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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Octobre
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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Références

L'union médicale du Canada, 1944-10, Collections de BAnQ.

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[" ! +20 73 \u2014 Numéro 10 MONTRÉAL, OCTOBRE 1944 \u2018 Bulletin de Association des (iDédecins de Langue Francaise de l'Hmérique du Mord (Fondée à Québec en 1902) L'Union (BDédicale ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) ADMINISTRATION ET SECRÉTARIAT pe CRETARIAT 326 est, boul.Saint-Joseph , rue Sainte-Anne Montréal Québec Tél.: LAncaster 9888 Dans les Laboratoires Lilly, la première considération c\u2019est la qualité du produit.Il n\u2019y a pas de négligence depuis le choix de substances brutes jusqu\u2019à l\u2019épreuve du produit terminé.Le médecin qui spécifie \u201cLilly\u201d possède l\u2019assurance que ses ordonnances contiennent les meilleurs agents thérapeutiques que peuvent offrir les marchés mondiaux.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED TORONTO, ONTARIO Une grande partie de toute la physiologie digestive repose sur le maintien d\u2019un cycle biliaire normal.Le Dycholium exerce une action stimulante.énergique sur la fonction biliaire; il en augmente considérablement la ES sécrétion, assurant ainsi un meilleur drainage vésiculaire et une amélioration des processus digestifs.DY GHOLIV Principales Indications ICTÈRE HÉPATIQUE, CHOLÉCYSTITE, ANGIOCHOLITE, INSUFFISANCE BILIAIRE, ENGORGEMENT DU FOIE, Etc.3 COMPRIMÉS dosés à O gr.30 d\u2019acide déhydrocholique\u2014 tubes\u2018de 20\u2014flacons de 100, 500 et 1000 comprimés.AMPOULES dosées à 1 gramme de déhydrocholate de sodium\u2014boîtes de 6 ampoules. L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 lin À Ils ne craignent pas l'hiver Le froid et les rafales n\u2019ont rien d\u2019alarmant pour ceux qui ont une forte résistance.Les \u2018Alphamettes\u201d sont un excellent moyen d\u2019accumuler des réserves suffisantes de vitamines À et D contre les rigueurs de l\u2019hiver.Chaque capsule de gélatine contient au moins 5,000 unités internationales de vitamine À et 1,750 unités internationales de vitamine D.\u201c\"ALPHAMETTES\u201d HUILE DE FOIE DE MORUE CONCENTRÉE ET STANDARDISÉE (Additionnée d'ergostérol irradié) A > A 226: BOITES DE 25, 50, 100 ET 500 CAPSULES AYERST, McKENNA & HARRISON LIMITÉE, Biologistes et Pharmaciens, Montréal, Canada. SOMMAIRE Chevalier L.JACKSON Le cancer du larynx.Critériums servant au choix des méthodes de traitement .1129 Paul DUFAULT et Lt.Heinz J.LORGE.Tuberculése pulmonaire et lobectomie .1135 L.GERIN-LAJOIE Endométriose .1141 Antonio BARBEAU .1146 Profil criminologique de: l'épilepsie .A APFROCIE de l'hiver, les sources de vitamines À et D diminuent tandis que le besoin de ces vitamines augmente.Pour conserver la résistance qu\u2019il a acquise durant l'été, il faut à l'enfant en cours de croissance une source supplémentaire.Les huiles de foie de morue Ayerst, contrôlées et titrées biologiquement, sont des mesures pro- phylactiques efficaces.HUILES DE FOIE DE MORUE AYERS Contrôlées et titrées biologiquemel HUILE DE FOIE DE MORUE HUILE DE FOIE DE MORUE AYERST \u201c10-D\u201d\u201d AYERST Chaque cuillerée à thé contient environ 10,000 unités internationales de vitamine A et 1,300 unités internationales de vitamine D.Chaque cuillerée à thé contient environ 7,000 unités internationales de vitamine A et 480 unités internationales de vitamine D.\u2014 em ww A oh rie Bouteilles de 4 et 16 onces Ayenst, Me Renna & Harmison Limitée ) J Biologistes et Pharmaciens* MONTREAL, Canada | | ap L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Produit des LABORATOIRES ANDROMACHUS 22 East 49th Street.New York City - New York, US.A.Fabricants et Concessionnaires au Canada : ROUGIER FRÈRES 350 rue Le Moyne Montréal \u2014 Vi = us N a .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN .BES-MIN yf AVANTAGES DU BES-MIN .BES-MIN fournit les sels minéraux en même temps que le Complexe Vitaminique B nécessaires au métabolisme normal.renferme le Complexe Vitaminique B NATUREL (extrait du son de riz).est très agréable au goût et possède des propriétés apéritives remarquables.possède également des propriétés digestives et stomachiques grâce à son véhicule spécial.contient une faible teneur alcoolique (seulement 5%), ce qui en permet l'administration aux enfants et même aux nourrissons.n'est présenté que sous forme liquide pour une meilleure absorption.est un produit de prescription strictement médicale.Présenté en flacons de 12 oz, V2 et 1 gallon. SOMMAIRE (Suite) RECUEIL DE FAITS Philippe PANNETON L'amygdalite pseudo-galcaire .+ + + +88 8° .1162 Roma AMYOT et Julio VASQUEZ Syndrome protubérantiel supérieur (Type Raymond-Cestan) .1165 J.-E.GENDREAU et Lionel LAFLEUR Une concrétion pancréalique .+ + 888888 CU .1168 Rosaire LAUZER et Alphonse BERNIER Kyste de la rate (Observation d'un cas) .ee eee 1173 Pierre F.SALGADO Un cas curieux d\u2019hémiplégie infantile .1176 Un sédatif et antispasmodique puissant mais sur PULVETS .BUTYLONE en HARTZ Le Butylone de Hartz exerce une action hypnotique rapide quoique relativement bréve et, par conséquent, il s'avère très avantageux comme sédatif pré-anesthésique.Le Butylone de Hartz est l'un des composés barbituriques agissant le plus rapidement.On peut donc l'administrer à des doses assez élevées avec le minimum de danger pour le malade.Le Butylone de Hartz est un analgésique efficace en obstétrique et peut être associé à l'hyoscine ou à la morphine.- \u201cHARTZ?QUALITY ae |.FE HARTZ co.AMG College Ave 11 © 32-54 Grenville St.\u201c MONTREAL TORONTO « L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, octobre 1944 ont mullivitaminiqué léme Lom mie rationnel \u2018[ Î économique \u20ac MARQUE ACAD CAPSULE MULTI-VITAMINIQUE \u201cL\u2019essence du traitement des maladies d\u2019insuffisance repose dans l\u2019administration d'aliments riches en vitamines, additionnés d\u2019agents thérapeutiques spécifiques.Les aliments compris dans les régimes seront en rapport avec la nature de l\u2019insuffisance, l\u2019âge, la race, les habitudes, le goût et l\u2019état financier du patient en cause.Le régime peut très bien se compléter de préparations vitaminiques appropriées.\u201d (Ref.The J.A.M.A.119: 948, 18 juillet, 1942).Les insuffisances vitaminiques peuvent être prévenues ou vaincues par l\u2019administration routinière de \u2018AVICAP\u2019, une formule multi-vitaminique rationnelle.Chaques\u2018AVICAP* renferme :\u2014- Vitamine A.5,000 Unités Int.Riboflavine (B,).2 mgm.Vitamine D.500 Unités Int.Vitamine C.30.mgm.Vitamine B1.\u2026.333 Unités Int.Nicotinamide.\u2026 :.10 mgm.Un seul \u2018AVICAP\u201d fournit des quantités suffisantes de Vitamines A, D, B., B., C et de Nicotinamide pour satisfaire les besoins.minima quotidiens.Ce sont les Vitamines qu\u2019on a constaté être essentielles à la nutrition humaine.En flacons de 30, 90 et 500 capsules.4 clos AY VIA, Fe \u201cwe ntl oa A BURROUGHS WELLCOME & CO.(The Wellcome Foundation Lid.) MONTRÉAL MAISONS ASSOCIÉES : LONDRES - NEW YORK SYDNEY - CAPE TOWN - BOMBAY - SHANGHAI BUENOS AIRES \u201csé ry she wells 7, 2s Bue sri\u2019 ele Teme \u201cpsn \u201c 1 nd SOMMAIRE (Suite) REVUE GENERALE V.LATRAVERSE Aphonie et dysphonie psychiques (Laryngite spastique) .1178 Auguste HEBERT Prostatectomie tramsurétrale .2 222 2 2.1182 EDITORIAL Roger-R.DUFRESNE Les anti-coagulants (L'Héparine et le Dicumarol) .= 1184 MEDECINE SOCIALE Albert LeSAGE La diphtérie en 1927 et en 1944 (aperçu des résultats obtenus) .1187 Antoine-B.VALOIS Evaluation de la population en temps de guerre .1189 G.CHOQUETTE Quelques aspects du service médico-social à la division des maladies ve nériennes .«o.oo.1195 Francois LABRECQUE La mortalité infantile dans Hull .1198 VARIETES L'Université de Montréal.Ouverture officielle de l'année académique.Le discours de Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur .1201 MEDECINE PRATIQUE Albert LeSAGE La lithiase biliaire (La douleur : .1204 R.A.Médications neurologiques essentielles .=.1206 e ® ® L\u2019Union Médicale du Canada\u201d en 18755 .1211 © e © ANALYSES .2.2.21° 2121222 2 2 .\u2026 1216 PHTISIOLOGIE De l\u2018importance du rêle sibilant dans la tuberculose pulmonaire (1216).Chimiothérapie de la tuberculose par la Promine.Second rapport (1216).NEURO-PSYCHIATRIE Traitement des algies lombo-sacrées récidivantes sans sciatique (1217).Nouvelle méthode de traitement du tétanos (1218).PEDIATRIE Stomatite et diarrhée du nourrisson causées par un virus méconnu jusqu'ici (1218).DERMATOLOGIE Le traitement du psoriasis avec la salsepareille composée (1219).Traitement de l'impétigo contagiosa et autres maladies connexes par la pénicilline (1219).Diagnostic et traitement de la sinusite chez l'enfant (1220).NECROLOGIE .2.2.2.2 2°2° 4222 2 + \u2026 1222 NOUVELLES .2.2.222202020222 020 - \u2014 1224 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 SANT æ Le cours d\u2019eau boueux, stagnant devient vite infecté d\u2019algues, de mauvaises herbes et obstrué de substances végétales en putréfaction.Une averse soudaine, c\u2019est souvent tout ce qu\u2019il faut pour charrier les débris et ramener la fraîcheur et l\u2019éclat de cristal de l\u2019eau courante.Un écoulement lent de la bile causé par certains troubles de la fonction biliaire peut produire une stagnation intestinale caractérisée par de la constipation, de la fermentation intestinale et de l\u2019intolérance aux graisses.Les sels biliaires eux-mêmes sont les excitants naturels et les plus énergiques de la sécrétion biliaire.\u2018Bilron\u2019 (Iron Bile Salts, Lilly) non seulement augmente le volume actuel de la bile, mais aussi favorise une plus grande production des composants biliaires normaux.Dans \u2018Bilron,\u2019 les acides conjugués naturels de bile sont associés avec le fer pour former des sels acides insolubles de fer et de bile.Non dissout par le suc gastrique, \u2018Bilron\u2019 se dissout dans le contenu intestinal alcalin à un.moment favorable pour stimuler l\u2019émulsion et l\u2019absorption des graisses.ELI LILLY AND COMPANY (CANADA) LIMITED Toronto, Ontario L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Bulletin de l\u2019Association des (Médecins de Tangue Francaise de l\u2019Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 L'Union lIDédicale ou Canada Fondée en 1872 ® DIRECTION SCIENTIFIQUE MEMBRES D'HONNEUR Professeur Maurice Roch, Genève.Professeur Pierre Masson.Professeurs E.-P.Benoît, J.-A.Leduc, D.Masson, T.Parizeau, E.Saint-Jacques (Montréal).BUREAU DE DIRECTION i MM.R.Amyot, Albert Bertrand, R.Boucher, A.Comtois, J.-A.Denoncourt, Edouard Desjardins, Edmond Dubé, C.-A.Gauthier, L.Gérin-Lajoie, Renaud Lemieux, À.LeSage, Paul Letondal, A.Marin, D.Marion, O.Mercier, L.-P.Petitclerc, J.-N.Roy, Roméo Roy, Jean Saucier, L.-C.Simard, Pierre Smith, Eugène Tremblay, R.-E.Valin, J.-A.Vidal, Sénateur Lacasse.BUREAU DE RÉDACTION Rédacteur en chef Albert LeSAGE Secrétaire de la Rédaction Assistant-rédacteur en chef Roma Amyot Léon Gérin-Lajoie Secrétaire adjoint à Québec Maurice Beaudry 128, rue Sainte-Anne.Secrétaire adjoint & Montréal \u2018Edouard Desjardins 326 est, boulevard Saint-Joseph.BUREAU DE COLLABORATION MM.P.-R.Archambault, P.Bourgeois, A.Cantero, René Dandurand, R.Doré, Guy Drouin, Roger Dufresne, Roland Dussault, J.-C.Favreau, De la Bro- querie Fortier, Emile Gaumond, H.Gélinas, A.Gratton, Pierre Jobin, A.Jutras, V.Latraverse, Rosaire Lauzer, Paul La Rochelle, Sylvio Leblond, J.LeSage, Emile Maranda, Antonio Martel, Honoré Nadeau, J.-P.Paquette, Antoine Pettigrew, Germain Pinsonneault, P.Poirier, J.-L.Riopelle, L.-P.Roy, Raymond Simard, Henri Smith, Félix Tétu, Norbert Vézina.f L'UNION MÉDI ALE DU ANADA\u2014B LLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, oc 99 ill OIRES ut ch gq 1D pes 99 WE don\u201d nt de AN CHES s BL # (6 uit DOCTEUR, Phes ctives ad vos nerveux NEO-SPASMYL Laboratoires \u201c National\u201d Limitée Agentsigénéraux au Canada : Millet, Roux & Cie Limitée Montréal, Canada 10 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Bulletin de l\u2019Association Dec Médecins de Langue Française de l\u2019Amérique du Mord Fondée à Québec en 1902 Union AdEdicale ou Canada ADMINISTRATION OFFICIERS Président: C.-A.Gauthier Vice-Présidents:' L.-C.Simard et J.-A.Denoncourt Secrétaire-trésorier: J.-A.Vidal COMITE EXECUTIF MM.C.-A.Gauthier, A.LeSage, L.-C.Simard, J.-A.Vidal, D.Marion.COMITE DE PUBLICITE MM.A.LeSage, D.Marion, J.-A.Vidal.CORRESPONDANTS MM.P.Desfosses (Paris); L.-P.Phaneuf (Boston); P.-C.Mathé (San Francisco); A.Fontaine (Woonsocket); J.-H.Lapointe, J.-E.Gaulin, L.Mantha (Ottawa); L.-F.Dubé (Notre-Dame-du-Lac); Eug.Tremblay (Chicoutimi); P.Bertrand, R.Gaudet (Sherbrooke); Aug.Panneton, J.-A.Denoncourt (Trois-Rivières); D.Collin (Saint-Boniface); L.-P.Mousseau' (Edmonton).Le Président, le Rédacteur en chef et le Secrétaire-trésorier sont, \u2018ex officio\u201d, membres de tous les comités.Publicité: Jacques D.Clerk, 326 est, blvd Saint-Joseph.LAncaster 9888. L'UNION MÉDICALE DU CAN A DA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 11 II La dysenterie bacillaire - une nouvelle conquête de la 144 sotrasihamidenirieidine: \u201c5 qu 51 T0 SULFADIAZINE Lederle Pow enrayer la dysenterie bacillaire aigué, la SULFADIAZINE offre sur les autres sulfo- namides certains avantages qui sont de plus en plus reconnus.Le maintien prolongé d\u2019un niveau élevé dans le sang tend à empêcher l\u2019infection de s'étendre.Les sécrétions intestinales sont rendues bactériostatiques.Il y a tendance à l'inhibition de la pullulation microbienne dans les muqueuses intestinales.Une expérience étendue dans les cliniques militaires et civiles confirme ces vues et indique l'accroissement de l\u2019emploi de la sULFA- - DIAZINE dans ce domaine.Références : Hardy, À.V.; Burns, W., and De Capito, T.: Pub.Health Rep.58: 689 (Apr.30) 1943.Hardy, À.V., and Cummins, $.D.: Pub.Health Rep.58; 693 (Apr.30) 1943.Hall, W.W.: Am.Drug Mfgrs.Assoc., Annual Convention, Scientific Sec., Hot Springs, Va., May 1, 1944.Annual Reports U.S.Pub.Health Service, 1942-43, p.122.Présentation: Sulfadiazine, Comprimés (rayés) de 0.5 gramme (7.7 grains).Flacons de 50, 100, 1,000 et 10,000 comprimés.Sulfadiazine Sodique (2-sulfanilamido-pyrimi- dine sodique), solution à 25 pour cent en poids, Boîtes de 6 et de 25 ampoules de 10 ce.RE ERICAN ANAMID Bl 1396 ouest, rue Sainte-Catherine, Montréal, Canada Dépôts au Canada: TORONTO, Ont.-\u2014 64-66 est, rue Gerrard.i ST-JEAN, N.-B.\u2014 181, rue Union.EDMONTON, Alta \u2014 10056 - 100e rue.VANCOUVER, B.-C.\u2014 883, rue Howe.WINNIPEG, Man.\u2014 219, rue Kennedy. 12 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 OFFICIERS DE l'Elssociation des Médecins de Langue Francaise de l'Hmérique du Mord Fondée à Québec en 1902 e DIRECTEUR GENERAL EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION R.-E.VALIN, RE 165 est, rue Laurier, ~E.VALIN, Ottawa.Ottawa.Donatien MARION, Montréal.© Oscar MERCIER, Montréal.SECRETAIRE-TRESORIER-GENERAL Chs.VÉZINA, Québec.Donatien MARION, .326 est, Blvd Saint-Joseph, Eugène GAULIN, Ottawa.Montréal.J.-B.JOBIN, Québec.© COMITÉ DU XVIIIe CONGRÈS Chs VÉZINA, Président.Eugène GAULIN, ler Vice-président.Richard GAUDET, 5e Vice-président.J.-F.-A.FONTAINE, 2e \u201d J.-A.DENONCOURT, 6e \" + Albert SORMANY, 3e \" J.-B.JOBIN, Secrétaire.G.LACASSE, Sén., 4e \" C.-A.GAUTHIER, Trésorier.ANCIENS PRESIDENTS Albert LeSAGE, Albert PAQUET, J.-A.JARRY, J.-H.LAPOINTE, Chs-N.DeBLOIS, Oscar MERCIER.© MEMBRES DU CONSEIL AMYOT, Roma, 454 est, rue Sherbrooke, Montréal .1946 LAFRAMBOISE, J.-M, 692, St-Patrice, Ottawa .1946 BAUDOUIN, ].-A., 23, Springrove, Montréal .1944 LAROCHELLE, J.-R., Manchester, N.H.1944 BEAUCHEMIN, LO.Calgary, Alberta .1946 LEBEL, M.-H., 3646, Laval, Montréal 2.- 1944 BELIVEAU, P., Méthégan, N.E.1944 LEMIEUX, J.-R., 17, Ste-Ursule, Québec = .1944 BIBAUD, B., * Valleyfield .- .1944 MICHAUD, R., Moose Jaw, Saskatchewan .1946 BLAIN, Emile, 3464, St-Denis.Montréal .1944 MILOT, | -D., \"1017, Stafford Road, Fall River .1944 BLANCHET, R., 7, Couillard, Québec .1944 PANNETON, Auguste, Trois-Rivières .1946 BOHEMIER, C.-A., 4119, St-Denis, Montréal .1944 PELLETIER, A., Winchendon, Mass.1946 CARON, Sylvio, Mastai, Québec 1944 PERRAS, J.-E, Hull! .2222.1944 CHOLETTE, A.-M., 1451, Blvd St-Joseph Est, Montréal 1946 - PERRON, Jos.Shawinigan .2.2 2.1946 CLOUTIER, Victor, St- -Georges, Beauce .1944 PHENIX, G., St-Jean .2.2.221221.1944 COLLIN, Donat, St-Boniface, Manitoba .1946 PIETTE, Ed., Joliette .1946 D'ARGENCOURT, Guy, Drummondville , .1946 POWERS, A., Hull LL 1221 1 1946 DESMEULFS.Roland, 167.Grande-Allée, Québec .1944 (PROVENCHER, 6.Ur=nby ;L _ _ 1946 DESROCHERS, J.-E.4305, St-Hub-~rt, Montréal .1946 L Her.LL 1946 DUBE, Edmond, 6055, St-Denis, Montréal .1944 RICHARD, L.-A., 168 est, Laurier, Ottawa .DUBE, L.-F., Notre- Dame du Lac 1946 RIVARD, Paul- Léon, Clova, Abitibi .1946 DUFAULT.Paul, Rutland State Sanat., Rutland, Mass, 1945 SMITH, Pierre, 300, Carré St-Louis, Montréal .1944 DUMAS, F.-A., \u2018Chicoutimi ; 1944 TANGUAY, R., Sudbury.Ont.1946 GAUTHIER, Henri-E., \\Woonsocket, R1.! ! ! 1946 TASSE.C-E.Worcester, Mass.: - 1044 GAUTHIER.p.-P., 47, Hazelwood, Montréal .; ; 1946 IDAL.I.-A.454 dt rue Sherbrooke, \u2018Montréal .1944 LACHARITE, V., St- Célestin .- 1944 ER, J.-A.yarcin* 12222.1944 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 13 PAS PAS PAS PAS D\u2019ÉBULLITION DE TUBES A MESURER D\u2019EPROUVETTES DE BRISURES \\~ ALYSES SIMPLIFIEES POUR LA RECHERCHE DU SUCRE DE L'ACETONE dans l'urine du diabétique éactif a \u2018Acétone ono \u2026e Gala test LE RÉACTIF À L\u2019ACÉTONE (Denco) décèle la présence ou l'absence d\u2019'acétone dans l\u2019urine dans l\u2019espace d\u2019une minute.La réaction par modification de couleur est identique à celle de l'épreuve avec l'anneau violet.Un soupçon d'acétone donne à la poudre une couleur lavande pâle \u2014 une plus forte quantité la rend pourpre foncée.GALATEST est un réactif sec pour la découverte immédiate du sucre dans l'urine.S'il y a présence de sucre à un degré pathologique, la poudre devient immédiatement grise ou noire \u2014 selon la quantité de sucre dans l'urine.LA MÊME SIMPLE MÉTHODE POUR LES DEUX ÉPREUVES 1.Un peu de poudre.2.Un peu d\u2019urine.S'il y a présence de sucre \u2014 changement immédiat de la couleur.Nécessaire commode disponible pour le diabétique ou la trousse du médecin.Contient une fiole de réactif à l\u2019acétone (Denco), une fiole de Galatest (suffisant dans chacune d\u2019elles pour au moins 100 analyses), un stilligoutte médical et un tableau des couleurs.Ce nécessaire ou les fioles de rechange sont en vente à toutes les pharmacies d\u2019ordonnances et chez les marchands d\u2019accessoires chirurgicaux.Accepté pour publicité dans le \u201cJournal of the American Medical Association\u201d. Mesure des résultats obtenus dant le aitement de l'arthoit L'augmentation de poids d\u2019un arthritique qui était anorexique est un d résultats mesurables de la thérapeutique par l\u2019Ertron.C\u2019est là un effet général du traitement, qu\u2019il est impossible d'obtenir pe une médication analgésique.Des témoignages objectifs tels que l\u2019augmentation du poids, l\u2019accroiss ment de la force musculaire (mesurée au dynamomètre), la diminution de grosseur des articulations, et l'extension des mouvements (constatée pe enregistrement cinématographique), sont entiérement conformes aux critère actuels du succès du traitement de l\u2019arthrite.+ \u201chp PREPA À thoy Wa ) hy By ELg a 3.0 0 RATIO U.s Oy Hig, 0 BE ù = de by WoL © 3 SOVERN pn « ERTRONISER » SIGNIFIE: Employer I'Er- itron à doses suffisantes et pendant un temps rassez long pour produire des résultats bien- ; faisants.Augmenter la dose graduellement jusqu\u2019au niveau recommandé ou jusqu\u2019à la limite de tolérance.Maintenir cette dose jusqu\u2019à obtention du maximum d'amélioration.N OF EXCEPT Pllc PROCESS\u201c TRICAL ENERGY EA LEP.UNITS OF VITAMIN P- \u201ciN, .KEEP IN COOL PLACÉ où 94.2,106,279 \u2014 2 106,780 \u2014 210678 other patents applied for: DO ONLY \u2018BY OR ON DOSAGE AND.DURAT! CONTRAINDICATED INF.ERTRONISEZ L\u2019ARTHRITIQUE .ri À CRIP a THE PRES uN?4 ARA CHICAGO Seul 'ERTRON * \u2014 a l'exclusion de tout autre produit \u2014 contient de l\u2019ergostérol \u2018activé électriquement en phase gazeuse (Procédé Whittier).En flacons de 100 et de 50 capsules.» Nom déposé au Canada PUBLICITÉ EXCLUSIVEMENT MÉDICALE L'Ertron est fabriqué par i NUTRITION RESEARCH LABORATORIES, Chicago, U.S.A.et distribué au Canada par LAURENTIAN AGENCIES REG'D., MONTREAL 1, P.Q. 16 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 «+ A L'ENFANCE ET AUX Sy sv 2° $ ¢ & ¥ & V & % UNE ARME EFFICACE CONTRE L'INVASION DES BACTÉRIES ENGENDRANT LES MALADIES IN Calcium \u2014 TIEUSES FRÉQUENTES DES MAUVAISES SAISONS, odosyl \u201cCG\u201d Phosphore \u2014 Iode Vitamine C Préparation très agréable au goût facilement assimilable même pour les estomacs les plus délicats.IODOSYL C préparé sous la surveillance et le contrôle de: Charles Laurin, B.A., B.Ph.Léopold Bergeron, B.A., B.Ph., Assistant-bactériologiste Pharmaciens, chimistes, Analystes, Biochimistes.Diplômés de l'Université de Montréal.IODOSYL C vous parvient en bouteilles de 16 oz., 80 oz.et 160 oz.Echantillons et littérature sur demande à Messieurs les Médecins seulement.[ASGRAIN & [HARBONNEAU SPECIALITE DU LABORATOIRE | ES PÈRES DE LA MÉDECIN THOMAS SYDENHAM (1624\u20141689) Formé à Oxford, Cambridge et Montpellier, cet habile praticien (que Puccinotti appelle le sommo Ippocratista inglese) occupe une niche d'honneur dans le développement de la médecine moderne, car il sut s'évader du domaine des généralités théoriques et recourir aux observations cliniques pour l'étude des maladies spécifiques.Par la plupart de leurs aspects essentiels, ses principes restent ceux de la médecine d'aujourd'hui Sydenham fut le premier à fournir au praticien des directives immédiates.Il affirmait que les maladies, les circonstances dont elles découlent, Charles E.Pnosst and Co.à rédigé ces brèves notices biogn et les moyens de les guérir devaient être le principal souci du médecin; il s\u2019appliqua à noter celles qu'il avait observées comme ayant un caractère épidémique\u2014rougeole, petite vérole, dysenterie, syphilis .\u2014e¢t son exemple fut une précieuse inspiration.Bientôt parurent de savantes monographies traitant de l'apoplexie, de la phtisie, du rachitisme, des affections cardiaques et de cent autres processus morbides.C'est grâce à lui que fut reconnue l'importance d'une pathologie spéciale et que l'étude des maladies passa du laboratoire à la chambre même du malade.ephiques à l'intention de MM.les médecini canzdiens de langue française. Lt LIN kinins de op Son où For Bou est mp sara niu, at nil D'irait (ifgaua lui ioertaiarius d'yie ps penatée,\u2019 ai Brel , obéryations lifipuey.toisSent, \u201cctoire Woe, ppisqu® les n'enjraire\u201d aucun gfrgitonnot|s\"des \u2019hitendre a Ze RS so risque, est] udicteux \u201cly Mechui = dat ni Y holique\u201d nez 49 à à dope ons, it be ond 3 pee zy eu PE red Si SGA SES oe y.Pr RN Cam 21 LT A CARE , A.« {x A oe, pue 2 Fa A > > VARY * 1 Pe TR Stenson ais bindddpis Tod I.oo L Je >.A = 2 + > ; ne 5 Laren ye ose, méntfaste 1 \"dép exprimé Sa.3, 3 roa .Pe Sakari nrvesse est v&, H ges.toutes\u2019) Jes\" 1 Le FE ,heüres, à à bof Becñiques, \u2018at mpdénéss de mupyrs, Hn.{p Hiofe: se déghrinlé 3 8; Glévrs* fréquetamert; » Set\u201d N J pet bres?\u201cA mener ses cénettiter?gor étidifiod rg WE au ost gus, \u201cem rrasgé, Yapiols sOutielX hervissireisz 4\" ks, ress hyn \u2018Fath ia ét tous Igs apres: \u201cmdi, 42 \"ne! wh Cores Sh 1q 106i, - \u201ceo g À, ! > 2 .Se *, $ pa 5 a 0 - - 4 YE + Fave, 4 Ÿ : PE ÉLIRE y» SE Ame \u2018 Ampoule n° 517 \"Sol\": 10% #& * Aa eT ot cel a vf \u201cor ad lagen Boites de 6 et 25 ampoule A \u201care Ry 2g, sf car, x © de 1 cc.> $00 ay Ve te fa.= ELA RD Jew \u201cSroook : 25 L \u201cyou EA ws \"3 aitémên} A ao of dai iféne ! Ampoule n° 518 PIS TRS : Ph ?4 \u201cti.n pars ; | Boîtes de 3 et 25 ampoule ÇÛ NEL * a Pk) ten 6% af se Borat de douleurs (au | de 1 cc >, \u201c\\ ;e, Amid Erefod)Hoculisées en.\u201d agiere.ju sternum; il ne | fe, 13 Fe dy ésiblé tpiude, 4 reovrir la distance SE ee i.SE pa on on niyo tr Caliers Froideur Te + \u201cdès exjr mitéiset [vFgu Juil administre æ A Rs 95.propisyafe *% tied trois \u201cfois par by Th ; \u201d sémaîné péndenyst,.fembines.\" \u201capres ly be 1 ctlog,- if, \u2018 mat prof.\u2018manter gn ®s galich £8, étages), Farcouvir, sas\" \u201c wv} plas precafdial; Fd ade io Uo 2 Tote Hortons.* *.sh 4 \"le drgifpngnt \\estaré vi Ge une, fniéeHan \u201cpay ois Fo La, Des ; A mg de, t sfaubrne go, pue pr \u201cjour, amer 6° Ay = ee i .; CE A Sherine are ei est Tea den » FEA ed NS = yr , f 8 \u201cx.Sie : + + 2 < w 2 § Le Lo se .Na Ore hols ae ; Nina 4 À?PE pire XTC Code WN Sa of CA Sma, UT e PRE SE GT a, A SLT Af oh, el 2 io ?Bo.00a SITS fg $1 208, L- =; Nei aes ae Ny he 3 > ; I vet, A \u201cww, VD MR A x ~ 2 .ve 1 ~ =; avr ak see?\"+ oe nL 5 8-1 5% \u201cet qe vl a.AR a\" PS \u201c1 5 sa net BO Tee Re PY re UNS =\" , 4 FEU r 8: \u201cin Ce -4 BD a ALI Le = at en Cog Vo ee { Zoey tg 105 ya?iY ur EE : .LE BAER sl, PEER aren pm TT a an o- a a 7», i\u2019 2°, 4 27, ; = ee RE + eat os 24 + sise oS ee > \u201c.» , hor > es - 2\u20ac aix - oN .e .x 145 a Ne rs #2 mésg0 tr parts AEA NÉ ST, \u201cpete 0h San - re Hpi a 5 ar NT Lh Aa # CITE es : oe 21 5, 3; = 7 > asl \u2026 ae .US pheee tés , Fe % 5\u201d = a a Rae A HH 20 or Fix en > Le \u201ces > .\u201ceer x, = : set Sp SLATE 4 484, Read PTR FT at Cal ¥ Tos .\"= 4 zs + .a _ ES >.en SA i = Ee a 4 A Foo ed , ka Ta \"23e = Tat EE ces PE et SR Shy fel Te Ja \"- EY + =?Tee ô.\u20ac \u201c .\u2019 \u2019 + \u201d .\u201d .- \u2019 > em.\"4 \u201c wv La synthése de I'Orchistérone (testostérone \"érosst) permet de recourir désormais à une prépara- 55 17 ES .we 4 a tion commercialement pratique, ayant exactement la même composition chimique que l'hormone * res naturelle provenant de l'extrait testiculaire.TRAITEMENT PAR L'ORCHISTERONE (chez l'HOMME) * INDICATIONS DOSE DOSE (injections intra-musculaires) (administration per os) symptômes de la climaté- de 30 à 50 mg.par semaine.de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour ique: impuissance, myasthénie, isychonévroses.\u201cunuchoidisme de 10 à 75 mg.par semaine.de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour 4 {anisme 25 mg.2 fois par semaine.de 3 à 4 comprimés (de 30 à 40 mg.) par jour La croissance cessant d'ordinaire en même temps que la médication, on déterminera la dose congrue et l'on continuera le traitement jusqu'à ce que le résultat voulu soit obtenu.Hypertrophie bénigne de la de 10 à 25 mg.2 fois par semaine.de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour rostate \u201complexus symptomatique du de 10 à 75 mg.2 fois par semaine.de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour astrat \\ngine de poitrine et péri- 25 mg.2 ou 3 fois par semaine pendant Dose de maintien: 2 ou 3 comprimés de 10 mg.ascularite 10 à 14 jours.par jour.Dose initiale: de 5 à 10 comprimés de 10 mg.par jour pendant 10 & 14 jours.\u2019our activer la réparation des 25 mg.deux fois par semaine.de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg.) par jour brotides de l'organisme TRAITEMENT PAR L'ORCHISTÉRONE (chez la FEMME) INDICATIONS DOSE DOSE* (injections intra-musculaires) (administration per os) pyndrome de la ménopause 10 mg.2 fois par semaine, puis 10 mg.toutes de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg.) par jour, les deux semaines.puis 1 comprimé par jour.dysménorrhée de 10 à 50 mg.3 fois par semaine.de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour »aignement utérin de 10 à 25 mg.2 fois par semaine.de 3 à 5 comprimés (de 30 à 50 mg.) par jour Aastite chronique de 25 à 100 mg.2 fois par semaine.de 3 à 10 comprimés (de 30 à 100 mg.) par jour blactation de 50 à 75 mg.pendant une période de 2 ou 6 doses de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg.) à 3 jours.4 heures d'intervalle chacune.rigidité de 10 à 25 mg.2 ou 3 fois par semaine de 2 à 3 comprimés (de 20 à 30 mg) par jour pendant 6 ou 8 semaines.pendant 3 à 6 mois.Angine de poitrine, périvascularite et réparation de protides de l'organisme: cf.\u201cTraitement chez l\u2019homme\u201d.Pour médication sublinguale, la dose peut être diminuée de moitié.«on \u2019 .« 3 +\" v * PE 1 Tg TS 3 ° +, o ay Ro ru * A \"> 4 + A Ax ft Ve \u201c a a SN rg et N CC EE SE IE ARS ea San A ts cat, A.ae .u S au = PSI SA We ?Se Ah aa LY ae * née Syst qe pan ie, EE ré ENS dre yA ae YT Ly Te A SG 5 Ky ps = Ren NR SR D +, _\u2026 i Sh ER FRE HAE OL RX, LAR RICE oo ps SSSR VOIR 1 CN ee TL 2 .\"+ AY NC Negba ~ ~ .ex ; » Ea 2 UE: a SSSR ve Ng > ER theo .A A LLG + me 06 \u201c, a A be.: = « a xX ?a ed ing nl Yee % EPSON.x J F $3 =\u201d a : A = Ny - OE ty NEL ng .aN Sd kB UBINK pda A CD ns se yi a Sa RIN wl RST R z ménopause Ablactation Mélancolie involutive COMPRIMES C.T.357 0.1 , 4: 4' dihydroxy-a:B \u2014diéthylestilbéne mg.C.T.337 0.25 mg.C.T.338 0.5 mg.C.T.339 1.0 mo.Boîtes de 100 et 250 C.T.340 5.0 mg.Boites de 25 et 100 Lon le > oC a > F5.nN + & comprimés 2 # , Hémorragies utérines fonctionnelles AY comprimés ss os FOSS, Actif per os et par voie parentérale e Force constante Soulagement des symptômes de la naturels, à 1/20 de leur coût.INDICATIONS siologiques de l'Oestradiol, de l'Oestrone et de | \u201c PRÉSENTATION Vulvo-vaginite blennorragique Posologie complète à la demande des int \u2019 Chades & Frost \u2019 Aménorrhée Dysménorrh MONTREAL Vaginite sénile Kraurosis vulvae Le Dioestrol est aussi présenté sous forme d'\"'ointules\u2019\u201d\u2019 et de suppositoires vaginaux.ée éressés supé 2 z * x 4 AA) RY, , » Po f \u2018 Q + Li ; LES Stilboestrol Shoot Hypoménorrhée AMPOULES Ampoule n° 544 0.25 mg.Boîtes de 6 Ampoule n° 543 5.0 mg.Boîtes de 6 et 25 Substance oestrogène synthétique, produisant les effets phy- Ampoule n° 542 1.0 mg.O ® wv _ =.o rieures depuis 1899.Marque canadienne de préparations pharmdff SU EMINISTREE SEULEMENT AUX NOURRISSONS ?- L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 21 VITAMINE D DEVRAIT-ELLE ETRE LA VITAMINE D a donné de si bons résultats dans la prévention du rachitisme chez le nourrisson, qu\u2019on a peu insisté sur la nécessité de continuer son administration après l\u2019âge de deux ans.Cependant, une étude histologique approfondie a démontré l\u2019existence du rachitisme à un taux exceptionnellement élevé chez les enfants de 2 à 14 ans.Follis, Jackson, Eliot et Park * rapportent que l\u2019autopsie pratiquée chez un groupe de 230 enfants de cet âge a révélé que la fréquence totale du rachitisme était de 46.5%.Des transformations rachitiques furent observées même jusqu\u2019à l\u2019âge de 14 ans, et l\u2019incidence fut plus élevée chez les enfants mourant d\u2019une affection aiguë que chez ceux mourant d\u2019une maladie chronique.Les auteurs concluent: «Nous doutons que le rachitisme bénin, tel que nous le rencontrons chez plusieurs de :nos enfants, puisse nuire à une bonne santé et au développement normal, mais nos recherches entières démontrent bien la raison de prolonger l\u2019administration de la vitamine D jusqu\u2019à la limite d\u2019âge que nous avons étudiée, 14 ans.Ces recherches indiquent surtout la nécessité de surveiller le rachitisme et de prendre les moyens nécessaires pour protéger les enfants malades contre cette affection.» * R.H.Follis, D.Jackson, M.M.Eliot et A.Park: Prevalence of Rickets in children between two and fourteen years of age.Am.|.Dis.Child.66: 1-11, July 1943.L\u2019OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD, associé à d\u2019autres huiles de foie de poisson et Viostérol, offre une source efficace de vitamines À et D, que les enfants plus âgés accueillent favorablement parce qu\u2019on peut l\u2019administrer en petites doses ou sous forme de capsules.Cette administration facile favorise son usage tout le long de l\u2019année, y compris les périodes de maladie.L'OLEUM PERCOMORPHUM DE MEAD fournit 60,000 unités de vitamine A et 8,500 unités de vitamine D par gramme.Présenté en flacons de 10 et de 50 cc., et en boîtes de 48 et de 192 capsules.Présenté selon l\u2019éthique.MEAD JOHNSON & COMPANY, Belleville, Ontario. 22 - L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 2 \u201cCHALEUR MOITE\u201d DANS LES ACCIDENTS AU FOYER @ ENTORSES ® BURSITES EFFORTS MUSCULAIRES @ CONTUSIONS La chaleur moite d\u2019un enveloppement d\u2019ANTIPHLO- GISTINE apporte un soulagement rapide dans ces | accidents qui arrivent si fréquemment au foyer.| Recommandez au malade d\u2019appliquer l\u2019'ANTIPHLOGIS- TINE à un degré de chaleur convenable\u2014afin de soulager | la douleur, diminuer l\u2019œdème et hâter la guérison.| L\u2019ANTIPHLOGISTINE est un cataplasme tout prêt à utiliser.Il conserve la chaleur moite pendant plusieurs heures.dE De ; PRÉRIOUE=\u2014 AU CANADA FC ~ ENVER CHEMICAL MF Jom © MONTREA ue RNA mio DE SANEIRO \u201c a : oe BRUXELLES cRACS, CEN \\ Vere CHEZ Tous LES PHARMA MODE D'EMPLOI À L'untÉAIEUR, TP Littérature sur demande THE DENVER CHEMICAL MFG.COMPANY 153 ouest, rue Lagauchetière, Montréal Repos paisible et réparateur La Néo-Synéphrine agit sans stimulation nerveuse appréciable, favorisant ainsi le repos réparateur si salutaire au cours d\u2019un rhume ordinaire.Rapide et soutenue cst l\u2019action puissante de vaso-constriction de la Néo-Synéphrine.Cette préparation est très efficace même après applications répétées; elle est remarquable pour ses propriétés non irritantes et vaso-constrictives compensatrices, pour sa faible toxicité et pour ses effets inoffensifs sur les ci's vibratiles.Neo-Synephrine Hydrochloride ( lae vo-alpha-hydroxy-beta-methylamino-3-hydroxy-ethylbenxene-kydrochloride ) Présentée en solution a 14 ou 1%, en flacons de 1 once Pour compte-gouites ou vaporisateur; en émulsion à 14%, en flacons de 1 once; en gelée à 14%, en tube avec applicateur.Néo-Synéphrine Nom Déposé 2 Stearns Gr OF CANADA, LIMITED WINDSOR, ONTARIO RK KANSAS CITY SAN FRANCISCO DETROIT, MICH.SYDNEY, AUSTSALIE AUCKLAND, N.-ZELANDE L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 At 2072 Q releacudo \u20ac /\u201compte et 5000 to 10400 (ON Le Creamalin corrige rapidement l'acidité gastrique.Son effet est durable et son administration n'occasionne aucune réaction compensatrice au niveau de l'estomac, comme cela se produit habituellement dans l'emploi des alcalins; par conséquent le Creamalin ne provoque non plus aucune hypersécrétion réactionnelle de l'acide chlorhydrique.En outre, il n'entraîne aucunement la présence d'alcalose.Le Creamalin soulage rapidement les douleurs et l'aigreur de l'estomac associées à l'hyperacidité gastrique.Le Creamalin amène souvent la guérison de l'ulcère peptique lorsqu'on l'associe au régime préconisé dans cette affection.Saveur agréable Faciles a d __Jactles à garder sur sou \u2019 et a prendre Action efficace ETS : ï COMPRIMES 5535 \u2014CREAMALIN Marque de commerce enregistrée Marque du GEL D\u2019HYDROXYDE D'ALUMINIUM WINTHROP CHEMICAL COMPANY, INC.Produits pharmaceutiques supérieurs à l'usage de la Faculté.Succursale au service de Administration et laboratoires: MM.les médecins du Québec: 1019 ouest, rue Elliott Immeuble \u2018Dominion Square\u201d Windsor, Ontario.Montréal., UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F,A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 25 5 ans le \"1 = 4 3108 6 AMPOULES 1 NDZ + 2 A MARQUE pEpOSE AF N % Ce ppropioNaTE OF ELLE janet LL 4 arape (ihe tient, 28 MEL synthétique) Chant?atosté tut uiteuss Lee CIB A LIMITE Br Figo: OMPAGN! nTRÉAL pare ED e 5 i RTRAITEMENT co TILT de In Cet ration 5 gu since as Vere) fir ist ses = sus] 0 PS tra qi ên ang 11178 °#* A4 TU #e § la 2,2 Lieu J ndi Ye trai en is ek) au le tio 9 ol eV ii = D autres clé - fre 4! \u201crap ® me vag 5 née Lesser: New ed.; ALES ene New frog AVY TREK 1942.Hamm he Endo; Lye 4; ker PE Endok; 2i:\"560,\" 1942; M.Rec 4:66 2e 14d .Endo., 3 1 1943.*Nom déposé | PERANDREN my n T= AT { TU F5 1 as J) |=} ELAS Ti 2 Nh 4.HU A MEDECINE DE DEMAIN 26 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.J.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 PREPARATIONS D\u2019HORMONES i SEROGAN ; Chez la femme, le Serogan agit favorablement | hormone gonadotrope en stimulant le follicule de de Graaf; ainsi donc, folliculinisante on l'emploie dans les cas de retard de la puberté, d'aménorrhée et de stérilité qui ont pour cause une déficience de l'ovulation.Chez l'homme, cette préparation stimule l'épithélium germinal des testicules et influence favorablement la spermatogénèse.Par conséquent, son action est très efficace dans les cas d'impuissance et de | stérilité.GONAN Chez la femme, le Gonan stimule la formation | hormone gonadotrope du corps jaune.Il agit efficacement dans le lutéinisante traitement de la ménorragie et de l'irrégularité menstruelle.Chez l'homme, le Gonan influence h le tissu interstitiel testiculgire et la sécrétion | hormonale mâle.Il est indiqué dans l'eunuchoi- disme, le syndrome de Frôhlich et dans la cryptorchidie.OESTROFORM L'Oestroform est employé dans tous les cas où hormone oestrogène se manifeste la déficience de l'action du folli- naturelle cule ovarien.Il est indiqué dans les symptômes ménopausiques, naturels et artificiels; dans l'hypoplasie utérine et certains cas associés: aménorrhée, stérilité et dysménorrhée; dans les affections vulvo-vaginales \u2014 prurit vulvaire et vaginite \u2014 et dans les cas découlant de la grossesse: vomissements, fausse couche, accouchement prématuré, inertie utérine et inhibition de la lactation.PROGESTIN B.D.H.Le Progestin B.D.H.s'emploie dans le traitement hormone du corps jaune d affections résultant de la déficience de l'action du follicule ovarien \u2014 menace d'avortement et avortement habituel \u2014 ménorragie et me- trorragie.Ces Préparations d'Hormones B.D.H.sont en vente chez tous les principaux pharmaciens au Canada, et des renseignements complets seront fournis par: THE BRITISH DRUG HOUSES (CANADA) LTD.Toronto Canada è \\ iad | 4 é L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, octobre 1944 27 DS pONNE 5 CHAR C pscaAX gent pre rol ° Ue nzoO And Godot x gable* ant - où paue « d'un 3 Toux Lape\u201d un rome a « de 1 Ae tt à fini 1e T1 antl OÙ * encot xce nce aot ENZOT , dative de 5% soul appot ate 9° 1980 Succ aso sp apià et © ont 18 ont {av0 rcant Expe Am p) plorur® de pote Not ec ev arc ec OV Le e © ef fact \\e ab nine ro ncho droit ge ctof ix at lisent un flux ai des VO pro nche® Cplorot® C) Ant isep* nol et on ntr ôle Mer des P° Vv il Jan \\ an are cet sol giste est pre BEY Mn.assist® chimistes SENZOTO de \\es ant \u2019 op BA aly® eal oz Chat a pet get nae jstes: rae Mo 6 07\" LeoP a cens \u2018 y VU nv er eille ou piplo™ vient © pans 1° ment ande an caract®\u2019 S pent me TOL ve 160 © et litte atu?\u2019 d cins s lement aire A pantill ts le arc SE ne, edect 5 70 pote NN ues rescrit e CH an oL ov \\ once) a (ees por atoire: fn dx 5 du spec { Nak, a | \u2018od e ; 2A bo ¥ #23 À + * f wo di ~~ } # 8 > \u201c = SR $ # - oF ss.æ, à y >» at 4 # wi 4 7 WP 2 5 HF RH t Les > A ak 7 9; ¥ =, 2 ; = > % x 4 pu * ¥ \u201che * & ; # ¥ 5 4 # \u20ac 35 41 } My \\ Fr gt Xe § > _ * Fun \" \"4 33 i = {5 4 PRE g* * 7 = À A os AR | Ye id] TY % AE % À * Ë: BW Rs ae AH ie ie Es éri 4% % by?5 DIETHYLSTILBESTROL (HORNER) maintient le calme.le plus économique.L\u2019oestrogène synthétique Prescrit sans danger.Agent thérapeutique efficace.Indiqué dans le traitement de la ménopause.FRANK W.HORNER LIMITED MONTRÉAL CANADA Lorsqu'il faut soulager les gorg irritées et douloureuse Les pharyngites et les amygdalites de la froide saison \u2014- aussi bien que les gorges amygdalectomisées \u2014 sont souvent douloureuses à un tel point que le malade, tout particulièrement le jeune enfant, est peu disposé à avaler aucun genre d\u2019aliment.Un mode courant de soulagement régulièrement utilisé par des milliers de médecins pour apporter un adoucissement réconfortant est Dillndi Aspergum La mastication de \u2019Aspergum réalise ces desiderata: 1.L\u2019acide acétylsalicylique est amené a l\u2019endroit même de l\u2019inflammation pharyngienne.Un flot abondant de salive chargée de cet analgésique efficace est mis en contact prolongé et immédiat avec les surfaces irritées et douloureuses \u2014 apportant ainsi un soulagement rapide et agréable.2.La spasmodicité et la rigidité sont soulagées par la légère stimulation musculaire provoquée par la mastication.3.Le malade se sentant plus à l\u2019aise accepte plus tôt une alimentation appropriée; la convalescence est plus rapide.Présenté selon l\u2019éthique \u2014 aucune publicité autre qu\u2019à la profession médicale.En boîtes de 16 et en flacons de 250 comprimés, à l\u2019épreuve de l\u2019humidité.Echantillons et littérature sur demande à W.Lloyd Wood, Ltd., 64-66 est, rue Gerrard, Toronto, Ontario. 30 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 es CIRCULATION VEINEUSE \" TROUBLES de la PUBERTÉ et de la MÉNOPAUSE Ke =) >.3 = \u201cRÉGULATEUR DE LA Je a 3 s : 2 à 6 comprimés par jour.LABORATOIRES MIDY - PARIS Agents pour le Canada: VINANT Ltée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL VALERIANATE PIERLOT Calme les Maladies Nerveuses \u2014 Traite la Neurasthénie Composition: Valérianate d\u2019 Ammonium.Propriétés: Antispasmodique.Stimulant diffusible et énergique, régulateur de l'innervation.Indications: Excitabilité nerveuse, Insomnie, Migraines, Vapeurs, Toux nerveuse, Palpitations, Tremblement, Spasmes, Chorée, Convulsions, Âttaques de nerfs, Hystérie, Névralgies, Sciatique, Règles ' douloureuses ou difficiles.Posologie: Une à deux cuillerées à thé dans un quart de verre d'eau sucrée, matin et soir.Pour les enfants, moitié ou tiers d'une cuillerée à thé.Présentation : Flacon de 120 cc.Laboratoires H.RIVIER | Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 31 E-6 Le fini parfait et l\u2019imprégnation uniforme du bandage au plâtre de Paris « Cellona » assurent un moule léger et d\u2019une grande résistance.\u201cANDAGE AU PLATRE DE PARIS \u2018Cellona SMITH & NEPHEW LTD., 378 ouest, rue St-Paul, Montréal.Fabriqué en Angleterre par T.J.Smith & Nephew Ltd., Hull. 32 L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N Montréal, octobre 1944 D NN IL sr M ; YA Jan J © ju © : TT TER eee a A TS ta = > 4 2 ps v2 2e ê a Fe = , Le 3 22 or 348 \\ PERMET, Fars 7 Li NCTION lOVARIE D N° % .ast Ae ny hn \u201cCOMPLEXE B NATUREL + EXTRAIT OVARIEN ty Laboratoires Associés Franco-Anglais À + Agents pour le Canada VINANT Ltée 200, rue Vallée, MONTRÉAL Échantillon et littérature sur demande L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 33 DETERMINATIONS DU SUCRE DANS L'URIN maintenant simplifiées MÉTHODE AVEC COMPRIMÉS E SUR LA RÉDUCTION DU CUIVRE La Simple 1echnique.Elimine Faites tomber 5 gouttes d\u2019urine (14 c.c.) dans le tube à essais ou le chauffage, éprouvette.2.Ajoutez 10 gouttes d\u2019eau (14 c.c.).le dosage 3.Faites tomber un Comprimé Clinitest des réactifs dans le tube.c\u2019est tout.| J Attendez la réaction.puis comparez avec et les l\u2019échelle des couleurs qui indique la quantité de sucre contenu dans l\u2019urine appar eils jusqu\u2019a 2 pour cent.- , compliqués RAPIDE \u2014 PRATIQUE \u2014 ECONOMIQUE Clinitest est tout à fait sûr.C\u2019est une modification simplifiée de la méthode bien connue de Benedict basée sur la réduction du cuivre.L\u2019emploi de l\u2019éprouvette limite l\u2019analyse aux agents et réactifs connus, et la protège contre l'oxydation qui pourrait être causée par l'oxygène qui se trouve dans l\u2019atmosphère.Le Nécessaire complet.tel qu\u2019illustré ci-dessus.tient dans une petite boîte.Avec suffisamment de Comprimés Clinitest pour 50 analyses.Coûte $1.75 au patient.Comprimés de rechange (pour 75 analyses) $1.75.En vente a la maison qui vous fournit des accessoires chirurgicaux ou a LIRE DE LABORATOIRE votre pharmacie d\u2019ordonnances.ssaire Clinitest pour La- Ecrivez vou .: La i scrivez pour recevoir de la documentation descriptive.@:s contient 10 fioles de 25 i : P ¥is chacune .aLlyses \u2026un @outtes Clini- dial: et un li- ructions avec Ries couleurs.: .Sucesseurs de Effervescent.Products Inc.: §ionnable.Concessionnaires exclusifs pour le Canada: FRED.J.WHITLOW & CO., LTD., 187 DUFFERIN STREET, TORONTO Cr ten om.meme me ome wc eee Erm wen ETA LF EE DES RE TES Ar \\ La plus Ancienne Maison Pharmaceutique au Canada\u2014Fondée en 1883 ° 2 a ee VITULES CAPSULE MULTI-VITAMINIQUE \u201cFORMULE AMÉLIORÉE ome i pp - nd ay © gr ere .\u201d fe ° - > # Vitamine a Protégée La Carotène et la Vitamine À sont toutes deux sujettes à l'oxydation et à la perte d'activité dans l'appareil gastro-intestinal, selon certaines ! # % conditions .Les réserves du foie en Vitamine À sont aussi affectées par l'oxydation.Les animaux de contrôle qui reçoivent de l'alpha tocophérol conservent beaucoup plus longtemps leurs réserves de vitamine À que les animaux témoins.\u201c \u2018Les données acquises font croire que chez l'être humain, l'efficacité d'utilisation de la vitamine À et de la Carotène contenues dans le gras du lait pourrait être influencée par le pouvoir du gras du lait de résister à l'oxydation durant son trajet à travers l'estomac et le tractus intestinal.\u2019 \u201d \u2018Parmi les facteurs qui influencent le métabolisme de la Vitamine À, la vitamine E occupe le premier plan.Comme anti-oxydant dans les tissus, elle contrecarre la destruction par oxydation de la Vitamine A.\" ® \u201c11 semble donc que de petites quantités de vitamine À ou de carotène peuvent être détruites par oxydation dans le tractus gastrointestinal, mais qu'elles sont protégées par l'action anti-oxydante bien connue de la vitamine E.\"\u201d 5.Krukovsky, Vladimir N., Ellis, G.H,, and Percy, W.R., L'oxydation de la Vitamine A et de la Carotène dans le gras du lait.Journal of Dairy Science; 9:869:1943 (septembre.) 6.Popper, Hans and Steigmann, Frederick, \u2018La signification clinique du taux de vitamine A du plasma\u2018, .A.M.A.123:17:1108 (1943).4 Davies, A.W and Moore, T., Nature, 147:794- 7.Thomson, D.L., Inter-relations des vitamines, 796 (1941).McGill Medical Jr}; 12:4 (1944).1 Quackenbush, F.W., Cox, R.P., and Steenbock, H., J.of Biol.Chem., 149: cv (1941).2.Sherman, W.C., J.of Biol.Chem., 133 (1940) 3.Sherman, W.C., J.of Nutrition, 22:163 (1941).a ms ne rit OD EE tus FOP L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, octobre 1944 35 I ESS eis mS earls A nk vu ti Co SF; GE oh Le.EE puce LA: VITAMINE A PROTEGEE Nm Ro $F gn Tornule rÉmelionrée Vitamine A.re nee 5000 U.L Vitamine D.500 U.I.Chlorhydrate de thiamine.1.0 mg.Riboflavine ecrans 2.0 ma.Niacin-amide.10.0 ma.Pyridoxine.1.0 mg.~ Pantothénate de calcium.10.0 mg.- Acide ascorbique 30.0 mg.\u201c Tocophérols mixtes.3.0 mo.Concentré de foie.125.0 mg Levure de brasseries.125.0 mg Presentées en flacons de 100 co Boe H \u20ac (CANA MALE A a mir ROTHER WraneD L'activité de la vitamine À des vitules est protégée dans le tractus gastrointestinal par l'adjonction de tocophérols, mixtes, pour prévenir l'oxydation, en quantités adéquates déterminées par des études expérimentales.L'adjonction de tocophérols mixtes dans les Vitules Wyeth facilite le maintien des réserves de Vitamine À dans le foie, protégeant ainsi contre une carence secondaire de la vitamine À.John Wyeth & Brother (Canada) Limited, Walkerville, Ontario 36 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Dia AÉSTATURE Le développement de la stature, déterminé par la croissance des os, peut être favorisé par le Super D* Concentrate.Ce concentré, spécialement et soigneusement préparé d\u2019huiles de foie de morue dégraissées, est facile à administrer par dosage en gouttes.Super D Concentrate est la préparation indiquée pour tous les bébés\u2014 nés à terme ou avant terme \u2014 ainsi que pour les enfants et les adolescents, parce que, en plus d\u2019être une excellente source de la vitamine D, il est riche en vitamine naturelle À.Comme le Dr.Park l\u2019a fait remarquer (1), les préparations qui combinent les vitamines À et D sont préférables à celles qui ne contiennent que de la vitamine D.Une dose journalière de cinq gouttes de Super D Concentrate fournit 500 unités de vitamine D et 5000 unités de vitamine A.Ce concentré se vend en bouteilles de 5, de 10 et de 30 c.c., avec compte-gouttes.* Nom Déposé {1} Park, E.A, The Vitamins, Chicago, American Medical Assn., 1939, p.S513.UPER D CONCENTRATE 384 Adelaide St.West TORONTO, ONTARIO Eabricants des meilleurs produits pharmaceutiques depuis 1886 La quantité moyenne de Teinture de Métaphène requise pour une opération chirurgicale coûte maintenant à votre hôpital une somme bien minime \u2014 pas plus, par exemple, que quelques lacets de bottines.Et pourtant, si vous la considérez du point de vue de votre tranquillité d'esprit, sa valeur est inestimable.L'efficacité de la Teinture de Métaphène dans la désinfection préopératoire de la peau est nettement établie par une étude comparée impartiale de quinze antiseptiques d'usage courant.* On a constaté qu\u2019en application sur les muqueuses ç buccales, la Teinture de Métaphène diminue la numération bactérienne A de 95 à 100 pour cent en 5 minutes; qu\u2019elle ne provoque qu\u2019une légère irritation dans quelques cas, et aucune irritation dans les autres; et que son action se prolonge pendant deux heures, durée beaucoup plus longue que pour aucun des autres produits étudiés.Votre hôpital peut maintenant se procurer la Teinture de Métaphène à des conditions plus avantageuses que jamais.LABORATOIRES ABBOTT LTÉE., Montréal, 8, Canada.> 4 H Teinture de Métaphene / (4-nitro-anhydro-hydroxymercuri-orthocrésol, Abbott) /4 SNS = rR ed Hesse \u2014 TS NT ERE a eit yer.E.and Arnold, L.(1938).Amer.J.Digest.Dis., 5:418. .: : OU peut-être quelque chose que vous n\u2019avez pas mangé ! De vagues malaises peuvent fort bien provenir du fait que l\u2019alimentation journalière ne contient pas les quantités optimum d\u2019aliments protecteurs importants.Aujourd\u2019hui un grand nombre d'individus.trop occupés, trop négligents, ou trop ignorants.se trouvent dans ce cas.Et même si leur régime peu judicieux n\u2019entraîne pas une avitaminose nettement caractérisée, beaucoup d\u2019entre eux n\u2019en courent pas moins un risque constant d\u2019hypovitaminose subclinique.Lorsque le médecin soupçonne une déficience vitaminique subaiguë, non seulement corrige-t-il le régime défectueux, mais il prescrit un complément de vitamines sous forme d\u2019un produit fabriqué par une maison de confiance afin d\u2019être sûr que son malade reçoive chaque jour les quantités optimum des vitamines importantes.Beaucoup d\u2019entre eux spécifient les Penta-Kaps Améliorées Abbott sur leurs ordonnances, car ils savent que leurs malades auront ainsi un produit vitaminique irréprochable.Pourquoi ne pas prendre avantage de la sécurité qu\u2019offre ce nom ?LABORATOIRES ABBOTT LTÉE., Montréal, 8.CHAQUE CAPSULE CONTIENT: VITAMINE A.5,000 unités int\u2019les VITAMINE D.500 unités int'les Pp KK S VITAMINE B1.500 unités int\u2019les + a mn a P (Chlorhydrate de Thiamine, B.P., 1.5 mg.) e mn VITAMINE G.1,000 mg.AMELIOREES (Rivoflavine 1 mg.) NICOTINAMIDE.20 mg.ACIDE PANTOTHENIQUE.0.2 mg.A © #4 (200 microgrammes) VITAMINE C.500 unités int\u2019les (Acide ascorbique, B.P., 25 mg.) LE CANCER DU LARYNX Critériums servant au choix des méthodes de traitement Par Chevalier L.JACKSON, (Philadelphie).On a beaucoup écrit sur les avantages rela- s de la radiothérapie et de la chirurgie pliquées au traitement du cancer du la- 1x.On présente trop souvent ces deux fthodes comme des rivales.Hayes Mar- 1 (1) insiste sur ce qu\u2019il appelle « la futilité la conception partisane ».Hautant (2) s\u2019est primé dans le même sens en 1936.Les \u2018thodes de traitement que nous acceptons mme les mieux appropriées au cancer du fynx sont la laryngofissure, la laryngectomie la roentgenthérapie (3).#La laryngofissure (4) s\u2019exécute: soit d\u2019apres procédé dit « clipping operation », qui se -actérise par la section du cartilage thyroïde a cisaille; soit selon la technique de Jack- 1 (5) dite « de la commissure antérieure » si tumeur cordale envahit la commissure an- ieure.La laryngectomie (6): la technique varie se- 1 les caractères anatomo-cliniques de chaque ÿ.Quand le cartilage thyroïde est indemne, peut effectuer l\u2019exérèse sous-périchondrale tconisée par Crowe et Broyles (7).Si les ndes ventriculaires ou la base de l\u2019épiglotte fit envahies, il est préférable d\u2019employer le scédé de Bisi (8) de Buenos-Aires; il con- fe à pratiquer l\u2019excision à la fois de l\u2019os oïde, de la fosse glosso-épiglottique et de piglotte entière.L\u2019épiglotte sera amputée §dessus de sa base si la tumeur est stricte- nt cordale ou sous-glottique.Lorsque la lon n\u2019atteint pas la sous-glotte, on conser- ÿ-a une bonne portion du cricoïde afin d\u2019ob- fur une stomie plus ferme; si la sous-glotte infiltrée, il faudra sacrifier quelques arcs §chéaux en plus du cricoide.La ræntgenthérapie: c\u2019est celle décrite par dV.Blady et Ed.Chamberlain (9).Le cancer du larynx sans métastases est traité exclusivement par la radiothérapie, tandis que le cancer laryngé avec ganglions est soumis à la rœntgenthérapie externe suivie de l\u2019implantation de petites bombes de radon (seeds) introduites à travers la peau ou une boutonnière chirurgicale mettant le ganglion presque à découvert.À notre clinique, on n\u2019emploie pas la radiumthérapie.CHOIX DU TRAITEMENT Voici les principales raisons qui motivent la thérapeutique à suivre: premièrement, la perspective de guérison d\u2019une affection fatale; \u2018deuxièmement, le maintien de la fonction vocale.Parmi les motifs secondaires, mentionnons la phase de morbidité, le degré de malaise local ou général et le danger de complications.À notre avis, il est plutôt facile de déterminer l'indication de la laryngofissure et de la laryngectomie.Il en est de même de la laryngofissure et de la radiothérapie, quoique des travaux aient démontré que l\u2019irradiation du cancer débutant de la corde vocale donne des résultats inespérés.La laryngofissure est conseillée de préférence à la rœntgenthérapie, à notre clinique comme dans bien d\u2019autres, à cause de l\u2019excellence de ses résultats prouvée par une statistique qui ne se dément pas.La gêne subjective du malade après la laryngofissure est beaucoup moindre que celle qui accompagne et suit la radiothérapie; d'autre part, celle-ci laisse au malade une voix meilleure que celle encore très utilisable et satisfaisante résultant de la laryngofissure (10).Quant à choisir entre la laryngectomie et la rœntgenthérapie, le laryngologiste se 1130 trouve souvent perplexe.Si l\u2019on pouvait déterminer les indications très précises de la radiothérapie avec des chances de guérison aussi ce:taines que les résultats obtenus par la laryngectomie, il va de soi que la radiothérapie Fic.1 Le cas A est lindication de la laryngofissure (clipping technic), tandis que la lésion B demande le procédé dit de la « commissure antérieure ».Le cas C appelle la laryngectomie ou la rœntgenthérapie.La lésion D doit être soumise à la radiothérapie seulement.(Tiré de «Cancer of the Larynx» par C.Jackson et C.L.Jackson, Philadelphie, W.B.Saunders Co., 1939.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 ser.tit préférable.Nous maintenons cet avanc@ jy quuique le malade laryngectomisé s'adapt presque toujours à sa nouvelle condition e ji très souvent peut retourner à son travail ordid naire.Le laryngologiste ne doit pas se conten y ter de dire: « Ce patient peut être soumis f°] l\u2019une ou à l\u2019autre méthode ».Il doit plutô en rassembler, reviser et analyser son matériel} i clinique de façon à compléter ses connaissanceg pe et à raffermir son jugement sur la thérapeu tique appliquée du cancer du larynx.En présence d'un cancer du larynx, les ma tifs qui nous dictent la méthode de traite ment à appliquer se ramènent aux suivants} 1° la présence ou l'absence de métastases gan# glionnaires; 2° le siège et l'étendue de la tui meur observés sous laryngoscopie directe e# indirecte (fig.1) puis démontrés par l'examerÿ radiographique et tomographique (fig.2) | 3° le degré de mobilité et de motilité def l\u2019appareil laryngé; 4° la variété histopatho \\ logique de la lésion; 5° l\u2019état général et psy chique du patient.dit A no ii | Fic.2 La tomographie ou planigraphie est une méthode radiologique de grande valeur dans l\u2019étude | du siège et de l\u2019étendue des tumeurs du larynx.Le cliché (a) représente un larynx { normal tandis que le cliché (b) montre une masse à l\u2019hémilarynx droit englobant le À ventricule et envahissant le sinus piriforme; l\u2019edème donne un aspect flou au ventricule gauche.(Ibidem). Va i CHEVALIER JACKSON: LE CANCER DU LARYNX INDICATIONS DE LA LARYNGOFISSURE ET DE LA LARYNGECTOMIE 1.Les tumeurs du 15 moyen de la corde ocale requiérent la laryngofissure suivant e procédé «clipping technic» (fig.3).2.Les lésions de la commissure antérieure, néme lorsqu'elles envahissent la partie adja- ente de la corde vocale, se prêtent bien à la aryngofissure suivant la technique de Jackson flite « de la commissure antérieure ».1131 ral et psychique du patient.Toutefois, ces facteurs contre-indiquent rarement ou presque jamais la laryngofissure.\u2014 2.Les tumeurs inopérables, en tant qu'elles sont extrinsèques dans leur origine ou leur étendue ou que des métastases cervicales les accompagnent.On doit traiter ces métastases par la méthode de Coutard immédiatement suivie de l'implantation de semences de radon introduites dans le ganglion à travers la peau Frc.3 ette pièce chirurgicale démontre une lésion du 1/3 moyen d\u2019une corde vocale dont l\u2019ablation s\u2019est opérée à la faveur d\u2019une laryngofissure.3.Les tumeurs cordales s'étendant à l\u2019extré- lité postérieure de la corde ou bien vers la pne sous-glottique, avec gêne de la motilité, emandent la laryngectomie totale.Ici, il est pportun de citer l\u2019axiome de Sir St.Clair f'homson (11): « La diminution de la mobi- té est de mauvais augure.» 4.Les lésions qui ont envahi le cartilage, flais non les muscles laryngés demandent aussi .laryngectomie pourvu qu\u2019il n\u2019existe pas de étastases.INDICATIONS DE LA RADIOTHÉRAPIE 1.Les lésions qui, n'étant pas favorables à la ,ryngofissure, ne se prêtent pas à la laryngec- pmie à cause de l\u2019âge et du mauvais état géné- Fic.4 Cette variété de tumeur endolaryngée constitue l\u2019indication idéale de la laryngectomie.L\u2019immobilité de la corde et l\u2019extension sous-glottique contre-indiquent la laryngofissure.Ces facteurs s\u2019opposent à l\u2019application de la radiothérapie généralement inefficace dans ce type de lésion, la chirurgie lui étant supérieure.ou par une boutonnière chirurgicale le mettant à découvert (fig.5).3.Les lésions du 14 postérieur de la corde n'en ayant pas encore affecté la mobilité.Ces tumeurs constituent un groupe de lésions pour lesquelles la laryngofissure est contre-indiquée; on peut préférer la radiothérapie à la laryngectomie.C\u2019est l\u2019opinion générale actuelle que la diminution de la mobilité de la corde vocale est une contre-indication à la laryngofissure.Néanmoins, si cette diminution ne contre-indique pas la rœntgenthéra- pie, elle reste quand même un signe peu favorable à son emploi; tandis que l\u2019immobilité complète uni ou bilatérale de l\u2019endola- rynx prêche encore moins en faveur des RX. LE tte SEE ls SEE SOS D 1132 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Histopathologie A l\u2019encontre de ceux qui déprécient l'importance de l\u2019histopathologie, nous croyons être justifiables de dire que le pronostic ultime sera d\u2019autant meilleur que la lésion sera à la fois plus différenciée et plus lente d'évolution, Frc.5 È A gauche, le schéma démontre le mode d\u2019implantation des semences de radon dans un ganglion du cou.À droite, on voit l\u2019aire cicatricielle qui a suivi la dissection latérale du cou en vue de l\u2019implantation de semences de radon, et cela à la suite d\u2019une série de séances | radiothérapiques selon la méthode des doses fractionnées (Coutard).quel que soit le traitement employé.Bien plus, nous sommes d\u2019avis que, dans des cas limites, il faut tenir compte du degré de différenciation cellulaire.Les tumeurs moins différenciées (de degré plus avancé, selon Broders) demandent la chirurgie plutôt radicale ou la radiothérapie; néanmoins, ces tumeurs, quel que soit le traitement appliqué, offrent un pronostic réservé.Selon l\u2019école française (12), les néoplasmes du larynx les plus fréquents sont des épithé- liomas pavimenteux stratifiés typiques ou atypiques.Les premiers, appelés spino-cellulaires, ont « des cellules qui parcourent plus ou moins typiquement les étapes évolutives des cellules épidermiques et qui, à un moment donné, affectent la forme malpighienne ou épineuse » (Masson).Ce sont des épithéliomas différenciés, tantôt à kératinisation parfaite avec des globes cornés nombreux, tantôt à transformation parakératosique avec de rares globes cor- omg | i | nés.Ce sont les « squamous-celled carcinomas D; des auteurs américains.Les seconds, nommés baso-cellulaires, sont au contraire indifféren-: ciés et exceptionnels.Ils correspondent auxi « basal-celled carcinomas ».A notre clinique, nous avons adopté la classification de Broders qui divise les épithélio mas épidermoides (spino-cellulaires) en quatre groupes, selon le degré de malignité histopa- thologique ou\u2019 de différenciation observées à l\u2019examen microscopique.Le tableau suivant hs Del Ru pi wi fi résume l\u2019échelle de Broders (Mayo Clinic) et 4, les figures 6, 7, 8 et 9 illustrent l\u2019image micros copique de chacun de ces groupes.Ye \"ent corm = he \u2014 CHEVALIER JACKSON: LE CANCER DU LARYNX 1133 Epithéliomas spino-cellulaires du larynx.Fra.6.\u2014 Grade ou type I.ous la couche basale.noter les masses de cellules pavimenteuses.En A, formation de kératine et de globes cornés.En B, il existe une stratification des cellules polygonales a filaments d\u2019union.Les noyaux et les nucléoles sont relativement petits et les figures mi- totiques plutôt rares.Fic.7.\u2014 Grade ou type II.En A, globe corné.En B, mémes caractéres que dans la fig.6, mais à un degré moindre; on est frappé de la variété du volume des cellules et de l\u2019intensité tinctoriale variée de leur noyau.En C, une cellule en mitose., Fic.8.\u2014 Grade ou type III.un A, petit globe corné.La stratification et la kératinisation sont encore moins prononcées.En B, la cellule présente une large nucléole.Fra.9.\u2014 Grade ou type IV.La formation de kératine et de globes cornés, la stratification sont peu évidentes.Les noyaux beaucoup plus denses présentent une intensité tinctoriale trés marquée.Les endroits A .A,A,A représentent quelques-unes des nombreuses monstruosités mitotiques. 1134 CLASSIFICATION DES ÉPITHÉLIOMAS ÉPIDERMOÏDES (BRODERS) Grp.ou degré Non différenciées (Cellules) Différenciées I 0à 25% « \u201c 75à 100% II 25à 50% \u201c < 50à 75% III 50à 75% \u201c© 25à 50% IV 75 à 100% \u201c ligature individuelle donna des résultats si icourageants qu\u2019on résolut bientôt d\u2019en éten- e l'application, et qu'aujourd'hui plusieurs ÿpes de lésions semblent s\u2019y prêter.La sténose et, à plus forte raison, l'occlusion s bronches sont encore les plus fréquentes.suffit de se rappeler la présence de l\u2019ulcère ez 10 à 15 pour cent des porteurs de lésions WUmonaires plus ou moins avancées (1), pour n rendre compte.Si l\u2019on s'arrête un instant considérer le processus pathologique, on se mande comment il se fait que l\u2019ulcère gonchique n\u2019amène pas invariablement une flusion complète ou tout au moins une sté- se ennuyeuse.L'infiltration de la muqueuse endobron- ique peut, il est vrai, disparaître sans laisser traces, mais plus souvent qu\u2019autrement, elle pgresse vers la dégénérescence caséeuse et Icération.Les tissus avoisinants s\u2019indurent, dla bronche dont la tuméfaction a déjà régit le calibre, perd en partie son élasticité.cas où la cicatrisation s\u2019établit à cette ase de la maladie, la prolifération fibreuse dit facilement amener la fermeture com- ÿte de ce passage déjà rétréci.Ce processus in- ÿmmatoire se rencontre non seulement dans bronches de fort et de moyen calibre mais gsi dans les bronchioles.L\u2019atélectasie qui Quite invariablement de l\u2019occlusion complète In des rameaux de l\u2019arbre bronchique affecte iséquemment tout un lobe, un lobule ou ?portion de lobule.Dans ce dernier cas, TUBERCULOSE PULMONAIRE ET LOEECTOMIE et Lt.Heinz J.LORGE, M.C., US A.elle tire moins à conséquence et peut même passer inaperçue.Mais dès qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un lobe, le cliché révèle la densité caractéristique aux limites bien définies, accompagnée ou non d\u2019un déplacement homolatéral du médiastin et d\u2019une élévation plus ou moins marquée de l\u2019hémidiaphragme correspondant.Qu'il y ait rétrécissement ou fermeture complète de la bronche, cette dernière ne remplira désormais qu\u2019à demi ou pas du tout sa double fonction de ventilation et de drainage.Les cavernes situées en amont, incapables de déverser leur contenu au dehors, deviennent autant de réservoirs empoisonnés.Dans certains cas, le rétrécissement est de telle nature qu\u2019il permet à l\u2019air de pénétrer mais non de sortir, de sorte que l\u2019emphysème des alvéoles et le ballonnement des cavernes du lobe affecté s\u2019ensuivent nécessairement à bref délai.Le lobe en état d\u2019atélectasie complete ou partielle s\u2019achemine rapidement vers la dégénérescence fibreuse, dégénérescence qui s\u2019accompagne presque toujours d'une bronchectasie plus ou moins prononcée, et devient ainsi un foyer d'infection dont la présence constitue une menace constante à la santé et même à la vie de l\u2019individu.Tous ceux qui pratiquent la collapsothéra- pie sont familiers avec les difficultés que comporte la présence de l\u2019ulcère bronchique et savent qu\u2019ils doivent s'attendre à des déceptions dans la majorité des cas, soit qu\u2019ils optent pour le pneumothorax ou pour la thoracoplastie.Aussi se tournent-ils de plus en plus vers la lobectomie qu\u2019ils considèrent comme la seule solution adéquate.Churchill et Klopstock (2) y ont aussi eu recours dans le cas d\u2019un foyer bien circonscrit de la région hilaire, sorte de tuberculome encap- sulé qu'un pneumothorax artificiel eût été im- 1136 puissant à faire disparaître et qu\u2019une thoracoplastie même complète n\u2019eût pu atteindre.Ces tuberculomes se rencontrent assez fréquemment en plein parenchyme où ils sont tout aussi réfractaires à la collapsothérapie sous toutes ses formes.Sous la poussée de l\u2019air in- trapleural, ils se déplacent, se retirent vers le médiastin, mais ils gardent, pendant des années, leurs contours bien définis et ne perdent rien de leur densité.Ces foyers caséeux finissent, la plupart du temps, par se liquéfier et par se répandre sur les tissus avoisinants.Ils sont une menace constante que seule l'amputation du lobe peut faire disparaître complé- tement.Les trois observations qui suivent représentent bien le type en question.La première date déjà de quelques années, avant l'ère des lobectomies.Observation 1.Philippe V., 18 ans, suspect depuis son enfance en raison d\u2019un contage direct, est radiographié régulièrement une fois l'an.En PV.I.\u2014 Petit tuberculome dans le deuxième espace intercostal droit.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 juillet 1935 une tache ronde, grisâtre, de ! grandeur d\u2019une pièce de dix sous, apparal i dans le deuxième espace intercostal droit @# P.V.II.\u2014 La lésion est déplacée, mais ne montre F aucune tendance à absorption.PV.III \u2014 et demeure la même après cinq ans de pneumothorax. DUFAULT rr LORGE: TUBERCULOSE PULMONAIRE ET LOBECTOMIE le malade entre au sanatorium.Un pneumothorax est établi et maintenu durant quatre ans.Le poumon revenu à la paroi présente le même aspect qu\u2019au début à l'exception de quelques points minuscules de calcification dans le champ d'infiltration décrit plus haut.Le malade se porte bien, mais il garde sa lésion en dépit d\u2019un pneumothorax prolongé.Observation 2.Bernadette S., 30 ans, entre à Rutland en juillet 1939.Elle est fatiguée depuis six mois et elle a perdu quelques livres.Sur le cliché, 1187 maintenant à l\u2019étude, mais, comme la malade se porte assez bien, elle hésite et remet à plus tard.Observation 3.Elizabeth W., 22 ans, nous arrive en mars 1943 avec la densité assez bien délimitée que l\u2019on peut voir au-dessous de la clavicule droite dans l\u2019illustration E.W.1., densité récente comme l'atteste une série de clichés négatifs tirés à intervalles réguliers depuis quelques années en raison d\u2019un contage reconnu.Nous hésitons à instituer un pneumo jusqu\u2019en B.S.I.\u2014 Juillet 1939.Lésions arrondies dans le 1er espace intercostal gauche.on voit un épaississement des plèvres qui recouvre le sommet gauche et une densité en forme de sphère dans le premier espace intercostal du même côté.Les crachats sont positifs.Un pneumothorax est établi sans délai et la malade s'améliore rapidement.Au bout de six mois, elle retourne chez elle où elle continue son régime sariatorial.Elle a repris ses occupations depuis, mais la culture des crachats donne encore, ici et là, des résultats positifs.Après quatre ans et demi de pneumothorax, ses lésions ne semblent pas avoir changé.La question de lobectomie est B.S.II.\u2014 Janvier 1944.Peu ou point de changement aprés quatre ans et demi de collapse.novembre alors qu\u2019un prélèvement gastrique nous donne une culture positive.Le poumon se retire sans difficulté vers le médiastin.Les cultures subséquentes sont invariablement négatives et la malade se porte à merveille, mais, après six mois de pneumothorax, l\u2019opacité sous-claviculaire n\u2019a rien perdu de sa densité et nous optons pour une lobectomie en juin 1944.La malade retournera bientôt chez elle en parfaite santé. 1138 EW.1.\u2014 Octobre 1943.Tuberculome dans le premier espace intercostal droit.Un raisonnement analogue s'impose en toute logique, en présence de certaines cavernes à parois rigides, bien circonscrites et situées dans un parenchyme par ailleurs indemne.Le pneumothorax est d'ordinaire impuissant à fermer ces cavernes et, si parfois il parvient à en rapprocher les bords, il réussit rarement à amener une cicatrisation durable.La thoracoplastie est plus efficace et plus sûre mais aussi plus destructrice.Elle sacrifie nécessairement une portion plus ou moins considérable des parties saines adjacentes.Le cas de L.F.déjà rapporté par Churchill et Klop- stock entre dans cette catégorie (3).Il se présente aussi parfois des cavernes géantes avec évidement de tout un lobe, qu\u2019aucun des procédés mécaniques en usage à l\u2019heure actuelle ne peut fermer mais que la scissure réussit, pour un temps, à maintenir en échec.Fn voici un exemple frappant.Observation 4.Tamer H., 52 ans, entre à Rutland en janvier 1942.Une lésion d'apparence récente L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.octobre 1944 E.W.Il.\u2014 Février 1944.Le tuberculome est plus en évidence dans le poumon aux deux tiers collabé.\u2018couvre le sommet supérieur droit et envahit bientôt le lobe entier.Le malade perd du poids.Les crachats sont positifs.Un pneumothorax est établi en mai et le lobe à demi collabé s\u2019atélectasie, puis s\u2019évide en partie.Une bronchoscopie révèle la présence d\u2019un TH.\u2014 Novembre 1944.Lobe supérieur droit évidé.Cavité à paroi rigide.Tuberculose du tronc commun de la bronche. DUFAULT ET LORGE: TUBERCULOSE PULMONAIRE ET LOBECTOMIE ilcère dans la bronche droite, en deçà du po'nt $1e ramification lobaire.Toutefois, les lobes nférieur et moyen, ainsi que le poumon @pposé, paraissent indemnes.Le pneumo- #horax s\u2019est montré impuissant.Une tliora- oplastie radicale pourrait peut-être fermer ine caverne de cette dimension située dans la partie inférieure du lobe, mais pas sans sa- rifier aussi le lobe inférieur.Reste l\u2019extirpation qui aurait le double avantage de faire flisparaître le foyer d\u2019infection tout en con- fervant les parties saines.Il faut ajouter outefois que, dans le cas qui nous occupe, la brésence de l\u2019ulcère dans la grosse bronche gomplique la situation et peut très bien né- {essiter 'amputation du poumon tout entier.l'est là d\u2019ailleurs un aléa avec lequel il faut #ompter chaque fois qu\u2019il est question de dobectomie.Malgré le soin apporté à l\u2019étude adiologique, on n\u2019est jamais à l'abri des urprises et il arrive souvent, par exemple, que le sommet d'un lobe inférieur que l\u2019on royait sain se trouve avarié.Le chirurgien loit alors rebrousser chemin ou opter pour me pneumonectomie.C'est en effet ce qui \u2018est produit dans le cas de Tamer H.tout écemment.* * * La bilatéralité des léstons présente de son ôté des problèmes que la lobectomie peut lans certains cas solutionner plus heureuse- nent que la thoracoplastie partielle.En voici in exemple.Observation 5.John L., 44 ans, est passé par plusieurs anatoria depuis 1936.Ses lésions fibro-ulcé- \u2018euses demeurent confinées aux deux som- nets.La condition générale est excellente, nais les crachats donnent des frottis positifs.-es plèvres sont accolées.Une thoracoplastie, sour être efficace d\u2019un côté ou de l\u2019autre, xigerait l\u2019amputation d\u2019au moins cinq côtes \u2018t réduirait tellement le champ pulmonaire [wil serait impossible de songer ensuite à ten- 1139 ter quoi que ce soit du côté opposé.Par contre, une lobectomie n\u2019enléverait que la partie du champ pulmonaire endommagé et n\u2019affecterait en rien le lobe inférieur sain.Le lobe supérieur gauche est enlevé, en octobre 1943.Le malade perd à peine quelques livres qu'il regagne aussitôt.Il ne manifeste pas la moindre dyspnée et les cultures de crachats sont devenues négatives alors que les simples frottis étaient invariablement positifs avant l\u2019opération.Le programme va probablement s'arrêter là.Une apicolyse ou une thoracoplastie à droite l'aurait complété, au cas où les crachats auraient persisté à l\u2019état positif.L'ablation se présente en somme à l'esprit chaque fois qu\u2019on se trouve en présence d\u2019une lésion chronique, localisée, du type caséeux ou fibro-caséeux.N'\u2019est-il pas, en effet, plus logique, pour prévenir l'infection, d\u2019enlever au plus tôt le foyer infectieux ?L\u2019objection classique, à savoir que la tuberculose pulmonaire est une maladie systémique généralisée, ne vaut qu'à demi.La maladie manifeste aussi une tendance à la localisation.D'ailleurs, pourquoi ne pas compter sur la résistance du malade en cas d\u2019ablation tout comme on y compte sans elle ?Cette résistance devrait logiquement s'accroître du fait que la source principale, parfois la source unique de tout le mal, est tarie du coup.La preuve de cette assertion a été faite à maintes reprises dans la tuberculose chirurgicale.L\u2019amputation d\u2019un membre ou d'un organe tuberculeux, tel le rein par exemple, est d\u2019ordinaire suivie d'une amélioration générale et d'un rabais d\u2019activité dans les foyers secondaires.La même chose se produit d\u2019ailleurs en tuberculose pulmonaire au cours du pneumothorax.Les foyers de dissémination au poumon opposé se nettoient souvent d\u2019eux-mêmes.On objectera ici que le pneumothorax artificiel est une intervention bénigne comparé à la lobectomie.D'accord.Pourtant, cette der- 1140 nière est loin d\u2019être aussi sévère qu\u2019on le croit généralement.Elle l\u2019est beaucoup moins, en tout cas, que la thoracoplastie.Il fut un temps où l\u2019on craignait le pneumothorax tout autant que l\u2019on craint aujourd\u2019hui la lobectomie.On en est bien revenu.Ne sommes-nous pas arrivés maintenant à un tournant semblable en ce qui concerne l\u2019amputation d'un lobe ?Pour en revenir à la sévérité du procédé, il semble que la technique moderne nous force à reviser notre jugement.La lobectomie est devenue une opération courante à mortalité peu élevée et dont le choc est bien moindre que celui de la thoracoplastie.La réversibilité du pneumothorax est aussi mise de l\u2019avant quand il s\u2019agit de choisir entre ce procédé thérapeutique et la lobectomie.Qu'il suffise de faire remarquer que, dans tous les cas où l\u2019on peut raisonnablement espérer la restitution à peu près intégrale d'un organe sain à la suite d\u2019un pneumothorax, il n'est question d\u2019y substituer ni une lobectomie ni même une thoracoplastie.Mais dans les lésions décrites plus haut, le lobe affecté a déjà subi des dommages irréparables ou bien sa seule présence est une menace constante.Inutile d'ajouter que la condition générale du malade est le facteur déterminant dans la ligne de conduite à adopter.Comme nous avons déjà dit en effet, un examen radiologique, quelque méticuleux et compétent qu\u2019il soit, ne réussit pas toujours à déterminer exactement l\u2019étendue des dégâts.Il arrive assez souvent qu\u2019au moment de l\u2019opération, le chirurgien rencontre des lésions insoupçonnées dans un lobe adjacent et se trouve, de ce fait, en présence d\u2019un dilemme assez angoissant.Doit-il se contenter d\u2019enlever le lobe désigné L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 ou bien doit-il amputer le poumon tout en tier ?Une simple lobectomie est, dans ce cas de nature à donner des résultats désappoin tants, mais une pneumonectomie, d\u2019un autre côté, présuppose un poumon contralatéral ab solument indemne.D\u2019où l'importance de con naître son malade.Jusqu'à date, cinq de nos malades, quatre femmes et un homme, ont subi la lobectomie et tous s\u2019en trouvent bien.La première opé Lois evan oir | poor fue | bus ration remonte à 1939, deux furent pratiquéeg# en 1942, la quatrième en octobre 1943, et la dernière en juin 1944.Les trois premières ma lades suivent un train de vie normal depui leur opération.Deux d\u2019entre elles présentaient le syndrome de tuberculose endobronchique obstructive ordinaire.Chez l\u2019autre, (L.F.rapportée par Churchill et Klopstock) il s\u2019agis-2 sait d\u2019une caverne unique à paroi rigide dans le lobe supérieur droit.La quatrième, Eliza- | beth W., est en convalescence et retournera | chez elle avant longtemps.John L.est encore en repos.Il se porte à merveille et sera bientôt en état de reprendre ses occupations d'agent | vendeur.Il serait téméraire de considérer comme définitives des conclusions établies sur une expérience aussi limitée, mais nous sommes tou- | tefois heureux de constater que la lobectomie | nous a jusqu\u2019à présent donné des résultats encourageants.BIBLIOGRAPHIE Ph onc 1 hil gs i \\ H il ce (1) W.WARREN, A.E.HAMMOND.et W.M.y\" TUTTLE: «The diagnosis and treatment of tuberculous tracheobronchitis.» Am.Rev.Tbe., 37: 315; 1938.3) Col.Fdw.D.CHURCHILL, MC.A.US.et Robert KLOPSTOCK.MD.: Annals of Surgery, 117: 641 (mai) 1943.(2, it è fe ENDOMÉTRIOSE ! oe Par L.GERIN-LAJOIE, F.R.C.S.(C.), F.A.C.S., a Chef de Service à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).lg taf Lorsque vous m\u2019avez demandé de traiter levant vous de l\u2019endométriose, j'espérais pou- roir vous montrer des transparents et Vous \\pporter des pieces qui illustreraient mieux que je ne puis le faire l'exposé de cette qe | log top qu al Malheureusement, depuis notré dernière sp Jiéance, j'ai dû, à quelques jours d'avis, recom- jy, Jnencer mes cours à l\u2019Université et je n\u2019ai pu te @onsacrer à mon sujet tout le temps que j'au- hp frais voulu.Mes clichés ne sont pas prêts.Les pièces anatomiques ne sont pas triées.juestion.da @# J'essaierai toutefois par ce travail, que je à Bualifierai de préliminaire, d\u2019éveiller en vous L Eyotre curiosité et, pour ceux qui connaissent Tt $oeu cette question, de les lancer a la recherche u die cette affection.A I'automne je tâcherai de k ompléter mon exposé.Permettez-moi tout d\u2019abord de vous signaler qu\u2019il n\u2019y a actuellement aucun traité qui t faborde la question.Un seul auteur a réalisé © gla compilation des articles de revues médicales Ë foublics a date, et cet auteur est, croyons-nous, 2 {celui qui l\u2019a fait connaître comme entité.Il 5 4 s\u2019agit du docteur, J.R.Goodall, de Montréal, gautrefois attaché à l\u2019hôpital Victoria et actuellement gynécologue de l'hôpital St.Mary.Nous lui sommes redevables de tout ce que \u2018nous avancerons cet aprés-midi.L\u2019endométriose est essentiellement une affection anatomo-pathologique, en ce sens que la clinique peut certainement en suggérer la possibilité, mais que, seul, le laboratoire peut en déterminer la présence certaine.C\u2019est une affection envahissante, mais elle peut également s'implanter.À cause de ceci elle obéit aux mêmes lois que les infections, mais elle a 1.Travail présenté à la Société de Chirurgie de Montréal, à la séance du 17 mai 1944.aussi beaucoup en commun avec les néoplasmes malins du pelvis, bien qu'au contraire des infections et des néoplasmes, l'extension de l\u2019endométriose soit restreinte aux organes génitaux et à ceux situés à proximité.Les métastases à distance sont si rares qu\u2019elles ne sont mentionnées que comme curiosité.Déjà, en 1888, Russell décrivait une tumeur de tissu « endométrioïde » dans l'ovaire: c'était l'invasion ovarienne.On en fit peu de cas.En 1896, Ludwig Pick rapporta un cas où l\u2019ovaire s\u2019était laissé infiltrer par une excroissance qui avait les caractéristiques de la muqueuse normale de l'utérus.La même année, Von Recklinghausen cherche à expliquer la présence, dans le muscle utérin, de structures similaires au tissu endométrial, par la théorie qu\u2019il s\u2019agit de restes embryonnaires inactifs provenant des canaux wolffiens.Cette théorie fut encore défendue jusqu'en 1920 par Cuthbert-Lockyer.Il y eut entre temps d\u2019autres théories émises, jusqu\u2019à ce que J.A.Sampson, en 1921, élaborât la théorie de «l'implantation » par la «chute» à travers la lumière tubaire.Il soutient que, durant les menstruations et même dans leur intervalle, le contenu utérin peut s'échapper par l'ouverture abdominale des trompes, et dans cette «chute » se trouvent des cellules de revêtement non seulement capables de s'implanter elles-mêmes, mais, dans un terrain favorable, de reproduire les changements menstruels cycliques, synchroniquement avec les phases de la menstruation utérine.Sampson prétend que ces implantations par «chute» ont le pouvoir d\u2019envahir l\u2019organe récepteur sur lequel elles se greffent, et peuvent non seulement se multiplier, mais dans des circonstances favorables avec une capacité fonctionnelle totale.Ces invasions par les éléments glandulaires étant en cavités closes, les écoulements mensuels produisent 1142 des dilatations en collections kystiques, dest la grosseur varie d\u2019une dimension microscopique jusqu\u2019à celle d\u2019un gros pamplemousse.Les contenus sont soit du sang liquide, ou du sang de consistance goudronneuse, appelé kyste « goudronné » ou « chocolaté ».En 1925, Sampson démontra la possibilité de l\u2019extension de ces tumeurs de l\u2019endomètre dans les canaux lymphatiques sous-muqueux et dans les vaisseaux sanguins, par la présence d\u2019embolie endométriale dans leurs lumières.Il a également prouvé qu'à l\u2019occasion d'une stimulation anormale de la muqueuse des trompes, celles-ci pouvaient se débarrasser de leur épithélium, qui, s\u2019échappant par leur pavillon, pouvait s'implanter sur les structures pelviennes contiguës et envahir les organes avoisinants.Tout comme d'ailleurs à l\u2019occasion d\u2019une stimulation anormale analogue, l\u2019épithélium tubaire pouvait envahir le muscle de la trompe, et se propager dans les lymphatiques du mésosalpinx et dans d\u2019autres régions sous-jacentes des ligaments larges.Ce préambule m\u2019autorise maintenant 2a donner une définition à l\u2019endométriose.C'est l\u2019envahissement par de l\u2019épithélium endomé- trial normal du tissu immédiatement adjacent, ou l\u2019implantation de ce tissu épithélial en- dométrial normal sur les organes immédiatement avoisinants.Il existera donc une: 1.ENDOMÉTRIOSE UTÉRINE; 9.ENDOMÉTRIOSE EXTRA-UTÉRINE.L\u2019ENDOMETRIOSE UTERINE se subdivisera en: A) endométriose endométriale intra-uté- rine; et en B) endométriose pariétale utérine.Chacune de ces deux subdivisions sera constituée par du tissu mixte ou simple- par le stroma.L\u2019endométriose extra-utérine est multiple et couvre un vaste territoire qu'il L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULI ETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.octobre 1944 ng nous sera pas possible d'explorer aujour- d'hui.Permettez-moi simplement de vous en donner les localisations: a) péritoine, b) pelvis, ovaire, intestins, rectum, trompes, g) ln) !) J) k) ligaments larges, parovaire, - => col, vagin, gas = EE == = © vulve, fl eus paf) jon 0 pp para ire l) vessie, | Mm) n) 0) p) enfin q) ombilic, paroi abdominale antérieure, ligaments ronds, ganglions lymphatiques pelviens, endosalpingiose.étudier ensemble ce soir l\u2019endométriose utérine.A.L\u2019endométriose endométriale intra- utérine diffuse n\u2019est pas rare, mais elle est rarement diagnostiquée.Il y a plusieurs raisons à ceci.Elle ne peut être diagnostiquée par les débris enlevés au curettage et ne peut l\u2019être qu\u2019en autant que l\u2019on procède à l\u2019étude in toto de l\u2019utérus, c\u2019est-à-dire après son ablation.Dans les cas où des tissus sont recueillis par curettage, l\u2019on n\u2019obtient qu'une quantité de l\u2019endomètre en excès de la nor- | male.Ils ont l\u2019apparence et les qualités palpables des tissus bénins.Cette condition se diagnostique encore endométrite hypertrophique ou hyperplasique.Bien que la muqueuse soit considérablement épaissie, les glandes et le stroma conservent plus ou moins leurs proportions normales et il eurs relations.L'on sait que cette croissance xagérée est produite par une super-stimula- ion hormonale.Dans bien des circonstances, 2s éléments glandulaires peuvent dépasser es cellules du stroma, donnant aux tissus une pparence de gâteau de miel, une condition aractéristique de l\u2019endométriose glandu- pire.L\u2019on comprend facilement que, dans e dernier cas, un diagnostic précis ne peut tre posé par une biopsie, mais l\u2019on peut le résumer par la grande quantité anormale de issu obtenu.La quantité est la mesure de hypertrophie, mais par le curettage l\u2019on ne eut évaluer la quantité recueillie.Et cepen- ant l\u2019excroissance est le facteur dominant e l'endométriose endométriale.Ce n\u2019est qu\u2019a- rès l\u2019hystérectomie pratiquée sans curettage ue la véritable signification de cette affection ndométriale peut être évaluée.L'examen de plusieurs utérus enlevés à opération révèle certaines autres caractéris- ques.Le stimulus d\u2019excroissance peut ne pas rtéresser l\u2019endomètre en totalité de façon iffuse.Bien au contraire elle peut être res- \u201ceinte à une région spéciale de la muqueuse térine, entraînant en un endroit particulier n polype pédiculé ou sessile, avec des figures iffus.Ici encore le curettage ne saurait ap- récier de façon absolue la nature de l\u2019affec- on, mais on le constate fréquemment lorsque examen des utérus enlevés pour d\u2019autres rai- ms est pratiqué.L\u2019on peut donc conclure u'il y a deux variétés d\u2019endométriose endo- 1étriale: la forme diffuse et la forme loca- ÿsée.Cette différence est le résultat d\u2019une lectivité biologique cellulaire pour laquelle &s méthodes actuelles de biochimie sur les ssus morts ne peuvent encore donner d\u2019ex- lication adéquate.Dans la majorité des cas, les excroissances de jendomètre sont ainsi restreintes à une région je l'endomètre seulement et prennent l\u2019as- ect de polype, grand ou petit, simple ou mul- | ple, sessile ou pédiculé.Cette affection se GERIN-LAJOIE: ENDOMETRIOSE 1croscopiques semblables à celles du type 1143 diagnostiquait endométrite polypoïde ou po- lypose utérine, alors qu\u2019elle devait s\u2019étiqueter endométriose endométriale.Il y a rarement coïncidence d\u2019inflammation à moins qu\u2019il n\u2019y ait une infection concomitante.Les tissus intéressés dans ces excroissances sont, croyons-nous, l\u2019expression d\u2019une stimulation exagérée par l'hormone folliculaire, mais ces tissus ne sont pas exempts d\u2019un certain degré de changement à l\u2019occasion d\u2019une lutéinisation lorsque le corps jaune entre en jeu.I n\u2019y a pas lieu d\u2019entrer dans les subtilités d\u2019une endométriose endométriale stromateuse, par rapport à l\u2019endométriose endométriale mixte que nous venons de décrire.La division est d\u2019ailleurs purement relative.Dans certaines circonstances où l\u2019excroissance de l\u2019endomètre est considérable, les quantités relatives de glande et de stroma ne sont troublées en rien.Ce qui constitue les quantités normales relatives de ces deux structures est difficile, voire même impossible à définir, ce qui fait que chaque pathologiste aura son propre estimé mental des relations de chacun des tissus en cause.Les différents types d\u2019endométriose endomé- triale répondent aux changements correspondants au cycle menstruel, et les tissus présenteront en conséquence les changements caractéristiques de la phase menstruelle à laquelle la patiente subit l\u2019intervention.L\u2019endomé- triose polypoïde, composée comme elle l\u2019est des couches superficielles de l\u2019endomètre, présente fréquemment un changement décidual des cellules interstitielles dans la phase lutéi- nique de la menstruation.C\u2019est probablement cette variété d\u2019endométriose que les auteurs de l'Encyclopédie Française rapportent sous le nom de métrite déciduale et que ni Masson, ni Simard ne veulent admettre ici comme entité bien que nous ayons eu l\u2019occasion d'en avoir rencontré quelques cas, encore tout récemment. 1144 Dans tous ces cas d'endométriose endomé- triale il y a invariablement une augmentation du volume de l\u2019utérus due à la prolifération des éléments cellulaires normaux à laquelle doit s\u2019ajouter l\u2019invasion normale de la musculaire par les éléments endométriaux.Dans l'hypertrophie anormale de l\u2019endomètre décrite plus haut, les éléments musculo-fibreux normaux de la paroi utérine s'hypertrophient également.Ceci est le résultat de l\u2019action du même agent qui entraîne le changement pathologique endométrial.Assez fréquemment, la couche basale de la muqueuse endométriale répondant au même stimulant pénètre plus ou moins profondément dans la musculaire au delà des limites normales de la couche basale ordinaire de la muqueuse.Il n\u2019est pas possible de déterminer pourquoi certaines de ces excroissances proli- ferent vers l'extérieur selon la ligne de moindre résistance, tandis que d\u2019autres envahissent les tissus sous-jacents, bien qu'ils soient plus denses et plus résistants.B.Endométriose pariétale.Avant d\u2019aborder cette deuxième variété d\u2019endométriose utérine, il est bon de rappeler que la muqueuse utérine pénètre normalement entre les faisceaux musculaires, d\u2019abord en, bande assez épaisse puis se divise graduellement en ramifications de plus en plus fines comme les racines d\u2019un arbre, se perdant éventuellement dans le milieu ou le tiers externe de l\u2019épaisseur de la paroi utérine.Jusqu'à quelle profondeur et en quelle abondance devrons-nous considérer cette condition comme normale ?Telle est la question qui se pose et à laquelle nous ne pouvons malheureusement donner une réponse adéquate.Et, jusqu\u2019à ce que nous puissions trouver cette réponse, il est impossible de tracer la ligne entre une endométriose pariétale au début de son invasion et la normale.L\u2019endométriose pariétale implique l'inva- L'UNION MÉDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 sion diffuse de la musculature utérine, mais pas nécessairement de toute cette musculature, noh plus que de toute l'épaisseur de la paroi.Le processus peut comprendre seulement la paroi postérieure ou antérieure ou seulement une portion d\u2019icelle.Des régions séparées peuvent être touchées.L'affection est caractérisée par l\u2019invasion de la paroi par les éléments cellulaires qui composent normalement la muqueuse utérine.L\u2019endométriose\u2019 de la paroi utérine est une maladie infiltrante et non une activation des éléments constitutifs normaux de cette paroi; de plus ces infiltrations pénètrent au delà de Ja paroi, dans des régions où le tissu mullerien n\u2019existe pas normalement et, enfin, l'endomé- triose se compose fréquemment d\u2019un seul élément de la muqueuse utérine.A la période aiguë de l'envahissement ou infiltration, l\u2019examen révèle un utérus augmenté de volume, mollasse, ressemblant à la gravidité, et, comme dans la grossesse, il y aura ÿ une hypertrophie considérable de tous les éléments normaux de la paroi utérine, muscle, tissu conjonctif, vaisseaux sanguins et lymphatiques.Lorsque la laparotomie est pratiquée dans les cas avancés d\u2019envahissement pariétal (même sans que les annexes soient touchées), on constate que les veines du plexus pampiniforme sont largement dilatées et les tissus dans le voisinage immédiat de l'utérus ont un aspect d\u2019anoxémie profonde, tout comme au niveau du col et du vagin.Quand la pénétration de la paroi utérine par les élé- | ments endométriaux atteint les limites de la musculature utérine, la progression qui suit dépend de la localisation à laquelle les tissus # endométriaux atteignent la limite utérine.Si c\u2019est au niveau de la surface péritonéale libre de l'utérus, l\u2019implantation a lieu par particules de tissu endométrial libéré dans la,# cavité péritonéale.Et la susceptibilité des or-! ganes voisins à recevoir l\u2019implantation détermine la nouvelle localisation d\u2019endométriose, | qui devient cette fois extra-utérine. GÉRIN-LAJOIE: ENDOMÉTRIOSE 1145 &# Quand au contraire la maladie atteint les t@ mites utérines 4 un endroit où la paroi uté- line est couverte par des tissus de soutien ou {Mar un organe contigu, l\u2019infiltration se pro- ilage par voie directe ou par métastase lym- WPhatique.Et ainsi peuvent être intéressés les liifgaments larges, utéro-sacrés ou ronds, le -ptum rectovaginal, etc.Une fois que l\u2019extension de l\u2019'endométriose épasse la paroi utérine, il n\u2019y a pas de limite Mans l\u2019envahissement des tissus sous-jacents, lien que, comme toute ectopie endométrioïde, iRaffection soit restreinte aux organes situés au- iflessous de l\u2019ombilic, comme limite supé- Ieure, et au niveau de la vulve comme limite inférieure.Dans ce territoire de l\u2019économie, la maladie eut être diffuse et causer non seulement des iPéoformations sérieuses, mais également des u@méchies qui détruisent les contours et entrai@ent les fonctions normales.Maintenant que nous avons brièvement @tudié ce qu\u2019est l\u2019endométriose, il serait bon \u2019en rechercher la cause.Mais nous tombons li dans le domaine du spéculatif.Il nous est ÿermis toutefois de conjecturer par déduction.§ L\u2019ovaire est une nécessité constante pour initiation de l\u2019endométriose.L\u2019ovaire reste @ne nécessité quasi constante pour la conti- # uation ou le maintien de l\u2019activité endomé- «@rioïde.Les exceptions à ce dernier avancé i@ ont si rares qu\u2019elles confirment la règle.Que @'ovaire soit le seul organe en cause dans l\u2019ini- Blation et la continuation de la maladie est une out autre et très difficile question à résoudre.(WAyer prétend qu\u2019il y a toujours un agent in- = 4 ectant dans l\u2019endométriose, mais Goodall n\u2019a A amais pu prouver cet avancé.Mais supposons 1 | \\ que la pituitaire, par exemple, et, pour être plus spécifique, que le prolan A est I'agent causal suivant ou médial, alors l\u2019ovaire devient l'intermédiaire essentiel entre la pituitaire et l'endométriose.L'ovaire devient l\u2019intermédiaire essentiel parce que la cessation de la fonction ovarienne par ablation chirurgicale ou par destruction de la fonction par rayons X ou radium entraîne une prompte régression de la pathologie endométriale.Si, donc, l\u2019ovaire est un organe essentiel, alors les produits viciés de la fonction de l'ovaire doivent être à la base de la production de l\u2019endométriose.Les fonctions de l\u2019ovaire sont oogénitiques et endocrinologiques pour compléter la fonction de l\u2019œuf.Il est reconnu que l\u2019ovule n\u2019a pas de sécrétion propre.Les auteurs n\u2019incriminent pas l\u2019ovule dans la production des affections endométrioïdes.Le développement de l\u2019ovule persiste dans l\u2019ovaire à côté d\u2019implantations endométriales.Il semble même que l\u2019endométriose ovarienne et d\u2019autres manifestations de la maladie stimulent la maturation des ovules en nombre plus grand que normalement.Mais que ces ovules' atteignent leur pleine maturité, la question est à débattre.Nous en sommes réduits à considérer les fonctions endocrines de l\u2019ovaire comme la cause immédiate de l\u2019endométriose et de ses maladies connexes.Il répugne à l'esprit qu\u2019une fonction normale puisse produire une condition pathologique.Il nous faut donc conclure que l'agent causal de l\u2019endométriose est un état anormal de la sécrétion ovarienne: 1.soit par un changement dans la chimie de la sécrétion; 2.soit par hypersécrétion; 3.soit par une diminution de la sécrétion.(A suivre.) apn.oo \"a PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L'EPILEFSIE Par Antonio BARBEAU, (Montréal).I.\u2014 NOTIONS PRÉLIMINAIRES Combien y a-til d\u2019épileptiques dans le monde ?Cinq pour 1000 de population aux Etats-Unis, disent certains auteurs*.À ce compte, nous aurions au Canada (population de 11,819,896, recensement 1941) 59,099 co- mitiaux, et dans la province de Québec (population de 3,319,649) 16,598.Mais ces statistiques sont nécessairement infidèles et trompeuses.Beaucoup d\u2019épileptiques s\u2019ignorent; n\u2019ayant pas conscience de leurs crises, ils n\u2019en ont pas souvenance.Plusieurs en sont avertis qui n\u2019en parleront jamais, et les médecins, en clientèle privée, partagent avec leurs malades l\u2019inviolable secret.D'autant qu\u2019on peut être épileptique et mener aux yeux de tous une vie sociale normale, voire supérieure.Nombre d\u2019épileptiques logent, au surplus, à l\u2019enseigne de diagnotics neurologiques hétéroclites: encéphalites, tumeurs cérébrales, ramollissement, spécificités nerveuses, intoxications endogènes ou exogènes, infections diverses, etc.Enfin, les recherches électroencéphalographi- ques de Lennox, Gibbs et Gibbs ?ont montré que les ascendants, les collatéraux, les descendants d\u2019épileptiques présentent tres fréquemment des ondes électriques cérébrales nettement comitiales.Ils ne sont pas épileptiques en acte, ils le sont en puissance.Pour un épileptique, 20 personnes accusent des dys- rythmies électriques corticales.Rien ne prouve que leurs bizarreries de comportement, leur tempérament anormal, leurs délits ou leurs crimes ne soient parfois les extériorisations 1.Chiffres obtenus lors de l\u2019appel des conscrits américains en 1917 et provenant aussi de petites statistiques en clientèle civile.Donc, données relativement anciennes.2.Lennox.Seizure States.Cha.31, page 945.Personality and the Behavior Disorders.2 volumes, 1242 pages.Edité par, J.M.V.Hunt.The Ronald Press de New York.1944.d\u2019une épilepsie occulte 8.D'où il suit: 1° que, si les statistiques sont inexactes, elles le sont très probablement par insuffisance; 2° que notre ignorance du nombre réel d\u2019épileptiques nous empêche d\u2019établir le pourcentage, parmi eux, des aliénés et des criminels; 3° qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un problème dont l'importance individuelle et sociale est énorme bien que partout sous- estimée et singulièrement chez nous oubliée.Combien connaissons-nous d\u2019épileptiques aliénés ?Le 11e rapport fédéral annuel sur les institutions pour maladies mentales (1942), le dernier que nous possédions, donne les chiffres suivants (page 14).Au Canada, 673 épileptiques sont inscrits, dont 372 hommes et 301 femmes.La province de Québec compte, en fin de cette année 1942, 182 épileptiques dans ses asiles; parmi eux 97 hommes et 85 femmes.A la vérité, c\u2019est à la fois trop et trop peu.La confusion mentale, l\u2019effondrement réel des facultés intellectuelles ou affectives, le déséquilibre monstrueux du comportement qui font suite aux crises motrices ou aux absences innombrables, sont bien connues des neurologistes et des psychiâtres *.Parfois, ces états con- 3.Cet article était écrit quand nous avons, dans les Archives of Neurology and Psychiatry, juillet 1944, pages 38 à 43, pris connaissance d\u2019un travail de Daniel Silverman: « The electroencephalogram of Criminals.» \u2014 Analysis of 411 cases.\u2014 Sur 411 cas, 208 prisonniers présentaient un état psychopathique.63 avaient des anomalies du système nerveux central.60 étaient psy- chiquement normaux.Parmi ceux qui présentaient des troubles nerveux organiques, 31 étaient épileptiques.C\u2019est une proportion, à notre sens, extrêmement forte.Quoi qu\u2019il en soit, sur ces 31 épileptiques, 26 avaient un électroencéphalogramme anormal, 3 un type sur la frontière de l\u2019anormalité, 2 un électro normal.Peu de types à rythme rapide avec «spikes» (4 cas), peu de vagues courtes avec spikes», caractéristique du petit mal (3 cas); cela encore est surprenant.Habituellement un rythme du type delta, 6 par seconde, synchrone, bilatéral (15 cas).Fait le plus important dans cette étude: chez les criminels psychopathes, ceux dont Je caractère est hédonique ou hostile présentent avec une fréquence extraordinaire une dysrythmie corticale.S'agit-il chez eux aussi d\u2019épilepsie larvée, occulte?.\u2026 La question est laissée en suspens.4.Penfield et Erickson.Epilepsy and Cerebral Localization.1 vol.633 pages.Thomas, édit.1941.Lire surtout le chapitre IV, pages 118 à 160.| i gi 8 « hd i nl = eee nl Tr = hap page = == ~> sc 9 1 Le T2 2 ge BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019ÉPILEPSIE isent à l\u2019internement.Pas toujours, car sou- nt une thérapeutique appropriée y met un in, au moins temporairement.Et nombre ces aliénés ne sont pas dans les asiles.Beau- £ip s\u2019y trouvent, par contre, pour une psy- fase ou un arrêt de développement ou une rression psychique, accompagnés d'\u2019épilep- {.Question d\u2019étiquette diagnostique.Enfin, 1sieurs sont hospitalisés dans des hôpitaux diénés qui ne devraient pas y être si la lété avait prévu pour cette catégorie de tlades des établissements spéciaux où l\u2019on urrait leur donner les soins médicaux ap- fopriés, le régime de vie nécessaire, l\u2019instruc- m et l\u2019éducation, auxquels ils ont droit.:uUx faits sont bien établis.D\u2019une part ces .ilades, difficilement tolérés dans les écoles | maires, sont habituellement abandonnés qns leur famille à une vie cahotique, dé- ! quvrée, tumultueuse, ignare.Il n\u2019en faut pas E evantage pour augmenter le nombre de leurs «ses.C\u2019est l'avis des plus grands noms de Ipileptologie: Lennox, Bleuler, Henderson, (llepsie, etc.®.The « Association for Research i nervous and mental diseases » en arrivait ré- cnment à la même conclusion.Personnelle- rnt, nous avons dirigé déjà un hospice pour \u201c.éileptiques à Ste-Rose, près de Montréal.bs malades, dont les manifestations comi- tles étaient au minimum quand ils vivaient vie réglée, active, utile, organisée de l'insti- ; tion, présentaient pour la plupart une \u201cfinde augmentation de leurs crises et un com- , frtement impossible dès qu\u2019ils entraient dans ; ir famille pour les vacances.En second lieu, I jt ee - == = \u2014\u2014 57 entero E + L fréquente répétition des crises, jointe à Inalphabétisme, conduit à une sorte de dé- tité mentale acquise, source de misères nou- + Mes.chez des malades qui en ont déjà leur I.Quoi qu'il en soit, la proportion des aénés est manifestement très faible chez les éileptiques\u2026.et dans l\u2019extrême majorité des G, l'asile n\u2019est pas et ne doit pas être leur Jrtage.ST.+ S.Hamilton: A survey of the mental institutional Dblems of the Province of Quebec.Washington.1944.« Kes 5 à 10.; 1147 Combien y a-t-il de criminels chez les épileptiques ?Sur,ce point les idées.des profanes sont loin d\u2019être claires.Il faut distinguer.Un épileptique, tout comme un alcoolique, peut commettre un délit ou un crime säns que l\u2019épilepsie ou l'alcool entre en ligne de compte au moment même du délit ou du crime.C\u2019est le cas des sujets aux crises rares et éloignées les unes des autres; l\u2019état psychique est normal; l\u2019acte.accompli n\u2019a pas les caractères d\u2019un acte épileptique: irruptif, imprévu, répétitif, suivi d\u2019amnésie; le prévenu est totalement responsable.En vérité, il s'agit d\u2019épilepsie contingente chez un criminel essentiel.Plus tard, l\u2019épilepsie pourra évoluer, multiplier ses manifestations, se compliquer de psychose.Le malade sera du pénitencier envoyé dans un asile d\u2019aliénés.Mais je ne crois pas que cette évolution, qui n\u2019est d\u2019ailleurs pas fatale, puisse permettre d\u2019établir une relation de cause à effet entre l'acte délictueux ou criminel commis naguère et la psychopathie épileptique ultérieure.Nous ne connaissons pas de statistiques qui nous diraient combien il existe de sujets pouvant entrer sous cette rubrique *.Nous n'avons vu qu\u2019un seul cas de cette nature et encore ce cas n'est-il pas simple.En d\u2019autres circonstances, l\u2019acte délictueux ou criminel ne procède pas immédiatement d\u2019une crise ou d\u2019un équivalent épileptique.Il jaillit plutôt d\u2019une sorte d\u2019habitus psycho-pathologique que crée l\u2019épilepsie coutumière.Ces malades sont irritables, violents, indisciplinés, egocentriques.Ils ont l'allure instable, le verbe haut, le geste prompt.Ils deviennent insupportables à leur famille, à leur milieu social, dont la patience finit par se lasser.D\u2019où disputes, ennuis, sévices, etc, et arrestation pour un acte plus ou moins grave, ou pour en prévenir un autre plus sérieux.Ces malades sont-ils des criminels, sont-ils des aliénés ?L'expertise méd'co-légale n\u2019est pas aisée.Affaire de sujet individuel, de jeu des circonstances extérieures.Entre les cas limites, au 6.Lawson G.Lowrey.Delinquant and Criminal Personalities.Page 809 in Personality and the Behavior Disorders. 1148 diagnostic facile, les cas frontières plus nombreux où l\u2019on hésite.La responsabilité est sûrement mitigée; est-elle abolie?En troisième lieu, viennent les délits et les crimes, commis sous l'influence directe de l\u2019épilepsie.On sait qu'après une crise tonico-clonique, une absence, un équivalent, il existe parfois une phase d\u2019automatisme inconscient, toujours amnésique, au cours de laquelle le malade peut accomplir une multitude d\u2019actes répréhensibles: vols, suicide, attentat sexuel, assaut, etc.Constatation classique, l\u2019irresponsabilité est absolue.Il s\u2019agit \u2014 si l\u2019on pouvait admettre l\u2019antinomie des termes aliéné et criminel \u2014 d'aliénés criminels au sens strict.Enfin, il est possible encore qu\u2019un épileptique souffre en même temps d\u2019un arrêt de développement intellectuel ou affectif, ou d\u2019une psychose, ou d\u2019une intoxication en eux- mêmes criminogènes.Au compte de quel facteur faut-il mettre le délit ou le crime ?Discrimination laborieuse, souvent inaccessible.Au demeurant, il n\u2019est pas plus possible en raison de la complexité intrinsèque du problème et de l\u2019absence de statistiques fiables, de dire combien il y a d\u2019épileptiques criminels que de fixer le nombre relatif des épileptiques aliénés et des épileptiques dans le monde.Aujourd\u2019hui tout au moins.Car pour l'avenir.?Dans cette pénombre d\u2019imprécisions et d\u2019incertitudes, toute étude en profondeur d\u2019un point particulier peut devenir importante.Or, depuis 17 ans, le docteur Daniel Plouffe et l\u2019auteur ont eu l'immense avantage d\u2019occuper en criminologie pathologique un poste d\u2019observation véritablement unique.L'hôpital de Bordeaux, où le premier est surintendant médical, et le second, assistant, fut fondé en 1927, dans le but de recevoir, de garder, de suivre, de traiter les aliénés de la province de Québec, arrêtés pour une offense quelconque.Certains malades nous vinrent aussi des pénitenciers et d\u2019autres asiles.2,126 admissions et réadmis- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 sions au premier janvier 1944 7.Matériel oi toutes les offenses se retrouvent en fonctions de toutes les psychoses.Matériel de premièns main, sous la constante observation des deu:s mêmes spécialistes.Déjà nous avons publié l: résultat de notre expérience dans la paralysi générale ® et la démence précoce °.Cette troi sième contribution est moins riche, du poin de vue factuel et conceptuel, que les de précédentes.Cela tient, on s'en ren compte bientôt, à la position singulière l\u2019épilepsie en criminologie.Certaines notio qui découlent de nos histoires de cas, sont longtemps connues; notre travail en co tituera l'illustration.D'autres sont d'\u2019acce tion moins courante.Toutes, elles jaillisse de la manière même sur laquelle nous avo personnellement ouvré.Elles valent ce qu'ell valent.Nous n\u2019avons pas visé a faire origi nous avons voulu faire vrai.Les histoires de nos patients sont résum très résumées.Tels malades nous sont arriv dans un état mental ne nous permettant une anamnèse féconde.D\u2019autres ont un dossi les fins que nous poursuivons.L'exposé de cas sera suivi de commentaires portant sur fréquence, la qualité, l\u2019hybridation, etc, l\u2019épilepsie en criminologie.II.\u2014 PRÉSENTATION DE NOS MALADES A.Malades qui nous appartiennent en prop B.\u2014 323 As.H.Jeune homme de 18 ans, arrêté pour V \u2018 7.Nous avons exclu de notre statistique sur lépi sie, comme nous avions fait pour la paralysie gé rale et la démence précoce, 38 malades qui nous avale été temporairement confiés par l\u2019hôpital St-Jean de Di 8.Barbeau et Lecavalier.Profil criminologique de paralysie générale.L\u2019hopital, novembre 1938.9.Barbeau et Lecavalier, Profil criminolagique de démence précoce.Union Médicale du.Canada.Sep oct., nov.1939.I | BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019EPILEPSIE ec effraction.S\u2019emparait de kodaks qu\u2019il vendait à prix dérisoire ou donnait aux nes filles.Crises tonico-cloniques très fré- rentes à l\u2019extérieur et à l'hôpital en dépit \u2018la thérapeutique.Aux approches des crises, vient irritable, suggestible et violent.À elquefois frappé alors d\u2019autres malades.1elques délits sexuels à l\u2019hôpital: il semble te son rôle y était plutôt passif.Présente de rcroît des phénomènes d\u2019'hallucinose.Sans pire à l\u2019objectivité de leur existence, il voit, a tombée du jour, des petits lutins qui font s mimes, qui fument, etc.Stigmates physi- es de dégénérescense.Du point de vue :ntal, imbécile.Demeure à l\u2019hôpital de Bor- aux du 16 février 1929 au 18 février 1935: nsféré alors à St-Jean de Dieu.B.\u2014 1228 À.D.29 ans.Epileptique depuis l\u2019âge de 17 ans.la maison, cause à ses parents des inquié- Qles et des ennuis si graves qu\u2019ils le lais- it partir.Il s\u2019essaie à trois reprises chez religieux qui ne le peuvent garder.Tra- lle ensuite comme aide-fermier.Fait des @es tonico-cloniques, tous les quatre mois, 17 4 21 ans, deux ou trois fois par mois, de a 25 ans.Présente depuis longtemps des lucinations auditives organisées; il entend voix de Dieu qui lui donne des ordres.A pord se jeter par une fenêtre, puis, sorti la maison, il se mit, inconscient, à courir notre hôpital, dans un état nettement con- fdonnel a la suite de crises tonico-cloniques tr] fréquentes.949.B.J.« |.fait deux stages à l\u2019hôpital de Bordeaux: lefremier, du 12 mars 1931 au 18 mai 1934, le Aefnd, du 17 août 1934 au 5 mars 1942, alors Q41 fut transféré à Saint-Jean de Dieu.A sa sebnde admission, il était âgé de 37 ans.Ce 1149 malade, qui jamais n\u2019avait travaillé, avait à l\u2019extérieur, avant et après sa première hospitalisation, une conduite mauvaise, marquée d\u2019irritabilité et d\u2019assauts répétés.Les crises tonico-cloniques étaient très nombreuses.Elles diminuent considérablement à l\u2019hôpital sous l'influence de la thérapeutique.Le malade conserve son comportement enfantin, paresseux, querelleur.C\u2019est, de surcroît, un imbécile avec troubles pyramidaux nombreux: démarche spasmodique, etc.Arrêté pour tapage.'B.1053.C.P.Arrêté pour vol à l\u2019étalage dans un état d\u2019inconscience épileptique.Epilepsie remontant à 6 ans en arrière, lors de son entrée à l\u2019hôpital.Epilepsie post-traumatique, semble-t-il; un boulon l'aurait frappé à la tête avant que n\u2019apparaissent les crises tonico-cloniques.L\u2019anamnèse nous apprend qu\u2019à l\u2019extérieur il était impulsif et très violent.Il l\u2019est davantage encore depuis son hospitalisation, et très interprétatif de surcroît.Il commet plusieurs assauts sur les gardiens et les autres patients.Il prétend qu\u2019on donne des ordres de le mettre à mort.Ses crises augmentent en dépit du traitement, et le 27 mai 1936 il meurt au cours d'un grand mal épileptique.B.1377.D.R.Agé de 20 ans à l\u2019admission.On l\u2019arrête sous l'accusation de flânerie; il était, en fait, venu à Montréal, voir sa grand\u2019mère, dont il ignorait le lieu de résidence et l\u2019adresse.Crises épileptiques remontant à la première enfance; elles sont très nombreuses, vingt parfois au cours du même mois, à l'hôpital comme à l\u2019extérieur.Son comportement ne change pas.Il est irritable, entêté, très pervers, peu violent.C\u2019est un imbécile qu\u2019on envoie à St-Jean-de- Dieu.B.891.Fis.Admis le 24 janvier 1934, à l\u2019âge de 17 ans, après un vol à main armée, accompli dans un état d'inconscience épileptique.Aucun souvenir de l'acte criminel.Epilepsie consécutive à un traumatisme crânien pour lequel il 1150 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 a subi deux interventions chirurgicales.Dans sa famille, a déjà, avec une hache, assailli son père.Il est habituellement irritable, violent.Les crises tonico-cloniques sont chez lui peu fréquentes, mais les absences sont nombreuses.A l'hôpital, il se comporte bien, n\u2019a pas de crise; nous le libérons le 8 mars 1934.B.771.W.J.Agé de 60 ans, quand, le 16 novembre 1932, il est hospitalisé chez nous sous une accusation d\u2019assaut sur sa femme à l\u2019occasion d\u2019une crise.C\u2019est un ancien malade de l'hôpital de Verdun, de 1924 à 1929, de 1929 à 1930.L\u2019épilepsie aurait débuté vers l\u2019âge de 48 ans, à la suite d\u2019une consommation abusive d\u2019alcool.Celui- ci déclenche d\u2019ordinaire les crises qui sont nombreuses, une tous les deux mois même sans alcool.Les absences sont encore plus fréquentes.À l\u2019entrée, la mémoire \u2018est pauvre, l\u2019idéation lente, la confusion mentale manifeste.A l'hôpital, le comportement est très bon, les crises disparaissent pratiquement.Il nous quitte le 28 juillet 1933.B.1747.D Admis le 18 septembre 1940, à l\u2019âge de 40 ans.Accident de travail, il y a 8 ans; une brique lui tombe sur la tête.Deux ans plus tard, on l\u2019opère au Montreal Neurological Institute.En dépit du traitement alors institué, les convulsions sont très fréquentes, 7 à 10 par jour.Il est très violent, et dangereux pour son entourage.Il a, par exemple, déjà lancé une hache à son enfant.Il fut arrêté, ivre sur la rue.A l'hôpital, le traitement n\u2019améliore d\u2019abord pas le malade: il tombe deux ou trois fois par semaine.Il demeure irritable et violent.L\u2019affaiblissement intellectuel est profond, le jugement très pauvre.À la fin, les crises diminuent (une par mois), le comportement est légèrement meilleur, le malade quitte l'hôpital le 11 janvier 1941.B.1048.G.5.Epileptique depuis l\u2019âge de 7 ans.Hérédité: Grand\u2019mère maternelle et oncle parternel épileptiques.Arrêté à l\u2019âge de 26 ans.Lésions corporelles à autrui; il a frappé son pè avec sa main et son frère avec un couteaÿ (Deuxième assaut sur son frère).Avant sg entrée à l'hôpital de Bordeaux, le 9 nf 1935, on nous raconte qu\u2019il était très irjn table, très instable, n\u2019a jamais voulu travaill@ ses crises étaient très fréquentes; parfois 5 gn 6 par jour.À l'hôpital, il ne va pas miey Les crises augmentent en nombre.Le mal: est toujours critiqueur, querelleur.Il pfi sente, en outre, un faciès figé, une exophtalr marquée, un tremblement des extrémités Jen périeures.Un jour, une tumeur blanche #: paraît au genou et le 23 février 1937, le Mo lade est transféré à St-Jean-de-Dieu.ne B.1683.G.S.il Admis le 23 février 1940, a I'dge de 21 FF\" Arrêté pour vol à main armée.Prétend a il été ivre, lors de la commission de son cri Souffre d\u2019épilepsie depuis 4 ans, à la suite, il, d\u2019un violent coup reçu sur la tête.dehors, les crises sont presque quotidie accompagnées d\u2019actes de colère, d'impuls violentes, suivies de confusion.À l\u2019ent l\u2019idéation est lente, la confusion mentale n a L\u2019intervalle entre les crises s\u2019allonge, \" elles se multiplient (jusqu\u2019à 25 en un j@\" aux moments fatidiques.Il s\u2019agit cependf ?de crises légères, d\u2019absences, de quelquef cousses convulsives.Petit à petit, le comÿ \u201c tement aussi s'améliore, si la débilité me foncière persiste.Le malade meurt en éta mal épileptique, le 27 décembre 1943.fy, B.842.L.J.Wy Admis le 21 juillet 1933, a 23 ans.Hisg, de l\u2019épilepsie ignorée.Le malade dit en Ba, frir depuis plusieurs années, mais n\u2019avoirft; y des crises très rares.Fréquentes arrestaB, pour vol.A l'hôpital, les crises d'abord Fr, breuses, diminuent rapidement en fréqufi;, et en intensité.La conduite est au début Bi vaise, agressive.Revendicateur, fait plus Ty assauts sur les autres patients.Puis, le cong.tement se normalise, les crises s\u2019éloignen ug malade, trés amélioré, est libéré, le 19 i 1934.We me re inn en | B.1617.O.L.\u2019 | Admis le 16 août 1939, à l\u2019âge de 59 ans.L\u2019épilepsie aurait débuté dès la naissance, 3 ou 4 crises par année.Il y a 6 ans, abandonne tout travail.Les crises se multiplient: plusieurs par mois.Le malade ne peut plus supporter aucune contrariété.Il devient impossible de le garder à la maison.Sur la rue, il s\u2019écarte, frappe un policier.Il semble que les f crises s'accompagnent d\u2019un état délirant.Le malade dit avoir autrefois fait un usage immodéré d\u2019alcool.À l\u2019entrée, l\u2019idéation est lente; [il existe une profonde confusion mentale.Le séjour à l'hôpital lui est très profitable.La fréquence des crises diminue, le comportement se transforme au point que nous pouvons transférer ce malade, désormais inoffensif, à l'hô- pe de la Merci, le 19 septembre 1941.B.590.W.R.H.Admis le 22 mai 1931, à l\u2019âge de 24 ans.Arrêté pour avoir quêté dans la rue.L'histoire de l\u2019épilepsie est vague; il aurait de temps à F utre eu des crises a 'extérieur.A I\u2019hopital, il M\u2019en présente aucune, depuis son entrée jus- ï wau 14 avril 1937, date de sa mort.Le com- Jportement est plutôt d\u2019une démence précoce 3 le nl ébéphréno-catatonique.Impulsion à lancer gout ce qui lui tombe sous la main; à frapper.\" rises fréquentes d\u2019agitation maniaque.Très + pervers.Jugement très pauvre.Meurt, en Klémence, de T.B.B.998.R.L.St-Jean-de-Dieu nous envoie, parce qu'il ff était évadé, ce malade, ayant déjà fait un pre- ny ler stage la-bas en 1916, puis un second en 11925.Nous le recevons le 21 décembre 1934 lt nous apprenons qu'il aurait été arrêté pour d gentative de meurtre sur une femme, alors qu'il était en état d'ivresse.Jeune, il avait eu 1'ÿde fréquentes crises d\u2019épilepsie, mais il affir- ume n\u2019avoir jamais eu de crises depuis l\u2019âge de a6 ou 7 ans.L'histoire de cette maladie est e{obscure.Père alcoolique.Usage abusif d\u2019al- 9peool par le malade.Apres sa désertion de Saint-Jean-de-Dieu, a vécu 9 ans à l\u2019extérieur, | t \u2019 BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019ÉPILEPSIE 1151 travaillant, avant d\u2019être repris en Ontario.À Bordeaux, comportement toujours excellent; jugement et autocritique bien conservés.Aucune crise épileptique jusqu\u2019au ler juin 1936, date a laquelle il est retourné devant la Cour.B.445 R.M.Admis le 11 février 1930, à l\u2019âge de 14 ans.Arrêté pour avoir menacé de frapper un cousin avec un bâton.Sa famille rapporte qu\u2019il est violent et dangereux.Arriération mentale profonde.Tombe d\u2019épilepsie depuis 2 ans (cause ignorée).Faciès sans expression.Paralysie faciale périphérique gauche.Confus.À l\u2019hôpital, malgré la thérapeutique, les crises se produisent mensuellement, 17, 8, 12, consécutives.Le comportement s\u2019est considérablement amélioré au cours du séjour à l\u2019hôpital, mais l\u2019état mental ne change guère.Quand on le transfère à Saint-Jean-de-Dieu, le 18 février 1935, il est calme, non irritable, non impulsif.B.677.R.B.Admis le 3 février 1932, âgé de 30 ans.Arrêté pour assaut simple, alors qu\u2019il était en état d'ivresse.Faisait d'habitude un usage immodéré d'alcool.Tombe d\u2019épilpesie depuis l\u2019âge de 21 ans.À l\u2019extérieur, comportement difficile, violent, querelleur, a déjà frappé des gens sans aucune provocation, a brisé des meubles, déchiré des vêtements.A l'entrée, aspect de confusion mentale.Idéation lente.Incohérent.Les chutes sont fréquentes, presque quotidiennes.Le patient est irritable, taquin, aggressif et violent.A mesure que se prolonge son internement, les crises s\u2019espacent de plus en plus.Il est parfois plusieurs mois sans aucune chute, puis il en a 3 ou 4 de suite.Le comportement cependant ne s\u2019est guère amélioré et l\u2019on note une baisse notable du jugement et l\u2019affectivité.B.1325.M.E.Admis le 28 juin 1937, à l\u2019âge de 29 ans.Comme son frère le saisissait brusquement à la suite d\u2019une crise, il y eut bataille et les parents affolés ont demandé l\u2019aide des policiers 1152 qui ont mis une charge technique de tapage.Tombe d\u2019épilepsie depuis l'âge de 14 ans, à la suite d\u2019une chute sur la tête.Crises assez fréquentes à l\u2019extérieur.N\u2019a jamais pu travailler.Avait fréquenté l\u2019école jusqu'à 15 ans, mais par la suite, a désappris à lire et à écrire.Le père, aliéné, souffre d\u2019amnésie.À l'entrée, le patient n\u2019est pas violent.Etat d\u2019omnibulation.Imbécilité.Confusion et incohérence.Le comportement est demeuré excellent.Les chutes sont de moins en moins fréquentes.Décédé subitement le 22 mars 1940.(syncope).B.706.M.J.Entré le 30 mai 1932, âge de 28 ans.À subi, à l\u2019âge de trois ans, un traumatisme crânien suivi de méningite.Depuis cette date, tombe d'épilepsie et est sourd-muet.Arrêt complet de développement de ses facultés intellectuelles.Il est très irritable et très violent, à l\u2019extérieur.Déserte la maison et s\u2019égare sur la rue.À l\u2019hôpital, les crises sont beaucoup moins fréquentes qu\u2019à l'extérieur et beaucoup moins intenses.Après 4 ans d\u2019'internement, les crises augmentent a nouveau de fréquence, mais elles sont bénignes et de courte durée.Le comportement est excellent depuis trés longtemps, quand le malade est transféré a Saint-Jean-de-Dieu, le 27 aotit 1938.B.276.M.J.A Tarrivée chez nous, crises quotidiennes.Histoire antérieure inconnue.Dans les intervalles entre les crises il est calme et le comportement est excellent.Dans les périodes de crise, il devient très irritable et très violent.Bientôt les crises se montrent de moins en moins fréquentes et moins intenses.L\u2019état mental est assez bien conservé.Cause de son arrestation ignorée.Ce malade nous venait de l'hôpital de Verdun (3 septembre 1928), à l\u2019âge de 53 ans, il y fut retourné, considérablement amélioré, le 26 août 1932.B.536.P.A.Admis le 25 octobre 1930, âgé de 21 ans.À déjà fait un stage de 6 ans à la Baie St-Paul.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 \u201c peutique appropriée, il n\u2019y a guère d\u2019amélio- Après une pneumonie à l\u2019âge de 5 ans, l\u2019épilepsie apparaît.Dès lors, les facultés intellectuelles auraient cessé de se développer.Af la maison, instable, irritable, il cherche cons-k tamment à déserter.Fut arrêté sous une accusa4 tion technique d\u2019avoir causé du désordre.Laf famille a prévenu la police afin de protégerf le malade, profond débile intellectuel.A sonf arrivée, fait des attaques de grand mal tous} les 3 jours environ.Il est alors trés violent.Au cours de son séjour ici, malgré une théra- ration dans la fréquence ou lintensité des crises.Le 16 mars 1933, au cours d\u2019une at-f taque de grand mal, il meurt d\u2019asphysie, la tête dans ses oreillers.| B.1238, R.M.Admis le 10 septembre 1936, à l\u2019âge de 25 ans.Arrêté sous une accusation technique de flânerie; la plainte ayant été portée part son frère.Le malade nous raconte que,f jeune, il tombait dans les convulsions.N\u2019au4 rait des chutes véritables d\u2019épilepsie quef depuis 215 ans, 2 ou 3 par semaine.Causef ignorée.Le patient a le tempérament épilep-[ tique, mais il n\u2019est pas violent.Il s\u2019agit d\u2019unf débile intellectuel que nous avons remis à sa famille le 19 novembre 1936, non amélioré.B.498.R.J.Entré à l'hôpital de Bordeaux le 31 juillet 1930, à l\u2019âge de 21 ans.Arrêté pour tentative | de suicide (pendaison); l\u2019on avait dû pratiquerf! la respiration artificielle pendant longtemps pour lui sauver la vie.Il donne comme motif de son acte qu\u2019il aimait autant en finir plutôt#k que de subir l'hostilité des gens avec qui il vide vait.Ferait des chutes d\u2019épilepsie depuis l\u2019âge de 16 ans.Cause ignorée\u2026 À l\u2019hôpital, soumisik aux traitements appropriés, les crises sont trèsRi peu fréquentes.Le malade est tout à fait cohé-J rent; le jugement est bon.À son arrivée, il était quelque peu violent, mais le comporte-&, ment a tôt fait de s'améliorer.Les crises se produisent à intervalles de plus en plus éloi-4 gnés quand le malade quitte l\u2019hôpital, consi-fy; dérablement amélioré, le 27 février 1931.Hi BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019ÉPILEPSIE ÿ B.644.R.D.1 Admis le 14 novembre, 1931, à l\u2019âge de ÿ!7 ans.Il s\u2019agit d\u2019une première arrestation our viol d\u2019une fillette de 7 ans.On rapporte Wl'autres actes indécents avec sa sœur.Aucune rise d\u2019épilepsie constatée durant son séjour à ÿ'hôpital et étude du dossier totalement néga- ive à cet effet.Comportement excellent à hôpital.B.1236.B.J.C.Venu du pénitencier de l\u2019Illinois le 4 septembre 1936, à l\u2019âge de 45 ans.Arrêté pour :entative de meurtre sur une femme.Aurait Jrommencé a faire des crises d\u2019épilepsie à l\u2019âge de 24 ans.Cause ignorée.Au pénitencier où il \u2018tait détenu, chutes excessivement fréquentes.A son entrée, il est confus, halluciné, démen- | diel; les crises sont trés intenses et tres fré- |quentes et cela dure environ deux ans.Il est Rrritable et violent.Récrimine contre tout et | tous.Parle seul.Discordant et incohérent.Le nombre des attaques diminue pourtant de Façon progressive, si bien que depuis bientôt Pieux ans, il n\u2019a fait aucune crise.Le malade pimule occasionnellement des crises épilep- friques, dans le but de gagner un régime de faveur.Au point de vue mental cependant, il est plus hypocondriaque et plus démentiel que jamais.B.2129.D.R.Epileptique depuis l\u2019âge de 3 ans.Ancien malade de l'Ile aux Cerfs où son tempérament irritable et violent ne permit pas de le garder.Pendant ses crises, il tente de se précipiter des fenêtres et des galeries.Tout jeune en- 4fant, aurait fait une chute grave sur la tête.Arrêté en pleine crise d\u2019épilepsie sous l\u2019accusation de tapage.Nous l\u2019admettons à Bor- +deaux, le 13 octobre 1943.Il a 33 ans.C\u2019est un débile mental profond.À son entrée, fait «des crises quotidiennes (16 chutes les 17 premiers jours).Il est irritable et violent.Commet quelques assauts sur les autres patients.; Après quelques mois de traitement, les crises s'éloignent quelque peu mais leur intensité 5 | 1153 est toujours grande.Mentalement, le malade ne présente aucune amélioration.Prétend que tout le monde lui en veut, critique tout, récrimine sans cesse.Hallucinations de I'ouie et de l\u2019odorat.B.1925.E.À.Entré le 18 mars 1942, à l\u2019âge de 28 ans.Arrêté sur la rue.Il n\u2019a pas sa carte d\u2019enregistrement national.Tombe d'épilepsie depuis sa naissance.Chutes très fréquentes et très intenses, en dehors et à l'hôpital.Comportement épileptique.N\u2019'obéit pas aux ordres donnés, récrimine sans cesse contre tout.Baisse considérable du jugement et de l\u2019affectivité.Encore à l\u2019hôpital, où malgré les traitements, nous ne constatons guère d'amélioration.B.1906.Mc C.J.Admis le 7 mars 1941, âgé de 19 ans.Sa mère l\u2019a fait arrêter à la suite d\u2019une agression sur son frère à la maison.Il y est très irritable et très violent.Il s\u2019agit d\u2019un imbécile qui ignore même le nom de ses parents.À \u2018des crises d\u2019épilepsie depuis toujours.Troubles corticaux vraisemblablement dus a une hémorragie a la naissance.Paralysie flasque avec amyotrophie du membre supérieur gauche.Il fait en moyenne 6 à 7 crises par mois.Il est irritable, taquin, impulsif.Aucune amélioration constatée depuis son entrée.B.1354.F.G.Admis le 18 septembre 1937, âgé de 31 ans.Venu du pénitencier de St-Vincent-de-Paul où il purgeait une sentence à vie.Avait d\u2019abord été condamné à mort, mais en raison d\u2019une épilepsie constatée chez lui, la sentence avait été commuée en emprisonnement à vie.À fait au pénitencier une tentative de suicide au cours d\u2019une période de grande dépression mélancolique: s\u2019est ouvert le bras avec une lame de couteau.Au point de vue mental, le malade est, au début, assez bien conservé et le comportement habituel est bon.Il n\u2019est ni irritable ni violent.Il fait environ 12 à 15 crises par année.À l'hôpital, il est plutôt inerte.Se tient seul; mélancolique et déprimé. 1154 Le B.W.sanguin est fortement positif.Meurt de méningite spécifique le 16 mars 1938.B.Malades venant d\u2019autres institutions.B.69.BRO.Ce malade nous fut amené de l\u2019hôpital protestant de Verdun, le 27 avril 1927, porteur du diagnostic: psychopathie épileptique.Histoire de l\u2019épilepsie ignorée.Arrive à Bordeaux en état de démence.Tout le long de son séjour, discours incohérents, violent pour les autres patients et pour les gardiens.Plusieurs assauts.Agitation maniaque fréquente.Parle seul, gesticule.Aucune crise d\u2019épilepsie n\u2019est observée ici.On le retourne à Verdun, le 27 mai 1931.B.17.DUR.Transféré de Saint-Jean-de-Dieu, ou il se trouvait depuis le 10 juillet 1918.Il a quarante ans, le 20 avril 1927, date de son admission chez nous.L\u2019épilepsie aurait débuté à l\u2019âge de 12 ans, à la suite d\u2019une chute en bas d\u2019une galerie.Arrestation technique, sous une charge de vagabondage.Faisait usage d\u2019alcool et avait des crises sur la rue.La famille ne pouvait plus le tolérer.Quand il prenait de l\u2019alcool, avait des crises plus fréquentes.À l\u2019hôpital, chutes rares.Comportement instable et violent.Assauts sur d\u2019autres patients.Débile mental.Avec les années, les crises s\u2019éloignent de plus en plus et le comportement devient meilleur.Meurt de T.B.le 23 mars 1936.B.94.FIN.Admis le 29 avril 1927, à l\u2019âge de 54 ans.Venait de Saint-Jean-de-Dieu, où il était hospitalisé depuis le 6 avril 1926.Impulsions irrésistibles à sonner des fausses alarmes (deux arrestations pour cette offense).Buvait considérablement.Antérieurement, arrêté quelquefois pour ivresse.Tombe d\u2019épilepsie depuis 25 ans.Père et mère décédés de tuberculose.Entre à Bordeaux, dans un état physique médiocre.Trouble du comportement: instable, irritable, et parfois violent.Hypocondriaque.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Epilepsie: crises peu fréquentes.Syphilis sur# \u201d ajoutée.Un traitement anti-syphilitique pous } sé amène une augmentation de la fréquence ef\u201d de l'intensité des crises au point qu\u2019il fau l\u2019'interrompre.Plusieurs assauts sur des paff tients.Mentalement, évolue rapidement ver@\u201d la démence.Histoire d\u2019épilepsie, associée :#* syphilis cérébrale.Meurt de l\u2019évolution dd\" cette maladie, le 9 juin 1931.(Syncope.) B.61.GOU.| Nous arrive à l\u2019hôpital de Bordeaux, eg, état de démence, le 23 avril 1927, à l\u2019âge di 50 ans, mais il était interné à St-Michel-Arÿ change depuis 1903.Diagnostic à l\u2019entrée ° Psychose épileptique.Histoire antérieuri ° ignorée.Chez nous, fréquemment agité, faiÿ un assaut sur un garde, mais en général n'# pas de réaction violente.Hypocondriaque A Aucune crise signalée au cours de son séjoui à Bordeaux qu\u2019il quitte pour retourner St-Michel-Archange, le 10 juin 1931.(Epi); lepsie ?) 8 | | C.Malades accidentellement admis.B.1119.CA.F Des troubles avec sa famille le font place | trois fois à St-Jean-de-Dieu.Fond mental: img: bécilité.Durant son séjour ici, de novembr fi 1935 à décembre 1936, chutes fréquentef d\u2019épilepsie, en dépit du traitement.Affirm À qu\u2019il a commencé à souffrir de cette maladiiÿi pendant son adolescence, sans qu\u2019il puissif nous donner de date ni de cause.Venu :#: Bordeaux, par suite d\u2019une incendie à St-Jean de-Dieu.| B.1111.CHA.Vient de St-Jean-de-Dieu, pour la mém raison que le malade précédent.En démenc! complète.Chutes très fréquentes, tout lif long de son séjour, de novembre 1935 à dé { cembre 1936.B.1130.ELE.Interné à St-Jean-de-Dieu, depuis le 1} mars 1922, par sa famille, qui le trouve ir possible à vivre.On nous le confie, après l\u2019ir = BO tm oe.BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE I\u2019EPILEPSIE ; cendie déjà mentionné a St-Jean-de-Dieu.Les crises, qui ne sont pas très fréquentes, sont très violentes.A Bordeaux, le comportement est bon, mais on nous rapporte que durant les premières années de son internement, il était irritable et violent.Jugement très pauvre.Décédé de pleuro-pneumonie, le 22 juillet 1986.B.1114.JAB.Interné à St-Jean-de-Dieu depuis 1926, par placement volontaire.Il avait alors 13 ans.Epileptique idiot.Nous le recevons le 10 novembre 1935, et 5 jours plus tard, il est remis à sa famille.B.1112.JUB.Entré à l\u2019hôpital de Bordeaux le 10 novembre 1935, venait de St-Jean-de-Dieu, en : raison d\u2019un incendie récent à cet endroit.Avait été hospitalisé là le 2 juillet 1924, à l\u2019âge de 47 ans.N\u2019a passé que 8 jours chez nous.À l\u2019entrée, jugement pauvre, idéation lente, désorienté.N\u2019a pas fait de chute durant son séjour, mais sept jours après l'entrée, entre dans un état d\u2019agitation maniaque intense.Devient incohérent et discordant.La deuxième journée de cette crise, décède subitement de syncope.Son gendre nous apprend alors qu\u2019avant son entrée à St-Jean-de- Dieu, le malade faisait de très fréquentes crises d\u2019épilepsie, et périodiquement des crises de manie.C\u2019était, de surcroît, un alcoolique.B.1133.MAI.Admis à Bordeaux le 12 novembre 1935, à l\u2019âge de 26 ans, à cause d\u2019un incendie à St-Jean-de-Dieu.Interné depuis 1928.Histoire de l\u2019épilepsie ignorée.Acte de violence à l\u2019extérieur.Père et mère sourds-muets.À l\u2019arrivée à l\u2019hôpital, idéation lente, confusion.Parle seul avec incohérence.En démence.Le jour de son arrivée, fait deux crises d\u2019épilepsie.La chute suivante ne se présente que deux mois plus tard.Doit être gardé sous contrainte à cause d\u2019agitation maniaque.1155 Meurt subitement de syncope le 24 décembre 1935, en pleine crise d\u2019agitation.B.1115.POW.Admis chez nous le 10 novembre 1935, venant de St-Jean-de-Dieu, à cause d\u2019un incendie à cet endroit.Interné là, depuis le 26 janvier 1929.Débile mental profond.Réactions émotives exagérées.Incohérent.Agité.Les crises sont assez fréquentes et le malade exige une surveillance particulière, tellement il est violent.Retourné à St-Jean-de-Dieu, le 30 juillet 1937, sans aucune amélioration mentale et sans modification de son état épileptique.III.\u2014 COMMENTAIRES L'épilepsie n\u2019offre pas, comme telle autre psychose, matière à commentaires originaux.De la lecture des observations ci-dessus rapportées se dégage une certaine monotonie, tenant à la stéréotypie de l\u2019épilepsie elle- même.Néanmoins, nous réfléchirons quelques instants sur la fréquence relative de l\u2019épilepsie en criminologie, sur la qualité des offenses commises par les épileptiques, sur le rôle des facteurs associés dans la délinquence et l\u2019évolution de la malädie.A) Fréquence de l\u2019épilepsie en criminologie.L\u2019hôpital de Bordeaux, depuis son ouverture en 1927, n\u2019a pas reçu tous les aliénés criminels et tous les épileptiques délinquants de la province de Québec.Certains furent hospitalisés ailleurs.D\u2019autres nous vinrent d\u2019une façon purement accidentelle.Ainsi, { malades nous furent temporairement envoyés de St-Jean-de-Dieu, à la suite d\u2019un incendie; ils ne sauraient entrer dans notre statistique.Celle-ci comprend les malades, déjà hospitalisés en d\u2019autres endroits, qui nous arrivèrent en 1927 et ceux qui, directement des prisons et des pénitenciers, nous furent adressés.C\u2019est le critère que nous avons accepté autrefois pour juger de la fréquence 1156 relative des différentes psychoses en criminologie.De 1927 à janvier 1944, nous avons admis ou réadmis 2126 malades.De ce nombre, 32 admissions, 2 réadmissions d\u2019épileptiques.Pour des causes déja expliquées, 7 malades n\u2019entrent pas dans notre statistique.Il reste donc 34 par rapport à 2126.Cela donne un pourcentage de 1.6%.Le pourcentage des déments précoces admis chez nous était de 20.3%, celui des paralytiques généraux 20%.Nous n'avons pas encore calculé définitivement la proportion représentée par les arrêts de développement mental en criminologie; notre impression est qu\u2019elle est d'environ 15 à 18%.1.6%, c\u2019est, d\u2019une façon absolue, très peu.Quantitativement, l\u2019épilepsie compte faiblement en criminologie pathologique.Rien en cela qui nous doive surprendre.Les rapports des hôpitaux d\u2019aliénés nous indiquent que le nombre des épileptiques internés est presque négligeable dans la masse des autres psychoses.L\u2019épilepsie n\u2019est pas en elle-même source de folie.Elle n'est pas, non plus, essentiellement criminogène.À ne considérer que notre propre expérience à l'hôpital de Bordeaux, 1.6% est un grand maximum qui dépasse sûrement la vérité.La seule lecture de nos observations fait voir qu\u2019un certain nombre de délinquants ou de criminels souffrant d\u2019épilepsie ne le sont pas uniquement à cause de leur épilepsie; d\u2019autres facteurs sont intervenus.Il est même à se demander pour tels de nos cas si l\u2019épilepsie fut vraiment responsable.En toute occurrence, les auteurs qui insisteraient sur le rôle de l\u2019épilepsie en criminologie ne pourraient s\u2019appuyer sur le nombre.Peut-être leur thèse reposerait-elle sur la qualité des offenses commises ?B) Qualité des offenses commises par les épileptiques.Nous pouvons en juger de trois manières.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.-\u2014 Montréal, octobre 1944 D'abord la désignation du tribunal devant lequel le malade fut amené est déjà un indice de la gravité de son acte délictueux ou criminel.Ainsi les offenses ressortissant à la cour du recorder ont en général moins d\u2019importance que celles qui tombent sous la juridiction de la cour de police, et ces dernières sont moindres que celles qui vont a la cour du banc du Roi.En deuxième lieu, la nature de la plainte portée est, mises à part les accusations purement techniques, assez révélatrice de la nature du délit ou du crime.Enfin, l\u2019histoire que nous raconte le malade ou que nous livre l\u2019enquête extérieure complète ou corrige nos impressions.De nos 34 malades, un nous fut envoyé de St-Michel-Archange, deux autres nous vinrent de l\u2019hôpital de Verdun.Pour le reste, voici: 16 Cour de Police: 12 Cour du Banc du Roi: 3 À titre de comparaison, la paralysie générale nous avait donné: Cour du Recorder: 143 Cour de Police: 35 Cour du Banc du Roi: 2 Cour du Recorder: et la démence précoce: 124 Cour de Police: 52 Cour du Banc du Roi: 8 D\u2019où il suit que l\u2019épilepsie, jugée selon ce barème de la provenänce judiciaire, semblerait avoir une certaine gravité criminolo- gique.Mais ce n\u2019est là qu\u2019une vue d'ensemble plus ou moins vaste.Nous avons trop peu de cas d\u2019épilepsie, en regard du grand nombre de paralytiques généraux et de déments précoces, pour qu\u2019une impression de cette nature entraîne la conviction.Les plaintes, mises au dossier, nous renseigneront peut-être davantage.En voici la liste: Cour du Recorder: \u2018BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019EPILEPSIE Assaut simple: 3 (1377-1238-948[2]-706).Flânerie: 4 (771-677-1906).Tapage: 2 (948-1325).Vagabondage: 2 (17-1617).Défénestration: 2 (1228-2129).Menaces: 1 (445-).| Causer désordre: 1 (536-).Vol simple: 1 (1053-).ÿ Ivresse: 1 (1747).Meurtre: 1 (1354).Offense ignorée: 9 (69-276-1617[2]).Vol a main armée 2 (891-1683).Viol: 2 (644-61).§ Vol avec effrac.: 2 (323-842).| Tent.meurtre: 2 (1236-998).à Lésions corp.1 (1038-).Tent.suicide: 1 (498-).d Loi Inscr.Nat.: 1 (1925-).Sonner faus.Ala.: 1 (94-).Mendicité: 1 (590-).Que ressort-il de cette énumération, si on a soin de l\u2019éclairer par les données historiques obtenues du malade ou autrement.1° \u2014 9 au moins de ces accusations sont pu- | Tement fictives.Et l'on ne peut conclure que J 0 la plainte portée soit le reflet d\u2019un acte réel Ÿ dans les cas suivants: 948.La famille ennuyée et désirant interner le malade prévient la police.L\u2019accusation portée est flânerie.948.Pour une réadmission, la famille procède de la même façon et cette fois l\u2019acte d'accusation stipule: tapage.1377.Les policiers ont tôt fait de se rendre compte que ce malade qui cherche sa grand-mère, dont il ignore le lieu de résidence, est dans un état de confusion mentale.On l\u2019arrête pour flânerie.1325.A la suite d\u2019une violente querelle au foyer, la famille prévient la police qui fait l\u2019arrestation du malade sous l\u2019accusation de tapage.\u2014 706.Malade sourd-muet, en état de confu- 1157 sion, égaré sur la rue.Arrêté pour flânerie.536.La famille prévient la Sûreté du fait que le malade cause des inquiétudes: il cherche constamment à déserter.On l\u2019arrête sous une accusation de causer du désordre.1238.Pour obtenir l'internement de ce malade, son frère fait intervenir les policiers qui suggèrent l'accusation de flânerie.1925.Egaré et confus sur la rue.On constate que c\u2019est un malade.Il n\u2019a pas son certificat d'enregistrement national.On l\u2019arrête pour cette raison.1617.Fait une crise épileptique dans la rue.Après quoi il commet un assaut sur le policier qui tente de lui être utile.Ce dernier s'aperçoit qu\u2019il s'agit d\u2019un malade et il l\u2019arrête sous une accusation de vagabondage.20 \u2014 9 accusations sont réellement bénignes.Flânerie, 4; ivresse, 1; loi de l\u2019inscription nationale, 1; mendicité, 1; vagabondage, 2.On se rappelle des cas: 1377.Imbécile qui sur la rue cherche vainement sa grand-mère dont il ignore le lieu de résidence et l'adresse.1238.Comportement difficile à la maison; la famille est intervenue pour obtenir un internement.948.Même remarque que pour le cas précé- dent.706.Egaré dans la rue.1747.Cas d\u2019ivresse simple.1925.Confusion mentale; égaré dans la rue.590.Confusion mentale: Mendie dans la rue, sans permis.1617.Fait une crise épileptique dans la rue.17.Intervention de la famille qui le fait arrêter parce qu\u2019il est insupportable. 1158 3° \u2014 Parmi les offenses vraiment sérieuses, nous relevons 3 assauts simples; 2 tapages; 2 défénestrations; 1 menace; 1 causer du désordre; 1 vol simple; 1 meurtre; 2 vols a main armée; 2 viols; 2 vols avec effractions; 2 tentatives de meurtre; 1 lésion corporelle; 1 tentative de suicide; 1 sonner fausse alarme.En guise de rappel, ces quelques notes: 1228.Défénestration en état de fugue.9129.Défénestration en tique.état de crise épilep- 711.Confusion profonde au moment de l\u2019assaut.677.Confusion mentale et alcool surajouté au moment de l'assaut.1906.Imbécile, subagité au moment de l\u2019assaut.948.Imbécile arrêté sur les instances de sa famille pour tapage.1325.La famille demande l\u2019arrestation dans ce cas de querelle domestique.445.Grand arriéré mental, qui menace de frapper un cousin avec un bâton.(le malade n\u2019a alors que 14 ans.) 536.Cette accusation de désordre n'est que technique puisque c\u2019est la famille qui prévient la police pour la propre protection du malade, lequel fait des crises très fréquentes et très violentes.1053.Etat d\u2019inconscience épileptique complet lors du vol reproché.x 1354.Epilepsie non directement rattachée à l\u2019accusation de meurtre.Reçue comme circonstance atténuante.644.lère arrestation pour viol chez un pervers habituel.61.Malade nous venant d\u2019une autre institution.Histoire de l'arrestation ignorée.323.Imbécile-épileptique qui vole des ko- daks pour les donner aux jeunes filles.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 842.Fréquemment arrêté pour vol.Il semble s'agir d\u2019un criminel constitutionnel qui souffre d\u2019épilepsie.998.Tentative de meurtre chez un épileptique en état d\u2019ivresse au moment de l\u2019acte.1236.Tentative de meurtre aux Etats-Unis.Quand nous recevons le patient, il est déjà démentiel.1048.À fait plusieurs assauts sur des membres de sa famille; notamment sur son père qu\u2019il a frappé du poing et sur son frère qu\u2019il a frappé avec un couteau.498.Fait une tentative de suicide par pendaison au cours d\u2019une psychose maniaque dépressive associée à l\u2019épilepsie.94.Impulsions irrésistibles à sonner des fausses alarmes.de l\u2019alcoolisme.Epilepsie associée à 4° \u2014 Pour plusieurs cas, c'est le comportement du malade qui est cause de son arrestation, soit d\u2019une façon directe, (1228,1377, 1617,706,1925.), soit que la famille, lassée, implore pour une arrestation dont le but est de protéger le malade ou de se protéger elle- même (948,1325,536,1238,1906).5° \u2014 Dans certaines psychoses, il existe des offenses quasi spécifiques, telles, tout au moins, qu\u2019elles obligent à éliminer un diagnostic possible.Ainsi, dans la paralysie générale, une offense très commune consiste à se ballader en taxi, sans en payer les frais.Pour ce qui a trait à l\u2019épilepsie, nous ne trouvons rien de vraiment pathognomonique.La violence ?Certes, elle existe dans un certain nombre de cas, mais dans relativement peu, et quand elle existe, on trouve souvent \u2014 on le constatera plus loin \u2014 d'autres facteurs contributifs.6° \u2014 C\u2019est un fait connu que parfois l\u2019épilepsie s'éteint d\u2019elle-même.Nous montrerons tout à l\u2019heure qu'avec l\u2019apparition de la dé- ne i (£5, ence, les crises tonico-cloniques, les ab- nces, etc., s\u2019évanouissent.Sous ces deux serves, nous ne voyons vraiment pas, dans les s suivants, la relation de cause a effet, entre délit ou le crime et l\u2019épilepsie réelle ou ipposée du malade.Ainsi: 90.Aucune crise épileptique à l\u2019hôpital de Bordeaux.À l\u2019arrestation, confusion mentale; durant l\u2019internement, comportement d\u2019un dément précoce.198.Aucune crise à l'hôpital.D\u2019après le patient, n'aurait eu aucune crise depuis l\u2019âge de 6 ou 7 ans.44.Débile mental, pervers de surcroît chez qui aucune crise n\u2019a été constatée durant son court séjour à l'hôpital.Arrêté pour viol.7° \u2014 Si l\u2019épilepsie fut une cause criminogène le ne fut pas seule responsable dans les cas ivants où un arrêt de développement, une einte organique cérébrale concomitante, te psychose associée, peuvent avoir con- ÿ bué.23.Imbécilité.48.Imbécilité.#17.Alcoolisme.71.Alcoolisme.98.Alcoolisme.45.Arriération mentale profonde.77.Alcoolisme.125.Imbécilité.06.Sourd-muet.Imbécile.38.Arriération mentale profonde.29.Débilité mentale profonde.06.Imbécilité.#54.Syphilis associée.94.Syphilis associée.Facteurs associés et évoliition de l\u2019épilepsie.L'analyse de nos cas d\u2019épilepsie hospitalisés Bordeaux nous permet quelques observa- ns contingentes, les unes propres à la minologie, les autres relatives à l\u2019évolution ga maladie elle-même.BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019ÉPILEPSIE 1159 1° Rôle de l\u2019alcool.Plus nous suivons les aliénés criminels, plus nous apparaît le rôle criminogène associé de l'alcool.Pas dans toutes les psychoses cependant.La démence précoce en est relativement indemne.La paralysie générale en est fortement entachée.L\u2019épilepsie également.Le cachet de violence, d\u2019impulsivité, d\u2019absence de contrôle qui marque l'alcoolisme chronique ou aigu s'ajoute aux caractères semblables de la crise ou du comportement épileptiques.7 de nos cas en témoignent, dont les offenses furent graves: vol avec effraction, fausse alarme, 3 assauts, tentative de meurtre.Voici le rappel de ces cas: 677.Arrêté pour assaut, en état d\u2019ivresse avancée.À déjà frappé des gens, brisé des meubles, déchiré des vêtements.1747.Arrêté pour ivresse.À déjà lancé une hache à son enfant.1053.Arrêté pour vol à l\u2019étalage.Usage abusif d'alcool.Plusieurs assauts violents, à l\u2019extérieur et durant son internement.94.Arrêté pour fausses alarmes.Plusieurs arrestations antérieure pour ivresse.Plusieurs assauts violents à l\u2019hôpital de Bordeaux.771.Assaut sur sa femme.Il est remarquable que les crises de violence sont déclenchées par une consommation abusive d\u2019alcool.1617.En état d\u2019ébriété.S\u2019écarte sur la rue et fait un assaut sur un policier.998.En état d\u2019ivresse; tentative de meurtre sur sa femme.2° Effets de l\u2019hospitalisation et de la thérapeutique.On sait qu\u2019une thérapeutique appropriée, qu'une vie bien réglée peut diminuer le nombre des crises, atténuer les éclats du tempérament épileptique.Cette constatation 1160 s\u2019est retrouvée, somme toute, chez nos malades: 17 s\u2019améliorent, 15 restent sensiblement dans le même état, 2 s'aggravent.Du point de vue comportement: 15 améliorés, 16 non-améliorés, 4 pires.3° Rôle de l\u2019état mental concomitant dans l\u2019amélioration de l\u2019épilepsie.L'étude plus poussée de l\u2019évolution.chez nos malades nous révèle d\u2019intéressantes données.Dans l\u2019ensemble, ceux-là qui s\u2019améliorent sont ceux dont l\u2019état mental et physique étaient assez bien conservés à l'entrée chez nous: 842.Etat physique et mental bien conservés.Est libéré, fort amélioré.998.Etat physique et mental bien conser- vês.Aucune crise depuis plusieurs années lorsqu\u2019il est libéré.706.Epilepsie post-traumatique.Arriéré mental à l\u2019état physique excellent.276.Etat mental et physique bien conservés à l\u2019entrée.Quitte l\u2019hôpital très amélioré.498.Etat mental et physique bien conservés.Quitte l\u2019hôpital fort amélioré.644.Etat mental bien conservé à l'entrée.Comportement très amélioré.891.Epilepsie post-traumatique.Etat mental bien conservé.Aucune crise depuis longtemps lorsqu\u2019il est libéré.1617-1747-771.Ces malades s\u2019améliorent rapidement à l'hôpital.A Tentrée, l'état mental est bien conservé.Il semble que chez ces trois sujets, l\u2019abus d'alcool activait l\u2019épilepsie.1354.A l\u2019entrée, dépression mélancolique et syphilis associée.L\u2019épilepsie s'améliore de même que l\u2019état mental.17.Chez ce malade à l\u2019état mental légèrement affaibli, c\u2019est aussi l'alcool qui semblait l\u2019élément actif.Dès qu'il en est privé, il s'améliore considérablement.Ceux-là qui ne s\u2019améliorent pas étaient ou imbéciles ou déments ou profondéments touchés du point de vue organique, comme en font foi leur histoire des cas: (323,1228,69, L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1377,2129,1906,1038,1683,61,590,1325,1236 1238,536,1683).4° Facteur traumatique et évolution.hope Il est à remarquer \u2014 et cette constatatio ol vaut ce qu\u2019elle vaut \u2014 que plusieurs épileptg Xo ques se sont améliorés chez qui un facteug i traumatique semble avoir été la cause détegy minante ou efficiente de l'épilepsie.Aingkn les cas: 891,1747,706,17.fer i La be Crises épileptiques et démence.it Un certain nombre de nos épileptiqudgmen ont vu leurs crises disparaître au fur et Ji mesure qu\u2019ils s\u2019enfonçaient dans la démendff! : 69.En profonde démence.Aucune crise of i servée en 4 ans.oy 1236.En démence complète.Après des cri oe quasi quotidiennes pendant plusieurs | nées, aucune crise observée depuis 2 a i | 590.Aucune crise observée en 6 ans c Ji ce malade mort en démence.hol i 6° Cause de la mort de nos épileptiques.\u201chn 11 épileptiques sont morts à l'hôpital.31 cause de leur décés est peut-étre révélatrici' de l\u2019évolution habituelle de la maladie.Ld\" nombre restreint de nos cas ne nous permet ps gi de conclure.Jr Plenro-pneumonie: 1 Méningite spécifique: ! Tuberculose: 2 Etat de mal épilep.: | Syncope: 4 5 Résumé et conclusions ; ; li 1.Nous ignorons le fréquence réelle de l\u2019épilepsie dans le monde.Les chiffres donnés 5 ailleurs de 5 épileptiques par 1000 de popu lation sont manifestement insuffisants.Aull Canada, nous avons sûrement plus que 59094\" épileptiques, et dans la province de Qué! bec, plus que 16,598.Problème individuel et social dont l\u2019importance est partout sous\u201d estimée.M 9.Il y a relativement peu d\u2019épileptiques quil! iL, : 1 versent dans l\u2019aliénation mentale.Surtout h N ileptiques internés présentent des troubles ychogènes concomitants, des arrêts de dé- loppement intellectuel associés à des lésions zaniques cérébrales surajoutées ou causa- .Nous sommes convaincus que bon nom- d des établissements spécialisés leur four- isaient à temps l'instruction, l'éducation et thérapeutique appropriée.3.L\u2019apport de l\u2019épilepsie en criminologie est ativement infime, si l\u2019on se fie à notre ex- g'ience pourtant assez vaste à l'hôpital de rdeaux pour aliénés criminels.34 cas sur 426 malades, soit au maximum 1.6% des .Et encore, ce 1.6%, en regard des faits Is que montrent les histoires de cas, est- excessif.des, 16, viennent de la cour du recorder, de la cour de police, 3 de la cour du banc roi.C\u2019est déjà là une indication que l\u2019épi- sie n\u2019est pas essentiellement sérieuse dans manifestations criminologiques.~~~ .L\u2019analyse des plaintes portées, analyse qairée par I'\u2019enquéte aupres des malades ou milieu extérieur, nous apprend que 9 dntre elles étaient purement techniques et correspondaient pas à un acte délictueux Ÿ criminel précis, que 9 accusations étaient fllement bénignes.).Parmi les offenses plus sérieuses, (à noter Jun malade peut avoir à son crédit plusieurs dits) on note l\u2019assaut simple, le tapage, les tatives de suicide, le vol simple, le viol, le avec effraction, les fausses alarmes, les ten- ves de meurtre, le meurtre.Offenses com- ges pour la plupart sous le signe de la vio- ce, bien que la violence puisse souvent tgir à des facteurs associés.Pour l\u2019épilepsie, à l\u2019inverse de ce que 1s avions constaté dans la paralysie géné- ÿ:, il n\u2019y a pas d'offense particulière.Dans au moins 10 cas, le comportement lure épileptique soit à l'extérieur, soit @s la famille, motive l'arrestation du malade.BARBEAU: PROFIL CRIMINOLOGIQUE DE L\u2019ÉPILEPSIE u d\u2019épileptiques simples, car la plupart des 2 d\u2019épileptiques n\u2019aboutiraient pas à l'asile\u2019 t.Le plus grand nombre de nos épilepti- 1161 9.L\u2019épilepsie n'apparaît pas comme cause du délit ou du crime dans 9 cas.10.Une atteinte organique cérébrale concomitante, une psychose associée, un arrêt de développement intellectuel ou affectif semblent dans 14 cas avoir contribué plus ou moins au délit ou au crime de l\u2019épileptique.11.L'alcool, très criminogène ailleurs, l\u2019est aussi dans l\u2019épilepsie, ainsi qu\u2019il appert de 7 de nos observations.12.La thérapeutique adéquate, la vie régulière de l'hôpital a amélioré un grand nombre de nos malades, tant du point de vue épilepsie que du point de vue comportement.13.Ceux-là surtout furent améliorés dont l\u2019état physique et mental étaient relativement conservés.Les tarés profonds (imbéciles, déments, organiques cérébraux) n\u2019eurent pas ce bénéfice, au contraire.Les malades dont l\u2019épilepsie semble connaître un facteur traumatique évoluèrent en général heureusement.14.Chez 3 de nos malades, les crises disparurent au fur et à mesure de l\u2019évolution démentielle.Le petit nombre de nos morts ne nous permet guère de précisions sur l\u2019évolution ultime de l\u2019épilepsie.15.Tels sont les faits et les réflexions que nous permet l'observation des épileptiques internés depuis 17 ans à l\u2019hôpital de Bordeaux pour aliénés criminels.16.Ce travail ne serait pas complet, si dans une ère dont le thème est la médecine préventive, nous ne signalions encore une fois, l\u2019urgence en épileptologie de créer des instituts spécialisés où ces malheureux malades pourraient être scientifiquement observés, traités, éduqués, instruits, protégés, où des recherches attentives permettraient peut-être pour l\u2019avenir une prévention et une guérison plus riches.1%, 10.Nous tenons à remercier particulièrement Ile docteur Daniel Plouffe, Surintendant médical de l\u2019hôpital de Bordeaux, dont nous avons l'avantage d\u2019être depuis 17 ans le collaborateur, et notre secrétaire, monsieur Paul Lecavalier, dont le concours dans la préparation de ce travail nous fut éminemment précieux.Travail de l\u2019hôpital de Bordeaux, août 1944. RECUEIL DE FAITS p po AL L\u2019AMYGDALITE PSEUDO-CALCAIRE p id Par Philippe PANNETON, s Professeur agrégé a la Faculté, Mi Chef de Service à l\u2019hôpital Notre-Dame (Montréal).i ! « Tel est le nom qui nous paraît convenir à une affection curieuse dont il nous a été donné de voir, et naturellement en série ! deux cas, alors que nous n\u2019en avions jamais vu en vingt ans de clientèle oto-rhino-laryn- gologique et que nous n\u2019en verrons peut-être jamais plus.| Kératose pharyngée, pharyngomycose à lep- tothrix, hyperkératose lacunaire, mycose ton- sillaire bénigne, etc.il s\u2019agit dans tous les cas de la même maladie des amygdales.Cette même affection, on l\u2019a aussi trouvée une demi-douzaine de fois au niveau du larynx.Enfin elle doit à notre avis être rapprochée d\u2019une lésion presque banale et qui est la «langue noire villeuse ».Il s\u2019agit de malades qui se présentent toujours pour une vague gêne à la déglutition, à moins qu\u2019une inspection de leur propre fond de gorge n\u2019ait attiré leur attention.A l\u2019examen direct, sans autre accessoire qu\u2019un abaisse-langue, et encore, on a un tableau étonnant.Une ou plusieurs amygdales \u2014 dans un de nos cas, les deux amygdales véliques, dans l\u2019autre, I'amygdale linguale \u2014 apparaissent hérissées de cornes grisâtres, véritables stalagmites plus ou moins longues et qui paraissent sortir des cryptes amygdalien- Courtes comme de petites cornes ou allongées comme des épines, droites comme des ramilles ou courbées en faucille, elles se présentent toujours sous la forme d\u2019une tige grisâtre s'amenuisant graduellement en pointe, un peu comme une racine dentaire.La couleur en est grisâtre, blanc sale, et c'est nes.cela qui nous a fait inscrire en tête de.ce petit travail le nom d\u2019«amygdalite pseudo- calcaire»: car c\u2019est bien à une substance crayeuse que l\u2019on pense en la voyant.- ., , 0 Quoi qu'il en soit, voici un résumé des w ey = .\\ , \\ deux cas dont j'ai fait mention tout à l\u2019heure.( Observation 1.Le premier qui soit venu a notre connais-: sance est celui d\u2019une femme de cinquante- quatre ans, de classe ouvrière assez aisée, et.qui se présentait au dispensaire de I\u2019hopital | Notfe-Dame se plaignant justement d'une :f gêne et d\u2019une vague sensation de chaleur à ; l\u2019arrière-gorge.Il s'agissait d\u2019une personne en excellente santé apparente et dont l\u2019histoire ne contenait | rien de pathologique touchant les amygdales.|; A peine quelques rares angines banales et sans violence au cours de son demi-siècle | d'existence.L\u2019examen de l\u2019avant-bouche était négatif; les dents étaient artificielles, la langue était belle, non chargée, et la muqueuse saine.Les amygdales véliques étaient petites, planes, bien enclavées dans leur fossette, sans infection ni rétention apparente; on voyait bien| l\u2019ouverture des cryptes qui étaient libres.Mais dès que le regard se portait sur la}: paroi pharyngée, l\u2019attention était captive.Par L dela le versant lingual, on voyait affleurer i d\u2019étranges pointes blanchâtres toutes situées \\ derrière le V lingual.Un miroir placé sur la k paroi pharyngée et dirigé vers I'amygdale \u2014 4 ou les amygdales \u2014 linguale révélait un! étrange tableau.l On avait sous les yeux quelque chose quik avait à peu près l\u2019aspect occasionnel.de't la forêt canadienne après un « feu de forêt », à ce qu\u2019on appelle couramment «le brûlé»! Toute la base de la langue, là où s'étale lex tissu lymphoïde de la tonsille, était occupée 1 par une extraordinaire plantation drue dey PANNETON: L\u2019'AMYGDALITE PSEUDO-CALCAIRE es grisâtres sans branches, semblables à s troncs desséchés.Si jose dire: pour qui voyagé dans le Sud, l\u2019idée venait aussi de ÿs mollusques des mers tropicales hérissés aiguilles calcaires qui font que le nageur iprudent qui s\u2019y frotte trouve logées dans peau toute une série d\u2019échardes pierreuses pp friables à la traction pour qu'on puisse s extraire.(Fig.1.) Fic.1.Nous comptâmes chez notre malade plus quarante de ces tiges ainsi hérissées.\u2018Et us nous demandions, en voyant l\u2019appa- 1ce de dureté rocheuse de ces proliféra- ns, comment elles pouvaient être.tolérées r notre malade.Les plus longues avaient En près de deux centimètres ! Le second mouvement était évidemment les aller toucher.A ma grande surprise, ÿ doigt glissé sur le dos de la langue jus- \u2018à la région pathologique arrivait bien à \u2018sentir mais non point comme une brosse le; au contraire, elles pliaient au toucher nme un champ d'herbes folles.C\u2019est à peine l\u2019on sentait une légère résistance.fConvainceu qu\u2019elles se rompraient faci- grent, je saisis une pince et en voulus ex- ire\u2019 une, prudemment.Nouvelle surprise: \u2018 me fallut tirer fortement, imprimer à la ice des mouvements latéraux pour arriver gompre la tige qui finit par casser près de 1 point d'implantation.Ignorant, à ce fiment, je l'avoue, la nature du cas que 1163 j'avais devant les yeux, j'envoyai une « tige » échantillon au laboratoire.Voici en résumé ce que j'appris.L'objet en question était tout simplement formé de minuscules tuiles épidermiques imbriquées les unes dans les autres à la façon des tuiles d\u2019une toiture.Presque horizontales au début, les plaquettes devenaient de plus en plus verticales.Elles étaient reliées entre elles par une espèce de pâte cimenteuse où proliféraient en grande abondance tous les hôtes habituels de la bouche, champignons et microbes.En examinant mieux mon sujet, je vis que les tiges étaient plantées non pas dans les cryptes mais apparemment au sommet des parties saillantes.Le traitement fut aisé.Voyant que le simple arrachement ne supprimait pas la racine et laissait intacte la base même de la stalagmite, je recourus au galvano-cautère sous anesthésie locale légère à la cocaïne.Chaque tige fut ainsi coupée ras, au niveau de son implantation sur la muqueuse linguale.En cinq séances tout était fini et la langue ne montrait plus qu\u2019une quarantaine de cicatrices très superficielles appelées à disparaître.Six mois plus tard la malade n\u2019avait plus rien.Depuis elle a dû rester guérie puis- qu'elle n'a pas cherché de nouveau un traitement par ailleurs indolore et qui n\u2019avait pas même causé de réaction locale sensible.Observation 2.Le second cas est de l\u2019an dernier.Il intéressait cette fois les amygdales véliques, les amygdales proprement dites.(Fig.2.) Il s'agissait d\u2019un homme de famille fort aisée, âgé de soixante et un an.Je le connaissais depuis longtemps, ayant eu à le traiter les années précédentes pour des irri- % tations conjonctivales à répétition, au cours desquelles il se formait, sous la muqueuse palpébrale, de petites concrétions d'apparence calcaire.Il était par ailleurs en excellente santé. 1164 Depuis deux mois environ avant le jour de sa dernière consultation, il remarquait une certaine gêne à la déglutition, gêne peu marquée, plutôt agaçante que douloureuse et qu\u2019il trouvait assez supportable.Il venait consulter afin d\u2019être assuré qu'il n\u2019y avait là rien d\u2019inquiétant.C\u2019est sur les deux amygdales véliques, palatines, que je trouvai les petites cornes de l\u2019amygdalite pseudo-calcaire.Cette fois je n\u2019avais pas à hésiter; le cas précédent, bien que remontant à plusieurs années, était encore présent à mon esprit ainsi que les données que j'avais acquises lors de l'étude de cette angine peu fréquente.Fra.2 Il y avait une dizaine de tiges sur chacune des deux amygdales, irrégulièrement distribuées, mais toutes sortant de l\u2019ouverture d'une crypte; qui n\u2019eût pas été averti eût cru qu'il s'agissait simplement de caséum prêt à jaillir hors de la cavité.Flles pointaient dans toutes les directions et étaient en moyenne notablement plus courtes que celles du cas précédent.Le reste de l\u2019amygdale ne présentait par ailleurs aucun signe d\u2019inflammation.Il n\u2019y avait pas d\u2019adénopathie sous-angulo- .ques «tiges » et il n\u2019y pensait même plus.L'UNION MÉDICALE DU CAN ADA \u2014 BULLETIN A.M.T.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 maxillaire perceptible.Enfin, examinées m I nutieusement, les autres amygdales, particufl y lièrement la linguale, ne montraient rien en d\u2019anormal et surtout pas la moindre souchg de stalagmite.je J'hésitai à me servir du galvano-cautère on! immédiatement, probablement à tort.Aya | po cette fois à cautériser l'ouverture même dl cryptes, je craignais que la cicatrisation cong \u2018 sécutive n\u2019amenât une rétraction trop mam quée et ne causât par la suite de la rétentiog amygdalienne.J'essayai d\u2019un traitement re commandé par certains auteurs et qui déplaÿ sait moins à la victime que la brûlure do elle avait peur.Le résultat ne fut pas aussi bon et je dug finalement recourir au cautère; je n\u2019avai d\u2019ailleurs pas fini de détruire toutes les ex# croissances que mon malade, « tanné », comm@ nous disons chez nous, rassuré désormais sus l\u2019innocuité de lésions qu\u2019il sentait à peine} prétexta ses nombreuses occupations pour abandonner le traitement.Aux dernières nouvelles, il lui restait quel; fan I KE Le, 210 * * ¥* On peut être sûr que dans les deux cas il eut un examen médical poussé.La premièrg fois, grâce à une curiosité au demeurant fort légitime.Quant au second cas, l'examen étai déjà fait, cet homme subissant à dates ré gulières un examen médical complet.Les deux « malades » étaient vraiment bien por: tants.Chacun de ceux qui dans le passé euren'?l\u2019occasion de rencontrer quelqu'un de ces cas, y alla de son hypothèse explicative.Je, n \u2018entreprendrai pas de les rappeler, me con \u20ac tentant de préciser que depuis longtemps on :{ abandonné l'hypothèse d\u2019une infection spé cifique ou celle d'une mycose.| PANNETON : L\u2019'AMYGDALITE PSEUDO-CALCAIRE 4 It » (On n'a pas manqué d\u2019invoquer une avita- inose et cette hypothèse n\u2019est pas définiti- ment écartée.Quoi qu\u2019il en soit, il est une maladie assez t2mmune dont, ce me semble, on devrait k §pprocher « l\u2019hyperkératose amygdalienne » \u201cÀ c'est la curieuse affection connue sous le (pm de langue noire villeuse.ÿDans celle-là, la langue prend une appa- ce particulière: celle d\u2019un tapis de haute ne, ou d'un champ de blé soumis à l\u2019action in vent violent.Chacun des brins formant tapis est tout simplement une «tige » du nre de celles dont nous parlions à propos nos deux cas, en plus petit.La composi- i 1165 tion en est exactement la méme; et le mystére est jusqu'ici aussi grand.Il n\u2019est pas jusqu'au traitement qui ne soit le même.J'ai cru devoir présenter ces deux cas non pas à cause de leur importance, car ils n\u2019en ont point, mais afin d\u2019attirer l\u2019attention des médecins et spécialistes sur une affection curieuse qu\u2019ils pourraient méconnaître, et dont le traitement est assuré de réussir.Si le hasard me faisait en rencontrer un nouveau, j'essaierais certes l\u2019acide nicotinique.Je chercherais aussi sur la conjonctive palpébrale la présence de petites concrétions blanchâtres telles qu\u2019en avait présentées mon second client.Car il y a là un petit problème qui ne laisse pas de piquer ma curiosité.; SYNDROME PROTUBÉRANTIEL SUPÉRIEUR Type Raymond-Cestan Par Roma AMYOT ,( et Chef du Service de Neurologie, Julio VASQUEZ, | Hôpital Notre-Dame (Montréal).IM.U., peintre, est admis le 7 avril 1943, à ÿ suite d\u2019un ictus hémiplégique sans perte conscience, survenu ce jour vers sept heures soir, à son travail.@L'interne de garde constate au dispensaire Fe le malade, très affaissé et obnubilé, ne ut remuer ses membres du côté droit, que la À.est de 190/120 et que le liquide céphalo- 'hidien est nettement sanguinolent.L'interrogatoire de ce malade nous apprend e, très jeune, il eut une lésion qu\u2019il dé- mme « un chancre », et pour laquelle il fut ité par des injections intraveineuses, mais lement pendant deux mois et c\u2019est volontai- nent qu'il abandonna son traitement.« À l\u2019âge de 30 ans, il éprouva une crise dou- lureuse abdominale très violente avec cons- {ation opiniâtre, mais tout rentra vite dans lrdre au bout d\u2019une semaine, jouissant par suite d\u2019une parfaite santé jusqu\u2019à la fin de p nnée 1942, laquelle marqua le début de jFénomènes d'angoisse précordiale avec dyspnée d'évolution paroxystique et récidivante.Il ne s'en inquiéta pas et continua son travail jusqu\u2019à l\u2019apparition de l\u2019accident actuel.L'examen somatique général ne révéla d\u2019intéressant qu\u2019une azotémie à .77 gr.; un bruit de galop gauche avec léger clangor et souffle diastolique aortique et une T.A.de 180/100.Les réactions sérologiques dans le sang et le 1.c.r.furent négatives.; Du point de vue neurologique, nous nous trouvions en présence d\u2019une hémiplégie droite d\u2019un type particulier; car alors que les membres supérieur et inférieur droits étaient pratiquement impotents, l\u2019hémiface droite ne présentait aucun signe paralytique; par contre, à l'hémiface gauche, on remarquait, outre l\u2019effacement des plis du front, une vigilance moindre de l\u2019orbiculaire de la paupière supérieure et de la moitié correspondante des lèvres, nous permettant d'affirmer une parésie faciale de type périphérique. 1166 Dès ce moment, nous avons reconnu le type d\u2019hémiplégie alterne tel que décrit par Millard et Gubler dans les lésions du pied de la protubérance.Mais le syndrome neurologique de notre malade étant plus complexe et chargé, nous avons été amenés à diagnostiquer des fs 4 aw ean tcesliur hubau- Sa (God ly mas | C AAA L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 | Par ailleurs l'étude des sensibilités no montra des altérations importantes du côté d membres paralysés, particulièrement pour {| sensibilités profondes, et nous avons pu décel dans ce côté droit l'abolition des sensibilig osseuses, articulaires, une astéréognosie tot ty \u2018Jracuds center Psfuaniossn _ aupus de fi es oe Jou Jase - Vo Jee exo prose of = Jods am Largs belies fp os [erin lésions dépassant ce territoire antérieur, atteignant la calotte protubérantielle gauche pour léser certaines de ses voies nerveuses.Tout d\u2019abord, le syndrome oculaire était très suggestif, le malade, dont les pupilles étalent normales, ne pouvait pas porter son regard vers la gauche, alors que vers la droite ses globes oculaires pouvaient se déplacer normalement.Cette paralysie directe de la latéralité du regard ou paralysie de fonction signait l'atteinte de certaines des voies d\u2019association, lesquelles empruntent le trajet du faisceau longitudinal postérieur rendant solidaires les différents noyaux oculo moteurs et permettant la synergie fonctionnelle des globes oculaires.L'association de l\u2019'hémiplégie alterne et de ces troubles oculaires est connue sous le nom de syndrome de Foville protubérantiel.pe duels cooubedf \u201cUA oy ana ou 7 | A Asi If die he soa Dv noce Gu mes ) , ym fans Sue of Rlucddin de : Le Lao iv ely Le Uraboke ï à la main droite avec élargissement import des cercles de Weber.i Lors de notre premier examen et en rai de l\u2019impotence motrice, il ne fut pas possi d'étudier la coordination des mouvements ff; membres du côté droit.Actuellement, aff: l'amélioration des troubles moteurs, on pf facilement mettre en évidence un certain dd d\u2019ataxie par trouble des sensibilités profon@; laquelle témoigne d\u2019une lésion dans la pa interne du Ruban de Reil médian.i Mais, des le début et du c6té des meml N gauches, se manifesta un hémi-syndrome| \\ rébelleux, fruste, caractérisé surtout par À légère hypermétrie aux épreuves index< index-oreille et talon-genou: cet élément: rébelleux étant probablement en rapport à l\u2019atteinte du pédoncule cérébelleux moyen jl | ÿ ; i AMYOT ET VASQUEZ: SYNDROME PROTUBÉRANTIEL Nous avons enfin constaté, chez notre made, des signes d'atteinte du noyau masti- teur du trijumeau gauche: à.l\u2019ouverture de bouche, sa mâchoire inférieure déviait net- ment vers la gauche et le muscle masséter de côté offrait un degré de contractilité moin- -e que celui du côté droit.Tels sont les principaux signes neurologi- dies observés chez notre malade.Il a réalisé, pus 'avons vu, les éléments de deux syn- \u2018omes protubérantiels (Millard Gubler-Fo- lle).Mais l'association de I\u2019élément sensitif .cérébelleux nous permet de le placer dans cadre d'un autre syndrome protubérantiel M périeur assez rare et connu sous le nom de ndrome de Raymond-Cestan.Il est dû chez Ptre malade à une lésion très probablement émorragique (hypertension artérielle, sang ins le l.c.r.), assez diffuse, dans le territoire Ps artères paramédianes qui se détachent du onc basilaire, siégeant surtout à la partie terne de la calotte protubérantielle gauche, sant tout particulièrement les fibres les plus ternes du Ruban de Reil médian (sensibi- tés profondes), le faisceau longitudinal pos- rieur et à un degré moindre la voie pyra- gidale avec le pédoncule cérébelleux moyen, rtaines fibres radiculaires du facial et le M>yau masticateur.À remarquer que le syndrome sensitivo- loteur aux membres est hétéro-latéral et que syndrome cérébelleux s\u2019y montre homolaté- gl a la lésion nerveuse.Par ailleurs la para- sie des mouvements associés de latéralité des \u2018ux est également homolatérale de même ue la parésie faciale et celle des muscles mas- cateurs.Tous ces signes, excepté l'atteinte des mas- cateurs, se retrouvent dans la description ÿrssique de Raymond et Cestan où cependant, l'élément cérébelleux homolatéral, on ratta- R'e des mouvements choréo-athétesiques ab- 1167 sents dans notre cas, et qui comporterait le plus souvent des troubles sensitifs à type de dissociation syringomyélique, mais qui peuvent, comme chez notre malade, avoir une prédominance pour les sensibilités profondes.Cette analyse rapide, malgré les légères différences, nous autorise à placer les troubles de notre malade dans les cadres de ce syndrome qui, répétons-le, est rare, mais dont l\u2019étude offre un grand intérêt au point de vue physio- pathologique et comme illustration d'un type de paralysie alterne causée par une lésion de l\u2019axe encéphalique.Dans ces syndromes de l'axe encéphalique, les noyaux des nerfs crâniens échelonnés dans le bulbe, la protubérance et le pédoncule sont des jalons qui par leurs atteintes lésionnelles et les troubles fonctionnels déclenchés permettent de situer exactement le niveau de la lésion causale.Et pour résumer la pathogénie des signes neurologiques constatés, voici ce que schématiquement on doit affirmer: a) hémiplégie droite: atteinte du f.pyramidal gauche du pied de la protubérance; b) hémianesthésie profonde droite: atteinte du tiers interne du ruban de Reil médian gauche; c) paralysie des oculogyres gauches (directe): atteinte du faisceau longitudinal postérieur gauche; d) syndrome cérébelleux gauche: lésion du pédoncule cérébelleux moyen; e) paralysie masticatrice gauche: atteinte du noyau masticateur du trijumeau à gauche; f) légère parésie faciale gauche: lésion très discrète du facial dont on verrait le noyau sur une coupe intérieure de la protubérance. UNE CONCRÉTION PANCRÉATIQUE Par J.-E.GENDREAU, Directeur, et Lionel LAFLEUR, Radiologiste, d Institut du Radium, fl (Montréal) .Il arrive fréquemment, au cours de nos examens de routine, de mettre en lumière des lésions insoupçonnées dont l'importance peut être telle qu\u2019elles s\u2019installent d\u2019emblée au premier plan.À ce propos, nous serait-il permis de porter à votre connaissance un exemple qui illustre bien ce fait.Observation.Il s'agit de Mme C.G., 46 (?) ans, qui le 2 février 1943 se présente chez nous pour douleurs illaques droites, douleurs rétro-sternales paroxystiques s'irradiant vers le dos et l\u2019épaule gauche et qui durent depuis déjà quelques années.La malade accuse, en plus, de la constipation, des nausées intermittentes, du vaginisme et de la leucorrhée.L\u2019interrogatoire nous révèle que cette personne a une histoire pathologique dont voici le résumé: hospitalisation à l\u2019Hôtel-Dieu du 17 septembre au 12 octobre 1928 pour tumeur abdominale étiquetée cliniquement: kyste ovarien droit.Traitement: salpingo-ovariectomie droite, exérèse de 4 petits fibromes sous-séreux, appendicectomie et cure de hernie inguinale droite.À ce moment de l\u2019examen, il nous est venu à l'esprit que des adhérences postopératoires pouvaient bien être la cause de ces algies tenaces de la fosse iliaque droite.De toute façon, il fallait entreprendre le traitement de la leucorrhée et du vaginisme.On s\u2019adressa a la diathermie régionale, avec électrode vaginale et grande plaque lombaire.Graduellement les douleurs se calmèrent; après 12 séances de diathermie, la constipation avait relâché son étreinte et la patiente ne parlait plus de sa leucorrhée.Entre temps, la présence des nausées et des douleurs abdominales nous semblait justifiable de faire l'examen radiologique de l\u2019intestin.En voici le protocole: Côlon.«'Transit et lavement: progression | normale de la colonne opaque dans le côlon l'extrémité inférieure du cæcum est tourné en haut et en dedans du bord interne du, cæco-ascendant; cette position paraît à pe près constante.» Lavement: «le lavement opaque provoqu ; spasmes et douleurs.L\u2019évacuation après garde robe est incomplète sur le descendant et transverse alors que de gros spasmes fon évacuer le cæco-ascendant.Il faut penser ic à l'existence d\u2019adhérences de la régic [ cæcale.» [ « Ptose du rein droit dont le pôle supérieu en décubitus, se trouve au niveau de l'espacd entre L' et L?.» [ « N.B.\u2014 Existence d\u2019une calcification éno me en arrière et en dehors de la grosse tubé rosité de l'estomac qui a la forme de la ra (cas rare et peut-être intéressant).» «Résumé: 1° présomption d\u2019adhérences cæcales; 2° ptose rénale droite; 3° rate calcifiée.» 1i (Dr J.-N.Allaire.) } Une rate calcifiée ! Spontanément notre cuf riosité fut piquée.Les examens de laboratoi n\u2019offraient rien de strictement assimilable] comme rareté.Apparemment satisfaite et sûr ment soulagée par les traitements diather miques, la patiente nous quitta.Quelques mois plus tard, soit plus exacte .ment le 21 septembre 1943, elle consulte 3 l\u2019Hôtel-Dieu.On pratique les examens suite vants: vésicule biliaire, reins et poumons.| Protocole: ù Cholécystographie.« Vésicule pelviennejy portant un\u2019 gros diverticule dans sa partie haute et contenant des biles stratifiées.Pas d calcul.Bonne évacuation.» fl Poumons.«Image pulmonaire normale.| «La grosse concrétion ovoïde suprarénalely gauche est franchement postérieure et indé-4 pendante de la paroi.Il ne peut s'agir que GENDREAU ET LAFLEUR: CONCRÉTION PANCRÉATIQUE d\u2019une surrénalite calcifiante (B.K.).Par mesure de prudence il serait indiqué de pratl- quer l\u2019insufflation péri-rénale.» (Dr Albert Jutras.) Une surrénalite calcifiée ! Sur les indications de ce témoignage la patiente est confiée au docteur Mercier.Ce dernier, dans le but d'atteindre la loge rénale, fait une lombotomie et découvre une capsule surrénale d\u2019aspect sain et une calcification importante de la queue du pancréas.Exérèse partielle de la glande.Examen histo-pathologique: « pièce de con- ÿ sistance extrêmement dure à la coupe; masse AJ totalement calcifiée dépourvue de toute struc- # ture organique sauf en certains points où l\u2019on d aperçoit des artères oblitérées à paroi calcifiée ou ossifiée.Rien ne permet d'établir la prove- Jnance précise et la nature de la pièce.» (Dr Riopelle.) * * * L\u2019intérét de ce cas est double: d\u2019abord en gce qu'il s'écarte des résultats habituels de nos investigations, ensuite par l\u2019opportunité exceptionnelle qu'il nous offre de refaire le point sur certains aspects rœntgénologiques des lésions pancréatiques et, partant, d\u2019autres affections similaires du territoire abdominal.LE PANCRÉAS.Rappels anatomiques.Pour nous, ils sont de première valeur.Le pancréas est une glande à sécrétion externe et interne reliée au duodénum par ses canaux excréteurs.Il est couché transversalement en avant des gros vaisseaux prévertébraux et du rein gauche, depuis la deuxième portion du duodénum jusqu\u2019à la rate.Direction.Sa direction est légèrement oblique de bas en haut et de droite à gauche.Il décrit en même temps, de droite à gauche, une première courbe dont la concavité pos- ftérieure embrasse la saillie formée par la co- onne vertébrale et les vaisseaux préverté- 1169 braux, et une deuxième courbe dont la concavité antérieure s'adapte à la voussure de la paroi postérieure de l'estomac.Forme.On distingue au pancréas une extrémité droite, volumineuse, renflée, la tête; à la tête fait suite une partie plus étroite, allongée, le corps.Le corps est uni à la tête par un segment rétréci appelé col, et se termine à gauche par une extrémité mince, la queue.Dimensions.Le pancréas mesure environ 15 centimètres de long.Il atteint au niveau de la tête sa plus grande hauteur, qui est de 6 à 7 centimètres, et sa plus grande épaisseur, qui varie entre 2 et 3 centimètres.Conduits excréteurs.Le pancréas a deux conduits excréteurs: le principal est le canal de Wirsung et l\u2019autre le canal de Santorini.Canal de Wirsung: le conduit parcourt la glande d\u2019une extrémité à l\u2019autre.Après avoir traversé la tête du pancréas, il franchit la paroi duodénale où il est accolé au canal cholédoque qui est au-dessus de lui, et s\u2019ouvre dans le duodénum au niveau de la grande caroncule.Canal de Santorini: le canal traverse la partie supérieure de la tête du pancréas et s'étend du coude formé par le canal de Wir- sung dans le col de la glande au sommet de la petite caroncule de la deuxième portion du duodénum.Normalement le canal fonctionne comme un affluent du Wirsung.Vaisseaux et nerfs du pancréas.Artères: 1° les artères pancréatico-duodé- nales droites supérieure et inférieure, branches de l'artère gastro-duodénale, et l'artère pancréatico-duodénale gauche, branche de la mésentérique supérieure; 2° les rameaux pancréatiques de l'artère splénique; 3° l'artère pancréatique inférieure, branche de la mésentérique supérieure.Veines: suivent le trajet des rameaux artériels.Lymphatiques: ils aboutissent aux ganglions de la chaîne splénique, aux ganglions situés en arrière de la tête du pancréas, enfin aux 1170 ganglions supérieurs de la chaîne mésentérique supérieure.Nerfs: les nerfs viennent du plexus solaire par l\u2019intérmédiaire des plexus secondaires qui suivent les artères du pancréas.RADIOLOGIE.Le pancréas échappe normalement à l\u2019examen radiologique.Les rayons X permettent seulement de constater: 1° des calculs, taches anormales: 2° des refoulements et déformations des organes voisins quand le pancréas est le siège d\u2019une tumeur: 3° l\u2019image normale des autres viscères, ce qui fait éliminer leur participation au développement d'une masse anormale perçue dans la profondeur.Mais l\u2019origine pancréatique n\u2019est pas absolument démontrée pour autant (abstraction faite, bien entendu, des signes cliniques).Les opacités des calculs seront localisées en profondeur; leur fixité empêchera de les confondre avec des concrétions mésentériques ou intestinales, mais ne pourra les distinguer des calcifications ganglionnaires para-aorti- ques.Quand ils siègent dans la tête, leur groupement, non linéaire, les différencie des calculs cholédociens.S'ils se trouvent dans le corps et la queue, leur distribution transversale fera penser à une topographie pancréatique.Moutier et Porcher rappellent qu\u2019ils paraissent presque toujours flous sur les clichés, à cause des battements de l'aorte voisine.Les cancers de la tête du pancréas ouvrent l\u2019arc duodénal et peuvent, en outre, altérer ses contours en diminuant la lumière et en donnant même de véritables images lacunaires dans la région pyloro-bulbaire.Les kystes sont souvent très volumineux et se forment plutôt dans le corps de l'organe que dans la tête.Selon leurs dimensions et leur situation exacte, ils exercent des compressions L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.- - Montréal, octobre 1944 en divers sens.On les a signalés plus souvent entre l'estomac et le côlon, refoulant le premier vers la paroi antérieure.Il convient de toute façon d'étudier les rapports du tube digestif, du rein, de la rate avec la tumeur repérée par un cerclage sur la peau.Baryte, insufflation, pyélographie au besoin seront mis en œuvre.Le diagnostic du cas qui.nous intéresse est devenu indiscutable par le confirmatur chirurgical.D\u2019après Holmes et Klemperer, les concrétions opaques de la queue du pancréas ne sont observées que rarement et peuvent être confondues avec des lésions de même nature, ou à peu près, de la rate.CAUSE.La lithiase pancréatique est habituellement le terme d\u2019une stase ou d\u2019une infection.Or la sécrétion normale du pancréas est dépourvue de calcium.Il arrive cependant que la présence d\u2019un processus inflammatoire modifie cet état de choses et provoque le dépôt de sels calciques.L'apparition du calcium sur un terrain d\u2019infection est un processus physiologique de défense universellement recon- a GENDREAU Er LAFLEUR: nu.Le bacille de Koch est très souvent l'agent pathogène et il est très sage d\u2019en chercher ailleurs les manifestations.On admet également qu\u2019un trouble du métabolisme calcique se rattachant à une dysfonction parathyroïdienne peut amener ici et là dans l\u2019organisme des formations calciques inattendues ou encore une distribution pathologique du calcium dans les tissus qui en sont normalement constitués.Quoi qu\u2019il en soit, les deux ordres de phénomènes sont également vrais et nous devons de confier à la clinique, au laboratoire et à la radiologie le soin d\u2019établir le diagnostic différentiel.En 1926, Leriche et Policard démontrent que l\u2019accumulation de calcium s'opère dans les tissus conjonctifs de métabolisme ralenti, ayant une circulation modérée et où préexiste déjà une hypercalcémie.Cette opinion, comme tant d\u2019autres qui l\u2019ont précédée ou suivie, est fort acceptable, de par son caractère de véracité physiologique, de par aussi l\u2019autorité scientifique indiscutable de ses auteurs.Quelle est la nature du calcium du sang et des autres humeurs de l\u2019organisme ?Les études de Klinke, de Peters, de Van Slyke et surtout de Barr sont un apport précieux à la solution de ce problème.La teneur normale du calcium dans le sérum sanguin varie entre 9.0 et 11.5 milligrammes par 100 c.c.de sérum.Cette concentration est à peine modifiée par des injections intraveineuses massives de sels calciques.Il appert également que des injections d\u2019extraits parathyroïdiens produisent une hypercalcémie même en l'absence d\u2019une adjonction de sels calciques et malgré l\u2019apparition d\u2019une élimination abondante de carbonates et de phosphates de chaux produite par l'injection de la parathormone.Quoi qu'il en soit de toutes ces données biochimiques, elles demeurent la propriété scientifique de ceux qui y sont directement intéressés et, pour nous, un champ d\u2019investi- CONCRÉTION PANCRÉATIQUE 1171 gation sûr et capable de fournir au besoin les explications nécessaires à la compréhension des phénomènes qui peuvent nous tomber sous les yeux.Les calculs du pancréas occupent la plupart du temps le canal excréteur principal, à son abouchement duodénal.La formation d'une grosse concrétion unique peut aussi se faire dans un kyste ou un abcès de ce canal.La présence d\u2019un calcul dans la portion proximale du canal de Wirsung amène souvent une dilatation de toutes les lumières, même éloignées de la glande, et peut causer une pancréatite interlobaire et finalement une fibrose importante.| Lorsque les calculs sont multiples, ils sont généralement a facettes.Ils peuvent étre aussi ronds ou irréguliers.On peut les trouver n'importe où dans la glande.Un gros calcul, solitaire et localisé à la queue du pancréas, tel que nous le voyons, est de tous le plus rare.On peut si facilement le confondre avec une calcification d'une capsule surrénale ou une calcification splénique ou même avec une grande variété d\u2019autres calcifications du voisinage, qu\u2019il serait indiqué de prendre quelques minutes pour jeter sur les principales d\u2019entre elles un coup d\u2019ceil hatif.Pour la clarté pédagogique on a convenu de partager l\u2019abdomen en quatre champs ou quadrants: les supérieurs et les inférieurs droits et gauches.- Dans le quadrant supérieur droit que peut- on trouver ?Les dépôts calciques se rencontrent le plus souvent dans le tractus biliaire, le tractus rénal droit, le pancréas, les capsules surrénales; on découvre des îlots sous-phré- niques, hépatiques, paravertébraux et intervertébraux.Nous laissons de côté leurs aspects, leurs causes et leur devenir.Nous ferons de même pour les suivants.Le quadrant supérieur gauche peut contenir à peu près toutes celles du droit à l\u2019exception de quelques-unes comme celles du foie et de la vésicule et, en plus, les calcifications 1172 spléniques (phlébolithes, tuberculomes, infarctus calcifiés) ayant chacune des aspects typiques, les calcifications du pancréas, surtout du corps et de la queue, les nodules rétropé- ritonéaux développés pour la plupart sur un terrain d'hyperplasie.Le quadrant inférieur droit est le domicile habituel de l\u2019appendice.Les collections calciques à ce niveau se font d\u2019ordinaire sous forme de granulomes.On note également la présence de nodules mésentériques dont l\u2019image caractéristique en forme de framboise est précieuse pour leur précision diagnostique.On les trouve le plus souvent aux abords des apophyses transverses des quatrième et cinquième vertèbres lombaires.Il faut faire, en passant, une mention particulière de ces calcifications paravertébrales ori- ginant de suppurations anciennes, tuberculeuses, des apophyses et des corps vertébraux thoraciques inférieurs et lombaires et qui ceinturent le psoas ou le longent sur des parcours variés; ils ont un dessin irrégulier, disparate et sans cohérence.Les plaques athé- nomateuses, les anévrismes calcifiés de l'aorte abdominale, et surtout les calcifications vasculaires en distribution parallèle ou circulaire font aussi de cette région un endroit de prédilection.\\ Nous passons volontiers sous silence les calculs urétéraux habituellement caractéristiques.Avant d\u2019incliner à gauche pour pénétrer dans le dernier quadrant, il serait bon de vérifier si la voie est libre, car on peut être bloqué par des agglomérats de calcium assez considérables et bien accrochés aux parois utérines.Ce sont de grosses masses, d'aspect spongieux, souvent multiples, traduisant une transformation leiomyomateuse de l'organe.On pourrait également faire \u2018une courte pause au pubis et détailler le nombre des petits calculs rondelets de la prostate \u2014 j'ai laissé ce soin à mon confrère \u2014 et des amas parfois énormes de la vessie.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Ce dernier champ n\u2019a rien de strictement} typique, puisqu'il peut singer son voisin.AR l\u2019occasion de son investigation, il serait quand même opportun de rappeler que les kystes ovariens se calcifient parfois en totalité ouf en partie.L\u2019'ovaire lui-même peut être le siège d\u2019une calcification massive sans forma tion kystique.Un dernier mot sur les kystes dermoïdes ou tératomes.Comme chacun le sait, on trouve des dents, des os, des cheveux.La nature de ces pièces concourt éminemment à leur identification radiologique.Or pourrait sans doute les confondre avec des calcifications de tumeurs malignes quoique les arborescences de ces dernières peuvent assez bien écarter la méprise.Pour ce qui aff trait à des lésions qu'on ne rencontre pas chez nous, comme les schistosomiases et les cysticercoses, nous faisons motus.Il est bien entendu que cette communication est largement incomplète.Il nous a été impossible de traiter dans le détail une aussi vaste question.BIBLIOGRAPHIE TESTUT: Anatomie.A.L.BACHMAN: «Calcifications in the splenic region.» Am.J.Reentgenol.and Radium therapy, 43: 607; 1940.3.D.P.BARR: «Pathological calcification.» Physiological Reviews, 12: 593; 1932.4.John D.CAMP, Ralph G.BALL et Carl H.GREENE: « Calcification of the suprarenal glands in Addison\u2019s disease.» Am.J.Reentgenol.28: 594 (nov.) 1932.CHAUMET: Traité de radiodiagnostic.6.F.GRAY: «Calcifications of the spleen.» The Am.N= on Journal of Reentgenol.and Rad.therapy, 49: 336 (mars) 1944.7.HOLMES ect KLEMPERER: Cités par A.L.Bachman.8.LERICHE et POLICARD: La physiologie normale et pathologique de l\u2019os.Paris 1926.9.J.A.L.Mc CULLOUGH et Charles G.SUTHERLAND: «Intra abdominal calcification: the terpretation of its rœntgenologic manifestation.» Radiology, 57: 450 (avril) 1941.Bernard P.WIDMANN, Herman W.OSTRUM et Herbert FREED: « Practical aspects of calcification and ossification in the various body tissue.» Radiology, 30: 598 (mai) 1938.10.in- § KYSTE DE LA RATE Observation d\u2019un cas Par Rosaire LAUZER Chirurgien, et Alphonse Bernier, Anatomo-pathologiste, Hôpital Saint-Luc (Montréal).Observation.(Dossier 80867, hôpital St-Luc) Mme M.), âgée de 26 ans, est envoyée d\u2019urgence en hirurgie le 16 février 1944, pour syndrome bdominal aigu.commencé subitement, dix eures plus tôt, vers la fin de la journée.zette douleur a été particulièrement tenace urant la première partie de la nuit, et ac- ompagnée de réflexes nauséeux.Son point \u20ac plus grande intensité est situé à l\u2019hypo- hondre gauche.La douleur a Dans les antécédents personnels de la ma- ide, on relève qu\u2019elle a été opérée pour ap- endicite, il y a dix ans.Quelques douleurs bdominales vagues, survenues dans la suite, nt été attribuées à des adhérences post- pératoires.Les règles se sont établies nor- 1alement, à l\u2019âge de douze ans.Mariée de- uis trois ans, elle a eu une grossesse à terme.lle serait actuellement enceinte de deux 101s.Dans sa famille, une sceur est morte de 1meur cérébrale; deux autres ont été opé- \u2018es, l\u2019une pour tumeur génitale, l\u2019autre pour 1meur du sein.À.l'examen nous constatons que la malade t de constitution délicate et de type longi- ÿgne.Le pouls bat à 100, la température est : 99 degrés.Les téguments sont souples, les wuqueuses de coloration normale.Cette malade est surtout fatiguée; elle {pond bien à toutes nos questions, mais elle doute l'examen manuel, qu\u2019elle croit sus- ptible de réveiller ses douleurs, alors con- Férablement diminuées.Pour la même rai- In.elle reste immobile et limite l\u2019ampli- ÿde de ses mouvements respiratoires.L'abdomen est légèrement ballonné.La palpation en est difficile et particulièrement douloureuse du côté gauche; mais il n\u2019y a pas de contracture musculaire franche.On ne découvre pas de hernie ni d\u2019anomalie de la cicatrice d\u2019appendicectomie et les culs-de-sac vaginaux sont souples.A ce stade de notre examen, nous avons déjà éliminé la question de l'urgence chirurgicale, pour retenir plusieurs hypothèses.La localisation de la douleur, la constipation chronique, l'arrêt des gaz et des matières depuis le début du syndrome douloureux, suggéraient surtout celle des affections du côlon gauche et de son méso.En plus, on ne relève pas de passé digestif ni trouble urinaire.Les autres fonctions de l'organisme, inventoriées tour à tour, restent également négatives.La radiographie simple de l'abdomen n\u2019apporte pas encore de renseignements pouvant éclairer le diagnostic.Les urines sont normales, ainsi que l\u2019azotémie et la glycémie.La numération globulaire se lit comme suit: Hémoglobine 65% Globules rouges 4 200 000 Globules blancs 5 400 Valeur globulaire .69 Polynucléaires (neutrophiles et basophiles) .85% Lymphocytes (petits et moyens) 11% Grands mononucléaires .4% Polynucléaires éosinophiles .0% Dès le deuxième jour, la température tombe à la normale et s\u2019y maintient.«Le lavement baryté s'effectue rapidement et facilement.Il visualise une ampoule rec- 1174 tale normale, une anse sigmoïde reportée à droite, mais ayant des parois également normales.Le côlon descendant présente des parois bien dessinées; sa palpation est impossible par suite de la douleur occasionnée chez la patiente.Le côlon transverse présente une double coudure; celle de droite semble fixée au centre de l\u2019abdomen (même constatation sur la radiographie après garde-robe).Le côlon ascendant est normal ainsi que le cacum.» (Dr Vallée.) Mais alors la palpation de 'abdomen, devenue plus facile, révèle l\u2019existence d\u2019une masse para-ombilicale gauche.Les jours suivants, l\u2019abdomen étant de moins en moins douloureux, les limites de cette masse se précisent davantage.Son pôle inférieur descend à quatre travers de doigt en bas de l\u2019ombilic.Elle détermine en outre une voussure qui atteint la ligne médiane et gagne l\u2019hypochondre gauche.La pyélographie par voie intraveineuse montre une image normale à droite, un péristaltisme pyélo-urétéral diminué à gauche, mais sans déviation aucune de l\u2019uretère, comme cela se retrouve dans les kystes du pôle inférieur du rein.Après ces différentes explorations, qui nécessitèrent une évacuation intestinale de plus en plus complète, la masse apparaît aussi plus franchement intra-abdominale.Elle présente près de l\u2019ombilic une zone de matité, de la grandeur d\u2019une paume de main.Elle est légèrement mobile de droite à gauche, fluctuante, et douloureuse seulement à la pression appuyée.A l\u2019opération, une incision para-médiane gauche, partant à quatre travers de doigt en bas de l\u2019ombilic et se prolongeant jusqu\u2019aux fausses côtes, découvre environ la moitié d\u2019une masse kystique, dont l\u2019autre partie plonge dans le thorax.Cette tumeur remplit à peu près tout le côté gauche de l'abdomen, recouvre le côlon descendant, l\u2019angle splé- nique, une partie du transverse et la rate L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 même, repousse vers la droite les anses grêles, I'estomac et la partie mobile du pancréas.Elle adhére faiblement au péritoine pariétal, mais par contre, ses attaches au diaphragme sont épaisses et difficiles à rompre.Nous continuons alors l\u2019incision de la paroi en suivant le rebord des fausses côtes et la ligne .médiane jusqu'à I'appendice xyphoide.Cette manceuvre nous permet de décoller sous le controle de la vue les fortes adhérences au versant antérieur de la coupole diaphragmatique, de sortir complètement l\u2019énorme kyste, , entraînant avec lui la rate d\u2019un côté et de l\u2019autre la grosse tubérosité de l\u2019estomac et la partie mobile du pancréas.L'extrémité supérieure du kyste sépare la rate de l\u2019estomac de toute sa largeur ou de son petit diamètre, qui est d'environ quinze centimètres.Les vaisseaux courts n\u2019atteignent pas directement la grosse tubérosité stomacale, mais s'étalent } sur cette partie contre-posée du kyste, en | formant méso avec la séreuse.Et il en est ainsi de la queue du pancréas, qui est couchée sur le kyste dont la base d'implantation s'attache au hile de la rate.Après libération de l'estomac, la tumeur reste adhérente au pancréas d\u2019un côté, au hile de la rate de l\u2019autre.Croyant qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un kyste de la queue du pancréas, nous tentons de briser les attaches spléniques.Mais de grosses veines se déchirent, et l'hémorragie qui en résulte nous force à ligaturer en masse tout le pédicule de la rate, en prenant aussi une partie du pancréas.Ce gros pédicule est ensuite repris par des ligatures séparées et coupé graduellement.C\u2019est à ce stade seu- | lement que nous avons réalisé qu\u2019il s'agissait À non pas d\u2019un kyste de la queue du pancréas, | mais plutôt d\u2019un kyste du hile de la rate.L\u2019opération terminée, nous donnons une.transfusion de 450 c.c.de sang conservé et un litre de sérum.Les suites opératoires sont simples.Elles sont dominées vers le sixième jour par des douleurs thoraciques gauches et l'apparition LAUZER ET BERNIER: KYSTE DE LA RATE la radiographie d\u2019un voile pleural mince, ins élévation de la température.La malade uitte l\u2019hôpital le treizième jour après l\u2019opéra- jon.Les spécimens chirurgicaux qu'on nous a mis pour examen comprenaient une rate fitimement liée à une volumineuse poche ystique.La rate mesurait 4x 12x 3 et pesait 170 -ammes.Elle était molle et la surface se plis- it facilement.A la coupe la boue splénique fait peu abondante, mais çà et là on notait = petites régions hémorragiques, infarctoides.L\u2019armature conjonctive ne présentait rien e particulier.§ Au niveau du hile la capsule se continue dec la paroi de la poche kystique.Cette poche kystique mesurait 24 cm.par 5 cm.de diamètre.La paroi était grisâtre.la coupe elle s\u2019est vidée d\u2019un contenu séro- fématique plutôt épais.La face interne du yste offre de nombreuses ébauches de cloi- onnement, mais n\u2019allant pas jusqu\u2019à former es kystes secondaires.Cette face est recouverte de détritus fibri- Zoïdes adhérents.L'examen histologique a révélé peu de chose Quant à la rate.Les sinus par places sont dis- ndus et aux endroits infarctoïdes macrosco- iquement on note de véritables lacs sanguins.Un fragment fut prélevé juste au niveau de 1 jonction du kyste et du hile splénique.On | voit très bien la capsule de la rate qui, se ontinuant, forme la partie externe du kyste.lette partie est très vascularisée et très hyper- jémiée.La paroi d'épaisseur variable est plu- ot fibreuse et contient souvent des amas lym- 1175 phoïdes et des vaisseaux ectasiés.Çà et là on y note des cellules géantes à corps étrangers en plein milieu de la paroi.Mais cette dernière constatation est surtout facile à la face interne constituée entièrement par des cellules xanthé- lasmisées et des cellules géantes à corps étrangers où l\u2019on retrouve les empreintes de cristaux de cholestérine.La présence de ces cellules géantes à différents niveaux de la paroi permet de conclure à une stratification progressive.Dans cette paroi on ne trouve aucun indice qui nous permet de rattacher ce kyste à une origine pancréatique ou autre.Il semble donc que ce kyste ait pris naissance tout au moins dans le hile de la rate.Les kystes d\u2019origine intra-splénique naissent facilement de la rupture des artères splé- niques dénuées de couche élastique.Mais ces kystes sont habituellement de volume restreint.Nous avons d\u2019ailleurs noté dans la rate de véritables lacs sanguins.Doit-on attribuer une origine similaire à notre kyste qui se serait extériorisé ultérieurement dans le hile ?Il nous est impossible de résoudre cette question, mais il semble bien que le kyste soit d\u2019origine splénique ou au moins hilaire, tout comme les rates surnuméraires qui sont assez fréquentes, à ce niveau.SI nous avons rapporté cette observation ce n'est pas tant par sa rareté que par le problème du diagnostic différentiel qu\u2019elle posait. UN CAS CURIEUX D\u2019HÉMIPLÉGIE INFANTILE ! Par Pierre F.SALGADO.En pathologie infantile, le défilé disparate des urgences de la clientèle hospitalière nous offre souvent des casse-tête dont on ne trouve malheureusement la clef qu\u2019à la table d\u2019'autopsie (alors qu\u2019un traitement étiologique relativement simple aurait pu éviter la catastrophe).Le diagnostic précis, étiologique, qui en la matière est un diagnostic pressant, ne peut se faire qu\u2019en suivant les règles simples, mais rigides, d\u2019un examen pédiatrique complet, en suppléant à la difficulté du mutisme de l'enfant, par une insistance particulière sur l\u2019interrogatoire de l\u2019entourage immédiat., Ces considérations me conduisent à vous présenter un cas d'hémiplégie flasque survenue brusquement chez un enfant dont voici l\u2019histoire.Observation.N.J., 27 mois, est transportée d\u2019urgence à 10 heures du soir, le 12 avril 1944, à l\u2019hôpital Sainte-Justine où la mère affolée nous raconte qu'elle l\u2019a trouvée dans son berceau en proie à des convulsions cloniques généralisées à tout le côté droit et à la face, convulsions qui duraient depuis 7 heures de ce méme soir.Elles avaient cessé en cours de route et nous trouvons notre petite malade étendue sur la civière de l\u2019ambulance, la jambe gauche à demi fléchie sur la cuisse, les membres droits reposant sur le plan du lit, plongée dans le coma, les yeux grands ouverts déviés vers la gauche de même que la tête, la respiration rappelant le type Cheyne- Stokes.La recherche de ses antécédents nous révèle 1.Travail du service de Neurologie à l\u2019hôpital Sainte- Justine sous la direction du docteur Jean Saucier.qu\u2019elle a eu la coqueluche et a reçu le B.C.Get I'anatoxine de Ramon.L'enquête sur lès antécédents familiaux et héréditaires reste nulle.L\u2019enfant se trouvait depuis 10 jours en milieu contaminé par la rougeole.Les convulsions auraient débuté pendant son sommeil, nous dit la mère.Jusque-là l'enfant avait toujours été bien portante, à part un coryza banal dont elle souffrait depuis 2 à 3 jours.Elle ne pouvait expliquer les crises par quoi que ce soit.À ce moment le père intervient pour nous dire qu'au dîner l'enfant avait ingéré pas mal de fèves au lard, qu\u2019elle avait vomi dans l'après-midi vers 4 heures et qu\u2019elle s\u2019était mise à « fébri- culer » un peu dans la suite, ce qui porta la mère à la coucher de bonne heure, après lui avoir administré une capsule purgative.Vers 8 heures l\u2019attention de la mère fut attirée par des mouvements anormaux de l'enfant qu\u2019elle nous décrivit comme étant de véritables crises convulsives cloniques intéressant l\u2019hémiface et les membres du côté droit.Ces crises durèrent jusqu\u2019à l\u2019arrivée de l\u2019ambulance, passant par des alternatives d\u2019accalmie et de recrudescence.A 10 heures 30, nous voyons l\u2019enfant à la salle d\u2019urgence.Bien constituée pour son âge.Elle n\u2019a plus de convulsions, mais se trouve plongée dans le coma avec déviation conjuguée de la tête et des yeux, sécrétions abondantes encombrant les voies respiratoires.La ventilation pulmonaire irrégulière rappelle la respiration de Cheyne- Stokes.Appareil respiratoire: coryza, toux, dyspnée avec irrégularité du rythme, râles ronflants et quelques sous-crépitants sur toute l\u2019étendue des plages pulmonaires. Appareil circulatoire: tachycardie, éré- tysme cardiaque.P.A.110/60.Appareil digestif: constipation, abdomen puple, pas de défense.La gorge, le nez, les oreilles examinés at- ntivement se révèlent absolument normaux.Système nerveux: convulsions, coma, dévia- on conjuguée de la tête et des yeux.Réflexes: ostéo-tendineux complètement »olis a droite, tres affaiblis a gauche; cutanéo- dominaux: abolis; ébauche de Babinski a oite; cutanéo-plantaire en extension a gau- LE.Les pupilles, en myosis, réagissent très fai- lement à la lumière.Tonicité: perte totale du tonus musculaire ts membres droits qui sont mous, flasques à ] palpation, et tombent lourdement sur le jan de la civière.Les membres gauches ont {rdé leur tonicité quoique un peu dimi- née.Sensibilité: abolie complètement a droite, &s diminuée sur tout le reste du corps.Déviation légère de la face vers la gauche.Ys de signes méningés, pas d\u2019incontinence, Is de torpeur.En présence de cette symptomatologie, l\u2019idée ine importante lésion de la zone motrice quche nous a surgi a l'esprit et, tour a tour, \u2018us avons envisagé l\u2019hémorragie, l\u2019artérite, incéphalite aiguë, le traumatisme, les tu- zurs et abcès du cerveau (la méningite tu- frculeuse au début), les intoxications exo- Mnes et endogènes.L'épisode infectieux a be de coryza de ces 10 jours pouvait dans e certaine mesure supporter, en forçant peu la note, l\u2019hypothèse de l\u2019artérite et q I'encéphalite dues à la phase microbienne dq coryza.Sans écarter cette possibilité, nous qendions d'autres confirmations pour l\u2019asp'r.En faveur de l\u2019abcès du cerveau nous SALGADO: UN CAS D\u2019'HÉMIPLÉGIE INFANTILE 1177 n'avions aucun élément palpable: l'absence d'histoire de trouble oto-mastoïdien nous faisait croire de moins en moins à cette explication; quant à l\u2019abcès d\u2019origine endogène ou sanguine, sa rareté, l'absence de signes dans les jours précédents, nous autorisaient à ne pas trop nous y fier.Aucun élément ne justifiait non plus l\u2019'hémorragie cérébrale ou cérébro-méningée, pas de traumatisme, pas d\u2019hypertension artérielle.Serait-ce une encéphalite à la période d\u2019incubation de la rougeole ?Cette complication précoce n\u2019a jamais été signalée, et nous attendions d\u2019autres confirmations avant d\u2019y croire.Aucun médicament, aucune drogue n\u2019avaient été administrés qui pouvaient intoxiquer notre petite malade et servir de base à cette symptomatologie.La seule présomption vraiment solide était en faveur d'une intoxication plutôt d\u2019ordre alimentaire qui cadrait si bien avec l\u2019histoire du cas, la rapidité d'apparition des signes dans les limites de l'absorption de fèves au lard non digérées.De toutes façons, nous formulons un pronostic sérieux et, fort de cette présomption, nous prescrivons un lavage d'estomac, une copieuse irrigation colique, du sérum glucosé à 25% intraveineux dans l\u2019idée de stimuler la diurèse, et de mettre à contribution les propriétés antitoxiques générales du glucose, du gluconate de Ca, surtout dans le but de prévenir d\u2019autres convulsions, des cataplasmes synapisés du thorax, des tonicardiaques et une ponction lombaire.Le liquide ramené à la ponction était eau de roche, ne contenant pas de cellules à l'examen extemporané.(Au cours de la ponction, l\u2019enfant remua légèrement la jambe paralysée.) 3 heures après, elle paraissait déjà, tout en restant inconsciente, manifester plus de vie.La déviation de la tête était moins marquée.Le lendemain, à son réveil, elle était parfaite- 1178 ment consciente et remuait tous ses membres.Ceux du côté droit avaient recouvré toute leur tonicité.Dans les jours qui suivirent, sa rougeole éclata et nécessita son transfert en contagion où la maladie évolua de la façon la plus bénigne.Sa température disparut à l\u2019éruption et sa poussée congestive pulmonaire rentra très rapidement dans l\u2019ordre.L\u2019exposé de ce cas et de son dénouement heureux nous offre l\u2019occasion de tirer quelques leçons pratiques que je voudrais soumettre à l'attention des jeunes médecins qui n\u2019ont pas encore fait connaissance avec les problèmes troublants de la pathologie infantile.1° Il souligne l'importance de l\u2019examen clinique complet de tous les cas urgents.2° La valeur des renseignements fournis par l'interrogatoire de l\u2019entourage que l\u2019on doit, dans la mesure du possible, contrôler par le L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 questionnaire de plusieurs personnes au cou- : le rant de la maladie.J i 3° La vulnérabilité et la fragilité du sys- gu teme nerveux de l'enfant vis-a-vis des infec.4 tions et des intoxications, ce qui nous porte, «! à souligner le manque de spécificité des convulsions en pathologie infantile.HO 4 La violence de la symptomatologie, qui gi dans certains cas (enfants au préalable en yi bonne santé) semble disproportionnée à la cause et nous porte à penser à des diagnos- ti tics compliqués, au risque de méconnaître les .| causes simples et courantes.v ll 5° L\u2019abime qui existe entre la médecine 4 d'enfant et la médecine d\u2019adulte où les signes +} cliniques ont plus de spécificité.1 6° La rapidité avec laquelle les enfants réa-| d gissent aux intoxications graves soit dans le à sens du dénouement fatal, soit dans celui de\u2018 * la guérison, d\u2019où la difficulté de poser un ™ pronostic positif au début des manifestations.; tj 7° Le peu d'importance, l'absence presque 1 complète des troubles digestifs dans bon, nombre d\u2019intoxications alimentaires graves |y; du premier age.Ly » , i REVUE GENERALE m + 2 iy APHONIE ET DYSPHONIE PSYCHIQUES (LARYNGITE SPASTIQUE) | Par V.LATRAVERSE, m Broncho-cesophagoscopiste, Hôpital Notre-Dame (Montréal).in * La perte ou la diminution de la motilité normale de la glotte donne lieu à une aphonie ou dysphonie qui apparaît chez les sujets dont les réactions émotives exagérées produisent un déséquilibre des réflexes d\u2019inhibition ou d\u2019excitation de la motricité vocale.Autrefois, on assemblait toutes ces akiné sies vocales d\u2019ordre psycho-moteur sous le vo- à cable de «l\u2019aphonie hystérique ».Or, dans la pratique médicale courante, on a observé peu de malades, porteurs de ces troubles vocaux, qui présentaient en même temps le syndrome plus ou moins complet de l'hystérie. LATRAVERSE: APHONIE Tarneaud (3), Réthi (6) et Chevalier Jack- 1 (1) ont particulierement étudié ces affec- ns vocales psychogènes.Citons aussi G.Lau- gis (4), Ballanger (5), Lederer (7) et Ca- gre (2): gNous rapportons ici le résultat de nos cons- gations chez 13 malades qui souffraient de gsphonie et d\u2019aphonie à étiologie apparem- nt indéterminée.IOLOGIE.bur 13 cas, nous comptons 10 femmes.Leur ÿ: varie de 14 à 42 ans.Parmi les causes dé- nchantes de l\u2019akinésie laryngée, citons l\u2019u- de abusif de la voix (4 institutrices, 1 ora- fir, 2 chanteurs), la laryngite congestive asso- de a un coryza aigu ou à une amygdalite sub- quêë, le saisissement thymogène au cours d\u2019un yage en avion, un refroidissement plus ou pins subit, une indigestion aiguë avec vomis- nent, le désir d'attirer l'attention et la pitié re opérée), l'hystérie à son début (fillette de ; ans), un choc psychique dû à une auto- ÿ'gestion ou à une action extérieure, la nerie excessive.«En un mot, l'affection est laryngée; mais le Kynx n\u2019est pas le siège de la maladie.Pour compléter la liste des causes énumé- s, mentionnons l\u2019aphonie de guerre, le col- Ésus phonique (trac), jusqu\u2019au râclement paryngé du chanteur ou de l\u2019orateur.apparition brusque de l\u2019aphonie ou de la diphonie est commune à tous nos cas.ÊMPTOMATOLOGIE.4Jans le tableau suivant, nous résumons les ÿnes cliniques présentés par nos patients.conversation se poursuit à une tonalité ativement basse.\u2019 pe malade accuse de l'odynphonie (phona- n douloureuse) peu marquée; il proteste {4 ses efforts impuissants à émettre quel- ., / .ges sons bien articulés; parfois son enroue- ET DYSPHÔNIE PSYCHIQUES + 1179 ment s'accentue jusqu'à l\u2019aphonie complète, sa Voix est comme pressée, serrée.Il se plaint d\u2019une sensation de constriction ou d'étreinte laryngée.Au cours de la conversation, l\u2019on remarque que le malade parle en tenant les dents plutôt rapprochées; les lèvres seules, pour ainsi dire, prennent part à la modulation des mots.A ce moment, par le palper manuel ou digital externe du plancher de la bouche et du pharynx, on se rend compte que les muscles sus- hyoidiens sont tendus.Cette contraction retient et fixe le larynx au début de sa course ascendante, car l'élévation du larynx fait partie du mécanisme physiologique de la voix parlée ou chantée.Les tentatives de phonation sont précédées de mouvements laborieux de déglutition de salive; enfin, avec peine, le malade parvient à émettre quelques mots ou plus justement à souffler une phrase entrecoupée.Le patient se plaint de toux sans signe de dyspnée associée.En un mot, l'expression craintive du malade, l\u2019aspect figé ou en contracture du moule (1) buc- co-pharyngien de la voix parlée, la toux sonore, l'allure «self-defense » psychique du patient, la localisation laryngée de l'affection militent en faveur du diagnostic provisoire d\u2019akinésie vocale psychique ou de laryngite spastique.EXAMEN LARYNGOLOGIQUE.L'inspection et le palper externe du cou ne révèlent aucune lésion périlaryngée si ce n'est l\u2019état spasmodique des muscles sus- hyoïdiens et l\u2019ascension incomplète du larynx au cours de la phonation.Chez quelques-uns de nos malades, il y avait présence de coryza et d\u2019amygdalite sub- aiguë.Exploration au miroir laryngé.Le vestibule laryngé et les sinus piriformes sont normaux.Les aryténoïdes parfois congestionnés ne sont pas œdématiés; ils sont pourvus de mouve- 1180 ments symétriques mais indécis à certains moments.Les bandes ventriculaires ne sont pas hypertrophiées et ne semblent pas participer à la phonation ni empiéter sur le jeu des cordes vocales.Il faut faire exception pour les cas qui souffrent d'infection grippale: le son des cordes vocales est étouffé par le resserrement des bandes ventriculaires qui les surplombent et vibrent.Le plus souvent, les cordes vocales sont piles, minces, à moins qu\u2019il n'existe de la congestion grippale secondaire.Si l'on com- Positions Ca da vérique mande au patient de dire E.e.e.e., 1l s\u2019abstient quelques instants; les cordes vocales sont prises comme d\u2019affolement et d'indécision entre l\u2019abduction et l\u2019adduction complète, soumises au dérèglement de l'incitus psycho-moteur; parfois, elles s\u2019accolent et aucun son ne sort.Enfin, le cri caractéristique E.e.e.e.est émis.En général, nous avons remarqué que le son maintenu prend le caractère de la voix soufflée et enrouée; que c\u2019est dû à l\u2019incoordination des cordes vocales, retenues et gardées comme en suspens dans leur élan vers l\u2019adduction complète; elles prennent une position parallèle intermédiaire entre l'attitude cadavérique et l\u2019accolement phonique, la glotte restant incomplètement fermée.| spastigue I\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014BurLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Les figures suivantes démontrent les pos: gh! tions comparées de la glotte.gC ill | IS Chevalier Jackson conseille d'instiller un gl goutte ou deux de sérum physiologique sur M; glotte pour déclencher le réflexe de la toux eZ ji observer le mouvement des cordes vocale y 1 quand le malade persiste à ne pas émettre df.son.ro Tout cas d\u2019aphonie ou de dysphonie doi} être soumis à 1'épreuve d\u2019assourdissement afi il fo qu Ris yo qe 5 : Ÿ by Li Hé Ph (0 phon ue | / mr iJ AUTRES MOYENS DE DIAGNOSTIC.d\u2019en vérifier la nature organique ou fonction nelle.La suppression du contrdle auriculair@n par le bruit incite le sujet à augmenter l\u2019infa tensité de la voix et à modifier sa tonalité d\u2019é,| mission pour revenir automatiquement à sor Yi intonation physiologique normale.I - Epreuve d\u2019assourdissement.On peut réalisez i cette épreuve en se servant des instrument, suivants: le vibrateur de Barany que l'on em ploie pour le dépistage de la surdité simulée +h les microphones des anciens appareils radio phoniques communiquant avec un assourdis # seur électrique; l\u2019assourdisseur qui accom \u20ac pagne tout audiomètre.ù La tomographie du larynx.La tomographie ; (planigraphie) par l'emploi des coupes ou sec tions radiographiques à des profondeurs diffé i rentes du larynx nous révèle encore mieux la LATRAVERSE: pmplexité des éléments moteurs dans l'acte pcal.Cette méthode nous renseigne sur la *nivellation des cordes vocales, la netteté des pntours de l\u2019endo-larynx, l\u2019ouverture ou le { l>gré de profondeur des bandes ventriculaires.La stroboscopie du larynx.La stroboscopie pus fait voir l\u2019image au ralenti des ondula- trticularités du tracé vibratoire tel qu\u2019on eut le constater pour une corde de piano ou : violon.Dans un avenir plus ou moins pproché, avec l\u2019aide du professeur Bernier : l'Ecole Polytechnique, nous réaliserons | construction d\u2019un stroborama en tirant part: des développements récents de la strobos- ÿpie appliquée aux industries de guerre.Cette méthode nous révèle les altérations gcales d'origine neuro-psychique ou orga- j@que (T.B., cancer, etc.).Dans l\u2019akinésie ryngée, le stroboscope démontre l\u2019absence bratoire des cordes ainsi que des désordres fioteurs variés.En présence de la laryngite astique, à l'examen stroboscopique, l\u2019on se nd compte que les bandes ventriculaires Esnt parfois susceptibles d\u2019entrer en vibration donnant naissance à une voix basse et urde (Tarneaud).> En pratique journalière, l\u2019histoire clinique, #l mimique du malade au cours de la conver- ;æsion, la laryngoscopie et l\u2019épreuve de l\u2019anal- sie du pharynx nous permettent souvent de ®ser un diagnostic précis de dysphonie psy- ecique.à TRAITEMENT.1.Autant que possible, établir le diagnostic À la première consultation au cours de la- Celle, après analgésie du pharynx (ponto- Cne 2%), l\u2019on fait parler le malade.Décla- T subitement au patient que son larynx est I'rmal et qu\u2019il y a absence de toute lésion.li commander de se servir librement de sa \\ix sans serrer les dents.APHONIE ET DYSPHONIE PSYCHIQUES ns rapides des cordes vocales et ainsi les.1181 2.Rééducation vocale.Entraîner le patient à parler sur un ton plutôt élevé.Devant un miroir, lui conseiller d\u2019émettre le son des voyelles, la langue reposant sur le plancher de la bouche, la bouche bien ouverte comme pour manger une pomme.Ces exercices auront pour résultat de faire relâcher la musculature bucco-pharyngée.3.Chez tous nos malades, il existait de l\u2019hyperesthésie de la muqueuse pharyngo-laryngée.Aussi, l'emploi de Nuporal (Ciba) ou autre préparation du même genre (Throat Disk P.& D., « O.R.-95 », Boratol, etc.), pendant quelques jours, continue-t-il l\u2019action de la vaporisation de la pontocaine 2% ou de la cocaine 5%, etc.4.Certains auteurs conseillent l\u2019excitation faradique (7).PRONOSTIC.Très satisfaisant.Tous nos malades ont guéri.Nous avons enregistré deux récidives d'une durée de 2 à 3 jours chacune: à notre connaissance, elles ne se sont pas répétées.BIBLIOGRAPHIE pd .Chevalier et Chevalier L.JACKSON: Diseases and Injuries of the Larynz.2nd Ed.The Macmillan Co.N.Y., 1942.2.G.CANUYT: Les maladies du larynx.Masson et Cie, Paris, 1939.3.J.TARNEAUD: Idem.4.G.LAURENS: Précis d\u2019oto-rhino- laryngologre.Masson et Cie, Paris, 1931.5.W.L.et H.C.BALLANGER: Diseases of the Nose, Throat and Ear.Lea & Febiger, Phila- delphie.1943.6.RETHI: «La voix des bandes ventriculaires et la musculature du pharynx.» Annales d\u2019O.R.L.no 5.mai 1933.7.F.L.LEDERER: Diseases of the Ear, Nose and Throat.4th Ed.1943, F.A.Davis Co., Philadelphie. PROSTATECTOMIE TRANSURÉTRALE ! : Par Auguste HEBERT, F.R.C.S.(C.), Chef du Service d\u2019Urologie à l\u2019hôpital St-Luc (Montréal).Ma communication de ce soir est intitulée: «La prostatectomie transurétrale.» C'est un titre qui aurait paru bien osé, il y a une dizaine d\u2019années, car alors on ne parlait que de forage prostatique ou encore de résection transurétrale, ce qui indiquait qu'on ne faisait qu\u2019un chenal dans l\u2019urètre prostatique, histoire de soulager temporairement le malade de sa rétention, quitte à recommencer au besoin.Mais aujourd'hui, ment des instruments et surtout avec une technique appropriée, on enlève bel et bien la prostate et les résultats ainsi obtenus sont comparables à ceux obtenus autrefois avec la prostatectomie sus-pubienne ou périnéale.La méthode comporte des avantages mar- avec le perfectionne- qués sur la prostatectomie ordinaire, mais elle comporte aussi des dangers très graves en des mains moins expérimentées, car il n\u2019est plus question de l\u2019habileté de l'opérateur comme chirurgien mais comme instrumentateur.Et s\u2019il était facile pour un bon chirurgien d\u2019apprendre à faire une prostatectomie apres en avoir vu faire quatre ou cinq, il faudra au même chirurgien une centaine de résections prostatiques avant de se qualifier bon opérateur, et de s'attaquer aux grosses prostates.C\u2019est ce qui explique le haut taux de mortalité rapporté précédemment tant aux Etats- Unis qu\u2019au Canada.Tous voulaient faire le forage prostatique chez n'importe quel malade sans faire un choix judicieux, D'autres chirurgiens, par contre, osaient de très bonnes statistiques, mais ce, parce qu'ils faisaient un choix tellement restreint de beaux cas seulement.Aujourd'hui, l\u2019instrumentation perfectionnée actuelle, dans les mains d\u2019un bon opérateur, vous permet de vous attaquer à n'importe quelle prostate et, même dans les mauvais risques opératoires, on peut avoir un taux de 1.Travail présenté à la Société Médicale, séance du 4 avril 1944 mortalité infiniment bas avec des résultats qu dépassent toute espérance.Je ne veux pas entrer dans les détails fast dieux de la technique mais plutôt vous parle des soins pré et postopératoires, des accident; à éviter et surtout des résultats obtenus.Dans la préparation du malade, il faut tou\u2019 d\u2019abord penser que nous avons affaire à de patients âgés qui peuvent avoir, en plus d'un rétention urinaire, bien d\u2019autres maladiég chroniques.Il est donc important de faire u examen général, surtout au point de vue caÿ dio-rénal; faire analyse d\u2019urine, examens à sang, azotémie, glycémie, temps de coagulà tion, etc.Comme préparation urinaire, il importe bien désinfecter la vessie par des sonda; répétés ou encore par la sonde à demeure.Ma s\u2019il n\u2019y a pas d\u2019infection urinaire et si l\u2019élin nation rénale est bonne, il est inutile de mett une sonde à demeure plusieurs jours ava l\u2019intervention; il vaut mieux procéder imm diatement dans l\u2019intérêt du malade mê car, ainsi que je le disais, il y a un momen ces malades sont presque tous âgés et le fai de les laisser au lit amène généralement ut congestion pulmonaire et un affaiblissemel général.Il vaut beaucoup mieux que le al tient soit debout jusqu\u2019à la veille de l\u2019opét tion si possible, quitte à lui faire des lavag| vésicaux deux fois par jour.Il est aussi bd de donner beaucoup de liquide par la bouc à moins d\u2019avoir affaire à un cas souffrant 4 décompensation cardiaque ou de néphrite À œdème.| Si nous prévoyons que le malade de avoir une sonde a demeure longtemps, vaudra mieux faire la ligature des déféren pour prévenir une épididymite toujours do}, loureuse et embarrassante.Les opinions so partagées sur la nécessité de faire cette lig ture; quant a nous, nous ne faisons la lig} ture que dans les cas infectés où nous som M HEBERT: PROSTATECTOMIE TRANSURÊTRALE peu près sûrs d'avoir une épididymite à la \u2018uite des sondages répétés.Quant à l\u2019anesthésie employée, nous croyons ue l\u2019anesthésie de choix est le Pentothal pour as petites prostates ou les hypertrophies sim- #les du col vésical.S\u2019il s'agit d\u2019une très grosse frostate, nous employons une rachi basse, arce qu'alors, la durée de l'intervention est fcaucoup plus longue.Nous n\u2019employons 1 mit fi ol NT 1 1 =r imais le cyclo-propane à cause des dangers yujours constants d\u2019explosions.Comme instrument, nous nous servons du isectoscope Stern-McCarthy qui offre 'avan- ge de couper du dedans au dehors et est une manipulation facile pour celui qui est ibitué à se servir du panendoscope de McCarty.Il arrive surtout qu'il ne s'agisse pas tou- urs d\u2019une hypertrophie simple de la pros- te; ainsi on peut rencontrer des calculs de vessie, des diverticules ou encore des tueurs vésicales.Dans les cas compliqués de culs, nous sommes d\u2019avis qu\u2019il vaut mieux, ire une cystostomie et enlever le calcul par ie sus-pubienne, même dans les cas où les lculs peuvent être broyés au lithrotome; le oc est moins considérable et il y a moins de ginger d'infection ou de perforation vési- le.Même si nous avons à ouvrir la vessie ur un calcul, nous pouvons quand même re la prostatectomie transurétrale; mas fint donné que la vessie est déja ouverte, us pouvons faire la prostatectomie ordi- ire, si le malade est en bonne condition gé- rale.Dans les cas de diverticules, la méthode de pIX est encore la prostatectomie transuré- le à moins que le diverticule soit si consi- able qu\u2019il faille l\u2019enlever par voie haute.Dans les cas de tumeur vésicale, nous pou- 1s dans une même séance enlever la tumeur la cautériser avec le même appareil.Parmi complications à éviter, il faut penser au umatisme de l\u2019urètre en introduisant l\u2019ins- ÿment, ce qui occasionnera plus tard des grécissements.1183 De méme, dans les cas de prostate énorme, il peut arriver une perforation de l\u2019urètre prostatique si l'opérateur ne prend pas toutes les précautions nétessaires.Et une fois la résection commencée, il faut mentionner les perforations vésicales ou intracapsulaires, toujours à craindre, qui devront être reconnues immédiatement et traitées en conséquence par drainage, car les suites en sont graves.Il y a aussi le sphincter externe qui ne doit pas être touché, sinon on s'expose à de l\u2019incontinence postopératoire, ce qui n\u2019a rien de bien agréable pour le patient.La grande complication, au moment de l\u2019opération, est surtout l\u2019'hémorragie qui doit être contrôlée immédiatement.Il faut s'arrêter surtout aux hémorragies artérielles et cautériser superficiellement pour ne pas avoir d\u2019hémorragie secondaire.Les soins postopératoires sont d\u2019une très graride importance.Nous laissons une sonde à demeure pendant deux ou trois jours seulement et nous faisons des irrigations continues pendant les premières vingt-quatre heures afin de prévenir la formation de caillots et assurer un bon drainage.Dans les deux jours qui suivent, nous faisons des irrigations fréquentes avec une solution d'acide borique.Il est très rare que nous ayions à donner des sédatifs, car la douleur est surtout provoquée par la distension vésicale, ce qui ne peut arriver avec un drainage adéquat.Nous gardons le malade environ une semaine et, avant son départ, nous faisons une dilatation pour prévenir les rétrécissements ultérieurs.Parmi les avantages rencontrés au cours de notre expérience de la prostatectomie tran- surétrale, il faut mentionner le temps relativement court de l\u2019hospitalisation, l\u2019absence d'inquiétude pour le malade qui n\u2019aura pas à subir une intervention chirurgicale sanglante et les résultats obtenus.Avantages donc d'ordre pécuniaire, moral et physique.Il faut mentionrer que, chez certains ma- 1184 lades très débiles ou très infectés, il ne pouvait pas être question de faire une prostatectomie par voie ordinaire, leur état général permettant tout au plus une cystostomie à demeure sous anesthésie locale: proposition bien peu alléchante pour le patient.Avec la méthode transurétrale, même chez les plus mauvais risques, on peut tenter l\u2019intervention, quitte à s'arrêter en chemin si l\u2019état général ne permet pas de continuer, chose qu\u2019on ne pourrait pas faire au moment de la prostatectomie par voie ordinaire.Dans les cas de prostates cancéreuses, la résection est la méthode de choix, car elle L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 peut soulager le malade en livrant libre pas sage à l'urine et permettre d\u2019arrêter des hémor ragies fatales; il est vrai qu\u2019aujourd\u2019hui nou employons la castration dans le cancer de I prostate, mais rien ne nous empêche de com£: biner les deux méthodes si besoin il y a.Ji! L'avenir est donc a la prostatectom:e transu rétrale et méme dans les cas de prostate énor§ me, où il faut recommencer intervention ji deux ou même trois fois parce qu\u2019il serai fi trop long d'enlever le tout dans une mêma séance.Cette méthode est encore préféré du malade, car il n'a pas à subir en définitivi une incision abdominale.Bulletin de l\u2019Assoctation des Médecins de Langue Francaise de 'Hmeérigque On Mord (Fondée à Québec en 1902) ZL\u2019 Union médicale Ou Canada (Revue mensuelle fondée à Montréal en 1872) Tome 73 \u2014 N° 10 Montréal, octobre 1944 LES ANTI-COAGULANTS L\u2019Héparine et le Dicumarol Les phénomènes de la coagulation sanguine n\u2019ont pas cessé de mériter l\u2019attention des physiologistes et de faire le sujet de nombreuses discussions touchant surtout la nature et le mode d'action exact des facteurs que les théories les plus récentes admettent encore comme indispensables à la coagulation: «prothrombine, thromboplastine, etc.En ces dernières années, nous avons assisté à des progrès sensibles en la matière; c\u2019est ainsi que la vitamine K, actuellement reconnue comme indispensable à la formation de la prothrombine, a pris dans la thérapeutique courante une place actuellement bien définie.Mais les physiologistes, qui connaissaient pourtant depuis bon nombre d\u2019années l\u2019existence de substances dites anti-coagulantes, ne leur avaient pas donné, dans leurs théorie de la coagulation, l\u2019importance qu\u2019on leurk,; reconnaît maintenant.C'est ainsi que} Howell avait parlé dès 1916 d\u2019une sub-b; stance anti-coagulante qu'il qualifiait Th alors d\u2019anti-prothrombine et que 'on con- by naît depuis ce temps sous le nom d'heparg il au _ rine.Hi L\u2019héparine de Howell pouvait être ex-f traite de nombreux tissus ; elle semble être, intimement liée aux plasmocytes d\u2019Er lisch que l\u2019on rencontre dans le tissu con jonctif et dans les vaisseaux.Cette héparine assez mal identifiée au point de vis \u2018 chimique, appartenait au groupe des aci fn des mucoïtine poly-sulfuriques.Employée A telle qu\u2019elle, même purifiée, elle provo- At quait, chez l\u2019animal de laboratoire, des \\ réactions qui décourageaient les premiers à essais; puis, à l\u2019instigation de Charles H.n Best de Toronto, en 1929, on tenta de purifier le produit.Charles et Scott, dans les ki laboratoires Connaught, obtinrent, après \u2018 quelques années de patientes recherches, I de l\u2019héparine cristallisée sous forme de sel #1 de baryum, cent fois plus active que le * produit original et surtout dépourvue de % toxicité.On reprit alors les essais chez les à animaux et l\u2019on en vint ensuite aux recherches chimiques.ti En même temps que l\u2019Ecole de Toronto, Ÿ les Scandinaves, tels que Fischer à Copenhague, Jorpes et Bergstron et autres { à Stockholm, s\u2019intéressaient au problème de l\u2019héparine et de ses applications à la clinique.Il s\u2019agissait d\u2019abord de voir ce ÿ que cet anti-coagulant physiologique don- ÿné par voie intraveineuse, pourrait faire contre la thrombose expérimentale d\u2019o- à rigine mécanique ou chimique.Dans les anastomoses artérielles, l\u2019on a réussi avec \u201cl\u2019héparine à conserver la perméabilité du vaisseau dans 80% des cas; tandis que les artères ainsi traitées sans préparation à l'héparine, ne restaient perméables que dans 35% des cas.Ces expériences montrèrent que, si l\u2019on pouvait conserver cette perméabilité pendant 72 heures, des points de suture guériraient et tout dan- ver de thrombose disparaîtrait.Dans l\u2019embolie périphérique par ailleurs, l\u2019on sait que, même après l\u2019ablation de l\u2019embolus, il persiste des lésions de intima du vaisseau qui provoquent une thrombose secondaire rapide qui obstrue de nouveau et rendent l\u2019embolee- tomie inutile.On reproduisit expérimentalement l\u2019embolie périphérique après à\u201c héparinisation » régionale ou générale {et, cette fois, après l\u2019ablation du corps étranger servant d\u2019embolus, les vaisseaux restèrent perméables.Même résultat dans {les cas de splénectomie avec altération de çla veine splénique.Il semblait donc ac- Quuis que l\u2019héparine pouvait prévenir la thrombose dans la circulation périphé- \u2018ique et dans la circulation portale; l\u2019on #lécida alors de l\u2019introduire en pathologie giumaine.Murray et Best rapportèrent en 1938 es résultats de cette thérapeutique nou- gvelle qui confirmèrent les constatations >xpérimentales.L\u2019héparine prévenait la {thrombose intravasculaire, elle n\u2019était pas oxique et, pourvu que le contrôle de son action fût rigoureusement suivi par des ÉDITORIAL 1185 temps de coagulation quotidiens, elle présentait peu de dangers.Depuis ce temps, les documents cliniques se sont accumulés, assez éloquents pour faire dire à Pfeiffer et Sain que, grâce à l\u2019héparine, l\u2019on peut espérer voir disparaître un jour le spectre de la thrombose postopératoire et de l\u2019embolie pulmonaire qui constituent des facteurs de mortalité importants après les interventions chirurgicales.L\u2019héparine ne fera pas disparaître le thrombus déjà formé; mais elle empêchera son accroissement; à cette action tient probablement l\u2019amélioration rapide constatée dans les cas de thrombo-phlébite postopératoire avec embolie pulmonaire.Les signes locaux s'amendent et les embolies ne récidivent presque jamais.Les embolecto- mies pratiquées chez les humains ont également donné les résultats que permettait d'espérer l\u2019expérimentation chez l\u2019animal et il semble logique de croire que la chirurgie vasculaire tirera grand profit de cette médication anti-coagulante.Dès 1939, Kelson et White employèrent l\u2019héparine contre l\u2019endocardite infectieuse, espérant diminuer ainsi la prolifération des végétations sur l\u2019endocarde.À I\u2019héparine on associa d\u2019abord les sulfami- dés; à date, les résultats de cette combinaison sont plutôt décourageants; il reste à voir ce que donneront maintenant l\u2019héparine et la pénicilline, qui représentent la symbiose thérapeutique la plus récente contre l\u2019endocardite, trop récente pour que les résultats prometteurs, paraît-il, permettent de crier victoire.L\u2019héparine, nous l'avons dit, est pratiquement sans danger, pourvu qu'on la donne assez longtemps après l\u2019opération pour ne pas nuire à l\u2019hémostase.Son action inhibitrice sur la coagulation est immédiate mais transitoire; si l\u2019on veut maintenir le temps de coagulation élevé, il faut donc donner à .peu près continuellement de l\u2019héparine par voie intraveineuse ; ces inconvénients, 1186 en plus du coût élevé du médicament, expliquent pourquoi l\u2019on a recours depuis 1941 à un nouvel anti-coagulant d\u2019origine végétale: \u201cle 3,3 méthylène bis 4 hydro- xyeumarin », connu maintenant sous le nom de dicumarol.Les vétérinaires avaient observé depuis \u2018bon nombre d\u2019années que les troupeaux de bestiaux pouvaient présenter des phénomènes hémorragiques.Grâce à Schofield et à Roderick, on en vint à incriminer le trèfle blanc avarié dont se nourrissaient les animaux ainsi touchés; cette découverte inaugura, en 1934, une série de patientes recherches que le chimiste Link et ses collègues terminèrent en 1941 par l\u2019isolement de l\u2019agent responsable de ces hémorragies, son identification chimique, et enfin, sa synthèse.Le dicumarol ainsi mis a \u2019honneur a subi depuis 3 ans les mêmes épreuves cliniques que l\u2019héparine.Son mode d\u2019action est encore inconnu; mais l\u2019on sait que, donné par la bouche, il prolonge le «temps de prothrombine », nuit à la rétractilité du caillot et augmente la sédimentation globulaire.Il agit moins vite que l\u2019héparine, mais plus longtemps.Il se donne par la bouche et n\u2019est pas coûteux.On lui reconnaît les mêmes indications que l\u2019héparine; l\u2019on sait qu\u2019il faut en proscrire l'emploi chez les ulcéreux, les insuffisants rénaux ou hépatiques, comme au cours des diathèses hémorragiques et de l\u2019avitaminose C.En dehors de ces contre-indications, malgré que l\u2019on ne puisse jamais prédire jusqu\u2019à quel point le dicumarol agira d\u2019un individu à l\u2019autre, le médicament n\u2019est pas considéré comme dangereux.Actuellement, l\u2019on associe même l\u2019héparine, qui agit de façon immédiate et transitoire, au dicumarol dont les effets ne se font sentir qu\u2019au bout de 24 ou 48 heures, et durent, même après arrêt de la médication, pendant une période variant de 7 à 14 jours.Il est nécessaire, au cours du traitement par le dicumarol, d\u2019en contrôler chaque L\u2019UNTON MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, vetobre 1944 Jour les effets par la recherche du temps de prothrombine qui ne doit pas dépassed en moyenne 35 secondes; malgré cette précaution, des hémorragies graves, parfois même mortelles, sont venues inopinément compliquer la thérapeutique.Il suffit d\u2019ailleurs, en cas d\u2019alarme, de cesse le médicament et de pratiquer une transfusion de 300 & 500 c.c.de sang frais, pour} mettre le malade a \u2019abri de complications} graves.Si l\u2019on redoute les accidents de ce genre avec l\u2019héparine, on peut les prévenir k en injectant de la protamine qui, s\u2019associant à l\u2019héparine, neutralise son pouvoir k anti-coagulant.De toutes les recherches expérimentales et cliniques consacrées à ces anticoagulants, l\u2019on garde l\u2019impression nette fk que nous avons maintenant à notre disposition, contre la thrombose et ses com- À plications, des armes thérapeutiques efficaces dont nous n\u2019avons pas encore éprou- | vé toutes les possibilités, ou reconnu tous | les dangers, mais dont la place semble définitivement acquise en clinique.Cepen- | dant, il n\u2019y a pas que des protagonistes de | l\u2019héparine et du dicumarol; certains auteurs, et non des moindres, n\u2019ont pas voulu communier à l\u2019enthousiasme qu\u2019ont pro- | voqué les applications cliniques des anti- | mais peut-on ne pas rester | songeur devant l\u2019espoir qu\u2019exprimaient | coagulants; encore dernièrement Allen et Barker de la Clinique Mayo que, si nous parvenions un jour à prolonger sans danger le temps de 3 coagulation pendant des périodes assez À longues, nous en viendrions à prévenir la thrombose des coronaires et des artères cérébrales, la thrombose de l\u2019artériosclérose et de l\u2019artérite oblitérante?De tels : espoirs ajoutés aux résultats heureux déjà ge mmr pnt.ES - obtenus dans la prévention de la throm- | bose postopératoire, ne justifient-ils pas l\u2019intérêt croissant que l\u2019on accorde à cette médication nouvelle?RoGER-R.DUFRESNE, M.D.à te 7 La 06 Sa a iis MEDECINE SOCIALE + + LA DIPHTÉRIE EN 1927 ET EN 1944 Aperçu des résultats obtenus Par Albert LeSAGE, Co-président de la Ligue Canadienne de Santé, Division de Québec.La Ligue Canadienne de Santé continue, sans merci, la lutte contre les maladies contagieuses, d'accord avec le ministre du Bien- être social, l'honorable Albini Paquette, et le directeur du service d'hygiène de la Cité de fi , L b dans notre campagne d\u2019assainissement et d\u2019é- @ Montréal, le docteur Adélard Groulx.C\u2019est de plus en plus urgent, chaque année, à cause de l'exiguïté, de l'encombrement et du manque de logement, surtout pour la classe ouvrière, @dont les familles sont nombreuses et obligées, trop souvent, de vivre dans des endroits som- ibres ou nullement appropriés à cette fin.Malgré.tout, nous sommes très encouragés ducation du public, si on en juge par les Wstatistiques officielles que j'apporte ce soir.Je vous prie de retenir, du moins, les con- @clusions pratiques qui en découlent.En remontant à 1927, début de la lutte, voici des chiffres à retenir si, en ce moment, il y a encore des gens qui doutent de son # efficacité.Je ne mentionne que la diphtérie.En 1927, début de l\u2019organisation, à Mont- ÿ réal, nous avons enregistré 1,826 cas de diphtérie, et 219 décès, soit un taux de mortalité de 30.pour 100,000 de population; celle-ci } était, à cette date, de 738,500 habitants.TABLEAU : Année Pop.Cas Décès Taux - 1927 738,500 1826 219 30 p.100,000 1940 894,000 133 11 12 \u2014 1941 903.007 193 31 34 \u2014 1942 926,000 212 26 28 \u2014 1943 950,000 158 27 28 \u2014 1944 1,000,000 101 16 8mois 25 \u2014\u2014\u2014 Donc, depuis la première année de la lutte contre les maladies contagieuses \u2014 en particulier, la diphtérie \u2014 de 1927 à 1943, il s\u2019est produit une chute impressionnante de la morbidité et de la mortalité, soit, 158 cas en 1943 contre 1826 en 1927, et 2.8 contre 30 p.100,000 de population, malgré une augmentation d'environ 300,000 habitants.Nous avons donc gagné sur toute la ligne de défense: en longueur et en profondeur, pour employer le style militaire.Les chiffres sont plus éloquents que de vagues commentaires.* * * A qui devons-nous attribuer ces splendides résultats ?a) En premier lieu, nous devons reconnaitre qu'ils sont dus surtout à l\u2019excellente organisation du service de santé de la ville de Montréal, pour pratiquer l\u2019immunisation des enfants contre la diphtérie.Sait-on que 400 employés sont constamment à la disposition du directeur du service: médecins, gardes-malades et autres ?b) En second lieu, à \"augmentation des crédits pour l\u2019hygiène.Notre budget municipal atteint, cette année, la somme de $1,800,000 environ, soit une dépense, par tête de population, de 0.95 sous.Elle était de 0.62 sous en 1937.C\u2019est donc une importante augmentation, autorisant le directeur du service à perfectionner son organisation au fur et à mesure des exigences de l'heure et de l\u2019intérêt public. 1188 Il convient d\u2019ajouter que la Ligue Canadienne de Santé contribue aussi sa large part des deniers qu\u2019elle reçoit, chaque année, pour continuer la lutte, de citoyens généreux, de compagnies d\u2019assurance et de grandes corporations.Je veux les en remercier publiquement.On ne doit pas oublier, aussi, l'augmentation des naissances à Montréal: 20,606 en 1942 et 21,595 en 1943.Songez aux conditions pénibles du logement au point de vue contagion, et vous serez surpris, sinon satisfaits, des résultats obtenus, malgré tout.c) En troisième lieu, au ministère du Bien- être social, dont les chefs \u2014 ministres et autres \u2014 ont coopéré très activement avec nous durant les campagnes d'éducation entreprises par toutes les associations privées de citoyens de notre ville.d) A la Ligue Canadienne de Santé, qui a constamment coopéré avec le bureau de santé de Montréal.e) Enfin, aux médecins de famille, qui semblent adopter de plus en plus la bonne habitude d\u2019'immuniser les enfants, puisque le sérum leur est fourni gratuitement.* * * La campagne systématique, continue et désintéressée, de toutes ces organisations, a contribué à éduquer le public, à dissiper les préjugés et à faciliter l\u2019immunisation des enfants de la classe ouvrière, en abaissant le coût du traitement, en augmentant le nombre des cliniques d\u2019immunisation et en améliorant les conditions de transport.Ainsi, la Semaine d\u2019immunisation contre la diphtérie, inaugurée en 1941 par une action conjointe du service de santé et de la Ligue Canadienne de santé, s\u2019est révélée un excellent moyen de propagande, selon l'avis de notre directeur, le docteur Groulx.En 1943, cette semaine de prévention a eu lieu du 11 au 18 avril.Plus de 1,700 enfants ont été L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 inscrits pour l'immunisation, ce qui a porté à À 16,839 le nombre des enfants immunisés au : pw f cours de l'année 1943.C\u2019est un chiffre im- \u2018y portant.Les préjugés sont donc dissipés; l\u2019ave- \u2018ut, f nir est plus encourageant.Le transport est toujours la principale objec- } tion.Nous essayons d\u2019y remédier grâce aux conférences publiques et à la radio, aux tracts, #.aux pancartes affichées dans les tramways et ailleurs; aux journaux, aux appels des curés et des pasteurs, et surtout au travail intelligent | accompli dans les familles par les infirmières durant leurs visites à domicile.Le public est donc tenu de connaître tous les détails de notre organisation contre les maladies contagieuses, en particulier la diphtérie.* * * La coqueluche.Je voudrais, puisque j'en ai l\u2019occasion, y associer la coqueluche.Sait-on qu\u2019en 1942, nous avons eu 4,800 cas et 40 décès, contre 1,539 cas et 19 décès en 1943, avec un taux moyen de mortalité de 4.p.100,000 habitants ?Or, on peut immuniser parfaitement les enfants contre la coqueluche et la diphtérie, en.une seule injection, indolore.Voici un renseignement précieux que je vous transmets de la part du directeur du service de la santé de Montréal.Conduisez donc vos enfants aux centres d\u2019immunisation contre la diphtérie et la coqueluche et répandez cette bonne nouvelle.* * * Avons-nous fait des progrès, depuis 10 ans?Indiscutablement.Donc, notre organisation est bonne.Cependant, depuis cinq ans, nous n\u2019avançons guère, si nous comparons nos chiffres avec ceux de la province d\u2019Ontario.En 1939, dans la province de Québec, nous avons enregistré 2,265 décès d\u2019enfants contre 1,419 dans LESAGE: LA DIPHTÉRIE EN 1927 ET EN 1944 a province d'Ontario, où la population est lus élevée.D'autre part, à Montréal, en 1943, et en @ 944, à date, nous avons eu 259 cas de diph- , érie avec 43 décès.A Hamilton, aucun cas lepuis 5 à 6 ans.Pourquoi, puisque notre yrganisation est bonne?A cause de notre gorce d'inertie, de notre indifférence envers l'hygiène et nos enfants !.\u2026 Je regrette de le léclarer.On obtient quelques bons résultats durant es campagnes actives d'immunisation, chaque nnée, puis on retourne aux mêmes routines t on oublie le danger que courent nos en- ants.Irresponsabilité !.On serait enclin, certains jours, a croire ue les parents, surtout chez les familles lombreuses, ne tiennent guère à la vie de geurs enfants, tant ils semblent oublier leur ôle de chef et relâchent leur surveillance.zeux-ci, depuis la gravité croissante des évé- tements actuels, ne vivent-ils pas, avec trop le liberté, les aventures imprévues des parcs à\u2018 des ruelles à un âge où la promiscuité et ,a contagion sont fréquentes, faciles et com- romettantes, tandis que les écoles sont dé- fertées à l\u2019insu de leur famille ?1189 \u2014 Question aussi inquiétante pour l\u2019hygiène que pour la morale !.\u2014 Si j'ajoute ces remarques aux précédentes, c'est que la lutte contre les maladies contagieuses, si bien conçue et organisée soit-elle, ne peut réussir sans l\u2019appui du public.C\u2019est lui qui est concerné dans ce problème social, c\u2019est-à-dire la famille saine et traditionnelle, consciente de ses devoirs et de ses responsabilités civiles et morales.Sans elle nous ne pouvons rien.C\u2019est à elle, seule, que sont dédiés ces commentaires.Quant à l\u2019autre, celle des amoraux, nous I'abandonnons à ses incessants et aimables remords, comme au gueux sa vermine\u2026 qu\u2019il nourrit !.* # # Ce court entretien fournit des renseignements essentiels sur la diphtérie, maladie grave, rapidement mortelle, mais évitable.N'oublions pas que la santé est le seul bien véritable.Ceux qui souffrent ne cessent de nous le répéter.Regrets inutiles, trop souvent ! Entretenez la vigueur du corps, a-t-on dit, sà vous voulez conserver celle de l\u2019esprit, car «c'est faiblesse d\u2019attendre le mal qu\u2019on voit venir sans vouloir s\u2019en défendre.» 4 Vous savez toute l\u2019importance qu\u2019il y a pour veux qui s'occupent d'hygiène publique de onnaître le chiffre de la population qu\u2019ils des- ervent.» C'est sur ce chiffre en effet qu'ils basent eurs calculs des principaux taux de natalité, le morbidité, de mortalité et de fatalité lors- [u'ils désirent apprécier l'efficacité des me- 1.Travail présenté à l\u2019Auditorium du Jardin Botani- jue, le ler juin 1944, sous les auspices de la Société Hygiène et de Médecine préventive, lors des Journées tnnuelles de la Société Médicale de Montréal.ÉVALUATION DE LA POPULATION EN T EMPS DE GUERRE ! Par Antoine-B.VALOIS, M.P.H., Surintendant de la division de la démographie, | Service de Santé, Montréal.sures de médecine préventive qu'ils ont mises en pratique.Or, selon l\u2019état actuel de nos connaissances, les meilleures méthodes d'évaluation d\u2019une population ne sont pas exemptes d\u2019un certain pourcentage d'erreur.De plus ce coefficient d'erreur probable est accrû en temps de guerre par une migration intense de la population qui se dirige non seulement d\u2019une province a l\u2019autre, mais, dans la même province, de la campagne vers les villes où sont établis, soit une industrie de guerre, soit un centre 1190 d\u2019entraînement militaire, soit les deux à la fois.Bien que ce problème existe à l\u2019état plus ou moins aigu dans plusieurs régions du pays, il serait peut-être intéressant de savoir comment il a été résolu à Montréal.Voyons d\u2019abord l\u2019ensemble des facteurs qui contribuèrent à l'accroissement rapide de la population depuis le début de la guerre: 1° L\u2019augmentation anormale des mariages de jeunes époux eut pour effet une augmentation anormale des naissances.9° La construction de nouvelles industries de guerre et l'agrandissement des anciennes attirèrent de la campagne et des villes du Québec et des autres provinces un nombre considérable d\u2019ouvriers et de techniciens suivis de leurs familles.Ex.: « Defense Industries », les usines Angus.3° Des réfugiés de différentes nationalités, anglaise, française et juive, émigrèrent au pays et fixèrent leurs demeures dans la métropole.4° Des étrangers volontaires et conscrits, accompagnés souvent de leurs familles, s\u2019établirent d\u2019une façon permanente dans la ville; au dépôt militaire de la Longue Pointe, par exemple.5° La brusque diminution du nombre de logements vacants ( de 13,235 en 1933, à 98 en février 1944) en dépit d\u2019une hausse du nombre de constructions nouvelles et des conversions de logements démodés en plusieurs logis modernes.6° L\u2019encombrement sans précédent des hôtels, des maisons de chambres, des abris de fortune et même d\u2019un certain nombre de familles privées, par des locataires permanents ou des chambreurs.7° L\u2019entassement inusité des passagers dans les voitures de transport malgré l\u2019'augmentation du nombre de ces dernières.L'UNION MÉDICALE DU CANADA - BULLETIN À.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Il faut admettre toutefois que ces facteurs sont en partie contrebalancés par: 1° Un exode progressif des citadins vers la banlieue, quoique ce mouvement de la population ait ralenti à cause des restrictions de b guerre: ainsi vers Outremont, Ville Mt-Royal, Verdun.20 L\u2019établissement permanent d\u2019ouvriers de Montréal autour des usines de guerre situées hars de la cité: par exemple à St-Paul l\u2019Ermite et à Ste-T'hérèse.3° Les départs de plus en plus fréquents de volontaires et de conscrits résidants de Montréal.En face de ce problème une revision des méthodes d\u2019évaluation de la population s'imposait.Après avoir éliminé plusieurs formules qui dans les circonstances actuelles offraient un pourcentage d\u2019erreur trop élevé, le démographe du service de Santé s\u2019est rallié au principe suivant qui veut que la moyenne de plusieurs estimés de choix ait un coefficient d\u2019erreur plus petit que le chiffre obtenu par une méthode d'évaluation prise séparément (selon l\u2019opinion exprimée par Henry S.Shryock, professeur de l\u2019université Princeton, N.J., dans le numéro de septembre 1938 | du journal de 'A.P.H.).MÉTHODES D\u2019ÉVALUATION I.Méthode de calcul du chiffre de la population d\u2019après l'accroissement naturel.Cette méthode fut éliminée parce qu'elle est basée uniquement sur l\u2019excédent du total des naissances sur le total des décès (voir graphique).Pour qu\u2019elle soit complète, il faudrait ajouter à l'accroissement naturel le surplus de l'immigration sur l\u2019émigration ou enlever le surplus de l\u2019émigration sur l'immigration.Or, à moins d\u2019avoir un registre permanent (comme cela existe en Suède, en Norvège et en Hollande) où chaque personne, tant qu'elle de- yk VALOIS: ÉVALUATION DE LA POPULATION EN TEMPS DE GUERRE gieure dans son pays, est obligée d\u2019y inscrire ut déplacement d'une municipalité à l\u2019autre u\u2019elle fait sa vie durant, nous ne pourrons pnnaître le nombre exact des personnes qui énigrent d'une province à l\u2019autre, d\u2019une unité mitaire à l'autre.À Montréal, un recensement municipal an- uel, tel que recommandé en 1938 par le direc- :ur du service de Santé, le docteur Ad.roulx, comblerait cette lacune à condition, gien entendu, que l'énumérateur exige une g:ponse sur la durée du séjour dans la mé- opole de chaque personne énumérée.| Pour ces raisons la méthode d\u2019évaluation Je la population d'après l\u2019accroissement na- wel ne fut pas utilisée parce qu\u2019incomplète.# et III.Méthode de calcul du chiffre de la population d\u2019après la progression géométrique et la progression arithmétique.« Les circonstances changent d\u2019une décade l\u2019autre à tel point qu\u2019il n\u2019est pas juste de alculer la population annuelle d'après une {rogression géométrique ou arithmétique ap- uyée sur le rythme des décades antérieures.» A cause des fortes migrations locales de population, cette citation, extraite d'un focumentaire sur l'accroissement de la popu- tion à Montréal, fait en 1940 par MM.Val- tore Gratton et Geo.S.Mooney, co-direc- urs de l\u2019Office d\u2019initiative économique de glontréal, convient à plus forte raison aux :mps actuels.Pour éprouver ces méthodes, reportons- ous en imagination à l\u2019année 1941 et essayons : calculer la population de Montréal d\u2019après .méthode de la progression géométrique.te calcul donne 950,927 âmes.Or nous sa- ms que le recensement fédéral a énuméré 23,007 personnes à Montréal en 1941: soit ne erreur de 5.3%.L'emploi de la méthode après la progression arithmétique donne 018,648 âmes: soit une erreur de 13%.ar conséquent, il a fallu rejeter ces deux § \u20acthodes d'évaluation parce qu\u2019elles présen- lent un pourcentage d'erreur trop élevé.1191 IV.Méthode de calcul de la population d\u2019après le bottin local.TABLEAU COMPARATIF DE LA POPULATION MONTRÉAL ET LA\u2019 BANLIEUE POUR 1941, D'APRÈS L'ESTIMÉ DU BOTTIN ET LES CHIFFRES DU RECENSEMENT.DE Estimé du Recense- Diffé- Coeffic.Bottin ment féd.rence d\u2019err.1 Montréal 1,307,592 903,007 + 404,585 44 8% Autres municipalités ?185,600 187,101 \u2014 1,501 08% Gr.Montréal 1493,192 1,090,108 \u2014 403,084 Si nous comparons l\u2019estimé du bottin, 1,307,592, avec celui du recensement fédéral, 903,007, nous trouvons une différence de plus de 400,000 en faveur du bottin, tandis que, si nous établissons la même comparaison entre les deux estimés du total de la population du grand Montréal, nous obtenons une différence de 1,500-en faveur du recensement fédéral.En admettant que l'évaluation du bottin soit juste, comment peut-on expliquer une différence si grande en plus quand il s\u2019agit de Montréal et une différence si petite en moins quand il s\u2019agit des autres municipalités ?Si le recensement fédéral était faux, une erreur de cette énormité équivaudrait a dire que les énumérateurs du recensement fédéral auraient négligé de compter les personnes à chaque deuxième logement recensé.Il est donc plus logique de croire que le chiffre du bottin est inexact.D'ailleurs le propriétaire du bottin admet lui-même l\u2019exagération de ses estimés.Le fait qu\u2019on trouve dans un bottin de nombreuses duplications du même nom (ainsi une personne peut être comptée une première fois à son domicile et une seconde fois à sa place d\u2019affaires) prouve que cette méthode est défectueuse.Pour ces raisons, l\u2019usage de ce procédé est déconseillé.1.Si l\u2019on admet l\u2019exactitude des chiffres fournis par le Bureau fédéral de la statistique.2.Le bottin inclut dans le grand Montréal: Longueuil, St-Lambert, Montréal-sud, Montréal-est, Mont- réal-ouest, Lachine.Ville LaSalle.Ville St-Pierre, Hampstead, Mont-Royal, St-Laurent, Outremont, Verdun et Westmount. 1192 V.Méthode de calcul de la population d'après l\u2019indice du logement habité.Cette méthode s\u2019appuie sur l\u2019hypothèse suivante: «une population urbaine est sensiblement proportionnelle au nombre des logements habités ».Ai mon avis, cette hypothèse est applicable aux circonstances actuelles.Toutefois il faut tenir compte des facteurs qui peuvent la faire varier.Par exemple, pendant une période de dépression économique, la population se loge plus à l\u2019étroit ou deux ménages occupent le même logement.La prospérité revient-elle ?Chaque famille cherche à habiter son propre logis.Et si d'autres facteurs viennent s\u2019ajouter, telle une forte immigration rurale qui oblige les ouvriers à se loger dans les familles privées, on obtient alors un chiffre plus élevé de la population bien que le nombre des logements habités reste le même.Par contre, il y a tendance aujourd\u2019hui vers la construction de petits logis, tels qu'on en trouve dans les maisons d'appartements ou conciergeries.L\u2019exiguïté et le petit nombre des pièces ne favorisent que les petites familles.Cette tendance réduira le nombre de personnes par logement et par conséquent le chiffre de la population tant qu\u2019elle contribuera à diminuer l\u2019accroissement naturel et à décourager les familles nombreuses.Or l\u2019époque actuelle est caractérisée à Montréal, depuis le début de la guerre, par ces deux tendances opposées.D'un côté, on voit tous les logements habitables occupés et même surpeuplés par des gens venus de l'extérieur.De l\u2019autre côté, on note la construction de conciergeries, de petites maisons, surtout dans les quartiers des classes aisées, habitées par de jeunes ménages ou par de petites familles.Nous avons raison de croire que ces différents facteurs se corrigent et se complètent les uns les autres sur une période d'années et que l\u2019indice des logements habités, c\u2019est-à-dire le résultat de la division de la population énu- IL UNION MEDICALE DU CANADA -\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 mérée au recensement fédéral par le nombre de logements occupés, peut servir de base pour calculer la population de Montréal.Cet indice est multiplié chaque année pari | le nombre des logements habités obtenu à la \u2018 suite de l\u2019énumération annuelle faite par le} bureau des évaluateurs.Le résultat de ce calcul nous donne un premier estimé de choix.VI.Méthode de calcul de la population d\u2019a- | près le recensement annuel des paroisses } catholiques.En général, le recensement paroissial est: bien fait par le clergé.En voici la preuve.Feu le docteur Eugène Gagnon, mon prédécesseur,: a toujours basé ses estimés de la population de § Montréal sur le recensement annuel des pa- 3 roisses canadiennes-françaises catholiques.Et} \u2018 à deux reprises consécutives (ce qui élimine le| facteur chance) les estimés du docteur Gagnon; n\u2019ont présenté que de minimes différences avec y les chiffres du recensement fédéral.| COMPARAISON ENTRE -LES CHIFFRES DU RE-Ë CENSEMENT FÉDÉRAL ET LES ESTIMÉS DU SERVICE DE SANTÉ POUR 1931 ET 1941.Chaque année, messieurs les curés énumèrent leur population catholique à l'occasion | d\u2019une visite à domicile de tous leurs parois-| | siens.Près de la moitié la font en mai, les au-!: tres préfèrent l\u2019automne.Le total des paroisses catholiques dans les limites de Mont.| réal est de 108.Si nous soustrayons de ce chiffre les paroisses d\u2019autres nationalités, au nombre de 31, il reste 77 paroisses canadiennes- françaises.Nous ne pouvons compter les paroisses d\u2019autres nationalités parce que les curés éprouvent beaucoup de difficultés à visiter Recensement Estimé du Coefficient 4 Année fédéral Serv.de santé d\u2019err.probable |\" § 1931 818.577 813,000 \u2014 07 o 1941 903,007 907 000 + 04 | f .; tous leurs paroissiens a cause de la grande étendue du territoire et de la dispersion de la population.Quelques paroisses canadiennes-françaises qui empiètent sur Montréal mais sont situées VALOIS: ÉVALUATION DE LA POPULATION EN TEMPS DE GUERRE 1193 mue drama runemO FCO LOSMANOAESNOCHSONDCCUSVU A SEOULAOSO0S TIr*8 Natali té Mortalité | Oe Tvs rma ton se.cm am eam a: Er \u2014\u2014 1931 : CA VLNA A 1911-1941 1921 Pa ACCROISS i sipsumssssnesrmsinatnens.Abidin dd Mudbd Elo Id Bk DE MORTALITK 12°8T < 1911 40 32 8 L6 1194 dans d\u2019autres municipalités, ne sont pas comptées parmi les 77.La perte de population ainsi subie est compensée par l'inclusion de paroisses de Montréal qui empiètent sur d'autres municipalités environnantes.Les catholiques canadiens-français de Montréal représentent, depuis quelques années, plus de 64% de la population totale.Tout mouvement démographique de quelque importance qui survient dans la ville ne peut donc pas passer inaperçu dans ce milieu.Nous ne sommes pas sans réaliser que ce recensement est sous-énuméré dans la proportion de 1 à 2%.Nous le recommandons quand même parce que durant une période de vingt ans cette sous-énumération est demeurée pratiquement la même.Le pourcentage que représente le total des catholiques canadiens-français par rapport à toute la population au moment du recensement fédéral sert d\u2019indice pour les années suivantes.À chaque année, une simple règle de trois nous permet de calculer un second estimé de choix.VII.Méthode de calcul de la population d\u2019après l\u2019estimé d\u2019une compagnie d\u2019utilité publique.Cette méthode est basée sur une utilité publique: le téléphone.Cependant il faut tenir compte que l\u2019usage de cet appareil est influencé par plusieurs facteurs: pendant les périodes de prospérité, le nombre des appareils utilisés augmente; durant les périodes de dépression, il diminue.Actuellement les besoins de la guerre, la rareté des matières premières contrebalancent, nous le présumons, l\u2019augmentation du nombre des appareils en usage.De plus, un recensement de la population fait tous les cinq ans permet a la compagnie de vérifier ses estimés annuels.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Nous calculons cet estimé en réajustant milieu de l\u2019année le chiffre que l\u2019ingénie ¢ commercial de la compagnie nous fournit la fin de chaque année.RESUME : Li En résumé, nous choisissons trois estimf.contemporains.?Le premier est calculé au moyen de l\u2019i pe dice des logements habités.P Le second est basé sur le recensement ann @ fait par le clergé.¢ Le troisième est obtenu d\u2019une compag \u2018 d'utilité publique.\" La moyenne de ces trois estimés donne ?chiffre de la population qui est finaleme ~ adopté et publié.y li \\ Conclusions | m Vu que les migrations sans précédent de %y population peuvent mettre en doute l'exa fr tude des taux que nous publions en temps @ guerre, il semble opportun de vouloir revis ui et améliorer les méthodes passées.De ply; l\u2019évolution de l\u2019hygiène publique étant guid@; par le bilan annuel que présentent les stat#, tiques démographiques, il est donc importaëf, que le chiffre de la population sur lequel I basé le calcul de ces statistiques soit le pif » précis possible.hi Avant de généraliser l\u2019emploi de ces nf thodes d\u2019évaluation, il serait bon que chaq it municipalité fasse un inventaire des sourof | de renseignements locales qui lui donnent je chiffre de la population, en éprouve l'exac jl tude, puis adopte les estimés les plus jus § suivant le principe énoncé dans cette étude.li .Jr Appuyé sur une base plus solide, un prd gramme d\u2019hygiène publique pourra être \u20ac A boré en rapport avec les besoins réels de tout la population, même en temps de guerre. L\u2019infection vénérienne ayant pris une extension considérable dans notre province depuis la guerre, ceux qui sont chargés du bien-être bocial et de la santé publique s\u2019attachérent vers 1941 à résoudre le problème de ce fléau, fqui ravageait notre population québecoise.C\u2019est alors que commença la grande lutte -ontre les Maladies Vénériennes.Une réor- zanisation fut entreprise et une lutte sans merci fut commencée dans notre province pour le contrôle et la prévention de ces maladies.Nos \u2018législateurs ont bien compris que le mal vénérien était Un vrai désastre pour notre race.Le 20 mars 1941 un projet de loi présenté par l\u2019honorable Henri Groulx, ministre de la santé et du Bien-Etre Social, était adopté.Cette loi obligeait les médecins à déclarer tous les cas d'infection vénérienne et rendait le traitement obligatoire pour les contagieux, tout en assurant le respect du secret professionnel.Ce fut une loi sage qui nous donne des résultats appréciables.Mais avant même que cette loi fût mise en vigueur, déjà dans certaines cliniques, il y avait au programme de la lutte anti-véné- rienne: 1.Le dépistage de la syphilis surtout à sa période contagieuse (c\u2019est-à-dire dès son incubation jusqu\u2019à la fin de la 4e année et, pour la femme qui devient enceinte, cette contagiosité demeure, dans la plupart des cas, durant toute la grossesse.) 2.L'application le plus précocement et le plus régulièrement possible d\u2019un traitement approprié, qui fera disparaître d\u2019une manière permanente tout danger de contagion, et qui hh 1.Travail présenté à l\u2019Auditorium du Jardin Botanique, le ler juin 1944, sous les auspices de la Société d\u2019Hygiène et de Médecine préventive, lors des Journées Annuelles de la Société Médicale de Montréal.QUELQUES ASPECTS DU SERVICE MÉDICO-SOCIAL À LA DIVISION DES MALADIES VÉNÉRIENNES ! Par G.CHOQUETTE, Directeur adjoint de la Division des maladies vénériennes, Ministère de la Santé et du Bien-être social de la province de Québec.éliminera la syphilis congénitale.Pour mener à bonne fin ces choses, il a fallu faire l\u2019éducation du public, du malade, du médecin, par des conférences, de nombreux articles, des radio-causeries, etc.0 D\u2019après l\u2019expérience de nos voisins, ce programme ne pouvait donner de résultats complets sans un Service médico-social.C\u2019est pourquoi dès la fin de 1941, 7 élèves, pour la plupart des gardes-malades graduées, suivirent un cours de Service médico-social au « Montreal School of Social Works» donné par Mlle Grundy, diplômée des Universités américaines.En janvier 1942 des Assistantes sociales étaient attachées à différentes cliniques de la province.Nous avons aujour- d\u2019hui 32 assistantes sociales et sur ce nombre 23 ont suivi le cours mentionné.BUT ET NÉCESSITÉ DU SERVICE SOCIAL Il a été démontré que le succès du contrôle de la syphilis et de la blennorragie dépend en grande partie de la découverte de ceux qui transmettent la maladie.Ce travail épidémio- logique repose surtout sur nos Assistantes sociales.C\u2019est en s\u2019attaquant à la source, c\u2019est-à- dire au réservoir de l\u2019infection, que nous arriverons à un résultat tangible.Il est du devoir de l\u2019Assistante sociale de faire comprendre aux malades qu\u2019il est absolument nécessaire de fournir les renseignements nécessaires pour retracer ses contacts.Le patient qui se présente à une clinique ou à un bureau privé avec une infection vénérienne, n\u2019est pas seulement une personne infectée nécessitant un traitement, mais il faut bien se rappeler que 2 à 5 personnes contaminées sont en relation avec ce cas.C\u2019est l\u2019Assistante sociale qui remplit ce rôle important de dépistage dans les cliniques anti- 1196 vénériennes de la Province.Pour ce qui est des clients privés, c\u2019est le médecin qui doit s'informer de la source d'infection et, si celle-ci n\u2019est pas sous ses soins, il a le devoir de prévenir la Division des Maladies Vénériennes en répondant au questionnaire contenu dans la formule de déclaration des cas.Une enquête discrète et minutieuse sera faite par l\u2019Assistante sociale afin d'amener ces personnes à se faire examiner.Le succès ou l'échec dans la découverte des contacts dépend de l'attitude de l\u2019Assistante sociale, dès sa première entrevue avec le patient.Celui-ci étant renseigné sur sa maladie, les complications graves et certaines qui en découlent, sera plus empressé à nous découvrir ses contacts et sa source d\u2019infection.Voici dans les grandes lignes les points importants que doit toucher l\u2019Assistante sociale dans son entrevue avec un nouveau patient: - 1.Son instruction.Lui apprendre que la syphilis est une maladie très grave, communicable, lui dire ses modes de transmission, la facilité de propager son infection à sa famille, à ses cohabitants.2.L\u2019encouragement.Lui dire les possibilités qu'il a de guérir avec un traitement régulier.Le prévenir des petites réactions ennuyeuses qui surviennent parfois au cours du traitement, lui démontrer les complications qui surviendront par l\u2019évolution de la maladie, vers son système nerveux ou vers son système cardio-vasculaire, s\u2019il néglige le traitement.Insister sur le fait que la syphilis n\u2019est pas une maladie honteuse, comme le prétendent certaines gens, et que le fait d\u2019avoir un B.W.positif ne signifie pas nécessairement qu\u2019on a une mauvaise conduite.3., Confiance.L\u2019assurer qu\u2019une entière discrétion sera observée à son sujet, qu'il pourra compter sur le dévouement de tout le personnel médical et paramédical pour l'aider à guérir, à la seule condition qu'il fasse tous les efforts nécessaires pour suivre ses traitements régulièrement.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 4.Sa propre responsabilité envers les individus, envers sa famille.Essayer de développer en lui le sentiment de sa propre responsabilité, en l\u2019obligeant à apporter son concours pour combattre sa propre maladie.Il peut le faire en pratiquant la continence pendant la période contagieuse, et en dévoilant le nom de ses contacts.Mais naturellement il faut garantir au malade que rien ne sera divulgué à son sujet auprès de ses contacts.Nous pouvons comme suit: 1.Contacts sexuels: a) Marital.b) Non marital.2.Contacts familiaux.3.Contacts extra-familiaux.Cette façon de procéder nous permettra de dépister les personnes contaminées par ce malade.La femme du syphilitique est malheureusement très souvent ignorée, soit que le médecin n\u2019y pense pas ou, craignant de mettre de la froideur entre les époux, ou de perdre son patient, préfère garder le silence et ne pas exiger l\u2019examen médical de celle-ci qui, n\u2019ayant aucun soupçon de sa maladie, en garde le tréponème qui continue son ravage funeste et pour elle et ses enfants.Si la mère est trouvée positive et que la date de l'infection est inconnue, ou qu'elle remonte avant la naissance de ses enfants, il est très important de faire un examen du sang à ceux-ci.Si le médecin ne peut faire lui-même tous les examens à une famille, il n\u2019a qu\u2019à la référer à la Division des Maladies Vénériennes et une Assistante sociale la dirigera vers une clinique.En plus d\u2019être l\u2019éducatrice du patient au sujet de sa maladie, l\u2019Aissistante sociale est aussi l'intermédiaire entre le patient et les médecins.Si elle sait inspirer confiance au malade,.il sera porté à lui confier ses problèmes sociaux, lui avouera ses faiblesses, ses réactions au traitement et ces mille petits rechercher les contacts CHOQUETTE : SERVICE MÉD.-SOCIAL À LA DIVISION DES MALADIES VÉNÉRIENNES riens auxquels elle devra prêter attention, ce { qui le flattera et le tiendra plus fidèle au traitement.Malgré toute l'attention que l'on apporte au malade, il arrive souvent que celui-ci, ennuyé par la longueur du traiterfient et ses réactions consécutives, ou bien gêné au point de vue pécuniaire, ou même plus ou moins doué, ne réalise pas complètement son état.\u2018Alors il abandonne le traitement avant d'être ° guéri, souvent même dès la disparition des premiers symptômes et, pour ce qui regarde le traitement antisyphilitique, avant même d'avoir eu son traitement minimum, soit: l\u2019administration de pas moins de vingt-quatre in- # jections hebdomadaires d\u2019un composé arsé- Pnical trivalent à doses thérapeutiques et de pas moins de vingt injections hebdomadaires d\u2019un métal lourd, le tout devant être admi- @nistré en pas moins de quarante-quatre semaines et en dedans d\u2019une année, ou, dans le cas de contre-indications aux précédents, d'une Bmédication dont l\u2019efficacité sera reconnue LS équivalente et l\u2019emploi recommandé par le directeur de la Division des Maladies Vénériennes.Ici encore le Service médico-social joue un rôle très important tant pour les patients en clientèle privée que pour .ceux des cliniques.L\u2019Assistante sociale dirigera tous ses efforts pour ramener les patients à leur traitement.Ainsi un grand nombre reprendront leur traitement avant de devenir des délinquants, c\u2019est-à-dire avant qu'il se soit écoulé 21 jours depuis leur dernier traitement.Pour ces derniers, la Loi pour prévenir les Maladies Vénériennes oblige le médecin à déclarer ceux-ci à la Division des Maladies Vénériennes sur une formule spéciale numérotée M.V.II.(jaune).Résultats.Malgré que le Service Social à notre Division soit encore un nouveau-né, puisqu'il n\u2019est en fonction que depuis deux ans, nous sommes en mesure de constater un réel succès.Voici quelques chiffres qui nous donneront 1197 une idée du travail accompli par nos Assistantes sociales en l\u2019année 1943.(Pour la syphilis et la gonorrhée).Pour 9,858 nouveaux patients déclarés à notre Division en syphilis contagieuse et en gonorrhée aiguë, 3,141 sources ont été rapportées.LE Dans 1,190 \u2018les enquêtes ont été faites et 834 furent améhées à l'examen: De ces examinés, 263 souffraient de syphilis, 175 \u2014 gonorrhée, 11 \u2014 gonorrhée et syphilis, 379 étaient négatifs, et dans 356 cas, malgré tous les efforts de nos Assistantes sociales, les enquêtes ont été non fructueuses.Malheureusement, dans 1,951, les renseignements étaient insuffisants pour y faire enquête.Pour 1,464 patients abandonnant leur traitement: 1,058 ont été retracés, 99% ont été ramenés au traitement, ce qui représente un pourcentage de 67.7%, 406 n\u2019ont pu être localisés.Dans quelques cas il nous a fallu prendre des mesures sévères, ce qui veut dire les isoler en prison.Mais quand nous constatons que la plupart des personnes isolées (excepté les prostituées de profession) sont des jeunes gens et des jeunes filles qui manquent certainement de sérieux, mais dont cependant un problème personnel explique parfois la délinquance, ne serait-il pas désirable d\u2019avoir dans notre Province une agence sociale, qui travaillerait en collaboration avec le Ministère de la Santé, et qui se consacrerait uniquement à la réhabilitation de ces jeunes filles aux mœurs légères, en leur donnant les moyens de vivre une vie normale Par le nombre de patients amenés à l\u2019examen, et ceux qui sont ramenés et maintenus au traitement et qui marchent vers la guérison, cessant d\u2019être une menace pour la société, nous avons une idée juste de la nécessité du Service Social.En regardant le progrès déjà 1198 L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 : : : il obtenu dans la lutte anti-vénérienne, nous morale sont compromises.Pour ainsi dire, avons pleine confiance en l'avenir, et nous son but fondamental est d\u2019assurer a chaque in- f comptons sur la collaboration entière de nos dividu son plein épanouissement physique, Jiu médecins et de nos Assistantes sociales.intellectuel et moral, dans la famille et dans qu Le Service médico-social à la Division des la société.Mais notre service tend spéciale- Ji Maladies Vénériennes, comme le Service So- ment vers la disparition de ce grand fléau ui cial général, a pour but de venir en aide à quest infection vénérienne, cause de dé- bn l\u2019individu et à sa famille, dans les circons- chéance individuelle, de dégénérescence de la Rr tances ou les bases de sa santé physique et race et de misère pour la famille et la société.kp LA MORTALITÉ INFANTILE DANS HULL Par François LABRECQUE, Médecin hygiéniste de l\u2019unité sanitaire de Hull, Qué.Be Tant de mauvaises choses ont été dites, écrites et lues sur les conditions sanitaires, les taudis et notre mortalité infantile dans la cité de Hull (un journal de la Métropole ayant méme qualifié notre ville de trappe a mort pour les bébés, falsifiant les chiffres, nous accusant, le 12-12-42, médecins et autorités municipales, d\u2019être des ignorants et des négligents) que je me sens tout à fait à mon aise d\u2019en causer librement dans une réunion médicale.septembre 1939, le nombre des infirmières visiteuses a été porté à quatre, de deux qu\u2019il était pour une ville de 32,000 âmes à cette date.La population de notre ville, qui est aujourd\u2019hui de 36,000 âmes, est composée surtout d'ouvriers.C\u2019est vous dire, par le fait même, que les trois grands facteurs: économique, sanitaire et psychologique, jouent le premier violon dans cette lugubre symphonie de notre mortalité infantile.Une large proportion de notre population est médicalement indigente et notre service | hospitalier insuffisant.Notre hôpital doit, faute d\u2019espace, refuser I'hospitalisation a de |i nombreux malades qui devraient y être Que notre taux de mortalité infantile soit élevé, nous l\u2019admettons, comme nous admettons d\u2019ailleurs devant l'évidence que notre taux de mortalité par tuberculose est très ; fe élevé dans la province de Québec malgré le admis.travail intense de dépistage et d\u2019hospitalisa- Les familles nombreuses sont de règle, le : tion préconisé par les autorités.logement est surpeuplé au point qu'il nous ; .1 2 .faudrait immédiatement 400 logis supplémen- !.Les facteurs qui ont contribué dans le passé, [ [ al Claes : taires.Vous dire, messieurs, que nous avons à maintenir notre taux très élevé persistent en .fo t 0 ; 1: .au delà de 800 toilettes extérieures dans notre grande partie, si ce n\u2019est une amélioration mar- ; : : 4 ville vous démontre clairement, je le crois, que ] quée des conditions économiques et un travail éducationnel plus intense auprès des mères enceintes par les visites prénatales, par les visites postnatales et aux nourrissons.les conditions sanitaires sont pénibles dans certains quartiers.Ajoutez à ceci l'allaitement artificiel dans 76% des cas dès la troisième | semaine, le travail de la mère en dehors du foyer, le faible salaire du chef de famille, la multiplicité des causes de contagion résultant du nombre imposant d'enfants entassés dans des pièces souvent insalubres et vous sal Avec l\u2019organisation de l\u2019Unité Sanitaire en 1.Travail présenté à l\u2019Auditorium du Jardin Botanique.le ler juin 1944, sous les auspices de la Société d'Hygiène et de Médecine préventive, lors des Journées Annue'les de la Société Médicale de Montréal. LABRECQUE: LA MORTALITÉ INFANTILE DANS HULL @ez immédiatement la complexité du pro- ème.Le taux moyen de notre mortalité infan- Re, qui était de 132 pour la période 1926- 30, se maintenait a 113 en 1939.L\u2019organi- ion de trois cliniques à des endroits diffé- nts nous permit d\u2019atteindre un plus grand mbre de nourrissons qui furent dirigés vers ir médecin de famille par l\u2019infirmière visi- 1se ou le médecin de la clinique lorsqu\u2019il y ait état pathologique.Nos médecins, rela- :ement jeunes pour la plupart, s'intéressent vantage à la pédiatrie que ne le faisaient ir aînés.Toutefois, ce n\u2019est pas toujours gsogne facile que de convaincre la maman J'il ne faut pas différer la visite du méde- 1 de famille lorsque le bébé ne semble pas eint gravement et c\u2019est précisément ce re- Jd qui est responsable d\u2019un nombre effarant décès infantiles.Chez nous comme ailleurs, voisine qui a élevé dix enfants (dont trois at vivants) sera consultée avant le médecin.éducation de la mère se fera proportionnel- nent aux connaissances, au dévouement et tact de l'infirmière visiteuse avec le con- urs de la profession médicale.En 1940, nous enregistrons un taux de 0 décès par mille naissances vivantes, soit plus bas encore obtenu: ceci était toutes le double de celui de la cité d\u2019Ottawa, tre fière voisine très généreuse d\u2019ailleurs ur ses services de santé.Nous avons décidé xs d'intensifier le travail en portant à 1q le nombre des cliniques et de multiplier visites et démonstrations à domicile.Lors- e la famille ne peut, faute de revenus suffi- its, procurer à l'enfant malade les soins mé- \u2018aux que requiert son état, nous conseillons ssistance Publique et le petit malade est spitalisé lorsqu\u2019un lit est disponible.Aussi, ÿ- 91 décès, 36 sont survenus à l\u2019hôpital en 140.Nous avions la consolation de voir à la } de 1941 une chute de 31 points dans notre fix de mortalité infantile, comparé à celui 1199 de 1940.Ce taux de 69 en 1941 était égal ou inférieur à celui de 17 villes du Canada.Comme je l'ai mentionné antérieurement, à la fin de 1942, alors que les rapports officiels indiquaient une baisse très appréciable de notre taux de mortalité, un journal de Montréal fixait arbitrairement ce taux à 98, nous montait en épingle comme la ville possédant le taux le plus élevé alors que celui de 14 villes lui était supérieur et celui de 3 lui était égal.Malgré les efforts concertés de la profession médicale et de l\u2019Unité Sanitaire, notre taux de mortalité infantile s\u2019établissait à 71 en 1942.| Si nous étions en mesure de pouvoir visiter les nouveau-nés durant les huit premiers jours qui suivent leur naissance, les conseils pratiques formulés par l'infirmière visiteuse contribueraient à diminuer ces taux encore beaucoup trop élevés.À cette fin la déclaration de toute naissance dans les 24 heures au bureau de Santé serait un adjuvant très précieux.Il y a toujours les registres qui peuvent être consultés, me direz-vous.certains pasteurs apprécient plus ou moins cette visite hebdomadaire de l'infirmière aux registres paroissiaux.Ayant à desservir, en plus de la cité de Hull, Gatineau-Village et Pointe-Gatineau, centres qui fournissent un apport de six mille âmes, nous considérons que six infirmières visiteuses pour cette population de 42,000 âmes seraient une nécessité.La multiplication des visites à domicile et des cliniques de puériculture a contribué largement au succès de la profession médicale de Hull dans sa lutte contre la mortalité infantile.Nous sommes heureux de rendre ici un témoignage de vive gratitude à nos supérieurs immédiats, particulièrement à M.le Sous-Ministre, le docteur Jean Grégoire, pour la latitude qu\u2019ils ont bien voulu nous accorder dans l\u2019organisation de notre travail.L'année 1943 nous apporte une légitime 1200 consolation: les résultats du travail éducationnel fait, en partie du moins, par notre personnel se traduisant par une réduction dans notre taux de mortalité infantile qui a atteint un nouveau palier, soit 63.5.Sur un total de 1,227 naissances vivantes survenues dans la cité de Hull, nous enregistrons 78 décès de résidents.C\u2019est une réduction de 36.5 sur le taux de 1940, de 49.5 sur celui de 1939 et de 67.5 sur le taux moyen qui prévalait durant la période de 1926 à 1930 alors qu\u2019il était, nous l\u2019avons noté antérieurement, de 132 par mille naissances vivantes.Notre mortalité infantile a donc diminué de 33% depuis 1939.Notre médaille, si brillante qu\u2019elle puisse paraître à prime abord, présente de nombreuses taches.Celle qui n\u2019est pas la moindre réside dans le fait que nous avons perdu 18 nourrissons de moins de huit mois par diarrhée au cours de 1943 et un nombre égal par diverses infections dont la première en importance est la broncho-pneumonie.16 nourrissons sont décédés avant d\u2019avoir atteint l\u2019âge d\u2019une semaine: de ce nombre, 12 étaient prématurés.D'autre part, 26 n\u2019ont pas vu le trentième jour.De ces 78 décès, 35 sont survenus à l'hôpital et onze dans une crèche.Comme toute médaille d\u2019ailleurs, la nôtre possède son revers.Il est constitué par les avortements et les accouchements prématurés qui ont dépassé en nombre les décès de nourrissons.Nous avions 85 formules «C» à enregistrer en 1942 contre 83 en 1943, soit un taux de 67.5 par mille naissances vivantes.Les causes.?Elles sont multiples.Revenus insuffisants ne permettant pas à la future mère de se présenter régulièrement chez son médecin, absence de cliniques prénatales, man- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 que d'aides maternelles permettant à la mèr de prendre le repos nécessaire, le travail \u20ac dehors du foyer et les facteurs psychologiques# ignorance, négligence, moralité.Le remède à ces maux.?Il est tout désigne I par les causes qui les font naître ! Intensifica pe tion de l'éducation maternelle par les visites } Jie domicile.Cours de puériculture a nos jeune filles dés les 7e et 8e années dans les couventsy ou et ce par des infirmières religieuses ou laïques\u201d dûment qualifiées.Il faut de toute nécessité \"\u201d attaquer le problème par sa base.A Si la loi permet à une jeune fille de se marier! mi à 14 ans, je ne vois pas bien en quoi il serait\u2019 yi dangereux de lui enseigner la puéricultaref | a cet age.90% sont vouées au mariage et tout m: au plus 15% possèdent quelques vagues ren-\u2018;h seignements sur l\u2019art si complexe d\u2019élever et, d\u2019éduquer l'enfant.| ç; La disparition de nos taudis est un facteur g essentiel à la diminution de la mortalité, de bu même que l\u2019organisation de cliniques prés mw natales et de cliniques pour enfants malades y à l\u2019accès desquelles il n\u2019y aurait pas d'entraves \u2018y occasionnées par des complexités adminis- m } tratives.1 Le retour de la mère au foyer et le salaire} raisonnable du chef de famille doivent aussi être considérés comme de première impor-! tance.| Bien que nous ayons la pasteurisation obli-| | gatoire du lait dans la cité de Hull, une surveillance de tous les instants doit étre apportée! }, à ce facteur.Si le lait est produit, emmaga- j siné et distribué dans de bonnes conditions, il arrive fréquemment qu\u2019il soit souillé à ; domicile où les conditions sanitaires ne sont\u2019 j pas propices à sa conservation.à } Voilà le problème sommairement décrit de la mortalité infantile dans la ville de Hull.i VARIÉTÉS L\u2019UNIVERSITÉ DE MONTRÉAL Ouverture officielle de l\u2019année académique.Le discours de Mgr Olivier Maurault, P.S.S., recteur.Il y a dix ans que je suis à votre tête.Ce poste, je ne l\u2019ai pas choisi; on me l\u2019a confié.J'y ai passé assez de temps pour l\u2019apprécier.Aucun n\u2019offre plus d'intérêt et n\u2019est plus attachant.Permettez que je tire de mon expérience quelques observations qui seront pour nous, ce matin, matière à réflexion.Nous sommes ici groupés, professeurs et élèves, dans l\u2019église paroissiale de l'Université, pour recevoir une direction et mettre sous la protection du Ciel l\u2019année qui commence.L'examen rapide mais franc de quelques mots d'ordre éclairera notre route et, la grâce aidant, nous conduira au but.Sens chrétien de l\u2019autorité Selon l'esprit de l\u2019Eglise, l'autorité est un service.Le Pape lui-même se considère comme le « serviteur des serviteurs de Dieu ».Com- | mander pour le plaisir de commander est une pratique païenne.Traiter de haut les hommes, agir avec eux comme si l\u2019on était d\u2019une essence supérieure, les forcer à accomplir ses caprices ÿ personnels, est un insupportable abus qui conduit à la révolte.Rien de pareil dans l\u2019autorité telle que nous la concevons, et qui n\u2019est qu'une manière d\u2019être utile à la collectivité, { une façon efficace pour un chef d\u2019aider ceux i\" MMe = qui lui sont soumis.Il serait superflu d\u2019essayer de vous prouver que tout groupe d'hommes, réunis dans un but spécial, a besoin d\u2019un chef.J\u2019ose dire que | plus ces hommes sont intellectuels, conscients de leur valeur et d\u2019esprit critique, plus le chef s'impose; autrement, on piétinerait sur place.Et ce chef, quand il commande, doit être obéi.Sinon, à quoi sert-il?Qu\u2019il faille à l'homme dans le rang, qui a ses idées, ses préférences, et peut-être ses préjugés, beaucoup d'abnégation pour suivre une direction qu'il n'approuve pas, cela n\u2019est pas douteux.Mais veut-il, oui ou non, atteindre la fin choisie d'un commun accord?Il n\u2019a qu\u2019à marcher.Toute autre attitude serait vaine et même nuisible.Un chef.Un seul! L\u2019université, mécanisme complexe, aux rouages délicats et sensibles, ne peut remplir sa fonction que si ta tête dirige.Je dis une tête et non pas dix ! Les rédacteurs de notre constitution universitaire, en entourant le chef d\u2019un certain nombre de commissions et de conseils, n\u2019ont pas voulu l\u2019affaiblir mais le fortifier.Leur intention n\u2019était certainement pas de créer une autorité fantôme, un simple titre, si magnifique qu\u2019il soit.Ils ont voulu que quelqu\u2019un mène, à l\u2019Université, quelqu'un qui serait assisté de conseillers, sans doute, mais qui pourrait dire: « Faites ceci ou faites cela; allez ici et allez là » \u2014 et être obéi.Hiérarchie Ces conseils, me direz-vous, dispersent l\u2019autorité.Oui, si on les met tous au même niveau; non, si l\u2019on tient compte de leur hiérarchie.Il ne faut pas, évidemment, qu\u2019un conseil inférieur bloque par son inertie les décisions d\u2019un conseil supérieur; ce serait l\u2019anarchie.Et il faut que, le chef ayant parlé, on se taise.Que l\u2019on accepte volontiers l'autorité, ou qu'on la subisse, le résultat pratique doit être le même, c\u2019est-à-dire, la soumission consentie pour le bien commun.C'est en cela que consiste la bienfaisante et nécessaire discipline que nous devons demander à Dieu avec d\u2019autant plus d\u2019insistance qu\u2019elle ne semble pas nous être facile et naturelle.Elle n\u2019est pas particulièrement sympathique aux intellectuels, je le sais; elle n\u2019en est pas moins un principe de force et de cohésion, dont nous avons grand tort de faire trop bon marché.En résumé, messieurs, si nous avons connu une crise d'autorité, il est encore temps de 1202 réagir.Cherchons la tête où elle se trouve.Il suffit d\u2019ouvrir nos constitutions pour la reconnaître.Et tout rentrera dans l\u2019ordre.Devoirs des professeurs L'administration d\u2019une université est une affaire complexe et délicate, ai-je dit.Evi- demment on ne mesure pas le travail intellectuel au pouce ou au pied; on ne le paie pas non plus à la livre ou à la tonne.Le professeur et le servant, comme le poète et l\u2019artiste, ont besoin d\u2019une certaine liberté, d\u2019un certain jeu, de temps, de recueillement et de réflexion dont la quantité est difficile à fixer.Mais quand il s\u2019agit de professeurs et d\u2019étudiants d'Université, d\u2019autres réalités entrent en lice, qu\u2019il faut concilier avec l\u2019inspiration et la liberté: c\u2019est la conscience professionnelle et le devoir d\u2019état.Que le contrat qui lie le professeur à l\u2019Université soit écrit ou tacite, le professeur est tenu de donner le nombre de cours prévus au programme \u2014 et à l'heure indiquée.Il n\u2019y a pas de réputation ou de fantaisie qui tienne devant cette obligation.Les élèves ont droit à ces cours parce qu\u2019ils paient l\u2019Université pour les recevoir et parce que ces cours sont nécessaires à leur formation professionnelle ou technique.Question de justice qu\u2019aucun formateur de la jeunesse ne devrait traiter à la légère.\u2026Et des étudiants De leur côté, les étudiants ne sauraient en prendre à leur aise avec l\u2019enseignement de leurs professeurs, sous prétexte que le cours est ennuyeux ou qu\u2019ils ont en main un manuel qui leur suffit, à moins que ce ne soit simplement pour fliner ou s'amuser.Je dis 1a, sans doute, des platitudes, mais il faut les dire.L\u2019étudiant, grace a I'argent de son père, est entré à l\u2019Université pour étudier et obtenir un diplôme de compétence.S'il n\u2019étudie pas, il trompe la confiance de ses parents comme, plus tard, il trompera la confiance du public, car il sera pauvre avocat, piètre médecin ou homme de sciences au rabais.IUNION MEDICALE DU CANADA \u2014BuULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014Montréal, octobre 1944 Quoi qu\u2019il en soit, négligence du professeur et négligence de l'étudiant conjuguées finissent par créer, pour toute université qui les abrite, une réputation de troisième ou de dixième ordre.Et pourtant, cette réputation de l\u2019Alma Mater devrait être pour tous un | puissant stimulant.Les exemples ne manquent pas, sur ce continent, dans ce pays même, de la fierté et de l'attachement voués par des profes- | seurs et des étudiants à l\u2019institution d\u2019enseignement à laquelle ils appartiennent.Sous l\u2019em- , pire de ces sentiments, ils savent la défendre, ils la comblent de leurs largesses et ils exaltent partout son bon renom.Puissions-nous les imiter, au lieu d'affecter pour la nôtre une complète indifférence, sinon de la rancune ou de l\u2019hostilité.Université catholique Je toucherai enfin, et très délibérément, un dernier point, qui m\u2019a attiré l\u2019an dernier des critiques pour le moins surprenantes, je veux dire le caractère catholique de l\u2019Université.J'y reviens, car il est inadmissible que l\u2019ombre même d\u2019un doute persiste là-dessus.Inutile de consulter notre charte pontificale, le nom seul qu\u2019elle porte indique suffisamment son inspiration.Mais ouvrons notre charte civile.Dans l\u2019introduction de ce document, nous trouvons nettement fixée la fin de l\u2019Université de Montréal « qui est de donner dans les limites actuelles de la province ecclésiastique de Montréal, conformément aux principes catholiques, l\u2019enseignement supérieur et professionnel ».C'est clair, c'est prévoyant, c\u2019est ce qu\u2019il faut.Qui ne sait que, avant la guerre, le monde était en train de se décomposer sous l\u2019action d\u2019un naturalisme, d\u2019une sensualité, d\u2019une impiété sans limite ! C\u2019est au nom de la civilisation chrétienne qu\u2019on a levé les armes pour combattre le paganisme renaissant.Des motifs moins purs se sont mêlés à ce magnifique mot d\u2019ordre: c\u2019est possible.Il reste que le monde s\u2019est ému et a reconnu le danger.Et c'est à ce moment-là que nous hésiterions à être et à paraître chrétiens, intégralement catholiques, c\u2019est-à-dire catholiques ?Serions-nous à ë 3 pi pie ' of eZ = rT = mm = æ boa oa cm SP 2 weer 3 £- 2X | i : VARIETES point enveloppés par une certaine ambiance otestante que nous n\u2019osions plus prendre sition et nous affirmer Non seulement, en agissant ainsi, nous nous ontrerions indignes de notre baptéme, mais jus trahirions les plus nobles traditions de stre race.Le peuple canadien-frangais est foncièrement catholique par son histoire, ir ses coutumes, par ses manières de pen- r et par son idéal, que si, d'aventure, quel- \u2018un de ses membres oublie ou renie sa foi, il sse de comprendre les siens, s'éloigne bien- it d\u2019eux et entre dans une famille étrangère.ref le Canadien français n\u2019existerait plus le ur où il ne serait plus catholique.Danger de la neutralité Et l\u2019on voudrait que dans les plus hautes Aistitutions d\u2019enseignement et de formation u pays on se contentât d\u2019une attitude neutre lu indifférente ?A-t-on vraiment la naïveté de -oire qu\u2019un jeune homme de 20 à 25 ans, -udiant d\u2019université, n\u2019ait pas besoin de religion ?Où pense-t-on pouvoir se passer, dans fensemble des cours universitaires, des plus farfaites disciplines de l'esprit humain: la Téologie et la philosophie chrétiennes ?Cela araît tellement absurde que personne n\u2019ose- hit le professer ou l\u2019admettre.Bien au con- \u2018aire, ce qu\u2019on devrait trouver dans une uni- fersité catholique, c\u2019est un bloc de chrétiens fclairés et convaincus, plus que cela, une rmée d\u2019apôtres\u2026 Profession de foi L'Eglise le comprend ainsi.C\u2019est pourquoi {ile impose à chaque professeur d'université a profession de foi et le serment antimoder- iste.Voilà bien des années que j'entends \u2018re, en cette-même occasion, cette profession t ce serment.Chaque fois, c\u2019est pour moi un réconfort.\u2018Quel puissant résumé de la doctrine catholi- jue et quelle mystérieuse splendeur en mane ! Et quand je songe que les plus \u2019eaux génies, les plus nobles âmes et les aints qui sont les vrais grands hommes, ont iccepté, aimé, acclamé tous ces articles, je ne sens en possession de la vérité et un pro- 1203 fond sentiment de sécurité s'empare de mon esprit et de mon cœur.Personne n\u2019est irremplaçable Messieurs, si au sein d\u2019une université catholique, un professeur se sent incapable de prononcer cette profession et de prêter ce serment, qu\u2019il se retire: il n\u2019a pas le droit d\u2019y rester.Quelle que soit sa compétence scientifique ou professionnelle, on le remplacera: personne n\u2019est irremplaçable.Mieux vaut d\u2019ailleurs, pour le bien des étudiants, un professeur moyen mais équilibré qu\u2019un esprit brillant mais téméraire.Messieurs, ce n\u2019est pas à vous, ici présents, que ce langage s'adresse.Mais je veux que le public, je veux que les parents qui nous confient leurs fils ou leurs filles, sachent à quelle sorte d\u2019éducateurs ils ont affaire quand ils viennent à nous.Il arrive parfois que des membres de Facultés catholiques se font, en dehors, une réputation douteuse ou même mauvaise.Les Facultés n\u2019en prennent pas leur parti, elles patientent pendant quelque temps, espérant une amélioration, puis elles frappent et éliminent le corps génant qui entrave leur fonctionnement harmonieux.Messieurs et chers amis, l\u2019Université de Montréal, notre Université, a une splendide mission à remplir dans ce pays: école de haut savoir et de directive sociale, elle peut et elle doit former l\u2019élite de demain, une élite d\u2019hommes compétents, savants, convaincus, catholiques.Son influence, grâce à certaines de ses Facultés, peut s'étendre très loin en dehors, jusque dans l\u2019Amérique latine.Elle n\u2019atteindra ce but vraiment digne d'elle, que si elle développe en elle ces qualités d\u2019 ordre, de conscience et de moi dont j'ai parlé.Les universités ou manque l'un ou l'autre de ces carac- teres, elles sont légion sur ce continent.Fai- sons-nous cette spécialité de les posséder tous.Et nous verrons monter vers nous des milliers de jeunes hommes avides de lumière et d\u2019idéal.C\u2019est la grâce que je vous souhaite à tous, par la protection de nos saints patrons, Notre Dame et saint Joseph, et la bénédiction de Son Excellence notre chancelier. MÉDECINE PRATIQUE e-e- LA LITHIASE BILIAIRE La Douleur Voici une maladie dont la fréquence ne b) Si le calcul est dans la vésicule, il n\u2019 saurait nous étonner si on songe aux vices pas d\u2019ictére, mais la région cystique est dd d'alimentation actuels et au surmenage total loureuse, et on peut la percevoir à la paly de la population, surtout ouvrière; je voudrais, tion car elle est grosse et pyriforme.en peu de mots, tracer le tableau clinique de ce syndrome, car nous pouvons la prévenir, la guérir même avant la naissance du calcul qui relève de la seule chirurgie.2.La forme frustre est caractérisée par « crises à répétition de gastrite avec frisso fièvre et douleurs aux endroits indiqués sur figures qui accompagnent ce texte.peintody meoigue\u201d de l'exquie \\ À & 1 Fh Pe emque \u201cx i AEA Wii] \\ \\ pre «J | TU AE TN } Ip: à at ; EA ! PCI .A ! JA VF] posant pancreafhco- fie TH cheledocien Decjarding w= = = t6 Fre.1 Points evsti hréni cpigastri Fic.2.\u2014 Anastomose du phrénique et du scalène: poil IG.1.\u2014 Fomts cys dhe renique, epigastrique, phrénique par le doigt enfoncé au-dessus de pancreatique.clavicule droite.1.La forme aiguë.\u2014 C\u2019est la colique.Elle En résumé, la douleur constitue la clef débute la nuit de préférence par une sensibi- ce syndrome.On doit donc se familiariser da lité aux régions hépatique et épigastrique, 1a recherche et la coordination des points dof suivie d\u2019une douleur atroce irradiée dans Jloureux déjà mentionnés et désignés ici mêrmg le dos et l\u2019épaule droite avec nausées, vomis- .,e sements, frissons, avec ou sans fièvre.Douleurs aux régions épigastrique, cystique et cholé- Ils sont au nombre de huit.docienne, etc.(voir fig.).Consultez les figures.1° Epigastrique (fig.1).a) S\u2019il y a obstruction du cholédoque, l\u2019ictère apparaît au bout de 24 heures; les urines sont foncées et il y a décoloration des selles.3° Pancréatico-cholédocien (fig.1).2° Cystique (fig.1). ° Le point situé au côté droit en arrière à la 12e côte vis-à-vis le point cystique.o Le point phrénique droit (fig.%, 2 et 3).> Le moignon de l\u2019épaule (fig.1, 2 et 4).} Le point scapulo-apexien (omoplate droite, en arrière).n.du sous-sler: + nh phrens que 43.\u2014 Point phrénique du moignon de l\u2019épaule, etc, origines des racines et leur distribution.Points vertébraux, région dorsale 12e vertèbre.qu\u2019on veuille bien étudier ces figures; cela @dispensera d'\u2019allonger inutilement mon C.D - MÉDECINE PRATIQUE 1205 Aujourd\u2019hui, où la thérapeutique préventive, l\u2019hygiène et la diététique jouent un rôle si important en médecine, tandis que la chirurgie des voies biliaires donne de si beaux résultats, surtout si elle peut intervenir avant la phase des complications graves, il convient 56C i e, Toye sesa-Iare 50 5'2u LAtEInE et\u2019 7¢ C 2e- 05 MAC ENT 8\u201c 1\u2018 D Trevs zr - re Slt eas Tors sacreze ce cL it \\ LF UL JURY JE SL A J 2 of | \u201celev Fic.4.\u2014 Origines des racines du plexus brachial.de rechercher tous les signes susceptibles de préciser le diagnostic afin d\u2019instituer le traitement indiqué.Nous en parlerons prochainement.Albert LeSAGE. MEDICATIONS NEUROLOGIQUES ESSENTIELLES' Epilepsie.1.TRAITEMENT HYGIENIQUE.Réduction du sel alimentaire, des liquides.Intestins libres.Alimentation digestible.Eviter le surmenage et les émotions violentes.Le régime cétogéne riche en albumine et en graisse, pauvre en hydrates de carbone, amenant de l\u2019acétonurie, pourra être tenté chez l\u2019enfant contre les convulsions et surtout les absences.Une cure de quelques mois par ce régime pourra parfois amener des résultats de longue durée.9.\"TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX.a) Phénobarbital ou phényl-éthyl-malo- nylurée.(Gardénal.Luminal) 0 gramme 05-0.10 \u2014 2 ou 4 fois par jour.Phénobarbital avec atropine (Alep- sal).Phénobarbital avec caféine (Cafu- mal).| Phénobarbital avec strychnine (Stry- chno-gardénal « A» et « B »).Les doses de phénobarbital sont les mémes dans ses préparations associées; l'association avec atropine, dans certains cas, pourra agir mieux que le phénobarbital seul; l\u2019association avec la caféine et la strychnine rend la préparation moins dépressive et hypnotique; d\u2019ailleurs l\u2019association avec la strychnine, malgré le paradoxe apparent, semble prévenir, chez certains malades, plus activement les crises.b) Phényl-méthyl-malonylurée (Rutonal) s\u2019emploie à doses doubles de celles du phénobarbital.Posséde un certain pouvoir contre l\u2019épilepsie larvée ou psycho-motrice.Cette action est loin d\u2019être exclusive et élective.1.Schema d\u2019un cours de neurologie aux étudiants de 4e année à la Faculté de Médecine de l\u2019université de Montréal.: J c) Prominal \u2014 barbiturique moins ployé que des précédents, mais qu'on pou} utiliser à l\u2019occasion.vi d) Phényl-éthyl-hydantoïnate de soude à Dilantin (Parke-Davis) Diphenate (Frosg s'emploie à la dose de dix centigrammes 2f 6 fois par jour (habituellement de 2 à 4 £.;) Beaucoup moins hypnotique et dépressef que les barbituriques précédemment mentiof nés, ce qui favorise son emploi.Puissant apf convulsionant.: On peut et doit méme, dans certains ed associer le phénobarbital et l\u2019hydantoïna pour obtenir des résultats plus complets.f Dans le cas de mal épileptique où les crig se répètent incessamment, on doit employ le gardénal sodique, en intramusculaire, § dose de 20 centigrammes répétée, ou méme somnifène intraveineux, à la dose moyen de 4 c.c.; l\u2019acétylcholine intramusculaire la dose de 20 centigrammes pourra être ployée avec grand profit.j | % #* + | Tumeurs du système nerveux.| Radiothérapie qu\u2019exceptionnellement.Net ro-Chirurgie.Méningites purulentes.Méningocoque.Streptocoque.Staphylocoque.Pneumocoque \u2014 bacille de l'influenza.| 1.Sulfamidés: sulfanilamide, sulfapyridin sulfathiazole (pénétrant moins dans le liqui céphalo-rachidien), sulfadiazine, sulfamén zine.Tous sauf la sulfapyridine, peuvent êt introduits par ponction lombaire dans le - uide céphalo-rachidien, quoique ce procédé 2 soit pas nécessaire, sauf pour ce qui est du ilfathiazole.2.La pénicilline.ce ÿ Elle remplacera tout à fait les sulfamidés ont nous devrons prononeer l\u2019oraison funè- e avec l'hommage de gratitude le plus fer- nt.= Dans les méningites purulentes on doit em- foyer la pénicilline par injection intrarachi- ienne chaque 24 heures à la dose de 10,000 à ),000 unités; on pourra associer la voie intra- usculaire à la dose de 10,000 toutes les heures.La pénicilline pénètre à peine dans le liqui- 2 céphalo-rachidien: obligation des injections itrarachidiennes.Son action s\u2019épuise rapide- ent dans les tissus: obligation de répéter yutes les 3 heures les injections intraveineuses a intramusculaires.# * * bliomyélite aigué.1.Aucune médication chimiothérapique ou tologique.: 2.MÉTHODE KENNY: méthode physiothéra- ique pouvant prévenir ou atténuer les trou- les trophiques qui ne dépendent pas des lé- ons médullaires.Elle comporte: a) fomentations très chaudes répétées de utes les demi-heures à toutes les 3 heures endant 12 à 18 heures de chaque journée; b) repos complet du malade en position ho- zontale, les pieds maintenus à angle droit par appui de la face plantaire sur une plan- 1ette matelassée; c) rééducation musculaire par mobilisa- on passive, puis active pour éviter ce que Tiss Kenny appelle l\u2019aliénation mentale des ctions musculaires et l\u2019incoordination des 10uvements.3.Physiothérapie classique.Radiothérapie médullaire précoce.Galvanisation ultérieure aux membres.MÉDECINE PRATIQUE 1207 Mobilisation passive et active (sous l\u2019eau).Massage.* * * Encéphalites épidémiques.Salicylate de soude: injections intraveineuses.Urotropine: administration orale et parentérale.Iodure de soude: 5 à 10% en injection intraveineuse jusqu\u2019à 30 c.c.Vitamine B; à fortes doses par voie parentérale.Myélites aiguës.(transverse-extensive ascendante ou descendante).Salicylate de soude en injections intraveineuses.Urotropine.Acétylcholine (dans le but de favoriser la circulation au sein et en bordure du foyer lésionnel surtout dans la myélite transverse).Vitamine B, à grosses doses et par voie parentérale.Strychnine.Polynévrites.Les polynévrites des alcooliques, des tuberculeux, des cachectiques, des diabétiques, de la grossesse, des cancéreux, des malades hypo-alimentés sont dues à une carence en vitamine B;.D'autres polynévrites comme la polynévrite arsénicale, saturnine, diphtérique, etc, sont la conséquence d\u2019une imprégnation toxique, probablement associée à une hypo-vitaminose favorisante.1.CHIMIOTHÉRAPIE.Impérieusement dans le premier groupe, très utilement dans le second.Vitamine B, ou thiamine à grosses doses (50-100 milligrammes par jour, du moins au début) par voie parentérale. 1208 Polyvitaminothérapie « per os».Strychnine.2.PHYSIOTHÉRAPIE.Massages.Mobilisation passive et active (sous l\u2019eau au début).Galvanisation.+ # * Syndrome neuro-anémique.RAMENER LE NOMBRE DES HEMATIES A 5,000,000 ET LE MAINTENIR A CE TAUX PAR UN TRAITEMENT D'ENTRETIEN.Extrait de foie de veau concentré par voie parentérale.Vitamine B (complexe par voie parentérale).Extrait d\u2019estomac de porc (ventriculine de Parke-Davis) par voie buccale.Fer à hautes doses.x #* +* Neuro-syphilis.1.TABES ET NEVRITE OPTIQUE: arsénic trivalent, bismuth, pyrétothérapie (malaria, élec- tro-pyrexie et boite chauffante, vaccins en injection intraveineuse.) Dans la névrite optique, l'acide nicotinique pourra être employé à la dose de 5 à 100 milligrammes 3 fois par jour.2.PARALYSIE GÉNÉRALE.La pyrétothérapie est ici impérative soit par malaria, soit par électro-pyrexie, soit encore et comme pis-aller par injection intraveineuse de vaccins; arsé- nicaux pentavalents: Stovarsol et Tryparsa- mide (surveiller papilles), ou encore, arsé- nicaux trivalents et bismuth après pyréto- thérapie.3.LATENTE: Arsénic trivalent, pentava- lent (surveiller papilles); pyrétothérapie.* * » Syndrome parkinsonien.(paralysie agitante \u2014 parkinsonien post- encéphalitique).4 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1.PARALYSIE AGITANTE OU MALADIE DE PARKINSON.Iode.Vitamine Bg, 25 ou 50 milligrammes par voie parentérale.Hyoscine ou Scopolamine 14 de milli gramme de 2 a 4 fois par jour «per os».Sulfate d\u2019atropine sol.1/200 de 3 a 15 gouttes 3 fois par jour « per os» en augmentant graduellement jusqu\u2019à signes d\u2019intolérance.Datura stramonium, 10 centigrammes 3-6 fois par jour.Rabellon (Sharp & Dohme) et Bellabul- gara (Lederle) sont des spécialités utiles.Benzédrine, 10 milligrammes 2 à 4 fois par jour.2.SYNDROME PARKINSONIEN POST-ENCÉPHA- LITIQUE.Salicylate de soude et urotropine peuvent être utilisés pendant une certaine période à titre d'essai durant la phase chronique de l\u2019encéphalite qu\u2019on désigne par l\u2019épithète de post-encéphalitique.Même traitement symptomatique que dans la maladie de Parkinson.Syringomyélie.Radiothérapie médullaire produisant amélioration dans environ 60% des cas.Chirurgie consistant dans l\u2019incision longitudinale et postérieure de la moelle après laminectomie pour favoriser le drainage de la cavité syringomyélique.Cette méthode pourra servir dans les formes où les douleurs sont rebelles à tout traitement.Myasthénie.1.TRAITEMENT DIRIGE VERS LE THYMUS.Ablation chirurgicale d\u2019une tumeur ou d\u2019une hyperplasie du thymus. | Ephédrine 25 milligrammes 2-5 f.par jour.Prostigmine.14 milligramme en injection 2-4 f.p.j.15 milligrammes en comprimés de 3 a 6 fois par jour et méme plus.La combinaison de l\u2019éphédrine et de la TIF | ! ; Ÿ Prostigmine constitue un excellent traitement.> Nitrate et chlorure de potassium: en potion ou pilules kératinisées, à la dose de 4 à 6 grammes par jour; dans quelques cas, cette médication est adjuvante.Guanidine.\u2014 # * * Chlore de Sydenham.1.TRAITEMENT HYGIENIQUE.Isolement.Calme, repos, alimentation non excitante * excluant le café, le thé, les mets riches en « albumine et en purines.2.TRAITEMENT MÉDICAMENTEUX.Arsénic: liqueur de Fowler \u2014 3 à 12 gouttes « par jour par doses croissantes et décroissantes alternativement.Antipyrine: 2 grammes 3 fois par jour.Acide acétyl-salicylique (aspirine): 50 centigrammes 3 fois par jour.Salicylate de soude « per os», ou encore mieux en injections intraveineuses à la dose 4 de 1-2 grammes une ou deux fois par jour.Sédatifs: petites doses de phénobarbital ou + de bromure.3.TRAITEMENT PHYSIOTHERAPIQUE ET BIOLOGIQUE.Bains tièdes prolongés.Enveloppement humide.Pyrétothérapie par électro-pyrexie, ou injection intraveineuse de vaccins (Pyrifer \u2014 Vaccin anti-typhique, 0.1 c.c.en augmentant si nécessaire d\u2019un 0.1 c.c.à chaque injection tous les 2 ou 3 jours.) MÉDECINE PRATIQUE 2.TRAITEMENT MEDICAMENTEUX ET PALLIA- 1209 Zona.1.Topiques: onguents et poudres isolant la zone douloureuse et hyperesthésique recouverts par de la ouate.2.Analgésiques: Aspirine, antipyrine, phé- nacétine, pyramidon, etc.3.Vitamine B, à fortes doses par voie parentérale.4.Radiothérapie sur les ganglions spinaux des métamères atteints et sur la région cutanée douloureuse.Syndrome de Ménière.1.TRAITEMENT BASÉ SUR LA THÉORIE DE LA PATHOGÉNIE OSMOTIQUE.Réduction du sel de table.Chlorure d\u2019ammonium ou de potassium, nitrate de potassium: 6 à 9 grammes par jour par périodes de trois jours, à 2 jours d\u2019intervalle sans médicaments.2.TRAITEMENT DÉCOULANT DE LA PATHOGÉNIE VASO-MOTRICE.a) Désensibilisation a histamine (0 milligramme 275 de diphosphate d\u2019histamine équivalent à 1/10 milligramme d\u2019histamine- base).Injection quotidienne, ou mieux bi-quoti- dienne sous-cutanée, à doses faiblement croissantes en débutant par 14 de c.c.; maintenir l'injection de 1 cc.pendant 10-12 jours quand elle a été atteinte.Entretenir la désensibilisation par des in- Jections espacées: hebdomadaires ou bi-men- suelles.Cette désensibilisation ferait disparaître une vaso-dilatation primitive et paroxystique de l\u2019oreille interne, chez nombre de cas de vertige de Ménière sensibles à l\u2019histamine.b) Acide nicotinique.On utilise l\u2019action pharmaco-dynamique de cette substance qui est un vaso-dilatateur énergique.Elle préviendrait la vaso-dilatation réactionnelle de l'oreille interne en s\u2019opposant à la vaso- 1210 constriction primitive qui constituerait le mécanisme principal de bien des cas de syndrome de Ménière.3.TRAITEMENT CHIRURGICAL.Certains vertiges de Ménière rebelles nécessitent la section chirurgicale et intracrânienne soit de la branche vestibulaire seule, soit de tout le nerf auditif.On a conseillé aussi la trépanation et la destruction de l\u2019oreille interne.* * * Migraine.Nous n\u2019insistons pas sur le traitement causal d'une migraine symptomatique: thérapeutique hormonale, gastro-vésiculaire, oculaire, etc., etc.Nous confinons notre thérapeutique a la migraine apparemment idiopathique, le plus souvent familiale et héréditaire.1.TRAITEMENT DE LA CRISE.Tous les analgésiques connus.Tartrate d\u2019er- gotamine 15 milligramme en injection hypodermique dès l\u2019apparition des prodromes ou de la douleur dans le but de faire avorter la crise.2.TRAITEMENT PREVENTIF DE LA CRISE.Pour les mémes raisons pathogéniques qui s'appliquent au vertige de Ménière, on conseille: a) Histamine aux doses désensibilisantes.b) Acide nicotinique, 50-100 milligrammes soit seulement le soir au coucher, soit 3 fois par jour.c) On pourra essayer des applications soit de cocaïne, soit de liquide de Bonain, dans les fosses nasales dans le but d\u2019imprégner le ganglion de Meckel par ses fibres nerveuses qui pénètrent dans cette cavité.3.TRAITEMENT CHIRURGICAL.Injection d\u2019alcool dans le ganglion de Gasser par le trou ovale.Sympathectomie cervicale ou blocage chimique.Suture de l'artère temporale.Suture de l'artère méningée moyenne.L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Ces opérations sont d\u2019exception.Très souvent, chez la femme quand les \u2018 crises coïncident avec les règles, qu\u2019elles sont f fréquentes, très violentes et résistantes, la 4 ménopause provoquée doit être envisagée.+ * %* Myopathies.Glycocolle: 10-15 grammes par jour.Vitamine E: 25-50 milligrammes 8 fois par Ki \u201cjour.Myotonie.Quinine: 25 à 50 centigrammes 3 fois par { jour.Narcolepsie.Benzédrine: 30 a 60 milligrammes par jour.* * * Névralgie du trijumeau et du glosso-pharyn- gien.1.NÉVRALGIE DU TRIJUMEAU.a) Tenter vitamine B, à fortes doses par voie parentérale; b) Injections d\u2019alcool soit sur les filets d\u2019é- # mergence périphériques d\u2019une des trois bran- § ches [ophtalmique: frontale interne; maxil- 4 laire supérieure: sous-orbitaire; maxillaire inférieure: mentonnier, selon la zone dé- clenchante (trigger zone)]; soit sur la racine # et même dans le ganglion de Gasser en atteignant l\u2019un des trous de la base, surtout le trou ovale; c) Section chirurgicale intracrânienne partielle et rétro-gasserienne de la racine du trijumeau.9.NEVRALGIE DU GLOSSO-PHARYNGIEN.Section chirurgicale intracrânienne de la racine ou exocrânienne et cervicale du nerf.R.A.| \u201cL'Union {Médicale du Canada\u201d en 1875 Montréal, octobre 1875.Relations du médecin avec ses confrères Un écrivain de la Gazette Médicale de Paris, n commençant le compte-rendu de la quarante- roisième session de l\u2019Association Médicale bri- § annique, fait remarquer que la France ne pos- :ède pas une Société pareille.Réunir plusieurs nilliers de médecins, comme ce'a s\u2019est vu à Edimbourg cet été, dans le but d\u2019apporter à leurs zollègues les fruits de leur expérience ou leur lemander les conseils de leur propre pratique, ui paraît chose impossib'e en France.« Le mé- lecin français, dit-il, a moins de facilité que le @nédecin anglais à quitter sa résidence, la vie de @:haque jour nous absorbe tellement, la position lu praticien est chez nous si précaire, qu\u2019il n\u2019est pas commun de voir un médecin abandonner pendant huit ou quinze jours sa clientèle pour aller échanger ses idées au loin avec ses confrères et même pour aller se retremper dans les govyers de la science.C'est un état de choses que ie considère depuis longtemps et que j\u2019étudie avec soin, mais contre lequel je ne puis rien, malheureusement.Outre la considération précaire à aquelle je fais a'lusion et qui engendre malheu- @'eusement chez nous une concurrence regretta- ole entre confrères qui devraient s\u2019aider, se rem- slacer tour a tour, il y a la situation d\u2019esprit du @>ublic qui ne pardonne pas à son médecin de le quitter quand bien même il s\u2019agirait de son dien.» Pour nous en Canada, qui sommes en contact journalier avec nos confrères d\u2019origine anglaise, 10us pouvons facilement indiquer 'a raison de set état de choses et par suite le moyen de le \u2018aire disparaître.On peut dire tout haut ce que Jon entend répéter tout bas, c\u2019est que la popu- ation anglaise porte à la médecine et à ceux qui | orercent un respect plus profond que celui que Jon remarque chez nos compatriotes.Cette con- » lance que nos confrères d\u2019origine différente savent obtenir, leur fait accaparer une c'ientèle ! qui naturellement ne devrait pas leur apparte- \u201cAir.À quoi cela tient-il?Les médecins anglais ont-ils une instruction plus solide, de plus grandes aptitudes que nous?Nous ne leur ferons pas une injure en constatant que l\u2019intelligence est le bien commun de l'humanité.Nous ne pouvons pas contester à nos confrères anglais un grand savoir et surtout beaucoup de savoir-faire.Ayant avec eux des rapports fréquents et basés sur l\u2019estime mutuelle, nous avons appris à connaître leurs qualités et leurs défauts, aussi devons-nous nous efforcer d\u2019'imiter les unes et d\u2019éviter les autres.On entend souvent exprimer des plaintes sur le peu de respect que la population canadienne- française manifeste en général pour ceux qui exercent l\u2019art de guérir.A qui la faute?Nos compatriotes feraient plus de cas de la médecine, si les médecins s\u2019efforçaient de s\u2019estimer réciproquement, ou si la chose n\u2019est pas po:sible, de se tolérer au moins.Pour certains confrères indignes de ce nom, critiquer à tort et à travers, calomnier même, tout cela n\u2019est rien, pourvu qu\u2019ils croient par là perdre un concurrent dans l\u2019estime publique.En voici un exemple récent.Un médecin qui ne demeure pas à cent lieues de Montréal, est appelé auprès d\u2019une jeune fille, en l\u2019absence du médecin ordinaire.Une recrudescence de la maladie s\u2019était manifestée et la mère avait cru devoir appeler l\u2019homme de l\u2019art.Celui-ci arrive, apprend le nom du médecin de la famille et commence à déblatérer sur son compte, avant même d\u2019examiner la malade.La mère écoutait tout ébahie; enfin n\u2019en pouvant plus: «Monsieur, dit-elle, je vous al envoyé chercher dans un moment d\u2019urgence pour donner les soins de votre art et non pour attaquer la réputation de mon médecin que j'estime beaucoup.Si vous n\u2019avez rien autre chose à faire ici, vous pouvez vous retirer.» Cette apostrophe imprévue ramena notre homme au sentiment des convenances.Si l\u2019on faisait sentir à tous ceux qui s\u2019oublient de la sorte combien leur conduite est indigne de la profession et cruelle pour le malade, peut-être ces scènes se renouvelleraient moins souvent.Par malheur, on rencontre rarement des per-onnes aussi sensées que 'a mère de cette jeune fille, et l\u2019on en voit bien plus souvent écouter avec complaisance et même fournir l\u2019occasion de sorties de ce genre. 1212 Comme le dit Huffeland: « Lorsqu\u2019un malade passe d\u2019un médecin à un autre, presque toujours il cherche à justifier cette démarche en disant beaucoup de mal du premier, à tort ou à raison, et malheureusement la politique des praticiens vu'gaires les pousse à abonder dans ce sens, à déverser le blâme sur les méthodes de traitement qui ont été suivies avant eux.Ce n\u2019est point ainsi qu\u2019agit le médecin loyal.Il sent qu\u2019une telle conduite manquerait de noblesse, en égard à son confrère, et serait même cruelle envers le malade, qu\u2019il affligerait doublement en lui faisant acquérir la conviction, non seulement que la peine et le temps ont été jusqu\u2019alors dissipés en pure perte, mais qu\u2019encore la maladie est devenue plus grave et incurable.On ne conçoit pas qu\u2019un homme sensible puisse, par de pareilles déclarations, abreuver souvent d\u2019amertume les derniers jours d\u2019un être qui souffre; sinon par ménagement du moins par humanité, il doit approuver ce qui a été fait avant lui, apaiser les doutes du malade et chercher d\u2019autres causes pour expliquer le défaut du succès.» Les médecins ont de justes titres à la considération comme au respect du public, mais s\u2019il y a quelque chose capable de les leur faire perdre, c\u2019est bien cet esprit de dénigrement que l\u2019on remarque chez un trop grand nombre d\u2019entre nous.En enlevant ainsi la confiance que le public doit reposer dans ceux qui exercent l\u2019art de guérir, on diminue l\u2019estime qu\u2019il porte à la médecine elle-même.Nos confrères anglais ne sont pas à l\u2019abri de tout reproche sous ce rapport, cependant, nous devons l\u2019avouer, i's savent mieux pratiquer cette confraternité professionnelle nécessaire au maintien de l\u2019honneur et de la dignité du corps médical.Au lieu de se déprécier mutuellement, ils savent donner à propos une haute idée de leurs capacités respectives et de la valeur de l\u2019art lui-même.Par ce moyen, ils montent tous ensemble dans l\u2019estime générale et acquièrent la confiance et le respect du public.Si nous voulons être traités avec les égards qui nous sont dus à tant de titres, pénétrons-nous donc bien de ces préceptes d\u2019Huffeland: « Rien n\u2019est plus difficile, dit ce célèbre médecin, que de juger les autres, mais nulle part on n\u2019y trouve plus d\u2019obstacles qu\u2019en médecine.On a déjà beaucoup de peine à pardonner au public L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 de s\u2019en arroger la prétention, mais il est révoltant de voir des médecins, qui connaissent les difficultés de l\u2019art et son appréciation, juger leurs confrères avec dureté ou dédain, et chercher à s\u2019élever en rabaissant les autres.« Puissé-je donc inculquer aussi profondément dans l\u2019âÂme de mes confrères qu\u2019elle l\u2019est dans la mienne, cette vérité que tout médecin qui en rabaisse un autre déprécie l\u2019art de soi-même.« D\u2019abord, plus le public apprend à connaître de défauts chez les médecins, et plus on les lui rend méprisables ou suspects, plus le prix qu'il attachait à 'a médecine baisse et, comme cette.diminution de confiance rejaillit bientôt de l\u2019art sur ceux qui l\u2019exercent, le censeur ne tarde pas à s\u2019en ressentir aussi.La malice publique s\u2019exercerait certainement moins sur le compte des médecins et leurs fautes fourniraient un aliment moins habituel à la conversation s\u2019ils ne donnaient eux-mêmes l\u2019exemple.Il faut être dépourvu de sens commun et dominé par le plus étroit égoïsme pour se croire sérieusement au-dessus des | autres en les dépréciant.} « En second lieu, cette conduite viole les premiers principes de la morale et de la religion, qui nous ordonnent de ne point dévoiler les fautes des autres, mais de les excuser.Le médecin qui s\u2019en rend coupab'e perd donc' plus, dans l\u2019esprit des personnes bien pensantes, que celui qu'il cherche à rabais:er; car ce dernier ne perd que comme artiste, tandis que lui perd comme homme et une mauvaise action est pire qu\u2019un mauvais traitement médical.Enfin, tous ces critiques impitovables devraient bien se persuader \u2018que la mesure dont ils se servent, pour les autres, leur sera également appliquée a eux.Quiconque traite son prochain avec arrogance et dureté doit être certain qu\u2019on en usera de même à son égard, et cela de plein droit.» A quoi servent en définitive ces insinuations ma'veillantes que l\u2019on se permet à l\u2019égard de la conduite professionnelle d\u2019un confrère?Pence- t-on par là relever l\u2019art dans l\u2019estime publique?Sil fallait juger de la valeur de notre profession et de ceux qui !\u2019exercent par ce qu\u2019en disent certains médecins, il faudrait en avoir une bien pauvre idée.Comment veut-on après cela que le peuple respecte la médecine lorsqu\u2019on lui représente xà = ™ en 5 8 à ; : R 1 « UNION MEDICALE DU CANADA » EN 1875 UX qui en sont les ministres comme des igno- ints qui n\u2019entendent rien à leur art?La position précaire à laquelle l\u2019écrivain de la sazette Médicale fait allusion dans l\u2019article us haut cité, ne serait-elle pas due, en France ymme en Canada, à la même cause?Au lieu | engendrer, comme il le dit, une concurrence lineuse, ne serait-elle pas précisément le résul- & de la manière que l\u2019on comprend les relations itre confrères?D\u2019après les statistiques officiels, le nombre des médecins va toujours dimi- \"1ant en France et le nombre de communes qui \u2018nt privées de services d\u2019un praticien résidant { 1gmente d\u2019année en année, ce qui n\u2019indiquerait 18 un encombrement excessif.: Il existe parmi nous un vice national que nous |oserions signaler si Mgr Lafièche ne l'avait i ja fait dans ses Considérations sur les rapports {> la société civile avec la religion et la famille: \u2018est une espèce de ja'ousie qui voit avec peine :1 compatriote s\u2019élever dans l\u2019estime publique qui porte souvent à favoriser un homme d\u2019une \u2018Agine différente de préférence à l\u2019un des nôtres.suffit, croyons-nous, de suivre les luttes poli- ques qui se livrent en France pour reconnaître le nous tenons ce vice par héritage.S\u2019il ne zut avoir, dans notre ancienne mère patrie, le \u2018rnier effet que nous avons signalé, il n\u2019est 1s moins vrai qu\u2019il crée pour toutes les posions sociales une condition précaire que l\u2019on ne Marque pas au même degré dans d\u2019autres pays.suffit qu\u2019un homme commence à se signaler, ins n\u2019importe quelle situation, pour que de tite on cherche à le rabaisser au niveau général.Cette disposition d\u2019esprit existe chez les mé- cins comme chez le peuple en général, elle (gendre chez les premiers une concurrence dé- yale et chez le second des exigences qui n\u2019ont js leur raison d\u2019être.Si notre conduite à l\u2019égard des uns des autres \u2018ait toujours honorable, digne, chrétienne en un \u2018ot, nous pourrions montrer à l\u2019égard de nos lents une indépendance plus en rapport avec : dignité de notre profession.Car, en principe, : médecin est indépendant: en effet dépendre un -u de tout le monde, c\u2019est ne dépendre de per- nne.Malheureusement, un bon nombre ne \u2018Vent pas prendre cette position vis-à-vis de lars clients, ils craignent de leur faire sentir le 1213 manque de respect dont ils se rendent coupables envers la profession et eux-mêmes.On vient chercher le médecin alors qu\u2019il a fini toutes ses visites du jour, quand on aurait pu aussi bien l\u2019envoyer chercher avant son heure habituelle de sortie, on ne se gêne pas de le déranger sans nécessité durant les heures consacrées au sommeil, on ne craint pas de le transporter, sur des chemins raboteux, dans des véhicules non convenables, et celui-ci endure tout sans mot dire.Le dévouement est une belle chose, mais lorsque l\u2019occasion en requiert l\u2019exercice.Le docteur Sutherland, un des médecins les p'us répandus de son temps, disait un jour à un de nos confrères: « Il faut que votre patient vous mène ou que vous meniez votre patient, il n\u2019y a pas de milieu, l\u2019un ou l\u2019autre doit conduire, à vous le choix ».En jetant ses regards autour de soi, il est facile de constater avec quel système on réussit le mieux.Les médecins qui ont la réputation de ne pas céder sans motif aux exigences des clients sont précisément ceux qui ont su amasser la meilleure compétence avec leur pratique.Sans doute il faut du tact, mais cette qualité n\u2019est-elle pas indispensable partout pour réussir?Si les médecins, au lieu de rabaisser l\u2019art et eux-mêmes en dépréciant leurs confrères, sa- va:ent s\u2019aider, s\u2019encourager mutuellement, on les verrait bientôt monter dans l\u2019estime publique et prendre une position conforme à l'honneur et à la dignité de leur profession.En Canada, comme en France, tous y gagneraient, même au point de vue matériel, à reconnaître et à pratiquer les règles immuables de la vérité, de la justice et de la charité.Nouvelles médicales Banquet de médecins.\u2014 Les bacheliers qui appartiennent au corps médical de cette ville ont donné, lundi le 13 septembre, un dîner d\u2019adieu à leur collègue le docteur Hingston, maire de Montréal, à l\u2019occasion de son mariage.Le banquet a eu lieu au club Métropolitain.Le docteur Roddick présidait et le docteur Brosseau agissait comme vice-président.Il y avait une trentaine de confrères présents.Il y a eu de nombreuses 1214 santés et d\u2019excellents discours ont été prononcés; tous les orateurs ont rendu hommage aux nombreuses qualités qui distinguent le docteur Hing- ston.L\u2019exemp'e du docteur Hingston va, dit-on, opérer d\u2019étonnantes conversions dans le corps médical de cette ville.¥ x # Mariage fashionable.\u2014 Le mariage du docteur Hingston, maire de Montréal, avec Mlle Marguerite McDonald, fille du lieutenant-gouverneur MeDonald, a été célébré avec solennité jeudi, 16 septembre, à la cathédrale St.Michel, Toronto.L'église était magnifiquement décorée.La cérémonie a été célébrée par Mgr Lynch, assisté des Révds.MM.Shea, Laurent, Conway, Proulx et A.J.O\u2019Reilley.La mariée était accompagnée par son père; elle portait une robe confectionnée par la rou- turière de la cour d\u2019Angleterre.Il y avait dans l\u2019église six cents personnes parmi lesquelles on remarquait un grand nombre de notabilités, entre autres le premier ministre et Mme McKenzie; l\u2019hon.Olivier Mowatt et ses filles; l\u2019Hon.Geo.Brown; l\u2019Hon.M.C.Cameron, etc, etc.Nous ne faisons qu\u2019exprimer les vœux du grand nombre d\u2019amis que compte le docteur Hingston parmi ses confrères en présentant aux nouveaux mariés nos souhaits de bonheur.* + *% Condamnation d\u2019une accoucheuse pour homicide involontaire.\u2014 Le tribunal correctionnel de Grenoble vient de condamner la femme F.à 15 mois d\u2019emprisonnement, à 50 fr.d\u2019amende pour les délits d\u2019homicide par imprudence, et à 10 fr.d\u2019amende pour chacune des contraventions commises, soit, pour 24 contraventions, 240 francs, et de plus aux dépens.La femme F.\u2026.se livrait à la pratique illicite de l\u2019art des accouchements sans usurpation de titre, et avait, par maladresse, imprudence, inattention, négligence ou inobservation des régle- ments, occasionné involontairement la mort de P.R., femme R.,, et de Z.Ar., femme R.T.Il résulte du rapport fait par les docteurs \\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Allard et Berger que la femme F.avait appliqué | le forceps 24 fois sur 30 accouchements, et prati- | qué lopération césarienne post mortem sans | faire prévenir le médecin de la localité, de concert avec un paysan qu\u2019elle avait armé d\u2019un rasoir.\u2014 Lyon Médical.kb i * * * Ji pig mA ef ont 5 , bP Ko Université libre de Droit et de Médecine à Toulouse.\u2014 Les évêques suffragants de l\u2019archevêque de Toulouse ont immédiatement répondu à son appel et ont garanti pour la fondation de | l\u2019Université libre une somme considérable | (400,000 fr.; le diocèse de Toulouse en fournit | 200,000).Cette Université s\u2019ouvrira le ler no- | vembre et sera établie à l\u2019hôtel St-Jean, vaste et | magnifique bâtiment habité autrefois par les chevaliers de St-Jean de Jérusalem.Elle comprendra les facultés de droit et de médecine.Les | é'èves y seront internés.Il sera créé un hospice | pour les études cliniques de son enseignement médical.(L\u2019Union).\u2014 Lyon Médical.\u201c+ * Empoisonnement par un chapeau! \u2014 Nous lisons dans le British Medical Journal: « Un cas particulier d\u2019empoisonnement s\u2019est produit dernièrement à Setun.Un cordonnier avait acheté un chapeau de feutre: après l\u2019avoir porté quel- ques jours et bien qu\u2019il n\u2019eût pas l\u2019habitude de ÿ le serrer fortement contre la tête, il fut pris d\u2019une céphalalgie très intense qui se compliqua d\u2019éruption et de tuméfaction notable sur la partie frontale, bientôt même apparut de la suppura- | tion sur quelques points.Les yeux s\u2019injectèrent | et furent tout à fait fermés par une enflure| extraordinaire qui envahit la plus grande partie de la face.On remit le chapeau à un chimiste- | expert qui fut chargé de l\u2019examiner et d\u2019en faire: pu i) une analyse minutieuse.Le chimiste découvrit que la doublure en cuir brun dont était garni le i chapeau, était colorée avec une teinture d\u2019aniline contenant de fortes proportions toxiques et n\u2019hésita pas à attribuer à cette cause les accidents qui s\u2019étaient produits chez le cordonnier.(Le Mouvement Médical.) ! 1.Les dermatologistes verraient peut-être dans ce fait un exemple assez intéressant de réaction allergique de la peau. « L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA » EN 1875 La santé de N.S.P.le Pape.\u2014 Les agences slégraphiques d\u2019Europe nous parlent souvent de 1 mauvaise santé du Pape, dont elles annoncent 1ême la mort de temps à autre.L\u2019extrait sui- ant d\u2019une allocution prononcée récemment par a Sainteté dans une audience donnée aux ca- aoliques d\u2019un village voisin du Vatican, montre > peu de fondement des rumeurs mises en cireu- ation par le télégraphe.Pie IX donne lui-même > démenti à ceux qui le représentent comme 10urant: « Mes très chers, a répondu le Saint Père, vous vez bien fait, vous aussi, de venir chez le Pape, ela vous était plus facile puisque vous êtes, slon l\u2019expression du père curé de Saint-Pierre, 3s plus proches voisins du Vatican.De la sorte, ous voyez de vos yeux si le Pape est vivant ou Mort, s\u2019il marche à l\u2019aide de béquilles ou s\u2019il se art d\u2019une canne, s\u2019il est bien ou mal.Enfin, vous ourrez donner votre témoignage à ceux qui vous emanderont des nouvelles de la santé du Pape.«Or en ce qui touche ma santé, je n\u2019ai pas à 1e plaindre; grâce en soit rendue à Dieu Tout- \u2018uissant, je me sens très bien.Mais, pour le reste, ous pouvez imaginer, et vous savez d\u2019ailleurs, : je souffre depuis que les nouveaux maîtres sont enus réaliser ici leurs mauvais desseins.Et pour- nt ces gens-là disent qu\u2019ils font tout bien et ue nous faisons tout mal; qu\u2019ils savent tout 1215 faire et que nous ne savons rien faire.Ce langage est ancien de dix-huit à dix-neuf siècles, et Saint Paul l\u2019atteste: Nos nobiles, vos autem ignobiles, etc.» Le Lancet, de Londres, écrit, le 20 juillet, au sujet de la santé prodigieuse du Saint Père: «Sans vouloir attribuer la force physique et morale du Pape à un miracle il faut néanmoins constater ce phénomène.Ainsi, le cinq de ce mois, Pie IX, après avoir tenu un consistoire très fatigant, à accordé trente audiences parti- culiéres sans en éprouver la moindre fatigue.Ses médecins lui ont prescrit des bains sulfureux.À cet effet, on fait venir chaque jour de l\u2019eau sulfureuse des thermes de Civita-Vecchia.«On a construit au Vatican une salle de bain, où le Pape peut se rendre directement de son appartement privé, en descendant seulement quelques marches.« Après le bain, Pie IX prend un bouillon de poulet et un verre de johannisberg, provenant de la cave particulière du prince de Metternich, ou un verre de romanéeconri.C\u2019est de cette manière que l\u2019auguste vieillard peut supporter les grandes chaleurs.Il marche très souvent sans canne et n\u2019a ressenti ces derniers temps aucune incommodité.» ANALYSES Dans le but d\u2019uniformiser les indications bibliographiques qui accompagnent les anaiyses, afin de les rendre plus complètes et utilisables, on est prié de les inscrire dans l\u2019ordre suivant adopté par le « Quarterly Cumulative Index Medicus»: nom de l\u2019auteur, titre de l\u2019article, nom du périodique, le volume, la page, le mois (le jour du mois si le périodique est heddomadai- re), l\u2019année.Exemple: J.Beerens.\u2014 Tuberculose et démence précoce.« Ann.Méd.psychol.», 94: 1 (juin) 1938.PHTISIOLOGIE John S.PACKARD.\u2014 De l'importance du râle sibilant dans la tuberculose pulmonaire.\u201cPennsylvania Medical Journal\u201d, 46: 1034 Gui:let) 1943.Les premiers symptômes de la tuberculose pulmonaire sont assez bien connus des médecins et du public en général.On note alors de la toux persistante, de la fatigue qui va en augmentant, de la perte de l\u2019appétit et du poids, des douleurs intermittentes au thorax, de l\u2019hyperthermie vers la fin de l\u2019après-midi.La radiologie est très importante pour apprécier les premières lésions pulmonaires.Le docteur L.Brown attache une très grande valeur aux 5 points suivants dans le dépistage de la tuberculose: 1.\u2014 Râles persistants dans la 14 supérieure du poumon.9.\u2014 Lésions parenchymateuses visibles aux rayons X.3.\u2014 Bacilles de Koch dans les crachats.4.\u2014 Histoire d\u2019hémoptysie même minime.5.\u2014 Histoire de pleurésie avec épanchement.La présence d\u2019un sifflement, d\u2019une sibilance a toujours été considérée comme un signe d'asthme, ou d\u2019un corps étranger ou d\u2019une tumeur au poumon.Mais, d\u2019après l\u2019expérience de l\u2019auteur, il a noté que le râle sibilant a été l\u2019un des premiers signes de tuberculose pulmonaire dans un assez grand nombre de cas qu\u2019il suivit.S'il y a un rile sibilant chez un tuberculeux connu, une bronchoscopie est indiquée parce que ce râle sibilant est la preuve qu\u2019il existe une trachéo-bronchite tuberculeuse causant l\u2019obstruction de bronches importantes.Il faut traiter cette \u201cbronchite par l\u2019évacuation de ces sécrétions.La trachéo-bronchite tuberculeuse peut sur- .venir avant les lésions parenchymateuses.Pour différencier le rale sibilant de la tuberculose de celui causé par l\u2019asthme, la sibilance tuberculeuse est plutôt bien localisée dans une région où il y a gêne respiratoire, le râle est pratiquement constant.Paul-René ARCHAMBAULT.H.C.HINSHAW, K.P.PFUETZE et Wm.H.FELDMAN.\u2014 Chimiothérapie de la tuberculose par la Promine.Second rapport.(Chemotherapy of Clinical Tuberculosis with Pro- min.Second report of Progress).\"Amer Rev.of TB.\u201d, 50: 52 (juillet) 1944.Ce second rapport paraît deux ans après le premier et décrit certains aspects cliniques observés jusqu\u2019en décembre 1943.Dans le ler rapport, il y avait 36 patients divisés en 4 groupes.L'étude a continué dans le même sens.Dans le groupe 4, étiqueté: groupe des améliorations marquées, l\u2019aspect radiologique, l\u2019aspect clinique, la sédimentation, le virage bacilloscopique, tous les critères d\u2019amélioration se sont montrés bons excepté dans un seul cas.Dans le groupe 3 ou groupe des améliorations modérées: sur 6 patients, 5 sont aujourd\u2019hui négatifs, i.e.à la culture et démontrent une tuberculose arrêtée.Chez deux sujets une thoracoplastie a contribué au succès.Les cinq sont considérés comme tuberculose arrêtée.Dans le groupe 2: groupe de peu d\u2019amélioration.Ce groupe comprend 8 patients.Deux ont déjà été congédiés comme arrêtés.Deux patients seulement dans ce groupe se sont montrés réfractaires avec des lésions franchement progressives.Dans le groupe 1, sans amélioration, on trouvait 8 patients qui n\u2019avaient montré aucune amélioration.Depuis ce temps 3 d\u2019entre eux sont en voie d\u2019amélioration; deux ont pu subir un collapsus chirurgical.En conclusion.Les grands faits cliniques du début de l\u2019expérience ont persisté et même progressé.On ne peut pas cependant tirer de con- § ji Pp \u20185 ANALYSES - -Rions sur la valeur thérapeutique de la pro- yj en tuberculose pulmonaire.Le nombre de g mis en épreuve n'est pas assez considérable \\s observations peut-être pas assez élaborées \" confirmer ou infirmer les premières impres- ifs.os l1ésions exsudatives récentes semblent les :s les plus prometteurs pour la chimiothérapie.{types caséeux, nécrotique, cavitaire et fibreux rent moins d\u2019espoir.faut reconnaître les effets toxiques de la pro- \u2018e.Il faut aussi être capable de les mesurer.effets toxiques sont réversibles et contrôla- et ne semblent pas avoir d\u2019effet adverse sur ours de la tuberculose.Lil y a progrès dans l\u2019utilisation possible de agent chimique en tuberculose, il y a encore : à parcourir pour atteindre la perfection.J.-P.PAQUETTE.NEURO-PSYCHIATRIE lter DANDY.\u2014 Traitement des algies lombo- dacrées récidivantes sans sciatique.(Treatment of recurring attacks of low backache \u201cwithout sciatica), \u2018J.A.M.A.\u2019, 125: 1175 (26 \u2018oût) 1944.\u2018a hernie du disque intervertébral est la cause heituelle de l\u2019algie récidivante lombo-sacrée ac ou sans sciatique.Le diagnostic de la hernie di disque peut être établi par l\u2019investigation clique seule dans 95% des cas; dans 98%, si otajoute l\u2019exploration radiologique qui montre dis 50% des cas un rétrécissement de l\u2019espace ærvertébral intéressé, ce qui serait pathogno- miique de la hernie du disque.l'our Dandy, les injections intrarachidiennes & substances permettant l\u2019utilisation d\u2019image & contraste, n'en favoriseraient le diagnostic P dans un quart de ces cas.Jandy a opéré depuis trois ans, 20 cas d\u2019algie lbbo-sacrée sans sciatique.Les critères de ré- \u201crence et d\u2019exacerbation de la douleur à la tcx, à l\u2019éternuement, existaient et se montraient Picieux quant à l\u2019identification de la nature de le ésion.Assez souvent, il existe une hernie de P's d'un disque, ainsi Dandy enleva 32 disques elz ses 20 malades.Dans six de ces cas, les dileurs remontaient à plus de 10 ans.1217 Dandy conseille de traiter la hernie du disque par l\u2019ablation la plus radicale possible du disque lui-même; de la sorte on évitera des récidives de la douleur.L'auteur les attribue d\u2019abord au retour de la hernie d\u2019un même disque insuffisamment enlevé, ensuite à l\u2019action d\u2019une hernie d\u2019un autre disque qui fut méconnue à l\u2019opération ou à la présence d\u2019une tumeur intrarachidienne.L\u2019articulation d\u2019un disque hernié est plus mobile que normalement, à moins qu\u2019il y ait consolidation spontanée par sclérose, ce qui provoque un rétrécissement de l\u2019espace intervertébral et constitue le processus naturel de consolidation que détermine artificiellement l\u2019ablation chirurgicale du disque.Dans ce cas, la consolidation provoquée prend 3 mois environ pour se compléter et apparait sous forme d\u2019espace rétréci à la radiographie.Pour Dandy, la hernie du disque est la conséquence de traumatismes même légers de la colonne et d\u2019une faiblesse naturelle des 3 dernières vertèbres lombaires.Cette faiblesse serait due à l\u2019orientation différente des apophyses articulaires de ces vertèbres.D\u2019après Dandy, les petites hernies non décelables par les images de contraste (concealed disc) constitueraient les 34 des hernies discales.L\u2019auteur tente d\u2019expliquer la douleur lombo- sacrée avec ou sans sciatique d\u2019une façon qui diffère du mécanisme généralement invoqué.Selon lui, la douleur ne vient pas de la compression produite par le nodule hernié, surtout dans les petites hernies, mais plutôt des articulations apophysaires qui sont relâchées comme d\u2019ailleurs l\u2019articulation discale.Ce relâchement produit de la congestion des tissus articulaires et péri- articulaires qui de la sorte compriment les filets radiculaires qui passent à proximité immédiate.Cependant, malgré l\u2019influence directe très douteuse du disque lui-même, l\u2019auteur persiste à pratiquer et recommander l\u2019ablation du disque pour les raisons suivantes: 1° la fixation des surfaces articulaires des apophyses transverses est délicate et d\u2019efficience très limitée vu l\u2019étendue restreinte de ces surfaces; 2° l\u2019ablation du disque amène au bout de 3 mois une fixation solide des articulations intervertébrales et, conséquemment, des articulations apophysaires; 3° la fusion par greffe vertébrale ne doit pas être faite parce qu\u2019elle manque souvent, parce qu\u2019elle est une intervention sérieuse et laborieuse et parce qu\u2019elle 1218 immobilise le malade pendant des semaines, alors que l\u2019ablation d\u2019un disque amène invariablement une fixation solide et permet le lever du malade de 12 à 15 jours après l\u2019opération; à tel point que l\u2019auteur recourt à cette technique dans les cas de spondylolisthésis du premier degré et dans les cas de vertèbres congé- nitalement déficientes.Comme l\u2019on peut se rendre compte, Dandy enlève le-disque non pas pour lever une compression de sa partie herniée sur une racine, mais pour obtenir une fin indirecte qui est l\u2019immobilisation d\u2019une articulation intervertébrale et des articulations apophysaires et ainsi faire disparaître une congestion périarticulaire qui irrite la racine dans la région du trou de conjugaison.Roma AMYOT.Lina S.STERN.\u2014 Nouvelle méthode de traitement du tétamos.(A new Method of treating tetanus).\u201cAm.Rev.of Soviet Medicine\u201d, 1: 540 (août) 1944.Le sérum antitétanique possède une action préventive certaine.Il n\u2019en est pas aussi absolument de même pour ce qui est de son pouvoir curatif contre la maladie déclarée.Deux phénomènes physiologiques peuvent se greffer sur ce fait: il existe une barrière hémato-encéphalique qui permet le passage de certaines substances du sang vers le parenchyme nerveux et le liquide céphalo-rachidien à l\u2019exclusion d\u2019autres; seules les substances qui franchissent cette barrière et sont décelées dans le liquide céphalo-rachidien peuvent exercer une action pharmacologique au sein du système nerveux.Les toxines tétaniques franchissent la barrière hémato-encéphalique alors que le sérum ne semble pas la franchir.Aussi est-ce pour cette raison qu\u2019on recourt à l\u2019injection intrarachidienne du sérum, habituellement effectuée par ponction lombaire.Mais, selon l\u2019auteur, cette méthode est mauvaise et d\u2019ailleurs des expériences sur des animaux l\u2019auraient démontré.L\u2019injection du sérum dans les espaces sous-arachnoïdiens spinaux permettrait sa réabsorption par les vaisseaux sanguins et serait l\u2019équivalent en définitive de l\u2019injection intraveineuse primitive avec échec à la barrière hémato-encéphalique.Pour éviter cette absorp- L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 tion veineuse, l\u2019auteur conseille d\u2019introduire le sérum par ponction sous-occipitale et injection ¢ dans la citerne cérébelleuse afin de le faire péng.trer immédiatement dans les ventricules.De lab} sorte, le sérum exercerait son action antitoxique} dans le parenchyme nerveux.Lina-S.Stern con-# seille de traiter le tétanos en associant l\u2019injec-k\u2018 tion cisternale à l\u2019administration parentérale def\u201d sérum.Elle donne la technique de la ponctionifli sous-occipitale, le malade placé en Trendelen-l?burg.Elle donne des estimés utiles concernant leilh: rapport existant entre la circonférence du coul et la longueur en millimètres du trajet que doit | parcourir le biseau du trocart pour atteindre la ñ citerne.Voici ce rapport: | Pa = Carconférence du cou - Distance de la citernely 40 centimètres 49 millimètres 1 39 \u201c 47 « de 38 68 45 y Aussi, un écart d\u2019un centimètre en périmétrie correspond à deux millimètres en profondeur.L'auteur rapporte 6 observations impressionnantes de tétanos déclaré, guéri rapidement par\u201d cette méthode.En règle générale, 30,000 unités de sérum américain par voie intramuseculaire et\u201d de 10,000 à 15,000 unités par voie cisternale.Une de ces observations est d\u2019autant plus convaincante que le malade avait reçu du sérum par voie lombaire sans aucun effet alors que, dès |, après les deux premières injections sous-occipitales, l\u2019état du malade füt considérablement amélioré.i L\u2019auteur affirme que, habituellement, la première injection est suffisante pour amener une atténuation notable du trismus.Roma AMYOT.a =cs- PEDIATRIE G.J.BUDDINGH et K.DODD.\u2014 Stomatite a diarrhée du nourrisson causées par un virus | méconnu jusqu'ici.\u2018The Journal of Pedic) trics\u201d\u2019, 25: 105 (août) 1944.ik Les auteurs décrivent dans cet article une } stomatite du nourrisson et du jeune enfant; : stomatite d\u2019un caractère particulier qui s\u2019accompagne souvent de diarrhée.Les auteurs affirment avoir identifié une nouvelle entité clinique. Habituellement, la stomatite est nettement lo- isée à la langue et aux gencives: l\u2019éruption \u2018actéristique montre de nombreuses vésicules s fines, bientôt suivies de desquamation, puis lcération superficielle.La maladie peut se liter à cette stomatite, mais dans un tiers des ; environ, la stomatite s\u2019accompagne de selles mbreuses contenant beaucoup de mucus, et rfois du sang.Chez le nouveau-né, surtout s\u2019il a prématurité, la diarrhée est-plus marquée, la stomatite passe au second plan.La majorité des enfants guérissent de cette wrrhée en 7 à 10 jours, mais, chez plusieurs, la ladie a une tendance à récidiver après des riodes d\u2019accalmie plus ou moins longues.Les auteurs prouvent que la maladie est due un virus filtrant inconnu jusqu\u2019à date.À ide de scarifications, ils réussirent, en effet, à euler la cornée du lapin à partir des sécré- ns provenant de la bouche et des selles des fants ayant présenté cette stomato-entérite.inoculation de la cornée du lapin produit une action qui est assez spécifique pour qu\u2019elle ait e valeur diagnostique.Le virus a pu être trans- @nté en série, jusqu\u2019à 40 passages, sur les yeux jeunes lapins.De plus, chez les convalescents, on parvint à montrer dans le sérum l\u2019existence d\u2019anticorps §pables de neutraliser le virus causal.Une autre euve que le virus isolé est bien l\u2019agent causal de dite stomatite nous est fournie par la contami- tion accidentelle d\u2019un homme de laboratoire vaillant sur une suspension du virus: une ymatite caractéristique telle que décrite plus ut apparut au troisième jour chez cet individu.apparaît done évident que cette infection est Qutement contagieuse.On n\u2019a pas réussi encore établir la nature exacte de ce virus.Il semble an prouvé cependant qu\u2019il ne s\u2019agit pas du rus herpétique.Cette stomatite se présente parfois d\u2019une façon oradique chez quelques adultes, et de telles frsonnes peuvent servir de sources d\u2019infection gur les enfants réceptifs.Certains adultes peu- nt héberger le virus en question, alors qu\u2019eux- âmes ne montrent aucun symptôme de stoma- e ou de diarrhée.Norbert VEZINA.ANALYSES DERMATOLOGIE Thomas S.SAUNDERS.\u2014 Le traitement du psoriasis avec la salsepareille composée.(Treatment of psoriasis with sarsaparilla compound).\u2018American Archives of Dermatology and Syphilology\", 50: 23 (juillet) 1944.Vingt-sept malades souffrant de psoriasis chronique sont traités par l\u2019auteur avec la salsesapo- nine (sarsasaponin).Ce médicament est le principe actif de la salsepareille et son mode d\u2019action est encore mal connu.Chacun des malades doit prendre dans les 24 heures 2 comprimés a 0.25 gm.de salsesaponine.Dans 11 cas on adjoint à ce traitement des applications locales.Les résultats du traitement pour tous les malades sont les suivants: 7 cas très améliorés; 8 modérément améliorés; 2 peu améliorés et 10 aucunement améliorés.Les résultats furent nettement meilleurs chez les malades qui en plus du traitement interne furent traités localement par les topiques usuels: un seul échec sur les 11 malades traités uniquement par la salsesaponine.Il faut noter cependant que les malades les plus améliorés ne reçurent aucun traitement local.Ces résultats peuvent se comparer favorablement avec ceux obtenus par Thurmon avec la même médication.L'auteur fait observer que le traitement doit être continué pendant au moins 3 mois avant de pouvoir juger de sa valeur chez un malade donné.L'auteur conclut en disant que la salsesaponi- ne est un médicament non toxique et non irritant qui semble non seulement renforcer le traitement local mais également avoir par lui-même une action nette sur le psoriasis.Henri SMITH.Harold M.JOHNSON.\u2014 Traitement de l\u2019impétigo contagiosa et autres maladies connexes par la pénicilline.(Penicillin therapy of impetigo contagiosa and allied diseases).\u2018American Archives of Dermatology and Syphilology\", 50: 1 (juillet) 1944.L\u2019auteur rapporte les résultats qu\u2019il a obtenus avec la pénicilline en application locale dans le traitement de l\u2019impétigo et de différentes autres infections cutanées.Des 25 malades traités 12 1220 souffraient d\u2019impétigo contagiosa, 4 d\u2019ecthyma, 2 d'infection streptococcique des oreilles, 2 de sycosis vulgaire, 1 d\u2019infection strepto-mycosi- que d\u2019un pied, 1 d\u2019une ulcération staphylococcique de la jambe, 1 d\u2019un ulcère chronique d\u2019un doigt, 1 de furonculose de la vulve et du cou.Dans tous les cas le traitement a consisté en applications locales de pénicilline au moyen de compresses inoculées avec P.notatum par un procédé spécial que l\u2019auteur décrit.Quatre-vingt-dix p.100 des cas d\u2019impétigo furent guéris en 3 jours, les autres en 7 jours.Dans les 12 cas le traitement a été le même: application sur les lésions non débarrassées de leurs croûtes de compresses inoculées avec le pénicillium, lesquelles compresses sont ensuite humectées par le malade lui-même 3 ou 4 fois par jour avec de la pénicilline liquide (bouillon de culture).Les 2 cas de sycosis vulgaire furent considérés comme guéris après 10 jours de traitement.Les cas d\u2019ecthyma, d'infection streptococcique du doigt, d\u2019infection streptococcique de l\u2019oreille et le cas d\u2019ulcère chronique de la paroi abdominale guérirent en moins de 12 jours.L\u2019ulcération staphylo-streptococcique de la jambe était presque entièrement cicatrisée après 6 semaines de traitement.La pénicilline en application locale n\u2019est pas irritante et jusqu\u2019ici aucun cas d\u2019intolérance n\u2019a été rapporté.De plus son action, contrairement à celle des sulfamidés, n\u2019est pas entravée par la présence de pus, de tissus autolysés, de peptones ou de sang.Quand les médecins pourront facilement se procurer de la pénici!line purifiée, il est probable que les sulfamidés seront relégués au second plan, du moins pour ce qui est de leurs indications en dermatologie.Henri SMITH.D.E.S.WISHART.\u2014 Diagnostic et traitement de la sinusite chez l'enfant.\"The Laryngoscope\u201d, 54: 97 (mars) 1944.La sinusite est plutôt fréquente chez l\u2019enfant, le sinus maxillaire étant le plus souvent atteint.L'auteur divise ses patients en 3 classes: 1ère, ces malades dont les signes locaux disparaissent spontanément pourvu que les avis du spécialiste soient bien suivis; 2e, les cas où le traitement au bureau du spécialiste s\u2019ajoute aux L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 mesures domestiques et médicales du médecin | de famille; 3e, les patients qui doivent être hos- # uy pitalisés pour une intervention chirurgicale.pe L'auteur insiste sur la physiologie du nez, spé- fo cialement sur le rôle vital du cornet inférieur et 7 de l\u2019ostium naturel des sinus qu\u2019il faut toujours i\u201d respecter.| ¢ Ji La symptomatologie se résume aux signes sui- § vants: coryza fréquent, obstruction nasale ac- i.compagnée de rhinorrhée et de rougeur vive du \u201d vestibule nasal, pharyngite, fièvre persistante, Ÿ , toux, rhinorrée postérieure, céphalée, atteinte du { \u2019 sens de l\u2019odorat, conjonctivite, facies déprimé, p apathie scolaire; l\u2019œdème unilatéral des pau- # pières est un fort signe d\u2019ethmoïdite; les nausées : et les vomissements sans diarrhée sont parfois secondaires à une sinusite.Les moyens de diagnostic se ramènent à ceux- 4 ci: épreuve du tampon adréno-cocaïné, exploration aunaso-pharyngoscope,transillumination,ra- | diographie simple, parfois lipiodolage des sinus | maxillaires à la faveur d\u2019une ponction; la méthode de Proetz ne serait pas conseillée chez \u2018 l\u2019enfant.La rhinite vasomotrice n\u2019obéit pas à i l\u2019épreuve adréno-cocaïnée et s\u2019accompagne d\u2019éosi- y nophilie présente dans les sécrétions nasales.| cl Traitement.\u2014 Tenir le malade en position 4 demi-assise, la tête relevée et tournée sur le côté | plutôt qu\u2019en arrière.Humidifier l\u2019air de la cham- ; bre.Plusieurs fois par jour tenir la tête | de l\u2019enfant en bas quand il pleure ou quand il rit.L\u2019éternuement favorise l\u2019évacuation du | muco-pus.| Les gouttes nasales ne doivent pas affecter la | fonction des cils vibratiles et doivent être plutôt | acides et non alcalines.Aussi le sérum physiologique, les solutions de Locke ou de Ringer sont- y elles les meilleurs véhicules.Il faut montrer aux parents comment instiller les gouttes: la position de Parkinson est idéale: elle consiste à placer le malade en décubitus latéral, la tête pro- § jetée un peu au delà d\u2019un petit coussin déposé § sous le cou et la partie latérale de la face.Après la phase aiguë ou subaiguë, quand la rhinorrhée muco-purulente est bien installée, l\u2019irrigation nasale avec du sérum physiologique est.un procédé de choix, la tête du malade étant penchée en avant au-dessus d\u2019un évier ou d\u2019un vase.Il importe de donner ces instructions dactylographiques aux parents. ANALYSES La ponction du sinus maxillaire sous anesthésie locale permet l\u2019aspiration et le lavage.Le @:ondage par l\u2019ostium naturel du sinus est une Ænéthode condamnable parce qu\u2019elle lèse une @égion dont le rôle physiologique est essentiel à a raison d\u2019être de tout sinus.L\u2019auteur ne s\u2019op- @aose pas à l\u2019emploi de la méthode de Proetz (displacement méthod) chez l\u2019adulte, mais il la léconseille fortement chez l\u2019enfant parce qu\u2019elle zonstitue un grave danger d\u2019extension de l\u2019infec- ion, tandis qu\u2019il condamne l\u2019application endo- giasale de tampons imbibés d\u2019ichthyo!l ou d\u2019autres antiseptiques.La diathermie à ondes courtes ne devrait pas a°tre appliquée à l\u2019enfant.L\u2019auteur n\u2019emploie pas Jon plus la radiothérapie dans la sinusite de ee i A LOUER: 1221 La sulfamidothérapie intense n\u2019est pas infaillible dans tous les cas.L\u2019auteur s\u2019oppose à l\u2019usage des doses fractionnées administrées pendant une période de temps plus ou moins longue.La chirurgie doit être conservatrice, toute manœuvre sur le cornet inférieur est à condamner, tels la résection sous-muqueuse, la luxation, le galvano-cautère, l\u2019électro-coagulation, etc.Tandis que la luxation et la résection de la tête du cornet moyen sont recommandables.L'auteur conclut en disant que le traitement de la.sinusite chez l\u2019enfant se résume dans la prophylaxie et le respect de la physiologie nasale.V.LATRAVERSE.Bureau de médecin et pharmacie à louer, établi depuis trente-cinq ans, abandon des affaires cœuse de santé.Docteur J.-B.Drouin, 207 Notre-Dame.Victoriaville, Qué. NÉCROLOGIE j LE DOCTEUR ELZEAR PELLETIER Le doyen des médecins hygiénistes de la province vient de mourir.Le docteur Elzéar Pelletier a eu une belle et fructueuse carrière: peu connaissent ses mérites, mais tous bénéficient de ses œuvres.Né en 1861, il est reçu docteur en médecine de l\u2019université Laval de Québec à 23 ans, en 1884.Il entre, trois ans plus tard, au service du Conseil Supérieur d'Hygiène de la Province qui venait d\u2019être formé et il en sera le premier et l\u2019unique secrétaire jusqu'en 1921, année de la création du Service Provincial d\u2019Hygiène.Un nouvel organisme succède au premier, mais le docteur Pelletier en demeure toujours l\u2019âme et la cheville ouvrière et il sera également l\u2019unique secrétaire du nouveau Service jusqu\u2019en 1936, alors qu\u2019est érigé le Ministère de la Santé.En 1916, il reçoit le diplôme honorifique de Docteur en Santé Publique et jamais une reconnaissance officielle pour services rendus ne fut plus méritée.En 1933, la Canadian Public Health Association lui conférait le titre et l\u2019'honneur de Membre à vie de l\u2019Association.En 1936, le Ministre de la Santé le nomme aviseur technique à son Ministère: son heureuse mémoire des faits et des personnes a maintes fois suppléé à l'absence ou à la déficience de la documentation et des dossiers des premières années; son expérience des hommes a rendu de précieux services aux jeunes entrant dans la carrière.Après 59 ans de travail utile au service de la médecine préventive dans la province, ce pionnier vient de s\u2019éteindre à Québec, le 13 septembre, à l\u2019âge de 83 ans: seule la mort a arrêté son travail.La santé publique vient de perdre en ce vénérable octogénaire son plus fidèle et plus dévoué serviteur.Le docteur Pelletier a assisté à la naissancg\u201d, du premier organisme destiné à protéger | santé publique dans la province.De tout pièces, il a créé l\u2019organisation sanitaire et fa la réglementation.C\u2019est un plaisir de relirf les mémoires et les rapports sortis de sa plum alerte et si française.On reste étonné et con fondu devant les preuves de son jugemen solide et de ses déductions lumineuses.A: moment où le docteur faisait promulguer | premiers règlements relatifs à la contagiorf Pasteur vivait encore et la bactériologie étai à peine née.On connaissait quelques bactérie\u2019 on soupçonnait l\u2019existence de certains a | tres agents microbiens.Cependant, à la ré glementation qu\u2019il a édictée sur la variolg nous n\u2019aurions pas aujourd\u2019hui à modifier ug «iota ».Il le savait bien lui-même d\u2019ailleur# puisqu'il ajoutait en note à ces dispositio restrictives: « Ces règlements sont en vigueu | depuis trois ans et, jusqu\u2019à présent, nous n\u2019er} trevoyons pas la nécessité d\u2019en faire une revi sion prochaine.» lait avoir recours à des ruses d\u2019indien pour I§ faire parler de lui-même.Mais si vous aboif diez une question d'hygiène, il pouvait voug entretenir avec feu et conviction: pas d'ef clamations ! ni d\u2019éclats de voix, mais c\u2019étal même un plaisir d\u2019avoir à tendre un pef l\u2019oreille à sa causerie si vivante et si in tructive.| Vous ne sembliez jamais le déranger dan son travail: sa bonté créait l\u2019impression qui réellement il attendait votre visite.Mais | fallait voir la somme de travail à la fin de 1£ journée.Et il ajoutait finement: « Ma mei # leure journée de travail, c'est entre onze heu res et trois heures du matin que je la fais: tou: est tranquille, on peut se concentrer.» C\u2019étai rigoureusement vrai: il donnait une deuxièm NÉCROLOGIE irnée de travail au cours de chaque nuit.Indifférent à son confort personnel, il avait ur les autres des prévenances touchantes.11 Bnait le beau et l\u2019harmonie sous toutes leurs i fmes; il savait apprécier une peinture, un in livre ou un beau panorama.C\u2019était un ind cœur et il fut un grand réalisateur.In- mu du public, son nom était cité à l\u2019hon- ur et son œuvre mise en évidence dans les iversités étrangères.Il avait vu grand et te et, au cours de sa longue carrière, il a le suprême plaisir pour un homme qui a Bié sa vie au bien-être public de voir son ivre en bonne voie de réalisation.[l emporte notre affection et nos regrets, his il laisse à la médecine canadienne et à ygiène publique de notre province un Pind nom et un exemple inspirateur.+ \u20ac Cx ) Dr.A-R.FOLEY, Ministère de la Santé.+ + i LE DOCTEUR A.PELLETIER Le docteur Arthur Pelletier est décédé le septembre à l\u2019âge de 67 ans.Le défunt exer- it à Joliette.Il avait obtenu son doctorat de Niversité Laval de Montréal.1223 En plus de pratiquer la médecine, le docteur Pelletier avait pris une part active aux activités municipales et sociales de la cité de Joliette.Il avait été échevin de 1936 à 1939, président du Comité des finances et, jusqu\u2019à il y a un an, président de la société Saint-Jean-Baptiste dont il avait été un des fondateurs.Le docteur Pelletier avait rempli les fonctions de président du Bureau Médical de l'hôpital de Joliette.Nous prions les docteurs L.-P.Pelletier, cardiologue à l'hôpital Général de Verdun, et Aimé Pelletier du corps médical de l'Armée canadienne et actuellement en France, deux des fils du défunt, d\u2019agréer nos sincères condoléances.| LE DOCTEUR GUSTAVE LAFONTAINE Le docteur G.Lafontaine est décédé le ler octobre à l\u2019âge de 85 ans.Le défunt était un diplômé de l\u2019université Laval de Montréal.Il avait exercé d\u2019abord à Saint-Zéphirin- de-Courval puis au Kansas et définitivement à Manchester où il mourut après y avoir pratiqué pendant plus de 40 ans.Nous offrons nos condoléances au docteur Laurent \u2018Trudeau de Chambly, neveu du défunt. NOUVELLES LE DOCTEUR MERCIER-FAUTEUX A BOSTON Nous venons de recevoir la nouvelle suivante, que nous nous empressons de communiquer à nos lecteurs.Le 11 septembre 1944, à l\u2019hôpital Peter Bent Brigham, à Boston, et pour la première fois dans les annales de la médecine, le docteur Mercier-Fauteux a opéré un malade souffrant d\u2019angine de poitrine.Il a pratiqué une dénervation complète de Uartére coronaire gauche avec ligature de la grande veine coronaire.Aucun incident ne s\u2019est produit au cours de l'opération, jusqu\u2019ici le malade se porte bien.Nous citons ce fait pour montrer non seulement l'habileté des nôtres, mais la largeur d'esprit des grands maîtres américains qui ont accueilli notre compatriote avec bienveillance en lui fournissant tous les moyens indispensables, expérimentaux et autres, pour solutionner ce délicat problème de physiopathologie.Le docteur Mercier-Fauteux devient donc le pionnier, là-bas, de cette nouvelle chirurgie cardiaque appelée à un si grand avenir.Nous lui adressons nos vœux de succès.Notre ami va publier, bientôt, un livre sur cette question.LeSAGE.DIX CAUSERIES SUR L'ENFANT PAR LE DOCTEUR PAUL LETONDAL Le docteur Paul Letondal donnera dix conférences publiques portant sur «La Médecine Préventive chez l\u2019Enfant» au Monument National, sous les auspices de la Société Saint-Jean-Baptiste.La série de ces cours débutera le ler octobre à 3 heures de l\u2019après-midi.Voici la liste de chacune de ces conférence.1.Introduction à la « Médecine préventi chez l\u2019enfant ».Vue d\u2019ensemble sur la physi logie et la pathologie infantile.2.La mortalité infantile.Ses causes.Les 1 mèdes.Etude particulière de la mortalité ( nouveau-né.3.L'examen médical périodique de l\u2019enfa permet le diagnostic précoce des maladies, I carnet de santé.4.La nutrition des jeunes enfants.Les bas scientifiques de l\u2019alimentation infantile.5.Prévention des troubles digestifs et d avitaminoses.Prophylaxie du rachitisme et c scorbut.6.Prévention des infections des voies resy ratoires.Le problème amygdalien.| 7.Prévention des fiévres éruptives: variol scarlatine, rougeole.8.Prévention des autres maladies cont gieuses: diphtérie, coqueluche.Prophylax du rhumatisme et de la poliomyélite.9.Prophylaxie de la syphilis congénitale.10.Prophylaxie de la tuberculose infantil L\u2019entrée à ces conférences est gratuite.| REUNION DE LA SOCIETE D'ORTHOPEDIE j DE MONTREAL La Société d\u2019Orthopédie de Montréal et Section Orthopédique de la Medico-Chirurg cal Society tiendront leur séance le 28 octob: } prochain de 9.30 hres a.m.à 11 hres a.m.l'hôpital Sainte-Justine.| 1.Dr Cristophe Bisson: ° a) Autoplastie: Résultat; b) Traitement de l\u2019ostéomyélite par la py nicilline.| 9.Dr Antonio Samson: a) Traitement précoce du torticolis cong nital; b) Etiologie et traitement de la maladi | de Madelung; | L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1225 P Re > g chez = ist cov\u201d ro\u201d nS tire cet être noné Wt ran xiqu Lo son ii Sex duit de co\u201d patis® TIAL ica nal eid mpiot tion 4 tre\u201c dica as nconV ANE yalér?® vA EL eu Le 1 tous CR \\' emp ent TURN pients ;\\ ve; all ant 2 alérial Cra\u201d £48 ava [dt Jatr dativ e tra co ropriét Fes taegus némoné le PAS el fn (ae Xs dition?rat Vin\" aced CN el Ve Lat lat Cest ©° \\ace ¢ de \\ valér?nér apeY TSA cu erv atio rveust LL pe D'É \u20ac \u20ac e ction Pr ¢ [AL J tique gyprold pur.0 ME ETAL ne! x prend® d\u2019 eal s PRCA : \"2\" LR TY SOR ~~ a Es EEE kd Ly va rr rest à 6;B Paris oyal, pL and NCesst ROUGIER FRERES | 350, Mo MONTREAL 1226 c) Diagnostic différentiel d\u2019un cas de tumeur osseuse.3.Dr Raymond Larichellière: Cas d\u2019inégalité de membres inférieurs: Indication opératoire.4) Dr J.-Calixte Favreau: Astragalectomie dans les pieds bots.5.Dr.Gaston Caisse: Les os surnuméraires du pied.+ ++ DISTINCTION ACCORDEE AU DR J.-A.COUILLARD L\u2019American College of Chest Physicians vient d\u2019inviter le colonel J.-A.Couillard, M.D,.à siéger parmi ses gouverneurs et à faire également partie de son exécutif panaméricain.C\u2019est la première fois que pareil hommage est rendu à un phtisiologue canadien-fran- çais, et le fait mérite d\u2019être souligné.Il met en lumière la haute compétence et les services exceptionnels que le titulaire a rendus à la cause antituberculeuse.Nos sincères félicitations.ee NOMBREUX CAS DE POLIOMYELITE AIGUE AUX ETATS-UNIS Durant les 31 premières semaines de 1944 un total de 3,992 cas fut rapporté, c'est-à- dire le plus considérable depuis 28 ans.Ce nombre dépasse par 1,226 cas celui de 1942 pour la même période de l'année.C\u2019est en 1916 que la maladie s'était montrée la plus virulente chez nos voisins: elle avait atteint 6,767 malades de janvier à août.Cette année, la poliomyélite prend donc aux Etats-Unis une allure épidémique ou quasi épidémique; ces Etats sont New-York, la Caroline du Nord, le Kentucky, la Pennsylvanie, la Virginie.Un fait intéressant à noter, c\u2019est le suivant: cette année l'infection est répandue dans les Etats situés à l'Est du Mississipi, alors qu\u2019en 1943 elle était surtout confinée aux Etats à l\u2019ouest de ce fleuve.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 CONFERENCE AU \u201cJEWISH GENERAL HOSPITAL\u201d Le docteur Loewe, de New-York, présenter un travail sur le « Traitement combiné d l\u2019endocardite subaiguë par l\u2019Héparine et 1 F Pénicilline » le 25 octobre 1944, à 8.30 du soy BATISSONS DE SOLIDES CANADIENS Importance d'une saine alimentation «En vue de préparer les jeunes à profite de leurs années d\u2019études, il faut les bien bâti: physiquement et leur assurer.une santé flo rissante, afin qu'aucun point faible de leux être matériel ne vienne enrayer le libre essoi de leur être intellectuel, vient de déclarer I docteur J.-Ernest Sylvestre, directeur de Lk division de la nutrition au ministère de i santé et du bien-étre social.Il est donc i propos que l\u2019on vous parle d\u2019alimentation puisque c\u2019est un des moyens les plus efficace: à prendre pour atteindre ce but et fourni aux enfants que Dieu vous a donnés toutes le: chances de succès possible.En effet, est-il be | soin de discuter longuement l'importance | d\u2019une alimentation adéquate ?Vous, cultiva| | teurs, savez par expérience la différence des résultats que produisent chez vos animaux une alimentation balancée et une alimentation quelconque sans base scientifique.«Il n\u2019en est pas autrement chez les humain et pour les mêmes raisons d'ordre naturel dont la science a pu pénétrer quelques-uns des mys : tères.Le Créateur a imposé des lois à toutes - les créatures: les êtres inanimés y sont forcé + ment soumis, les animaux y obéissent par instinct, l\u2019homme seul ose parfois les ignorer et même les contredire assez souvent, mais tôt ou tard il souffre dans son corps pour né s'être pas conformé aux volontés du maître.En effet, l\u2019organisme humain, tout comme celui des animaux, a des exigences qu'on ne peut pas négliger de satisfaire sans entraver son développement normal et même sans lui causer des dommages parfois très sérieux.Pour L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BurrETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1227 LES ALGIES RHUMATISMALES , 3 et SYNDROMES DOULOUREUX It » th! oy Complexe médicamenteux de Po- n lysalicylates, Soufres, Calcium, x Thyroïde et Parathyroïde, en 1: capsules glutinisées, ne se dis- I solvant que dans Pintestin.ke.ti ke PUISSANT MODIFICATEUR DU : TERRAIN RHUMATISMAL in e K | bE 1 Jt POSOLOGIE.\u2014 Pour obtenir les meilleurs résultats, prescrtre: 12 Capsules par jour pendant 4 jours, afin d'obtenir l'effet de saturation et la cessation des douleurs.Continuer ensuite à raison de 6 ou 8 capsules par jour aussi longtemps que nécessaire.Ne jamais dépasser 2 capsules toutes les heures ou toutes les 2 heures.PRÉSENTATION: En flacons de 100 Capsules.SULFOSALYL Echantillon sur demande.ANGLO-FRENCH DRUG COMPAGNIE 209 Est, rue Sainte-Catherine, Montréal. 1228 nous servir d\u2019une comparaison empruntée à la vie courante, voyons de quelle façon vous procédez quand vous entreprenez la construction d\u2019un bâtiment.Vous y faites entrer les matériaux voulus pour l\u2019usage que vous ferez de cette bâtisse, n\u2019est-ce pas?Vos enfants, vous les voulez grands, robustes, pleins de vie et de santé ! Eh bien, pour les bâtir ainsi, il faut y faire entrer les matériaux nécessaires et même indispensables à leur solidité.«Vous croyez peut-être que c\u2019est le bon fonctionnement qui compte surtout.Sans doute, mais comment voulez-vous qu'un moteur donne un rendement parfait s\u2019il est mal construit ou si quelqu\u2019une de ses pièces essentielles est trop faible pour supporter l'effort qui lui est imposé par le mouvement du mécanisme tout entier ?On ne peut donc pas négliger la solidité de construction en vue d\u2019un rendement parfait, qu\u2019il s'agisse de la machine humaine ou d'un mécanisme quelconque.C\u2019est pourquoi il faut surveiller l\u2019alimentation des enfants dans tous ses détails, afin que les matières premières dont l\u2019organisme a besoin pour fabriquer sa propre substance et constituer chacune de ses pièces, tissus et organes, soient fournies au complet et en quantité suffisante.» + ++ L'HYGIENE SAUVE LA VIE A 59,639 BEBES En seize ans, le taux de mortalité infantile (décès des enfants de moins d\u2019un an) est tombé de 142.0 à 68.1, ce qui indique un progrès considérable dans l'application des mesures individuelles ou collectives, privées ou publiques, prises pour que, dès les premiers temps de sa vie, l'enfant dans la province de Québec soit l\u2019objet de soins attentifs et d\u2019une surveillance éclairée.{ Si l\u2019on estime que la puériculture bien appliquée contribue à diminuer la mortalité infantile, il est justifié d\u2019admettre que la vulgarisation des moyens de prévention par les hygiénistes et les techniciens qui s\u2019occupent de santé publique en notre province, a large- t L'UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 | ment contribué à cette heureuse amélioration.Si l\u2019on fonde ses recherches sur le taux de mor- | NE D talité des bébés pour l\u2019année 1926, on constate | qu'à ce rythme, le Québec aurait perdu, de 1927 à 1942 inclusivement, 196,639 enfants tandis que le nombre réel des décès depuis lors n'atteint que 137,000; c\u2019est dire que l'hy-! giène et la médecine préventive, jointes aux autres améliorations sociales, ont permis de conserver l\u2019existence à 59,639 bébés.Voilà un gain appréciable.[ ee Les vies sauvées forment un groupe plus important que la population particulière de 65 comtés provinciaux du Québec.Les 59,639 bébés représentent l'équivalent de la population des Trois-Rivieres, celles des villes de Lachine et d\u2019Outremont réunies, quatre fois celle du Cap-de-la-Madeleine, trois fois celle de Chicoutimi ou de Saint-Hyacinthe et six fois celle de Rivière-du-Loup, de la Tuque, | ou de Lauzon.\u2014 mé Par ailleurs, si l\u2019on examine l\u2019âge des jeunes décédés, on constate aussitôt que | w 1926, 4,824 bébés moururent avant d'avoir 4 terminé leur premier mois d'existence tandis y que, en 1942, 3,309 bébés décédaient, ce qui | équivaut à une diminution de 1,515 morta-| lités, soit une baisse de 31.4 p.c.| ë Mentionnons, en outre, que les maladies contagieuses avaient coûté la vie à 1,178 bébés en 1926 et à 709 seulement en 1942.Si to compare les taux, on s\u2019apercoit qu\u2019ils sont.tombés de 14.3 à 7.7.Prématurité et consé x quences de l'accouchement ont, en 1926, coûté la vie à 2,510 bébés (0 à 1 an) et en 1942 à 1,614, ce qui fit passer le taux de 30.5 3 à 17.4.Là aussi, on constate un progrès appré- ; ciable.I APPEL AUX MEDECINS EN FAVEUR i DE L'IMMUNISATION y Il y aura, du 10 au 18 septembre prochain, une campagne nationale d\u2019immunisation lancée par la Ligue canadienne de santé en coopération avec les ministères et les services de santé du Dominion.=» = HIE IA Edifices du \u2018Gouvernement, .Victoria, \u20ac 8 vers 1876.MÉDECI NE \u2018UN des premiers médecins à pratiquer sa pro- suivre un cours.postscolaire a ari fession en Colomblenfrisannique fut wo.Fraser | * 1859, le Dr Tolmie s'établit d' une façon por \u2018manente & Victoria, C.-B., où il s'intéressa aux ul fut membre: de ds affaires civiques et provinciales.; obtint son diplôme © en 1832.# - Ja première Commission Scolaire de.Victoria.et, Aimant l'aventure, Tolmie partit, l'année suivante, \u201cpendant deux sessions, représente le district \u2018de pour l'Amérique du Nord, contournant le cap Horn Victoria à pr Assemblée Legis! ative pour se rendre à Fort Vancouver, Ore.; un voyage 3 qui comportait.beaucoup de privations et de dangers | au début du 19ème siècle.À son arrivée, il entra à la Compagnie de la Baie d'Hudson en qualité de dans la Colombie-Britanni jue: @ médecin et employé, pour devenir plus.tard l'un Le Dr Tolmie mourut & Cloverdale Farm, Victoria, | des principaux agents de la compagnie.En 1834, \u201c C.-B, à l\u2019âge de 74 ans, \u2018ayant fait beaucoup pour il fit partie du groupe dirigé par Peter Skene Ogden | Yves le Dr G.M.\u2018band, le Dr Tolmie compiles ; des langues indiennes un dictionnaire compara établir la pratique de la médecine au Canada sur qui s\u2019en alla explorer la côte nord-ouest jusqu'à la | Ene base solide.Son dévouement à sa tâche qui | frontière russe.consistait à aider les autres inspire cette compagnie Le désir d'accroître ses connaissances en méde- à veiller d'une façon plus vigilante au maintien de sa | ci ittai \u2019 i Lo 5 ne ne le quittait pas, et c'est pourquoi, en 1841, politique .Exactitude Thérapeu- LE SYMBOLE | Tolmie traversa de nouveau l'Atlantique pour aller tique et Excellence Pharmaceutique.D'EXCELLENCE Fabricants de Produits Pharmaceutiques Dies 727-733 KING STREET WEST, TORONTO 1856-1944 .FONDÉE EN se ; rel ail 1230 Je sais d\u2019avance que je puis compter sur votre collaboration la plus entière; aussi je me permets d'attirer votre attention sur l\u2019importance de l\u2019aide que vous pouvez, par votre influence auprès de vos clients, apporter à cette campagne de santé publique.A Montréal, grâce à la vaccination obligatoire, la variole a disparu.; Cependant, je n\u2019ai pas besoin de vous dire que nous avons encore des cas de diphtérie et de coqueluche.Nous avons une autre mesure aussi efficace, l\u2019immunisation par l\u2019anatoxine de Ramon, et, malgré cela, nous avons à regretter chaque année un bon nombre de décès attribuables à la diphtérie.L'usage du vaccin contre la coqueluche, maladie responsable de plusieurs décès chez les jeunes enfants, prévient cette maladie dans une forte proportion.En plus de l\u2019anatoxine de Ramon contre la diphtérie, le Service de santé mettra à votre disposition un vaccin combiné contre la diphtérie et la coqueluche, qui permettra dans une seule série d\u2019inoculations de protéger les jeunes enfants dès l\u2019âge de six mois.À titre de directeur du Service de santé, je vous serais reconnaissant de bien vouloir continuer de nous accorder votre précieuse collaboration.Le médecin praticien qui est en contact tous les jours avec les pères et mères de famille peut être d\u2019un grand secours aux gardiens officiels de la santé publique.Je vous remercie d'avance de la propagande que vous voudrez bien faire auprès de vos clients et je vous prie d'agréer, mon cher confrère, l\u2019expression de mes sentiments les plus cordiaux.Le directeur du Service de santé, Dr Ad.GROULX.ee ++ EMPECHONS NOS ENFANTS D'ETRE MALADES Si votre enfant «est un peu malingre, c'est qu'il est intoxiqué par de mauvaises dents, par des amygdales tuméfiées et chargées de pus, par une mauvaise élimination due à la L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 constipation, par une chaîne de ganglions, visibles dans le cou mais qui descendent jusque dans la poitrine, ganglions qui sont ordinairement la signature d\u2019une infection et d\u2019une mauvaise nutrition », déclare le docteur Adrien-Roger Foley, épidémiologiste de la province, en donnant quelques conseils aux parents touchant l\u2019entrée de leur enfant à l\u2019école.«Si pendant les vacances le médecin de famille avait pu prescrire un régime mieux balancé, continue-t-il, l\u2019enfant serait aujour- d\u2019hui en bon état de nutrition et serait capable de lutter efficacement contre une infection possible.Aujourd\u2019hui, il est, diminué, un pauvre petit être affaibli, qui sera la proie de la première contagion qui passera à l'école, : quand des compagnons plus forts et plus ré- | sistants passeront indemnes à travers la période dangereuse.| «De même, l'enfant dont la bouche et la gorge sont nettes et saines a bien plus de + chances de résister à une infection: les agents | infectieux n\u2019ont pas de porte d'entrée pour .venir se fixer dans l\u2019organisme et ils sont plus 4 facilement éliminés par des tissus sains que par des organes malades.- « Avant l\u2019entrée des classes, il y a aussi l'im- x munisation et la vaccination qui doivent être |1 faites.Ce sont des moyens artificiels mis à la |! disposition des parents pour protéger leurs | propres enfants.« L'enfant dans sa famille est en milieu protégé pendant toute la période préscolaire: il | n\u2019a en contact régulier avec lui que les membres de la famille elle-même et quatre ou cinq petits compagnons de jeux.Il n'est pas exposé | à l'infection et d\u2019un autre côté il n\u2019a pas de | chance de se bâtir une immunité naturelle.C\u2019est un fait reconnu que les enfants des villes sont moins susceptibles de contracter la diphtérie que ceux qui viennent d'un milieu essen- nN tiellement rural, parce que les citadins ont été » en contacts plus fréquents avec des petits compagnons atteints de la maladie ou avec des porteurs du germe de la diphtérie.» \\ L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Depuis que Lohr !, en 1934, démontra pour la première fois au Huile De Foie D e M orue corps médical la valeur de l\u2019huile de foie de morue dans le traitement des brûlures et des échaudures \u2014 ce vieux remède a été soumis à des essais cliniques qui ont donné de bons résultats 2.L'on a remarqué que l\u2019huile de foie de morue stimulait définitivement la régénération granulaire et épithéliale.De plus, elle forme une pellicule douce et protectrice sur la blessure, ce qui élimine pour ainsi dire la douleur des pansements quotidiens.Le VITAZOLE E.B.S.est de l\u2019huile de foie de morue incorporée dans un onguent et fortifiée pour contenir, dans chaque gramme, 1000 unités Internationales de Vitamine À et 100 unités Internationales de Vitamine D \u2014 ces deux vitamines contribuant beaucoup au processus de régénération des surfaces traumatisées.Sulphas 1231 x ent [J ut of apCteriostatic agent for the treat\u201d , Ru Vit ed wounds and burps.ont M 3 Mins À and D are added toP > Cu more rapid granulation of the wound: eS tains: C i o LA od Liver Oil : \u2019 NN Sulphathiazole : se , N Loch ulphanilamide .g RC Yom contains added ; \u2019 amin A \u2014 1000 Int sits Ff L Vit units N Dire Min D \u2014 100 Int.the N voupg ions \u2014 Apply freely directly £, o MN lequire O2 avr.Change dre NN Contro) LP] J us L\u2019action bactéricide marquée de l'huile de foie de morue ° est renforcée, dans le Vitazole E.B.S., par l\u2019effet bactéricide de deux drogues à base de soufre.Le sulfanilamide, étant rapidement soluble dans le sérum, agit vite: le sulfathiazole, étant moins soluble, assure une action plus prolongée.Le Vitazole E.B.S.contient 4% de chacun, unissant l\u2019action sélective bien connue du sulfanilamide contre le streptocoque hémolytique à celle du sulfathiazole contre le staphylocoque.L'on peut compter sur ces trois agents ensemble pour éliminer la flore bactérienne de n'importe quelle blessure.Indications: Blessures, brûlures, ulcères, écorchures.ROTO Composition du Vitazole E.B.S.Huile de Foie de Morue .50% Sulfathiazole .Sulfanilamide .4% Onguent .\u2026.42% Chaque gramme contient: Vitamine A .1,000 unités Internationales Vitamine D .100 unités Internationales Le VITAZOLE E.B.S.est présenté en tubes de 1 once, pots de 4 onces et pots de 16 onces ONTARIO Etablie en 1879 RÉFÉRENCES 1 Lohr, W.: Zentralbl.J.Chir., 61:1686, 1934.Chirurg.6:263, 1934.2 Une bibliographie étendue sera fournie, sur demande, aux personnes qui la désirent.3 Lichenstein, M.: Lancet 2: 1623, 1939.Nellis, P.& Thomas, G.: Compt.rend.soc.biol.130:1074, 1939. 1232 LUNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 ne ; tical.Pista i has also best results.a con-C 5 given nc i en adopted a.\u2018 pistane ; by dinzotisation ta Forni med.dan * hapten.§ Yo À syylantic ook 2 n anep \u201d red © tandis DE re xpos aothody js x sense risques, Pr apne front x ue 10g ; A.ta phy ng * \u2019 t the autigen, x sa atom oÙ à 2 ans 33D sige.Clin a aso-vabbit-scrum, and Hi cellular pistas at con fécinitatid despeeinted.ha pue = À M 7.sontenantl Dh 3 jo (AZOPROTEINE D\u2019HISTAMINE) YY / 20/1 10 ul QUO : ; l \u2019 E / pcr near concofil pour traiter les allergies.HAPAMIN (en injection sous-cutanée) provoque la formation d\u2019un anticorps capable « de neutraliser l\u2019histamine que libère l\u2019organisme sensible à un allergène.La recherche et le temps ont permis de combiner l\u2019histamine avec une protéine inerte et d\u2019en faire un complexe antigénique.C\u2019est l\u2019œuvre de Dale, Laidlaw, Fell, et autres.HAPAMINE est recommandé dans les formes allergiques où Indications: | Asthme bronchique l\u2019allergène est inconnu, (allergique) Rhinite vasomotrice 2 (allergique) l\u2019allergène ne peut être éliminé, Allergie physique (chaleur, lumière) 3 Dermatite contagieuse le traitement avec l'allergène est inactif, Migraine histaminique Eczéma atopique 4 le traitement spécifique avec l\u2019allergène ne peut Urticaire suff.re.Parke, Davis Y Company, OLA L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1233 Une solution au millième de digilaline critallisée (PROCÉDÉ FRANCAIS) DIGITIS | NADEAU Le Digitisol est une solution obtenue de la feuille de digitalis purpurea, la seule qui contienne le principe actif isolé par Nativelle en 1869 Posologie: cing à trente gouttes par jour dans un peu d\u2019eau 1234 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Des cliniciens éminents soulignent l'importance de remplacer les injections par le traitement per os aussitôt que les symptômes subjectifs de la ménopause ont été enrayés.La thérapeutique par voie orale au moyen des COMPRIMÉS D'HORMONES OESTROGÈNES, R & C, a démontré qu\u2019elle parvient à cômbler totalement un déficit oestrogénique tout en soulageant les symptômes cardiovasculaires et psychiques, quand elle est employée au cours d\u2019un tel complexe étiologico-clinique.Dans les cas bénins, les COMPRIMÉS sont également efficaces comme traitement initial.L'efficacité de cette préparation est en outre établie par les transformations du tissu, tel que prouvé par les sécrétions vaginales fortement positives.Préparés dans nos laboratoires de Jersey City au moyen d\u2019un mélange d\u2019oestrogènes naturels \u2014 extraits de l\u2019urine de juments gravides, rigoureusement standardisés \u2014 les COMPRIMÉS D'HORMONES OFSTROGÈNES, R & C, procurent une agréable sensation de bien-être (sans aucun rapport avec l\u2019emploi de produits chimiques non stéroïdes à action oestrogène).Une ordonnance pour ces COMPRIMÉS épargne un temps précieux au médecin très occupé.Le coût de la médication est réellement modéré pour la malade.PRÉSENTATION: Flacons de 50, 500 et 1000 \u2014 1000 U.I.par comprimé; et en flacons de 30 et de 100 \u2014 5000 U.I.par comprimé.AUSSI DISPONIBLES: HORMONES OESTROGÈNES, R & C, en solution huileuse \u2014 mélange \u2019 d'oestrogènes naturels dans une huile végétale très raffinée, pour injections intramusculaires.Offertes en teneurs de 2000, 6000, 10,000 et 25,000 U.I.par c.c.Chacune de ces teneurs est vendue en boîtes de 6, 25 et 50 \u2014 en ampoules de 1 c.c.; aussi en fioles multidoses contenant 5 c.c., 10 c.c.et 20 c.c.REED & CARNRICK JERSEY CITY 6 .New Jersey Pr EE 1.YT ww nd .D\u2019HORMONES OESTROGENESSR & C # COMPRIMES EL RC-3770-B 1235 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN À.M L.F.A.N.\u2014 Montreal, octobre 1944 Be ë LY i> a RS 3 & = # oy pe ay » ad sa wnt 04\u201d x) 2 La = 41 a ut oo 2 a 3 : 5 A 25 7 LGES NTIS RETIG ND oN ; gri semp soulag > 7 es sccompagnant | grip umes, le coryza, ronch te hme des foins asthme nchique A me mau êt vralgi 7 OMP phénétid cide acéthylsalicy Chlorhydrate d minoxide-atropine ÉCHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLÈTE SUR DEMANDE Y HERDT & CHARTON, CIN \u201cMÉDICAMENTS DE MARQUE\u201d MONTREAL 2027 AVENUE DU COLLEGE McGILL 1236 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 ee S Suture de l'incision aprés \u201cx - Fablation d'un néoplasme bénin.+ \u201c Après l'excision du néoplasme, de simples points interrompus sont effectués > au o moyen du Sutureur Chirurgical Singer.\u201cLa bobine ( contrôlée par le pouce de ,; l'opérateur) approvisionne.fe fil selon le besoin; en chi UV ALI ge UNEUVE AUIS une \u201cTROISIEME MAIN\u201d cst Arecieuse N.SEULEMENT dans les interventions chirurgicales les plus élaborées, mais dans le vaste domaine de la chirurgie ordinaire \u2014 lorsque, nécessairement, les préparations et I'équipement sont moins compliqués, et que les assistants entrainés sont rarement a la disposition de l\u2019opérateur \u2014 le sutureur chirurgical Singer est un réel bienfait pour le médecin occupé.Cet instrument complet, à tous usages, dispense l\u2019opérateur des services d\u2019assistants; il augmente son habileté et sa précision, et offic au médecin une grande variété de points.La suture se fait beaucoup plus rapidement \u2014 tout en effectuant le rapprochement ferme des tissus environnants sans traumatisme local appréciable.Le grand nombre de chirurgiens éminents qui ont adopté cette méthode moderne de la suture rend témoignage en faveur de sa très réelle utilité.Le coupon ci-dessous est à votre disposition pour la demande d\u2019un exemplaire de la brochure descriptive.Tous droits réservés pour tous pays.Copyright Etats-Unis, 1944, par The Singer Manufacturing Co.Singer Sewing Machine Company Service du sutureur chirurgical 700 ouest, rue Ste-Catherine Montréal.LU-10 Auriez-vous l\u2019obligeance de m'envoyer gratuitement un exemplaire de votre brochure illustrée ?SINGER SEWING MACHINE COMPANY, Service du sutureur chirurgical, OTTAWA 254, rue Yonge, Toronto, Ontario.424, avenue Portage, Winnipeg, Man.700 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal.Démonstration personnelle à votre magasin local Singer.pa xr = | Nouvelle Médication FORMULE dren\u201d Conti pour la sinusite et les injection Ampoule de 1 cc.(En solution huileuse de faible acidité) Injection Inhramuiculaire Documentation complète et échantillon sur demande REPRÉSENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, ,( \u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" 2027.AVENUE DU COLLEGE McGILL, MONTREAL 1238 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.octobre 1944 AVEZ-VOUS DES PATIENTES SOUFFRANT D'UN DE CES TROUBLES ?DOULEUR AU BAS DOS?VISCÉROPTOSE ou NÉPHROPTOSE avec symptômes?HERNIE ?SURCROÏT DE FATIGUE ?ATTITUDE VICIEUSE ?TROUBLE PRE-NATAL, Re vin ATI.ns bs eo DOWIE.POST-PARTUM ou POST-OPERATOIRE ?Dans les cas où un moyen mécanique peut seconder avantageusement le traitement du médecin, le support Spencer aide tous les jours des travailleurs (hommes et femmes) à retourner au poste.LE SUPPORT SPENCER SE DESSINE INDIVIDUELLEMENT POUR les patientes souffrant de douleur au bas dos.On le dessine pour immobiliser la partie affectée, quand le médecin désire en restreindre le mouvement, afin de soulager la douleur.Le support dorsal Spencer, dessiné spécialement pour la patiente, de manière à répondre aux exigences du médecin, a aidé à traiter, dans bien des cas, une hernie du disque intervertébral et une altération dans la région sacro-iliaque ou sacro-lombaire, alors même que la patiente poursuivait son travail.La même chose peut se dire de certains cas d\u2019arthrite vertébrale et sciatique, de déplacement des organes abdominaux et plusieurs autres troubles.Supports pour l'abdomen, le dos et les seins DESSINES INDIVIDUELLEMENT SPEN 0 ER Le médecin nous dit ce qu\u2019il veut accomplir \u2014 nous nous chargeons du dessin qui convient, du bon ajustement et de la satisfaction permanente de la patiente.\u2014 \u2014 TEE \u2014 SEE, CECE \u2014_ \u2014 \u2014 =\" = SPENCER SUPPORTS (CANADA) Limited, Rock Island, Québec.Aux Etats-Unis: Spencer Incorporated, New Haven, Connecticut.En Angleterre: Spencer (Banbury) Limited, Banbury, Oxon.Veuillez m'adresser la brochure \u201cComment les supports Spencer secondent le traitement du médecin\u201d.1 a 0 4 0 4 0 4 + + a + 0 5 0 + 0 4 » 4 00% 6 9 8 + 7 9 3 85° LL 4 4 4 2 4 8 0 0 0 8 0 + 0 0 4 0 0 0 6 1 10 00 5 600 251000 99° -\u2014 nl L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1239 ANABILE CHOLÉRÉTIQUE\u2014CHOLAGOGUE L'ANABILE est présenté sous forme de \u2018\u2018tabule\u2019\u2019 titrée à 5 grains de bile de boeuf fraîche desséchée, contenant les acides biliaires associés et d'autres éléments naturels de la bile.Chaque \u2018\u201c\u2018tabule\u2019\u201d d'Anabile équivaut a environ 4 cc.de bile de boeuf fraiche.INDICATIONS @ Stase biliaire de toute origine (sauf les cas qui nécessitent une intervention chirurgicale).@ Hyposécrétion hépatique (cirhose, inflammation des voies biliaires, congestion passive chronique).@ Cholécystite, pourvu qu'il n'y ait aucune obstruction sérieuse.@ Absence ou insuffisance de motricité intestinale, provenant d'une sécrétion biliaire insuffisante ou l'accompagnant.@ Carence de vitamines lipo-solubles, associés à l'hyposécrétion ou qui en résulte.@ Etats cardiaques relevant d'une maladie du système biliaire (maladie de Banti, cirrhose accompagnée d'ascite).POSOLOGIE A doses thérapeutiques ordinaires, les acides biliaires naturels associés tels qu'ils se trouvent dans l'ANABILE, ne sont pas toxiques.L'ANABILE peut être pris à raison de 5 ou 10 grains trois ou quatre fois par jour, après les repas ou pendant les repas, selon les besoins individuels.Le régime alimentaire doit être pauvre en graisse.ECHANTILLON MÉDICAL ET DOCUMENTATION COMPLETE SUR DEMANDE IRWIN NEISLER & CO.FONDEE EN 1886 DECATUR, ILLINOIS REPRESENTANTS POUR LE CANADA HERDT & CHARTON, INC.\u201cMEDICAMENTS DE MARQUE\" = \u2019 2027, AVENUE DU COLLEGE McGILL \u2014 MONTREAL 1240 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 SANATORIUM PRÉVOST INCORPORE ÉTABLISSEMENT DE PSYCHOTHÉRAPIE Magnifique situation au bord de la Rivière-des-Prairies, à proximité de Montréal.Parc de 600,000 pieds carrés.Tennis, billard, etc.Chambres pourvues de tout le confort moderne.TRAITEMENT INDIVIDUEL DES AFFECTIONS DU SYSTÈME NERVEUX par trois médecins spécialistes et un personnel expérimenté.Cure de repos.Régimes.Électrothérapie.Rayons UV.Hydrothérapie.Traitements spéciaux des toxicomanies (alcool, morphine, cocaïne).Malariathérapie et toutes pyrétothéra- pies.Prospectus sur demande.Personnel médical: Dr Charles-A.Langlois: Dr Jean Saucier; Dr Roma Amyot.4445 ouest, Boulevard Gouin, Téléphone: BYwater 1240 a = ce Se 1241 Gr 4 7 a ANE EE 2 $i ir Sy 7e E ae = SE 2 4 RR = 2 i asc # = on 2 # ee Es # GE 7 i ses, GE Q 2% i de Li 7e ; = 6 = Ra Rs = oO x i oe = 5 2 9 5 fs 2 a 2 5 2 RR i 5 i 2 2 G 2 i G GA CE 5 3 Efi i = vo 2e 2 2 5 Ed z == eu i a or O = = 2 sk 0 SE i E (D 25 2 5 i : jE = © = x = i % 2 35 A = a RRR A % 7 Lu Sz GE RE \u201cdb i 7 A A ire i Se = 7% 2 2 ze 2 E SE Ë > mi at Hh 5 a i i 5 St i 5 # 7 i 4 SE he i ii 25 i 4 et aa \u20ac So + i 7 Sr 2 2 2 5 % = 3 i ges = = 0 7.\u201d : 3 2 = . a 2 z 2 5 5 2 MS i a 8 > : $ 2 3 Zi I Es i = ee 2 se Sih i .& % x = Zu = E 2 2 LE ET i Ze 2 a z Ze CH PA dE 7 z = i Z NS X 4 ju su x 4 2e = # R 0 Se i 2 = 7 Grr 2 ead 3 2 7 GE i 7 5 od 5 Ga Ed 2 LLJ 5 = ; Nae ve ; 7 5 i 4.o = ss ba 5 i = i Ed Ge 7 Ë a ce ee x ba 7 ©, > 7h i Az À ; Gi 7e ES 2 is = CE & = 2 2 7 i < 77 cé # \u2019 4 iv 4 z 7 ZE GA = $ % [an] > 7 i: oi = 5 7 A 5 Es 2 = 3 Gi 7: 7 % 5 Xe = Æ / # + = = 2.% 7 2 % i © s ds So 2 o 7 7 % 5 7 # SE 7 2 ; R 7 = E # A 2 4 2 Æ 7 Th 3 \u201cx 5 2 2 JE = 5 i dr j aN 4 3e 2 Gh ve Gf a So = 7 ; 57 Gé i 2 $ #5 5 0 i 2% ir as 7 a | 5 2 A 5 75 # | : XR: 4 od 4 % 4 7 7 2 6 PTE Ge gs) 7% = sai P Hr % 7 i fh CA A oN 7 4 wy 4 idk 0 2 SS be RA oN pa 7 Es [ 24 Fe, BD 2 on wv : L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BuLLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014Montréal, octobre 1944 il À LJ B # gp Sg TS _ XA oon Ne uns we \u2018 259 wets Nas : La sens ie Neo) Won PEER Nnoke rer one 2h aN: sas ce our RE Nine E Ropre 1 owt N- © AQQ wr rod Arar EACH PEL ya oo oy \\A00 unt) (thiamin eer CARS © saan By soin Laesaneà in VV » ANS Nacre ad mined wo ae ON ach He Te ang, res Los vO out Bel opt D Dire - Les spécialités suivantes de Mowatt et les trois P à Moore sont favorablement accueillies et grandement prescrites : VEBEX \u2014 Comprimés ou Elixir (Un \u201cB\u201d complexe soigneusement équilibre.) VITA-MINERAL OVALS (Vitamines et sulfate ferreux en un comprimé.) SIROP C-B Complexe (Savoureux concentré de B complexe avec vitamine C, pour enfants.) NERBEX (B-Complexe avec glycérophos- phate composé.) L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1243 ROP POUR ÊTRE SAGE Tout enfant a besoin d'affection, mais elleldoit lui être manifestée avec mesure.Sa diète aussi doit être intellllyemment réglée et contenir les vitamines À et D en quantité Buffisante.L'Alphamette Liguide\u2014huile de foie de morue concentrie et standardisée, additionnée d'ergostércl irradié\u2014est un moyfin efficace et pratique d'administrer ces importants principes nulllitifs aux nourrissons et aux petits enfants.Chaque goutte du flacdi spécial donne environ 1,500 unités internationales de vitamine MA et 300 unités internationales de vitamine D.ALPIHAM ETTE 4 Huile de foie de ÿ morue en gouttes Bouteilles de A 10 et 25 c.c.EFFICACE \u2014 COMMODE \u2014 SANS GOUT 2 239F 1244 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 i! < J} A Le \u201d 1) Vi |] ve a.48e année d\u2019existence Maison de repos, de regime et de convalescence | AFFECTIONS NERVEUSES MEDECIN-DIRECTEUR: .Dr Charles de BLOIS EN GENERAL DIRECTEUR-ADJOINT: .Dr Georges de BLOIS Maladies de l'estomac et de ADECINS CONSULT l'intestin, surmenage, troubles ANTS: \u2019 Professeur Albert LeSACE, Montréal; Dr Charl de la nutrition, neurasthénie, BARIBEAU, Trois-Rivières; Dr TC.GELINAS, Mois RE £, _ 4 - vieres: Dr Benoit JACOB, Trois-Rivières; Dr Rob.VEIL- rhumatisme, artério sclérose, in LEUX (Radiologiste), Trois-Rivières.toxications (morphine, alcool, ; etc).Psychothérapie, hydrothérapie, électrothérapie, rayons ultra-violets, etc., etc.Les aliénés et les contagieux ne sont pas admis PRIX MODÉRÉS\u2014Deux solariums, service d'ascenseur, etc.Pour renseignements supplémentaires et réservations: s\u2019adresser par lettre, télégramme eu téléphone au Directeur: * Dr Charles de Blois, C.C.S.G.G.PROSPECTUS ILLUSTRÉ SUR DEMANDE SANATORIUM de BLOIS Téléphone 3420 295 boul.Laviolette - Trois-Rivières, P.Q.\\ 4 > L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1245 É TERT BISTOURIS B-Pg SOUMIS À DES EPREUVES DE PRÉCISION SOUS PLUSIEURS RAPPORTS les qualités essentiellement supérieures introduites dans chaque manche de bistouri Bard-Parker, sont aussi importantes pour le chirurgien que les qualités également supérieures des lames Rib-Back qui en font les meilleurs fils tranchants que l\u2019on puisse obtenir.Les manches B-P se distinguent pour leur durabilité.On vérifie méticuleusement leur poids, leur équilibre, leur fini, et, ce qui est très essentiel, leur capacité d'accomoder exactement et fermement chaque lame que l'on achètera pour être usée avec le manche, comme d'une seule pièce.Les manches B-P peuvent se distinguer d'autres manches disponibles; leurs extrêmités distales sont effilées et taillées en biais en forme d'arc pointu, ce qui les rend pratiques et permet d'économiser du temps dans les dissections non tranchantes.\u2019 LES MANCHES SPECIAUX COMPRENNENT: NOS.3L ET 4L.Manches allongés pour être employés NO.9.Petit manche, bien équilibré, spécialement adapté dans la chirurgie profonde.pour la chirurgie des yeux et la chirurgie plastique, et pour ; À NO.3L, EN RELIEF .Manche allongé, en relief, pour la pratique de la chirurgie mineure, en général.| i étre employé dans les hysterectomies.; à Addressez-vous à votre Fournisseur BARD-PARKER COMPAN Y, INC, Danbury, Connecticut El 1246 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 N SEIZE ANS, le taux de la mortalité infantile (décès des enfants de moins d'un an) est tombé de 142.0 à 68.1, ce qui indique un progrès considérable dans l'application des mesures individuelles ou collectives, privées ou publiques, prises pour que, dès les premiers temps de sa vie, l'enfant, dans la province de Québec, soit l'objet de soins attentifs et d'une surveillance éclairée.e Si l'on estime que la puériculture bien appliquée contribue à diminuer la mortalité infantile, il est justifié d'admettre que la vulgarisation des moyens de prévention par les hygiénistes et les techniciens qui s'occupent de santé publique en notre province, a largement contribué à cette heureuse amélioration.Si l'on fonde ses recherches sur le taux de mortalité des bébés pour l\u2019année 1926, on constate qu'à ce rythme, le Québec aurait perdu, de 1927 à 1942 inclusivement, 196,639 enfants, tandis que le nombre réel des décès depuis lors n'atteint que 137,000; c'est dire que l'hygiène et la médecine préventive jointes aux autres améliorations sociales, ont permis de conserver l'existence à 59,639 bébés.Voilà un gain appréciable, gain auquel les praticiens ne sont, certes, pas étrangers.Leur collaboration est précieuse.UNE BELLE OEUVRE DE PUERICULTURE e Les vies sauvées forment un groupe plus important que la population particuliere de 65 comtés provinciaux du Québec.Les 59,639 bébés représentent l'équivalent de la population des Trois-Rivières, celles des villes de Lachine et d'Outremont réunies, quatre fois celle du Cap-de-la-Madeleine, trois fois celle de Chicoutimi ou de Saint-Hyacinthe et six fois celle de Rivière-du-Loup, de La Tuque ou de Lauzon.e Par ailleurs, si l'on examine l'âge des jeunes décédés, on constate aussitôt qu'en 1926, 4,824 bébés moururent avant d'avoir terminé leur premier mois d'existence, tandis que, en 1942, 3,309 bébés décédaient, ce qui équivaut à une diminution de 1,515, soit une baisse de 31.4 p.c.Mentionnons, en outre, que les maladies contagieuses avaient coûté la vie à 1,178 bébés en 1926 et à 709 seulement en 1942.Si l'on compare les taux, on s'aperçoit qu'ils sont tombés de 14.3 à 7.7.Prématurité et conséquences de l'accouchement ont, en 1926, coûté la vie à 2,510 bébés (0 à 1 an) et en 1942 à 1,614, ce qui fit passer le taux de 30.5 à 17.4.Là aussi, on constate un progrès appréciable.\u2014 Ministère de la santé et du bien-être social.Honorable J.-H.-A.Paquette, ministre \u2014 Docteur Jean Grégoire, sous-ministre 7 im LNUtion de L a morta Lité Ln fan til, @ J L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal.octobre 1944 L\u2019INDUSTRIE CONNAIT LA PUISSANCE DU EN présence du vaste problème de l\u2019élimination des déchets, les usines industrielles utilisent les rivières avoisinantes pour se débarrasser de tous les résidus d\u2019une façon efficace.Il en est de même pour le tractus intestinal.Il n\u2019y a pas de méthode plus efficace pour l\u2019évacuation des déchets que l\u2019usage du volume liquide \u2014 tel que fourni par Sal Hepatica et l\u2019eau.Des épreuves cliniques et de laboratoire ont démontré que: * une solution laxative de Sal Hepatica introduite dans une anse isolée de I'iléon d\u2019un chien liquide avait pour effet d\u2019augmenter le volume liquide de 34 pour cent en une heure.* les expériences tentées dans un tube de sûreté ont prouvé que la solution de Sal Hepatica augmentait le volume liquide de 100 pour cent dans l\u2019espace de 6 à 12 heures.* le volume liquide formé par Sal Hepatica stimule le péristaltisme, et maintient l\u2019équilibre de l\u2019eau approprié.Les substances salines contenues dans Sal Hepatica apportent un soulagement à l\u2019hyperacidité gastrique et stimulent l\u2019écoulement de la bile.Bristol-Myers Company of Canada Ltd., 3035F, rue Saint-Antoine, Montréal, Canada.POUR NETTOYER LE TRACTUS INTESTINAL pal Hepatica Volume Liqui 1247 1248 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 ANTISEPSDIE Prévenir ou Guértir \u201cUne solution a deux pour cent Maintenant plus que jamais, sur la première ligne de défense, l\u2019arme de choix est Dettol\u2014l'antiseptique \u201cminutes, le streptocoque pyogene et le coli- pour tout usages qui a effectivement remplacé tous les autres dans col 1 .les hôpitaux de l\u2019Empire.À l\u2019hôpi- plus, la peau sur laquelle on a laissé tal Queen Charlotte, l\u2019un des plus \u2018\u2018sécher du Dettol est protégée durant importants d\u2019Angleterre, les cas d\u2019infections par les streptocoques \u2026 hémolytiques ont, depuis qu\u2019on y par les streptocoques hémolytiques\u2019\u2019.emploie Dettol, diminué de plus de 509,\u2014et ceci bien avant que z J Obstet.Gynacc, 1933, 40.966.l\u2019on soit redevable à la chimiothérapie de moyens efficaces pour combattre les infections avancées.Des expériences ont démontré que Dettol détruit non seulement les \u201csuffit pour détruire, en moins de deux \u2018\u2019hacille, même en présence de pus.De cei \u2018plusieurs heures contre la contamination _ ke Pour l\u2019avancement de la médecine, la guerre a toujours été le grand \u201ccata- 29 * \u2019 ° lyseur\u201d\u2019.Nous voyons aujourd\u2019hui microbes pathogènes mais qu\u2019il , rq 7 .s\u2019accélérer le rythme des recherches immunise la peau contre la réinfec- dans le domaine de la chimiothérapie tion durant plusieurs heures.De plus, Dettol conserve une haute puissance bactéricide même en présence de sang, de pus et d\u2019au- des infections\u2014la synthèse de composés toujours plus efficaces pour augmenter la résistance de l\u2019orga- tres matières organiques.Etant nisme contre l'invasion par les non-caustique, il peut ainsi être microbes.appliqué pur sur les plaies ou la chair vive, sans causer de douleur et sans entraver le processus natu- , 7 7 .» Mais dans les salles d\u2019opérations, les rel de la régénération des tissus.maternités, les postes de secours, Plus l\u2019usage de Dettol se généra- partout où, se livre le combat contre lisera à l\u2019hôpital et au foyer, plus on réduira le nombre des cas d\u2019in- & fections nécessitant des mesures curatives.Si la guérison a de quoi l\u2019infection, il ne peut y avoir de relâche des mesures antiseptiques à ndre\u2014nulle infraction au princi : ; ; prendr principe impressioner plus que la préven- 1 1 >\u201d.- .- que pour mieux triompher de l\u2019in- tion, il n\u2019en reste pas moins vrai fection, il faut savoir la prévenir.que mieux vaut prévenir que guérir.\u2019 RECKITT & COLMAN (CANADA) LIMITED, SERVICE PHARMACEUTIQUE, MONTREAL \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Erreurs disparues et autres qui survivent EET FT SETTLE > 4! k of ( by od \\ \u2018 lu ) Z CE 7 t 2 dû 4 t, \u2019 J - wee, GRA NZ SRR D : A 0 we = va 4 4 p ZA A MH i \\ oi % \\PRES QUE SAMUEL PEPYS eut entendu parler des expé- s iences de Harvey sur la transfusion du sang, il crut - rieusement que si un chien recevait du sang de mou- » on il deviendrait graduellement mouton et fournirait le la laine.Depuis des siècles, les qualités spirituelles : Staient attribuées au sang.UNE AUTRE ERREUR qui persiste encore cependant c\u2019est que les aliments en boîtes se gardent parce qu\u2019on y ajoute des préservatifs.Vous-même avez peut-être entendu dire cela par certains de vos patients.Ainsi qu\u2019on le sait, les fruits, légumes, viandes et produits de marée sont mis en boîtes dans des conditions sanitaires, selon les règlements du Governemient canadien.L\u2019on n\u2019emploie que des produits sains et propres, et l\u2019on n\u2019y ajoute aucun préservatif, adultérant ou couleur artificielle.Par conséquent, ils ne contiennent que de l\u2019eau pure, du sucre et du sel.Les aliments en boîtes se gardent parce qu\u2019ils ont été traités à la chaleur dans des récipients hermétiquement clos.Ce procédé thermique détruit les bactéries qui pourraient être présentes \u2014 le récipient scellé prévient | toute contamination future par de tels organismes et assure la conservation.AMERICAN CAN COMPANY, HAMILTON, ONTARIO; AMERICAN CAN COMPANY LTD.VANCOUVER, C.-B. 1250 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014BULIETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 AARKKARAKRKRAANRAN RE RALARK SK SK Les Editions Beauchemin présentent MANIFESTE DEMOCRATIQUE Par EMERY REVES Un volume in-12, de 176 pages.Traduit de l'anglais par Maurice Edgar Coindreau.PRIX: l'exemplaire, $1.25 Dans un message envoyé d'Australie, le général MacArthur disait: \u201cLa plume est encore plus puissante que l'épée\u201d.MANIFESTE DEMOCRATIQUE appartient à ce genre de livres stimulants et précis auxquels pensait sans doute le général MacArthur quand il rédigea ce message.En termes simples et directs, M.Reves répond aux questions suivantes: 1° Quelle a été la véritable cause de la seconde Guerre Mondiale?2° Pourquoi tous les gouvernements démocratiques ont- ils commis les mêmes erreurs?3° Pourquoi les hommes d'Etat, une fois au pouvoir, commettaient-ils les erreurs qu'ils dénonçaient dans la coulisse?4° Quelle est la véritable cause de la crise du vingtième siècle?5° Comment la démocratie peut-elle éviter de se laisser détruire par ses propres principes?6° Qu'est-ce que la Liberté?Qu'est-ce que la Coercition?7° Qu'y a-til à faire, immédiatement, pour atteindre à une Démocratie véritable?Monsieur Reves considère comme ridicule l'idée que \u201cla guerre peut être mise hors la loi\u201d.D'après lui, il faut \u201c1égaliser\u201d la guerre, renoncer aux théories trompeuses de neutralité et d'indépendance absolues, mais revoir les principes à la lumière des conditions du monde actuel.Les théories de M.Reves ne laissent pas la moindre place à l'équivoque.Toute société, politique ou non, tend vers un but positif: c'est une œuvre en marche.Une Démocratie nouvelle, avec déterminations juridiques nationales et internationales, tel est le livre audacieux et splendide de M.Reves.NE EXEL EEXXL EEX EX EX EXEL EX EXEL EXE XE IEEE XE XX EN VENTE PARTOUT REE EEE TT ELE RAA AN AA AAA SR ARR AR AARA AAA NAT ATX ATEN ATATAATATAFX WELL BA fe pes fk f L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1251 \\.BULLETINS RESUMANT LES RAPPORTS DES LABORATOIRES KILLIAN SUR LES ALIMENTS POUR BEBES ~ ES ALIMENTS *HOMOGENEISES LIBBY\u2019S POUR BÉBÉS CONSERVENT LEUR CONTENU VITAMINIQUE Les laboratoires Killian rapportent des constatations tableau ci-contre indique les valeurs comparatives quatre Aliments *Homogénéisés Libby's pour Bébés de cinq autres aliments en purée contenant des ingré- :nts similaires.Les aliments énumérés dans ce tableau Epinards *Homogénéisés hit classés par les experts en matière d'alimentation \u201cLibby's.981 10 @mme étant de bonnes ou d'excellentes sources de Purée d'Epinards ordinaire famine À et C, mais ils ne fournissent qu\u2019une quantité Yendue dans Je commerce .785 10 gligeable des facteurs de la Vitamine B complexe.Libye *Homogénéisées Unités Internationales par Once Légumes et Préparations Vitamine A Vitamine C , ) LL 2224224 00 981 11 @est pourquoi les données du tableau se limitent aux CC .Purée de Carottes ordinaire lites de Vitamine A et de Vitamine C.vendue dans le commerce .700 10 $ La valeur des pois *Homogénéisés Libby's en ce qui Pois *Homogénéisés Libby's .120 17 Incerne ces deux vitamines était inférieure à celle que Purée de Pois ordinaire j fabricant d\u2019une marque de purée de pois attribuait vendue dans le commerce .420 30 éson produit.À part cette exception, le contenu en Soupe au Foie avec Légumes #ramine A et en vitamine C des quatre aliments Libbys 5111100 Lares 1590 22 Nw Lo I.A en A Soupe au Foie avec Légumes Kité trouvé égal ou supérieur à ceux qui sont annoncés un autre fabricant.1500 14 «ur des purées de ce genre.Pour avoir des détails plus complets sur cette étude, et des bulletins décrivant les différents essais in vitro et expériences cliniques sur les aliments pour bébés, les pédiatres et les médecins sont priés d'écrire à Libby, McNeill and Libby of Canada, Limited, Chatham, Ontario.LIBBY, McNEILL and LIBBY of CANADA, LIMITED Chatham, Ontario - 8 COMBINAISONS BIEN EQUILIBREES D\u2019ALIMENTS POUR BEBES Ces combinaisons de légumes, céréale, soupe et fruits Homogénéisés permettent au médecin de prescrire une variété d\u2019aliments solides pour les bébés.1.Pois, 4.Lait complet, 7.Une soupe maigre composée 10.Tomates, carottes et pois \u2014 betteraves, blé complet, de céleri, pommes de terre, pois, Une nouvelle combinaison de lé- asperges.farine carottes, tomates, farine de soya, gumes ayant Une saveur et des de soya.et orge.Peut être donnée à de propriétés diététiques exception- 2.Citrouille, très jeunes bébés.nellement bonnes.tomates, 6.Soupe \u2014 haricots rt carottes, 9.Une combinaison de légumes verts.céleri, verts \u2014 Beaucoup de médecins .tomates, l\u2019ont demandée.Pois, épinards et 3.Pois, foies de pou- haricots verts sont mélangés de carottes, let, orge, façon à donner un excellent plat épinards.oignons, de légumes.Ainsi que Deux Légumes Seuls spécialement Homogénéisés.POIS, ÉPINARDS ET LAIT EVAPORE HOMOGENEISE LIBBY\u2019S * Les Aliments Libby's sont les seuls Aliments pour Bébés qui soient Homogénéisés.8-44 1252 IL UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 combinaison organique et assimilable d\u2019iode et de peptone de viande \u2014 (cinq gouttes de solution contiennent 0.01 pour cent d\u2019iode combinée avec la peptone trypsique procédé Robin) / / peptoniques et en étudie médicalement les résultats sur ARTERIO-SCLEROSE l'organisme.En 1885, Berthelot communique les résultats de cette découverte à l'Académie des Sciences.Le 26 mars 1907 l'Iodone Robin fait l'objet d'une communication spéciale à l'Aca- ARTHRITIS ME démie de Médecine.Depuis cette époque les Laboratoires Maurice Robin ont été les seuls à connaître et constamment perfectionner A THME la méthode et la fabrication des composés peptones et iode.Les S peptonates Robin ont pour base la peptone trypsique provenant de viande de bœuf; ils constituent de véritables combinaisons PE actif fixé sur ce support, comme se rapprochant le mieux de celle LY M PHATI S M E l'organisme.- JODONE ROBIN | \u2018EST en 1881 que Robin découvre les combinaisons métallo- ! \\ E M PHYS E M E organiques, forme éminemment propice a l'assimilation du corps R sous laquelle il se rencontre dans les humeurs et les tissus de À Laboratoires Maurice Robin, 13/15, rue de Poissy \u2014 Paris CO lode 4 gms - peptone Robin 15 gms - pour 100 gms \u2014 20 gouttes correspondent com- .| \u2018 me effet thérapeutique à 1 gramme d'iodu- Agents au Canada: | re de potassium \u2014 Dose: en général 20 a LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée \u2014 Montréal 3C gouttes par jour - flacon de 45 cc.' NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 ETATS NER mé La forme moderne et suractivée de l\u2019ancienne pilule de Méglin NEUROSOLENE Ancienne ext.de jusquiame 0.017 hénvyl-éthvl pilule ext.de valériane .0.017} + 1 Tare hy 17 de Méalin oxyde de zinc .0.017) MCONY*UTS®e 7.Posologie: 2 à 4 comprimés par jour.Insomnie: 4 le soir au coucher.PUISSANT SEDATIF DU VAGUE.PRÉSENTATION: pour la clientèle \u2014 flacons de 60's.Pour MM.les médecins et hôpitaux \u2014 flacons de 500 et 1000.LABORATOIRES D\u2019ANALYSES PAUL BREANT 11, rue de Clichy \u2014 Paris (IXe) INSOMNIES \u2014 NEUROSOLÈNE \u2014 ÉTATS NERVEUX \u2014 INSOMNIES \u2014 NEUROSOLENE _\u2014_\u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ Agents pour le Canada: LABORATOIRES JEAN OLIVE, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. Mycélium et spores de Penicillium nota- tum.Cultivée dans un milieu liquide, cette moisissure produit de la pénicilline qui est ensuite extraite et purifiée.{cilline, le Dr H.B.MacPhillamy et le Dr Oskar Win- tersteiner furent les premiers, en juillet 1943, à {cristalliser la pénicilline; son activité est d'environ 1,600 unités Oxford par milligramme.Nouvelle Usine de Pénicilline Squibb, maintenant en service.Le plan et l'outillage de l'usine.construite sans subvention gouvernementale, ont été établis en «vue de la production et du contrôle le plus efficace de la pénicilline.Sa puissance de production n'est dépassée par aucune autre usine de pénicilline en Amérique.ha > x, d La pureté.l'activité et la stabilité sont protégées par des soins méticuleux.L\u2019emballage de la Pénicillinc ( Squibb se fait dans des salles dont l'atmosphère est \u2018conditionnée et stérilisée aux rayons ultra-violets.\u2018Squibb produit de la pénicilline pour le Conseil ; National des Recherches et pour les Forces Armées depuis plus de deux ans.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1253 SQUIBB ÉTAIT PRÊT À FOURNIR LA Pénicilline Lorsque l\u2019Office de Distribution de la Pénicilline pour les Civils de la Commission de Production de Guerre annonçait récemment l'affectation de quantités restreintes de pénicilline pour les besoins civils, et le système de distribution, les Laboratoires Squibb étaient déjà en mesure d'en fournir des quantités considérables après avoir satisfait les besoins des Forces Armées, du Prêt- Bail et de l\u2019Office des Recherches et du Développement Scientifiques.Depuis la réception de la première culture, arrivée d'Angleterre à l\u2019automne de 1940, les Laboratoires Squibb se sont livrés activement à l\u2019étude et à la production de la pénicilline.Les méthodes de fabrication ont subi des transformations remarquables.D'énormes cuves ont remplacé les flacons pour la culture de ta moisissure; la production ne demande que trois jours au lieu de quinze.Il est à espérer que le temps n\u2019est pas tres éloigné où la production de la pénicilline sera suffisamment élevée pour permettre de supprimer son allocation.Nous tenons à faire savoir au corps médical que la maison Squibb fait tout en son pouvoir pour hâter l'avènement de cet heureux jour.Pour notices descriptives, s'adresser à E.R.SQUIBB & SONS OF CANADA.LTD.36 Caledonia Road, Toronto SQUIBB Un nom qui inspire confiance 1254 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 LA SALIVE EST LE SOLVANT .un des avantages du traitement par le DIGESTIF-RENNIE de certains TROUBLES GASTRIQUES @ À la suite de leur expérience de l'emploi du Digestif-Rennie dans la pratique générale, un grand nombre de médecins britanniques ont commenté des plus favorablement les résultats obtenus.Un membre du Royal College of Surgeons et du London Royal College of Physicians nous a transmis des rapports de plusieurs cas.Ce médecin a écrit de Manchester: « J'ai été fort impressionné par la digestion due à l\u2019hyperchlorhydrie et l\u2019atonie.» : L'efficacité du Digestif- Rennie provient principalement de deux facteurs: 1.Une formule bien équilibrée.2.Les divers principes se dissolvent et se mélangent dans la salive .et sont introduits graduellement dans l'estomac.Le Digestif-Rennie est indiqué dans l\u2019hyperchlorhydrie, la gastrite, la flatulence, les nausées gravidiques, valeur thérapeutique des Pastilles les dyspepsies et les maladies gas- de Digestif-Rennie dans les cas d\u2019intriques.Les PASTILLES DIGESTIF-RENNIE sontenvelo ppées comme mesure de protection etdecommodité Le malade n'a pas besoin du verre d\u2019eau habituel pour prendre le Digestif- Rennie.Il peut se glisser ces pastilles discrètement aromatisées dans la bouche n'importe où et n'importe quand.Elles fondent complètement dans la salive en quelques minutes sans laisser aucun arrière-goût désagréable et sans donner mauvaise haleine.Elles se portent commodément dans la poche ou dans la bourse.Les Pastilles de Digestif-Rennie sont de fabrication britannique et se trouvent dans toutes les pharmacies d\u2019un bout à l\u2019autre du Canada.Chaque pastille \u201cD-R\u201d contient: Bismuth Carb.: Mag.Carb.: Bismuth Ox.: Mag.Hydrox.: Mag.Oc.: Kaolin Colloidal: Pepsine: Pancréatine: Cale.Phosph.: Calc.Carb.; Sod.Bicarb.: Mag.Silic.Hyd.: Ol.Menth.pip.: Acacia: Sucrose.DOSE SUGGÉRÉE: Laisser fondre (sans croquer) une ou deux pastilles dans la bouche après les repas.Ou bien.prendre à volonté lorsque le besoin s'en fait sentir, jusqu\u2019à soulagement.Echantillon médical sur demande adressée à Toronto.John A.Huston Co.Limited E.GRIFFITHS HUGHES LTD.Concessionnaires exclusifs Fabricants de produits pharmaceutiques pour le Canada depuis 1756 \"36-48 Caledonia Road TORONTO MANCHESTER, ANGLETERRE L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Les épreuves de laboratoire aussi bien que les expériences cliniques minutieuses ont démontré que les tampons Tampax possèdent une vaste marge de sécurité dans l\u2019absorption de l\u2019écoulement intravaginal.Quoique certaines variations se présentent dans la perte de sang au cours des menstruations, il est reconnu que chez la plupart des femmes, la moyenne de la perte est ordinairement de 50 cc.! Même le tampon Tampax junior offre une protection amplement suffisante puisqu'il possède une capacité d'absorption de 20 cc.par tampon, ou 200 cc.pour la durée de la menstruation (10 tampons étant ordinairement suffisants pour la provision ordinaire du mois).En outre, le tampon Tampax régulier possède une capacité d'absorption de 30 cc, et le tampon Tampax super une capacité d\u2019absorption de 45 cc.par tampon (ou 300 a 450 cc.pour la période menstruelle).Dans une récente étude?chez 110 jeunes infirmières employant les tampons Tampax comme protection menstruelle, il a été démontré que 1255 Quand une patiente demande conseil sur L'EFFICACITE DE LA PROTECTION MENSTRUELLE INTERNE.«95 pour cent d\u2019entre elles employaient les tampons durant toute la durée des menstruations avec satisfaction ».Chez un autre groupe?, 18 (ou 90%) sur 21 des sujets obtinrent une «protection complète ».Aussi «68 (94%) sur 72 menstruations rapportées ont démontré qu\u2019une protection complète avait été obtenue ».D'autres cliniciens* faisant enquête sur un groupe de « vingt-cinq femmes sous stricte observation dans une institution » remarquérent que «le confort et le contrôle parfaits de l\u2019écoulement peuvent être obtenus avec un tampon de format approprié .et l\u2019on doit noter l\u2019avantage manifeste du tampon petit, moyen et grand format de la marque particulière (Tampax) ».Les résultats de ces recherches peuvent se comparer à ceux obtenus par l\u2019expérience de milliers de femmes ayant constaté que Tampax offre une protection absolument suffisante.(1) Am.J.Obst.& Gyn., 35:839, 1938.Surg., Obst.& Gyn., 51:150, 1943.Surg., 46:327, 1939.(2) West.J.(3) Clin.Med.& (4) Med.Rec., 155:316, 1942.« The Journal of the American Medical Association ».ITA M PAX Publicité acceptée par CANADIAN TAMPAX CORP.LIMITED NOM BRAMPTON, ONTARIO.Il me ferait plaisir de recevoir des échantillons des troig formats de Tampax. 1256 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 BIS KAM OIL \u2018Hyperchlorhydrie \u2014 Affections de l\u2019estomac.1 à 3 cuillerées de poudre délayées dans de l\u2019eau froide.HEMOSTYL du Dr Roussel (Ampoules et sirop) Anémies.Convalescence.Allaitement.1 à 2 ampoules dans 4 de verre d'eau par jour ou 1 cuillère à soupe de sirop avant les repas.TAXOL Rééducateur physiologique de l\u2019intestin.2 à 4 comprimés avant le repas du soir.(Dose moy.2 comprimés.) NEURINASE Sédatif et hypnotique sans accoutumance._ 1 à 2 tablettes au coucher.ALEPSAL Epilepsie.Convulsions (Non dépressif).Comprimés dosés à 0 Gr.015 et à O0 Gr.10.INOTYOL Affections de la peau.Démangearsons.Brûlures.Applications journalières.PLURIGLANDINE Extrait opothérapique total.Déficiences organiques.2 à 4 dragées glutinisées par jour.VEINATONE Affections veineuses.2 à 4 dragées glutinisées par jour.ARTICHOBYL Maladie du foie.(Action très douce.) 4 à 10 pilules à intervalles réguliers.J.EDDÉ Limitée Edifice New Birks.MONTREAL Penicillin DESBERGERS Carentuict\u2014 Penicillin DESBERGERS »s hommes de science ont toujours eu pour incipe de faire connaître une formule d\u2019alimen- flion pouvant maintenir l\u2019enfant en bon état de {trition.Pendant cette dernière décade, des avaux de recherches dans les Universités et les {pitaux ont démontré qu\u2019une bonne santé et le n-être physique se rattachent à une bonne mentation, et que importance d\u2019une alimen- \u2018ion bien équilibrée pour l\u2019enfant ne peut pas \u2018e surestimée.NUTRIM est un aliment essentiel, soigneuse- ant mélangé et contenant les éléments néces- fires (1) à l\u2019énergie, (2) à la formation des tis- 3, (3) au bon fonctionnement de l\u2019organisme.Le Nutrim, à notre connaissance, est !e seul {ment offert pour le bébé contenant les vitami- s À et D en quantités suffisantes pour influen- r la croissance de l\u2019enfant.Selon d\u2019éminentes torités, un enfant, à sa naissance, possède une ible réserve de vitamine À, et même le lait ma- nel n\u2019est pas assez riche en vitamine À pour en nstituer rapidement une réserve.La quantité vitamine À dans le régime des jeunes enfants Ara une profonde répercussion sur leur santé au urs de leur existence.La Vitamine D a une action indirecte impor- ate sur la formation des os par son contrôle de quantité de calcium et de phosphore dans le ng et, en l\u2019absence de cette vitamine, l\u2019apport cessaire des facteurs de croissance des os est suffisant.Le lait de vache entier, si riche en amine À, contient très peu de vitamine D, de Fte que ce facteur essentiel doit être tiré Œiutres sources.Pour assurer le développement de dents saines, calcium, le phosphore et les vitamines À et D ivent être absorbés en abondance par la femme ceinte, parce que les.dents de l\u2019enfant com- :ncent à se former avant sa naissance.Des oports indiquent que 96% des enfants en nérique souffrent d\u2019une dentition défectueuse, cet état existe parmi les enfants de toutes les Prsses.Jusqu\u2019à récemment les mesures prises fur combattre cette mauvaise dentition consis- L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1257 ction combinée des litamines et des composés minéraux dans le NUTRIM taient surtout en hygiène buccale, mais des connaissances plus récentes en matière de nutrition démontrent que la formation des dents et des os et le développement normal de tout l\u2019organisme dépendent d\u2019une nutrition adéquate.La vitamine D surtout devrait être administrée à l\u2019enfant pendant la période de croissance, c\u2019est-à-dire jusqu\u2019à l\u2019adolescence.En outre des substances nutritives déjà mentionnées, le NUTRIM contient des quantités 1m- portantes de fer: adjuvant essentiel à la formation de l\u2019hémoglobine, du sang et du système museu- aire.Le NUTRIM renferme aussi trois des plus importantes vitamines du complexe B efficaces pour hâter la croissance, pour faciliter la digestion et l\u2019utilisation des aliments.100 grammes de Nutrim (environ 315 onces) contiennent: Vitamine A.3,525 U.I.équivalent à la quantité de Vitamine A contenue dans 15 carrés de beurre.353 U.l.équivalent à la quantité de Vitamine B, contenue dans 16 jaunes d\u2019œufs.Vitamine B - Niacine .\u2026.22 mg.équivalent à la quantité de Niacine contenue dans 4 tranches de foie.Vitamine D -.705 U.l.équivalent à la quantité de Vitamine D contenue dans 2 cuillerées à thé d\u2019huile de foie de morue.Riboflavine.388 unités Sherman-Bourquin (0.97 mg.) équivalent à la quantité de Riboflavine contenue dans 11, tasse d\u2019épinards.PLUS \u2014 Calcium, phosphore et fer en quantités importantes.Sur demande, il nous fera plaisir de vous envoyer des échantillons cliniques.NUTRIM COMPANY LTD.TORONTO, ONTARIO 1258 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 bd | pas LES: s1QUE à de a y TOP! soul geme eo Nev ralgies ace dar Effi dqouleut * tes e Bribr QUE TI rature- ° nfluenzd ANTIP orrhees voie, 15s\u20ac ° pysmed omptim® RE Chadav® la ent TOLE tiere ment \\ibre irin® à sp pieN dissocié?et du pure.tiau omp} quemer* 4 Ace dose © Chiro?ligu \u2018 des S Qi dic ament pus.a plus d i RE d choïx depur a SÛ TOP eut qu Ted, Carr $y \u2014un Agent AQ ams THE BAYER COMPANY, LIMITED 1019 Elliott Street West, Windsor, Ontario.BAYER tly 4 2 Pee Nom déposé au Canada. L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1259 \u2014 nm À pags -N IR a 3B 00 eo Le PROLUTON progestérone cristalli Re himiquement oti (A Hh ng, fournjt_ une\u2019 th SERIE PTH rationnelle Ç ci (les Gas de déficience d hormone LA lutéale.av ac RTE On peut i FR: on PM PTY rtain auteure Lr rh pr Al] tension\u201d prémen II avoriemen LIN tr d\u2019 PPT ri dan Phémorragie Utérin (RUE PROLUTO ampoules de 1 CC.contenant 1, 2, 5 et 10-mg SCHERING CURPORANIO LIMITED REA ol SEE me A FRA] ÉGALEMENT ACHETEZ DES OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE AUJOURD\u2019HUI Ld ne a 1260 L'UNION MÉDICALE DU CANADA\u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 SA BASE ACTIVE DE COMPOSITION ET D'ACTION DÉFINIES ET CONSTANTES Phospho-Gaiacolate de Codéine ASSURE : PAR L'IMPRÉGNATION ANTISEPTIQUE de la muqueuse de l'appareil pulmo- Marous D naire : liv rr L'ÉLIMINATION des éléments infectants, Poon la SUPPRESSION by lig progressive de latoux HE et de l'expectoration.PULMO 2° PAR SON PHOSPHORE ORGANIQUE directe- BAILLY ment assimilable : 90 ce.c.environ & Vs AFFECTIONS LE RENFORCEMENT VOIES RESPIRATOIRES | de la capacité de dé- TT fense de l'organisme.names, Catarrhes, Grippe, LA STIMULATION A pen phare ttes puissante du tonus aryngilen, VUE nerveux, de l'appétit Formule du PULNO-BAILLY et des fonctions diges- i tives.3 (Une cuil A an.( © PMs A BAILLY iles Toutes les affections des voies 15, Rue do Rome, PARIS respiratoires, préventif et curatif des complications broncho- -pulmo- naires de la grippe et des maladies infectieuses, toux.' | cuillerée à café au milieu de chacun des repas.\u2014 Aucune contre Indication Dépôt Général pour le Canada : VINANT Limitée BORATOIR , y R > RO Agents pour le Canada: VINANT Limitée, 200, rue Vallée, MONTRÉAL. L\u2019UNION MEDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Protecti séquell ba À sissant contre les organismes de invasion secondaire qui sont responsables des phases les plus graves des rhumes, ORAVAX Entérovaccin Catarrhal sous forme de Comprimés a fait preuve de son utilité à rendre les rhumes moins graves et à en diminuer la durée.Voici quelques rapports cliniques: Le nombre de gros rhumes et le total du nombre de jours de maladie causée par les gros rhumes dans le groupe de personnes prenant de l\u2019Oravax ne furent que le cinquième de ceux des sujets sous contrôle.\u2014Journal-Lancet 60:319-324 (1940) Absolument aucun rhume parmi 81.9% on contre la e des RHUMES du groupe prenant de l\u2019Oravax; 12.3% du groupe sous contrôle.\u2014J.M.À.Georgia 28:332-334 (1939) Seulement la moitié de temps de perdu par personne par rhume parmi le groupe prenant de l\u2019Oravax en comparaison avec le groupe sous contrôle.\u2014Canad.M.A.J.41-493 (1939) L'Oravax est un remède simple, sans douleur, sans graves réactions.Chaque petit comprimé, avec enrobage entéri- tique, contient cinquante bilkons d\u2019organismes très antigènes qui ont été tués.La dose est d\u2019un comprimé par Jour pendant 7 jours, puis un comprimé deux fois par semaine pendant toute la saison des rhumes.L'Oravax se trouve dans les pharmacies d'ordonnances, en flacons de 20, 50 et 100.[ \u2018ORAVAN '\u2014 Marque Déposée aux Etats-Unis.THE WM.S.MERRELL COMPANY CINCINNATI U.S.A.Dépôt canadien : 1705 St Clair Ave West Toronto 9, Ontario 1261 1262 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 Après l\u2019incendie du Cocoanut Grove, la méthode simple et rapide qu'on employa dans le traitement superficiel des brûlures fut qualifiée éminemment satisfaisante\u201d *.Le traitement ne-nécessite aucun débridement ni détersion des brûlures.Il suffit d'un simple pansement protecteur de cet onguent doux, en même temps que l'administration d'une chimiothérapie interne appropriée.Le Petrolatum contenant de l'acide borique constitue un onguent sûr et efficace dans le traitement superficiel des brûlures étendues.Employée sur une fine gaze recouvrant les plaies, la Gelée de Pétrole \u2018Vaseline\u2019 (Petrolatum U.S.P.) offre aux médecins tous les avantages d'un traîte- ment superficiel et rapide des brûlures.Une médication interne appropriée sera indiquée.La Gelée de Pétrole \u2018Vaseline\u2019 est présentée en tubes ou en pots.La Gelée de Pétrole \u2018Vaseline\u2019 boratée est offerte en tubes seulement.Vaseline Nom déposé aux Etats-Unis.GELÉE DE PÉTROLE * Annals of Surgery: Vol.117, No 6, juin 1943.FABRIQUEE SEULEMENT PAR CHESEBROUGH MANUFACTURING COMPANY, CONS'D., | | JE DES LESIONS CRANIENNES :antale incrustée dans la paroi os- atoure la lésion.La plaque est de la surface du crâne et est fixée par triangulaires en tantale.TANTALE HERNIOTOMIE Technique de Bassini modifiée.Des fils de suture en tantale rapprochent l\u2019aponévrose oblique externe du ligament de Poupart.Très utile dans les cas de hernie récidivante ou pour les régions infectées.SUTURES NERVEUSES (A gauche) Sutures fines en tantale pour rapprocher les côtés de la gaine du nerf médian sectionné .Feuille mince de tantale enroulée avec jeu autour de la section réparée et maintenue par des attaches laches.ETHICON veau métal tres pratique rout led inderventiond chimngçicales QUANTITÉ LIMITÉE MAINTENANT DISPONIBLE POUR LES CIVILS ale, très utilisé pour la chirurgie de guerre, est main- ponible, en quantité limitée, pour les civils.Des nt expérimentales que cliniques indiquent que le qsupérieur à l'argent, à l'acier et aux alliages divers, en 1bstance métallique pour sutures non résorbables et es utilisées en chirurgie osseuse.Les recherches ont {= \u2018est un corps inerte, non corrosif et non électroactif.{= le minimum de réaction dans les tissus.Doué d\u2019une istance à la tension, très malléable, il est en même erméable.Le tantale supporte l\u2019ébullition et peut \u2018Quit sans inconvénient dans l\u2019autoclave.JRES DE TANTALE ETHICON sont 215 fois plus que l\u2019exigent les spécifications de la U.S.P.pour le (pensions: 6-0, 5-0, 4-0, 18\u2019\u2019 de longueur, fixées sur straloc sans chas, à pointe circulaire étrécie de 34.| EULS DISTRIBUTEURS r dre Got AMITED MONTREAL es plus grands fabricants de catgut au monde SUTURE A Utilisées et nouées de la même façon que les autres fils de suture non résorbables.FILS DE TANTALE ETHICON.Fils 4 suturer sur bobine, sans aiguilles.Dimensions: 6-0, 5-0, 4-0, 000, O, 2, 4.RUBAN DE TANTALE ETHICON.Pour pinces hémostatiques, telles qu'employées, en particulier, dans la chirurgie du cerveau.Ce ruban sert également en chirurgie orthopédique, faciale et maxillaire.FEUILLE MINCE DE TANTALE ETHICON.Sert sur une grande échelle dans la plastique des lésions craniennes et dans la chirurgie plastique ou reconstructive.Epouse facilement le contour des objets.Brochures descriptives illustrées et liste de prix de tous les produits chirurgicaux de tantale Ethicon envoyées sur demande.FEUILLE MIN it, Les Aliments pour Bébés demanden|: aussi beaucoup de soins Beaucoup de légumes sont récoltés, mais quelques-uns seulement\u2014les plus beaux, les plus fermes, la crème de la récolte\u2014sont choisis par Heinz pour avoir l'honneur de | plaire au palais de \u2018Sa Majesté le Bébé.\u201d \u2014 \u2014 Pour remplir leur glorieuse destinée, ces légumes primés et soigneusement sélectionnés sont récoltés dès qu'ils atteignent la perfection et sont envoyés immédiatement aux Cuisines Heinz.Ils sont alors nettoyés, cuits, stérilisés et mis en boîtes, prêts pour le bébé dans l\u2019espace de quelques heures.| L'exposition l\u2019air est évitée et le jus qui sort des légumes pendant leur cuisson à la vapeur est ajouté quand on fait la purée.Cette purée est alors mises en boîtes sous atmosphère inerte, dans des boîtes spéciales émaillées à l\u2019intérieur [ pour mieux en conserver la couleur et la saveur.Tout ceci est fait avec grand soin, et avec l\u2019art acquis durant 75 années d\u2019expérience dans la préparation de produits alimentaires.ALIMENTS | HEINZ LL, 2 D > RTL L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 1265 UTILISÉE DANS LES INSTALLATIONS INDUSTRIELLES e La Murine, stabilisée selon une pression osmotique équivalente à celle des larmes humaines, possède une alcalinité et une isotonicité précises.Cette «\u20ac préparation est recommandée comme traitement accessoire dans les premiers soins pour soulager l\u2019irritation des yeux causée par la lumière trop vive, 1 la poussière, les vapeurs chimiques, les paillettes de métal, la fumée et les étincelles provenant de ma- 4 chines à souder, lorsque le temps est un facteur si | important dans le soulagement de tels effets de SEPT INGREDIENTS b+ causticite.Les yeux rougis, irrités ou enflammés n\u2019ont pas COMPOSENT LA MURINE toujours pour cause l\u2019envahissement microbien de Bicarbonate de potassium F' la conjonctive.Par exemple, les peintres employant Borate de potassium: le vernis-laque souffrent souvent d\u2019inflammation Acide borique des yeux; les rayons ultra-violets projetés par les Chlorhydrate de berbérine soudeurs électriques sont très irritants pour les Glycérine yeux.Beaucoup d\u2019autres éléments entrent en cause Chlorhydrate d'hydrastine dans les installations industrielles, telles que les Eau stérilisée vapeurs chimiques et les poussières qui sont une \u2018Merthiolate\u2019 (Ethyle mercurethio- source de malaises pour les ouvriers.| salicylate de soude, Lilly) .001% La Murine a depuis longtemps été utilisée com- Te tle pacilon Nbre So me moyen efficace et sûr de nettoyer la membrane maintenue dans la solution pré- ; muqueuse des yeux et des paupières.sentée.THE MURINE COMPANY \u2014 TORONTO, ONTARIO HEMOSTHENOL YIrradié OPOTHÉRAPIE SANGUINE COMPLÈTE Contient en Vitamine D, 40,000 unités standard internationales par 16 oz., l'équivalent en Vitamine D contenu dans 32 oz.d'Huile de Foie de Morue.CONTIENT À L\u2019ONCE: S'emploie avec avantages contre Anémie après : Hémorragies, Opérations, Fausse Couche, Anémie par tuberculose, Rachitisme, Chlorose, Lym- Sérum Hémopoiétique frais de cheval .96 gouttes Glycérophosphate de Soude .16 grains \\ ro , Peptone de Viande .11111\" | et \u2018\u2018 phatisme, Anémie par surmenage intellectuel, Ergosterol Irradié .2500 U.I.Grossesse, Paludisme.ACHETEZ DES \"CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE\u201d, Littérature et échantillons sur demande.LABORATOIRES DESAUTELS Limitée, 1180, rue Benoît, Montréal.| J I=, 1266 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 cto-Bios Son efficacité est indiscutable dans les troubles organiques d'origine gastro-intestinale.I] rend le milieu intestinal contraire aux microbes pathogènes.Tolérance parfaite INDICATIONS: affections des voies digestives en particulier, des dyspepsies gastro-intestinales, des fermentations et putréfactions intestinales, de l'auto-intoxication, des diarrhées des enfants et des adultes.Pancréatites infectieuses, eczéma, urticaire et tuberculose.POSOLOGIE: Doses thérapeutiques: 2 ou 3 cuillerées à thé deux fois par jour.Dose prophylactique: 1 cuillerée à thé deux fois par jour.Prendre LACTO-BIOS dans un peu de lait ou d\u2019eau sucrée avant les repas.LABORATOIRE MAROIS Fabriqués par THE CANADA STARCH COMPANY Limited, Montréal et Toronto.esaseerterenctarectentitanarcsserssssncistssnseses The CANADA STARCH CO.Ltd, Montréal Veuillez m'envoyer (GO CALCULATEUR () Livret: \u201cLES SIROPS DE MAÏS DANS L'ALIMENTATION DES ENFANTS\u201d [) TABLETTES DE FORMULES La brochure: \u201cLA FEMME ENCEINTE\u201d [J La brochure: \u2018\u201cDEXTROSOL\u201d Nom eee © es + 4 4 4 8 0 1 0 62 5 8 2 0 0 1 0 0 2 0 0 0 00 0 0000 UN MELANGE LACTE de valeur reconnue pour l\u2019alimentation des bébés Les sirops de Maïs Crown Brand et Lily White sont 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nourriture, nous ne pouvons pas nous permettre de placer du fromage dans les souricières\u201d.CIGARETTES SWEET CAPORAL \u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac peut être fumé\u201d Traitement per os efficace de TOUS LES CAS DE MÉNOPAUSE \u201cEMMÉNINE\u201d Lorsque la ménopause peut être traitée dès l\u2019ap- , parition des premiers symptômes, on suggère | l\u2019'Emménine comme traitement.L'Emménine, hormone oestrogène naturelle, active par voie buccale, s\u2019est montrée très efficace pour soulager ces premiers malaises, et elle est recommandée comme thérapeutique d\u2019entretien.\u201cPRÉMARINE\u201d Dans les cas où le traitement n\u2019est pas institué avant que les troubles ne s'accentuent, la \u2018\u2019Pré- marine\u2019\u2019 est la médication indiquée.De nombreux essais cliniques démontrent que la \u2018\u2019Pré- marine\u2019\u2019 est actuellement la plus puissante préparation oestrogène, de source naturelle, active par voie buccale.Elle a donné des résultats remarquables dans le traitement des cas de ménopause même les plus graves.2 \u2019 L\u2019EMMENINE et la \u201cPREMARINE\u201d sont bien tolérées et, à la différence des oestrogènes synthétiques, provoquent une sensation d\u2019euphorie.dyerot, MeKenna & Harrison Limitée ff Biologistes et Pharmaciens* MONTREAL, Canada *x * * * 217F 1268 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N .\u2014 Montréal, octobre 1944 ' J-O.GIROUX ||| OPTICIEN 4 Membre diplômé de 'A.E.P.O.de Paris LUNETTES, LORGNONS VERRES OPHTALMIQUES Assisté de MM.\u2018 | A.PHILIE | À.ALLAIRE G.GUERNON a BUREAUX CHEZ ; ° < i! WDupuis Srères || MONTREAL mm M Parce qu\u2019il.V Détruit PROMPTEMENT Poux, Larves et Lentes! V Une application suffit habituellement! V Est inodore et non collant! V Agit avec efficacité! 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fibreuses du ALL-BRAN avec celles de certains a: ments formant le volume dans l\u2019intestin.(2) Cor fa paraison de l\u2019action du volume formé par :# ALL-BRAN dans le côlon avec celle d\u2019autres laxat { provenant de sources diverses.COMPARAISON AVEC L\u2019ACTION DU V LUME D\u2019AUTRES ALIMENTS.Dans uw} expérience tentée chez des étudiants en chim dans une Université \u2014 soumis à un régime : contrôle contenant d\u2019égales quantités de sub 4, tances fibreuses \u2014 le ALL-BRAN s\u2019est avéré pl} efficace dans la formation du volume dans l\u2019i testin, en outre d\u2019une action laxative appréciab, que la plupart des fruits et des légumes.DIFFERENCE D\u2019ACTION AVEC D\u2019AUTRE À.VOLUMES LAXATIFS.Il est généraleme admis que l\u2019effet laxatif du ALL-BRAN se fé sentir sans distension du côlon.Il agit en pr parant les déchets plutôt qu\u2019en les éliminant, ¢ le ALL-BRAN représente l\u2019une des plus effica6 sources de substances fibreuses qui rendent 3 { flore du côlon plus floconneuse, adoucissant 3 déchets de façon à les rendre plus facilesi éliminer.Plusieurs médecins, par conséquent, trouvé avantageux de recommander le ALL-BRAN © Kellogg dans les cas de constipation due 14 déficit du volume dans l\u2019alimentation.* Des rapports détaillés de ces expériences sont à la disp sition des rédecins et autres personnes intéressées.Veuillez en faire la demande à: KELLOCG COMPANY OF CANADA LTD.LONDON, ON1 TABLE DES ANNONCEURS Pages Abbott Laboratoires Ltée 37-38 American Can Co.(Erreurs disparues et autres qui survivent) oe .1249 Anglo-French Drug Cie (Sulfosalyl) coe À .1227 Ayerst, McKenna & Harrison Ltée (' \u2018Alphamettes\u2019 y .1 Byerst, McKenna & Harrison Ltée (Huile de foie de morue Âyerst) .2 Ayerst McKenna & Harrison Ltée \u201c(Alphamette) .1243 \u2018Ayerst, McKenna & Harrison Limitée (\"Emménine\u201d) \u2014 (\"Prémarine\u2019\u2019) .3ayer Company Ltd.The (Aspirin) - .ritish Drug Houses (Canada) Ltd.The (Préparations i dhormones BDH) .26 Jurroughs Wellcome & Co.( Avicap\u201d .5 3ard-Parker Co., Inc.(Manches de bistouris BP) .1245 3ristol- Myers Company of Canada Ltd.(Sal Hepatica) 1247 1258 Zanada Drug Co.Ltd.(Pavéral) .s .1269 Sanada Starch Co.Ltd.(Sirops de Mais \"Crown Brand\u201d et \"Lily White\u201d) - .1266 n canadian Tampax Corporation Ltd.(Tampax) .1254 § /Zasgrain & Charbonneau, Ltée (Benzotol) .27 % (Zasgrain & Charbonneau, Ltée (lodosyl \u201cC\u201d) .16 w Chesebrough Manufacturing Company, cons\u2019d.(Vaseline) - .coe .1262 A Ciba Compagnie Limitée (Perandren) 1222 © 25 \\b Denver Chemical Manufacturing Company.The (Ga- ; latest) \u2014 (Réactif à l'acétone) .- 13 Denver Chemical Manufacturing Company (Antiphlo- | gistine) - - 2.+ 22 Dohow Chemical Company Ltd.(Auralgan) .1269 Eddé, J.Ltée (Bis Kam Oil) \u2014 (Hemosty! du Dr Rous- | sel) \u2014 (Taxol) \u2014 (Neurinase) \u2014 (Alepsal) \u2014 (Ino- | tyol) \u2014 (Pluriglandine) \u2014 (Veinatone) \u2014 (Artichobyl) 1256 Eli Lilly and Company (Canada) Lid.lére page de la couverture À Eli Lilly and Company (Canada) Ltd.(Stagnant) ® Frosst, Charles E.& Co.17-18-19-20 Giroux, J.-O.(Opticien) .1268 Gouvernement de la Province de Québec.\u2018Ministère de la Santé et du Bien-Etre Social (Diminution de la mortalité infantile) .- 04441 + + + + + 1246 Hartz Co., Ltd.The J.F.(Pulvets Butylone Hartz) .4 Heinz Company Ltd.(Aliments Heinz pour bébés) .1264 Herdt & Charton, Inc.(Camirol) - .1237 Herdt & Charton, Inc.(Agrippol) - 1235 Herdt & Charton, Inc.(Anabile) .1239 9 Homer, Frank W., Ltd (Diéthylstilbestrol) - 20 28 Imperial Tobacco Co.(Cigarettes Sweet Caporal) - .1267 john A.Huston Co.Ltd.(Les Pastilles Digestif- Rennie) 1255 Johnson & Johnson Limited (Ethicon) .1263 ; Kellogg Company of Canada Ltd.(All Bran) .1270 Laboratoire Nadeau Ltée (Digitisol) .1233 Laboratoires Desbergers-Bismol (Héparos) 4e p.de la couv.Laboratoires Désautels (Hémosthénol irradié) .1265 Laboratoires Jean Olive (lodone Robin) \u2014 (Neuroso- lène) .eo.cee .1252 .1267 Pages Laboratoire Marois (Lacto-Bios) .- .1266.Laboratoires Poulenc Frères (Dycholium) 2e p.de la couv.Laurentian Agencies, Reg\u2019d.(Ertron) .14-15 Lederle Laboratoires (Sulfadiazine Lederle) .11 Libby, McNeill and Libby of Canada, Ltd.(Les aliments homogénéisés Libby's pour bébés.) .1251 Librairie Beauchemin Ltée .1250 Mead Johnson & Co.of Canada Ltd.(La vitamine D devrait-elle être administrée seulement aux nourrissons?) - .ee eee eee ee 21 Merck & Co.Ltd.(Cuprex) .1268.Merrell Company.The Wm.S.(Oravax) .1261 Millet, Roux & Cie Ltée (NeoSpasmyl) - eee.9 Monty, Gagnon et Monty .coe ee.1271 Mowatt & Moore Lid.(Vitacaps-M) - 1242.Murine Co.(Utilisée dans les installations industrielles) 1265.Nutrim Company Lid.(Nutrim) .1257 Pharmacie d'ordonnances Arthur Hirbour, La .1268 Reed & Carnrick (Traitement \"per os\u2019 dans la ménopause) - .1234 Reckitt & Colman (Canada) Ltd.(Detiol .1248 Rougier Frères (Bes-Min) .PR 3 Rougier Frères (Valéramone) - .1225 Sanatorium de Blois (48e année d'existence) .1244 Sanatorium Prévost Inc.2.2 2 24 + 4 4e 0 1240.Schering Corporation Ltd.(Proluton) .1259 Singer Sewing Machine Company (Sutureur chirurgical Singer) .1236 Sharp & Dohme (Canada) Lid.(Delvinal\u2019 Sodium) 3e p.de la couv.Shuttleworth Chemical Co., Ltd.The E.B.(Vitazole EBS) - .- .1231 Smith & Nephew Ltd.(\u2018Cellona\u2019) .31 Société d'Expansion pharmaceutique (Hyposulfène) _\u2014 (Jabosulféne) - : + 1241 Spencer Supports (Canada) Lud.\u201c(Supports Spencer) .1238 Squibb, E.R.& Sons of Canada.Ltd.(Pénicilline) - 1253 Stearns & Company of Canada Lid., Frederick (Néo-Synéphrine Hydrochloride) .23 Upjohn (Super D Concentrate) - .+ + + + .36 Usines Chimiques du Canada Inc.(Calcival) .» 1272 Vinant Limitée (Biestrine Lafa) .32 Vinant Limitée (Proveinase Midy) \u2014 (Valérianate Pierlot) .eh ee ee ee 30.Vinant Limitée (Pulmo-Bailly) .1260 Warner, Wm.R., Lid.(Peres de la Médecine canadien ne) .1229 Williams Co.(Canada) Ld.\u2018The = B.Guile Baby's s Own) .1270 White Laboratories (Aspergum) co.+.+ +.29 Whitlow & Co., Lid.Fred J.(Clinitest) + + + + 38 Winthrop Chemical Company, Inc.(Creamalin) .24 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Vitules) .34-35 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd., John (Wyanoids pour hémorroides) .1268 Wyeth & Bro., (Canada) Ltd.Joba Kaomagma pour la diarrhée) .1268: AMherst 8900-3733 MONTY, Pompes funébres Salons mortuaires GAGNON & MONTY | Ambulances de luxe, chauffées | © Transport des malades à la ville et à la campagne.Service prompt et sûr.| .4156, rue Adam.Salons mortuaires: 1926, rue Plessis.Ambulanciers de l'Hôpital Notre-Dame 1272 L'UNION MÉDICALE DU CANADA \u2014 BULLETIN A.M.L.F.A.N.\u2014 Montréal, octobre 1944 0 ir Paced 7 vo Zn et.à py A 3.soy %; i ox =F & 2 + cs $ LE & pti 2 ALC CAL et ie 03 is 7 iF = A i aux n .qu K.{ ux e aux, iniecte + seu res ou rave ses Ÿ civ um assimila she ARDISEES NS STAND eu sOLUTIO oi po, Ki ONN ABLE 5 I ee whe fo A hi Broad Wl DU CANADA, INC ID CHIMI RRP oe LEX & > AZ WALLY LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITÉE, & manque de sommeil régulier et adéquat est un cteur important dans un grand nombre de cas cliques.Le recouvrement du sommeil normal et paisible t de la première importance dans ces cas et, lorsque :mploi d\u2019un médicament est indiqué pour provoquer n sommeil profond et réparateur, on peut alors utiliser ec confiance le \u2018DELVINAL\u2019 VINBARBITAL SODIUM.Le \u2018DELVINAL\u2019 SODIUM est un sédatif et un hypnotique : haute valeur en clinique.La période préliminaire son action est relativement brève et les effets secon- aires, tels que l'agitation et les reliquats, sont rares! Anesth.& Analg., 21:229, 1942; Am.J.Med.Sci, 204:93, 1942, Le \u2018DELVINAL\u2019 SODIUM est indiqué non seulement dans le soulagement de l\u2019insomnie fonctionnelle, mais aussi comme sédatif dans certaines affections nerveuses.Il agit efficacement aussi pour provoquer la sédation préopératoire, l'hypnose pré-anesthésique ainsi que le calme et l\u2019amnésie en obstétrique.Il est particulièrement avantageux en pédiatrie.Présenté en capsules de différentes couleurs, en deux teneurs; 14 grain (brunes), 114 grain (orange); en flacons de 100, 500 et 1,000.Sharp & Dohme (Canada) Ltd, Toronto 5, Ontario.Véndartital Sodium \u201c FOIE DE VEAU + ACIDES AMINE: par vote buccale @ Apport important du facteur hématopoiétique | @ Corrige les déficiences pro- téiniques et SE EEE \u201cnw @ Chaque dose dans un tube- ampoule de 10 cc.@ POSOLOGIE: Une ampoule par jour ou tous les deux jours @ Fxtrêmement bien toléré et agréable au goût - - oe >> ee Une spécialité des Laboratoires DesBergers-Bismol PRODUITS BIOLOGIQUES ET PHARMACEUTIQUES Montréal - - Canada BD \"BEC "]
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