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Le soleil
Journal quotidien d'information de grande diffusion publié à Québec. Il a longtemps été associé directement aux partis politiques libéraux.
[...]
Le Soleil voit le jour à la fin de 1896 pour prendre la relève du quotidien d'allégeance libérale L'Électeur, qui avait subi la réprobation de l'Église. Sans perdre un seul jour de publication, le journal, qui avait publié les contributions de Louis Fréchette, Arthur Buies et Wilfrid Laurier, est relancé sur un ton plus modéré, sous son nom actuel, à l'initiative d'Ernest Pacaud et des directeurs de la Compagnie d'imprimerie du Québec.

Jusqu'au milieu du XXe siècle, les principaux actionnaires et dirigeants du journal sont des hommes politiques libéraux. Le Soleil s'affiche d'ailleurs pendant tout ce temps comme un organe des partis libéraux provincial et fédéral. Il deviendra par la suite un journal d'information généraliste.

Au fil des ans, le journal accueille les contributions de grands rédacteurs et journalistes : Ulric Barthe, Henri d'Hellencourt, Jean-Charles Harvey, Joseph Barnard, Raymond Dubé, Joseph Hardy, Joseph Voisard, Henri Dutil, Paul Audet et Gilbert Lavoie, parmi plusieurs autres. Dès le milieu des années 1930, Germaine Bundock et Renaude Lapointe tiennent des chroniques féminines et couvrent les actualités culturelles et sociales; viennent ensuite Monique Duval, puis Lise Lachance. Le journal imprime des photographies d'Alcide puis de Pierre Martineau, et plus tard de Raynald Lavoie et de Clément Thibault. Les caricaturistes Raoul Hunter, puis Berthio (Roland Berthiaume) et André-Philippe Côté y feront aussi leur marque.

En 1936, Le Soleil consolide sa présence sur le marché de la presse quotidienne de Québec lorsqu'il acquiert son concurrent, L'Événement, publié depuis 1867, puis Le Journal en 1938. Les deux titres sont fusionnés. L'Événement-Journal sera publié de 1938 à 1962, puis il reprendra le nom de L'Événement jusqu'à sa fermeture définitive en 1967.

Après avoir été présidé par la famille Gilbert (à partir de 1948), Le Soleil est acquis en 1974 par Jacques Francoeur et le groupe Unimedia. Le journal passe aux mains du groupe Hollinger de Conrad Black en 1987, puis à celles du groupe Gesca en 2000. En 2006, pour faire face à la concurrence du populaire Journal de Québec, il abandonne le grand format pour adopter le format tabloïd.

Le Soleil
est tiré à 22 000 exemplaires en 1907, à 49 000 en 1932, à 121 000 en 1960, à 160 000 en 1971, pour redescendre à 100 000 exemplaires en 1987 puis à 80 000 en 2000.


Sources :


BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1977, vol. III, p. 11-15.

LEMIEUX, Louis-Guy, Le roman du Soleil - Un journal dans son iècle, Québec, Septentrion, 1997.

BOIVIN, Mathieu, « Tout petit, le Soleil », Trente, vol. 31, no 8, septembre 2007.

CARDINAL, François, « Le Soleil brillera-t-il pour Gesca? », Trente, vol. 25, no 6, juin 2001.


Éditeur :
  • Québec :Le soleil,[1896]-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
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    Prédécesseur :
  • Électeur (Québec, Québec : 1880 : Édition quotidienne)
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Le soleil, 2022-11-05, Collections de BAnQ.

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[" 0104669 Aluminium Produit en Partenariat avec EntrE innovation Et savoir-fairE ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION MOTDUPRÉSIDENT-DIRECTEUR GÉNÉRALD\u2019ALUQUÉBEC AluQuébec, la Grappe industrielle de l\u2019aluminium, est fière d\u2019être le partenaire principal de ce dossier sur l\u2019aluminium.Le secteur de l\u2019aluminium constitue une industrie d\u2019importance stratégique pour le Québec avec un impact économique majeur, notamment avec une production annuelle de 2,8millions de tonnes d\u2019aluminium, dont l\u2019empreinte carbone est la plus faible au monde, mais aussi grâce aux 38 000 emplois totaux dans l\u2019industrie, dont 29 800 sont répartis dans les 1 734 entreprises transformatrices québécoises.Ces dernières génèrent à elles seules un chiffre d\u2019affaires qui s\u2019élève à 11,6 G$.Comme grappe, notre rôle est d\u2019agir comme levier pour l\u2019industrie québécoise de l\u2019aluminium afin de faciliter et de favoriser des actions porteuses qui répondentauxbesoinsde l\u2019industrieetdont les répercussions seront bénéfiques pour l\u2019ensemble du Québec.Ce dossier permet de confirmer, une fois de plus, l\u2019impact de notre industrie pour le Québec et son rayonnement à l\u2019international.Bonne lecture ! RÉDACTION \u2022Marie-HélèneJean \u2022 Ève-Marie Fortier \u2022 Jean-MarcDufresne François RACINE Présentes aux quatre coins de la province, notamment dans plusieurs régions, les entreprisesœuvrant dans la transfor- mationde l\u2019aluminiumoffrent desemplois très intéressants, mais souvent méconnus.Pour contrer la pénurie de main- d\u2019œuvre qui sévit, le secteur de l\u2019aluminium offre des pistes desolutionsdiversifiéespourmieuxfaireconnaîtrecesecteur d\u2019avenir auprèsde la relèveet amener les travailleurspoten- tiels à rêver aluminium ! Recruter au-delà des bassins traditionnels demain-d\u2019œuvre SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 2 AGIR ENSEMBLE POUR ACCROÎTRE LA TRANSFORMATION DE L\u2019ALUMINIUM AU QUÉBEC Grâce à son Centre d\u2019expertise et d\u2019innovation sur l\u2019aluminium (CeiAl), AluQuébec facilite une plus grande utilisation d\u2019aluminium au Québec en offrant l\u2019expertise technique, la consultation, la formation et la mise en relation nécessaires pour soutenir l\u2019innovation avec l\u2019aluminium dans les projets et en entreprise.ALUQUEBEC.COM ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION Répartiesdans l\u2019ensembledes régions, 1734entreprisesde 1ère, 2e et 3e transformationde l\u2019aluminiumgénèrent 30000 emplois.Devant le mouvement démographique actuel et l\u2019évolution de la main-d\u2019œuvre, un déséquilibre s\u2019observe depuis déjà quelques années.« Un des constats que nous faisons est que le secteur de l\u2019aluminium estméconnu et qu\u2019il importe de le valoriser et de faire connaître lesmétiers qui s\u2019y rattachent.La pénurie de main-d\u2019œuvre exerce une pression importante sur plusieurs métiers et professions incontournables », fait valoir Marie-France Charbonneau, directrice générale pour le Comité sectoriel de main-d\u2019œuvre de la métallurgie du Québec (CSMO-M).À tort, certaines idées préconçues persistent encore aujourd\u2019hui, notamment en ce qui a trait à la nature des emplois que certains croient très physiques alors qu\u2019ils relèvent, pour la plupart, de manipulations technologiques.«Lamodernisationdesentreprisess\u2019estopéréedepuisdéjà plusieurs années et elle se poursuit.Avec l\u2019arrivée du 4G, le réseau pourra communiquer d\u2019un équipement à l\u2019autre et permettra la transmission et la collecte des données.On parle vraiment d\u2019un domaine qui est lié à la science et aux technologies.» Desmétiers etprofessionsendemande Les techniciens en géniemécanique, en génie industriel, en génie électronique, de même que les opérateurs d\u2019équipement deproduction, lesmachinistes, les soudeurs, les électriciens, lesmécaniciens industriels, lesélectromécaniciens, les mécaniciens de centrale, sont quelques exemples de métierspour lesquels la relèvese fait rare.Àceux-ci s\u2019ajoute la profession d\u2019ingénieurmétallurgiste.«Onneformepresqueplusd\u2019ingénieursmétallurgistes.C\u2019est unecarrièreemballante!Lestravailleurspeuventexercerleur professiondansunenvironnement technologiquequi est très particulier.C\u2019estaussiuneoccasiondeprendrepartàladécar- bonationdusecteur,puisquelesentreprisesentreprennent la transition climatiqueet énergétiqueet orientent leursefforts encesens»,mentionneMarie-FranceCharbonneau.Plusieurs avenues sont envisagées pour rallier les travail- leurspotentiels, àpriori éloignésdesbassins traditionnelsde main-d\u2019œuvrecibléspar l\u2019industrie.Onpeutpenserauxcom- munautés issues des milieux autochtones, aux clientèles judiciariséesouàcellesvivantavecunhandicap,maiségale- ment aux femmes.Augmenter la représentativitédes femmes En Islande,parexemple, l\u2019apportdesfemmesdans lesecteur métallurgiquesesitueàplusde30%,alorsqu\u2019auQuébec,on parle plutôt de 9% où elles occupent surtout des fonctions administratives.Pour augmenter la représentativité des femmes dans l\u2019industrie, le programmeOpération d\u2019équipements de production vise à recruter, former et intégrer des femmesdans les entreprisesmétallurgiques.« C\u2019est un domaine qui est considéré comme étant non tra- ditionnelpour les femmesauQuébec, alorsqu\u2019il n\u2019yaaucune raisondenepass\u2019y intéresser.Aumêmetitreoùelless\u2019inté- ressentà lascienceetà la technologie, les femmespeuvent avoirde l\u2019intérêtpourdévelopperunecarrièredans l\u2019industrie avecdessalairesattrayantspourunemajoritéd\u2019entreprises etdesconditionsglobales fort intéressantes»,soutientMme Charbonneau.Ledéfi de l\u2019adéquation formation-emploi L\u2019un des défis identifiés concerne également l\u2019adéquation formation-emploi.L\u2019industrie de lamétallurgie évolue à un rythmequ\u2019il est difficile de suivre en ce qui a trait à l\u2019actuali- sationde la formation.Eneffet, certaines formationsontété conçuespourdeséquipementsetprocessusqui datentd\u2019il y a plusieurs années.Alorsque lesannéesàvenir laissententrevoir la transformation numérique et climatique, une réorganisation du travail s\u2019imposera.Les formations devront être adaptées pour répondreauxnouveaux besoinsdel\u2019industrieets\u2019assurerque les compétences de la main-d\u2019œuvre restent à jour.Dans pareil contexte, soutenir la capacitédes individusàdévelop- per des postures d\u2019autoformation prend tout son sens.Onestimeque lapénuriedemain-d\u2019oeuvreperdurera toutau long de la prochaine décennie.« C\u2019est un défi qu\u2019on ne peut pas relever seul.Le travail concertéet l\u2019esprit decollégialité auseinde l\u2019écosystèmede l\u2019aluminiumpermettentdedéve- lopper des partenariats et de créer d\u2019autres solutions créatives à l\u2019image du secteur que nous souhaitons mettre en valeur », conclutMmeCharbonneau.Àpropos duCSMO-M Relevant de la Commission des partenaires dumarché du travail, leCSMO-M informedesenjeuxsectoriels, travaille à la sensibilisation du public sur les besoins demain-d\u2019œuvre et développe des programmesde formation continue finan- céspar leMTESS,dans lebutdeconsolideretd\u2019accroître les compétences.leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 3 Le Défi Structure-Almet en lumière lacréativitéet l\u2019ingéniosité des étudiants qui disposent de seulement 48 heures pour conceptualiser unesolutionqui intègre l\u2019aluminium.Un déf i qu\u2019ils relèvent en équipemultidis- ciplinaire.Cet te année , le Déf i Structure-Al s\u2019est allié à la Sépaq.Les participants devaient concevoir un lien cyclable aérien à l\u2019intérieur des limites du parc national du Bic, plus précisément à Baie-des-Roses.Depuisplusieurs années, la Sépaq cherche un moyen de relier deux sections de la Route Verte qui sillonne les berges du fleuve Saint-Laurent.Le terri- toireaccidentéet legranddénivelécomplexifient l\u2019exercice de trouver un compromis novateur entre l\u2019accessibilité et la préservation dumilieu naturel.Au terme de la fin de semaine, les équipes présentent les fruits de leur labeur devant un panel de juges.L\u2019ardeurqu\u2019ilsmettentà la tâcheest remarquable!Les participantsapprécient lescommentairesconstructifs et pistes de réflexion qui leur sont apportés.Denombreuxpartenairescontribuentà latenueduDéfi Structure-Al qui pour eux représente une opportunité decôtoyeretde recruterunemain-d\u2019œuvremotivéeet compétente.ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION Laformationd\u2019unbassindemain-d\u2019œuvrequalifiéeest intimement liée à la capacité des institutions d\u2019enseignement d\u2019adapter le contenu des programmes de formationpour répondreauxbesoinsactuelset futurs de l\u2019industrie.Or, dansunsecteurcommeceluide l\u2019alu- miniumoù lesprocédéset technologiesévoluent rapidement, il peuts\u2019avérerardudegarder le rythmequant aux notions enseignées.Poursoutenir lesenseignantsdans leurvolontéde former une relève ayant unemeilleure connaissance et uneplusgrandemaîtrisede l\u2019aluminium, leportailAlu- Compétences propose des contenus prêts à l\u2019emploi qui prennent différentes formes, allant de la théorie, auxprojets techniquesounumériques, enpassant par les études de cas.On y retrouve également des documents qu\u2019il est possible de télécharger en support à l\u2019enseignementtelsquedesprésentationsPowerPoint, des exercices ou notes explicatives.Les contenus pédagogiques d\u2019Alu-Compétences ont été développés par le Centre d\u2019expertise sur l\u2019aluminium (CeiAl) d\u2019AluQuébec et avec la collaboration de professionnels de l\u2019industrie et des enseignants du Québec.Tous ces outils visent à accroître l\u2019utilisation de l\u2019aluminium en complémentarité avec les autres matériaux.Onyabordeparexempledessujetscommelecompor- tementencorrosionde l\u2019aluminium, la fabricationaddi- tive, lesoudagepar frictionmalaxe, leprocédéd\u2019extrusion, le procédé demoulage, l\u2019empreinte carbone et le coût total de propriété de passerelles multifonction- nelles au Québec ainsi que le calcul des charpentes d\u2019aluminium.Pour accéder au tout nouveau portail Alu- Compétences, rendez-vous sur le site d\u2019AluQuébec, dans la sectionmenu.https://aluquebec.com/alu-competences/ DÉFI STRUCTURE-Al Insuffler une culture de l\u2019aluminium C\u2019est pour développer une culture de l\u2019aluminium auprès de la relève qu\u2019a eu lieu, en septembre dernier, la troisièmeédition du Défi Structure-Al, une compétition interuniversitaire qui réunit des étudiants de tous les cycles issus des programmesdegénie civil, de la construction, du bâtiment, d\u2019architecture, de design industrieletde l\u2019environnement,departoutauQuébec,autourde l\u2019aluminium.S\u2019échelonnant sur quatre jours, l\u2019événement est l\u2019occasion de mieux connaître l\u2019aluminium, ses propriétés, ses bénéfices et ses usages.«Certainsétudiantsont lachancedese familiariseravec l\u2019aluminiumdans le cadre de leur formation, mais ils sont peu nombreux.D\u2019une part, notre intention est de les inspirer,mais aussi de les former pour que lorsqu\u2019ils se retrouverontsur lemarchédutravail, ilsaient le réflexedeconsidérer l\u2019aluminium dans leurs projets », fait valoir Véronique Auclair, directrice des communications chezAluQuébec, qui organise leDéfi Structure-Al.Par le biais de formations et de conférences, cette compétition amicale propose une expérience d\u2019apprentissage complète à une trentaine d\u2019étudiants.Desconférenciers, desenseignants, despartenaires, desmembres du juryetdesprofessionnelsdumilieude l\u2019aluminiums\u2019unissentpour transmettre leur savoir et permettre à la relève d\u2019acquérir unemeilleure compréhension de cematériau.« C\u2019est l\u2019occasion de rencontrer des professionnels qui œuvrent dans le milieu et qui ont tout un bagage de connaissances et d\u2019expériences à partager.Comment ils intègrent l\u2019aluminium?Pour quels types de projets et pourquoi ils vont préférer cematériau plutôt qu\u2019un autre?Ces échanges donnent lieu à des découvertes », souligneMmeAuclair.Une foule de contenus techniques et scientifiques pour l\u2019enseignement de l\u2019aluminium sont depuis tout récemment accessibles aux enseignants de niveaux collégial et universitaire, notamment pour les programmes de design industriel, d\u2019architecture et demétal- lurgieainsiquepourlesfacultésdegéniecivil, mécanique et aérospatial.Lematériel didactique répertorié sur le nouveau portail Alu- Compétences bonifie la formation des futurs professionnelssurlesnotionsentourant l\u2019aluminium.Un travail qui débute sur les bancs d\u2019école.Des contenus pédagogiques prêts à l\u2019emploi Lesparticipantsdel\u2019éditiondelatroisièmeéditionduDéfiStructure-Al.PHOTOCOURTOISIEALUQUÉBEC 0106394 SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 4 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION Optimiser le recyclage et la valorisation des rebuts d\u2019aluminium Les rebuts industriels trouvent aisément preneur sur le marché car les refondeurs arrivent facilement à les utiliser.« Ce sont des rebuts de belle qualité, qui n\u2019ont pas ou peu de contamination, qui sont déjà ségré- gés, qui ne sont ni mélangés oumixtes.On parle de rebuts récupérés à l\u2019étapede fabrication et non en fin de vie d\u2019un produit.Ils sont donc plus simples à traiter », explique DanielleCoudé, coordonnatrice duchantier Valorisation et recyclage d\u2019AluQuébec, lancé en 2020.L\u2019unedespremièresétapesduchantieraété la réalisation d\u2019une étude, effectuée par Ageco, dont le mandat était de réunir les informations quant au flux de l\u2019aluminium auQuébec.«Nousvoulionsavoir unportrait decequi sepasse ici, savoir d\u2019oùarrivent les rebuts et où ils s\u2019en vont.Nous voulions aussi quantifier les volumeset identifier les gisements », précise-t-elle.La répartition géographique : un frein au recyclage Le rapport a identifié certaines contraintes rendant le réemploi et le recyclage des rebuts postindustriels et postconsomma- tion plus complexes qu\u2019il n\u2019y parait.La répartitiongéographiqueduQuébecconsti- tue l\u2019un des principaux freins.«Pour favoriser et simplifier l\u2019émergencede boucles d\u2019écologie industrielle, il faut que l\u2019utilisateur soit proche de son fournisseur.Dans une perspective de développement durable, les courtes distances entre les gisements et un volume suffisant de rebut sont des éléments indispensables.Au Québec, les rebuts d\u2019aluminiumsont répartis sur des sites de plusieurs villes et villages, » soutientMmeCoudé.Les capacités de refonte à leurmaximum Un autre constat, les capacités de refonte des rebuts industriels sont au maximum de ce que le Québec est enmesure de produire.« La capacité de refonte du Québec qui s\u2019est bonifiée dans les dernières années utilise la totalité des rebuts pos- tindustriels disponibles.Il y a un équilibre entre l\u2019offre et la demande », poursuit Mme Coudé.La deuxième fusion de l\u2019aluminium implique la refonte des rebuts industriels ou de rebuts de produits en fin de vie qu\u2019on retrouve chez les recycleurs et/ou les centres de tri.« Pour favoriser l\u2019émergence de boucles d\u2019économiecirculaire, nousdevonsconsidé- rer un territoire qui va au-delà du Québec.Nousn\u2019avonsactuellementpasdecapacité de refontede rebutspost consommationau Québec pour la production de lingots d\u2019al- liagesdedeuxième fusion.Nousnepouvons pas être autosuffisants dans des boucles fermées.» Favoriser le traitement des rebuts postconsommation L\u2019une des avenues à explorer est celle des rebutspostconsommationqui se retrouvent dans le bac de recyclage.Là encore, les défis sont grands, car les outils de tri actuels ne permettent pas un traitement optimal.« Il faut favoriser le traitement des rebuspostconsommationpuisquec\u2019est tout ce qui est disponible au Québec.» Mêmesi l\u2019aluminiumest recyclable à l\u2019infini, il nécessite une préparation initiale.Par exemple, dans le cas d\u2019une canette pour laquelle le cycle est plutôt court, celle-ci doit tout de même être traitée et certains éléments qui sont contaminants doivent être préalablement enlevés.Comme le Québec n\u2019a pas de laminoir, les canettes consignées ici sont vendues et acheminées aux États-Unis.« Les plus gros gisements de rebuts post- consommation à exploiter proviennent de ladémolition et dudémantèlementdes voitures.Il y a cependant beaucoup de travail et de préparation dematière avant de pouvoir valoriser ces rebuts », ajoute Danielle Coudé.Des initiatives porteusesd\u2019avenir Récemment, une mission en France a permis d\u2019observer d\u2019autres initiatives de recyclage de l\u2019aluminium, les méthodes de tri, les technologieset lessolutionspour traiter les rebuts postconsommations pour évaluer le potentiel de les reproduire ici.La valorisation des rebuts d\u2019aluminium postconsommation impliqueuneoptimisa- tion des méthodes de tri permettant de séparer les alliages.Il existe certesdespistesdesolutionpoten- tiellespouraccroître le recyclageet la valor isation de l\u2019aluminium au Québec.Beaucoup d\u2019espoir sont fondés sur le déve- loppementde la technologiepouryparvenir.La sensibilisation des consommateurs sur l\u2019importance de recycler les métaux tels que l\u2019aluminium ou l\u2019établissement d\u2019une consigne élargie sont des initiatives qui s\u2019ajoutent aux efforts qui permettront de réduire l\u2019enfouissement et améliorer les taux de recyclages au Québec.La valorisation des rebuts d\u2019aluminium pour les transformateurs de cette matière première est unequestion critique.À l\u2019heure actuelle, auQuébec, les donnéeset ladocumentationconcernant le recyclagedes rebusd\u2019aluminium sont défaillants, voire très peudisponibles.leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 5 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION LaDEPest enquelquesorte la carted\u2019identité d\u2019un produit.Elle sert à faire le bilan de celui-ci d\u2019un point de vue environnemental.Cedocument est un formulaire standardisé émis au terme d\u2019un processus d\u2019analyse de l\u2019ensembleducycle de vie d\u2019unproduit et de toutes les composantesqui entrent dans sa fabrication.Matièrespremières, production, construction, utilisation et fin de vie sont autant d\u2019éléments abordés pour dresser le portrait des impacts liés à l\u2019usage d\u2019un produit sur l\u2019environnement.«Unedesétapes clé de cette démarcheest la collecte de données liées à la fabrication du produit.On analyse la provenance des intrants pour déterminer l\u2019impact environnemental de chacune des étapes liées à sa transformation.Ons\u2019intéressepar exemple à la provenance de l\u2019alumium, à l\u2019énergie utilisée, à l\u2019usage de solvant ou de peinture, etc.», explique François Racine, président- directeur général d\u2019AluQuébec.Comme partout ailleurs, la DEP s\u2019impose de plus en plus au Québec en tant qu\u2019outil d\u2019analyse.Le secteur de la construction et du bâtiment est précurseur en la matière.La tendance est appelée à se confirmer dans les années à venir.« Dans de plus en plus de projets, qu\u2019ils soient publics ou privés, les promoteurs exigent d\u2019avoir une évaluation de l\u2019impact environnemental.Les entreprises transformatrices d\u2019aluminium qui détiennent une DEP ont donc un avantage compétitif, notammentdans lecadred\u2019unecertification LEED.Avoir une DEP est en quelque sorte unbillet d\u2019entrée, un critère departicipation à certains projets », poursuit M.Racine.C\u2019est grâce à l\u2019appui duministère de l\u2019Économie, de l\u2019Innovation et de l\u2019Énergie, et en collaboration avec le Groupe Agéco, qu\u2019AluQuébec a pu permettre à un groupe d\u2019entreprises transformatrices d\u2019aluminium d\u2019être accompagnées dans la démarche.Le Groupe Agéco a d\u2019abord effectué une collecte de données sur les approvisionne- mentsetprocédésdanschacunedesentre- prises sélectionnées.Une fois la DEP élaborée, elle est évaluée par une tierce partie experte en cycle de vie en vue d\u2019en vérifier la conformité aux normes et exigences internationales.À l\u2019heure actuelle, le projet de DEP mis en œuvreparAluQuébecpermetdestatuersur l\u2019empreinte environnementalemoyenne de quatre familles de produits de l\u2019aluminium que sont les murs rideaux, les portes, les fenêtres, ainsi que les revêtements et panneaux.Pour l\u2019instant, la démarche se veut quantitative etnesert pasd\u2019outil de compa- raisonpour départager les produits les plus performants.«Lademandes\u2019accentueet celaexerceune certaine forme de pression pour avoir ce document qui deviendra éventuellement incontournable pour répondre à des appels d\u2019offres dans le secteur de la construction, dubâtiment,mais aussi des infrastructures publiques pour tout ce qui touche les lampadaires, passerelles, panneaux de signalisation.C\u2019est lemomentpour lesentreprises de se positionner.» C\u2019estdanscecontextequ\u2019AluQuébecsensibi- liseetmobiliseles joueursdel\u2019écosystèmede l\u2019aluminiumafinquecesdernierspuissenttirer leur épingle du jeu enmatière de développement durable.AluQuébec et ses collaborateurs comptent réitérer l\u2019exercicemenant à l\u2019obtentiond\u2019uneDEPen2023.Unplusgrand nombred\u2019entreprisestransformatricesd\u2019aluminium pourront ainsi participer à la démarcheet quantifier l\u2019empreinte environnementale desproduits qu\u2019elles proposent.L\u2019impactenvironnementaldesproduitsetmatériauxestdésormaisunélément décisifdansplusieursdomaines,notammentdanslesecteurdelaconstruction et du bâtiment.Il devient incontournable pour les entrepreneurs d\u2019être en mesuredequantifieretdecertifier l\u2019impactenvironnementaldeleursproduits.Dans les dernières années,AluQuébecamis sur piedunprojet dedéclaration environnementale de produit (DEP), définissant ainsi l\u2019empreinte environne- mentaledequatre famillesdeproduitsde l\u2019aluminiumutilisésdans lesecteur de la construction.Quantifier l\u2019impact environnemental des produits de l\u2019aluminium 0106725 SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 6 En recyclant l\u2019aluminium de produits qui ont déjà servis, Rio Tinto devient le premier producteur d\u2019aluminium primaire en Amérique du Nord à intégrer de l\u2019aluminium postconsommation recyclé à des alliages d\u2019aluminium.«À notre nouveau centre de recyclage, les rebuts d\u2019aluminium propres, provenant par exemple de véhicules ou dematériaux de construction usagés, seront refondus pour produire du contenu recyclé.Ce contenu sera par la suite intégré à différents produits des installations de Rio Tinto, en commençant par ceux du centre de coulée d\u2019Arvida », explique Jean- François Leblanc, directeur général de l\u2019Usine Arvida-AP60.Selon lui, ce type de rebuts doit généralement être envoyé hors du pays pour être recyclé.Grâce à son nouveau centre de recyclage, Rio Tinto sera en mesure de s\u2019approvisionner le plus localement possible, rendant ainsi tout le processus davantage écologique.Aluminiumresponsable Interrogé quant aux raisons qui ont poussé Rio Tinto à investir dans un tel projet, M.Leblanc répondqu\u2019aménager ces nouveaux équipements de recyclage est une action parmi tant d\u2019autres faisant partie de la stratégie de l\u2019entreprise qui vise à élargir son offre de produits en aluminium à faible teneur en carbone.« Puisque produire de l\u2019aluminium recyclé nécessite 95% moins d\u2019énergie que produire de l\u2019aluminium primaire, aménager un nouveau centre de recyclage d\u2019aluminium àArvida contribuera cer t a inement à répondre à la demande des nombreux clients qui souhaitent se procurer des produits plus verts », conclut-il.Parmi les marchés ciblés, on pense notamment à l\u2019industrie automobile, l\u2019industrie de la construction et même à l\u2019emballage.Lenouveaucentrede recyclagedevrait être opérationnel au deuxième trimestre de 2024et auraunecapacité initiale de30000 tonnespar an.Un investissementde35mil- lionsdedollars est nécessaire pour implanter le centre de recyclage à l\u2019Usine Arvida, située au Saguenay\u2013Lac-Saint-Jean.ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION Dès2024,untoutnouveaucentrederecyclagede l\u2019aluminiumseraopération- nelauSaguenay\u2013Lac-Saint-Jean.Implantéàl\u2019UsineArvida, ledeuxièmecentre de recyclagede la régionauraunevocation tout autrequecelui deLaterrière.Les équipes qui y travailleront auront le mandat de recycler de l\u2019aluminium postconsommationplutôt quedes rebuts d\u2019aluminiumprimaire.Un deuxième centre de recyclage d\u2019aluminium pour Rio Tinto PHOTOCOURTOISIERIOTINTO 40 PLUS DE ANNÉES D\u2019EXPERTISE 12 PLUS DE PROFESSEUR·ES- CHERCHEUR·ES 40 PLUS DE ÉTUDIANT·ES AUX CYCLES SUPÉRIEURS ET CHERCHEUR·ES POSTDOCTORAUX Le Centre universitaire de recherche sur l\u2019aluminium béné?cie d\u2019une solide réputation à l\u2019échelle internationale et poursuit d\u2019excellentes collaborations avec les centres de recherche publics et privés œuvrant dans le domaine de l\u2019aluminium.leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 7 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION LEQUÉBECCOMPTE huit alumineries, lesquelles produisent près de 2,8millions de tonnes d\u2019aluminium annuellement.90%DE L\u2019ALUMINIUM CANADIEN est produit ici.À lui seul, le Québec transforme près de 7% de l\u2019aluminium utilisé sur la planète, ce qui le place au 5e rang des producteurs mondiaux d\u2019aluminium primaire.L\u2019INDUSTRIE DEL\u2019ALUMINIUM au Québec génère près de 30 000 emplois en transformation et quelque 8 000 dans le domaine de la production d\u2019aluminium primaire.PLUSDE1700TRANSFORMATEURS ajoutent de la valeur à l\u2019aluminium primaire.Ils évoluent au sein de grandsmarchés, notamment dans le domaine des infrastructures ainsi que le secteur des transports.DANSLANATURE, l\u2019aluminium n\u2019existe pas à l\u2019état pur.Lemétal est tiré duminerai de bauxite qui se compose d\u2019oxyde hydraté d\u2019aluminium (de 40 à 60%)mélangé à de la silice et à de l\u2019oxyde de fer.DONNÉES sur l\u2019industrie de l\u2019aluminium L\u2019industrie de l\u2019aluminiumest un levier économiquemajeur pour le Québec.Longtemps associée aux lingots d\u2019aluminium, cette matière première recyclable à l\u2019infini est au cœur d\u2019une foule de technologies,deprocédésetdeproduitsnovateurs.Sonpotentiel est immense et gagne, encore aujourd\u2019hui, à être mis en lumière.LAREFONTEDEL\u2019ALUMINIUM ne requiert que 5% de l\u2019énergie nécessaire à sa fabrication initiale L\u2019ALUMINIUMEST RECYCLABLEÀL\u2019INFINI, ce qui en fait un des métaux les plus recyclés dumonde.PLUSIEURSCENTRES DERECHERCHE de pointe publics et privés sont présents au Québec.SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 8 SAVIEZ-VOUSQUEL\u2019ALUMINIUMS\u2019AUTOPROTÈGE?L\u2019aluminium résiste d\u2019une façon remarquable à la corrosion atmosphérique grâce à une couche d\u2019alumine qui se forme naturellement à la surface.Si cette couche protectrice est enlevée, elle se reformera automatiquement en quelques heures seulement, protégeant à nouveau les composants de la structure.ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION SAVIEZ-VOUSQUEGRÂCEÀL\u2019HYDROÉLECTRICITÉ, C\u2019ESTAUQUÉBECQU\u2019ESTPRODUITL\u2019ALUMINIUM LEPLUSVERTAUMONDE?AuQuébec, la production d\u2019une tonne d\u2019aluminium émet l\u2019équivalent de deux tonnes de GES.En comparaison, le ratio de gaz à effet de serre de l\u2019Europe est de 16 tonnes tandis que la Chine atteint les 30 tonnes de GES.Sources : Gouvernement du Canada \u2022 Pas demétal pas de, section aluminium \u2022 Gouvernement du Québec, présentation de l\u2019industrie de l\u2019aluminium \u2022 aluquebec.com/industrie Saviez vous que ÀPROPOSDELACAMPAGNE PASDEMÉTALPASDE La campagne Pas demétal pas de, est présentée par le Comité sectoriel demain-d\u2019œuvre de lamétallurgie du Québec (CSMO-M) et PERFORM, le Comité sectoriel de lamain-d\u2019œuvre dans le secteur de la fabricationmétal- lique industrielle (FMI).Cette initiative a pour but de faire connaître les usages des produits issus de l\u2019indus- triemétallurgique et lesmétiers qui s\u2019y rattachent auprès du grand public et de la relève.Pour découvrir ce domaine fascinant visitez le pasdemetalpasde.com SAVIEZ-VOUS QUEL\u2019UTILISATIONDE L\u2019ALUMINIUMDANS LESECTEURDES TRANSPORTSDEVIENT DEPLUSENPLUS FRÉQUENTE?Les propriétés uniques de cemétal recyclable telles que sa légèreté et sa résistance contribuent à réduire les émissions de gaz à effet de serre.SAVIEZ-VOUSQUEL\u2019ALUMINIUMESTLARGEMENT UTILISÉDANSLACONSTRUCTIONAUTOMOBILEET DANSLACONCEPTIONDEVÉHICULESÉLECTRIQUES?L\u2019aluminium permet de faire des carrosseries légères et robustes.L\u2019alliage d\u2019aluminium permet plus de légèreté, plus de solidité, plus de résistance aux chocs, en plus d\u2019être naturellement résistant à la corrosion, à l\u2019humidité, au froid, etc.SAVIEZ-VOUSQUEL\u2019ALUMINIUMESTUN MÉTALDONTL\u2019APPORTESTESSENTIEL AUDÉVELOPPEMENTDURABLE?L\u2019aluminium joue un rôle concret dans l\u2019électrification des transports, l\u2019électricité et l\u2019électronique, la construction de bâtiments durables où les produits d\u2019aluminium vont du parement extérieur à l\u2019ossature du bâtiment, ainsi que dans le recyclage des canettes et emballage d\u2019aluminium.SAVIEZ-VOUSQUE L\u2019ALUMINIUMEST INDISPENSABLEAUBON FONCTIONNEMENTDES APPAREILSÉLECTRONIQUES, NOTAMMENTLESCONSOLES DEJEUXVIDÉO?Le dissipateur en aluminium conduit la chaleur éloignée du composant.Le ventilateur expulse cette chaleur hors de la console grâce à un courant d\u2019air, empêchant ainsi que l\u2019appareil surchauffe.SAVIEZ-VOUSQUEPRÈSDE75%DEL\u2019ALUMINIUMPRODUITDANSLE MONDE, ETCE,DEPUISLEDÉBUTDELAPRODUCTION INDUSTRIELLE, ESTTOUJOURSUTILISÉAUJOURD\u2019HUI?leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 9 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION Un potentiel d\u2019innovation illimité «Nous sommes la première véritable initiative de travail collaboratif qui a été mise en place dans l\u2019industrie de l\u2019aluminium auQuébec,» souligne Gilles Déry, président- directeur général du CQRDA.À ses débuts, le CQRDA agit commeCentre de liaison et de transfert (CLT).Une vingtaine d\u2019années plus tard, il devient l\u2019un des neuf regroupements sectoriels de recherche industrielle (RSRI) qui agissent comme des catalyseurs d\u2019innovation pour différents secteurs phares de l\u2019économie québécoise.L\u2019aluminium est bien sûr l\u2019un d\u2019eux.Longtemps dédié à la production de lingots d\u2019aluminium, le Québec est aujourd\u2019hui en pleine effervescence quant aupotentield\u2019innovation infini que renfermecettematière.De nouveaux procédés, des produits innovants et tout autant de projets abondent dans l\u2019ensemble des régions.« Les compétiteurs ne sont pas ici, ils sont à l\u2019extérieur du Québec, voire du Canada.Il faut travailler ensemble dans ce vaste écosystème qu\u2019est l\u2019industrie de l\u2019aluminium.Pour être à l\u2019avant-garde et pour se démarquer de ce qui se fait ailleurs, il faut être en mode collaboratif et contribuer aux démarches des uns et des autres.» Rassembler les connaissances et le savoir-faire Innovation, aluminium et CQRDA vont de pair.Une sorte d\u2019alliance indissociable.Le CQRDA crée des liens, une synergie, par l\u2019émergence demaillages entre lemilieu de la recherche et l\u2019industrie.«Souvent, la rechercheet ledéveloppementcommencent dans la cours arrière.Les entrepreneurs sont desgensqui sont imaginatifs.Ils pensent à quelque chose et ce n\u2019est qu\u2019après avoir fait un bout de chemin qu\u2019ils vont songer à avoir l\u2019aided\u2019unspécialistedesmatériaux,de lamécanique ou en génie civil, par exemple.», exprimeM.Déry.La reconduction du Programmes de soutien innovation aluminium (PSIAL) et de financement de projets de recherche en collaboration avec le milieu (PSO) permet auCQRDAde financerdesprojetsd\u2019innovationaluminium initiés et réalisés dans les entreprises, grâce à une enveloppe de 6M$ pour trois ans.Par ailleurs, la mise en place du programme de financement à l\u2019intention des équipementiers, des producteurs et des transformateurs a pour objectif d\u2019accélérer l\u2019intégration de technologies innovantes dans les projets de modernisation.Une enveloppede9M$permettra la réalisation de cettemesure.En 30 ans, le CQRDAa contribué à la hauteur de 38,5M$ à la recherche, au développement et à l\u2019innovation au Québec, générant des investissements de l\u2019ordre de 218 M$ par les partenaires pour 921 projets acceptés.Une foule de projets, de produits et de technologies émergent du terreau fertile et innovant qu\u2019est le milieu de l\u2019aluminium et celui de sa transformation.Larecherche, ledéveloppement et l\u2019innovation fontpourainsidirepartiede l\u2019ADN desgensd\u2019ici.C\u2019estd\u2019ailleursdecettevolontéde déployerdesprojetscollaboratifsautourdel\u2019aluminium qu\u2019est né le Centre québécois de recherche et de développement de l\u2019aluminium (CQRDA), il y a 30ans.UNENOUVELLEZONE D\u2019INNOVATIONVOITLEJOUR Aprèscinqannéesde labeur, leprojetdeHallesd\u2019innovation et de formation avancées (HIFA) s\u2019est concrétisé en février dernier.Située dans le futur parc tech- nologiquedeRivière-du-Loup, à proximité du campus de lamultinationale Premier Tech, cette zone d\u2019innovation vise àaugmenter les capacités technologiques en automatisation, en robotique et en intelligence manufacturière des entreprises.DESENTREPRISES QUÉBÉCOISES SEDÉMARQUENT DES VOITURESÉLECTRIQUES PLUS LÉGÈRES L\u2019entreprise Verbom (Valcourt) est un leader de la transformationdumétal en feuille.L\u2019aluminiumest le matériau idéal pour le procédé de thermoformage de Verbomqui permet d\u2019obtenir les géométries désirées de par les élongations exceptionnelles qu\u2019offre la superplasticité des alliages utilisés.Le fabricant de voitures électriques Tesla figure parmi d\u2019ailleurs parmi ses clients.https://www.verbom.com/ RÉINVENTER LACONSTRUCTION ENHAUTEUR La firmed\u2019ingénieurs 3L Innogénie (Montréal) se spécialise dans le développement de produits et de technologies dans le domaine de la construction.Sa récente innovation,Upbrella, permetd\u2019érigerdesbâti- ments en hauteur (des tours) en commençant par le toit et à les soulever un étage à la fois.Le systèmede construction novateur rayonne à l\u2019international, notammentdans lechantierdesurélévationde l\u2019Hôtel Germain à Nice.https://www.upbrella.com/fr/accueil DES PONTSET PASSERELLES ENALUMINIUMÀLACONQUÊTE DUMONDE Lesavoir-faire deMaadiGroup (Varennes) est sollicité aux quatre coins de la planète.L\u2019entreprise œuvre dans la conception et la fabrication de ponts et passerelles durables en aluminium.Marinas, quais flottants, passerelles piétonnes, ponts mobiles d\u2019urgence et autres structures d\u2019aluminium garnissent la longue feuille de Maadi Group.https://maadigroup.com/ L\u2019entreprisequébécoiseMaadiGroupestunleaderdesponts, passerellesetquaisd\u2019aluminiumdont le travail rayonneàl\u2019international.PHOTOMAADIGROUP Lethermoformageàhautevitesseestunprocédédéveloppépar VerbompourTeslaMotors.PHOTOVERBOM SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 10 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION MOSUPLIFT : UNSUPPORTDE TOIT MULTISPORT La compagnie Mos (Québec) est la créatrice du support de toit multis- port, Mos UpLift, son produit phare.Imaginé au Québec et conçu en majeure partie d\u2019aluminium, ce support se déploie sur les côtés de la voiture grâce à son mécanisme de levage assisté.Cet accessoire prisé des aventuriers et amateurs de sports en plein air permet de transporter divers équipements tels que vélos, kayaks, skis et coffres de toit pensant jusqu\u2019à 85 livres.https://shop.mosracks.com/fr/ products/mos-uplift L\u2019INNOVATIONAUSERVICE DE LAMOBILITÉDURABLE L\u2019entrepriseCargone (Laval) propose des solutions de transport inno- vantes pour réduire l\u2019usage des voitures et camions.La production de son vélo cargo entièrement fabriqué àpartir d\u2019aluminium local, est effectuée àMontréal.Le vélo cargo est le résultat d\u2019une décennie de prototypages et de tests.https://cargone.bike/ UNE VALVE INDUSTRIELLE QUI AMÉLIORE LAPRODUCTIVITÉ ET LASÉCURITÉ LacompagnieOxoValve (Saguenay) fabrique des valves industrielles qui révolutionnent les opérations d\u2019entretien qui s\u2019effectuent directement sur les conduits.L\u2019usage de l\u2019alumi- niumpermetd\u2019alléger considérablement l\u2019équipement.L\u2019ouverture à guillotine facilite le remplacement du manchon.Il en résulte des gains significatifs en termes de productivité et de sécurité.https://www.oxovalve.com/fr/ LeMOSUplift,unsupportdetoitmultisports.PHOTOMOS leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 11 Mario Fafard, ancien professeur de génie civil et expert en structures d\u2019aluminium chezAluQuébec, expliqueque lesavantages de choisir l\u2019aluminium comme matériau dans la constructiond\u2019unpontoud\u2019unepas- serelle sont nombreux.«Lepontd\u2019Arvidaacélébréses72anscette année.Il s\u2019agit du premier pont autoroutier enaluminiumaumonde!Misàpartquelques petits soucis ici et là, il n\u2019a jamais eu besoin d\u2019entretien au niveau de la surface.À l\u2019époque, c\u2019était très audacieux.Aujourd\u2019hui, cela nous prouve que la durée de vie des ponts et passerelles en aluminium est d\u2019au moins 75 ans », explique-t-il.La plus vieille passerelle en aluminium répertoriée au Québec a quant à elle été installée en1985dans leparcnational de la Jacques-Cartier.Les seuls frais d\u2019entretien dénotés au cours des 37 dernières années sont liés au remplacement du platelage de bois.Aucunecorrosionoudégradationn\u2019ont été remarquées sur la structure enaluminium.La légèreté de l\u2019alumi- niumest un autre avantage mentionné par l\u2019expert.Permettant aux fondations d\u2019être pré fabr iquées , les ponts et passerelles en aluminium sont plus simples à installer.La machinerie utilisée pour y arriver est également moins complexe que celle qui doit êtremobi- lisée lorsque le matériau à déplacer est très lourd.Selon M.Fafard, il est important d\u2019avoir une vision à long terme lorsqu\u2019on s\u2019imagine concevoir une structure en aluminium.En plus de représenter des fraismoins élevés en raison de l\u2019entretien qui ne sera pratiquement pas requis au fil des années, les ponts et passerelles en aluminiumauraient une empreinte environnementale largement plus faible que ceux en béton et en l\u2019acier.Aluminiumet formation Interrogé quant aux raisons qui expliquent qu\u2019il y a actuellement peu d\u2019appels d\u2019offres pour construire des ponts et passerelles en aluminium, Mario Fafard répond que très peu d\u2019ingénieurs ont suivi la formation à propos de ce type de structure.« AluQuébec travaille à développer du matériel de base pour l\u2019enseignement dans divers domaines, entres autres dans les programmes de génie civil.Nous aurons probablement plus de ponts et passerelles en aluminium, avec le temps»,souligne-t-il.L\u2019expert indique également que leministère des Transports du Québec (MTQ) doit être convaincu de la viabilité de l\u2019aluminium comme solution robuste et durable.En ce sens, AluQuébec collabore à la réalisation d\u2019un pont constitué d\u2019un platelage d\u2019aluminium sur trois poutres d\u2019acier qui sera construitsur lesitedelaForêtMontmorency de l\u2019Université Laval.« Nous expérimenterons pendant deux ans sadurabilité.Nouspourronsensuitedémon- trer au MTQ que l\u2019aluminium peut indéniablement être utilisé dans le marché des ponts à courte portée », conclut-il.ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION PHOTOSOPHIERICHARD Résistantparticulièrementbienà lacorrosionatmosphérique, l\u2019aluminiumest unmatériau dont la durabilité est remarquable.En plus d\u2019être léger et recyclable, il s\u2019agit d\u2019unmatériau de choix pour les ponts et passerelles, dont la duréede vie devient fortement intéressante.PHOTOCOURTOISIEMARIOFAFARD CONSTRUCTIONDEPONTSETPASSERELLES Les avantages d\u2019opter pour l\u2019aluminium D\u2019abordconstruitepourrelierdeuxplateformespétrolièresdanslamerdeChine,cettepasserelleaétérapatriéeà Uptonoùelleaété installéesur larivièreNoire,permettant l\u2019accèsauThéâtredelaDamedeCoeur.PHOTOMAADIGROUP Célébrantses72ans deconstruction, lepont d\u2019aluminiumd\u2019Arvida prouvequelespontset passerellesenaluminium résistebienaux aléasdutemps.E n s e p t emb r e d e r n i e r , AluQuébec, le Réseau Trans-Al, leCréneaud\u2019excellenceen transformation d\u2019aluminium et la Société de la Vallée de l\u2019aluminium ont cosigné une lettre ouverte pour promouvoir l\u2019usage de l\u2019aluminium dans la construc- tiondepasserelles dans la région du Saguenay \u2013 Lac-Saint-Jean.Plusieurs raisons ont été évoquées pour appuyer cet te démarche, à commencer par la durée de vie plus longue et les frais d\u2019entret ien moindres qu\u2019of f rent les passerel les conçues en aluminium.La région du Saguenay \u2013 Lac-Saint-Jean étant un important producteur d\u2019aluminium primaire et l\u2019un des acteurs principaux de l\u2019industrie forestière, la constructiondepas- serelles alliant l\u2019aluminium et le bois soutient l\u2019économie locale.Le savoir-faire et l\u2019expertise de 1 800 entreprises transformatrices peuvent être mis à profit dans la fabricationet l\u2019installation des pont s et passerel les durables.Les signataires de la lettre ouverte souhaitent encourager les donneurs d\u2019ordres à considérer l\u2019aluminium dans les projets de construction de ponts et de passerelles et à inclure ce scénario dans les appels d\u2019offres.Unedécision éclairée Selon eux, une analyse des coûts d\u2019entretien sur75ansdevrait être effectuée pour départager les solutions faites d\u2019acier et celles d\u2019aluminium.À ce jour, on dénombre une cinquantaine de passerelles fabriquées avec l\u2019aluminium au Québec.Pour consulter la lettre ouverte dans son intégralité : lescoops.info/3FCjaHB L E T T R E O U V E R T E L\u2019ALUMINIUM : UNCHOIX SENSÉPOURDESPASSERELLESDURABLES SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 12 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION Miser sur la durabilité plutôt que sur les économies à court terme Puisqu\u2019il faut du temps et de l\u2019argent pour répareretultimement remplacer tout cequi ne dure pas, il y a lieu de questionner les choix que nous faisons comme société.Après tout, tôt ou tard, la générationqui suit devra assumer les conséquences (et régler la note) des fausses économies que nous croyons réaliser aujourd\u2019hui.Certes, l\u2019utilisation de l\u2019aluminiumprésente de nombreux avantages, son prix d\u2019achat initial généralementplusélevédemeureson principal inconvénient.Un facteur qui le désavantage dans un contexte de prise de décision à court terme où seul le plus bas soumissionnaireestretenu.«Historiquement, l\u2019écartpourréaliserunprojetenaluminiumse situe entre 5 à 10 %.On ne parle pas de coûts passant du simple au double,» explique François Racine, président-directeur général d\u2019AluQuébec.Utiliser uneautreméthoded\u2019arbitragepour aborder la question tombe sous le sens.L\u2019analysedu coût total depossession considère le prix d\u2019achat initial, mais également l\u2019ensembledes coûts inhérents à l\u2019entretien dans toute la durée de vie de l\u2019ouvrage.« Dans beaucoup de cas, un projet en aluminium va coûtermoins cher durant sa vie utile au niveau de l\u2019en- tret ien et des répara t ions à faire.Si on lecom- pare à l\u2019acier, on peut penser à des frais de peinture, desablage, recon- ditionnement et dans certains cas de remplacement pour une durée de vie plus courte.Sans compter que tout ça a un impact sur l\u2019environnement ».Économiquementparlant,cestra- vaux d\u2019entretien représentent un poids important.« Dans un contexte de développement durable, cequ\u2019onsouhaite, c\u2019estde fairedesprojetsqui sontpérennes qu\u2019on consacre peu de temps à réparer.Favoriser le plus bas soumissionnaire est un frein à l\u2019innovation.Collectivement, il y a un coût rattaché au fait de compromettre la qualité au profit de pro- jetsqui sontmoinsdurables.», fait étatM.Racine.Un travail de sensibilisation demeure puisqu\u2019on observe qu\u2019une certaine méconnaissance persiste.« Un de nos principaux chevauxdebataille est de faire de la formation et de la sensibilisation auprès des ingénieurs.Ce qui nous fait réagir, c\u2019est lorsque l\u2019aluminium n\u2019est pas considéré dans un appel d\u2019offre.Souvent, pourunprojet donné, la firmed\u2019ingénierie sera choisie en fonction duplusbas soumissionnaire.Elle nedétien- dra ni l\u2019expertise, ni les connaissances en matière d\u2019aluminiumet voudra consacrer le moins de temps possible au mandat.Elle reproduiracequ\u2019elle connaît etmaîtrisedéjà sans chercher à innover », conclut-il.Néanmoins, de plus en plus d\u2019ingénieurs commencent à développer une expertise aluminium.Un travail qui demandeun investissement de temps et argent, mais qui en bout de ligne, en vaut largement la peine.Dansuneperspectivededéveloppementdurable, l\u2019aluminiums\u2019avère êtreun matériau concurrentiel.Un ouvrage d\u2019aluminium bien fait et assemblé de la bonne façon nécessite peu d\u2019entretien, en plus de présenter un net avantage en termes de légèreté et de résistance aux intempéries.Sur le long terme, l\u2019aluminium est un choix durable, une solution innovante qui génère des éco- nomiesqui vont bien au-delà de l\u2019aspect financier.PHOTOCOURTOISIEALUQUÉBEC PHOTOCOURTOISIEALUQUÉBEC leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 13 La formation offerte ne fait pas qu\u2019assurer une relève manufacturière, elle va beaucoup plus loin, estime le professeur-cher- cheur duCentre de recherche universitaire de recherche sur l\u2019aluminium (CURAL), de l\u2019UQAC, Lukas Dion: « Nous menons aussi des recherches sur plusieurs procédés essentiels, à partir de l\u2019extraction de l\u2019alumine, en passant par la production et en allant jusqu\u2019à la mise en forme et l\u2019utilisation des produits finis », explique-t-il.L\u2019environnement à cœur LeCURALétudie également la valorisation de résidus, l\u2019augmentation de l\u2019efficacité des processus, la réduction de l\u2019énergie consommée et cherche à minimiser les impacts environnementaux.Dans son rôle d\u2019expert, le professeur Dion a personnellement participé à la rédaction de la plus récente révision émise par le Groupe d\u2019experts intergouvernemental sur l\u2019évolution du climat (GIEC), supervisé par l\u2019ONU, concernant les lignes directrices pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.Un exemplemarquant illustrant que le fruit des recherches de l\u2019UQACbénéficie à l\u2019ensemble de l\u2019industrie, à travers le monde Le talent d\u2019ici LesQuébécois sont réputéspour leur génie inventif.L\u2019UQAC le démontre en développant, en étroite collaboration avec l\u2019industrie, différentes applications pour le procédé de soudage par friction-malaxage qui améliore les performances des composantes enaluminiumen termede rigidité et de résistance sans ajouter depoids supplémentaire.« Ce type de soudure est plus efficace que la méthode traditionnelle, et offreunemeilleure répétabilitédueà l\u2019automatisation du processus », indique le chercheur.Ce type de recherche et développement répond directement aux besoins exprimés par l\u2019industrie de l\u2019aluminium au pays et contribue à consolider la réputation du Québec comme leader dans ce domaine.Undomained\u2019avenir Lui-même diplômé de l\u2019UQAC, Lukas Dion reconnaît qu\u2019il aimerait accueillir beaucoup plusd\u2019étudiants«Ona lepotentiel pourdes projets de recherche pouvant occuper des centaines d\u2019étudiants » et les diplômés de l\u2019UQAC sont reconnus pour leur expertise et la qualité de la formation reçue.Conséquemment, ils sont embauchés très rapidement par l\u2019industrie », affirme le professeur.ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION LeQuébecestun joueur internationald\u2019importanceet respectépour laqualité de sesproduits d\u2019aluminiumetpour sonexpertise en rechercheet développement.Ajoutonsàcelaunecomposantedepremièreordre,unenseignement,et des infrastructuresderecherchedepointecommecellesoffertesàl\u2019Université duQuébec àChicoutimi (UQAC), et vous avez là une composition parfaite pour positionner le savoir-faire québécois sur l\u2019échiquiermondial.LukasDion,professeur-chercheurduCentrederechercheuniversitaire derecherche sur l\u2019aluminium(CURAL)del\u2019UQAC.PHOTOCOURTOISIEUQAC Interrogé quant aux thèmes qui ont été abordés par les di f férents groupes de travail au cours des trois dernières années, François Racine, président-directeur général d\u2019Alu- Québec, confie qu\u2019ils étaient très variés.« Plus de 200 experts ont participé aux différentes phases des travaux.Grâce à toutes ces expertises, nous avons pu élaborer plus de 100 recommandations.Que ce soit en lien avec la cybersécurité, les ressources humaines, le recyclage, la gestion de l\u2019énergie ou la décarbonisation, les enjeux analysés concernaient l\u2019ensemble des joueurs dans la chaîne et pas seulement ceux qui travaillent à la production », explique-t-il.Viser encoreplus loin Maintenant que le rapport final a été remis au MEI, AluQuébec a été interpellé comme responsable du suivi des recommandations.Certains experts qui ont participé à l\u2019élaboration de ces recommandations doiventmaintenant s\u2019assurer du niveau d\u2019avancement.Selon M.Racine, il ne s\u2019agit plus d\u2019être le producteur au plus bas coût.Afin d\u2019appuyer la Stratégie québécoise de développement de l\u2019aluminium 2021- 2024, un modèle efficace et performant de l\u2019industrie doit plutôt être développé.« L\u2019un de nos objectifs est maintenant de pérenniser les avantages que nous avons.Nous souhaitons nous positionner comme producteur responsable à Afind\u2019identifier lesprincipauxenjeuxetpistesdesolutionpourmaintenir le Québec comme leadermondial de l\u2019aluminium, leministère de l\u2019Éco- nomieetdel\u2019Innovation(MEI)appuiefinancièrement leprojetAluminerie del\u2019Avenir,dont lagestionaétéconfiéeàAluQuébec.De2018à2021,des travaux de réflexion ont été effectués.Aujourd\u2019hui, dans le cadre de ce nouveauchantier, des actionsplus concrètes seront posées.INDUSTRIEDEL\u2019ALUMINIUMAUQUÉBEC À quoi s\u2019attendre de l\u2019avenir?LUTTEAUXGES Le savoir du Saguenay à la rescousse SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 14 ALUMINIUM ENTRE INNOVATION ET SAVOIR-FAIRE | PROMOTION tous les niveaux, mettre en valeur la mise en place de standards qui dépassent l\u2019empreinte environnementale, bref, toujours viser l\u2019amélioration », conclut le président-directeur général d\u2019AluQuébec.Stratégie québécoise dedéveloppement de l\u2019aluminium L\u2019innovation est au cœur de la stratégie québécoise de l\u2019aluminium2021-2024, quimise sur les créneauxd\u2019avenir pour préparer l\u2019industrie de demain.Elle s\u2019articule autour de trois axes qui visent à renforcer la compétitivité de l\u2019ensemble de la filière, à stimuler les investissements en modepartenariatpouraccélérer levirage4.0etàmettreenvaleur l\u2019aluminium d\u2019ici, considéré comme étant le plus vert aumonde.En tout, 475millions de dollars seront investis sur trois ans pour concrétiser les septmesuresde laStratégie.Les investissements totaux réalisés d\u2019ici 2024au sein de l\u2019ensemble desmaillons de la chaîne de valeur de l\u2019aluminium sont estimés à 2,5 milliards de dollars.leSoleil SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 15 SAMEDI 5 NOVEMBRE 2022 leSoleil 16 0106113 Engagés pour relever le défi environnemental - Une empreinte carbone réduite - De l\u2019aluminium recyclé au Québec - Des actions pour une économie circulaire "]
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