Les affaires, 16 décembre 2000, Cahier 3
[" 4 Montréal, décembre 2000 \u2014> Cahier P e 8 pages Vers une ré de Les Instituts de recherche e santé du Canada (IRSC) ont vu le jour volution sans précéden | la recherche en santé en juin dernier.lls prennent le relais de l\u2019ancien Conseil de recherches médicales du Canada, qui a volontairement demandé sa dissolution pour favoriser l\u2019émiergence d'une nouvelle vision de la recherche en santé pour le 21e siècle.IRSC devient donc lc principal organisme fédéral responsable du financement de la recherche en santé au Canada.Il est doté d'un budget de 367 millions de dollars, qui passera à 477 millions en 2001- 2002.Son objectif.énoncé par le Parlement.est «d'exceller, selon les normes internationales reconnues de l'excellence scientifique.dans la création de nouvelles connaissances et leur application en vue d'améliorer la santé de la population canadienne.d'offrir de meilleurs produits et services de santé et de renforcer le système de santé au Canada».Le concept d'IRSC est trés novateur.II repose sur la création d'instituts virtuels, cha- cun- chargé d'étudier un domaine particulier en favorisant le soutien des chercheurs et la collaboration en vue d'atteindre des objectifs communs.Les recherches d'IRSC portent sur la recherche biomédicale.la recherche clinique.les systemes et services de santé et enfin.les facteurs sociaux, culturels ct autres qui influent sur la santé de la population.Pourquoi des instituts virtuels?Pourquoi une nouvelle structure administrative?Quelles en seront les avantages et conséquences pour les chercheurs comme pour l'ensemble des Canadiens?Quel est l'impact de la recherche scientifique sur l'économie canadienne?Pourquoi des chercheurs universitaires démarrent-ils des entreprises privées et se lancent dans le monde des affaires?Ce sont quelques-unes des questions que nous avons posées au président d'IRSC, le Dr Alan Bernstein, et aux chercheurs, scientifiques.professeurs et gens d'affaires qui participent à ce cahier spécial.Dr.Bernstein, qu'est-ce qui vous a convaincu de quitter vos laboratoires et vos recherches pour diriger une organisation qui devient le principal bailleur de fonds pour la recherche en santé au Canada?A.B.: Nous sommes au beau milieu d'une révolution sans précé- dent sur le plan de la santé et de la recherche.Je crois que l'avenir du Canada dépendra du succés avec lequel nous contribuerons à cette révolution, et je veux pouvoir y contribuer au-delà de mes propres recherches.Cela dit.au cours des dernières années.j'ai participé aux discussions sur l'importance de doter le Canada d'une structure Avant d'accepter la présidence d\u2019IRSC, Alan Bernstein, une sommité de renommée mondiale en biophysique médicale et en génétique moléculaire, était directeur du Samuel Lunenfeld Research Institute du Mount Sinai Hospital de Toronto.Ses recherches de pointe dans le domaine du cancer, de l\u2019hématopoiïèse et de la thérapie génique continuent de faire date.I a grandement contribué à notre compréhension du développement embryonnaire, de l\u2019hématopoïèse, du cancer et de la formation de l'appareil cardio-vasculaire.Ses travaux ont également joué un important rôle dans l'avancement des techniques de thérapie génique et d'analyse génétique du développement des mammifères.[RSC Instituts de recherche n santé du Canada innovatrice en matière de recherche scientifique.Je pense que mon passé de scientifique est important pour convaincre les chercheurs du bien fonde de notre démarche et garantir la regle essentielle que les travaux des chercheurs doivent être évalués par leurs pairs.Il semble y avoir un engouement pour la recherche scientifique en ce moment.Comment l\u2019expliquez-vous?Je pense que c'est la conséquence de la fameuse révolution du savoir dont,on parle depuis quelque temps.On note des bonds de géant dans plusieurs secteurs (pas seulement médicaux), ainsi que l\u2019acces à de nouvelles technologies qui accélèrent et transforment l'organisation de la société et même nos facons de penser.À present.il faut bâtir des ponts entre les divers secteurs de la recherche ct contribuer à propager de façon horizontale des connaissances qui étaient auparavant cantonnées dans des créneaux tres pointus.De nos jours, il ne suffit plus de travailler dans le domaine de la génomique, par exemple où dans n'importe quelle autre branche de Ja science.Nous avons besoin des puces à ADN, des mathématiques, des techniques de la chimie, des sciences humaines.Toutes convergent à faire face à ce grand défi d'améliorer la santé dans lc monde.La structure d'IRSC et de ses instituts virtuels à été conçue en conséquence.can [nstitutes 61 Heglih Researeh sur le plan Qu\u2019entendez-vous par instituts virtuels?Est-ce réaliste de penser que des scientifiques vont partager leurs connaissances via Internet sans craindre de perdre la propriété intellectuelle de leurs recherches?Vous savez, depuis des années, les chercheurs font part de leurs découvertes via des articles dans des revues spécialisées ou en participant à des congrès mondiaux afin que leur propre réflexion soit enrichie (et évaluée) par d'autres sommités scientifiques.Le défi de la science n'est pas de se protéger d'une certaine paranoïa intellectuelle.mais plutôt de trouver un langage commun.de partager de nouvelles idées et de nouvelles technologies.Dans les instituts virtuels tels que nous les proposons, les chercheurs pourront se regrouper sous les thèmes qui ont été définis, avoir accès en ligne aux banques de données, aux études.aux recherches, etc.Ce qui ne les empêchera pas de se réunir au besoin plusieurs fois par année pour mettre tout cela en commun.Nous ne créons pas d'édifices «de briques et de mortiers».mais une structure qui regroupe la recherche universitaire.les grands laboratoires privés, les «start-ups».bref.l'ensemble des spécialistes d'un secteur donne.Qui a choisi les 13 instituts qui composent IRSC actuellement?Cela s'est fait à la suite d'un remarquable processus de sélection auprès des chercheurs, des universités, de l'industrie, des bénéficiaires, du gouvernement.Tous des gens bien informés et concernés qui out contribué à bâtir une structure unique.C'est ainsi que des centanes d'idees ont été déposées.Nous voulions être sûrs de couvrir les domaines qui font la force et la réputation du Canada, pour lesquels il existe des besoins réels auprés de la population.Ce qui compte aussi, c'est la qualité des gens qui sont derrière les structures virtuelles.Nous voulons attirer les meilleurs chercheurs au monde, ct garder ceux que nous formons ici.www.cihr.ca Suite en page 2 S.décembre 2000 ES AFFAIRE P2z - LE Suite de la page 1 Comment la recherche sortira-t-elle des laboratoires pour trouver sa place dans l'économie canadienne et les services aux citoyens?La formule d'IRSC rééquilibre l'effort consacré à la recherche.Elle permettra à une équipe d'obtenir des subventions qui couvriront des spectres de recherche plus larges qu'auparavant dans un même domaine, en sortant des laboratoires pour trouver des débouchés dans tous les domaines possibles.Prenez le cas d'un handicapé physique, par exemple:la recherche peut s'appliquer au domaine médical, mais aussi à celui du génie mécanique, de l'architecture, de l'automobile, du droit, de la psychologie, de l'informatique.La structure des instituts virtuels d'IRSC permettra de tenir compte de tous ces aspects dans l'évaluation d\u2019une subvention de recherche.Et tout cela est porteur d'emplois et peut nous mener à la pointe de la recherche mondiale et de la nouvelle économie.Culturel- lement parlant, la structure de notre pays permet de relever le défi.Nos universités nous ont laissé un brillant héritage de compétence et de rigueur.Quelques-uns des plus grands chercheurs du 20e siecle, les Banting, Best, Brown, Penfield, Michael Smith, Henry Friesen, sont canadiens.La science peut-elle avoir un effet rassembleur?Sans aucun doute.Elle peut amener les gens ensemble sur le chemin du 21e siècle qui priorisera, à mon avis, tous les aspects reliés à la santé, génétique, biologie humaine, agroa- alimentaire, environnement.En outre, elle est porteuse d'emplois, comme on peut le voir à Montréal et à Québec dans la biotechnologie ou le pharmaceutique, par exemple.La nouvelle économie n\u2019existe pas pour ses technologies, mais pour les gens qui y travaillent.À long terme, qu'est-ce qui sera plus important que la santé?Envoyer un courriel encore plus vite ou avoir des enfants en santé?Le «marché» pour la santé est énorme.Puisque nous entrons dans une économie du savoir, il faut donc que ce soit aussi une économie basée sur la recherche.B® IRSC CIHR Le modèle IRSC, une formule originale et dynamique pour rapprocher l\u2019industrie et l\u2019université «Les partenariats et programmes de recherche conjoints sont essentiels dans le monde de la recherche d'aujourd'hui, disait récemment le président de Wyeth Ayerst Canada et président du Conseil d'administration de Les Compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (RX&D), Aldo Baumgartner.Chaque projet approuvé crée des liens importants entre les chercheurs des secteurs publics et de l\u2019industrie, et marque une contribution d'importance à l'infrastructure de la recherche dans nos universités, partout au Canada.La recherche a besoin, non seulement d'encouragement, mais d\u2019encadrement.Nous devons donner à nos savants les moyens de poursuivre leur travail.En ce sens, le concept proposé par IRSC est très intéressant.» Robert Dugal, directeur des Affaires universitaires et scientifiques chez Rx&D, rappelle que le Canada investit environ 7 $ par habitant par an dans la recherche sur la santé, contre 35$ par personne, par exemple, aux États-Unis: «Le Canada à une infrastructure de recherche relativement peu développée, d'où l'intérêt de la création d'IRSC et de nouveaux programmes comme celui mis sur pied entre IRSC et Rx&D.Il permettra au secteur privé d'atteindre une synergie encore plus forte avec les meilleurs chercheurs universitaires dans un domaine donné.» Le Programme de recherche IRSC/Rx&D Le Programme de recherche IRSC/Rx&D encourage la recherche soumise à l'examen des pairs et favorise la formation et le perfectionnement du personnel de recherche Recherche 4 en santé En 2006 L'Université \u20ac Laval, L'une des 10 plus importantes universités de recherche au Canada.l'Université Laval est fière du partenariat étroit qu'elle entretient avec les centres de recherche en milieu hospitalier de la région de Québec.L'ampleur de la recherche en sciences de la vie et de la santé lui mérite un ravonnement qui dépasse de beaucoup ses frontières.* Sciences biomédicales Infectiologie et immunologie-inflammation \u2014 Neurosciences \u2014 Cancérologie \u2014 Endocrinologie moléculaire et oncologique \u2014 Obésité et métabolisme \u2014 Génie tissulaire \u2014 Réudaptation physique et intégration soctale * Santé communautaire Reproduction humaine.santé de la mère et de l'enfant \u2014 Sante des populations * Génétique et génomique humaines et protéomique Génétique et génomique humaines \u2014 Caractérisation des protéines et protéomique * Aliments fonctionnels et nutraceutiques e Aspects éthiques et juridiques en recherche, creation et intervention 12001.l'Université Laval injecte près de 75 millions de dollars (50 Ce du total de ses fonds de recherche) dans la recherche en santé.En collaboration avec le CHUQ.elle commandite une soctété de valorisation de la recherche qui lui permet d'accélérer le transfert technologique.Aujourd'hui Québec, demain le monde.UNIVERSITÉ LAVAL en santé ainsi que les possibilités à cet égard au Canada, Il est conjointement financé par les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et Les compagnies de recherche pharmaceutique du Canada (Rx&D).La phase | du programme a permis d'investir 237 millions de dollars dans plus de 1 000 projets de recherche en santé.Huit de ces projets sont des méga-projets, et 50 sont des essais cliniques.En outre, près de 1 040 postes équivalents temps plein ont été créés pour des aides de recherche, des techniciens, des étudiants diplômés, des stagiaires postdoctoraux et d'autres professionnels de la santé dans des universités, des hôpitaux et des instituts de recherche canadiens.M Glaxo Wellcome est fière4 de rendre hommage aux arr Pre rm re Instituts de recherche en \u2018Canada.GlaxoWellcome re 2 Les médicaments peuvent é une source importante d\u2019éco PUBLIREPORTAGE Aventis Pharma fait partie d'un regroupement de 62 compagnies de recherche pharmaceutique canadiennes, appelé Rx&D, qui veut intervenir davantage dans les débats entourant le système de santé.«Nous voulons, entre autres, rappeler aux gouvernements et au public que les médicaments peuvent être une source importante d'économies», dit Jean-François Leprince, président d'Aventis Pharma Canada.Ainsi, mentionne-til, les produits pharmaceutiques ont permis d'éradiquer la diphtérie.la coqueluche et la poliomyélite.Au cours des 20 dernières années, de nouveaux médicaments ont rendu obsolètes les interventions chirurgicales dans les cas d'ulcères.Selon Statistique Canada, de 1979 à 1996, la mortalité attribuable à des maladies pour lesquelles il existe désormais des médicaments a fortement diminué.C'est le cas, entre autres, des fièvres rhumatismales, des infections respiratoires aiguës, des maladies de l\u2019œso- phage et de l'estomac, de l'emphysème et de l\u2019hypertension.Depuis 1995, la mortalité associée au VIH et au SIDA a reculé de près de 75 % au Canada suite à l'apparition des traitements combinés.Le coût total du traitement des seules migraines a baissé de plus de 40 % depuis l\u2019introduction récente d'un nouveau médicament.Les médicaments contribuent donc directement à réduire le nombre d\u2019hospitalisations (qui a diminué du tiers entre 1975 et 1995), d'admissions en urgence et de consultation des médecins.«De notre point de vue, ils représentent un des volets les plus rentables du système de santé», dit M.Leprince.Alors que l'espérance de vie augmente d\u2019un an tous les quatre ans, le président d'Aventis Pharma Canada croit que les défis soulevés par la gestion du système de santé seront encore plus grands à l'avenir.«Le système actuel a été établi dans les années 1960 pour faire face aux conséquences des maladies, dit-il.Mais il n'a pas été conçu pour les prévenir.Or, dans le contexte du vieillissement de la population, les coûts de la santé exploseront à cause des maladies chroniques.À moins qu\u2019on investisse dès maintenant dans une approche intégrée, qui fasse une large place à la détection précoce.» = = «Nos entreprises n\u2019investissent pas seulement dans leurs propres laboratoires, rappelle le président de Merck Frosst au Canada, André Marcheterre.Elles le font également en partenariat avec les hôpitaux, les universités, et de petites entre- IRSC CIHR «L'arrivée d\u2019IRSC représente un grand pas en avant» André Marcheterre prises, les start-ups issues de la recherche universitaire.Cette recherche se fait partout sur le territoire canadien.Il était important que le gouvernement contribue à créer une infrastructure qui tienne compte de cette réalité.Dans ce contexte, l\u2019arrivée d'IRSC représente un grand pas en avant.» André Marcheterre estime que jusqu'à présent, la contribution du gouvernement fédéral au secteur de la recherche en santé n\u2019était pas suffisamment compétitive par rapport à d\u2019autres pays: Je ne suis pas un fanatique de l'ajout systématique de grandes structures et d'organigrammes complexes, mais dans le cas de la recherche en santé, il nous fallait des programmes ciblés qui puissent évoluer en fonction des découvertes scientifiques et en fonction des besoins des partenaires éventuels.En créant ses 13 instituts virtuels, l'IRSC a ciblé les champs dans lesquels le pays veut progresser.Dans le milieu des affaires, c\u2019est la façon dont on aime procéder: identifier nos forces et se concentrer à les développer.» Le président de Merck Frosst Canada rappelle aussi qu\u2019il faut inscrire cette volonté de recherche dans un contexte mondial.Sur ce plan, dit-il, le Canada représente moins de 3% de l'activité économique mondiale: «Le pays tout entier ne couvre que 1,5% de la recherche mondiale en santé.Nos entreprises du secteur pharmaceutique génèrent 1,5% des ventes mondiales.Voilà qui «C\u2019est par milliers d\u2019emplois que s\u2019évaluent les retombées économiques des travaux des chercheurs canadiens» \u2014 Paul Lucas Les dépenses en recherche et développement dans le secteur pharmaceutique ont augmenté plus rapidement au Canada que dans tout autre pays industrialisé, quelque 700% au cours de la dernière décennie.C'est ce que rappelait récemment le président de Glaxo Wellcome au Canada, Paul Lucas.soulignant que l\u2019industrie pharmaceutique contribue à elle seule pour 42% des dépenses de R&D dans le secteur de la santé au pays: «C\u2019est par milliers d'emplois que nous pouvons évaluer les retombées économiques des travaux des seuls chercheurs canadiens, sans parler de ceux de la communauté internationale.Régulièrement, on me pose la question: les médicaments sontils si précieux?Valent-ils les milliards de dollars investis chaque année?Ma réponse est sans équivoque: non seulement les innovations pharmaceutiques apportent-elles une formidable plus- value à l'économie canadienne, mais elles sont la meilleure façon d'améliorer notre système de santé et de réduire les coûts.Des centaines de médicaments sur le marché permettent désormais d'éliminer certains types d'opérations, de réduire les hospitalisations, d'améliorer la qualité de vie de millions de personnes, leur espérance de vie, leur santé générale, et leur productivité.L'an dernier, Glaxo Wellcome a consacré quelque 90 millions de dollars à la recherche et développement au Canada.Sur la scène mondiale, la multinationale a investi près de 2,5 milliards de dollars en R&D, soit 18 % du revenu de ses ventes: «La recherche coûte cher.Cela a toujours été le cas et ce le sera toujours, d'autant plus que les coûts ne baisseront certainement pas alors que la complexité\u2018des produits augmente.Mais on peut voir les choses d'une autre façon: pourquoi le taux d\u2019hospitalisation au Canada a-til chuté de plus de 30% au cours des 20 dernières années?Pourquoi n'y a-t-il plus de décès au Canada dû à la polio ou la diphtérie?Prenons un autre exemple, la schizophrénie, dont souffrent quelque 300 000 jeunes Canadiens.Le coût d\u2019hospitalisation coûte 39 000$ par personne.À présent, grâce à de remarquables nouveaux médicaments, nous parvenons à les soigner pour moins de 4 500$ par année.C'est vrai également pour la pneumonie, l'asthme, l'épilepsie et de nombreuses autres maladies qui sont aujourd\u2019hui mieux contrôlées ou carrément éliminées.Et j'espère bien que d'ici quelque temps, nos enfants se rappelleront à peine des maladies qui appartiendront au passé, comme le cancer, le SIDA ou la maladie d'Alzheimer.» m devrait nous rendre relativement modeste, et nous rappeler que nous sommes en compétition avec d'autres marchés d'importance.Tout comme nous voulons le faire au sein même de la communauté des chercheurs canadiens, il faut songer à établir des ententes de coopération et de partenariat ailleurs dans le monde.Tout cela nous amènera vers une meilleure productivité locale.C\u2019est l\u2019analyse comparative de nos forces et de nos faiblesses qui fera progresser la science et nous permettra d'exceller dans des créneaux d'expertise bien précis.Plus le milieu international sera compétitif.plus nous devrons investir pour conserver nos acquis.Cela est vrai pour les gouvernements comme pour les entreprises privées.» I Ls 1AIVIAV SAT « \u20acd 000Z 23quWanNap \u2018Ss 1 - décembre 2000 P4 * LES AFFAIRES.PUBLIREPORTAGE Les 13 instituts ont été créés pour mettre en contact les principaux acteurs du domaine de la recherche en santé issus du public, des secteurs privé et bénévole pour qu'ils se concentrent sur les importants problèmes-de santé des Canadiens.«IRSC illustre parfaitement ce mouvement vers l'intégration, dit Alan Bernstein.Par les 13 instituts, nous intégrons les quatre piliers de la recherche en santé: la recherche biomédicale de base, la recherche clinique appliquée, la recherche sur les services et les systèmes de santé, et la recherche sur la santé des populations.Mais l\u2019intégration dans l'univers d'IRSC va au-delà des disciplines.Nous avons été expressément chargés dans la Loi d'intégrer le savoir nouveau et de le transformer en améliorations de la santé des Canadiens et en meilleures pratiques de santé.» L«expérience» IRSC suscite beaucoup d'intérêt au niveau international, comme en font foi de récents articles dans Science et Nature.Des collègues au Japon, en Australie, au Royaume-Uni, en Suisse, aux Pays-Bas, en Suède et aux États-Unis observent attentivement la création des instituts virtuels et l'établissement de partenariats de recherche chez nous.Chaque institut inclura de la recherche biomédicale fondamentale, de la recherche clinique, et de la recherche sur les services et systèmes de santé, sur la santé des populations, sur les dimensions sociales et culturelles de la santé et sur les effets de l'environnement sur la santé.Chaque mandat établit le profil des champs de recherche autour desquels l'institut peut se concentrer, se développer et évoluer, L'Institut de la santé des Autochtones L'Institut de la santé des Autochtones d'IRSC appuiera la recherche axée sur la satisfaction des besoins spéciaux en santé du peuple autochtone canadien.Directeur: Jeff Reading, Université de Toronto \u2019 Æ L'institut des appareils circulatoire et respiratoire L'Institut des appareils circulatoire et respi- ratoire d'IRSC appuiera la recherche axée sur les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de conditions associées aux maladies du cœur, des poumons, du cerveau, du sang et des vaisseaux sanguins.Directeur: Bruce McManus, Université de la Colombie-Britannique # Llnstitut du cancer L'Institut du cancer d'IRSC appuiera la recherche visant à réduire l'incidence du cancer sur les personnes et les familles au moyen de stratégies de prévention, dépistage, diagnostic, traitement, systèmes de soutien psychosocial et soins palliatifs.: Directeur: Philip Branton, Université McGill & L'Institut de la santé des femmes et des hommes L'Institut de la santé des femmes et des hommes d'IRSC appuiera la recherche axée sur la façon dont les facteurs biologiques {liés au sexe des personnes) et les facteurs socioculturels (chez les hommes et chez les femmes) interagissent avec d'autres facteurs qui influent sur la santé pour créer des conditions et des problèmes à caractère unique, plus courants, plus graves ou dif- IRSC CIHR férents et ce, compte tenu des facteurs de risque ou des interventions efficaces à l'égard des femmes et des hommes.Directeur: Miriam Stewart, Université de l'Alberta &# L'Institut de génétique L'Institut de génétique d'IRSC appuiera la recherche sur le génome humain et sur tous les aspects de la génétique tiés à la santé et aux maladies humaines, y compris l\u2019interaction des facteurs génétiques avec les milieux physique et social.Directeur: Roderick Mcinnes, Université de Toronto # L'Institut des services et des politiques de la santé L'Institut des services et des politiques de la santé d\u2019IRSC appuiera la recherche portant sur le besoin de systèmes de santé, de technologies et d'outils en vue de promouvoir la santé, de prévenir les maladies et d'offrir des soins de santé de manière efficace à tous les secteurs de la population canadienne.Directeur: Morris Barer, Université de la Colombie-Britannique & L\u2019Institut du vieillissement L'Institut du vieillissement d\u2019IRSC appuiera la recherche visant à favoriser un vieillisse- À Il ne prend pas cet instant pour acquis.Nous non plus.Au cours du dernier siecle, nous avons découvert quelques-uns des médicaments et des vaccins les plus marquants de notre époque.Ainsi, nous contribuons au traitement de l'arthrite, de l'asthme, des maladies cardiovasculaires, de l'ostéoporose, de la migraine, du sida, ainsi qu'à la prévention de maladies infectieuses comme la varicelle.Les femmes et les hommes de Merck Frosst sont fiers de travailler à l'amélioration de la qualité de vie des gens de tout âge, et ce, partout dans le monde.Tant qu'il y aura des maladies et de la souffrance, nous continuerons sans relâche nos recherches. PUBLIREPORTAGE ment en santé et à étudier les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de conditions associées au vieillissement.Directeur: Réjean Hébert, Université de Sherbrooke @ L'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents L'institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents d'IRSC appuiera la recherche visant à améliorer la santé de la mère, de l'enfant et de l\u2019adolescent, et à étudier les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien à court et à long terme et les soins palliatifs relativement à un large éventail de soucis de santé associés à la reproduction et au développement du nourrisson, de l'enfant et de l'adolescent.Directeur: John R.G.Challis, Université de Toronto M L\u2019Institut des maladies infectieuses et immunitaires L'Institut des maladies infectieuses et .immunitaires d'IRSC appuiera la recherche en vue d'améliorer la santé d'origine immunologique et de réduire l'incidence des maladies infectieuses, des maladies d'origine immunologique et de l'allergie, au moyen de la prévention, du dépistage, du diagnostic, du traitement, des systèmes de soutien et des soins palliatifs.Directeur: Bhagirath Singh, Université Western Ontario & L'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies L'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies d'IRSC appuiera la recherche visant à améliorer les santés mentale et neurologique, la vision, l'audition, le fonctionnement cognitif, et à réduire l'incidence de troubles connexes au moyen de stratégies de prévention, dépistage, diagnostic, traitement, systèmes de soutien et soins palliatifs.La recherche en association fera progresser notre compréhension de la pensée humaine, des émotions, du comportement, des sensations (vue, ouïe, toucher, goût, odorat), des perceptions, de l'apprentissage et de la mémoire.Directeur: Rémi Quirion, Hopital Douglas de McGill @ LInstitut de l\u2019appareil locomoteur et de l'arthrite L'Institut de l\u2019appareil locomoteur et de l\u2019arthrite d'IRSC appuiera la recherche visant à améliorer la vie active, la mobilité et le IRSC CIHR® mouvement, la santé dentaire, et à étudier les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de conditions liées aux os, aux articulations, aux muscles, au tissu conjonctif, à la peau et aux dents.Directeur: Cyril B.Frank, Université de Calgary # L'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète L'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète d'IRSC appuiera le recherche visant à améliorer le régime alimentaire, les fonctions digestives, !'excrétion et le métabolisme; et à étudier les causes, la prévention, le dépistage, le diagnostic, le traitement, les systèmes de soutien et les soins palliatifs relativement à un large éventail de conditions et problèmes liés aux hormones, au système digestif et aux fonctions des reins et du foie.Directeur: Diane T.Finegood, Université Simon Fraser & L'Institut de la santé publique et des populations L'Institut IRSC de la santé publique et des populations appuiera la recherche axée sur la compréhension des relations complexes (entre les facteurs biologiques, sociaux, culturels, environnementaux) qui influent sur la santé des humains, des collectivités et des populations dans leur ensemble; la recherche portera également sur l'application de ces connaissances à l'amélioration de la santé des populations et des personnes.Directeur: John Frank, Université de Toronto A Soulager tant les patients que le système de soins de santé auquel ils ont recours.C'est là la nature de l'engagement d'AstraZeneca au Canada.Et c'est ce qui nous incite à poursuivre les recherches pour faire évoluer les médicaments et les traitements pour de nombreuses maladies.Nos chercheurs sont jumelés à d'autres grands scientifiques canadiens.Le résultat?\u201d Un vaste éventail de solutions médicales qui sauvent des vies.En cherchant de nouvelles façons de traiter Le logo d'AstraZeneca est une marque de commerce d'AstraZeneca PLC utilisée sous licence par AstraZeneca Canada Inc.AstraZeneca force mondiale dans l'innovation en soins de santé Quand vous investissez des millions au Canada chaque année dans la lutte contre la maladie, ce ne sont pas seulement les patients qui sont soulagés.est là notre engagement au système de soins de santé.et de maîtriser différents états et maladies, non seulement nous améliorons la qualité de vie des patients et de leurs familles, mais nous permettons a notre excellent systéme de soins de santé d'aller de l'avant.S www.astrazeneca.ca DAGJUSSIIP STMIVAHV SAT 0007 5 P6 + LES AFFAIRES, décembre 2000 PUBLIREPORTAGE IRSC CIHR Quand les matières premières cèdent la place à la matière grise Longtemps boudée par les organisations subventionnaires, les entreprises «L\u2019approche du Québec était déjà avant-gardiste.Avec l\u2019arrivée d\u2019IRSC, nous pouvons envisager d'aller encore plus loin» privées et le capital de risque, la recherche fondamentale est de plus en plus valorisée et même favorisée.\u2014 Dr.Carol Richards «Le Québec, avec Dr Richards travaille depuis longtemps à l'inté- ses réseaux de recher- gration des sciences sociales avec la recherche che et ses Centres inter- fondamentale et appliquée en réadaptation.En disciplinaires de réa- matière de réintégration sociale des personnes «Ce type de recherche a été mal- avec l\u2019industrie.Elles mettent sur pied Mené au Canada jusqu'à ce que les des incubateurs de PME technologiques, intervenants se rendent compte que le qui permettent aux chercheurs de pro- développement économique du pays téger leur propriété intellectuelle et de passe autant par ta promotion des monter un plan d'affaires: «Dans ce daptation, était déjà avant-gardiste, dit Carol handicapées, par exemple, elle explique que des découvertes et des innovations intellec- contexte, on comprend que le concept Richards, directrice du Centre interdisciplinaire chercheurs ayant des formations très différentes tuelles que par la transformation des res- d'instituts virtuels et de partenariat pré- de recherche en réadaptation et intégration s'intéressent à différents aspects du processus de sources naturelles», explique le Dr Serge conisé par IRSC s'intègre parfaitement sociale de Québec (CIRRIS).Avec l'arrivée production du handicap, compris dans le con- = Carrière, vice-président de Servier dans la réalité du monde des chercheurs d'IRSC, à présent, nous pouvons envisager d'aller texte de l'intégration sociale.«Quel est l'apport 2 M Canada.M.Carrière a présidé le comité d'aujourd'hui.» encore plus loin, grâce à l'apport potentiel de que chacun peut apporter à la recherche?à cl de développement des affaires du Si la recherche fondamentale à acquis toute la communauté scientifique canadienne.» Comment intégrer toutes ces compétences pour Lost Conseil de recherche médicale du ses lettres de noblesse, c\u2019est grâce, entre Depuis une dizaine d'années au Québec, dans qu'elles comprennent mieux les besoins du béné- sc Canada, l\u2019ancêtre des Instituts de recher- autres, aux retombées économiques le domaine de la réadaptation, on a vu une volon- ficiaire?Les instituts virtuels que sont les IRSC m che en santé du Canada (RSC).I esttou- mesurables qu'elle produit.«Aujour- té évidente de regrouper les chercheurs et clini- devraient permettre de jeter des ponts là où il n\u2019y la jours président du Fonds de découvertes d'hui, plus de la moitié des nouvelles ciens du domaine de la santé et du milieu social.en avait pas, tout en éliminant la duplication de in médicales du Canada, une filiale d'IRSC molécules qui sont soumises pour Consortiums, réseaux de recherche et centres de certaines recherches.» à si qui se consacre à l'exploitation com- approbation aux organismes régle- recherche ont vu le jour, toutes des initiatives Les enjeux reliés à la réadaptation ne sont pas ae merciale des résultats de la recherche.mentaires américains proviennent des visant un esprit de collaboration intersectorielle: un phénomène marginal.D'ici cinq à dix ans, 20% i Les modèles de recherche par parte- travaux de nouvelles petites entreprises «À son tour, la formule préconisée par les nou- de la population canadienne aura besoin de soins ENV nariats sont de plus en plus fréquents de biotechnologie, affirme le Dr veaux IRSC invite les chercheurs travaillant sur de réadaptation.compte tenu du vieillissement dans le milieu de la santé et dans l'indus- Carrière.La plupart de ces dernières ont différents aspects d'une problématique à con- de la population.trie pharmaceutique.«On voit de plusen été démarrées par des chercheurs uni certer leurs efforts pour mener à plus de chercheurs indépendants ou versitaires.D'ailleurs, ces biotechs bien des projets interdissitinair ss #rF P\u2014_\u2014_ appartenant à des organisations différen- créent plus d'emplois que les grandes interuniversitaires et inter-institu- tes collaborer au même dossier, affirme entreprises qui, en comparaison, ont tionels.Elle permet d'envisager un M.Carrière.De leur côté, les universités plutôt tendance à se fusionner et à ratio- guichet unique pour des subven- IG accucillent des projets de collaboration naliser>» = tions du gouvernement fédéral.» Institut de Cardiologie de Montréal C'est avec grand plaisir que nous nous associons à la diffusion de l'information sur les Instituts de Recherche en Santé du Canada.Pi dn Ta AeA i Be re Centre de recherche 5000.Bélanger Est Montréal (Québec) HIT 1C8 Tél, : (514) 376-3330 poste 2570 = CENTRE 1 - ® DERECHERCHE HH UNIVERSITE ENINFECTIOLOGE @ 8 LAVAL ARAN La santé pour tous Jeunes et moins jeunes ignorent souvent que BloChem Pharma a decouvert fe 310% le medicament le plus prescrit dans le monde pour le traitement de Findection par Te VIF et du SIDA ams que Zolli?Ce seul antiviral pour le traitement de l'hépatite B.Le Centre de Recherche en Infectiologie de l\u2019Université Laval ainsi que tous ses employés (225 chercheurs et personnel en recherche) Peut-être ne savent-ils pas non plus que BioChem Pharma est fermement engagée dans la tutte 5 sont fiers d'être des partenaires privilégiés = de la réussite des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) car nous détenons actuellement 20 subventions des IRSC.Fro hem Pham contre d'autres maladies.telles que la grippe, he menmagite.l'hépatite © krleucémie et d'autres tormes de cancer Mais.de plus en plus, ils profiteront des mnovations scientifiques de BioChem, qui consacre en cllet d'importantes ressources à la recherche et au developpement de vaccins et de Au nom de toute l\u2019équipe, je souhaite que medicaments pour améliorer la qualne de vie de tous les Canadiens.les IRSC poursuivent leur engagement dans la reconnaissance des besoins en recherche du Canada et les assure de notre entière collaboration dans la poursuite de cet objectif louable.BroChem Pharma, un chet de lile à l'échelle mternatronale et la plus grande sociète biopharmaceutique au Canada, met tout en œuvre pour atteindre son but la santé pour tous.A BIOCHEM PHARMA www.brochempharma.com = 2705 Boul.Laurier, Sante-Loy, QC, Canada.GIV 4G2, tél: 654-2705 Courriel: cri@crchul.ulaval.e 4 ste WEB: www.imed.ulaval.ca/CRI I ME nn des Marques deposces dv Glaxo Welle Michel G.Bergeron MD, FRCPC Directeur Centre de Recherche en Infectiologie de l\u2019Université Laval Les cher ors de la nouvelle économie Le capital de risque actif sur les campus universitaires Le parcours de Marielle Gascon-Barré est tout à fait à l'image de celui des nouveaux chercheurs universitaires: des passionnés de recherche fondamentale, qui ont le sens des affaires.Des gens qui sont en train de façonner le visage de la nouvelle économie.Professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Montréal, puis vice-rectrice adjointe à la recherche, Mme Gascon-Barré, tout en poursuivant son enseignement, a mis sur pied son propre laboratoire de recherche fondamentale.Dans le milieu ultra-compétitif de la course aux subventions, elle a réussi à intéresser les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) à ses travaux, et créer ainsi trois nouveaux emplois: «Pour les chercheurs comme moi, la nouvelle mission d'IRSC est très stimulante.Elle nous permet de couvrir tout le champ de la recherche en santé, aussi bien la recherche fondamentale et épidémiologique que la recherche sociale.Autrement dit, nous pouvons désormais constituer des équipes multidisciplinaires qui examineront tous les aspects concourrant au bien-être d'une personne, de sa naissance à sa mort» Spécialiste des os, du foie, et des pro- www.umontreal.ca blèmes liés au métabolisme du calcium, elle espère que ses travaux pourront un jour aider les enfants qui connaissent des complications de croissance, et les femmes qui perdent leur masse osseuse en vieillissant.En ce qui a trait au foie, elle étudie les phénomènes qui permettent à cet organe de se régénérer.Il est facile d'imaginer que ces travaux meneront un jour à des applications commercialisables.D'ailleurs, plusieurs programmes ont été mis sur pied pour aider les universités à favoriser les activités de transfert technologique.Seulement à l'Université de Montréal, déjà une quinzaine d'entreprises dérivées des programmes de recherche fondamentale ont été mises sur pied (en médecine, en médecine vétérinaire, en pharmacie, en chimie, etc.).Depuis trois ou quatre ans, les sociétés de capital de risque sont beaucoup plus actives sur les campus universitaires.«Elles investissent dans des projets d'entreprises % 2 Université +h 2 de Montréal prometteurs, avant même la phase de commercialisation.Certaines de ces entreprises ont déjà été vendues.Ce qui confirme qu'investir en recherche de façon précoce peut être rentable.» Selon elle, la tendance en recherche fondamentale est au décloisonnement des spécialités.«De plus en plus, on assiste à l'émergence de partenariats locaux ou internationaux sur des programmes de recherche qui nécessitent, par exemple, l'intervention de biologistes, d'ingénieurs ou d\u2019informaticiens.Là encore, le modèle d'IRSC s'intègre bien à ce que nous vivons sur lé terrain, la nécessité de mieux connaître les travaux des autres pour faire progresser notre propre domaine.» Elle cite les progrès récents en génétique qui ont entrainé l'apparition d'une nouvelle race de chercheurs, tes bio-informaticiens.«Voilà un champ de connaissances en explosion, très prometteur et qui sera probablement très lucratif pour les gens qui se dirigeront dans cette branche».= IRSC CIHR \u2018Le démarrage d'entreprises, un atout contre l\u2019exode des cerveaux Le Dr.François Auger, qui dirige le Laboratoire d\u2019organogénèse expérimentale (LOEX).à Québec, a consacré plus de 15 ans à mener ses recherches à une certaine maturité.Son laboratoire a été l\u2019un des premiers au monde à plonger dans le domaine de la reconstruction d'organes par l'intermédiaire du génie tissulaire.C\u2019est lui, en 1986, qui a réussi la première transplantation d\u2019épiderme cultivé pour le traitement des grands brûlés.En plus de ses activités professionnelles en milieu hospitalier, il a lancé une «start-up», Altertek/bio, avec laquelle il entend conduire ses recherches vers de nouveaux sommets: «Les universités ont perdu une partie de leurs moyens financiers, elles n\u2019arrivent plus à soutenir la recherche comme avant.Dans ce contexte, la meilleure façon de défendre et de développer nos projets est de démarrer son entreprise.» Ce n\u2019est pas le côté mercantile qui l\u2019a attiré.D estime qu\u2019il aurait beaucoup moins de soucis s\u2019il se contentait de ses activités médicales en milieu hospitalier.Mais il y a les étudiants: «Les jeunes qui forment mon équipe de recherche étudient ici pendant des années et on ne ferait rien pour les retenir une fois leur formation complétée?Le démarrage d'entreprises est un atout contre l'exode des cerveaux.» Quant au rôle d'IRSC, il applaudit la démarche: «On nous présente une structure qui agirait comme un consortium qui encourage la polyva- lence de l'approche scientifique.Quels que soient les ponts qu\u2019on nous propose, réseautage, etc, je veux en faire partie, j'en ai besoin.» au monde.Pour la meilleure raison au monde Quand Jonathan atteindra l\u2019âge adulte, il vivra dans un monde différent du nôtre.Certains problèmes actuellement engendrés par la famine, la maladie et la vieillesse seront choses du passé à cause des progrès accomplis par la génomique.C\u2019est là raison pour laquelle nous soutenons activement la recherche-développement dans ce secteur de pointe.Pour Jonathan, c\u2019est la meilleure raison C 5 GenomeCanada DIQUIOIP \u2018SAYIVAIV SAT + LA 0007 ILE LL) es OS de ACA COUT [LL Les instituts L'Institut de la santé des Autochtones L'Institut des appareils circulatoire et respiratoire l'Institut du cancer l'Institut de la santé des femmes et des hommes L'Institut de génétique l'Institut des services et des politiques de la santé: L'Institut du vieillissement l'Institut du développement et de la santé des enfants et des adolescents L'Institut des maladies infectieuses et immunitaires l'Institut des neurosciences, de la santé mentale et des toxicomanies l'Institut de l'appareil locomoteur et de l'arthrite L'Institut de la nutrition, du métabolisme et\u201cdu diabète L'Institut de la santé publique et des populations i, ing, IRSC CIHR Instituts de recherche en santé du Canada La santé par le savoir | VAY LER "]
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