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Titre :
L'union médicale du Canada
Éditeur :
  • Montréal :[Revue L'union médicale du Canada],1872-1995
Contenu spécifique :
Juillet
Genre spécifique :
  • Revues
Fréquence :
chaque mois
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Bulletin de l'Association des médecins de langue française de l'Amérique du Nord) ,
  • Gazette médicale de Montréal
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L'union médicale du Canada, 1976-07, Collections de BAnQ.

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[" 05 \u2014 No 7 MONTRÉAL \u2014 JUILLET 1976 |R PER J-18 L\u2019UNION MÉDICALE | DU CANADA | 1872-1976 = 0er mou TU \u2014 OT - \u2014 \u2014 b i EDITORIAL RADIOTHERAPIE ORDRE DU JOUR : ÉTUDES SUR LE CANCER 995 PLACE DE LA RADIOTHÉRAPIE DANS LES ÉPITHÉLIOMAS DU k RECTUM ET DU CÔLON Lo 1058 A Edouard Desjardins Elie Tawil et Jean P.Mercier ARTICLE SPÉCIAL LE DÉPISTAGE DU CANCER DU COL UTÉRIN 997 INFORMATIQUE R.J.Walton, Madeleine Blanchet, David A.Boyes, TRAITEMENT DE L'INFORMATION DES RÉCEPTEURS BIOLO- John Carmichael, Kenneth Marshall, 106 Anthony Miller et Donald W.Thompson GIQUES RS a I 062 Simon Gagné LIMINAIRE Co 998 R.J.Walton INTRODUCTION 999 RECHERCHES CLINIQUES FONDEMENT THEORIQUE DES PROGRAMMES DE DEPISTAGE 1001 NODULES THYROÏDIENS AUTONOMES : ÉVALUATION BIOLO- ÉPIDÉMIOLOGIE DU CANCER DU COL DE L'UTÉRUS .1005 GIQUE AVANT ET APRÈS EXCISION ; 1068 ÉVOLUTION NATURELLE DU CANCER DU COL DE L'UTÉRUS.1012 Jana Havrankova, Maurice Langlois MESURES DE DÉPISTAGE DU CANCER DU COL DE L'UTÉRUS et Raphaël Bélanger AU CANADA .1018 LE COMA HYPOGLYCEMIQUE PROVOQUE PAR ABSORPTION 1 RESULTATS DU DEPISTAGE AU CANADA 1021 D'ALCOOL ÉTHYLIQUE 107 Philippe Auzépy POPULATION FÉMININE EXPOSÉE ET MOMENT SOUHAITABLE DU DEPISTAGE 1029 LE SYNDROME DE LA « MARIONNETTE JOYEUSE » ; 1077 LES PARTIES CONSTITUANTES D'UN PROGRAMME DE __ Fahed Halal et Jean Chagnon DÉPISTAGE PRATIQUE .1031 EVOLUTION A LONG TERME DES INSUFFISANCES MITRALES ÉRÉ Co 1083 RELATIONS ENTRE LES PROGRAMMES DE DEPISTAGE DU pees CANCER ET D'AUTRES PROGRAMMES DE PREVENTION AU - Bical, G.P.Donzeau-Gouge, CANADA \u2026 oo 1040 P.Grondin et G.Lepage MESURES DE DÉPISTAGE MISES EN ŒUVRE DANS D'AUTRES PAYS .Co 1042 ÉTHIQUE CONCLUSIONS Co 1046 ETHIQU _ RECOMMANDATIONS 1047 |A PSYCHO-CHIRURGIE ET L'ÉTHIQUE 1089 Paul H.Crevier LE GROUPE DE TRAVAIL 997 SUPPLEMENT FAITS CLINIQUES oué LE DEUIL ET SES VICISSITUDES 1095 EPIDEMIOLOGIE eee LS François Sirois ÉPIDÉMIOLOGIE DES TUMEURS DE L'OVAIRE DANS LA PROVINCE DE QUÉBEC, CANADA (1962-1972) 1048 P.E.Raymond et J.L.Bonenfant SUJETS DIVERS , EVOLUTION DE L'OPHTALMOLOGIE AU QUÉBEC : III 1101 RECHERCHES EXPERIMENTALES Edouard Desjardins RECHERCHES SUR LES INHIBITEURS DE LA PROLIFERATION CELLULAIRE DE TYPES « CHALONES » DANS LE FOIE DE RAT À L'INSTITUT DU CANCER DE MONTRÉAL .1052 NOUVELLES .981, 1119 Antoine Simard, Jocelyn Lavigne, Guy Boileau, Marcel Lalanne et Guy Riendeau REVUE DE LIVRES 1114 EC RER PE EE EE EE Dans I'épilepsie\u2019 grétol! » rN .A 5 u \u201d à maîtrise les crises et atténue les troubles du'caractère.Mieu Al stabilisation toléré dans 4 des patients o les cas ou les - | réfractaires | autres agent i Hl aux autres provoquen maps | Wl anticonvul- une se Ÿ ME sivants\u201d.\u20ac excessive Qu une hyper lasig gin 25 WIR RSS - TIR Par plus de renseignements, I s\u2019adr, r direct eigy .1 7 TT \" *Voir let indiflatione dans le guide | Dorval, P.Q.H9S 1B1 de prescription page.11(Q ee. N C TOME 105 \u2014 No 7 MONTRÉAL \u2014 JUILLET 1976 L\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 1872-1976 EDITORIAL ORIGINAL AND PAPERS INHIBITORS OF CELLS PROLIFERATION (CHALONES) OF RAT LIVER AT THE MONTRÉAL CANCER INSTITUTE .1052 Antoine Simard, Jocelyn Lavigne, Guy Boileau, Marcel Lalanne and Guy Riendeau CANCER: A PRIORITY 995 Edouard Desjardins SPECIAL ARTICLE CERVICAL CANCER SCREENING PROGRAMMES 997 RADIOTHERAPY RJ.Walton, Madeleine Blanchet, Darid À.Boyes, RADIOTHERAPY IN THE TREATMENT OF CARCINOMA OF John Carmichael, Kenneth Marshall, THE RECTUM AND COLON 1058 Anthony Miller and Donald W.Thompson Elie Tawil and Jean P.Mercier FOREWORD R.J.Walton INTRODUCTION 999 INFORMATICS INFORMATION PROCESSING AT THE LEVEL OF BIOLOGICAL PHILOSOPHY OF THE SCREENING PROCESS 1001 a 062 Simon Gagné THE EPIDEMIOLOGY OF CARCINOMA OF THE CERVIX NATURAL HISTORY OF CARCINOMA OF THE CERVIX WITH SPECIFIC REFERENCE TO ITS SUITABILITY FOR CONTROL BY A SCREENING PROGRAM 1012 CLINICAL RESEARCHES SCREENING ACTIVITY FOR CARCINOMA OF THE CERVIX AUTONOMOUS THYROID NODULES: EVALUATION BEFORE IN CANADA 1018 AND AFTER SURGERY 1068 EFFECTS OF THE SCREENING IN CANADA 1021 Jana Havrankova, Maurice Langlois and Raphaél Bélanger THE WOMEN AT RISK IN THE POPULATION AND WHEN THEY SHOULD BE SCREENED 1029 HYPOGLYCEMIC COMA FOLLOWING ALCOHOL INGESTION 1071 COMPONENTS OF A PRACTICAL SCREENING PROGRAMME 1031 Philippe Auzépy RELATIONSHIPS BETWEEN SCREENING PROGRAMMES FOR CANCER OF THE CERVIX AND OTHER SCREENING ETHICS AND PREVENTIVE PROGRAMMES IN CANADA 1040 SCREENING ACTIVITIES IN OTHER COUNTRIES 1042 PSYCHOSURGERY AND ETHICS 1089 Paul H.Crevier CONCLUSIONS 1046 RECOMMENDATIONS THE TASK FORCE ON CERVICAL CANCER SCREENING CASE REPORTS PROGRAMMES 997 MOURNING AND ITS PROBLEMS 1095 Francois Sirois 1047 SUPPLEMENT SYNDROME OF HAPPY PUPPET CHILDREN 1077 Fahed Halal and Jean Chagnon EPIDEMIOLOGY SURGERY FOR PURE MITRAL REGURGITATION: LONG TERM EPIDEMIOLOGY OF OVARIAN CANCER IN THE QUEBEC FOLLOW-UP 1083 PROVINCE (1962-1972 ( ) 1048 O.Bical, G.P.Donzeau-Gouge, P.E.Raymond and J.L.Bonenfant P.Grondin and G.Lepage TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 Voici pourquoi la Garamycin ophtalmique est efficace dans les infections courantes de l'oeil: Garamycin - colyre/Pommade ophtalmique paraît être \u201cun antibiotique de choix pour le traitement initial des infections oculaires externes\u201d.Antibiotique simple à faible risque de sensibilisation.Vaste spectre antibactérien\u2014 action contre les bactéries à Gram-négatif.Efficace aussi contre les staphylocoques à coagulase-positive et négative résistants à la pénicilline, ainsi que contre certaines souches de pseudomonas aeruginosa.Egalement efficace, en général, contre les proteus indole- positif et négatif.La GARAMYCIN ophtalmique est tamponnée au pH des larmes.Le collyre ne brouille pas la vue et convient à l'emploi pendant le jour.Avec son action légèrement émolliente, la pommade est recommandée au coucher.e » > » 3 LoL \u201c2 2 = ea ss Np (#y ORGELET+ A ¥ ot WM .A BLEPHARITEt - nN Pa » a BLEPHARO-CONJONCTIVITE + Quand l\u2019infection s'accompagne \u2018 d'inflammation Metimyd suspension ophtalmique Action anti-inflammatoire et antibactérienne simultanée.Associe l\u2019action anti-inflammatoire | éprouvée de I'acétate de prednisolone à l\u2019action antibactérienne étendue du SULAMYD* sodique.Procure un soulagement de l\u2019oedème, de l'érythème, de la douleur, de l'irritation et du larmoiement.La suspension METIMYD est relativement non irritante et non sensibilisante. oul oeil Garamycin' collyre/pommade ophtalmique {Sulfate de gentamicine U.S.P.) INDICATIONS: Traitement des infections bactériennes superficielles de la conjonctive, de la cornée, des paupières, des conduits lacrymaux et de l'épiderme adjacent.Ces infections comprennent la conjonctivite, la blépharite, la blépharo-conjoncti- vite, la kératite, la kérato-conjonctivite, I'épisclérite, la dacryocystite, les ulcéres cornéens et les infections de l'orbite de l'oeil.Également indiqué pour la prévention des infections oculaires dans les cas où une blessure rend l'oeil ou les surfaces adjacentes vulnérables l'infection: après enlèvement de corps étrangers, après des brûlures ou lacérations des paupières ou des conjonctives, ou après une lésion causée par des agents chimiques ou physiques, ainsi qu'avant et après une intervention chirurgicale dans l'oeil.CONTRE-INDICATIONS: Hypersensibilité à l'un des ingrédients des préparations.MISE EN GARDE: L'emploi d'antibiotiques topiques permet parfois une surcroissance de micro-organismes non sensibles, tels que les charipignons.Dans un tel cas ou en présence d\u2019irritation ou de sensibilisation à l'un des ingrédients de la préparation, le traitement devrait être arrêté et un traitement approprié institué.Pour éviter toute contamination du collyre ou de la pommade, éviter de toucher toute surface avec le bout du compte-gouttes ou du tube.EFFETS SECONDAIRES: Les préparations ophtalmiques de gentamicine, comme toute autre préparation ophtalmique, peuvent provoquer une bréve sensation de picotement.Des cas d'irritation ont été signalés, mais aucun cas de sensibilisation.POSOLOGIE: Pommade ophtaimique: Appliquer la pommade ophtalmique sur les régions oculaires et péri-oculaires affectées, 3 ou 4 fois par jour.Si l\u2019on emploie le collyre pendant le jour, la pommade peut être employée au coucher afin de poursuivre le traitement pendant la nuit.Collyre\u2014Instiller deux gôuttes de coliyre dans le sac conjonctival de l'oeil affecté 3 ou 4 fois par jour.La dose peut être augmentée dans les infections graves et réduite à la fin du traitement.Contre I'infection des conduits lacrymaux (dacryocystite) qui se produit de façon intermittente chez les enfants, des compresses chaudes et des massages de la surface recouvrant le sac lacrymal sont des adjuvants utiles au traitement à l'aide des préparations ophtalmiques.PRÉSENTATION: La pommade ophtalmique contient 5 mg/g de sulfate de gentamicine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du méthylparaben et du propylparaben comme agents conservateurs, dans un excipient doux de paraffine molle limpide.Présenté en tubes-applicateurs de 3,5 g.Le collyre contient 5 mg/ml de sulfate de gentami- cine (l'équivalent de 3 mg de gentamicine base), du phosphate disodique, du phosphate monosodique, du chlorure sodique et du chlorure de benzaikonium comme agents conservateurs, dans une solution aqueuse stérile tamponnée à un pH approximatif de 6,7.Présenté en flacons compte-gouttes de plastique contenant 5 ml.Metimyd\u2019 suspension ophtalmique (Acétate de prednisolone U.S.P.et.sulfacétamide sodique U.S.P.) INDICATIONS: Maladies inflammatoires et allergiques de l'oeil, de l'oreille et du nez, surtout quand un effet antibactérien est désirable.CONTRE-INDICATIONS: En présence de tuberculose, dans la plupart des affections fongiques et virales de l'oeil (herpes simplex, kératite dendritique), en cas de vaccine, varicelle, conjonctivite aigue et purulente et blépharite purulente aigué, ainsi que chez les personnes allergiques à l\u2019un des ingrédients de la préparation.MISE EN GARDE: L'emploi prolongé de corticostéroi- des topiques peut causer un accroissement de la pression intra-oculaire chez certains sujets.Une vérification fréquente de la pression intra-oculaire est recommandée.Dans les affections causant l'amincissement de la cornée, des perforations ont été signalées avec l'emploi de corticostéroïdes topiques.L'emploi prolongé peut amener une sur- croissance d'organismes non sensibles, particu- fièrement de champignons.En présence de surinfection, prendre des mesuresappropriées.Quelques personnes peuvent être allergiques à l'un ou plusieurs des ingrédients de cette préparation.Cesser le traitement en présence de toute réaction de sensibilisation.Tenir dans un endroit frais.I£: L'administration doit être adaptée aux besoins de chaque cas individuel.Instiller deux ou trois gouttes de suspension dans le cul-de-sac conjonctival à intervalles d\u2019une à deux heures durant le jour et moins souvent la nuit, jusqu'à l'obtention d\u2019un résultat favorable.Réduire ensuite la posologie.PRÉSENTATION: Composition par ml: 5 mg d'acétate microcristalline de prednisolone U.S.P.(0,5 pour cent) en suspension dans une solution isotonique tamponnée, titrée à 100 mg (10 pour cent) de sulfa- cétamide sodique U.S.P.Flacons compte-gouttes de Sm: Pour plus amples renseignements, consulter le Compendium des produits et spécialités pharmaceutiques ou s'adresser a Schering Corporation Limited.*Marque déposée 1.Gordon, D.M.: Amer.J.Ophthal.69:300 (Feb.) 1970 tCausée par des bactéries sensibles.MEMBRE Schering Corporation Limited Pointe Claire, Que.HOR 1B4 CONDITIONS DE PUBLICATION Les manuscrits soumis à L'Union Médicale du Canada doivent être envoyés en deux exemplaires, dactylographiés sur un seul côté d'un papier, à double espace et avec une large marge.Les articles doivent être inédits et complétés par un résumé substantiel rédigé en français et en anglais.Il est très important de donner au bas de la première page la clé des abréviations.L'acceptation ou le refus des manuscrits relèvent du Comité de rédaction.Le Comité de rédaction se réserve le privilège d'apporter au texte les corrections de style nécessaires, mais aucun changement important ne sera fait sans le consentement de l\u2019auteur.Les auteurs recevront les épreuves d'\u2018imprimerie de leur texte, auxquelles ils sont priés de faire le minimum de corrections et de les retourner au siège social de L'Union Médicale du Canada le plus rapidement possible.L'auteur principal doit indiquer sa qualification académique la plus importante qu'il inscrira en sous-titre ou en renvoi de bas de page, avec le nom complet du département hospitalier ou universitaire auquel il appartient.M doit également fournir sur une feuille détachée le titre anglais de son article et son adresse postale.L'Union Médicale du Canada assume les frais de quatre illustrations (clichés et tableaux) pour chaque article; tout supplément est aux frais de l'auteur.Chaque illustration doit porter au verso, écrits au crayon de plomb, le nom de l\u2019auteur et les mentions: haut et bas.Les photographies doivent être nettes en noir seulement et imprimées sur papier glacé.Les dessins et graphiques doivent être tracés à l'encre de Chine sur papier blanc et le lettrage devra être fait en caractères assez grands pour être encore lisibles, une fois réduits au format du journal.Les légendes explicatives des illustrations seront dactylographiées sur une feuille indépendante du texte de l\u2019article.x Les tirés à part doivent être commandés par l\u2019auteur sur le papillon qui accompagne les épreuves d'imprimerie.Il est important de les commander avant la publication de l\u2019article, sous peine de devoir payer un supplément pour une nouvelle composition typographique.Tous les changements de texte entraînent des frais supplémentaires qui sont à la charge de l\u2019auteur.Les références bibliographiques doivent être numérotées et être restreintes aux publications les plus importantes.Le Journal se réserve le droit de les limiter à un nombre convenable.L'Union Médicale du Canada suggère qu\u2019un index des abréviations accompagne tout article qui les emploie.La bibliographie doit être conforme à la coutume établie: nom de l\u2019auteur, titre, nom du périodique, son volume, les pages (première et dernière), le mois, le jour s\u2019il s\u2019agit d\u2019un hebdomadaire, l\u2019année.\u201cL'Union Médicale du Canada\u201d paraît tous les mois.L'abonnement est de trente-cinq dollars par année (quarante dollars pour l'étranger).Publicité: Le texte des annonces doit aller sous presse quinze jours avant la date de publication.Le barème des annonces est fourni sur demande à Roger Bergeron, publicitaire, 5064, avenue du Parc.Téléphone : 322-2110.Tout annonceur qui n\u2019observe pas l'éthique professionnelle est exclu de notre publicité, et nous saurons gré à nos lecteurs d'attirer notre attention sur toute dérogation à cette ligne de conduite.Tout ce qui regarde la rédaction et l'administration doit être adressé franco aux bureaux de \u201cL'Union Médicale du Canada\u201d, 5064, avenue du Parc.\u2014 Téléphone : 273-3065.COURRIER DE LA DEUXIÈME CLASSE \u2014 ENREGISTREMENT No 2134.Port de retour garanti.979 + tt Ll\u2019UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 \u2014 Tél.: 273-3065 REDACTION : COLLABORATEURS Jean-Marie Albert 5 Pierre Franchebois 7 Jacques Lorrain 7 André Archambault 7 Michèle Gagnan-Brunette 7 André Lussier 11 Pierre Audet-Lapointe 7 Jacques Gagnon / Gérard Mignault 7 Raymond Barcelo 7 Marc-André Gagnon 7 André Moisan 10 Maurice Bélanger 3 Réjean Gauthier 7 Yves Morin 10 Jacques Bernier 7 Claude Goulet 7 Réginald Nadeau 7 Martial Bourassa 7 Fernand Grégoire 7 André Panneton 12 Jacques Cantin 7 Pierre Grondin 7 Gilbert Pinard 7 Jean Chagnon 7 Otto Kuchel 7 Roger Poisson 7 Claude Chartrand 7 Claude Laberge 10 Harry M.Pretty 7 Gilles Dagenais 9 Lucette Lafleur 7 Gilles Richer 7 Louis Dallaire 7 Yves Lamontagne 7 Paul Roy 7 Pierre Daloze 7 Gilles Lamoureux 7 Maurice St-Martin 7 André Davignon 7 Louis-E.Laplante / Paul Stanley 7 Lise Frappier-Davignon 7 Pierre Lavoie 7 Jacques Trudel 7 Ghislain Devroede 11 René Lebeau?Jacques Turcot 7 Charles Dumas 7 Bernard Leduc\u2019 Jacques Van Campenhout 7 Robert Elie 7 Guy Lemieux 7 Maurice Falardeau 7 Jacques Letarte 7 RÉDACTEUR EN CHEF: RÉDACTEURS ADJOINTS: SECRETAIRE DE LA REDACTION: Edouard Desjardins 7 Jacques Cantin 7 Marcel Cadotte 7 ASSISTANT RÉDACTEUR EN CHEF: Camille Dufault 7 7 Marcel Cadotte 7 Paul Dumas RÉDACTEUR EN CHEF ÉMÉRITE: Roma Amyot 7 MEMBRES HONORAIRES Guy Albot 9 Jean-François Cier 6 Richard Lessard 19 Jean-L.Beaudoin 10 Rosario Fontaine 7 Paul Letondal 4 Albert Bertrand 7 Claude Fortier 10 Jean-Jacques Lussier 8 Pierre Bois 7 Gustave Gingras 7 Gilles Pigeon 11 Paul Bourgeois 7 Adélard Groulx 7 Francis Tayeau 2 Georges Brouet © Albert Jutras 1 Paul-Louis Chigot 9 Raoul Kourilsky 9 MEMBRES DE LA CORPORATION Roma Amyot 7 Edouard Desjardins 7 Simon Lauzé 7 Paul-René Archambault 7 Camille Dufault 7 Jean-Louis Léger?André Barbeau?Origène Dufresne 7 Charles Lépine 7 Jean-Marc Bordeleau 7 Roger R.Dufresne 11 Marcel Rheault 7 Jean-Réal Brunette 7 Paul Dumas?\u2019 Rosario Robillard 7 Marcel Cadotte 7 Michel Dupuis 7 Claude C.Roy7 Serge Carrière 7 Jacques Genest 7 Pierre Smith 7 Roland Charbonneau 7 Ghislaine Gilbert 7 Léon Tétreault 7 Miche! Chrétien 7 Jules Hardy 7 Florent Thibert 7 Paul David 7 Murat Kaludi 7 André Viallet 7 Clé \u2014 lieu de résidence : 1 \u2014 Amos; 2 \u2014 Bordeaux; 3 \u2014 Chicoutimi: 4 \u2014 Deux-Montagnes: 5 \u2014 Joliette; 6 \u2014 Lyon: 7 \u2014 Montréal; 8 \u2014 Ottawa; 9 \u2014 Paris; 10 \u2014 Québec; 11 - Sherbrooke: 12 \u2014 Trois-Rivières.CONSEIL D\u2019ADMINISTRATION PUBLICITÉ PRÉSIDENT : CONSEILLERS : Roger Bergeron, Enr.André Barbeau Edouard Desjardins 5915, rue Arthur-Chevrier , j Montréal, Qué.H1G 1R4 VICE-PRÉSIDENT : Camille Dufault Tél: 329-2110 Simon Lauzé Michel Dupuis TRÉSORIER : Roland Charbonneau SECRÉTAIRE : SECRÉTAIRE ADMINISTRATIVE : membre du GE Marcel Cadotte Gabrielle Faucher Dépôt légal: Bibliothèque Nationale du Québec \u2014 RADAR ISSN 0041-6959 980 L'UNION MÉDICALE DU CANADA Me nouvelles L'HEURE DE VÉRITÉ DANS LE CONFLIT HOSPITALIER 1976 Les conseils d'administratton de l'Hôtel-Dieu de Montréal, par son directeur général, M.Yves André.et de l'Hô- tel-Dieu de Québec, par M.Victorin R.Laurin, son directeur général, le premier.appuyé par le docteur Denis Bour- beau, président du Conseil des médecins et dentistes de l'Hôtel-Dieu de Montréal, ont excipé de leur droit d\u2019aînesse comme représentants des deux plus anciens hôpitaux du Québec pour adresser au ministre des Affaires sociales, M.Claude Forget et au président de la C.S.N., M.Marcel Pepin et par-dela eux, au grand public grace aux multimedia d\u2019information, des dossiers objectifs basés sur des chiffres précis, afin de « faire connaître publiquement ce qui se passe dans le secteur hospitalier relégué à l'arrière- plan depuis le début du conflit ».NOMINATION DE PROFESSEURS ÉMÉRITES À LA FACULTÉ DE MÉDECINE DE MONTRÉAL Le Conseil universitaire de l'Université de Montréal a procédé à la nomination de deux professeurs émérites à la Faculté de médecine: les docteurs Herbert Jasper (physio- logie-sc'ences neurologiques) et Fernand Montreuil (chirurgie oto-rhino-laryngologie).NOMINATIONS ET PROMOTIONS A LA FACULTE DE MEDECINE DE LAVAL Le Conseil de promotion de l\u2019Université Laval de Qué- bac a nommé le 21 avril 1976 les docteurs Hans W.Wolfgang Ackermann, Mare M.Co'onnier et Paul-Émile Roy professeurs titulaires et les docteurs Jean H.Dussault, M.Jovanovic, Yvette B.Larochelle, André Parent, Jean-Claude Péchère, Ahmet Slomic, Michel D.Tremblay, professeurs agrégés.(Au fil des événements, 20 mai 1976) NOMINATIONS À L'HÔPITAL SAINT-LUC DE MONTRÉAL Les autorités de l'hôpital Saint-Luc de Montréal font part de la nomination du docteur Pierre Pesant au poste de directeur du département de médecine interne et de celle du docteur Jacques Bernier comme directeur des services professionnels et coopérateur de l\u2019enseignement.PERMUTATION DU DOCTEUR MONIQUE GRATTON-AMYOT Nous apprenons de source autorisée que le docteur Monique Gratton-Amyot vient d'être nommée directeur des Services professionnels de l'hôpital Notre-Dame de Montréal pour entrer en fonction le 1\u201c juin 1976.Le docteur Monique Gratton-Amyot occupait le même poste à l\u2019hôpital Sainte-Justine de Montréal.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 DOCTORAT HONORIS CAUSA DÉCERNÉ PAR L'UNIVERSITE DE MONTREAL AU PROFESSEUR ARMAND FRAPPIER Lors de la séance solennelle de fin d'année scolaire tenue le 28 mat 1976.un* doctorat honoris causa a été décerné au professeur Armand Frappier, professeur émérite de microbactériologie et fondateur de l'institut, qui porte actuellement son nom, après avoir été connu sous le nom d'Institut de microbiologie et d'hygiène de Montréal.CONFÉRENCES À MONTRÉAL ET QUÉBEC DU DOCTEUR YVES RIDEAU Le docteur Yves Rideau.physiatre pour enfants, de Poitiers, a fait un séjour de deux semaines au Québec.Son voyage d\u2019études le conduisit à Montréal, Québec et Toronto.Il fit un stage d\u2019une semaine à l'Institut de réadapta- t'on de Montréal pendant lequel il étudia le fonctionnement du département et de l'École d'appareillage pour les handicapés physiques.Le docteur Rideau a fait deux conférences à l'Institut, l'une sur l'appareillage provisoire des parap'égiques et l'autre sur le traitement des dystrophies musculaires progressives.À Québec.il a donné au Centre Cardinal-Villeneuve une conférence sur la scoliose dans la dystrophie de Du- chenne.Le docteur Rideau a visité les services du docteur Gibson au Sick Children Hospital de Toronto, du docteur Raymond Lafontaine de l'hôpital Sainte-Justine, du docteur Louis Roy de Québec et du docteur Tremblay au Centre les Jardins Versailles.LE DOCTEUR LOUIS DIONNE, SURGICAL TRAVELLER 1976 Le docteur Louis Dionne, chef du Service de chirurgie générale à l'Hôtel-Dieu de Québec, visitera plusieurs universités et centres hospitaliers de Grande-Bretagne, et il y prononcera aussi des conférences.Ce voyage de plus d\u2019un mois est organisé par l'Association anglo-américaine \u201cJames IV Surgical Association Inc.\u201d.Cette association invite annuellement un jeune chirurgien comme professeur en Angleterre, aux États-Unis et au Canada.Le docteur Louis Dionne a ainsi été nommé \u201cSurgical Traveller 1976\u201d.(Au fil des événements, 20 mai 1976) CONFÉRENCE À CALGARY DU DOCTEUR JEAN-BAPTISTE BOULANGER Le docteur Jean-Baptiste Boulanger.président de l'Association canadienne de psychiatrie et professeur de psychiatrie à l'Université de Montréal, à donné, le 13 avril 1976, à l'Université de Calgary, une conférence intitulée: \u201cTeaching behavioural sciences: goals, content and method\u201d.981 À | ji ; ! | SI VOUS DIAGNOSTIQUEZ UNE |! HYPERTENSION ESSENTIELLE | Wig a fui mé la | big | Wi lie wi fe hein Hil Wi wa ml sine tabs) fin me Wi Mio Mo ey Ÿ tw Vly sll N 1 i} | \u201cpen hie Hei 4 LI pren AGE Eee Na y EFFICACITE sSUPRES™Contient orate FP révélés efficaces pour J réduirep tengignygrt LL LE sebgpt.Goze DES yale VITAUX YU 33 {=F Tete LRG) leæorganes vitaux eontra.les effets AC SIMPLICITÉ DE LA POSOLOGIE vale, Lt ete al ET pesgjogie( : contratement \u20ac utrag an Vs enseurs qui nécessitent nep [= quée CONVIENT À UNE GRANDE VARIETE DHYPERTENDUS SUPRES@nvient 2uR@§rande variét&d hypertendus, y compris ceux qui souffrent de maladies respiratoires chroniques ou d'insuffisance cardiaque congestive, UPRES (méthyldopa et chiorothiazide INDICATIONS Hypertension essentielle.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE .La dose d'attaque est habituellement de un comprimé SUPRES*-150 ou SUPRES*-250, deux fois par jour, pendant les 48 premières heures.Ensuite, l'on peut modifier la posologie quotidienne en y soustrayant un comprimé ou en Y ajoutant un ou deux comprimés, de préférence à intervalles d'au moins deux jours, jusqu'à l'obtention d'effets satisfaisants.La dose quotidienne maximale que nous conseillons est de 3 g de méthyldopa et de 1 à 2 g de chlorothiazide (12 comprimés SUPRES*-150 ou 8 comprimés SUPRES*-250 respectivement).Quand la dose maximum ne parvient pas a maîtriser de façon adéquate l'hypertension, l'on conseille d'y ajouter du méthyldopa seul afin d'obtenir le maximum d'effets antihypertensifs.Les malades dont la fonction rénale est altérée peuvent nécessiter de plus petites doses que les sujets dont la fonction rénale est normale.Chez des personnes plus âgées, atteintes d'affections artériosclérotiques vasculaires graves, on a attribué des syncopes à une sensibilisation accrue; on peut éviter ces réactions en diminuant la dose de SUPRES*.S'il est nécessaire d'accroître la dose, l'on conseille de commencer par la prise du soir afin d'atténuer les effets sédatifs (ces effets ont parfois lieu au tout début du traitement ou lorsqu'on augmente la dose) sans aggraver l'hypotension orthostatique du matin.SUPRES* peut à l'occasion causer de l'accoutumance au début ou vers la fin du traitement; toutefois elle se produit surtout entre le deuxième et troisième mois.En accroissant la posologie de SUPRES* ou celle de l'un ou de l'autre des composants de façon individuelle, l'on réussit souvent à équilibrer la tension artérielle.Substitution d'agents antihypartensifs On peut donner SUPRES* à des hypertendus traités aux thiazides en cessant simplement l'administration de ces derniers.Le traitement au SUPRES* peut être institué chez des malades soumis à des ganglioplégiques ou à la guanéthidine en décroissant dès le début la posologie de moitié avec sevrage graduel au fur et à mesure que l'on ajoute SUPRES*.L'adjonction graduelle de SUPRES* peut assurer une période detransition sans à-coups, de pair avec une maîtrise optimale de la tension.I! est possible d'amorcer un traitement au SUPRES* chez la plupart des malades auxquels on administre déjà des antihypertenseurs (par exemple la réserpine, l\u2019hydra- lazine et des antihypertenseurs qui appartiennent au groupe des inhibiteurs de la mono-amine-oxydase), en cessant l\u2019administration de ces médicaments.Dans le cas de traitement antihypertensif antérieur, on doit limiter la dose d'attaque de SUPRES*-150 ou SUPRES*-250 à un comprimé par jour enl\u2018augmentant au besoin à intervalles d'au moins deux jours.CONTRE-INDICATIONS Affection hépatique en évolution telle que l'hépatite aiguë et la cirrhose évolutive; sensibilité reconnue au chlorothia- zide ou au méthyldopa; phéochromocytome; inapproprié dans les cas d'hypertension bénigne ou labile réagissant à un traitement au moyen de sédatifs légers ou de diurétiques dérivés du thiazide employé seul, anurie; grossesse et allaitement (voir \u201cMise en garde\u201d).Utiliser avec prudence chez des sujets ayant des antécédents de maladie ou d'insuffisance hépatiques.MISE EN GARDE Les thiazides traversent le placenta et sont présents dans le sang ombilical.C'est pourquoi l'usage de SUPRES* en présence de grossesse avérée ou soupçonnée exige que l\u2018on soupèse les avantages pour la mère en regard des risques éventuels pour le foetus: ictère du foetus ou du nouveau-né, thrombocytopénie et d'autres réactions défavorables observées chez l'adulte.Comme les thiazides apparaissent dans le lait de la mère, supprimer le médicament pendant l'allaitement ou demander à la mère de cesser d'allaiter.Les études sur le méthyldopa en présence de grossesse sont encore limitées.Le chlorothiazide peut déclencher ou aggraver l'hyperazo- témie.Le médicament peut produire des effets cumulatifs chez les malades souffrant d'insuffisance rénale.Interrompre le médicament si l'on note de l'hyperazotémie ou de l'oligurie pendant le traitement d'une néphropathie évolutive prave.Utiliser avec prudence en présence d'insuffisance épatique ou de maladies évolutives du foie parce que les moindres perturbations de l'équilibre hydro-électrolytique peuvent déclencher un coma hépatique.es réactions d'hypersensibilité peuvent se présenter chez des malades ayant des antécédents d'allergie ou d'asthme bronchique.On a rapporté que les dérivés des sulfamides, y compris les thiazides, peuvent déclencher ou exacerber je lupus érythémateux disséminé.Il faut surveiller étroitement toute modification de la tension artérielle surtout au début du traitement quand le chloro- thiazide est utilisé en même temps que d'autres antihyper- tenseurs.Il faut réduire de moitié au moins la posologie de ces médicaments, surtout des ganglioplégiques, parce que le chlorothiazide potentialise leur action.On doit administrer des comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seulement lorsque c'est indiqué ou lorsqu'il n'est pas possible de recourir à un supplément suffisant de potassium au régime alimentaire.On a rapporté des lésions non spécifiques de l'intestin grêle consistant en sténose avec ou sans ulcération après l'usage de comprimés de potassium à enrobage entéro-soluble seuls ou associés à des diurétiques buccaux.Ces lésions ont causé de l'obstruction, des hémorragies et des perforations.I! a souvent fallu recourir à la chirurgie et des décès sont survenus.En cesser immédiatement l'emploi en présence de douleurs et de distension abdominales, de nausées, de vomissements ou d'hémorragies gastro-intestinales.PRÉCAUTIONS Méthyldopa: De rares cas d'anémie hémolytique acquise se sont produits.S'il y a lieu de soupçonner de l'anémie, on doit faire la détermination du taux d'hémoglobine ou une héma- trocritie ou les deux à la fois.En présence d'anémie, il faut procéder à des épreuves en vue de déceler s\u2019il y a hémolyse.Cesser la médication s'il y a évidence d'anémie hémolytique.On obtient d'habitude une prompte rémission de I'anémie en cessant l'administration du méthyldopa ou en instaurant un traitement aux corticostéroïdes.Rarement, des décès sont survenus.On a rapporté une épreuve directe de Coombs positive chez certains malades suivant un traitement continu au méthyl- dopa.On n'a pas déterminé le mécanisme exact de cette réaction ni sa portée.La fréquence de cette épreuve positive a varié de dix à vingt pour cent; si elle doit se produire ce sera généralement dans les 12 mois après l'instauration du traitement.Les résultats de cette épreuve redeviennent négatifs dans les semaines ou les mois suivant l'arrêt du traitement.S'il faut recourir à une transfusion, le fait de connaître cette réaction sera utile pour évaluer l'épreuve croisée de compatibilité sanguine, car on peut être en présence d'une incompatibilité mineure.Si l'épreuve indirecte de Coombs est négative, on pourra faire la transfusion de ce sang qui d'autre pari serait compatible.Si l'épreuve indirecte de Coombs est positive, l'opportunité de la transfusion doit être décidée par un hématologiste ou un spécialiste dans ce domaine.On a rarement observé une leucopénie réversible avec effet, principalement sur les granulocytes.De rares cas d'agranulocytose clinique ont été rapportés.Les numérations des granulocytes et des leucocytes ont repris rapidement des valeurs normales après l'interruption de la médication.Occasionnellement, une fièvre s'est produite au cours des trois premières semaines de traitement, quelquefois associée à l\u2019éosinophilie ou à des anomalies dans une ou plusieurs des épreuves de la fonction hépatique.Il peut se produire de l'ictère avec ou sans fièvre, habituellement dans les deux ou trois mois qui suivent le début du traitement.On a rarement rapporté des cas de nécrose hépatique mortelle.Des biopsies du foie pratiquées chez plusieurs malades présentant un dysfonctionnement hépatique ont révélé un foyer microscopique de nécrose compatible avec une hypersensibilité au médicament.Procéder à des épreuves de la fonction hépatique, à des numérations leucocytaires ainsi qu'à des déterminations de la formule sanguine différentielle périodiquement au cours des six à douze premières semaines de traitement ou chaque fois qu'une fièvre inexpliquée se présente; cesser l'administration du médicament si une fièvre, des anomalies dans les épreuves de la fonction hépatique ou un ictère apparaissent.Le méthyldopa peut potentialiser l'action d'autres médicaments antihypertensifs.Observer les malades avec attention afin de déceler les réactions secondaires ou les manifestations inhabituelles d'idiosyncrasie au médicament.Il peut être parfois nécessaire de réduire les doses d'anesthésiques dans le cas des malades traités au moyen du méthyldopa.Si, au cours de l'anesthésie, de l'hypotension se manifeste, on peut habituellement la maîtriser à l'aide de vasopresseurs.Les récepteurs adrénergiques restent sensibles pendant le traitement au méthyldopa.De l'hypertension peut parfois se manifester chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et qui subissent une dialyse, car ce procédé élimine le médicament.Dans de rares cas, on a observé des mouvements choréo- athétosiques involontaires chez les malades traités à l'aide du méthyldopa et souffrant d'une affection cérébrovasculaire bilatérale grave; il faut arrêter le traitement dès l'apparition de tels symptômes.Le méthyldopa produisant une fluorescence dans l'urine, aux mêmes longueurs d'onde que les catécholamines, on peut croire, à tort, à la présence de concentrations élevées de ces substances dans l'urine et poser, de ce fait, un diagnostic erroné de phéochromocytome.Le méthyldopa ne doit donc pas être employé comme moyen de diagnostic du phéochromocytome.Chlorothiazide: Surveiller attentivement les signes de déséquilibre hydrique et électrolytique en particulier lorsque le malade vomit à l'excès ou lorsqu'il reçoit des liquides par voie parentérale.Indépendamment de la cause, les signes avant-coureurs sont les suivants: sécheresse de la bouche, soif, faiblesse, léthargie, somnolence, nervosité, douleurs ou crampes musculaires, fatigue musculaire, hypotension, oligurie, tachycardie et troubles gastro-intestinaux.Conseiller aux malades une ingestion appropriée d'électrolytes.En présence d'alcaiose hypochlorémique ou d'hyponatrémie, prendre les mesures qui s'imposent.e l'hypokaliémie peut survenir (surtout lorsque la diurèse est subite) dans les cas de cirrhose grave, de traitement concomitant aux corticostéroïdes ou à l'ACTH ou d'ingestion insuffisante d'électrolytes.L'hypokaliémie peut sensibiliser ou intensifier la réaction cardiaque aux effets toxiques de la digitale.On peut éviter ou traiter l'hypokaliémie en administrant du chlorure de potassium ou au moyen d'aliments riches en potassium.Pour toute carence en chlorure, on propose de réduire l'ingestion d'eau plutôt que d'augmenter l'ingestion de sel sauf dans de rares cas où l'hyponatrémie peut constituer une menace pour la vie du malade.Dans les cas graves de déplétion de chlore et de sodium, l'emploi dune quantité appropriée de sel constitue le traitement de choix.Les thiazides peuvent augmenter la sensibilité à la tubo- curarine.L'effet antihypertensif du médicament peut augmenter chez le patient qui a subi une sympathectomie.Le chlorothiazide peut diminuer la sensibilité des artères à la norépinéphrine mais cette diminution n'est pas suffisante pour annuler l'efficacité thérapeutique de ce vasopresseur.L'hypotension orthostatique est possible; elle peut être potentialisée par l'alcool, les barbituriques ou les stupéfiants.Les thiazides peuvent diminuer le taux d'iode lié aux protéines plasmatiques sans manifestations de troubles thyroidiens.On a observé au niveau des glandes parathyroïdes des modifications pathologiques avec hypercalcémie et hypo- phosphatémie chez un petit nombre de malades soumis à un traitement prolongé aux thiazides.Des lithiases rénales, de la résorption osseuse, des ulcérations gastro-intestinales ne se sont pas présentées.L'effet produit par l'interruption du traitement aux thiazides sur les niveaux sériques de calcium et de phosphore peut être utile pour déterminer si une intervention chirurgicale sur les glandes parathyroïdes s'impose chez ces malades.Les thiazides peuvent produire chez certains malades I'hyper- uricémie ou déclencher une crise de goutte.Chez les diabétiques les besoins d'insuline peuvent être modifiés; de même, un diabète sucré latent peut devenir manifeste.RÉACTIONS DÉFAVORABLES Méthyldopa Troubles cardio-vasculaires: L'angine de poitrine peut s'aggraver.Réduire la posotogie si des symptômes d'hypotension orthostatique apparaissent.Il se produit occasionnellement de la bradycardie.Troubles neurologiques: On a observé quelquefois des symptômes associés à une baisse efficace de la tension artérielle dont les vertiges, les étourdissements et les symptômes d'insuffisance cérébrovascu- laire.La sédation, habituellement passagère, se manifeste au début du traitement ou lorsque la posologie est augmentée; de la même façon, la céphalée, l'asthénie ou la faiblesse sont des symptômes passagers que l'on peut noter au début du traitement.Les symptômes rarement signalés sont la paresthésie, le parkinsonisme, les troubles psychiques comprenant cauchemars, psychose ou dépression légère ou réversible et un seul cas de paralysie bilatérale de Bell.Troubles gastro-intestinaux: Les réactions passagères habituellement soulagées par la diminution de la posologie sont les suivantes: légère sécheresse de la bouche ainsi que des symptômes gastro-intestinaux comprenant distension, constipation, flatulence et diarrhée; on a rarement signalé des nausées et des vomissements.Troubles hématologiques: On a signalé un résultat positif de l'épreuve directe de Coombs, de l'anémie hémolytique acquise, de la leucopénie et de rares cas de thrombocytopénie.Troubles toxiques et allergiques: On a parfois rapporté de la fièvre associée au médicament, des anomalies des épreuves de la fonction hépatique accompagnées d'ictère et d'atteintes hépatocellulaires {voir \u201cPrécautions\u201d) ainsi qu'une augmentation de I'urée sanguine.On a rarement signalé de l'éruption cutanée, de la sensibilité de la langue ou une glossophytie, de la pancréatite et de l'inflammation des glandes salivaires.Troubles endocriniens et métaboliques: On a rapporté, quoique rarement, le gonflement des seins, la lactation, l'impuissance, une diminution de la libido, une augmentation du poids et de l'oedème à laquelle on peut remédier en administrant des diurétiques à base de thiazides.[| faut cesser le traitement si l'oedème progresse ou si des signes de congestion pulmonaire apparaissent.Troubles divers: On relève à l'occasion de l\u2018enchifrènement, de l'arthraigie légère et de la myalgie.I! peut arriver que l'urine exposée à l'air devienne foncée.Chlorothiazide ; Réactions du système gastro-intestinal: anorexie, irritation gastrique, nausées, vomissements, crampes, diarrhée, constipation, ictère (ictère par cholostase intrahépatique), pancréatite et sialadénite.Réactions du système nerveux central: étourdissements, vertiges, paresthésie, céphalée et xanthopsie.Réactions hématologiques: leucopénie, agranulocytose, thrombocytopénie et anémie aplastique.Réactions du systéme cardio-vasculaire: hypotension orthostatique (intensifiée par l'ingestion d'alcool, de barbituriques ou de stupéfiants).Réactions d'hypersensibilité: purpura, photosensibilité, éruption cutanée, urticaire, angéite nécro- sante (vascularite, fièvre, troubles respiratoires et réactions anaphylactiques.Réactions diverses: hyperglycémie, glycosurie, hyperuricémie, spasmes musculaires, faiblesse, agitation et vision temporairement brouillée.Dès que les réactions défavorables revêtent un caractère modéré ou grave, réduire la posologie des thiazides ou en interrompre l'administration.MONOGRAPHIE SUR DEMANDE PRÉSENTATION ; N° 8758\u2014SUPRES*-150, à 150 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur beige, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.N° 8759\u2014SUPRES*-250, à 250 mg de chlorothiazide et 250 mg de méthyldopa; comprimés ovales, biconvexes et laqués, de couleur verte, dont une surface porte un phi; présentés en flacons de 100 et de 500.MEMBRE (MC-351a) *Marque déposée Snosst MAISON FONDEE AU CANADA EN 1899 CHARLES E.FROSST ET CIE KIRKLAND (MONTRÉAL) QUÉBEC HONNEUR CONFÉRÉ AU DOCTEUR JACQUES GENEST Le docteur Jacques Genest, directeur scientifique de l'Institut de recherches cliniques de Montréal, vient d\u2019être élu membre de la \u201cJohns Hopkins Society of Scholars\u201d, créée en 1967 pour honorer les personnalités du monde des humanistes et des sciences, qui se sont distingués par l\u2019importance et la qualité de leurs travaux.Cet honneur lui a été décerné lors d\u2019un déjeuner le 21 mai 1976, à l'Université Johns Hopkins de Baltimore.(Communiqué) LE DOCTEUR CLAUDE DE MONTIGNY, BOURSIER DU CENTENAIRE On nous apprend que le docteur Claude de Montigny a été nommé le mois dernier Boursier du Centenaire par le Conseil de la recherche médicale du Canada.Le docteur de Montigny a obtenu un Ph.D.(Sciences neurologiques) en 1974 de l\u2019Université de Montréal.Il a reçu son \u201cfellowship\u201d du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada (psychiatrie) en 1975.En tant que boursier du Centenaire le docteur de Mon- tigny entreprendra des recherches en sciences neurologiques portant sur les bases neurobiologiques de la maladie mentale avec le docteur Aghajanian à l\u2019Université de Yale aux États-Unis.(Communiqué) PRIX DU JOURNALISME MÉDICAL Le jury du Prix du journalisme médical, financé par la Compagnie Ortho (Canada) limitée, a accordé récemment une mention honorable à M.Yanick Villedieu pour son article intitulé: « Maladies vénériennes: une question d\u2019éducation », paru dans l\u2019édition de novembre 1975 (pages 12 à 16) de Québec Sciences.(Réseau, avril-mai 1976) AIDE AU PROGRAMME SUR LES US ET ABUS DES DROGUES Les docteurs Stephen Lewis Milstein, Jean-Marie Albert, Jack Altman et Madame Martine Beeguer de l'INRS-Santé ont obtenu une subvention de $270,000 du ministère de la Santé et du Bien-être afin de procéder, sur une période de trois ans à l\u2019évaluation des programmes concernant les abus de drogues.(Réseau, avril-mai 1976) LISTE PARTIELLE DES CANDIDATS CERTIFIÉS AU PRINTEMPS DE 1976 Le secrétariat du Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada nous a adressé la liste officielle des candidats certifiés au printemps de 1976.Le nombre des élus est trop considérable pour l\u2019espace dont nous disposons dans ces colonnes, si bien que la liste qui suit se limite aux candidats francophones.Ce sont, en médecine interne: les docteurs Jean-Pierre Beauchef et Michel Langelier, en cardiologie: le docteur 984 Depo-Medrol reflète votre confiance depuis 1957 Posologie et mode d\u2019administration Voie intramusculaire: Affections allergiques (pollinose, asthme, rhinite, réaction médicamenteuse).80 à 120 mg Au besoin, répéter l'injection dans un délai de 1 à 3 semaines.Affections dermatologiques de nature allergique .80 à 120 mg Au besoin, répéter l'injection dans un délai de 1 à 3 semaines.Arthrite rhumatoide .40 à 120mg Au besoin, répéter l'injection dans un délai de 1 à 5 semaines.Voie intra-articulaire\u2014Arthrite rhumatoide, ostéo-arthrite.La dose doit dépendre de la dimension de l'articulation et de la gravité de la pathologie.Au besoin, les injections peuvent être répétées à intervalles de une à cinq semaines ou plus, selon le degré de soulagement obtenu avec la première injection.Voici une posologie pouvant servir de guide: Grosse articulation (genou, cheville, épaule).100200000200 20 àa80 mg Articulation moyenne (coude, poignet) .10 440 mg Petite articulation (métacarpo-phalangienne, inter-phalangienne, sterno-claviculaire, acromio-claviculaire).4a10mg Dans les bourses séreuses\u2014Bursite sous- deltoide, bursite prérotulienne, bursite de l\u2019olécrâne.À injecter directement dans les bourses.222002 10000000 4a30mg Dans la plupart des cas aigus il n'est pas nêces- saire de répéter l'injection.Dans la gaine tendineuse \u2014 Tendinite, téno-synovite .4a30mg Au sein des lésions\u2014 Aseptiser la région de la piqûre à l\u2019aide d'un antiseptique approprié comme l'alcool à 70% et injecter 20 à 60 mg au sein de la lésion.Dans le cas de lésions étendues, il peut être nécessaire de répartir la dose (variant de 20 à 40 mg) et de faire des injections locales multiples.Avertissement: Les précautions et contre-indications inhérentes à la corticothérapie générale et locale doivent être respectées.Faire les injections intramusculaires profondément dans le muscle fessier.Les injections intrasynoviales doivent être faites avec soin, après localisation anatomique précise.Prendre bien garde d'éviter les principaux nerfs et vaisseaux.Pour éviter une administration intravasculaire accidentelle.ne pas négliger d'aspirer avant d'injecter.Ne pas administrer superficiellement ou par voie sous-cutanée les doses indiquées par voie intramusculaire.Une documentation détaillée est envoyée sur demande.Présentation: Sous forme d'acétate de méthyl- prednisolone à 20 mg/ml, en fioles de 1et5ml; a 40 mg/ml, en fioles de 1.2 et 5 ml; a 80 mg/ml.en fiolesde 1 et5ml Aussi disponible: Depo-Medrol avec lidocaine Presentation.Fioles de 1.2 et 5 ml.Chaque mi renferme 40 mg d'acétate de méthylpredniso- lone et 10 mg de chlorhydrate de lidocaine.Références: 1.Miller.J (1971) Curr Ther Res.13 188 2 Dubois.E L (mars 1958) Symposium Newer Hydrocortisone Analogs\u2019.p.509 3 Bain.l S etcoli (1967).Annals of Phys.Med.9:49 4 Lewin.R À (1968) Brit J Clin.Pract .22:203 rat MARQUE DÉPOSEE MEDROU MARQUE DE \"OMMERCE DEPO CF 7365\u2018 MEMBRE LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA 865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, ONTARIO VIT -Medroi refléte, votre CET Simin AG == \u2014\u2014 ES distingue par: f + ® index et exceptionnel'\\ dE ,Ç { @ moins de risque d\u2019atrophie musculaire\u201d E | i @ moins de risque d\u2019inhibition de la fonction : SE M 'icaclR - | J @ voies d\u2019administration multiples : intr&-ArtiCeFAIré « intramuSeUtaire * dar® les bourses séreuses nd Cl \u201cart®ulaire * austin des: LE J intra-rectale ek leg gaines tendineuses « dang leg gangliong ¢ intra-rachidie uo UN PRODUIT DE LA RECHERCHE Upjohn SUR LES =» (pour TS dans les articulations, les bourses.séreuses, les gaines tendineuses et les a LL La TETE A Ha Xe Sie = jh LÉ A pres Hs, pr COMPRIMÉS DE MEDROL À pour le traitement | prolongé de l\u2019inflammation kat POSOLOGIE ALTERNEE Avantages de la corticothérapie classique plus réduction des réactions secondaires telles que: syndrome de Cushing suppression de la fonction hypophyso-surrénale retard de croissance chez l'enfant symptômes de sevrage des corticostéroïdes Mise en garde: Il importe de respecter les précautions et contre-indications inhérentes à la corticothérapie par voie générale.Documentation détaillée envoyée sur demande.| Présentation: Comprimés de méthylprednisolone à 2 mg en flacons de 100; comprimés à 4 mg en flacons de 30, 100 et 500; comprimés à 16 mg en flacons de 15 et de 100.av MEDROL MEDULES À POSOLOGIE DÉCROISSANTE pour le traitement 2 du T1 C2 0 de courte durée 2 2 20 Dosepak de 15 capsules facilite la réduction de ë la posologie prompte disparition des symptômes grâce à l'intensité 2 DDR 9 initiale de l\u2019activité corticostéroïde libération intestinale pour minimiser l\u2019irritation gastrique réduction graduelle de la posologie, donc moins de risque de réactions secondaires inhérentes aux corticostéroïdes Mise en garde: Il importe de respecter les précautions et contre-indications inhérentes à la corticothérapie par voie générale.Documentation détaillée envoyée sur demande.Présentation: Dosepak de quinze capsules de méthylprednisolone à 4 mg.Autres formats: Flacons de 100 capsules à 2 mg et flacons de 30, 100 et 500 capsules à 4 mg.tsnnre \u201c UN PRODUIT DE LA RECHERCHE | Upjohn LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, ONTARIO.} 7513 MARQUE DÉPOSÉE.MEDROL MEDULES MARQUE DE COMMERCE DOSEPAK CF 68252 sn LES ame STÉROIDES (em) Le sel ff Denis Hamel, en anesthésie: les docteurs Yves Brossard et Jacques Linteau, en dermatologie: le docteur Lise Brulotte Lapointe, en pédiatrie: les docteurs Jacques-Robert Baillar- geon et Louise Desmarchais, en radiologie diagnostique: le docteur Joseph Adrien Bernard et I.K.Y.Youssef, en ana- tomie-pathologique: le docteur Georges Paul Dionne, en chirurgie générale: le docteur Vincent Echave, en obstétrique et gynécologie: le docteur H.A.Blanchette, en chirurgie orthopédique: le docteur Luc Pilon, en oto-rhino-laryngologie: le docteur Jacques Tardif, en hématologie pathologique: le docteur Victor Petro Ghobril.LE CONSEIL DES MÉDECINS ET DENTISTES DE L'HÔPITAL DU SACRÉ-CŒUR Suite à l\u2019élection tenue lors de l\u2019assemblée générale annuelle du Conseil des médecins et dentistes de l'hôpital du Sacré-Cœur, voici la formation du nouveau comité exécutif: président: docteur Germain Beauregard, 1e\" vice-président: docteur Robert Primeau, 2* vice-président: docteur Gilles Paquin, secrétaire: docteur Pierre Lefebvre, trésorier: docteur Michel Allard.(Communiqué) LE 49e CONGRÈS DE L\u2018A.M.L.F.C., À L'AUTOMNE 1976 Le 49° Congrès de l\u2019A.M.L.F.C.aura lieu à l\u2019hôtel Champlain de Montréal les 6, 7, 8 et 9 octobre 1976.Le Comité d\u2019organisation du 49e congrès est composé des docteurs Jacques Cantin, directeur, Marcel Rheault, adjoint au directeur, Yvan Boivin, secrétaire, Gérard Tremblay, adjoint au secrétaire et Gaston Ostiguy, directeur scientifique.Les docteurs Jacques Cantin, Marcel Rheault, Yvan Boivin et Gaston Ostiguy font partie du Conseil des médecins et dentistes de l\u2019Hôtel-Dieu et le docteur Gérard Tremblay est membre du Conseil des médecins et dentistes de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville.RECHERCHE CONTRE LA LÈPRE À L'INSTITUT ARMAND FRAPPIER Le directeur de l\u2019Institut Armand-Frappier, le docteur Aurèle Beaulnes, a été nommé directeur du Conseil canadien contre la lèpre; ce dernier conseil maintient des liens étroits avec l\u2019'ACDI et le CRDI.(Réseau, avril-mai 1976) LE VACCIN BCG \u2014 ADJONCTION AU TRAITEMENT DU CANCER ET AGENT PROMETTEUR DE PRÉVENTION DU CANCER L\u2019Institut Armand-Frappier a organisé les 22 et 23 avril derniers, un symposium international sur «la situation actuelle du BCG dans I'immunothérapie du cancer », en hommage au professeur Armand Frappier qui a consacré sa vie à l'étude du BCG.Plus de cent pionniers et chercheurs dans le champ de l\u2019immunoprévention et de l\u2019immunothérapie du cancer ont répondu à l\u2019invitation du professeur Gilles Lamoureux.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 Après quelques mots de bienvenue par le docteur Aurèle Beaulnes, le directeur de l\u2019Institut, le professeur Armand Frappier décrivit brièvement la nature du BCG en relation avec les effets non spécifiques de ce vaccin dans la prévention et l\u2019immunothérapie du cancer.Les premières données sur le succès de l\u2019immunothérapie dans le cancer au moyen du vaccin BCG chez l\u2019animal et l'homme se sont accumulées progressivement depuis les travaux de B.N.Halpern, L.J.Old, P.Lemonde, G.Mathé, D.L.Morton et autres, et, dans le cas de la prévention du cancer par le BCG, ceux de Lise Davignon et A.Frappier.Des discussions de la table ronde, présidée par H.E.Taylor, il ressort que l\u2019immunothérapie par le BCG constitue une très importante adjonction à l\u2019ensemble de l\u2019arsenal thérapeutique anticancéreux.Le professeur G.Mathé a apporté de nouveaux résultats immunothérapeutiques obtenus au moyen du BCG dans les néoplasies hématologiques comme la leucémie lymphoïde et le lymphome malin: absence de rechute tardive et différences marquées dans la survie au bénéfice des patients traités par le BCG.R.L.Powles a aussi présenté une contribution significative dans le domaine de la leucémie myéloide dont le type est plus résistant.J.W.Thomas et coll., dans le cas de lymphosarcome non Hodgkinien, et J.Sokal et coll.dans celui du /ymphome malin, ont obtenu des résultats prometteurs.D.L.Morton et coll, dans le cas des tumeurs solides de la peau comme le mélanome, ont obtenu des résultats spectaculaires.Le dernier essai clinique par échantillonnage au hasard de ces auteurs révèle une confirmation indéniable des effets bénéfiques d\u2019injections intra ou extratumo- rales de BCG chez les patients immunocompétents, avec survie prolongée.Semblablement, ces auteurs ont montré les effets bénéfiques du BCG lorsque administré dans l\u2019organisme par scarification à des patients atteints de mélanome avec métastases ganglionnaires.R.E.Falk et coll.et J.U.Gutterman et coll.ont montré, dans des études historiques effectuées par échantillonnage au hasard, des différences très impressionnantes et très constantes de survie après traitement chirurgical et immunothérapie par le BCG au bénéfice de patients souffrant de néoplasmes intestinaux, de carcinome colorectal ou de carcinome du sein disséminé, spécialement lorsque le traitement par le BCG était associé à la chimiothérapie.Des rémissions spectaculaires et des survies prolongées ont été obtenues par A.Morales et coll.au moyen de l\u2019immunothérapie par le BCG dans le cancer de la vessie.Des résultats prometteurs ont été acquis par D.Eidinger et coll.dans les rumeurs rénales, ainsi que par M.G.Lewis et coll.dans différentes tumeurs, y compris le mélanome.A.MacDonald et coll.ont comparé différentes modalités de traitement par le BCG de deux sources différentes.A.B.Miller, coordonnateur du projet par échantillonnage au hasard d\u2019immunothérapie du cancer du poumon avec le BCG, a informé l\u2019assemblée de la structure technique du projet et des problèmes reliés à une pareille entreprise à l\u2019échelle nationale.B.Zbar et coll.ont montré que le contrôle du cancer et la survie sont mieux assurés chez l\u2019animal de laboratoire, quand le BCG est donné quelques jours avant la chirurgie.987 P K li.f R.È 8 pr Ft hi [! C\u2014O LL ess Seen Des effets immunothérapeutiques encourageants ont aussi été obtenus avec des fractions du BCG (M.A.Wain- berg et D.W.Weiss, E.Ribi et coll., C.Bona).D\u2019autres facteurs ont besoin de clarification, tels la posologie, l\u2019association de l\u2019immunothérapie par le BCG avec la chimiothérapie ou avec d\u2019autres formes de traitements, les fractions actives, leur purification, la signalisation de la réponse immunitaire, la recherche d\u2019un antigène commun entre le BCG et la tumeur mis en évidence par P.Minden (É.-U), les caractéristiques immunothérapeutiques des sou- ches-filles de BCG présentement utilisées.Expérimentalement, des effets ambivalents ou opposés du BCG ont été observés par P.Lemonde, entre les souris mâles et femelles, phénomène qui peut aussi apparaître dans le cas d\u2019immunothérapie de tumeurs humaines (J.Sokal).Les cultures- filles du BCG furent dissociées entre deux phénotypes d\u2019activités contraires dans des essais expérimentaux d\u2019immunothérapie du cancer (R.Turcotte et M.Quevillon).La toxicité du BCG paraît extrêmement faible aux doses ordinaires, et la dissémination de l\u2019infection est limitée chez les animaux de laboratoire et chez l\u2019homme (V.Por- telance et M.Quevillon, C.F.McKhann).G.Lussier a fait une revue des infections spontanées des animaux de laboratoire, infections qui peuvent affecter les résultats des expériences d\u2019immunothérapie.R.Huchet a approfondi l\u2019étude du mécanisme d\u2019action du BCG et montré l'importance du rôle des macrophages.En ce qui regarde la prévention du cancer au moyen du BCG, dont L.Davignon et A.Frappier avaient présenté les premières études en 1970, confirmées par après par S.R.Rosenthal, bien qu\u2019il soit considéré trop précoce d'en recommander l\u2019usage général, tous les participants ont admis que cela puisse devenir un but très désirable.(Communiqué) SÉANCE DE LA SOCIÉTÉ DE CYTOLOGIE DE MONTRÉAL Le thème de la séance du 29 mai 1976, de la Société de cytologie de Montréal portait sur le dépistage et le diagnostic des lésions pulmonaires du poumon.La séance a eu lieu à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le programme réunissait les conférenciers suivants: les docteurs Geno Saccomanno (la métaplasie épidermoïde, les cancers du poumon et les tumeurs métastatiques), Lewis B.Woolner (la cytopathologie des cancers pulmonaires au début), les docteurs Pierre Nadeau, Madame Armande Brosseau-Mezei et le docteur Yvon Boivin (modérateur).Les docteurs Saccomanno et Woolner ont présenté, chacun d'entre eux, un corrollaire à leurs travaux du matin.ENTENTE ENTRE L'INSTITUT ARMAND-FRAPPIER ET L'INSTITUT PASTEUR Un protocole d'entente permettra des échanges de professeurs et de stagiaires entre le Département de virologie de l\u2019Institut Pasteur de Paris et l\u2019EA.F.(Réseau, avril-mai 1976) 988 LE DOCTEUR SYLVIE MARCOUX REÇOIT LE PRIX HORNER Le docteur Sylvie Marcoux reçoit une médaille Horner pour avoir rédigé la meilleure thèse axée sur la pédiatrie parmi les finissants en médecine.Elle fuit présentement son internat à l'Hôtel-Dieu de Québec.La présentation a été faite par MM.Henri Bélanger, représentant Horner, le doyen de la faculté, le docteur Yves Morin et Roger Lavoie, secrétaire du Comité des bourses de la faculté de médecine de l'Université Laval.(Communiqué) RIEN NE VAUT MIEUX QUE L'EXEMPLE : DÉFENSE DE FUMER.A L'UNIVERSITE LAVAL Dans un but de promotion de la santé des membres de la communauté universitaire, une réglementation interdisant de fumer.lors des cours, des réunions et des séances de travail a été adoptée par les membres du Conseil de l\u2019Université Laval réunis en assemblée le mardi 11 mai dernier.Cette proposition est venue de la Faculté de médecine de l\u2019Université et correspond, de l\u2019avis même de cette faculté, au rôle d\u2019exemple, d'entraînement et de stimulation que doit jouer l\u2019Université à l\u2019endroit de la société qu'elle dessert.De plus, cette proposition est la conséquence logique de nombreuses études faites au Québec (plus de 55% de la population québécoise fait usage du tabac), au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs autres pays qui ont démontré l\u2019effet nocif du tabac sur la santé des humains.Finalement en plus d'avoir un impact direct sur la propreté et la protection des meubles et immeubles de l\u2019Université cette pouitique permettra le respect de la liberté des non- fumeurs.Aucune mesure « punitive» n'a été prévue pour les « hors la loi » sinon qu\u2019ils seront invités à quitter les lieux « sacrés » et à se rendre aux endroits réservés aux fumeurs.Au cours des mois à venir l\u2019Université entreprendra une mini-campagne de publicité destinée à appuyer cette politique de « défense de fumer ».(Au fil des événements, 20 mai 1976) LA FONDATION MÉRIEUX DE LYON La Fondation Mérieux, créée à Lyon en 1967, vient de proposer à I'TAF un don de 1 million de nouveaux francs français, soit environ $210,000.Cetie somme serait affectée en parties égales au développement des recherches sur les mycobactéries et sur la lèpre en particulier, et à la mise en place de l'Agence Africaine pour la médecine préventive.(Réseau, avril-mai 1976) LE CONGRÈS DES SOCIÉTÉS SAVANTES TENU À QUÉBEC Le Congrès des sociétés savantes s\u2019est tenu à Québec du 23 mai au 5 juin 1976.Les délégués d'une soixantaine de sociétés savantes ont participé à ce congrès.(Au fil des événements, 20 mai 1976) L'UNION MÉDICALE DU CANADA - Pour le soulagement du spasme sculaire squelettique-etde sa douleur: Auricutar:s superior m _Meoius acusticus externug _Occipitatis m _farotio gland Orbicularis oeuit mm _Sternocleidomastois m re ; + Splenius capitis m.tea pezius m.Levator scapulaem Quadrotus labh inferioris m Triangutaris m.Bar vom Latissimus dors) friceps brache Bo oiquus abdominis axternus ™ Bracmaiis M aractoradiohs m, Anconeus M, spi Ce angus a, Flexor care yinants mM.Bower oC 3:5 mm, ee rene AHPROBINS Pour de plus amples informations, consultez la documentation sur ces produits ou le COMPENDIUM.La Compagnie À.H.Robins du Canada, Ltée, Montréal, Québec 8 k fl I RE R i LE TRAITEMENT MÉDICAL DE L'HYPERTENSION ARTÉRIELLE La séance a eu lieu le 19 juin 1976, au Holiday Inn Centre Ville, 420 ouest, Sherbrooke, Montréal Les conférenciers invités étaient les docteurs V.Bero- niade, M.D.D.Se.Médicales, néphrologue, professeur Faculté de l\u2019Université de Montréal, Hôtel-Dieu de Montréal et de l'Institut de recherches cliniques; Louis Dufresne, M.D., FRCP(C), CSPQ Méd., interne et néphrologie, professeur adjoint département médecine, Université de Montréal, néphrologue attaché au Centre de recherches de l\u2019hôpital Saint-Luc; M.Houde, M.D., CSPQ, néphrologue, responsable de la section d\u2019hypertension de l\u2019hôpital Maison- neuve, Rosemont; L.Lapierre, M.D., FRCP(C), CSPQ, professeur agrégé Université de Montréal, néphrologue, Service de néphrologie de l'hôpital Notre-Dame; P.Laro- chelle, M.D., Ph.D., FRCP(C), médecine interne, directeur de la Clinique d'hypertension de l\u2019Institut de recherches cliniques de Montréal, et J.Marc-Auréle, M.D., FCRP(C), professeur agrégé Université de Montréal, néphrologue, chef du Service de néphrologie de l'hôpital du Sacré-Cœur de Cartierville.Voici le programme: Introduction: docteur V.Bero- niade.Étiopathogénie de l\u2019H.T.A.: docteur J.Marc-Aurèle.Pharmacologie des substances antihypertensives: docteur P.Larochelle.Traitement de l'H.T.A.et adaptation du traitement antihypertensif à certaines conditions pathologiques particulières: docteur V.Beroniade.Traitement de la crise hypertensive: docteur L.Lapierre.L\u2019hypertension chez I'insuffisant rénal: docteur L.Dufresne.Complications de la thérapie antihypertensive: docteur M.Houde.ÉLECTIONS DU COMITÉ EXÉCUTIF DE L'ASSOCIATION MÉDICALE DU QUÉBEC L'Association médicale du Québec a procédé, lors de son assemblée générale annuelle tenue à Montréal le 15 mai 1976, au choix des membres de son comité exécutif, qui sera dorénavant constitué des docteurs Sylvain Laporte, président, Marcien Fournier, président du conseil, Claude d\u2019Amours, I«\u201d vice-président, Everett L.Coffin, 2° vice- président, Lorraine Trempe, secrétaire, Fabien Poulin, trésorier, Jean-Paul Couture, président sortant de charge.ASSEMBLÉE ANNUELLE DE L'ASSOCIATION DES FACUTÉS DE MÉDECINE DU CANADA \u2014 1976 L'assemblée annuelle de l\u2019Association des facultés de médecine du Canada aura lieu à l'hôtel Bayshore Inn de Vancouver du 3 au 5 octobre 1976.Les séances plénières le 4 octobre auront lieu au Woodward Instructional Resources Centre sur le campus de l\u2019Université de la Colombie Britannique.Les associations ayant leur réunions conjointement avec celle de l\u2019'AFMC sont les suivantes: l\u2019Association canadienne des hôpitaux d'enseignement, l'Association des facultés dentaires du Canada, l'Association des doyens de pharmacie du Canada, l'Association canadienne des internes et résidents, l\u2019Association canadienne des Écoles universitaires de Nursing et l'Association canadienne des Écoles univer- Sitaires de réadaptation.(Communiqué) 990 LA SOCIÉTÉ CANADIENNE DES SPÉCIALISTES EN ÉDUCATION SANITAIRE La capitale du Canada accueillera plus de 1,000 délégués de 70 pays à l\u2019occasion de la IX\u201c Conférence internationale d'éducation pour la santé qui se tiendra du 29 août au 3 septembre 1976.Le programme de la conférence comprendra des discussions sur divers aspects du thème principal: l'éducation et les politiques sanitaires dans le cadre de la dynamique du développement.Figureront parmi les participants des représentants des professions de la santé, des organismes bénévoles et gouvernementaux.L\u2019honorable Marc Lalonde, ministre de la Santé nationale et du Bien-être social, prendra la parole lors de la séance d'ouverture le dimanche soir 29 août au Centre national des Arts.Le professeur Raoul Senault de Paris (France), président de l'Union internationale d\u2019éducation pour la santé, présidera la conférence.(Communiqué) ÉLECTIONS À LA FÉDÉRATION DES MÉDECINS RÉSIDENTS ET INTERNES DU QUÉBEC Lors de la dernière assemblée générale des délégués de la Fédération des médecins résidents et internes du Québec, le docteur Jacques Denis a été élu président; il est actuellement médecin résident à l'Institut de cardiologie de Montréal.Le docteur Réal Lebeau a été élu secrétaire: il est actuellement résident en médecine interne à l'hôpital Notre- Dame de Montréal.LE 9e CONGRÈS NATIONAL DE L'ASSOCIATION DES HÔPITAUX DU CANADA Le 9© Congrès national de l'Association des hôpitaux du Canada a eu lieu du 16 au 19 juin 1976 à Ottawa sous la présidence active de M.Lucien Lacoste, directeur général de l'hôpital Notre-Dame de Montréal.À ce congrès, le prix George Findlay Stephens Memorial a été décerné à M.Paul-Émile Olivier, directeur général de l'hôpital Jean-Talon de Montréal.AU CENTRE LOUIS-HIPPOLYTE-LAFONTAINE Le Centre Louis-Hippolyte-Lafontaine de Montréal a ouvert ses portes au grand public, le 24 mai 1976 dans le but de « démythifier » les maladies mentales.Dans ce but, certains pavillons du Centre hospitalier ont changé de nom.Il y a, maintenant, le pavillon Guil laume Lahaise, ainsi appelé en souvenir du psychiatre qui a œuvré à l'hôpital dit Saint-Jean-de-Dieu pendant 35 ans et qui fut également connu sous son pseudonyme: Guy Delahaye, poète; il y a aussi le Pavillon Dominique Bédard, qui a donné son nom de psychiatre à l'enquête gouvernementale tenue en 1961 sur les hôpitaux psychiatriques.Deux anciens malades renommés: Louis Riel et Émile Nelligan ont été choisis pour désigner les pavillons qui portent leur nom.Le docteur Denis Lazure, directeur général du Centre Louis-Hippolyte-Lafontaine, présidait la cérémonie.L'UNION MÉDICALE DU CANADA | + - 5 UN » = L352 =.ca 5 ec Vo pe he 3 % La { t * by À ; A Z } FS 3 * \u2018 # 23 a % : ) \u201c5 wes 4 % Je > D oo £5 2% + A gn ES de, = Hoffman-La Roche Àe A k 7 Gel = % x ie q H tée ARE aid dis i a yore 7 \"4 & dÉ Fox Fr A J a of % « 1 TT Wy a A + à a se WY $ $ 1 \u201ceg Vaudreuil, Quebec i # 5 \u201cfF sa ¥ ag \u201c § os ia SH = = a i WZ pas - a = Xe + 3 Vogl 3 QE % J ion ve > 4 pas ; i % À 3 à EN > 7 + = ax + 2 ¢ Ui \u201d La vy Th X.ave da 4.ik ¥ A Ex 5 i \u201cx 5 À 4 & - TN à Le oN A + - Pg A, 5% ay < \u201c5, t-ré a A ah Ne se \\ a = - 5 a : id 2 = ?+ a cou i Lie > supi + S à 4 é 2 ae 1 se By x + na He +, To 3 * ry Sy A a Z =.\u2018Ze > 5 5 & * .Bd #1 : Wg \u20ac v cut ; Hp I + i g ji I es 4 1.Ce résultat expérimental est très important et peut expliquer un grand nombre de résultats d\u2019expériences en psychophysique.Cette surcompensation permet entre autres d\u2019expliquer le phénomène des bandes de Mach (Ratliff, 1965).Ces bandes peuvent être mises en évidence de diverses façons.Une façon simple consiste à faire tourner une étoile comme celle de la Figure 6 à une | | | | | } \u2014_\u2014 ee \u2014, \u2014_ \u2014- \u2014 \u2014 = I (c) | | | | | ] > X Fig.6 \u2014 Différences entre la courbe de luminosité perçue (Fig.6c) et la luminosité qu'on devrait théoriquement percevoir (courbe Fig.Sb) lorsque l'étoile tourne rapidement.vitesse supérieure à la fréquence de fusion (fréquence où disparaît toute variation alternative de luminosité de l\u2019objet).Logiquement on peut s\u2019attendre à obtenir une courbe de luminosité en fonction de la longueur x, comme celle montrée à la Fig.6b (ceci L'UNION MÉDICALE DU CANADA TM peut être vérifié mathématiquement).Expérimentalement toutefois, c\u2019est une courbe comme celle montrée à la figure 6c qui est vue.On remarque des variations de luminosité aux points de changement de pente qui font que les variations d\u2019intensité sont accentuées (Fig.6c).L'\u2019inhibition latérale a donc comme effet d\u2019augmenter le contraste.Bien que le recoupement du champ visuel soit théoriquement nul pour un œil camérulaire, l\u2019image qui se forme sur la rétine est passablement brouillée à cause de la diffusion de la lumière par le système dioptrique de l\u2019æil.Le mécanisme de l\u2019inhibition latérale a été clairement démontré pour un tel œil et les résultats exposés ici s\u2019appliquent tout aussi bien à celui-ci qu\u2019à un œil à facettes.Finalement, mentionnons que des études sur des modèles électroniques d\u2019inhibition latérale ont démontré (Reichardt et MacGinitie, 1962) que celle-ci peut constituer, déjà au niveau des photo- récepteurs, un mécanisme pour la reconnaissance de formes.Toutefois, aucune évidence expérimentale n\u2019a encore confirmé que la perception de forme chez le limule ou d\u2019autres organismes fait appel à ce mécanisme de façon significative au niveau des récepteurs, bien sûr, l\u2019augmentation de contraste à ce niveau constitue un prétraitement de l\u2019information mais ne serait pas un mécanisme de reconnaissance de forme comme tel.Résumé Le présent exposé décrit de façon quantitative un aspect de l\u2019inhibition latérale.Ce traitement TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 de l\u2019information situé au niveau même des récepteurs biologiques, a pu être découvert et étudié grâce principalement à une préparation de choix: l\u2019œil composé du limule.D\u2019une part, l\u2019inhibition latérale compense pour la déformation de l\u2019image produite par le système dioptrique et le recoupement du champ visuel.En quelque sorte, ce traitement de l\u2019information redonne au stimulus sa vraie forme.D\u2019autre part, l\u2019inhibition latérale accentue les contrastes d\u2019une image en produisant une surcompensation aux points de variations de luminosité.Summary An interesting and relatively well understood example of information processing at the level of biological receptors is the lateral inhibition.We describe here one aspect of this processing as it has been studied in the composite eye of the limulus.The lateral inhibition has two main modes of action.It first corrects for deformations produced by lens and the overlapping of the visual field of the ommatidies.The correct image is in a way restored.Secondly it produces an overcompensation at the points of luminosity variations.This result in an accentuation of the contrastes in the image.BIBLIOGRAPHIE Dodge, F.A., Shapley, RM.et Knight, BW.Linear systems analysis of the Limulus retina, Behavioral Science, 15: 24-36, 1970.Hartline, HK.et Ratliff, F.: Spacial summation of inhibitory influences in the eye of Limulus and the mutual interaction of receptor units.J.Gen.Physiol., 41: 1049-1066, 1958.Miller, W.H., Ratliff, F.et Hartline, H.K.: How cells receive stimuli.Chap.22 de \u201cThe Living Cell\u201d, Freeman, W.H.Co., 1961.Ratliff, F.: Mach bands: Quantitative studies on neural networks in the retina.Holden-Day Inc., San Francisco, 1965.Reichardt, W., MacGinitie: Zur theorie der lateralen inhibition.Kybernetik, 1: 155-165, 1962.Varju, D.: Central organization of neural systems: Examples of the quantitative analysis of central nervous processes.Agard, 1: 23-42, 1965 (Lectures series No.XX Bionies).1067 recherches cliniques ; NODULES THYROÏDIENS AUTONOMES : ÉVALUATION BIOLOGIQUE AVANT ET APRÈS EXCISION ' Jana HAVRANKOVA ?, Maurice LANGLOIS * et Raphaël BÉLANGER * INTRODUCTION Les nodules thyroïdiens autonomes présentent certains problèmes diagnostiques et thérapeutiques *.De fait, il est souvent difficile de faire la distinction entre un nodule hyperfonctionnel, également appelé toxique, et un nodule fonctionnel non toxique.Cliniquement, le nodule toxique peut ne pas s\u2019accompagner d\u2019hyperthyroidie franche 2.Les valeurs sériques de triiodothyronine (T3) et de thyroxine (T,) peuvent être normales.Seule la scintigraphie permet de soupçonner un nodule hyperfonctionnel si le parenchyme thyroïdien adjacent ne capte pas le radio- iode.Toutefois, une distinction nette entre ces deux types de nodules est importante du point de vue thérapeutique.Le test à la TRH s\u2019étant avéré un moyen utile au diagnostic de la thyrotoxicose fruste # $, nous avons pensé l\u2019utiliser pour caractériser l\u2019état biologique des nodules thyroïdiens autonomes.MÉTHODES La réponse de la thyréostimuline (TSH) à la TRH#* a été étudiée chez 3 patientes porteuses d\u2019un nodule thyroïdien fonctionnel.La TRH a été administrée en bolus de 200 pg par voie intraveineuse et les échantillons sanguins prélevés avant et 5, 15, 30, 60, 90 et 120 minutes après l\u2019injection.La TSH à été mesurée par méthode radioimmunologique ©.Toutes les trois patientes ont subi une résection chirurgicale de l\u2019adénome.Dans la période postopératoire des échantillons sanguins ont été prélevés à divers intervalles pour dosages hormonaux.! Ce travail a été subventionné par un octroi du Conseil de recherche médicale du Canada (M 3493).2 Résidente en endocrinologie, C.H.U., Sherbrooke.3 Professeur agrégé, Faculté de médecine, Université de Sherbrooke.t Professeur adjoint, Faculté de médecine.Université de Sherbrooke.* Thyrotropin-Releasing Hormone fourni gracieusement par les laboratoires Abbott, Montréal, Québec.1068 RÉSULTATS Toutes les patientes étaient cliniquement euthy- roïdiennes.Une patiente avait des valeurs sériques élevées de T, et de T,; les deux autres avaient des concentrations normales de T+, avec des valeurs de T, légèrement élevées.La TSH plasmatique était normale chez une patiente et basse chez les deux autres.Les scintigraphies à l\u2019iode radioactif montraient dans chaque cas un nodule fonctionnel, le reste du parenchyme thyroïdien n\u2019étant pas visualisé (Fig.1).PSS EE * 8 ve < rad j pa\" e » ue.Ld -e \u2018® Et = * ne * EE a» es & a me , -.Cap.CAR: 23) Fig.1 \u2014 Patiente E.D., scintigraphie thyroidienne a I'iode radioactif.Chez une patiente après stimulation à la TSH bovine, le tissu thyroïdien adjacent captait l'iode radioactif (Fig.2).Chez cette patiente la captation d\u2019iode radioactif n\u2019était pas supprimée après 7 jours de tri- iodothyronine a 75 pg par jour.Un test de stimulation a la TRH a été fait pour chaque patiente durant la période préopératoire.L'UNION MÉDICALE DU CANADA etage > _- : am i = Co 2 04 > A ka SIN ES i Ee en > 0 a = + > + ram A : 4 SR - 3 +, > A a, dee » = 9 F bs .RS.; : Ja au 0 0 a.Fig.2 \u2014 Patiente E.D., scintigraphie thyroïdienne préopératoire après administration intramusculaire de TSH bovine.Dans aucun cas nous n'avons trouvé d\u2019élévation de la TSH plasmatique (Fig.3).La résection chirur- w |.| \u2014! a | |] Æ : ol B euthyroidie L I \u2014\u2014 TRH 200,ug IV.Fig.3 \u2014 TSH sérique après administration intraveineuse de 200 ug de TRH dans 3 cas d\u2019adénomes autonomes.La courbe supérieure représente la moyenne et l\u2019erreur-type des réponses normales.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 gicale du nodule fonctionnel a été pratiquée, dans les trois cas, il s\u2019agissait d\u2019adénomes folliculaires.La Fig.4 illustre l\u2019évolution biologique postopératoire de la patiente P.W.Six jours après l\u2019intervention, la T, s\u2019abaisse d\u2019une façon importante, cependant la TSH plasmatique reste basse.Un mois _ PW T T.Ta LE o 3 H ng A 24 ml Yoo ml q 250 Ie 9 TN 20_ 200 + J © A | (Ne 4 / ® n \u201cTr 6 J st mn \u2014 104100 3 | A 5.150 4 TSH A A 0 T T T 0 pré - op.6 jours 1 mois 3 mois post-op.post-op.post-op, Fig.4 \u2014 Evolution biologique après excision de l\u2019adénome autonome de la patiente P.W.après l\u2019excision du nodule la TT; et la T4 sériques diminuent davantage et la TSH est nettement augmentée.Deux mois plus tard la T; et la T4 sériques s\u2019élèvent à des niveaux normaux, mais ces valeurs sont inférieures à celles de la période préopératoire.La TSH sérique est retournée à des taux normaux.La Fig.S illustre l\u2019évolution biologique de la patiente N.P.On note chez cette patiente un abaissement de la Ty et T4, sériques avec une augmentation 15 60-400 Ta 4 n @ NP TSH ] Ty oom n° a PY \"Voom 12 5.1 300 30 200 / © 15 _L 100 Ne \u2014 © @ © © A 0 TSH A , , _ 0 pré - op.15jours 2 mois post-op.post- op.Fig.5 \u2014 Evolution biologique après excision de l\u2019adénome autonome de la patiente N.P.transitoire de la concentration plasmatique de TSH deux semaines après l'intervention.Deux mois après l\u2019intervention toutes les valeurs sont normales.DISCUSSION L\u2019absence de captation d\u2019iode radioactif par le tissu thyroïdien adjacent au nodule fonctionnel suggère une suppression de la sécrétion de TSH secon- 1069 TABLEAU 1 CARACTERISTIQUES CLINIQUES ET BIOLOGIQUES DE 3 PATIENTS AVEC NODULES THYROIDIENS FONCTIONNELS Ts T, TSH 21% de Sexe Age Clinique (75-210 ng %) (4.6-13.1 ug%) (3-9 uU/ml) captation ED F 50 Euthyroïdie 305 13.5 4 12.0 PW F 42 Euthyroidie 234 12.8 1.8 16.6 NF F 49 Euthyroidie 368 15.4 1.5 30.9 daire à l\u2019hyperfonctionnement d\u2019un nodule thyroidien autonome.L\u2019absence de réponse de la TSH sérique à une stimulation par la TRH confirme la suppression de la sécrétion de TSH.Ces résultats établissent l\u2019état biologique d\u2019hyperthyroïdie malgré un tableau clinique d\u2019euthyroidie.TI est probable que cette inhibition de la TSH soit due à des niveaux sériques de T, et T4 relativement élevés pour l\u2019individu, même si les valeurs en elles-mêmes s\u2019écartent peu des valeurs normales.Puisque ces patients sont cliniquement euthyroïdiens, nous croyons que le test à la TRH constitue un bon moyen de déceler la thyrotoxicité subclinique © et d\u2019accélérer ainsi la décision thérapeutique.L\u2019évolution biologique de deux de ces malades offre un second point d\u2019intérét.Durant la période préopératoire la suppression de la sécrétion de TSH a été bien établie.Nos résultats démontrent qu\u2019après l\u2019excision des adénomes le retour de la sécrétion de TSH se fait dans un intervalle relativement court.Ces observations confirment les données récentes de Krugman et coll.* et Vagenakis et coll.°.Ces deux groupes ont démontré qu\u2019après l\u2019arrêt d\u2019un traitement suppressif à long terme la sécrétion de TSH n\u2019est pas supprimée pour plus de 2 à 4 semaines.Ces résultats indiquent que la durée de suppression hypophysaire de la TSH est courte, si l\u2019on compare avec une autre hormone hypophysaire, la corticotro- phine 1°.Résumé \u2018 La réponse de la TSH sérique à la TRH a été étudiée chez trois patientes porteuses de nodules thyroïdiens fonctionnels supprimant l\u2019activité du tissu thyroïdien adjacent.Les trois patientes étaient cliniquement euthyroidiennes.L\u2019évolution biologique a été étudiée après résection des adénomes.Aucune augmentation de la TSH plasmatique après stimulation à la TRH n\u2019a été observée chez ces trois patientes.Après résection de l'adénome la fonction thyroidienne s\u2019abaisse et la TSH sérique s'élève temporairement pour retourner à la normale dans les 2 à 4 semaines suivant Pintervention.Cette étude suggère que le test à la TRH est un moyen simple et efficace pour établir l\u2019autonomie et 1070 l\u2019hyperfonctionnement des nodules thyroïdiens fonctionnels.Ces résultats indiquent aussi que la sécrétion de la TSH reprend dans un intervalle relativement court après correction de l\u2019hyperthyroïdie.Summary Plasma TSH response to TRH has been studied in three patients with a functional thyroid nodule suppressing the activity of the surrounding thyroid tissue.These three patients were clinically euthyroid.Their serum T,, T, and TSH were measured at various intervals following surgical removal of the adenoma.After TRH stimulation no TSH response was observed in these three patients.Following surgery thyroid function decreased and plasma TSH increased temporarily before returning to normal values within 2 to 4 weeks.This study suggests that TRH test is a simple and useful mean for establishing the autonomy and toxicity of functional thyroid nodules.These results also indicate that TSH secretion is relatively prompt to recover after correction of hyperthyroidism.REMERCIEMENTS Les auteurs tiennent à remercier Mme S.Bédard pour son aide technique et Mme L.Gauthier pour l'excellent travail de secrétariat.BIBLIOGRAPHIE 1.Silverstein, G.E., Burke, G.et Cogan, R.: The natural history of the autonomous hyperfunctionning thyroid nodule.Ann.Int.Med., 67: 539-548, 1967.2.Savoie, J.C.: Etude clinique et biologique de quarante-trois cas d\u2019adénome toxique thyroïdien.Rev.Franç.Etud.Clin.Biol, 6: 263-275, 1961.3.Hall, R., Amos, J., Garry, R.et Buxton, R.L.: Thyroid-stimu- lating hormone response to synthetic thyrotropin releasing hormone in man.Brit.Med.J., 2: 274-277, 1970.4.Hershman, J.M.et Pittman, J.A.: Utility of the radioimmuno- assay of serum thyrotropin in man, Ann.Intern.Med., 74: 481-490, 1971, 5.Mayberry, W.E., Gharib, H., Bilstad, JM.et Sizemore, G.W.Radioimmunoassay of human thyrotropin.Ann.Intern, Med.74: 471-480, 1971.6.Bélanger, R., Bergeron, D., Bellabarba, D.et Bédard, S.: Le rôle du dosage de la TSH en pathologie thyroïdienne.Union Méd.Canada, 103: 643-647, 1974.7.Evered, D.C., Clark, F.et Petersen, V.B.: Thyroid function in euthyroid subjects with autonomous thyroid nodules.Clin.Endocrinol., 3: 149-154, 1974.8.Krugman, L.G., Hershman, J.M., Chopra, 1J., Levine, G.A,, Pekary, A.E., Geffner, DL.et Chuateco, G.N.: Patterns of recovery of the hypothalamic-pituitary-thyroid axis in patients taken off chronic thyroid therapy.J.Clin, Endocrinol.Metab.41: 70-80, 1975.9.Vagenakis, A.G., Braverman, L.E, Aziz, F., Portnay, GI.et Ingbar, S.H.: Recovery of pituitary thyrotropic function after withdrawal of prolonged thyroid-suppression therapy.N.Engl.J.Med., 293: 681-684, 1975.10.Graber, AL, Ney, RL.Nicholson, WE, Island, DP.et Liddle, G.W.: Natural history of pituitary-adrenal recovery following long-term suppression with corticosteroids.J.Clin.Endocrinol.Metab., 25: 11-25, 1965.L'UNION MEDICALE DU CANADA a tii visisisd sisi rise LE COMA HYPOGLYCÉMIQUE PROVOQUÉ PAR ABSORPTION D'ALCOOL ÉTHYLIQUE (À propos de 4 cas de l\u2019adulte) Philippe AUZEPY 2 Le coma hypoglycémique provoqué par absorption d\u2019alcool éthylique réalise chez l\u2019adulte une entité clinique dont la connaissance est relativement récente mais dont les éléments sont désormais bien définis.Il fut d\u2019abord signalé pendant la seconde guerre mondiale aux U.S.A., puis deux études importantes, l\u2019une brésilienne de Neves, en 1949 (21 cas) et l\u2019autre sud-africaine de Neame et Joubert en 1961 (22 adultes bantous) précisèrent certains traits fondamentaux de l\u2019affection, en particulier la notion de dénutrition et de jeûne préalables, la disparition du glycogéne hépatique 22.En 1963, Freinkel et Arky en rapportent 9 observations !! 18 et à partir de cette date, effectuent une série de travaux expérimentaux # 11.12 qui, joints à ceux de Lochner et Madison !\u201d 19 ont contribué de façon fondamentale à la compréhension physiopathologique du rôle de l\u2019alcool dans le déclenchement de l\u2019hypoglycémie.La revue générale de Madison faisait parfaitement le point de la question en 1968 16.En France, depuis le premier cas relaté en 1956 chez l\u2019adulte par Merle, 7 cas avaient été publiés jusqu\u2019en 1966, dont deux cas personnels 7, En 1967, la thèse de G.Dorf faisait état de 11 observations et fournissait un remarquable apport personnel à un exposé exhaustif de la pathogénie 8 9, Fort peu de cas ont été publiés depuis lors, et pour notre part, nous ne pouvons faire état actuellement que de quatre cas bien étudiés (cf tableau).Signalons le travail canadien de Verdy et Thuot 23.Au total, chez l\u2019adulte, guère plus d\u2019une centaine de cas d\u2019hypoglycémies induites par l\u2019alcool ont été à notre connaissance jusqu\u2019ici rapportés.Il est certain cependant que le trouble est souvent méconnu, et serait apprécié à sa juste incidence si les dosages conjoints de la glycémie et de l\u2019alcoolémie 1 Etude présentée lors des Journées scientifiques du département de médecine de l\u2019hôpital du Sacré-Cœur de Montréal.,?Chef du service de réanimation, Centre médico-hospi- talier Le Kremlin-Bicêtre (France).Les demandes de tirés à part doivent être adressées au Professeur Philippe Auzépy, Centre médical Le Kremlin- Bicêtre, 94270 Paris (France).TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 étaient faits devant tout coma présumé hypoglycé- mique ou alcoolique.Dans les dix dernières années nous avons eu connaissance d\u2019au moins quatre observations très probables dans notre hôpital mais pour lesquelles un des deux examens n\u2019avait pu être réalisé.Les conditions de survenue de l\u2019hypoglycémie sont extrêmement évocatrices dans près des 3% des observations qui englobent la totalité des cas français.Il s\u2019agit de grands alcooliques invétérés, mais indemnes de cirrhose, dont la dénutrition est constante ; les malades de Dorf vivaient avec un apport quotidien d\u2019environ 1 000 calories, presque exclusivement glucidique.Cette dénutrition est due généralement à des conditions de vie misérables.L\u2019apparition du coma glycémique nécessite que le patient arrête de se nourrir tandis qu\u2019il continue à absorber au moins la quantité habituelle, sinon plus, de boissons alcoolisées ; ainsi le sujet est-il toujours en état de jeûne depuis au moins 24 heures.Mais il existe de plus un intervalle libre entre l\u2019ingestion d\u2019alcool et la survenue de l\u2019hypoglycémie : ce délai est variable, en moyenne de huit heures, mais explique bien les difficultés du diagnostic clinique qui est celui d\u2019un coma isolé où les signes indirects (interrogatoire de l\u2019entourage, odeur de l\u2019haleine) et les dosages systématiques prennent une importance majeure.Ce temps de latence témoigne du fait que l\u2019hypoglycémie est due à un effet métabolique, et non à une action toxique directe, de l\u2019alcool ; sa durée dépend de la quantité d\u2019alcool ingérée et surtout de l\u2019importance des réserves hépatiques en glycogène.On comprend dès lors que certains sujets aient une susceptibilité accrue s\u2019ils sont gastrectomisés (notre deuxième observation), hypothyroïdiens ou insuffisants surrénaux 2 3 4, Cependant, l\u2019alcool peut provoquer une hypoglycémie chez des sujets bien nourris, alcooliques occasionnels : cette éventualité est rare et correspond en particulier aux malades de Freinkel et Arky \u2018!- 13, À cette catégorie se rattachent les intoxications accidentelles de l\u2019enfant.1071 TABLEAU 1 RÉSUMÉ DES CAS PERSONNELS Glycémie Durée (auto- CO2 total du jeûne Etat clinique analyseur) Alcoolémie plasmatique Patients Age Antécédents Dénutrition préalable à l\u2019entrée à l\u2019entrée à l\u2019entrée à l\u2019entrée Coma III 2 comas Hypertonie K.50 identiques + 48 h Babinski bilatéral 0,32 g %.?24 vol.% Convulsions : ++ Coma III 0,64 5 Mo L.55 Gastrectomie Hypoprotidémie 72h Hvpertonie 0,20 g %.(dern.ingest.36 vol.% Ostéomalacie yp 18 h avant) b Etat confusionnel N.42 Vagabond fo 48 h Agitations 0,40 g %.?Polynévrite Trismus Coma II Protides: Hypertonie La.71 Vagabond 54 g %.> 24h Trismus 0,25 g %o 1 g % 47 vol.% Les signes cliniques sont assez variables : La plupart du temps le malade est dans un coma profond : s\u2019il existe une hypertonie musculaire avec exagération des réflexes ostéotendineux (60% des cas), un signe de Babinski en règle bilatéral (25% des cas), un trismus (nos cas 3 et 4 ; ce signe est toutefois rarement mentionné), le diagnostic de coma hypoglycémique est vite évoqué, bien que soient absents les symptômes dits de réponse adrénergique à l\u2019hypoglycémie (sueurs, tachycardie, hypertension) ; la température corporelle est fréquemment basse, voire très basse (observation 4).Une crise convulsive peut précéder ou accompagner cet état (12 observations de la littérature, et notre cas 1).TI n\u2019y a pas de signes de déshydratation.Le coma est plus rarement hypotonique.Enfin, très rarement, le malade présente un état d\u2019agitation psychomotrice suggérant un delirium tremens (quatre cas de Dorf, notre troisième observation).Le diagnostic exact repose sur le dosage de la glycémie suivie d\u2019injection du sérum glucosé hyper- tonique qui entraîne presque toujours le réveil immédiat du malade.La glycémie est toujours franchement abaissée, mais il est difficile de comparer des résultats provenant de méthodes variées et parfois non mentionnées ; son taux est, dans la quasi totalité des observations, inférieur à 0,5 g%.Cette hypoglycémie s'accompagne habituellement d\u2019une cétonurie, sans glycosurie.Le CO2 total plasmatique a rarement été dosé ; il est très inconstam- ment abaissé malgré le jeûne.L\u2019alcoolémie dosée simultanément est modérément élevée, mais toujours à des taux insuffisants pour justifier un trouble de la conscience ; de plus, il n'y a pas de parallélisme entre les taux respec- 1072 Hypothermie à 25° tifs de l\u2019alcoolémie et de la glycémie.Madison relève dans la littérature jusqu\u2019en 1965, 30 dosages simultanés et 20 fois l\u2019alcoolémie est inférieure à 1,2g% 8.Dorf, sur 5 dosages, relève cependant trois alcoolémies entre 2,3 et 4g%.Dans quelques cas privilégiés, la ponction biopsie du foie faite au cours du coma, et avant toute thérapeutique glucosée, a pu mettre en évidence un signe fondamental : l\u2019absence ou la grande diminution de la charge glycogénique du foie, traduite par l\u2019aspect pâle et délavé des coupes colorées par le Carmin-Best, (3 cas de Neame et Joubert, notre observation 2).La même constatation a été faite en cas d\u2019évolution mortelle immédiate (2 cas de Bottura et Neves, 1 cas de Neame et Joubert) ou après une amélioration très transitoire (nos cas | et 4), voire quelques jours après le retour à un état de conscience normal (notre observation 3).De plus, une stéatose plus ou moins importante est fréquemment notée (3 cas sur 6 de Freinkel ct coll.1* nos 4 cas, le cas de Kahil ', observation 3 de Dorf) sans cirrhose ou avec une fibrose très discrète.L\u2019évolution immédiate est habituellement favorable, grâce au traitement, et le réveil est obtenu par l\u2019injection de sérum glucosé hypertonique (80% des cas).Un réveil spontané est cependant possible dans les formes mineures (cinq cas de Dorf).Dans deux observations, des doses massives de sérum glucosé perfusées de façon prolongée furent nécessaires pour faire émerger le patient d'un coma à rechute (Marks et Medd, Cas 1 de Dorf).L'évolution mortelle est heureusement très rare : elle a pu être provoquée soit par un traitement inapproprié comportant de l\u2019insuline (deux cas de Bot- L'UNION MÉDICALE DU CANADA | | TABLEAU 1 RESUME DES CAS PERSONNELS (suite) Etat du foie Action du Charge Pyruvicémie Lactacidémie Cétonurie soluté glucosé glycogénique à entrée d entrée a lentrée hypertonique Evolution Stéatose Cirrhose (Carmin-Best) Décos ?+ immédiate 5¢ jour +++ 0 0 + Pu + 0 0,62 mg % ?+ immediate Guérison PB) (P.B.) 0 Fibrose 0,79 mg % ?+ ?Guérison ++ débutante 0 (P.B.) (P.B) .Décès brutal Fibrose 0,70 mg % 301 mg %.+ tardive 4° jour ++ débutante 0 tura et Neves), soit par absence de traitement (un cas de Neame et Joubert), soit par l\u2019apparition d\u2019une encéphalopathie carentielle (notre observation 1), soit du fait de la gravité de l\u2019hypothermie elle- même (notre cas 4).L\u2019évolution ultérieure dépend de la volonté d\u2019abstinence du malade et de ses possibilités alimentaires; habituellement il s\u2019agit cependant d\u2019un épisode bénin et sans lendemain.Mais des comas récidivants ou des rechutes survenant toujours à l\u2019occasion d\u2019un jeûne aggravé par l\u2019intempérance du sujet peuvent jalonner l\u2019existence du patient.Notre premier malade avait présenté deux comas identiques dans l\u2019année précédente, les deux cas de Maugard récidivent respectivement deux et quatre ans plus tard ?!.Quatre comas répétés à plusieurs jours de distance, chez la malade de Kahil et coll., ont conduit à l\u2019intervention avec le diagnostic d\u2019adénome langerhansien, suggéré par un test au Tolbutamide très anormal !$, le premier patient de Demoura subit également une intervention exploratrice en raison de quatre comas hypo- glycémiques survenus en un an et demi 5.À courte distance de l\u2019hypoglycémie alcoolique, la majorité de ces malades (y compris deux des nôtres) ont subi une exploration biologique détaillée, portant en particulier sur la glycorégulation.La glycémie reste en général à un chiffre définitivement normal, sauf si l\u2019on soumet le patient au jeûne ; dans ce cas, la glycémie baisse en règle au- dessous de 0,6% 11, L\u2019hyperglycémie provoquée par voie orale est fréquemment de type diabétique ; à longue distance cette anomalie, qui ne peut s\u2019expliquer par l\u2019action TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 du jeûne, a tendance à s\u2019amender.L\u2019hyperglycémie provoquée par voie veineuse est normale, car la réponse insulinique de ces malades n\u2019est pas modifiée.L\u2019hyperglycémie provoquée par l\u2019injection de Glucagon aurait surtout un intérêt théorique au moment même du coma, car la négativité de l\u2019épreuve serait une preuve indirecte de la déplétion en glycogène du foie ; en réalité tous les auteurs l\u2019ont faite à distance du coma, et les résultats sont généralement normaux.Les épreuves d\u2019hypoglycémie provoquée sont surtout remarquables par la fréquence de la lenteur de la réponse correctrice ; Hazard et coll.ont relevé l\u2019élimination anormalement basse d\u2019acide vanilman- délique urinaire pendant et après ces épreuves, traduisant l\u2019absence de la décharge adrénalinique normale 14, L\u2019étude biologique des fonctions hépatiques donne des résultats normaux, en particulier en ce qui concerne la rétention de la B.S.P.Le mécanisme de ces hypoglycémies alcooliques a donné lieu à une série de travaux qui ont prouvé que l\u2019alcool supprimait la néoglycogénèse hépatique 10 18.11.12, 17, 19, ce que suggérait la diminution de la charge glycogénique sur les lames obtenues par ponction biopsie du foie : A \u2014 Freinkel et ses collaborateurs ont étudié les effets de l\u2019alcoolémie provoquée chez leurs neuf sujets ayant présenté une hypoglycémie alcoolique, et à distance de celle-ci.La perfusion de 118 g d'alcool éthylique en huit heures entraîne, après une nuit de jeûne, une chute de la glycémie à la fin de la perfusion, qui dépasse 0,5 g% chez cinq malades.L\u2019hypoglycémie maximale se produit pour 1073 A Rt 4 ji un taux d\u2019alcoolémie modéré, de l\u2019ordre de 1 g%, bien inférieur à la concentration nécessaire pour réaliser un coma alcoolique vrai.Cette hypoglycémie n\u2019est cependant pas réalisée chez la totalité des malades : dans nos observations 2 et 3 l\u2019alcoolémie provoquée réalisée dans les mêmes conditions n\u2019a pas été suivie de modifications significatives, et il en fut de même dans un cas de Field.Le test est bien supporté, et ne s\u2019accompagne d'aucune modification des transaminases et de l\u2019amylase.Un point plus important a été précisé par Freinkel et coll.: cette hypoglycémie se produit constamment, mais cette fois immédiatement et de façon plus intense, si l\u2019on fait jeûner préalablement ces malades pendant trois jours.Elle n\u2019est pas corrigée par le Glucagon, elle est atténuée par l\u2019administration préalable de Cortisone.Elle est corrigée par injection intraveineuse de fructose.Le dosage concomitant de l\u2019insulinémie ne montre aucune élévation de cette dernière, ce qui élimine une action de l\u2019alcoo! sur la sécrétion pancréatique.Dans des travaux ultérieurs, Arky et Freinkel ont démontré que l\u2019hypoglycémie apparaissait constamment chez des volontaires sains ayant accepté de jeûner préalablement pendant trois jours.À ce moment, ces sujets présentaient une nette élévation de leurs acides gras non estérifiés du plasma, traduisant une utilisation préférentielle des graisses®.En revanche, en cas de diabéte insulinoprive, cette hypoglycémie est obtenue aprés une nuit de jeûne 2.Ainsi le pouvoir hypoglycémiant de l\u2019alcool est une donnée constante.B \u2014 Les travaux expérimentaux de Madison ont précisé, chez le chien jeûnant depuis 48 heures, et porteur d\u2019une anastomose portocave chronique ter- mino-latérale, les conditions de cette hypoglycémie grâce à la détermination simultanée de la production du glucose par le foie (produit du débit sanguin hépatique par la différence des glycémies arté- rio-veineuses) et de l\u2019utilisation périphérique du glucose.L\u2019alcoolémie provoquée par voie veineuse entraîne une forte diminution progressive de la première et une inhibition modérée mais immédiate de la deuxième.La glycémie artérielle est la résultante de cette double action.On commence à saisir pourquoi certains sujets peuvent être réfractaires à l\u2019hypoglycémie alcoolique, pour peu que la balance de ces effets ne soit pas égale '\u201d.C \u2014 In vitro, Field et coll.avaient montré dès 1963, sur des préparations isolées de foie de rat mises en présence de petites quantités d\u2019alcool 1074 éthylique, une nette diminution de la synthèse de glycogéne à partir du glucose ; la conversion du pyruvate 14 C en glucose était réduite !°.Freinkel et coll.avec des protocoles voisins confirmaient ces faits en 1965 et montraient que dans certaines conditions la production de glucose à partir d\u2019alanine 14 C était déprimée ainsi que la production de 14 C02.Ces faits semblaient en rapport avec des modifications du rapport diphosphopyridine nucléotide réduit/diphosphopyridine nucléotide.Ces données exigent, avant d\u2019aller plus loin, un bref rappel du catabolisme de l\u2019alcool.* * * OXYDATION HEPATIQUE DE L\u2019ALCOOL ÉTHYLIQUE 1% Le foie est le lieu essentiel de l\u2019oxydation de l\u2019alcool.Le premier temps est la transformation dans le cytoplasme de l\u2019alcool en acétaldéhyde, grâce à la déshydrogénase alcoolique en présence de nico- tinamide adénine dinucléotide (N.A.D.).Ce N.A.D.est réduit en N.A.D.H2, qui ne peut franchir la barrière nitochondriale pour bénéficier d\u2019une réoxy- dation par le flavoprotéine cytochrome, principal agent intramitochondrial d\u2019oxydation.Le deuxieme temps du catabolisme de alcool est la transformation de l\u2019acétaldéhyde en acétate grâce à l\u2019acétal- déhyde déshydrogénase, toujours en présence de N.A.D.réduit en N.A.D.H2; cet acétate s\u2019unira au coenzyme A pour donner l\u2019acétylco A qui suivra la voie habituelle du pool commun, en particulier vers le cycle de Krebs.Pour obtenir la réoxydation de NADH2 cxtra mitochondrial en NAD, quatre réactions enzymatiques sont utilisables: 1) réduction du pyruvate en lactate; 2) réduction du 1.3 diphosphoglycérate en tri- phosphoglycéraldéhyde; 3) réduction de phosphodihydroxyacétone en L.alpha glycérophosphate; 4) réduction de l\u2019acétoacétate en béta-hydroxybu- tyrate.Or les mitochondries peuvent accepter et réoxyder les deuxièmes termes des réactions 3 et 4 en phos- phodihydroxyacétone et acétoacétate qui traversent la membrane mitochondriale et peuvent assurer la régénération de NADH2 extramitochondrial.En dépit de ces possibilités de réoxydation du NADH2, le catabolisme de l\u2019alcool dans le foie entraine une élévation du rapport NADH2 \u201cNAD qui est de deux a quatre fois supérieur aux L'UNION MÉDICALE DU CANADA chiffres normaux; or cette élévation est encore supérieure dans les foies des animaux soumis au jeûne, car le jeûne entraîne lui aussi et à lui seul une NADH2 augmentation du rapport NAD.De nombreux arguments tendent a démontrer que l\u2019élévation de ce rapport est responsable du blocage de la néoglucogénèse hépatique; le cycle de Krebs est ralenti, puisque le NAD est indispensable à la plupart des réactions de ce cycle, en particulier le passage de l\u2019alpha cétoglutarate au succinate, et du malate à l\u2019oxaloacétate.Les expériences in vitro citées plus haut sont autant de preuves de la dépression de ce cycle citrique; en outre, Madison et ses collaborateurs ont montré que chez le chien subissant une perfusion d\u2019alcool, l\u2019hypoglycémie n\u2019est pas corrigée par adjonction d\u2019alphacétoglutarate ou de glutamate; de plus l'alcool inhibe la déshydrogénase glutamique, perturbant la désamination du glutamate en alphacétoglutarate.À l'inverse l\u2019adjonction de bleu de méthylène qui oxyde le NADH2 prévient la chute du débit glucosé hépatique et même améliore ce dernier lorsqu\u2019elle est faite après la perfusion d\u2019alcool 18 19, L\u2019augmentation de la production d\u2019acide lactique à partir de l\u2019acide pyruvique empêche la transformation de ce dernier en phosphoénulpyru- vate, premier stade de la néoglycogénèse.Le glycérol produit dans le tissu adipeux est utilisé comme source de glucose dans le jeûne normal, ., .NADH?2 mais l\u2019augmentation du rapport \u201cNAD Provoque par l\u2019alcoo] bloque le métabolisme du glycérol et entraîne une accumulation d\u2019alphaglycérophosphate.La seule voie qui reste ouverte à l\u2019acétylcoA produit par l\u2019oxydation de l\u2019alcool est celle de la synthèse des acides gras; ceci explique la fréquence avec laquelle on retrouve une stéatose hépatique dans les hypoglycémies alcooliques.Au total, l\u2019alcool bloque la néoglucogénèse d\u2019origine protidique et lipidique; lorsque le sujet est normalement nourri, son foie a une charge glycogénique maximale, et il est réfractaire à l\u2019hypoglycémie alcoolique.À l\u2019inverse, si le sujet a longuement jeûné, il va vivre de l\u2019utilisation de ses graisses de réserve; l\u2019oxydation de l\u2019alcool va inverser le courant de la lipolyse, les réserves du foie en glycogène sont basses et la formation du glycogène à partir des corps à trois atomes de carbone devient impossible au stade précédant le renouvellement du glucose 6 phosphate intrahépatique; l\u2019hypoglycémie alcoolique peut alors survenir !.11.18, 18,19, Par contre, les obèses sont réfractaires à celle-ci, même avec des doses considé- TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 rables d'alcool, et cela parce qu\u2019ils ont de meilleures réserves glycogéniques et qu\u2019ils ont recours plus longtemps que les sujets normaux à la néogluco- génèse protidique et glucidique; en effet leur taux plasmatique d\u2019acides gras non estérifiés et de soma- thormone s\u2019élève moins pendant le jeûne que celui des sujets témoins, qui utilisent plus rapidement leurs graisses de réserve * 8.Tout ceci n\u2019explique cependant pas la rareté de l\u2019hypoglycémie induite par l\u2019alcool chez l\u2019éthylique, d\u2019autant plus que l\u2019oxydation de l\u2019éthanol par l\u2019al- coolodéhydrogénase n\u2019est guère rapide, de l\u2019ordre de 80 mg/Kg/heure.Trémolières et ses coll.ont démontré dans la dernière décennie l\u2019existence de systèmes péroxyda- siques parallèles, assurant une oxydation beaucoup plus rapide de l\u2019alcool.Les travaux de Dorf ont suggéré que des voies métaboliques accessoires mettaient à l\u2019abri de l\u2019hypoglycémie alcoolique la plupart des éthyliques.Il a, en particulier, comparé cinq sujets ayant présenté de tels accidents à six qui leur étaient comparables par l\u2019importance de la dénutrition, du jeûne et de l\u2019ingestion alcoolique, mais qui en étaient restés indemnes.Or ces « témoins » présentaient tous des activités plasmatiques péroxydasiques ou ribonucléa- siques importantes qui s\u2019élevaient sous alcoolémie provoquée, sans apparition d'hypoglycémie.Les cinq malades ne présentaient pas d\u2019activité paroxy- dasique, sauf un qui n\u2019avait manifesté qu\u2019une hypoglycémie modérée (0,60 g % ) * °.Le traitement de l\u2019hypoglycémie alcoolique doit être précoce: dès les prélèvements effectués, il faut injecter 50ml de sérum glucosé hypertonique à 30%.Si le réveil n\u2019est pas immédiat, il est nécessaire d\u2019installer une perfusion de sérum glucosé à 10%.Si le réveil est obtenu, il n\u2019est pas inutile de laisser une perfusion de sérum glucosé isotonique qui servira de véhicule au chlorure de potassium (6 a 8 g/24 heures).L\u2019insuline est bien entendu formellement contre-indiquée.Enfin, l\u2019injection de bleu de méthylène devrait être bénéfique, si l\u2019on en juge par les résultats expérimentaux de Madison '°.Résumé Le coma hypoglycémique provoqué par l\u2019alcool éthylique est une entité clinique bien définie, souvent méconnue et qui pourrait être plus souvent dépisté si des dosages simultanés de la glycémie et d\u2019alcoolémie étaient faits dans tout présumé coma hypoglycé- mique ou alcoolique.1075 Le coma apparaît habituellement chez des sujets en dénutrition et qui ont jeûné depuis 24 à 48 heures tout en ayant absorbé des quantités variables d\u2019alcool.L\u2019état d\u2019inconscience est profond avec habituellement hypertonie musculaire, mais sans diaphorèse, tachycardie et hypertension.Les dosages de la glycémie et de l\u2019alcoolémie signent le diagnostic et le traitement aux solutés glucosés, entraînent le réveil rapide du patient.La biopsie du foie témoigne d\u2019un vidage du glycogène avec légère stéatose et fibrose hépatique, mais sans cirrhose.Le mécanisme de ces hypoglycémies semble être la suppression de la néoglycogénèse hépatique d\u2019origine protidique et lipidique.L\u2019insulinémie normale ne favoriserait pas une action de l\u2019alcoo!l sur la sécrétion pancréatique comme étiologie de ces hypoglycémies.Des travaux récents suggèrent l\u2019existence de voies métaboliques accessoires, permettant l\u2019oxydation rapide de l\u2019alcool.Ces systèmes « peroxyda- siques parallèles » assureraient une protection supplémentaire aux alcooliques dénutris et ceux qui en sont relativement démunis seraient d\u2019autant plus exposés aux hypoglycémies alcooliques.Summary Hypoglycemic coma caused by ethyl alcohol is a well defined clinical entity, often unrecognized but which can be easily detected by determining blood sugar and blood alcohol levels simultaneously in all cases of suspected hypoglycemic or alcoholic coma.Coma usually occurs in undernourished subjects, after a 24 to 48 hours fast, who have inbibed varying amounts of alcohol.A state of deep unconsciousness is commonly accompanied by muscular hypertonia but without dia- phoresis, tachycardia or hypertension.Blood sugar and blood alcohol levels are the clues to diagnosis and treatment with a glucose solution rapidly reawakens the subject.Liver biopsy shows an absence of glucogen, with slight fatty infiltration and hepatic fibrosis but without cirrhosis.The mecanism of hypoglycemia appears to be the suppression of hepatic neoglycogenesis from proteins and lipids.The normal blood insulin levels which are found suggest that alcohol does not act through an increased pancreatic secretion in order to explain the hypoglycemia.Recent work suggests the presence of accessory metabolic pathways which permit the rapid oxidation of alcohol.Such parallel peroxidasic systems would assure added 1076 protection to undernourished alcoholics but those subjects who are relatively deficient would be more exposed to alcoholic hypoglycemias.BIBLIOGRAPHIE 1.Arky, R.A., Abramson, EA.et Freinkel, N.: Alcohol hypoglycemia.VII.Further studies on the refractoriness of obese subjects.Metabolism, 17: 977, 1968.2.Arky, R.A.et Freinkel, N.: Alcohol hypoglycemia.Arch, Int.Med., 114: 501, 1964.3.Arky, R.A.et Freinkel, N.: Alcohol hypoglycemia.V.Alcohol infusion to test gluconeogenesis in starvation, with special reference to obesity.New Eng.J.Med., 274: 426, 1966.4.Arky, R.A., Veverbrants, E.et Abramson, EA.Irreversible hypoglycemia.A complication of alcohol and insulin.JAMA, 206: 575, 1968.5.Demoura, M.C., Correla, J.P.et Madeira, F.Clinical alcohol hypoglycemia.Ann, Int.Med., 66: 893, 1967.6.Deparis, M., Leduc, R., Manigand, G., Auzépy, Ph.et Delluc, G.: Le coma hypoglycémique provoqué par absorption d\u2019alcohol chez l\u2019adulte.Remarques cliniques et pathogéniques à propos d\u2019une observation.Rev.Alcool, 12: 104, 1966.7 Deparis, M., Manigand, G., Auzépy, Ph., Levillain, R.et Chelloul, A.: L\u2019hypoglycémie alcoolique.Rev.Int.Hépat., 16: 1111, 1966.8.Dorf, G.L\u2019hypoglycémie induite par l'alcool chez l\u2019adulte (hypoglycémie postalcoolique).A propos de 11 observations.Thèse de médecine \u2014 Paris, 1967.9.Dorf, G., Tutin, M, Riquois, Ÿ.et Bour, H.: L\u2019hypoglycémie postalcoolique de l'adulte.Considérations cliniques, biologiques et physiopathologiques à propos de six observations.Presse Méd., 75: 1831, 1967.10.Field, J.B., Williams, HE.et Mortimore, G.E.: Studies on the mechanisms of ethanol induced hypoglycemia.J.Clin.Invest., 42: 497, 1963.11.Freinkel, N., Arky, R.A, Singer, DL, Cohen, AK.Bleicher, S.J., Anderson, J.B., Silbert, CK.et Foster, A E.: Alcohol hypoglycemia.IV: Current concepts of its pathogenesis.Diabetes, 14: 350, 1965.12.Freinkel, N., Cohen, A K., Arky, R.A.et Foster, AE: Alcohol hypoglycemia.II: A postulated mechanism of action based on experiments with rat liver slices.J.Clin.Endocr., 25: 76, 1965.13.Freinkel, N., Singer, D.I., Arky, R.A, Bleicher, S.J., Anderson, J.B.et Silbert, C.K.: Alcohol hypoglycemia.IL Carbohydrate metabolism of patients with clinical alcohol hypoglycemia and the experimental reproduction of the syndrome with pure ethanol.J.Clin.Invest., 42: 1112, 1963.14.Hazard, J., Kleinknecht, D., Imbert, J.C., Husson, R.et Domart, A: Hypoglycémie et intoxication éthylique aiguë Path.Biol, 14: 736, 1566.15.Hed, R.et Nygren, A.: Alcohol induced hypoglycemia in chronic alcoholic with liver disease.Acta Med.Scand., 183: 507, 1968.16.Kahlil, M.E., Brown, H.et Bobhson, HL.Post alcoholic hvvoglycemia versus islet cell tumor.Gastroenterol., 46: 467, 1964.17.Lochner, A., Wulff, J.et Madison, L.L.: Ethanol induced hypoglycemia.I: The acute effects of ethanol on hepatic glucose output and peripheral glucose utilization in fasted dogs.Metabolism, 16: 1, 1967.18.Madison, L.D.: Ethanol induced hypoglycemia.Advances in metabolic disorders, 1968, 3, 85.Acad.Press edit., London.19.Madison, L.L., Lochner, A.et Wulff, J.: Ethanol induced hypoglycemia.Il: Metabolism of suppression of hepatic gluco- neogenesis.Diabetes, 16: 252, 1967.20.Mainguy, J.: L\u2019hypoglycémie alcoolique (remarques cliniques et rappel physiopathologique a propos de trois observations).Trèse de médecine, Paris, 1969.21.Maugard, A: Variations de la glycémie chez les alcooliques.Thèse de médecine, Paris, 1963.22.Neame, PB.et Joubert, S.M.: Post alcoholic hypoglycemia and toxic hepatitis.Lancet, 2: 893, 1961.23.Verdy, M.et Thuot, R.: Effet de l\u2019éthanol sur la glycémie des diabétiques.Union Méd.Canada, 98: 1299, 1969.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ms Hiétittétictisu tu Mis LE SYNDROME DE LA « MARIONNETTE JOYEUSE » Fahed HALAL' et Jean CHAGNON ?INTRODUCTION Depuis la description en 1965, par Angelman *, du syndrome de « puppet children », il n\u2019y eut que quelques rares descriptions similaires; on en compte onze (11) au total.Il nous a paru alors opportun de rapporter une autre observation d\u2019« enfant marionnette », cadrant parfaitement avec la description de ce syndrome: retard mental, épilepsie, démarche ataxique, hypotonie, microcéphalie avec dépression horizontale à l\u2019occiput, anomalies oculaires et pro- tusion de la langue; le dernier signe caractéristique retrouvé est le rire facile et fréquent, en spasmes, qui a permis à Bower et Jeavons ?de donner à ces enfants \u2014 et à juste titre \u2014 l\u2019appellation de marionnettes heureuses (happy puppets) (Fig.1).J?# Fig.1 \u2014 Le patient âgé de quatre (4) ans à l\u2019occasion d\u2019un rire spasmodique (la reproduction est autorisée par la mère de l\u2019enfant).Observation Histoire du patient Il s\u2019agit du dernier-né d\u2019une famille de cinq (5) enfants, le père et la mère étant âgés respectivement 1 Résident en pédiatrie, hôpital Notre-Dame et hôpital Sainte-Justine (1974-75).2 Pédiatre, hôpital Notre-Dame.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 de trente (30) et vingt-huit (28) ans.Il n\u2019y a pas d'histoire de retard mental ni d\u2019épilepsie et le seul point positif des antécédents familiaux est le déces d\u2019une sœur par méningite à six (6) mois.La grossesse et l\u2019accouchement se sont déroulés sans incident, le poids à la naissance était de 2,724 grammes (6 lbs); la période néonatale a été marquée par quelques troubles respiratoires fugaces.Quinze (15) jours avant la première hospitalisation, la mère rapporte que son enfant avait commencé à présenter des crises d\u2019extension de la nuque accompagnées parfois de raideur des membres inférieurs.À l'examen (à 4 mois) on est en présence d\u2019un bébé irritable qui bouge également ses quatre (4) membres avec un Moro toujours présent et vif.Il est incapable de soulever sa tête ou son tronc du plan du lit en position ventrale.Il réagit à la lumière et au bruit, mais ne suit pas des yeux; le périmètre crânien est de 39 cm et le poids de 5 kg.Durant son séjour à l\u2019hôpital, on note des épisodes très fréquents de myoclonie des membres supérieurs avec révulsion des globes oculaires, ainsi que des crises très brèves (quelques secondes) de contraction des muscles extenseurs de la nuque.Les fundis vus sous anesthésie générale montrent une atrophie optique bilatérale (docteur Roch Gagnon).Un premier E.E.G.objective un processus épileptique extrêmement actif prédominant a droite.L\u2019E.E.G.de contrdle, quelques jours plus tard, est presque identique si ce n\u2019est la légère diminution de l\u2019activité épileptique.Le reste de l\u2019investigation est normal : chromatographie des acides aminés urinaires, muco- polysaccharides dans les urines, inclusions cytomé- galiques, réaction de Sabin et Feldman pour toxoplasmose, glycémie, calcémie, bilan phosphocalcique, transaminases, F.S.C., ponction lombaire.Le P.E.G.montre des ventricules latéraux grandement dilatés dans toutes leurs portions: le ventricule gauche est plus grand que le ventricule droit, un troisième ventricule très dilaté et un quatrième ventricule dilaté.L\u2019impression diagnostique à ce moment-là était celle de séquelles d\u2019encéphalopathie néonatale.Le patient a son congé et reçoit du phénobarbital 5 mg/ kg/24 h.Il est revu à l\u2019âge de seize (16) mois pour pneumonie et anémie ferriprive.Il est incapable de 1077 tiles dain] s'asseoir et de marcher, peu intéressé à l\u2019entourage, hypotonique et il ne dit pas mot.Son périmètre crânien est de 42 cm (microcéphalie) (50° percentile de 4 mois).Son poids est de 9 kg 500, sa taille 75 cm.La fontanelle antérieure est déjà fermée, les réflexes ostéo-tendineux faibles; on signale la présence d\u2019un nystagmus horizontal intermittent et de strabisme convergent bilatéral possible.L\u2019E.E.G.ne montre aucune activité épileptique; un rythme de 3-5 cycles/sec.s\u2019inscrit de façon diffuse avec une activité de fond irrégulière de 6-7 cycles/sec.au niveau des régions postérieures.À deux ans, son périmètre crânien est resté stable à 42 cm depuis sa dernière visite.Il ne s\u2019asseoit ni ne marche à quatre ans et on ne constate aucun progrès psychomoteur.Cependant, en plus du tableau clinique décrit à l\u2019âge de seize mois, on note: une hypersalivation, des mouvements désordonnés, saccadés et parfois répétitifs des quatre membres, ainsi que des rires spasmodiques spontanés ou facilement déclenchés par des stimulis de faible intensité (Fig.1).L\u2019E.E.G.montre, tout au plus, une légère dysfonction lente diffuse pouvant témoigner d\u2019une instabilité des centres régulateurs sous-corticaux.ÉTIOLOGIE « Pour créer une marionnette, il faut: imaginer, dessiner, tailler, couper, modeler, sculpter, broder, peindre.» (Jules Romain).Il n\u2019en est pas de même de la marionnette d\u2019Angelman dont l\u2019étiologie reste tout à fait obscure.Aucune anomalie de la grossesse, de l\u2019accouchement ou de la période néonatale ne peut être impliquée (Tableau I), et la tentative de Berg et Pakula * d\u2019en faire une maladie génétique possible reste sans confirmation.La sœur aînée du malade, décrit par ces auteurs présentait de l\u2019épilepsie, mais elle était tout à fait normale par ailleurs et, sauf un cas de mongolisme dans la nombreuse fratrie (dix) du premier cas, aucun autre enfant n\u2019était considéré comme anormal (Tableau T).CLINIQUE ET EXAMENS COMPLÉMENTAIRES Le retard moteur, assez évident dès les premiers mois de la vie de l\u2019enfant, est l\u2019un des signes amenant les parents à consulter, le second étant les convulsions.Le retard psychomoteur est important (Tableau 11); la majorité des patients ne marchent pas seuls et, s\u2019ils le font, n\u2019exécutent que quelques pas ataxiques rappelant la marche des marionnettes.Tous les malades décrits \u2014 sans exception \u2014 ne parlent pas et leur vocabulaire consiste uniquement cn mono ou bisyllabes prononcées sans la moindre signification.1078 Les convulsions apparaissent, en général, à la fin de la première année ou un peu après (Tableau IIT) et notre malade serait le premier de la série à les manifester dès la période néonatale.La moitié à présenté des spasmes infantiles ou l\u2019équivalent, mais sans évidence d\u2019hypsarithmie à l\u2019E.E.G.Les autres modes de présentation sont des myoclonies, des crises localisées ou généralisées.L\u2019hypotonie et les mouvements saccadés des membres supérieurs complètent le tableau neurologique.L\u2019atrophie optique bilatérale avec cécité, qu'on retrouve chez notre patient, est peu commune; seuls le premier malade d\u2019Angelman et le nôtre en sont atteints (Tableau TV).S'agit-il d\u2019une manifestation extrême du syndrome?Cette atrophie optique était précoce dans le cas présent (4 mois) comparativement à l\u2019autre (18 mois).La proéminence des joues et la protusion de la langue, parfois à un degré inhabituel, sont deux autres signes souvent observés ; nous en verrons plus loin l'explication (Fig.2).Fig.2 \u2014 Le patient à l'âge de seize (16) mois.À noter: la microcéphalie, la proéminence des joues et la protusion de la langue (la reproduction est autorisée par lu mère de l\u2019enfant).Quant au rire en spasmes, il peut précéder ou suivre de près une convulsion ou en être tout à fait indépendant.Si le rire est absent, le sourire abondant ne manque pas et, chez notre patient, est tel qu'une infirmière le décrivait comme un enfant qui « pleure en riant » (Fig.3).La microcéphalie est présente chez les deux tiers des cas et la brachycéphalie chez un tiers.Même chez les normocéphales, l\u2019angle basal est tres diminué (Tableau V).résultat d\u2019une inclinaison verticale L'UNION MÉDICALE DU CANADA | i 1 H = O = m © On ] TABLEAU 1 c HISTOIRE DES CAS \u2014 rm m Auteurs : Angelman, 1965 Bower et Jeavons, 1967 Berg et Mayo, Nelson, Townsend, Moore et Jeavons, Cas © Pakula, 1972 février 1973 avril 1973 présent > Cas: 1 2 3 1 2 1 1 2 3 z 2 1 Age lorsque 544 5 6 7 7 6% 5% 2 2 9/12 9 4 4 rapporté (années) Fratrie 10 2 2 1 3 1 2 0 2 1 2 demi-frères 4 Histoire familiale 1 nil nil mort néo- grand mal nil nil nil nil nil petit mal 1 sceur mongole natale sœur aînée chez décédée lésion céré- 2 cousins de méningite brale à la maternel à 6 mois naissance Grossesse ?hydramnios ?normale normale contact, normale normale vomissements normale rubéole a incoercibles 12 sem.Durée de la ?terme terme terme 44/52 40/52 36/52 ?terme grossesse Accouchement normal ?normal normal normal normal normal normal normal normal normal normal Poids de naissan- 2350 2950 2830 3968 4053 3345 2970 2960 2960 3600 2350 2724 ce en grammes Sexe F F M F M F F F M M M M Période néonatale normale succion dort ?irritable, normale normale difficultés pneumonie; boit convulsions faible, beaucoup boit alimentaires boit lentement, régurgite lentement lentement régurgite Age des parents ?père: 30 ?père: 30 à la naissance mère: 28 mère: 28 ?= non mentionné.6/01 TABLEAU II DEVELOPPEMENT PSYCHOMOTEUR Auteurs Angelman, 1965 Bower et Jeavons, Berget Mayo, Nelson, Townsend, Moore et Jeavons, Cas 1967 Pakula, février 1973 avril 1973 présent 1972 Cas I 2 3 1 2 1 1 2 3 1 2 A souri 412 ?3 2 112 5 3 4 à l\u2019âge de (mois) S\u2019est assis 24 12 18-24 9 12 ?12 12 non 8 17 uou à l\u2019âge de (mois) A marché non 5 6 ?2 4 non non non fait non non à l\u2019âge de avec avec quelques (années) aide aide pas à 9 ans Parole abs.abs.abs.abs.abs.abs.abs.abs.abs.abs.abs.abs.Retard sév.sév.sév.sév.sév.sév.sév.sév.sév.sév.sév.sév.mental ?= non mentionné abs.\u2014 absence sév.\u2014 sévère TABLEAU IIIT HISTOIRE ET SIGNES NEUROLOGIQUES Auteurs Angelman, 1965 Bower et Jeavons, Berget Mayo, Nelson, Townsend, Moore et Jeavons, Cas 1967 Pakula, février 1973 avril 1973 présent 1972 Cas 1 2 3 1 2 1 1 1 2 Début des 18 36 30 10 22 24 12 21 12 30 42 4 convulsions (mois) Spasmes oui non oui oui oui oui ?non non oui infantiles Autres gén.gén.gén foc.foc.gén.myoclo- twit- ?gén.myoclo- myoclo- convulsions + + nies ching nies + nies 4 gén.gén.gén, gén.Hypotonie oui oui oui oui ?oui non oui non oui oui oui Réflexes aug.aug.aug.nor.nor.nor.?nor.nor.nor.à faibles Marche non ata.ata.ata.ata.ata.non non ata.ata.non Mouvements oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui oui saccadés membres supérieurs ?non mentionné gén.= généralisées foc.= focales aug.= augmentés nor.= normaux ata.= ataxique marquée de la base du crâne qui fait que la selle turcique, au lieu de regarder vers le haut comme il se doit, regarde vers l\u2019occiput.Il en résulte une croissance du crâne diminuée en antéropostérieur mais normale ou augmentée en hauteur.Notre petit patient avait déjà, à l'âge de quatre mois, un angle basal de 120° (la normale étant de 135° a 137°) malgré une configuration et un périmètre crâniens acceptables pour l\u2019âge.Cette inclinaison de la base du crâne, associée chez certains à une hypoplasie du maxillaire supérieur, expliquerait la facilité apec laquelle ces enfants sortent leur langue, de conclure Angelman.Il reste à noter qu'en aucun cas, il n\u2019y eut présence de crâniosynostose aux radiographies simples du crâne.La pneumo-encéphalographie 1080 objective une dilatation des ventricules latéraux témoignant d'une certaine atrophie corticale, avec parfois dilatation associée du troisième ou du quatrième ventricule, ou des deux, comme dans le cas présent.L'électroencéphalogramme, dans ce syndrome, mérite une attention particulière: la plupart des E.E.G., ou presque tous, montrent des pointes-ondes de haute amplitude, bilatérales, symétriques et synchrones, la composante lente étant à 2 cycles/sec., légèrement en deçà de la fréquence habituelle du petit mal.Les décharges sont très abondantes, occupent le plus souvent plus de cinquante pour cent (50%) du temps de l\u2019enregistrement, quatre- vingt quinze pour cent (95%) dans l\u2019un des cas de Bower et Jeavons 7.Ces pointes-ondes a 2 cycles/ L'UNION MÉDICALE DU CANADA TABLEAU IV SIGNES PHYSIQUES Bower et Jeavons 1967 Auteurs Angelman 1965 Berg et Pakula Mayo, Nelson, Townsend Moore et Jeavons Cas février 1973 avril 1973 présent 1972 Cas Blond Microcéphalie Dépression occipitale Yeux bleus Pigment à la / / choroïde Atrophie bila- par- par- optique térale tielle tielle + \u2014_ \u2014 Sourd \u2014 _ Aveugle Joues proéminentes Langue sortie Rire présent absent non mentionné diminué augmenté 8 a Fig.3 \u2014 Le patient à l\u2019âge de quatre (4) ans.Rire spasmodique provoqué par un stimulus douloureux (la reproduction est autorisée par la mère de l\u2019enfant).sec.se rencontrent dans d\u2019autres formes d\u2019épilepsie, selon Moore et Jeavons 5: les spasmes infantiles, le syndrome de Lennox et l\u2019épilepsie myoclonique de l'enfant en sont des exemples; mais dans ces derniers les décharges ne sont pas monorythmiques.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 1 ?+ + + normal normal 1 + + + ?Jala macula + 2 + + + + + / normal normal \u2014 bilatérale + + sourires sourires fré- fréquents quents Une dernière caractéristique serait la présence d\u2019ondes thêta, symétriques surtout entre quatre et six Hz.On sait que cela n\u2019est pas inhabituel chez l\u2019enfant mais l\u2019incidence de ce rythme thêta, d\u2019après Nelson et Mayo *, semble être particulièrement élevée chez les enfants marionnettes; de plus, ce rythme est moins influencé par le changement du niveau de conscience ou par les circonstances environnantes.Quant à l\u2019étiologie du rire en spasmes, rappelons que des pointes-ondes sont apparues durant ces épisodes chez un des patients d\u2019Angelman.Les E.E.G.de notre malade ne font pas exception: a) on note, aux premiers, un processus épileptique très actif, sous forme de pointes rapides ou de pointes lentes, isolées ou couplées à une onde lente irrégulière de voltage moyen ou élevé à la fréquence de 2.5 à 5 cycles/sec.; b) à l\u2019éveil, ces E.E.G.révèlent une activité de fond consistant en ondes lentes thêta à 4-6 cycles/ sec, entremêlées avec des ondes plus lentes de 1.5-2 cycles/sec.; c) graduellement et, sous thérapie anticonvulsi- vante, se manifeste une amélioration de l\u2019électro- génèse. TABLEAU V EXAMENS COMPLÉMENTAIRES Auteurs Angelman Bower et Berg et Mayo, Nelson, Townsend Moore et Jeavons Cas 1965 Jeavons 1967 Pakula février 1973 avril 1973 présent 1972 Cas 1 2 3 1 2 1 1 2 3 1 2 1 Chromosomes nor- nor- nor- nor- ?normaux nor- nor- nor- nor- ?normaux maux maux maux maux maux maux maux maux Aminoacidurie posi- nor- légère nor- nor- normale nor- ?nor- nor- nor- normale tive male male male male male male male E.E.G.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.p.o.3-4 2-3 2-3 2-3 2.3 3-4 214-3 2-3 2 2-3 2.5-5 c.S.CS.cs c.s.c.s.cs.c.s.cs.cs.cs.CS.Radiographie brac.brac.brac.méso- méso- brachy- ?mésati- mésati- micro- du crâne cépha- cépha- céphalie céphalie céphalie brachy- lie lie céphalie Angle basal ?122 121 132 ?129 125 120 (normal = 135°) P.E.G.dil.dil.dil.?dilatation ?ventri- des du des des ven- cules v.l.IV v.l.tricules latéraux et ventr.et latéraux très du HI du IV dilatés IIe et TVe ventricules dilatés ?= non mentionné brac.= brachycéphalie p.o.= pointe-onde vl.= ventricules latéraux TRAITEMENT ment plus de lumière sur l\u2019étiologie de ce syndrome Il n\u2019en est pas de spécifique, sauf celui des convulsions; mais, le plus souvent, leur contrôle est difficile et nécessite l\u2019usage de plusieurs anticonvul- sivants.Chez le malade ici rapporté, la réponse au phénobarbital fut dramatique et l\u2019enfant présente occasionnellement une crise généralisée, au maximum deux (2) fois l\u2019an.DIAGNOSTIC Il est surtout clinique: l\u2019association de retard psychomoteur grave, d\u2019épilepsie, d\u2019ataxie, d\u2019hypotonie, d\u2019un faciès caractéristique avec joues proéminentes et protusion de la langue, d\u2019un rire facile en spasmes, d\u2019une dépression occipitale et d\u2019un E.E.G.avec pointes-ondes bilatérales symétriques de haute amplitude de 2-3 cycles/sec.évoque le diagnostic.L\u2019atrophie optique, la pigmentation anormale de la choroide, la microcéphalie et l\u2019inclinaison de la base du crane sont des signes moins constants.PRONOSTIC Les enfants marionnettes, en raison de leur retard mental important, ne peuvent être socialement indépendants et nécessitent une aide constante de leur entourage.Une étude histologique et enzymatique du tissu nerveux de ces sujets ajouterait possible- 1082 rare.Un mot d\u2019espoir de Jules Romains qui reste un mot! «le jour où les marionnettes auront repris parmi nous la place qui leur est due, les gens qui n\u2019y pensaient plus seront bien étonnés de voir ce dont elles sont capables.» En ce jour les marionnettes joyeuses seraient « peut-être » vraiment heureuses! Résumé Un nouveau cas présentant un syndrome de « marionnette joyeuse » fait l\u2019objet de cet article.I s\u2019agit de la douzième (12°) description mondiale et de la première en français d\u2019un malade présentant ce syndrome; une revue de la littérature et une évaluation comparative complètent cette présentation.Summary There is presented a new case of this syndrome called \u201cHappy Puppet Children\u201d.This represents the twelfth case in the whole medical litterature and the first one to be reported in French.Although a classical case, it is being accompanied by a complete review of the universal literature.ADDENDUM Les auteurs soulignent que, durant la rédaction de cet article, la littérature anglo-saxonne a rappor- L'UNION MÉDICALE DU CANADA té trois autres cas de « marionnettes joyeuses » !.On en retient que l\u2019association « cheveux blonds \u2014 yeux bleus» n\u2019est pas essentiellement partie du syndrome.Ainsi, « l\u2019enfant marionnette » peut arborer cheveux et yeux bruns, selon son origine ethnique et présenter comme anomalie oculaire associée, une cataracte bilatérale 2.1M.Elian \u201cFourteen happy puppets, two new cases and a review\u201d.Clinical Pediatrics, 14: 902-907, 1975.2J.V.Massey et F.H.Roy: \u201cOcular manifestations of the happy puppet syndrome\u201d.Journal Ped.Ophtalmo., 10: 282-284, 1973.BIBLIOGRAPHIE 1.Angelman, H.: \u201cPuppet\u201d Children.A report on three cases.Developmental Medicine and Child Neurology, 7: 681-688, 1965.2.Bower, B.D.et Jeavons, P.M.: The \u201cHappy Puppet\u201d Syndrome.Archives of Diseases in Chilhood, 42: 298-302, 1967.3.Berg, J.M.et Pakula, Z.: Angelman\u2019s \u201cHappy Puppet\u201d Syndrome.American Journal of Diseases of Children, 123: 72-74, 1972.4, Mayo, Nelson, M.M., Townsend, HR.A.: \u2018Three More Happy Puppets\u201d.Developmental Medicine and Child Neurology, 15: 63-74, 1973.5.Moore, J.R.et Jeavons, P.M.: \u201cThe Happy Puppet Syndrome\u201d.Two new cases and a review of five previous cases.Neurog- pediatric, 4: 172-179, 1973.O., EVOLUTION A LONG TERME DES INSUFFISANCES MITRALES PURES OPEREES * O.BICAL, G.P.DONZEAU-GOUGE, P.GRONDIN ' et G.LEPAGE ?INTRODUCTION Depuis les travaux de Merendino 8 1959, Kay * 1962, Wooler 3 1962, Reed 1° 1965, Carpentier + ?1969, 1971, différentes techniques s\u2019offrent au chirurgien pour la correction des régurgitations mitrales à côté des interventions radicales de mise en place de prothèse.Le choix entre de telles interventions conservatrices et le remplacement valvulaire reste a l\u2019heure actuelle difficile.En effet, les inconvénients d\u2019une plastie reconstructrice (insuffisance mitrale résiduelle ou récurrente) sont à considérer en rapport avec ceux du remplacement valvulaire prothétique qui associe les complications du traitement anticoagulant à vie à celles de l\u2019introduction d\u2019un matériel inerte intracardiaque.À la suite des publications de Wooler °, Reed !!, Manhas 7 et Hanania 3, il apparaît nettement que les meilleures indications d\u2019an- nuloplastie et valvuloplastie sont l'insuffisance mitrale pure sans calcification ni sténose.MATÉRIEL ET MÉTHODES Dans cette étude rétrospective, nous avons donc sélectionné de façon rigoureuse à partir des données hémodynamiques et des constatations opératoires, les patients qui présentaient une insuffisance mitrale * Travail supporté en partie par la Fondation Jean-Louis Lévesque et favorisé par les Echanges France-Québec (coopération technique).1 Membre du département de chirurgie, Institut de cardiologie de Montréal.2 Chef du département de chirurgie, Institut de cardiologie de Montréal.Tirés à part: Gilles Lepage, M.D., Institut de Cardiologie de Montréal, 5000 est, rue Bélanger, Montréal HIT 1CB, Québec, Canada.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 (IM) à la fois pure et isolée (malade ne présentant aucune atteinte coronarienne et aucune autre maladie valvulaire).De 1964 à 1975, 1,227 patients ont été opérés à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal de leur lésion mitrale isolée.Ces patients se répartissent ainsi: \u2014 342 maladies mitrales toutes corrigées par remplacement valvulaire; \u2014 847 rétrécissements mitraux dont 768 corrigés par commissurotomie ouverte ou fermée et 79 par remplacement valvulaire; \u2014 enfin 38 insuffisances mitrales pures \u2014 32 ont subi un remplacement valvulaire, les 6 autres ont eu une annuloplastie.Le faible pourcentage des insuffisances mitrales (3%) par rapport aux pourcentages plus élevés des maladies mitrales (28%) et surtout des rétrécissements mitraux (69%) souligne l\u2019importance de la lésion mitrale sténosante isolée ou mixte par rapport aux régurgitations.La sélection de ces 38 patients a été des plus rigoureuses et des plus précises de façon à rester le plus près possible de notre but: l\u2019étude des IM pures et isolées.Les 38 patients, 23 hommes et 15 femmes, ont un âge compris entre 16 et 74 ans avec une moyenne de 46 ans.L\u2019étiologie et les lésions anatomiques trouvées sont colligées dans le Tableau I: \u2014 24 régurgitations rhumatismales (63%) se répartissant en 10 dilatations de l\u2019anneau (D.A.), 6 ruptures de cordage (R.C.), et 8 élongations de cordage; 1083 TABLFAU I L Cause = RAA M.Osler [Inconnue Total Lésion anato.D.A.10 \u2014 6 16 R.C.6 1 6 13 Autres lésions = Elong.cordage 8 1 \u2014 9 Perfor.valve Total 24 2 12 38 IM pure isolée 1964 \u2014 1975 [.C.M.\u2014 2 maladies d\u2019Osler (5%) avec dans un cas une rupture de cordage, dans l\u2019autre une perforation de valve; \u2014 enfin chez 12 patients (32%), l\u2019étiologie n\u2019a pu être affirmée de façon certaine (6 dilatations de l\u2019anneau, 6 ruptures de cordage).Ainsi les lésions anatomiques sont pour les 38 patients: 16 dilatations de l\u2019anneau, 13 ruptures de cordage et 9 élongations ou perforation de valve.L'intervention pratiquée a été chez 32 patients la mise en place d\u2019une prothèse mitrale, chez 6 patients une annuloplastie.Le type de prothèse insérée se répartit ainsi: \u2014 23 valves de Starr-Edward valves de Lillehei-Kaster valves de Beall valve de Braunwald-Cutter \u2014_\u2014 \u2014 NJ Wn valve de Hancock Parmi les annuloplasties, 4 anneaux de Carpen- tier ont été placés alors que 2 annuloplasties atypiques ont été réalisées: \u2014 l\u2019une par suture de la commissure postérieure; \u2014 l\u2019autre par plastie du feuillet mural à l\u2019aide de 4 points sur la commissure postérieure et de 2 points sur la commissure antérieure.RÉSULTATS La mortalité opératoire (Æ 30 jours) a été de 4 patients soit 10.5%.Cependant, sur une première période de 1964 à 1967, la mortalité a été de 25% (soit 3 décès sur 12 patients opérés) alors que pour la période de 1968 à 1975, elle n\u2019a été que de 3.8% (1 patient sur 26 patients opérés).Les causes de ces 4 décès ont été: \u2014 2 chocs cardiogéniques (l'un au 1\u201d jour, l\u2019autre au 2° jour postopératoire).L\u2019autopsie n\u2019a rien montré pour le premier alors qu'elle a mis en évidence un infarctus récent massif pour le second; 1084 \u2014 1 décès d\u2019insuffisance rénale aiguë au 3\" jour chez un patient de 60 ans; \u2014 enfin, | décès au 23° jour par embolic pulmonaire avec insuffisance myocardique sous traitement anticoagulant; l\u2019autopsie a mis en évidence un volumineux embol pulmonaire ainsi qu\u2019un infarctus du myocarde récent.Mortalité tardive Sur les 34 survivants à l\u2019intervention, 28 sont actuellement en vie avec une survie moyenne de 53 mois pour des extrêmes de 4 mois à 122 mois, alors que 4 patients (10.5%) sont décédés.Un patient décédé de cause accidentelle (accident ferroviaire) n\u2019a pas été retenu.Enfin, | patient a été perdu de vue.La courbe actuarielle calculée d\u2019après la méthode de Cutler et Ederer (Fig.1) montre une survie de 79% à 3 ans, 74% à 5 ans.Fig.1 Courbe actuarielle des | M pures isolées opérées 100 90 £ 2 = 80 3 Plasties et prothèses n- 38 Be 70 60 tu.030; 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 années Les causes des 4 décès sont: \u2014 2 insuffisances cardiaques aiguës: l\u2019une survenue 2 ans et 11 mois après l\u2019intervention chez un patient de 21 ans jusque là asymptomatique qui a brutalement fait un œdème aigu du poumon fatal à la suite de 2 heures de danse; l\u2019autre 1 an et 10 mois après l\u2019intervention alors que le patient avait présenté 10 mois auparavant un infarctus du myocarde.\u2014 1 patient est décédé d\u2019endocardite avec accident vasculaire cérébral 4 ans et 2 mois après l\u2019intervention alors qu'il était asymptomatique.\u2014 Enfin 1 patient est décédé 2 mois après l\u2019intervention d'un syndrome de Mendelson survenu au cours d'un changement de boitier de pacemaker.Facteurs préopératoires pouvant influencer la survie Nous avons cherché des éléments cliniques, para- cliniques, anatomiques voire chirurgicaux pouvant L'UNION MÉDICALE DU CANADA influencer l\u2019évolution à long terme des IM pures isolées opérées.Pour ce faire, nous avons établi des courbes actuarielles et pratiqué des tests statistiques utilisant le test de X 2.1.Influence de l\u2019état clinique préopératoire (classe fonctionnelle (CF) N.Y.H.A.) La Fig.2 montre la courbe actuarielle des 13 patients en CF IV et celle des 25 patients en CF II et III.Fig.2 Courbes actucrielles des | M pures isolées selon la classe fonctionnelle pré-op (NYHA) =, 77 Wome w@ mI mesons mann m= = === % survivants CFII etlil ll 8 9 10 années La mortalité opératoire est de 8% pour les patients CF II et III contre 16% pour les patients CF IV \u2014 différence non significative.Quant à l\u2019évolution à long terme, elle ne diffère pas suivant la CF préopératoire puisque environ 75% des patients dans l\u2019une ou l\u2019autre classe survivent à 5 ans.2.Influence du rythme cardiaque préopératoire La Fig.3 montre qu\u2019aucun patient en rythme sinusal avant l\u2019intervention n\u2019est décédé.Par contre, 60% des patients en fibrillation auriculaire survivent a 5 ans.Ces résultats non significatifs du fait du petit nombre de patients décédés sont malgré tout intéressants.Ils pourraient s\u2019expliquer par une atteinte plus ancienne chez les patients en FA et donc par une dégradation cardiaque plus marquée.3.Influence de l\u2019état hémodynamique préopératoire (Fig.4 et 5) Les courbes actuarielles selon la pression télé- diastolique du ventricule gauche (PTVG) préopératoire montrent une survie à 5 ans de 91% pour les patients ayant une PTVG < 12 mmHg et de 73% pour ceux dont la PTVG était > 12 mmHg.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 Fig.3 Courbes actuarielles des |M pures isolées selon le rythme pré op RS survivants % 10 années Fig.4 Courbes actuarielles des |M pures isolées selon la pression télé D V G pré-op Télé D VG 12mmHg || 9 10 années Fig.5 Courbes actuarielles des |IM pures isolées selon lindex cordicque IC 231 /mn/m?2 % survivants tu O30j.1 10 années De même les patients dont l\u2019index cardiaque (IC) est > 3.1 1/mn/m® ont une survie à 5 ans très supérieure à celle des patients dont l\u2019IC est < 3.1 1/mn/m°.Ces résultats non significatifs en raison du faible nombre de patients montrent néanmoins que la mortalité tardive semble être influencée par l\u2019état cardiaque préopératoire.Pour une fonction cardiaque encore satisfaisante (PTVG < 12 mmHg et IC > 3.1 1/mn/m°) la mortalité tardive est beaucoup plus faible que pour une fonction cardiaque déjà tres aitérée.1085 4.Influence des lésions anatomiques Nous avons étudié (Fig.6) l\u2019évolution à long terme suivant les lésions anatomiques constatées en peropératoire.L'étude des courbes actuarielles ne Fig.6 Courbes actuarielles des IM pures isolées selon le type de lésions anotomiques découvertes en per-op Z survivants 67 030; 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 années montre aucune différence.La survie à 5 ans étant d\u2019environ 67% tant pour les ruptures de cordage que pour les dilatations de l\u2019anneau.5.Influence du geste chirurgical pratiqué La courbe actuarielle (Fig.7) des annuloplasties est nettement supérieure à celle des prothèses.En effet, nous n\u2019avons enregistré aucun décès de cause Fig.7 Courbes actuarielles des | M pures isolées selon le geste pratique 1001 Plasties n=6* 90 80 % survivants 70 Prothèses n=32 60 tu | 1 ] | ] ] | | | 030; 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 années * 1 décès de cause accidentelle éliminé cardiaque après plastie; par contre, les 8 décès précoces et tardifs étaient des patients ayant subi un remplacement valvulaire.État des survivants Parmi les survivants à l\u2019intervention, 28 patients ont été réexaminés à l\u2019Institut de Cardiologie de Montréal en novembre 1975: 1 patient a été perdu de vue.L'\u2019état fonctionnel de ces 28 patients: 5 patients avec plastie et 23 patients avec prothèse 1086 valvulaire est indiqué dans le Tableau II.Le recul pour les plasties est de 6 mois à 111 mois, pour les prothèses de 4 mois à 122 mois.Tous les patients TABLEAU II Evolution de la symptomatologie fonctionnelle (NYHA) suivant la technique utilisée Plastie Prothèse n=2 1 II 1 11 n=2 n=2 n=2 111 IT 111 n=1 n=1 n=13 IV \u2018 1V IV IV n=2 n=8 PRE -OP POST-OP PRE - OP POST- OP RECUL 4 ans 2 mois {6 mois-9 ans 3 mois) RECUL 4 ons 5 mois (4 mois-10 ans 2 mois) sauf 2 sont en C.F.IT et II (18 en C.F.I, 8 en C.F.II).Les 2 seuls patients en C.F.111 ont été réopérés avec succès et sont actuellement en C.F.I.Il est intéressant de remarquer que parmi les plasties, les 2 mauvais résultats fonctionnels (1 patient reste en C.F.IT, 1 patient passe de C.F.IV à C.F.HI, chacun avec souffle de régurgitation mitrale important) ont tous les 2 subi une annuloplas- tie atypique.Par contre, toutes les annuloplasties de Carpentier ont un excellent résultat fonctionnel bien que chez 2 patients sur 3, nous ayons constaté la présence d'un souffle de régurgitation mitrale 3/6.Pour les prothèses, tous les résultats sont actuellement satisfaisants, cependant 1 malade susmentionné a été réopéré pour fuite périvalvulaire.L\u2019évolution des index cardio-thoraciques (Fig.8) montre une diminution pour l\u2019ensemble des patients Fig.8 Évolution de lindex cordio thoracique suivant lo technique utilisée ICT ICT 80o|+ !M pures isolées Prothèse Plastie 80 70 70 60 59 60 60 4ss 56 56 453 50 50 40 40 # Moyenne cart type 1 | i 1 1 1 Pré-op Post op Pre-op Post -op Pré-op Post -op 4 ans -5moss 4 ans -5 mos 4 ans -2 mos L t=1987 15 constamment ses enfants qui avaient l\u2019impression d\u2019être traités comme des chiens en entrant à la maison.Une insomnie matinale importante s'installa accompagnée d'anorexie.Puis madame exprima des sentiments d\u2019inutilité et dit qu'elle aimerait mieux se voir morte.Cela contraste avec la personnalité antérieure gaie, enjouée, vaillante et sociale de la malade.Elle se présente avec un retard psychomoteur important et une irritabilité constante.Elle dit envier les personnes qui se suicident, elle n\u2019apparaît aucunement intéressée à assister au mariage prochain de sa fille et indique qu'elle débarrassera ses proches de sa présence bientôt.Quant à son mari, elle prétend qu\u2019elle aurait pu éviter l\u2019accident, qu\u2019elle aurait dû lui conseiller d'aller voir un médecin.Il n\u2019y a pas de délire.La patiente fut hospitalisée, et une médication antidé- pressive tricyclique fut administrée.Elle présenta par la suite une amélioration importante dans les deux ou trois semaines qui suivirent.L'importance d\u2019illustrer et de discuter les vicissitudes du processus de deuil est capitale pour la compréhension du processus normal.Il permet de mettre en évidence des éléments qui normalement passent inaperçus.CONCLUSION En explorant le versant intrapsychique de la deuxième phase du deuil marquée d\u2019une longue inhibition, nous avons escamoté la première phase, celle du choc et du déni.Ce point fut déjà détaillé par Bowlby ?qui insista sur les aspects phylogénétiques et biologiques du deuil comme processus de survie contre la séparation et la rupture du lien primitif mère-enfant.Au contraire, dans cette deuxième phase, l\u2019inévitabilité de la perte est acquise.La pulsion attachée à l\u2019objet externe se déplace alors sur la représentation interne.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 Tel que souligné dans les revues de Siggins !* et Bowlby ?, la tradition psychanalytique insiste surtout sur l'introjection ou l\u2019identification à la personne disparue.Cette insistance reste ferme mais confuse, selon la remarque de Freud : « Si pour une raison ou une autre, le Ça est obligé de renoncer à un objet sexuel, le Moi en subit souvent une transformation que nous ne pouvons décrire autrement qu\u2019en disant que le Moi a retrouvé en lui-même l\u2019objet perdu, sans pouvoir donner plus de détails sur les conditions dans lesquelles s\u2019opère cette substitution » ©.Jacobson 8 note que ce processus d\u2019identification à l'objet peut se faire de différente façons, soit sur un mode régressif-fusionnel, soit sur un mode récu- pérateur-partiel.L'identification dans ce dernier cas est syntone au moi, liée aux « bons aspects » de l\u2019object, souvent segmentaire et récupératrice d\u2019une qualité dominante du décédé.Ce processus de réparation est fort différent de l\u2019identification régressive, marquée par le sadisme, chez les mélancoliques.Il existe aussi une différence entre l'incorporation précoce de l\u2019objet perdu et l'identification ultérieure à celui-ci.Abraham en parlant de l\u2019objet qui n\u2019est pas perdu mais vit en lui! réfère à notre avis à cette première phase où l\u2019objet disparu, sous l\u2019effet du choc et du déni initial est encore présent dans l\u2019endeuillé.À ce stade, l\u2019illusion de la présence joue beaucoup et ne sert qu\u2019à protéger le moi contre l\u2019intensité de l\u2019affect comme si la perte n\u2019était pas vraie.Cette incorporation joue essentiellement un rôle économique.Par ailleurs, il reste probable que ces mécanismes ont des prototypes infantiles.On sait importance que M.Klein ° accorde à la position dépressive du bébé vis-à-vis de laquelle le deuil ne serait qu\u2019une réplique.Ainsi le développement du sens de la réalité présuppose un certain deuil narcissique par lequel l\u2019omnipuissance infantile est perdue puis reprise dans une projection sur les parents dont la représentation grandiose est finalement perdue dans un deuil narcissique adolescent.Ainsi, si le moi survit à la réalité il peut survivre à l\u2019objet dans le deuil.Résumé Les processus du deuil sont abordés sous la perspective du travail interne effectué durant l\u2019inhibition de l\u2019endeuillé.Les vicissitudes du processus sont illustrées par des vignettes cliniques.Summary The work of mourning is presented with emphasis on the second phase manifested clinically by pain and inhibition.Hypothetical internal mecanisms and discussed.Alterations of the process are illustrated with clinical material.1099 BIBLIOGRAPHIE Abraham, K.: Esquisse d\u2019une histoire du développement de la libido basée sur la psychanalyse des troubles mentaux (1924).Œuvres complètes, tome II, Payot, Paris, 1973.Bowlby, J.: Processes of Mourning.Int.J.Psycho-Anal., 42: 317-340, 1961.Clayton, P., Desmarais, L.et Winokur, G.: A study of normal bereavement.Amer.J.Psychiat., 125: 168-178, 1968.Deutsch, H.: Absence of grief Psychanalyt.Quart, 6: 12.22, 1937.Freud, S.: Mourning and Melancolia (1917).The Collected Papers of Sigmund Freud, Colliers Books, New York, 1963.Freud, S.: Le moi et le ¢a (1923), p.197.Essais de Psychanalyse.Petite bibliothéque Payot, Paris, 1968.Hanus, M.: Les deuils pathologiques.Confrontations psychiatriques, 4: 49-71, 1969.1100 8.9.10.11.12.13.14.15.Jacobson, E.: Critical evaluations of the paper by Siggins.Intern, J.Psychiat., 5: 439-441, 1967.Klein, M.: Quelques conclusions théoriques au sujet de la vie émotionnelle des bébés.Développements de la Psychanalyse, éd.J.Rivière, P.V.F., 1966, Lindemann, E.: Symptomatology and management of acute grief.Am.J.Psychiatry, 101: 141-148, 1944.Parkes, C.M.: Bereavement and mental illness.Brit.J.Med.Psychol., 38: 1-26, 1965.Siggins, L.D.: Mourning: A critical survey of the literature.Intern.J.Psychiat., 5: 418-438, 1967.Volkan, V.D.: Normal and pathological grief reactions \u2014 a guide for the family physician.Virginia Med.Monthly, 93: 651-656, 1966.Volkan, V.D.: The linking objects of Pathological Mourners.Arch.Gen, Psychiat., 27: 215-221, 1972.Wretmark, G.: A study in grief reactions.Acta Psychiat.Scand., 136, 292-299, 1959.L'UNION MEDICALE DU CANADA Mie Mabie) sujet divers L\u2019'ÉVOLUTION DE L'OPHTALMOLOGIE À MONTRÉAL : Ill * Édouard DESJARDINS LE DOCTEUR ALBERT J.B.ROLLAND (1861-1889) La nomination en 1884 du docteur Albert J.B.Rolland au poste de directeur de la clinique d\u2019oto- rhino-laryngologie du dispensaire ophtalmique de l\u2019Hôtel-Dieu marque l\u2019osmose qui, pendant de longues années, va unir l\u2019ophtalmologie à l\u2019oto-rhino- laryngologie.Le prospectus annuel de l\u2019École de médecine Victoria pour l\u2019année 1888 annonce en effet que « L\u2019École, grâce au bienveillant concours des religieuses de l\u2019Hôtel-Dieu, vient d\u2019organiser un nouveau dispensaire.Le docteur A.J.B.Rolland, à qui ce service a été confié, y donnera des cliniques sur les maladies des oreilles, du nez, de la gorge et du larynx auxquelles les étudiants pourront assister.Les étudiants y auront l\u2019avantage de s\u2019exercer au maniement de l\u2019ophtalmologie et de suivre tous les cas » 1.C\u2019était pour ainsi dire l\u2019annonce de la fin du règne de l\u2019ophtalmologie comme organisme indépendant et exclusif.À partir de 1888, il y eut symbiose de toutes les spécialités médicales des maladies de la tête.Le docteur Albert J.B.Rolland fut le premier membre du département d\u2019ophtalmologie à étendre son champ d\u2019action à l\u2019oto-rhino.Né à Montréal, le docteur Rolland fit toutes ses études primaires, secondaires et universitaires dans sa ville natale.Il obtint en 1886 un doctorat en médecine de l\u2019École de Médecine et de Chirurgie de Montréal; à cette époque, celle-ci était encore indépendante.Dès qu\u2019il eût son diplôme ad practicandum, le docteur Rolland décida de devenir ophtalmologiste.Sur les conseils des professeurs Desjardins et Fou- cher, il se dirigea vers Paris où il devint assidu aux cliniques de Fauvel, de Gougenheim et de Baratoux.Il trouva une place dans le département d\u2019ophtalmologie de l\u2019Hôtel-Dieu dès son retour à Montréal, * Suite des articles sur le même sujet parus en mai et juin 1976.1.Prospectus annuel de l\u2019Ecole de Médecine et de Chirurgie de Montréal affiliée à l\u2019Université Victoria de Cobourg.Imp.de I\u2019Etendard, Montréal, 1888.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 en 1887.Les promotions ne tardaient pas pendant ces derniers moments de l\u2019École Victoria; ce qui explique l\u2019accession rapide du docteur Rolland à un poste de commande.Malheureusement, il n\u2019eut guère de temps à consacrer à son poste envié, car, de santé délicate, il mourut deux ans après son entrée en clientèle, soit en 1889.Le docteur Maxime Beausoleil, un de ses collègues de l\u2019Hôtel-Dieu, ne tarit pas d\u2019éloges sur son collègue et ami.Il exprima son admiration pour Rolland dans les lignes qui suivent : Son caractère doux, aimable, ses manières urbaines engageaient l\u2019estime de tous ceux qui venaient en contact avec lui.Il était un travailleur infatigable, un collaborateur assidu de la Gazette Médicale de Montréal.Il se complaisait dans le désordre du rédacteur en chef (M.B.).Il faisait partie du « Comité de pipe », c\u2019est-à-dire de ceux qui étaient appelés les jeunes et (qui constituaient) l\u2019espoir de l\u2019École de Médecine et de Chirurgie de Montréal.Albert Rolland rêvait sans cesse de la future prospérité de l\u2019École, car il était honnête, dévoué et loyal à son école 2, En 1889, l\u2019année de la mort du docteur Rolland, il y eut une lueur d\u2019espoir d\u2019un règlement équitable de la querelle universitaire Laval versus Montréal.LE DOCTEUR GUILLAUME-HENRI DESJARDINS (1848-1915) Le docteur Guillaume-Henri Desjardins est né a Terrebonne le 28 novembre 1848, du mariage de Pierre-Edouard Desjardins et de Joséphine Panneton.Il fit ses études secondaires au Collège Masson de Terrebonne; il s\u2019inscrivit ensuite à l\u2019École Victoria où il passa ses deux premières années de la médecine.À l\u2019âge de 18 ans, il décida de s\u2019enrôler dans le Corps des Zouaves Pontificaux Canadiens.Il prit part au combat de Castelfidardo et il fut témoin de la prise de Rome par les troupes de Garibaldi.Il occupait alors le grade d\u2019assistant chirurgien régimentaire.Ce titre lui valut l\u2019admission à la Faculté de Médecine « La Sapienza » de Rome.La guerre finie, Desjardins revint poursuivre ses études à l\u2019École Victoria qui lui décerna son diplô- 2.Maxime Beausoleil \u2014 A.JB.Rolland.Gazette Médicale de Montréal, 3: 562, 1889.1101 Loti etes Halli BRINN RY De nombreuses études' ont démontré que Bactrim Roche Bactrim Roche s\u2019est révélé plus efficace que l\u2019ampicilline pour enrayer la bactériurie chronique \"JA.M.A, 233, 5, 427-431 (1975) 3% 3% Bactrim Roche Résumé posologique Indications Infections suivantes causées par des organismes sensibles: um Infections de I'appareil génito-urinaire; cystite, pyélonéphrite, urétrite (y compris l'urétrite blennorragique sans complications), prostatite, vaginite, cervicite et salpingite aiguës, récurrentes et chroniques HE Infections de l'appareil respiratoire supérieur et inférieur (en particulier la bronchite chronique, et y compris l'otite moyenne aiguë et chronique) B Infections gastro-intestinales N'est pas indiqué dans les infections a Pseudomonas ou a Mycoplasma, ni dans les infections virales.Contre-indications En présence de lésions graves du parenchyme hépatique, de dyscrasies sanguines ou d\u2019hypersensibilité connue à la triméthoprime ou aux sulfamides, ainsi que chez les patients atteints d'insuffisance rénale grave, lorsque l'on ne peut déterminer régulièrement les concentrations sériques.Ne doit pas être administré aux nouveau-nés (surtout les prématurés) pendant les premières semaines de vie.À l'heure actuelle, il est contre-indiqué pendant la grossesse.Réactions adverses Les plus fréquentes: nausée, vomissements, troubles gastriques, rash.Moins fréquentes: diarrhée, constipation, flatulence, anorexie, pyrosis, gastrite, gastro-entérite, urticaire, céphalée et altérations hépatiques (élévation anormale des phosphatases alcalines et des transaminases sériques).Occasionnelles: glossite, oligurie, hématurie, tremblements, vertige, alopécie et élévation de l'azote uréique et de l'azote non protéique du sang et de la créatinine sérique.Altérations hématologiques transitoires et réversibles, observées chez des vieillards surtout (principales: neutropénie et thrombocytopénie; plus rares: leucopénie, anémie aplasique ou hémolytique, agranulocytose et hypopiasie médullaire).Précautions Comme pour les autres sulfamides, il convient de mesurer les risques aux avantages prévus chez les patients atteints d\u2019insuffisance hépatiue ou rénale, d\u2019obstruction des voies urinaires, de dyscrasies sanguines, d'allergie ou d'asthme bronchique.!l faut garder à l'esprit la possibilité d'une surinfection par un organisme non sensible.Posologie et administration Enfants de moins de 12 ans: Jeunes enfants - en fonction du poids Moins de 2 ans - 2.5 ml de suspension, 2 fois par jour 2 à 5 ans - 2.5 à 5 mi de suspension ou 1 ou 2 comprimés pédiatriques, 2 fois par jour 6 à 12 ans - 5 à 10 mI de suspension ou 2 à 4 comprimés pédiatriques ou 1 comprimé pour adultes, 2 fois par jour Adultes et enfants de 12 ans et plus: Posologie ordinaire - 2 comprimés pour adultes, 2 fois par jour Posologie minimum et traitement à long cours - 1 comprimé pour adultes, 2 fois par jour Posologie maximum (infections graves) - 3 comprimés pour adultes, 2 fois par jour Blennorragie sans complications - 2 comprimés pour adultes, 4 fois par jour, pendant 2 jours Dans les infections urinaires aiguës, 2 comprimés, 2 fois par jour, jusqu\u2019à ce que l'urine soit stérile.Dans les cas chroniques, 1 comprimé, 2 fois par jour, à titre prophylactique.Présentation Suspension (aromatisée à l\u2019anis).Chaque cuillerée à thé (5 ml) contient 40 mg de triméthoprime et 200 mg de suifaméthoxazol.Fiacons de 100 et 400 ml.Comprimés pédiatriques contenant 20 mg de triméthoprime et 100 mg de sulfaméthoxazol.Flacons de 100 et 500.Comprimés pour adultes contenant 80 mg de triméthoprime et 400 mg de sulfaméthoxazol.Flacons de 100 et 500.Monographie disponible sur demande.*Marque déposée de Hoffmann-La Roche Limitée ® Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée » Vaudreuil, Québec me en 1876.Après une tentative d'exercice comme omnipraticien à Montréal, il accepta l\u2019offre de son frère, le docteur Louis-Édouard Desjardins qui venait de fonder l\u2019Institut Nazareth pour les aveugles.Guillaume-Henri Desjardins épousa, le 4 février 1873, Virginie, fille de l\u2019importateur Damase Masson et de Virginie Jobin.Leur progéniture augmentant à un rythme accéléré, le docteur Guillaume-Henri Desjardins trouva bientôt la clientèle très astreignante et peu rémunératrice.Il décida d\u2019abandonner temporairement l\u2019ophtalmologie et de suivre le courant à la mode, soit l\u2019exode vers les États de la Nouvelle-Angleterre.Guillaume-Henri Desjardins ouvrit alors un bureau de médecin à Boston.Il y passa dix années de son existence.Les débuts furent très pénibles et le docteur Desjardins reçut par la suite un accueil favorable de la clientèle.Il prit une part active aux organismes sociaux et professionnels; ce qui lui valut d\u2019obtenir la présidence de la Massachusetts Medical Society et celle de la section bostonnaise de la Société Saint-Jean-Baptiste.La mort de son épouse, en 1890, et la nostalgie du Canada eurent raison de la santé de Guillaume- Henri Desjardins qui crut qu\u2019un retour au pays lui serait profitable à lui-même, à ses enfants et à sa seconde épouse, Joséphine Tebraham de Boston.Il retrouva à Montréal son frère qui tenait toujours son bureau et donnait ses cliniques à l\u2019Institut Ophtalmique, fondé en 1882-83, par les Sœurs Grises de Montréal et qui lui fit place à ses côtés tant à l\u2019Hôtel-Dieu qu\u2019à l\u2019Institut Ophtalmique.Il fit de même pour le docteur Rodolphe Boulet qui arriva à l\u2019Institut Ophtalmique vers la même époque.Le docteur Édouard Desjardins, professeur d\u2019ophtalmologie, quitta peu après l\u2019Institut Ophtalmique pour limiter ses activités à son enseignement, à sa clinique de l\u2019Hôtel-Dieu et à sa clientèle privée qu\u2019il recevait à sa résidence de la rue Bleury.Le docteur Guillaume-Henri Desjardins abandonna tôt sa participation à l\u2019Hôtel-Dieu et limita, pour cause de maladie, l\u2019expansion de sa clientèle à son bureau de la rue Saint-Denis, angle du Carré Saint- Louis.Il prit sa retraite d\u2019ailleurs en 1909.En récompense de son service militaire dans l\u2019Armée Pontificale, le docteur Guillaume-Henri Desjardins reçut, le 27 juin 1891, une médaille de bronze des mains du Général Charette.Il prononça la même année un vibrant discours à l\u2019occasion d\u2019un banquet donné aux survivants des 133 zouaves pontificaux qui s'étaient rassemblés autour de leur drapeau à l\u2019Église Notre-Dame de Montréal, avant leur 1103 A + départ pour Rome; ce drapeau leur avait été donné par Monseigneur Ignace Bourget.Le docteur Guillaume-Henri Desjardins mourut en 1915 chez sa sœur, veuve du premier doyen de la Faculté de médecine après la fusion de l\u2019École de médecine de Montréal et de la faculté de Laval, le docteur Louis-Benjamin Durocher.LE DOCTEUR RODOLPHE BOULET (1867-1935) Fils du docteur G.Boulet, qui pratiquait depuis 1854 à Joliette, le docteur Rodolphe Boulet, accomplit à Montréal une carrière professionnelle remarquable.Ses études classiques poursuivies au collège de sa ville natale, Rodolphe Boulet fit sa médecine à l\u2019Université Laval de Montréal.Attiré par l\u2019ophtalmologie, il demanda et il obtint la faveur de passer son stage d\u2019internat à l\u2019hôpital Notre-Dame dans le service du professeur de clinique ophtalmologique, le docteur Arthur-Achille Foucher.Il se rendit ensuite à New York où il étudia à la New York Poli- clinic, des États-Unis, il passa à Paris.Orienté dans ce milieu par son maître Foucher, Rodolphe Boulet se dirigea vers les centres parisiens les mieux cotés; il fut élève de Wecker et de son assistant Massil- lon, tout en fréquentant les cliniques de Lubet- Barbon, d\u2019Abadie, de Chatellier et de Panas de l\u2019Hôtel-Dieu de Paris.Il occupa aussi le poste de chef de clinique à l\u2019Hôpital des Quinze-Vingts pendant un an.Au bout de quelques années de formation postuniversitaire française, il décida de se rendre dans les milieux médicaux de Vienne, de Berlin.À Vienne, il suivit Politzer et Snitgler, Fuchs et Chiari de Berlin.À son retour à Montréal, en 1893, il fut invité à participer aux activités de l\u2019Institut Ophtalmique, fondé depuis déjà dix années et dirigé par le docteur L.E.Desjardins.Ce dernier offrit une large hospitalité au docteur Boulet et l\u2019accepta bientôt comme collaborateur à la clinique et à l\u2019enseignement.Boulet devint chef de l\u2019Institut Ophtalmologique fondé par les Sœurs Grises rue Sainte-Catherine et situé à l\u2019est de la rue Bleury.Quand le docteur Desjardins retourna à sa clinique de l\u2019Hôtel-Dieu, il offrit à Boulet de se joindre à son équipe de l\u2019hôpital.Celui-ci accepta et fit partie du service d\u2019ophtalmo-oto-rhino de 1901 à 1907.Le docteur A.A.Foucher se chargea a cette époque de lui faciliter l\u2019entrée dans le corps profes- 1104 soral de la Faculté de Médecine de Laval à Montréal.Nommé agrégé de clinique, il donna ses cours aux étudiants au dispensaire de l\u2019Institut.Le docteur Rodolphe Boulet participa à tous les mouvements sociaux de l\u2019époque.Il recueillit des postes importants, dont la présidence du Collège des Médecins et Chirurgiens de la Province de Québec qu\u2019il conserva pendant deux termes.Membre du Comité d\u2019Études, il devint, au début du XX\u201c siècle, l\u2019un des propriétaires de L'Union Médicale du Canada où il publia quelques travaux remarqués.Le docteur Rodolphe Boulet, célibataire impénitent, se retira tôt de la pratique ophtalmo-oto-rhino-laryn- gologique.Il quitta Montréal pour la Suisse où il s'installa dans un chalet situé à Pangins, petit village niché sur la rive nord du Lac Leman, entre Genève et Lausanne.Le doyen Albert LeSage écrivit à la mort de Boulet qu\u2019il venait de perdre à peu d\u2019intervalle deux amis, Louis de Lotbinière Harwood et Rodolphe Boulet qui « était une personnalité à part dans nos milieux médicaux et sociaux » *.LE DOCTEUR JULES JEHIN-PRUME Le docteur Jules Jehin-Prume, fils du grand violoniste J.Jehin-Prume et de Rosalita Del Vecchio, belges d\u2019origine, fit ses études à l\u2019Université Laval de Montréal où il obtint son doctorat en 1892.Le docteur Jules Jehin-Prume fit ses premières études de spécialisation en ophtalmologie dans le département de l\u2019Hôtel-Dieu.Il écrivit de nombreux articles scientifiques qui parurent dans L\u2019Union Médicale du Canada et dans les autres revues scientifiques.Aussi, en 1894, il publia un article sur l\u2019arthrite tuberculeuse et un autre sur la mélanose; en 1895, il écrivit sur l\u2019angine diphtérique classique et sur sa guérison par la sérothérapie; en 1896, il fournit un texte sur le traitement des affections syphilitiques; en 1897, il donna deux observations sur l\u2019ophtalmologie: l\u2019une sur les cataractes des deux yeux, l\u2019autre sur l\u2019absence congénitale des iris, en 1898 parut dans L'Union Médicale du Canada son dernier article sur l'opération de Mules.Il décida, après quelques années de pratique à l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, de se rendre à New York pour parfaire sa formation en ophtalmologie.Les maîtres qu\u2019il suivit dans cet épisode de recyclage postuniversitaire l'encouragèrent à faire carrière à 3.Albert LeSage \u2014 Rodolphe Boulet.Union Méd.Canada, 64: 113, février 1935.L'UNION MÉDICALE DU CANADA New York.TI céda à leurs instances et ouvrit une clinique ophtalmique dans cette ville.En 1904, les collègues de Montréal apprenaient que le docteur Jules Jehin-Prume avait accédé à la présidence du New York Optical Institute.Dans un moment de détente, en 1903, le docteur Jules Jehin-Prume s\u2019avisa d\u2019écrire un roman feuilleton publié dans la Revue Médicale du Canada sous le titre de \u201cNelly Brown\u201d *.Malheureusement, le roman n\u2019eut pas un grand succès.Les intéressés pourront le consulter dans les bonnes bibliothèques qui ont donné asile aux médecins canadiens dont le violon d\u2019Ingres fut le culte de la littérature.Il est difficile de retracer la suite de la carrière du docteur Jules Jehin-Prume.LE DOCTEUR CHRÉTIEN-ZAUGG (1865-1916) Le docteur Arthur-Avila Chrétien-Zaugg était le fils de Joseph Chrétien-Zaugg, marchand de Montréal d\u2019origine suisse, et de Marguerite Guimond.Il fit ses études aux collèges Sainte-Thérèse et Sainte- Marie.En 1882, il entra à l\u2019École de Médecine et de Chirurgie de Montréal; il reçut son doctorat en 1886.Il partit pour l\u2019Europe où il étudia à Paris la spécialité des yeux, des oreilles et du nez sous la tutelle des professeurs de Wecker et Masselon en ophtalmologie et Chatellier en oto-rhino.Le docteur Chrétien-Zaugg passa huit années en France.Il travailla pendant de longs mois avec Masselon à la rédaction du Traité de de Wecker.Celui-ci avait jugé l\u2019élève à sa pleine valeur et l\u2019avait fait nommer chef de sa clinique.De retour à Montréal en 1894, le docteur Chré- tien-Zaugg entra dans le service de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal où il participa à l\u2019enseignement clinique jusqu\u2019en 1901.Il se retira alors de l\u2019Hôtel-Dieu et consacra ses heures de travail à sa clinique privée.Sa réputation grandit avec une rapidité étonnante, sa renommée s\u2019étendit dans tout le pays.On se souvient encore des files de voitures qui stationnaient à la porte de ses bureaux de la rue Sherbrooke.Durant des années, il fut le spécialiste en vogue; les malades succédaient aux malades, les salles d'attente étaient combles et en 1916, les clients montaient toujours la garde dans ses salons d'attente.Homme de science tout simplement, il possédait une qualité extraordinaire, il exerçait une sorte de fascination sur ses clients; il semblait les électriser ©.4.Jules Jehin-Prume \u2014 Une nouvelle: Nelly Brown.Revue Médicale du Canada, 7: 14 et suite, juillet 1903, Montréal.5.Adrien Plouffe \u2014 Le docteur Chrétien-Zaugg.Union Méd, Canada, 45: 188-190, 1916.TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 Dans l\u2019épilepsie Tegretol maitrise les crises et atténue les troubles du caractère Références bibliographiques 1 Livingston, S.F.: Comprehensive Management of Epilepsy in Infancy, Childhood and Adolescence, Charles C.Thomas, 1972.2 Rodin, E.À., Rim, G.S.et Rennick, P.: Abstract from Program of the American Epilepsy Society Annual Meeting (6 déc.) 1973, N.Y.3 Livingston, S.F.et coll.: Carbamazepine (Tegretol) in Epilepsy Nine Year Follow-up Study with Special Emphasis on Untoward Reactions, Dis.Nerv.System 35:103-107 (mars) 1974.Guide de prescription Tégrétol® 200 mg Anticonvulsivant Propriétés Le Tégrétol exerce un effet anticonvulsif démontré.Le Tégrétol est également doué d'une action psychotrope distincte, qui améliore l'humeur et diminue l\u2019irritabilité lorsque l'épilepsie s'accompagne de troubles de comportement ou de personnalité.Le Tégrétol supprime ou atténue la douleur dans la névralgie du trijumeau, habituellement en 24 à 48 heures.Indications a) Epilepsie Epilepsie temporale (psychomotrice); comme adjuvant dans l'épilepsie secondaire ou partielle à symptomatologie élaborée, ou dans les crises secondairement généralisées.b) Névralgie Névralgie du trijumeau (tic douloureux); névralgie glosso-pharyngienne.Posologie On recommande un régime posologique que l'on augmentera graduellement, en fonction des besoins individuels.Lorsqu'on ajoute ou substitue le Tégrétol à Un autre traitement anticonvulsif, on doit réduire graduellement la posologie de l'autre, ou des autres médicaments.Épilepsie Dose d'attaque: Va - 1 comprimé (100 - 200 mg) deux fois par jour; augmenter durant 4 à 6 jours jusqu'à détermination de la posologie qui procure un effet optimal (habituellement 3 comprimés par jour).Névralgie du trijumeau Dose d'attaque: 200 mg par jour divisés en prises de 100 mg (% comprimé); augmenter d'un comprimé (200 mg) par jour jusqu'à soulagement de la douleur.il n\u2019est pas recommandé de dépasser 6 comprimés (1200 mg) par jour.La posologie doit toujours se limiter à la plus petite dose efficace possible.Réactions adverses Les réactions adverses les plus fréquemment signalées sont les suivantes: somnolence, troubles de 'accommodation, vertiges, étourdissements et troubles gastro- intestinaux.Ces réactions n\u2019apparaissent habituellement qu'à la phase initiale du traitement et une posologie faible au départ, si elle n'empêche pas entièrement ces réactions, peut souvent les réduire au minimum.Des effets sur l'hématopoïése, la peau, les systèmes génito- urinaire et circulatoire, ont été signalés bien que rarement.Les réactions adverses les plus graves, qui peuvent exiger l'arrêt du traitement, intéressent les systèmes hématologique (dyscrasies sanguines comprises), hépatique (y compris l'ictére), cutané, neurologique, cardio- vasculaire, génito-urinaire, gastro-intestinal et oculaire.Effets divers, dont fièvre et frissons, lymphadénopathie, douleurs articulaires et musculaires, crampes dans les jambes et conjonctivite.Précautions à observer On doit exercer une surveillance clinique très suivie et faire les épreuves de laboratoire habituelles avant et durant tout le traitement.La prudence s'impose chez les patients qui présentent une augmentation de la pression oculaire ou une rétention urinaire, et aussi en présence d\u2019antécédents de maladie coronarienne, de cardiopathie organique ou d\u2019insuffisance cardiaque avec oedème.Possibilité d\u2019agitation et de confusion chez les vieillards, ou de réveil d\u2019une psychose latente.Contre-indications L'utilisation concomitante d'inhibiteurs de la monoamine- oxydase (deux semaines doivent s\u2019écouler entre la dernière dose de l\u2019inhibiteur de la MAO et la première de Tégrétol); le premier trimestre de grossesse; les mères qui allaitent; patients avec antécédents de maladie hépatique ou troubles sanguins graves, ou hypersensibilité connue aux composés tricycliques.Le Tégrétol ne doit pas être administré aux femmes capables de fécondité à moins que, dans l'opinion du médecin traitant, ses avantages thérapeutiques l'emportent sur les risques possibles pour le foetus advenant une grossesse.Mises en garde Au cours de l'administration du Tégrétol, des réactions adverses graves, quoique peu fréquentes, ont été signalées: agranulocytose et anémie aplastique avec, dans quelques cas, issue fatale; leucopénie, thrombocytopénie et ictères hépatocellulaire et choléstatique ont aussi été signalés.I! importe donc d'employer le Tégrétol avec prudence et d'exercer une surveillance constante du malade par des analyses de laboratoire et des examens cliniques fréquents afin de dépister aussitôt que possible tout signe ou symptôme de dyscrasie sanguine.Traitement de l\u2019intoxication Aucun antidote spécifique n\u2019est connu.Présentation Tégrétol 200 mg: Chaque comprimé rond, blanc, rainuré dans un sens et portant le sceau «& , renferme 200 mg de carbamazépine.Flacons de 50 et 500.Renseignements complets sur demande.Geigy Dorval, P.Q.H9S 1B1 G-5052 Peu avant sa mort, il se plaignait: « Ah! je devrais écrire.Je sens que je me rouille.Autrefois à Paris, c\u2019était un plaisir de travailler.Ici, le temps manque » 8.Il mourut le 15 février 1916.LE DOCTEUR ÉDOUARD-ÉTIENNE LAURENT (1861-1939) Né à Louiseville le 1°\u201d décembre 1861 du mariage d\u2019Étienne Laurent, cultivateur, et d\u2019Emélie Dionne, Édouard-Étienne Laurent commença ses études classiques au Séminaire de Nicolet en 1873 et les termina au Séminaire de Trois-Rivières en 1881.Il fit ses études médicales à l'École Victoria où il gradua en 1888 avec le titre de docteur en médecine.Il fut accepté la même année comme interne à l\u2019Hôtel-Dieu où il succéda au docteur Théotime Couture, qui laissa sa nouvelle profession pour entrer chez les Jésuites.Le docteur Laurent ne recevant aucune aide de sa famille, dut se débrouiller pour gagner sa vie.Par bonheur, il avait étudié la télégraphie à son cours de physique et il avait joué le rôle de clerc- dentiste pendant les vacances auprès du dentiste de Louiseville.Ces connaissances lui facilitèrent un poste d\u2019assistant chez le dentiste Young, de la rue Notre-Dame, où il allait tous les jours pendant ses heures de loisir et les jours de congé.Il trouva aussi un emploi auprès de la Compagnie Great Western où il passait une partie de ses nuits à acheminer et à recevoir les télégrammes.À la fin de son internat, il fut nommé professeur de botanique et d\u2019histologie à l\u2019École de Médecine.Puis il s\u2019installa à la Pointe Saint-Charles, rue Centre.Le docteur Dubé a souligné dans sa nécrologie qu\u2019il était un des premiers médecins de Montréal à posséder son propre laboratoire d\u2019analyses chimiques et bactériologiques.Il était également assistant-chirurgien du docteur Lapthorn, gynécologue qui avait son hôpital privé rue Bishop.Il travailla sans relâche pendant quinze ans, puis partit pour l\u2019Europe étudier l\u2019ophtalmologie.Il passa deux ans auprès du professeur Lermoyer.Revenu à Montréal en 1907, il s\u2019installa rue Sherbrooke ouest.Le docteur Laurent fut le premier ophtalmo-oto- rhino-laryngologiste de l\u2019Hôpital Sainte-Justine, situé alors rue Delorimier.6.Ibid.1106 Grand admirateur des auteurs classiques, il était poète à ses heures et il publia plusieurs pièces de vers que L'Union Médicale du Canada reproduisit en mai 1939 7.Le docteur Laurent, qui signait ses poèmes du pseudonyme de Jean Nicot, mourut ie 26 mars 1939.LES DOCTEURS AUGUSTE ET PHILIPPE PANNETON (1888-1966) \u2014 (1895-1960) L\u2019histoire dc la profession a relaté a plusicurs reprises une tendance marquée au choix de la médecine chez plusieurs membres d'une même famille.Il est rare toutefois que deux frères médecins soient également tous deux écrivains et qu\u2019ils aient, l\u2019un et l\u2019autre, publié de nombreux volumes, C\u2019est le cas des frères Panneton.L\u2019aîné Auguste signa ses œuvres: Sylvain et le cadet Philippe choisit: Ringuet pour son nom de plume.Auguste et Philippe Panneton naquirent aux Trois-Rivières; leur père Ephrem était médecin et diplômé en 1882 de l\u2019École de médecine Victoria de Montréal; Auguste, né en 1888, suivit les traces de son père et il fit ses études de Médecine à l'Université Laval de Montréal, promotion de 1912; Philippe, né le 30 avril 1895, fut élève de la Faculté de Laval à Montréal où il obtint son doctorat en 1919.Si Ringuet eut une carrière polyvalente, puisqu'il fut professeur d\u2019oto-rhino-laryngologie, professeur d'histoire de la médecine, écrivain ct ambassadeur du Canada au Brésil et au Portugal où il mourut le 30 décembre 1960, Sylvain cut aussi une existence variée, car à ses activités professionnelles d\u2019oto- rhino-laryngologie, il participa à la fondation d'associations professionnelles et il adopta un second métier: celui d\u2019écrivain.Sylvain manifesta toujours une grande prédilection pour la nature et, dans presque tous ses livres, il rendit cn prose des poèmes à l\u2019adresse des beautés naturelles de la Mauricie.Dès 1932, il publia: En flânant dans les Portages.L'année suivante, Mon petit pays parut; Dans le bois, Le long de la route, Au fil de l'eau, Horizons mau- riciens, Pochades apparurent en librairie en 1940, 1946, 1950, 1962 et 1964.Les derniers volumes s\u2019intitulaient: La vie médicale au Vieux Trois-Ri- vières et Par les chemins qui marchent; ils sont datés: 1965.L'œuvre littéraire de Sylvain est importante.En plus de décrire les délices des sous-bois, il a con- sucré de nombreuses pages à la vie quotidienne de sa ville natale; il a décrit les moyens de communication qui la réunissaient à Québec, en aval, et à Montréal, en amont.7.Edmond Dubé \u2014 Le docteur Laurent.Union Méd.Canada, 67: 577-578, mai 1939.L'UNION MÉDICALE DU CANADA ORAL \u201c ETHINYL ESTRADIOL \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026-.00 DIACETATE D\u2019ETHYNODIOL ANORYOL est un contraceptif oral combiné à formule équilibrée dont la teneur en oestrogène ?en progestine offre une efficacité comparable à plusieurs préparations combinées à plus fort i dosage.Le choix d'un contraceptif oral devant être fait en fonction des caractérisques hormonales de la patiente et du contraceptif oral, il convient de connaître l\u2019activité globale des différents contra- .ceptifs oraux disponibles.Dans le tableau suivant, on compare l'activité de plusieurs contraceptifs en fonction de leur index pyknotique i.e.l'activité oestrogénique globale d\u2019un anovulant: plus cet index est élevé, plus l'activité oestrogénique est forte mais plus l'effet progestatif est faible et inversement.\u2018 INDEX PYKNOTIQUE DES DIVERS CONTRACEPTIFS ORAUX (Modifié d'Heber, 1973) RE eS, OB Progestine Oestrogéne Index (mg) (mcg) pyknotique Ovral 05 dl-norgestrel 50 éthinyl estradiol 6.4 A ; Demulen 10 diacétate d'éthynodiol 50 éthinyl estradiol 8.8 1 Lyndiol 25 lynestrol 75 mestranol 98 diacétate d'éthynodiol 100 mestranol 10.9 Ovulen 1 mg ® 2] t = aC © 0 a 2 a o ° 5 9 w ANORYOL 5 4 #¥ diacétate d'éthynodio! #50 ÿréthinyl estradiohtm-13:0 2 = - c Norinyl 1 1.0 noréthindrone 50 mestranol 14.2 3 S Ô Ortho-Novum 1/50 1.0 noréthindrone 50 mestranol 142 8 a Q Norlestrin 1 mg 10 acétate de noréthindrone 50 éthinyl estradiol 14.6 2 = Enovid-E; Novinol 2.5 noréthynodrel 100 mestranol 18.4 = = Ovulen 0.5 mg 05 diacétate d'éthynodiol 100 mestranol 208 < a4 La plupart des patientes ne présentent pas de symptdmes manifestes de déséquilibre hormonal et c'est pourquoi un contraceptif oral à composition hormonale équilibrée, tel qu'ANORYOL, constitue un traitement de choix.FORMULE: ANORYOL-21 & 28 \u2014 Par com- sence de dysfonctionnement important du primé blanc: Diacétate d'éthynodiol 0.5 mg, foie ou d'antécédents d\u2019ictère cholostatique; éthiny! estradiol 0.05 mg.Anoryol-28 con- période d'allaitement au sein; antécédents tient en plus 7 comprimés roses contenant de thrombophilébites, de maladies thrombo- des ingrédients inertes.emboliques ou de thrombose coronarienne; présence d'hémorragie vaginale non dia- INDICATIONS: Contraception orale.gnostiquée; antécédents d'accidents céré- bro-vasculaires, lésions occulaires comme \u2018perte partielle ou complète de la vue; dé- CONTRE-INDICATIONS: Soudure incomplète fection du champ visuel ou diplopie originant des épiphyses; présence de tumeurs mali- de troubles ophtalmiques vaseufaires; pos- gnes du sein ou des organes génitaux; pré- sibilité de grossesse.POSOLOGIE: Prendre un comprimé blanc par jour pendant 21 jours consécutifs commencant le Sième jour du cycle menstruel, que le flot menstruel soit arrêté ou non.ANORYOL-21: Arrêter le traitement durant 7 jours puis recommencer un nouveau cycle de 21 jours.ANORYOL-28: Prendre un comprimé rose durant les 7 jours suivants puis recommencer immédiatement un nouveau traitement en commençant par les comprimés blancs.SANORYOL-21 CoumAGRANS ORAL @Desbergers Limitée Montréal Canada ; Remboursé par la Régie de l'Assurance-maladie du Québec 5 et.le PARCOST de I'Ontario.FE hé ae a Le: nH ~ (tolnaftate) aha quipe met OUR I RE Co pif ele qui détruit Ne Pp» + tous les champignons pathogènes à la surface du \u2018corps entier.TINACTIN agit rapidement pour soulager des démangeaisons et des # sensations de brûlure.Souvent ad \u2018en 24 heures.Les lésions de la Lu F disparaissent souvent en deux semaines Cg ¥ seulement.TINACTIN est un produit d'effi- 3 févr éprouvée en traitement clinique à longue et a courte échéance.On ne cdnnait aucune contre- indication à l'emploi de TINACTIN.TINACTIN en poudre, créme et solution: ZING fficiel NT] de 1976 * Marque déposée LUE RN à La creme TINACTIN rt ee CRU A AGIR AO CE CRE § } dans un excipient Ra non gras.La solution: j TINACTIN à 1% est titrée à{ Fi 10 mg/mil de tolnaftate.La _ poudre, TINACTIN est dosée à\" 10 mg/g (1%) de tolnaftate.INDICATIONS: - Tinactin est indique\u2019pour le j traitement de nombreuses Mers fongiques superfi- b cielles comme le tinea pedis, | le tinea corporis, tinea cruris, ¥ i tinea barbae et tinea versicolor, - * causés par des dermatophytes tels que T.mentagrophytes, T.rubrum, E.floccosum, M., canis et M, Furtur.RENE existe sous forme de creme (1%), de solution (1%) Py de [ poudre (1%).La poudre peut 3 étre utile a i prophylactique I pour saupoudrer les bas et les 4 chaussures.SRE | POSOLOGIE ET MODES | DEMPLOI§ Créme Tinactin?en une légére couche deux fois par i jour sur la région Glad Ce\" masser légèrement jusqu'à ce ) qu\u2019elle disparaisse.Solution ; Tinactin\u2014 Appliquer 1 où 2 -* à gouttes sur une surface affectée p de la grandeur de la main, 2 - fois par jour.Poudre TTS Saupoudrer légérement sur la région affectée 2 fois par jour aa et frotter doucement pour faire Wau pénétrer dans les lésions.En 4 Kg de nombreux cas, les lésions mé: commencent à régresser en, iif { l'espace d\u2019une semaine de i traitement et disparaissent < completement deux a quatre = EL | traitement.La poudre A TINACTIN saupoudrée périodi- Fk quement dans les bas et les d J; = chaussures peut contribuer & 3 prévenir les récidives oi infections: D CONTRE-INDICATIONS: ® On n\u2019en connait aucune.Jue: A * Crème Tinactin à 1% tube de 15 g Solution Tinactin à 1%, 4 li flacons compte-gouttes en SERIE CE x he 4 Poudre Tinactin à 1%, de y plastique de 30 g 1 Rae IR TA ARTE # Sl CTE EER | SCHERING J Corporation Limited ICG) LL RL aL] gs Sylvain a parlé des médecins trifluviens avant et aprés la conquéte, en particulier: Charles Alavoine, Pierre de Sales Laterriere et Kimber.Grace a Sylvain, l\u2019Hôtel-Dieu et l\u2019Hôpital Saint-Joseph des Trois-Rivières n\u2019ont plus de secrets.Ringuet est un écrivain différent de Sylvain.Professeur d\u2019histoire à la Faculté de Médecine de Montréal, il fut tenté d'écrire sur les événements du passé, d\u2019où naquit à Montréal, en 1943, son volume: Un monde était leur empire.~ Membre de la Tribu du Casoar, sous-groupe de l\u2019Arche, il publia en collaboration avec Louis Fran- cœur un volume satirique: Littérature à la manière de\u2026 C'était en 1924; Ringuet revenait de Paris où il avait parfait son éducation oto-rhino-laryngologi- que et complété sa culture générale, sans pour autant renier son appartenance au groupe littéraire dont il fut, alors qu\u2019il étudiait la médecine.\u2026 Pour revenir aux Casoars et à l'Arche \u2026 je n\u2019ai rien connu de plus disparate que ce groupe de jadis \u2026 Les uns ayant un penchant vers la bouteille, qu\u2019elle fut de bière ou de whisky; les autres abstèmes ou quasi.Les uns, bien vêtus et bien nourris, issus de parents à l'aise; les autres connaissant les fins du mois catastrophiques et l\u2019art de taper les amis.Les uns, inscrits de bonne foi à l\u2019Université, destinés à une carrière fructueuse dans le droit ou la médecine; les autres ignorant les corridors obscurs de l\u2019immeuble universitaire de la rue Saint- Denis, qu\u2019est-ce donc qui nous rassemblait ?En apparence, c\u2019était un souci scandaleux à cette époque, de culture intellectuelle, musique, littérature, arts plastiques.L'Arche ! vaisseau de notre isolement volontaire dans le déluge du banal qui, à notre avis, submergeait le monde entier, sauf bien entendu, nous et nos pareils.située sur la vieille rue Notre-Dame dans un immeuble centenaire.Chacun (des membres de la Tribu) se choisit\u2026 un surnom mystérieux, symbolique, sonore avec un adjectif accolé qui en ferait ressortir la splendeur.Je serais le Sphinx d\u2019Halifax.Pourquoi ?Simplement pour la musique finale des deux X terminaux.Ce milieu funambulesque eut sur chacun une influence que je qualifierai sans scrupule de bénéfique.Tous en gardèrent le goût des choses de l\u2019esprit\u2026 Un certain nombre d\u2019entre nous auront même donné des œuvres d\u2019une valeur relative, peut-être, mais qui représente un apport appréciable dans notre bagage national jusque là si maigre.Des vers parfois.De la prose pour certains.Mais surtout, je le répète, une attitude de l'esprit, le goût de la culture, de l\u2019humanisme 8.Ces extraits, généreusement empruntés à un volume posthume: Confidences, œuvre de l\u2019épouse de Philippe, France Panneton, présentent un témoignage vivant de l'époque qui précéda la révolution tranquille.Les pensées dominantes de Ringuet y sont 8.Ringuet \u2014 Confidences.Fides, Montréal, 1965, p.53, 54, 55, 56.1109 inscrites en clair et en gros plan: la culture, l\u2019humanisme.L\u2019œuvre de Ringuet qui obtint le plus de retentissement fut sans contredit: Trente arpents qui parut chez Flammarion de Paris, en 1938.L\u2019Héritage (1946), Fausse monnaie (1947), Le poids du jour (1949) suivirent Un monde était leur empire (1946).Sauf cette dernière œuvre d\u2019influence historique, les autres livres de Ringuet tenaient de la nouvelle, du roman ou de l\u2019essai; travaux de fiction, ils étaient profondément marqués du souci capital de Ringuet: faire passer le message humanitaire au travers d\u2019intrigues mondaines ou sociales.Les critiques qualifiés ont rendu hommage à Sylvain et à Ringuet.Les hommes de lettres ont, en plus, accepté Ringuet au sein de l\u2019Académie cana- dienne-française.Le tandem Sylvain-Ringuet fut la seule équipe familiale à triompher dans tous les concours: professionnels et littéraires.Avant tout, ils ont honoré l\u2019oto-rhino-laryngologie.LE DOCTEUR FRANÇOIS BADEAUX François Badeaux, né aux Trois-Rivières en 1899 et bachelier ès arts du collège de cette ville, s\u2019inscrivit dès juin 1918 à la Faculté de Médecine de l\u2019Université Laval de Québec.En 1919, François Badeaux était au nombre de la vingtaine de collègues qui permutèrent de Laval à l\u2019Université de Montréal.L\u2019attirance vers la métropole était explicable chez François Badeaux, car déjà son frère Georges s\u2019était taillé une belle réputation en ophtalmo-oto-rhino-laryngologie; la société des frères Badeaux s\u2019inscrit à l\u2019origine de la médecine de groupe.En 1921, François Badeaux obtint le privilège exceptionnel d\u2019être admis comme interne à l\u2019Hôtel- Dieu de Montréal.François Badeaux s\u2019orienta tôt vers l\u2019ophtalmologie où il trouva des maîtres compétents en Albert LaSalle, J.N.Roy, Martel, Bousquet et Guertin.Le diplôme de médecin conférait le droit d\u2019exercice, mais François Badeaux désirait plus et il voulait à tout prix acquérir la compétence nécessaire dans la sphère qui l\u2019intéressait.Comme tous ceux de l\u2019époque, il pensa à Paris qui était le centre d\u2019attraction culturelle, le foyer de l\u2019enseignement scientifique médical, l\u2019axe de toute formation chirurgicale; hélas! le sauf-conduit indispensable lui faisait défaut.L\u2019Hotel-Dieu de Montréal fournissait bien la science et deux repas par jour, mais pas de gîte, ni de compensation pécuniaire.Par contre, l\u2019hôpital 1110 Normand-Cross des Trois-Rivières offrait le complément indispensable à la réalisation des désirs matériels.La tentation était trop belle et François Badeaux passa un an à l\u2019hôpital Normand-Cross.À Paris, François Badeaux suivit assidûment le service de Morax et la clinique des Quinze-vingts.Morax l\u2019orienta particulièrement en recherches sur les yeux rouges.Le 16° arrondissement de Paris conquit François Badeaux, car douze mois durant il habita rue Keppler; cet éloignement du Quartier latin fit qu\u2019il se mêla peu à ses collègues de Montréal ou/et Québec; d\u2019ailleurs, on ne devenait pas facilement son intime, ni son confident.Il trouva à Paris le climat naturel à l\u2019éclosion de ses multiples talents.Dessinateur autodidacte, peintre dans l\u2019âme, il ne bouda pas la visite des musées et des monuments historiques; il se livra sans répit à la recherche de la culture artistique, sans négliger pour autant son avoir médical.La vie parisienne ne dura qu\u2019un an et, le 15 août 1924, il dit adieu au laboratoire de Morax et à ses recherches en cours et s\u2019embarqua pour le Canada.L\u2019Hôtel-Dieu de Montréal, comme à l\u2019accoutumée, ne lui ouvrit pas ses portes à larges battants; c\u2019était l\u2019ère de l\u2019ostracisme, face à l\u2019invasion par les Anciens d'Europe et de l\u2019asservissement à un postulat imposé d\u2019office à ceux qui sollicitaient leur admission dans le cénacle.La chance inespérée des départs successifs du professeur J.N.Roy pour l\u2019hôpital Notre-Dame, des docteurs Martel pour l\u2019hôpital Saint-Luc et Guertin pour l\u2019hôpital Sainte-Jeanne d\u2019Arc rompit l\u2019ordre déjà établi; il fallut combler un vide; le besoin d\u2019un assistant se fit sentir.François Badeaux brila les étapes et se retrouva bénévole dans le service du professeur Albert LaSalle; entre temps, Georges, son frère, quitta le bureau de son chef et s\u2019installa avec François, l\u2019un voué aux maladies de l\u2019ouïe, du nez et du larynx, l\u2019autre limité aux soins oculaires.François Badeaux, touché durement en 1927 et 1928 par une infection sérieuse, crut bon de limiter tôt ses activités; il n\u2019en consacra pas moins de longues heures à la rédaction d\u2019excellents travaux qui parurent dans L'Union Médicale du Canada et dans le Journal de l\u2019Hôtel-Dieu de Montréal.Le docteur Paul-Ernest Bousquet, succédant en 1932 au docteur Albert LaSalle, devint le chef de François Badeaux; l\u2019un et l\u2019autre avaient, à des degrés divers, des traits de caractère qui s\u2019apparentaient étrangement ct qui s'accordaient difficilement.L\u2019enjeu apparaît banal, vu à l\u2019optique nouvelle; le retour au passé et la division du service en deux sections séparées: les yeux d\u2019un côté, l\u2019oto-rhino L'UNION MÉDICALE DU CANADA Rt HE em\u201d ag, 22 dans 2 der\u201d gas \u20ac A na \u2014 oo ne : 2, \u201ca ay 7 Ja.PN Ld a wy Ay 5 Ea 5k #; 4 A # 1; 2 dd 10 | ji &: & gh A a SEE 7 Pe Bg - seo 16 Fo 1 4 ce pas A < or GA .sa 7 = Rs ok = Ji od =.ne D > EE te it pre ou Ci ER a mes SN 4 Ts 24 7 he + Ur ae 9 4\" * q $5 4h jit \u2014 Fans HE 39 Pa à £7 Za Hy 4 LR Z rn kr % A WwW Past = DOe eje)[= CLL) C sllels, I i ENTOZYME® bit DONNAZYME® suat f1S0QS olejle]8(S] side Sxl ® a gd 6 Ç lca a DMP 2\" 5 ge er kr d LL de l\u2019autre souhaités par le benjamin lui valurent l\u2019ire de son aîné.Le docteur Bousquet, chef dynamique et peu porté aux concessions, était ferme et bien en place, soutenu par des collègues puissants et honorés d\u2019une clientèle choisie; François Badeaux, assistant combatif, fort de certaines influences, récusait le principe d\u2019autorité d'usage immémorial dans nos organismes nationaux et prônait le droit à la liberté d\u2019expression.Le triomphe de la tradition valut la mise à l\u2019écart temporaire du contestaire.Les années passèrent; à la mort du docteur Bousquet, François Badeaux partagea d\u2019abord la responsabilité du service avec le docteur Louis-de-Gonzague Joubert; puis, le poste de chef de la section d\u2019ophtalmologie et de professeur titulaire d\u2019ophtalmologie à l\u2019Université de Montréal lui fut octroyé le 6 juin 1944.De nouveaux problèmes firent que François Ba- deaux s\u2019éloigna du département dont il avait la charge.Son enseignement clair et objectif était agrémenté de nombreuses planches oculaires en couleur dont il était l\u2019auteur; membre du Conseil de la Faculté, il se montra peu loquace; les problèmes universitaires ne surent jamais le passionner.François Badeaux avait l\u2019étoffe voulue; une habileté naturelle lui facilitait le travail; ses gestes opératoires étaient soignés et exécutés avec délicatesse; il fut tenté de s'orienter vers la chirurgie plastique de la face; Morestin de Genève était un maître qui l'inspirait.Esthète, il vouait un culte à la beauté; dilettante, il cultiva avec soin une voix de ténor qui n\u2019était pas sans charme; son ami Paul Gouin le convertit à la vocation historique et il se passionnait pour la petite histoire du Canada.Il maniait humour avec une ironie souvent mordante.François Badeaux est une figure typique qui sort de l'ordinaire; peu l\u2019ont connu sous son véritable jour et ont su le comprendre.Comblé à sa naissance de dons généreux, il a pris de la vie ce qu\u2019elle avait de meilleur.Aimé de ses malades, ami d\u2019un commerce difficile, collègue peu familier, confrère résolument passif aux réunions corporatives, François Badeaux a minimisé \u2014 ct cela semble un choc en retour \u2014 la tâche qui l\u2019attendait; une défaillance de son autocritique l\u2019a conduit à mettre un frein au déploiement de ses talents au moment précis où il pouvait parler d\u2019autorité.Apparemment allergique au travail d\u2019équipe, il a fait cavalier seul.Chef sans troupe, il s\u2019est replié sur lui-même.Des années durant, il avait trouvé la compensation nécessaire, alors qu\u2019il se retrouvait pendant les beaux jours à l\u2019ombre du vieux moulin de Saint- Sulpice; il se sentait alors détaché de ces liens qui rappetissent le sens de l\u2019existence.La contemplation du grand fleuve, les vieux livres, une toile et un pinceau, des sons harmonieux, l\u2019ambiance du foyer, une authentique spiritualité, la conversion à l\u2019histoire lui apportaient une certaine détente.(à suivre) L'UNION MÉDICALE DU CANADA lors l'oreille externe ou la chambre \u2018antérieure de l'oeil sont menacées d'une _ inflammation ou d'une infection gouttes oto-ophtalmiques Composition par mi: ; Acétate d\u2019hydrocortisone .aii era 15mg (1.5%) Sulfate de néomycine ice ie Tianedr reel 5 mg (corr.à 3.5 mg de néomycine base) Présentation: Concentration a 1.5%; enflacons compte-gouttes de 5 ml.Mode d'emploi: OEIL\u2014Comme traitement d\u2019attaque, instiller 1 ou 2 gouttes, toutes les heures pendant la journée et toutes les deux heures pendant la nuit.Une fois I'amélioration obtenue; réduire à 1 goutte trois ou quatre fois par jour.OREILLE\u2014?ou 3 gouttes dans le conduit auditif externe, deux ou trois fois par jour.Neo Coriet Neo-Cortef onguent oto-ophtalmique Composition par gramme: Acétate d'hydrocortisone Cin, Viernes 5mg (0.5%) \u2018ou 15:mg-(1:5%) Suifate de néomycine ss.iene Gis MG (Corr.à 3.5 mg dé néomycine base) Présentation: Concentrations a 0.5% et 1.5%, en tubes de3g avec bec applicateur.Mode d'emploi: OEIL\u20143.0u 4 applications par jour.OREILLE\u20141 à 3 applications par-jour dans le conduit auditif externe, Contre-indications: Affections virales de la cornée et de la conjonétive; tuberculose oculaire: affections fongiques de l'oeil; infections purulentes aigués et non traitées des yeux qui, comme d\u2019autres affections d'origine microbienne, peuvent être-dissimulées ou aggravées par le corticoïde.Avertissement: L'emploi ophtalmique prolongé de corticostéroides peut entrainer; chez certains sujets, une augmentation de la pression intra-oculaire et, dans les affections causant un amincissement de la cornée, provoquer une perforation.Une.documentation détaillée sur les réactions secondaires, les précautions, etc .est'envoyée sur demande.és, 731 MARQUE DÉPOSÉE: NEO-CORTEF CF 6848.2 LA COMPAGNIE UPJOHN DU CANADA/865 YORK MILLS ROAD/DON MILLS, ONTARIO a EA rs se EE = = EE SA revue de livres J.L.AMIEL, J.ROUESSÉ et D.MACHOVER \u2014 Abrégé de cancérologie.Édit.Masson, Paris, 1976.L\u2019équipe de l\u2019Institut Gustave Roussy sous la direction de Jean-Louis Amiel, de Jacques Rouessé et de David Machover nous propose cet opuscule intitulé « Abrégé de cancérologie».Les données sur ce sujet sont vastes et habituellement disséminées dans des volumineux ouvrages spécialisés traitant du cancer d\u2019un organe en particulier.Cela rebute non seulement l'étudiant et le généraliste mais aussi le spécialiste qui s'adonne à une discipline autre que celle de la cancérologie.Cet abrégé qui tout de même comprend 281 pages comble cette lacune.Deux grandes parties forment cet ouvrage.Dans la première, les auteurs y exposent les principes généraux de la cancérologie.La connaissance de ces éléments fondamentaux est indispensable à la maîtrise ou à la compréhension des principes qui régissent les différents cancers.Ainsi, le chapitre premier traite de l\u2019origine de la cellule cancéreuse et de ses principales caractéristiques morphologiques et bio- chimiques.Dans un deuxième temps, les auteurs élaborent sur le mécanisme de l\u2019accumulation des cellules cancéreuses, les processus d\u2019extension des tumeurs malignes et sur l\u2019évolution du cancer aboutissant à la mort du malade.Ce chapitre se clôt sur une classification sommaire des tumeurs.« Les anatomo-pathologistes du cancer sont les premiers à reconnaître qu\u2019il est difficile au profane de comprendre leur langage, curieux mélange où coexistent et s\u2019entrechoquent néologismes, racines latines et grecques, franglais et francallemand, et où se conservent pieusement les noms et les erreurs des grands ancêtres.» En fait, la classification proposée n\u2019en est pas une; il s\u2019agit plutôt d\u2019un tableau synoptique permettant de joindre la classification clinique des tumeurs qui est anatomique à celle des anatomo- pathologistes qui est histogénétique et surtout à permettre le passage de l\u2019une à l\u2019autre.La pathogénie des cancers, objet du second chapitre, est abordée par les auteurs d\u2019une façon pratique pour le lecteur.En effet, ce sujet est traité en fonction de la prévention et du traitement des cancers humains.Facteurs génétiques, virus, produits chimiques, radiations sont autant de facettes qu\u2019il est utile de mieux connaître.Les auteurs traitent donc de ces facteurs pathogéniques et résument le tout dans des tableaux récapitulatifs appropriés.1114 Le comportement des cancers comprend les cinétiques de prolifération, l\u2019envahissement et la dissémination à distance et enfin les expressions de fonctions cellulaires anormales.Voilà l\u2019essence du troisième chapitre.Tous le liront avec intérêt et s\u2019attarderont sans doute à la phase cachée des cancers qui évidemment pique la curiosité ou à l\u2019immunité dont on commence à percevoir le rôle de nos jours.L\u2019épidémiologie cancérologique vise à déterminer les fréquences comparatives de chaque cancer dans les pays du globe et à expliquer les raisons des différences repérées.Une figure trace les fréquences de l\u2019atteinte de certains organes dans 11 pays.Chaque pays est représenté par un cercle dont l'arc des secteurs correspond aux différentes fréquences de l\u2019atteinte cancéreuse d\u2019un organe en particulier.Ainsi, un simple coup d\u2019œil suffit à constater qu'au Japon le cancer d\u2019estomac occupe le premier rang, que le cancer du sein arrive au second en Angleterre, etc.Le cinquième chapitre revêt une importance primordiale puisqu\u2019on y traite des bases sur lesquelles s\u2019appuie le traitement du cancer.Les composantes des différents diagnostics histologique, cytologique, physique et biochimique précèdent les paragraphes consacrés au bilan c\u2019est-à-dire au « profil » du cancer (type histologique, degré d\u2019infiltration, extension ganglionnaire ou métastases à distance).Ce bilan est en somme la classification TNM de plus en plus acceptée de nos jours.Les pages suivantes exposent les techniques de traitement chirurgical, de la radiothérapie, de la chimiothérapie et aussi de l\u2019immunothérapie.Les agents chimiques occupent plus d\u2019une vingtaine de pages remplies de renseignements précis sur les modes d\u2019action des substances couramment utilisées en cancérologie.La deuxième partie du livre concerne la cancérologie spéciale c\u2019est-à-dire les cancers de la tête et du cou, les tumeurs de la thyroïde, de l\u2019appareil respiratoire, celles du tube digestif, les cancers de l\u2019appareil génito-urinaire, les lésions tumorales de la peau, des os et des parties molles, les tumeurs du système nerveux central.Enfin, le chapitre XIV traite de l\u2019hémato-cancérologie et les auteurs ont consacré le dernier chapitre aux tumeurs solides de l\u2019enfant.Pour chaque organe sont présentés quelques éléments étiologiques et épidémiologiques qui précèdent L'UNION MÉDICALE DU CANADA Las __ en un van en, 2 po Ls 2 pe \"4 2 mr a foes ee ven x or rx CR) S Lo 3 x3 se cos pit où Sra res za Eo ce pet prs a a é æ & = a ps BEY gy ET 2 Es ë i 1 So Be i i = ë = = + ai, 78 4a .z \u201cfs 5 ie it Pcie 3 &i = = Farine T2 ES RO 5 ee Le pa = % A A Gad he A HS \u201c+ LÉ 3 a a ! oN 25 # = = > + da 3 ms a 2 2 1 * SE 5 5 = i >» ; Æ 2 de.i ui = : wy To = KY A Li ES Es sé, ri A = Pa = mc  ; .a FE 3x - spel Le pas en = >.ES + = or i = pif ses 4 = > in i 5 5, = i x HF ye I Er JT p6 += ES 57 » 6 5 7 ns 4 2 S Re pt À Fr = = 2 CE a Es étre 16 a rep YY in y eq # Fu Pr + @ = a ES oie a se a= a or Di + #5 ie an E To £ re Ç ls Fo > ES 3 STE ni i 32 Ho Es Fens a et = = E or 5 EE de + LA i a Gs 3 od i pe es n # ue a 2 a = te + vs us = x = a A ES = he pcs 45 @ = ; SE $ = Se £ 5e 55 ks He, = AE OR Gi ida Zi Eon = Sg A = = pan RE = : = i i ens jak Ea = A andr i 2 5, e 5 La, ios) 5 wi \\ Li a.i RY Fy = = 3 = = Si = WE Le \u201c 2 Br e ce i iN i a # = ANE ésumé = 2 ; ; A Ay a 7 > i x i CH iis ee p es.5 = te = 2 » 2 oF on os 6 EH a ne 2 ox a 3 2 > aE es ee hy ; A 2, Z yet 53 Hoffmann-La Roche Limitée = = 2 ® Vaudreuil, Québec = a ES pes z ee je &) Ro 4 Gai =e Re Frs a i Roche | 6 Gantanol Renseignements complets sur demande ®Marque dépos Consulter page 1119 pour r posologique ee a LE COLLÈGE ROYAL DES MÉDECINS ET CHIRURGIENS DU CANADA EXAMENS Les examens du Collège royal ont lieu en septembre de chaque année.Les candidats qui espèrent se présenter aux examens devront noter les points suivants: 1.Chaque candidat éventuel doit soumettre une demande d'appréciation préliminaire de sa formation.2.Les candidats qui poursuivent leur formation au Canada devraient soumettre une demande d'appréciation préliminaire de leur formation au moins un an avant la date des examens auxquels ils désirent se présenter, c.a.d.avant le ler septembre de l\u2019année précédente.Les candidats qui ont obtenu toute ou la majeure partie de leur formation à l'extérieur devraient soumettre leur demande d\u2019appréciation préliminaire de leur formation au moins dix-huit mois avant la date des examens, c.a.d.avant le 1er mars de l\u2019année précédente.Seuls les candidats dont la formation a été appréciée pourront se présenter aux examens.3.Les candidats qui ont fait apprécier leur formation de la façon indiquée ci-dessus et qui désirent se présenter aux examens devront faire part au Collège de cette intention, par écrit, avant le 1er février de l\u2019année de l'examen.Sur réception de cet avis le Collège obtiendra les rapports d'appréciation en cours de formation au sujet du candidat et les ajoutera dans son dossier.Les candidats seront avisés par la suite s\u2019ils sont éligibles aux examens et si oui, ils recevront la formule d'inscription.4.On peut obtenir la documentation suivante du bureau du Collège: a) la formule de demande d'appréciation préliminaire de la formation; b) le livret de renseignements généraux au sujet des examens; c) les feuillets décrivant les normes de formation et les examens au sujet de chaque spécialité.Les candidats devront mentionner la(les) spécialité(s) qui les intéresse(nt); d) la liste des programmes de formation au Canada qui sont reconnus par le Collège royal.5.Toute demande doit être adressée comme suit: Le Secrétaire, Le Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada, 74, avenue Stanley, Ottawa, Ontario K1M 1P4.AVIS DE CHANGEMENT D'ADRESSE (À faire parvenir UN mois avant la date d'entrée en vigueur) Nom Ancienne adresse LL LS (en caractères d'imprimerie) Nouvelle adresse (en caractères d\u2019imprimerie) À partir du Prière d'expédier à: L'UNION MÉDICALE DU CANADA 5064, Avenue du Parc, Montréal H2V 4G2 L'UNION MÉDICALE DU CANADA DIRECTEUR MÉDICAL (Psychiatre) Ce concours est ouvert également aux hommes et aux femmes.Ce poste à l'hôpital psychiatrique de Campbellton au Nouveau-Brunswick offre un défi à un psychiatre ayant une certaine expérience dans un hôpital et les qualités de leader dans le cadre d\u2019une clinique expérimentale d'hygiène mentale.Les candidats doivent être bilingues (anglais et fran- cais) et doivent avoir les qualités nécessaires d'adhésion à titre de spé- modique.Salaire négociable.Ministère de la Santé C.P.6000 E3B 5H1 cialiste en psychiatrie au Conseil médical du Nouveau-Brunswick.Le psychiatre choisi sera autorisé à avoir une pratique privée limitée.appartement de dimensions familiales, chauffé et éclairé, est fourni à loyer Adresser vos demandes de renseignements ainsi que votre curriculum vitae comprenant votre expérience et vos titres et qualités au : Directeur des Services d\u2019hygiène mentale Fredericton, Nouveau-Brunswick Un les notions anatomo-pathologiques et cliniques.On donne sous forme de tableaux la classification TNM pour chaque organe.Cette méthode taxonomique simple et pratique mérite qu\u2019on en comprenne le sens et loin d\u2019être ésotérique, elle apparaîtra vraiment rationnelle.Les traitements de ces différents cancers sont présentés sous forme de protocole qui tiennent évidemment compte de cette classification.Bref, cet abrégé de cancérologie mérite les plus grands éloges.En plus d\u2019être de lecture rapide et facile, ce livre est un ouvrage de référence à cause de sa clarté de présentation et de ses tableaux synoptiques qui permettent de faire rapidement la synthèse d\u2019un sujet particulier.Tous devraient lire ce livre.Marcel CADOTTE J.CAEN, M.J.LARRIEU et M.SAMAMA \u2014 L\u2019Hémostase : méthodes d\u2019exploration et diagnostic pratique, 2e édition.Expansion scientifique, Paris, 1976.Sept années séparent les deux éditions de l\u2019Hémostase.Depuis, plusieurs développements ont vu jour.C\u2019est une mise au point des techniques de l\u2019hémostase que les auteurs nous livrent.Comme dans l\u2019édition antérieure, l\u2019ouvrage actuel débute par un rappel physiologique, suivi des TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 diverses méthodes explorant l\u2019hémostase primaire, la coagulation et la fibrinolyse; la partie finale est consacrée au diagnostic pratique.Le chapitre portant sur le rappel physiologique a été réécrit en sa totalité, On y retrouve les notions actuelles de l\u2019hémostase primaire (incluant le rôle du facteur Von Willebrand), les interactions des facteurs de coagulation et la physiologie de la fibri- nolyse.C\u2019est la description des méthodes de laboratoire qui occupe la majeure partie de l\u2019ouvrage.Chaque description comprend le principe, le matériel et les réactifs, la technique, les résultats, l\u2019interprétation, les causes d'erreurs et les variantes.Une liste des principaux ouvrages de références y est incluse.En plus de certaines méthodes déjà établies dans l\u2019hémostase primaire on y retrouve de nouvelles additions telles que: la méthode modifiée de rétention sur billes de verre, le dosage du facteur de Von Willebrand et le dosage des facteurs trois et quatre plaquettaires.Au chapitre de la coagulation plusieurs additions sont bienvenues: le dosage immunologique de certains facteurs, le temps de reptilase et la recherche d\u2019anticoagulants circulants.1117 Quant au chapitre sur la fibrinolyse, on y retrouve de nouvelles méthodes comme l\u2019activité fibri- nolytique après stase veineuse, le dosage des proac- tivateurs, du plasminogène et diverses méthodes concernant les produits de dégradation du fibrinogène.Enfin, la dernière partie est consacrée à l\u2019approche diagnostique.L'interprétation et la manière de procéder à partir d\u2019un test anormal sont clairement expliquées; de multiples tableaux viennent compléter le tout.C\u2019est donc un livre de méthodes de laboratoires dont il s\u2019agit et les auteurs nous les présentent avec succès.La précision et les détails nous les font apprécier.L'ouvrage est à conseiller à tous ceux qui sont intimement liés aux problèmes de l\u2019hémostase tant hématologues, internistes que techniciens.Victor GHOBRIL Yvette PRATTE-MARCHESSAULT \u2014 Le sein ou le biberon.Préface du docteur Jean Chagnon.Editions de I\u2019'Homme, Montréal, 1976.Le nouveau volume écrit par Yvette Pratte-Mar- chessault, infirmière, est édité à Montréal comme son prédécesseur: En attendant mon enfant.Les Éditions de l'Homme ont, dans l\u2019un et l\u2019autre cas, choisi de les faire paraître dans leurs collections consacrées à la santé, à la psychologie et à l\u2019_éducation.L'ouvrage: Le sein ou le biberon contient une préface signée par l\u2019un de nos collaborateurs, pédiatre de l'hôpital Notre-Dame et de l\u2019hôpital Marie-En- fant, le docteur Jean Chagnon.Les mots que le préfacier emploient sont très pertinents; en voici de larges emprunts: « Que de fois, après avoir terminé ma visite aux mamans des bébés de quatre jours, me suis-je surpris à penser: si seulement j'avais eu plus de temps à leur consacrer, j'aurais sûrement su les aider mieux.Et ce furent des recommandations manuserites.\u2026, des explications dispensées par les infirmières, des émis- 1118 sions de TV en circuit fermé rejoignant la nouvelle maman à sa chambre post-partum, de longues conversations téléphoniques entre le foyer récemment comblé et le cabinet privé, mais ce n\u2019était pas assez ».Honnête et probe, le préfacier ajoute « que la lecture du manuscrit (de l\u2019auteur) m\u2019a fait réviser, reconsidérer et même connaître des notions de médecine et de puériculture ».Les connaissances que le présent volume a apportées au docteur Chagnon dans le domaine de la puériculture expliquent son désir de rendre publiquement « hommage à l\u2019auteur qu\u2019il connaît d\u2019abord comme une mère plus que responsable, une infirmière éducatrice fort compétente et comme auteur d\u2019un excellent premier volume ».Le volume: Le sein ou le biberon débute par un lexique fort utile à la future maman, se continue par un avant-propos dont le dernier paragraphe souligne l\u2019aspect social du programme en ces lignes: «la décision d\u2019allaiter son enfant peut influencer l\u2019attitude qu\u2019aura la femme face a la société.Ce volume.aidera a micux vous comprendre, a accepter avec joie cette tâche féminine qu\u2019est l\u2019allaitement ».Le livre est composé de deux parties: a) l\u2019allaitement maternel et b) le biberon, et de sept chapitres dont six forment la première partie.Cet ouvrage est fort documenté et il contient une importante bibliographie, où l\u2019on retrouve les noms des docteurs Alton Goldbloom et Jacques Lorrain de Montréal.= 7 Il est impossible de ne pas mettre a exécution le vœu du docteur Jean Chagnon à madame Yvette Pratte-Marchessault: « Puisse-t-elle continuer son rôle magnifique de traductrice des pensées et des conseils des médecins, souvent dépassés par le nombre et par le temps ».Édouard DESJARDINS L'UNION MÉDICALE DU CANADA nouvelles SÉMINAIRE DE RECYCLAGE ET D'ENSEIGNEMENT POSTUNIVERSITAIRE EN ALLERGOLOGIE ET IMMUNOLOGIE CLINIQUE Cette circulaire a pour but de fournir un certain nombre de précisions et de «faire le plein > de nos réservations, qui, nous vous le répétons, sont au maximum de 80.Actuellement, nous avons plus de 100 demandes de participation à ce séminaire, et nous devons donc réduire ce chiffre.Pour ce faire, voici tout d\u2019abord les précisions qui manquaient: 1° Le séminaire aura lieu au Club Méditerranée, Village Les Boucaniers, à Sainte-Anne de la Martinique, du ler au 8 novembre 1976.Les thèmes retenus sont les suivants: \u2014 Génétique et immuno-allergie, par Georges M.Halpern.\u2014 Les déficits gastro-entérologie, par Lods.\u2014 Les pneumopathies à précipiti- nes, et allergie et olfaction, par Michel Garcelon.immunitaires en Jean-Claude \u2014 Inflammation et synoviale, par Philippe Stora.Ce séminaire est placé sous le patronage du recteur de l\u2019Université Guyane-Antilles, M.le professeur Jean-Pierre Lassale, sous le patronage de M.Olivier Stirn, ministre des Départements et Territoires d'Outre-Mer, sous le patronage enfin de M.Pierre Denoix, directeur général de la Santé représentant Mme Simone Veil, ministre de la Santé publique.Localement, les autorités administratives et médicales nous assurent non seulement leur patronage mais leur concours efficace.Les conditions faites à notre groupement sont particulières, au sein du Club.Nous disposerons de locaux qui nous seront réservés pour nos activités professionnelles, et le service-animation du Club Méditerranée organisera en notre honneur des réceptions particulières.2° Le prix du voyage vient d\u2019être fixé approximativement par le Club Méditerranée, et nous permet de prévoir un prix maximum: TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 Noludar Roche (méthyprylone) Résumé posologique: Indications L'insomnie due à la nervosité, l'excitation, la peur, l\u2019inquiétude ou le surmenage.Réactions adverses Nausée, céphalée, somnolence, vertige, excitation paradoxale, érythème.Précautions Comme pour les autres somnifères, les patients qui prennent du \u2018Noludar\u2019 doivent s'abstenir de consommer de l'alcool, les réactions individuelles étant imprévisibles.Posologie Adultes: Une capsule au coucher.Enfants: de plus de 6 ans: 100 mg au coucher.de 2-6 ans: 75 mg au coucher.de 6 mois-2 ans: 50 mg au coucher.Présentation Capsules à 300 mg; 100, 500.Elixir, 50 mg/c.à thé (5 ml); 400 mi.Renseignements complets sur demande.©Marque déposée Hoffmann-La Roche Limitée Vaudreuil, Québec Gantanol Roche Sulfamidothérapie efficace lors de: cystite prostatite pyélite urétrite et comme prophylaxie des infections consécutives à I'instrumentation urologique \u2018Gantanol\u2019 (sulfaméthoxazol) Résumé posologique.Indications: Infections bactériennes causées par des organismes sensibles aux sulfamides; prévention des infections consécutives a l\u2019instrumentation urologique.Contre-indications: Prématurés et nouveau-nés, intolérance aux sulfamides en général, maladie hépatique grave.Femmes enceintes: une semaine avant l\u2019accouchement.Réactions adverses: Céphalée, nausée, vomissements, urticaire, dyscrasie sanguine, fièvre médicamenteuse, érythéme, hématurie.L\u2019apparition d\u2019un ou plusieurs de ces effets commande l'arrêt du traitement.Précautions: Observer les précautions inhérentes à la sulfamidothérapie.Pratiquer des hémogrammes pendant un traitement prolongé.Posologie: Adultes: 4 comprimés ou 4 c.à thé de suspension en dose d'attaque, puis 2 comprimés ou 2 c.à thé de suspension b.i.d.Enfants (jusqu\u2019à 40 kg): dose d\u2019attaque \u2014 1 comprimé ou 1 c.à thé de suspension par 10 kg de poids, puis ¥2 comprimé ou ¥2 c.a thé de suspension par 10 kg de poids b.i.d.Présentation: Comprimés à 500 mg; 100, 500.Emballage jumelé contenant 28 comprimés de Gantanol® et 12 comprimés d'Uro Gantanol®.Suspension, 500 mg/c.à thé (5 mi); 100 et 400 ml.Renseignements complets sur demande ®Marque déposée acue Hoffmann-La Roche Limitée @ Vaudreuil, Québec TABLE DES ANNONCEURS Collège Royal des Médecins et Chirurgiens du Canada (Avis concernant les examens) 1116 Desbergers Limitée (Anoryol) 1107 Frosst, Chas.E.& Cie (Supres) 982-3 Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol) Deuxième page de la couv.Geigy, Produits Pharmaceutiques (Tégrétol \u2014 posologie) 1105 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Noludar 300) 991 et 1119 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Bactrim Roche) .1102-3 Hoffmann-La Roche Ltée, Montréal (Gantanol) 1115et 1119 Merck, Sharp & Dohme Canada Limitée (Sinemet) 1121-2 et troisième page de la couv.1120 Ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick (Carrières et professions) 1117 Nadeau Limitée, Laboratoire (Lansoyl) Quatrième page de la couv.Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Robaxisal) 989 Robins, A.H., La Compagnie du Canada Ltée (Entozyme /Donnazyme) 1111 Schering Corporation Limited (Ophtalmiques) 978-9 Schering Corporation Limited (Tinactin) 1108-9 Upjohn, Compagnie du Canada (Depo-Medrol) 984-5-6 Upiohn, Compagnie du Canada (Motrin) 993.4 Upjohn, Compagnie du Canada (Neo-Cortef) 1113 CX Xo: LIBRAIRIE BEAUCHEMIN LIMITEE \u2014 4.000 Francs prix de base pour les accompagnants, \u2014 4.200 Francs pour les participants actifs.Ce prix est un maximum, car il semble exister de la part du gouvernement une tentative d\u2019abaissement du prix du transport aérien Paris- Martinique.Si cette baisse intervenait, elle serait répercutée, et vous auriez droit à un remboursement.Mais nous connaissons la valeur des promesses en période électorale, et nous préférons ne pas tabler sur cet abaissement des tarifs en vous demandant: a) Si vous ne l'avez pas encore fait, de nous adresser avant le 15 mars un chèque ou un C.C.P.d\u2019un montant de 100 Francs par participant actif et personne accompagnante, c\u2019est-à-dire par voyageur; b) de nous adresser avant le ler avril 1976, un chèque d\u2019un montant de 1.000 Francs par voyageur.Nous désirons connaître avec les chèques de 200 Francs les nom, prénoms, adresse, sexe et date de naissance de chaque personne inscrite.Nous vous rappelons qu\u2019en cas d\u2019annulation de votre voyage, il conviendrait: \u2014 de prévoir que les 200 Francs de frais d\u2019inscription resteront acquis au G.A.I.L.L., car ils servent au secrétariat du séminaire; \u2014 que nous pouvons effectuer le remboursement des acomptes versés jusqu\u2019au 15 septembre.Après cette date, il vous faudra souscrire (dès à présent) une assurance annulation auprès du Cabinet Raffenel, 66, rue de la Chaussée d\u2019Antin, 75009 Paris, tél.285.10.27, qui reste habilité à traiter les litiges concernant les transports et séjours organisés par le Club Méditerranée qui est notre agent technique.Si vous désirez des renseignements, des conseils, des dispositions spéciales, veuillez vous adresser à Pascale Meunier, 3, rue Littré, 75006 Paris.Communiqué du Secrétariat général TOME 105 \u2014 JUILLET 1976 sinemet (association de lévodopa et de carbidopa) INDICATIONS: Traitement du syndrome parkinsonien à l'exception du parkinsonisme d'origine médicamenteuse.CONTRE-INDICATIONS: Quand l'administration d'une amine sympathomimétique est contre-indiquée.Avec les inhibiteurs de la mono-amine-oxydase: il faut interrompre l'administration de ces derniers deux semaines avant d'entreprendre un traitement au moyen de SINEMET*; en présence de maladies non compensées de nature cardio-vasculaire, endocrinienne, hématologique, hépatique, pulmonaire ou rénale, de glaucome à angle fermé et chez ceux qui présentent des lésions cutanées douteuses non diagnostiquées ou des antécédents de mélanome.MISE EN GARDE: Quand SINEMET* est administré à des malades qui recevaient déjà de la lévodopa seule, cette dernière doit être interrompue au moins 12 heures avant l'administration de SINEMET* et être administrée selon une posologie qui correspond à 20 p.c.environ de la posologie antérieure de lévodopa.SINEMET* n'est pas recommandé pour le traitement des réactions extra-pyramidales d'origine médicamenteuse; il est contre- indiqué pour le traitement des tremblements intentionnels et de la chorée de Huntington.Pendant un traitement combiné, les mouvements involontaires anormaux dus aux effets de la lévodopa sur le système nerveux central peuvent se présenter plus tôt et à des doses plus faibles et le phénomène du commutateur peut se produire plus tôt.Observer attentivement tous les malades afin de déceler chez eux tout changement de l'état psychique, tout signe de dépression avec tendance au suicide et tout autre changement important de comportement.Surveiller la fonction cardiaque à l'aide d'un moniteur pendant la période initiale de réglage de la posologie chez les patients qui présentent des arythmies.L'innocuité de SINEMET* pour /es jeunes de moins de 18 ans n'est pas encore établie.Grossesse etlactation: L'administration de SINEMET* chez les femmes en âge d'enfanter exige que l'on soupèse les avantages du produit en regard des risques dans l'éventualité d'une grossesse.Son effet sur la grossesse et la lactation est inconnu.PRÉCAUTIONS: Précautions générales: On recommande de procéder à des évaluations périodiques de la fonction hépatique, hématopoiétique, cardio-vasculaire et rénale pendant un traitement prolongé.User de prudence chez les patients qui ont déjà souffert de convulsions.Activité physique: Les malades dont l'état de santé s'améliore pendant un traitement avec SINEMET* devraient augmenter leur activité physique avec prudence et de façon graduelle en tenant compte des autres problèmes d'ordre médical.&/avcome: En présence de glaucome à angle ouvert, administrer SINEMET* avec beaucoup de précautions et à condition que la pression intraoculaire soit bien stabilisée et qu'une surveillance médicale soit exercée pendant le traitement.Pendant un traitement antihypertensif.Comme de l'hypotension orthostatique symptomatique a été rapportée à l'occasion, les malades recevant des antihypertenseurs en même temps que SINEMET* doivent faire l'objet d'une surveillance attentive afin que l\u2019on puisse relever tout changement du rythme cardiaque ou de la tension artérielle.[{ peut être nécessaire de modifier la posologie des antihypertenseurs au cours du traitement avec SINEMET* Avec des médicaments psychoactifs: Si l'administration simultanée de produits psychoactifs est jugée nécessaire, administrer ces derniers avec beaucoup de prudence et surveiller attentivement les malades afin de déceler chez eux toute réaction défavorable inhabituelle.Avec vne anesthésie: Interrompre SINEMET* la nuit précédant l'intervention chirurgicale et reprendre le traitement dès que le malade peut recevoir ses médicaments par voie buccale.RÉACTIONS DÉFAVORABLES: Les plus courantes: Mouvements involontaires anormaux: ils sont habituellement amoindris par une réduction de la posologie: mouvements choréiformes, mouvements dystoniques et autres mouvements involontaires anormaux.Les petites contractions musculaires et le blépharospasme sont les signes précoces d'une posologie excessive.Réactions graves: Oscillations de la capacité fonctionnelle: variations diurnes, oscillations indépendantes sous forme d'akinésie et de dyskinésie stéréotypée, crises akinétiques soudaines reliées à la dyskinésie, akinésie paradoxale (blocage akinétique hypotonique) et phénomène du commutateur.Troubles psychiatriques: idéation paranoïde, épisodes de psychose, dépression avec ou sans tendance au suicide et démence.Des convulsions se sont présentées rarement {la relation de cause à effet n'est pas établie).Arythmies cardiaques et palpitations, épisodes d'hypotension orthostatique, anorexie, nausées, vomissements et étourdissements.Autres réactions défavorables qui peuvent se présenter: 7roubles psychiatriques: augmentation de la libido et grave comportement antisocial, euphorie, léthargie, sédation, stimulation, fatigue, malaise, confusion, insomnie, cauchemars, hallucinations et délire, agitation et anxiété.7roubles neurologiques: Ataxie, sensation de malaise, instabilité posturale, céphalée, tremblements accrus des mains, épisodes d'akinésie, \u201cakinésie paradoxale\u201d, augmentation de la fréquence et de la durée des oscillations de la capacité fonctionnelle, torticolis, trismus, raideur de la bouche, des lèvres ou de la langue, crise oculogyre, faiblesse, engourdissement, bruxisme, priapisme.Troubles gastro-intestinaux.constipation, diarrhée, gène et douleur épigastriques et abdominales, flatulence, éructation, hoquet, ptyalisme, difficulté à avaler, goût amer, sécheresse de la bouche, ulcère duodénal, saignement gastro-intestinal, glossodynie.7roubles cardio-vasculaires: arythmies, hypotension, changements non spécifiques de l'électrocardiogramme, bouffées de chaleur, phlébite.Troubles hématologiques: anémie hémolytique, leucopénie, agranulocytose.Troubles dermatologiques: sudation, oedème, perte des cheveux, pâleur, éruption, odeur désagréable, sueurs foncées.Troubles de l'appareil locomoteur: lombalgie, spasme musculaire et clonisme, douleur musculo-squelettique.Troubles respiratoires: sensation d'oppression dans la poitrine, toux, enrouement, rythme respiratoire bizarre, écoulement post-nasal.Troubles génito-vrinaires.fréquence urinaire, rétention, incontinence, hématurie, urine foncée, nocturie.On a rapporté un cas de néphrite interstitielle.Troubles des sens: vision brouillée, diplopie, pupilles dilatées, déclenchement du syndrome de Horner latent.Troubles divers: bouffées de chaleur, perte ou gain de poids.Pendant l'administration de lévodopa seule, on a rapporté certaines anomalies dans les épreuves de laboratoire; ces anomalies peuvent aussi survenir pendant l'administration de SINEMET*: élévation du taux d'urée sanguine, des SGOT, SGPT, de la LDH, de la bilirubine, de la phosphatase alcaline ou de l'iodémie protéique; réduction occasionnelle des leucocytes, de l'hémoglobine et de l'hématocrite; élévation de l'acide urique relevée au moyen de la colorimétrie.On a rapporté la positivité de l'épreuve de Coombs pendant l'administration de SINEMET* et de la lévodopa seule.L'anémie hémolytique s'est cependant très rarement manifestée.RÉSUMÉ POSOLOGIQUE: Afin de réduire la fréquence des réactions défavorables et d'obtenir les meilleurs résultats possibles, un traitement au moyen de SINEMET\" doit être adapté à chaque cas particulier et son administration doit constamment répondre aux besoins du malade et être appropriée à son degré de tolérance.Du fait qu'il s'agit d'une association médicamenteuse, l'indice thérapeutique de SINEMET\"* est plus étroit que celui de la lévodopa seule.En effet, la puissance du produit par milligramme est plus élevée.C'est pourquoi les ajustements de doses doivent se faire petit a petit et les limites posologiques recommandées ne doivent pas être dépassées.Toute manifestation de mouvements involontaires doit être considérée comme un signe de toxicité provoquée par une trdp forte dose de lévodopa; on réduira la posologie en conséquence.Le traitement doit donc viser à procurer au malade un meximum de soulagement et à éviter la survenue de dyskinésie.Amorce du traitement chez les malades n'ayant pas reçu préalablement de la lévodopa Au début, administrer + comprimé une ou deux fois par jour; augmenter de % comprimé tous les trois jours, si nécessaire.La dose optimale est de 3 à 5 comprimés par jour, administrés en 4 à 6 prises.Amorce du traitement chez les malades ayant reçu préalablement de la lévodopa Interrompre l'administration de la lévodopa seule au moins 12 heures avant d'amorcer le traitement au moyen de SINEMET\"; puis, administrer 20 p.c.environ de la posologie quotidienne préalable de lévodopa en 4 à 6 prises.POUR OBTENIR DES RENSEIGNEMENTS DÉTAILLÉS, NOTAMMENT SUR LA POSOLOGIE ET LE MODE D'EMPLOI, SE REPORTER À LA MONOGRAPHIE DU PRODUIT OFFERTE SUR DEMANDE.PRÉSENTATION Ca 8804\u2014Le comprimé SINEMET* 250 est bleu tacheté, ovale, biconvexe, sécable et porte l'inscription MSD 654.I! renferme 25 mg de carbidopa et 250 mg de lévodopa.Flacons de 100.*Marque déposée MERCK ŒD SHARP & DOHME CANADA LIMITÉE POINTE-CLAIRE, QUÉBEC {MC-873a) SFr 20RR Sot Shine an ES 11 = = D 1 raitement du syndrome parkinsonieni 1 AN (1 \u2019 ; 24) 7S OE Ni | \\ A hebben nts icin iii oe ! i > i SINEMET* pérmet de QE nombre de CO PE À ympiéme@dursyndrome parkinsgnien.notamment
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