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Titre :
Sentence déclarant Marie-Madeleine Gibault, dûment atteint et convaincu d'avoir scellé sa grossesse et son accouchement et d'avoir exposé et abandonné l'enfant dont elle a accouché à un danger évident de perdre la vie l'ayant caché et enfoui dans un panier après lui avoir attaché un ruban au cou pour l'étouffer, la condamnant à être pendue et étranglée par l'exécuteur de la haute justice (bourreau) jusqu'à ce que mort s'en suive, à une potence dressée en la place du marché de la Basse-Ville de Montréal
Date de création :
7 octobre 1697
Genre spécifique :
  • Archives textuelles
Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du septième octobre mille six cent quatre-vingt-dix-sept. Le Conseil extraordinairement assemblé où étaient Monsieur l'intendant, maîtres Louis Rouer de Villeray premier conseiller, Nicolas Dupont de Neuville, Jean-Baptiste Depeiras, Charles Denys de Vitré, Claude de Bermen de La Martinière et Charles Aubert de Lachesnais conseillers. Vu par le Conseil le procès criminel extraordinairement fait et instruit en la juridiction royale de Montréal, à la requête du procureur du Roi commis en icelle, contre Marie Madeleine Gibault fille, accusée d'avoir scellé sa grossesse et accouchement et d'avoir exposé et abandonné l'enfant dont elle était accouchée à un danger évident de perdre la vie l'ayant caché et enfoui dans un panier après lui avoir attaché un ruban au col pour l'étouffer. Écrou de ladite accusée des prisons royaux de cette ville à la requête du procureur général du Roi, en date [...]
Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Du septième octobre mille six cent quatre-vingt-dix-sept. Le Conseil extraordinairement assemblé où étaient Monsieur l'intendant, maîtres Louis Rouer de Villeray premier conseiller, Nicolas Dupont de Neuville, Jean-Baptiste Depeiras, Charles Denys de Vitré, Claude de Bermen de La Martinière et Charles Aubert de Lachesnais conseillers. Vu par le Conseil le procès criminel extraordinairement fait et instruit en la juridiction royale de Montréal, à la requête du procureur du Roi commis en icelle, contre Marie Madeleine Gibault fille, accusée d'avoir scellé sa grossesse et accouchement et d'avoir exposé et abandonné l'enfant dont elle était accouchée à un danger évident de perdre la vie l'ayant caché et enfoui dans un panier après lui avoir attaché un ruban au col pour l'étouffer. Écrou de ladite accusée des prisons royaux de cette ville à la requête du procureur général du Roi, en date du (...)Interrogatoire subi par ladite accusée devant maître Charles Denys de Vitré conseiller commissaire en cette partie le dixième septembre dernier. Autre interrogatoire par elle subi sur la sellette. Conclusions du procureur général du Roi; le rapport dudit conseiller commissaire et tout considéré, et sans avoir égard à la sentence dont est appel, le Conseil a déclaré et déclare ladite Marie Madeleine Gibault dûment atteinte et convaincue des cas mentionnés au procès, pour réparation de quoi l'a condamné et condamne à être pendue et étranglée par l'exécuteur de la haute justice jusqu'à ce que mort s'ensuive, à une potence qui sera à cet effet dressée en la Place du marché de la basse-ville, déclare ses biens acquis et confisqués à qui il appartiendra sur iceux préalablement pris la somme de cinquante livres d'amende. BOCHART CHAMPIGNYC. DENYS DE VITRÉ. Dudit jour, l'arrêt ci-dessus a été prononcé en présence de maître Charles Denis commissaire en cette partie, à ladite Marie Madeleine Gibault dans un des cachots des prisons du palais. Et ensuite en la place du marché de la basse-ville au pied de la potence ou ladite Gibault a été pendue et étranglée; par nous greffier en chef au Conseil souverain de ce pays soussigné. PEUVRET.»
Sujets traités :
Notice détaillée :
Collections et fonds :
Lieu de conservation :
  • Archives nationales à Québec
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Références

Sentence déclarant Marie-Madeleine Gibault, dûment atteint et convaincu d'avoir scellé sa grossesse et son accouchement et d'avoir exposé et abandonné l'enfant dont elle a accouché à un danger évident de perdre la vie l'ayant caché et enfoui dans un panier après lui avoir attaché un ruban au cou pour l'étouffer, la condamnant à être pendue et étranglée par l'exécuteur de la haute justice (bourreau) jusqu'à ce que mort s'en suive, à une potence dressée en la place du marché de la Basse-Ville de Montréal, 7 octobre 1697, Archives nationales à Québec, Fonds Conseil souverain, (03Q,TP1,S28,P2550).

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