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Titre :
Les affaires
Éditeurs :
  • Montréal :Publications les affaires (1979) inc.,1981-2011,
  • Montréal :Publications Transcontinental inc.
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Journal des affaires ,
  • Finance
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  • Affaires.com
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Les affaires, 2003-11-22, Collections de BAnQ.

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[" \u201cAFFAIRES | CAHIER AGRUALIMENTAIRE La hausse du dollar gruge les profits Les exportateurs doivent miser sur la diversification des marchés et les produits à valeur ajoutée pierre.theroux @transcontinentaca Déjà frappée par la crise de la vache folle, l'industrie agro- alimentaire québécoise doit maintenant affronter un autre défi de taille : la hausse du dollar canadien.La montée de près de 20 % du huard par rapport à la devise américaine depuis le début de l'année gruge particulièrement les profits des exportateurs.« Pour plusieurs, la marge bénéficiaire s\u2019est envolée, et ils devront trouver « Pour plusieurs exportateurs, la marge bénéficiaire s'est envolée, et ils devront trouver des solutions », dit André Coutu, du Club Export Agro- Alimentaire du Québec.#L'ascension du dollar canadien n'a pas nui à.- a valeur des exportations agroalimentaires ; québécoises, du moins au _\u2014 même qu'elles étaient en u premier semestre de 2002; 1 milliard de dollars (68).su reflète pas dans les statistiques du premier.emestre, mais nous aurons un meilleur portrait a lain \u2018de l'année », indique an-Claude Bergevin, du ninistére de l\u2018Agricuitut des Pécheries stde \"Alimentation.JEAN GUY PARADIS, LES AFFAIRES premier semestre de 2003, \u2026 © (154 %) etles produits hausse de 1,3 % par rapport TT La hausse du dollar ne.des solutions », affirme André Coutu, pdg du Club Export Agro-Alimentaire du Québec.Laurent Brochu, vice- président directeur de la division des viandes du Groupe Brochu, confirme que I'appréciation du huard fait mal.L'entreprise de Lévis écoule 55 % de sa production à l\u2019extérieur du Québec, dont près de la moitié aux États-Unis.Le même discours La hausse du dollar incitera-t- elle le Groupe Brochu à tenter d'accroître ses ventes dans ses autres marchés d'exportation, comme le Japon, la Corée et des pays d'Europe de l'Est ?« Non, puisque nous n\u2019y vendons pas nécessairement les mêmes produits », répond M.Brochu.Aussi, ajoute-t-il, « il est important pour nous de rester présents aux États-Unis et de continuer à y vendre nos produits ».La diversification des marchés, un discours maintes fois répété ces dernières années auprès des entreprises exportatrices, vient en tête des stratégies que peuvent adopter certaines entreprises pour faire face à la situation.Car même si le nombre de destinations pour les produits alimentaires du Québec a crû au cours des dernières années, les États-Unis demeurent, et de Les ventes québécoises de certains produits importants exportés par le Québec ont toutefois reculé, notamment le boeuf {-42,5 %), les produits \u201c marins (-21,8 %), les boissons ; laitiers (- 63 %).7 La diminution des exportations \u201c \u201cde boeuf, de 95,1 à 54,7 MS, \u201cest évidemment due aux \u201crestrictions à l'importation imposées par les États-Unis Ala suite de la crise de la \u2018marins, la chute de A : de produits agricôles et \u201c vache foile.Quant aux produits Ie 1 2 % par rapport à la mém La diversification des marchés vient en tête des stratégies que peuvent adopter certaines entreprises agroalimentaires pour faire face à la hausse du dollar canadien, qui gruge les profits.loin, le marché de prédilection.« Il y aurait peut-être lieu de vendre davantage de produits au Mexique, en Europe ou en Asie », souligne M.Coutu.Il précise que les producteurs n'auraient pas à supporter des coûts de transport beaucoup plus élevés.a été forte dans le cas des \u2018 produits du cacao, dont les ventes à l'étranger (États-Unis principalement} ont erû de 21,3 %, et les - aliments divers, de 16,4 %.\u201c \u201cLes États-Unis oo - \u201cachètent plus Ce -Au cours des six premiers.mois de l'année, les wily \u2018avaient acheté pour 1,29 G$ alimentaires du Québec, 6 qui réprésente : une hausse d : d'une valeur-de 2,67 GS.Offrir des produits a valeur ajoutée Une autre solution serait d\u2019offrir des produits a valeur ajoutée.Au fil des ans, bon nombre de producteurs ont réussi a développer de tels produits, remarque M.Coutu.Il cite a titre d\u2019exemple la de plus qu\u2019en 2001 et quelque 3 G$ de plus parrapportà \u2026 1990.La croissance a été \u2014 particulièrement forte \u2018dans les produits marins, \u2018dont la valeur est passée \u201cde 1603à221.1MSentre : 2001 et2002.oe tn 2002, des- produité \u201cagricoles et alimentaires \u2018Etats-Unis.Avec 18,4 % de exportations totales, je É A Valeur des exportations (en M$) ferme des Canards du Lac Brome qui, après avoir initialement exporté des canards entiers, offre maintenant des pâtés de foie, des confits, du magret fumé et des saucisses.Les autres « devront se montrer davantage créatifs et offrir une plus grande variété les boissons.fi.8 %h, la.viande de boeuf (6,4 %) (6,2 %), WPT: de produits s\u2019ils veulent garder leur clientèle », croit M.Coutu.« I} nous faut continuellement développer de nouveaux produits si nous voulons rester concurrentiels, tant sur les marchés international que local », dit d\u2019ailleurs M.Brochu.La ferme des Canards du Lac Brome offre maintenant des produits à valeur ajoutée : des pâtés de foie, des confits, du magret fumé et des saucisses.Les entreprises exportatrices pourraient aussi envisager d'être payées en devise canadienne, comme c\u2019est le cas pour Produits Ronald, une filiale des Industries Lassonde.« La hausse du dollar nous touche peu : d\u2019abord, parce que les États-Unis représentent seulement 5 % de nos exportations, mais aussi parce que nous avons toujours établi nos prix en dollars canadiens », explique Bernard Bélanger, vice-président, marketing et développement des affaires.m - coup i vel sur les exportations , - bioalimentaires.du Québec 2 wp IS Gui 1S EV sr b> SES 3 e Qu EE ss SE, 5 %.tS = 4 sil Ee it 5] 3; ors gs niquez avec nou 5 che 80 se FE 53 = 3 Barred + \u2026 GazMétro | la vie en bleu. T2 mir a \u201cPre | LES AFFAIRES | AGROALIMENTAIRE L'opération traçabilité des aliments gagne du terrain | 22 NOVEMBRE 2003 canier L'objectif est de mettre en place des systèmes de traçabilité d'ici 2005 dans les secteurs bovin, ovin et porcin Pierre Thé pierre.theroux@transcontinental.ca Les épisodes récents de la maladie de la vache folle, de fièvre aphteuse ou de tremblante du mouton ont ébranlé la confiance des consommateurs en matière de sécurité alimentaire.Pour répondre à leurs inquiétudes, l'industrie agroalimentaire s'affaire à implanter des systèmes de traçabilité des produits alimentaires.La traçabilité permet de connaître le cheminement d\u2019un aliment dans toutes les étapes de la chaîne agroali- mentaire.Le système s\u2019implante graduellement dans les secteurs bovin, ovin et porcin.L'objectif consiste à le mettre en place, voire le compléter d\u2019ici 2005 dans certains secteurs de production.«Tout le secteur agricole travaille activement au développement de systémes d\u2019identification et de tracabi- lité », dit Laurent Pellerin, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA).Le secteur bovin a été le premier à adopter un système de traçabilité dès 2002.Depuis, plus de 15 000 producteurs se sont procurés quelque 2,5 M de boucles d\u2019étiquetage électronique et visuelle fixées aux oreilles des bovins.Pour les producteurs, « c\u2019est un outil important qui, en cas de crise épidémique, permettra de retracer rapidement la source et de faire à un abattage plus sélectif que systématique.Nous éviterons ainsi des pertes importantes de bétail », dit M.Pellerin.La traçabilité ne garantit pas la salubrité ou l'innocuité des aliments.Mais elle permet de mieux cerner la source d'un problème et de la circonscrire pour éviter qu\u2019elle ne devienne endémique.De la ferme à la table La première étape d\u2019implantation permet de suivre le cheminement des bovins, dès leur naissance, depuis la ferme jusqu'à l'abattoir.Le dernier volet, qui devrait être implanté d'ici 2005, Dès 2002, les producteurs bovins ont commencé à implanter un système de traçabilité.Plus de 15 000 producteurs se sont procurés quelque 2,5 M de boucles d'étiquetage électronique.permettra le repérage jusqu\u2019à la table.Les secteurs ovin et porcin travaillent eux aussi au développement de systèmes similaires.L'industrie de la volaille devrait emboîter le pas, vraisemblablement après 2005, tandis que le secteur pomicole songe à entreprendre une démarche semblable.« À terme, les systèmes d'identification et de traçabili- té seront implantés pour toutes les productions animales et végétales au Québec », indique Sylvie Boutin, porte- parole de Agri-Traçabilité Québec.Créé en septembre 2001, l'organisme a pour mandat de gérer la mise en oeuvre et l\u2019opération de systèmes d\u2019identification permanente et de traçabilité.Il est né d\u2019un partenariat entre l\u2019UPA, le ministère de l'Agriculture, des Pécheries et de l'Alimentation et la Financière agricole du Québec.En mars 2001, le gouvernement du Québec avait alloué une somme de 21,5 M$ sur quatre ans pour l\u2019implantation et le développement d\u2019un système de traçabilité.Les producteurs assument une partie des coûts, soit environ 1,29 $ pour un jeu de boucles qui en coûte 2,29 $.Les transformateurs s'y mettent aussi Les producteurs et transformateurs alimentaires s'y intéressent eux aussi.Il y a un an, le Groupe Brochu a annoncé l\u2019implantation d'un système de tra- çabilité des animaux qui entrent dans la fabrication de ses produits.«De plus en plus de consommateurs exigent l'assurance que les aliments sont de bonne qualité et sans danger pour leur santé », souligne Laurent Brochy, vice-président directeur, division des viandes du Groupe Brochu, spécialisé dans la production et la transformation de viande de porc.Le système a été mis en place aux installations de Saint-Henri-de-Lévis, au coût de 1,3 M$.« D'ici un mois, les cinq usines du groupe auront leur système de traçabilité », dit M.Brochu.L'entreprise peut suivre les diverses étapes de la chaîne de production qui apporte les \u201cproduits de la ferme a la table des consommateurs et, de ce fait, « garantir la qualité et I'intégrité de nos produits ».« Avec la mondialisation, les regles de sécurité alimentaire sont de plus en plus strictes.La traçabilité offre des avantages concurrentiels à tout producteur désireux de percer de nouveaux marchés», souligne M.Brochu.Le Groupe Brochu exporte ses produits dans une soixantaine de pays, commercialise plus de 30 marques, notamment les produits Lafleur et Salaisons Brochu.À Rivière-du-Loup, la nouvelle usine de transformation de porc de Viandes du Breton est dotée d\u2019un système de haute technologie de code à barres, de transpondeurs et de robots qui permettent de retracer les produits à chaque étape de la production.m Les agriculteurs et les agricultrices du Québec, premier maillon de la chaîne agroalimentaire ! L'Union des producteurs agricoles Chez Norampac, nous mettons autant de soin à fabriquer nos produits que vous en mettez à produire les vôtres.Grâce à notre gamme complète de produits d'emballage destinés à l'industrie agroalimentaire, nous pouvons nous enorgueillir d\u2019être à la fois le chef de file de la transformation du cartonnage ondulé en Amérique du Nord et le plus important producteur de papier doublure et de papier cannelure au Canada.Chacune de nos boîtes renferme le savoir-faire de nos experts qui, soucieux de l\u2019environnement, hautement qualifiés et grandement motivés, mettent tout en œuvre pour vous satisfaire.Faites-nous part de vos besoins.Nous développerons, avec vous, des solutions d'emballage sur mesure qui répondront à vos attentes.Parce que chez Norampac, le contenant compte autant que le contenu! Norampac | 22 NOVEMBRE 2003 Les elections risquent de retarder un accord à l'OMC L'échéancier le plus probable reporte en 2006-2007 tout accord multilatéral de libéralisation du commerce francois.normand@transcontinental.ca Les échéances électorales aux États-Unis et en Europe en 2004-2005 risquent de retarder la conclusion d\u2019un nouvel accord multilatéral de libéralisation des échanges commerciaux dans le monde.À l'automne 2004, le président américain George W.Bush briguera un deuxième mandat à la Maison-Blanche; en Europe, de nouveaux dirigeants prendront en 2005 les commandes des pourparlers à la Commission européenne, responsable de la négociation des accords commerciaux.Les pays membres de l\u2019Organisation mondiale du commerce (OMC) tentent encore de conclure une entente qui touchera notamment l\u2019agriculture.Les négociations ont débutées en novembre 2001 en vue d'un accord en janvier 2005.Toutefois, l\u2019échec de la rencontre du Mexique l'automne dernier et le ralentissement des processus politiques américain et européen rendent improbable la conclusion d\u2019un accord multilatéral avant 2006- 2007, croient plusieurs observateurs, dont Serge Lebeau, économiste à l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA).Le système de gestion de l'offre menacé ?Pour un pays exportateur comme le Canada, le cycle actuel de négociation (dit de Doha) est essentiel au maintien du niveau de vie de sa population.Environ un emploi sur trois dépend du commerce international.En matière d'agriculture, le dossier le plus sensible de ces pourparlers, le gouvernement canadien garde la même position depuis le début : il faut éliminer les barrières au commerce, en réduisant les tarifs douaniers et les subventions agricoles.Ces mesures entravent le commerce des produits agricoles dans le monde, et particulièrement les exportations des pays en voie développement qui ont peine à concurrencer les grands pays industrialisés, lesquels soutiennent massivement leurs fermiers.Par exemple, en 2002, un fermier américain recevait en moyenne 16 000 $ US par année en aide financière, comparativement à 17 000 $ US en Europe et 27 000 $ US au Japon, selon les données de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).Un agriculteur canadien reçu en moyenne 11 000 $ l\u2019an dernier, selon Agriculture Canada.Dans le cadre des négociations de l'OMC, Ottawa est prêt à réduire les tarifs douaniers, sauf pour les cinq produits dits sensibles : le lait, le poulet, le dindon, les oeufs de consommation et les œufs d\u2019incubation.La commercialisation de ces produits est assujettie au système canadien de gestion de l'offre.Grâce à des contingentements de production et des tarifs, ce système permet de planifier la production de manière à éviter les surplus et à procurer aux agriculteurs une certaine stabilité des prix.Coalition des producteurs En septembre, l\u2019UPA a lancé une nouvelle coalition, G05, pour défendre ce système, menacé par le cycle de Doha.Les agriculteurs craignent que le Canada ne fasse des concessions si la pression devenait trop forte à la table des négociations.Pour les producteurs de poulet, une baisse des tarifs douaniers \u2014 actuellement à 237 % pour la volaille entrant au Canada \u2014 ferait en sorte que les Brésiliens pourraient vendre leurs produits à un prix intéressant au Canada et ravir des parts de marché à nos éleveurs.Les revenus des fermiers québécois diminueraient, mais en revanche les consommateurs auraient accès à du poulet à bien meilleur marché.Cette logique économique s\u2019applique généralement à tout produit visé par un tarif protectionniste ou un contingentement de production.Au total, les productions assujetties à la gestion de l\u2019offre font un chiffre d\u2019affaires de près de 2 milliards de dollars au Québec, soit environ 39 % du total des recettes agricoles.Contreproposition du G05 Pour éviter une baisse les tarifs douaniers au Canada, la coalition G05 propose que tous les membres de l'OMC s'assurent que les contingents de 5 % sur les importations soient redistribués de façon qu\u2019ils tiennent compte de la réalité.Par exemple, M.Lebeau explique que les États-Unis ont un contingent de 5 % sur les importations de beurre.Cela signifie qu'un pourcentage des importations équivalant à 5 % du marché de consommation du beurre aux États-Unis est assujetti à de très faibles tarifs douaniers, voire aucun.Le problème surgit lorsque ue certains pays comme les tats-Unis accordent une partie de ce contingent de 5 % libre de tarif à d\u2019autres pays non producteurs de beurre, comme la Jamaïque.Si ce contingent était bien alloué, des pays comme le Canada pourraient augmenter leurs ventes de beurre sur le marché américain.Selon la coalition GO5, le volume des produits alimentaires transigés en franchise de douanes pourrait augmenter de 80 % en moyenne dans le monde si les contingents libres étaient bien distribués entre les pays.A eux seuls, le volume des ceufs et celui de la volaille pourraient bondir de 333 % et 476 % respectivement, affirme M.Lebeau.m Conference annuelle sur les perspectives agroalimentaires Quels sont les nouveaux courants du commerce international des produits agroalimentaires ?Comment évoluent les marchés de l'exportation ?Que signifie l\u2019échec des négociations de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) au Mexique ?Voilà quelques-unes des questions qui seront abordées lors de la prochaine Conférence des perspectives agroalimentaires, qui aura lieu à Drummondville le 31 mars prochain.L'événement, organisé par le Centre de référence en agriculture et agroalimentaire du Québec, acceuillera, entre autres conférenciers, Marième Fall, membre du comité sur l\u2019agriculture de l'OMC.D'autres conférenciers traiteront des tendances de marché et de la situation économique dans les secteurs spécialisés de production au Québec que sont le lait, les céréales, les viandes, les fruits et légumes.Renseignements: wunre craag.ge.ca.m PT. n- es la 1e C ts 1S n nt S 8 % | LES AFFAIRES | AGROALIMENTAIRE | 22 NOVEMBRE zon: [INHEEWY | La production quebecoise de legumes en serre stagne Les compétiteurs de I'Ontario et de la Colombie-Britannique font un malheur aux États-Unis Smet dossiers@transcontinental ca Les producteurs québécois de légumes en serre sont-ils en train de manquer le bateau ?C'est ce que laissent croire les données de Statistique Canada : l'Ontario et la Colombie-Britannique dominent ce marché au pays puisqu'à elles seules, ces provinces représentaient 85,8 % de la valeur des livraisons de produits maraîchers de serre en 2000 au Canada.Le fait le plus inquiétant dans cette situation n'est toutefois pas tant la part très modeste du Québec \u2014 8,8 % de la production canadienne \u2014 que la stagnation de la production au cours de ces dernières années.De fait, entre 1996 et 2000, la valeur des livraisons du Québec est passée de 39,8 M$ à 44,6 M$, alors qu'elle explosait en Ontario (en triplant à 296,4 M$) et en Colombie-Britannique (en doublant à 134,9 M$) « L'Ontario en particulier a su tirer le maximum du potentiel du marché américain depuis le milieu des années 90 », dit Christian Roy, directeur de la firme Zins Beauchesne et associés, qui a préparé l'an dernier un plan stratégique pour la Table filière de la serriculture maraîchère.« Aux États-Unis, la demande pour des légumes de serre connaît une croissance phénoménale.On évalue que, d'ici 15 ans, la moitié des légumes frais vendus aux États-Unis proviendra de la culture en serre.En 2000, les Américains ont consommé pour 900 M$ CA de tomates de serre dont plus de la moitié provenaient du Canada, essentiellement de l'Ontario, selon le département de l'Agriculture des États-Unis », explique M.Roy.Les lacunes québécoises Plusieurs facteurs expliquent le manque de compétitivité des producteurs québécois.Selon Éric Chagnon, secrétaire du Syndicat des producteurs en serre du Québec, affilié à l'Union des producteurs agricoles (UPA), il coûte 30 % plus cher de construire une serre au Québec qu\u2019en Ontario, en raison notamment des exigences de la Commission de la construction du Québec qui forcent les constructeurs à embaucher exclusivement du personnel syndiqué, done qui coûte plus cher.Les exploitants agricoles ontariens qui se lancent dans des projets de construction ou d\u2019agrandissement de serres ne sont pas assujettis à une telle contrainte.« Par ailleurs, les producteurs ontariens qui ont recours au gaz Livraisons de légumes de serre par province (en 2000) Province Valeur Proportion canadienne Ontario 296,4 M$ 58,7 % C.-B.134,9 M$ 27,1% Québec 44.6 M$ 8,8% Canada 5050 M$ SOURCE STATISTIQUE CANADA TABLEAU : LES AFFAIRES naturel pour chauffer leurs serres bénéficient d'un tarif souvent plus avantageux que les producteurs du Québec qui utilisent l\u2019électricité.Chez nous, seule une poignée de ser- riculteurs utilisant la bi-énergie bénéficent d\u2019un tarif vraiment intéressant », dit M.Chagnon.« L'un de nos objectifs fondamentaux est de convaincre Hydro-Québec de restaurer son programme d'accès à la bi-éner- gie qu\u2019elle a interrompu il y a plusieurs années », ajoute-t-il.Pour arriver à s'imposer aussi rapidement sur le marché américain, les serriculteurs onta- riens ont pu profiter des largesses des grandes institutions financières.Sur ce point aussi, le Québec accuse un déficit.M.Chagnon explique qu\u2019au début des années 90, plusieurs projets de construction de serres d'une superficie de un à trois hectares lancés au Québec n\u2019ont pas eu le succès escompté.« Presque tous ces serriculteurs ont fait faillite à cause de leur manque d'expertise.Cela fait en sorte que les institutions financières ont été échaudées.» La tomate est la principale production de serre du Québec.Enfin, M.Chagnon note que les serriculteurs ontariens profitent d'un centre de recherche subventionné par des fonds fédéraux voués à la R&D de la culture en serre.« Cela leur donne un avantage déterminant.D'ailleurs, les producteurs de légumes en serre québécois qui réussissent le mieux sont ceux qui a Ee.3 En offrant la semence de taureaux de grande qualité génélique et sanitaire .le CIAO a pour objectif principal de contribuer à la réussite des producteurs laitiers et de boucherie d'ici.Le CIAC.un parlenaire fiable dans le milieu agricole bovin depuis 55 ans! Propriété des éleveurs québécois Centre d'insémination artificielle du Québec (CIAQ) C.P.518, Saint-Hyacinthe, Québec J25 788 Tél.: 450-774-1141 Fax : 450-774-9318 Startmore Rudol; h.petit-fils de STARBUCOI ciaq@ciag.com Réjean (à gauche) et Jacques Demers, des Productions horticoles Demers, de Lévis, réalisent présentement le plus important projet de construction de serres au Québec depuis 10 ans.ont su proposer des produits de qualité, diversifiés et à valeur ajoutée.» Des succès québécois S'ils veulent gagner des parts importantes de marché, les serriculteurs québécois devront accroître considérablement leur volume de production, estime Christian Roy.Pour le moment, la Alain Paré Directeur den achats traits Tardis Mere France Patenaude Sievctrive.Mépocialisns prounits d'épicorie Négociation centrate tomate représente 65 % de la valeur totale de la production de légumes en serre au Québec.« Les grands de l\u2019alimentation font la loi sur le marché.Ce qui les intéresse, c'est l\u2019accès constant à de gros volumes.Malheureusement, la majorité des 200 producteurs de légumes en serre québécois exploitent des superficies de un à deux hectares.Là encore, S Réjsan Pierre Shrasteus êx développement des annveats proñnits oi gestion des coté gesies But Merite Téléphone général - service aux consommateurs Metro: 1 800 561-8429 on est loin du modèle ontarien où il est courant de rencontrer des cultures dépassant les 10 hectares », explique-t-il.Cela n'empêche pas une poignée de serriculteurs de voir grand.C'est le cas de Savoura, .qui détient 50 % de l\u2019offre de la tomate rouge en serre au Québec.Quant 3 Hydroserre._ Mirabel, elle a le quasi-mono- pole de la laitue hydroponique.A Lévis, les Productions horticoles Demers réalisent - présentement le plus important projet de construction de serres (6 M$) entrepris au Québec au cours des 10 dernières années.« On produira à partir du printemps prochain deux variétés différentes de tomates, dont celle en grappe, qui connaît actuellement un vif succès aux États-Unis », dit Jacques Demers, directeur général de l\u2019entreprise familiale fondée en 1990.Avec un volume de production accru, l\u2019entreprise sera désormais en position favorable pour s\u2019attaquer au marché du nord-est des États-\" Unis, dit l\u2019entrepreneur.w Metro est fière de contribuer à la culture du goût d'ici.METRO PROFESSION:EPICHER www.metro.ca [= [EEE cs AFFAIRES | AGROALIMENTAIRE Beaucoup de progres en protection environnementale Le secteur agricole a pris différentes initiatives pour mieux protéger l'environnement Pierre Thé pierre theroux@transcontinental.ca Si le secteur agricole a encore du chemin à parcourir, le virage agroenvironnemental semble toutefois bien amorcé.« Le secteur agricole n\u2019est pas resté statique face à la - préoccupation grandissante pour la protection de l\u2019environnement », affirme Jacques Lebuis, sous-ministre adjoint à la direction générale de l\u2019agroenvironnement du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation (MAPAQ).« Contrairement a ce que les gens pensent, il y a eu beaucoup de progrès réalisé au cours des dernières années.« Les clubs-conseils ont grandement contribué à sensibiliser les , producteurs agricoles à l'importance de l\u2019agriculture durable.» La prise en main par les agriculteurs des enjeux environnementaux a permis de marquer des points », dit Laurent Pel- lerin, président de l'Union des producteurs agricoles (UPA).Ils en ont pour preuve la réduction du recours aux pesticides et aux engrais minéraux, l'augmentation des cultures sans labour, de même que l'engouement pour les ¢lubs-conseils en agroenvi- ronnement et la croissance des investissements en recherche & développement.Ainsi, au chapitre de la gestion des fertilisants, les fermes ont réduit l\u2019utilisation des engrais minéraux.En quatre ans, de 1998 à 2002, l\u2019utilisation moyenne de l'azote {- 17%), du phosphore (- 17 %) et du potassium (- 20 %) a subi une baisse notable.Au cours de cette même période, les superficies dites en traitement réduit de pesticides sont passées de 22 à 40 % chez les membres de clubs-conseils.De 1992 à 1999, les ventes de pesticides et d\u2019herbicides au Québec ont diminué respectivement de 7 et 9 %.Ces résultats sont d'autant plus significatifs que « les superficies cultivées ont augmenté de 33 % depuis 10 ans », fait observer M.Pellerin.Une meilleure gestion des fertilisants et des pesticides réduit les risques de pollution diffuse et aide à préserver la qualité des eaux de surface et souterraines.De nouvelles pratiques Autre exemple : le stockage adéquat des déjections animales réduit considérablement les risques de pollution ponctuelle, diminuant d'autant la possibilité de contamination des cours d\u2019eau.On peut aussi « constater les gains importants réalisés en observant la progression de la construction des ouvrages de stockage de fumier », souligne M.Lebuis.Depuis 1999, entre 1 000 et 1 250 ouvrages d'entreposage de fumier ont été construits annuellement, comparativement à une moyenne d'environ 500 pendant la décennie 1990.Les méthodes de travail du sol ont aussi évolué.Les cul- Bâtisse industrielle, de construction récente, répondant aux normes HACCP et localisée à Mirabel près de l'aéroport international.Terrain de 103,000 p.c.avec bâtisse de 29,000 p.c.répartie sur 2 étages.Se prête bien pour usage alimentaire, entrepôt frigorifique, abattoir et bien d'autres.VALEUR MARCHANDE: $3 M PRIX DEMANDE: $2.2M Pour info supplémentaire, veuillez communiquer avec Mme Créte au (450) 434-0008 poste 231.Laurent Pellerin : « Contrairement a ce que les gens pensent, il y a eu beaucoup de progres réalisés au cours des dernières années.» tures sans labour ou avec un travail minimal du sol sont en croissance depuis 1996.Ces méthodes contribuent notamment à conserver plus de résidus de culture en surface, réduisant ainsi l\u2019action érosive de l\u2019eau et le déversement dans les cours d\u2019eau de résidus de pesticides ou de fertilisants.En Montérégie, on estime que près du tiers des superficies ensemencées le sont maintenant selon ces techniques culturales.D'autres mesures visant une meilleure conservation des sols et une plus grande protection des cours d\u2019eau ont aussi été adoptées, indique M.Pellerin.Il y a entre autres la mise en place de bandes de protection riveraine, près des cours d\u2019eau et des fossés.Ces zones tampons (enherbées ou boisées) servent à freiner la migration de particules de sol, d'éléments fertilisants et de pesticides en provenance des champs.De même, l'implantation de haies brise-vents aide à prévenir l'érosion du sol par le vent, de même qu\u2019à atténuer la poussière, le bruit et les odeurs.Des conseils utiles Bon nombre de ces actions résultent de la présence des clubs-conseils en agroenviron- nement, créés en 1997 à lini- tiative de l\u2019UPA et du MAPAQ.« Les clubs-conseils ont grandement contribué à sensibiliser les producteurs agricoles à l\u2019importance de l'agriculture durable », note M.Pellerin.Un sondage réalisé en 2002 auprès des membres des clubs | 22 NOVEMBRE 2003 indique que 83 % d\u2019entre eux affirment avoir procédé à des modifications dans leurs façons de faire à la suite de leur adhésion.On dénombre aujourd'hui 79 clubs qui regroupent quelque 5 700 membres, auxquels s'ajoutent près de 1 000 nouveaux producteurs annuellement.On estime qu'un producteur agricole sur cinq est membre d\u2019un club.Le taux de pénétration est d'autant plus élevé que les clubs touchent plus de 600 000 unités animales, soit 33 % de tout le cheptel québécois, de même que 600 000 hectares de terres, ce qui représente environ 32 % des superficies en culture au Québec.Intervention de l\u2019État Le virage environnemental de l\u2019agriculture a aussi été favorisé par l'intervention de l\u2019État.Le programme Prime-Vert, du MAPAQ, doté d\u2019une aide financière de 34,8 M$ pour l'exercice 2003-2004, a pour objet d'aider les exploitants agricoles à se conformer aux normes environnementales.Le programme encourage notamment la construction d'ouvrages de stockage des fumiers, l'aménagement des berges et des cours d\u2019eau, ainsi que des travaux de conservation des sols.Enfin, les producteurs agricoles profitent aussi de la recherche effectuée en agro- environnement, « primordiale pour développer les connaissances et les technologies appropriées en vue de proposer des solutions efficaces », dit M.Lebuis.Ainsi, l\u2019Institut de recherche et de développement en agro- environnement (IRDA) a été mis a contribution dans plusieurs actions relatives a l\u2019entreposage et à la gestion des fumiers, à la conservation des sols et la protection des cours d'eau, ainsi qu'à l\u2019utilisation des fertilisants et des pesticides.Lors de sa création, en 1998, le gouvernement du Québec avait fourni 31 M$ sur trois ans au financement des activités de l'IRDA.L'UPA avait versé un montant de 3 M$.En octobre, le MAPAQ annonçait l\u2019attribution d\u2019une aide financière de près de 1 M$ à quatre institutions de recherche québécoises, dont l'IRDA, pour la réalisation de projets portant sur le traitement des fumiers.= L'exportation, un incontournable travail à long terme Patience, persévérance et détermination sont les vertus essentielles de toute entreprise agroalimentaire qui veut faire de l\u2019exportation, rappelle Julie Therrien, directrice des exportations des Biscuits Leclerc, de Québec.La jeune femme a reçu cette année le Prix d'ercellence à l\u2019exportation bioalimentaire remis par le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l\u2019Alimentation.« Il est inutile de travailler une relation d'affaires sur le court terme, car elle ne rapportera pas beaucoup.Ce qui est intéressant, c'est de construire une relation forte et durable avec une stratégie de développement.Il faut y mettre du coeur et du temps », dit-elle.« À cause de la distance, ce sont les liens entre les personnes qui comptent en exportation.ll faut bâtir une relation solide avec nos partenaires de l'étranger.Et cela, c\u2019est un travail de longue haleine », ajoute M™ Therrien.Les produits de Biscuits Leclerc, fondée en 1905, se vendent dans une vingtaine de pays dans le monde sous sa propre marque et sous marque privée.Depuis cinq ans, l\u2019expansion des affaires dans les marchés internationaux éloignés, au-delà des Les lauréats des Prix d'excellence à l'exportation bioalimentaire Gagnant 2003 Julie Therrien Entreprise Biscuits Leclerc, Québec 2002 Jacinthe Brasseur 2001 Johanne Dion PLB International (aliments pour _ chiens et chats), Boucherville Trans-Herbe (thé et tisane), Saint-Bruno 2000 Christine Coté Aliments Krispy Kernels (grignotines), Sainte-Foy 1999 NajaBarsoum 1998 André Latour Naya (eau embouteillée), Laval Association des manufacturiers de produits alimentaires 1997 Eric de Franciosi Agro-Haribec (fèves et légumineuses), Brossard 1996 Paul Périgny Aliments Carrière (légumes transformés), Montréal TABLEAU LES AFFAIRES États-Unis, constitue l\u2019un des éléments clés de la stratégie de croissance de l\u2019entreprise.« Il y a une volonté de la part de la direction, et dans tous les services, il y a des gens qui nous aident.C\u2019est important pour toute l\u2019entreprise.» Celle-ci vend, entre autres, au Japon, au Mexique, en Angleterre et en République tchèque, et se prépare, après deux bonnes années de travail, à vendre en Europe un produit très spécialisé, les barres tendres à base de céréales pour enfants.Dans certains marchés, la percée se réalise grâce à la marque privée d'un leader de la distribution.« Quand nous introduirons la marque Leclerc, nous aurons alors une petite longueur d\u2019avance parce que les gens nous connaîtront.» Dans d\u2019autres marchés où les marques privées sont moins répandues, Biscuits Leclerc doit promouvoir sa propre marque.« Leclerc est un nom connu au Québec, mais en dehors de la province et même au Canada, ce nom r'évoque pas grand-chose.Il faut donc être prêt à investir et à promouvoir fortement la marque pour créer un engouement auprès des consommateurs, » Chih iA a Lit) HE 7 fg Julie Therrien, des Biscuits Leclerc, a reçu cette année le Prix d'excellence à l'exportation bioalimentaire remis par Gilles Hains, du ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation.« Il est bon d\u2019entrer sur un marché avec notre marque, mais il ne faut pas penser que, une fois sur les tablettes, elle va se vendre toute seule, Il faut des promotions et des dégustations en magasin.Ici, le partenaire devient primordial, et à cause tle l'éloignement, il faut qu'on ait pleinement confiance en lui », dit-elle.m A.D.ea pt Tf Cf apt re pet pe pw ~~ Un r™ Un \u2014 \u2014 pete mu Os EB aT rT a | LES AFFAIRES | AGROALIMENTAIRE | Un coup de pouce aux produits du terroir Une boutique vient d'ouvrir à Longueuil et d'autres ouvriront ailleurs au Québec \u2019 pierre.theroux@transcontinental Les produits du terroir ont une nouvelle vitrine.Depuis septembre, le nouvel immeuble de l\u2019Union des producteurs agricoles (UPA) à Longueuil, abrite le Marché de chez nous, une boutique qui vise à mettre en valeur les produits régionaux.« En raison de leur éloignement et de leurs petits volumes de production, les producteurs et les transformateurs régionaux ont de la difficulté à mettre en marché leurs produits et à accéder aux tablettes des grandes chaînes.Le Marché leur permettra de développer un créneau difficilement accessible », dit Laurent Pellerin, président de I'UPA.Depuis septembre, le nouvel immeuble de I'UPA, a Longueuil, abrite le Marché de chez nous.« Seuls les producteurs régionaux de taille importante réussissent a vendre leurs produits aux supermarchés, tandis que les plus petits vendent surtout directement sur le site de fabrication », souligne Michel Morrisset, président du Groupe AGÉCO, qui a réalisé une étude sur les produits du terroir.La confiture d'oignon, la moutarde aux bleuets, la saucisse d\u2019émeu et la terrine de bison pourront désormais se retrouver plus facilement sur la table des résidents de la Rive-Sud de Montréal.D\u2019autres établissements du genre devraient être implantés dans certains grands centres urbains dans un avenir prochain.« Il y a des projets à l'étude que nous pourrions réaliser seuls ou en partenariat, avec l\u2019UPA ou d\u2019autres organisations », dit Suzanne Berge- ron, présidente du Marché de chez nous.Le petit cousin du Marché des saveurs Mm Bergeron et son conjoint, Antonio Drouin, exploitent depuis juillet 2000 le plus important commerce de vente de produits régionaux, le Marché des saveurs du Québec, situé au Marché Jean-Talon, à Montréal.À la suite de demandes répétées de I'UPA, le couple Berge- ron-Drouin a finalement décidé cette année de participer a la mise sur pied d'un commerce de détail de produits régionaux au siège social de l'organisation.Les deux partenaires ont alors formé une société en commandite, à laquelle s\u2019est associée Capital financière agricole.Cette filiale d\u2019investissement de la Financière agricole du Québec a injecté 100 000 $ dans cette société.En plus petit La nouvelle boutique offrira sensiblement les mêmes produits que ceux qu'on retrouve au Marché Jean- Talon, toutefois en moins grande quantité.« On ne peut comparer avec le commerce du Marché Jean-Talon, qui profite d'un achalandage et d\u2019une superficie plus grands.Mais le Marché de chez nous devrait aussi constituer une bonne vitrine et générer des revenus intéressants », dit M.Drouin.Le commerce du Marché Jean-Talon a une superficie de 5 000 pi\u201c, comparativement à 1 600 pi\u201d pour celui de Longueuil.Il profitera évidemment du passage annuel d'environ 2,6 M de personnes à cet important marché public.Le succès du Marché des saveurs du Québec ne fait pas de doute.Le chiffre d\u2019affaires dépasse 2 M$, comparativement à 1,25 M$ au cours de la première année d'exploitation.Les boissons artisanales (vin, cidre, hydromel) représentent près du tiers des ventes annuelles, et la centaine de fromages offerts, plus du quart.Le commerce s'approvisionne auprès de quelque 350 producteurs et transformateurs de toutes les régions du Québec, comparativement à une soixantaine au cours de la première année.Ceux-ci, qui proposent plus de 5 000 références de produits, louent une surface dans le commerce, gèrent la distribution et les promotions, et fixent eux-mêmes leurs prix.Pour le couple, qui a longtemps oeuvré dans la distribution et le vente de magazines spécialisés, la promotion des produits du terroir est un projet de retraite.Une retraite plutôt active.« Nous sommes passés de 40 à 70 heures de travail Uous n\u2019étes pas dans la section « Carrières de cette semaine?- IL N\u2019EST PAS TROP TARD POUR L\u2019ÉDITION DU 29 NOVEMBRE! RESERVATION Hervé Jouffroy (514) 392-2085 Chantal Normandin (514) 392-4126 a par semaine », dit en souriant M™ Bergeron.Ce qui n\u2019empéche pas le duo d\u2019avoir d\u2019autres projets, dont celui d'assurer une meilleure distribution des produits du terroir dans l\u2019ensemble du Québec, car s'il est désormais facile de les trouver dans la grande région de Montréal, « il Antonio Drouin et Suzanne Bergeron exploitent aussi le Marché des saveurs du Québec, au Marché Jean-Talon de Montréal.est pratiquement impossible de prendre un produit des Îles-de- la-Madeleine et de l\u2019expédier en Abitibi », souligne M.Drouin.| 22 NOVEMBRE 2003 ETES JEAN-GUY PARADIS, LES AFFAIRES + : y di > La nature est notre source. Ce) 99,99 9 5 3°9 % 3 9,9 9 9 4 23 2.999 5 53 29% % 5% a 29 9% 33S 5 299 99% 9 29959 9% 9 299% 9% 95 3 9 » 9,2,2,%.9,%, 3 99994498\" ® 2 B 4 3 9 a 3 » 5 » » » * IC 2 3 19 Pe?> 9 PARTENAIRE DANS LA CONCEPTION ET LA RÉALISATION DE VOS USINES ALIMENTAIRES Où l'imagination constructive prend tout son sens GRÂCE À SON ÉQUIPE MULTIDISCIPLINAIRE, SYSCOMAX VOUS OFFRE SES SERVICES POUR LA RÉALISATION DE VOTRE FUTURE USINE SELON LA FORMULE CLÉS EN MAIN.REPONDANT AUX EXIGENSES SPÉCIFIQUES DE L'INDUSTRIE, DEJA PLUS D'UNE CINQUANTAINE D'ENTREPRISES ALIMENTAIRES ONT FAIT APPEL A SYSCOMAX.| 450.434.0008 WWW.SYSCOMAX.COM u "]
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