 40 % moins élevés qu\u2019en début d\u2019année, dit Denis Trudeau, vice-président Québec, d\u2019AT&T Canada.Nous n\u2019avions pas encore annoncé notre entrée en scène, nous avons maintenant toutes les cartes en main pour le faire.» L'entreprise a déjà ses installations chez les clients d\u2019affaires; elle est donc en bonne position pour offrir le service local à partir de ses La co-location leur équipement.1.Téléphones 2.Réseau d'accès 3.Unité de distribution 4.Commutateurs 6.Commutateur du concurrent Un des choix des concurrents est de s'interconnecter sous forme de co-location.L'illustration ci-dessous explique où ils installent Central 5.Equipement du concurrent en location Lien avec l'ensemble du réseau -\u2014 ul Graphique : LES AFFAIRES propres installations.Depuis la décision sur la concurrence en janvier 1999, il en coûtait 27,90 $ (catégorie À) et 18,75 $ (catégorie B) par paire pour s\u2019interconnecter à Bell.La décision a ramené les prix à 18,38 $ (A) et 12,22 $ (B).Une diminution considérable.Métronet, qui est seule à se distinguer dans le marché pour l'instant, aura donc de nouveaux défis.Jusqu\u2019à maintenant, elle a surtout mis son réseau en place et réussi Recherchés (514) 864-2929 ou 1-800 883-7319 Innovatech Québec (418) 528-9770 (819) 820-3305 Grand Montréal Innovatech Grand Montréal et Chaudière-Appalaches Innovatech Sud du Québec ; Innovatech en télécommunication Société Innovatech Grand Montréal, Innovatech Québec et Chaudiére-Appalaches et Innovatech Sud du Québec, sont des partenaires financiers de choix pour les entrepreneurs du secteur de la télécommunication.Les conseillers d'expérience de ces trois sociétés sont disponibles pour vous aider à réaliser vos projets au Québec.Vous avez besoin de capital de risque pour des projets en démarrage ou du soutien financier pour des entreprises existantes ayant un projet innovateur en télécommunication ?N'hésitez pas à communiquer avec la Société Innovatech de votre région.Ne cherchez plus, communiquez avec l\u2019une des trois sociétés de soutien à l'innovation technologique : on eC INNOVATECH Québec et Cheudière-Appalaches = innov d du uébi h ) Un véritable soutien à l'innovation technologique < leaders potentiels une chose : faire baisser les tarifs de Bell, en proposant des prix inférieurs.Elle devra maintenant partager les clients potentiels avec d\u2019autres.« Les nouveaux tarifs ne nous permettront pas d\u2019aller plus vite dans l'acquisition de clients, dit Pierre Collins, vice-président-directeur général de l'exploitation de Métro- net.Nous sommes déjà à la vitesse maximum.Par contre, des frais moindres aideront à notre structure de coûts.» Sprint ot les cablos D\u2019autres acteurs ont annoncé leur intention de se lancer dans le service local.Sprint Canada a déjà acheté des centraux de Lucent Technologies et devrait faire voir ses couleurs au début de 1999.Vidéotron Télécom est aussi en liste, mais très discrète sur ses stratégies.En fait, il y a trois façons d\u2019entrer dans le service local.La première consiste à faire Rohs » leurs compétences.PHOTO : Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 TF LES TELECOMMUNICATIONS H Denis Trudeau, vice-président Québec d'AT&T Canada, l\u2019entreprise à surveiller.de la revente.Le concurrent achète au volume, fractionne en unités et revend au détail.La deuxième, qui devrait être temporaire, est à l\u2019image de ce que fait Métronet.« Nous louons de l\u2019espace dans les centraux de Bell pour installer nos équipements et les brancher au réseau existant », explique M.Collins.La troisième façon est de contourner entièrement le ré- C\u2019EST UN ENGAGEMENT PROFESSIONNEL LES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION APPLIQUÉES AUX SOLUTIONS D'AFFAIRES \"* CGI vous offre un engagement ferme, sans compromis.C'est pourquoi nos professionnels et gestionnaires en télécommunications mettent toute la force de leur expérience au service de vos objectifs.Pour ce faire, ils surveillent étroitement l'évolution de la technologie et des différents marchés, tout en perfectionnant continuellement CERTIFIÉE ISO 9001 Montréal : (514) 841-3210 Adresse Internet : www.cgi.ca CGI LA FORCE DE L'ENGAGEMENT seau existant en installant son propre réseau et en branchant les clients directement.Tous les acteurs aspirent à en arriver là.Selon Richard Comtois, associé de Comtois Cari- gnan, Vidéotron optera probablement pour cette stratégie dès le départ.« Vidéotron a un important réseau de fibre optique, qui est déjà présent chez plusieurs clients.Elle prépare en ce moment un plan d\u2019affaires et des offres tarifaires.Elle préfère y aller progressivement.» Chez Vidéotron, on préfère ne pas commenter la stratégie.ID TS LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 TECHnologie Le réseau public commuté : le coeur des communications Un aperçu du réseau des anciens monopoles ) Turgeon outes les communications Time par ce que l\u2019on appelle le réseau public commuté.Au Québec, pour l\u2019instant, seul le réseau de Bell permet d\u2019acheminer les communications de bout en bout.Les centraux téléphoniques sont le coeur de ce réseau.Les pièces d\u2019équipement qui y sont installées gèrent en quelque sorte l'acheminement des appels.On y retrouve des unités de distribution et des commutateurs.Ces derniers peuvent être destinés aux appels locaux ou aux appels interurbains.En 1992, Unitel a pu se brancher sur les commutateurs de trafic interurbain.Lorsqu\u2019un appel arrivait au central le plus près de son origine, le commutateur lisait le numéro et pouvait identifier quel était le fournisseur interurbain du client.I! acheminait alors la communication sur ses équipements.En 1997, les nouveaux concurrents dans le service local ont eu l\u2019autorisation du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) d\u2019installer leurs propres pièces d\u2019équipement dans les centraux de Bell.Ils se connectent alors à l\u2019unité de distribution qui prend l'appel de son lieu d\u2019origine.Le numéro lui indique à qui le client appartient (Métronet a des numéros qui commencent par 940) et achemine son appel aux commutateur de l\u2019entreprise concernée.Les fournisseurs Internet, pour leur part, n\u2019ont besoin de leur propre équipement 1.Les téléphones La levée du récepteur de l'appareil téléphonique donne le signal pour que tout un processus s'enclenche.Le commutateur du central se prépare alors à recevoir l'appel et rassemble les données nécessaires à la facturation.La composition du numéro indique la destination de l'appel.Un détecteur dans le téléphone capte les sons de la voix, les amplifie et les convertit en signaux électriques.Dans cette opération, quelques signes vocaux seront perdus.2.Le réseau d'accès Du téléphone, l'appel est acheminé vers le central le plus près, c'est la boucle locale.Des résidences, cette partie du réseau est composée de fils torsadés ou de câbles co-axiaux (comme chez les câblos).Ces câbles sont des fils formés de conducteurs insérés les uns dans les autres.Cette partie du réseau est cruciale pour joindre les abonnés là où ils se trouvent.Mais elle a des limites physiques qui handicapent la transmission d'un fort volume d'informations.Quelques possibilités existent pour augmenter sa puissance.Entre autres, l'option de la ligne numérique à paire asymétrique (LNPA), une ligne téléphonique qui permettrait la transmission de graphique et Le réseau public commuté Volci à quoi ressemble un réseau de téléphonie.de vidéo.Dans les immeubles regroupant des entreprises, le réseau est souvent fait de fibres optiques.3.L'unité de distribution Avant d'atteindre le commutateur où il commencera sa route, l'appel devra passer par un centre de distribution qui détecte la provenance du numéro-et la meilleure façon d\u2019acheminer l'appel vers sa destination qu'elle soit locale, interurbaine ou outre-mer.4.Les commutateurs Au central l'appel arrive à la pièce maîtresse du réseau : le commutateur.Lorsqu'il reçoit les chiffres composés, il prépare le plan pour acheminer l'appel à destination et établit la liaison.De nos jours, les commutateurs sont entièrement informatisés et basés sur de la technologie numérique.Grâce à cela, il est possible de greffer à un appel des informations comme le numéro de l'appelant.Pour former l\u2019ensemble du réseau, tous les commutateurs sont reliés entre eux, ce qui forme la totalité du réseau.Certains sont destinés plus précisément au trafic interurbain.Les appels seront acheminés par les circuits libres au moment où il se présenteront au commutateur le plus près de leur point d'origine.Fil de cuivre Central Central Central 1.Les téléphones 2.Le réseau d'accès 3.L'unité de distribution 4.Les commutateurs Central Trafic local Graphique : LES AFFAIRES qu\u2019à la fin de l\u2019acheminement.Ils louent des circuits des entreprises de téléphonie ou des câblodistributeurs.Ces circuits aboutissent dans une banque de modems, chez le fournisseur.Ces modems sont reliés à un serveur aussi tributaires des réseaux téléphoniques en place.Elles ont leur propre réseau, composé de tours, mais il est qui fait le pont avec le fameux nuage Internet.Quand aux entreprises de téléphonie cellulaire, elles sont relié à un central cellulaire, lui-même en contact avec les centraux du transporteur principal.M Cellulaire 1.Téléphone cellulaire 2.Réseau hertzien 3.Tour cellulaire 4.Central cellulaire 5.Réseau d'accès 6.Unité de distribution 7.Commutateur Graphique : LES AFFAIRES Cellulaire et Internet Les réseaux de téléphonie cellulaire et Internet ne pourraient pas vivre sans le réseau public commuté.Central 5.Lien terrestre 7.Central Internet 1.a Fil de cuivre 1.Téléphones 2.Réseaux d'accès 3.Unité de distribution 4.Commutateurs 5.Banque de modems du fournisseur 6.Serveur Internet 7.Internet Danielle Turgeon ébut décembre, l\u2019arrivée de la Banque CIBC comme premier client commercial à bénéficier des services du réseau national de Bell venait de marquer une nouvelle ère.Pour la première fois, Bell offre des services à large bande d\u2019un bout à l\u2019autre du pays, hors de l'alliance Stentor.Le concept du réseau national appartenant a une senle entreprise capable d\u2019offrir une panoplie de services est désormais essentiel et les clans se dessinent.« Bell, et sa nouvelle entreprise, entre en concurrence avec Sprint, AT&T, BCTel- Telus sur le marché canadien, dit Gilles Desharnais, d\u2019In- novitech.Téléglobe-Excel sera aussi présente.» Les jeux semblent faits.Dans une récente étude, Standard & Poor\u2019s donne l\u2019exemple d\u2019une entreprise qui a fourbi ses armes récemment.La firme rappelle que Call- Net a annoncé l\u2019introduction de la technologie ATM dans son réseau, un mode de transmission qui lui permettra d\u2019acheminer de la voix, des données, du multimédia et le trafic Internet sur le méme circuit.Après l\u2019échec de Stentor, Bell n\u2019a pas perdu de temps.Dans un communiqué, elle indique que ses services de communications à large bande et sur protocole /P établiront de nouvelles normes de rapidité.Sans trop de délai non plus, BC Telecom (Colombie-Britannique) et Telus (Alberta) ont annoncé un plan pour travailler ensemble et acquérir des liens de fibres optiques dans l\u2019est du pays pour en arriver aussi à un réseau national.Stentor regroupait l\u2019ensemble des compagnies de téléphonie canadiennes formant ainsi un réseau d\u2019un bout à l\u2019autre du pays.« Mais il était difficile d\u2019harmoniser les besoins et les cultures de ces entreprises, chacune en position de force sur son territoire », précise Yvan Guay, d\u2019Arthur Andersen, pour expliquer l\u2019échec de cette alliance qui avait vu le jour en 1992.D\u2019autres acteurs ?Pourrait-il y avoir d\u2019autres entreprises intéressées au territoire canadien ?« Les règles de la propriété canadienne sont assez strictes, affirme M.Desharnais.Et même si de riches Américains voulaient venir sur le territoire, ils devront se trouver des financiers canadiens capables d'importants investissements.» À ce propos, Denis Trudeau, vice-président Québec d\u2019AT&T Canada, renchérit : « Des grands holdings financiers autres que ceux des télécommunications seraient peut-être intéressés.Ce serait possible.Mais la véritable question est la suivante : y a- t-il de la place pour une autre entreprise pancanadienne ?» AT&T Canada se prépare depuis longtemps à offrir l\u2019ensemble des services aux Sr Tar No Pacits > > TECHnologie Le paysage canadien des télécommun clients d\u2019affaires.Elle a changé de trajectoire depuis ses débuts dans l\u2019interurbain.« L\u2019interurbain n\u2019est plus qu\u2019une commodité, dit M.Trudeau.Il nous faut maintenant proposer une offre intégrée incluant des applications destinées aux centre d'appels, #1110 LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 T9 LES TELECOMMUNICATIONS cations se dessine des réseaux intranets et extra- nets, des applications de commerce électronique, » Un territoire plus grand Rien n\u2019exclut que les entreprises implantées au Canada le, nous avons reponse a to QE = Gra aillent aussi voir ailleurs.Comme son marché est trés convoité ici, Bell songe à élargir ses horizons vers les États-Unis.En octobre, elle y étendait son réseau de fibres optiques en concluant une entente avec Telergy, de l\u2019État de New York.notre monde TLO LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 e débit de transfert de données est le nerf de la guerre en télécommunications.Qui, le premier, réussira à acheminer la plus grande quantité d'informations, le plus rapidement possible.et à bon prix ?Les entreprises de téléphonie et les câblodistributeurs se vantent à qui mieux mieux de la puissance de leur réseau.Jusqu\u2019à maintenant, leurs technologies étaient les seules en place.Elles seront bientôt rattrapées par les technologies sans fil.Dans la grande entreprise, les infrastructures en place peuvent acheminer des quantités impressionnantes d\u2019informations très rapidement.Par contre, de grands pas restent à faire du côté résidentiel.« Même avec les modems câbles, nous sommes loin d\u2019atteindre la capacité optimale de 10 Mbps », estime Yvan Guay, d\u2019Artbur Andersen.Bref, la technologie est là, les intentions sont bonnes mais il manque des investis- LES TÉLECOMMUNICATIONS PHOTO: Jean-Guy Paradis, LES AFFAIRES Hl Yvan Guay estime qu\u2019il y a actuellement des différences entre les vitesses rêvées et la réalité.sements majeurs afin de modifier les réseaux.À la maison La plupart des abonnés Internet à la maison ont des branchements par ligne téléphonique avec modem ou par modem câble (dans le territoire des câblodistributeurs).Au téléphone, le débit de transfert est limité à la puissance du fil dé cuivre.Les modems sur le marché transmettent à des vitesse de 28,8, 36,6 ou 64 kilobits par seconde (Kbps).Un seul, celui de Nortel, permet d\u2019atteindre | mégabit par seconde.Il sera bientôt sur le marché, mais il faut toute une infrastructure pour le supporter.À la maison, les gens peuvent choisir de se brancher en mode intermittent (dial-up) et d\u2019être reliés de façon tempo- #\u2014 TECHrologie « Acheminement des données : des solutions pour tous raire au serveur du fournisseur d\u2019 acces Internet.Ces derniers proposent d\u2019autre part ce que l\u2019on appelle un lien dédié, vendu sous le nom de Réseau numérique à intégration de services (RNIS).Ce type de lien permet des applications simultanées comme parler au téléphone en furetant sur le Net.Il a un débit de transfert allant de 128 Kbps à 256 Kbps.Les entreprises de téléphonie tentent aussi d'instaurer une autre technologie qui permettrait de transmettre du texte et des graphiques à 1,5 Mbps.Cette technologie s\u2019appelle la Ligne numérique à paire asymétrique (LNPA).Pour en profiter, il faut une pièce d'équipement à la maison et une autre au central.Places d'affaires Les câblos, pour leur part, ont une grande avance du côté résidentiel.Comme ils ont des territoires plus définis, ils ont pu moderniser leurs équipements plus rapidement.Leur modem câble offre un plus haut débit de transmis- À toute allure ! Dans le monde des affaires : L'importance des vitesses de transmission de l'information est cruciale pour le grand boom qui pourrait survenir dans la communication à distance.Voici les technologies utilisées les plus fréquemment et leur débit de transfert.Câble T3 : 45 Mbps Ethernet : 10 Mbps Dans les demeures : Relais de trame : 1,54 Mbps à 45 Mbps Réseau SONET (Synchronous Optical Network) : 52 Mbps à 2,5 Gbps Réseau en mode de transfert asymétrique (ATM) : 25 Mbps à 155 Mbps RNIS : 64 Kbps à 1,5 Mbps LNPA : 1,54 Mbps à 2,2 Mbps Distribution multipoints : 2,2 Mbps Modem téléphonique : 28 Kbps à 56 Kbps Modem câble : 500 Kbps à 10 Mbps Tableau : LES AFFAIRES rés rap née und 672 née sion, de 500 Kbps allant jusqu\u2019à 10 Mbps.Le milieu des affaires a plus de choix quant aux technologies utilisées pour transmettre des informations.Entre leurs succursales, par exemple, il est possible d\u2019acheminer le trafic sur des liens de fibre optique à très haute vitesse, appelés 7/ ou T3.Les entreprises ont aussi accès à des modes de transfert de données sophistiqués par satellite, relais de trame et sur des réseaux ATM.Bl plu jour opti qui 250.tran terr men Catherine Bertrand Jocelyne Bisson E g = = z S 2 s = 8 9 = a $ = Leursglients lcdront decerne a pale du n&itleur servic Steven Bowser Claudio B.Cattai André Coulombe .Hs on Héléne Dumont Ginette Dulac Ces représentant 4 I {> a 1 Ww Denis Dumouchel QUIL | LE Karen Elgemayel Liz Highfeild hoy ft Stéphanie Hutman TE Yi ON 9 (514) MONTE Ko Radio \u20ac \u201cSt-Hube BE EUU > TECHnologie \u2014 = LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 T4141 LES TELECOMMUNICATIONS La fibre optique, camion des nouvelles inforoutes Déja 52 % du trafic sur les réseaux de Bell et des grands transporteurs est fait de données Yan Barcelo u dernier siècle, après avoir tendu un premier câble transatlantique sur lequel on n\u2019avait pu réaliser de transmission, on fit une deuxième tentative vers 1870.L'expérience ne fut guère concluante : entre les Etais- Unis et Londres, on ne réussit à transmettre qu\u2019un mot à l\u2019heure.Les temps ont bien changé.François Houle, directeur général de la planification du réseau chez Bell Canada.rappelle qu\u2019au début des années 1970, on transportait sur une paire de fils de cuivre 672 conversations simultanées.Mais les temps changent de plus en plus vite.Au- jourd\u2019hui, sur une seule fibre optique insérée dans un céble qui peut en contenir jusqu\u2019à 250, la plus haute vitesse de transmission atteinte sur le terrain transmet simultanément 129 024 conversations.On parle alors de la norme Alain Lanoue Ken Jamal OC-192, un code du monde numérique qui indique une capacité de 10 gigabits secon- e.Mais des tests ont déjà largement dépassé cette limite.Autant Nortel que Lucent ont fait la démonstration de systèmes qui peuvent transmettre, toujours sur une seule fibre, 12,9 M de conversations simultanées.La chose est possible en découpant le spectre lumineux du laser émetteur en 100 ondes distinctes, chaque onde transportant 10 gigabits/seconde de voix ou de données.Poseurs de câble Si on demandait à la plupart des gens quelle est la quantité de fibre optique qui a été implantée à ce jour dans les réseaux de télécommunications, sans doute ne pourraient-ils répondre.Peut-être soupçon- neraient-ils que les choses ne sont pas très avancées.Erreur.Les choses sont très avancées.Et elles avancent de plus en plus vite.Chez Bell Stéphane Leclerc Manon Lavergne Canada, par exemple, 87 % des centraux sont reliés par fibre optique.Normand Tou- pin, directeur des communications chez Emergis, signale qu\u2019à la fin de 1997, 240 000 kilomètres de fibre avaient été posés dans le territoire couvert par Bell Canada au coût de 5,5 milliards de dollars.Notons qu\u2019il s\u2019agit de fibre linéaire, alors qu\u2019un câble contient en général entre 36 et 96 fibres.Chez Vidéotron, on en est rendu à 5 000 kilomètres de fibre optique posée, seul un tronçon entre Québec et Jon- quière restant à faire pour compléter l\u2019ensemble du réseau.Même son de cloche chez QuébecTel.ol tout le réseau repose maintenant sur la fibre optique, sauf un segment qui traverse sous le fleuve entre Rimouski et la Basse Côte-Nord fonctionnant sur radio-ondes.Sur les grands axes canadiens, on ne compte plus le nombre de fournisseurs qui offrent de la capacité sur leurs lignes de fibre optique.Seule- William P.McIntyre Marco Martin té sont nl sur toute la ligne.Puis wii ment entre Montréal et Québec, on compte Bell, Vidéo- tron, Cogeco, QuébecTel, UUNet, le RISQ universitaire, Sprint Canada, AT&T et Hydro-Québec.Ces réseaux sont toujours posés en forme de boucle pour en rehausser la fiabilité.Si un câble était sectionné, le signal pourrait aussitôt rebrousser chemin et se rendre à destination en empruntant l\u2019autre côté de la boucle.C\u2019est ainsi que Sprint Canada, par exemple, a posé de telles boucles qui relient Van- couver-Edmonton-Calgary., ou Toronto-Ottawa-Montréal.La pose de fibre n\u2019est que la première étape dans la croissance débridée de la capacité de transmission des réseaux.Après cela, pour la faire croi- tre davantage, il suffit de mettre à jour l'équipement élec- tro-optique de transmission.Il s\u2019agit alors de doubler ou quadrupler la vitesse des oscillateurs optiques, ou encore de multiplier les ondes lumineuses dans le spectre lumineux, comme Nortel et Lu- Michel Plante Sylvie Robichaud Rhona Stamos Cellular One 14) cent l\u2019ont fait en laboratoire.À l\u2019heure actuelle, les réseaux les plus évolués transmettent les données sur 16 ondes discrètes.La « Loi du Net » De nombreux fournisseurs s\u2019affairent constamment à accroître la capacité de leurs réseaux.Par exemple, les données sur l\u2019ensemble du réseau de Sprint au Canada circulent pour l\u2019instant à la vitesse de 2,5 gigabits (OC-48).Cette vitesse, selon Philip Bates.président de Sprint Canada, sera haussée à 10 gigabits en mars prochain sur l\u2019ensemble du réseau qui va de Montréal à Victoria.Cette extension du réseau lumineux se fait à un rythme peut-être encore plus endiablé aux Etats-Unis où des entreprises comme Worldcom- MCI, Qwest Communications et IXC Communications investissent annuellement plus de 500 M$ US dans l\u2019installation de fibre.Hélène Taillefer Rhona Stamos En avril dernier, un analyste américain évaluait que le début de 1999 verrait l\u2019arrivée de 150 000 milliards de bits seconde (térabits) en nouvelle capacité de transmission.Cette croissance des réseaux de transport a même donné lieu à l\u2019apparition d\u2019une nouvelle « Loi du Net », dont on dit qu\u2019elle supplante la fameuse « Loi de Moore ».Cette dernière, formulée à la fin des années 1970 par le fondateur d\u2019 Intel, stipulait que les microprocesseurs doublaient en capacité aux 18 mois.C\u2019est cette croissance qui explique, par exemple, la désuétude si rapide des micro-ordinateurs d'aujourd'hui.Or, la « Loi du Net ».pour sa part, propose que la capacité du réseau mondial de transport, où circulent surtout les données d'Internet, double aux trois mois.Dans ce cas, ce n'est pas à une désuétude accélérée que nous assistons, mais à une explosion de nouveaux développements dans le monde du Web.M Kevin Whalen ~ ad - T42 LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 TECHnologie C > Plus de satellites seront lancés au cours des quatre prochaines années que depuis Sputnik On installe maintenant des grilles complètes de satellites en orbite basse, c'est-à-dire à seulement 780 kilomètres d'altitude compris.Aussi, ils se préparent en conséquence.Fibre optique en orbite Pourquoi tant de bandes passantes ?Parce qu\u2019une Formation grande partie de ce qu\u2019on faisait passer jusqu'ici dans les fibres optiques passera aussi par la voie des airs.Deux grands marchés sont dans la mire des opérateurs : celui des multinationales, qui veu- Transportez N information ee aX A : p et non les gens Que fera-t-on avec ces satellites 7 A peu prés tout ce qu\u2019on fait présentement dans les réseaux terrestres.Du côté des systèmes de téléphonie ou de téléavertissement, comme ceux d\u2019Iridium ou d\u2019Orb- Le van Les acteurs du satellite Systèmes de communications personnelles elon une évaluation de Projets Principaux participants Coût Nb de satellites Motorola, le marché des (milliards $ US) communications s\u2019élève El - - , Le 11 pso Westinghouse, Harris, aujourd\u2019hui à 650 milliards Israeli Aircraft Industries 0,75 17 e dollars US.D\u2019autres ana- obalStar oral, Qualcomm, Alcate , de dollars US.D\u2019autr | GlobalS Loral, Qual Alcatel 2,00 56 lystes calculent qu\u2019il est plu- ICO Inmarsat, Hugues Space Telecom 2,60 12 tôt de l\u2019ordre de 850 mil- Iridium Motorola, Raytheon et liards 18 consortiums nationaux 3,70 72 M t I évoit 1 Odyssey TRW, Téléglobe 1,80 15 otorofa prévoit que fe Orbcomm Orbital Sciences, Téléglobe 0,33 36 marché doublera au cours des 10 prochaines années.D\u2019au- Systémes de transmission de données tres disent qu\u2019il ne faudra que Astrolink Lockheed 4,00 9 cinq ans.Celestri Motorola 13,00 72 Quoi qu\u2019il en soit, il faudra IB Que fera-t-on avec lent être en mesure de com- Cyberstar Loral 1,00 3+ beaucoup - beaucoup ! - de ces satellites ?A peu muniquer en tout endroit du Spree ak Loa 320 $ bande passante pour satisfaire près tout ce qu\u2019on fait globe a tout moment; celui Teledesic Bill Gates, Craig McCaw, Boeing 9.00 288 aux besoins.C\u2019est ce que les présentement dans les des régions éloignées moins opérateurs de satellites ont réseaux terrestres.bien desservies par les insta:- Source : Byte, novembre 1997 Tableau : LES AFFAIRES lations terrestres actuelles.comm, on fera toujours du cellulaire et du téléavertisse- ment, mais à une échelle planétaire.Par exemple, les abonnés d\u2019Iridium seront en mesure de communiquer avec tous les téléphones SCP (service de communication personnelle) ou cellulaires du monde, quel que soit le standard de communications qu\u2019ils utilisent.On compte une trentaine de ces standards, les deux principaux, GSM et TDMA, étant incompatibles.Du côté des données, on effectuera de la transmission, point-à-point ou en télédiffusion, de fichiers de texte, de données, de graphiques, d\u2019audio et de vidéo.On fera de la télémédecine, de la télé-édu- cation, de la distribution de logiciels, de la diffusion Internet.Un secteur, celui du cinéma, se verra transformé en profondeur quand les distributeurs commenceront à envoyer leurs films par satellite aux milliers de salles de leur territoire.Loral, dont l\u2019entrée en action du réseau Cyberstar a été repoussée à 1999, a déjà fait la démonstration technique d\u2019un tel service.Nouvelle ère Avec Iridium, qui vient tout juste d\u2019inaugurer son service de cellulaire planétaire, une nouvelle ère s\u2019est ouverte.Auparavant, on pouvait mettre des années à fabriquer un satellite et on n\u2019en faisait le lancement qu\u2019un à la fois.À présent, les fabricants mettent au point des procédés pour les construire à la chaîne et, comme dans le cas d'Iridium, on les lance deux, cinq, méme sept à la fois.Plus significatif, on installe maintenant des grilles complètes de satellites en orbite basse, c\u2019est-à-dire à seulement 780 kilomètres d\u2019altitude.Dans le cas d\u2019Iridium, on parle de 66 satellites qui composent 6 grands axes longitudinaux de 11 satellites; 6 autres unités s'ajoutent pour l\u2019entretien et le remplacement en cas de bris.Le réseau Teledesic, célèbre par ses actionnaires Bill Gates et Craig McCaw, comptera 288 satellites.Ses ingénieurs se cassent présentement la tête pour trouver le moyen de les fabriquer au rythme d\u2019un par jour.Les acteurs (six côté données, six côté téléphonie) sont tous très pressés d'arriver les premiers dans le marché.Tous les systèmes à venir ne prendront pas nécessairement plac> dans une ceinture d\u2019orbite basse.D\u2019autres, comme Spaceway ou Astrolink, seront positionnés en orbite géosta- tionnaire, à 35 600 kilomètres d\u2019altitude.D\u2019autres encore, comme Cyberstar, offriront une combinaison d\u2019orbite basse et géostationnaire.La raison de la multiplication des systèmes en orbite basse tient au besoin de réduire au minimum les temps de délai classiques de la transmission par satellite.En orbite géostationnaire, ce délai est de 0,24 secondes et s\u2019avère très perceptible.En orbite basse, à 0,03 secondes, il devient à toutes fins pratiques insignifiant.Large bande à demande Dans la téléphonie, le besoin de réduire au minimum ce délai va de soi, d\u2019où le recours massif à un positionnement en orbite basse.Il en va de même avec certains types de transmission de données, par exemple en vidéoconfé- rence.Bien sûr, on connaissait jusqu\u2019ici les systèmes à large bande passante.Par exemple, les systèmes VSAT, avec lesquels on faisait de la diffusion vidéo, étaient capables de transmettre à la vitesse de 45 mégabits par seconde.Par contre, leur mode de fonctionnement obligeait ses utilisateurs à convenir d\u2019une heure préalablement fixée pour établir une communication.Ou encore, dans le cas des transmissions télévisuelles comme celles d\u2019ExpressVu ou de Star Choice, la diffusion se faisait sans interruption selon un horaire fixe.Les nouveaux systèmes seront capables de rejoindre des vitesses de 155 mégabits par seconde, comme dans le cas de Celestri.De plus, la plupart seront bidirectionnels, l\u2019antenne des utilisateurs permettant de retourner des données, mais à un rythme de beaucoup inférieur.Par-dessus tout, ces systèmes seront d\u2019une flexibilité inédite puis- qu\u2019ils seront accessibles en tout temps, à la demande.Coûtera-t-il plus cher de faire circuler sa voix ou ses données dans le ciel que sous terre ?Oui, et beaucoup plus cher dans le cas d\u2019Iridium, dont le coût moyen de l\u2019appel se situe autour de 2,50 $ la minute.Dans certains cas exceptionnels, selon certains pays, il pourra en coûter jusqu\u2019à 13 § Du côté de la transmission de données, les opérateurs parlent de prix comparables à ce que les utilisateurs payent auprès de leurs fournisseurs terrestres.D'ailleurs, ce sont les mêmes fournisseurs d\u2019accès Internet avec lesquels les internautes font déjà affaire qui offriront le service.ll NG LES, AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 T13 \"0% UJ À | .' Vidéotron Le réseau de toutes vos communications\u2019 *Vidéotron, c'est notamment la téléphonie, l'internet, la télédistribution, la télédiffusion, la télésurveillançe et plus de 100 points WE Vidéotron de service et de location de vidéocassettes.i ~ \u2018l ur TAL 4 LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 OFFRE SPECIALE T \u20ac = BON SPECIAL D'ABONNEMENT L \u2018Loui, je profite de votre offre spéciale d'abonnement : Je recevrai pendant un an au prix de 59,95 $ + taxes soit 68,96 $: B2 numéros du journal LES AFFAIRES, 12 numéros du magazine AFFAIRES PLUS, et les 6 cahiers hors-série, dont LES AFFAIRES 500.À retourner au journal LES AFFAIRES - Service des abonnements - 1100 boul.René-Lévesque ouest, 24e étage.Montréal (Québec) H3B 4X9 ou télécopiez au (514) 392-2039 Nom Prénom Nom de l\u2019entreprise Fonction Ville Province Code Postal Tél.Mode de paiement Q Chèque ou mandat à l\u2019ordre de Transcontinental Éditions Q Facturez-moi D Je désire régler par carte de crédit Q visa O MASTER CARD O AMERICAN EXPRESS No decarte [1 1 11 114 1111011110) Expiration o xp me 3 Signature: = LES TÉLECOMS &- TEcHnologie c Industrie Canada vend du spectre radioélectrique aux enchères Des licences de sans fil seront attribuées en 1999 Danielle n 1999, Industrie Canada s'apprête à prendre des décisions pour l\u2019attribution du spectre radioélectrique.Pour la première fois dans l\u2019histoire au Canada, il en vendra des parties aux enchères.Le ministère doit d\u2019abord décider ce qu\u2019il fera avec 40 MHz de spectre originellement mis de côté pour des Services de communications personnelles (SCP).L\u2019autre décision concerne l\u2019attribution des bandes de fréquence de 24 GHz à 38 GHz qui devrait avoir lieu au troisième trimestre de 1999.Les entreprises de télécommunications font présentement leur recommandations au ministère dans les deux cas.« Nous aimerions éviter le résultat obtenu aux États- Unis lors de la vente de spectre aux enchères », commente Dean Proctor, vice-président, affaires réglementaires, chez Microcell.SCP : un joueur de plus ?En 1995, lorsque Industrie Canada avait attribué des licences pour les SCP, il avait décidé qu\u2019un total de 120 MHz serait disponible en six blocs.Les États-Unis avaient la même quantité.Au Canada, deux blocs de 30 MHz ont été attribués à Microcell et Clearnet, et deux de 10MHz sont détenus par Bell Mobilité et Cantel AT&T.Il reste donc 40 MHz encore non attribués.« Devra-t-on garder le spectre en réserve, l\u2019attribuer aux quatre joueurs déjà en place ou le vendre à un autre concurrent ?se demande Roger Poirier, président de l\u2019Association des télécommunications sans fil.C\u2019est la question que l\u2019organisme de réglementation se pose.» La position des détenteurs actuels de licence est claire.« Îl faut le garder en réserve pour le moment où nous en aurons besoin pour offrir des services cellulaires de troisième génération », indique Bob Simmons, président du conseil de Clearnet et vice-président réglementation.Les fournisseurs actuels n\u2019ont pas besoin de plus de capacité pour l\u2019instant.Et un autre concurrent ?Le marché canadien pourrait difficilement le supporter, pensent les détenteurs de licences.Les États-Unis ont tenté cette expérience avec un résultat décevant.« Là-bas, le spectre a été payé trop cher et vendu à des gens qui n\u2019avaient pas un Vous tes désireux de : EE Comme les nouvelles fréquences sont à des * fréquences très élevées, la portée de l\u2019onde est faible.Les ondes doivent donc être transmises d'un point fixe à un autre.plan d\u2019affaires réaliste », explique M.Proctor.Résultat : certains des nouveaux joueurs ont fait faillite et le spectre qui leur appartenait n\u2019est toujours pas utilisé.De nouvelles fréquences D\u2019autres fréquences seront probablement vendues aux enchères dans la zone du 24 GHz et du 38 GHz.Auparavant, Industrie Canada attribuait ses licences par un processus comparatif.Un comité du ministère étudiait les dossiers et prenait la décision.Dorénavant, l\u2019enchère se rôûs nosiÂms sottaao oy \u20ac i £7 LE 2 Pen tiendra sur un système électronique d'appels d\u2019offres.Les entreprises proposent le montant qu\u2019elles sont prêtes à payer pour obtenir le droit d'exploitation.Les prix haussent d\u2019une ronde à l\u2019autre et les licences sont attribuées aux plus offrants.« Ces fréquences seront disponibles pour des entreprises qui veulent installer des réseaux sans fil fixes, explique Earl Hoeg, d\u2019Industrie Canada.Ils pourraient servir à de la transmission hertzienne ou aérienne ou à offrir de la téléphonie locale sans fil.» Quatre blocs seront donc offerts, le premier dans la zone du 24 GHz et les trois autres dans celle du 38 GHz.Ces fréquences n\u2019ont pas les caractéristiques nécessaires pour acheminer des communications mobiles.Comme elles sont à des fréquences très élevées, la portée de l\u2019onde est faible.Les ondes doivent donc être transmises d\u2019un point fixe à un autre.Le simple fait d\u2019avoir un édifice entre deux points de transmission suffirait à briser la communication.Le réseau doit donc être installé à des endroits où la communication ne risque pas d\u2019être obstruée.Dans la bande de fréquence plus basse, comme le 1,9 GHz des SCP, les ondes se propagent plus facilement et les usagers peuvent être joints partout.ll ae Guy Prescott, associé, Groupe Financier Whalen, Béliveau.es Xe a «Notre maison de courtage en valeurs mobiliéres a été créée en 1986.Parlons affaires e groupe des services financiers s\u2019est ajouté en 1998.Aujourd\u2019hui, le Groupe Financier Whalen, Béliveau compte 202 employés et nous rayonnons dans tous \u201cles grands centres canadiens.Dans notre domaine, le temps est un facteur soit votre marché, nous avons des solutions sur important.Une décision prise trop tard peut faire la différence entre un profit mesure pour répondre à vos besoins et satisfaire et une perte.C\u2019est pourquoi les contacts entre courtiers et clients peuvent vos ambitions.Comme 350* minutes gratuites Quelle que soit la taille de votre entreprise, quel que rvenir a tout moment.Les téléphones mobiles munis de boites vocales ; ; e Bell Mobilité améliorent notre temps de réaction.Et contrairement aux pour seulement 353p ar mois, plus 500 app els archés boursiers, il n\u2019y à rien de volatil dans la qualité du réseau et du service \u20actrants avec première minute gratuite.e Bell Mobilité» | 1 Pour en parler, composez le 7 a oi ati ie.1888 457-7310 de Bell Canada - Bell Mobilité est usager licencié. TALG LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 3,45 $ CENTIÈME ANNÉE, M° 22 OÉCCMARE 1896 fête ses : ; gE! À gl -§ 8! x! gl = 100 ANS DE VIE ÉCONOMIQUE AU QUÉBEC L'ENTREPRISE DU SIECLE: BOMBARDIER de la plus ancienne de nos s publications d'affaires.omma UE yr > aa SAT MIS SAY TLL II HE TR LRT j + L'émergence des francophones.PTE TS hl: EST PRÉSENTEMENT EN KIOSQUE! examen TECHrologie < La téléphonie IP a fait des pas de géant depuis un an Plusieurs croient que ce n\u2019est qu'une question de temps avant qu\u2019elle supplante la téléphonie traditionnelle André i vous croyez que la téléphonie Internet se limite à parler dans le micro d\u2019un micro-ordinateur (PC) et à souffrir une communication de piètre qualité, détrompez- vous.La téléphonie /P pourrait bien faire partie de votre avenir.Il y a quelques années, des milliers d'internautes se sont mis à utiliser leur ordinateur multimédia pour parler entre eux dans Internet.Il leur suffisait de parler dans un micro et I\u2019 ordinateur envoyait le son numérisé au destinataire qui utilisait sa carte de son pour entendre les paroles de son correspondant.Et puisque la notion d\u2019interurbain n\u2019existe pas dans le Net, la plupart des internautes se montraient tolérants envers des communications qui étaient souvent de moindre qualité parce que leurs appels étaient entièrement gratuits.Performances accrues Depuis un an, le phénomène a dépassé le cadre des fanatiques du Net.De plus en plus, la téléphonie traditionnelle est prise d\u2019assaut par la téléphonie Internet, c\u2019est-à-dire l\u2019uti- lisation du protocole /P (Internet Protocol) pour acheminer la voix.Le réseau traditionnel est un réseau dit à commutation, c\u2019est-à-dire que toute communication entre deux points accapare entièrement les circuits empruntés pour relier les correspondants, peu importe l\u2019importance du trafic entre eux et ce, jusqu\u2019à la fin de la communication.Le réseau IP, au contraire, divise les données en paquets.Chaque paquet est acheminé au destinataire par le meilleur chemin alors disponible sur le réseau.Puisque les paquets peuvent emprunter divers chemins, le principal défi de ce type de transport consiste à recevoir tous les paquets et à les « assembler » dans le bon ordre.Par contre, le réseau est exploité à sa pleine capacité.Défis à relever Plus flexible, le réseau IP peut donc assurer le transfert de beaucoup plus de données que son homologue analogue et est donc plus économique.Cependant, la téléphonie Internet doit prouver sa fiabilité en tant que mode de communication, c\u2019est-à-dire dépasser le stade de la simple curiosité technologique pour bâtir un saffaires.com semaine.{ hE véritable marché.Si la téléphonie /P veut s\u2019implanter, elle doit éviter les engorgements du réseau afin d\u2019offrir le seuil de fiabilité auquel la téléphonie traditionnelle nous a habitués.Le réseau devra donc transmettre plus de données plus rapidement.Depuis un an, une nouvelle norme de transmission ultra rapide de données tend à s\u2019imposer : Gigabit Ethernet (10/100/1000 BaseT).Nous assistons également à l\u2019arrivée d\u2019une nouvelle génération d\u2019appareils d\u2019aiguillage, Fast- IP (3Com), Accelar Routing Switch (Bay Networks), Gigabit Switch Router (Cisco) Multiprotocol Switched Services (IBM), qui allie l\u2019intelligence du routeur et la vitesse du commutateur.Il serait illusoire de croire que les gens utiliseront un ordinateur seulement pour effectuer un appel téléphonique.L'adoption de la norme H.323 par la plupart des firmes impliquées dans la téléphonie /P a permis d\u2019assurer la compatibilité entre les différents périphériques.Le résultat est qu\u2019un nouveau marché de périphériques de téléphonie est en train de voir le jour.Des firmes comme Vienna Systems, Aplio, Selsius Systems et Com21 proposent des combinés téléphoniques 7P se connectant à un réseau local, étendu ou de - câblodistribution.Enfin, pour assurer sa viabilité, la téléphonie /P ne peut pas s\u2019isoler du réseau analogue traditionnel.La téléphonie /P a déjà commencé à se lancer à l\u2019assaut du marché des liaisons PC-téléphone.Pour ce faire, la communication passe par une passerelle IP, dont le rôle est de servir d'interface entre les données PC et le réseau de téléphonie traditionnel.Des entreprises de téléphonie Internet, comme VocalTech, vendent ce type de passerelles à de tierces firmes désireuses d\u2019offrir un service de téléphonie JP.Depuis un an, des firmes comme Dot Com ou Delta Three offrent des services de liaisons PC-téléphone entre divers pays où ils ont installé une passerelle entre leur serveur et le système de téléphonie local.La téléphonie /P a donc le vent dans les voiles et semble miser sur les bonnes cartes.Pour de plus en plus d\u2019observateurs, ce n\u2019est qu\u2019une question de temps avant qu\u2019elle ne supplante la téléphonie traditionnelle.M > TECHnologie LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 T47 LES TELECOMMUNICATIONS Des outils pour nomades informatiques Mondoux illonner les routes armé Qin ordinateur bloc-notes assurant son autonomie, accéder au réseau de l\u2019entreprise seulement pour télécharger son courrier électronique : pour bien des usagers, voilà la liberté ! Le rêvé a malheureusement son revers de médaille.Transporter son bureau avec soi n\u2019est pas toujours de tout re- peine la pile se met- elle à faiblir qu\u2019il faut chercher en catastrophe la prise de courant la plus proche, que Murphy, bien sûr, placera six pouces plus loin que le câble de raccordement le permet.Et puis, lorsque vous déposez votre bloc-notes dans un endroit public, il faut constamment l\u2019avoir à l\u2019oeil; un vol est si vite arrivé.Heureusement, il y a des solutions préventives aux problèmes pouvant affliger les usagers nomades.Le vol de bloc-notes est une activité plutôt lucrative.Selon le FBI, près de 97 % des appareils ne sont jamais retrouvés.Lorsque vous déposez votre bloc-notes sur une table (soit au bureau ou dans une exposition, par exemple), il est possible d\u2019utiliser un câble de verrouillage pour solidement arrimer l\u2019ordinateur à la surface.Plusieurs firmes, comme Compu-Lock et Kensington, offrent de tels systèmes dont le prix varie entre 75 et 175 $.(Compu-Lock, http://www.webpres.com/compulock/, Kensington, http://www.ken- sington.com) Cependant, si des malfaiteurs réussissent à s'emparer de votre ordinateur, tout n\u2019est pas perdu.Plusieurs firmes offrent un service de dépistage des blocs-notes volés.Le service consiste à installer sur l\u2019appareil un logiciel de sécurité qui se cache sous le système d\u2019exploitation (DOS ou Windows).Le logiciel entre discrètement en communication avec une centrale dès que le modem de l'ordinateur est connecté à une ligne téléphonique.En cas de vol, la centrale est avertie et, dès que l'ordinateur entre en contact avec elle, il est ainsi possible de retracer d\u2019où vient l\u2019appel et d\u2019appréhender le suspect en quelques minutes.(Absolute Software Corp, http://www.computrace.com, FullCircle Systems, http:// www.fullcircle-sys.com, Stealth95, http://www.stealth95.com/index.htm) Gare aux virus Les usagers de blocs-notes sont particulièrement vulnérables aux virus parce qu\u2019ils té- léchargent et transfèrent très souvent des données soit en provenance d'Internet ou d\u2019une disquette.Un logiciel antivirus est donc essentiel aux nomades.Depuis 18 mois, la plupart des fabricants de logiciels antivirus ont des modules qui permettent de télécharger automatiquement les fichiers de mise à jour contenant les « vaccins » contre les virus les plus récents.(Network Associates, Virex, ViruScan, http://Wwww.nai.com, Syman- tec, Norton Antivirus, http:// www.symantec.com, F-Prot, http://www .datafellows.com/ gallery/anti-virus/ download.htm) Même si l\u2019appareil comme tel représente une somme substantielle, cela peut être dérisoire en comparaison de ce que valent vos données, ne serait-ce qu\u2019en nombre d\u2019heures de travail.Il existe des logiciels de chiffrement qui peuvent ainsi encoder les fichiers, les dossiers ou les unités de disque désirés.Lorsque l\u2019utilisateur initialise son appareil, il doit donner son mot de passe afin que le logiciel, en arrière-plan, puisse déchiffrer-chiffrer en temps réel les données auxquelles il accède.Si le mot de passe est incorrect, les données reste- ront chiffrées.(PC guardian, Encryption Plus, http://red.redm.com/pcguardian/, Network Associates, PGP Disk, http://www.nai.com) Un des défis principaux des usagers nomades est de s\u2019assurer que la version du fichier qu\u2019ils ont sur leur bloc-notes est bel et bien la bonne ou la plus récente.Symantec propose depuis peu un utilitaire, Mobile Update, à cette fin.(Symantec, Mobile Update, http://www.symantec.com) ll | Il peut être en li gne tout en ayant une /igne Ry Ericsson se trouve à la croisée de deux méga-courants: les gens qui se ruent sur I'Incernet et ceux qui travaillent à la maison.Les nouveaux produits Ericsson transmettent la voix et les données sur la même ligne et en même temps, solutionnant le problème du traffic Internet qui accapare les lignes téléphoniques.C\u2019est beaucoup plus ingénieux et moins cher que d'acheter une deuxième ligne téléphonique.Ericsson offre toutes les composantes des réseaux Protocole (I.P.) Internet et est en voie de devenir le premier fournisseur de solutions à base I.P.pour les entreprises canadiennes peu importe leur taille.Observez \u2014 et écoutez \u2014 Ericsson pour connaître les solutions novatrices Internet.ERICSSON Ericsson: Vous entendrez parler de nous.1 800-661-4201 www.ericsson.com/CA TAG LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 LES TÉLECOMMUNICATIONS > TECHnologie ç La téléphonie cellulaire en quête d'uniformité On prépare déjà la troisième génération de services es exploitants de réseaux |= téléphonie cellulaire ré- vent aussi de grande vitesse ! Ils veulent que les abonnés aient accès à Internet et à des services vidéo sur le téléphone mobile.« Pour l\u2019instant, l\u2019appareil sans fil ne contient pas la puissance d\u2019un ordinateur de bureau, explique Jacques Garceau, directeur général, ingénierie chez Clearnet.Les applications de transmission sont donc mieux adaptées à de courts messages.» Il poursuit : « Il se conçoit en ce moment un langage informatique qui tient compte des limitations telles la grandeur de l\u2019écran ou la mémoire disponible sur l\u2019appareil.L'industrie va développer des technologies qui tiendront compte de ses besoins.» La puissance de transmission des réseaux sans fil est encore très loin de ce qui est possible sur des lignes terrestres.Enjeux Importants Comme l'indique Brian O\u2019Shaughnessy, de Bell Mobilité, le débit de transfert ac- tuel est d'environ 14,4 Kbps.Il pourrait atteindre 2 Mbps pour les services de troisième génération.« Nous travaillons sur le développement pour en arriver là depuis 1989 », dit-il.D'ici quelque temps, l\u2019Unon internationale des télécommunications (UIT) devra se pencher sur des normes et des technologies universelles qui propulseront les CEGIL%105%7, PLUS QUEYAMAIS A \\/ troisième génération, après celle des téléphones analogiques et numériques.Il existe actuellement quelques normes de réseaux cellulaires, ce qui complique la vie des abonnés et des exploitants.mais fait la joie des fabricants d\u2019équipements.« Evideminent, les fabricants font du lobbying pour que leurs technologies soient acceptées, explique Dawn Hunt, vice-présidente, chez Cantel.Nous en viendrons peut-être à une seule norme internationale, sur une seule fréquence de spectre.» Pour le moment, l\u2019Amérique du Nord offre son service sur 800 MHz et 1,9 GHz.En Europe, c\u2019est différent.« L'adoption d\u2019une norme universelle devra tout de même permettre à tous les exploitants de conserver les réseaux en place afin de ne pas perdre les investissements déjà faits », dit M.O\u2019Shaugh- nessy.Le rêve ?Des appareils cellulaires qui pourraient fonctionner dans tous les pays, sur la même fréquence du spectre et selon les mêmes normes.Mais de grands enjeux politiques et financiers se joueront avant d\u2019en arriver là.Les SCP Ce besoin d\u2019aller plus loin est fortement encouragé par la hausse d\u2019abonnés aux Ser- Bl Dean Proctor : « Les habitudes d\u2019appel changent.» vices de communications personnelles (SCP).I] y en aurait environ 600 000 auprès des quatre entreprises qui détiennent des licences : Bell Mobilité, Clearnet, Cantel AT&T et Microcell.« En 1998, nous avons vu les prix se stabiliser, estime Roger Poirier, président de l\u2019Association canadienne des télécommunications sans fil.Ils sont très concurrentiels.La croissance de la demande, entre 25 et 30 %, est comparable à ce que nous avions prévu.» Chez Microcell, on est bien fier de quelques chiffres.Selon Dean Proctor, vice-président, affaires réglementaires, il appert que le prix des SCP a fait plus que doubler le nombre de minutes vendu par mois.« II était de 100 minutes en moyenne par mois par utilisateur, dit-il.Il est maintenant rendu à 360 minutes par mois chez nos abonnés.Auparavant, on se servait du cellulaire pour faire ses appels, mais on en recevait peu.Maintenant, le nombre est à 60 % d'appels de sortie.» Du spectre supplémentaire, des prix plus bas et de nouveaux services ont permis au Canada d'atteindre un taux de pénétration de 17 % avec les SCP.C\u2019est encore loin des pays d'Europe du Nord, où il est à 60 %.Les Canadiens aiment la mobilité -Lorsque on leur demande s\u2019ils remplaceraient leur téléphone traditionnel par un service cellulaire au même prix, 55 % des Canadiens disent oui.C\u2019est ce qui ressort d\u2019un sondage Angus Reid commandé par Ernst & Young.Le sondage a eu lieu en 1998 auprès de 1 500 adultes canadiens.De plus, 51 % accepteraient méme d\u2019accéder a Internet par une technologie sans fil à un prix raisonnable.Les gens entre 18 et 34 ans seraient les premiers utilisateurs (61 %) alors que les gens de 55 ans et plus sont les plus réticents (32 %).Quel serait le prix acceptable ?Pour un service regroupant la téléphonie traditionnelle et sans fil, frais d\u2019interurbains non compris, 40 % des répondants s\u2019attendent à payer 25 $.Déjà 37 % des personnes interviewées utilisaient le téléphone cellulaire : 6 % par affaires, 14 % pour leurs communications personnelles seulement et 17 % pour les deux.(DT) H Lu LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 T19 \u2014 Norme de compression numérique : un apport québécois Danielle Turgeon \u2019Union internationale | télécommunications vient d'accepter une norme conçue par le consortium G.729, formé de l\u2019Université de Sherbrooke, France Tele- com et Nippon Telegraph & Telephone.C\u2019est une norme de compression numérique des signaux audio nommée ACELP.Elle améliorera la qualité et le délai de transmission tout en optimisant la bande passante.Il a fallu 10 ans de recherche avant d\u2019en arriver là.« Le défi était de compresser la voix et de l\u2019acheminer d\u2019un point à l\u2019autre sans perdre l\u2019essentie} du message, explique Marc Tremblay, vice-président, recherche, de Sipro Lab Telecom, la firme chargée du développement commercial de la technologie ACELP.Perdre le moins possible La voix est un signal audio à fortes modulations.Traduire une conversation sous forme numérique équivaut à perdre une partie du signal.La recherche consiste à trouver des moyens d\u2019en perdre le moins possible, « et surtout de conserver l\u2019information importante pour la compréhension du message par le cerveau humain », ajoute M.Tremblay.En un rien de temps, l\u2019information essentielle sera quantifiée, mesurée, codifiée et transportée.Reconstituer l\u2019ensemble Les fréquences manquantes du message seront extrapolées par la technologie, « un peu à la façon d\u2019un dessin au pointillé, explique M.Tremblay.Ce que l\u2019on trace n\u2019est jamais exactement comme le dessin original.Mais les points suffisent à guider le crayon pour reconstituer l\u2019ensemble ».En téléphonie, si l\u2019on perd entre 60 et 70 millièmes de seconde de son, le message est difficile à comprendre.Il n\u2019y a qu\u2019à penser aux difficultés qu\u2019on éprouve parfois avec les téléphones cellulaires dans les zones où le signal est entrecoupé.ll LES TELECOMMUNICATIONS > TECHnologie \u2014\u2014 SOLUTIONS DE REPARTITION produits de radiocommunication sur mesure aux entreprises commerciales et aux services publics, à des prix tout à fait concurrentiels.Regardez bien, le cerde de la | radiocommunication ne sera plus jamais le même! N'attendez plus, renseignez-vous.1 888 66-ELYPS www.elyps.com T20 LES AFFAIRES / Samedi 19 décembre 1998 L.présent et l\u2019avenir du monde des données passent par des solutions entièrement intégrées, des lignes à très haut débit et par un usage sur mesure des bandes de transmission.Seul un réseau continu pancanadien à double acheminement de fibre optique peut efficacement répondre à ces besoins vitaux.C\u2019est précisément ce que nos prestigieux clients recherchaient\u2026 Et maintenant, ils apprécient au moins tout autant l\u2019excellente qualité de notre service.Le maximum pour vos données, c\u2019est la mission de Sprint Cariada à chaque jour.LE MAXIMUM D'UTILISATIONS : « accès internet ultrarapide « relais de trames domestiques et globales « lignes privées « toute la place requise pour le futur LE MAXIMUM DE FIABILITÉ: .enfin un réseau à l\u2019échelle du pays, avec plus de couverture que jamais .technologie SONET ultrafiable avec redondance compléte .transmission ultrarapide sur la longueur de bande la plus étendue jamais offerte LE MAXIMUM DE SERVICE: « un service point de Contact unique « des équipes qui comprennent les besoins spécifiques des données « des spécialistes hautement qualifiés « Une expertise éprouvée « service accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7 d'axi v Affaires 1 888 889-9339 www.sprintcanada.ca + Sprat, le maximum pour vos affaires MD, MC, : Sprint Canada, le logo Sprint Canada, Maxi Affaires, le logo Maxi Affaires sont des marques de commerce de Sprint Communications Company L.P, utilisées sous licence par Sprint Canada Inc.©1998.Sprint Canada Inc.Tous droits réservés."]
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