Enregistrement de la remontrance du Gouverneur, de la réponse de l'Intendant et de l'écrit du sieur de Villeray sur la requête de Josias Boisseau, concernant les coureurs des bois
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- Titre :
- Enregistrement de la remontrance du Gouverneur, de la réponse de l'Intendant et de l'écrit du sieur de Villeray sur la requête de Josias Boisseau, concernant les coureurs des bois
- Date de création :
- 2 mai 1681
- Genre spécifique :
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- Archives textuelles
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- Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Ensuit l'enregistrement de la remontrance de Monsieur le gouverneur de la réponse de Monsieur l'intendant et de l'écrit du sieur de Villeray. Messieurs; J'aurais dû croire que le Conseil voulant travailler à l'affaire du sieur Perrot gouverneur de Montréal et à celle des coureurs de bois comme il fit vendredi et samedi dernier, ne se serait pas contenté m'envoyer demander à l'ordinaire si je voulais y aller prendre ma place, mais qu'il me donnerait avis des affaires desquelles on aurait dessein de parler et que je ne pouvais prévoir. L'importance de celles qu'on y a agitées méritait bien qu'on attendit que la compagnie fut plus complète, et qu'on eût levé les difficultés qui avaient obligé quelques-uns de ceux qui la composent de s'en absenter. Le concert aussi avec lequel le Roi nous commande à Monsieur l'intendant et à moi d'agir en cette occasion, devait l'engager à ne pas traiter [...]
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- Transcription du texte avec orthographe modernisée : «Ensuit l'enregistrement de la remontrance de Monsieur le gouverneur de la réponse de Monsieur l'intendant et de l'écrit du sieur de Villeray. Messieurs; J'aurais dû croire que le Conseil voulant travailler à l'affaire du sieur Perrot gouverneur de Montréal et à celle des coureurs de bois comme il fit vendredi et samedi dernier, ne se serait pas contenté m'envoyer demander à l'ordinaire si je voulais y aller prendre ma place, mais qu'il me donnerait avis des affaires desquelles on aurait dessein de parler et que je ne pouvais prévoir. L'importance de celles qu'on y a agitées méritait bien qu'on attendit que la compagnie fut plus complète, et qu'on eût levé les difficultés qui avaient obligé quelques-uns de ceux qui la composent de s'en absenter. Le concert aussi avec lequel le Roi nous commande à Monsieur l'intendant et à moi d'agir en cette occasion, devait l'engager à ne pas traiter de cette affaire qu'auparavant nous n'eussions examiné ensemble les moyens que nous avions à vous proposer pour mettre a exécution les ordres que sa Majesté nous a envoyés sur ce sujet, afin qu'agissant unanimement toutes nos démarches fussent semblables et nos sentiments uniformes. Ce n'est pas que je ne loue son zèle, et celui que la compagnie a fait paraître dans les arrêts qu'elle rendit les 25 et 26 de ce mois, puisqu'y ayant compris tant de personnes, et y en ayant même joint sur qui la juridiction seule du Conseil ne peut s'étendre, il y a lieu de croire qu'elle ne prétend en épargner aucune, et qu'elle veut sans distinction punir tous ceux qui se trouveront avoir contrevenu aux ordonnances de sa Majesté comme je vous ai déjà témoigné Messieurs qu'elle m'ordonnait de sous le faire entendre. Mais en exécutant ses ordres il est bon de prendre garde d'accomplir tellement ses intentions que l'on ne face rien qui puisse y être contraire. Et j'estime Messieurs que sa Majesté en a eu deux principales en nous ordonnant par ses dernières dépêches d'agir avec sévérité contre ceux qui auraient passé par-dessus ses défenses d'aller dans la profondeur des bois. La première a été le maintien de son autorité, n'étant pas juste que dans le temps, que par un cours continuel de victoires et de conquêtes elle sait abaisser l'orgueil de ses ennemis et faire la loi aux potentats de l'Europe, elle ne soit pas ici obéie par une poignée de ses sujets. La seconde a été la conservation des droits de la ferme qu'elle a en ce pays, auxquels elle a cru que cette licence serait fort préjudiciable, si on ne la réprimait, n'y ayant personne de nous qui ne doive savoir que la révocation des congés n'a été accordée que sur la demande que les fermiers de sa Majesté lui en ont faite en conséquence des avis faux ou véritables qu'on leur aurait donnés, qu'ils étaient notablement intéressés a en empêcher la continuation. Il est donc de notre devoir de chercher tous les moyens possibles d'exécuter les volontés du Roi, sans se mettre au hasard de compromettre encore davantage son autorité et sans diminuer aussi les avantages que les fermiers espèrent retirer de l'observation de ses ordonnances, et de la punition de ceux qui y auront contrevenu. Et comme il est aisé de juger que l'envoi d'un commissaire du procureur général et d'un greffier ne peut-être sans une grande dépense, vu le longtemps qu'il faudra qu'ils emploient à toutes ces instructions et les taxes qu'il conviendra leur donner sur le pied qu'elles ont été réglées, et qui est au double de ce que l'on n'a donné autrefois, il n'y a personne aussi qui ne voie que tous ces frais tomberont inmanquablement sur les fermiers de sa Majesté puis qu'ils ne pourront être pris que sur les amendes et confiscations qu'on pourra faire des pelleteries dont les coureurs de bois sa trouveront saisis, ce qui leur donnerait de grands sujets de plaintes et occasion de dire que bien loin de songer à l'avantage de la ferme, on ne cherche que les moyens d'en diminuer les profits comme il m'a déjà été représenté par une requête du directeur général de la ferme, dont je ferai lecture à la compagnie, après que j'aurai achevé de lui dire mes sentiments sur ce sujet. Mais Messieurs quoi que cette requête contienne des raisons considérables, il y en a une qui n'y est pas assez fortement touchée et sur laquelle à mon avis nous ne saurions assez réfléchir afin d'aller au-devant de tout ce qui pourrait compromettre l'autorité du Roi, en exposant mal à propos la personne d'un commissaire duquel si le caractère était une fois violé nous nous trouverions engagés a en poursuivre la réparation par des châtiments dont les suites seraient capables d'apporter beaucoup de trouble dans le pays. Je sais bien que l'on ne doit pas s'arrêter tout à fait aux bruits qui courent, ni à tous les discours que l'on fait tenir à ceux qui se trouvent enveloppés dans la désobéissance qu'il est nécessaire de punir, et quoi qu'ils soient confirmés par les derniers avis venus de Montréal et par les personnes même qui en sont depuis peu descendues, on ne manquera pas de moyens pour étouffer toutes ces rumeurs et pour contenir tout le monde dans l'obéissance. Ce n'est pas qu'il ne soit peut-être malaisé d'empêcher que toutes ces recherches ne causent de l'émotion dans les esprits, et qu'elle ne soit même presque universelle, par ce que si on les faits exactement, il y a peu de familles qui soient exemptées et qui ne s'y trouvent intéressées. C'est pourquoi j'estime que la personne de Monsieur l'intendant et la mienne y sont absolument nécessaires pour les autoriser et pour arrêter l'insolence et la témérité de ceux qui en voudraient donner des marques. Il est quelque fois aussi facile d'apaiser ces sortes des rumeurs populaires quant on sait les prévenir d'abord, qu'on a de peine a les faire cesser quant on ne s'est pas opposé avec rigueur à leur naissance. Ainsi comme je dois veiller plus que personne à la tranquilité et à la conservation du pays et que c'est a moi principalement a en répondre, je me sens obligé Messieurs de vous représenter les inconvénients qui sont à craindre, et de convier en même temps mon sieur l'intendant devant vous de vouloir faire lui-même ce que l'on avait résolu qu'un commissaire ferait, puisque cela regarde proprement son ministère, qu'il l'aurait fait dès l'automne dernier si le prompt départ des vaisseaux ne l'en avait empêché, et que ce sera un très bon moyen de contenir tout le monde dans le devoir et le seul qui puisse épargner les frais, dont les fermiers auraient à se plaindre. pour moi je vous déclare Messieurs que je suis prêt de l'y accompagner et de l'appuyer dans ce qu'il fera sur ce sujet de toutes les forces et de toute l'autorité que le Roi m'a fait l'honneur de me commettre, fait à Québec le trente avril 1681 signé Frontenac et paraphé par Monsieur l'intendant. PEUVRET. Messieurs après avoir fait réflexion sur l'écrit que Monsieur le gouverneur présenta mercredi dernier au Conseil et sur la requête de Josias Boisseau agent des sieurs intéressés dans la ferme du Roi en ce pays à lui adressée, qu'il y rapporta et dont il fut donné communication au procureur général, j'ai cru qu'il était de mon devoir d'y répondre, et de dire à Monsieur le gouverneur que bien qu'il ne soit pas en usage dans pas une compagnie du royaume de faire avertir aucuns de ceux qui la composent, quelques rangs qu'ils y tiennent et de quelques qualités qu'ils soient, lorsque les jours et les heures sont marqués, bien moins de leur donner avis des affaires qu'on y doit traiter, puisqu'elles dépendent le plus souvent des rapporteurs, et qu'on ne peut juger certainement quand ils seront préparés pour en faire leur rapport. Cependant le Conseil pour témoigner à Monsieur le gouverneur la déférence qu'il a pour lui, n'a jamais manqué lorsqu'il a pris séance soit au matin, soit à l'après-dîner et avant de travailler aux affaires de l'envoyer prier par le greffier d'y venir prendre sa place comme on a fait les deux dernières fois qu'on a parlé de l'affaire des coureurs de bois et de ceux qui les équipent, les retirent et les protègent. On n'a pu douter ce me semble que Monsieur le gouverneur n'ait cru qu'on devait parler de l'affaire des coureurs de bois, dans laquelle le sieur Perrot se trouve engagé, puisque c'était la plus considérable à laquelle le Conseil devait s'appliquer avant les vacances et qu'on avait remise au temps que la navigation serait libre, afin qu'on eût plus de facilité de l'instruire, ne pouvant être mise en état pendant les glaces sans incommoder notablement les familles qui se trouveraient embarrassées, et on avait sujet de croire que Monsieur le gouverneur ne le pouvait ignorer puisque presque tous les jours il s'était fait apporter par le greffier la feuille des expéditions, et qu'il avait pris la peine d'aller lui-même dans son logis le jour que le premier arrêt qui concerne cette affaire fut rendu. D'ailleurs si Monsieur le gouverneur avait eu intention de se trouver au Conseil pour cette affaire, il pouvait faire dire à la compagnie de lui donner avis lorsqu'elle y travaillerait. Laquelle a eu assez de sujet après tout ce qu'il avait dit au premier rapport des informations contre lesdits coureurs des bois, et par conséquent contre ledit sieur Perrot de juger qu'il se retirait à dessein du Conseil pour n'être pas obligé d'y donner son avis. Si Monsieur le gouverneur avait bien voulu penser à tout ce qui s'est fait au sujet des coureurs de bois depuis qu'on a reçu les derniers ordres du Roi, il aurait pu reconnaître que je n'ai point manqué au commandement que sa Majesté m'a fait d'agir de concert avec lui, puisque je ne le pouvait mieux marquer qu'en lui portant moi même la requête que Bouthier marchand m'avait présentée contre ledit sieur Perrot, sur laquelle je rendis l'ordonnance du quatre octobre dernier qu'il agréa, et par laquelle il était dit que ledit Bouthier se retirerait par devers lui; ensuite de laquelle il me renvoya ladite requête par son ordonnance du dix dit mois pour y être pourvu en ce qui s'agissait des contraventions qu'on prétendait avoir été faites par ledit sieur Perrot aux ordonnances et règlements de sa Majesté touchant les coureurs de bois attendu que la connaissance m'en était attribuée par lesdits règlements, en conséquence de cette ordonnance de Monsieur le gouverneur et de concert avec lui je rendis la mienne le treize dudit mois d'octobre qui portait qu'attendu que j'étais obligé de rester en cette ville pour le service du Roi que les vaisseaux étaient arrivés fort tard et qu'ils devaient partir dans peu j'avais commis le sieur de La Martinière conseiller pour se transporter incessamment dans ladite île de Montréal afin d'informer de la contravention prétendue faite par ledit sieur Perrot aux règlements et ordonnances de sa Majesté et aux miennes rendues en conséquence sur le sujet desdits coureurs de bois, pour ladite information rapportée être ordonné ce qu'il appartiendrait, et cependant que les pelleteries appartenantes audit sieur Perrot et qui étaient entre les mains de Pierre Nolan et autres qui se trouveraient lui appartenir seraient saisies et que l'inventaire serait fait d'icelles pour ensuite être mises entre les mains d'une personne pour les représenter quant il serait ordonné. Je lui envoyé ladite ordonnance avant que de la signer pour savoir s'il y avait quelque chose à y ajouter ou à y diminuer qu'il approuva en l'état qu'elle était. ce qui lui donna lieu de me faire avertir que le nommé Cuillerié habitant de Lachine en l'île de Montréal chargé des effets appartenant au sieur de LaSalle gouverneur du fort de Frontenac, ayant besoin de quelques personnes pour envoyer porter lesdites marchandises audit fort, il n'en avait pu trouver tous les garçons dudit Montréal étant partis pour aller en traite aux Outaouais et auraient emmenés presque tous les canots, même que les nommés Laboise, Lafontaine, Raphaël et Lahaie sur lesquels il faisait fond, et qui avaient accoutumé de voiturer les marchandises dudit sieur de LaSalle audit fort étaient aussi partis, et que le sieur de Repentigny lui avait rapporté qu'il avait rencontré plus de vingt canots qui allaient auxdits Outaouais, et que ceux qui étaient dedans s'arrêtaient dans les îles et tiraient plusieurs coups de fusils, sur quoi et selon l'intention. De Monsieur le gouverneur je rendis une autre ordonnance le seize dudit mois d'octobre par laquelle je commis ledit sieur de La Martinière qui partait pour se rendre audit Montréal afin d'informer de la contravention prétendue faite par ledit sieur Perrot aux ordonnances de sa Majesté rendues au sujet des coureurs de bois, pour informer aussi du contenu en icelle, pour l'information rapportée être ordonné ce qu'il appartiendrait, et pour faire arrêter lesdits coureurs de bois et constituer dans les prisons les plus prochaines des lieux où il seraient trouvés, saisir leurs canots, marchandises et pelleteries, en dresser procès-verbaux, pour iceux vus être ordonné ce que de raison; et sur ce que j'avais appris que lesdits Raphaël; Laboise, Lahaie et Lafontaine étaient partis pour aller en traite pour le sieur Migeon bailli dudit Montréal sur un congé dudit sieur de LaSalle j'aurais ordonné que ledit Migeon comparaîtrait devant moi, pour être ouï sur l'envoi des susdits à quoi il satisfit. Et après le retour du commissaire les deux informations furent rapportées au Conseil en présence de Monsieur le gouverneur, ainsi le Conseil non plus que moi n'avons faits que ce qu'il a souhaité, et il semblerait qu'après toutes ces démarches mondit sieur le gouverneur n'aurait pas lieu de se plaindre que ledit Conseil ait étendu sa juridiction sur des personnes qui en sont exemptes, puisqu'il l'a autorisé pour cela et par son ordonnance et par sa présence. Quant à ce qui regarde les motifs que Monsieur le gouverneur dit que sa Majesté a eus dans les ordres qu'elle a donnés cette année d'agir contre les coureurs de bois, qu'il réduit à deux, qui sont le maintien de son autorité royal, et la conservation des droits de la ferme sans m'arrêter à dire que le premier l'emporte infiniment sur le second, puisque le Roi fait connaître en termes exprès qu'il veut qu'on détruise les coureurs de bois. sans parler en aucune façon de la conservation des droits de la ferme, cependant il est sans contredit que la destruction seule desdits coureurs de bois la peut augmenter notablement, empêcher la ruine de la colonie qui est sur le penchant, en bannir le libertinage, et lui donner le repos, et sans rapporter non plus toutes les raisons dont j'ai informé sa Majesté et Monseigneur Colbert je ne m'appuie à présent que sur celle qui a paru dans lesdites informations et de laquelle les fermiers se sont servis pour obtenir de sa Majesté la révocation des congés qui est le transport des pelleteries aux étrangers, puisqu'on y voit que ce commerce criminel continue et qu'il est autorisé et protégé. Au regard de la requête dudit Boisseau il paraît qu'elle est bien moins présentée à Monsieur le gouverneur, pour les intérêts de ses maîtres qui y sont blessés; que pour en prendre occasion de s'opposer autant qu'il peut; à l'exécution des ordres du Roi et des arrêts du Conseil, et de faire injure à ceux qui le composent, ce qui aurait pu inviter Monsieur le gouverneur de n'y donner pas tant de croyance. Il n'y a point d'autre moyen de détruire lesdits coureurs de bois comme le commande sa Majesté et de découvrir ce qui entretient encore la désobéissance à ses ordres, que celui que le Conseil a pris par son arrêt du vingt-six avril dernier, par lequel le sieur de La Martinière a été commis pour se transporter à Montréal et autres lieux, et ouïs plusieurs personnes ajournées personnellement pour l'affaire desdits coureurs de bois, et pour informer de nouveau, interroger, récoler et confronter, de mettre d'ajournement personnel ou de prise de corps, et faire tous actes que besoin sera jusqu'à arrêt définitif exclusivement attendu l'éloignement des lieux et pour accélérer l'instruction du procès dont le retardement pourrait être préjudiciable et pour éviter à plus grand frais, le tout à la requête et diligence du sieur procureur général qui se transportera sur les lieux avec ledit sieur commissaire ou substituera. Je conjure le Conseil de ne s'en pas départir, et je supplie avec toutes les instances possibles Monsieur le gouverneur de l'agréer sans s'arrêter aux raisons frivoles dudit Boisseau qui se renferment sur la dépense excessive des commissaires et sur la crainte d'une prétendue rébellion, puisque le Conseil et moi serons garants de ce que nous ordonnons pour la taxe des sieurs commissaires, et que les esprits des peuples de ce pays sont si portés à l'obéissance qu'il n'y a rien à craindre de leur part, puisque depuis six ans que j'y suis je n'ai rien vu en eux que du respect et de la soumission. Et quoi qu'il me paroisse par les affaires que j'ai déjà commencées qu'il serait du service du Roi et du bien public que je demeurasse en cette ville, néanmoins si on estime que je sois nécessaire à Montréal pour y soutenir lesdits sieurs commissaires je m'offre très volontiers de partir lundi avec eux. Il ne me reste donc plus qu'à supplier Monsieur le gouverneur de faire obéir sa Majesté, de rendre la colonie heureuse et d'augmenter la ferme du Roi, en tenant la main à l'exécution dudit arrêt du Conseil dudit jour vingt-six avril dernier, et de requérir aussi la compagnie de continuer dans ses sentiments, qu'on ne peut l'accuser d'avoir pris avec précipitation et sans être complète, puisqu'il n'y manquait que Monsieur le gouverneur qui s'est dispensé de venir quoi qu'on l'en ait envoyé prier, et les sieurs de Tilly et Depeiras qui nonobstant les avertissements et les exhortations qu'on leur a faites se sont retirés et qui ont refusé de travailler aux affaires des particuliers jusqu'à ce qu'on eût fait droit sur des remontrances qui les concernent en leur particulier, et qui cependant leur ont servi de prétexte pour s'exempter de faire leur devoir. Je vous demande Messieurs que cet écrit soit enregistré si vous jugés que celui de Monsieur le gouverneur le doive être, fait à Québec le premier jour de mai 1681 signé Duchesneau. Ledit sieur de Villeray a dit que par respect pour Monsieur le gouverneur et pour ne point éloigner l'expédition des affaires des particuliers, il ne répondait rien à ce qu'il lui avait plu de faire écrire le concernant, estimant que Monsieur le gouverneur lui voudra bien permettre d'espérer que cela ne lui pourra nuire ni préjudicier. PEUVRET.»
- Sujets traités :
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- Boisseau, Josias, né [vers 1641],
- Affaires,
- Agriculteurs,
- Allocutions,
- Amendes,
- Automne,
- Avions,
- Baillis,
- Blessés,
- Bois,
- Cadres (Personnel),
- Canots,
- Colonies,
- Colonies -- Commerce,
- Commandes,
- Commerce,
- Commerce des fourrures,
- Commerçants,
- Commissaires,
- Communication écrite,
- Concerts,
- Congés,
- Conseillers,
- Constructions -- Effondrement,
- Coureurs,
- Coureurs de bois,
- Criminels,
- Diligences,
- Droit,
- Débauche,
- Déboursés,
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- Exploitations agricoles,
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