Délibération sur les honneurs que doivent rendre les marguilliers et curés dans les églises
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- Titre :
- Délibération sur les honneurs que doivent rendre les marguilliers et curés dans les églises
- Date de création :
- 18 mars 1675
- Genre spécifique :
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- Archives textuelles
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- Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du dix-huitième mars 1675. Le Conseil assemblé où présidait Monseigneur le gouverneur, et où étaient Messieurs de Tilly, Damours, Depeiras et de Vitré conseiller et le procureur général. Vu la requête et moyens d'opposition attachés à icelle présentée au Conseil par les curé et marguilliers de la paroisse Notre-Dame de cette ville afin d'être reçus opposant à l'exécution d'arrêt du Conseil du quatrième du présent mois, exploit de signification à eux faite dudit arrêt par Genaple huissier le quatorze dudit présent mois à la requête du lieutenant général de cette ville, et après que le sieur de LaFerté l'un desdits marguilliers en présence des sieurs de Comporté et Azeur ses collègues a représenté à peu près les mêmes raisons contenues dans lesdits moyens d'opposition Monseigneur le gouverneur prenant la parole, a dit qu'il serait à désirer qu'ils eussent eu par le passé autant de zèle [...]
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- Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du dix-huitième mars 1675. Le Conseil assemblé où présidait Monseigneur le gouverneur, et où étaient Messieurs de Tilly, Damours, Depeiras et de Vitré conseiller et le procureur général. Vu la requête et moyens d'opposition attachés à icelle présentée au Conseil par les curé et marguilliers de la paroisse Notre-Dame de cette ville afin d'être reçus opposant à l'exécution d'arrêt du Conseil du quatrième du présent mois, exploit de signification à eux faite dudit arrêt par Genaple huissier le quatorze dudit présent mois à la requête du lieutenant général de cette ville, et après que le sieur de LaFerté l'un desdits marguilliers en présence des sieurs de Comporté et Azeur ses collègues a représenté à peu près les mêmes raisons contenues dans lesdits moyens d'opposition Monseigneur le gouverneur prenant la parole, a dit qu'il serait à désirer qu'ils eussent eu par le passé autant de zèle et d'application pour conserver les biens appartenants à leur fabrique en se faisant restituer ses deniers qui ne doivent être divertis ni mis ailleurs qu'en leurs mains; et eu veillant par eux à ce que les ecclésiastiques du séminaire de cette ville ne s'appropriassent un terrain qui servait autrefois de cimetière et dont ils avaient fait exhumer les corps pour s'en servir de jardin et y faire des bâtiments, et un autre terrain qui a été donné à ladite fabrique pour faire les processions autour de l'église, lequel ils ont enfermé dans leur enclos, mais qu'ils le devraient moins faire paraître pour contester aux officiers de justice les honneurs que le Roi entend leur être rendus au-dedans et au-dehors des églises afin d'apprendre aux peuples par leurs exemples à respecter leurs personnes et leurs ordonnances et jugements, n'y ayant pas de moyens plus efficace pour les contenir dans le service de sa Majesté qu'en imprimant dans leurs esprits du respect pour les magistrats, que les oppositions et contestes qu'on y apporte tous les jours, donnent lieu de juger du peu de disposition dans laquelle certains esprits se trouvent en ce pays pour contribuer à ce que sa Majesté soit obéie, et que lesdits marguilliers feraient bien mieux de s'appliquer à ce qui regarde l'augmentation du bien de leur fabrique, que de se laisser persuader et embrouiller de ce que les autres ont peut-être trop dans l'esprit, pour ne pas obliger le Conseil à se servir des voies qu'il a pour se faire obéir, à quoi lesdits marguilliers parlant par ledit sieur de LaFerté ont répondu qu'ils n'ont jamais eu que les pensées et les desseins que doivent avoir de bons sujets de sa Majesté et qu'ils feront le devoir de leurs charges, qu'à l'égard du terrain qui est dans le grand enclos du séminaire, il a été laissé deux grandes portes pour faire les processions, et que l'un ni l'autre n'a été enclos de leur temps; que pour les deniers dont le sieur Dudouyt prêtre est chargé, ils les tiennent sûrement en ses mains, et pour la préséance prétendue par ledit lieutenant général ils supplient le Conseil de leur conserver le droit qu'ils ont de le précéder dans les honneurs de l'église à l'exception des jours que le Conseil s'y trouvera en corps; et a ledit seigneur gouverneur ajouté qu'il les exhortait encore à faire mieux leur devoir, qu'il ne sert rien d'avoir laissé deux grandes portes, puisqu'elles ne sont ouvertes que pour le charroi du bois de chauffage desdits ecclésiastiques qui occupent par la les lieux par où il faudrait que l'on passât en procession, qu'il ne serait par décent de passer processionnellement par un bûcher, et que l'on voit assez que leurs prétentions sont de tâcher d'effacer de la mémoire la destination faite de ce terrain puisqu'ils ont cessé de faire lesdites processions depuis ledit temps, qu'au reste le Conseil veillera à la conservation de ce qui appartient à ladite fabrique comme chose publique, et que les juges Séculiers ont droit et qu'il est même de leur devoir de prendre connaissance des comptes des marguilliers, lorsqu'ils ont lieu de croire qu'il s'y commet de l'abus, et qu'il sera fait droit sur leur requête et moyens d'opposition. Sur quoi ledit sieur de LaFerté aurait dit que si les juges Séculiers avaient le pouvoir de prendre connaissance des comptes des marguilliers le bien de l'église serait en proie, et ledit sieur de Comporté, que si cela était ils ne dépendraient donc plus de Monsieur l'évêque, à quoi ledit seigneur gouverneur leur aurait répliqué qu'il s'étonnait fort que ledit sieur de LaFerté usât d'un terme si irrespectueux envers les magistrats et qu'il fallait qu'il apprit que lors que les juges Séculiers prennent connaissance des comptes d'une fabrique, ce n'est que pour empêcher que les biens de l'église ne soient en proie par l'intelligence et connivence qui pourrait être et qui n'arrive que trop souvent en France entre les curé et marguilliers, qu'ainsi si le Conseil trouvait à propos d'user du pouvoir qu'il a en cette rencontre, ce ne serait qu'au cas ou qu'il appréhenda quelques abus, ou pour mettre les choses dans un ordre qui empêchât qu'à l'avenir des ecclésiastiques qui pourraient venir de France en ce pays et n'être pas aussi soigneux et aussi vertueux que ceux d'à présent, n'en pussent commettre si facilement de semblables, qu'au reste le Conseil ne prétendrait jamais ôter parla la connaissance que Monsieur l'évêque ou ses grands vicaires doivent avoir de l'administration desdits biens, et que la dépendance que le Conseil en cette occasion a droit d'exiger des marguilliers, n'empêche pas celle qu'ils doivent aussi avoir de Monsieur l'évêque et de ses grands vicaires ensuite de quoi lesdits marguilliers s'étant retirés, l'affaire mise en délibération, le Conseil ouï et ce requérant le procureur général, a ordonné et ordonne qu'il aura communication desdites pièces pour y donner ses conclusions dans la huitaine pour tout délai, et sur icelle être fait droit. FRONTENAC.»
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