L'union médicale du Canada, 1 mars 1975, Mars
[" MONTRÉAL \u2014 MARS 1975 UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1975 CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITE LAVAL EVALUATION DE LA RESERVE HYPOPHYSAIRE EN LH CHEZ EDITORIAL i Ç LA FEMME NORMALE ET DANS L'AMÉNORRHÉE SECON- A RECHERCHE HOSPITALIERE = POLITIQUE SCIENTIFIQUE 347 DAIRE 403 pi Claude Laberge Guy-C.Olivier, Jacques-E.Rioux By A X ORIGINAUX et Fernand Labrie iH TRAVAU MESURE DE LA CAPACITE DE LIAISON DE LA TRANSCORTINE Bi ACCUMULATION DE LAMP CYCLIQUE ET SECRETION HOR- DANS LE SYNDROME DE PSEUDOHERMAPHRODISME MALE 1 MONALE DANS L\u2018ADENOHYPOPHYSE DE RAT: ROLE DES AVEC FEMINISATION TESTICULAIRE 411 | ih ACIDES GRAS 349 Roland-R.Tremblay, My-Anh Ho-Kim ] Louise Bergeron et Nicholas Barden et Claude-J.Migeon \u2018 CARACTÉRISTIQUE PARTIELLE ET MESURE D'UNE PROTEINE COLITE ULCÉREUSE ET THROMBOSE VEINEUSE CÉRÉBRALE 414 SÉRIQUE LIANT LES ANDROGÈNES CHEZ LE LAPIN .352 Bernard Rousseau, Claude Bélanger, Yves Lacourciére, Michel-G.Bergeron, Michel Saab et Paul Poncelet ANOMALIES ENDOCRINIENNES ET PSYCHIATRIQUES REN- 355 CONTRÉES CHEZ UN HOMME À CARYOTYPE XYYY .418 Roland-R.Tremblay, Jacques-A.Bury, et Romano Puviani Richard Gagné, Claude-G.Bélanger, RÔLE DES ÉLECTROLYTES DANS LA PRODUCTION DE Guy Bédard et Suzanne Spénard NECROSES CARDIAQUES CHEZ LE RAT HYPERLIPEMIQUE 362 ANOMALIES HYPOTHALAMIQUES AVEC HYPERINSULINISME ASSOCIEES A UN KYSTE DU lite VENTRICULE 422 M.-A.Ho-Kim, Jean-Y.Dubé et Roland-R.Tremblay LOCALISATION ULTRASTRUCTURALE D\u2019HORMONES HYPO- THALAMIQUES Georges Pelletier, Rachel Leclerc L.-L.Savoie SURRENALES ET SUBSTANCES ANTIALLERGIQUES NATURELLES 368 Michel Lelièvre, François Szots et André Nadeau bi Guy Pelletier, P.Lessard et G.Laflamme , , A .1 .MEDECINE SOCIALE ET PREVENTIVE A.LA CAPTATION TYROÏDIENNE À 20 MINUTES : ÉVALUATION _ = Lo., Ri: COMME ÉPREUVE DE FONCTION THYROÏDIENNE 372 LE RÉSEAU DE MÉDECINE GÉNÉTIQUE DU QUÉBEC.UN E Jean-H.Dussault, J.-P.Bernier PROGRAMME INTÉGRÉ DE DIAGNOSTIC, CONSEIL ET i et Pierre Coulombe TRAITEMENT DES MALADIES MÉTABOLIQUES HÉRÉDITAIRES 428 sé Claude Laberge, Charles R.Scriver, a EMPLOI DE LA CHIRURGIE FCETALE DANS L'ÉTUDE DES Carol L.Clow et Didier Dufour i MALFORMATIONS CONGENITALES .376 L Bi: Raymond Cloutier LE DESSIN DU BONHOMME: ÉVOLUTION DU NOMBRE ki ., = + , D'ÉLÉMENTS SELON L'ÂGE ET LE NIVEAU SCOLAIRE 432 a DÉTERMINATION DU DÉBIT CARDIAQUE À L'AIDE D'UN Marie Plante, Louis Bernard i SYSTEME DE CINESCINTIGRAPHIE 879 et Thérèse Morais-Rochon hi Jean-Pierre Bernier, Maurice Pagé, Y.Lacourcière F et Robert Gagnon DONNÉES STATISTIQUES SUR L'HÉPATITE ET SUR L'ANTIGÈNE Bi EFF z AUSTRALIA PARMI LES JEUNES « ITINÉRANTS » À QUÉBEC 436 A FFETS DE L\u2019ANTIBIOTHÉRAPIE SUR LA FLORE MICROBIENNE Pierre Maurice, Jean-Paul Valet, Côme Rousseau 8 DU NOUVEAU-NÉ 384 et Jean Matte A P.Déry, C.Carrier et L.Gauvreau _ _ H ; .FREQUENCE DE L\u2019ANTIGENE AUSTRALIA (HB:Ag) DANS LA A L'ASSISTANCE CARDIORISPIESTHISE PROLONGEE : EFFET DU POPULATION DE LA VILLE DE QUÉBEC ET L'EST DE LA i DE DERIVATION EXTRACORPORELLE SUR LE DEBIT PROVINCE DE QUEBEC ETABLIE PAR DEPISTAGE RADIO- 8 CARDIAQUE 387 IMMUNOLOGIQUE 439 John A.Awad, Jean-Pierre Borsanyi, A gh I F Di M 7 M Jean-Paul Valet, Côme Rousseau, Bl: ouis Fournier, Diane Major et Louisette Martin Hans Wolfgang Ackermann et Jean Matte vi PRÉSENTATIONS CLINIQUES REVUE GÉNÉRALE Yves Lacourcière, R.-R.\u2018Tremblay, ASPECTS CLINIQUES ET IMMUNOLOGIQUES DE LA DYS- UN GUIDE DE SÉLECTION DES MARGARINES DANS LE 1 card R Lacoste, N.À buaf.393 TRAITEMENT DES HYPERLIPEMIES 444 1 Pp Bigonesse et Y.Ouellet \u2019 Thérése Laberge et Marius Lepage | LA SCINTIGRAPHIE AVEC 19-IODE CHOLESTEROL MARQUE SUJETS DIVERS | Ë A LIODE 131 DANS INVESTIGATION DES PATHOLOGIES 295 HISTOIRE DE LA PROFESSION MÉDICALE AU QUÉBEC : IX.448 | Ë | C.-G.Bélanger et J.-P.Bernier LA NÉCROLYSE ÉPIDERMIQUE TOXIQUE 399 NOUVELLES : 319 Geneviève Deviller, Pierre Langevin LIVRES REÇUS 470 NOUVELLES PHARMACEUTIQUES ; .472 et Michel Drouin tar tai tite ba \u2018e WM deu ou SIN.NG yf 4 ~~ |} - se.> TS EDITOR AM PE pa) CANAL Pa a (la ORIG XC ACIDS NBA Lai ARAL ANRC M « ATRAST RAS HORM Ge [ el il en S ol EOF fetes NECK Li de ARENA  IP Gu = SALA i\" al < THR = Ju ge | far 9 5 T 0\" fige 104] > e(-Re/le OIr tA] § FORM Ra a \u2014\u2014\u2014 \u2014c - DETRN SUNT he FEC JS NEO OUS IES ROL0t tr re MEME / Bip p \u20ac ho Ay 9,\u2019 M0 ~ (VE o> ) FX) ) - ! +.FN * | fi (Ast N al SMe ++ EY) b,)e al hs \u201cA ; ITA io 1 ! 1 a fé; & \u2018 a fi .ru Lo, 4 = iy \u201c3 i oF \u20ac + 9?A 0; 43 PE > (LE) Wi fa A Pr (1 4e, fx : Ny { ) 14 > * th 1 te : : 7 i th vd À a A ' I: 318 +» 1 x * » (2 À 2 *» > 4 Wh, fod Y, \u201ci né \u20ac LÀ 41 g La} Say y vs o + L$ a 4 4, À | 474 ofp Ym \\ th tn Etim} TOME 104 \u2014 No 3 MONTREAL \u2014 MARS 1975 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA R 1872-1975 6 CENTRE HOSPITALIER DE L'UNIVERSITE LAVAL EDITORIAL TOXIC EPIDERMAL NECROLYSIS .399 Geneviève Deviller, Pierre Langevin CLINICAL RESEARCH IN HOSPITAL AND SCIENCE POLICY 347 and Michel Drouin aude Laberge EVALUATION OF LH PITUITARY RESERVE IN NORMAL WOMEN AND IN PATIENTS WITH SECONDARY AME- ORIGINALS AND PAPERS NORRHEA Co 403 CYCLIC AMP ACCUMULATION AND HORMONE SECRETION Guy-C.Olivier, Jacques-E Rioux IN RAT ANTERIOR PITUITARY GLAND: ROLE OF FATTY and ernand Labrie ACIDS .349.MEASUREMENT OF THE BINDING CAPACITY OF TRANS- Louise Bergeron and Nicholas Barden CORTIN IN THE SYNDROME OF MALE PSEUDOHERMA- PARTIAL CHARACTERIZATION AND MEASUREMENT OF AN PR TE AE PRO 01 4M ANDROGEN-BINDING PROTEIN IN THE SERUM OF RABBIT 352 and Claude-J.Migeon M.-A.Ho-Kim, Jean-Y.Dubé and Roland-R.Tremblay ULCERATIVE COLITIS AND CEREBRAL VENOUS THROMBOSIS 414 Bernard Rousseau, Claude Bélanger, ULTRASTRUCTURAL LOCALIZATION OF HYPOTHALAMIC Yves Lacourcière, Michel-G.Bergeron, HORMONES 355 Michel Saab and Paul Poncelet Georges Pelletier, Rachel Leclerc and Romano Puviani ENDOCRINE AND PSYCHIATRIC ASPECTS IN A MALE WITH XYYY SEX CHROMOSOMES 418 ROLE OF ELECTROLYTES IN THE PRODUCTION OF CARDIAC Roland-R.Tremblay, Jacques-A.Bury, NECROSIS IN HYPERLIPEMIC RAT 362 Richard Gagné, Claude-G.Bélanger, L.-L.Savoie Guy Bédard and Suzanne Spénard ADRENALS AND NATURAL ANTIALLERGIC SUBSTANCES 368 HYPOTHALAMIC DYSFUNCTION ASSOCIATED WITH HYPER- Guy Pelletier, P.Lessard and G.Laflamme INSULINISM IN THE BOBBLE-HEAD DOLL SYNDROME .422 EVALUATION OF THE 20 MINUTES 1131 UPTAKE AS A Michel Lelièvre, François Szots and André Nadeau THYROID FUNCTION TEST .372 Jean-H.Dussault, J.-P.Bernier SOCIAL AND PREVENTIVE MEDICINE and Pierre Coulombe THE QUEBEC NETWORK OF GENETIC MEDICINE: AN INTEGRATED PROGRAM FOR DIAGNOSIS COUNSELLING EA amor! IN THE STUDY OF CONGENITAL MAL 476 AND TREATMENT OF HEREDITARY METABOLIC DISEASE 428 Raymond CI tie \u2018 Claude Laberge, Charles R.Scriver, aymon outier Carol L.Clow and Didier Dufour SCINTIGRAPHY SYSTEM 379 ; ; ; , AN SEX AND SCHOOL GRADE 432 Jean-Pierre Bernier, Maurice Pagé, Y.Lacourcière Marie Plante, Louis Bernard and Robert Gagnon and Thérèse Morais-Rochon EFFECTS OF ANTIBIOTICS ON MICROBIAL FLORA OF THE INCIDENCE OF HEPATITIS AND AUSTRALIA ANTIGEN NEONATE 384 \u201cAMONGST THE POPULATION OF YOUNG TRAVELLERS\u201d P.Déry, C.Carrier and L.Gauvreau IN QUEBEC 436 Pierre Maurice, Jean-Paul Valet, Come Rousseau PROLONGED CARDIORESPIRATORY ASSISTANCE WITH A and Jean Maite MEMBRANE OXYGENATOR.EFFECT OF THE TYPE OF BYPASS ON THE CARDIAC OUTPUT 387 INCIDENCE OF AUSTRALIA ANTIGEN IN THE POPULATION John A.Awad, Jean-Pierre Borsanyi, OF QUEBEC CITY AND IN THE EAST OF QUEBEC Louis Fournier, Diane Major PROVINCE AS DETECTED BY RADIOIMMUNOASSAY .439 and Louisette Martin Jean-Paul Valet, Côme Rousseau, Hans Wolfgang Ackermann and Jean Matte CASE REPORTS WwW CLINICAL AND IMMUNOLOGICAL ASPECTS OF DYSGAMMA.- REVIE ARTICLE GLOBULINEMIA TYPE | 393 BUTTER OR MARGARINE: THE UNSETTLED QUESTION .444 F.Daguillard, R.Lacoste, N.Abuaf, Thérèse Laberge and Marius Lepage P.Bigonesse and Y.Ouellet INVESTIGATION OF ADRENAL DISEASES WITH 113! 19- SPECIAL ARTICLE IODOCHOLESTEROL 2, 395 THE MEDICAL PROFESSION IN THE PROVINCE OF QUEBEC: Yves Lacourcière, R.-R.Tremblay, IX LL 448 C.-G.Bélanger and J.-P.Bernier Edouard Desjardins TOME 104 \u2014 MARS 1975 313 dl VOUS ; poi DIAGNOSTIQUEZ UNE opte ps! SARE ust HYPERTENSION ESSENTIELLE wot pr nif PERMANENTE rt ?»u & gma sash! Baa, alts { comète HEL = fra NN _ ss ol A dh produit across él a Suid 5510 ow *% Un put hid «4 : des de rite A = Wd ad 2.0.pie DE auxquels stise [i pempl thy hibdey sing ; TE dos dat A CONTRE Nerval ] - oie wid Maction ioe thro pop : \"us sl.bges 0 id eu Ga {do ety WEEN a et Chlorothiazide Les tn SUPRES se sun * » PRÈS ¢ ntient 4 gs efficaces pour LEE ding Pa oe Conne en, if We \u201che en Moore] il PROTECTION xd o: ; 9; {18 Me ie ep na TE D mises = uy an it obi eu sm Po Lier assitent deg CONVIENT À\u2018UNE GRANDE ny) VARIETE DHYPERTENDUS y compris ceux SUPRES Us.ou d'insuffisance cardiaque congesti souffrent de maladies respiratoires chroniques [ SR 0 A CCSN\u201d SCT UR SS ape CEE - GUPRES (méthyldopa et chlorothiazide) INDICATIONS Hypertension essentielle permanente.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l\u2019on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu\u2019à.l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3.0 g de méthyldopa et de 1.0 à 2.0 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*- 250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas à maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d\u2019y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antinypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*.S'il est nécessaire d'accroître la dose, l'on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver I'hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l'accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l\u2019un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d\u2019agents antihypertensifs: On peut donner SUPRES* a des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l'on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période de transition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.Il est possible d\u2019amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l\u2019hydralazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l'administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour en l\u2019augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothiazide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul; anurie, grossesse et allaitement (voir \u2018\u2019Mise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C\u2019est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée Ou soupçonnée exige que l\u2019on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l\u2019adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l\u2019allaitement ou demander à la mère de cesser d\u2019allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chlorothiazide peut déclencher ou aggraver l'hyperazotémie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l\u2019on note de l'hyperazotémie ou de l\u2019oligurie pendant le traitement d\u2019une néphropathie évolutive grave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance hépatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.Des réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber le lupus érythémateux disséminé.Il faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chlorothiazide est utilisé en même temps que d'autres antihypertenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobagé entéro-soluble seulement lorsque c'est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulcération après l'usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de l'obstruction, des hémorragies et des perforations.1l a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l\u2019emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro- intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupgonner de l'anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une hématrocritie ou les deux à la fois.En présence d'anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s'il y a hémolyse.Cesser la médication s'il y a évidence d'anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de I'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyldopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l'arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre part serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d'agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l\u2019interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s\u2019est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l'éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.Il peut se produire de l'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On à rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose comptatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à huit premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.IL peut être parfois nécessaire de réduire les doses d\u2019anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de l\u2019anesthésie, de l'hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyidopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo-athétosiques involontaires chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébro-vasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l\u2019apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chilorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcalose hypochlorémique ou d\u2019hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.De l\u2019hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à \"ACTH ou d'ingestion insuffisante d\u2019électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l\u2019'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l'ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l\u2019ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi d\u2019une quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubocurarine.L'effet antinhypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n\u2019est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.L'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d\u2019iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroïdiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypophosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades l'hyperuricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posologie si des symptômes d\u2019hypotension orthostatique apparaissent.Il se produit occasionneliement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovasculaire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l\u2019on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro- intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.|| peut se produire pendant le traitement de la pancréatite et de inflammation des glandes salivaires.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de 'anémie hémoiytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires (voir \u2018\u201cPrécautions\u2019\u2019) ainsi qu\u2019une augmentation de l'urée sanguine.On a rarement signalé de l'éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie.Troubles endocriniens et métaboliques: On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l'oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.Il faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l\u2019enchifrènement, de l'arthralgie légère et de la myalgie.Il peut arriver que l'urine exposée à l\u2019air devienne foncée.Chilorothiazide Réactions du systéme gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du système nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du système cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'alcool, de barbituriques ou de stupéfiants).Réactions d\u2019hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécrosante (vascularite, vascularite dermique allergique), fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION N° 8758 \u2014 SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759 \u2014 SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.(MC-351) MEMBRE MAISON FONDÉE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSST ET CIE KIAKLAND (MONTRÉAL) QUÉBEC i LSI) L'UNION MEDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 RÉDACTION : COLLABORATEURS Maurice Falardeau 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 Jacques Gagnon 7 Marc-André Gagnon 7 Paul-A.Gagnon 7 Réjean Gauthier 7 Claude Goulet 7 Fernand Grégoire 7 Pierre Grondin 7 Otto Kuchel 7 Claude Laberge 10 Lucette Lafleur?Yves Lamontagne 7 Gilles Lamoureux 7 Pierre Lavoie 7 René Lebeau 7 Guy Lemieux 7 Jacques Letarte 7 RÉDACTEURS ADJOINTS: Marcel Cadotte 7 Jacques Cantin 7 Camille Dufault 7 Paul Dumas?Jean-Marie Albert 5 André Archambault 7 Pierre Audet-Lapointe 7 ou Raymond Barcelo 7 i Maurice Bélanger 3 : Jacques Bernier 7 Martial Bourassa 7 Jacques Cantin 7 Jean Chagnon 7 Claude Chartrand 7 Luc Chicoine 7 Gilles Dagenais 9 Louis Dallaire 7 Pierre Daloze 7 André Davignon 7 Ghislain Devroede 11 | Charles Dumas 7 M.Robert Elie 7 RÉDACTEUR EN CHEF: Edouard Desjardins 7 Jacques Lorrain 7 André Lussier 11 Gérard Mignault 7 André Moisan 10 Yves Morin 10 Réginald Nadeau 7 André Panneton 12 Gilbert Pinard 7 Harry M.Pretty 7 Gilles Richer 7 Paul Roy 7 Maurice St-Martin 7 Paul Stanley 7 Jacques Trudel 7 Jacques Turcot 7 Jacques Van Campenhout 7 SECRÉTAIRE DE LA REDACTION: Marcel Cadotte 7 1 REDACTEUR EN CHEF EMERITE: 2 Roma Amyot 7 MEMBRES HONORAIRES Jean-François Cier 6 Rosario Fontaine 7 Claude Fortier 10 Gustave Gingras 7 Adélard Groulx 7 Albert Jutras 1 Raoul Kourilsky 9 Guy Albot 9 Jean-L.Beaudoin 10 Albert Bertrand 7 Pierre Bois 7 Paul Bourgeois 7 Georges Brouet 9 Paul-Louis Chigot 9 Richard Lessard 10 Paul Letondal 4 Jean-Jacques Lussier 8 Gilles Pigeon 11 Francis Tayeau 2 f I i t | MEMBRES DE LA CORPORATION Edouard Desjardins 7 Camille Dufault?Origéne Dufresne 7 Roger R.Dufresne 11 Pau! Dumas 7 Michel Dupuis 7 Jacques Genest 7 Ghislaine Gilbert 7 Jules Hardy 7 Murat Kaludi 7 Roma Amyot 7 Paul-René Archambault 7 André Barbeau 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Jean-Réal Brunette 7 Marcel Cadotte 7 tb Serge Carrière 7 j Roland Charbonneau 7 Michel Chrétien 7 Paul David 7 Simon Lauzé 7 Jean-Louis Léger 7 Charles Lépine 7 Marcel Rheault?Rosario Robillard 7 Claude C.Roy 7 Pierre Smith 7 Léon Tétreault 7 Florent Thibert 7 André Viallet 7 E ÿ Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi; 4 \u2014 Deux-Montagnes: 5 \u2014- Joliette; 6 - Lyon; 7 \u2014 Montréal; i 8 \u2014 Ottawa; 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 \u2014 Sherbrooke; 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D'ADMINISTRATION PUBLICITÉ PRÉSIDENT: Jean-Réal Brunette VICE-PRÉSIDENT: x.TRÉSORIER: Rosario Robillard SECRÉTAIRE: Marcel Cadotte CONSEILLERS: Edouard Desjardins Jules Hardy Simon Lauzé SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE: Gabrielle Faucher Roger Bergeron, Enr.5915, rue Arthur-Chevrier Montréal, Qué.H1G 1R4 Tél.: 322-2110 membre du ÉSSE]e} Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 316 L'UNION MÉDICALE DU CANADA LES I nS u 4 i S owes, ne & N= > 43, ir sm rl iy SH A aN À F5 Arte = Ca __ FES a ri + ds: i Rs = i A Fé x, x rm 7 Tos Er ex, a, pA Zo: A pis vi IN LA = A ve fr P #2 - Foe vere pour la quali Ears US de ER HA = > y; PA af ss Qi = Ka 5 ei A ef NG i & su 7.A aby AFS > > A 222! de fe LA PENICILLINE o£ = i rik AT nh a, ; TE 7 idm ; c= a $ $, PARCE QU'ELLE EST § A # mom ya QUI OFFRE DAVANTAGE a, a.Pred i pia a La pe rome = ar er emir mre pe _; PS EN PS 5 pr nc EE BN Coin a J os rie a pa PAS SE Ea has 2 Ape) ea _\u2014 es six 2 ors IRR Te ee Ls Ena a Ena: Ar oo es = ST _ = Ty DR! alas SAAS \u2014 = EE fol J [¢ Sam du def ng 5 a I ik i a à Ah a k comm i! nN .; .s: raide Tout comme l'esquimau, digne et fier, s'im- ae j pose dans le Grand Nord Canadien, ainsi du À ORBENINE s'impose d'emblée au milieu des an ; autres pénicillines.ie a ORBÉNINE EST EFFICACE: ; :É z \u2019 .nile i Elle est douée d\u2019une excellente absorption, 0 | elle est bactéricide et elle couvre un spectre ad étendu de germes gram positifs, notamment ma les pneumocoques, les streptocoques et tous a les staphylocoques (tant pénicillino-sensi- wl 3 bles que dits résistants).demie 2 ORBÉNINE EST SÛRE: ORBENINE* ,Ç re me Elle offre la sécurité d\u2019une pénicilline et Zo CH .in partant, elle est particulierement utile dans le la penicilline qui si traitement des enfants, des vieillards et des offre DAVANTAGE! Lino débiles.De plus, Orbénine étant une pis pénicilline, sa toxicité n'augmente pas avec Ch l'importance des doses bien qu'il s'agisse do d'un antibiotique à spectre moyen.M tan Hd _ _ ; don] a ORBENINE ESTECONOMIQUE: ous THERAPEUTIQUES | ] = a: Le prix d'ORBENINE est inférieur à celui de income les spac le mages oo pets, Toes intcton Capo .| , A A i Anici icro-organismes tant sensi its \u201crésistants\u201d}.les infecti à staphyl 8 l'érythromycine, égal à celui de la pénicilline V cémies.les cstéonyelis les endocarie, ls preumanies ele saphylococee des dinbétes au Lo et a pei ne supe rieur a cel ul de la pen icil line G .ce micro-organisme est l'agent étiologique probable et qu'on doit instaurer le traitement avant que les ré ch i : remment LOBENNE orale ou pose eee vse gots aon os mm menor 14 i Po ur toutes ces raison S, O R B E N N E est la ia penciling MISE EN GARDE.Les connaissances actuelles insiquent que L'ORBÉNINE n'esl pas toxique mp penici line qui offre davantag e.foie.le rein ou la lignée rouge de fa moelle: cependant.l'expérience clinique élant limitée à ce sujel.: préférable de procéder à des prises de sang et à l'examen des fonctions hépatique el rénale au cow Pr thérapie prolongée.Lorsque la pénicilline atteint des concentrations excessives dans le liquide céphales Ç dien.il est possible que surviennent des symplômes neurotoxiques tels que des spasmes myocloniqueëÿ pr l'hyperréflexie et même une perte de conscience.À moins que l'administration du médicament ne soit intet \\ pue ou que la posologie ne soit réduite.le syndrome peut s'aggraver jusqu'à l'état de mal, le coma ef lz met FY! pénicilline ne traverse pas normalement la barrière hémato-encéphalique en quantité appréciable mais, I qu'on administre des doses massives (atleignant plusieurs mégaunilés par jour] en presence d'inflammalio méninges.de lésion de la fonction rénale ou au cours de dérivation à l'aide du cœur -poumon artificiel.os #1 Uevr chez les vieillards, il est possible que surviennent les réactions toxiques décrites plus haut.Bien qu'en ¢ .jamais rapporté de complications de cet ordre avec L'ORBÉNINE.il faut tenir compte de la possibilite qu'eil 1 wily \u2018 produisent.REACTIONS INDÉSIRABLES: Ce sont celles de la pénicilline G et par conséquent.à l'occasion.: = , possible que surviennent les épiphénomènes suivants: érythème.nausées.selles molles.moniliase.¢osinep.= oedème aigu angio-neurotique de Quincke et plus rarement.l'anaphylaxie.POSOLOGIE ORALE: ADULTE dar Faites parvenir le bon de commande suivant aux infections bénignes ou de gravité moyenne: 250 2 500 mg aux 6 heures.A prendre de preference 1 ; 5 , avant les repas.Maintenir la thérapie au moins jours Dans les infections graves.les prises peuves! ui Laboratoires Ayerst, C.P.6115, Succursale A, Montréal, ; ; doublées.ENFANTS: de poids inférieur à 5 kg [1 | livres): 250 mg par jour: de poids supérieur à 5 kg (11 br hy Canada et vous recevrez à titre gracieux, une reproduction mais intérieur 240 ky (85 hres) 2 mg/kg pr Jour on a ose quolidienne tale dou bre disse nig In, 1\u2019.: : 2 A prises égales adminisirées aux eures.: Consulter le depliani de conditionne: - de l'illustration (Esquimau) prête à encadrer.PRÉSENTATION: ORBENINE.gélules (noir el orage) à 250 ma oi 500 Me ORGENME que 125 mg doc J 0 OR B EN INE cilline a la c.a thé (5m) apres reconstitution.ORBENINE injectable: 250 mg.500 mg ou 2000 mg de cloxal 4] i ! flacon.Renseignements suppiementaires et bibliographie (ournis sur demande * ÉNICILLINE NOM RUI OFFRE 2 19 a?_ pee es BEE ae] Laboratoires Ayerst.division de Ayerst McKenna 8 Harrison Limitee Montreal Que Fabrication canadienne selon accord avec BEECHAM INC Lettres moulees js lb nil: fe son mt pra\u201d ja SELS fast prod Joi me pose i je is af pui Ld Ts hil pr: ik pes LA fl ink ho al pa: nouvelles UN NOUVEAU LIVRE DU DOCTEUR BARBEAU Le docteur André Barbeau, professeur titulaire de médecine (neurologie) à l\u2019Université de Montréal et directeur du département de neurobiologie de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal, vient de publier en collaboration avec les docteurs Calne et Chase, son douzième volume intitulé « Dopaminergic Mechanism».Cette monographie a été publiée par Raven Press de New York dans la série « Advances in Neurology ».M.JAMES HESTER, RECTEUR DE L'UNIVERSITE DE L'ONU «Je suis ravi de la nomination de M.James Hester comme recteur de l\u2019Université mondiale, créée sous l\u2019égide des Nations Unies et de l'UNESCO.C'est un homme d\u2019une grande compétence.Ayant pratiqué la haute administration toute sa vie, devenu président de l'University of New York à 37 ans, boursier Rhodes, diplômé des universités de Princeton et d'Oxford, il était l\u2019homme tout désigné pour occuper ce poste a 50 ans.» Voilà la réaction de M.Roger Gaudry, recteur de l\u2019Université de Montréal et président du Conseil de l\u2019université de l'ONU, membre du comité d'experts qui ont décidé ce que devrait être une telle institution de haut savoir, à l\u2019annonce de cette importante nomination.Revenu de Tokyo où s\u2019élévera cette université, M.Gaudry ne tarit pas d\u2019éloges sur son homologue, M.Hester, choisi parmi les cinq derniers candidats au titre sur une soixantaine de noms tous prestigieux.« Le premier recteur de 'UNU est un homme dynamique, qui va assurer de fortes assises à cette institution, renchérit M.Gaudry.De plus, il connaît le Japon car il y a vécu un an après la guerre à titre d'agent civil d\u2019information et d\u2019éducation pour le compte des forces armées américaines.» Quand M.Gaudry parle de l\u2019université de l'ONU, on le sent vibrer d\u2019enthousiasme et de satisfaction d\u2019avoir mené à bien ce projet dont il fut un des principaux promoteurs et dont la mission particulière sera de regrouper les efforts de recherche qui se font dans l\u2019univers.« Pour la première fois, dit-il, des centres et instituts de recherche du monde entier pourront coordonner leurs efforts et tenter d\u2019apporter des solutions aux vastes problèmes qui confrontent les civilisations.Et nous avons besoin de réunir les plus grandes compétences.» Projet ambitieux, fascinant pour M.Gaudry, passionné et préoccupé des questions névralgiques identifiées par les pays-membres de l'ONU qui ont voté à la quasi unanimité en faveur de la fondation de l\u2019université mondiale.Ces questions touchent la paix et la sécurité, la coexistence des cultures, les droits de l\u2019homme, l\u2019exploitation rationnelle des ressources du sol et l\u2019environnement.Le financement d\u2019une telle entreprise se fera par contribution volontaire des pays-membres de l'ONU.Déjà le Japon a promis $100 millions et cet apport financier n\u2019est pas étranger au choix de Tokyo pour installer le siège social de l'UNU probablement d\u2019ici le printemps.« Aussi le Japon voulait jouer un rôle plus important dans la vie de l\u2019esprit, TOME 104 \u2014 MARS 1975 explique M.Gaudry qui a visité le futur emplacement de l\u2019université au cœur de Tokyo.» Le recteur de l\u2019Université de Montréal se dit également confiant que le Canada va consacrer des fonds substantiels à l\u2019université mondiale.M.Gaudry avance le chiffre de $12 millions répartis en cinq ans.M.Hester entrera officiellement en fonction en septembre 1975.D'ici là, à New York il établira un programme d\u2019action et s\u2019occupera de recruter le personnel.De son côté, M.Gaudry présidera la première réunion du conseil de l\u2019Université internationale de l'ONU fin janvier, à Tokyo.Marie Laurier (Forum, Université de Montréal) LE DOCTEUR JOSE MANUEL ROJO ORTEGA DONNERA LA CONFÉRENCE MAGISTRALE GREGORIO MARANON Le docteur José Manuel Rojo Ortega, directeur du laboratoire de physiopathologie sur l'hypertension artérielle et de microscopie électronique à l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal, a été invité par la Société espagnole d\u2019endocrinologie à prononcer en mars, au grand amphithéâtre de l\u2019ancienne faculté de médecine de Madrid, la conférence magistrale Gregorio Maranon, à l\u2019occasion du 15e anniversaire de la mort du célèbre endocrinologiste espagnol.LE DOCTEUR DENIS LAZURE, NOMMÉ DIRECTEUR GÉNÉRAL DU CENTRE HOSPITALIER SAINT-JEAN-DE-DIEU Le conseil d\u2019administration du Centre hospitalier Saint- Jean-de-Dieu a nommé, lors de sa réunion du 11 décembre 1974, le docteur Denis Lazure, jusqu'alors directeur intérimaire, directeur général du Centre hospitalier Saint-Jean- de-Dieu.LE DOCTEUR OTTO KUCHEL, PROFESSEUR INVITÉ À L'ÉTRANGER On nous informe des invitations suivantes que le docteur Otto Kuchel a reçues récemment: 1) professeur et conférencier invité au département de médecine de l'Université du Manitoba à Winnipeg en janvier 1975; 2) conférencier invité à San Domingo en février 1975; 3) conférencier invité de l\u2019Université de Miami, Floride, en mars 1975.L'ÉLECTION DES MEMBRES DU COMITÉ EXÉCUTIF DU CONSEIL DES MÉDECINS ET DENTISTES DE L'HÔTEL-DIEU DU SACRÉ-CŒUR-DE-JÉSUS DE QUÉBEC L\u2019élection des membres du comité exécutif du conseil des médecins et dentistes de l\u2019Hôtel-Dieu du Sacré-Cœur de Québec a eu lieu lors de l\u2019assemblée générale annuelle tenue le 17 décembre 1974.Flle comporte le choix suivant des 319 Re RE CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur Un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être originaux et complétés par Un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.Il est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L'acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l'auteur, les auteurs recevront les épreuves d'imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu\u2019il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou Universitaire auquel il appartient.Il doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l\u2019auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l'auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l'encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2019un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s\u2019agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de vingt dollars par année (vingt- cinq dollars pour l\u2018étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2018observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l\u2019administration doit être adressé franco aux bureaux de \"L'Union Médicale du Canada\u2018, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.320 Spécialement formulé pour la femme enceinte Slow-Fe folic Guide thérapeutique concis Formule: Chaque comprimé SLOW-Fe folic renferme 160 mg de sulfate ferreux desséché (équivalent a 50 mg de fer élémentaire) et 400 microgrammes d'acide folique dans un excipient spécial à libération lente.Le fer contenu dans SLOW-Fe folic est libéré uniformément en 2 heures en moyenne, soit en un laps de temps optimal pour garantir une absorption maximale du médicament.Chaque comprimé est enrobé d\u2019une pellicule.« Indications: Prévention des états de carence en fer et en acide folique et traitement de l'anémie mégaloblastique durant la grossesse, le post-partum et l'allaitement.Posologie et administration: Traitement préventif: un comprimé par jour tout au long de la grossesse, ainsi que durant le postpartum et l'allaitement.À prendre à n'importe quel moment de la journée et avaler sans croquer.Traitement de I'anémie mégaloblastique: durant la grossesse, le post-partum et l'allaitement\u2014deux comprimés par jour à prendre en une seule fois.La même dose est également efficace en cas de grossesse multiple.Réactions secondaires: Les réactions secondaires comme les nausées et l'irritation gastro-intestinale sont peu fréquentes.Traitement du surdosage: On n'a pas observé de signes de toxicité résultant du traitement à l'acide folique, même à des doses plusieurs fois supérieures aux doses thérapeutiques normales.En ce qui concerne le risque d'ingestion accidentelie de SLOW-Fe folic chez l'enfant, il a été minimisé le plus possible en donnant aux comprimés une couleur neutre blanc- gris et en les enrobant d'une pellicule à peu près insipide.En outre, ils sont conditionnés en plaquettes d'aluminium, ce qui ne permet pas de tes extraire facilement de leur emballage et constitue donc une sécurité supplémentaire.Cependant, en cas de surdosage accidentel, il faut instituer le traitement habituellement employé dans les intoxications par le fer.Comme la dose de fer contenue dans SLOW-Fe folic est libérée graduellement, les risques d'accumulation de ter ionique à des niveaux toxiques sont moindres et on dispose aussi de plus de temps pour pratiquer le lavage gastrique; également, l'emploi d'un agent chélateur du fer tel que DESFERAL ?(déféroxamine CIBA) permet un traitement de désintoxication plus efficace.Le traitement de l'intoxication par le fer est décrit en détail dans la documentation CIBA se rapportant au DESFERAL*.Contre-indication Hémochromatose, hémosidérose et anémie hémolytique.Mise en garde Ne pas mettre a la portée des enfants.Précautions d'emploi L'emploi de l'acide folique dans le traitement de I'anémie pernicieuse (anémie d'Addison) où il existe une carence en vitamine B,z peut avoir pour effet de normaliser la formule du sang périphérique alors que les manifestations neurologiques de la maladie constinuent de progresser.Les médications martiales à administration orale peuvent aggraver l\u2019uicère gastro-duodénal préexistant, de même que l'entérite régionale et la colite ulcéreuse.Lorsqu'il est administré conjointement avec les tétracyclines, le fer se fixe dans une proportion équimotéculaire, ce qui abaisse le taux d'absorption de ces substances.Présentation \u2019 Les comprimés SLOW-Fe folic sont conditionnés A en plaquettes de 30 et présentés en unités de 30 A et 120 comprimés.w Cl1BA Dorval, Québec \\ H9S 1B1 C-4052 Spécialement formulé pour la femme enceinte Me 1) bia 5) es Déré , far gre Ag acide astique | Tous les avantages ; de SlowFe alliés au supplement dacide foliqu e.9 Fréquence minime e des réactions secondaires (diarrhée, vomissements, constipation).Réponse hémoglobinique maximale va pa (le fer est libéré là où il est tle Hote absorbé), Supplementation efficace e en acide pique at ans plr cler sal qu@r agen al F Posologie old facile a Tetenir- -un comprime par jour, a aprondre à n'importe quel moment de la journée: { avant, pendant ou aprés les Topas. membres du comité exécutif médical: président: docteur André Beauséjour: vice-président: docteur Jean-Marie Ruel; secrétaire: docteur Claude Girard; délégué: docteur Guy Tremblay; délégué du Conseil des médecins et dentistes au conseil d'administration: docteur Jacques Thivierge; délégué du Conseil des médecins et dentistes au Conseil consultatif des professionnels: docteur Serge Côté.LE DOCTEUR ROGER-R.DOZOIS, MEMBRE DE L'EQUIPE MEDICALE DE LA CLINIQUE MAYO Le docteur Roger-R.Dozois, montréalais de naissance, a été récemment reçu membre du personnel médical de la Clinique Mayo, en qualité de médecin consultant en chirurgie générale, en gastroentérologie et en recherche digestive.La Clinique Mayo, qui est une institution privée, lancée dans la médecine de groupe, est composée de 550 médecins et chercheurs, de 650 médecins faisant des études postscolaires et plus de 3,500 employés paramédicaux.Le docteur Dozois est âgé de 35 ans.Il à reçu son doctorat en médecine de l'Université Laval en 1965, après quoi il occupa le poste de résident en chirurgie à la Mayo Graduate School de 1966 à 1971, et obtint un diplôme de maîtrise en sciences de l'Université du Minnesota.Au cours des trois dernières années (1971 à 1974), il accomplit des travaux de recherches à l\u2019Université d\u2019Edimbourg, en Écosse.(Communiqué) LE DOCTEUR RICHARD J.HAVEL, CONFÉRENCIER PFIZER DE L'INSTITUT DE RECHERCHES CLINIQUES DE MONTREAL Le docteur Richard J.Havel, du Cardiovascular Research Institute School of Medicine, Université de Calo- fornie, San Francisco, a donné la Conférence Pfizer lundi, le 20 janvier 1975, sur: \u201cCatabolism of lipoproteins containing the apoprotein B\u201d.NOUVELLES ADMISSIONS DE MEDECINS AU CONSEIL DES MEDECINS ET DENTISTES DE L'HOTEL-DIEU DE QUEBEC On nous fait part des nominations suivantes à l\u2019Hôtel- Dieu de Québec: 1) À titre de membres actifs: hématologie: docteur Marc Painchaud; anesthésie-réanimation: docteur Gilles Bilodeau; orthopédie: docteur Jacques Dumont; radiologie thérapeutique: docteur André Girard; 2) à titre de membres conseils: neurologie et électroencéphalographie: docteur Jean-Aimé Chabot; pédiatrie (maladies infectieuses): docteur Pierre Déry, et pédiatrie neurologique: docteur Simon Verret; 3) à titre de chef de service: docteur Jean Leclerc en orthopédie.NOMINATION DU DOCTEUR MICHEL BUREAU Le docteur Michel Bureau, spécialiste en médecine respiratoire, a été nommé professeur adjoint au département de pédiatrie de l'Université de Sherbrooke.322 ÉLECTION À L'ASSOCIATION DES CARDIOLOGUES DE LA PROVINCE DE QUEBEC L'Association des cardiologues de la province de Québec nous communique la composition de son nouvel exécutif: président: docteur Ronald Stanford: vice-président: docteur Robert-E.Primeau: secrétaire-trésorier: docteur Paul-Ro- bert David; conseillers: docteurs François Couture, Pierre Doucet, Yvon Goulet, Jean Lemire.COURS D'OBSTÉTRIQUE-GYNÉCOLOGIE EN PRATIQUE GÉNÉRALE : ; LA PRÉVENTION EN OBSTÉTRIQUE-GYNÉCOLOGIE Des cours de gynécologie-obstétrique en pratique générale ont eu lieu vendredi et samedi, les 7 et 8 février 1975, à l'hôpital Notre-Dame, sous la direction scientifique du docteur Bernard Leduc.Le programme se lisait comme suit : Vendredi 7 février 1975 Mot de bienvenue: Jacques Van Campenhout.L'obstétrique-eynécologie en 1975: Jacques Van Cam- penhout.Les infections en gynécologie: état de la question: Julien Ford; les vaginites: Pierre Fugère: les infections pelviennes: Michel Brazeau.La prévention du cancer en gynécologie: le dépistage du cancer général: Pierre Audet-Lapointe, Raymond Si- mard, René Vauclair, Bernard Lambert: le dépistage du cancer du sein: Pierre Audet-Lapointe.Denise Ouimet- Oliva, Denis Charette, Jacques Cantin.La prévention en obstétrique: introduction: Bernard Leduc.La prévention avant la grossesse: les vaccins: Claude Duchesne; la nutrition: Jacques-F.Roux; la génétique: Louis Dallaire.La prévention prénatale: soins prénataux: Gilles Amyot; indexation des grossesses: Gilles Bernier.La prévention intra-partum: durant le travail: Bernard Leduc; durant l'accouchement: Pierre Guimond; néo-natale immédiate: François Teasdale.Panel (avec histoires illustratives de cas): Tous les conférenciers de la séance.Samedi & février 1975 La prévention en contraception: critères de sélection des modes de contraceptions: Lise Fortier; programme de surveillance des patientes sous contraceptifs: Yves Lefebvre.Panel: présentation des complications vasculaires: Guy Quenneville: hématologiques: Guy Biron: hépatiques: Michel Emond: ophtalmologiques: Alain Panisset: endocriniennes: Hugues Beauregard, Yves Lefebvre.CONGRÈS À SHERBROOKE DE L'ASSOCIATION MÉDICALE DU QUÉBEC Le congrès annuel de l'Association médicale du Québec se tiendra à Sherbrooke les 15, 16 et 17 mai 1975.L'UNION MÉDICALE DU CANADA = i Gu I ?I q à li 3 .\"| ) i i k > J = fl Mi J bute.(00 salle TDar d mol: It laude ernard vine ! nd §i ns pel on: Ju que S of 0 06k ; Ge Qué 06ltg age do pipe 9 (am comme I d er 1975 qu sg I.Bee Pablo r gt eu i à i PE pee FRI eue pd : g f Dy 2 Se 3 ae Bi.FACILE ST Re ae 2.a HR RHEIN .3 = x Eo D re rer mma 2 mrs eer me i \u2014\u2014\u2014 ee \u2014 ps - A N = es \u2014 Es oi en = REE Fors RS py a == PP gE Es PRAY SU Ee RTE NS oS ; JR a ie SER sex Rr care a KR ro acte Sonn DE ho = SEP, Eo EN NE SN ERIE ES Frees PRE AL £33 Re EN a AO: br a ay BARA es ers Eee = ar SERIE Re Er Lancement d Nouveau stéroïde topique ayant réussi à procumts un effet thérapeutique dans 95.8%\u201d des cas # i cours de cinq années d'essais cliniques, chez dgros malades traités deux fois par jour sans pansemefé: occlusif.Toute une preuve de son efficacité dansFin traitement du psoriasis et d'autres dermatosdque justiciables d\u2019une corticothérapers **1309 malades soufffisues de psoriasis et d'auf 0 dermatoses allergiqueq vie qe 2330 inflammatoires ont em traités b.i.d.sans pansemng «ui occlusif.Le traitemeg \"es été poursuivi juscf =\" Fobtention d'une \"guérisg.clinique ou, dans la majo des cas de l'étude, pend une période de ti semaines I 1 168 a i 2 958% 81.1% de \u201cguérisons\u201d aS : d'effet cliniques ou de nettes 14.7% d'améliorations Pas d'amélioration dans - .améliorations (1062 légères ou moyennes seulement 4.2% des cas thérapeutique malades) (192 malades) (55 malades) r BR ® \u2014 3 = 2 i nN rn Se ee \u20ac tie = a RE Lx po = = = = rr Ln SRE oo arn = ie pr Ci pr ue Ce vs on Ey oe.ns ge 2x ci ent ns ESS => ns TE > yo Ra US ps xen = = =: = me Goa mr ce = SE 7 = ae EE oer > = Sa rs Dé es es as ss Sh Perry Tr az re XS Tx CSE er rs Cab PARE EE z = CE: TITRE a es re A rT rari rr ces Re Cpr x: So 77 ete 3 Zi past £38 a ee 0 re (2 \u2014\u2014 2230 = = a = = i od = i i = +] 2 Er =.= 2 © à A A GE en Gy jo £ = 0 © 2 5e = 9 = = Li 9 i = it Ey = = = FH a op) = = a D = © es i a a oO BD.A 5 et = a = 0 0m es, Se, : 5e i D GE Ba = Q = = i D 25 2 = = os = = ee _ oe 3 ce 5 © © PR 0 = = © i po = CR = & i æ A = = = i = S SD = © e S © 70; | fi 2 0 oz : © Ep S : = or Q LT 5 2 5 | Qs S = =0 © = A = D > Ss ë - = Q.a : = 2 20 © = D 3 & LE HZ \u2019 1 = 2 2 2 ncipa i g 4 Ë .as dep 8 x es 3 i tésde rosone s g Ee D .hureuse po { DI pres rat Hs 5 ÿ + 3 S ZX = 32 ; 0 late de éthasone J : : Ee esl Jeera] fore D ( d S \u2018 it Lea ES 3 on m3 ; ê I = | «= ie} g = | Secré r22 = =3 = = = = = = 0g ag être jeu dl ine ik Ce A Blouin et Jacques Fortin, architectes montréalais, faisaient aussi partie de cette délégation.Ces quatre personnes sont allées à Dakar pour réaliser une entente Canada-Sénégal: entente prévoyant la construction d\u2019un pavillon pédiatrique intégré dans un vaste hôpital universitaire.Du 7 au 16 novembre 1974, s\u2019est tenue, à Dakar (Sénégal), une session de pédagogie médicale réunissant toutes les facultés de médecine francophones du monde entier.Cette rencontre visait à révéler les nouvelles techniques pédagogiques pour l\u2019enseignement de la médecine.Dans la section des cours programmés, la faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke a remporté le Prix Avicenne (statuette en ébène).Cet important travail, couvrant les sciences neurologiques, a été préparé par les docteurs Guy Lamarche, César Galéano et Denis Gagnon, du service de physiologie et de pharmacologie.CONGRÈS À EDIMBOURG DE LA SOCIÉTÉ INTERNATIONALE DE CHIRURGIE Le 26e Congrès de la société internationale de chirurgie aura lieu à Edimbourg, Écosse, du 13 au 18 septembre 1975, COLLOQUE SUR LA TRANSEXUALITÉ : LES IMPLICATIONS MÉDICALES, PSYCHOLOGIQUES ET JURIDIQUES Le Département de sexologie de l\u2019Université du Québec à Montréal a tenu récemment un colloque sur la transexua- lité à l\u2019auditorium de la Banque Royale, 1, Place Ville-Marie (Étage M-2) Montréal.Ce colloque, qui s\u2019adressait exclusivement au monde médical, a traité des thèmes suivants: \u2014 Transexualité: catégorie diagnostique ou expérience d\u2019un individu.\u2014 La thérapie hormonale face au transexuel mâle et femelle.\u2014 Le rôle du gynécologue dans la thérapie face au tran- sexuel.\u2014 Les dernières techniques en chirurgie plastique.\u2014 Examen psychiatrique du transexuel.\u2014 Considérations éthiques et morales sur la transformation corporelle.\u2014 Les problèmes juridiques et légaux que pose l\u2019opération aux médecins et aux transexuels.\u2014 Échange entre les participants et deux cas cliniques de transexualité.PREMIÈRE CONFÉRENCE INTERNATIONALE SUR LES PROBLÈMES DE LA SANTÉ La première conférence du nord-est canadien-américain sur la santé se déroulera du 19 au 22 mars, à l\u2019hôtel Reine Elizabeth de Montréal, groupant quelque 500 spécialistes et experts des deux pays intéressés à se pencher sur les multiples facettes du vaste complexe de la santé.334 Dès la première journée, devant l'assemblée générale, le docteur Fraser Mustard, de l'Université McMaster, de Hamilton, et le docteur Roger Egeberg, du ministère de la Santé, de l'Éducation et du Bien-être de Washington, conseiller spécial du président des États-Unis sur les affaires de santé, aborderont le thème de l\u2019élaboration d\u2019une politique nationale de la santé, en souligneront les tendances et les problèmes et feront état de la situation tant au Canada qu'aux États-Unis.Plus tard, dans la journée, on parlera de l\u2019organisation des services de santé: la description des structures qui sous- tendent actuellement le développement et la gestion des services de santé au Canada et aux États-Unis.Les participants se grouperont ensuite en ateliers qui, individuellement, aborderont les thèmes suivants: soins généraux, services médicaux d'urgence, contrôle de la qualité des soins, planification régionale et dispensation des services de santé, le maintien de la santé: la prévention des maladies.La deuxième journée de la conférence s\u2019ouvrira, en assemblée généra!e, sur le thème de la main-d'œuvre sanitaire.Suivront ensuite des ateliers qui porteront sur l\u2019éducation et la formation professionnelles, la répartition des professionnels de la santé et le partage des tâches, la mobilité professionnelle, le permis d\u2019exercice, le certificat de compétence et la formation, la syndicalisation.De nouveau réunis en assemblée générale, les participants aborderont le thème du financement des services de santé au Canada et aux États-Unis.En ateliers, les thèmes suivants seront étudiés: le rôle du financement dans le contrôle et l\u2019orientation des services, les décisions de financement dans le secteur public: coûts et rendements, la rémunération: choix des méthodes de paiement, le paiement des services assurés dispensés outre-frontière, le système comparatif des coûts et des budgets.La troisième journée, en assemblée générale, les participants s\u2019interrogeront à savoir si le but premier est la santé ou un système de services de santé?Enfin, la conférence se terminera sur une revue des travaux sous le thème: action et planification en vue d\u2019une vie meilleure.Le nombre des participants à la conférence est limité et l\u2019inscription doit se faire avant le 21 février.On peut obtenir des renseignements supplémentaires en signalant (514) 288-7277 ou en écrivant à Conférence du nord-est canadien-américain sur la santé, 500, Place d\u2019Armes, suite 1610, Montréal, H2H 2W2.LE 25e CONGRÈS INTERNATIONAL D'HISTOIRE DE LA MÉDECINE Québec-Montréal, 21-28 août 1976 RAPPORT DES « PRÉLIMINAIRES » Une recherche par le secrétaire général de la Société internationale d'histoire de la médecine, le docteur Louis Dulieu, d\u2019un premier congrès de sa société en Amérique m'introduit, à titre de « délégué national à la S.C.H.M.», dans cette perspective le 17 février 1971.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 00e ths dust g Gratiatititn AiR Mach alibi aint coat ET CE EE PAM LT a ét OIL LES Ne rt LR Ets te Le cet cit it aide EE LILAS A EL Le A Lit TR th tH LANCE TEA COTE CNT TE LA A MR NS ME MO OO OU UC MA A RRR Après l\u2019âge de 40 ans\u2026les | \u201caffections thrombo-emboliques If 10, ç {0p \u201cisont la principale cause \u201cide décès dans la population | [masculine du Canada on gg rs Qj, ois # Quallé 3 Syl ion des 402 Re Sn vration profes ioblité (ope: pric ces de ¢ 10 id ule ; hoes it iss y tds ii rik santé ds J june Ep RE Riti i\u201d i mile i \" traitement | Jat s oF lel I PRET 1 ule .i by i pli A RL AIR i Qu { 3 Un progres majel jeur , e la médecine\u2019canadienne | | Geigy pes ARTE IE 1500 = pu Au cours de la dernière décennie, on n\u2019avait assisté pt a aucun progrés marquant dans le traitement des fifa! affections thrombo-emboliques.jusqu\u2019a ce que ] ANTURAN \u201cait amélioré le taux de survie chez un certain nombre de patients gériatriques, cette amélioration ayant été démontrée chez les patients souffrant de complications d\u2019affections artérielles et aussi dans la prévention d\u2019une Issue fatale liée à des troubles vasculaires.\u201d Des études \u2018.?3.1.5 ont démontré que des anomalies dans le comportement des plaquettes sanguines, c'est-à-dire: leur agrégation, leur adhésivité et la réduction de leur taux de survie, jouent un rôle principa dans la formation des thrombi artériels.Un médicament capable de modifier l\u2019agrégation et la survie plaquettaires peut donc être utile pour st réduire la fréquence de la thrombose dans la maladie thrombo-vasculaire, notamment en présence dit d'altérations athérosclérotiques.Anturan agit sur le comportement plaquettaire en inhibant la lipération d'éléments constituants des plaquettes \u2014 par exemple l'ADP (adénosine-diphosphate) \u2014 et régularise ainsi le processus d\u2019agrégation.Anturan Résultats d\u2019une étude au double insu, à variation intra-sujet°, menée durant 4 ans chez 291 ard patients hospitalisés.Le résultat d\u2019intérêt primordial concernait la mortalité.po d'nfarc Anturan chez les patients ë É % souffrant d\u2019affections Après 3 ans, pres de 50%des athérosclérotiques patients traités avec un placebo étaient décédés - tandis que plus de 70%des patients traités avec Anturan étaient toujours en vie Pourcentage de survie 100 90 80 70 60 50 | 40 30 EE 0 Période (années) 1 2 3 4 | Seuls les décès dus à des causes vasculaires Les parties en rouge représentent les périodes i A ont été pris en considération dans la durant lesquelles la différence dans les taux de \u2014 Groupe Anturan 82 patients compilation statistique.survie parmi les deux groupes est significative = Groupe placebo.84 patients sur le plan de la statistique.(P < 0.05). Wi anturan chez les patients des ayant des antécédents d\u2019infarctus du myocarde, & Zaccompagné ou non fl\u2019accident vasculaire ÿzérébral | Pourcentage de survie nts Nine Dd Ur Seuls les décès dus à des causes vasculaires | ont été pris en considération dans la ce CE Te compilation statistique.Anturan chez les patients ayant déjà présenté un accident vasculaire cérébral, accompagné ou non d\u2019infarctus du myocarde 21 Pourcentage de survie Seuls les décès dus à des causes vasculaires i] ontété pris en considération dans la Ÿ compilation statistique.| ANTURAN Après 4 ans, près de 50% des patients traités avec un placebo étaient décédés \u2014 tandis que plus de 80% des patients traités avec Anturan étaient toujours en vie 100 90 80 70 60 50 40 30 A0 1 Période (années) 1 2 3 4 Les parties en rouge représentent les périodes durant lesquelles la différence dans les taux de survie parmi les deux groupes est significative sur le plan de la statistique.(P < 0.05).Après 4 ans, près de 60%des i patients traités avec un placebo A étaient décédés - tandis que plus E de 70%des patients traités avec | Anturan étaient toujours en vie 100 \u2014 Groupe Anturan \u2014 31 patients mmm Groupe placebo \u2014 29 patients 90 80 70 60 50 40 30 A0 1 Période (années) 1 2 3 4 Les parties en rouge représentent les périodes durant lesquelles la différence dans les taux de survie parmi les deux groupes est significative sur le plan de la statistique.(P < 0.05).\u2014 Groupe Anturan\u2014 43 patients \u2014 Groupe placebo\u2014 56 patients Bien toléré durant de longues périodes d\u2019administration continue\u201c.Les réactions graves ont été rarement liées à son emploi. \u2014_ no ANTURAN Guide de prescription ANTURAN Indications Etats thrombo-emboliques liés à un comportement plaquettaire anormal, donnant lieu aux manifestations suivantes: épisodes d\u2019ischémie (amaurose fugace) thrombo-embolie chez les malades porteurs de prothèses cardiaques ou vasculaires thrombose veineuse récurrente thrombose lors de shunt artério-veineux Goutte chronique, tant à la phase inter- critique ou silencieuse qu\u2019au stade de l\u2019arthrite goutteuse.Posologie et administration Dans les états thrombo-emboliques, la posologie habituelle est de 600 à 800 mg par jour, en doses fractionnées.On recommande de ne pas dépasser la dose de 1000 mg par jour (soit 20 mg/kg pour un poids de 50 kg).Dans la goutte, la posologie habituelle est de 200 à 400 mg par jour, en doses fractionnées.On peut augmenter cette posologie moyenne jusqu'à 800 mg par jour, si nécessaire, où la réduire à 200 mg une fois que I'uratémie a été abaissée de façon satisfaisante.On recommande de prendre Anturan aux heures des repas.Contre-indications La sécurité d'Anturan dans la grossesse n'a pas été établie.Ulcère gastro-duodénal en évolution.Antécédents d\u2019hypersensibilité au médicament.Affection hépatique ou rénale grave, sauf dans les cas où l'agrégation plaquettaire est en cause.Mises en garde Eviter la salicylothérapie conjointe, si l'on ne peut exercer une surveillance étroite en cours de traitement, et ce, pour les raisons suivantes: Références bibliographiques: Mustard, J.F.: Semin.Hematol 5:91-106, 1968.Mustard, J.F., et coll.: Pathogenesis and Treatment of Thromboembolic diseases.Thromb.Diath.Hemorrh.Supp.21:131-158, 1966.3 Genton, E.: Stroke, Vol.5, mars-avril 1974.= un produit digne de considération pour le traitement de tous les patients présentan des troubles thrombo-emboliques artériel un régulateur de la fonction plaquettaire unique en son genre exerce une action antithrombotique et anti-embolique bien toléré en administration continue durant de longues périodes = Les salicylates sont susceptibles de provoquer une prolongation imprévisible et parfois importante du temps de saignement.En association avec Anturan, ils peuvent entraîner des épisodes hémorragiques.Par conséquent, si lors du traitement avec Anturan, on doit donner en même temps de I'aspirine ou un congénère chimique, les malades devront être avertis de signaler immédiatement tout épisode hémorragique anormal.ques, notamment au cours des premiers stades de traitement.C'est pourquoi il convient de prescrire des liquides en quantité suffisante, de même que des alcalins, à ces patients.Etant donné qu'Anturan modifie le comportement des plaquettes et que, par conséquent, il interfère avec l\u2019un des éléments du système de coagulation sanguine, il convient d'user de prudence si on l'administre conjointement avec certaines antivitamines K, celles-ci inhibant aussi la coagulation par un mécanisme différent.On devra faire des vérifications régulières du temps de saignement.Les salicylates et les citrates antagonisent l\u2019action uricosurique d'Anturan et peuvent de ce fait interférer avec l'élimination de l'acide urique.L'administration d\u2019Anturan nécessite de la prudence chez les patients ayant des antécédents d\u2019ulcères gastro-duodénal cicatrisé.Réactions indésirables Lors du traitement avec Anturan, les malaises gastriques ont été les réactions observées le plus fréquemment.Le médicament peut aussi aggraver ou réactiver l'ulcère gastro-duodénal.On a également signalé des cas d'hémorragie gastro-intestinale.Précautions Les patients traités avec Anturan doivent être soumis à une surveillance étroite et il est conseillé d'effectuer des numérations globulaires périodiques en cours de traitement.Egalement, administrer avec prudence aux patients ayant des antécédents d\u2019hypersensibilité à la phénylbutazone et aux autres pyrazolés.Des éruptions cutanées ont été signalées.Ces cas sont rares, mais s'ils se produisent, ils justifient un arrêt du traitement.L'anémie, la leucopénie, l\u2019agranulocytose et la thrombopénie sont rarement liées à l'administration d'Anturan.De récents rapports ont indiqué qu'Anturan potentialise les effets des sulfamides tels que la sulfadiazine et le sulfisoxazole.D'autres composés pyrazolés, comme la phénylbutazone, potentialisent les effets hypoglycémiants des sulfonylurées.On a également signalé que la phénylbutazone intensifie les effets de l'insuline chez les diabétiques.Il est par conséquent recommandé d\u2019user de prudence lorsque l'on administre Anturan conjointement avec l'insuline, les sulfamides, les agents hypo- glycémiants sulfonylurés et d'une manière générale, avec tous les agents qui déplacent d'autres substances de leurs points de fixation a la sérum-albumine ou qui sont déplacés par elles.Présentations Anturan 100 mg Chaque comprimé blanc, sécable, portant le sceau {ag .est dosé à 100 mg de sul- finpyrazoné, qualité Geigy.Flacons de 100 et 1,000.Anturan 200 mg Chaque dragée blanche, portant le sceau , est dosée à 200 mg de sulfinpyrazone, qualité Geigy.Flacons de 100 et 500.En raison de sa puissance comme urico- surique, Anturan peut précipiter, chez les patients atteints d\u2019hyperuricémie, une lithiase urinaire et des coliques néphréti- Renseignements complets sur demande.* 4 Kaegi, M.B.et coll.: N.Eng.J.Med.290: fév.7, 1974.5 Evans, G.: Thrombosis and Haemostasis, I! Congrès Washington, D.C., 1972, p.40 (extrait).6 Blakely, J.A.et Gent, M.: À paraître.D'après des données de Statistiques Canada Geigy Dorval, H9S 1B1.Qué.G-4108 i ! It! ied! ge passe, qatiom cenqu Ge ie 5 gop ru cons Info rd gi de leur api hs ide Les sencln Une Jo sk ment à Fault Nan SCH) dela $ + Bure Amery socéé Ln e l'esp Dés le doyens diennes person média dans Loi sep recon lt lin À où La senclio toutes gam a tués à De seit Charte Nid Wed tl Digg fg Han ing ig Seth ri fai sièmers dil ge 0a cains à é Compos ij Sdusis Homie ste con mings elon py iat te 3 5a RS SE dicamen [li] [sin sirale sralées roduisri Lanér: I 2am be je su de 100 sted jae nde.Le mois suivant le professeur Rosaire Gingras alors vice-doyen de la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval, chargé par le doyen le professeur Jean Beaudoin, son successeur, de « susciter la venue à Québec de congrès internationaux ou de réunions plénières de sociétés médicales » s'enquiert, lors d\u2019une entrevue, de la possibilité que la Société canadienne d\u2019histoire de la médecine, alors québécoise, s\u2019intéresse à l\u2019organisation de telles réunions.Cette proposition rejoignant des visées réflexives antérieures de même nature est accueillie d\u2019emblée et le principe d\u2019un congrès international est accepté.Informés des «us et coutumus » de la S.LH.M.en regard de ses congrès et des obligations à encourir par la société qui en est l\u2019hôte, les membres de la S.C.H.M.lors de leur assemblée générale annuelle, le 26 avril 1971, acceptent de voir à l\u2019organisation d\u2019un congrès international de la S.I.H.M.et parallèlement à la nationalisation de leur société.Les préparatifs de l\u2019un et de l\u2019autre de ces objectifs s\u2019enclenchent et évoluent.Une ère de « correspondances » et « d\u2019entrevues » avec la société internationale s\u2019inaugure.Il en est ainsi également avec les autorités gouvernementales provinciales et la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval.Nanti des appuis officiels nécessaires, le président de la S.C.H.M.peut se rendre à Paris et présenter la candidature de la Société le 6 mai 1972 lors de la réunion annuelle du « Bureau des délégués nationaux ».Le premier congrès en Amérique de la S.I.H.M.est unanimement confié à notre société.L\u2019implantation des structures fonctionnelles du congrès et l\u2019expansion géographique de la S.C.H.M.s\u2019entreprennent.Dès le début de juin 1972 des correspondances avec les doyens et vice-doyens de toutes facultés de médecine canadiennes conduisent à des appuis officiels, à des adhésions personnelles et à des orientations vers des personnalités médicales et paramédicales intéressées ou déjà intégrées dans l\u2019enseignement de l\u2019histoire de la médecine.Lors du 23e Congrès international à Londres du 2 au 9 septembre 1972, Québec et le Canada sont officiellement reconnus par l\u2019assemblée générale de la S.LH.M.comme le lieu et le pays du 25e Congrès international du 21 au 28 août 1976.La S.C.H.M.en assemblée générale le 16 septembre, sanctionne: un comité général d\u2019organisation dans lequel toutes les provinces canadiennes sont impliquées; Un programme provisoire; les thèmes généraux du congrès et un exécutif élargi.En novembre des comités divers sont constitués et leurs tâches précisées.Dès janvier 1973, l\u2019incorporation de la nouvelle société reçoit toutes les attentions qu\u2019impose l\u2019obtention d\u2019une charte fédérale.« La Société canadienne d\u2019histoire de la médecine \u2014 The Canadian Society for the History of Medicine » est constituée en corporation le 9 mai et inscrite au registre le 29 octobre 1973.Les requérants et premiers administrateurs en reçoivent le texte dès les premiers jours de novembre.Sa diffusion aux membres se déroule et avec elle s\u2019amplifie la recherche de nouvelles adhésions dans les provinces anglophones qui se solde par un accroissement substantiel des membres cotisants.Les comités sont particulièrement actifs durant novem- vre et décembre 1973.Un premier programme préliminaire TOME 104 \u2014 MARS 1975 parvient au stade de « l\u2019imprimatur » en mars 1974.Il est obligatoirement distribué à la réunion du « Bureau > de la S.I.H.M.à Paris le 27 avril et lors du 24° Congrès à Budapest du 25 au 31 août alors que trois délégués de la S.C.H.M.y participent et s\u2019enquièrent de tout l\u2019agencement fonctionnel susceptible d\u2019influencer le nôtre.Parfaire et intensifier les activités des comités du congrès; mettre au point tous les éléments du programme fonctionnel et scientifique, en réaliser l\u2019impression en cinq langues officielles, et le circulariser dans le monde entier au cours du premier quart de 1975; organiser dans une optique internationale indispensable le secrétariat permanent du congrès; rechercher et obtenir les subventions qu\u2019un « budget du congrès» a déjà prévues; insuffler une existence fonctionnelle permanente à la nouvelle société dont la date de fondation est historiquement celle du 11 octobre 1974; tels sont les objectifs que les collaborateurs actuels, et futurs nous le souhaitons ardement, ont la tâche impérieuse et onéreuse d\u2019atteindre.Leur optimisme s\u2019appuierait avec grand avantage sur un soutien plus que moral de toute la profession médicale et paramédicale qui aujourd'hui comme hier et demain façonne l\u2019histoire de la médecine canadienne.de la Broquerie Fortier, M.D.président S.C.H.M.vice-président (Amériques) S.I.H.M.CONTRIBUTION DE LA MICROSCOPIE ÉLECTRONIQUE À LA RECHERCHE BIOMÉDICALE Cette exposition, tenue du 11 au 18 décembre 1974, a été conçue en vue de sensibiliser et d'informer toutes les personnes fréquentant la Faculté de médecine, sur différents aspects de la recherche ultrastructurale en tant que composante fondamentale de la recherche biomédicale.Les chercheurs participants représentent plusieurs secteurs de la recherche scientifique.Certains d\u2019entre eux œu- vrent dans le milieu hospitalier où la recherche fondamentale est en plein essor.Le domaine de l\u2019ultrastructure, malheureusement encore limité à l'appréciation de spécialistes, est parfois un peu méconnu dans ses objectifs et ses approches.Aussi une telle exposition pourra mieux renseigner tous ceux qui s'intéressent à la recherche biomédicale en général et à la recherche ultrastructurale en particulier sur le travail de base qu\u2019effectuent ces spécialistes.L'aspect artistique des micrographies électroniques est également appréciable.Dans le domaine de la morphologie ultrastructurale, les études approfondies du docteur L.A.Chouinard concernent l\u2019évolution des structures nucléaires au cours de la différenciation et du développement du gamète femelle.Le docteur Y.J.Lebeux explore depuis plusieurs années l\u2019ultra- structure de la cellule nerveuse et a apporté une contribution intéressante à la connaissance de constituants cellulaires tels que les filaments contractiles en particulier d\u2019ac- tine qui seraient impliqués dans le transport intraneuronal.Sur le plan de la structure et des fonctions de la cellule, plusieurs aspects sont illustrés.L\u2019approche combinée par observation ultrastructurale et par technique radio-autogra- phique permet d\u2019étudier d\u2019une manière dynamique la participation de différentes composantes de la cellule au cours de son fonctionnement normal.Le groupe de biologie cel- 339 lulaire sous la direction du docteur J.G.Lafontaine s\u2019intéresse particulièrement à l\u2019organisation du noyau en mitose par des approches cytochimiques et radio-autographiques qui permettent d\u2019établir au niveau des chromosomes et du nucléole une corrélation entre l\u2019ultrastructure et certains aspects biochimiques.Le docteur G.Pelletier du groupe de recherche en endocrinologie moléculaire (CHUL) et ses collaborateurs apportent une contribution particulière sur l\u2019étude ultrastructurale de la sécrétion hypophysaire et l\u2019identification des neurohormones hypothalamiques.La structure et le fonctionnement cellulaires peuvent se trouver modifiés spontanément ou par induction expérimentale par divers phénomènes.Ainsi, le secteur de la microbiologie dont le représentant à l\u2019exposition est le docteur H.W.Ackermann montre le rôle des agents microbiologi- ques (bactéries et virus) par une illustration démonstrative sous forme de micrographies électroniques et de modèles de virus reconstitués à partir d\u2019observations ultrastructura- les.En vue d\u2019une information plus complète, les « outils » de travail et la technologie utilisée par les microscopistes électroniciens sont illustrés sous forme de maquettes.Les altérations induites au niveau de la cellule peuvent relever de divers facteurs entre autres pathologiques et pharmacologiques.La recherche en neuropathologie faite au département de pathologie par les docteur Rosita et Juan Estable-Puig s\u2019oriente présentement vers l\u2019exploration des lésions expérimentales du système nerveux par la microscopie électronique à balayage.Le domaine de la pharmacologie cellulaire et moléculaire apporte également une contribution essentielle à la recherche biomédicale.Le docteur René Simard du CHU de Sherbrooke poursuit depuis quelques années des travaux bien connus des chercheurs spécialisés dans ce secteur de la recherche fondamentale.Il en montre les aspects essentiels aussi bien dans ses micrographies électroniques qu\u2019au cours de sa conférence intitulée « Contribution de la microscopie électronique à l\u2019étude des interactions drogues- macromolécules », présentée le 12 décembre.Pour la recherche fondamentale en pharmacologie et toxicologie cellulaires, un accent particulier est accordé à l\u2019effet des « drogues > au cours du développement (pharmacologie du développement).L\u2019équipe de recherche dans ce secteur dirigée par le docteur Gilliane Nosal, organisatrice de l\u2019exposition, a voulu illustrer d\u2019une part le développement normal de la cellule nerveuse au cours des 2 premières semaines suivant la naissance et d\u2019autre part les effets des hallucinogènes (LSD-25 et du dérivé du Cannabis le A!-THC) en doses répétées sur le développement neuronal.Il serait souhaitable que l'initiative de cette exposition qui a reçu l'approbation et le bienveillant appui des autorités de la Faculté de médecine puisse être reprise à l\u2019avenir incluant peut-être une participation plus élargie des chercheurs œuvrant sous l\u2019aspect ultrastructural aussi bien dans le domaine de la rechérche que dans celui du diagnostic à la faculté ou dans le réseau hospitalier.(Au fil des événements, vol.10 n° 17 \u2014 17 décembre 1974) LES MÉDECINS ET LE CHOC DU PRÉSENT À l'occasion du 28e congrès annuel de l\u2019Association des conseils de médecins et dentistes du Québec, 150 médecins délégués par plus de 70 hôpitaux québécois se sont penchés, 340 en ateliers de travail, sur deux questions jugées prioritaires: l\u2019évaluation de la qualité de l'acte médical et le rôle du Conseil des médecins et dentistes tel que défini par les lois actuelles.1) Qualité de l\u2019acte médical: il ressort des délibérations que l\u2019évaluation de la qualité de l\u2019acte médical représente une forme d\u2019autocritique absolument nécessaire.Les délégués reconnaissent que celle-ci doit se faire de la façon la plus objective possible à partir de standards de pratique établis sur la base des connaissances actuelles de la médecine.Il faut souligner que cette préoccupation de la qualité de l'acte médical n'est pas un phénomène nouveau et que, pour avoir été discrètes, de nombreuses activités de contrôle n\u2019en ont pas moins existé depuis longtemps.De plus, les délégués ont réitéré que la mission essentielle des comités d\u2019évaluation de l'acte médical en est d'abord une d\u2019enseignement et d\u2019amélioration de la qualité du « produit » offert au bénéficiaire.L'Association des C.M.D.entend bien sensibiliser ses membres, avec l'appui de la Corporation professionnelle des médecins, et les inciter à assumer leurs responsabilités.2) Rôle des C.M.D.à l\u2019intérieur des lois actuelles.S'abstenant de tout procès d'intention, les délégués constatent que pour des fins d\u2019efficacité, le législateur a artificiellement divisé l\u2019acte médical en ses composantes professionnelle et technique et il a établi, conséquemment, des filières d'autorité parallèles.Or, en pratique, le partage n\u2019est pas aussi net\u2026 et il existe un réel danger d'incommunicabilité, voire même d'asservissement de l\u2019acte médical à des préoccupations de gestionnaire.Cela ne va pas sans risque pour le bénéficiaire, le médecin et le gestionnaire lui-même.Cependant, on croit en général que l'interprétation intelligente des dispositions actuelles de la loi permettra, à la suite d\u2019une période de rodage honnête, de corriger les maladresses que le législateur, à partir de sa position de force, aurait pu se permettre.L'Association des conseils des médecins et dentistes du Québec compte orienter sa bonne volonté et ses énergies dans cette direction.(Communiqué) LES FUTURS MÉDECINS À L'ÉCOLE DE LA RECHERCHE La recherche s\u2019inscrit de plus en plus au nombre des préoccupations de la Faculté de médecine.L'optique de cette préoccupation n\u2019est pas tant d'orienter un certain nombre de diplômés vers les carrières de recherches que de développer chez ceux qui se destinent à la pratique un véritable esprit de recherche.Cet esprit de recherche est d\u2019autant primordial pour le praticien qu\u2019il permet à ce dernier de teinter ses soins de l\u2019originalité et de l'imagination qui sont l\u2019apanage traditionnel du chercheur.C\u2019est l\u2019importance de cet esprit de constante recherche chez le clinicien que le docteur Pierre Langelier a voulu mettre en évidence en prenant la parole au colloque annuel de la recherche, tenu à la Faculté de médecine le 18 janvier dernier.Lors de ce colloque, des étudiants en médecine ont eu l\u2019occasion de présenter des communications scientifiques concernant les travaux de recherche qu\u2019ils ont poursuivis au cours de l\u2019été dans certains laboratoires de la Faculté.L'UNION MÉDICALE DU CANADA #4 \u2014 \u2014_ = = \u2014 A a = = = = = I ali 3 = s eh &- = &æÆ oo = = = = = = = cd wor = g = I ; 4 = = : = It ; 4e g = 5 lcesg == = \u2014 Z _ Ë = = = Si = (5, = &æ = = = = = = = .= = = = = = ane, = = # \u2014\u2014\u2014\u2014 i 2 n 3 po NE 2g fo, _ 7 oa A 7 > a = = se APT oR Ie RLE 7 » A A = an es ES fr & er XE UY iE %, i Gi \u201ca 3 i Hg Ey 7 sn 23 = Ho ag 2 La > = 2 > 7% Ni 7 À à \u20ac nd 5 2% co 3; CN = TA R 5 Et + Ces 2e ve = he} i: \" 32 Es: oy 2 Ps sé aT ry a Jus a ê 53 = de, né Gi > CE A Fy cu 2x4 5 - a 5 x 5, Kgs 5 2) = a os dl) x 2 ey om phi a 5 = * ri ie v.LÉ % Fe or 5 gs es 4, 5, TP =; 5 5 2 oA ed © g hk GB 2 a na po SS oy, vid pe Li a 5% 2 2 na 5 24 oo Es 3 EN = deze 7, 5 2 # 3 ZE 5 = 2e >.22 in: A 5 es Le i\u2019 Se 3, x £ ns 5 7 te PER 2 5 x 5 % 2 Ts 5 CE 8 # Ch à ae AS 2 i Con oy A 7 i =, £2 63 * 7 > SA Ack 2 LE v5 22 a Ÿ 7 3 A e Or É Ai £7 be 5% 153 3 a2 hd 2% a oF $ ; A 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nes ERAS BEET pe oe TIDE == iE FL Se =e ax oh we: alee CEE Ce PLR Ee pe 2 UE res TSI ms 7 SPA RUES we = oy a Sa RRA Se sea SS is ex = iy ve Pepe A Care fod 3 AN a Ces communications devant constituer l\u2019étape finale du cheminement méthodologique de ces stages.En effet, après avoir poursuivi travaux et expérimentations, l'étudiant devait rédiger un compte rendu de recherche, selon un processus qui s\u2019inscrit dans le mode de fonctionnement actuel de la recherche.Prenant la forme d'emplois d\u2019été pour les étudiants, les stages de recherche étaient subventionnés en grande partie par le Conseil de recherches médicales, le ministère des Affaires sociales, le Programme de recherche sur l\u2019abus des drogues.D\u2019autres étudiants furent rémunérés à même les subventions des chercheurs qui les patronnaient.En tout, 60 projets furent inscrits pour un total de bourses au montant de $90,910.L'aspect pédagogique de ces stages est d\u2019ailleurs reconnu et l\u2019étudiant qui mène à bien ses travaux se voit accorder trois crédits pédagogiques dans les cadres du programme de médecine.Deux étudiants dont les communications ont été primées auront l\u2019occasion de présenter celles-ci au National Student Research Forum, à Galveston, Texas, ce qui, aux dires du docteur Guy Pelletier, président du comité des programmes de stages, n\u2019est pas sans apporter une certaine motivation auprès de ces derniers.Cette année ce sont MM.Pierre Jacob et Pierre J.Durand qui ont vu leurs communications primées.JM.C.(Communiqué) JOURNEES INTERNATIONALES DE CARDIOLOGIE DE PARIS Les prochaines Journées internationales de cardiologie de Paris auront lieu a la Faculté de médecine Pitié-Salpé- trière sous la direction des professeurs J.Facquet et J.J.Welti les 12, 13 et 14 mai 1975.Pour tous renseignements et inscriptions s'adresser au professeur J.J.Welti, Hôpital Fernand-Widal, 200 fg Saint- Denis, 75010 Paris.UNION INTERNATIONALE CONTRE LE CANCER (UICC) Deuxième cours de formation sur la recherche anticancéreuse 7-20 septembre 1975, Amsterdam Ce cours sera organisé, sous les auspices du Programme d\u2019oncologie expérimentale de l\u2019Union internationale contre le cancer, par le docteur Donald Metcalf (Australie) en collaboration avec le professeur Otto Mühlbock (Pays-Bas).Ce cours est destiné aux biologistes et médecins récemment diplômés et âgés de 30 ans au plus, qui désirent se spécialiser dans la recherche anticancéreuse.Le cours sera essentiellement de caractère pratique: toutefois, les principes constituant la base des techniques expérimentales appliquées seront soulignés.Le cours portera principalement sur l\u2019élevage et les croisements consanguins des animaux de laboratoire, les tumeurs murines et leur transplantation, l\u2019induction des tumeurs, la mensuration des tumeurs, l'analyse caryotypique des tumeurs, la culture tissulaire des cellules tumorales, les aspects immunologiques de la recherche anticancéreuse, le 342 stockage et le transport des tumeurs.Les techniques opératoires appliquées à la souris seront démontrées et les participants au cours pourront être appelés à les mettre en pratique.Les personnalités suivantes seront chargées des cours: G.Barendsen (Pays-Bas), P.Bentvelzen (Pays-Bas), T.Brunner (Suisse), H.Diggelmann (Suisse), A.Dux (Pays- Bas), P.Emmelot (Pays-Bas), F.Haguenau (France), E.Klein (Suède), D.Metcalf (Australie), O.Mühlbock (Pays- Bas), L.Tomatis (France), D.Van Bekkum (Pays-Bas), J.de Vries (Pays-Bas), H.Wigzell (Suède).Les candidats sont priés de décrire succinctement leur formation scientifique, de fournir un curriculum vitae et d'indiquer les raisons de leur candidature ainsi que le programme des recherches qu\u2019ils se proposent d\u2019entreprendre ultérieurement.Ils citeront, en outre, les titres des articles les plus importants qu'ils ont écrits comme auteurs ou coauteurs, et donnerant les noms et adresses de deux répondants.Une bonne connaissance de l'anglais est exigée.Les participants au cours assumeront leur frais de déplacement et de séjour.L\u2019inscription au cours est gratuite.Les demandes d'inscription doivent être adressées à l\u2019Union internationale contre le cancer, rue du Conseil- Général 3, 1205 Genève, Suisse, avant le ler mai 1975.Les candidats admis au cours seront avisés avant le ler juillet.APPLICATION DE L'INFORMATIQUE AU DÉPISTAGE DU CANCER DU COL Le mardi 28 janvier 1975 à 17 heures, l'Université McGill procéda a l\u2019inauguration du laboratoire biomédical Macdonald Stewart de traitement des images situé au département de pathologie.Au cours de la cérémonie, il y eut une démonstration de l'important projet de recherche entrepris par ce laboratoire et qui consiste à dépister à l\u2019aide de cette nouvelle installation les cellules cancéreuses lorsqu\u2019on procède à la cytologie vaginale (Pap).Monsieur et madame David Stewart ainsi que les membres de la collectivité de McGill assistaient à cette inauguration.Les représentants de la presse, de la radio et de la télévision avaient été invités.La cérémonie se déroula au laboratoire, situé au sous-sol (pièce A-5) du Pavillon de pathologie, 3775, rue de l\u2019Université.Les recherches sur le dépistage automatique des cellules cancéreuses et qui ont abouti à la création du laboratoire ont été entreprises par le docteur Ken Marshall, pathologiste, et le docteur Ron Poulson, ingénieur, grâce aux subventions accordées par M.et Mme Stewart depuis 1969.Le système comprend un microscope illuminé et un équipement d\u2019exploration des images contrôlé par un ordinateur.Une lame portant un prélèvement vaginal (Pap) placée sous le microscope est explorée par l'ordinateur qui identifie les cellules cancéreuses ou précancéreuses en recherchant leurs caractéristiques particulières.Comme les cellules cancéreuses sont plus foncées que les cellules normales, l'ordinateur est programmé pour repérer les régions sombres dans le champ.Il détermine également la taille et la densité des noyaux, si les noyaux sont entourés de cytoplasme, s'il existe une séparation entre le noyau et le cytoplasme et d\u2019autres caractéristiques laissant entendre que la cellule est maligne.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ne 2 =z =, = > = = = = vel a= foe Jus og iE fort 0 ce 108 Les fe ls ISI\u20acUF [iiss] Ler à \\ echt ly 1 dé dial versilé , = I WES a f I rat & de = _\u2014 ë = = is k (By E y X (Pay ë g I od We gf Ent leur sy) Belle gp ks pa; it] + \u2014_\u2014 JE [ER ye oe LT mL = ¥ +#- EE at ver \u201c& # =.Te Le A A 7 # : $ a eR a 3F Ws = Ek 4 pa 5 we 2 = = i 1 4 HY 4 tes - E es Ë B erin FA = &h 7 1 és #5 TE mat A BAA THY Ey A ap 2 Bo + 18 = 23 = a + £ < br 4 Ey 3 le ê pro is cu - 5 ue pet = £ £ D, : 5 EN eras, ARRAY ee Et = ArT es LE Le rr 2 ax Pers _ Dr ERY 2 2 RES a an RS PE =r ve ENTREE ire eat = pe A Rp a Abe a Sr LA EOP Pen ry PRES 8 = ee I vo ras ae A ThE CTIA a J og CS ie A Fe AE Pas or Ze rca RER RRA = pari, a rn ST 3x rea: ces Sl retry Ere = dires, x Z Ces recherches ont pour objectif la mise au point d\u2019un instrument de laboratoire qui libérerait les techniciens en cytologie d\u2019un grand nombre d\u2019opérations routinières, ce qui leur ferait épargner un temps précieux et leur permettrait de se concentrer sur les aspects plus compliqués de l\u2019interprétation cellulaire.(Communiqué) CONCOURS BOURSES DE VOYAGE \u2014 1976 Chaque année, l\u2019Organisation mondiale de la santé alloue au Canada un nombre de bourses de voyage afin d\u2019encourager toute étude de soins de santé à l'étranger susceptible de fournir une meilleure connaissance de différents services de santé.Sont admissibles au concours pour ces bourses les citoyens canadiens qui travaillent à titre professionnel dans le domaine de la santé publique, ou de l\u2019enseignement relatif à l'hygiène publique ou aux systèmes de dispensation des soins.Les travailleurs en recherche pure, les étudiants engagés \u2018dans un cours de diplôme universitaire ou supérieur, les personnes à la recherche d\u2019une aide financière pour assister à un congrès international ou une conférence et les personnes âgées de plus de 55 ans ne sont pas admissibles au concours.Certaines classes de professionnels, qui ont accès plus facilement à d\u2019autres sources d\u2019assistance financière, sont reléguées à un rang inférieur de priorité, par exemple, les employés du gouvernement fédéral.Le comité en charge de l\u2019examen des demandes considérera surtout les antécédents professionnels de l\u2019individu, le sujet et les sites de l\u2019étude qu\u2019il propose et l\u2019utilisation qu\u2019il entend faire des connaissances et expérience acquises, à son retour au pays.Sauf en de rares circonstances, la bourse est accordée pour des voyages d\u2019une durée moyenne de un à trois mois.Les projets de voyages situés entre le 15 juin et le 15 septembre sont exclus.L'employeur devra supporter la candidature de son employé et, si ce dernier réussit, continuer à payer son salaire durant le voyage d\u2019étude.Les candidats devront retourner leur formulaire avant le 30 septembre 1975.Adressez les demandes de renseignements et de formulaires à: Ministère de la Santé nationale et du Bien-être social, services internationaux d\u2019hygiène, édifice Brooke-Claxton, Parc Tunney, Ottawa (Ontario) K1A 0K9.344 SYMPOSIUM INTERNATIONAL SUR L'INNOCUITÉ DES MEDICAMENTS Santé et Bien-être social Canada Direction générale de la Protection de la Santé LA MISE AU POINT ET L'UTILISATION DE MÉDICAMENTS SÛRS ET EFFICACES Centre de conférences du gouvernement, rue Rideau, Ottawa les 17 et 18 juin 1975 Le programme comprendra les présentations suivantes: Innocuité des médicaments.\u2014 Le professeur Sir Eric Scowen, directeur du Medical Professorial Unit, Dunn Laboratories, St.Bartholomew's Hospital, Londres (Angleterre).Rôle de la direction générale de la protection de la santé dans la mise au point de médicaments sûrs et efficaces.\u2014 Docteur C.P.Scott, directeur du Bureau des médicaments, direction générale de la protection de la santé.Contrôle de l'innocuité des stupéfiants, drogues contrôlées et produits d\u2019usage restreint.\u2014 M.T.R.McKim, directeur du Bureau des drogues dangereuses, direction générale de la protection de la santé.Innocuité des drogues et normes des formulaires officiels.\u2014 Docteur Daniel Banes, directeur de la Drug Standards Division, United States Pharmacopeia, Rockville (États-Unis).Évaluation du potentiel cancérogène.\u2014 Docteur Man- tell, Biostatistics Center, George Washington University, Bethesda (États-Unis).Emploi et innocuité des hormones chez les animaux de boucherie.\u2014 Le professeur R.Ferrando, de l\u2019École nationale vétérinaire d\u2019Alfort, Alfort (France).Problèmes liés aux épreuves d\u2019innocuité des produits biologiques.\u2014 Docteur H.M.Meyer Jr, directeur du Bureau of Biologics, Food and Drug Administration, Washington (États-Unis).Mise au point de nouveaux médicaments sûrs et efficaces.\u2014 Docteur Paul Janssen, Janssen Pharmaceutics, Breerse (Belgique).Modèles animaux employés pour les évaluations toxicologiques.\u2014 Docteur G.L.Plaa, département de pharmacologie de l\u2019Université de Montréal, Montréal (Canada).Pharmacorésistance transférable (antimicrobiens), \u2014 Docteur R.B.Grant, département de bactériologie, Hospital for Sick Children, Toronto (Canada).Optimisation de la posologie.\u2014 Docteur J.Ruedy, Hôpital général de Montréal, Montréal (Canada).(Communiqué) L'UNION MÉDICALE DU CANADA DL 00 0 0 0 0 0 DI Rob Myo.Cha Heh keds à d SPASME Ë | y, ® ® 0 : ® © : ® Robaxisal Robaxisal® C14 Robaxisal® C1/5 4 Myo-Résolutif/Analgésique Myo-Résolutif/Analgésique Myo-Résolutif/Analgésique Chaque comprimé contient : Chaque comprimé contient : Chaque comprimé contient : Méthocarbamol.400.0 mg Méthocarbamol.400.0 mg Méthocarbamol.400.0 mg Acide acétylsalicylique (5 gr.) .325.0 mg Acide acétylsalicylique (5 gr.) .325.0 mg Acide acétylsalicylique (5 gr.) .325.0 mg Phosphate de codéine (% gr.).16.2 mg Phosphate de codéine (%4gr.).8.1 mg ; La Compagnie A.H.Robins du Canada, Ltée | Montréal, Québec i Pour informations complètes quant à la prescription, pr | consulter la documentation sur ce produit ou le Compendium.gl | adi = Laiecin C un autre produit de qualité issu de la rec che Upjohn sur les antibiotiques Me t = = ea .nS 2 x \u201cA AL x UN LEADER DANS Me LA RECHERCHE MEMBRE ANTIBIOTIQUES SUR LES LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA ACIM 865 YORK MILLS ROAD, DON MILLS, ONTARIO MARQUE DÉPOSÉE: DALACIN CF 7587.2 éditorial | RECHERCHE HOSPITALIERE = POLITIQUE SCIENTIFIQUE If ll Le numéro spécial de l\u2019Union Médicale soumis aux lecteurs ce mois-ci est la troisième contribution annuelle consécutive de la part des membres du Centre hospitalier de l\u2019Université Laval.Les travaux qui y sont présentés démontrent l\u2019étendue des champs d\u2019activité de la recherche hospitalière.È Cette recherche hospitalière a cependant des exigences de politique scientifique qui sont différentes de celles rencontrées habituellement au niveau des facultés et des instituts.Les recommandations du mémoire « Pour une politique de recherche en E affaires sociales » ' traitent de priorités selon les types de recherche et souhaitent un équilibre dans le domaine de la santé entre la recherche clinique et fondamentale.Dans le contexte des soins de santé au Québec, il vaudrait mieux parler en termes de recherche hospitalière et de recherche facultative pour garder le débat à un niveau pratique et permettre l\u2019application rapide de politiques spécifiquement | orientées vers l\u2019une ou l\u2019autre.Partant du principe que la présence d\u2019activités de recherche dans le milieu i de distribution de soins ne peut qu\u2019améliorer la qualité de ces soins et même | impliquer les ressources de la recherche dans cette distribution, nous pouvons À définir la recherche hospitalière comme étant celle qui se pratique dans des murs hospitaliers, selon les objectifs du milieu et ceux qui lui sont dévolus sur une base régionale.À ce moment-là, le type de recherche n\u2019a pas l'importance de classifica- | tion en fondamentale, clinique, etc.La recherche est déterminée par la vocation du E milieu hospitalier et par ses ressources, que celles-ci soient déja existantes ou nouvellement implantées en terme de partage de secteurs de pointe.3H Les discussions de valeurs hiérarchiques de la qualité de la recherche appartiennent aux comités et commissions, mais dans la pratique, ce sont les ressources disponibles ou possibles qui comptent.Cette recherche hospitalière est donc orientée et fondamentalement appliquée à la qualité des soins et devrait être aidée selon au moins 5 points particuliers de politique scientifique.1.Une prise de position ferme du ministère des Affaires sociales à l\u2019effet Ë qu\u2019étant responsable des institutions hospitalières pour les services donnés à la A population il est aussi responsable de la recherche dans ces institutions.D'ailleurs | les études du MAS sur les coûts de recherche dans les centres hospitaliers démontrent qu\u2019il est prêt à en assumer la responsabilité et le financement des ressources | nécessaires.1.Rapport du Comité de la recherche scientifique Pour une politique de recherche en affaires sociales.Ministère des Ji: Affaires sociales \u2014 1973.TOME 104 \u2014 MARS 1975 347 éditorial 2.Des interventions d\u2019aide à la recherche devraient être de type primaire, telles que des postes de chercheurs, des investissements en espaces et équipements et, comme déjà amorcé, des coûts indirects et cachés de la recherche.Les subventions directes à la recherche appartiennent à des organismes d'évaluation de programmes autres que le MAS qui cependant fournirait les ressources nécessaires à la préparation de demandes de qualité.3.Les sources directes de financement de la recherche venant de l\u2019extérieur du MAS, celui-ci pourrait alors établir un niveau de financement aux institutions pour le fonctionnement de leurs activités de recherche qui serait proportionnel à ces sources directes, s\u2019assurant par le fait même de la qualité de la recherche.4.La planification des programmes de recherche hospitalière étant effectuée en accord avec les investissements que le MAS serait consentant à donner, il n\u2019y aurait pas lieu de discuter du type fondamental ou clinique de la recherche.En effet, les ressources et les disciplines impliquées seraient celles qui sont nécessaires pour rencontrer les objectifs des centres hospitaliers et du MAS dans son réseau de distribution de soins.5.Le MAS de concert avec les hôpitaux et les universités, tout en s'assurant d'un niveau universitaire de recherche hospitalière, devrait éliminer les disparités régionales dans les ressources de recherche, de façon à faire profiter toute la population de l'impact des investissements en recherche hospitalière.En conclusion, il faut admettre que l'installation de recherche hospitalière de haute qualité et permanente est d'une importance capitale, si l'on veut garantir à long terme la qualité des soins médicaux dispensés au Québec.Claude LABERGE 348 L'UNION MÉDICALE DU CANADA fravi Nou gus fe fil gel | taines lion.ler 21 brane all.| mones phosp de leur Jiison tr of ment \u20ac ate Un suggéré col, | action Have mel | dni lore Labrie lion d nique die p I \u201cis \u201cfe a (| \u201cinte \u201clie Kun te \"mb travaux originaux ACCUMULATION DE L'AMP CYCLIQUE ET SÉCRÉTION HORMONALE DANS L\u2019ADENOHYPOPHYSE DE RAT: ROLE DES ACIDES GRAS Louise BERGERON, M.Sc.et Nicholas BARDEN, D.Phil.\" INTRODUCTION Nous connaissons maintenant l\u2019existence de plusieurs hormones hypothalamiques qui, relâchées dans le système porte hypothalamo-hypophysaire, atteignent l\u2019hypophyse et stimulent la sécrétion de certaines autres hormones.Afin d\u2019entreprendre son action, l\u2019hormone hypothalamique doit d\u2019abord se lier à un récepteur spécifique, situé dans la membrane plasmatique adénohypophysaire (Labrie et coll., 1972; Barden et Labrie, 1973).Plusieurs hormones hypothalamiques utilisent l\u2019adénosine mono- phosphate 3\u2019,5\u201d-cyclique (CAMP) comme médiateur de leur action (Labrie et coll., 1974).Ainsi, la liaison d\u2019une hormone hypothalamique à son récepteur adénohypophysaire engendre, par un cheminement encore incompris, l\u2019activation de l\u2019adénylate cyclase Borgeat et coll, 1972).Un rôle intermédiaire des prostaglandines a été suggéré dans l\u2019action de LH sur l\u2019ovaire (Kuehl et coll., 1970; Chasalow et Phariss, 1972) et dans l\u2019action de TSH sur la thyroïde (Yu et coll., 19772; Haye et coll., 1973).Dans d\u2019autres tissus, notamment l\u2019hypophyse, il a été démontré que les prostaglandines stimulent la formation d\u2019AMP cyclique (Zor et coll., 1970; MacLeod et Lehmeyer, 1970; Labrie et coll., 1973) et qu\u2019un antagoniste de l\u2019action des prostaglandines, l\u2019acide 7-oxa, 13-prosty- noïque, inhibe l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique induite par les prostaglandines (Ratner et coll., 1973).Il a même été proposé que la stimulation de la biosynthèse des prostaglandines soit essentielle à l\u2019effet de LH sur le système adénylate cyclase ovarien (Kuehl et coll., 1970) et que l\u2019étape déterminante de vitesse, dans ce processus, soit la disponibilité des acides gras précurseurs de prostaglandines (Kunze et Vogt, 1971).Cependant, ces acides gras ne se retrouvent pas sous forme libre, dans les membranes plasmatiques, mais plutôt estérifiés dans les phospholipides.Ainsi, cette hypothèse exigerait d\u2019abord la libération des acides gras, par une phos- pholipase A, avant leur transformation en prostaglandines., 1 Groupe du Conseil de recherches médicales en endocrinologie moléculaire, Centre hospitalier de l\u2019Université aval.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Dans cet ordre d\u2019idées, nous avons étudié principalement l\u2019effet de l\u2019addition des acides gras sur l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique et sur la sécrétion des hormones, dans l\u2019adénohypophyse de rat.MÉTHODES Dans ces expériences, nous avons utilisé les adéno- hypophyses de rats mâles (Sprague-Dawley) pesant entre 200 g et 225 g.Après la décapitation de l\u2019animal et le prélèvement rapide des lobes postérieur et intermédiaire, l\u2019hypophyse antérieure est divisée en deux à l\u2019isthme, une moitié servant de témoin et l\u2019autre servant à l\u2019essai.Trois ou quatre demi- hypophyses par groupe sont incubées dans un bécher siliconisé, contenant du milieu Krebs-Ringer bicarbonate + 11 mM glucose (KRBG ), à 37°C et nous une atmosphère de 95% Os/5% CO».Les demi- hypophyses sont d\u2019abord préincubées pour une période de 90 minutes au cours de laquelle le milieu est renouvelé trois fois.La période d\u2019incubation débute avec l\u2019addition de l\u2019acide gras à étudier.Les concentrations et les temps d\u2019incubation choisis sont décrits dans la légende de chaque figure.À la fin de la période d\u2019incubation, les hypophyses sont congelées rapidement et homogénéisées dans l\u2019acide trichloroacétique 5%.L\u2019AMP cyclique est ensuite extrait et dosé par la méthode de Gilman (1970).Les résultats sont calculés en picomoles d\u2019AMP cyclique par demi-hypophyse et exprimés en pourcentage d\u2019accumulation, par rapport à la valeur témoin.RÉSULTATS Les acides arachidonique et cis-8,11,14-eicosa- trienoïque peuvent augmenter le niveau d\u2019AMP cyclique intracellulaire (Fig.1).À une concentration de 10-M, ces deux acides gras ont un effet très rapide, notable dès la première minute d\u2019incubation.Entre 10 et 15 minutes d\u2019incubation, la concentration d\u2019AMP cyclique peut atteindre 5 fois la valeur du témoin, en présence d\u2019acide arachidonique et peut augmenter 4 fois, avec l\u2019acide cis-8,11,14-eicosa- trienoïque.Si l\u2019incubation se poursuit jusqu\u2019à 90 minutes, la quantité d\u2019AMP cyclique diminue progressivement et rejoint le niveau de base.349 500 Ww > 3 3 nN Q Oo CYCLIC AMP { % ot control} ?4 A.a Th, 100 - ~~ Te T + A 1 1 a 1 10 20 30 40 60 90 MINUTES OF INCUBATION Fig.1 \u2014 Effet des acides gras sur accumulation dAMP cyclique dans l'adénohypophyse de rat, en fonction du temps.O O acide arachidonique 10-*M: @ @ acide cis-8, 11, 14-eicosatrienoique 10-*M; [J D acide cis-11, 14, 17-eicosatrienoïque 10-*M.Les résultats représentent la moyenne, suivie de l\u2019erreur-type, de 4 incubations différentes.Présence de théophylline 10mM dans le milieu d'incubation.La liste des différents acides gras étudiés apparaît au Tableau I.De tous ces acides gras, seuls les acides arachidonique et cis-8, 11, 14-eicosatrienoï- TABLEAU I EFFET DE DIFFÉRENTS ACIDES GRAS SUR L\u2019ACCUMULATION D\u2019AMP CYCLIQUE, DANS L\u2019ADÉNOHYPOPHYSE DE RAT picomoles Acide gras cAMP/demi- cAMP * (10-'M) hypophyse (% du témoin) (témoin) acide arachidonique 5,5 \u2014 0.6 453.0 = 81.0 acide cis-8, 11, 14-eicosa- trienoique 6.6 = 1.5 337.0 += 38.0 acide y-linolénique 76+01 95.0 + 5.0 acide linolénique 13.1 = 1.1 77.0 = 7.0 acide cis-5-eicosaenoïque 5.5 + 02 110.0 = 7.0 acide cis-5, 8, 11, 14, 17- eicosapentaenoique 8.9 += 0.8 90.0 += 15.0 acide oléique 9.4 + 0.1 125.0 + 27.0 acide cis-11, 14, 17-eicosa- trienoïque 25.6 = 1.1 97.0 = 7.0 * Ces résultats représentent la moyenne, suivie de l'erreur-type, de 4 incubations différentes d\u2019une durée de 20 minutes.Les milieux d\u2019incubation contiennent de la théophylline 10mM.que montrent un effet significatif sur l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique intracellulaire.Le simple déplacement d\u2019une double liaison entre les acides cis-8,11,14 et cis-11,14,17-eicosatrienoïques en change complètement l\u2019efficacité.Cela suggère l\u2019existence d\u2019un mode d\u2019action spécifique des acides arachidonique et cis-8,11,14-cicosatrienoïque sur le système adé- nylate cyclase.350 Toutes ces expériences sont faites en présence de théophylline 10 mM, un inhibiteur de la phospho- diestérase.En présence de théophylline, la quantité d\u2019AMP cyclique est augmentée, en terme de pico- moles par demi-hypophyse.Cependant, le pourcentage de stimulation par l\u2019acide arachidonique demeure le même, avec ou sans théophylline.Il existe une corrélation entre l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique dans les cellules adénohypophysai- res et la sécrétion hormonale.Ainsi, l\u2019acide arachi- donique capable d\u2019élever le niveau d\u2019AMP cyclique intracellulaire (Fig.1) peut aussi stimuler la sécrétion de GH (Fig.2).Par ailleurs, l\u2019acide cis-5,8, 300 r 250 200 150 SECRETION GH {% du témain) 100 50 0 1 À.À À À.J 0 20 40 60 80 100 120 MINUTES O'INCUBATION Fig.2 \u2014 Effet des acides gras sur le taux de sécrétion de GH dans I'adénohypophyse de rat, en fonction du temps.© © stimulation par l'acide arachidonique 10-'M et dosage par électrophorèse sur gel de polyacrylamide en milieu basique; O O stimulation par l'acide cis-5, 8, 11, 14, 17-eicosapentaenoïque et dosage par radioimmunoéta- lonnage.Ces résultats représentent la moyenne, suivie de l\u2019erreur-type, d'une détermination en triple.Les milieux d'incubation ne contiennent pas de théophylline.11,14,17-eicosapentaenoïque qui n\u2019affecte pas la concentration d\u2019AMP cyclique (Tableau I) ne stimule pas non plus la sécrétion de GH (Fig.2).Les inhibiteurs de la biosynthèse des prostaglandines, tels que l\u2019indométhacine et l\u2019aspirine, peuvent inhiber presque totalement l\u2019effet de l\u2019acide arachi- donique sur l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique et ce, même à faible concentration (Tableau 11).Ce ta- L'UNION MÉDICALE DU CANADA at di opine A adm onl ace pin guide pin sil di ndon ole imdon oe » L'acide Ces re d'une 20 ir Ble 1 alg fik en Cm pldeme LH! Tes | dim mn Gly En ment | LHR] i, ace & Dh Qa de nie Dourcen, de Milton (phys hy tole bh aS 1M on de Gun Wa je en 51h no de its TABLEAU II EFFET DE L\u2019INDOMÉTHACINE ET DE L\u2019ASPIRINE SUR L\u2019ACCUMULATION D\u2019AMP CYCLIQUE, DANS L\u2019ADÉNOHYPOPHYSE DE RAT Additions au milieu d\u2019incubation expérimentale * picomoles cAMP/demi- hypophyse cAMP (% du témoin) (témoin) acide arachidonique 4,5 += 0.7 654 + 61 aspirine (2ug/ml) 2.2 + 0 115 = 11 aspirine (10pg/ml) 1.3 + 0.2 56 = 7 indométhacine (1xg/ml) 0.7 = 0.1 140 += 8 indométhacine (Sug/ml) 1.6 = 0.1 80 + 3 acide arachidonique+ aspirine (2ug/ml) acide arachidonique+ 1.8 + 0.4 484 = 110 aspirine (10ug/ ml) 1.3 = 0.0 138 + 37 acide arachidonique+ indométhacine (lug/ml) 1.2 = 0.1 258 + 21 acide arachidonique+ indométhacine (Sug/ml) 2.8 + 0.5 104 += 12 * L\u2019acide arachidonique, si présent, est en concentration 16-\u2018M.Ces résultats représentent la moyenne, suivie de l\u2019erreur-type, d\u2019une détemination en triple.Les périodes d\u2019incubation sont de 20 minutes et les milieux ne contiennent pas de théophylline.bleau montre aussi que le contenu basal en AMP cyclique, des cellules adénohypophysaires, est diminué en présence de ces deux agents.Contrairement aux acides gras qui augmentent rapidement le taux de synthèse d\u2019AMP cyclique, le LH-RH ne produit aucun effet avant 90 à 120 minutes d\u2019incubation (Fig.3).L\u2019acétate du (DL) diméthyl-2,3, distéaroyl-2,3, propyl, hydroxy-2, éthyl ammonium est reconnu comme un inhibiteur efficace de la phospholipase A (Rosenthal et Geyer, 1960).En concentration 103M, cet agent inhibe complètement l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique induite par le LH-RH (Fig.3).1500 r 1250 + 3 8 vu o 8 AMP CYCLIQUE (% du témoin) 250 0 L \u2014_ 0 1 2 3 4 HEURES D'INCUBATION Fig.3\u2014 Inhibition de l\u2019effet stimulant de LH-RH sur la formation d'AMP cyclique, dans l\u2019adénohypophyse de rat.© © LH-RH 10-M; O O LH-RH 10-M + un inhibiteur de la phospholipase A 10-*M.Ces résultats représentent la moyenne, suivie de l'erreur-type, d\u2019une détermination en triple.Les milieux d\u2019incubation ne contiennent pas de théophylline.TOME 104 \u2014 MARS 1975 DISCUSSION Ces expériences montrent clairement que les acides arachidonique et cis-8,11,14-eicosatrienoïque augmentent le taux d\u2019AMP cyclique dans les cellules adénohypophysaires.Cette accumulation d\u2019AMP cyclique résulte d\u2019une synthèse accrue du nucléotide et non d\u2019une inhibition de l\u2019activité phosphodiestérasi- que.En effet, la présence de théophylline dans le milieu d\u2019incubation n\u2019affecte pas le pourcentage d\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique.Ainsi la courbe de stimulation en fonction du temps demeure la même, que la phosphodiestérase soit inhibée ou non.De tous les acides gras étudiés, seuls les précurseurs directs des prostaglandines F» (acide arachi- donique) et E, (acide cis-8,11,14-eicosatrienoïque ) stimulent la formation d\u2019AMP cyclique.De plus, l\u2019indométhacine et l\u2019aspirine, deux inhibiteurs de la synthèse des prostaglandines, empêchent presqu\u2019entièrement l\u2019accumulation d\u2019AMP cyclique induite par les acides arachidonique et cis-8,11,14-eicosatrie- noïque.Cela appuie fortement l\u2019hypothèse voulant que les acides gras soient obligatoirement transformés en prostaglandines afin d\u2019augmenter le taux de synthèse de l\u2019AMP cyclique.On peut ainsi rejeter l\u2019idée d\u2019un mode d\u2019action secondaire, résultant d\u2019une similitude de structure avec celle des prostaglandines.L\u2019effet des acides arachidonique et cis-8,11,14- eicosatrienoïque sur l\u2019accumulation de l\u2019'AMP cyclique apparaît dès les 30 premières secondes d'incubation.La même rapidité d\u2019action a déjà été observée en présence des prostaglandines EF, et Eo (Borgeat et coll., 1975).Cela supporte la suggestion de Kunze (1970) que la disponibilité des acides gras soit le facteur déterminant de vitesse dans la biosynthèse des prostaglandines.Sous l\u2019effet du même stimulus, soit l\u2019acide arachi- donique, la courbe de sécrétion de GH en fonction du temps ne suit pas celle de la formation d\u2019AMP cyclique.Ce désaccord peut résulter d\u2019une différence dans les vitesses de dégradation de l\u2019'AMP cyclique et des protéines phosphorylées conséquemment à l\u2019activation d\u2019une protéine kinase.Nos résultats sont compatibles avec un rôle possible des acides gras, comme agents intermédiaires, dans le mécanisme d\u2019action des hormones hypotha- lamiques.La nécessité d\u2019obtenir des acides gras libres est appuyée par l\u2019incapacité de LH-RH de stimuler la formation d\u2019AMP cyclique, en présence d\u2019un inhibiteur de la phosphilipase A.351 Résumé Parmi les acides gras étudiés, seuls les précurseurs directs de prostaglandine E, (acide cis-8,11,14-eico- satrienoïque) et prostaglandine E» (acide arachido- nique) augmentent le taux de synthèse de I\u2019AMP cyclique dans le tissu adénohypophysaire, in vitro.L\u2019effet est très rapide, atteint son maximum entre 10 et 15 minutes d\u2019incubation et s'accompagne d\u2019une augmentation du taux de sécrétion de l\u2019hormone de croissance.Les inhibiteurs de la biosynthèse des prostaglandines, l\u2019indométhacine et l\u2019aspirine, inhibent presque totalement l\u2019effet de l\u2019acide arachido- nique.De plus, l\u2019activité d\u2019une phospholipase A semble importante dans l\u2019effet de LH-RH sur la formation d\u2019AMP cyclique.Ainsi, la transformation des acides gras en prostaglandines serait une étape intermédiaire dans l\u2019activation du système adénylate cyclase adénohypophysaire, par les hormones hypo- thalamiques.Summary Among the fatty acids studied, only the direct precursors of prostaglandin E, (cis-8,11,14-eicosatrieonic acid) and prostaglandin E.(arachidonic acid) increased cyclic AMP accumulation in rat anterior pituitary gland.The effect is rapid, reaching a maximum between 10 and 15 minutes of incubation and is accompanied by an increased rate of growth hormone secretion.The prostaglandin synthetase inhibitors, aspirin and indomethacin, inhibit almost completely the stimulatory effects of arachidonic acid.A phospholipase A appears necessary for the action of LH-RH on cyclic AMP formation, and the release of free fatty acids followed by their conversion into prosta- glandins may be intermediate stages prior to activation of anterior pituitary gland adenyl cyclase.BIBLIOGRAPHIE Barden N.et Labrie F.(1973) J.Biol.Chem.248: 7601.Borgeat, P., Chavancy, G., Dupont, A, Labrie, F, Arimura, À.et Schally, A.V.(1972) Proc.Natl.Acad.Sci, U.S.A., 69: 2677.Borgeat, P., Labrie, F.et Garneau, P.(1975) Can.J.Biochem.sous presse.Chasalow, F.I.et Phariss, B.B.(1972) Prostaglandins, 1: 107 Gilman, A.G.(1970) Proc.Natl.Acad.Sci.U.S.A., 67: 305.Haye, B., Champion, S.et Jacquemin, C.(1973) FEBS Letters, 30: 253.Kuehl, F.A.Jr, Humes, J L., Tarnoffs, J, Cirillo, VJ.et Ham, E.H.(1970) Science, 169: 883.Kunze, H.(1970) Biochim.Biophys.Acta, 202: 180.Kunze, H.et Vogt, W.(1971) Ann, N.Y.Acad.Sci., 180: 123.Labrie, F., Barden, N., Poirier, G.et Deléan, A.(1972).Proc.Natl.Acad.Sci.U.S.A., 69: 283.Labrie, F., Gauthier, M., Pelletier, G., Borgeat, P., Lemay, À.et Gouge, J.J.(1973) Endocrinology, 93: 903.Labrie, F., Borgeat, P., Lemay, A., Lemaire, S., Barden, N.Drouin, J., Lemaire, I, Jolicoeur, P.et Bélanger, A.(1974) Advances in Cyclic Nucleotide Research, 5: sous presse.MacCleod, R.M.et Lehmeyer, J.E.(1970) Proc.Natl.Acad.Sci.U.S.A, 67: 1172.Ratner, A, Wilson, M.C.et Peake, G.T.(1973) Prostaglandins, 3: 413.Rosenthal, AF.et Greyer, RP.(1960) J.Biol.Chem., 235: 2202.Yu, S.C., Chang, L.et Burke, G.(1972) J.Clin.Invest, 51: 1038.Zor, U., Kaneko, T., Schneider, H.P.G, McCann, S.M.et Field, J.B.(1970) J.Biol, Chem, 245: 2883.CARACTÉRISATION PARTIELLE ET MESURE D'UNE PROTÉINE SÉRIQUE LIANT LES ANDROGÈNES CHEZ LE LAPIN ' M.A.HO-KIM 2, Jean Y.DUBE?et Roland R.TREMBLAY ?En 1968, Murphy signale l\u2019existence de protéines sériques douées d\u2019une haute affinité pour la testostérone dans le sérum du lapin !.L'activité de liaison de la protéine, mesurée par dialyse d'équilibre, est cependant attribuée à la transcortine.Ce n\u2019est qu\u2019en 1973 que paraissent les premières études démontrant que les androgènes du lapin se lient à une globuline analogue à la TeBG humaine (Testosterone- estradiol Binding Globulin) et non à la transcor- tine 2 3 La présente étude complémente nos observations initiales * sur les propriétés physico-chimiques de cette protéine et précise les conditions de mesure de son activité de liaison dans le sang périphérique de lapins intacts.MATÉRIEL ET MÉTHODES Des lapins adultes des 2 sexes furent obtenus du Centre de bio-médecine de l\u2019Université Laval; leur ! Travail subventionné par le Conseil de la recherche médicale du Canada.7 Laboratoire de recherche en endocrinologie et métabolisme, le Centre hospitalier de l'Université Laval.2705, boul.Laurier, Ste-Foy, Québec, Canada.352 poids variait entre 3.5 cet 4.5 kg ct ils étaient en excellente condition physique.Le plasma d'un seul animal fut utilisé pour l\u2019étude des propriétés physico-chimiques de la protéine; par ailleurs, des prélèvements sanguins individuels furent effectués dans la veine marginale de l'oreille chez 11 mâles et 10 femelles en période de diœstrus pour la mesure de la capacité de liaison de la protéine.Deux de ces lapines donnèrent naissance à 13 petits lapins; 48 heures après leur naissance, ces derniers furent sacrifiés par décapitation pour recueillir le sang arté- rio-veineux dans des tubes héparinés.Mesure de la capacité de liaison de la protéine liant les androgènes (PLA) Des aliquots de 0.1 ml de plasma furent incubés à 4°C avec de la dihydrotestostérone tritiée (20000 cpm) et une quantité saturante d'hormone non marquée (0.34 uM).Apres application du plasma au sommet d'une colonne de Séphadex G-25 (1.0 x 30.0), l\u2019élution fut pratiquée avec un tampon tris- HCL 10 mM, à pH 7.4, renfermant 1.5 mM L'UNION MÉDICALE DU CANADA JE fal as I! rs Om fu beau lio fin Xi Way ny hid he tion tle if Prost \u2018ain of S 202 1: 1088 Field, À d\u2019EDTA.Le pic macromoléculaire fut recueilli en fractions de 1.0 ml et la radioactivité fut mesurée en scintillation liquide.RÉSULTATS A \u2014 CARACTÉRISTIQUES DE LA PLA 1.Temps d\u2019incubation a 4°C Le temps d\u2019équilibre de la PLA avec la dihydro- testostérone tritiée et non marquée est de l\u2019ordre de 30 minutes; dans ces conditions d\u2019incubation, l\u2019équilibre est stable pendant au moins 20 jours (Tableau D).TABLEAU I EFFET DU TEMPS D\u2019INCUBATION SUR LA LIAISON DE LA DIHYDROTESTOSTÉRONE (DHT) À LA PLA DU LAPIN DHT liée à la PLA (ng) Temps d'incubation 1 minute 1.50 s »\u201d 1.60 15 \u201d 1.70 30 \u201d 1.82 60 \u201d 1.86 90 \u201d 1.80 120\u201d 1.85 150 \u201d 1.81 1 jour 1.81 10 \u201d 1.70 20 \u201d 1.75 2.Température d\u2019incubation La thermostabilité de la PLA a été étudiée en chauffant le plasma de lapin à 60°C pendant des périodes de 5 à 60 minutes; le plasma fut ensuite incubé avec de la dihydrotestostérone à 4°C selon la procédure précédemment décrite.La capacité de liaison de la PLA diminue progressivement en fonction du temps d\u2019exposition à 60°C.Après une heure, elle n\u2019est que de 30% (Fig.1).DHT LIEE,ng 1 1 L 0 10 20 30 40 50 60 TEMPS minutes Fig.1 \u2014 Effet de la température (60°C) sur la capacité de liaison de la PLA.3.Constante d affinité Déterminée selon la méthode graphique de Scat- chard, elle est de l\u2019ordre de 1.7 X 10°M (Fig.2).TOME 104 \u2014 MARS 1975 ricteiedeithe DHT LIEE ng LU a D 1 ; < / fn 7; Ka= 17x107M\" LE 10 39 50 70 LIEE nM 5 10 15 20 QUANTITE DE DHT INCUBEE ng Fig.2\u2014 Mesure de la constante d\u2019affinité de la PLA du lapin par la méthode graphique de Scatchard.4.Précipitation par le sulfate d'ammonium La PLA précipite à des concentrations de ce sel variant entre 35 et 55%; une solution saturée à 65-75% est nécessaire pour précipiter l\u2019albumine.5.Spécificité de la PLA Le déplacement de la dihydrotestostérone tritiée à la PLA par différents stéroïdes a été étudié dans des conditions standards d\u2019incubation à 4°C et de filtration sur Séphadex G-25.L'activité relative de déplacement de 19 stéroïdes a été calculée selon la formule de Kato et Horton 8.Elle est exprimée par référence à la testostérone.Les résultats sont indiqués sur le Tableau II.Seuls les androgènes TABLEAU II ÉVALUATION DE LA SPÉCIFICITÉ DE LIAISON DE LA PLA DU LAPIN PAR ÉTUDE DU POURCENTAGE D'ACTIVITÉ RELATIVE DE DÉPLACEMENT DE LA DIHYDROTESTOSTÉRONE PAR DIFFÉRENTS STÉROÏDES Pourcentage d'activité relative Stéroïdes 178-hydroxy-5a-androstane-3-one (DHT) 740 17B-hydroxyandrost-4-êne-3-one (Testostérone) 100 Sa-androstane-3a, 178 diol 53 Sa-androstane-38, 178 diol 22 3a-hydroxy-58-androstane-17-one (Etiocholanolone) Sa-androstane-33-ol-17-one (Epiandrostérone) 3a-hydroxy-5a-androstane-17-one (Androstérone) 5a-androstane-3, 17-dione 5B-androstane-3a, 118 diol-17-one 58-androstane-3a, 178 diol < Cortisol Corticostérone Déoxycorticostérone 17-8 Estradiol Progestérone Sa-pregnane-38, 208 diol SB-pregnane-3a, 17a, 20a triol sas js QU UM DH À DH CN Un AA Stéroïdes sans activité Androst-4-ène-3, 17-dione Déoxycortisol.353 178-hydroxylés compétitionnent pour déplacer la dihydrotestostérone de la protéine; l\u2019œstradiol exerce un effet non significatif.D\u2019où la désignation de cette protéine sous l\u2019appellation de « Protéine liant les androgènes ou PLA ».B \u2014 MESURE DE LA CAPACITÉ DE LIAISON DE LA PLA La capacité de liaison moyenne chez 11 lapins mâles et 10 femelles fut de 0.97 \u2014 0.50 (1 Ec.T.) et 1.52 + 0.73 (1 Ec.T.) pug de dihydrotestostérone liée /100 ml de plasma respectivement.Il n\u2019y a pas de différence significative reliée au sexe des animaux.La Fig.3 situe les nouveaux-nés par rapport aux adultes: sans égard au sexe, la PLA se chiffre à 0.23 = 0.12 (1 Ec.T.) pg de dihydrotestostérone liée/100 ml de plasma.09° \u20ac 2k O 8 x I 8 O $ © \u2014__\u2014_ O = O 3 8 © a O a | © D < © © < O O w O O Q, = © o Q O g O 0507600 OS oO MALES FEMELLES NOUVEAUX-NES LAPINS INTACTS (N.Zj Fig.3 \u2014 Mesure de la capacité de liaison de la PLA chez des lapins adultes des 2 sexes et chez les nouveau-nés.DISCUSSION Les études de compétition qui sont rapportées dans le présent travail confirment I'existence d'une protéine sérique, chez le lapin, liant avec une capacité limitée la testostérone et la dihydrotestostérone.Même si de nombreuses caractéristiques in vitro laissent soupçonner que cette protéine est analogue a la TeBG humaine ?, il est intéressant de souligner avec Rosner et Darmstadt 3 que la PLA a une affinité négligeable pour l\u2019æstradiol.Cette différence significative entre les 2 protéines pourrait évidemment être à l\u2019origine de rôles différents dans l\u2019économie des hormones sexuelles.Nous n\u2019invoquerons pas les différences de constante d\u2019affinité que nous avons observées comme étant importantes puisque l\u2019utilisation de Séphadex G-25 peut conduire à des estimés légèrement inférieurs à ceux obtenus par d\u2019autres méthodes; en effet, le phénomène de dissociation lors du passage du complexe stéroïde-pro- téine ne doit pas être sous-estimé.Nos observations indiquent, en outre, que la PLA ne peut se confondre avec la transcortine; d\u2019une part, la thermostabilité de la PLA est nettement supérieure à la transcortine; d\u2019autre part, cette dernière précipite avec des solutions de sulfate d\u2019ammonium variant entre 50 et 70% 8, alors que la PLA précipite avec des solutions à 40-50%.La mesure absolue de la capacité de liaison de la PLA dans notre étude appelle quelques commentaires en regard des rares données de la littérature (Tableau IIT).En utilisant la même méthode (PAGE), Mahoudeau et coll.2 et Hansson et coll.© obtiennent des résultats non significativement différents chez le lapin mâle et femelle.Nos résultats, généralement inférieurs à ceux des 2 autres auteurs, coïncident toutefois avec ceux de Hansson et coll.8 chez le lapin mâle.Ces variations et même discordances dans certains cas (Hansson est le seul à trouver une différence significative reliée au sexe) traduisent plus que des variations reliées aux méthodes de mesure qui, en définitive, permettent des estimés quantitatifs similaires.Des facteurs tels la race TABLEAU III MESURE DE LA CAPACITÉ DE LIAISON DE LA PLA (48 DE DIHYDROTESTOSTERONE LIEE/100 ml DE PLASMA) CHEZ LE LAPIN PAR DIFFERENTS AUTEURS Mahoudeau et coll.Hansson et coll.Sexe (1973) 1 (1973)1 Présente étude 2 Mile 346 x 1.22(N=9) 1.4 + 08 (N = 6) 0.97 + 0.50 (N = 11) Femelle 4,85 + 2,53 (N = 8) 40 \u2014 0,3 (N = 3) 1.52 + 0.73 (N = 10) Nouveau-nés Males immatures 0.23 + 0.12 (N = 13) 5.3 + 5.6 (N = 2) 1.Mesure quantitative par électrophorèse sur gel de polyacrylamide PAGE.2.Mesure quantitative par filtration sur gel de Séphadex G-25.354 L'UNION MÉDICALE DU CANADA grid gave ole et des di Qu ie | Tapp! ple il \u20ac est de hum eh ie de la els fée femel {ifr Le deux cell Mie pee sine Toy 2 i ong horny fe Doortées % Que i pe STONE, 1 vig Tele Mère œ aff Free idee [42g Lérons \u20ac TOUS Nise Aly IS Par isp PLA d'une of Sl de d'âme PLA animale (Fauve de Bourgogne utilisé par Mahou- deau et coll.?versus lapin de Nouvelle-Zélande par notre groupe), et la qualité de l\u2019alimentation constituent vraisemblablement des variables à l\u2019origine des discordances observées.Résumé Quelques propriétés physico-chimiques d\u2019une protéine liant les androgènes (PLA) chez le lapin sont rapportées dans la présente étude.La PLA précipite avec des solutions de sulfate d\u2019ammonium variant entre 35 et 55%; sa constante d\u2019association est de 1.7 X 107M!; par opposition à la TeBG humaine, elle ne lie pas l\u2019œstradiol-178.La PLA a une thermostabilité supérieure a la transcortine.Mesurée dans des conditions de saturation, la capacité de liaison de la PLA est de 0.97 = 0.50 (1 Ec.T.) et 1.52 = 0.73 (1 Ec.T.) pg de dihydrotestostérone liée /100 ml chez des lapins mâles (N = 11) et femelles (N = 10) respectivement.Il n\u2019y a pas de différence significative reliée au sexe.Summary Some physico-chemical properties of an androgen-binding protein (ABP) in the rabbit are reported in the present study.ABP salts out between 35 and 55% ammonium sulfate; its association is 1.7 x 107M-1; contrarily to human TeBG, ABP does not bind estradiol-178.Its thermostability appears to be higher than transcortin.The binding capacity of ABP determined in conditions of saturation is 0.97 + 0.50 (LS.D.) and 1.52 + 0.73 (LS.D.) ug of dihydrotestosterone bound/100 ml in male (N = 11) and female (N = 10) rabbits respectively.The difference between sexes is not significant.BIBLIOGRAPHIE 1.Murphy, B.EP.: Binding of testosterone and estradiol in plasma.Can.J.Biochem., 46: 299-302, 1968.2.Mahoudeau, J.A.et Corvol, P.: Rabbit testosterone-binding globulin.Endocrinology, 92: 1113-1119, 1973.3.Rosner, W.et Darmstadt, R.: Demonstration and partial characterization of a rabbit serum protein which binds testosterone.Endocrinology, 92: 1700-1707, 1973.4.Dubé, J.Y., Ho-Kim, M.A.et Tremblay, R.R.A dihydro- testosterone-binding protein in rabbit plasma.Proc.Can.Fed.Biol.Soc., 16: 11, 1973.5.Kato, T.et Horton, R.Studies of testosterone binding globulin.J.Clin.Endocrinol.Metab., 28: 1160-1168, 1£68.6.Hansson, V., Ritzen, EM., French, F.S., Weddington, S.C, Nayfeh, S.N., Reush, E.et Attramadal, A.: Demonstration of a specific binding protein for testosterone and 5a-dihydro- testosterone in rabbit serum.Separation from the cortico- steroid binding globulin (CBG).Steroids, 22: 185-192, 1973.LOCALISATION ULTRASTRUCTURALE D'HORMONES HYPOTHALAMIQUES Georges PELLETIER ', Rachel LECLERC et Romano PUVIANI Le terme neurohormone s\u2019applique à au moins deux types de médiateurs chimiques produits par des cellules neurosécrétoires de l\u2019hypothalamus.Le premier type concerne les deux neurohormones du complexe hypothalamo-neurohypophysaire, la vasopres- sine et l\u2019ocytocine, qui sont produites dans les noyaux supra-optique (SO) et paraventriculaire (PV) et libérées au niveau de la neurohypophyse.Les hormones hypothalamiques contrôlant la sécrétion des hormones adénohypophysaires constituent la seconde catégorie de neurohormones.Beaucoup d\u2019ambiguïté subsiste quant aux sites de production respectifs de l\u2019ocytocine et de la vaso- pressine, bien que l\u2019on admette généralement que le noyau SO soit plus spécifique pour la sécrétion de la vasopressine * 14.Des études immunohistochimi- ques seraient donc susceptibles d\u2019identifier clairement les neurones responsables de la synthèse de ces hormones.À l\u2019échelle ultrastructurale, une telle , Groupe du Conseil de recherches médicales en endocrinologie moléculaire, Centre hospitalier de l\u2019université Laval, Québec G1V 4G2, Canada.1 Professeur agrégé, Faculté de médecine, Université Laval.TOME 104 \u2014 MARS 1975 approche pourrait permettre de préciser quels sont les organites responsables de la synthèse et de l\u2019emmagasinage de ces neurohormones.Très peu de données sont actuellement disponibles sur les sites précis de la synthèse et de l\u2019emmagasinage des hormones hypothalamiques qui modulent la sécrétion adénohypophysaire.Cependant il est connu que ces neurohormones sont présentes en grande quantité dans l\u2019_éminence médiane ®.Cette région de l\u2019hypothalamus est surtout constituée de nombreuses terminaisons nerveuses contenant des granules sécrétoires et des vésicules.Aucune évidence directe d\u2019emmagasinage des hormones hypo- thalamiques dans ces granules sécrétoires n\u2019a encore été obtenue.Seules des techniques immunohistochi- miques en microscopie électronique seraient en mesure d\u2019identifier avec précision les structures et les organites intracellulaires contenant ces neurohormo- nes.L\u2019élucidation récente de la structure de trois neurohormones, la TRH (thyrotropin-releasing hormone), la LH-RH (luteinizing hormone-releasing hormone) et la somatostatine ou GH-RIH (growth hormone-release inhibiting hormone) (voir Schally et coll.18 et Vale et coll.17) et la.production d\u2019anti- 355 À R hi Ri corps spécifiques contre ces neurohormones ont laissé entrevoir la possibilité d\u2019une telle approche.D\u2019un autre côté, aucune localisation de polypeptides aussi courts que les neurohormones hypothala- miques qui possèdent de 3 à 14 acides aminés n\u2019a encore été réalisée à l\u2019échelle ultrastructurale.Dans le but d\u2019en apprendre davantage sur les sites de synthèse et d\u2019emmagasinage des neurohormones hy- pothalamiques, il nous a paru essentiel de mettre au point des techniques de localisation ultrastructurale de courts polypeptides.Nos premières études ont porté sur la localisation de la vasopressine, de la somatostatine et de la LH-RH.Des rapports préliminaires de cette étude ont été récemment publiés 19 11, MATÉRIEL ET MÉTHODES Animaux Dans toutes ces expériences, des rats mâles de souche Sprague-Dawley ou Long-Evans et pesant de 200 à 300 gm ont été utilisés.Les rats porteurs d\u2019un diabète insipide hypothalamique dû à un défaut héréditaire de la synthèse de vasopressine (souche Brattleboro) ont été fournis par le docteur H.Sokol (Darmouth Medical School, Hanover).Tous les animaux se trouvaient dans notre animalerie depuis au moins 10 jours avant le sacrifice et recevaient du « Purina Chow » et de l\u2019eau ad libitum.Microscopie électronique Tous les animaux furent fixés par une perfusion vasculaire totale de 400 ml d\u2019un mélange de glu- taraldéhyde (1% ) et de paraformaldéhyde (3%) dans un tampon de 0.1 M cocadylate de sodium (pH 7.3).L\u2019hypothalamus et l\u2019hypophyse furent isolés et les diverses régions de l\u2019hypothalamus minutieusement disséquées.Par la suite, le tissu fut des- hydraté par l\u2019éthanol et inclus à l\u2019Araldite 802.Les sections ultrafines furent coupées avec un ultrami- crotome Reichert OMU3 et placées sur des treillis de nickel.Technique immunohistochimique La technique immunohistochimique que nous avons utilisée dans toutes ces expériences est celle qui a été récemment décrite par Sternberger 1516, Le principe de la technique est d\u2019utiliser un complexe soluble de peroxydase de raifort et d\u2019anticorps antiperoxydase produits chez le lapin et de lier im- munologiquement ce complexe à l\u2019antigamma globuline de lapin (produit chez la chèvre) qui est elle- même déjà liée à l\u2019anticorps spécifique (produit chez le lapin).Cet anticorps spécifique, étant déjà couplé à un antigène présent dans le tissu, permet de 356 localiser cet antigène, par exemple une hormone, directement dans la section ultrafine.Ce complexe peroxydase-antiperoxydase (PAP) ayant un diamètre d'environ 200 A° est rendu opaque par le diami- nobenzidine et le HO.* et facilement visible en microscopie électronique.Cette technique s\u2019effectue selon les étapes suivantes.Les sections montées sur une grille de nickel sont d'abord rendues plus perméables en étant mises en contact durant 10 minutes avec une solution de 10% de peroxyde d'hydrogène.Par la suite, les sections sont successivement exposées: 1° à l\u2019antisérum spécifique de lapin dilué de façon variable, 2° à l\u2019antisérum de chèvre antigam- ma globuline de lapin dilué à 1/10 et 3° au complexe peroxydase-antiperoxydase dilué à 1/50.Le temps d'exposition pour chaque étape est de 5 min., sauf pour l\u2019exposition à l\u2019antisérum spécifique qui est de 48 heures.Après la dernière étape, la peroxydase est révélée en plaçant, pendant 5 min., la grille dans une solution contenant 0.125% diaminobenzi- dine et 0.0025% de peroxyde d'hydrogène.Finalement la grille est placée sur une goutte de tétroxyde d\u2019osmium (1% ) pour une période de trente minutes.Les coupes sont en général contrastées par le citrate de plomb.Les antisérums suivants furent utilisés: l\u2019antisérum anti-LH-RH (préparé dans notre laboratoire), l\u2019anti- sérum antisomatostatine (fourni par les docteurs A.Arimura et A.V.Schally) et l\u2019antisérum antilysine- vasopressine (obtenu du docteur J.Roth).Des tests contrôles furent utilisés en remplaçant l\u2019antisérum spécifique par le même antisérum qui avait préalablement été incubé pendant 4 hres en présence d\u2019un excès de l\u2019hormone (10-#M) à localiser.Les autres tests contrôles ont consisté en l\u2019utilisation de sérum de lapin non immunisé au lieu de l\u2019antisérum spécifique, de même qu\u2019en l\u2019omission d\u2019antigamma-glo- bulines de lapin ou de PAP.Le PAP utilisé dans toutes ces expériences fut généreusement fourni par le docteur Ludwig A.Sternberger.RÉSULTATS Localisation de la vasopressine La technique immunohistochimique utilisée pour localiser la vasopressine fut appliquée à des coupes des noyaux SO et PV, de l\u2019éminence médianc et de l\u2019hypophyse.L'antisérum spécifique contre la vaso- pressine fut utilisé à une dilution de 1/1000.Au niveau de la neurohypophyse, une réaction immuno- histochimique se retrouve dans les granules sécrétoires de toutes les terminaisons nerveuses (Fig.1).Cette réaction positive se traduit par la présence des molécules de PAP sc superposant aux granules sé- L'UNION MÉDICALE DU CANADA cé vont! 0 i) Hy aon JU {Ici a \u201cthy Teng or Sn Wop, io déni.di.gil} ite gy Is Jad Mins foi, exp Îné de lige IY 0 Le min, 2 qu RD ile hig ml Onde Min ur le êrum ani [5 4 sie jans par À Fig.1\u2014 Détection immunohistochimique de la vasopressine dans la neurohypophyse.La vasopressine localisée grâce à la présence de molécules du complexe peroxydase-antiperoxy- dase (>) se retrouve dans tous les granules sécrétoires (GS) de toutes les terminaisons nerveuses.P: pituicyte X 25,200.crétoires.Les pituicytes et les cellules endothéliales sont négatives.Les axones présents dans les noyaux SO et PV contiennent des granules d\u2019environ 150 ou 200 millimicrons (mu) de diamètre qui tous réagissent positivement.Dans l\u2019éminence médiane, les axones présents dans la région interne de l\u2019éminence médiane présentent une réaction positive.Lorsqu\u2019un excès de lysine-vasopressine (10*M) est ajouté à l\u2019antisérum spécifique toute réaction positive est totalement abolie dans les noyaux SO et PV, l\u2019éminence médiane et la neurohypophyse.Chez le rat porteur de diabète insipide hypothalamique, une absence complète de réaction positive pour la vaso- pressine fut observée dans les granules sécrétoires présents aussi bien dans les noyaux SO et PV que dans l\u2019éminence médiane et la neurohypophyse.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Localisation de la LH-RH À l\u2019aide de la même technique immunohistochi- mique, nous avons pu étudier la distribution de la LH-RH dans l\u2019éminence médiane.Une dilution de 1/1000 fut généralement utilisée avec l\u2019antisérum produit dans notre laboratoire et dont la spécificité avait été vérifiée par radioimmunoétalonnage.Dans ce cas, les terminaisons nerveuses positives furent retrouvées exclusivement dans la tégion externe de l\u2019éminence médiane (Fig.2).Environ 10% à 20% de toutes les terminaisons nerveuses présentes dans la zone externe de l\u2019éminence médiane réagissent positivement.Le diamètre des granules contenant la LH-RH est d\u2019environ 75 à 95 my.Des coupes longitudinales ont démontré que la LH-RH se retrouve dans la zone externe de toutes les parties de l\u2019éminence médiane.Aucune structure positive n\u2019a 357 = * AF \u201c h > .++ 8 $ Ny See S + S | NY ji ÿ pe = NN 0 ta ne Ni = ; @ 5 té Fig.2 \u2014 Détection immunohistochimique de dans les granules sécrétoires d\u2019une terminaison nerveuse (>) présente dans la région externe de l\u2019éminence médiane.été encore retrouvée dans le noyau arqué et la région préoptique.Pour vérifier la spécificité de la réaction, l\u2019anti-LH-RH absorbé avec un excès de LH-RH synthétique (10-*M) fut substitué à l\u2019anti- sérum spécifique.Aucune réaction immunohistochi- mique ne fut alors observée.Localisation de la somatostatine Utilisant des anticorps spécifiques produits chez le lapin, nous avons effectué la localisation de so- matostatine dans l\u2019éminence médiane.L\u2019antisérum fut généralement utilisé à une dilution de 1/1000.358 - \u20ac & > .; * 1 .* = AN N = .S .& » » £5 Pa # a < he 1 .® eu > \u2018 5 ee 0e, 58 LN 4 ol * gap ¥ 0e wl \u201coA A mad la LH-RH.Une réaction positive est observée D'autres terminaisons nerveuses (TN) sont négatives.X 37,000.Des terminaisons nerveuses montrant une réaction positive sont observées dans la région externe de l\u2019éminence médiane, surtout dans cette zone située près des capillaires du système porte (Fig.3).Des fibres nerveuses contenant du matériel immuno- réactif furent aussi occasionnellement observées dans la région interne de l\u2019éminence médiane.Des examens attentifs de nombreuses coupes longitudinales et frontales ont démontré la présence de somatosta- tine dans la zone externe de toute I'éminence c\u2019est- à-dire, aussi bien dans la région antérieure et moyenne que dans la région postérieure à la naissance de L'UNION MÉDICALE DU CANADA > à.+ ss Fig.3 \u2014 Détection immunohistochimique de la somatostatine.Cette hormone est présente dans les granules sécrétoires de terminaisons nerveuses (+) situées dans la région externe de l\u2019éminence médiane à proximité d\u2019un capillaire (ca) du plexus porte.On note la présence d\u2019autres terminaisons nerveuses qui ne contiennent pas de somatostatine (\u2014).X 22,500.la tige hypophysaire.Environ 30% des terminaisons nerveuses de la région externe de l\u2019éminence médiane contiennent du matériel immunoréactif.Le diamètre de ces granules positifs se situe entre 90 et 110 mu.Quand l\u2019antisérum spécifique est préalablement incubé avec un excès de somatostatine synthétique (10-{M), on note une absence complète de TOME 104 \u2014 MARS 1975 la réponse immunohistochimique établissant ainsi la spécificité de la réaction observée.DISCUSSION Le présent travail rapporte des données originales sur la localisation ultrastructurale de la vasopressi- ne, de la somatostatine et de la LH-RH.Dans le 359 hi cas de la LH-RH, quelques données sur sa localisation morphologique sont disponibles mais uniquement à l\u2019échelle de la microscopie photonique - 2, Les résultats concernant la vasopressine et la soma- tostatine sont, à notre connaissance, les premiers à Être obtenus aussi bien à l\u2019échelle de la microscopie électronique que de la microscopie photonique.Alors que des anticorps contre la vasopressine sont disponibles depuis quelques années !?, comment peut-on expliquer par exemple qu\u2019aucun travail im- munohistochimique n\u2019ait encore été réussi?D\u2019autant plus que tels résultats sont essentiels pour régler la controverse existant encore quant au(x) site(s) de production et au cheminement des hormones du complexe hypothalamo - neurohypophysaire.Nous croyons que les résultats obtenus ici sur la localisation de courts polypeptides peuvent s\u2019expliquer du moins, en partie, par l\u2019extrême sensibilité de la technique immunohistochimique utilisant le complexe PAP comme agent de marquage.Cette technique d'application relativement nouvelle 7 est de 100 à 1000 fois plus sensible que les techniques d\u2019immu- nofluorescence !5.16 et est également plus sensible que les techniques dans lesquelles un anticorps est conjugué chimiquement à la peroxydase 8 !6, Elle permet ainsi de déceler de plus faibles quantités d\u2019antigène présent dans le tissu.Théoriquement une seule molécule d\u2019antigène tissulaire peut lier une molécule du complexe PAP et donner ainsi un produit de réaction directement détectable en microscopie électronique.Comme cette approche permet l\u2019application du premier anticorps spécifique directement sur la coupe fine, il est fort possible qu\u2019on puisse ainsi atteindre plus facilement des antigènes qui sont de petits polypeptides.À notre connaissance, il s\u2019agit de la première détection immunohisto- chimique d\u2019un polypeptide aussi court qu\u2019un octo- peptide, en l\u2019occurence de la vasopressine.Plusieurs aspects intéressants se dégagent de la localisation immunohistochimique de la vasopressine.Le premier point concerne la détection de la vasopressine à la fois dans le noyau SO et dans le noyau PV de l\u2019hypothalamus.Bien que dans la littérature scientifique il n\u2019y ait pas d\u2019unanimité sur les sites de synthèse de la vasopressine et de l\u2019ocytocine, on a généralement attribué, en se basant surtout sur des expériences d\u2019électrophysiologie, la production d\u2019ocytocine au noyau PV et la production de vasopressine au noyau SO *.!*, Une des façons les plus sûres de trancher la discussion était la détection immuno- histochimique des hormones neurohypophysaires.Les résultats obtenus dans la présente étude indiquent très clairement que la vasopressine est présente dans les axones des deux noyaux hypothala- 360 miques.Tout le long du tractus hypothalamo-neuro- hypophysaire, la vasopressine se retrouve exactement dans les mêmes structures qui contiennent la neuro- physine °, c\u2019est-à-dire dans les axones présents dans la région interne de l'éminence médiane et dans toutes les terminaisons nerveuses de la neurohypo- physe.Ces résultats suggèrent très nettement que tous les neurones des noyaux SO et PV synthétisent la vasopressine et qu\u2019au moins certains granules contiennent à la fois de la vasopressine et de l\u2019ocytocine.Ces études sont donc en accord avec les travaux de Dyball * démontrant qu\u2019une injection de soluté salin susceptible d\u2019augmenter la sécrétion de vasopressine par une augmentation de l\u2019osmolarité sanguine était capable de produire rapidement une hypersécrétion simultanée de vasopressine et d\u2019ocytocine.Chez le rat porteur de diabète insipide héréditaire, une absence complète de réaction immunohistochi- mique fut observée dans toutes les structures examinées.Puisque ces animaux sont capables de synthétiser l\u2019ocytocine 18, ces résultats indiquent nettement que notre technique est spécifique pour la vasopressine et qu\u2019une réaction croisée avec l\u2019ocytocine ne peut expliquer la réaction généralisée dans les noyaux de l\u2019hypothalamus et dans le lobe postérieur du rat normal.Ces données confirment également l\u2019absence complète de vasopressine chez le rat de souche Brattleboro.Depuis environ une année, quelques travaux ont été publiés à propos de la localisation morphologique de la LH-RH.Chez plusieurs espèces, la LH- RH a surtout été localisée à l\u2019aide d\u2019immunofluo- rescence dans la région externe de l\u2019éminence médiane 2.Chez le cobaye, la LH-RH a été détectée dans le péricaryon de neurones dispersés présents dans une région très vaste depuis l\u2019aire préoptique et septale jusqu\u2019à la région caudale du tuber?.À l\u2019aide d\u2019une technique d\u2019immunoperoxydase en microscopie photonique, Baker et coll.! ont été capables de localiser la LH-RH uniquement dans la région externe de l\u2019éminence médiane de plusieurs espèces incluant le rat et le cobaye.Ces derniers auteurs n\u2019ont cependant observé aucune réaction positive dans les péricaryons des neurones hypothala- miques.Les présentes observations à l'échelle ul- trastructurale établissent pour la première fois que la LH-RH est contenue dans des granules sécrétoires d\u2019environ 70 à 95 millimicrons de diamètre contenus dans certaines fibres nerveuses situées dans la région externe de l\u2019éminence médiane.Ces observations sont en parfait accord avec les études im- munohistochimiques en microscopie photonique et les déterminations biologiques montrant un contenu L'UNION MÉDICALE DU CANADA d'or jl dim men jdn | i Ï' 008 & maso gon salo {od médi qu inter ques tré oiler ant dent ul pls mill prob nues gy Wig à ter C0 (ay ig | Uohyp, qe ; iets Lande; de oc : off D pote sens que À mb pr ih eurs jen ge al a = élevé en LH-RH dans I\u2019éminence médiane 8.Jusqu\u2019à maintenant nos efforts pour localiser la LH-RH dans diverses régions de l\u2019hypothalamus autres que l\u2019éminence médiane ont été infructueux.De découverte beaucoup plus récente, la soma- tostatine, le tétradécapeptide inhibant la libération d\u2019hormone de croissance n\u2019a pas encore été localisée à l\u2019aide de techniques immunohistochimiques ou d\u2019immunofluorescence.De fait, il n\u2019y a actuellement aucune publication portant sur la production d\u2019anticorps spécifiques contre cette neurohormone.À l\u2019aide de notre technique immunohistochimique, nous avons donc pu mettre en évidence la présence de somatostatine dans un certain nombre de terminaisons nerveuses (environ 30%) situées dans la région externe de l\u2019éminence médiane.Cette localisation est en accord avec le contenu élevé de soma- tostatine qui a déjà été rapporté dans l\u2019éminence médiane par Krulich et coll.°.La présence de quelques fibres nerveuses positives dans la région interne de l\u2019_éminence médiane suggèrent que quelques fibres nerveuses contenant de la somatostatine traversent cette région avant d\u2019atteindre la région externe.Comme les terminaisons nerveuses contenant la somatostatine semblent beaucoup plus abondantes que celles contenant de la LH-RH et que les granules contenant de la somatostatine sont un peu plus gros que ceux contenant de la LH-RH (90-110 millimicrons versus 75-90 millimicrons), il est fort probable que ces deux neurohormones sont contenues dans des terminaisons différentes.A Texception des observations de Barry et coll.2, qui ont montré la présence de LH-RH dans les péricaryons de quelques neurones hypothalamiques chez le cobaye, les travaux de notre groupe et de celui de Baker ! n\u2019ont pu démontrer la présence de LH-RH ou de somatostatine dans les péricaryons des neurones de la région hypophysiotrope de l\u2019hypothalamus.Il est possible que notre travail n\u2019ait pas été assez extensif ou bien que la LH-RH et la somatostatine ne soient pas dans un état d\u2019immuno- réactivité au niveau des péricaryons.Actuellement on peut néanmoins conclure que deux hormones hy- pothalamiques impliquées dans la régulation de la sécrétion adénohypophysaire, la LH-RH et la soma- tostatine, ont été localisées presqu\u2019exclusivement dans la région externe de l\u2019éminence médiane.Ces données supportent l\u2019hypothèse que les hormones hypothalamiques sont libérées à partir des terminaisons nerveuses de l\u2019éminence médiane directement dans les capillaires du plexus porte hypothalamo- hypophysaire pour être amenées à leur site d\u2019action, la cellule adénohypophysaire.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Résumé À l\u2019aide d\u2019une technique immunohistochimique utilisant le complexe peroxydase-antiperoxydase comme agent de marquage, nous avons pu localiser à l\u2019échelle ultrastructurale la vasopressine, la LH-RH et la somatostatine.La vasopressine se retrouve dans les granules sécrétoires des axones qui vont des noyaux supra-optique et paraventriculaire à l\u2019hypophyse postérieure en traversant la région interne de l\u2019_éminence médiane.La LH-RH se retrouve dans les granules sécrétoires (70-95 my de diamètre) de quelques terminaisons nerveuses de la région externe de l\u2019éminence médiane.La soma- tostatine est également présente dans des granules sécrétoires (90-110 my de diamètre) de plusieurs terminaisons nerveuses de la région externe de l\u2019éminence médiane.La très grande sensibilité de cette technique immunohistochimique qui a permis pour la première fois la localisation ultrastructurale de courts polypeptides (8-14 acides aminés) est probablement due à l\u2019utilisation du complexe peroxy- dase-antiperoxydase.Summary The technique involving use of the peroxydase-anti- peroxydase complex was used to localize vasopressin, LH- RH and somatostatin electron microscopically in ultrathin sections.Vasopressin has been found in the secretory granules of the axons present in both the supra-optic and para- ventricular nuclei, in the internal zone of the median eminence and the posterior pituitary.LH-RH was localized in secretory granules (70-95 my in diameter) of a few nerve endings in the external of the median eminence.Somatostatin was also localized in the secretory granules (90-120 mu in diameter) of many nerve endings present in the external zone of the median eminence.The great sensitivity of this immunohistochemical technique allowing the ultrastructural localization of small polypeptides (8-14 amino acids) is probably due to the use of the peroxydase-anti-peroxydase complex.REFERENCES 1.Baker, B.L., Dermody, W.C.et Reel, J.R.: Localization of luteinizing hormone-releasing hormone in the mammalian hypothalamus.Am.J.Anat., 139: 129-134, 1974.2.Barry, J.et Dubois, M.P.: Etude en immunofluorescence de la différenciation pré-natale des cellules hypothalamiques élaboratrices de LH-RH et de la maturation de la voie neuro- sécrétrice préoptico-infundibulaire chez le cobaye.Brain Res, 67: 103-113, 1974.3.Bisset, G.W., Clark, B.J.et Errington, M.L.: The hypothalamic neurosecretory pathways for the release of oxytocin and Yasopressin in the rat.J.Physiol.(London), 217: 111-131, 971, 4.Dyball, R.E.J.: Ocytocin and ADH secretion in relation to electrical activity in antidromically identified supraoptic and paraventricular units.J.Physiol.(London), 214: 245-256, 1971.5.Graham, R.et Karnowsky, J.: The early stages of absorption of injected horseradish peroxidase in the proximal tubules of mouse kidney: ultra-structural cytochemistry by a new technique.J.Histochem.Cytochem., 14: 291-302, 1966.6.Krulich, L., Quijada, M., Illner, P.et McCann, S.M.: The distribution of hypothalamic hypophysiotropic factors in the hypothalamus of the rat.Int.Union, Physiol.Sci, 9: 326, 1971.7.Moriarty, G.C.et Halmi, N.S.: Electron microscopic study of the adrenocorticotropin-producing cells with the use of unlabeled antibody and the soluble peroxidase-anti-peroxydase complex.J.Histochem.Cytochem., 20: 590-603, 1972.361 R- RK: i A 8.Moriarty, G.C.: Adenohypophysis: ultrastructural cytochemis- try.A review.J.Histochem.Cytochem., 21: 855-894, 1973.9.Pelletier, G., Leclerc, R., Labrie, F.et Puviani, R.: Electron microscope immunohistochemical localization of neurophysin in the rat hypothalamus and pituitary.Mol.Cell.Endocrinology, 1: 157-166, 1974.10.Pelletier, G., Labrie, F., Puviani, R., Arimura, A.et Schally, A.V.: Immunohistochemical localization of luteinizing hor- mone-releasing hormone in the rat median eminence.Endocrinology, 95: 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1974.17.Vale, W., Grant, G.et Guillemin, R.: Chemistry of the hypo- thalamic releasing factors \u2014 Studies in structure function relationships, dans \u2018\u2018Frontiers in Neuroendocrinology\"\u201d, W.F.Ganong et L.Martini, édit, pp.375-413, Oxford Univ.Press, London, 1973.18.Valtin, H., Sawyer, W.H.et Sokol, H.W.: Neurohypophyseal principles in rats homozygous and heterozygous for the hypothalamic diabetes insipidus (Brattleboro Strain).Endocrinology, 77: 701-706, 1965.ROLE DES ELECTROLYTES DANS LA PRODUCTION DE NECROSES CARDIAQUES CHEZ LE RAT HYPERLIPEMIQUE L.L.SAVOIE' INTRODUCTION Il est bien connu que les électrolytes tissulaires jouent un rôle important dans le maintien de l\u2019intégrité structurale et fonctionnelle du système cardio- vasculaire.En particulier, plusieurs faits expérimentaux et cliniques montrent une relation directe entre le potassium et l\u2019action des glycosides ou de la surcharge en potassium et le rôle du sodium dans les maladies cardiovasculaires hypertensives.La déficience en magnésium ou en potassium produit des nécroses cardiaques chez le rat et d\u2019autres animaux de laboratoire.Nous avons montré que, chez le rat rendu hyper- lipémique par un régime dit thrombogène, contenant de grandes quantités de graisses saturées, du cholestérol, de l\u2019acide cholique et du propylthiouracile, l'administration de phosphate de sodium produisait des lésions cardiaques non occlusives °.Ces nécroses macroscopiques apparaissent après un traitement relativement court, environ 2 à 3 semaines, et sont localisées indifféremment au niveau du ventricule gauche ou droit.Bien que la présence des lipides dans le régime et un niveau sanguin élevé de cholestérol et de phospholipides soient requis pour la production de ces lésions !?, elles sont complètement inhibées par un traitement au chlorure de magnésium 11, Plusieurs types de nécroses cardiaques expérimentales non occlusives sont reliées étiologiquement à un déséquilibre électrolytique affectant principalement 21 Docteur ès-Sciences, Centre de recherche sur les maladies lipidiques, Centre hospitalier de l'Université Laval, Québec.Adresse actuelle : Département de diététique, Centre de recherche en nutrition, Faculté des sciences de l\u2019agriculture et de l'alimentation, Université Laval, Québec.362 le potassium et le magnésium sériques et tissulaires 13, Nous avons montré que différentes huiles et graisses ont une action toxique directe sur le myocarde en présence d\u2019un tel déséquilibre produit par un traitement aux corticoides et au Na,HPO, 1°.Nous voulons déterminer dans cette expérience quelles sont les modifications électrolytiques importantes encourues par les animaux nourris au régime throm- bogène et l\u2019influence que peut avoir un traitement subséquent au phosphate de sodium sur ces paramètres, en relation avec le développement des lésions cardiaques.Notre étude porte sur les taux de sodium, de potassium, de calcium, de magnésium et de phosphore dans le sang, le myocarde et le muscle squelettique.MATÉRIEL ET MÉTHODES Les rats utilisés pour fin d\u2019expérience sont de souche Long Evans (Canadian Breeding Farm Laboratories Ltd, St-Constant, Qué.), mâles et pesant de 110 à 120 g.Ils sont gardés 2 par cage et reçoivent de l\u2019eau courante à volonté.Ils sont divisés en trois groupes égaux de 32 animaux (Tableau I).Le groupe-témoin (Gr.1) est nourri au Purina Laboratory Chow ad libitum; les autres animaux (Gr.2 et 3) sont nourris exclusivement (10 g/rat/jour) au régime thrombogène de Hartroft® (régime H) tel que modifié par Wilson '® (Tableau H).Le phosphate de sodium (Na,HPO,, BDH Chemicals Ltd., Poole, Angleterre) est administré deux fois par jour par gavage (2 ml) aux rats des groupes 1 et 3 selon le protocole suivant: 0.75mM/100 g p.c.du 7\u201c au 9° jour, ImM/100g p.c.du 9° au 14° jour et 1.25mM/100 g p.c.du 14° au 21° jour.Après 6, 10, 16 et 21 jours de traitement, huit animaux de chaque groupe sont sacrifiés.Le sang est prélevé L'UNION MÉDICALE DU CANADA pp conce calc tomét k po appar à cup Les a mice Gf Li wr Liston le; te ( ment Sala bs TABLEAU 1 INDUCTION DE LESIONS CARDIAQUES ET RENALES PAR LE NazHPO, CHEZ LE RAT HYPERLIPEMIQUE 1 Lésions cardiaques Lésions rénales = Groupe Traitement * 2 .+ Mortalité Fréquence Intensite Fréquence I Mens 1 Purina \u2014 Na:HPO; 0 \u2014 8/8 2.1 0/8 2 Régime thrombogène 0 \u2014 0 \u2014 0/8 3 Régime thrombogène 7/8 1.6 8/8 2.0 6/8 + Na:HPO; 1 Changements morphologiques notés chez les animaux dont le traitement expérimental est de 21 jours.?Le Na-HPO, est administré par gavage 2 fois par jour du 7e au 21e jour tel qu\u2019indiqué dans le texte.par ponction aortique et les tissus (cœur, quadriceps) sont rapidement épongés, séchés 24 heures à 105°C, pesés, puis digérés dans de l\u2019acide nitrique concentré (25% ).Après une dilution adéquate, le calcium et le magnésium sont dosés par spectropho- tométrie d\u2019absorption atomique (Perkin Elmer 107), le potassium et le sodium par émission sur le même appareil et le phosphore d\u2019après la méthode de Fiske et Subbarow*.La différence entre deux groupes expérimentaux est calculée d\u2019après le \u201cStudent Test\u201d.Les nécroses cardiaques et rénales sont appréciées macroscopiquement selon l\u2019échelle arbitraire 1 à 3 déjà décrite °.RÉSULTATS Les animaux traités au phosphate de sodium ou au régime thrombogène seul ne présentent pas de lésions cardiaques décelables à l\u2019autopsie et on ne note aucune mortalité pendant la période expérimentale (Tableau IT).Les rats qui reçoivent le traitement combiné, régime thrombogène et Na,HPO, TABLEAU II COMPOSITION DU RÉGIME THROMBOGÈNE H Ingrédients % Sucrose 20.98 Caséine 20.0 Saindoux 40.0 Cellulose 5.0 Cholate de sodium 2.0 Supplément vitaminé 2.0 Chlorure de choline 1.0 Supplément minéral 4.0 Cholestérol 5.0 Prophylthiouracile 0.02 Supplément vitaminé complet: General Biochemicals Supplément minéral 15, TOME 104 \u2014 MARS 1975 (Gr.3), montrent une fréquence élevée de lésions cardiaques macroscopiques parallèle à un taux de mortalité considérable.Tous les animaux recevant du phosphate de sodium souffrent de nécrose rénale corticomédullaire.Les lésions cardiaques (Fig.1) se présentent sous forme de foyers de nécrose miliaire macroscopiques relativement bien délimités à la surface et dans la paroi des deux ventricules.8 Fig.1 \u2014 Nécroses cardiaques produites chez le rat par un régime thrombogène et le Na:;HPO, Une vue macroscopique de l\u2019organe montre les foyers de nécroses (zones blanchâtres) à la surface de l\u2019organe et en profondeur.Les modifications électrolytiques déterminées dans le sérum, le ventricule myocardique et le muscle squelettique à différents intervalles du traitement se présentent comme suit (Fig.2 à 4): 363 0 BR: Ca | a UJ Purina + 8 Régime H = Purina + Na HPO, = 3 ES Régime H + No HPO, le be We 16e 21e juur K My Na 7 22 140 NS 2a S\\N ERS = 5 + 5 = = N20) = = 3 NI EN EN 12 = 120 , : | EN le be 10e 16e 21e jour le be 16e Je jour le Se 10e 16e 21e jour Fig.2 \u2014 Modifications apportées aux électrolytes sanguins par le régime thrombogène et le Na:HPO,.(uEq/mI,X=E.S.).Les bilans électrolytiques sont déterminés à différents intervalles du traitement.Potassium : (phosphate de sodium) chez le rat normal donne des L\u2019ingestion du régime thrombogène produit une résultats similaires (P < 0.001).Chez lc rat nourri diminution statistique (P < 0.001) du potassium sé- au régime thrombogène, ce traitement accentue l\u2019hy- rique dès le sixième jour qui demeure stable jusqu\u2019à pokaliémie déjà en place, particulièrement après le la fin de l\u2019expérience.Le traitement au Na,HPO, 16° et le 21° jour (P < 0.001).Bien qu\u2019aucunc ° _ Ca ooo p \u201cLL.8g 1.750 (J Purina of all 700 E Régime H 2 650 Purina + Na HPO, Régime H + Na HPO, 10e 16¢ ; 21e jour Je be 10e 160 le jour 260 5, rye Tri pe jen le ° 10e TA 21e jou: le 6 10e tôe 2e jour Fig.3 \u2014 Modifications apportées aux _électrolytes du myocarde par le régime thrombogène et le Na,HPO.(uEq/g.de poids sec, X+ E.S.).Les bilans électrolytiques sont déterminés à différents intervalles du traitement.364 L'UNION MÉDICALE DU CANADA n mod soi dé régime Mass dans le tement Mogné ler era que Magni all) Talon Jeu | Modu fe ph Sodium Al Ay Cur te a i le dis Jour TS À TI LI BS © | Purina m OO 7 Purina + Na HPO, Régime H + Na HPO, Fig.4 \u2014 Modifications apportées aux électrolytes du muscle squelettique par le régime throm- bogène et le Na:HPO,.(uEq/g.de poids sec,x+E.S.).Les bilans électrolytiques sont déterminés à différents intervalles du traitement.modification valable de la kalicytie myocardique ne soit détectable, l\u2019addition de phosphate de sodium au régime thrombogène amène une diminution faible mais statistique (P < 0.01) des taux de potassium dans le muscle squelettique, alors que ces deux traitements indépendants sont sans effet à cet égard.Magnésium : Le régime thrombogène seul ou le Na,HPO, chez le rat normal n\u2019influence pas le taux de magnésium sérique.Le traitement combiné produit une hypo- magnésémie significative après 16 jours (P < 0.005) et 21 jours (P < 0.001).Sans effet sur la concentration en magnésium du muscle squelettique, les deux traitements indépendants ou en combinaison produisent une diminution faible mais significative (P < 0.05) du magnésium myocardique à la fin de la période expérimentale.Sodium : Au niveau du sang, le régime thrombogène produit une diminution temporaire du sodium après 6 jours (P < 0.05) et 16 jours (P < 0.005) de traitement.L'addition de phosphate de sodium produit une légère augmentation, non significative.Les changements dans le myocarde sont comparables, sauf pour une augmentation statistique du sodium (P < 0.005) par le régime thrombogène après 6 jours.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Le régime augmente la concentration en sodium du muscle squelettique de façon significative après 16 (P < 0.01) et 21 jours (P < 0.005) de traitement.Le phosphate de sodium n\u2019a pas d\u2019effet chez le rat normal mais accentue (P < 0.001 et P < 0.005) cette augmentation chez l\u2019animal nourri au régime thrombogène.Calcium : Le surdosage de phosphate de sodium n\u2019affecte pas le taux de calcium sanguin chez le rat normal.On note cependant une augmentation graduelle et significative de ce paramètre après 16 jours (P < 0.05) et 21 jours (P < 0.001) d\u2019ingestion du régime thrombogène.L\u2019addition du NasHPO, contrebalance cet effet et amène une hypocalcémie significative (P < 0.005) à la fin du traitement.Au niveau du myocarde, on note une diminution du calcium tissulaire (16 jours, P < 0.05), (21 jours, P < 0.001) par les deux traitements indépendants.L\u2019addition de phosphate au régime thrombogène normalise ces données.On ne note aucun changement dans le muscle squelettique.Phosphore : L\u2019ingestion de régime thrombogène produit une diminution progressive et marquée (P < 0.001) de la phosphatémie.Le traitement au phosphate de sodium, sans effet chez le rat normal, rétablit un taux 365 adéquat chez l\u2019animal hyperlipémique.La seule influence notée au niveau cellulaire est une augmentation faible (P < 0.005) du phosphore myocardique chez l\u2019animal nourri au Purina et traité au Na:HPO,, augmentation annulée par l\u2019ingestion du régime thrombogène.DISCUSSION Une étude globale des modifications électrolytiques apportées par les divers traitements met en évi- d :nce les points suivants.Le surdosage par le phosphate de sodium produit une hypokaliémie progressive.Bien que cet agent n\u2019ait aucun effet sur le muscle strié (squelettique) on note une diminution du calcium myocardique contrebalancée par une augmentation faible du phosphore; enfin, le traitement prolongé se traduit par une diminution faible mais statistique du magnésium myocardique.L\u2019ingestion du régime thrombogène produit des modifications différentes.L\u2019hypokaliémie apparaît plus vite et demeure stable alors qu\u2019on remarque de l\u2019hypercalcémie progressive contrebalancée par une baisse du phosphore sanguin.Ces altérations phospho- calciques se répercutent au niveau du myocarde sous forme d\u2019une hypocalcytie constante sans modification apparente du phosphore.Bien que les taux de potassium et de sodium ne soient pas statistiquement modifiés, le traitement prolongé provoque une diminution du magnésium cardiaque.Aucun changement n\u2019est noté au niveau du muscle squelettique.L\u2019addition du phosphate de sodium au régime thrombogene (traitement cardiotoxique) augmente l\u2019hypokaliémie déjà existante et produit de l\u2019hypo- magnésémie; par contre, on note une normalisation du taux de sodium et de phosphore sanguin.Dans le muscle squelettique, une augmentation constante du sodium suit une diminution considérable du potassium intracellulaire.Le surdosage en phosphate corrige la diminution du calcium myocardique; la déficience relative en magnésium myocardique demeure et est légèrement augmentée.Les modifications apportées au métabolisme phos- phocalcique ne semblent pas avoir une influence déterminante dans l\u2019induction des lésions cardiaques par le phosphate de sodium chez le rat hyperlipémi- que.En fait, les changements apportés par l\u2019un ou l\u2019autre des traitements sont normalisés quand le Na,HPO, et le régime sont administrés simultanément.Bien que les lésions cardiaques impliquent un certain taux de calcification myocardique, on ne note pas d\u2019accumulation de cet électrolyte au niveau du myocarde.La diminution du phosphore sanguin par le régime thrombogène est probablement due à son contenu en propylthyouracile.En effet, l\u2019action de 366 la fonction thyroïdienne sur la phosphatémie est dépendante de la présence des hormones iodées 8.Les données récentes tirées des travaux effectués sur différents modèles de cardiomyopathies indiquent que tous les types de nécroses cardiaques sont dus à une désorganisation fonctionnelle et structurale des mitochondries ?.Sauf dans le cas de la cardiopathie de déficience en potassium, la perte de la fonction mitochondriale joue un rôle important en faisant entrer la cellule musculaire dans un stage de dégénérescence irréversible.L'ancienne théorie voulant que la perte de K et de Mg par la cellule myo- cardique et l\u2019entrée du Na et du Ca soit une conséquence secondaire à la nécrose cellulaire n\u2019est plus soutenable !.Le découplement de la phosphoryla- tion oxydative produit par une déficience cardiaque en magnésium est relié au transport actif du potassium.En effet, la Nat-K+ ATPase membranaire responsable du maintien du gradient ionique est dépendante de l\u2019ion magnésium pour son activation.À cause de leur forte activité, les mitochondries cardiaques sont plus sensibles à une détérioration de la phosphorylation oxydative causée par la déficience en magnésium que celles du foie ou du muscle squelettique.Les données actuelles de la littérature semblent indiquer que le dérèglement initial implique d\u2019abord le magnésium et que les fluctuations subséquentes du sodium, du potassium et du calcium sont une conséquence de la perte du magnésium.Ce fait a été vérifié dans la cardiomyopathie héréditaire du hamster de souche Golden-Syrian Bio.14.63, Le régime thrombogène que nous utilisons contient une quantité de magnésium adéquate selon les standards usuels.Cependant, il a été établi que la présence de certains ingrédients alimentaires augmentait les besoins normaux en magnésium.Ainsi, Hellerstein et coll.© ont montré qu'un régime riche en lipides et contenant du cholestérol et de l\u2019acide cholique produisait une déficience relative en magnésium corrigée par un apport supplémentaire de cet électrolyte.D'un autre côté, une ingestion élevée de phosphate intensifie les manifestations de la déficience en magnésium \u201d !#.On peut conclure que chez l\u2019animal dont la demande en magnésium est accrue par la forte concentration d\u2019éléments lipidi- ques dans le régime, l\u2019addition de phosphate de sodium, soit en empéchant l\u2019absorption du magnésium, soit autrement, augmente la carence relative en magnésium.Cette interprétation est consistante avec les données rapportées dans cette expérience et le fait qu\u2019un traitement au Mg Cl; inhibe le développement des lésions cardiaques produites par le régime thrombogène et le Na,HPO, !'.Nos études portent L'UNION MÉDICALE DU CANADA ele pl Jolt (het fol pio sodium anes paren qr diff Je myx por, ne dn lon ton dé baise À phe d cardio tante el relative karen au mél NOI 4 de isi cause d le mk demand centrati dion ¢ réalive AIN ith hehe \u201cnin sere] th tre bn Posghe Pols wages dgh d sodium aime \u201cton ht ty fd tian, i nf QUES Son Meu à Cardio.! Î\u20ac de Le | tant en Se de | tie You.le yg Ÿ Congé- ei Dhs phony.rdèque 0 pots brani que et ivalon, nis lon de fice: mise alg pie ia m sont Ce fai are du 3 5 CO on ls que a dlp Ais, mike ide or pe de te dél- qu 7 8 pi actuellement sur l\u2019influence du magnésium sur le métabolisme des lipides (triglycérides, acides gras et cholestérol) dans le myocarde.Résumé Chez le rat nourri à un régime contenant du cholestérol, du saindoux, de l\u2019acide cholique et du pro- pylthiouracile, un traitement à l\u2019orthophosphate de sodium permet la production en moins de trois semaines de nécroses cardiaques sans occlusion coronarienne.Nous avons étudié l\u2019effet de ce traitement sur différents paramètres électrolytiques dans le sang, le myocarde et le muscle squelettique.Chez le rat normal, le Na,HPO, produit de l\u2019hypokaliémie et une diminution du magnésium myocardique.L\u2019ingestion du régime thrombogène amène une diminution de potassium sérique plus marquée et une faible baisse du magnésium cardiaque.L\u2019addition du phosphate de sodium au régime thrombogène (traitement cardiotoxique) augmente l\u2019hypokaliémie déjà existante et produit de l\u2019hypomagnésémie.La déficience relative en magnésium myocardique demeure et est légèrement augmentée.Les modifications apportées au métabolisme phosphocalcique ne semblent pas avoir une influence déterminante sur la production de lésions cardiaques.Par contre, le magnésium, à cause de son rôle important dans le processus énergétique et la fonction mitochondriale, apparaît comme le facteur déterminant.Chez l\u2019animal dont la demande en magnésium est accrue par la forte concentration d\u2019éléments lipidiques dans le régime, l\u2019addition du phosphate de sodium augmente la carence relative en magnésium avec ses conséquences au niveau du myocarde.Summary Within a period of three weeks, treatment with sodium phosphate elicits cardiac necroses without coronary occlusion in rats fed a diet containing lard, cholic acid, cholesterol and propylthiouracil.We have studied the effect of this treatment on different electrolyte parameters in blood, heart and skeletal muscle.In normal rats, the sodium phosphate treatment decreases the concentrations of serum potassium and heart magnesium.The thrombogenic diet causes a greater decrease in serum potassium as well as a slight decrease in cardiac magnesium.The addition of sodium phosphate to the thrombogenic diet (cardiotoxic treatment) accentuates this hypokalemia and produces, in addition, low blood magnesium levels and a slightly greater TOME 104 \u2014 MARS 1975 decrease in cardiac magnesium.The modifications in the phosphocalcium metabolism do not seem to be the critical factor in the production of cardiac lesions.This factor appears to be changes in magnesium concentration because of the important role of this ion in energy metabolism and mitochondrial function.In the animal whose magnesium requirement is increased by a high dietary lipid intake, this relative magnesium deficiency is accentuated by the addition of sodium phosphate to the diet, with the consequences that this involves at the level of the myocardium.REMERCIEMENTS Ces expériences ont été rendues possibles grâce aux subventions du Conseil de la recherche médicale du Canada (MA-5338) et du Conseil de la recherche en santé du Québec (subvention d'installation).L'auteur veut aussi remercier Mlle Marielle Toussaint, B.Sc., pour l'aide apportée a la réalisation de ce travail.BIBLIOGRAPHIE 1.Bajusz, E.:.Concluding remarks (re experimental metabolic cardiopathies and their relationship to human heart diseases).Ann.N.Y.Acad.Sci., 156: 620-625, 1969.2.Bajusz, E.et Rona, G.: Recent advances in studies on cardiac structure and metabolism.Vol.1: Myocardiology, 1972.University Park Press, Baltimore.3.Bajusz, E.et Lossnitzer, K.: À new disease model of chronic congestive heart failure: Studies on its pathogenesis.Trans.N.Y.Acad, Sci.II, 30 (7): 939-948, 1968.4.Fiske, C.H.et Subbarow, Y.: The colorimetric determination of phosphorus.J.Biol.Chem., 66: 325, 1925.5.Hartroft, W.S.et Thomas, W.A.: Production of coronary \u2018thrombosis and myocardial infarcts in rats by dietary means.Circulation, 16: 481-486, 1957.6.Hellerstein, E.E., Nakamura, M., Hegsted, D.M.et Vital, J.J.: Studies on interrelationships between dietary magnesium, quality and quantity of fat, hypercholesterolemia and lipi- dosis.J.Nuir., 71: 339-346, 1960.7.O\u2019Dell, B.L.: Magnesium requirement and its relation to other dietary constituents.Fed.Proc., 19: 648-654, 1960.8.Perault-Staub, A.M.et Staub, J.F.Thyroid function and plasma phosphate level in rat.Endocrinology, 90: 558-562, 1972.9.Savoie, L.: Production de nécroses cardiaques non occlusives chez le rat par un régime thrombogène.Path.Biol, 20: 117- 125, 1971.10.Savoie, L.et Tamura, T.: The cardiotoxic efect of lipids in rats pretreated with 9 a-fluorocortisol and sodium phosphate.J.Med., 3: 163-171, 1972.11.Savoie, L.: Rôle du magnésium, du potassium, d\u2019antikaliuré- tiques et d\u2019hypocholestérolémiants dans le développement de lésions cardiaques chez le rat nourri avec un régime thrombo- gène et le Na:HPO,.Path.Biol, 20: 751-756, 1972.12.Savoie, L., Lepage, M., Moorjani, S.et Lupien, P.J.: Modifications lipides encourues durant la production de nécroses cardiaques non occlusives chez le rat par un régime thrombogène et le Na:HPO,.Un.Méd.Canada, 102: 1457-1464, 1973, 13.Solymoss, B., Classen, H.G.et Varga, S.: The role of electrolyte disturbances and extracellular alkalosis in metabolic cardiac necrosis and the preventive effect of amiloride.Amer.J.Cardiol., 26: 46-51, 1970.14.Toothill, J.: The effect of certain dietary factors on the apparent absorption of magnesium by the rat.Brit.J.Nutr, 17: 125-134, 1963.15.Wesson, L.G.: A modification of the Osborne-Mendel salts mixture containing only inorganic constituents.Science, 75: 339-343, 1932.16.Wilson, R.B.et Hartroft, W.S.: A relatively non toxic throm- bogenic diet for rats.J.Atheroscler.Res., 8: 945-950, 1958.17.Whang, R.et Welt, L.G.: Observations in experimental magnesium depletion, J.Clin, Invest., 42: 305-313, 1963.367 SURRENALES ET SUBSTANCES ANTIALLERGIQUES NATURELLES ! Guy PELLETIER 2, P.LESSARD et G.LAFLAMME INTRODUCTION La présence de substances ayant des propriétés antiallergiques dans des extraits de tissus, d\u2019urine ou de fèces de mammifères a été bien démontrée + 2.3.4, Chez l\u2019homme, le taux de ces substances, dans les urines, augmente au moment de certaines pathologies aiguës, telles qu\u2019une infection ou un infarctus et, dans les infections chroniques, il demeure bas 5 ©, Récemment, un groupe de chercheurs ont trouvé qu\u2019une partie de l\u2019activité antihistaminique présente dans l\u2019urine pourrait être due à des métabolites de stéroïdes comme l\u2019œstradiol, le déhydroépiandrosté- rone et l\u2019androstérone 78, Ces observations ainsi que le fait que des propriétés antihistaminiques ont été attribuées à des substances végétales à conformation stéroïdes, comme la «tomatine » et la « gomatine » % 1°, nous ont amenés à penser qu\u2019il pourrait y avoir une relation entre les surrénales, le stress au froid et la présence de substances antiallergiques dans l\u2019urine et les fèces.MÉTHODES Des rats Holtzman, Lewis, Brown-Norway (BN) ou Fisher, de 150 à 300 gms ont été utilisés.Quelques jours avant le début de chaque expérience, les rats ont été placés dans des cages à métabolisme et ont reçu de la nourriture broyée en poudre et de l\u2019eau ad libitum.Chez les rats surrénalectomisés, l\u2019eau était remplacée par une solution de NaCl a 0.9%.Les animaux ont été mis dans une chambre maintenue à 26°C ou à 6°C.Cueillette des urines Les urines ont été recueillies séparément dans les Erlens contenant 1 ml d'acide chlorhydrique SN.A tous les jours, à heure fixe, les Erlens sont retirés et remplacés.Pour l\u2019extraction, quatre ou cing urines ont été groupées et conservées à -20°C.Cueillette des fèces Les fèces de chaque rat ont été recueillies séparément dans des sacs de plastique et congelées jusqu\u2019au jour de l\u2019extraction.Ceci était fait aux 24 1 Service d\u2019immunologie, C.H.U.L., Département de médecine, Université Laval.2 M.D., Ph.D.368 heures, à heure fixe comme pour les urines.Avant l\u2019extraction, chaque sac de fèces est pesé, acidifié avec 3 ml Hcl 2N par gramme et homogénéisé avec un appareil Virtis 45 à basse vitesse, deux minutes.Extraction L\u2019extraction des urines et des fèces a été faite selon une méthode déjà décrite *.Elle consiste, brièvement, en une extraction par un mélange chloroforme/méthanol (3:1).L\u2019extrait est ensuite lavé au NaOH 1N.Par la suite, cet extrait est asséché et conservé à -20°C jusqu\u2019au dosage.Dosage Le dosage des extraits se fait sur l\u2019iléon de cobaye, suspendu dans un bain de tyrode, oxygéné et maintenu à 34°C.L'\u2019iléon est stimulé aux trois minutes avec 0.1 ug d\u2019histamine-base (dichlorhydrate d\u2019histamine (3).L\u2019extrait est ensuite solubilisé dans du tyrode et ajouté dans le bain; aprés deux minutes de contact, l\u2019iléon est à nouveau stimulé avec l\u2019histamine.Une unité est équivalente à la quantité d\u2019extrait qui abolit presque complètement la réponse de l\u2019iléon à la dose standard de 0.1 ug d\u2019histamine.Surrénalectomie Les animaux ont été anesthésiés à l\u2019éther et rasés sur le dos.Une incision de 1 cm a été pratiquée, de chaque côté de la colonne dorsale, selon la méthode de Grollman !! et les surrénales ont été arrachées de leur pédicule au moyen de deux pinces courbes.Les surrénales enlevées ont été soigneusement examinées afin de voir s\u2019il leur manquait des morceaux et l\u2019animal était rejeté si on décelait une surrénale brisée.Les animaux témoins ont subi la même opération chirurgicale, excepté que les surrénales étaient laissées en place.Castration La castration s\u2019est faite chez des rats anesthésiés à l\u2019éther.Pour les femelles, les ovaires ont été (3) Fisher Scientific Ltd.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ie nde je Pers Pad ous esl Nous 9 cast avons gi?FN crélor (ort Un dela sone | trèe me K Did lion 1%, [ng La Jetée & D 099 conte Le e 17 lub cont diss moje heure If) Adri Le Dl & 0) dil Le Avant ids ne Mil, it fie I, bi chloro- lavé ay ihe of ko gig of 05 rae ode el ontact, Une i tor Hi ras qu, mé inces AMAL A A MIL LT tt rt EL GE Et A LH A enlevées par une incision ventrale médiane.Les males ont eu le scrotum incisé et le testicule énucléé.Pertussis Pour les expériences au Bordetella pertussis, nous avons eu un extrait contenant la fraction hyper- sensibilisante à l\u2019histamine du professeur Munoz (4).Nous avons établi la dose de l\u2019extrait qui sensibilisait 90% des rats à l\u2019effet léthal de l\u2019histamine et c\u2019est cette dose qui a été administrée aux rats.Nous avons donc injecté, intra-péritonéalement, une dose, soit 200 pug/K ou 400 ug/K.Par la suite, nous avons recherché si ces injections modifiaient l\u2019excrétion des AAN des urines.Corticoïdes Une partie des rats a reçu, après surrénalectomie, de la cortisone ou de la corticostérone.La cortisone (cortone (5) acétate de cortisone) a été administrée, sous-cutanée, à la dose de 1 mg/K et de 20 mg/K.La corticostérone (A 4-Pregnen-11, 21 Diol-3, 20-dione (6) a été suspendue dans une solution de NaCl 0.85% contenant de Povalbumine à 1%.Elle a été injectée, sous-cutanée, à la dose de 1 mg/K et de 20 mg/K.La déhydroépiandrostérone (DHEA) (7) a été injectée à raison de 4 mg/kg de poids corporel.120 mg de DHEA ont été dissous dans 29 ml de NaCl (0.9% pH7) et 3 ml d\u2019éthanol.La solution-témoin contenait les mémes éléments mais sans DHEA.Les rats ont reçu 640 y par kg de poids corporel de 17 B-cetradiol (7) 32 mg de 17 B-cestradiol ont été solubilisés dans 50 ml d\u2019une solution de NaCl 0.9%, contenant 1% de gélatine (Difco Lab).Pour bien dissoudre, l\u2019hormone a été mélangée à la gélatine au moyen d\u2019un agitateur magnétique, pendant quatre heures.Les témoins ont reçu la solution de gélatine 1% NaCl 0.9%, sans l\u2019hormone.Adrénaline Les rats ont été injectés, sous-cutanés, avec du DL-arterenol Hcl (7), deux fois par jour, a la dose de 0.3 mg/K (6 mg de base dans 10 ml d\u2019huile d\u2019olive).Les statistiques ont été faites par le test \u201cT\u201d.RESULTATS Effet de la surrénalectomie sur l\u2019excrétion urinaire des substances antiallergiques naturelles (AAN) (4) J.Munoz, Rocky Mountain Laboratory, Hamilton, Montana.(5) Merk, Sharp and Dome.(6) Sigma, St.Louis, Missouri.(7) Sigma, St.Louis, Missouri.TOME 104 \u2014 MARS 1975 La première figure montre l\u2019effet de la surréna- lectomie sur l'excrétion urinaire des AAN chez des rats Holtzman.On peut voir une nette baisse de l\u2019activité antiallergique du neuvième jour au quatorzième jour.Par contre, les rats ayant subi une opération chirurgicale, sans ablation des surrénales ne subissent pas de baisse de l\u2019activité dans leurs urines, même après dix jours d\u2019observation.{-ET UNITES 7 JOUR / RAT.Q © o nN œ a o 138 Naturel Vivant Hernie diaphragmatique * Décédé quelques heures après la naissance.TOME 104 \u2014 MARS 1975 377 4 i i ji i H.hi P I F 5.Mode d\u2019agnelage L\u2019accouchement naturel semble supérieur, car, en permettant l\u2019allaitement maternel, il facilite les soins du nouveau-né qui vient d\u2019être opéré.Il doit cependant se faire sous surveillance.Un des nouveau-nés atteints d\u2019atrésie intestinale est décédé après avoir aspiré de façon massive lors de l\u2019accouchement.6.Malformations recherchées La production d\u2019atrésies intestinales nous a permis de confirmer l\u2019hyperplasie musculaire qui se produit en amont d\u2019une obstruction chronique $ (Tableau IT).En opérant les nouveau-nés, nous croyons TABLEAU II HISTOMETRIE AU NIVEAU DES ANSES DISTALES (A.D.) ET PROXIMALES (A.P.) À L\u2019ATRÉSIE CHEZ QUATRE AGNEAUX * V: volume moyen du leiomyocyte.S: surface en tissu musculaire d\u2019une coupe transversale de P: population en leiomyocytes d\u2019une coupe transversale de 1 mm d\u2019épaisseur.Agneau V (u5) S (mm?) P (x 104) 4 A.D.1700 0.72 42 AP.2800 6.1 217 5 A.D.2000 0.4 20 AP.1500 3.7 246 6 A.D.1300 0.26 26 AP.1500 3.8 253 7 AD.1500 0.4 26 AP.1700 9.2 514 Moyenne A.D.1600 0.4 27 AP.1850 5.7 314 p* < 0.05 p < 0.05 * 2 spécimens pathologiques n\u2019ont pas été prélevés.; + Signification de la moyenne des différences entre observations jumelées.pouvoir suggérer une approche thérapeutique nouvelle dans ces cas.De même, en créant des hernies diaphragmatiques à divers stages de grossesse, nous essayons d\u2019établir l\u2019incidence et la signification clinique des malformations associées possibles.6.Cloutier, R.: CONCLUSION La chirurgie fœtale est un outil de recherche de choix pour l\u2019étude des malformations congénitales du nouveau-né.Par ailleurs, en la rendant de plus en plus sûre et en recherchant des moyens diagnostiques en cours de grossesse, elle peut devenir applicable à l'homme dans un avenir rapproché.Résumé Nous avons présenté neuf brebis chez qui une opération chirurgicale fœtale fut faite et chez \u2018qui la grossesse est terminée.Notre pourcentage de succès, c\u2019est-à-dire de production d\u2019un nouveau-né vivant atteint de la malformation recherchée, fut de 77%.Les points techniques et les potentialités de ce type de chirurgie sont soulignés.Summary We report nine ewes in whom fetal surgery was done and in whom pregnancy is terminated.A live newborn with the wanted malformation was obtained in seven out of nine (77%).Techniques and possibilities of fetal surgery are discussed.REMERCIEMENTS Ces travaux ont été rendus possibles grâce à des subventions du Conseil de recherches médicales du Canada et du Conseil de la recherche médicale du Québec.J'exprime aussi mes remerciements à Madame Louisette Martin et à Messieurs J.Bastien et G.Côté pour l\u2019aide précieuse qu\u2019ils m'ont fournie au laboratoire de chirurgie expérimentale de l\u2019Université Laval.BIBLIOGRAPHIE 1.Haller, Jr, J.A., Suzuki, H, El Shafie, M.et Shaker, IJ.Intrauterine production of Coarctation of the aorta with normal birth and survival.J.of Pediat.Surg., 8: 171-174, avril 1973.2.Jackson.B.T.et Egdahl, R.: The performance of complex fetal operations in utero without amniotic fluid loss or other disturbances of fetal-maternal relationships.Surgery, 49: 564- 570, sept.1960.3.Abrams, J.S.: Fetal surgery in sheep-technique and results of 53 intrauterine procedures.J.Surg.Res., 13: 249-59, nov.1972.4.Delorimier, A A, Tierney, D.F.et Parker, H.R.: Hypoplastic lungs in fetal lambs with surgically produced congenital diaphragmatic hernia.Surgery, 62: 12-17, juillet 1967.5.Rosenkrantz, J.G.: Fetal surgery, in Wilkinson, A.W., Recent Advances in Paediatric Surgery.Grune and Stratton Inc, NY, 1969.Intestinal smooth muscle response to chronic obstruction: possible applications in jejuno-ileal atresia.Accepté pour publication, J.of Pediat.Surg.L'UNION MEDICALE DU CANADA Là fll is me qu teur appr ad ne par ohn rl (em pos bile gp lie Le pl ig, I al JU ng Luly Slag, in e 7%, ® type 55 done a wi OÙ nine ET ihren.itd see laide ine r, 1h wil TLL, mplex other 5b lis of don lic gfe] (cent M h DETERMINATION DU DÉBIT CARDIAQUE À L'AIDE D'UN SYSTÈME DE CINÉSCINTIGRAPHIE Jean-Pierre BERNIER ', Maurice PAGE 2, Yves LACOURCIÈRE 3 et Robert GAGNON # INTRODUCTION La détermination du débit cardiaque par la détection externe du passage dans le cœur d\u2019un bolus de substance radioactive est utilisée depuis plusieurs années.Il s\u2019agit d\u2019une méthode de dilution analogue à celle de Stewart et Hamilton !.Plusieurs auteurs ont utilisé un seul détecteur avec collimateur approprié placé vis-à-vis la crosse de l'aorte #* ou au-dessus du cœur.Dans ce dernier cas, on obtient une courbe à 2 maxima appelée radiocardiogramme par Prinzmetal et coll.*.Donato % % T8 et Kellers- hohn °- 1° ont présenté des considérations théoriques sur la radiocardiographie et ont fait plusieurs déterminations du débit cardiaque en utilisant la composante basse fréquence du radiocardiogramme.Aujourd\u2019hui avec une caméra à scintillations et un système digital d\u2019acquisition avec enregistrement sur ruban magnétique il est possible d\u2019obtenir des courbes de passage en différentes régions cardiaques !!.1, Le présent travail est un rapport préliminaire sur l\u2019aspect technique de l\u2019évaluation du débit cardiaque, la détermination de critères d\u2019utilisation des courbes de passage et la comparaison des valeurs obtenues en choisissant comme régions d\u2019intérêt les deux ventricules, le ventricule gauche ou la crosse aortique.MÉTHODE = Le débit cardiaque (moyen) est calculé à partir de la relation suivante: Concentration finale X volume sanguin D.C.= Surface sous la courbe (sans recirculation) 1 Chef du Service de physique biomédicale, CHUL, Ste- Foy.2 Physicien, Service de biophysique, Hopital Maisonneu- ve-Rosemont, Montréal.F 3 Chef du Service de médecine nucléaire, CHUL, Ste- oy.4 Stagiaire d\u2019été en recherche, CHUL, Ste-Foy.Clé des abréviations : A: crosse de l'aorte TCA : acide trichloroacétique VC: veine cave VD : ventricule droit VG : ventricule gauche.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Le volume sanguin est d\u2019abord déterminé en injectant environ 10 microcuries d\u2019albumine sérique humaine marquée à l\u2019Iode-131.Pour le débit cardiaque la substance utilisée est l\u2019albumine sérique humaine marquée au Tc-99 m.Elle est obtenue soit de la Compagnie C.E.Frosst (Montréal) ou préparée en laboratoire avec une trousse de marquage, par électrolyse, (NEN no.NRP-175) en utilisant de l\u2019albumine sérique humaine provenant des Laboratoires Connaught.La deuxième préparation, dont l\u2019efficacité de marquage est évaluée à environ 94% par dialyse ou par précipitation avec TCA, est moins stable que la première après injection dans la circulation.Cette différence est soulignée dans la discussion.L\u2019injection de 8 à 12 mCi, dans un volume de 1 cc ou moins, est faite dans une veine du bras droit à travers un cathéter.La substance est d\u2019abord introduite dans le cathéter puis chassée avec du sérum physiologique pour avoir un bolus rapide '3.On utilise une incidence antérieure oblique gauche d\u2019environ 20°, la moins sujette à des interférences ou à des superpositions.L\u2019acquisition des données est faite à l\u2019aide du système de cinéscintigraphie modèle 33 d\u2019Intertechnique relié à une caméra à scintillations Pho/Gamma III de Searle.On enregistre sur ruban magnétique dans le format 64 X 64 pendant 60 secondes à raison de deux images par seconde lors du premier passage.On continue pendant au moins 6 minutes à raison de 10 secondes par image afin d\u2019obtenir la concentration finale.Les données enregistrées sont rejouées: 1) D\u2019abord dans le mode ciné et cumulatif partiel pour le choix de régions d\u2019intérêt à l\u2019aide d\u2019un crayon photosensible.Ces régions sont la veine cave, les deux ventricules, le ventricule gauche seul et la crosse de l\u2019aorte.2) Puis dans le mode « courbe » pour obtenir les courbes de passage du bolus dans ces régions à raison de 1 point par seconde pour le premier passage, et de 1 point par 10 secondes pour la concentration finale.Un oscilloscope permet de visualiser immédiatement les images ou les courbes (Fig.1).Une sortie digitale donne les valeurs numériques pour chaque point.379 Fig.1 \u2014 Les zones intensifiées représentent les régions d\u2019intérêt choisies pour la veine cave (VC), les deux ventricules (VD + VG), le ventricule gauche seul (VG) et la crosse de l'aorte (A).La partie inférieure gauche montre les courbes de passages pendant 60 secondes à raison de 1 point par seconde.La partie inférieure droite montre, entre la première et la septième minute, la concentration finale après dilution à raison de 1 point par 10 secondes.L\u2019échelle des ordonnées n\u2019est pas la même pour les quatre courbes visualisées sur l'écran de l\u2019oscilloscope du système d\u2019acquisition.Pour calculer le débit cardiaque il faut utiliser une courbe de passage sans recirculation.Par la méthode des moindres carrés, on fait un ajustement à une exponentielle de la partie descendante de la courbe pour laquelle le logarithme des valeurs numériques présente une relation linéaire.Tous les calculs, l\u2019extrapolation exponentielle, la soustraction de courbes, la détermination de la surface en dessous de la courbe sont faits en utilisant, soit une console APL, soit un mini-ordinateur PDP-8I avec oscilloscope mémorisant et traceur Calcomp (Fig.2).Ce dernier système *, en utilisant une programmation appropriée, permet une évaluation plus versatile et plus rapide.Cet examen a été fait chez deux sujets normaux et 9 patients traités pour un infarctus.RÉSULTATS ET DISCUSSION Des 11 examens faits, 3 n\u2019ont pas été analysés d\u2019une façon complète à cause d\u2019une injection beaucoup trop lente.Le Tableau I donne les valeurs du débit cardiaque calculé à partir des courbes de pas- * Hôpital Maisonneuve-Rosemont.380 sage.Pour vérifier que le choix des régions d\u2019intérêt n\u2019est pas un facteur trop subjectif, un deuxième opérateur a refait l\u2019analyse, à partir des mêmes enregistrements, mais en faisant un autre choix des régions d\u2019intérét.Le Tableau IT donne le pourcentage moyen d\u2019écart entre les valeurs non corrigées.La concentration finale est obtenue à partir de la portion de courbe au-delà de la quatrième minute, en faisant une extrapolation au temps d'injection.Nous supposons que la pente de cette droite est proportionnelle au taux de décomposition de la molécule marquée.Avec la préparation de Frosst, cette décomposition est inférieure à 1% après 5 minutes, alors qu\u2019elle est d\u2019environ 6% pour celle faite en laboratoire.Cette valeur est plus faible que celle obtenue par Burke !! par radiochromatographie sur des échantillons de plasma (10% après 5 minutes).Toutefois, pour un même patient, un facteur de correction identique s\u2019applique à la concentration finale dans les différentes régions d\u2019intérét.L'analyse des résultats montre que pour les sujets H.F., J.G., et M.Rt.les valeurs du débit cardiaque L'UNION MÉDICALE DU CANADA Cones = Fi; ile § ry di Ur Tes des cé es, TABLEAU 1 DEBIT CARDIAQUE (LITRES/MINUTE) Patient VD+VG VG Aorte Etat clinique ASH-Tc99m Préparation Remarques 4.9 infarctus H.F.4.7 4.8 + récupéré B Bon bolus LG.43 44 44 ial B Bon bolus Bon bolus pour VD + VG JF.4.6 4.4 5.8 normal A descente rapide, aorte correction a 4.7 MRt.53 55 so mars B Bon bolus S.S.5.2 5.7 5.8 normal A F aible traînée dans VG, M.Rb.35 43 46 DRI A ection à 43 VL 24 28 27 on récupéré Bo rection à 27 AN 30 se 35 genie on Tri dv Préparation A: C.E.Frosst.Préparation B: trousse NEN, albumine sérique humaine, Laboratoires Connaught.7501 1500- 500- 1000- 2 250 500 20 40 SECONDES 750 10004 | HF.500 g g 500- $ So Oo Oo 2504 40 40 20 SECONDES 20 SECONDES Fig.2 \u2014 La figure montre la représentation continue obtenue sur traceur Calcomp des courbes de passage et de leur extrapolation exponentielle, à partir des données illustrées à la Fig.1.TABLEAU II ÉCART MOYEN POUR 2 OPÉRATIONS FD + VG VG Aorte 6% 9% 7% TOME 104 \u2014 MARS 1975 sont à peu près les mêmes pour les différentes régions choisies.Pour le sujet J.F.la valeur obtenue à partir de la crosse de l\u2019aorte est bien supérieure à celles des deux autres régions.Pour les autres sujets, la valeur calculée avec la courbe VD + VG est plus faible que celle obtenue avec le ventricule gauche seul.En effet, le débit cardiaque calculé a l\u2019aide d\u2019une courbe de passage dans les deux ventricules peut être erroné si une «traînée » (partie du bolus non ajustée à l\u2019exponentielle et qui n\u2019est pas due à la recirculation) est présente dans le ventricule droit alors que le bolus principal est dans le ventricule gauche.Cette traînée a pour effet de diminuer la pente de l\u2019exponentielle ajustée à la courbe VD + VG, donc d\u2019augmenter la surface sous la courbe extrapolée et de diminuer la valeur du débit cardiaque.La Fig.3, illustre le problème: Courbes de Type A\u2019 ou A Passage d\u2019un bolus dans le ventricule avec ou sans traînée, jusqu\u2019à la recirculation.Courbes de Type B Passage d\u2019un bolus dans le ventricule gauche.Une traînée arrive trop tard dans le ventricule gauche pour influencer l\u2019ajustement exponentiel.Courbes de Type C\u2019 ou C Passage d\u2019un bolus dans les deux ventricules avec ou sans traînée dans le ventricule droit.Un ajustement exponentiel avec C, est très près de celui de la disparition du bolus dans le ventricule 381 Ze Cc x / \u201c| À / | No J NY a\\ \\E/ RECIRCULATION DANS VD x | TEMPS Fig.3 \u2014 La figure montre les courbes théoriques illustrant qu\u2019une traînée dans le ventricule droit affecte la courbe de passage dans les deux ventricules.gauche.Avec la partie descendante de C\u2019 la décroissance exponentielle est trop lente et la surface sous la courbe trop grande.Comme il est difficile d\u2019avoir le passage du bolus dans le ventricule droit seul, on étudie la forme du bolus d\u2019entrée dans la veine cave, qui est bien visualisée, et on vérifie s\u2019il s\u2019écarte d\u2019une exponentielle décroissante avant la recirculation.Il faut éviter une superposition avec l\u2019artère pulmonaire droite.On suppose que la traînée dans le ventricule droit résulte seulement de celle du bolus d\u2019entrée.Nous estimons qu\u2019une bonne manière de vérifier la validité de la courbe résultant de l\u2019utilisation des deux ventricules est de calculer les résidus des ajustements à une décroissance exponentielle.La Fig.4 750- H.F.RESIDUS 5004 VD+VE Sv (ep) / Ë - o ~ = i o 2507 ! ! VC 40 SECONDES Fig.4 \u2014 La figure montre les résidus des ajustements à une décroissance exponentielle dans le cas où la courbe des deux ventricules est utilisable.(pour le patient H.F.) montre que les temps d\u2019apparition des résidus de VD + VG et de VC coïn- 382 cident au temps de transit près entre la veine cave et le ventricule droit.La courbe ajustée de VD + VG n\u2019inclut donc pas de traînée dans la veine cave.S\u2019il existe une traînée le résidu de la veine cave débute bien avant celui des deux ventricules.Dans le cas où il y a une traînée importante du bolus d\u2019entrée au niveau de l\u2019ajustement à une exponentielle de la courbe des deux ventricules, nous avons tenté la correction suivante au calcul du débit.* On décale d\u2019abord la courbe VD + VG de façon à ce que son temps d\u2019apparition coïncide avec celui de la courbe VC.On calcule le rapport des surfaces sous les courbes VC et VD + VG jusqu\u2019au premier sommet de VD + VG alors que la contribution du ventricule gauche est négligeable.Ce rapport donne approximativement la fraction de la traînée du bolus du cœur droit qu\u2019il faut soustraire à la courbe VD + VG totale.On procède à un ajustement exponentiel de la nouvelle courbe.Les corrections apparaissent en remarques au Tableau I.Pour le sujet J.F.la décroissance exponentielle de la courbe de l\u2019aorte est beaucoup trop rapide par comparaison avec celles des autres régions.Elle a été ajustée à une valeur compatible avec celle de la veine cave pour faire une correction au calcul du débit.Dans la plupart des cas, nous remarquons que le débit cardiaque calculé avec la courbe de passage dans la crosse de l\u2019aorte est supérieur à celui obtenu à l\u2019aide des deux autres régions incluant le ventricule gauche.Comme nous observons une décroissance exponentielle plus rapide dans le cas de la crosse de l\u2019aorte on peut supposer qu\u2019il y a un retour dans la zone d\u2019intérét du ventricule gauche, dû à une superposition avec l\u2019aorte descendante ou (et) à la circulation coronarienne 8.Ce problème reste à étudier, de même que celui de la contribution des tissus péricardiaques à la concentration après dilution 7 8.Nous n\u2019avons pas fait de correction pour le temps mort du système d\u2019acquisition de données.Elle affecterait de la même façon les courbes de premier passage dans les différentes régions d'intérêt.Nous avons fait plusieurs essais d\u2019extrapolation des courbes de passage avec la méthode d\u2019une fonction gamma modifiée !* 5, La décroissance est toujours plus rapide qu\u2019avec la méthode de l\u2019exponentielle pure !®.Elle dépend beaucoup des pourcentages choisies (par rapport au maximum) pour l\u2019intervalle d'ajustement, d\u2019une montée avec « hernie » et du temps d'apparition.Nous considérons que cette méthode n\u2019est convenable que pour des courbes très *'Toutefois on exclut une fraction faible, mais non évaluée à ce jour, de la radioactivité injectée.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ea gu di choisi pos cord pus il aa pus] em cells [art pul D des: phie dima gite peu pari ons au el {ing lme a ik de men L ln a Ie (a gion oy prés deu él ar \u201can cou 5 1 au che, 2 0 êmé Du fon 5 de Ni as régulières à la montée et dans le cas de bolus lent, si on veut l\u2019appliquer à la détermination du débit cardiaque.Pour plusieurs sujets, nous avons aussi choisi une région d\u2019intérêt au-dessus du poumon (la possibilité de superposition avec les autres cavités cardiaques étant faible) et obtenu des courbes de passage dont la forme semble convenir à un ajustement par cette méthode pour l\u2019évaluation de shunt gauche droit 17.Il est difficile d\u2019évaluer la précision des mesures, puisque nous n\u2019avons pas répété l\u2019examen chez le même patient, ni comparé les valeurs du débit avec celles d\u2019une autre méthode.Toutefois, à partir de l\u2019erreur relative de chacun des facteurs mesurés, on peut estimer qu\u2019elle est au total d\u2019environ 15 à 20%.CONCLUSION Depuis l\u2019avènement des caméras à scintillations et des systèmes digitaux d\u2019acquisition, la cinéscintigra- phie est de plus en plus utilisée pour les études dynamiques, telle la radiocardiographie.Un enregistrement fait à raison d\u2019une image par seconde peut servir à la détermination du débit cardiaque à partir des courbes de passage dans différentes régions d\u2019intérêt.Les valeurs obtenues à l\u2019aide des courbes prises sur le ventricule gauche ou la crosse de l\u2019aorte sont comparables.Toutefois le débit cardiaque calculé avec la région aortique est généralement plus élevé.Si on inclut le ventricule droit avec le ventricule gauche, il est nécessaire de vérifier si le bolus d\u2019entrée dans la veine cave ne présente pas de traînée lors de l\u2019ajustement de la courbe expérimentale à une exponentielle.Résumé Le présent travail est un rapport préliminaire sur la mesure du débit cardiaque à l\u2019aide d\u2019une caméra à scintillations et d\u2019un système de cinéscintigraphie.Il est possible de choisir des régions d\u2019intérêt et d\u2019obtenir les courbes de passage dans différentes régions cardiaques.Il est très important d\u2019analyser la courbe du bolus d\u2019entrée dans la veine cave.Si elle présente une traînée, le débit calculé à partir des deux ventricules peut être erroné.On suggère une méthode de correction.On trouve des valeurs comparables avec le ventricule gauche et la crosse de l\u2019aorte.Toutefois, le débit calculé à l\u2019aide de la courbe de passage dans l\u2019aorte est généralement supérieur à celui obtenu avec les ventricules.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Summary This work is a preliminary report on the evaluation of cardiac output using a digital acquisition system and a scintillation camera.Dilution curves are generated for the following areas of interest, the superior vena cava, both ventricules, the left ventricle alone and the aorta.The shape of the curve for the superior vena cava is analyzed for the presence of a bolus with a tail different from the recircula- tion.If this happens the calculation using the dilution curve in both ventricles may be in error.A correction method is described.Values obtained with the two other regions of interest are alike, although the result obtained with the aorta is generaly superior.REMERCIEMENTS Nous remercions Madame Louise Paquet, Mademoiselle Lise Carlos et Madame Nicole Doiron, techniciennes en médecine nucléaire, pour leur collaboration lors de ces étules.BIBLIOGRAPHIE 1.Hamilton, W.F., Moore, J W., Kinsman, JM.et Spurling, R.G.: Studies on the circulation.IV.Further analysis of the injection method and of changes in hemodynamics under physiological and pathological conditions.Amer.Journal Phy- siol., 99: 534, 1931.2.Huff, R.L., Filler, D.D., Judd, O.J.et Bogardus, G.M.: Cardiac output of men and dogs measured by in vivo analysis of iodinated (1311) Human Serum Albumin.Circulation Res., 3: 564, 1955.3.Marquis, 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de ces organismes est en relation directe avec la variété d\u2019antibiotique employée à l\u2019unité 4.Dans le cadre d\u2019une étude en cours d\u2019hospitalisation sur l\u2019implantation des bactéries chez les nouveau-nés admis à l\u2019unité néo-natale du C.H.U.L,, nous avons fait un relevé des bactéries qui apparaissent dans leur tube digestif et dans leurs voies respiratoires.Nous avons pu ainsi vérifier l\u2019effet de l\u2019antibiothérapie sur la flore bactérienne du nouveau-né.L\u2019étude a porté sur le genre de bactéries qui apparaissent chez ces nouveau-nés, plutôt que sur leur résistance aux antibiotiques.MÉTHODES L\u2019unité néo-natale du C.H.U.L.est un centre de consultation desservant l\u2019est du Québec, qui reçoit les nouveau-nés de grossesses à risques élevés ou non, souffrant d\u2019affections diverses et le plus souvent non infectieuses.Nous avons fait des prélèvements pour culture au niveau du nez, du rectum et de l\u2019ombilic chez tous les nouveau-nés au moment de l\u2019admission; les prélèvements du rectum et du nez étaient répétés toutes les semaines; à ces prélèvements routiniers s\u2019ajoutaient ceux faits spécifiquement en raison de l\u2019état clinique du malade.1 Pédiatre-infectiologue, Département de pédiatrie, Centre hospitalier de l\u2019Université Laval._ 2 Néonatologiste, Département de pédiatrie, Centre hospitalier de I'Université Laval.3 Chef du Département de microbiologie, Centre hospitalier de l\u2019Université de Laval.Les demandes de tirés à part doivent être adressées au: Docteur P.Déry, Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, 2705, boulevard Laurier, Québec G1V 4G2.384 Les prélèvements étaient faits à l\u2019aide d\u2019un écouvillon qui était ensuite immergé dans un milieu de transport (Stewart modifié *) jusqu\u2019à l\u2019ensemencement.L\u2019ensemencement et l\u2019identification des bactéries ont été faits selon les méthodes adoptées par la majorité des laboratoires de microbiologie clinique.Chaque nouveau-né avait un fichier individuel sur lequel étaient inscrits les résultats des prélèvements.Toutes les souches prédominantes (> 25% des colonies) ont été identifiées.Si une de ces souches prédominantes était celle d\u2019un staphylocoque aureus, d\u2019un klebsiella, d\u2019un pseudomonas ou d\u2019un candida, le nouveau-né était considéré comme porteur de microbe pathogène; nous avons ainsi étudié prospec- tivement les nouveau-nés admis au cours de la période du 3 janvier 1974 au 31 mai 1974; des 46 nouveau-nés gardés en observation, 32 sont demeurés à l\u2019hôpital plus de 10 jours, c\u2019est-à-dire suffisamment longtemps pour nous permettre d\u2019évaluer leur flore bactérienne.La combinaison pénicilline-kanamycine est le traitement le plus fréquemment utilisé lorsqu\u2019il y a suspicion d\u2019infection bactérienne chez ces nouveau- nés.RÉSULTATS De ces 46 nouveau-nés (Tableau I), 7 hébergeaient déjà une bactérie pathogène au moment de l\u2019admission, alors que les 39 autres présentaient une flore normale ou bien étaient encore stériles selon la technique employée.Par contre au départ, 23 de ces nouveau-nés hébergeaient une bactérie pathogène.Alors que parmi les 38 nouveau-nés dont l\u2019âge ne dépassait pas 5 jours à l\u2019admission, 3 hébergeaient des microorganismes pathogènes, la moitié des 8 nouveau-nés admis à un âge plus avancé hébergeaient un staphylocoque aureus.Cet âge de 5 jours n\u2019a pas été pris au hasard mais semble être vraiment une ligne de démarcation.Trente-deux de ces nouveau-nés sont demeurés à l\u2019hôpital pendant au moins 10 jours et n\u2019héber- , * « Culturette » de Scientific Products.Division of American Hospital Supply Corporation, Evanston, Illinois.L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU I NOMBRE DE NOUVEAU-NES PORTEURS DE GERMES PATHOGENES * À L\u2019ADMISSION ET AU DÉPART DE L'HÔPITAL Microbes Microbes Nombre pathogènes pathogènes présents * absents * A l\u2019admission 46 7 (15,2%) 39 Age à l\u2019admission < 5 jours 38 3( 7.9%) 35 > 5 jours 8 4 (50%) 4 Au départ 46 23 (50%) 23 * Selon nos critères.geaient pas de microbe pathogène à l\u2019admission (Tableau II).Chez 19 d\u2019entre eux, nous avons vu apparaître des microbes pathogènes alors que chez les 13 autres, la flore est demeurée normale durant toute la durée de leur hospitalisation.La moyenne des jours d\u2019hospitalisation ne fut pas différente entre les 2 groupes (34.5 et 35.5 jours).TABLEAU II MODIFICATION DE LA FLORE BACTÉRIENNE EN FONCTION DE LA FLORE COMMENSALE ET DE L\u2019ANTIBIOTHÉRAPIE, CHEZ LES NOUVEAU-NÉS AYANT SÉJOURNÉ PLUS DE 10 JOURS À L\u2019HÔPITAL Présence d'un Présence Nombre £erme patho- d\u2019une flore d'enfants géne en cours normale d\u2019hospitali- durant l\u2019hos- sation pitalisation Aucun antibiotique reçu 9 3 (3344 %) 6 Flore commensale présente au début de de l\u2019antibiothérapie 14 7 50%) 7 Flore commensale absente au début de l\u2019antibiothérapie 9 9 (100%) 0 Jours moyens d\u2019hospitalisation 34.9 34.5 35.5 Chez neuf de ces nouveau-nés dont le séjour moyen a été de 36.8 jours et qui n\u2019ont reçu aucun antibiotique en cours d\u2019hospitalisation, 3 seulement (33 5% ) ont hébergé les microorganismes pathogènes pendant leur séjour.Par contre, 23 bébés qui ont séjourné une moyenne de 34 jours ont reçu des antibiotiques en cours d\u2019hospitalisation, et 16 d\u2019entre eux, soit 69.5% ont hébergé des microbes pathogènes.Si l\u2019on répartit ces nouveau-nés ayant reçu des antibiotiques, selon que leur rectum contenait ou non des bactéries au début de l\u2019antibiothérapie, on constate que 50% des 18 nouveau-nés possédant déjà une flore microbienne avant l\u2019antibiothérapie ont présenté des bactéries pathogènes alors que TOME 104 \u2014 MARS 1975 RARE 100% des 9 nouveau-nés dont le rectum était stérile par nos techniques au début de l\u2019antibiothérapie ont présenté des microorganismes pathogènes durant leur hospitalisation.Bébé B.peut servir d\u2019exemple type de l\u2019influence de l\u2019antibiothérapie sur l\u2019implantation de microbes pathogènes dans l\u2019organisme (Tableau III).Ce TABLEAU III MODIFICATIONS DE LA FLORE MICROBIENNE CHEZ BEBE B.SOUS L'INFLUENCE DE L\u2019ANTIBIOTHÉRAPIE Culture Date Antibiotiques du rectum 04-01-74 Ampicilline Kanamycine Stérile 08-01-74 Ampicilline Kanamycine Flore normale 14-01-74 Discontinués Pseudomonas 16-01-74 Carbénicilline Gentamicine Pseudomonas 22-01-74 Carbénicilline Gentamicine Pseudomonas 27-01-74 Discontinués 29-01-74 Nil Pseudomonas 05-02-74 Nil Pseudomonas 08-02-74 Nil Pseudomonas 12-02-74 Nil Flore normale nouveau-né, hospitalisé pour obstruction intestinale (atrésie jéjunale) reçoit en pré et postopératoire des antibiotiques alors que la flore de son tube digestif ne s\u2019était pas encore formée.Un pseudomonas s\u2019est alors installé chez ce nouveau-né où on l\u2019a retrouvé d\u2019abord dans le nez (08-01-74) et ensuite dans le rectum.Huit jours plus tard, l\u2019enfant présente un tableau septique et il est traité avec de la carbénicil- line et de la gentamicine.Malgré l\u2019emploi de ces 2 antibiotiques auxquels le pseudomonas était sensible, le nouveau-né continue d\u2019héberger l\u2019organisme dans ses selles.Ce n\u2019est que deux semaines après la cessation de l\u2019antibiothérapie que ce germe est enfin disparu pour faire place à une flore normale.DISCUSSION Il ressort des données recueillies au cours de cette enquête que l\u2019implantation de microbes pathogènes dans l\u2019organisme des nouveau-nés hospitalisés dans une unité de soins intensifs peut être importante, puisque 50% des bébés que nous avons observés ont hébergé des microbes pathogènes et que ceux-ci constituaient au moins 25% de leur flore lorsqu\u2019ils quittaient l\u2019unité de soins.On peut estimer que, dans ces conditions, un nouveau-né sur trois est susceptible de devenir porteur de germes pathogènes sans même avoir reçu d\u2019antibiotique.Par ailleurs, chez les nouveau-nés où la flore microbienne normale du tube digestif s\u2019était déjà constituée avant le début de l\u2019antibiothérapie les risques d\u2019implantation d\u2019une flore pathogène 385 x sont de 50%.Le nouveau-né le plus exposé à acquérir des microbes pathogènes est celui chez qui l\u2019antibiothérapie a précédé l\u2019établissement de la flore commensale.Si le staphylococcus aureus est le microbe pathogène qui s\u2019installe chez le nouveau-né en l\u2019absence de toute antibiothérapie, le klebsiella, le pseudomonas aeruginosa et les candida prennent surtout leur importance chez les enfants traités aux antibiotiques.La survenue des germes pathogènes est facilitée par l\u2019administration d\u2019antibiotique, mais ne semble nullement affectée par la durée du séjour de l\u2019enfant dans l\u2019unité de soins.L\u2019augmentation de la résistance d\u2019escherichia coli à l\u2019égard des antibiotiques habituellement employés dans une unité néo-natale est un fait déjà connu * 5 6 7, mais nos résultats démontrent que ce phénomène s\u2019accompagne également de l\u2019introduction dans l\u2019organisme de germes jugés pathogènes, surtout chez les nouveau-nés dont la flore microbienne normale n\u2019est pas encore établie.Or, comme cela semble avoir été le cas chez bébé B., l\u2019apparition de ces germes au sein de la flore normale est souvent suivie d\u2019une infection 8.L\u2019emploi des antibiotiques à large spectre n\u2019est donc pas sans conséquence sur la flore intestinale du nouveau-né.Leur emploi doit être judicieux, c\u2019est-à-dire qu\u2019il doit être thérapeutique et non pas prophylactique.Malheureusement, les médecins appliquent souvent ce genre de prophylaxie à l\u2019occasion de l\u2019insertion de cathéters ombilicaux qui sont le plus souvent mis en place dans les premières heures de la vie, au moment où justement la flore intestinale n\u2019est pas bien établie.Quand on considère le peu de bénéfices que l\u2019on peut retirer de l\u2019antibiothérapie prophylactique lors de la cathétéri- sation de l\u2019artère ombilical, il semble logique de la déconseiller°.Le même raisonnement s\u2019applique à l\u2019emploi prophylactique des antibiotiques dans les cas de rupture prématurée des membranes !°, L'influence de l\u2019antibiothérapie sur la qualité de la flore microbienne du nouveau-né a des implications particulièrement évidentes en période épidémique.En effet, non seulement l\u2019emploi d\u2019un antibiotique en prophylaxie augmente les risques d\u2019introduire chez le nouveau-né toute souche épidémique qui pourrait survenir dans l\u2019unité néo-natale !!, mais dans certains cas, l\u2019arrêt de toute antibiothé- rapie a été le seul moyen de faire disparaître d\u2019une unité une souche épidémique 12.Résumé Nous avons étudié l\u2019influence de l\u2019antibiothérapie sur les modifications de la flore microbienne commensale du nouveau-né.Cette étude a permis de constater que l\u2019institution d\u2019un traitement aux antibiotiques chez les nouveau-nés avant que la flore intestinale normale ne s\u2019établisse, favorise grandement l\u2019implantation dans l\u2019organisme de germes pathogènes; ce qui fut le cas chez 100% des nouveau- nés observés.D\u2019autre part, cette incidence s\u2019abaisse à 50% chez les nouveau-nés déjà munis de leur flore commensale.En raison de ces données nous croyons que l\u2019antibiothérapie prophylactique chez le nouveau-né demeure une pratique hasardeuse qui ne devrait être appliquée qu\u2019avec beaucoup de circonspection, puisqu\u2019elle risque d\u2019être plus nocive que spécifique.Summary We have studied the effect of antibiotics on the microbial flora of the neonate.Fifty per cent of newborns with a gut flora present at the time antibiotics were started, acquired a pathogen during their hospitalisation.All infants with a sterile gut were colonized with a pathogen.Since such overgrowth by potential pathogens is frequently followed by significant infection, prophylactic antibiotics may be hazardous in the general management of the newborn.BIBLIOGRAPHIE Dailey, K.M., Sturtevant, A.B., Feary, T.W.: Incidence of antibiotic resistance and R-factors among gram-negative bacteria isolated from the neonatal intestine.J.of Ped., 80: 198, 1972.Shallard, M.et Williams, A.: Studies on gram-negative bacilli in a ward for newborn babies.Med.J.Aust, 2: 455, 1966.Koonkhamlert, C.et Sawyer, W.D.: Drug-resistant escherichia coli and klebsiella-enterobacter in healthy adults in Thailand and the effect of antibiotic administration.Antimicrobial Agents Chemo., 4: 198, 1973.Déry, P., Mackay, E.et Marks, M1: The effects of different antibiotic regimes on the antibiotic susceptibilitees of bacteria in two nursery populations.A.J.D.C.(sous presse).McCracken, G.H.Jr: Changing pattern of the antimicrobial susceptibilities of Escherichia coli in neonatal infections.J.of Ped., 78: 942, 1971.Balassanian, N.et Wolinsky, E.: Epidemiologic and serologic studies of E.coli 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thérapeutique nouveau.En effet, bien que des progrès récents dans la conduite des soins intensifs et l\u2019assistance ventilatoire aient augmenté les chances de survie, il y a encore beaucoup de malades et en particulier ceux présentant un syndrome de détresse respiratoire de l\u2019adulte qui ne sont pas améliorés par les méthodes actuelles.De plus, celles-ci ne sont pas sans complications sérieuses surtout quand la ventilation mécanique est associée à des pressions positives élevées (pression positive continue ou pression positive de fin d\u2019expiration).Ainsi il n\u2019est pas étonnant que fréquemment l\u2019association de l\u2019insuffisance respiratoire, du traumatisme ventilatoire (pneumothorax, hémothorax), de la toxicité de l\u2019oxygène et d\u2019une infection conduise au décès de ces malades.L\u2019emploi de l\u2019assistance respiratoire repose sur une base solide.En effet, une fois que les méthodes conventionnelles ont été essayées et se sont avérées inaptes à corriger l\u2019hématose sanguine, il ne restait plus qu\u2019à laisser le patient se détériorer et mourir, le poumon de ces malades étant atteint de façon si Travail subventionné par le Conseil de recherches médicales du Canada (octroi MA-4502) et exécuté au laboratoire de chirurgie expérimentale de l\u2019Université Laval.1 Professeur agrégé, Département de chirurgie, Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, Québec.2 Etudiant en médecine, Université Laval, Québec.3 Professeur agrégé, Département d\u2019anesthésie-réanima- tion, Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, Québec.4 Biologiste, Département d\u2019anesthésie-réanimation, Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, Québec.5 Officière, laboratoire de chirurgie expérimentale, Département de chirurgie, Université Laval, Québec.Tirés a part: John A.Awad, m.d., D.Sc., Département de chirurgie, Centre hospitalier de l'Université Laval, 2705, boul.Laurier, Sainte-Foy G1V 4G2, Québec.TOME 104 \u2014 MARS 1975 grave et étendue qu\u2019il devenait impossible de faire diffuser les gaz respiratoires à travers les parois alvéolaires pour assurer la survie du malade.Il est donc évident que le seul moyen d\u2019assurer une hématose adéquate est par voie extrapulmonaire ®.De nombreuses méthodes d\u2019oxygénation extrapulmonai- re ont été proposées, ou même essayées cliniquement, toutefois la seule qui présentement se soit avérée efficace a été l\u2019emploi du poumon artificiel à membrane pour oxygéner le sang dérivé partiellement en un circuit extracorporel * 4 3, Certes les succès enregistrés à date avec cette technique n\u2019ont pas été spectaculaires (ainsi sur 167 essais Gille ne dénombre que 19 succès).La raison principale de ces échecs est due au fait que dans la majorité des cas elle a été employée chez les malades largement dépassés, c\u2019est-à-dire chez lesquels une détérioration cellulaire avancée a rendu toute chance de survie impossible.Ceci nous a été démontré de façon frappante lors de nos deux derniers essais (cas n° 6 et n° 7).Ces deux malades, de sexe féminin et âgées de 28 ans, souffraient d\u2019insuffisance respiratoire aiguë grave.Dans le premier cas, la détresse respiratoire pulmonaire était due à un poumon de choc; dans le second à l\u2019aspiration d\u2019eau, de boue et de suc gastrique à la suite d\u2019un accident de voiture.Chez chacune, un arrêt cardiaque est survenu avant que l\u2019on puisse installer la circulation extracorporelle (CEC) avec le poumon à membrane (PAM) et ceci malgré une assistance ven- tilatoire et des soins pulmonaires adéquats.La réanimation et le massage cardiaque furent commencés immédiatement au moment de l\u2019arrêt cardiaque et ont duré une heure 15 minutes et environ 30 minutes respectivement avant l\u2019installation de l\u2019assistance respiratoire extracorporelle.Durant les massages cardiaques, le cœur demeura réfractaire et ce n\u2019est que dix et douze minutes après le démarrage de la CEC, par dérivation veino-artérielle à des débits de 2 litres/min.que le cœur reprend spontanément son rythme sinusal.L\u2019état de chaque malade s\u2019améliora, on obtint une bonne coloration de la face et des extrémités et des gaz sanguins aux 387 environs de la normale.Toutefois après 18 heures et 9 heures de perfusion, des EEG ayant démontré l\u2019absence de toute activité cérébrale, assistance respiratoire par poumon artificiel à membrane est arrêtée.Un arrêt cardiaque survenant chez les patients en insuffisance respiratoire aiguë a une signification et des implications encore plus graves que chez les autres malades.En effet, chez ces patients il est impossible à cause de l\u2019état pulmonaire de faire diffuser assez d\u2019oxygène dans le sang pour éviter de compromettre l\u2019état des cellules vitales, surtout celles du cerveau.Ainsi chez ces deux malades, malgré un massage cardiaque immédiat et efficace (pression périphérique = 80 mm Hg) le sang circulant demeure désaturé et ceci malgré une ventilation énergique avec de l\u2019oxygène à 100%.Ce n\u2019est qu\u2019après l\u2019amélioration de la saturation sanguine avec le poumon artificiel que le cœur (qui en général est relativement résistant à l\u2019anoxie) peut reprendre son rythme.Durant le massage cardiaque, le cerveau toutefois continue à être perfusé par du sang insuffisamment oxygéné et l\u2019amélioration de l\u2019oxygénation par le poumon artificiel arrive trop tard pour sauver les cellules cérébrales, trop sensibles à l\u2019anoxie.Certes l\u2019ACRP n\u2019est pas sans complications; les principales étant l\u2019hémorragie et les infections.De plus, elle exige la présence continuelle d\u2019un personnel technique hautement spécialisé pendant plusieurs jours et même plusieurs semaines.Grâce aux améliorations récentes apportées à la technique d\u2019anti- coagulation des malades (dosage d\u2019héparine moins élevé et emploi de l\u2019appareil Hemochron* pour la mesure rapide du temps de coagulation accéléré), les dangers d\u2019hémorragie ont beaucoup diminué.Quant aux infections, les précautions d\u2019asepsie très strictes et l\u2019utilisation d\u2019antibiotiques prophylactiques devraient diminuer leur incidence.De plus, des améliorations nombreuses sont en voie d\u2019être introduites dans les appareils du circuit extracorporel tant par notre équipe ** que par d\u2019autres 8, afin de l\u2019automatiser, le rendre plus sécuritaire et d\u2019incorporer des systèmes de surveillance (monitoring) en continuité.Si ce moyen thérapeutique nouveau a fait ses preuves quant à l\u2019amélioration de l\u2019hématose, il n\u2019en demeure pas moins que de nombreux facteurs tels les indications exactes et claires pour employer lPACRP, la détermination du débit extracorporel idéal, le type de dérivation, etc, ont besoin d\u2019être précisés.Ainsi, quoique de nombreux types de dé- * International Technidyne Corporation, Menlo Park, New Jersey.** Groupe de recherche sur les organes artificiels de l'Université Laval.388 rivation partielle soient théoriquement possibles 3, quatre ont été utilisés en clinique *: artério-veineuse (sans pompe et avec pompe)\u201d, veino-veineuse, vei- no-artérielle et mixte (veino-artérielle et veino-vei- neuse).Chacune selon ses auteurs comporte des avantages tant du point de vue échange gazeux que de celui des effets hémodynamiques et cardiaques.Dans le présent article, nous nous proposons d\u2019étudier les effets de trois types de dérivation sur le débit cardiaque (et par conséquent sur le travail cardiaque).MATÉRIEL ET MÉTHODES Les animaux utilisés pour ces expériences sont des chiens bâtards de sexe féminin pesant environ 25 k avec une hémoglobine d\u2019environ 14 g pour cent.L\u2019anesthésie est faite au pentobarbutal sodique LV.a une dose initiale de 30 mg/K.Des doses subséquentes de 6 mg/K sont administrées au besoin.Un curarisant, le triiodoéthylate de gallamine, est injecté de temps en temps pour inhiber les mouvements thoraciques.Le contrôle de la respiration et des gaz sanguins se fait au moyen d\u2019un respirateur Bird MKIV et VIIT branché sur un appareil d\u2019anesthésie après introduction d\u2019une canule endo- trachéale appropriée.L\u2019artère et la veine de la patte supérieure droite sont canulées pour la mesure des pressions artérielles et vcineuses.Le chien est placé sur un matelas thermique et un thermomètre rectal est placé afin de maintenir la température de l\u2019animal à 37°C.Une sonde vésicale est introduite pour la mesure du débit urinaire.La pression dans le respirateur est toujours fixée à 25 mm Hg et le rythme, la concentration d\u2019O, et de N,O sont ajustés selon le type de perfusion afin de maintenir une PO.et une PCO, artériclles semblables ct constantes chez tous les animaux.Le poumon artificiel employé est le poumon à membrane tubulaire (PAMT Awad)® développé au laboratoire de chirurgie expérimentale et une pompe à rouleaux.Avant de canuler les vaisseaux une dose d\u2019héparine de 2 mg/K est injectée par voie intraveineuse.Le circuit est amorcé avec du lactate ringer hépariné à 1%.Le temps de coagulation est ensuite maintenu à 2-22 fois le témoin par des doses appropriées d\u2019héparine.Dans la dérivation artérioveineuse sans pompe, le sang est prélevé dans l\u2019artère fémorale et renvoyé après passage dans le PAMPT vers la veine fémorale.Un filtre capteur de bulle *** est placé à la sortie du poumon artificiel.Tous les tubes utilisés sont faits de silicone, les joints de polypropylène et *** Barrier, Extracorporeal blood filter, Johnson & Johnson, Montréal, Qué.L'UNION MEDICALE DU CANADA hiss Vile | Use, Yi.| gg, | rt dy | il) Que gue § dt.ir {naval | 5 sont vo À 2 Dour ule § doses | I \u2014 DESCRIPTION DES CIRCUITS DE DERIVATION PARTIELLE (Fig.1) SCHEMAS DES DIVERS TYPES DE DERIVATIONS J AV V-V 4 Filtre V Débitmètre & Pompe Rey Poumon Catheter Fig.1 \u2014 Diagramme des différentes méthodes de dérivation employées pour l\u2019étude du débit cardiaque.les canules de polyvinyl.Un débitmètre électromagnétique placé à l\u2019entrée du PAMPT complète le circuit.Pour une perfusion veino-artérielle, les deux veines fémorales sont canulées, de là le sang est pompé vers une des artères carotides.La pompe et le débitmètre sont placés avant le PAMT, tandis que le filtre est inséré après celui-ci.Enfin dans une dérivation veino-veineuse, le sang est pris des deux veines fémorales et réinjecté dans la veine jugulaire.Pour le reste, le circuit est identique à la dérivation précédente.II \u2014 PARAMETRES MESURES Une foule de facteurs peuvent influencer de fagon plus ou moins marquée le débit cardiaque, c\u2019est pourquoi ils doivent être enregistrés et gardés constants dans la mesure du possible.TOME 104 \u2014 MARS 1975 RR RRR Les mesures de l\u2019hématocrite (affectant la viscosité sanguine), l\u2019hémoglobine plasmatique, la pO, la pCO; et le pH sont pris toutes les deux heures et sont maintenus dans des limites variant au minimum.Une baisse trop importante de l\u2019hémato- crite est corrigée par une transfusion sanguine alors que du bicarbonate est administré si le pH devient trop acide.Des électrodes sous-cutanées sont utilisées pour l\u2019ECG et l\u2019EEG, des senseurs de pression enregistrent les pressions artérielles et veineuses; le tout est reproduit sur écran cathodique.La pression est maintenue constante par l\u2019infusion de lactate ringer ou de sang pour compenser les pertes liquidiennes par évaporation ou dans les urines.La température du sang est mesurée au centième de degré près, lors de la mesure du débit cardiaque.Les trop grandes variations, dues en particulier au passage du sang dans le circuit, sont contrôlées par un matelas chauffant ou des lampes dirigées sur le poumon et le filtre.II \u2014 DESCRIPTION DE LA MÉTHODE DE MESURE DU DÉBIT CARDIAQUE Plusieurs méthodes de mesure du débit cardiaque ont déjà été mises au point °.La méthode de Fick (basée sur la consommation d\u2019oxygène sanguin par les tissus); la méthode de dilution d\u2019un colorant (vert d\u2019indocyanine, cardiogreen), la méthode de thermodilution, etc.La méthode par dilution de radioisotopes, méthode non sanglante, élimine l\u2019usage d\u2019un cathéter intravasculaire, ce dernier étant remplacé par un compteur précordial.On peut enfin déterminer les variations du volume ventriculaire par échocardiogramme obtenu par la réflexion d\u2019ultrasons sur les parois en mouvement du cœur.La technique que nous avons retenue !° est celle de la thermodilution qui ressemble à la méthode de dilution par un colorant (cardiogreen) avec cette différence qu\u2019on y mesure les variations de température.Cette technique a l\u2019avantage d\u2019être simple (elle ne demande que l\u2019insertion d\u2019un cathéter), facile à calibrer, et peut être souvent répétée sans que les valeurs soient faussées par l\u2019accumulation de colorant.L\u2019appareil utilisé est un \u201ccardiac output computer\u201d**** auquel a été adapté un cathéter pédia- trique Edslab*****, Le cathéter possède deux orifices: un à son extrémité et l\u2019autre 10 cm plus haut.L\u2019unique thermistor est situé tout près du premier orifice.L\u2019extrémité du cathéter est placée dans la veine jugulaire et dirigée jusqu\u2019au ventricule **** Columbus Instruments, Ohio.***** Edwards Laboratories, Santa Ana, Cal.389 droit.La position du cathéter est suivie au moyen de la courbe de pression captée par l\u2019orifice distal et enregistrée sur l\u2019écran cathodique.L\u2019orifice proximal est situé alors dans l\u2019oreillette droite (Fig.2).INSERTION DU CATHETER ETER Orifice Proximal Prise du Thermistor Pression Veineuse Point d'injection Thermistor = + Orifice Distal TT Va Fig.2 \u2014 Diagramme montrant la méthode de détermination du débit cardiaque par la méthode de thermodilution avec un cathéter Edslab.Le thermistor enregistre la température du sang, puis de 5 ml de soluté à température de la pièce (22°C) sont injectés dans Poreillette droite.La baisse de température lors du passage du sang refroidi de l\u2019oreillette au ventricule est captée par le thermistor et enregistrée par l\u2019appareil qui calcule directement le débit cardiaque à partir de la courbe de refroidissement du sang et son réchauffement.RÉSULTATS Les expériences furent menées sur douze chiens, quatre pour chaque type de dérivation, et les mesures, au nombre d\u2019une douzaine par animal, furent prises toutes les deux heures (6 à 8 fois en moyenne) pendant les 24 heures que durèrent les perfusions.En un premier temps, nous avons comparé les valeurs du débit cardiaque avec et sans la CEC chez chaque animal et dans chaque type de dérivation à l\u2019aide du test de t jumelé (pairé).On constate, avec l\u2019introduction du circuit extracorporel, une augmentation hautement significative du débit cardiaque pour la dérivation A-V, une diminution aussi hautement significative pour la dérivation V-A alors que la dérivation V-V n\u2019affecte pas significativement le débit cardiaque (Tableau I).En second lieu, nous avons comparé les valeurs du débit cardiaque avec la circulation extracorpo- 390 TABLEAU I COMPARAISON DES DÉBITS CARDIAQUES AVEC ET SANS CEC POUR CHAQUE TYPE DE DÉRIVATION Avec CEC Sans CEC litres/min.litres/ min.P A-V 4.76 + 1.06 4.20 += 1.00 < 0.001 V-V 3.71 = 1.29 3.63 = 1.40 N.S.V-A 2.07 = 0.69 2.56 = 0.71 < 0.001 N.S.: non significatif.A-V: dérivation artério-veineuse.V-V: dérivation veino-veineuse.V-A: dérivation veino-artérielle.relle entre les divers types de dérivations et évalué leur signification par le test de t (Tableau IT).Dans tous les cas, les différences étaient pour le moins hautement significatives ce qui indique une TABLEAU II MOYENNE DES DÉBITS CARDIAQUES AVEC CEC A-V V-V V-A 34 déterminations 4.76 = 1.06 3.71 = 1.29 2.07 + 0.69 COMPARAISON DES DÉBITS CARDIAQUES AVEC CEC \u2014 = ry TT i t : test des données pairées.influence importante du type de dérivation sur le débit cardiaque.Enfin, la valeur moyenne du débit cardiaque avec CEC était plus élevée pour la dérivation A-V, plus basse pour la V-A alors que celle de la dérivation V-V se situe entre les deux.DISCUSSION L\u2019expérience vérifie donc nos suppositions selon lesquelles pour une circulation: 1° A-V: DT = DC + DE 2° V-V: DT = DC 3° V-A: DT \u2014 DC \u2014 DE DT est le débit sanguin mesuré avec la CEC.DC est le débit sanguin mesuré sans la CEC.DE est le débit sanguin dans le circuit extracorporel.Les mécanismes de régulation du débit cardiaque mis en cause sont très probablement le retour veineux au cœur droit et le volume sanguin qu\u2019aura L'UNION MÉDICALE DU CANADA qu sq el pq Eu VA nid alan Findk len ie air fi, Jum gant pic ins | fue wl, | oir kf i ne ur le hi rt ele i to i | | à pomper le cœur.Ainsi, dans une dérivation A-V, le cœur devra faire circuler à lui seul le sang du chien et celui qui est contenu dans le circuit extra- corporel, ce qui aura pour effet d\u2019augmenter son débit.Le contraire se produira avec une dérivation V-A puisqu\u2019une partie du sang, prélevée du côté veineux, est oxygénée puis renvoyée dans l\u2019artère, évitant ainsi le circuit normal qui passe le cœur.Finalement, une dérivation V-V n\u2019aura pas d\u2019influence marquée sur le débit cardiaque, le sang prélevé du côté veineux y étant renvoyé après oxygénation et devra nécessairement passer par le cœur.Les avantages et désavantages de chaque dérivation, au point de vue oxygénation, ont déjà été énumérés *.Il est intéressant de connaître maintenant l\u2019influence qu\u2019elle aura sur le travail du cœur, principalement si l\u2019on doit traiter des patients atteints en plus de maladies cardiaques.Il devient ainsi évident que chez les cardiaques et les personnes âgées, une dérivation artério-vei- neuse, quoique d\u2019une grande simplicité (ne nécessitant pas de pompe), sera fortement à déconseiller.Elle pourrait cependant être employée chez un individu jeune dont le cœur est en bon état.Même dans ces cas, la simplicité de ce circuit extracorporel devra être balancée contre certains inconvénients affectant les échanges gazeux.En effet, en dérivation artério-veineuse le sang qui passe dans le PAM est artériel, c\u2019est-à-dire que même dans les cas de détresse respiratoire il aura une POs plus élevée que le sang veineux.Comme la diffusion des gaz tant dans le poumon naturel que dans le poumon artificiel à membrane dépend (en plus de la propriété de la membrane) de la différence de pression du gaz entre les deux côtés de cette membrane, il s\u2019ensuit que pour l\u2019oxygénation ce genre de dérivation est moins efficace.Quant à l\u2019extraction de CO, celle-ci ne devrait pas être trop affectée car la différence de pression du CO.entre le sang veineux et le sang artériel n\u2019est pas grande.Quant à la dérivation veino-veineuse, elle ne produirait à toute fin pratique que peu de changements hémodynamiques.La dérivation veino-artérielle par contre diminue le volume du sang allant vers le cœur, c\u2019est-à-dire le débit cardiaque, et de cette façon soulage le cœur d\u2019une partie importante de son débit.Ce genre de dérivation devra donc être employé dans les cas où une défaillance cardiaque est présente ou possible.Pour une assistance circulatoire supérieure, une pompe pulsatile en dérivation veino-artérielle synchronisée pour injecter le sang oxygéné durant la diastole cardiaque soulagerait encore plus le cœur.TOME 104 \u2014 MARS 1975 En effet, en plus de diminuer le débit cardiaque, le sang extracorporel étant injecté en diastole, le cœur ne sera pas obligé de pomper contre une pression constante élevée comme c\u2019est le cas avec les pompes à débit continu.Résumé L'assistance cardiorespiratoire avec un poumon à membrane devient de plus en plus employée chez les malades souffrant de détresse respiratoire grave et réfractaire aux méthodes de traitement conventionnelles.Cependant différents types de dérivation extracorporelle partielle ont été utilisés plus ou moins arbitrairement pour oxygéner ces malades.Dans la présente étude nous avons évalué l\u2019effet de trois types de dérivation sur le débit cardiaque mesuré par la méthode de thermodilution.Les facteurs susceptibles d\u2019affecter le débit cardiaque furent contrôlés dans la mesure du possible.Les résultats indiquent que la dérivation A-V sans pompe produit une augmentation très significative du débit cardiaque (P < 0.001), et une diminution tout aussi significative pour la dérivation V-A.Par contre la dérivation V-V ne semble pas produire de modifications du débit cardiaque.Ainsi dans le traitement des insuffisances respiratoires et cardiaques il faudra tenir compte de l\u2019effet du type de dérivation non seulement sur les échanges gazeux mais aussi sur le débit cardiaque.Summary Cardiorespiratory assistance with a membrane oxygen- ator is becoming increasingly employed for the relief of severe respiratory distress which does not respond to the conventional methods of treatment.Although the technique has become reasonably safe and effective in improving the oxygenation of the blood, little is known about the ideal method of perfusing these patients.To date four types of bypasses have been used, mainly: arteriovenous (A-V), venovenous (V-V), veno-arterial (V-A) and mixed (veno- arterial -+ venovenous).In the following study twelve dogs were perfused with a membrane oxygenator for 24 hours.Four dogs had an arteriovenous bypass without pump, four a venovenous bypass with a roller pump and four a veno- arterial bypass with a roller pump.The cardiac output (CO) was measured by the thermodilution technique before; every two hours during the perfusion both with extra- corporeal circulation (ECC) functioning and with the ECC stopped; and finally at the end of the perfusion.In each animal when the CO was measured with the ECC functioning compared to the CO while the ECC was stopped (in each type of bypass), there was a highly significant increase in CO during pumpless A-V bypass (P < 0.001), there was no significant change in CO in the case of V-V bypass while there was a significant decrease during V-A bypass (P < 0.001).When the values for the CO during perfusion were paired in each different type of bypass, similar results were obtained.Furthermore the mean CO during ECC was significantly higher during A-V perfusion than with V-V perfusion and significantly lower during V-A bypass.391 BIBLIOGRAPHIE Gille, J.P.: L'assistance respiratoire par circulation extra- corporelle avec poumon artificiel à membrane.Bul.\u2026, Physio- path.resp., 10: 373, 1974.Sadoul, P.et Gille, J.P.: Les espoirs de l'assistance respiratoire extracorporelle.Anesth.Anal.Rean., 29: 833, 1972.Awad, J.A.: Extrapulmonary respiration: a review.Can.J.Surg., 17: 1, 1974.Awad, J.A., Guidoin, R., Martin, L.et Morin, P.: La place du poumon artificiel en pneumologie.Union Méd.Canada, 103: 497, 1974.Awad, J.A., Dumont, S.et Guidoin, R.: L\u2019usage des échangeurs gazeux a membrane pendant de longues périodes cn clinique.Vie Méd.Can.Fr.: 2: 9, 1973.Clark, R., Ferguson, F., Hagen, R., Berger, P.et Weldon, C.: Experimental and Clinical use of an automated perfusion system and a membrane oxygenator.Circ., Suppl.II, 49-50: 213, 1974.Awad, J.A., Cloutier, R., Paradis, B., Dorval, J., Martin, Let Morin, P:.Prolonged pulmonary assistance with the membrane gas exchanger: a case report.J.Ped.S., 8: 871, 1973.Awad, J.A.et Hai Le Phat: Etude sur les facteurs influençant les performances d\u2019un poumon artificiel à membrane capillaire.Union Méd.Canada, 103: 1711, 1974.Carey, Joseph S.et Richard, K.Hugues: Cardiac output clinical monitoring and management.An, Thoracic Surgery, 7: 150, 1969.Kay, J.C.et coll.: A comparison of thermal and dye dilution methods of determining cardiac output.Canad.Anesth.Soc., 20: 347, 1973.L'UNION MEDICALE DU CANADA La ree ie Hr gn sri Cela clé del spé my Jie fond ai que 1 Digg, ine hy) ty i \u20ac lotion ah, Sn, présentations cliniques ASPECTS CLINIQUES ET IMMUNOLOGIQUES DE LA DYSGAMMAGLOBULINÉMIE DU TYPE | F.DAGUILLARD !, R.LACOSTE !, N.ABUAF', P.BIGONESSE 2 et Y.OUELLET * INTRODUCTION La dysgammaglobulinémie du type I est une carence immunitaire caractérisée dans le sérum par une diminution des IgG et des IgA et une augmentation des IgM.! En dépit du taux normal des gammaglobulines totales dû à l\u2019élévation de l\u2019IgM sérique, ces malades font de fréquentes infections.Cela soulève tout de suite des questions sur l\u2019efficacité de la réponse IgM et son rôle dans la défense de l\u2019organisme.Ce travail vise à préciser certains aspects cliniques et immunologiques de la dysgam- maglobulinémie du type I chez quatre malades régulièrement suivis dans notre service.Il sera approfondi plus tard par une étude de la réponse in vivo et in vitro des lymphocytes de ces malades.METHODES ET RESULTATS 1.Etude clinique Les quatre malades étudiés sont âgés de 13 à 27 ans et les premiers symptômes sont apparus entre l\u2019âge de 6 mois et celui de 3 ans.Ce sont des malades qui viennent souvent en consultation ou sont hospitalisés pour des infections à répétition de la sphère O.R.L.(otite, mastoïdite, sinusite) ou des voies respiratoires.On est frappé par la gravité que revêtent chez ces malades ces infections, qui nécessitent des interventions de drainage ou de décortication pulmonaire et des plasties réparatrices.Souvent, on est en présence d\u2019adénopathies multiples qui posent de difficiles problèmes diagnostiques car aucun germe n\u2019est découvert (Fig.1).La présence d\u2019adénopathies médiastinales et hilaires amènent souvent (3 fois sur 4) un faux diagnostic de tuberculose.Le bacille de Koch n\u2019a jamais été mis en évidence chez trois des patients qui, cependant, ont séjourné dans un sanatorium et reçu un traitement antituberculeux.La streptomycine, chez ces malades qui ont fait ou qui feront des otites chroniques, est particulièrement dangereuse et tous ces patients sont atteints de surdité plus ou moins grave.1 Département d\u2019immunologie, Centre hospitalier de l\u2019université Laval, Québec, Canada GI1IV 4G2.2 Service de pédiatrie, C.H.U.L.3 Hôtel-Dieu de Québec.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Fig.1 \u2014 Grosse adénopathie latéro-cervicale droite dans un cas de dysgammaglobulinémie du type I.Sur le plan des examens paracliniques courants, il est a noter que les quatre malades étudiés étaient du groupe sanguin O.Deux présentaient des troubles du métabolisme glucidique.2.Étude immunologique A) Études de la fonction humorale Le taux des gammaglobulines par électrophorèse était soit normal, soit légèrement augmenté ou diminué.Le dosage spécifique par immunodiffusion (Im- munoplates, Hyland Labs) a révélé un taux d\u2019IgM allant jusqu\u2019à 2000 mg % avec un effondrement des IgA et IgG.Chez l\u2019un de ces malades qui recevait 393 I ta 3 : des injections mensuelles de gammaglobulines, le taux des IgM était bas lors du premier examen (20 mg %).Cependant, après arrêt du traitement le taux d\u2019IgM s\u2019éleva progressivement pour atteindre 750 mg % (normal 67 à 208).Les quatre malades avaient dans leur sérum des taux normaux d\u2019isoagglutinines (anti A et anti B).Tous ces malades produisirent des anticorps anti- anatoxine tétanique après immunisation.Ces anticorps restaient de nature IgM et le titre d\u2019agglutination était chaque fois aboli après traitement des sérums par le 2-Mercapto-Ethanol (Tableau I).B) Etudes des lymphocytes in vitro Les lymphocytes des patients prolifèrent normalement après incubation en présence des mitogènes non spécifiques PHA et Con A, par la méthode que nous avons précédemment décrite ?.Cependant ils ne répondent par in vitro aux antigènes spécifiques: Candida albicans et Anatoxine tétanique.Tous ces malades avaient un pourcentage normal de cellules T étudiées par formation des rosettes naturelles avec les hématies de mouton (méthode de Stjernsward) ®.Les lymphocytes B furent identifiés par immunofluorescence directe avec des anticorps anti-immunoglobulines totales ou spécifiques (méthode de Pernis) *.La majorité des lymphocytes B étaient porteurs de déterminants ju.Cependant, tous nos malades avaient des lymphocytes B porteurs de déterminants y et a dans des proportions variables (Tableau I).DISCUSSION La dysgammaglobulinémie du type I est la carence partielle de l\u2019immunité humorale la plus commune.Cependant, la pathogénie de cette maladie qui semble caractérisée par un manque de sécrétion des immunoglobulines IgG et IgA est fort mal comprise.Nos malades avaient tous des lymphocytes B porteurs de déterminants y et a.Ceci semblerait indiquer que l\u2019absence d\u2019immunoglobulines sériques IgG et IgA est due à un défaut de maturation des cellules B en cellules sécrétrices.Le rôle joué par le lymphocyte T dans le déficit reste à élucider.Par des techniques conventionnelles, nos malades avaient des taux normaux de cellules T et répondaient in vitro aux mitogènes spécifiques des lymphocytes T.Cependant, de nombreuses études expérimentales semblent indiquer que l'assistance de la cellule T est nécessaire au niveau de la transformation du lymphocyte B en cellule sécrétant des anticorps ® ©.Nous devons donc étudier la fonction « helper » des cellules T chez nos malades par des techniques in vitro plus raffinées.Malgré un taux d\u2019anticorps IgM très élevé, nos malades ont tous souffert d\u2019infections fréquentes.Cela peut être dû au fait que les anticorps de type IgM ont un faible pouvoir de neutralisation des toxines et accèdent moins bien aux compartiments extravasculaires ©.Cependant, théoriquement, la réponse IgM aurait dû doter le sérum de ces malades d\u2019un fort pouvoir bactéricide car de nombreux travaux ont démontré que l\u2019activité bactéricide des IgM est supérieure à celle des IgG * °, Nous ne pouvons pourtant pas exclure le fait que ces IgM produites en grande quantité soient déficientes à certains égards.Tous nos malades indistinctement ont présenté une hypertrophie ganglionnaire qui, chez trois d\u2019entre eux, a conduit à un faux diagnostic de tuberculose ganglio-hilaire.Cette hypertrophie des tissus lymphoïdes a déjà été observée dans la maladie et est due à une prolifération de cellules de types lymphocytaire et plasmocytaire '°._ Cette prolifération pourrait être due à une hyperproduction de cellules a IgM en l\u2019absence de leur régulation par les IgG.Chez l\u2019un de ces malades, en effet, l\u2019injection régulière de gammaglobulines semblait avoir diminué la production d\u2019IgM qui remonta après arrêt du traitement.D\u2019où un double avantage de traiter ces mala- TABLEAU I BILAN IMMUNOLOGIQUE DE QUATRE CAS DE DYSGAMMAGLOBULINÉMIE DU TYPE I Immunoglobulines sériques (mg%)1 Anti A IgM IgG IgA et B 750 220 < 10 1/128 2,700 90 < 10 1/64 925 280 < 10 1/128 4 1,025 395 < 10 1/32 Patient Anticorps ?Lymphocytes Anti Rép.PHA tétaniques %T %B et Con A3 1/ 2,000 60 30 1/10,000 65 22 1/20,000 70 28 N.D.68 30 normale normale normale normale .Valeurs normales: 1gM: 67-208; IgG: 770-1510; IgA: 134-297.Titre d\u2019agglutination.L\u2019incorporation de thymidine tritiée par les lymphocytes du malade est comparée chaque fois à celle d\u2019un témoin.L'UNION MÉDICALE DU CANADA is Rl Ri hile i mi {i dr il (In fut 10 ub Bey dig jy Wes T | Tentes À le Tey gt Gn hn.nh TS des que in i, nog ens, ke ie mes | hi lds Tt se Lions dues thing ent de Uber Vésus i of Ip afin | | des par les IgG: prévention des infections et régulation de la prolifération lymphoïde qui peut être cause d\u2019ennuis par elle-même.Résumé Quatre cas de dysgammaglobulinémie du type I avec un taux élevé d\u2019IgM sérique et un effondrement des IgA et des IgG ont été étudiés.Tous ces malades avaient des lymphocytes B porteurs de spécificités y et a et un taux normal de cellules T.Après stimulation antigénique, la production d\u2019anticorps sérique était uniquement de nature IgM.Le tableau clinique le plus fréquent est celui d\u2019un syndrome infectieux avec adénopathies multiples.Cette hypertrophie ganglionnaire a conduit au diagnostic de tuberculose ganglio-hilaire 3 fois sur 4.Le traitement par la gammaglobuline prévient les infections et abaisse le niveau d\u2019IgM sérique.Summary Four cases of dysgammaglobulinemia type I with elevated serum IgM and low IgG and IgA have been studied.They all had B lymphocytes bearing y and « determinants and a normal percentage of T cells.Following immunization, these patients produced only IgM antibodies.The four patients had frequent infections with polyadenopathy.Enlargement of hilar nodes led in three cases out of four to a false diagnosis of tuberculosis; gammaglobulin injections prevent infection and decrease the level of serum IgM.5 BIBLIOGRAPHIE 1.Rosen, F.S., Kevy, S., Merler, E., Janeway, C.À.et Gitlin, D Recurrent bacterial infection and dysgammaglobulinemia, deficiency of 7S gammaglobulins in presence of elevated 18S gammaglobulins: report of two cases.Pediatrics, 28: 182, 1961.2.Daguillard, F., Heiner, D.C., Richter, M.et Rose B.: The response of leucocytes of agammaglobulinemia subjects to phytohemagglutinin and anti-immunoglobulin serum.Clin, exp.Immunol., 4: 203, 1969.3.Stjernsward, J., Jondal, M., Vanky, F., Wigzell, H.et Sealy, R.: Lymphopenia and change in distribution of human T and B lymphocytes in peripheral blood induced by irradiation of mammary carcinoma.Lancet, i: 1352, 1972.4.Pernis, B., Forni, L.et Amante, L.: Immunoglobulin spots on the surface of rabbit lymphocytes.J.exp.Med., 132: 1001, 1970.5.Schimpl, A.et Wecker, E.: Replacement of T-cell function by a T-cell product.Nature new Biol., 237: 15, 1972.6.Dutton, R.W.: T-cell factors in the regulation of the B-cell response.in The Immune System: genes, receptors, signals.(Edit.: E.E.Sercarz, A.R.Williamson, C.F.Fox), Academic Press, New York, 1974.7.Hong, R.: The immunoglobulins in clinical immunobiology (Edit.: F.H.Bach et R.A.Good), Volume 1, 1972.8.Robbins, JB., Kenny, K.et Suter, E.: The isolation and biological activities of rabbit yM and ~G anti-Salmonella typhimurium, J.exp.Med., 122: 385, 1965.9.Daguillard, F.et Edsall, G.: The agglutinating and bactericidal activity of IgM and IgG antibodies to the 9 and 12 factors of Salmonella Typhi 0 901.J.Immunol.,, 100: 1112, 1968.10.Janeway, C.A., Rosen, F.S., Merler, E.et Chester, A.A.: The gammaglobulins.Little, Brown and Company, Boston, 1967.LA SCINTIGRAPHIE AVEC 19-IODOCHOLESTEROL MARQUE A LIODE 131 DANS L'INVESTIGATION DES PATHOLOGIES SURRÉNALIENNES Y.LACOURCIÈRE !, R.R.TREMBLAY 2, Depuis environ 15 ans, l\u2019emploi des isotopes radioactifs nous a permis d\u2019explorer plusieurs systèmes et organes qui auparavant n\u2019étaient accessibles que par des techniques plus difficiles et traumatiques pour le patient.En plus de renseigner sur l\u2019intégrité anatomique de l\u2019organe étudié, la scintigraphie donne des informations valables sur son fonctionnement.En 1971 Beirwaltes et son groupe furent les premiers à utiliser le 19-Iodocholestérol marqué à I'Tode 131 dans l\u2019investigation du syndrome de Cushing !.Depuis, plusieurs autres publications ont confirmé l\u2019utilité de la scintigraphie surrénalienne 1 Chef du Service de médecine nucléaire, Département de médecine interne, le Centre hospitalier de l\u2019Université ava , ?Service d\u2019endocrinologie, Département de médecine interne, le Centre hospitalier de l\u2019Université Laval.3 Chef du Service de physique bio-médicale, le Centre hospitalier de l\u2019Université Laval.i Tirés a part: Yves Lacourciére, m.d.Service de médecine nucléaire, le Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, 2705 boulevard Laurier, Ste-Foy, Québec, G1V 4G2.TOME 104 \u2014 MARS 1975 C.G.BÉLANGER ?et J.P.BERNIER 3 chez des patients atteints d\u2019adénome et d\u2019hyperplasie surrénalienne, d\u2019aldostéronisme % ?et de phéochro- mocytome # De plus la scintigraphie s\u2019est avérée efficace pour évaluer les insuffisances surrénaliennes unilatérales, la suppression médicamenteuse et pour détecter les récidives du syndrome de Cushing après surrénalectomie S.La présente étude a pour objet de rapporter l\u2019expérience que nous avons acquise dans l\u2019identification de diverses pathologies endocriniennes.TECHNIQUE Le cholestérol étant le précurseur principal des cortico-stéroïdes, le cholestérol marqué à l\u2019Iode 131 se concentre d\u2019avantage au niveau du cortex surré- nalien que dans les autres tissus.La scintigraphie surrénalienne est obtenue 10 jours après l\u2019administration intraveineuse de 19- Iodocholestérol marqué à l\u2019Iode 131 dont la dose varie entre 750 et 2,000 microcuries selon l\u2019âge et le poids du patient.Une solution de lugol est admi- 395 È Mi a 7 nistrée quotidiennement pendant 12 jours afin de bloquer la captation de l\u2019Iode radioactif par la glande thyroïde.La scintigraphie est réalisée à l\u2019aide d\u2019une caméra à scintillation couplée au système 33 de cinéscinti- graphie d\u2019intertechnique.Le temps d\u2019acquisition varie de 15 à 30 minutes.Ce procédé d\u2019acquisition digitale de l\u2019information avec enregistrement sur ruban magnétique permet une analyse quantitative de l\u2019image obtenue et il s\u2019avère hautement efficace en raison du faible pourcentage de captation de la radioactivité par les glandes (< 0.1%).La localisation des surrénales par rapport aux reins s\u2019effectue grâce à l\u2019administration de gluco- heptanate stanneux marqué au technétium 99 m * qui nous permet de délimiter clairement le contour des 2 reins.Le traitement digital des images nous permet de: 1) évaluer le volume des surrénales de façon précise, 2) déterminer leur position par référence au pôle supérieur des reins, 3) calculer le pourcentage et le rapport de captation entre les deux glandes.En raison des mesures strictes imposées par le comité national pour la radioprotection, il fut impossible d\u2019effectuer la scintigraphie surrénalienne chez plusieurs sujets normaux.C\u2019est pourquoi nous devons référer à la littérature en acceptant comme normale une captation de 0.05% par chaque glande\u201d.Le rapport de captation normal entre deux glandes varie entre 1 et 1.2.MATÉRIEL CLINIQUE ET RÉSULTATS La scintigraphie surrénalienne suivie par un traitement digital des images fut utilisée chez 13 patients dont 12 étaient porteurs de pathologies surrénalien- nes et un sujet normal.(Tableau I).Tous ces TABLEAU I SCINTIGRAPHIE SURRÉNALIENNE : 13 PATIENTS Sujet normal Hyperplasie surrénalienne Insuffisance surrénalienne Aldostéronome Syndrome de Stein-Leventhal Phéochromocytome patients ont fait l\u2019objet d\u2019une investigation endocrinienne globale.Dans le contexte de la présente étude, seule l\u2019observation de 6 malades sera présentée d\u2019une façon détaillée.Observation 1 : Monsieur Y.L.est un sujet contrôle dont les valeurs biologiques sont dans les limites normales.La * New England Nuclear, Dorval, Québec.396 scintigraphie montre que les deux glandes surrénales sont de volume égal.Le pourcentage de captation ainsi que le rapport de captation entre les deux glandes sont normaux (Fig.1).Fig.1\u2014 Surrénales normales \u2014 Dimensions: surrénale droite, 2.8 X 4.2 cms; gauche, 2.8 X 3.8 cms.% de captation: surrénale droite, 0.05; gauche, 0.05.Rapport de droite captation: surrénales p gauche Observation 2 : Mme A.G., 63 ans, souffre de polyarthrite rhumatoïde.Depuis 13 ans, sa maladie est partiellement contrôlée par l\u2019administration de prednisone 2 ou 3 fois par jour.Une tentative de retrait de la médication se solde par une symptomatologie typique de l\u2019insuffisance cortico-surrénalienne sévère.Sur le plan biologique, l\u2019excrétion des stéroïdes urinaires est effondrée et il est impossible de mettre en évidence, par l\u2019_épreuve à la métopirone et l\u2019hypoglycémie insulinique, une réserve hypophysaire en ACTH.À la scintigraphie surrénalienne, on documente une absence totale de fixation de l\u2019iode au niveau des glandes (Fig.2).Observation 3 : Mme R.N., 41 ans, présente depuis 7-8 ans des crises d\u2019hypertension artérielle qui s\u2019accompagnent de troubles vasomoteurs de courte durée, de céphalée, d\u2019étourdissements et d\u2019un état nauséeux.Le diagnostic de phéochromocytome est plausible.À l\u2019urographie intraveineuse, la loge surrénalienne gauche est le siège d\u2019une masse.Les différentes épreuves biologiques ne s\u2019avèrent pas typiques d\u2019une tumeur très fonctionnelle, mais la scintigraphie surrénalien- L'UNION MÉDICALE DU CANADA Fig.2 \u2014 Insuffisance surrénalienne postcortico- thérapie.\u2014 Absence de captation au niveau des surrénales.Le matériel radioactif est capté par le foie et l\u2019intestin.rénale ply It de kh ne est d\u2019emblée compatible avec l\u2019existence d\u2019un fl phéochromocytome (Fig.3).Observation 4 : Mme E.G., 54 ans, a subi une surrénalectomie gauche à l\u2019âge de 52 ans pour le traitement d\u2019un hyperaldostéronisme primaire.L\u2019histologie révèle la présence de micronodules dans le tissu surrénalien.L'intervention entraîne une diminution très signifi- ; cative de la tension artérielle; quelques mois plus | tard, elle s\u2019éleva de nouveau et la kaliémie s\u2019abaisse | progressivement, L\u2019étude de la dynamique de l\u2019al- | dostéronome plasmatique est en faveur d\u2019une sécré- | tion nettement exagérée de ce minéralocorticoide.A la scintigraphie, la surrénale restante est augmentée de volume et le pourcentage de captation de l\u2019iode est supérieur a la normale (Fig.4).Observation 5: Mille S.B., 22 ans, souffre d\u2019hirsutisme associé à de l\u2019oligoménorrhée depuis la période pubertaire.| TOME 104 \u2014 MARS 1975 Fig.3 \u2014 Phéochromocytome \u2014 Dimensions: surrénale droite, 3.4 X 4 cms; gauche 3.6 X 4.5 cms.Rapport de capta- gauche droite gauche déplacée vers la ligne médiane, tion: surrénales 1.2.Rein gauche abaissé.Surrénale L\u2019investigation endocrinienne est compatible avec une hyperplasie surrénalienne, mais l\u2019histologie ovarienne est en faveur d\u2019un syndrome de Stein-Le- venthal.L\u2019administration de dexaméthasone, d\u2019ces- trogènes ou de progestatifs demeure sans aucun effet sur l\u2019évolution de l\u2019hirsutisme.Une phlébogra- phie surrénalienne est tentée, mais la présence de deux veines rénales gauche rend impossible l\u2019examen; aucune conclusion ne peut être dérivée des mesures hormonales réalisées dans le sang veineux surrénalien.La scintigraphie surrénalienne démontre avec élégance l\u2019hyperplasie surrénalienne, le phénomène étant plus marqué au niveau de la surrénale droite.Sous O,P\u2019DDD, la condition de la malade s\u2019améliore parallèlement à la diminution de l\u2019activité cortico-surrénalienne (Fig.5).Observation 6: Mme A.G., 33 ans, présente des troubles psychotiques accompagnant l\u2019évolution d\u2019une maladie de Cushing.La preuve biologique de l\u2019hypercorticisme est indubitable.Sous traitement à l\u2019aminoglutelhi- mide, son hypertension artérielle s\u2019aggrave; avec l\u2019O,P'DDD (lysodren), les complications digestives et cutanées ne peuvent justifier la médication à moyen terme.L\u2019évolution de l\u2019hypercorticisme n\u2019est même pas freinée par la radiothérapie hypophysaire conventionnelle (5,000 r).La surrénalectomie est 397 Fig.4 \u2014 Tumeur surré- nalienne droite avec hy- peraldostéronisme.\u2014 Surrénalectomie gauche antérieurement pour al- dostéronome, Dimensions : surrénale droite, 2.7 X 3.5 cms.% de captation: surrénale droite, 0.11.envisagée en raison des troubles du comportement qui s\u2019ajoutent constamment aux effets biologiques des corticoïdes.Avant d\u2019intervenir, une phlébogra- phie est pratiquée.L\u2019accès à la veine surrénalienne gauche est facile et la glande est apparemment nor- mêle d\u2019après les critères radiologiques; l\u2019introduction du cathéter dans la veine droite s\u2019avère difficile, lors de l\u2019injection du produit de contraste, une extravasation du liquide s\u2019en suit et la malade entre en syndrome abdominal aigu; quelques heures après, un choc surrénalien s\u2019installe.La cortisolémie mesurée dans le sang veineux surrénalien montre un gradient extrêmement élevé: surrénale droite: 350 ug % ; surrénale gauche: 4.8 ug %.Le diagnostic d\u2019adénome cortico-surrénalien apparait fort plausible.Dix jours plus tard, la scintigraphie surrénalienne nous indique une absence totale de captation au niveau de la glande.Après cinq mois, alors que la malade développe une hyperpigmentation progressive mais 398 Fig.5 \u2014 Hyperplasie surrénalienne.\u2014 Dimensions: surrénale droite, 3.8 X 3.9 cms; surrénale gauche, 2.8 X 4.2 cms.2 droite Rapport de captation: surrénales gauche uche que sa production basale de corticoïdes est normale, on note toujours une absence de captation de l\u2019iode par les surrénales (Fig.6).DISCUSSION La scintigraphie des glandes surrénales est une méthode non traumatique qui en plus de confirmer les données cliniques et biochimiques des patients porteurs de pathologies surrénaliennes, révèle la localisation et l\u2019étendue des lésions.Cette technique élimine les complications suivantes inhérentes à la phlébographie sélective des glandes surrénales.1) Environ 5% des patients sont susceptibles de présenter une réaction anaphylactique au produit de contraste.2) Même dans les mains des plus expérimentées, il est souvent impossible de diriger le cathéter dans une veine surrénale.Le cas n° 5 fut victime de cette difficulté.3) Lartériographic ou la phlébographie surréna- lienne peuvent provoquer une crise hypertensive chez les patients atteints de phéochromocytome 8.4) La complication majeure est la rupture occa- sionnclle des capillaires intrasurrénaliens lors de la phlébographie avec extravasation du produit de contraste et hémorragies dans la glande.Une destruction du tissu glandulaire suivie d\u2019un choc surrénalien L'UNION MÉDICALE DU CANADA ; Sorre- ) cons, male, ode peut résulter de cette complication.Celle-ci est illustrée de façon dramatique par l\u2019observation 6.En plus d\u2019éliminer les risques de la phlébogra- phie, la scintigraphie surrénalienne présente des avantages économiques importants, car l\u2019hospitalisation des patients n\u2019est pas requise.Nous croyons donc que cette technique nouvelle représente une acquisition importante pour l\u2019investigation des lésions surrénaliennes.Résumé La scintigraphie des glandes surrénales avec le 19-Iodocholestérol marqué à l\u2019Iode 131 est une méthode non traumatique pour confirmer les données biochimiques des patients chez qui une pathologie surrénalienne est suspectée.Elle s\u2019obtient à l\u2019aide d\u2019une caméra Anger couplée à un système d\u2019acquisition digitale.Nos observations illustrent les applications variées de cette nouvelle technique qui dans plusieurs situations fournit des informations très valables tout en écartant l\u2019emploi des méthodes plus traumatiques telle la phlébographie surrénalienne.Summary The adrenal gland photoscanning with 181I-19-Iodocho- lesterol represents a non-invasive methode to support the biochemical data generally available in patients suspected of adrenal abnormalities.Our report deals with the imaging obtained by the use of an Anger camera coupled to a digital acquisition system.Our observations illustrate the broad range of usefulness of this new techniques which allows, in various situations, highly valuable informations without using invasive method such as adrenal phlebography.BIBLIOGRAPHIE 1.Beirwaltes, W.H., Lieberman, LM.et Ansari, A.N.:.Visualizing of human adrenals glands in vivo by scintillation scanning.J.AM.A., 216: 275, 1971.2.Conn, JW.Beirwaltes, W.H., Lieberman, L.M.et autres: Primary Aldosteronism: Preoperative tumor visualization by scintillation scanning.J.Clin.Endocr., 33: 713-716, 1971.3.Conn, J W., Morita, R., Cohen, EL.et autres: Primary aldosteronism: Photoscanning of tumors after 131 I-19-Iodo- cholesterol.Arch.Intern.Med., 129: 417-425, 1972.4.Sturman, M.F., Moses, D.C., Beirwaltes, WH.et autres: Radio- cholesterol Adrenal images for the localization of Pheochromo- cytoma.Surg.Gyn.and Obst., 138: 177-180, 1974.5.Conn, J.W.et Cohen, EL.: Versatility of Adrenal Photo- scanning.Arch.Intern.Med, 131: 554-557, 1973.LA NÉCROLYSE ÉPIDERMIQUE TOXIQUE Geneviève DEVILLER !, Pierre LANGEVIN ?et Michel DROUIN 3 INTRODUCTION La nécrolyse épidermique toxique est un syndrome relativement rare mais grave atteignant aussi bien les adultes que les enfants.Il s\u2019agit d\u2019une 1 Résidente dans le service pédiatrique, C.H.U.Laval.2 Neurologue en pédiatrie, F.R.C.P., professeur adjoint à l\u2019université Laval.3 F.R.C.P., dermatologiste consultant.Pour recevoir des tirés a part, écrire au docteur Pierre Langevin, au Centre hospitalier de l\u2019université Laval, 2705, boulevard Laurier, Québec G1V 4G2.Mots importants : Nécrolyse épidermique toxique \u2014 généralisée \u2014 clivage \u2014 le signe de Nikolsky \u2014 brûlé \u2014 agents \u2014 médicamenteux.TOME 104 \u2014 MARS 1975 réaction cutanée généralisée, à divers agents, entre autres les médicaments.L'augmentation nette de la fréquence des cas publiés ces dernières années semble en relation avec la consommation accrue de médicaments.La gravité de ce phénomène pathologique nous incite à rapporter le cas d\u2019une jeune patiente de 9 ans qui a développé ce syndrome après un traitement au phénobarbital.Ce cas est d\u2019autant plus intéressant que l\u2019étiologie médicamenteuse a rarement été rapportée chez des enfants.À la suite, nous ferons un bref rapport explicatif à la lumière des cas publiés dans la littérature pour mieux cerner le syndrome.399 EE Er EE ES a Observation Il s\u2019agit d\u2019une fillette, âgée de 9 ans, admise au Centre hospitalier de l\u2019université Laval pour l\u2019évaluation de crises convulsives.La veille de son admission, en raison de l\u2019apparition de deux crises convulsives successives, localisées à la joue et à la paupière gauches, elle s\u2019était déjà présentée à l\u2019hôpital, où elle avait reçu du phénobarbital par voie orale.Le lendemain survint une nouvelle crise localisée au maxillaire inférieur gauche, accompagnée d\u2019hy- persalivation et de vomissements.C\u2019est alors que la patiente, le 17 mars 1973, fut hospitalisée.Cette enfant est issue d\u2019une grossesse et d\u2019un accouchement normaux.Son développement psychomoteur s\u2019est maintenu dans les limites normales.Elle reçut, en bas âge, tous les vaccins habituels et les seules maladies qu\u2019elle a subies furent la rubéole, la rougeole et des amygdalites.Elle n\u2019a jamais présenté de crise convulsive antérieurement.En ce qui concerne sa scolarité, ses performances sont satisfaisantes.Les antécédents familiaux eux-mêmes sont peu pertinents.À l\u2019admission, l\u2019examen physique complet est dans les limites normales.Le lendemain de son admission, le 18 mars, elle commence à présenter plusieurs crises localisées au maxillaire inférieur gauche et précédées d\u2019une sensation de courant électrique dans la joue gauche.Par la suite, les crises augmentent en sévérité et s\u2019étendent à tout l\u2019hémicorps gauche, laissant la malade semi-comateuse pendant près de 2 heures.Entre les crises, l\u2019enfant est lucide, mais agressive.L'examen neurologique est strictement négatif.On procède à des examens complémentaires pour éliminer en particulier une tumeur cérébrale.La patiente commence à recevoir le même jour du phénobarbital de façon régulière par voie intramusculaire et orale.Quant aux examens de laboratoires, l\u2019électroencéphalogramme révèle la présence d\u2019ondes lentes continuelles au niveau de la région fronto-temporale antérieure et inférieure droite.Mais les autres examens: radiographie du crâne, gammaencéphalogram- me, échoencéphalogramme, artériographie bicaroti- dienne sont dans les limites de la normale.Le 23 mars, vu les résultats et la bonne évolution clinique avec la médication de 30 mg de phénobarbital aux six heures, le départ est prévu pour la fin de la semaine.Le taux sérique de phénobarbital alors contrôlé, se situe à 30 mcg, ce qui est satisfaisant.400 SNR Fig.1 Mais le jour suivant, le 24 mars, l\u2019enfant présente une éruption cutanée érythémato-prurigineuse sur tout le corps, y compris le visage.Suspectant une réaction allergique bénigne, on lui donne 12.5 mg de bénadryl trois fois par jour.L\u2019érythème continue à augmenter en soirée.Le 25 mars, l\u2019érythème est encore plus accentué sur tout le visage.Craignant que le phénobarbital soit en cause, son administration est cessée et on augmente le bénadryl à 25 mg quatre fois par jour.La patiente commence alors à se plaindre de douleurs au cou, de visions troubles et devient très nerveuse.Le 26 mars, l\u2019érythème s\u2019intensifie.De plus, le comportement de la patiente devient réellement étrange.Elle présente en particulier des hallucinations visuelles.Le dilantin est commencé à 50 mg deux fois par jour pour prévenir les crises.Le 27 mars, une consultation en pédo-psychiatrie est demandée et la possibilité d\u2019une intoxication médicamenteuse pour expliquer ces phénomènes hallucinatoires est mentionnée.Le 28 mars, apparaît une hyperthermie à 102° - 103° degrés.La patiente est bien orientée et ne L'UNION MÉDICALE DU CANADA dl \u2014\u2014\u2014 SE présente pas d\u2019hallucination.À l\u2019examen, on note que l\u2019éruption est très augmentée au visage, aux cuisses et aux fesses, un peu moins sur le thorax et l\u2019abdomen, et stable aux quatre membres.L\u2019éruption consiste en maculo-papules et placards érythémateux pâlissant à la pression.Le pharynx et la muqueuse gingivale sont hyperhémiés.On trouve quelques adénopathies au cou, aux aisselles et aux aines.L\u2019abdomen est sans particularité.Au point de vue laboratoire, on note une leucopénie.Le nombre de globules blancs est passé de 6,000 à 4,000 avec une augmentation des « stabs » a 40%.Vu l\u2019aggravation, on commence à lui administrer par voie intraveineuse des stéroïdes à haute dose.Le 29 mars, la découverte de bulles d\u2019abord au bras gauche et à la fesse droite, puis dans la bouche et sur le corps (lésions atteignant 30% de la surface corporelle), et enfin l\u2019apparition de lésions bulleuses sur les muqueuses buccale, vaginale, utérale et ano- rectale laissent fortement suspecter un syndrome de Stevens-Johnson.La patiente est alors considérée comme une brûlée et traitée en conséquence.Elle est vue par un dermatologiste qui émet le diagnostic (docteur Drouin) de nécrolyse épidermique toxique d\u2019origine médicamenteuse ou syndrome de Lyell, bien que nous n\u2019avons pas fait de biopsie.Dans les mois qui suivent, la patiente évolue bien.C\u2019est devant l\u2019importance de la réaction au phénobarbital et du diagnostic clinique que nous avons pensé utile de rapporter ce cas et de faire une brève revue de la littérature.DISCUSSION Aspect clinique La nécrolyse épidermique toxique est une réaction cutanée grave consistant en un clivage en vastes lambeaux d\u2019épiderme s\u2019étendant à tout le corps, donnant au patient l\u2019aspect d\u2019un brûlé.Ce processus commence par un érythème diffus et prurigineux sur lequel une traction cutanée détermine un signe de Nikolsky.Le début est habituellement soudain.L\u2019état général, d\u2019abord relativement bon, se détériore de façon significative alors que parallèlement les lésions cutanées progressent.Ainsi, l\u2019érythème devient de plus en plus intense, des plaques urtica- riennes apparaissent, ainsi que des bulles à contenu clair habituellement dans le cou, sur le visage et aux espaces intertrigineux.Les lésions cutanées deviennent confluentes et l\u2019épiderme se décolle en vastes lambeaux, laissant le derme à nu.L'état général s\u2019altère gravement et peut même aboutir à un état comateux avec hyperthermie.Dans un deuxième temps, on note une atteinte des muqueu- TOME 104 \u2014 MARS 1975 ses: inflammation et érosion des muqueuses buccales et conjonctivales (c\u2019est la plus fréquente, deux tiers des cas entraînent des séquelles sévères), fissure de lèvres, atteintes vulvaire, anorectale et plus graves pharyngée et œsophagienne.Pronostic Quant au pronostic ?, pour les enfants âgés de moins d\u2019un an, le taux de mortalité est élevé alors qu\u2019entre un et six ans, la récupération est plus aisée et le taux de mortalité est seulement de 7%.Par contre, au-dessus de six ans, le syndrome est fatal dans plus de 40% des cas.Revue de la littérature L'histoire de la nécrolyse épidermique toxique ou syndrome de Lyell ou « scalded skin syndrom », remonte déjà au siècle dernier.En 1882 Henoch, en 1920, Neff décrivaient chez des enfants un syndrome comparable à la nécrolyse épidermique toxique.En 1926 Hamilton, puis en 1940, Wide Benson mettaient en cause le phénobarbital chez des patients adultes.En 1930, Debré, Lamy, Lamotte décrivaient chez un enfant de 12 ans, une érythrodermie bulleuse fébrile avec vastes lambeaux d\u2019épidermo- lyse dont l\u2019origine médicamenteuse leur paraissait difficile à écarter.En 1942, Lamy et Lamotte rapportaient deux autres observations où un barbiturique était responsable de la réaction cutanée.De 1948 à 1956, d\u2019autres cas furent publiés et c\u2019est en 1956 que Lyell publiait l\u2019observation de quatre cas qu\u2019il intitulait « Toxic Epidermal Necrolysis »*.En 1959, Soltermann propose le nom d\u2019« Epidermolysis necroticans combustiformis ».Depuis lors, plus de cinq cent cas ont été publiés.Diagnostic différentiel La nécrolyse épidermique toxique ne doit pas être confondue avec d\u2019autres atteintes cutanées bulleuses aiguës extensives telles que le syndrome de Stevens- Johnson ou d\u2019autres atteintes bulleuses chroniques (pemphigus vulgaris).Le diagnostic différentiel concerne essentiellement le syndrome de Stevens- Johnson ?ou « érythème multiforme exudatif bulleux », ou encore sous son nom original « ectoder- mose pluri-orificielle ».Comme son nom l'indique, l\u2019atteinte initiale, à l\u2019inverse de la nécrolyse épidermique toxique, concerne les muqueuses et en particulier, celles des orifices.Ce n\u2019est que dans un second temps que la peau est atteinte.De plus, le signe de Nikolsky (pression exercée sur la peau provoquant un décollement de celle-ci) hautement marquée dans la nécrolyse épidermique toxique, est 401 absent dans le Stevens-Johnson où il existe des intervalles de peau saine.Mais il faut noter que les deux, le Stevens-Johnson et la nécrolyse épidermique toxique, étant des réactions cutanées à divers agents étiologiques, il n\u2019est pas surprenant de les voir survenir occasionnellement ensemble chez le même patient.Aspect histologique Au point de vue histologique, la distinction est aussi importante.Elle réside dans la localisation de la bulle plus ou moins profondément située dans l\u2019épiderme 2.Dans la nécrolyse épidermique toxique, le clivage épidermique se produit à un niveau situé relativement près de la surface cutanée, alors que dans le Stevens-Johnson, le niveau est plutôt sous-épidermique et le phénomène est accompagné d\u2019une infiltration cellulaire du derme.É tiologie La nécrolyse épidermique toxique est une réaction cutanée non spécifique, ce qui implique que nombreux peuvent être les agents étiologiques reconnus ou encore seulement suspectés.D\u2019après les publications antérieures, il semble que chez l\u2019enfant, la nécrolyse épidermique toxique soit souvent reliée à une infection à staphylocoque du groupe 2, le plus souvent de type 71 qui développerait une toxine épidermolytique ™ 2.Quelques faits sont en faveur de cette hypothèse: 1) l\u2019apparition de cas par vague, 2) la culture du staphylocoque doré coagulase positive à partir de la peau dans le liquide des bulles et dans la gorge, 3) l\u2019apparition concomitante de fièvre, hyperleucocytose et polynucléose.La possibilité d\u2019une participation virale a aussi été avancée\u201d ?.La sérologie fortement positive pour certains virus, parfois enregistrés est en faveur de cette hypothèse.Mais les agents essentiels semblent être les médicaments.D\u2019après la thèse de Bertz ° (étude de 535 cas) les sulfamides arrivent très largement en tête de liste (près de 46%) et tout particulièrement les sulfamides long retard (39%).Le rôle des antibiotiques retard est incriminé dans 20% des cas et plus particulièrement, la pénicilline à diffusion retardée par la procaïne.Au total, les anti-infectieux retard sont donc responsables dans les deux tiers des cas (66%).Dans 25% des cas, les hypnotiques, les anticonvulsivants, les antalgiques, les anti- inflammatoires sont mis en cause ® 4.À noter que dans ce groupe, les barbituriques incriminés dans 10% des cas fournirent les premiers cas de toxi- 402 dermies bulleuses.Dans 9% des cas, l\u2019agent causal est plus difficile à classer \u201c.Il faut préciser cependant que le danger est multiplié par l\u2019association médicamenteuse.Dans plus d'un tiers des cas, une plurimédication, suspecte d\u2019engendrer des réactions, avait été administrée.Quand on compare les circonstances d'apparition d\u2019une nécrolyse épidermique toxique chez l\u2019enfant et chez l\u2019adulte, on note que l\u2019étiologie infectieuse dans la majorité des cas est retrouvée chez des enfants âgés de moins de six ans et que par contre, l\u2019origine médicamenteuse concerne essentiellement l'adulte ?.Lyell distinguait ainsi deux grands groupes de nécrolyse épidermique toxique: 1) un type bactérien à densité modérée, caractérisé histologi- quement par une atteinte superficielle de l\u2019épiderme, et vu essentiellement chez les jeunes enfants, 2) un type adulte beaucoup plus sévère causé par des médicaments, associé à une atteinte plus marquée des muqueuses et, histologiquement, d\u2019un clivage sous-épidermique.Ce type est ainsi plus proche de l'érythème multiforme.L\u2019étiologie médicamenteuse de l'atteinte présentée par notre patiente semble ne pas faire de doute.Il cst ainsi possible que la distinction entre une forme adulte et une forme infantile du syndrome soit à réviser, d\u2019autant plus que l'origine staphylococcique du syndrome a été prou- véc chez un adulte 7.CONCLUSION Bien plus que l'intérêt académique présenté par ce cas, c\u2019est la gravité du syndrome qui doit attirer notre attention.Le syndrome est déclenchée dans une forte proportion de cas par une prise médicamenteuse.Or, il est net que ce syndrome devient au fil des années de plus en plus fréquent, ce qui semble aller de pair avec une consommation médicamenteuse et souvent plurimédicamenteuse cxagé- rée.Il faut donc rester en alerte et ne pas oublier l'existence de la nécrolyse épidermique toxique qui peut être fatale.Résumé La nécrolyse épidermique toxique (ou syndrome de Lyell), réaction cutanée généralisée à divers agents, est un syndrome rare mais grave.Il est important d'attirer l\u2019attention sur ce syndrome car l'évolution en est souvent fatale.Nous l\u2019avons observé chez une fillette de 9 ans traitée au phénobarbital pour crises convulsives.Cette observation nous amène à considérer les divers aspects de ce syndrome et à discuter son étiologie après une revue de la littérature.L'aspect clinique est assez remarquable puisqu\u2019il s\u2019agit d'un clivage en vastes lambeaux L'UNION MÉDICALE DU CANADA Ww! ni RU 1, fon ne ii bul S00 us Lu Lag Wi my.IS pg Were ids Dirty fat SH £2 ey contre lement fou 0 Ie lol.me Ju 1 ds i: lage be de er i i TS de l\u2019épiderme sur lequel une traction cutanée détermine le signe de Nikolsky, clivage qui s\u2019étend a tout le corps, donnant au patient l\u2019aspect d\u2019un brûlé.L\u2019aspect histologique est particulièrement intéressant car il nous permet de le distinguer du syndrome de Stevens-Johnson.Quant à son étiologie, il semble qu\u2019à côté de l\u2019origine infectieuse souvent relevée chez les enfants, les agents médicamenteux aient une part de responsabilité, en particulier les sulfamides, les antibiotiques, les hypnotiques, les anti- convulsivants, les antalgiques, les anti-inflammatoires.Ainsi, la distinction que faisait Lyell entre une forme infantile reliée à une origine infectieuse et une forme adulte secondaire à une prise médicamenteuse semble remise en cause.Summary Toxic epidermal necrolysis or Lyell Syndrome is rare but very serious.It can be related to many agents and sometimes the evolution is fatal.We have observed one case caused by an anticonvulsant (Phenobarbital) on a 9-year-old girl which is unusual.The clinical aspect is remarkable and the Nikolsky phenomenon is present giving the impression of a burnt.The histology is also interesting and allows to distinguish this syndrome from a Stevens Johnson.As to the aetiology, it is most likely related to an infectious agent on children rather than to medication: this is why we think that this case is very interesting.Sulfonamides, antibiotics, hypnotics, anticonvulsants, analgesics are included among the drugs involved with the Lyell syndrome.BIBLIOGRAPHIE 1.Lyell, A.: Toxic epidermal necrolysis: an eruption resembling scalding of the skin.Brit.J.Derm., 68: 355-361, 1956.2.Lowney, Edmund D.: The Scalded Skin Syndrome in Small Children.Arch.Dermatology, 95: 359-369, 1967.3.Lyell, A.: The aetiology of toxic epidermal necrolysis.In: XIIIth International Congress of Dermatology, Munich, 1967.Berlin, Springer, 2: p.1343-1344.4.Bureau, MY.et coll.: Manifestations bulleuses et nécrotiques au cours d\u2019une intoxication barbiturique.Soc.francaise dermatologie et syphiligraphie, février 1971, 104-108.5.Huriez, Claude et coll.: Vingt-trois cas de toxidermies bulleuses graves avec épidermolyse: part prédominante d\u2019anti-infec- tieux retard et de plurimédications.Académie Nationale Médecine, janvier 1972, 12-18.7.Ammann, Arthur J.et coll.: Toxic epidermal necrolysis.The Lancet, septembre, 2: 484-485, 1972.7.Rothenberg, Richard et coll.: Staphylococcal Scalded Skin Syndrome in an Adult.Arch.Dermatology, 108: 408-410, 1973.8.Stuttgen, G.: Toxic epidermal necrolysis provoked by barbiturates.British Journal of Dermatology, 88: 291-3, 1973.EVALUATION DE LA RESERVE HYPOPHYSAIRE EN LH CHEZ LA FEMME NORMALE ET DANS L'AMÉNORRHÉE SECONDAIRE ' Guy C.OLIVIER, Jacques E.RIOUX et Fernand LABRIE Centre hospitalier de l\u2019Université Laval La structure de la LH-RH (luteinizing-hormone- releasing hormone) a été déterminée à partir d\u2019extraits purifiés d\u2019hypothalamus de porc # et de mouton °.La synthèse de ce décapeptide a rendu possible son utilisation chez le sujet normal et chez des individus présentant différentes pathologies endocriniennes 71°.Nous avons dans ce contexte déterminé les caractéristiques temporelles de la réponse en LH, après application de ce stimulus en injection unique, chez la femme normale tant au début de la phase folliculaire qu\u2019au cours de la phase lutéale.La réserve hypophysaire en LH de 56 patientes, présentant différentes formes d\u2019aménorrhée secondaire, a par la suite été comparée a celle observée chez le sujet normal.MATERIEL ET METHODES Détermination de la LH Les niveaux de LH sérique ont été mesurés par radio-immuno-étalonnage en utilisant la réaction a 1 Cet article doit paraître également dans le volume « Compte rendu du 25° congrès international des Fédérations de gynécologie-obstétrique de langue française ».Pour tirés à part, s\u2019adresser au docteur Guy Olivier, C.H.U.L., 2705, boulevard Laurier, Québec G1V 4G2.TOME 104 \u2014 MARS 1975 double anticorps pour séparer l\u2019hormone liée de l\u2019hormone libre.La LH humaine purifiée, utilisée pour le marquage à l\u2019iode 125, de même que l\u2019anti- sérum anti-H (développé chez le cobaye), nous ont été fournis par le Comité sur les hormones hypophysaires humaines, du Conseil de recherches médicales du Canada.L\u2019hormone de référence LER-907 utilisée a été gracieusement fournie par l\u2019Endocrine Study Section, National Institute of Health, U.S.A.Les résultats sont exprimés en ng de LER-907/ml.L\u2019iodination a été effectuée selon la méthode de Greenwood et Hunter *!, La sensibilité de la technique est de 10 ng/ml.Le coefficient de variation intra-étalonnage est de 15.4% à des concentrations de 5 à 60 ng alors que le coefficient de variation inter-étalonnage est de 30% à une concentration de 7.5 ng.Epreuve de stimulation par la LH-RH L\u2019effet de la LH-RH synthétique (AY24-301) sur les taux sériques de LH a été évalué après l\u2019administration de 100 mcg de cette neurohormone par voie sous-cutanée.Les prélèvements pour le dosage de la LH se sont échelonnés sur une période de 403 4 heures.Tous les échantillons d\u2019une même épreuve de stimulation ont été mesurés en triplicata au cours d\u2019un même radio-immuno-étalonnage.Sujets L\u2019épreuve de stimulation par la LH-RH a été pratiquée chez 6 jeunes femmes, âgées de 22 à 34 ans, entre le jour 2 et 6 et entre le jour 18 et 24 de leur cycle menstruel qui dans tous les cas était régulier.Les 56 patientes présentant une aménorrhée secondaire ont été divisées en différents groupes après investigation clinique en milieu hospitalier (Tableau I).Les caractéristiques cliniques de ces différents groupes seront présentées plus loin.TABLEAU I PATIENTES AVEC AMÉNORRHÉE SECONDAIRE Nombre de patientes Groupe I Ovaires micropolykystiques a) avec hyperandrogénie b) sans hyperandrogénie Syndromes aménorrhée-galactorrhée .Aménorrhée secondaire postanovulants Aménorrhée psychogénique et idiopathique oo Anorexie nerveuse .Insuffisance ovarienne .Insuffisance hypophysaire RESULTATS Réponse a la LH-RH chez la femme normale Au début de la phase folliculaire, la libération maximale de LH est observée 30 minutes après l\u2019injection du décapeptide (Fig.1).Les taux sériques passent de 45.8 + 6.0 à 146 = 11.9 ng/ml (moyenne + erreur-type).La surface moyenne sous la courbe, calculée selon la technique des triangles, est de 20.2 + 1.6 mcg min/ml.L\u2019effet de la LH-RH a également été mesuré au cours de la phase lutéale, chez 6 jeunes femmes ayant un cycle menstruel régulier.La libération maximale de LH est observée entre 30 et 60 minutes après l'injection du décapeptide (Fig.1).Les taux sériques passent de 58.5 + 12.9 4 669 = 120 ng/ml avec des variations individuelles allant de 350 à 1040 ng/ml.La surface moyenne sous la courbe est de 108.8 + 22.9 mcg min/ml.Les concentrations de LH atteintes après stimulation sont donc 4.5 fois plus importantes que celles observées au début de la phase folliculaire.404 800, PHASE LUTHEALE ng LER -907/mi A PHASE FOLLICULAIRE 0 \u2014 \u2014 T v 7 r v -5 01530 60 90 120 180 240 MINUTES Fig.1 \u2014 Effet de la LH-RH (100 mcg, s.c.) sur les niveaux sériques de LH chez la femme normale au début de la phase folliculaire et au cours de la phase lutéale.(Moyenne =+ erreur-type).Ovaires micropolykystiques Parmi 56 cas avec aménorrhée secondaire, nous avons retrouvé 18 patientes chez qui la laparoscopic avec biopsie ovarienne a démontré un aspect macroscopique et/ou microscopique compatible avec l\u2019image observée dans le syndrome de Stein-Leventhal.Le dosage de la testostérone plasmatique et/ou des 17 kétostéroïdes urinaires des 24 heures a permis de diviser ces sujets en deux groupes : l\u2019un de 10 patientes chez qui les androgènes étaient élevés (8 de ces 10 patientes présentaient également de l\u2019hirsutisme ); l\u2019autre groupe comprenait 8 sujets chez qui nous n\u2019avons pu mettre en évidence un excès d\u2019androgènes (2 de ces sujets seulement présentaient de l\u2019hirsutisme).Dans le groupe avec hyperandrogénie, la période d\u2019aménorrhée a varié de 8 à 36 mois avec une moyenne de 16 mois si on exclut 2 cas qui présentaient plutôt une oligoménorrhée (menstruées 3 à 4 fois/année).Dans le groupe sans hyperandro- génie documentée, la période d\u2019aménorrhée a été de 9.5 mois en moyenne.Chez 2 patientes, nous avons retrouvé à la laparoscopie un corps jaune récent.Elles avaient des concentrations de base en LH respectivement à 24 et 67 ng/mi lors de l\u2019épreuve à la LH-RH (Fig.2).Dans la Fig.2, on peut voir la L'UNION MÉDICALE DU CANADA 337 Zorn) > Lu (no LER = IVeaux de la Oyen AVEC SANS HYPERANDROGENIE HYPERANDROGENIE 2000- E ss œ w J oo £1001 I = « 501 d s J 201 +o CONTROLE MAXIMUM | [CONTROLE | MAXIMUM ] Fig.2 \u2014 Effet de la LH-RH (100 mcg, s.c.) sur les niveaux sériques de LH dans les cas d\u2019aménorrhée secondaire avec ovaires micropolykystiques.L\u2019amplitude de la réponse (2 déviations standard) chez la femme normale est représentée par les rectangles.réponse individuelle des patientes de ces 2 groupes.Chez les sujets avec hyperandrogénie, la moyenne des concentrations de base en LH est de 157 \u2014 29 ng/ml; cette valeur est significativement (P < 0.02) plus élevée que celles rencontrées au cours de la phase folliculaire et lutéale.Dans le groupe sans hyperandrogénie, les taux sériques de LH (92.9 + 19.3 ng/ml) ne sont pas différents de ceux retrouvés chez la femme normale; cependant 4 de ces patientes avaient des concentrations en LH anormalement élevées.Dans ces 2 groupes de patientes, la réponse a la LH-RH (Fig.2) n\u2019est pas différente de celle observée au cours de la phase lutéale si l\u2019on compare soit les concentrations maximales de LH obtenues (1115 + 203 et 624 + 102 ng/ml), soit l\u2019augmentation de la LH au-dessus des niveaux de base (958 + 186 et 532 == 94 ng/ml) ou encore la moyenne des surfaces sous la courbe (136.4 + 20.9 et 93.5 = 16.4 mcg min/ml).Il faut cependant noter que dans le groupe avec hyperandro- génie, 4 patientes ont présenté une réponse supérieure a celle observée au cours de la phase lutéale.La libération de LH chez toutes ces patientes a été plus élevée (P < 0.005) que celle rencontrée chez la femme normale au début de la phase folliculaire TOME 104 \u2014 MARS 1975 (la moyenne plus deux déviations standard étant de 204 ng/ml).Syndromes aménorrhée-galactorrhée Dans ce groupe de patientes (Tableau II), une seule (n° 4) avait une diminution de la réserve hypophysaire en LH (Fig.3).Elle était porteuse Yo XD oe OOD 8 ADENOME LH (ng LER - 907/mi) 2 AL a 40 CONTROLE | MAXIMUM | [CONTROLE| MAXIMUM | Fig.3 \u2014 Effet de la LH-RH (100 mcg, s.c.) sur les niveaux sériques de LH dans les syndromes aménorrhée-galactorrhée (section de gauche) et chez les cas d\u2019aménorrhée secondaire postanovulants (section de droite).d\u2019un gros adénome hypophysaire dont l\u2019exérèse transsphénoïdale a par la suite été incomplète.Les autres épreuves de fonction hypophysaire se sont avérées normales.Une autre patiente (n° 2) présentait un micro-adénome hypophysaire sans diminution de la réserve hypophysaire en LH.Chez les 6 autres patientes, dont l\u2019épreuve à la LH-RH était normale, les concentrations de base en LH (41 = 6 ng/ml) ne sont pas significativement différentes de celles observées chez la femme normale.L\u2019administration de la neurohormone a provoqué une libération de LH de 314 + 54.9 ng/ml au-dessus des niveaux de base.Cette réponse, tout en étant plus importante (P < 0.005) que celle observée au début du cycle menstruel, ne diffère pas de celle retrouvée au cours de la phase lutéale.Les réponses individuelles de ces patientes sont représentées sur la Fig.3.Aménorrhée postanovulants Ce groupe comprend 8 patientes, âgées de 18 à 33 ans, qui ont pris des anovulants pendant une 405 RRNA TABLEAU II SYNDROME AMENORRHEE-GALACTORRHEE Galac- torrhée (mois) Aménorrhée (mois) 18 16 LH (1) (ng/ml) 20 35 7 31 72 72 32 lactine (2) Pro- Commentaires (ng/ml) 26 La galactorrhée a débuté après la prise d'anovulants immédiatement cessés.un mois quelle a La galactorrhée a débuté 7 jours après la prise d'anovulants.Exérése d\u2019un micro-adénome hypophysaire par voie transsphénoïdale.La galactorrhée a débuté un mois après la prise d\u2019anovulants qu\u2019elle a cessés 6 mois avant l\u2019épreuve de stimulation.Aménorrhée et galactorrhée depuis la dernière grossesse à 27 ans.Exérèse transsphénoïdale d\u2019un gros adénome hypophysaire.Radiothérapie hypophysaire en 1970 pour adénome.Investigation hypophysaire actuellement normale.Aménorrhée et galactorrhée 4 mois après le dernier accouchement au moment d'une ligature tubaire.60 Hypothyroidie primaire.(1) Normal:25 a 100ng de LER-907/ml (chez la femme normale en dehors de la phase ovulatoire).(2) Normal: 30 ng/ml.période moyenne de 23 mois avec des écarts individuels allant de 7 a 36 mois.L\u2019aménorrhée, qui s\u2019est installée à la suite de l\u2019arrêt de la médication, variait de 10 à 45 mois; 50% des patientes avaient un cycle menstruel régulier avant la prise d\u2019anovulants.Les concentrations de base en LH demeurent dans les limites de la normale chez 7 des 8 sujets et la moyenne (49.8 + 13 ng/ml) ne diffère pas de façon significative des valeurs observées chez la femme normale.La réponse à la LH-RH est de même amplitude que celle observée au cours de la phase lutéale.Les concentrations de LH passent de 49,8 = 13 a 522 + 88 ng/ml comparativement à 58.5 = 12.9 et 680 \u2014 126 ng/ml chez la femme normale (Fig.3).Cette réponse est plus importante (P < 0.005) que celle constatée au début du cycle menstruel.Aménorrhée secondaire psychogénique et idiopathique Dans ce groupe, 5 malades présentaient une aménorrhée survenue à la suite d\u2019un choc psychique (changement de milieu, assauts sexuels, conflits amoureux).L\u2019aménorrhée a par ailleurs été qualifiée d\u2019idiopathique chez 3 sujets.Ces malades étaient âgées de 19 à 30 ans et présentaient une absence de menstruation depuis 30 mois en moyenne (variations individuelles : 8 à 108 mois).Les valeurs de base en LH dans ce groupe sont beaucoup plus variables et l\u2019on retrouve 2 malades dont les con- 406 centrations sont inférieures à la normale de même que 2 malades avec des taux sériques supérieurs à la normale (Fig.4).L\u2019administration de 100 mcg de 8 LH (ng LER-907/mi) 2 ¢ ¢ 104 CONTROLE | MAXIMUM | |CONTROLE| MAXIMUM | Fig.4 \u2014 Effet de LH-RH (100 mcg, s.c.) sur les niveaux sériques de LH dans les cas d\u2019aménorrhée secondaire psy- chogénique O et idiopathique @ (section de gauche) et chez les patientes présentant une anorexie nerveuse (section de droite).L'UNION MÉDICALE DU CANADA Même sa ce de ut 5 0 Ao LH-RH provoque une libération moyenne de LH de 337 = 47 ng/ml au-dessus des niveaux de base avec des variations individuelles allant de 101 a 546 ng/ml.L\u2019amplitude moyenne de ces réponses est inférieure a celle observée au cours de la phase lutéale (P < 0.001) et supérieure a celle observée au début de la phase folliculaire (P < 0.05).Cette réponse nous permet d\u2019affirmer qu\u2019il existe une bonne réserve hypophysaire en LH chez tous ces sujets.Anorexie nerveuse Les caractéristiques cliniques des patientes présentant de l\u2019anorexie nerveuse sont présentées dans le Tableau III.Les valeurs de base en LH sont inférieures à la normale chez toutes nos patientes sauf le sujet n° 7 qui a une concentration normale de LH à 40 ng/ml (Fig.4).La réponse à la LH- RH (Fig.4) est inférieure à la normale chez 4 patientes (n° 2, 3, 4, 5).L'une (n° 3) a des niveaux non détectables qui ne changent pas au cours de la stimulation.Deux sujets (n°* 1, 6) présentent une libération de LH comparable à celle observée chez la femme normale au début du cycle menstruel.Le sujet n° 7, dont les concentrations de base en LH sont dans les limites de la normale, a une réserve hypophysaire supérieure à celle retrouvée au cours de la phase lutéale (Fig.4).Insuffisance ovarienne Ce groupe comprend 5 femmes âgées de 21 à 29 ans et aménorrhéiques depuis 14 à 39 mois.Les diagnostics posés furent : ménopause précoce chez 2 patientes, insufissance ovarienne postradiothérapie pour maladie de Hodgkin, exérèse chirurgicale des ovaires en raison de kystes multiples et finalement un cas de dysgénésie gonadique pure.Cette dernière patiente avait été mentruée de façon très irrégulière à tous les 1.5 à 6 mois entre l\u2019âge de 11 et 20 ans et la laparoscopie a permis de visualiser des bandelettes ovariennes trop petites pour être biop- siées par des techniques courantes.Les concentrations de base en LH sont toutes anormales chez ces patientes et varient entre 245 et 842 ng/ml (Fig.5).La moyenne (485 + 115 ng/ml) est plus élevée (P < 0.005) que les valeurs retrouvées dans le groupe des malades avec ovaires polykystiques et hyperandrogénie (157 = 29 ng/ml).La réponse à la LH-RH chez tous ces sujets est supérieure (P < 0.02) à celle retrouvée au cours de la phase lutéale si l\u2019on considère les concentrations maximales de LH atteintes (2065 \u2014 558 ng/ml).La surface moyenne sous la courbe (321.6 + 75.2 mcg min/ml) est également plus importante (P < 0.01) que celle calculée chez les femmes porteuses d\u2019ovaires polykystiques avec hyperandrogénie (136.4 = 20.9 mcg min/ml).Cependant si l\u2019on analyse les réponses individuelles de ces deux derniers groupes de patientes, il y a chevauchement non seulement entre les concentrations de base en LH mais également entre les valeurs maximales observées après stimulation (Fig.2 et 5).Insuffisance hypophysaire Trois patientes sont incluses dans ce groupe (Fig.5).La première, âgée de 46 ans, est aménorrhéique depuis l\u2019âge de 27 ans.Elle présente une déficience en TSH démontrée par l\u2019épreuve au TRH et une infusion d\u2019arginine ne provoque aucune libération TABLEAU III ANOREXIE NERVEUSE Durée de Amé- ; Perte No Age norrhée P de eg % du pds fa pee de pds Commentaires (mois) (mois) (Kg) 1 24 6 36.5 64 6 11.2 Personnalité hystériforme.Conflit au travail, 2 26 6 33.9 57 24 32 Anovulants pendant 17 mois, arrêt il y a 6 mois.Régime volontaire.22 72 31.8 64 72 16 Conflit avec la mère.23 36 34.4 63 36 24.9 Conflit avec la mère.5 25 6 34.1 70 6 20 Obsession: crainte d\u2019engraisser vu sa petite taille.6 32 6 30.4 60 36 17.3 Anovulants: arrêt il y a 6 mois.Conflit avec la mère, 7 24 18 40 65 84 51 Personnalité obsessive compulsive, compétition avec sa sœur jumelle.TOME 104 \u2014 MARS 1975 407 LH (ng LER - 907 /ml) 10 o\u2014 CONTROLE | MAXIMUM | [CONTROLE] MAXIMUM | Fig.5 \u2014 Effet de la LH-RH (100 mcg, s.c.) sur les niveaux sériques de LH dans l\u2019aménorrhée secondaire par insuffisance ovarienne (section de gauche) et par insuffisance hypophysaire (section de droite).d\u2019hormone de croissance.Les concentrations en LH sont a 20 ng/ml et aprés administration de la LH- RH elles s\u2019élevent a 60 ng/ml; ce maximum n\u2019étant atteint que 120 minutes apres application du stimulus.Il s\u2019agit d\u2019une réponse inférieure à ce que nous avons retrouvé au début du cycle menstruel chez la femme normale.Chez la deuxième patiente, âgée de 44 ans, on a diagnostiqué une tumeur hypophysaire avec extension suprasellaire et hémianopsie bitempo- rale.Elle présente une déficience en hormone de croissance, en ACTH et en TSH.Les niveaux de LH sont non détectables autant avant qu\u2019après injection de la neurohormone.Après cessation des anovu- lants qu\u2019elle prenait depuis 6 ans, on observe une galactorrhée; la prolactinémie est à des concentrations légèrement supérieures à la normale, soit 40 ng/ml.La troisième patiente, âgée de 39 ans, est traitée pour un syndrome de Sheehan depuis 13 ans.Les taux de base en LH sont à 39 ng/ml et on ne note aucune augmentation significative de cette hormone après administration du décapeptide synthétique.408 Amplitude de la réponse à la LH-RH L\u2019amplitude de la réponse hypophysaire observée chez les différents groupes de sujets a été comparée en utilisant comme paramètre la surface sous la courbe calculée selon la technique des triangles.Les moyennes de ces surfaces sont représentées sur la Fig.6.Dans l\u2019insuffisance hypophysaire la surface LH (SURFACE SOUS LA COURBE mcg min/mi) \u2014 8 & 3 8 8 8 808 a Ôto DEBUT ph.FOLLICULAIRE (6) ph.LUTEALE (8) ee P< 0005 {SI IVNWEON \u2014 } HYPOPHYSAIRE (3) + ANOREXIE NERVEUSE (6) + HYPERANDROGENIE ( 10) OVAIRES POLYKYSTIQUES \u2014 HYPERANDROGENIE (8) + GALACTORRHEE | (7) POST-ANOVUL ANT + (8) PSYCHOGENIQUE }\u2014 (8) OVARIENNE (5) \u2014| 33HHGONINY 3JUIVONOD3S À) \u2014_\u2014< Fig.6 \u2014 Effet de la LH-RH (100 meg, s.c.) sur les niveaux sériques de LH évalué par la surface sous la courbe (moyenne \u2014 erreur-type) chez la femme normale et chez différents groupes de patientes présentant de l\u2019aménorrhée secondaire.> 2ans (11) est de 7.7 \u2014 1.5 mcg min/mil, ce qui est significativement différent (P < 0.005) de ce que l\u2019on retrouve chez la femme normale au début du cycle menstruel (20.2 + 1.6 mcg min/ml).De même, dans l\u2019anorexie nerveuse, si l\u2019on fait exception de la patiente qui a présenté une hyper-réponse, la surface moyenne sous la courbe est dc 10.4 + 3.1 mcg min/ml), ce qui est inférieur (P < 0.02) à ce que l\u2019on observe au début de la phase folliculaire.Dans l\u2019insuffisance ovarienne, la surface moyenne sous la courbe est plus grande que celle retrouvée au cours de la phase lutéale (P < 0.02) ou chez les patientes avec ovaires polykystiques et hyperandro- génie (P < 0.01) alors que la différence entre ces deux derniers groupes n\u2019est pas significative.Dans les autres groupes, la réponse au LH-RH est d\u2019une amplitude similaire à celle observée au cours de la L'UNION MÉDICALE DU CANADA they \u201cpa SR bi Ly Su h Surge [ ose ose Veux ofl rents faire.cal joui> fs pr foe i qu 0 phase lutéale.Dans d\u2019autres groupes, la moyenne des surfaces sous la courbe se situe entre celles retrouvées au début et a la fin du cycle menstruel et il est impossible a ce moment de parler d\u2019hypo ou d\u2019hyper-réponse hypophysaire a la suite de stimulation par la LH-RH.DISCUSSION.La sensibilité hypophysaire à la LH-RH varie au cours du cycle menstruel !*.C\u2019est au début de la phase folliculaire que la libération de LH est la plus faible.Par la suite, la réponse à la LH-RH augmente de façon progressive pour devenir maximale à la période ovulatoire.Au milieu de la phase lu- téale, tel que démontré par Yen !\u201d les concentrations de LH obtenues après stimulation sont 2.8 fois plus importantes que celles observées au début du cycle menstruel.Chez nos sujets, étudiés au cours de la phase lutéale, les concentrations maximales de LH obtenues après stimulation sont en moyenne 10 fois supérieures aux niveaux de base, ce qui est sensiblement identique aux résultats obtenus par Yen 12.Par ailleurs, l\u2019amplitude de la réponse à la LH-RH, observée chez nos femmes normales au début du cycle menstruel, est deux fois moins importante que celle observée par ces auteurs.Il est évident qu\u2019à l\u2019avenir pour expliquer ces différences tant entre la phase folliculaire et la phase lutéale qu\u2019entre deux groupes de sujets, il sera nécessaire de mesurer les niveaux circulants des stéroïdes gonadiques impliqués dans la rétrorégulation de cet axe.Au cours du cycle menstruel la sensibilité hypophysaire à l\u2019administration de Ja LH-RH est donc très variable.Dans cette étude, il est question de diminution de la réserve hypophysaire en LH lorsque les concentration maximales, obtenues après administration du décapeptide, sont inférieures à la réponse observée au début de la phase folliculaire, soit la moyenne moins deux déviations standard.Les mêmes conclusions peuvent s\u2019appliquer si on utilise comme critère la moyenne des surfaces sous la courbe moins deux déviations standard.Tout en étant conscient qu\u2019il est beaucoup plus difficile de définir la limite supérieure d\u2019une réponse normale à la LH- RH, nous avons utilisé ici la moyenne observée en phase lutéale plus deux déviations standard.Une diminution ou une absence de réserve hypophysaire en LH a été observée chez nos 3 patientes avec insuffisance hypophysaire.Cette observation témoigne de l\u2019utilité de cette épreuve de stimulation dans l\u2019évaluation des pathologies hypophysaires !°.15.20, Dans ces cas, il existe parfois une diminution et non une absence de réponse au décapeptide hypothalamique et cela même en présence de taux TOME 104 \u2014 MARS 1975 sériques bas en LH et d\u2019une fonction gonadique absente.Ceci suggère que le stimulus exogène employé est plus important que le stimulus endogène.Au niveau de l\u2019axe hypothalamo-hypophyso-thyroi- dien, une teile réponse est interprétée comme une déficience hypothalamique en TRH ?*, Cette conclusion telle que suggérée par certains \u20185 16 25 s\u2019applique plus difficilement à l\u2019axe hypothalamo-hypo- physo-gonadique.Dans le groupe des sujets présentant un syndrome aménorrhée-galactorrhée, 2 patientes avaient un adénome hypophysaire prouvé chirurgicalement.Une diminution de la réserve hypophysaire en LH a été mise en évidence seulement chez celle qui présentait la tumeur la plus volumineuse.Tel que rapporté par d\u2019autres 15 20.21, l\u2019absence de réponse à la LH-RH, dans ces cas, doit faire penser à une atteinte hypophysaire.Cependant, une libération normale de LH après stimulation n\u2019élimine pas un adénome de volume probablement plus petit.Une diminution importante de la réserve hypophysaire en LH a également été constatée chez 4 de nos 7 cas d\u2019anorexie nerveuse.Cependant 2 patientes avaient une réponse normale à la LH-RH alors qu\u2019une autre a présenté une réponse exagérée.La sensibilité hypophysaire semble donc être très variable dans l'anorexie nerveuse 14 15.17.22, À notre avis, ces différences ne s\u2019expliquent pas par la sévérité ou la durée de la pathologie.Il demeure possible que les concentrations sériques des stéroïdes gonadiques nous donnent l\u2019explication de cette sensibilité variable des cellules gonadotropes dans l\u2019anorexie nerveuse.Nous croyons de façon générale que l\u2019association de 1) taux sériques abaissés en gonadostimulines, 2) hypogonadisme clinique et biochimi- que, 3) réserve hypophysaire normale ou diminuée en LH et FSH, répond a la définition d\u2019aménorrhée hypothalamique énoncée par Yen !° à la seule différence que dans notre expérience aucune de ces patientes n\u2019a répondu au citrate de clomiphène de façon satisfaisante.Dans tous les autres cas d\u2019aménorrhée secondaire, nos données indiquent que la réserve hypophysaire en LH est très bonne.Le dysfonctionnement ne se situe donc pas au niveau hypophysaire.Quelques patientes dans ces différents groupes répondent à la définition d\u2019aménorrhée hypothalamique.À part les patientes avec anorexie nerveuse, quelques sujets souffrant d\u2019un syndrome aménorrhée-galactorrhée, d\u2019aménorrhée secondaire postanovulants et d\u2019aménorrhée psychogénique ou idiopathique pourraient possiblement répondre aux critères énoncés par Yen 1°.Une investigation plus poussée s\u2019avère ce- 409 pendant nécessaire.Les patientes avec insuffisance ovarienne ont présenté une hyper-réponse au LH- RH.Les niveaux de base en LH étaient élevés, ce qui concorde avec l\u2019absence de rétrorégulation négative.L\u2019amplitude de la réponse observée chez ces patientes se compare à celle rapportée par Siler 18 : les concentrations moyennes atteintes après administration de la LH-RH étant 4 fois supérieures au niveau de base.L\u2019autre condition au cours de laquelle on retrouve des niveaux de base en LH plutôt élevés, témoignant d\u2019un trouble de la rétrorégulation, est le syndrome de Stein-Leventhal 26 27.La réponse a la LH-RH dans ce syndrome est assez mal connue pour le moment .Il demeure que même si la réserve hypophysaire en LH n\u2019est pas significativement différente de celle observée au cours de la phase lutéa- le, 4 patientes ont une libération de LH dont l\u2019ordre de grandeur s\u2019identifie à ce que l\u2019on observe dans l\u2019insuffisance ovarienne.La signification de cette réponse quant à la physiopathologie de ce syndrome demeure encore indéterminée.En résumé, nous croyons que l\u2019épreuve de stimulation par la LH-RH synthétique a son utilité dans l\u2019investigation de l\u2019aménorrhée secondaire si l\u2019on soupçonne une pathologie hypophysaire comme 1) l\u2019insuffisance en gonadostimulines telle que rencontrée dans le syndrome de Sheehan ou le syndrome de Simmonds, 2) les tumeurs hypophysaires telles que rencontrées dans les syndromes aménorrhée- galactorrhée.Quant a ce qui a trait a identifier un dysfonctionnement hypothalamique, il semble a première vue que la réponse à la LH-RH dans ces cas peut simuler celle observée dans l\u2019insuffisance hypophysaire comme nous avons vu dans plusieurs cas d\u2019anorexie nerveuse et tel que rapporté par Chaus- sain chez l\u2019enfant et I'adolescent 16, L\u2019épreuve à la LH-RH dans les autres cas peut également aider a comprendre la physiopathologie de l\u2019aménorrhée.Il demeure que dans l\u2019avenir un profil très bien détaillé des paramètres hormonaux aux différents paliers de l\u2019axe hypothalamo-hypophyso-gonadique sera nécessaire à une meilleure interprétation de cette épreuve de stimulation dans l\u2019aménorrhée secondaire.Résumé La réserve hypophysaire en LH, à la suite de administration de 100 meg de LH-RH synthétique, a été étudiée chez 56 patientes présentant différentes formes d\u2019aménorrhée secondaire.La réponse hypophysaire de ces patientes a été comparée à celle obtenue chez la femme normale, au début de la phase folliculaire et au cours de la phase lutéale.Une diminution de la réserve hypophysaire a été démontrée chez les 3 sujets présentant une insuffisance 410 hypophysaire, chez 4 des 7 patientes souffrant d\u2019anorexie nerveuse et chez |! des 2 cas porteurs d\u2019un adénome hypophysaire sécrétant un excès de prolactine.Par ailleurs, une hyper-réponse à la LH-RH a été notée chez les 5 sujets présentant une insuffisance ovarienne et chez 4 des 10 patientes porteuses d'ovaires micropolykystiques avec hyperandrogénie.Toutes les autres patientes ont présenté une libération de LH comparable à celle observée chez nos sujets témoins.Summary Fifty six patients with secondary amenorrhea were given 100 mcg of synthetic LH-RH in order to study their LH pituitary reserve.The responses were compared to those obtained in normal women during the follicular and the lutheal phase of the menstrual cycle.A diminution of the LH pituitary reserve was demonstrated in the 3 patients with multiple pituitary deficiencies, in 4 of the 7 women with anorexia nervosa and in one of the 2 subjects with a documented prolactin producing pituitary adenoma.On the contrary an hyper-response to LH-RH administration was observed in the 5 women with ovarian insufficiency and in 4 of the 10 patients with a Stein-Leventhal syndrome.In all the others, the liberation of LH was within the range observed in our control subjects.BIBLIOGRAPHIE 1.Matsuo, H., Arimura, A., Nair, RM.G.et Schally, AV.Synthesis of the porcine LH and FSH-releasing hormone by the solid phase method.Biochem, Biophys, Res.Commun., 45: 822-827, 1971.2.Monahan, M., Rivier, J., Burgus, R., Amoss, M., Blackwell, R., Vale, 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131 I labelled human growth hormone of high specific radioactivity.Biochem.J., 89: 114, 1963.12.Yen, S.S.C., Vandenberg, G., Rebar, R.et Ehara, Y.: Variation of pituitary responsiveness to synthetic LRF during different phases of the menstrual cycle.J.Clin.Endocrinol, Metab., 35: 931, 1972.13.Olivier, G.C., Rochefort, J.G.et Labrie, F.: Evaluation clinique de 1'épreuve de stimulation par la LH-RH synthétique.Union Méd.du Canada, 103: 685, 1974.L'UNION MÉDICALE DU CANADA À ilk] 0 rot dan chez five des an {| (Th des pli Wie Ed lige if te ad lar and don of patents Vomen sh à On the Da vas iy and tome, Ting it, # ckvell solide ropines 0,197.wa | FSH ny 4e Jaisuo, fies of , Res, à À: ling mi, J.ps À.nd pasin5 Come lease sing , after aod ind [M ctor jenls GE] A iy ap 14.Wiegelmann, W.et Solbach, H.G.: Effect of LH-RH on plasma levels of LH and FSH in anorexia nevrosa.Horm.Metab.Res., 4: 404, 1972.15.Mortiner, C.H., Besser, G.M., McNeilly, A.S., Marshall, J.C., Harsoulis, P., Tunbridge, 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Roland-R.TREMBLAY 2, My-Anh HO-KIM ?et Claude-J.MIGEON 3 INTRODUCTION Au cours d\u2019études antérieures chez des malades atteints du syndrome de féminisation testiculaire !, nous avons montré que la capacité de liaison de la protéine de transport des androgènes (TeBG) était dans le spectre des valeurs couramment observées chez des femmes adultes normales et ce en dépit de niveaux de testostérone plasmatique comparables à des hommes normaux.Dans des conditions de base analogues, la concentration et la capacité de liaison de la protéine liant spécifiquement la thyroxine (TBG) étaient similaires aux valeurs retrouvées chez des sujets adultes normaux ?.Dans le but de compléter nos observations sur les différentes protéines spécifiques du plasma impliquées dans le transport et le métabolisme des hormones dans ce syndrome, il nous a semblé valable de déterminer la capacité de liaison de la transcortine, globuline liant spécifiquement les corticoïdes plasmatiques, l\u2019état de base et après stimulation à l\u2019éthinyl œstradiol.MATÉRIEL ET MÉTHODES La transcortine a été mesurée chez 8 malades atteints du syndrome de pseudohermaphrodisme mâle 1 Etude subventionnée par le Conseil de la recherche médicale du Québec.2 Laboratoire de recherche en endocrinologie et métabolisme, le Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, 2705, boul.Laurier, Ste-Foy.3 Harriet Lane Service of the Children\u2019s Medical and Surgical Center, The Johns Hopkins Hospital, Baltimore, Maryland 21205, U.S.ATOME 104 \u2014 MARS 1975 avec féminisation testiculaire (Tableau I).Tous ces malades avaient une chromatine négative (frottis buccal) et une karyotype XY.M.O.et S.W.présentaient un certain degré de masculinisation; S.W.TABLEAU I DONNÉES CLINIQUES Age actuel Age lors de Malade (années) castration (années) M.H.22 20 S.K.15 6 S.w.21 \u2014 AS.28 26 M.O.40 17 Sh.0.18 \u2014 Si.0.16 \u2014 M.G.22 21 fut d\u2019ailleurs élevé dans le sexe mâle malgré une absence totale de phallus.À la puberté, il développa une gynécomastie, mais ses organes génitaux externes ne se développèrent aucunement sous l\u2019action de la testostérone et de la dihydrotestostérone.S.K.fut gonadectomisée avant la puberté.Quant aux autres malades, ils présentaient le phénotype féminin habituellement rencontré dans ce syndrome.Aucun d\u2019eux ne recevait de traitement hormonal au moment de l\u2019investigation.Des sujets adultes normaux des 2 sexes furent utilisés comme contrôles dans cette étude.Le cycle 411 menstruel des femmes était normal.Ces sujets furent donc considérés en excellente santé et aucun ne recevait de médication.Une technique de filtration sur gel à 4°C, validée par Labrie (1967) 3, fut utilisée pour la détermination de la capacité de liaison de la transcortine.Le principe de cette méthode consiste à séparer le cortisol libre et lié à l\u2019albumine du complexe trans- cortine-cortisol.Elle permet la détermination du nombre de sites de transcortine (Sr) sur des échantillons individuels après incubation du plasma avec une faible quantité de cortisol marqué et une concentration appropriée du stéroïde non radioactif pour saturer les sites de liaison.La température utilisée élimine la dissociation du complexe transcor- tine-cortisol lors de son passage sur le gel et il devient ainsi possible de mesurer la capacité maximale de liaison de la transcortine sans tenir compte du facteur de dilution et des éventuelles modifications de la constante de dissociation.La concentration plasmatique totale du cortisol fut mesurée par une technique de liaison compétitive après une purification du stéroïde par chromatographie sur papier.Nous avons rapporté cette méthode (Ho-Kim, M.A.et coll.) en 1973 4.Le traitement hormonal chez la malade M.H.fut effectuée après la castration chirurgicale; dans le cas de M.G., il précéda toute chirurgie.Ce traitement a consisté dans l\u2019administration d\u2019éthinyl œstradiol (EE) à la dose de 20 ou 40 ug par jour pendant des périodes de 14 jours.RÉSULTATS 1.Capacité de liaison dans des conditions basales Chez 8 malades atteints du syndrome de féminisation testiculaire, la capacité de liaison de la trans- cortine fut de 15.5 + 3.6 (Ec.T.), comparativement à 16.3 + 2.8 (Ec.T.) et 14,8 = 1.4 (Ec.T.) chez des femmes et des hommes normaux (Fig.1).Tl n\u2019y a pas de différence significative entre ces 3 groupes de sujets.2.Capacité de liaison sous traitement aux æstrogènes Tel qu\u2019illustré dans la partie inférieure de la Fig.2, la capacité de liaison de Sr est du même ordre de grandeur avant (M.G.) ou après castration (M.H.).Dans les 2 cas, un traitement similaire avec EE entraîne une augmentation parallèle et significative de Sy.Chez la malade M.G.(partie supérieure de la Fig.2), l\u2019administration de doses croissantes d'EE entraîne une augmentation linéaire de Sy.412 TRANSCORTINE - CAPACITE DE LIAISON {pg /100ml) O 20 + © O 8} 3 © O O 16; © Q O © 14} © O O O zr & | O 10 + Femves | | Hommes | [ser | Fig.1 \u2014 Mesure de la capacité de liaison de la transcortine (ug de cortisol lié/100 ml de plasma) chez des sujets normaux des 2 sexes et des malades atteints du syndrome de féminisation testiculaire.DISCUSSION La mesure de la capacité de liaison de la trans- cortine chez l\u2019humain par différentes techniques, dont la dialyse d\u2019équilibre et la filtration sur gel, donne des résultats qui varient entre 15 et 30 pg de cortisol lié par 100 mI de plasma*®.Les données obtenues avec la présente méthode de filtration sur gel à 4°C sont donc en accord avec la littérature contemporaine.L\u2019absence de différence reliée au sexe a déjà été confirmée par d\u2019autres auteurs ©.Dans le syndrome de féminisation testiculaire, entité clinique où l\u2019équilibre hormonal s\u2019extériorise nettement par un phénotype féminin en raison de l\u2019absence de réceptivité périphérique aux androgènes, il était raisonnable de postuler que l\u2019effet œstrogénique se traduirait biochimiquement par une élévation de la capacité de liaison de la transcortine.Nous avions d\u2019ailleurs rapporté en 1972! une élévation significative de la capacité de liaison de la TeBG dans ce syndrome.Les données de notre étude indiquent toutefois que la transcortine de nos malades reste dans le spectre des valeurs rencontrées chez Dans des des sujets normaux mâles ou femelles.L'UNION MÉDICALE DU CANADA \"a y! | Toy ie le f ie us ul G i l TRANSCORTINE : CAPACITÉ DE LIAISON (pg/100mI) 35} 251 @ MG O MH 15 307 20r | = ° CONTROLE 20 | +0 ESTRADIOL (ug) Fig.2 \u2014 Effet de doses croissantes d\u2019cestradiol sur la capacité de liaison de la transcortine chez 2 malades, avec (M.G.) ou sans (M.H.) gonades, atteints du syndrome de féminisation testiculaire.La réponse est d\u2019amplitude normale et proportionnelle à la dose.conditions de base, nous devons donc admettre que la TeBG s\u2019élève * alors que la transcortine et la protéine de transport des hormones thyroïdiennes (TBG) demeurent inchangées * Comme la castration n\u2019affecte pas de façon significative Sr et TBG, il est évident que le jeu de ces protéines est peu influencé par de discrètes modifications de l\u2019équilibre hormonal.Toutefois, l\u2019administration d\u2019œstradiol par voie orale à la dose de 20 ug/jour pendant 14 jours entraîne une élévation significative et du même ordre de grandeur chez un sujet intact (M.G.) et un autre gonadectomisé (M.H.).L\u2019intervalle choisi pour apprécier l\u2019effet du traitement nous paraît adéquat puisque cette synthèse \u201d de la transcortine sous œstrogénothérapie est maximale après une semaine de traitement 8.De plus, en doublant la dose d\u2019ces- trogenes (40 pg), augmentation de la transcortine est linéaire chez le sujet M.G.et cette observation est en étroite corrélation avec les travaux de Seal et Doe, 1967 2, et Backard et coll.1973 1°, L\u2019am- TOME 104 \u2014 MARS 1975 plitude de la réponse de nos malades, évaluée de fagon approximative par référence aux données de a la littérature 1°, nous paraît comparable à celle de sujets normaux.Même si le nombre de nos observations est limité, il s\u2019en dégage la notion que dans le syndrome de féminisation testiculaire, les valeurs basales de transcortine sont comparables à des sujets normaux; en outre, il n\u2019y a pas d\u2019évidence d\u2019une réponse anormale de la transcortine lors de l\u2019œstro- génothérapie.Résumé La capacité de liaison de la transcortine a été mesurée par filtration sur gel chez 8 malades atteints du syndrome de pseudohermaphrodisme mâle avec féminisation testiculaire.Dans des conditions de base, la transcortine de ces malades est du même ordre de grandeur que chez des sujets adultes des 2 sexes.Sous œstrogénothérapie, la capacité de liaison de la protéine s\u2019élève de façon normale et proportionnellement à la dose administrée.Summary The transcortin binding capacity has been determined by gel filtration in 8 patients with the syndrome of male pseudohermaphroditism with testicular feminization.In basal conditions, the transcortin of these patients is of the same magnitude that the values observed in control subjects of both sexes.Under estrogen therapy, the binding capacity of the protein rises normally and linearly in function of the dose administered.BIBLIOGRAPHIE 1.Tremblay.R.R., Foley, T.P., Corvol, P., Park, IJ., Kowarski, A., Blizzard, R.M., Jones, H.W.et Migeon, C.J.: Plasma concentration of testosterone, dihydrotcstosterone, testosterone- estradiol binding globulin, and pituitary gonadotrophins in the syndrome of male pseudohermaphroditism with testicular feminization.Acta Endocrinol., 70: 331-341, 1972.2.Tremblay, R.R., Schlaeder, G.et Dussault, JH.: Effets de 1\u2019éthinyl estradiol et des androgènes sur les paramètres de la fonction thyroïdienne dans le syndrome de pseudohermaphro- disme mâle avec féminisation testiculaire.L\u2019Union Médicale du Canada, 103: 421-424, 1974.3.Labrie, F.: Interactions hormonales et rôle de la transcortine dans l\u2019ajustement de l\u2019activité hypophyso-surrénalienne.Thè- de Doctorat &s Sciences, Université Laval, 1967.4.Ho-Kim, M.A.et Tremblay, R.R.: Effets du Métopirone sur la désoxycorticostérone, le 11-désoxycortisol et le cortisol plasmatiques chez I\u2019humain.L\u2019Union Médicale du Canada, 102: 1470-1476, 1973.5.Westphal, U.: Steroid-Protein Interactions.Springer-Verlag, New York, p.209, 1971.6.Doe, R.P., Fernandez, R.et Ulysses, S.S.: Measurement of corticosteroid-binding globulin in man.J.Clin, Endocr., 24: 1029-1035, 1964.7.Sandberg, A., Woodruff, M., Rosenthal, H., Nienhouse, S.et Slaunwhite, W.R.: Transcortin: a corticosteroid-binding protein in plasma.VII.Half-life in normal and estrogen-treated subjects.J.Clin, Invest, 43: 461-472, 1964.8.Doe, R.P., Zinneman, H.H., Flink, E.B.et Ulstrom, R.A.Significance of the concentration of nonprotein-bound plasma cortisol in normal subjects, Cushing\u2019s syndrome, pregnancy and during estrogen therapy.J.Clin, Endocr., 20: 1484-1490, 1960.9.Seal, U.S.et Doe, R.P.: The role of corticosteroid-binding globulin in mammalian pregnancy.Proc.2nd Intern.Congr.on Hormonal Steroids.Excerpta Med.Intern.Congr.Séries No 132, 697, 1967.10.Blackard, C.E., Doe, R.P.et Seal, U.S.: Serum corticosteroid- binding globulin, cortisol and nonprotein-bound cortisol levels in patients receiving estrogen for carcinoma of the prostate.Ivestigative Urology, 11: 194-197, 1973.413 Se, | i | i COLITE ULCÉREUSE ET THROMBOSE VEINEUSE CÉRÉBRALE Bernard ROUSSEAU !, Claude BÉLANGER ?, Yves LACOURSIÈRE 3, INTRODUCTION Parmi les complications systémiques de la colite ulcéreuse, les phénomènes thrombo-emboliques, quoique rarement discutés de façon courante, ont souvent été rapportés dans la littérature! ?8.45 6.7, La plupart d\u2019entre eux se situent aux veines des organes intra-abdominaux, tels la rate, les reins, la veine porte et aux poumons ?.Ils surviennent le plus souvent dans le cadre d\u2019une colite ulcéreuse d\u2019évolution modérée ou sévère.Récemment, Borda et ses collaborateurs ont rapporté un cas de thrombose veineuse cérébrale associée à une colite ulcéreuse 8.Il s\u2019agissait, à notre connaissance, du troisième cas décrit dans la littérature, les deux premiers ayant été rapportés par Harrison et Truelove six ans auparavant °.Nous désirons rapporter ici un cas de thrombose veineuse cérébrale survenue chez un jeune patient porteur d\u2019une colite ulcéreuse, que nous avons eu l\u2019occasion de traiter au cours de la dernière année.Observation Un patient de 18 ans nous est transféré d\u2019un autre hôpital le 25 septembre 1974 pour colite ulcéreuse.Il avait été admis dans cet hôpital le 11 septembre 1974 pour récidive d\u2019une colite ulcéreuse dont le premier épisode remontait au mois de novembre 1973.Au moment de son admission dans cet hôpital régional, son hémoglobine était à 5.2 gm et son hématocrite à 23.4%.Son état avait nécessité l'administration de cinq transfusions de sang, ainsi 1 Service de médecine, Unité de gastro-entérologie, Centre hospitalier de l\u2019université Laval.Professeur adjoint, Faculté de médecine, Université Laval, Québec.?Service de neurologie, Centre hospitalier de l'université Laval.Professeur titulaire, Faculté de médecine, Université Laval, Québec.3 Chef du Service de médecine nucléaire, Centre hospitalier de l'université Laval, Québec.4 Service de médecine, section infectiologie, Centre hospitalier de l\u2019université Laval, Québec.5 Membre du Service de chirurgie, Centre hospitalier de l\u2019université Laval, Québec.$ Membre du Service de chirurgie, Centre hospitalier de l\u2019université Laval.Professeur adjoint.Département de chirurgie, Faculté de médecine, Université Laval, Québec.Tirés à part : Docteur Bernard Rousseau, Centre hospitalier de l\u2019université Laval, 2705, boul.Laurier, Ste-Foy, Québec.414 Michel-G.BERGERON *, Michel SAAB et Paul PONCELET * que de la salazopyrine.A part la colite ulcéreuse, le seul passé médical de ce patient était celui d\u2019un ulcère bulbaire diagnostiqué en septembre 1970, traité médicalement et sans récidive depuis.* À son arrivée dans notre hôpital, le patient est pâle et passe de six à dix selles diarrhéiques et sanguinolentes par jour.Son hémoglobine est à 9.2 gm et son hématocrite a 29.4%.La rectosigmoidosco- pie ainsi que la biopsie de la muqueuse rectale confirment le diagnostic de colite ulcéreuse.Le lavement baryté, fait le 27 septembre 1974, confirme également le diagnostic de colite ulcéreuse localisée au côlon gauche.Le traitement est alors institué: A.C.T.H.80 unités I.M.par jour, salazopyrine 4 gm par jour et instillations rectales d\u2019hydrocortisone deux fois par jour.Malgré ce traitement médical, l\u2019état du patient demeure inchangé et le 16 octobre 1974, son hémoglobine s\u2019abaissc à 7.3 gm.On change alors l\u2019A.C.T.H.pour la prednisone à raison de 40 mg par jour.Le patient reçoit également deux autres transfusions de sang.Au matin du 19 octobre 1974, il accuse pour la première fois une faiblesse de sa jambe droite.Au cours des heures qui suivent, on assiste à l\u2019installation graduelle, mais rapide, d\u2019une hémiplégie droite ayant intéressé d\u2019abord la jambe droite, puis le bras droit, pour ensuite atteindre l\u2019hémiface droite.À l\u2019examen neurologique, on constate également les faits suivants: une légère dysphasie d\u2019expression, une hémihypoesthésie droite, une hyperréflexie ostéo- tendineuse droite, ainsi qu\u2019un Babinski et un clonus à droite.Vers 14h, le même jour, le patient fait une crise épileptique ainsi décrite: déviation conjuguée de la tête et des yeux vers la gauche, clonus du membre inférieur droit puis du membre supérieur droit suivi de convulsions généralisées.Il tombe ensuite en coma postcritique.La prednisone est alors remplacée par la méthylprednisolone à la dose de 60 mg I.V.par jour.Son état justifie un transfert à l\u2019unité de soins intensifs, ainsi que l\u2019administration parentérale de phénobarbital et de diazé- pam.Malgré cette médication, les crises épileptiques se répètent très fréquemment.La possibilité d\u2019une thrombose veineuse cérébrale plutôt que d\u2019une L'UNION MÉDICALE DU CANADA ent et & $21.Ym idoseg- Rete lel nirme colsée sé: im song dica, tore On on ement url Au tale foe bras A Is 1 fo pus fi on ms le i ff À | thrombose artérielle est alors soulevée, surtout en raison de la prédominance des crises convulsives.Les plaquettes sont à 426,000/mm° et le coagulo- gramme est normal.À la ponction lombaire, le liquide céphalo-rachidien s\u2019avère normal.Le lendemain, l\u2019angioscintigraphie cérébrale au technetium pertechnetate confirme le diagnostic de thrombose du sinus longitudinal supérieur (Fig.1).L\u2019électroencéphalogramme montre une altération diffuse de l\u2019électrogénèse en plus d\u2019une altération importante et constante de l\u2019activité à tout l\u2019hémisphère gauche, sous forme d\u2019un rythme delta continu, d\u2019une fréquence variant entre 0.5 et 1 cycle par seconde, d\u2019une amplitude de 30 a 50 microvolts.Il permet de suspecter une destruction massive au niveau de l\u2019hémisphère cérébral gauche.L\u2019échoencéphalogram- me est normal.Le 25 octobre 1974, on note l\u2019apparition d\u2019une thrombophlébite à l\u2019avant-bras droit et trois hémocultures successives révèlent la présence de staphylocoques epidermidis.On constate cette journée-là la présence d\u2019un petit nystagmus horizontal dans le regard latéral, une faiblesse discrète de l\u2019adduction de l\u2019œil gauche, une légère mydriase gauche et des petits exsudats du fond de l\u2019œil droit.Le malade se plaint de douleurs oculaires.On évoque alors la possibilité d\u2019une phlébite, sans thrombose, du sinus caverneux surajoutée à celle du sinus longitudinal supérieur.On ajoute à la médication déjà en cours, de la pénicilline à raison de 24,000,000 d\u2019unités par jour.Le lendemain, l\u2019antibiogramme montre la résistance du staphylocoque à la pénicilline (C.B.M.5 pg/ml) qu\u2019on abandonne pour le cefazo- lin à raison de 1 gm I.V.aux 6 heures.Les pouvoirs bactéricides et les niveaux de cefazolin dans le sérum sont alors excellents (Fig.2).Au plan neurologique, la situation s\u2019améliore au cours des quatre jours qui suivent.Le patient reprend conscience et des mouvements réapparaissent à l\u2019hémiface droite d\u2019abord, au membre supérieur droit ensuite.Cependant, sur le plan de la colite ulcéreuse, la situation se détériore.Les rectorragies deviennent de plus en plus importantes et le patient présente des douleurs abdominales violentes, surtout localisées sur le trajet du côlon transverse.Il n\u2019y a pas Fig.1 \u2014 Flot et scintigraphie cérébrale au technetium pertechnetate.L\u2019étude dynamique effectuée immédiatement après l'injection de dix millicuries de 99\"\u201dTc O; ne permet pas d'identifier le sinus longitudinal supérieur après douze secondes.Durant la phase veineuse, dix-huit et vingt-deux secondes après l\u2019injection, on note une rétention plus importante du matériel radioactif au niveau du système veineux de l\u2019hémisphère gauche.La scintigraphie retard, deux heures plus tard, montre une hypercaptation au niveau de la région du sinus longitudinal supérieur à gauche.Les études dynamique et statique écartent les diagnostics d\u2019hématome sous-dural et de thrombose artérielle.TOME 104 \u2014 MARS 1975 415 POUVOIR BACTERICIDE 740 SERUM * eee.CEFAZOLIN DANS LE SERUM 1.2560 * 1:128- 30 1.132} E £ 1:64} > = w 3 n 0 1.321 7° 3 3 8 E 116+ ë £ 2 k 5 5 1:8 8 oO -10 1:4 1:2 1 1 1 1 1 2 4 6 TEMPS (hrs} Fig.2 \u2014 Pouvoir bactérique (dilution du sérum) et concentration sérique (ug/ml) de céfazolin après l\u2019injection intraveineuse de 1000 mg de cet antibiotique.de signes de mégacôlon, ni de perforation.Le 29 octobre 1974, l\u2019hémoglobine est encore à 8.8 gm et les signes d\u2019activités colitiques persistent toujours.Devant l\u2019évolution orageuse de cette colite ulcéreuse, il est alors décidé de procéder à une procto- colectomie totale avec iléostomie permanente.L\u2019opération est pratiquée dans la soirée du 29 octobre.Elle dure quatre heures et se déroule normalement avec des pertes sanguines se situant entre 1,000 et 1,500 cc qui sont adéquatement remplacées.La récupération postopératoire s\u2019avère très rapide.Tous les signes de toxicité systémique disparaissent.Le sevrage des stéroïdes est pratiqué graduellement au cours des jours qui suivent.Trois semaines après l'intervention chirurgicale, les antibiotiques sont arrêtés.Au cours de ces trois semaines, une physiothérapie intensive est pratiquée, de telle sorte qu\u2019à la quatrième semaine les fonctions motrices sont revenues à tout l\u2019hémicorps droit et le patient recommence à marcher seul.L\u2019étude histologique du côlon enlevé révèle des signes typiques de colite ulcéreuse importante, atteignant tout le côlon à partir du rectum jusqu\u2019au cæcum.416 DISCUSSION Les phénomènes thrombo-emboliques dans la colite ulcéreuse sont plus fréquents qu\u2019on ne le croit généralement, bien qu\u2019ils ne soient pas toujours diagnostiqués cliniquement.Sur 1,500 cas de colite ulcéreuse, Ricketts et ses collaborateurs rapportent 18 thromboses diagnostiquées cliniquement 3.Cependant, sur 43 autopsies, les mémes auteurs rapportent 14 cas de thrombo-embolies 3.En fait, il semble que le diagnostic clinique de thrombo-embo- lie soit posé dans 1.2 à 7.5% des cas de colite ulcéreuse 4.Par ailleurs, l\u2019incidence des thrombo-embo- lies à l\u2019autopsie, s\u2019élève de 32 à 39% *.L\u2019embolie pulmonaire et les thromboses veineuses seraient la troisième cause de décès dans la colite ulcéreuse *.Dans la plupart des cas, la thrombose accompagne une colite ulcéreuse d\u2019évolution orageuse.Très souvent elle survient chez de jeunes adultes.Tel fut le cas de notre patient.La cause des phénomènes thrombo-emboliques dans la colite ulcéreuse n\u2019est cependant pas connue.Bien qu\u2019une thrombocytose soit souvent présente, témoin d\u2019une hyperréaction non spécifique de la moelle à une inflammation chronique, il n\u2019y a pas de relation entre cette throm- bocytose et les thrombo-embolies rapportées !°.De toute façon, chez notre patient, la numération pla- quettaire au moment de l\u2019accident cérébro-vasculai- re, était normale.Certains auteurs ont rapporté une accélération de la génération de la thromboplastine ® et une augmentation de l\u2019activité du facteur VIII dans la colite ulcéreuse !!.Mais aucune de ces anomalies n\u2019a été retrouvée d\u2019une façon constante.De plus, aucune d\u2019entre elles ne peut être invoquée chez notre patient, puisqu\u2019à part un fibrinogène légèrement au-dessus de la normale, son coagulogram- me était sans particularité.Il est cependant intéressant de noter que, chez notre patient, les hémocultures ont révélé la présence de staphylocoques epidermidis.Les septicémies associées aux colites ulcéreuses sont en général de type mixte !\u201d et la découverte d\u2019un staphylocoque epidermidis a d\u2019abord évoqué chez nous l\u2019idée d\u2019une contamination.Cependant, trois hémocultures prises à une heure d\u2019intervalle chacune, étaient positives.La présence de bactéries dans chacune de ces cultures permettait d\u2019éloigner, à notre avis, la possibilité d\u2019une contamination.La source de cette septicémie était probablement la thrombophlébite de l\u2019avant-bras droit !*.Nous croyons que cette septicémie à staphylocoque aurait pu être à l\u2019origine de lésions locales responsables des phlébites chez notre patient, au niveau du sinus longitudinal supérieur et, peut-être, du sinus caverneux.Les trois hémo- L'UNION MÉDICALE DU CANADA alr Jot if Da il alg consè igh de à ré mèuro qu ple fons Rt phe ei lee dorm L fit mil coll bot nT Sn pit af Bir QL pig pan Cas que l hoje in Use Irae 5 00k te Xnères Tel i action ation om De chez so de que Uf A cultures positives, la thrombophlébite de I\u2019avant-bras droit et le tableau thrombophlébitique cérébral ont justifié l\u2019antibiothérapie intensive 14.D\u2019autre part, le diagnostic de thrombose veineuse cérébrale a été retenu surtout à cause du caractère épileptogène de l'accident cérébrovasculaire ici, conséquence directe de l\u2019irritation corticale de l\u2019hémisphère intéressé par la thrombose 1°.Ce diagnostic a d\u2019ailleurs été soutenu par la scintigraphie cérébrale faite 24 heures après l\u2019apparition des signes neurologiques.Les thromboses veineuses cérébrales peuvent être septiques ou pas.Lorsqu\u2019elles sont septiques, elles surviennent dans le cadre d\u2019infections localisées à la tête !6 ou généralisées 1.Nous croyons que notre patient présentait une thrombo- phlébite du sinus longitudinal supérieur et, peut-être, une inflammation du sinus caverneux, survenue dans le contexte d\u2019une septicémie à staphylocoque epi- dermidis.La proctocolectomie totale était justifiée par le fait que la colite ulcéreuse demeurait très active malgré le traitement médical et que cette activité colitique ne servait qu\u2019à entretenir le terrain throm- bo-embolique déjà existant chez notre patient.Cette intervention chirurgicale, associée à l\u2019antibiothérapie, s\u2019avéra très efficace, puisque notre patient a récupéré complètement et de sa colite ulcéreuse et de sa thrombophlébite du sinus longitudinal supérieur.Bien que le lavement baryté n\u2019ait suggéré au départ qu\u2019une atteinte du côlon gauche, l\u2019examen microscopique du côlon réséqué révéla la présence d\u2019une pancolite ulcéreuse, comme il arrive dans tous ces cas où il existe des phénomènes thrombo-emboli- ques massifs 8.CONCLUSIONS L\u2019étude de notre cas nous permet de poser les conclusions suivantes: 1.Bien que rare, une thrombose veineuse cérébrale devrait être suspectée chez tout patient porteur d\u2019une colite ulcéreuse, présentant des troubles neurologiques.2.L\u2019existence d\u2019une septicémie concomittante devrait être suspectée dans tous les cas, et il ne faudrait jamais hésiter à demander des hémocultures.3.Une attitude agressive sur le plan chirurgical, même dans le contexte d\u2019un accident cérébro-vas- culaire récent, se justifie, puisqu\u2019elle peut servir à arrêter les phénomènes thrombo-emboliques et, ainsi, à sauver la vie du patient.Résumé Nous rapportons un cas de thrombose veineuse cérébrale survenue chez un homme de 18 ans porteur d\u2019une colite ulcéreuse active.L'intérêt de cette observation repose sur les faits suivants: TOME 104 \u2014 MARS 1975 1.À notre connaissance, il s\u2019agit du quatrième cas de thrombose veineuse cérébrale associée à une colite ulcéreuse, rapporté dans la littérature.2.Une septicémie à staphylocoque epidermidis a été mise en évidence chez notre patient et il se pourrait que cette septicémie fut à l\u2019origine des phénomènes thrombophlébitiques notés en cours d\u2019évolution.3.Une antibiothérapie adéquate associée à une protocolectomie totale ont été suivies d\u2019une récupération complète de la part de notre patient.À l\u2019occasion de cette observation, les auteurs revisent le problème des phénomènes thrombo-emboliques dans la colite ulcéreuse.Summary We report a case of cerebral venous thrombosis in a young man with ulcerative colitis.The interest of this observation relies on the following facts: 1.To our knowledge it is only the fourth case of cerebral venous thrombosis in ulcerative colitis to be reported in the literature; 2.Since a staphylococus epidermidis septicemia was shown in our patient, We suggest that this septicemia could explain the presence of thrombophlebitis in this case.Therefore, blood culture should be a routine examination in every case of ulcerative colitis presenting with thromboembolic disease; 3.Adequate antibiotics associated with proctocolectomy were followed by total recovery.When medical treatment is not satisfactory, surgical treatment in ulcerative colitis should not be excluded in the presence of a recent cerebral venous thrombosis.Finally, the authors review briefly the problem of thromboembolic disease in ulcerative colitis.BIBLIOGRAPHIE 1.Bargen, J.A.et Barker, N.W.: Extensive arterial and venous thrombosis complicating chronic ulcerative colitis.Arch.Intern.Med., 58: 17, 1936.2.Sleisenger, M.H.et Fordtran, J.S.: Gastrointestinal disease.W.R.Saunders Company, p.1337, 1973.3.Ricketts, W.E.et Palmer, W L.: Complications of chronic non specific ulcerative colitis.Gastroenterology, 7: 55, 1946.4.Graef, V., Baggenstass, A.H.et Sauer, W.G.: Venous thrombosis occuring in non specific ulcerative colitis.A necropsy study.Arch.Intern.Med., 117: 377, 1966.5.Spittell, J.A., Owen, C.A.et Thompson, J.H.: Hypercoagula- bility and thrombosis in chronic ulcerative colitis.Coll.Papers Mayo Clin, 55: 53, 1964.6.Babb, R.R.: Mondor\u2019s disease in a patient with ulcerative colitis.Am.J.Dig.Dis., 13: 674, 1968.7.Aronson, AR.et Steinheber, F.U.: Portal vein thrombosis in ulcerative colitis.New York State J.Med., 71: 2310, 1971.8.Borda, J.T., Southern, RF.et Brown, W.F.: Cerebral venous thrombosis in ulcerative colitis.Gastroenterology, 64: 116, 1973.9.Harrison, M.J.et Truelove, S.C.: Cerebral venous thrombosis as a complication of ulcerative colitis.Am.J.Dig.Dis., 12: 1025, 1967.10.Morowitz, D.A., Allen, L.W.et Kirsner, J.R.: Thrombocytosis in chronic inflammatory bowel disease.Ann.Intern.Med., 68: 1013, 1968.11.Lee, J.C., Spittell, J.A.et Sawer, W.G.: Hypercoagubility associated with chronic ulcerative colitis: changes in blood coagulation factors.Gastroenterology, 54: 76, 1968.12, Seneca, H.et Henderson, E.: Normal intestinal bacteria in ulcerative colitis.Gastroenterology, 15: 34, 1950.13.Maki, D.G., Goldman, D.A.et Rhome, F.S.: Infection control in intravenous therapy.Ann.Int.Med., 79: 867, 1973.14.Bergeron, M.G., Brusch, JL., Barza, M.et Weinstein, L.: Bastericidal activity and pharmacology of Cefazolin.Anti- microb.Ag.Chemother., 4: 396, 1973.15.Symonds, C.: Intracranial thrombophlebitis.Ann.Royal Coll.Surg.Eng., 10: 347, 1952.16.Shaw, R.: Cavernous sinus thrombophlebitis.A review.British J.Surg., 40: 40, 1952.417 ET fo ANOMALIES ENDOCRINIENNES ET PSYCHIATRIQUES RENCONTRÉES CHEZ UN HOMME À CARYOTYPE XYYY Roland-R.TREMBLAY ', Jacques-A.BURY ?, Richard GAGNÉ 3, INTRODUCTION Depuis l\u2019observation initiale de Townes et coll.! en 1965, 3 autres malades présentant des troubles du comportement associés à une formule chromosomique XYYY ont fait l\u2019objet de brefs rapports dans la littérature médicale > * *, La genèse de cette anomalie demeurant encore spéculative, nous insisterons davantage sur les aspects endocriniens et psychiatriques de ce syndrome que nous avons observé chez un malade particulièrement tourmenté par les aspects pratiques de sa vie sexuelle.Observation clinique A l\u2019âge de 32 ans, le malade R.B.(dossier 106260) séjourne pour la première fois dans un hôpital; il y est traité pour une hernie inguinale.Sous le prétexte d\u2019une impuissance sexuelle, il est examiné par l\u2019un d\u2019entre nous (G.B.).À la suite de cette consultation, il est adressé en endocrinologie.L\u2019anamnèse révèle les points suivants: il est le septième enfant d\u2019une famille de neuf: cinq garçons et quatre filles.Il considère que son enfance a été malheureuse, parce que son père, alcoolique, le punissait souvent, le traitait de fou et aurait dit à plusieurs reprises: « Paurais dû te tuer à la naissance ».Enfant, il est fréquemment malade et il entretient l\u2019idée qu\u2019il ne dépassera pas la puberté.Celle- ci cependant s\u2019amorce normalement avec l\u2019apparition des caractères sexuels secondaires androïdes.Le malade rattache deux éléments à cette période: le fait qu\u2019il ait été élevé avec deux de ses sœurs et qu\u2019il ait toujours manqué de la présence d\u2019un frère, les frères aînés ayant quitté la maison; ensuite, le début de ses masturbations au cours d\u2019épisodes de somnambulisme qui se confondent dans son discours avec de tels épisodes dans l\u2019enfance.Vers l\u2019âge de quinze ans, il commence à s\u2019exciter sexuellement avec un chien.Dès seize ans, apparaissent les pre- 1 Service d\u2019endocrinologie, CHUL.?Service de psychiatrie, CHUL.3 Service de génétique humaine, CHUL.4 Service d\u2019urologie, hôpital l\u2019Hôtel-Dieu de Québec.> Service de psychologie, CHUL.418 Claude-G.BÉLANGER !, Guy BÉDARD * et Suzanne SPÉNARD 5 mières tendances homosexuelles, mais seulement dans des fantasmes qui accompagnent les masturbations: celles-ci entraînent de violentes céphalées et le malade fait entre les deux un lien direct, quasi- magique, à la façon dont on est habitué de le voir dans les structures psychotiques.Vers vingt ans, le malade note une diminution de la capacité à éjaculer et ceci ne fera que s\u2019accentuer au cours des années suivantes.À vingt-cinq ans, un séjour d\u2019un an en communauté religieuse fera réapparaître plus fortement ses tendances homosexuelles et, finalement, le malade aura quelques aventures où il joucra un rôle absolument passif et qui seront suivies d\u2019une intense culpabilité.Lors de l\u2019évaluation physique, l\u2019examinateur cst en face d\u2019un homme d\u2019aspect anxieux qui s'exprime en bégayant.Il serre mollement la main et ses attitudes générales sont très délicates.De petite taille (1.52 mètre), il est d\u2019allure gracile; sa musculature est peu développée.Le travail de cuisinier le fatigue.Au thorax, on note l\u2019absence de gynécomastie; par ailleurs, les testicules sont petits (2.0 x 3.0 em) et de consistance molle.La prostate est palpable, mais manque nettement de fermeté; le système pileux est d\u2019aspect androïde.Lors de l\u2019évaluation psychiatrique, le patient dit d\u2019emblée qu\u2019il n\u2019est venu voir un psychiatre que parce qu\u2019il n\u2019y avait plus « rien à faire et que son problème est celui de l\u2019homosexualité »; mais il n\u2019arrivera à dire le mot qu\u2019après de nombreuses minutes pendant lesquelles il hésite et bafouille, cherche une façon détournée pour faire comprendre la chose.En fait, dit-il, il ne peut accepter cette situation qui le remplit de honte et de remords.Il doit alors se lever et se mettre derrière l\u2019interlocuteur pour continuer à parler parce qu\u2019il ne peut le regarder.Il a peur de voir sa réaction.Au cours de cette entrevue et des entrevues subséquentes, il pourra nous décrire davantage son activité sexuelle: au cours des masturbations, ses fantasmes ont toujours été homosexuels; ce qui l\u2019attire, c\u2019est d\u2019être caressé, mais pas aux organes génitaux.Ce qu\u2019il recherche, se sont donc les caresses comme expression de la tendresse et de l\u2019affection L'UNION MÉDICALE DU CANADA lement Sur sie qi \u20ac voir is, le Si Sd na i for ment, 10 fie wr AR MLA et tL SEAL LL LE Le hitb Ei Lc de l\u2019autre homme.Au fond, il éprouve même un certain dégoût pour les organes sexuels et pour son propre corps; il a parfois le sentiment qu\u2019il a un corps de femme et qu\u2019il s\u2019est toujours senti un peu comme une femme, comme par exemple dans son enfance lorsqu\u2019il jouait à la poupée.Les quelques aventures homosexuelles qu\u2019il a eues se sont toujours passées d\u2019une façon stéréotypée qui correspond à la description exacte de ce que l\u2019on appelait classiquement la perversion de type Lasègue: il est torturé pendant quelques heures par le désir de cette rencontre, il lutte et il hésite avec énormément d\u2019anxiété et puis il passe à l\u2019acte d\u2019une façon relativement impulsive, vécu comme « succombé » et, tout de suite après, commencent les remords qui durent plusieurs heures, voire quelques jours.L'histoire est donc celle d\u2019une perversion sexuelle, mais avec des caractères qui suggèrent une structure obsessionnelle de la personnalité.La présentation du patient, le type de relation et la forme de pensée confirment pleinement cette structure obsessionnelle, même si le haut niveau d\u2019anxiété a donné l\u2019impression d\u2019une fragilité du « Moi » qui soulevait la question d\u2019une éventuelle structure psychotique, derrière une apparence psychasthénique.Au cours des entrevues ultérieures, avec la diminution de l\u2019anxiété liée à la situation même de l\u2019entrevue, les caractères ob- sessionneis de la pensée se sont davantage manifestés et confirment bien que c\u2019est là la personnalité de base.L\u2019évaluttion psychologique a montré un rendement intellectuel sous la moyenne (Q.I.: 86) avec des disparités importantes entre les sous-tests; il faut tenir compte d\u2019une scolarité limitée (9¢ année, avec beaucoup de difficulté) et il est difficile d\u2019apprécier le rôle exact qu\u2019ont joué les maladies de l\u2019enfance qui semblent avoir été assez fréquentes.Le potentiel aux tests psychologiques se situe par contre au-dessus de la moyenne, ce qui témoigne d\u2019une détérioration importante des mécanismes intellectuels, au moins en phase de stress.Au niveau des tests de personnalité, les perceptions sont souvent vagues et déformées, globalisantes, inadéquates dès qu\u2019il y a une émotion trop forte.On est frappé aussi par les énormes besoins de dépendance, la crainte des contacts humains autres qu\u2019intellectuels, le retrait social, l\u2019inadéquation du contrôle émotionnel, les éléments dépressifs, les tendances à l\u2019impulsivité, et bien sûr, les problèmes d\u2019identification sexuelle.Ces tests suggèrent une personnalité « limite > plutôt que névrotique obsessionnelle.TOME 104 \u2014 MARS 1975 I I ER RE RSR METHODES Les 17-cétostéroides, les 17-hydroxystéroides et les œstrogènes urinaires totaux furent déterminés respectivement par les méthodes de Drekter et coll.5, Porter et Silber ¢ et McNally et Hausman 7.Le cortisol plasmatique fut mesuré par la méthode de Mattingly 8, la testostérone par la méthode de Tremblay et coll.° et la capacité de liaison de la TeBG par chromatoélectrophorèse sur gel de polya- crylamide selon Corvol et coll.1°.La méthode de Midgley et Niswender a été utilisée pour la mesure de l\u2019æstradiol plasmatique *!*.RÉSULTATS 1.Activité cortico-surrénalienne et gonadique Tel qu\u2019indiqué dans le Tableau I, l\u2019excrétion urinaire des 17-cétostéroïdes et des 17-hydroxystéroi- des est normale pour un sujet mâle adulte.L'œstro- génurie totale est toutefois franchement anormale à 2 reprises soit 49 et 50 ug/jour (N: 5 a 20 pg/jour).Sous stimulation a l\u2019ACTH, l\u2019amplitude de la réponse cortico-surrénalienne est dans les limites normales.Au cours de l\u2019administration de HCG, on ne note pas d\u2019augmentation significative de l\u2019excrétion de 17-cétostéroides; l\u2019élévation des 17-hy- droxystéroïdes lors de la dernière journée de stimulation traduit vraisemblablement une action stimulatrice du HCG au niveau cortico-surrénalien.La cortisolémie de base est normale (20 4g% ), s\u2019abaisse spontanément en fin de journée (11 ug%) et s\u2019élève de façon significative au terme d\u2019une infusion constante d\u2019ACTH (45 pg%).TABLEAU I EXCRÉTION URINAIRE DES STÉROÏDES SURRÉNALIENS ET GONADIQUES CHEZ UN MALADE PORTEUR DE 3 CHROMOSOMES Y 17-kéto- 17-hydroxy- stéroïdes stéroïdes Créatinine (mg/jour) (mg/jour) (mg/jour) Contrôle 1 10.0 2.7 1.2 2 9.1 2.3 1.2 3 9.2 2.2 1.0 HCG 1 6.2 3.0 1.1 2 6.7 3.2 1.2 3 10.6 8.6 1.3 Valeurs normales chez l\u2019homme adulte : \u2014 17-kétostéroides : 10 a 20 mg/ jour.\u2014 17-hydroxystéroïdes : 2 a 10 mg/ jour.La testostérone plasmatique de base se chiffre a 500 ug% (N: 497 = 200 Ec.T.), mais ne s\u2019élève pas au cours d\u2019une stimulation d\u2019une durée de 3 jours avec du HCG (5000 U i.m.).Parallèlement, toutefois, les œstrogènes plasmatiques, préalablement élevés en période de contrôle, connaissent une aug- 419 ARE tdi ct dits mentation très significative pendant la stimulation gonadique au HCG (Fig.1).L\u2019hormone de lutéinisation (LH) sérique se chiffre à 115 ng LER-907/ml avant la stimulation.ESTROGENES (ng /100mI) TESTOSTERONE [J (ng/ 100ml) [ controle | | HCG 2 ] Fig.1\u2014 Effet du HCG (5000 U i.m.pendant 3 jours) sur la concentration plasmatique de testostérone et d\u2019œstradiol- 178 chez un malade porteur de 3 gonosomes Y.À deux reprises, la capacité de liaison de la protéine de transport des androgènes dans la circulation, la « Testosterone-estradiol-binding globulin » ou TeBG, s\u2019est avérée anormalement élevée, soit 0.9 et 0.7 pg/100 ml.Lors de l\u2019analyse du sperme, l\u2019éjaculat fut de 2.1 ml, d\u2019aspect laiteux et remarquable par son absence de spermatozoïdes.Le reste de l\u2019investigation endocrinienne s\u2019est révélé normal.2.Biopsie testiculaire Pratiquée en juin 1973, la biopsie testiculaire bilatérale indiquait une absence totale de cellules de la lignée germinale; les tubes séminifères étaient partiellement sclérosés.Par ailleurs, on notait une augmentation significative du nombre des cellules de Leydig et de Sertoli, de même qu\u2019un certain degré de dégénérescence vacuolaire de ces dernières.3.Analyse des chromosomes Pratiquée sur des cellules en métaphase et en interphase, la coloration à la moutarde de quinacrine nous a permis d'identifier constamment trois gono- somes Y (Fig.2), ainsi que les corpuscules inter- phasiques correspondants (Fig.3).La chromatine sexuelle était négative.DISCUSSION La présente observation n\u2019apporte pas un éclairage nouveau sur les mécanismes génétiques intimes qui ont présidé à la structure chromosomique actuelle, mais elle appelle quelques commentaires très valables sur des acpects endocriniens et psychiatriques non 420 Fig.2 \u2014 Métaphase colorée par la Moutarde de Quinacrine et possédant 48 chromosomes, dont trois gonosomes Y identifiés par leur segment distal fortement fluorescent (flèches).Fig.3 \u2014 Lymphocyte en interphase, coloré par la même technique, ou sont présents trois corpuscules correspondant a ces segments chromosomiques (flèches).nécessairement reliés étroitement au nombre surnuméraire de gonosomes.Force nous est d\u2019admettre la fréquence troublante des anomalies génitales dans cette entité.Ridier et coll.* rapportent l\u2019existence d\u2019organes génitaux hy- potrophiques et unc pilosité sexuelle clairsemée chez leur malade de 20 ans; pour leur part, Hunter et Quaife * notent des testicules petits (1.3 x 2.5 cm) L'UNION MÉDICALE DU CANADA as sa raie [Hk je Jobs wll gl gl dun val feo 25 ip snd cl eff a ali If ala val dr {li mr Te ne al nt do me tes gi of i à hiring mes Y sent , me onl associés à une azoospermie chez un malade âgé de 53 ans.Chez ces deux malades adultes, la biopsie testiculaire n\u2019a pas été pratiquée.L\u2019excrétion des 17-kétostéroïdes urinaires est cependant normale; il en est ainsi chez le jeune malade de 9 ans dont l\u2019observation est rapportée par Schoepflin et Center- wall 2.Il nous paraît intéressant de souligner l\u2019association d\u2019une azoospermie et d\u2019une grande élévation de la testostérone plasmatique (1,640 pg/100 ml) du malade de Hunter et Quaife.Une telle concentration ne se retrouve jamais chez un homme normal de cet âge.À la lumière de notre observation, cette association nous amène à évoquer la possibilité d\u2019un hyperœstrogénisme d\u2019origine testiculaire ou encore un syndrome d\u2019aplasie des cellules germinales ou Sertoli cell only syndrome en raison de l\u2019azoospermie.En effet, chez notre malade, la testostéronémie normale est purement factice et d\u2019emblée secondaire à l\u2019élévation de la capacité de liaison de la TeBG sous l\u2019effet stimulateur des œstrogènes.En faveur d\u2019un état d\u2019hypogonadisme, nous retenons l\u2019absence d\u2019élévation de la testostérone plasmatique et des 17-kéto- stéroïdes urinaires sous HCG et la nette amélioration clinique du malade avec une thérapie de remplacement.La réponse inverse des œstrogènes sériques vis-à-vis l\u2019administration de HCG suggère d\u2019emblée une anomalie dans la biosynthèse des stéroïdes testiculaires: la voie de l\u2019aromatisation étant devenue préférentielle à la formation de stéroïdes 178-hy- droxylés.Cette situation s\u2019avère exceptionnelle, même si nous admettons que l\u2019aspect histologique des testicules de notre malade est compatible avec un syndrome d\u2019aplasie des cellules germinales (Sertori cell only syndrome).Les sujets atteints de ce syndrome sont en effet normalement virilisés et leur capacité de réponse au HCG est normale.Au point de vue psychologique et psychiatrique, le seul élément commun retrouvé dans tous les cas actuellement publiés est le niveau intellectuel qui varie entre 65 et 86.La disparité entre les sous- tests qui mesurent l\u2019intelligence verbale (abstraite) par opposition à l\u2019intelligence non verbale (concrète) n\u2019est pas constante comme le suggère Hunter 3.Mais ici, comme pour les observations qui vont suivre, il faut insister sur les facteurs d\u2019erreurs liés à l\u2019échantillonnage, les deux adultes étudiés par Rid- ler * et Hunter % ayant chacun plus de dix ans d\u2019hospitalisation en milieu psychiatrique.Ridler *, Hunter 3 et Schoepflin ?ont noté la faible tolérance a la frustration et la tendance à la réaction impulsive et agressive, mais nous n\u2019avons pas observé ce phénomène chez notre malade qui, rappelons-le, n\u2019avait jamais été hospitalisé ni même évalué pour ses difficultés psychologiques.Par contre, nous avons relevé TOME 104 \u2014 MARS 1975 les remarques suivantes: « Il provoque fréquemment des attaques sur lui-même de la part des autres patients » (Ridler); « Dans une bataille, il se soumet rapidement et demande la protection d\u2019un frère plus jeune » (Hunter); « C\u2019est un solitaire, qui évite les batailles, mais a parfois des éclats de colère quand il est soumis à une tension de façon trop prolongée (Schoepflin).Nous avons souligné avec insistance la tendance naturelle de notre malade à la passivité et sa recherche de protection et d\u2019affection de la part de son partenaire homosexuel (en fantasme et dans la réalité), pour que l\u2019on ne voie pas l\u2019analogie avec ces remarques.S\u2019agit-il d\u2019un trait de caractère que l\u2019on retrouvera constamment et serait-il lié à l\u2019anomalie chromosomique en cause, seul l\u2019avenir nous permettra de le préciser.Résumé Quatre malades porteurs de 2 chromosomes Y surnuméraires (XYYY) ont fait l\u2019objet de brefs rapports dans la littérature médicale.Nous soulignons dans la présente étude certains aspects endocriniens et psychiatriques de ce syndrome chez un homme adulte.L\u2019hyperœstrogénisme d\u2019origine testiculaire dont souffrait notre malade a entraîné une élévation significative de la TeBG et secondairement de la testostérone totale.L\u2019état d\u2019hypogonadisme a été subtantié par l\u2019absence d\u2019augmentation des 17- kétostéroïdes urinaires et de la testostérone plasmatique sous stimulation au HCG.La biopsie testiculaire, compatible avec un syndrome de Sertoli, a montré en outre une absence de cellules germinales.Par comparaison aux quelques observations antérieures, le comportement de notre malade n\u2019est pas entaché d\u2019agressivité; bien au contraire, il craint les contacts humains charnels, le contrôle de ses émotions manque de stabilité et il se cherche encore une forte identification sexuelle.À l\u2019image toutefois des 4 cas rapportés dans la littérature, notre malade est à la recherche de protection et d\u2019affection.Summary Four patients with 2 additional Y chromosomes (XYYY) have been reported in the medical literature.In the present study, we underline a few endocrine and psychiatric aspects of this syndrome in an adult male.The excess of estrogen production of testicular origin was followed by a significant increase in TeBG and secondary by an elevation of the total plasma testosterone.The hypogonadism was demonstrated by the absence of response of urinary 17-ketosteroids and plasma testosterone to HCG stimulation.The testicular biopsy was compatible with a Sertoli cell only.In comparison with previous case reports, the behaviour of our patient is devoided of any agressivity.On the contrary, he fears any kind of sexuel contact, his emotional stability is poor and he is still looking for a positive sexual identification.Similarly to the 4 previous reports in the literature, our patient seeks for protection and affection.421 BIBLIOGRAPHIE .Townes, P.L., Ziegler, N.A.et Lenhard, L.W.: À patient with 48 chromosomes (XYYY).Lancet, 1: 1041-1043, 1965.Schoepflin, S.G.et Centerwall, W.R.: 48, XYYY: A new syndrome.J.Med.Gen., 9: 356-380, 1972, .Hunter, H.et Quaife, R.: A 48, XYYY male: a somatic and psychiatric description.J.Med.Gen., 10: 80-96, 1973.Ridler, M.A.C., Lax, R., Mitchell, M.J., Shapiro, A.et Saldana- 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electrophoresis.J.Biol.Chem, 246: 3435- 3443, 1971.Midgley, AR.et Niswender, G.D.: In Steroid Assay by Protein Binding.Ed.E.Diczfaluzy, Karolinska Sjukhuset, Stockholm, 1970.ANOMALIES HYPOTHALAMIQUES AVEC HYPERINSULINEMIE ASSOCIEES A UN KYSTE DU HlI* VENTRICULE ! Michel LELIÈVRE 2, François SZOTS ® et André NADEAU * En 1966, Benton et coll.! rapportaient l\u2019observation de deux enfants qui présentaient un mouvement anormal de la tête passant facilement pour un tic, soit un balancement antéro-postérieur ou un geste d'approbation continuel rappelant celui de certaines poupées.Dans les deux cas, ils ont trouvé un énorme kyste du III\u2018 ventricule et ils ont donné le nom de \u201cbobble-head doll syndrome\u201d à ce tableau clinique.Par la suite, trois autres observations 2 3 4 semblables ont été publiées.Les auteurs font a peine état cependant des répercussions neuro-endo- criniennes de ces lésions.Nous avons eu l\u2019opportunité d'étudier un jeune adolescent qui s\u2019est présenté avec ce syndrome et chez qui nous avons trouvé un kyste du ITI® ventricule.Nous avons mis en évidence chez lui une altération bien particulière des fonctions hypothalamo-hypophysaires qui fait l\u2019objet de notre communication.MATÉRIEL ET MÉTHODES Observation clinique Ce garçon âgé de 14 ans nous a été dirigé pour une évaluation médicale des problèmes suivants, soit un tic de la tête, de l\u2019obésité et des difficultés scolaires.Il était suivi depuis plusieurs années déjà dans un milieu psychiatrique pour ces mêmes problèmes et leur apparition effectivement était reliée à une période de conflit familial intense survenu alors que l'enfant était âgé de trois ans.L\u2019anamnèse nous pré- « cise que des efforts plus ou moins fructueux ont déjà , 1 Travail présenté lors du congrès de l\u2019Association des médecins de langue française du Canada, tenu à Québec du 16 au 20 octobre 1974., #84 Professeurs adjoints: Départements de pédiatrie 2.# et de médecine 4, laboratoires d'endocrinologie et métabolisme, le Centre hospitalier de l\u2019Université Laval, Québec, Canada.422 été faits en vue de réduire son poids et que son obésité ne peut être mise vraiment sur le compte d\u2019une diète hypercalorique, du moins au cours des dernières années où ses apports ont été estimés à environ 1700 calories par jour.L'histoire nous apprend par ailleurs qu\u2019il manifeste de la polyurie et de la polydipsie depuis l\u2019âge de trois ans également.À l\u2019examen, nous sommes immédiatement frappés par ce balancement antéro-postérieur continuel de la tête qui mime un mouvement d\u2019acquiescement.Ce mouvement ne s\u2019arrête pas sauf lorsque le sujet est en position couchée ou si son attention est spécialement captée pour un moment.Il mesure 153 cm et il pèse 75 kg, soit 186% du poids idéal pour sa taille, qui est la taille moyenne d\u2019un garçon de 12% ans.La distribution des graisses est homogène.Il est cliniquement euthyroïdien.Au point de vue génital, il est encore au stade pré-pubère et sa maturation osseuse est d\u2019ailleurs évaluée entre 11% ans et 12 ans au niveau des os de la main selon l\u2019atlas de Greulich et Pyle ®.Son périmètre crânien est de 56.5 cm, soit plus d\u2019un écart-type de la moyenne pour l\u2019âge statural.Les fonctions cérébrales supérieures montrent une certaine labilité d'humeur et les capacités intellectuelles sont estimées entre la déficience légère et l'intelligence lente.L\u2019examen neurologique par ailleurs est normal, incluant le fond d\u2019œil et les champs visuels; on ne note qu\u2019une coordination plus ou moins bonne aux épreuves de la motricité fine.La possibilité d\u2019un kyste du ITI ventricule a été évoquée dès lors parce que ce diagnostic avait été rapporté par les auteurs précités > 3 4 en présence d\u2019un tel tic de la tête.D'autre part, la découverte d'une polyurie de l\u2019ordre de trois à quatre litres par L'UNION MÉDICALE DU CANADA jou Cal YO LE AAR on, CI.Whey in oy, Mistery line y jour, associée à des densités urinaires se maintenant entre 1000 et 1005, a fait suspecter un diabète insipide et a renforcé l\u2019hypothèse d\u2019une telle lésion touchant l\u2019hypothalamus.Nous avons donc soumis le malade à quelques épreuves en vue d\u2019évaluer ses fonctions hypothalamo- hypophysaires.Une épreuve de déshydratation de plus de 16 heures a montré sa capacité de concentrer finalement ses urines en poussant à ce point la déshydratation: l\u2019osmolalité sérique est passée de 295 à 306 mOsm/Kg, l\u2019osmolalité urinaire de 70 à 747 mOsm/Kg.Une épreuve à l\u2019arginine (Fig.1) n\u2019a ARGININE 05/kg IV 1201 se o TT £100 _\u2014 a \u2014 5 © 80 > © 604 ol 5 _ 4 £ > 3 ce Tr 2 5 I 1 \u2014 0 15 0 0 20 30 45 60 TEMPS (MINUTES) Fig.1\u2014 Epreuve à l\u2019arginine par voie intraveineuse avant exérèse du kyste.pas mis en évidence de sécrétion d\u2019hormone de croissance (GH).La thyroxinémie circulante était normale a 9.7 mcg% et non en faveur d\u2019un déficit en TSH.L\u2019épreuve a la métopirone par voie orale a montré une élévation normale des 17-hydroxycorti- costéroides urinaires et par voie i.v.(Fig.2) une élévation normale de la deoxycorticostérone (DOC) plasmatique, témoignant d\u2019une réponse adéquate en ACTH.Une hyperglycémie provoquée par voie orale (Fig.3) a montré une courbe anormale de la glycémie avec une hyperinsulinémie relative que nous retrouvons d\u2019ailleurs sous le stimulus de l\u2019arginine (Fig.4).Sur le plan neuro-radiologique, la radiographie du crâne et de la selle turcique a montré un aspect normal, le pneumo-encéphalogramme a révélé des ven- TOME 104 \u2014 MARS 1975 ARS EL CL a CU te 91.[METOPIRONE 30mg/kg IV.) ce AVANT e-e APRES \u2014 A E \u2018 S 10] / CC 27 J 2° = , O 1 2 \u2018 Ss , ) - < .; \u2018 oO ° 1 © / 0 MG 0- 0 180 TEMPS (MINUTES) Fig.2 \u2014 Evaluation de la réserve hypophysaire en ACTH: épreuve à la métopirone par voie intraveineuse avant et après exérèse du kyste.GLYCENIE mg % 200 o \u2014\u2014@ S Nan se ee\u201d 5 x 100 & Na .DD 50 INSULINEMIE 2007 (HU7mI) 70e ~~.1504 100- No NNN N.S SRN on oo \u201cJS 0- 15 0 30 60 90 120 150 180 MINUTES Fig.3 \u2014 Courbes de la glycémie et de l\u2019insulinémie lors de l\u2019hyperglycémie orale avant l\u2019exérèse du kyste.Les zones hachurées représentent des valeurs normales (moyenne \u2014 1 écart-type de la moyenne).423 INSULINEMIE ARGININE 350, (#U/mI) [ARGININE | thalamo-hypophysaire qui étaient apparues lors de l\u2019investigation pré-opératoire.FI ç ps + 18-5-73 MÉTHO ! \\ DES ET \\ o-0 19-11-73 C a 300- i \\ Les hormones suivantes ont été mesurées par essai ¢ ! \\ radioimmunologique : l\u2019hormone de croissance : ! > (GH) $, l'insuline 7, l'hormone thyréotrope (TSH) 8, : 2504 ! \\ la tétraiodothyronine (Ty) ?, la triiodothyronine 0 ! \\ (T3) 1° hormone lutéinisante (LH) !!.La déoxy- / corticostérone plasmatique (DOC) !?et la testosté- v / rone plasmatique '3 ont été mesurées par une mé- .200- ! thode de liaison compétitive.Toutes les épreuves : ! ont été réalisées le matin, dans les mêmes conditions 24 ! \\ basales, le sujet étant a jeun et au repos, et il était A 1504 | \\ soumis durant cette période à la diète précédemment lo / \\ notée de 1800 calories par jour, comprenant 50% &\u201d ê ° \\ d\u2019hydrates de carbone (225 g).: \u2018 \\ w à RÉSULTATS I © A0 | \u201c~ Nous avons d\u2019abord tenté de le sevrer de sa pi- 2 50 AN ° > tressine pour vérifier la permanence du diabète insi- : 0 = So pide et son osmolalité sérique s\u2019est rapidement élevée 2 Glee No au-dela de 300 mOsm/Kg, méme a un moment jus- 0- qu\u2019à 340 mOsm/Kg, sans élévation de son osmolalité T r ' \u2014 urinaire.Nous avons éprouvé sa sécrétion de GH 15 30 50 sous presque tous les stimuli connus \u2018* sauf l\u2019hypo- MINUTES glycémie à l'insuline : arginine, glucagon, glucagon+ Fig.4 \u2014 Réponse insulinique à l\u2019arginine avant (18-05-73) propanolol, L-Dopa+-propanolol, métopirone, som- Fig § et après (19-11-73) l'exérèse du kyste.La zone hachurée oil exercice.Aucune élévation de GH n\u2019a été Ii représente la réponse insulinique normale (moyenne \u2014 1 > ,- a 4 .écart-type de la moyenne).obtenue.L\u2019insulinémie a été mesurée sous arginine + \u2018 \u2018 i .(Fig.4), sous glucagon, et aussi lors d\u2019une hyper- vi tricules latéraux élargis et la ventriculographie a glycémie provoquée i.v.(Fig.5), et une hyperinsuli- Des: dévoilé un immense kyste occupant le III° ventricule.némie surprenante a été mise en évidence, tant aux so En date du 5 juin 1973, le malade a été soumis à niveaux de base qu'après les stimuli employés.Nous sde une crâniotomie et on a procédé à l'exérèse sub- avons tenté de lui faire prolonger un jeûne du matin ty totale de ce kyste dont une minime partie est restée de quelques heures pour vérifier la suppressibilité de Ho attachée a hypothalamus.On n\u2019a pas jugé néces- l\u2019insuline et, après 18 heures de jeûne, celle-ci était ile saire de pratiquer une dérivation ventriculaire à ce encore à 29 uU/ml face à une glycémie de 86 mg%.moment.Le diagnostic histo-pathologique a été L\u2019électrophorèse des lipoprotéines a révélé un profil | celui d\u2019un kyste épithélial bénin du III° ventricule.de type IV avec des pré-bétalipoprotéines élevées, \\ Dans les premiers jours après l\u2019intervention, le un cholestérol à 245 mg%, des triglycérides a Gi diabète insipide s\u2019est manifesté de façon non équivo- 317 mg%.Les hormones thyroidiennes circulantes A que et l'enfant a dû recevoir des injections de pi- tressine huileuse à raison de 5.0 U.i.m.aux deux jours.Un mois plus tard, son tic de la tête était sensiblement amélioré, se manifestant surtout aux moments de nervosité.Cinq mois plus tard, l\u2019examen physique montrait que l\u2019enfant avait gagné 5.7 cm en taille au cours des six derniers mois et que son poids était resté stable à 75.4 Kg avec une diète de 1800 calories par jour.Sa puberté n\u2019avait pas progressé et sa maturation osseuse non plus d\u2019ailleurs.Nous avons alors décidé de le réhospitaliser afin de préciser les anomalies de la fonction hypo- étaient dans les limites normales, la T4 à 8.8 mcg% et la Ty a 100 ng%, et la TSH également à 6.0 mcU/ml.L\u2019épreuve a la TRH (Fig.6) telle qu\u2019évaluée par Dusseault et coll.'5, a montré une réserve hypophysaire normale en TSH sans provoquer d\u2019élévation de la T; ou de la T,.L'épreuve à la méto- pirone i.v.a été refaite (Fig.2) et elle a montré de nouveau une bonne réponse de la DOC plasmatique, témoin de la sécrétion d\u2019ACTH, conformément aux résultats déjà rapportés chez l\u2019enfant par Szôts et coll.'$.Enfin, une épreuve à LH-RH (Fig.7) telle qu\u2019évaluée par Olivier et coll.\"\u201d a été pratiquée pour 424 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Gta Geta eee rit ata 1 ls gy o~2 D E eg = 200 Sage ul SS K= 102 Sg) à Ts Jongg © TT diy.\u201csoute els £ z iors 2 400- Ù élit Ww ne a 504 = 300+ -.= 2004 So ae fl 2 Ny m8 3 1001 ite 2 z | SLucoSE 25g.IV is ik | oe ; of | 15 01 10 20 30 45 60 90 1Yp0- .TEMPS (MINUTES) son Fig.5 \u2014 Courbes de la glycémie et de l\u2019insulinémie lors de dé l\u2019hyperglycémie intraveineuse après l\u2019exérèse du kyste.mite vérifier la réponse hypophysaire des gonadotrophi- a.nes : les niveaux de base de la LH plasmatique se I sont avérés normaux et même un peu élevés pour le us stade pré-pubère 5 mais la réponse au stimulus em- | ployé a été négative.Enfin une mesure de la testo- \u201d stérone plasmatique a donné 12 ng%, ce qui est une ä valeur nettement dans les niveaux pré-pubères 18, #, | DISCUSSION Notre malade s\u2019avère donc déficient en ADH, en GH immunoréactive, en LH et FSH, la TSH et \u2018 l\u2019ACTH étant épargnées (Tableau I.Ces déficits sont vraisemblablement d\u2019origine hypothalamique et non d\u2019origine hypophysaire et ils sont sûrement reliés à la lésion kystique touchant l\u2019hypothalamus et à l\u2019hydrocéphalie d\u2019accompagnement.Un point d\u2019interrogation se pose devant le déficit en GH qui n\u2019est pas bien corroboré par l\u2019âge statural relativement peu retardé de l\u2019enfant et par le gain de taille dont il a fait preuve en six mois.L\u2019obésité en soi est connue pour diminuer la réponse de GH aux ; stimuli habituels !® mais non pour l\u2019abolir et elle ne cause d\u2019ailleurs pas de diminution de réponse des autres hormones trophiques.Cette association d\u2019une TOME 104 \u2014 MARS 1975 TRH 400mcg.IV =) Q O Ta mcg 7 91 81 ss \u2014 _\u201c ND ND TSH PLASMATIQUE pU/ml p mM Q 4 lk Unitensyl peut inverser l\u2019évolution des troubles vasculaires et en arrêter le progrès. fut retiré avant d\u2019être discuté à la Législature et cela, en réponse à un mot qui serait venu de Rome.Quatre ans s\u2019écoulèrent avant le prochain déplacement d\u2019un pion sur l\u2019échiquier universitaire.La trève ne pouvait durer indéfiniment.Un décret arrivé de Rome devint l\u2019occasion de nouveaux débats.Ce document daté du 1\u2018\" février 1876 était rédigé en latin et la traduction française fut rendue publique rapidement à Québec et à Montréal.La bulle Inter varias sollicitudines Les lettres apostoliques du Pape Pie IX, érigeant canoniquement l\u2019Université Laval, étaient datées du 15 mai 1876.La bulle disait que le Protecteur de Laval serait le cardinal Alexandre Franchi, que le chancelier apostolique de l\u2019université serait l\u2019archevêque de Québec, que l\u2019université aurait le pouvoir de conférer les doctorats et autres degrés académiques, le tout subordonné aux décisions de la Sacrée Congrégation de la Propagande, rendues publiques le 1° février 1876.La bulle rappelait l\u2019origine de la charte, promulguée par la reine Victoria, qui accordait à Laval les plus amples privilèges et l\u2019entière liberté de se gouverner elle-même.Elle notait que l\u2019Université était déjà âgée de 24 ans, qu\u2019elle était due à l\u2019initiative du Séminaire de Québec qui était assuré du bon plaisir du Saint-Siège et du plein appui du pouvoir civil.Certains termes de la bulle avaient un cachet particulier : « Nous recommandons.de persuader les parents de ne pas laisser leurs fils jouir de leur propre liberté en leur permettant d\u2019errer dans la ville de Québec, mais de les confier plutôt à ce pensionnat construit exclusivement pour surveiller leur conduite morale et leur faciliter l\u2019avancement dans l'acquisition des sciences, pensionnat élevé au prix de si grands et de si nombreux sacrifices par le Séminaire de Québec.» La bulle portait la signature du cardinal Asquini.Dès la publication du décret, les pourparlers commencèrent entre l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal et l\u2019Université Laval.La Sacrée Congrégation de la Propagande ne pouvait pas ignu- rer l\u2019existence à Montréal d\u2019une Faculté de médecine qui existait depuis plus de trente ans et qui possédait un personnel enseignant dont les membres avaient la direction médicale de l\u2019Hôtel-Dieu et celle des principaux dispensaires de Montréal: ceux des Sœurs Grises et des Sœurs de la Providence.450 Le décret du 1\u201c février 1876, adressé à Mgr Tas- chereau, fut reproduit dans l'annuaire de l'Université Laval pour l\u2019année scolaire 1876-1877.Son application immédiate n'apparaissait pas impérieuse; elle pouvait attendre l\u2019arrivée à Québec du délégué apostolique qui était prévue pour le printemps de 1877.Le choix par le Saint-Siège d'un prélat irlandais, Monseigneur Conroy, s'expliquait par le fait que le Canada était une possesssion britannique.Les actes qu\u2019il a posés durant sa mission étaient conformes à sa forte personnalité.Évêque, professeur, prêtre, diplomate ou simple citoyen, Monseigneur George Conroy a laissé partout le souvenir d\u2019un individu remarquable.pour sa science profonde, son esprit d\u2019ordre, son amour du travail, son aménité de caractère, son dévouement, sa politesse, la grâce de ses manières, sa gaieté, ses vertus, sa noblesse de sentiments, sa connaissance des hommes et des choses qui jetaient un rayon de génie sur ses discours, ses écrits et ses actes 6.Le cardinal Franchi l\u2019avait recommandé à Pie IX comme l\u2019homme capable de rétablir la paix dans le milieu universitaire; or, misant sur une mauvaise carte, il avait pensé qu\u2019un anglophone serait indispensable au dialogue entre Canadiens; ce fut une fausse prévision, Rome était mal informée de l'importance numérique et de l'influence culturelle des Canadiens d\u2019expression française.La mission de Mgr Conroy dura du 24 mai 1877 au 19 mai 1878.Avec le recul du temps, on peut se poser des questions sur la valeur de l\u2019action en terre canadienne du délégué apostolique.À lété de 1877, le Recteur de Laval, l'abbé T.-E.Hamel, vint à Montréal rencontrer certains médecins; voulait-il créer la Succursale en dchors des membres de l\u2019École ou, du moins, sans tous les membres de l\u2019École ?Nul ne le sut, sauf qu'il fit des offres à plusieurs médecins, entre autres au docteur Hingston pour qui Mgr Conroy avait beaucoup d\u2019amitié.Il semble que le délégué ait posé comme condition sine qua non de l'entente la présence du docteur Hingston au sein de la Succursale de Laval à Montréal.Le docteur William-Hales Hingston répondit à la requête : Je ne puis pas abandonner mes confrères de l\u2019Hôtel- Dieu et surtout pas mon vénéré maître, le docteur Munro 7.Le décret disait que Montréal n'avait qu'un choix : accepter l'offre de Laval d'établir elle-même sa succursale, si la solution s\u2019avérait agréable à Sa Majesté la Reine.6.Chandonnet, A.T.\u2014 Le Cardinal Franchi et Monseigneur Conroy.Rev.Montréal, 2: 495-507, août 1878.7.Mignault, L.D.\u2014 Histoire de l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal.Union Méd.Canada, 55: 597, octobre 1926.L'UNION MÉDICALE DU CANADA il My Ta, j Ung 1 A le qu pos de In and ge I Suny » Profs.Mons SOUvêrig 0 amour CNL, 3 veus, hommes ur gy Fie IX dass vais nds 1 ue [ip Je des 11877 1 ell on en Labbé hls hors = B= = ugk er a Pour faire suite au décret, Laval entreprit d\u2019installer a Montréal sa Succursale; les autorités dressèrent d\u2019abord une liste des futurs professeurs; elle comprenait les noms de ceux sur qui Laval pouvait compter, à l\u2019exclusion de ceux que Laval craignait.L\u2019École de Médecine fit immédiatement appel au délégué apostolique, Mgr Conroy, qui avait été chargé de veiller à l\u2019exécution du décret.Celui-ci intima au Recteur que ce n\u2019était point ainsi que la chose devait se faire, qu\u2019il était impossible d\u2019ignorer l\u2019École de Médecine et qu\u2019il fallait la faire entrer dans la Succursale projetée, que telle était l\u2019intention de Rome et qu\u2019il entendait que la chose se fit ainsi 8.Réalisant que les négociations en cours s\u2019orientaient vers un échec, Mgr Conroy demanda au Recteur de Laval de traiter directement avec les Écoles et non avec les individus.En conséquence, deux contrats furent bientôt signés, l\u2019un entre l\u2019Université Laval et l\u2019École, l\u2019autre entre l\u2019École et Mgr Fabre.Mgr Conroy a-t-il manqué de discrétion ?Était-il préjugé au départ ?A-t-il su s\u2019y prendre pour rétablir la paix ?A-t-il bien compris les interlocuteurs qui se faisaient suite à la table de négociations ?Du début de juin à la mi-juillet 1877, Mgr Con- roy a parcouru Montréal et ses environs; au milieu de juillet, il se rendit à Québec où il demeura jusqu\u2019à la fin du mois d\u2019août.Il fit une courte pause vers le milieu d\u2019août à Saint-Hyacinthe où il convoqua les évêques de la province de Québec pour écouter leurs propos sur le problème universitaire Deux mois plus tard, il recommanda aux évêques d\u2019écrire une lettre pastorale sur la question universitaire dont il indiqua les grandes lignes.Cette lettre aux diocésains fut rendue publique le 11 octobre 1877.L'organisation de la Succursale de Laval à Montréal se forma a partir d\u2019ententes entre le Recteur de l\u2019Université, le grand vicaire Thomas-E.Hamel, l\u2019évêque de Montréal, Mgr Édouard-Charles Fabre, et le délégué apostolique.Ce dernier écrivit à Mgr Laflèche le 19 novembre 1877 : L\u2019Université Laval à Montréal prend forme.Il y a tant d'intérêts à concilier qu\u2019il n\u2019est pas possible d\u2019y mettre de la célérité\u2026 Les bases sont posées et l\u2019an prochain les cours seront ouverts.Les Facultés de théologie, de médecine, de droit et des arts seront aussi en fonction.9 Le 29 novembre 1877, Mgr Conroy écrivait de nouveau à l\u2019évêque des Trois-Rivières : Je suis heureux de dire à Votre Grandeur que le Recteur de l\u2019Université Laval de Montréal et Mgr de Montréal 8.Savaete, A.\u2014 Voix canadiennes.Vers l\u2019abîme, 3: 152, Paris, s.d.9.Ibid.TOME 104 \u2014 MARS 1975 Slow-K \u2018Les dragées SLOW-K®© sont la seule forme satisfaisante de kalithérapie orale\u2019 Guide de prescription Indications \u2014 Tous les états où un supplément de potassium s'avère nécessaire et surtout durant !e traitement prolongé ou intensif aux diurétiques.La fuite potassique présente un danger particulier chez les malades souffrant de cirrhose hépatique grave ou de néphropathie, chez les patients atteints d'œdème grave (surtout dans les cas où la diurèse est abondante), chez les patients soumis à un régime désodé ainsi que chez les patients digitalisés, puisqu'une carence en potassium rend le myocarde plus sensible à l'action toxique de la digitale.Le champ des indications de SLOW-K peut donc se résumer ainsi: Supplément des Traitement à la digitale diurétiques Stéatorrhée Alcalose hypochlorémique Diarrhée chronique Syndrome de Cushing lléite régionale Traitement aux stéroïdes lléostomie Cirrhose hépatique Néoplasmes ou Affections caractérisées obstructions par des vomissements gastro-intestinales persistants Colite ulcéreuse ou de la diarrhée Posologie \u2014 La dose est a établir individuellement, selon les besoins.Lorsque le médicament est administré comme supplément de potassium durant le traitement aux diurétiques, une dragée SLOW-K par comprimé de diurétique est habituellement suffisante, mais on peut augmenter cette proportion si besoin est.En règle générale, une dose variant entre 2 et 6 dragées SLOW-K (environ 16 à 48 mEq K + ) par jour ou tous les deux jours procure un supplément de potassium suffisant dans la plupart des cas.Le médicament s\u2019administre de préférence après les repas.Mise en garde \u2014 Il existe une corrélation probable entre l'emploi des comprimés enrobés contenant des sels de potassium, avec ou sans diurétiques thiazidiques, et l'incidence d'ulcération grave de l'intestin grêle.Ces préparations ne doivent être employées que s\u2019il n'est pas possible de suppléer convenablement au régime alimentaire; il faut en cesser l'emploi dès qu'apparaissent des douleurs abdominales; une distension abdominale, des nausées, des vomissements ou des hémorragies gastro-intestinales.Effet secondaire \u2014 Jusqu'à présent, on n'a signalé que trois cas d'ulcération intestinale, dont l'un d'étiologie douteuse.Précautions d\u2019emploi \u2014 Administrer avec prudence aux patients atteints d'insuffisance rénale grave, afin d'éviter une hyperkaliémie éveniuelle.SLOW-K doit être également prescrit avec circonspection dans les états liés à un bloc cardiaque, une augmentation du taux de potassium sérique étant susceptible d'aggraver ce blocage.Contre-indications \u2014 Troubles de la fonction rénale se manifestant par de l'oligurie ou de I'azotémie, maladie d'Addison non traitée, myotonie congénitale, hypersurrénalisme lié à un syndrome génito-surrénal, déshydratation aiguë, crampes de chaleur et hyperkaliémie d'étiologies diverses; états liés à une stase gastro-intestinale.Présentation \u2014 Dragées (orange pâle) dosées à 600 mg de chiorure de potassium dans un noyau de cire inerte, à libération lente; flacons de 100, 1,000 et 5,000.Bibliographie 1.Article de fond, Brit.Med.J., 1, 191, 1967 (22 avril).2.O'Driscoll, B.J.: Potassium Chloride with Diuretics, Br.Med.J., Vol.11, pages 348, 1966.CI BA DORVAL, QUÉBEC H9S 1B1 sont très communes, surtout chez les femmes.P * ourquoi ?&, Les récidives de la cystite après traitement intermédiaire chez les f semblerait que la voie d\u2019inf vaginal-urétral, constitue l\u2019étape En se basant sur les preuves actuelles, il yz, ascendante, avec colonisation de l\u2019orifice 2 emmes re ection ceptives.\u2019 h q A Ÿ ( I\u2019 le bl A h [les qui RE tions ent aie Le entr penit ony des $ tes à mé Ut HA] Dar La cystite aig uê\u2014 les aspect [ A = intestinaux | Dans la cystite aiguë, E.coli est l\u2019hôte indésirable le plus fréquent.Pourquoi?Les sérotypes d\u2019E.coli isolés des infections du tractus urinaire se sont révélés identiques à ceux de la flore fécale de la patiente.Les antibiotiques et les sulfamides concentrés dans le tractus gastro-intestinal et génito-urinaire, peuvent éventuellement convertir la flore intestinale et engendrer des souches résistantes.La propre flore intestinale résistante des patientes est alors a méme de les réinfecter.®® Contre les \u201cpremiers fautifs\u201d de la cystite et les infections récidivantes.Macrodantin® (Nitrofurantoine Eaton en cristaux) Capsules de 25 mg, 50 mg, 100 mg Le spécifique des voies génito-urinaires H Il concentre son action sur un seul tractus.le tractus urinaire HN Il n\u2019héberge pas, dans l\u2019intestin, de flore résis- | tante susceptible d\u2019entraîner la réinfection HN \u2018Les observations accumulées ont prouvé que la nitrofurantoïne est efficace contre les infections des voies urinaires aussi bien supérieures qu\u2019inférieures\u2019\u201d° | EH Après des années d\u2019utilisation clinique intense, | la résistance au traitement est encore restreinte.References: 1.EDITORIAL: Escherichia serotypes and renal infection.Lancet 1:532-533, 1971 2.TURCK M.PETERSDORF RG: J.Clin Invest 41:1760-1765, 1962 3.VOSTI KL et al: J Clin Invest 43: 2377-2385, 1964 4.O'GRADY & BRUMFITT (Eds): Urinary Tract Infection.Oxford University Press, London, 1968, p.68 5.STAMEY TA, TIMOTHY M, MILLAR M, et al Calif Med 115:1-19, 1971 6.KUNIN CM: Quoted in Infect Dis 1(5):10, 1971 7.KUNIN CM: Detection, Prevention and Management of Urinary Tract Infections.Philadelphia, Lea & Febiger, 1972, p.154 8.STAMEY TA: Hosp Physician 9:31-32, 1973 9.LINCOLN K, LIDIN-JANSON G, WIN- BERG J: Br Med J 3:308, 1970 10.KUNIN CM: op cit, p-188.ACTION: Le volume des cristaux de Macrodantin (macrocristaux de nitrofurantoine) a amélioré la tolérance intestinale sans entraver l'efficacité clinique confirmée de la Furadantin® (nitrofurantoïne).Dans les essais cliniques comparatifs entre Macrodantin et les comprimés de Furadantin (nitrofurantoïne) la fréquence des nausées et/ou vomissements occasionnés par les cristaux a été considérablement réduite par rapport aux comprimés.Un certain nombre de patients qui ne pouvaient pas tolérer les comprimés de Furadantin® peuvent prendre les capsules de Macrodantin sans nausées.INDICATIONS: Macrodantin est indiqué dans le traitement des pyélonéphrite, pyélite et cystite imputables à des organismes sensibles.Cependant, il n\u2019est pas indiqué pour le traitement des abcès rénaux, corticaux ou périnéphrétiques, ni pour celui de la prostatite.CONTRE-INDICATIONS: Anurie, oligurie ou perturbation profonde de la fonction rénale (clearance de créatinine inférieure à 40 ml par minute); a terme, pour les femmes enceintes de méme que pour les nouveau-nés de moins d'un mois était donné la possibilité d'anémie hémolytique imputable à l'immaturité des systèmes enzy- matioues (instabilité du glutathion).MISES EN GARDE: Des cas d'anémie hémolytique du genre sensi- tivité acquise ont été engendrés par la nitrofurantoïne.L'hémolyse semble être liée à une carence de la déshydrogénase du glucose- 6-phosphate dans les hématies des patients affectés.Cette carence a été confirmée pour 10 pour cent des individus de race noire et pour un petit pourcentage de sujets originaires du bassin méditerranéen et du Proche-Orient.Tout signe d'hémolyse sous-entend la suspension du traitement.La cause supprimant les effets, l'hémolyse cesse à l'interruption du médicament.Pseudomonas est l'organisme le plus communément responsable des infections récidivantes chez les malades traités à la nitro- furantoïne., USAGE PENDANT LA GROSSESSE: L'INNOCUITÉ DE LA NITRO- FURANTOINE PENDANT LA GROSSESSE ET LA LACTATION N'A PAS ENCORE ÉTÉ CONFIRMÉE.ELLE EST DONC CONTRE- INDIQUÉE POUR LES FEMMES ENCORE FÉCONDES, À MOINS QUE LES AVANTAGES NE SURPASSENT LES RISQUES ÉVENTUELS.PRECAUTIONS: Le traitement a la nitrofurantoine est susceptible de déclencher une neuropathie qui risque d'être grave ou irréversible.Une issue fatale a été signalée.En cas d'engourdissement ou de picotements, l'administration de la drogue sera interrompue.Macrodantin ne doit pas être administré en même temps que des médicaments susceptibles de perturber la fonction rénale.RÉACTIONS ADVERSES: Nausées, vomissements et, moins fréquemment, diarrhée.La réduction de la dose soulagera les symptômes.La sensibilisation au médicament se manifeste sous la forme d'éruptions cutanées érythémateuses, macropapulaires, urticaire, éruptions eczémateuses et prurit.Réactions d'hypersensitivité résultant d'une anaphylaxie non fatale, oedème angiotique, infiltration pulmonaire avec effusion pleurale et eosinophilie ont été signalés.Les autres réactions possibles sont frisson, fièvre, jaunisse, symptômes asthmatiques et hypotension.On a constaté parfois des réactions mineures telles maux de tête étourdissements, nystagmus, vertige, somnolence, malaises et douleurs musculaires.L'alopécie temporaire a été constatée également.La leucopénie, y compris la granulocytopénie n'ont été signalées que rarement.Le retour de la formule sanguine à la normale suit habituellement la cessation du traitement.Comme avec tous les agents antimicrobiens, les surinfections par des organismes résistants sont possibles.Cependant, Macrodantin en limite les récidives au tractus génito-urinaire car il n'y a pas de suppression de la flore bactérienne normale dans une autre partie de l\u2019organisme.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE: Posologie: Adultes: 50 à 100 milligrammes quatre fois par jour.Enfants: La dose sera calculée sur la base de 5 à 7 milligrammes par kilogramme de poids corporel (2.2 à 3.2 mg par Ib) par 24 heures, à administrer en doses scindées quatre fois par jour (contre-indique pour les nourrissons de moins d'un mois).Administration: Macrodantin (nitrofurantoine en macrocristaux) peut être pris avec les aliments ou du lait pour pallier les troubles gastriques dans toute la mesure du possible.Si le médicament est destiné au traitement suppressif à long terme, une réduction de la dose devra être envisagée.PRÉSENTATION: Macrodantin est présenté en capsules blanc opaque, gravées, 25 mg (Eaton 007) en flacons de 30, 100 et 500 capsules; jaune opaque/blanc, gravées, de 50mg (Eaton 008) en flacons de 30, 100 et 500 capsules; jaune opaque, gravées, de 100 mg (Eaton 009) en flacons de 30, 100 et 500 capsules.Monographie du produit disponible sur demande Les innovateurs des Nitrofurans ® LES LABORATOIRES EATON Division de Norwich Pharmacal Company Ltd.Paris, Ontario. en sont venus à une entente complète au sujet de la Succursale.L'Université laisse l\u2019évêque de Montréal complètement libre de placer la Faculté de droit chez les Jésuites; les Pères auront aussi la Faculté des arts comprenant la philosophie; les Sulpiciens auront la Faculté de théologie.Les professeurs de droit seront choisis parmi les hommes modérés des divers partis, mais le grand nombre sera choisi parmi les conservateurs.Tout ce qu\u2019il a été possible de faire a été fait pour ôter à la nouvelle institution toute couleur politique 19, Le délégué convoqua les évêques de la province pour les tenir au courant de ses constatations; il leur écrivit le 31 décembre 1877 et le 2 janvier 1878.La réunion eut lieu le 6 janvier 1878, le jour méme de l'inauguration solennelle de Laval à Montréal.Il leur rendit alors compte de sa mission, en soulignant tout particulièrement le fait que les instructions qu\u2019il avait reçues de Rome.n\u2019autorisaient pas le délégué à procéder dans l\u2019organisation de la Succursale sans le concours des évêques.Ces derniers, bien qu\u2019ils n\u2019aient pas été consultés au sujet de son organisation, furent invités à la séance inaugurale.Les membres de l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal étaient au courant de cette omission quand, le 16 juillet 1879, ils ont écrit : « que la Succursale de l\u2019Université Laval à Montréal n\u2019a pas été établie avec l\u2019approbation de tous les évêques de la province ».Le rôle que Mgr Conroy tint au Québec le rendit impopulaire en fin de mission.Sa diplomatie, poussée à l\u2019extrême, lui permettait de courtiser les adversaires et de tirer partie de leurs révélations, si bien que le vide se fit autour de lui et qu\u2019il fut laissé dans l\u2019isolement le plus complet.Hors quelques libéraux, il semble qu\u2019on s\u2019abstenait de le rencontrer, parce que presque tous avaient perdu confiance en lui.Selon un annaliste, il quitta Québec pour Terre-Neuve, l\u2019âme navrée de douleur à la vue de l\u2019insuccès de sa mission.Le cardinal Simeoni avoua à Mgr Laflèche, en 1822, que « Mgr Conroy confessa qu\u2019il avait été trompé par des employés de la Propagande, sur la situation au Canada » et il aurait écrit en ce sens au cardinal Franchi, alors préfet de la Congrégation.Les ententes signées le 15 décembre 1877, entre l\u2019Université Laval représentée par le Recteur Hamel et l\u2019École de médecine, étaient dues à l\u2019influence de Mgr Conroy.On a dit à l\u2019époque que le Recteur signait cette entente à contre-cœur, puisqu\u2019il aurait déclaré qu\u2019il préférait ne pas voir entrer l\u2019École dans la Succursale de l\u2019Université Laval.Réalisant que les négociations en cours s\u2019orientaient vers un échec, Mgr Conroy demanda au 10.Ibid.454 Recteur de Laval de traiter directement avec l\u2019École, et non avec les individus.Des contrats furent bientôt signés, l\u2019un entre l\u2019Université Laval et l\u2019École, l\u2019autre entre l\u2019École de médecine et Mgr Fabre.Contrat entre Laval et l\u2019École Les conditions agréées d\u2019un commun accord par le Conseil universitaire de Laval et l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal, Faculté de l\u2019Université Victoria, comportaient les clauses suivantes ci-dessous résumées, concernant [administration financière : avoir de l\u2019Université Laval à Montréal entièrement ecclésiastique, administré par la Corporation épiscopale de Montréal; l'administration financière locale : paiement des professeurs par l'administration, à laquelle appartiendront tous les revenus des cours, les dons, les legs; les nominations des professeurs : les professeurs à Montréal seront nommés par le Conseil universitaire et révocables ad _nutum; le choix des professeurs : le Conseil universitaire nommera d\u2019abord trois professeurs de l\u2019École pour former le noyau de la Faculté de médecine à Montréal et cette faculté ainsi constituée devra être consultée pour la nomination des autres professeurs qui devront tous avoir l\u2019approbation formelle de Mgr l\u2019évêque de Montréal; l\u2019organisation des cours : les cours devront être de neuf mois; l'observation des conditions du décret : toutes les conditions renfermées dans la décision de la Sacrée Congrégation de la Propagande du ler février 1876 seront observées, le tout accepté au nom du Conseil universitaire par Ths-E.Hamel, Ptre, Recteur U.L.et pour l\u2019École par P.Munro, président, J.-G.Bibaud, J.Emery-Coderre, E.-H.Trudel, Ths E.d\u2019Odet d\u2019Orsonnens, J.-P.Rottot, A.-T.Brosseau, Hector Peltier.* * * L\u2019entente entre l\u2019évêque de Montréal et l\u2019École de médecine et de chirurgie de Montréal comprenait quatre clauses: L'UNION MÉDICALE DU CANADA L fe My.fig i Fy.à Fate Cord Par kt meek 11g Wang i Éniière- Dorätion ton, à Cou, pare 110 de la le om wor ed; i500 of il DA idsiiciétitnicicicicisiccidisu a, Pourquoi une compagnie de l'importance A | | | d'Upjohn s'occupe-t-elle d'offrir des soins infirmiers?Les Services de Santé Upjohn, nouvelle filiale de la compagnie Upjohn, mettent à votre disposition, sur demande, un personnel qualifié et compétent pour une foule innombrable de soins domestiques et infirmiers à domicile: | (Eh bien! nous désirons tout simplement aider vos patients et voici comment.) as e infirmière autorisée © aide-infirmière © infirmière diplômée e gouvernante (attendant licence) e dame de compagnie © infirmière auxiliaire autorisée e aide-ménagère h Nos employés sont disponibles en tout temps, selon les Vous aiderez ainsi a pallier aux demandes pressantes ?besoins de votre patient, et pour aussi longtemps que qu\u2019on impose de nos jours au systéeme d\u2019administration ; vous le jugerez nécessaire.Chaque employé est soi- des soins infirmiers de l\u2019hôpital.gneusement sélectionné selon son caractère et ses ap- Nous prenons sur nous de voir aux besoins et au bien- ; titudes, après quoi nous souscrivons en son nom une être de votre patient et nous espérons avoir l\u2019occasion de assurance et une caution et lui demandons de se vous servir en même temps qu\u2019eux.Si votre personnel de soumettre à notre code d\u2019éthique professionnelle.Notre bureau tombe malade, doit s\u2019absenter inopinément ou Directrice de service ou notre Coordonnatrice, toutes prendre des vacances, les Services de Santé Upjohn peu- deux expérimentées en soins infirmiers, s'occupent vent vous trouver un remplacement temporaire qui vous d\u2019assortir (d\u2019après vos directives) les aptitudes et la assurera une marche des affaires continue et compétente.disponibilité de l'employé aux besoins du patient.que les convalescents semblaient se rétablir plus d'hôpital qu\u2019on pourra donner à un autre patient (le vôtre peut-être) dont le besoin est plus grand.Upjohn qui apparaît ci-dessous.- vous aident à aider votre patient - Les Services de Santé Upjohn | Nous avons 16 bureaux au Canada pour vous servir Ottawa 238-4805 Montréal 288-4214 Trois-Rivières 379-4355 Québec 687-3434 Victoria « Vancouver « Calgary « Edmonton « Winnipeg Windsor « London « Hamilton « St.Catharines « Toronto (2) « Halifax I] nous fera plaisir de vous offrir des informations Les médecins ont admis depuis longtemps déjà supplémentaires au sujet de nos services \u2014 A disponibles 24 heures par jour pour vous-méme rapidement a la maison.Et la continuité des soins LTE ou votre patient \u2014 et d\u2019en discuter, sur demande, médicaux secondaires au foyer libère un lit avec vous ou votre infirmière.Pourquoi ne pas Eu appeler un des bureaux des Services de Santé HCS101F.2 Nattendez pas que l'ulcère ait raison de lantiacide.- prescrivez ; _ oo deux fois par jour Ia fone , «Jus svF etlatension nerveuse \\ contre | Pyperacidié ; sous-jacente SI4 Smith Kline & French Canada Ltd.Montréal, Québec H4M 2L6 \u2018Stelabid\u2019 assure une thérapeutique d\u2019appoint efficace dans une grande variété de troubles gastro- rg : FX ; le TET a duragt 24 hdtirelvaune posologie biquotidienne pratique ef économique.*; \"obBLABIN deux fois par jour maîtrise globale et continue des troubles gastro-intestinaux COMPOSITION\u2014 Chaque comprimé \u2018Stelabid\u2019 no 1 donne 1 mg de Stelazine* (trifluopérazinet SK&F) et 5 mg de Darbid* (isopropamide SK&F).Chaque comprimé \u2018Stelabid\u2019 no 2 donne 2 mg de \u2018Stelazine\u2019 et 5 ma de \u2018Darbid\u2019.Chaque comprimé \u2018Stelabid\u2019 Forte donne 2 mg de \u2018Stelazine\u2019 et 7.5 mg de \u2018Darbid\u2019.Chaque comprimé \u2018Stelabid\u2019 Ultra donne 2 mg de \u2018Stelazine\u2019 et 10 mg de \u2018Darbid\u2019 Chaque cuillerée à thé (5 ml) d\u2019élixir \u2018Stelabid\u2019 donne 1 mg de \u2018Stelazine\u2019 et 5 mg de \u2018Darbid\u2019 INDICATIONS \u2014\u2018Stelabid\u2019 est efficace contre une grande variété de troubles gastro- intestinaux (surtout en présence d\u2019anxiété, de tension nerveuse ou d'autres facteurs émotifs ): ulcère gastro-duodénal, hyperchlorhydrie, gastrite, duodénite, pylorisme, spasmes gastro- intestianux, dystonie biliaire, cholélithiase chronique, côlon irritable, diarrhée fonctionnelle.CONTRE-INDICATIONS \u2014 \u2018Stelabid\u2019 est contre-indiqué dans les états comateux ainsi qu\u2019en présence de glaucome, d\u2019obstruction pylorique d\u2019origine organique, d\u2019hypertrophie de la prostate, d\u2019obstruction du col de la vessie, d\u2019obstruction intestinale ou d'\u2019iléus.EFFETS INDÉSIRABLES\u2014Les effets secondaires communs aux anticholinergiques \u2014 constipation, sécheresse de la bouche, troubles de l\u2019accommodation et rétention urinaire \u2014 peuvent se produire.Etant donné la faible dose du composant \u2018Stelazine\u2019, les réactions myoneurales (syndrome extrapyramidal) ne sauraient, en principe, se manifester.Cependant, quelques sujets, sensibles aux phénothia- zines, peuvent éprouver ces réactions.PRÉCAUTIONS \u2014Utiliser avec circonspection chez les personnes âgées, chez les cardiaques et chez les femmes enceintes, surtout durant le premier trimestre.\u2018Stelabid\u2019 exerçant un puissant effet antiémétique, il peut dissimuler les signes d\u2019intoxication médicamenteuse ou obscurcir le diagnostic d\u2019affections comme l\u2019obstruction intestinale ou la tumeur du cerveau.ADMINISTRATION ET POSOLOGIE \u2014 Comprimés no 1, no 2, Forte et Ultra \u2014 un comprimé \u2018Stelabid\u2019 deux fois par jour, toutes les 12 heures.Elixir \u2014une cuillerée a thé (5 ml), équivalant à un comprimé \u2018Stelabid\u2019 no 1, deux fois par jour, toutes les 12 heures.PRESENTATION \u2014Comprimés couleur mais, monogrammés.No 1 et no 2 en flacons, de 100, de 500 et de 1 000.Forte en flacons de 100 et de 500.Ultra en flacons de 100.Elixir en flacons de 6 oz liq.(170 ml).Monogrammes: comprimés no 1-SKF P90; no 2-SKF P91; Forte-SKF P92; Ultra-SKF P93.Documentation sur demande.BIBLIOGRAPHIE 1.Blake, A.D., Jr: Treatment of Gastrointestinal Disorders with a Combination of Trifluoperazine and Isopropamide, Clin.Med.70:1461 (août) 1963 2.Shutkin, M.W.: Clinical and Experimental Observations in Peptic Ulcer with a New Prolonged-Acting Anticholinergic Drug, Am.J.Gastroenterol.29585 (juin) 1958 3.Grossman, M.L.Inhibition of Salivary and Gastric Jecretion by \u2018Darbid\u2019, Gastroenterology, 35:312 (sept) 4.Bennett, E.J.: Tranquilizer Anticholinergic Therapy in Functional Gastrointestinal Disorders, Appl.Ther.4:828 (sept) 1962 5.Hoffmann, C.R.: À Preliminary Evaluation of a New Long-Acting Anticholinergic in Peptic Ulcer and Other Digestive Diseases, Am.J.Gastroenterol.28446 (oct) SI Smith Kline & French Canada Ltd.&F Montréal, Québec HAM 2L6 \"Marque déposée au Canada 1Brevet 612 204\u2014 trifluopérazine SB:M15F 1 \u2014 L'administration financière \u2014 L'école passera à la Corporation Épiscopale Romaine ses biens, propriétés, revenus de ses cours, etc.En retour, l\u2019Évêque de Montréal remettra à l\u2019École tout l\u2019argent retiré pour les leçons données pour qu\u2019il soit divisé entre ses professeurs, d\u2019après le mode de partage actuellement suivi.L\u2019École fera tous les ans l\u2019élection de ses officiers et c\u2019est à son secrétaire-trésorier que la Corporation épiscopale devra remettre ces fonds.2.\u2014 L\u2019arrangement particulier \u2014 Un arrangement persistera tant que le revenu des autres Facultés sera moindre que celui de la Faculté de médecine, mais jamais les professeurs de cette dernière n\u2019auront moins que ceux des autres facultés en fait d'honoraires.3.\u2014 La nomination des professeurs \u2014 Les professeurs actuels de l\u2019école, ainsi que les docteurs Hingston et Desjardins entreront dans la Faculté de médecine de l\u2019Université Laval à Montréal.4.\u2014 Le statut provisoire en chimie \u2014 La chaire de chimie devant desormais appartenir à la Faculté des arts, les docteur d\u2019Orsonnens aura droit à celle d\u2019un cours de six mois ou à celles de deux cours de trois mois.Pour les parties contractantes ont signé: Édouard Chs, Ev.de Montréal, Pierre Munro, président, J.B.Bibaud, J.Emery-Coderre, H.Peltier, sec.-trésorier, E.H.Trudel, J.P.Rottot, A.T.Brosseau.Le problème paraissait réglé.Les journaux du 5 janvier 1877 annoncèrent l\u2019installation à Montréal de la Succursale de Laval : C\u2019est un fait accompli : Montréal possède une Université Catholique; l'Autorité épiscopale vient de faire entendre la proclamation solennelle de l\u2019établissement de l\u2019Université Laval en cette ville.Cette université comprendra quatre Facultés: la théologie, les arts, le droit et la médecine.La Faculté de théologie est confiée aux Sulpiciens du Grand Séminaire; la Faculté des arts sera au Collège Sainte-Marie sous la direction des Jésuites et la Faculté de droit est organisée par un groupe de juges et d\u2019avocats, le doyen désigné étant M.Côme-Séraphin Cherrier.Nous avons lieu de croire que la Faculté de médecine sera composée comme suit: Pierre Beaubien, Pierre Munro, doyen de la faculté, Jean-Philippe Rottot, Eugène-Hercule Trudel, William H.Hingston, J.-Gas- pard Bibaud, J.Emery-Coderre, Hector Peltier, Thomas E.d\u2019Orsonnens, A.Toussaint Brosseau, E.-P.Lachapelle, Adolphe Lamarche, L.A.Edouard Desjardins, A.Richard, Alfred Laramée, Angus C.MacDonnell et G.O.Beaudry 11, 11.D\u2019Orsonnens, T.E.d\u2019Odet \u2014 L\u2019Abeille Méd., 1: 122-123-124, janvier 1879.457 L\u2019inauguration solennelle de l\u2019Université Laval à Montréal eut lieu le 6 janvier 1878 dans la chapelle du Grand Séminaire, sous la présidence du délégué apostolique, Monseigneur Conroy.L\u2019entente ne dura que peu de temps ; des difficultés surgirent entre Laval et l\u2019École et firent l\u2019objet d\u2019une plainte exprimée dans un mémoire daté du 21 mai 1878 adressé aux évêques réunis en Concile à Québec.Mgr le Délégué apostolique a bien voulu dire à plusieurs d\u2019entre nous que, pour s\u2019unir à Laval, il ne fallait point faire de concessions telles que notre École en fÜût anéantie.Eh bien, que resterait-il de notre École, si les prétentions de Laval venaient à triompher 12 ?Le mémoire débutait d\u2019ailleurs par l\u2019état de la question : C\u2019est pour se rendre aux désirs de Mgr Conroy, délégué apostolique et de Mgr Fabre, évêque de Montréal, que notre École a consenti de s\u2019unir à Université Laval.Notre École n'avait aucun besoin de cette union.Elle avait sa vie propre et indépendante de tout contrôle d'institution étrangère.Car, bien qu\u2019affiliée à l\u2019Université Victoria, elle n\u2019en demeure pas moins libre dans tout ce qui a rapport à son action scientifique, disciplinaire, morale et religieuse.13 L\u2019entente entre l\u2019École et Laval était basée sur les conventions écrites et sur les affirmations verbales qui avaient la valeur d\u2019un gentleman\u2019s agreement.Les concessions non paraphées n\u2019avaient aucun substratum légal, si bien que certaines promesses verbales furent mises en doute et apparurent à l\u2019une des parties comme valablement révocables.Les discussions reprirent et menèrent à de nouvelles polémiques ; la dialectique entra en jeu et les concertations oratoires passèrent du plan académique aux menaces judiciaires.Le décret du 1°\" février 1876 avait reconnu le droit des étudiants de Montréal à un enseignement universitaire, mais il refusait de leur accorder une université autonome et indépendante.Il marquait son opposition à une affiliation avec Laval des écoles de Droit et de Médecine déjà existantes à Montréal.Pour ce faire, il se servait d\u2019une argumentation pragmatique appuyée sur des concepts matériels.La décision romaine affirmait que l\u2019affiliation équivalait à la création d\u2019une université indépendante et que ceci pourrait entraîner la ruine financière de Laval.Le décret de 1876 concluait que le seul expédient pour Montréal était d\u2019accepter l\u2019offre de Laval d\u2019y établir une Succursale.La prudence romaine mettait à ce jugement une condition majeure : « pourvu que cette Mémoire présenté par l\u2019Ecole aux archevêques et évêques, incorporé dans le mémoire établissant l'injustice et l\u2019illéga- tion du maintien de l\u2019Université Laval à Montréal.13.Ibid.458 politique nouvelle n\u2019entre pas en conflit avec la charte royale qui incorporait l\u2019Université Laval ».Or la fondation de succursales hors de Québec ne semblait pas être une prérogative prévue.L\u2019Université Laval rechercha des opinions légales.Sur la foi de la parole de Mgr Conroy et de celle de l\u2019évêque de Montréal, les membres de l\u2019École signèrent les contrats qui les liaient avec l\u2019évêque de Montréal et avec le recteur de l\u2019Université Laval.La succurcale, inaugurée le 6 janvier 1878, exigeait des structures ; il lui fallait un Comité exécutif chargé de la classification des charges, de la répartition des chaires et de l\u2019ordonnance des cours.Les autorités de Laval nommèrent d\u2019office un président, un secrétaire et un trésorier ; la charge de président fut dévolue au doyen d\u2019âge et d\u2019ancienneté universitaire, le docteur Pierre Munro ; celle de secrétaire fut attribuée au docteur Thomas-Edmond d\u2019Odet d\u2019Or- sonnens et celle de trésorier au docteur Emmanuel- Persillier Lachapelle.L\u2019École de médecine souffrit, dès le départ, d\u2019un complexe de frustration, car elle n\u2019acceptait pas qu\u2019on puisse ignorer son droit d\u2019aînesse.Les membres du nouveau Conseil de Laval se sentirent, dès le premier jour, dans une situation étrange ; il avaient l\u2019impression d\u2019être des marionnettes dont le jeu serait dirigé par des ficelles tirées à distance.Le doyen Pierre Munro, fatigué et déjà malade \u2014 il mourut d\u2019ailleurs quatre ans plus tard \u2014 ne se sentait pas en état d\u2019entreprendre la lutte qui s\u2019annonçait, d\u2019autant plus que ses collègues appréciaient peu les directives venant de Québec.La cérémonie solennelle inaugurale était à peine terminée que déjà survenaient des difficultés sans nombre.Les professeurs étaient divisés en deux groupes ; le premier comprenait la majorité des anciens, fidèles au Collège Victoria, qui les avait dépannés en 1866 et le second était composé de transfuges sincères et épris de progrès.Au sein du Conseil, le choc des personnalités engendrait coups et blessures ; les polémiques se succédaient sans arrêt et les tracasseries donnaient naissance à des récriminations mesquines ; le climat était loin d\u2019être favorable a une ceuvre commune d\u2019intérét public.L\u2019harmonie fit tôt place aux controverses ; certains appels à l\u2019opinion publique n\u2019étaient pas de nature à faciliter la concorde.Les journaux prirent parti de nouveau et ils s\u2019alignèrent avec déviation à droite ou à gauche selon leur ligne politique.Phénomène paradoxal, la presse de gauche était pro-confession- nelle à cent pour cent et soutenait Laval, parce que catholique.L\u2019Ecole de médecine affiliée à l\u2019Univer- L'UNION MÉDICALE DU CANADA cet Ci MM M ELA LAT Agissant sur le centré vigile de la substance réticulée Chaque capaule contiont: Méthaqualone HÇL\u2026 300 mg.Une capsule le soir 15 minutes avant le coucher.Induction au sommeil en 15 minutes Jualone oxiato également Aou forme ¢ Dépourvu d\u2019action au niveau bulbaire de capsules of de comprimes dosés à Aucun effet secondaire sérieux 150 mq.- Aucun effet indésirable au réveil.JN Montréal\u2014Toronto EIT, LC AUaT.edeGiN.OuiaVOit fi I \u2018diverses esyoermal de eS J[al dUETQUOQTSTENNE ( V fc s fé 1 NOI Hi à: nt ase Li ! 0101 Ff i 2 A 1,71 us « deux Ours | ®» / LOCACORTEN-VIOFORME C1IBA JORVAL, QUEBEC C-4012 e À Ù Ouinictétet si cusitn nca ticdase ds bctaies MASAO Tithe Lorsqu'il y a Infection ou inflammation de lapeau\u2026 LOCACORTEN- VIOFORME® e anti-inflammatoire e antiprurigineux e antifongique eantibactérien INDICATIONS Traitement des dermatoses compliquées d'infections bactériennes et/ou fongiques, conjointement avec une couverture antibiothérapique par voie générale en cas de besoin.Recommandé pour {a prévention des infections secondaires, notamment lors du traitement par pansements occlusifs.L'emploi du médicament est indiqué dans: les dermatomycoses, la folliculite, I'impétigo, la pyodermieset la dermatite infectieuse, ainsi que dans les affections suivanies: dermatite atopique, dermatite séborrhéique, névrodermite, dermatite eczématoïde, psoriasis, prurit ano- génital, lichen simplex, lichen plan, névrodermite chronique, dermatite de contact (dermatite vénéneuse), dermatite nummulaire, dermatite de stase, acné, intertrigo et de nombreuses affections similaires, La crème a un léger effet dessicatif qui s'avère essentiellement utile dans les lésions humides et suintantes; elle s'emploie également aux régions intertrigineuses.L'onguent est particu- tièrement indiqué dans les lésions sèches accompagnées d'épaississement et de desquamation de la peau.MODE D'EMPLOI ET POSOLOGIE Faire des applications, en couche mince, sur la région atteinte, trois ou quatre fois par jour Le cas échéant, recouvrir d\u2019un pansement protecteur.Le traitement devra être poursuivi durant au moins quelques jours après la disparition des lésions.EFFETS SECONDAIRES Une irritation légère peut se produire, dans des cas exceptionnels.Avec les pansements occlusifs, on a observé quelques cas de vergetures.Le Vioforme peut provoquer, bien que rarement, des effets sensibilisants.Si une exacerbation de la lésion ou une réaction de type allergique se produit, on cessera les applications.PRÉCAUTIONS D'EMPLOI Comme d'autres composés iodés, le Vioforme peut fausser certains tests de la fonction thyroïdienne, tels que: l'évaluation de l'iodémie protidique (PBI), la fixation de I'iode radio-actif et le dosage de l'iode d'extraction butylique.On devra donc s'abstenir de pratiquer ces tests moins de trois mois après l'emploi de Locacorten-Vioforme.D'autres tests de la fonction thyroïdienne, tels que l'absorption de T3 sur résine ou la détermination de la T4 ne sont pas modifiés par le Vioforme.Dans le traitement occlusif prolongé, la possibilité d'effets sur le métabolisme est un risque dont il faut tenir compte.Le Locacorten-Vioforme peut tacher la peau, les ongles, le linge et décolorer les cheveux.CONTRE-INDICATIONS Tuberculose de la peau, varicelle, éruptions post-vaccinales, grossesse, et toutes les affections cutanées d'origine virale, en général.Il faut également éviter d'employer le Locacorten- Vioforme dans les affections oculaires et les dermatoses d'origine syphilitique.PRÉSENTATIONS Crême, renfermant 3% de Vioforme® (iodo- chlorhydroxyquin) et 0.02% de Locacorten® (pivalate de fluméthasone) dans un excipient lavable à l'eau: tubes de 15 et 50 g.Onguent, renfermant 3% de Vioforme® et 0.02% de Locacorten® dans un excipient de vaseline; tubes de 15 et 50 g.Gouttes otiques en flacons-stilligouttes de 10 ml en plastique contenant une solution titrée a 0.02% de Locacorten et a 1% de Vioforme.C1 BA DORVAL QUEBEC C-4012 sité protestante de Victoria était défendue par les journaux de droite et les partisans du Programme catholique.Quelle différence y a-t-il, demande « L\u2019Électeur », entre ceux qui, aujourd\u2019hui, disent que Léon XIII a été trompé sur la question de l\u2019Université Laval et Luther, qui, au XVIe siècle, prétendait que Léon X avait été induit en erreur sur la question des indulgences ?Si le Monde et les journaux conservateurs qui marchent avec lui peuvent en appeler du Pape mal informé au Pape mieux informé comme le fit le fondateur du protestantisme.[Jules-Paul Tardival offrit la réponse suivante:] La question de Laval est une question de fait et sans être hérétique ou même mauvais catholique, on peut dire que le Pape a été trompé sur cette question 14.Le motifs de rupture devinrent plus nombreux.À mots voilés d\u2019abord, par la révélation de certains faits, le public eut bientôt vent des obstacles qui empêchaient le mécanisme universitaire de tourner rond.Les raisons du désaccord étaient suffisantes pour conduire au divorce.L\u2019École excipait de neuf griefs majeurs contre Laval pour l\u2019affirmer.Ces sujets de récrimination pouvaient se résumer en têtes de chapitre : 1 \u2014 Laval avait exclu tous les évêques, sauf ceux de Québec et de Montréal, de la participation à l\u2019exécution du décret.2 \u2014 Le décret ne voulait pas la destruction des écoles existantes.3 \u2014 Laval avait interverti l\u2019ordre de préséance.4 \u2014 Le Recteur avait destitué le secrétaire du Conseil dans une assemblée non régulière.5 \u2014 Le Recteur exigeait que l\u2019École fasse cession de ses biens à l\u2019Évêque de Montréal.6 \u2014 Le Recteur avait, à son gré, changé la date d\u2019ouverture des cours.7 \u2014 Laval avait essayé de faire perdre l\u2019existence légale et les droits corporatifs de l\u2019École.8 \u2014 Laval avait bâclé l\u2019entrée de Victoria comme faculté de Laval, sans écrit, mais avec des promesses verbales.9 \u2014 Laval avait destitué de leurs chaires les professeurs de l\u2019École, parce qu\u2019ils avaient porté plainte contre Laval aux Évêques de la Province.Ces derniers, d\u2019ailleurs, refusèrent d\u2019entendre les griefs de l\u2019École ; ils se jugeaient incompétents en la matière.Les motifs de la rupture furent interprétés différemment par l\u2019abbé Chandonnet, porte-parole de Laval ; selon lui, les conventions du 15 décem- 14.Tardival, J.-P.\u2014 Mélanges, tome I, p.32.La Vérité, Québec, 461 bre 1877 signifiaient que l\u2019École abdiquait son autonomie pour devenir la faculté de l\u2019Université Laval à Montréal.L\u2019organisation de la nouvelle faculté devenait difficile avec de telles divisions intestines ; l\u2019entente, signée le 15 décembre 1877 entre Laval et Victoria, fut dénoncée en juillet 1879 pour des raisons que le Conseil jugeait majeures.Les professeurs de Victoria refusèrent de souscrire aux deux conditions exigées par Laval : nécessité d\u2019opter d\u2019une manière absolue entre Laval et Victoria et impossibilité de demeurer professeurs dans les deux institutions simultanément.Il est clair que l\u2019union avec Laval était inopérante au départ, si la dualité d\u2019allégeance était refusée.Les professeurs de Victoria ne voulaient pas accepter l\u2019engagement demandé et l\u2019Université Laval annonça que : Les docteurs Munro, Trudel, Bibaud, Emery-Coderre, d\u2019Odet d\u2019Orsonnens, Hingston, MacDonnell, Desjardins et Beaudry cesseraient dorénavant de faire partie de la Succursale, car ils avaient refusé de se soumettre aux conditions imposées.En conséquence, la Faculté de médecine de la Succursale de Laval à Montréal devait se composer dorénavant des docteurs J.-P.Rottot, Emmanuel-Persil- lier Lachapelle, Alfred Laramée, Charles Filiatrault, Norbert Fafard, E.Berthelot, Arthur Ricard, Adolphe Dagenais, Séverin Lachapelle, Adolphe Lamarche, Toussaint Brosseau et Hugues Desrosiers; les docteurs Azarie Brodeur et A.-A.Foucher, actuellement à Paris, et a Salluste Duval seraient appelés à compléter les rangs du corps professoral.De toute façon, les cours de Laval commenceront le le\" octobre 1879 15, La rupture définitive entre la Succursale de Laval à Montréal et l\u2019École Victoria se confirma le 1\u201c octobre 1879.Le docteur Jean-Philippe Rottot prononça le discours inaugural de la Succursale de Laval dont il avait été nommé doyen en remplacement du docteur Pierre Munro que Laval avait répudié.Le Conseil de la Succursale se composa des docteurs Jean-Philippe Rottot, Emmanuel-Persillier, Lachapelle, Toussaint Brosseau, Alfred Laramée, Charles M.Filiatrault, Adolphe Dagenais, Adolphe Lamarche, Norbert Fafard, Séverin Lachapelle, E.Hugues Desrosiers, Salluste Duval, A.A.Foucher.Le docteur Azarie Brodeur était absent du pays.La rupture entre Victoria et Laval se résumait à des questions de prestige qui auraient pu se régler rapidement entre partenaires immunisés contre la violence et le complexe d'autonomie, qui n\u2019auraient pas été sensibilisés par la soumission aveugle au principe de l\u2019autorité suprême.Les prétextes du divorce semblent minces à l\u2019optique moderne : changement par Laval des dates, des jours et des heures de 15.Chandonnet, A.T.\u2014 L\u2019Université Laval a Montréal, Rev.de Montréal, 2: 659-733, novembre-décembre 1878.462 cours sans consultation préalable avec les intéressés, promotions accordées par le Conseil universitaire selon un ordre non coutumier à l\u2019École et qui pouvait briser le principe de l\u2019ancienneté.Ces initiatives québécoises furent à l\u2019origine d\u2019une querelle qui se prolongea près de quinze ans.De part et d\u2019autre, il s'agissait d\u2019une guerre d\u2019usure.Laval était accusée de vouloir contrôler la Faculté de Montréal et celle-ci entendait prendre seule ses responsabilités et faire respecter son autonomie.En octobre 1879, il y eut donc deux séances inaugurales de cours ; l\u2019une au Cabinet de lecture paroissial et l\u2019autre dans l\u2019édifice de l\u2019avenue des Pins.Rottot parla devant trente élèves et le président de l\u2019École souhaita la bienvenue à cent trente étudiants.À partir de ce moment, les cliniques obstétricales se donnaient à la Miséricorde, par alternance d\u2019une semaine, pour les gens de Victoria et pour ceux de Laval.L\u2019Hôtel-Dieu, par contre, n\u2019acceptait que les élèves de l\u2019École ; ceux de Laval durent fréquenter le Montreal General Hospital jusqu\u2019à la transformation de l\u2019Hôtel Donegana en hôpital.Les Sulpiciens donnèrent l\u2019hospitalité a Laval pendant cinq ans au Cabinet de lecture paroissial.* * * Peinés de cette mésentente entre Laval et l\u2019École, les membres de cette dernière rédigèrent un mémoire à l\u2019adresse des évêques de la Province afin de mettre les choses au point et d\u2019obtenir l\u2019appui des chefs de l\u2019épiscopat pour rétablir la paix ; les évêques refusèrent d\u2019entendre la requête, car ils jugeaient que l\u2019étude des allégués dépassait leur compétence.Ce que voyant, les professeurs de l\u2019École décidèrent de faire appel de leur décision aux autorités romaines et d\u2019entreprendre en plus des démarches auprès du ministère des colonies à Londres.Ils chargèrent, en conséquence, leur secrétaire le docteur d\u2019Orsonnens d\u2019aller à Rome et à Londres.Le voyage d\u2019Angleterre avait pour motif une consultation juridique aux fins de connaître les droits que la Charte Royale conférait à l\u2019Université Laval de créer des succursales hors de la ville de Québec et d\u2019affilier des écoles déjà existantes.Les gens de Laval eurent vent de l\u2019initiative du docteur d\u2019Orsonnens et ils cherchèrent le moyen de la rendre inopérante.Ils s\u2019adressèrent à leurs amis de la Législature provinciale qui, par le truchement de François Langelier, trésorier de la Province, proposa qu\u2019un subside de trois cents dollars soit accordé à l\u2019École Victoria pour l\u2019aider à faire face à ses obligations, mais à la condition toutefois de L'UNION MÉDICALE DU CANADA that itisde té ds sie) 4 4 risisiaichétei state dat Ada ide boiitricié Mérite dette tuticét ciel ant did é tai cite a debdt td ab ALARM dE AM A LIRE A AA a A ais AE «| Fille sesent meu.Ng on espritest plus dai: sn, Sa@breest plus agreable Faculté Lr lk gy \u201cof 1).ge 7 lis Te, 2) 0 CEN > à oe & Bee de à cent es di corde, e Vie CoD: UX de Hs.cq falté cue Fale, Toe mettre oi de Gi qe , (2 qi de paies ès du à 10608 ete fins fe ams gén 04 ih a favorisé l'amélioration de son état généml ADA # ® w.donnedelaute 8 te AUX ANNES ATANCEES L'Hydergine favorise le soulagement des symptômes dus à l\u2019activité métabolique diminuée du cerveau vieillissant.L'Hydergine, en agissant exactement à l\u2019endroit voulu: sur le cerveau et non pas en périphérie, favorise le soulagement du syndrome le plus courant de l\u2019âge avancé: troubles de la mémoire, confusion, désorientation, manque de motivation.Une fois que ces symptômes sont améliorés par l'Hydergine, comme cela arrive fréquemment, le malade âgé, en général, présente: plus d\u2019entrain et de vivacité mentale, plus d'activité physique et une plus grande autonomie, une meilleure orientation et moins | de fatigue.| L\u2019Hydergine favorise l\u2019amélioration du métabolisme cellulaire cérébral SANDOZ = rm 4 i | | x! \u2019 wi} des dès en nee: lores fal, lis | mois Hydergine dans le traitement de l\u2019insuffisance cérébrale diffuse RÈGLES DE PRESCRIPTION POSOLOGIE D D D D pendant 4 semaines D D D pendant 6 semaines Ensuite, la dose quotidienne peut, si justifié, être diminuée à 2 comprimés.Les malades devraient être convaincus de la nécessité et de l\u2019importance de prendre leur médicament régulièrement, tous les jours, de préférence avec leurs repas, et au coucher.Le succès ou l\u2019échec thérapeutique, dépend souvent, directement, de la régularité et de la discipline du traitement.Composition \u2014 Comprimés: Chaque comprimé dosé à 1 Mg renferme, en proportions égales de la dihydroergocornine, de la dihydroergocristine et de la dihydroergokryptine, sous forme de methanesulfonate.Ampoules: Chaque ampoule dosée à 0.3 mg (1 ml) d\u2019Hydergine renferme, en proportions égales, de la dihydroergocornine, de la dihydroergocristine et de la dihydroergokryptine, sous forme de methanesulfonate.Effets secondaires \u2014 L'Hydergine est, en général, bien tolérée, même à doses élevées.Les effets secondaires sont rares et discrets.En dehors de congestion nasale, on peut observer des nausées, des lourdeurs d'estomac, de l\u2019anorexie et des céphalées, spécialement chez les malades présentant une labilité végétative.Dans ce cas, il convient, soit de diminuer la posologie, soit d\u2019administrer le médicament pendant ou après les repas.Contre-indications \u2014 Bradycardie grave et hypotension grave.Présentation \u2014 Flacons de 100 et de 500 comprimés; Boîtes de 6 et de 100 ampoules.Renseignements complets, sur demande.SANDOZ DORVAL QUÉBEC - Sandoz Pharmaceuticals Division de Sandoz (Canada) Limitée Dorval, Québec renouer les liens rompus avec Laval et de consentir à l\u2019allégeance définitive.Certains députés de Montréal, dont Louis-Olivier Taillon et Louis Beaubien, s\u2019opposèrent à cet octroi conditionnel.Cette tactique de diversion n\u2019obtint pas le résultat espéré et le docteur d\u2019Orsonnens continua ses démarches en Europe.Déjà rendu à Rome, il préparait, avec le concours de docteurs en droit canon et en législation religieuse, la rédaction d\u2019un nouveau mémoire qui entendait démontrer l\u2019illégalité de la Succursale de Montréal.Le délégué de l\u2019École se rendit ensuite à Londres où il demanda audience auprès du Secrétaire d\u2019État aux Colonies ; il s\u2019était au préalable muni d\u2019un factum très documenté préparé par M.J.L.Archam- bault, avocat de Montréal, et basé sur la jurisprudence.Selon l\u2019opinion du conseiller Archambault, la charte royale de 1852 ne prévoyait aucune activité de l\u2019Université Laval en dehors de la ville de Québec.Sir Michael Hicks Beach, un autre consultant, déclara le 30 septembre 1879 que toute charte royale devait être appuyée par le gouvernement canadien avant d\u2019être entendue à Londres ; il répondait à d\u2019Orsonnens qui lui demandait si l\u2019École pourrait obtenir la faveur royale d\u2019être érigée en université.D\u2019Orsonnens écrivit, le 4 octobre 1879, à l\u2019assistant sous-secrétaire aux Colonies et lui demanda : de ne pas permettre qu'aucune démarche pour amender la charte royale de l\u2019Université Laval soit tentée auprès du gouvernement impérial sans que l\u2019École de Médecine de Montréal en soit informée par l\u2019entremise du gouvernement fédéral du Canada 18.Sir John A.MacDonald, le 25 octobre 1879, reconnaissant que les matières concernant l\u2019instruction publique relevaient des législatures provinciales par l\u2019Acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord, 1867, recommandait de n\u2019accueillir aucune demande de charte royale pour quelque institution d\u2019enseignement que ce soit et de laisser aux provinces le soin de disposer de ces requétes 7.La conclusion était claire: l\u2019établissement de Laval à Montréal était illégal et nul de plein droit en droit civil.Le docteur d\u2019Orsonnens fit immédiatement parvenir au Cardinal Simeoni, préfet de la Propagande, une copie de ce factum.Pendant ce temps, la vie continuait à PÉcole ; le 1° octobre 1880, l\u2019ouverture solennelle des cours se fit au siège social de l\u2019avenue des Pins.Le docteur Louis-Benjamin Durocher prononça le discours 16.D\u2019Orsonnens \u2014 Loco citato.17.Réponse à une Adresse au Sénat demandant copie de toute correspondance au sujet de l\u2019Université Laval de Québec.Imprimerie MacLean, Roger & Cie, Ottawa, 1881.465 RER A EEE Certains maux Æ de gorge sérieux} [E item nécessitent IVER | suspension de | : pénicilline V Frosst |: : De saveur agréable et faciles a (suspension de |: prendre, les suspensions PVF* sont benzathine- |: indiquées pour les amygdalites phénoxy-méthyl- | © et pharyngites streptococciques.pénicilline, : ® organisme et permettent d'obtenir une péfietiirérie norme de Frosst) | : maximale dans un intervalle de 40 minutes.*Marque déposée 1 \\ .H @ PVF* permet à votre malade de se sentir vite mieux et de reprendre rapidement le chemin du travail ou de l\u2019école.@ PVF*, suspension stable à saveur de fruits, ne nécessite i y pas de réfrigération.; @ PVF* est offert en 2 teneurs et en comprimés PVF* K i (phénoxy-méthyl-pénicilline potassique) 4 afin d'adapter plus facilement la posologie aux eo vromtms aa a 0 1\u20ac besoinsdumalade curse onesie | MIAKLAND (MONTRÉAL) QUÉBEC PVF*e FACILE À RETENIR * FACILE À PRESCRIRE ® FACILE À PRENDRE | : SUSPENSION PVF * (Suspension de benzathine-phénoxy- méthyl-pénicilline, norme de Frosst) COMPRIMÉS PVF*K (Comprimés de phénoxy-méthyl- pénicilline potassique, U.S.P.) INDICATIONS: Indiqué dans le traitement d'infections légères ou modérément graves provoquées par des micro-organismes sensibles à l\u2019action de la pénicilline G y compris la pharyngite streptococcique, les staphylococcies sans bactériémie et les pneumococcies qui répondent habituellement à une thérapeutique par voie buccale.Egalement indiqué pour empêcher les récidives de fièvre rhumatismale ou de chorée, ou les deux; l\u2019endocardite bactérienne chez les malades atteints de lésions cardiaques congénitales ou rhumatismales: avant de subir une intervention dentaire, une intervention chirurgicale mineure des voies respiratoires supérieures ou un examen instrumental: pour prévenir une bactériémie consécutive à une extraction dentaire.CONTRE-INDICATIONS: La phénoxy-méthyl-pénicilline ne doit pas être utilisée chez les sujets qui ont des antécédents d'hypersensibilité à la pénicilline ou à la céphalosporine.Les préparations orales de pénicilline ne sont pas recommandées pour le traitement de la syphilis, de l'endocardite infectieuse subaiguë (endocardite lente), de la diphtérie, de la gangréne gazeuse et d'autres infections graves provoquées par des organismes pénicillino-sensibles.MISES EN GARDE: On a rapporté des réactions d'hypersensibilité graves et parfois mortelles, plus probables chez ceux qui ont des antécédents d\u2019hypersensibilité à de nombreux allergènes, chez des malades soumis à la pénicillinothérapie.Des sujets ayant déjà accusé des manifestations d'hypersensibilité à la pénicilline ont accusé des réactions graves ala céphalospo- rine, Bien que plus fréquent après un traitement par voie parentérale, le choc anaphylactique s\u2019est produit après l'administration de pénicilline per os et doit être traité.sur-le-champ en interrompant d'abord la médication puis en administrant de l'épinéphrine.Les antihistaminiques peuvent soulager les réactions allergiques plus légères.PRÉCAUTIONS: On ne doit pas administrer ce médicament avant de s'assurer que le malade n\u2019a jamais manifesté de réactions d\u2019hypersensibilité à la pénicilline: user de prudence chez les sujets qui présentent des antécédents graves d'allergie ou d'asthme ou les deux.Comme avec tous les antibiotiques, une pénicillinothérapie prolongée à fortes doses peut provoquer une prolifération d'organismes non sensibles y compris les fongi.Ne pas avoir recours à la voie buccale chez les malades atteints d'affections graves ou de nausées, de vomissements, de dilatation gastrique, de cardiospasmes ou d'hyperpéristal- tisme.Dans les streptococcies, un traitement de 10 jours au moins est nécessaire pour réussir à éliminer l'organisme causal; autrement, des séquelles de l'infection peuvent se présenter.Il arrive que l'absorption de doses thérapeutiques de pénicilline par voie buccale ne se fasse pas chez certains malades.REACTIONS DEFAVORABLES: Bien que l\u2019on ait relevé beaucoup moins souvent des réactions allergiques après une pénicillinothérapie par voie buccale que par voie parentérale, il faut se rappeler que des manifestations d\u2019hypersensibilité à tous les degrés, y compris des chocs anaphylactiques mortels, se sont présentées après l'administration orale de pénicilline.Les réactions les plus usuelles à la pénicilline sont les nausées, les vomissements, l'épigastralgie, la diarrhée et la glosso- phytie.On a aussi relevé les réactions d'hypersensibilité suivantes: éruptions cutanées (de la dermatite maculopapulaire à la dermatite exfoliative), urticaire, réactions ressemblant aux accidents sériques comprenant frissons, fièvre, œdème et enfin choc anaphylactique.11 peut arriver que la fièvre et l\u2018éosinophilie soient les seules manifestations allergiques.L'anémie hémolytique, la leucopénie, la thrombocytopénie, la neuropathie et la néphropathie sont des réactions rares et font habituellement suite à l'administration de fortes doses de pénicilline par voie parentérale.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE: !! faut régler la posologie suivant les besoins de chaque malade et en fonction du degré de sensibilité du micro-organisme en cause, de la gravité de l'infection et enfin de la réaction du malade.La posologie habituelle pour adultes et entants de 12 ans et plus s'échelonne entre 250 000 et 500 000 U.I.trois à quatre fois par jour.Chez les enfants de moins de 12 ans la dose est fonction du poids.Pour les nourrissons et les jeunes enfants, la dose recommandée est de 25 000 à 90 000 U.l.(15 à 50 mg) par kg en trois à six doses fractionnées.RENSEIGNEMENTS COMPLETS SUR DEMANDE PRÉSENTATION: N° 994\u2014 PVF * 500, Suspension.Une cuillerée à thé de 5 ml de suspension à saveur fruitée, de couleur orangée, renferme 500 000 U.I.(300 mg) de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel benzathinique.Présenté en flacons de 100 ml et de 450 mi {16 onces).N° 993\u2014 PVF * 250, Suspension.Une cuillerée à thé de 5 ml de suspension à saveur fruitée, de couleur jaune serin, renferme 250 009 U.l.(150 mg) de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel benzathinique.Présenté en flacons de 100 ml et de 450 ml {16 onces).N° 860\u2014 PVF * K 500, Comprimé.Le comprimé renferme 500 000 U.l.(300 mg} de phénoxy-méthyl-pénicilline sous forme de sel potassique.Il est blanc, rond et mesure 1/18\" de diamètre.Uni d\u2019un côté, il porte sur l\u2019autre une rainure et l'inscription PVF.Présenté en flacons de 20 et de 500.500 Frost MAISON JONDLE AU CANADA LN 1899 noce (MC-301) *Marque déposée lan (MONTREAL) QUEBEC de circonstance ; le président d\u2019Orsonnens et le doyen d\u2019âge Munro adressèrent aussi la parole aux étudiants dont le nombre était de 125.Vers le même temps, la rumeur courait en ville que la Charte de l\u2019Université Victoria, à l\u2019instar de celle de Laval, ne lui conférait pas le droit d\u2019affiliation et qu\u2019en conséquence il était vraisemblable que les diplômes qu\u2019elle avait décernés depuis 1867 étaient ultra vires.Le bruit était mal fondé, puis- qu\u2019aucune procédure judiciaire ne fut intentée contre l\u2019École ou contre ceux qui détenaient leur doctorat en médecine de Victoria.La rivalité entre les quatre facultés s\u2019accentuait ; la lutte était ardente.La consultation de Sir Hers- chell avait eu l\u2019effet d\u2019une bombe.Les gens de l\u2019École décidèrent de profiter immédiatement de la situation nouvelle.Ils crurent le moment propice à une dénonciation officielle de l\u2019illégalité de la Succursale; ils chargèrent le notaire J.A.D.Lesage de présenter aux autorités de Laval un protêt contre l\u2019installation à Montréal de sa faculté de médecine ; ce qui fut fait le 4 octobre 1880.De son côté, le premier ministre Chapleau, le 6 novembre 1880, adressa un message au Gouverneur Général du Canada pour qu\u2019il plaise à Sa Majesté d\u2019étendre les pouvoirs conférés par la charte royale de 1852 à l\u2019Université Laval de Québec.La requête de Laval était datée du 4 novembre 1880 et elle était appuyée par les évêques du Québec.L\u2019appel de Laval à Londres fut sans effet ; le 20 janvier 1881, John Branston écrivit de Downing Street à M.Bircham et Cie que : Le comte de Kimberley a reçu par l\u2019intermédiaire du Gouverneur général du Canada la pétition de l\u2019archevêque et des évêques au sujet\u2026 du projet de charte nouvelle.et une lettre des officiers de l\u2019École de médecine annonçant qu\u2019ils ont fait signifier par leur notaire à l\u2019Université Laval qu\u2019elle ait à cesser de donner l\u2019enseignement universitaire dans cette ville.et qua défaut.ils s\u2019adresseraient aux tribunaux compétents pour obtenir justice.Le Secrétaire d\u2019État a informé le Gouverneur général du Canada que, vu les dispositions de l\u2019acte de l\u2019Amérique Britannique du Nord, il n\u2019est pas convaincu qu\u2019il puisse bien conseiller à la Reine d\u2019accorder à l\u2019Université Laval ce quelle demande; et que, d\u2019ailleurs, il ne lui paraît pas nécessaire de décider ce point à présent, parce qu\u2019il n\u2019est pas convenable.d\u2019inviter Sa Majesté à intervenir 18.L\u2019École somma une seconde fois, en date du 23 mars 1881, l\u2019Université Laval d\u2019abolir sa Faculté de Médecine à Montréal.En réponse, les autorités de Laval décidèrent de recourir au Parlement Provincial pour se faire octroyer les droits que la Charte Royale ne comportait pas.18.D\u2019Orsonnens, loco citato. Le projet de loi, déposé en chambre le 14 avril 1881, s\u2019intitulait : Bill de l\u2019Université Laval.Le projet de loi fut soumis aux évêques de la Province qui l\u2019acceptèrent ; seuls Monseigneur Laflèche, évêque de Trois-Rivières, et Monseigneur Bourget, évêque démissionnaire de Montréal, lui étaient opposés.Ce Bill était rédigé en termes lapidaires : Considérant que certaines personnes ont élevé des doutes sur le droit de l\u2019Université Laval de donner l\u2019enseignement universitaire ailleurs qu\u2019à Québec et qu\u2019il est expédient de faire disparaître ces doutes; Sa Majesté, par et de l\u2019avis et du consentement de la législature du Québec, décrète ce qui suit: 1 \u2014 L'Université Laval est autorisée à multiplier ses chaires d\u2019enseignement dans les arts et les autres facultés, dans les limites de la province de Québec.2\u2014 Le présent acte viendra en force le jour de sa sanction 19.Ce projet de loi fut présenté en chambre par le député du comté des Deux-Montagnes, Charles- Louis Champagne.Un comité se forma à Montréal pour combattre le bill.Il comptait parmi ses membres : B.A.T.de Montigny, François-Xavier Trudel, Alphonse Desjardins, Gustave Lamothe, Siméon Pagnuelo, Edouard Lefebvre deBellefeuille, William H.Hingston, J.Emery-Coderre, Louis B.Durocher, J.A.S.Brunelle et nombre d\u2019autres.Monseigneur Laflèche, évêque de Trois-Rivières, annonça son désaccord avec les évêques signataires de la requête en faveur de Laval.Monseigneur Ignace Bourget, de sa retraite au Sault-au-Récollet, adhéra de tout cœur au mouvement d\u2019opposition.Il écrivit même au doyen Trudel : Aucun décret à ma connaissance n\u2019est émané de la Sacrée Congrégation et approuvé par le Pape pour intimer aux catholiques l\u2019obligation de se conformer au projet de bill soumis aux Chambres et leur défendre par conséquent de s\u2019y opposer en aucune manière; ce qui a pu se dire à ce sujet est trop vague pour imposer à la conscience catholique une si grave obligation 20, L\u2019Archevêque de Québec fit voter par le Comité Catholique du Conseil de l\u2019Instruction Publique, le 18 mai 1881, une résolution appuyant le bill de Laval.La requête des évêques fut acceptée à l\u2019unanimité, moins la voix de Monseigneur Laflèche.La plaidoirie devant le Comité des bills privés commença dans la deuxième quinzaine de mai, sous la présidence de M.Wurtele.Israël Tarte, Louis- Olivier Taillon, Champagne, Michel Mathieu, Honoré Mercier, Charles Langelier et Racicot faisaient partie du Comité.L.O.Taillon, secondé par Michel Mathieu, combattit Laval qu\u2019Israël Tarte et Charles Langelier défendirent.Le 3 juin 1881, le Comité 19.Ibid.20.Rumilly, Robert \u2014 Histoire de la province de Québec, 3, Valiquette, Montréal, 1969.468 recommanda l\u2019adoption du bill.Le bill fut voté le 13 juin 1883 en chambre par 31 voix contre 20 ; au Conseil Législatif, le Comité spécial chargé d\u2019étudier le bill l\u2019avait approuvé par 9 voix contre 4.Le Conseil Législatif fut inondé de pétitions qui venaient de toute la province.Louis Archambault ridiculisa cette levée de boucliers qu\u2019il attribuait à l\u2019action concertée de médecins, de curés et de pharmaciens qui du sein de leur pharmacie ou du fond de leur presbytère, s\u2019échauffent à froid sur un sujet débordant leur compétence, et lèvent les mains ou le bistouri au ciel, comme si une grande calamité menaçait la province, parce que l\u2019Université Laval enseigne à Montréal 21.Le bill fut voté par les Conseilleurs législatifs à la majorité de six voix.La discussion du bill dura du 19 mai au 23 septembre 1881.Les avocats Siméon Pagnuelo et F.X.A.Trudel soutinrent le point de vue de l\u2019École et le bâtonnier Alexandre Lacoste défendit la thèse de Laval, aidé du Recteur Thomas-E.Hamel.Les avocats de l\u2019École soutinrent que l\u2019Université Laval n\u2019était pas provinciale, mais diocésaine et qu\u2019elle avait reçu de l\u2019épiscopat la qualité de provinciale ; ils ajoutèrent que toute université à besoin d\u2019une autonomie propre et qu\u2019elle doit avoir une existence corporative indépendante.Cette thèse fut combattue âprement par les tenants de Laval.Pendant que les débats se déroulaient en chambre, une lettre du Cardinal Simeoni arriva à Québec ; elle était datée du 13 septembre 1881.Elle se lisait comme suit : À Monseigneur l\u2019Archevêque de Québec Ilustrissime et Révérendissime Seigneur, Le Saint Père, ayant mis à l'examen la question soulevée de nouveau au sujet de l\u2019Université Laval et de la Succursale établie à Montréal a ordonné expressément dans l\u2019audience extraordinaire d\u2019hier, tenue pour traiter uniquement de cette affaire, de signifier à Votre Seigneurie que c\u2019est sa volonté décidée que l\u2019on doit s\u2019en tenir au décret de cette Sacrée Congrégation, émané le premier jour de février 1876 et continuer à y donner exécution.Votre Seigneurie reste par conséquent chargée de communiquer cet ordre du Pape à tous ses suffrageants.Sa Sainteté nourrit la confiance que le clergé et le peuple catholique du Canada dont elle a toujours reçu les preuves les plus éclatantes de dévouement et d\u2019attachement au Saint Père se conformeront unanimement à ses ordres susdits et que les divers prélats travailleront sans relâche à ramener dans les esprits la concorde et la paix.Rome, Palais de la Propagande, 13 novembre 1881.De Votre Seigneurie Le très affectueux serviteur, Jean, Cardinal Simeoni, préfet 22 F.Masotti, secrétaire.21.Ibid.22.Ibid.L'UNION MÉDICALE DU CANADA dinsi etais cs = - eimtiigis sranete'alaieie 22 T0Te ris.M leur Ul oie I ili s / ., in | Th analgésique vs | 0» | qui NULLECK oY we | i tous les\u201d Aen un ide, : opat i oute pe J ele i ig [ i © A le DE oh yay La y Bb al | | GY LUCIE CX \u201cmodéree! | 8 | .if | En EY \u2018qu'il \"il \u201ccontient am, | Slo) oxycodone.ie À Su dus Percodan est un Subs oP ui pal) AE we pure Tak.Ma tstolel ira Li a Der DE fon ng a ! ET0 opvanol ds dfgedly Fell anny ; prd = od ic He eID] 308 3 ni + of: of; oi PPE contusions et entorses, | \u2019 douleurs NTIC TTY Ul Rau kL y douleurs dues aux fractures simples, blessures 3 CE had ns présentation: [231g CEUX lh a\u201d © LABORATOIRES ENDO MONTREAL op (EER EET CEE CEI YR.| - - cer mee apes EE Ae EE me pn Te Ee TT IE IGE TE Or NT da on Le Sénateur Trudel décida de continuer la lutte à Rome.Monseigneur Bourget, le docteur Trudel et deux prêtres se joignirent au procureur de l\u2019École.Monseigneur Bourget apportait une requête spéciale des membres du clergé.Mais la délégation de Montréal trouva à Rome des opposants venus de Québec.Monseigneur Dominique Racine, évêque de Chicoutimi, et le Grand Vicaire du diocèse de Québec, l\u2019ancien recteur Hamel avaient déjà eu une entrevue avec Léon XIII.Monseigneur Bourget, le docteur Trudel et le sénateur Trudel trouvèrent audience à leur tour.Le Pape confia le problème aux bons offices des cardinaux Simeoni, Martel et Franceline.L\u2019affaire fut débattue à la Sacrée Congrégation de la Propagande et Léon XIII rendit son jugement le 12 septembre 1881.Ce nouveau décret ne régla pas la question.On parla de recours civils aux tribunaux, au Parlement Fédéral, au Conseil Privé de Londres.De Rome, était parvenue à l\u2019École une déclaration conjointe de Mgr Bourget, du sénateur Trudel et de l\u2019abbé Dumesnil : Dans nos entretiens avec les cardinaux, et notamment avec leurs Eminence Simeoni, Jacobini et Mgr Masotti (secrétaire de la Congrégation de la Propagande), nous avons reçu la déclaration formelle et plusieurs fois livres reçus LIVRES REÇUS DEPUIS NOVEMBRE 1974 Sémiologie chirurgicale par Lucien Léger et col.3e édition.Masson et Cie, édit, Paris 1974.L\u2019artériographie hépatique \u2014 premières journées montpel- liéraines de radio-diagnostic, sous la direction de Jean- Louis Lamarque.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Anatomie pathologique de Poeil et de ses annexes par G.Offret et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.L\u2019électro-diagnostic des affections rétiniennes par J.François et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Manuel d\u2019anatomie topographique et fonctionnelle par G.Winckler.2e édition.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Précis de gynécologie par H.-G.Robert et coll.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.470 réitérée que le Saint-Siège est resté complètement étranger au côté légal de la Succursale de Laval à Montréal; que ni le Saint-Siège, ni la Congrégation de la Propagande n\u2019ont jamais donné l'ordre ou formulé le désir pour les membres du Parlement de voter le bill et que le Saint-Pére et la Congrégation entendent toujours demeurer neutres dans cette question légale qui regarde le pouvoir civil et dans laquelle par conséquent les membres des différentes chambres conservent leur liberté d\u2019action 23, Cette lettre de Rome était datée du 10 octobre 1881.Le docteur Elzéar Paquin, en apôtre convaincu du bien fondé de sa cause, protesta dans une brochure intitulée : « La conscience catholique outragée et les droits de l\u2019intelligence violés par les deux défenseurs de l\u2019Université Laval, Mgr Tasche- reau et Mgr Fabre».La vente du volume fut interdite dans l\u2019archidiocèse de Québec 2*, * * * La Sacrée Congrégation de la Propagande émit un nouveau décret le 27 février 1883 qui ordonnait de cesser toute attaque contre Laval et qui disait qu\u2019au contraire il fallait l\u2019aider.(a suivre) 23.D\u2019Orsonnens \u2014 Loco citato, 24.Desjardins, Edouard \u2014 Un pamphlétaire sans pitié: le docteur Elzéar Paquin.Union Méd.Canada, 103: 2006, nov.1974.Traité et atlas de colposcopie par F.Coupez et coll.Masson et Cie, édit., Paris, 1974.Technique chirurgicale de l\u2019oreille par P.Fleury et coli.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Coagulations intravasculaires disséminées et localisées par C.Raby.Masson et Cie, édit., Paris, 1974.(voir revue de livres).Actualités gynécologiques pub.sous la dir.de Albert Netter et André Gorins.Masson et Cie, édit., Paris, 1974.Que faire devant.une hypercholestérolémie par B.Jacotot.Masson et Cie, édit., Paris, 1974.(voir revue de livres).Lymphatiques profonds et lymphoedémes chroniques des membres par E.Tosatti.Masson et Cie, édit., Paris, 1974.(voir revue des livres).L'UNION MEDICALE DU CANADA af Qu i Jn bu ip semi pst las im TL 2s0UM gic p rom) » qeul res ame fem associé Lau gu PET! J Plus Mains ! yg.curé Big, tdi ê Que Bion Tans $ Men.bet ciobre op ag Ole les thee fit Cit one dis à does 5.1974, hittin La paix .2 = du coeur L angineux connaît les risques auxquels l'expose son affection.C'est pourquoi il doit chercher un juste milieu entre l'activité dangereuse et l\u2019inactivité insupportable.Mais l'inquiétude de son existence: - \u2018et les limitations auxquelles il doit - :se soumettre entretiennent Une anxiété qui contribue à augmenter le nombre des crises.On peut éviter cette situation en prescrivant au malade un programme d\u2019exercices modérés, un régime sain et \u2018Pentrium\u2019, qui + associe l\u2019action anxiolytique du à.Librium* al action vasodilatatrice.: du PETN.PATTI Te &= thénie, glaucome, Inposants.3 à 4/fois par.jour, av at OR = notammen later à long terme.iHer les doses chez les pa- / dein des sédatifs, des tranquil- ous inhibiteurs de la MAO ou autres \" s agissant sur le SNO, afin de pré- fenferme 20 m tétranitrate de pentaër dation excessive ou des troubles.thritol et 6 mg de \u2018Librium | 4 à.betore meais ang Les patients qui prennent du \u2018Pen Figcons.de 100 et 500, i Gyraient.s'abstenir de consommer des alcoolisées, les réactions individuelles prévisibles.Prévenir-les patients de faire sontre de prudence dans toutes les situations exigeant de l'acuité mentale ou une grande © ordination des réflexes tant que la posologie d'entretien n'a pas été determinee.Si le méd cament est administré pendant de [ongues pé : itrôler régulièrement Pham ion hépatique.$ Précis de physiologie par H.Hermann et J.F.Cier.3e édition.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Eléments de génétique générale et humaine par J.Ruffie.2e édition.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Abrégé de parasitologie clinique par P.Jacquemin et J.L.Jacquemin.Masson et Cie, édit, Paris, 1974.Biological Effects of Asbestos \u2014 IARC Scientific Publications no 8, par P.Bogovski et coll.International Agency for Research on Cancer, édit, Lyon, 1973.Host Environment Interactions in the Etiology of Cancer in Man \u2014 IARC Scientific Publications no 7, par R.Doll, L.Vodopija et coll.International Agency for Research on Cancer, édit, Lyon, 1973.Manuel pratique de lutte antilarvaire dans les programmes antipaludiques.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974, Application de l\u2019épidémiologie aux programmes de logement et à l\u2019aménagement des établissements humains.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Résidus de pesticides dans les produits alimentaires.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.La planification des programmes d\u2019enseignement médical.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Répertoire mondial des écoles vétérinaires 1971.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Guide pour le diagnostic de laboratoire du choléra.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Comité OMS d\u2019experts de la pharmacodépendance.20e rapp.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.nouvelles pharmaceutiques VOICI DEUX NOUVEAUX PRODUITS: C + B WEBBER LÉCITHINE WEBBER Nous avons conçu et mis au point, il y a dix ans, la formule spéciale du C + B Webber.Chaque capsule contient 500 mg d\u2019acide ascorbique (vitamine C) ainsi que les facteurs thérapeutiques de la vitamine B, y compris 25 mg de thiamine, 10 mg de riboflavine, 100 mg de niacinamide, 5 mg de chlorhydrate de pyridoxine, 15 mg de D-pantothé- nate de calcium, 10 mcg de vitamine B,,.472 Comité OMS d\u2019experts de la tuberculose.9e rapp.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Lutte contre la pollution de l\u2019air en URSS par N.F.Izmerov.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Maladies d\u2019origine alimentaire: méthodes d\u2019échantillonnage et d\u2019examen dans les programmes de surveillance.Org.mondiale de la Santé édit, Genève, 1974.Types histologiques des tumeurs de la vessie.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974, Pesticides \u2014 nomenclature, spécifications, analysis, use and residues in foods, par D.Armstrong Lowe et A.R.Stiles.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1974.Chimiothérapie du paludisme et résistance aux antipaludiques.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.Utilisation des virus dans la lutte contre les insectes nuisibles et vecteurs de maladie.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.Résidus de pesticides dans les produits alimentaires.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.La réutilisation des effluents: méthodes de traitement des eaux usées et mesures de protection sanitaire.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.Evaluation des programmes d\u2019hygiène du milieu.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.Formation pédagogique du personnel enseignant des facultés de médecine et autres écoles des sciences de la santé.Org.mondiale de la Santé, édit, Genève, 1973.Voici les indications pour les vitamines C + B Webber: avant et après une intervention, dans les cas de maladie chronique, pour accélérer la convalescence, quand des doses massives de vitamine C et des facteurs de la vitamine B sont indiquées.Le docteur James Greenwood, Jr., du Baylor University College of Medicine, Huston, Texas, préconise une utilisation de plus en plus grande de vitamine C et des facteurs de la vitamine B pour traiter les patients qui ont des pro- blémes dorsaux.L'UNION MÉDICALE DU CANADA 3 loge Merny ng 8 (rg onde Dans le traitement de l\u2019inflammatio : des bourses, des tendons e 12 and Stl.pall lishles All, 5 Org ot des mon ; 5 ; ; à ation (genou, \u2018cheville, épaul ; , | \u2018 SR a 20-80 acufes santé Injection dans la bourse séreuse Bhar: gad dues iB aud Injection dans la gaine tendineuse Injection péri-articulaire du coude _ Je | _\u2026 Vous =\" VOyez\u2026 & À - wa ; » à La ra - considérez e pénétration profonde dans les tissus mous et les os \u2014 \u201cLa valeur de la lincomycine peut fort bien être attribuée à son pouvoir de pénétrer les os malades et les tissus mous gravement infectés.Quelle qu\u2019en soit l'explication, certains résultats cliniques obtenus avec cet antibiotique ont été remarquables.\u201d e activité assurée contre les staphylocoques, tant producteurs de pénicillinase que non producteurs de pénicillinase \u2014 L'analyse des antibiogrammes effectués sur 7516 souches de staphylocoques a démontré que 7065 (94%) étaient sensibles à la Lincocin tandis que 451 (6%) seulement y étaient résistantes.\u2018 1.Hnatko.S.1.{1967).Canad.Med.Assn.J.97 580.2.Herrell, W.S (1969).Lincomycin.Mod Scient Pubi.Inc Chi p 28 CHU AM des GGA pd EL De et da CE UU Ie RR LE MR MR tra a i i SUG Li i dui ee EE pad sid dans les infections delapeauetdestissus mous Lincocin Indications: Infections causées par les microbes gram-positifs sensibles a L'action de la Lincocin, particulièrement les staphylocoques (y compris les souches productrices de pénicillinase), les le retour du syndrome».streptocoques et les pneumocoques.La Lincocin n'agit pas contre le Streptococcus faecalis, les levures et les microbes gram-négatifs, notamment N.gonorrhoeae et H.influenzae.POSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION Capsules, sirop et solution stérile VOIE ORALEY , depuis longtemps.Ceci avait été souligné, il y a plusieurs Adultes\u2014/nfections bénignes 1 capsule (500 mg) toutes les 8 heures Adultes\u2014/nfections graves 1 capsule (500 mg) toutes les 6 heures «Nous avons constaté que de fortes doses de vitamine C aidaient les patients souffrant de douleurs au dos, au cou ou aux jambes, causés par des blessures à un disque vertébral.Une forte augmentation de l\u2019apport en vitamine C a permis à certaines personnes d\u2019éviter une intervention et à d\u2019autres, A ht A au Le rapport entre la vitamine C, la formation des os, des vaisseaux sanguins, du cartilage et du collagène a été établi années, par feu le docteur W.J.McCormick, spécialiste de Enfants**\u2014Infections bénignes réputation internationale de la vitamine C (Archives of 15 mg/lb./jour en 3 ou 4 doses égales Enfants**\u2014/nfections graves ; 3 3 : 30 mg/Ib./jour en 3 ou 4 doses égales Pediatrics, janvier 1954).VOIE (M.Co Adultes \u2014fntections bénignes La lécithine Webber (chaque capsule contient 1200 mg 600 mg (2 ml) toutes les 24 heures Adultes\u2014/nfections graves 600 mg (2 mi) toutes les 12 heures Enfants**\u2014/nfections bénignes Lo.; 5 mg/lb, toutes les 24 heures plus précieux au bien-être de l\u2019homme.C\u2019est la source Enfants**\u2014/nfections graves 5 mg/lb.toutes tes 12 heures VOIE IV.Adultes\u2014/nfections bénignes 600 mg (2 mi) toutes les 8 à 12 heures\u201d eg., Adultes\u2014Infections graves La lécithine est un puissant agent émulsifiant et pour 600 à 2100 mg (2 à 7 ml) toutes les 8 à 12 heures* Enfants**\u2014/nfections bénignes: 5 à 10 mg/lb./ jour en deux ou trois doses, à intervalles de 8 à 12 heures* de produit d\u2019excellente qualité) est l\u2019un des suppléments les naturelle par excellence de choline et d\u2019inositol.cette raison, elle est particulièrement importante dans la Enfants**\u2014/nfections graves: 5 à 10 mg/lb./jour en deux ou trois doses, à intervalles de 8 à 12 heures* tPour obtenir une absorption maximum, administrer seul ou avec de l\u2019eau seulement, au moins prévention de l\u2019athérosclérose.Bien que le sang soit essentiellement de l\u2019eau dans laquelle les graisses ne peuvent se dissoudre, la lécithine, présente en quantité normale, entraîne une demi-heure avant les repas ou au moins deux heures après les repas.On peut augmenter toutes les doses dans les infections plus graves, Dans les infections à streptocoque f-hémolytique, poursuivre le traitement pendant au moins dix jours afin de diminuer le risque d'apparition uitérieure de rhumatisme articulaire aigu ou de glomérulonéphrite.*Ajouter la Lincocin à au moins 250 mi de glu- .cose à 5% dans l'eau ou à un soluté physiologi- par les tissus.que, et l\u2019administrer en perfusion sur une période de 30 à 120 minutes.Pour des doses de 4 g ou plus, diluer la Lincocin dans 500 ml de solution et l'administrer en perfusion ne dépassant pas 100 mi par heure.Des doses allant jusqu'à 8.4 g par jour, pendant sept jours, réparties en quatre doses de 2100 mg et administrées en perfusion dans 250 ml de soluté physiologique sur une période de 120 minutes ont été bien tolérées par des volontaires sains.**âgés de plus d'un mois.Avertissement: Généralement bien tolérée.L'administration orale a donné lieu à des réactions secondaires telles que selles molles ou diarrhée, nausées, vomissements et crampes abdominales.D'autres effets secondaires bénins n'ont été notés qu\u2019en de rares Cas.la rupture des molécules de cholestérol et des graisses neutres en particules microscopiques qui peuvent demeurer en suspension, traverser la paroi des artères et être ainsi utilisées L\u2019athérosclérose est toujours caractérisée par une hausse du cholestérol sanguin et une diminution de la lécithine.Dès 1935, on a démontré qu\u2019une cardiopathie expérimentale causée par l\u2019apport de cholestérol pouvait être prévenue seule- SE ment par administration d\u2019une petite quantité de lécithine; depuis, on a provoqué l\u2019athérosclérose à maintes reprises os Mise en garde: Des cas de diarrhée sévére et persistante ont été signalés, et certains ont nécessité la cessation du traitement.Au cours de cette diarrhée, du sang et du mucus ont parfois été remarqués dans les selles et de temps a autre elle a entraîné une colite aiguë.Des effets secondaires tels que neutropénie, leucopénie, agranulocytose et réactions d\u2019hypersensibilité ont été notés en de rares cas.Ne pas administrer aux malades sensibles à la clindamycine.En attendant de disposer d'une plus vaste expérience clinique, on déconseille d'employer la Lincocin chez le nouveau-né, comme prophylactique contre les rechutes du rhumatisme articulaire aigu ou chez les malades ayant des affections rénales, hépatiques, endocriniennes ou métaboliques pré-existantes.La sécurité de la Lincocin par voie parentérale, au cours de la grossesse, n\u2019a pas été établie.Il importe donc d'évaluer soigneusement les avantages et les risques de ce traitement pour les femmes enceintes.Une documentation détaillée est envoyée sur demande.Lincocin, capsules: Chaque capsule renferme du chlorhydrate monohydraté de lincomycine correspondant à 500 mg de lincomycine base.Flacons de 12 et de 100.Lincocin, solution stérile: Chaque ml renferme du chlorhydrate de lincomycine correspondant a 300 mg de lincomycine base.Flacons-ampoules de 2 et de 10 ml.Lincocin, sirop: Une dose de 5 mi! (c.à thé) renferme l'équivalent de 250 mg de lincomycine base (à l'état de chlorhydrate monohydraté de linco- mycine).Flacons de 60 m! et de 16 onces.owe {Rem} 743 MARQUE DÉPOSÉE LINCOCIN CF 7186.2 LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA DON MILLS, ONTARIO chez différentes espèces animales, en diminuant la teneur du sang en lécithine ou en augmentant la teneur en cholestérol.Si une quantité suffisante de lécithine est administrée, la maladie ne survient pas, quelle que soit la quantité de cholestérol donnée.En outre, les animaux les plus résistants à l\u2019athérosclérose expérimentale sont ceux qui ont la plus grande capacité de produire de la lécithine.Le docteur Lester M.Morrison du Crenshaw Hospital, Los Angeles, Californie, a choisi un groupe de 15 patients qui n\u2019avaient pas réagi à des traitements comportant des régimes à faible teneur en graisses ou à certains agents reconnus comme efficaces contre le cholestérol.Ces 15 patients reçurent 4800 mg par jour de lécithine (4 capsules de 120 mg) et ils ne prirent aucun autre médicament.On 475 pratiqua également une numération globulaire tous les mois afin de déterminer la teneur en cholestérol.L'expérience s\u2019est poursuivie pendant trois mois et au cours de cette période, les patients disaient qu\u2019ils se sentaient mieux et qu\u2019ils avaient plus d\u2019énergie pour accomplir leur travail physique et intellectuel.On a remarqué que les patients, dans l\u2019ensemble, n\u2019avaient pas mangé davantage ni engraissé.À la fin des trois mois, on a noté chez 12 patients une baisse d\u2019environ 30 p.cent de la teneur en cholestérol.Vous serez bien inspiré en prescrivant les vitamines C + B Webber et la lécithine Webber aux patients qui en ont besoin.Ces deux produits se vendent à prix modique.Nous serons heureux si vous vous adressez directement à nous lorsque vous commanderez les produits de vitamines C + B Webber et la lécithine Webber.Nous vous ferons profiter, en tant que professionnel de la santé, de nos rabais maximaux, notamment des prix nets aux grossistes.Webber Pharmaceuticals Limited RÈGLEMENTS CONCERNANT LES SPÉCIFICATIONS D'ÉTIQUETTES POUR LES MÉDICAMENTS RADIOACTIFS Dans la lettre de renseignements no 412, publiée le 5 février 1974, il était question de modifications à apporter, en vertu des Règlements des aliments et drogues, aux spécifications d\u2019étiquettes pour les médicaments radioactifs.À la suite de l\u2019étude des propositions et observations reçues des fabricants, l\u2019article C.03.202 a été modifié par le décret C.P.1974-1953 du 3 septembre 1974, et a été publié dans la Gazette du Canada du 25 septembre 1974 (partie IT), comme il suit: C.03.202 (1) Les dispositions des articles C.01.004, C.01.005 et C.03.014 ne s'appliquent pas àune drogue définie à l\u2019article C.03.201, mais l\u2019emballage d\u2019une telle drogue doit porter: a) sur les étiquettes intérieures et extérieures i) le nom propre de la drogue, comme il figure sur la licence, immédiatement précédé ou suivi du nom déposé, s\u2019il en est un, ii) le nom du fabricant, et iii) le numéro de lot: et 476 b) sur l\u2019étiquette extérieure i) l\u2019adresse du fabricant, ii) la norme à laquelle est censée répondre la drogue, s\u2019il est fait mention de cette norme dans une publication mentionnée à l\u2019annexe B de la Loi, iii) la mention de la forme pharmaceutique ou de la voie d\u2019administration de la drogue, iv) la mention de l'emploi recommandé et de la radioactivité qu\u2019il est recommandé d\u2019administrer pour le dit emploi, ou une indication renvoyant au prospectus d'emballage où figurent les mêmes renseignements, v) le numéro de licence canadienne du fabricant, précédé de la mention «Numéro de licence canadienne» ou «Canadian Licence Number» ou d\u2019une abréviation de cette mention, vi) le symbole de mise en garde contre les rayonnements, prescrit par le Règlement sur le contrôle de l'énergie atomique et la mention «Danger - Produit radioactif» ou «Caution - Radioactive Material», vii) les noms et les quantités de tout agent de conservation ou agent stabilisant que contient la drogue, viii) les noms et les quantités de tous les autres ingrédients non radioactifs de la drogue, ix) une déclaration de la teneur totale de la drogue en radioactivité, y compris celle de l'excédent de remplissage, X) une déclaration du volume total de la drogue, y compris l\u2019excédent de remplissage, sauf si le contenu est entièrement sous forme gazeuse, sous forme de capsule ou sous forme lyophilisée, xi) une déclaration de la concentration de substance radioactive qui contient la drogue exprimée (A) en unités de radioactivité par capsule ou (B) en unités de radioactivité par volume d'unité, sauf si le contenu est entièrement sous forme gazeuse ou sous forme lyophilisée, xii) une déclaration de l\u2019activité spécifique de la drogue, exprimée en unités de radioactivité par poids d'unité d\u2019entraîneur présent ou, selon le cas la mention «sans entraîneur» ou «carrier-free», L'UNION MÉDICALE DU CANADA = = , mie \u201ca ma: it en ge > 4 rc RYT (chiorhydrate de métoclopramide) | Mode ; E = \\ \u2018est un modificateur du comportement digestif © action unique Ÿ d\u2019un type radicalement nouveau.Le MAXÉRAN | _est en effet unique en son genre par sa fagon AP d\u2019accélérer la vidange gastrique.Le vy MAXERAN possède la propriété exclusive de, Re Es et de façon | synchronisée.\u2018effets suivants: en son genre! 8 CIE TE \u2018pylore (2) x 0 Distension PO TPR TA L0152 AN 'duodénal (3) 0 ta} | 7 du transit 4 | Ct ere (4) i A même, d Cli Mota a rs PA Pr bi ue.{ PC MAXERAN se présente comme le seul iP, | ¢ CT CE fy ENT oué traitement fondamental et logique des dans plus de 110 pays.; | WU AE AC e Le MAXERAN a déjà fait l\u2019objet de fis que: v 1 Aa BLIGE > PTE TER Nausée Gi e Vomissements e Brûlementd\u2019estomac _ o Eructations e Flatulence Cr et posologie a [ page Leu i HERRERA oryol ui -» oi LPS ilibréee ~ 22 ° PA Ps Le) 2 cr gy 7&2, plu agi?) ce, eNOS Se pa 57\u201d = das ace Px ha 5 DEAD La) RECU LE ets AT au 15 AVR 1813 BIBLIOTHE UE NALION ALE re pu CUT @Desbergers Limitée, Montréal, Canada Monographie du produit disponible sur demande \u2014 \\2) = 8 & 3 fis X 3 pt gi: pe 0 La \u20ac ti pee x AN i ip ES ps = ke _- \u201cares i Lz a PO A a I RRL ge pe COREY 8 Sp ue ne RE .ae = os a Da = _ SENN A a EEE pha pry ai a ea La LIAR ps = Js Fo py SEIN a we, ES PER PEA EP EEES es ERE he _ + A Fo! es a = qe ra = os oa OR Corey .Pt) av at PS SR: hs eign 2 is = x= I Shir ee rey pee PE > AR AAT = = RS pres = = ie EE pr SRNL Riek Sei ER ERA: = DER ey PTE I na.= Fe Eco = cre RET A a = DE PSE TE Te AEF 3 ER 27 CEE per map = = 22 or IIR = ae = = AUS = oo x oi I _ PA \u2014 pr RE ev 3 à 5 = 8 a A ¥ : z x = 5 = rs Ë = = Pd 3 A hd , = 2 ES = Ee: pA ES FA oe Les ee S : i N 3 CN pi \u20ac C.F; S Es N = Pots ei 2 5 = wg 3 Pes 2 = = ye = SR - 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