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Titre :
Arrêt renvoyant François Noir Rolland, habitant de Lachine en l'île de Montréal, à l'exécution de l'arrêt du 19 décembre 1676 qui donne commission à Chartier, sieur de Lotbinière, conseiller, pour s'informer sur son différend avec le sieur Guyotte, prêtre et curé de Lachine
Date de création :
26 janvier 1677
Genre spécifique :
  • Archives textuelles
Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du vingt-sixième jour de janvier 1677 du matin. La Cour assemblée où étaient Monsieur l'intendant, les sieurs de Villeray, de Tilly, Damours, Dupont, de Lotbinière, Depeiras, de Vitray conseillers et le procureur général. Sur la requête présentée par François Noir Rolland habitant de Lachine en l'île de Montréal, contenante qu'après l'insulte à lui faite le dernier dimanche du mois de novembre dernier dans l'église dudit lieu de Lachine par les nommés Millot, Léveillé, Lapierre, Garigue, le meunier du lieu, Vaudamont, la Musette et autres qui le traînèrent hors de ladite église, le maltraitèrent et frappèrent, après que le sieur Guyotte, prêtre et curé dudit lieu eût dit de le mettre hors d'icelle, il serait venu à Québec, et en aurait informé Monsieur le comte de Frontenac, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en ce pays lequel lui aurait dit de se pourvoir par-devant [...]
Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du vingt-sixième jour de janvier 1677 du matin. La Cour assemblée où étaient Monsieur l'intendant, les sieurs de Villeray, de Tilly, Damours, Dupont, de Lotbinière, Depeiras, de Vitray conseillers et le procureur général. Sur la requête présentée par François Noir Rolland habitant de Lachine en l'île de Montréal, contenante qu'après l'insulte à lui faite le dernier dimanche du mois de novembre dernier dans l'église dudit lieu de Lachine par les nommés Millot, Léveillé, Lapierre, Garigue, le meunier du lieu, Vaudamont, la Musette et autres qui le traînèrent hors de ladite église, le maltraitèrent et frappèrent, après que le sieur Guyotte, prêtre et curé dudit lieu eût dit de le mettre hors d'icelle, il serait venu à Québec, et en aurait informé Monsieur le comte de Frontenac, gouverneur et lieutenant général pour le Roi en ce pays lequel lui aurait dit de se pourvoir par-devant Monsieur Duchesneau intendant pour sa Majesté en ce dit pays, et de lui présenter ses requêtes, ou lors en ayant fait dresser une et exposé ce qui s'était passé il aurait conclu à ce que justice lui fut faite de l'affront, scandale et voie de fait exercée contre lui par les sus-nommés, sur laquelle requête mondit sieur l'intendant aurait ordonné qu'il en serait par lui référé au Conseil, sur quoi ladite requête ayant été communiquée au procureur général, serait intervenu arrêt le 19e décembre dernier, qui porte que le sieur de Lotbinière conseiller se transporterait audit lieu de Montréal pour informer à la requête dudit Rolland de ce qui s'était passé dans l'église de la paroisse de Lachine le dernier dimanche du mois de novembre dernier, circonstances et dépendances et qu'à cet effet témoins seraient administrés par ledit Rolland pour l'information rapportée à la cour être ordonné ce que de raison, mais comme ledit Rolland se trouvait dans l'impuissance de pouvoir fournir aux frais qu'il convenait de faire pour l'instruction d'une telle affaire, s'étant contenté de demander justice croyant, que le procurer général ferait faire les informations à sa requête d'autant que ce dont il s'agît est une pure rébellion entièrement contraire à la liberté que le Roi et messieurs les gouverneurs ont donnée aux sujets de sa Majesté en ce pays, et même aux arrêts de la Cour, ledit Rolland délibéra de donner une seconde requête à ladite Cour pour lui faire humblement cette remontrance, laquelle étant prêt de présenter il lui fut dit que Monsieur l'évêque de Québec lui voulait parler, ce qui l'obligea de l'aller trouver, ou étant ledit sieur évêque lui ayant remontré que cette affaire était d'importance, qu'il fallait vivre en chrétien, et quitter la pensée de pousser cette affaire, lui promettant qu'il serait payé de son voyage par les habitants qui l'avaient maltraité et violenté, et que pour satisfaire à l'église il s'abstiendrait par trois dimanches consécutifs d'entendre la sainte messe lorsqu'il serait de retour au Montréal, et enfin lui dit d'aller trouver le Père Custode récollet et de faire ce qu'il lui dirait, et qu'à l'avenir il vivrait en repos, que cependant il pourrait se confesser à Québec et aussi quand il serait sur les lieux au père Fremin jésuite, en cas qu'il fît difficulté d'aller à confesse aux ecclésiastiques de Montréal, si bien que ledit Rolland s'étant confessé et retourné audit Montréal sans présenter sa requête, dans la croyance qu'il avait que tout ce que ledit sieur évêque lui avait dit serait exécuté, étant retourné à Montréal il parla aux sieurs Lefebvre et Perot prêtres dudit lieu, et leur ayant fait entendre tout ce que ledit sieur évêque lui avait dit; ils lui dirent que ledit sieur évêque ne leur avait rien écrit de ce qu'il disait, mais seulement qu'ils eussent a bien veiller sur ce qu'il ferait et en faire de bons procès-verbaux et informations, et ledit Rolland aurait appris que ledit sieur Guyot avait présenté aux habitants un procès-verbal qu'il aurait fait contre lui le dimanche ensuivant qu'il fût descendu de Montréal lequel il avait mis sur un banc à la porte de l'église pour le faire signer auxdits habitants, que le nommé Léveillé qui est un de ceux qui a le plus insulté ledit Rolland était présent, qui pressait tellement le monde de signer, qu'un habitant l'ayant signé comme par force prit des témoins de la violence qui lui avait été faite, lequel écrit a été fait sans forme de justice, dressé et signé du propre mouvement dudit sieur Guyot, dit de plus ledit Rolland que le jour des rois dernier ledit sieur Guyot faisant le sermon, après avoir lu une lettre qu'il avait reçue, dit hautement qu'il priait ceux qui avaient mis ces misérables hors de l'église, parlant dudit Rolland, de ne s'en point repentir, que ce n'était qu'un petit nuage qui serait dissipé par un foudre de tonnerre, dit encore ledit Rolland qu'ayant fait connaître auxdits sieurs ecclésiastiques de Montréal que ledit sieur évêque lui avait permis d'aller à confesse audit père Fremin. Ils lui firent réponse qu'il n'en serait rien à moins que ledit père Fremin ne fut curé de Lachine ou que le curé de Lachine eût donné un billet pour ce sujet, tellement que toutes ses choses étant très différentes et éloignées des promesses que ledit sieur évêque avait faites à lui Rolland qu'on ne parlerait plus de cette affaire par le bon ordre qu'il y donnerait, qu'il s'est résolu de descendre une seconde fois en cette ville, pour supplier la Cour de lui faire justice, et d'avoir égard au peu de biens qu'il a, et à l'impuissance dans laquelle il se trouve d'encourir les frais d'une information de cette conséquence, requérant la Cour qu'attendu que l'affaire dont est question est directement contre l'autorité du Roi qui est tout à fait blessée, et en celle de ses gouverneurs et autres officiers, il lui plaise ordonner qu'il sera informé à la requête du procureur général des faits contenus dans la présente requête, circonstances et dépendances, même de celle par ledit Rolland ci-devant présentée à la Cour sur laquelle est intervenu ledit arrêt du dix neuvième décembre dernier, aux offres que fait ledit Rolland de donner sa dénonciation audit procureur général dans la forme telle que la Cour le trouvera à propos, sans toutes fois se départir de l'intervention qu'il pourra donner en temps et lieu, vu ladite requête signée François Noir Rolland qui demeure au greffe de la Cour, ledit arrêt du 19e décembre dernier, la Cour ouï et ce requérant le procureur général a renvoyé et renvoie ledit Rolland à l'exécution dudit arrêt du dix neuvième jour de décembre dernier. DUCHESNEAU, R. L. CHARTIER DE LOTBINIERE»
Sujets traités :
Notice détaillée :
Collections et fonds :
Lieu de conservation :
  • Archives nationales à Québec
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Arrêt renvoyant François Noir Rolland, habitant de Lachine en l'île de Montréal, à l'exécution de l'arrêt du 19 décembre 1676 qui donne commission à Chartier, sieur de Lotbinière, conseiller, pour s'informer sur son différend avec le sieur Guyotte, prêtre et curé de Lachine, 26 janvier 1677, Archives nationales à Québec, Fonds Conseil souverain, (03Q,TP1,S28,P1939).

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